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King's Cross Coffee
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Shela Diggle
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Re: King's Cross Coffee

Message par : Shela Diggle, Lun 6 Juin - 14:33


Elle ne sait pas - non plus. Il n'y a pas d'importance dans le fait de savoir, s'égarer, confus, les plans sont malades et se font flous, et pour ne pas craindre des maux mieux vaut marcher sans trop regarder. L'autour. Et les gens. Il n'y a pas d'importance non plus dans son geste et sa main, et sur ma cuisse, pas vrai. Mêler le futile à l'agréable pourtant, parce que trop s'interroger rend les jolis gestes terribles par ce qu'ils pourraient bien vouloir dire. Garder ça comme cela. Rien que des doigts sur une jambe et c'est doux, alors ne pas questionner chercher troubler - un calme. Jeune et jolie. Jeune pour un temps, rien qu'un instant, et dans sa tête l'être trop, peut être, ne pas s'y arracher parce que c'est terrifiant. Parle-t-elle d'elle même ? Et d'un quelque chose que je ne sais encore trouver, de l'Elle qu'elle est ailleurs, ici, loin d'un monde et dans un autre. D'un quelque chose qui me plait parce qu'il est différent.

Négative, et une main qui rattrape une autre, et l'abaisse, et dans sa chute entraine le liquide marron qui s'écoule lentement sur le sol. C'est allé doucement et l'on s'interroge, pourquoi gâcher un café si l'on refuse simplement de le prêter ? Elle n'a pas l'air de s'en soucier, peut être n'a pas même remarqué, alors secrètement incliner la tasse de manière à en sauver, incliner autant que possible sans que mon poignet dans sa main puisse le lui faire remarquer. C'est dangereux. Pour moi. Toi. Nous. Froncer les sourcils; et de quoi parle-t-on, il ne peut s'agir de proximité parce qu'elle décide de combler un espace creux, parce qu'elle décide d'encore s'approcher et de deux corps n'en faire qu'un - bien que l'adjectif aurait collé, dangereuse proximité, parce qu'il n'est pas normal d'avoir son souffle ainsi intensifié; déréglée. Parce qu'étrangement cela ne ressemble pas à un Jeu, pas ici. Tu ne peux faire confiance à personne. Et c'est une confession à l'oreille, c'est un secret. Soudain la notion de danger, vriller les tympans, pourquoi parler péril, décider de relâcher la tasse, chacun des doigts, et un, le breuvage qui doit chuter, ne plus en être sûre car Evans de l'au-dehors est proche, deux doigts, elle trésaille, se balance, trois et elle tombe au sol, pas d'assez haut pour permettre de se briser. Tourner la tête, vouloir faire face, cruelle erreur, c'est sentir son odeur et c'est drôle, elle correspond, elle va avec, elle sent spécial, c'est fascinant. Mais à moi-même ? Pourquoi parler de péril, à en chuchoter le nom l'on commence à en voir et - chut. S'éparpiller seul. Regretter la main sur la jambe plutôt que le tout-corps si près, regretter presque d'avoir eu cette idée, et peut être volage sujet. Lever un doigt et doucement le poser sur le bout de son nez. Tu peux faire confiance aux gens qui sourient. Peut être. Vérifier qu'il s'agisse bien d'un discours bénin. Tu sens bon. Et chuchoter également, ne pas attirer le danger des gens. Peut être.
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Re: King's Cross Coffee

Message par : Malicia Evans, Ven 10 Juin - 19:01


Tu as peur. Tu le sens au fond de tes tripes. Ca tourne comme dans un manège. Une machine à laver. A la limite de la nausée. Shela. Elle est là, tout près de toi. Mais c'est comme si ce n'était qu'une entité. Une pauvre entité. Un mirage. Tu t'sens seule, même quand tu es accompagnée. La prévenir. C'est ce qui t'importe. Tu ne dois pas être seule dans tes angoisses. Elle fronce les sourcils. Tu aurais dû te taire Evans. Tu l'as effrayée. Bravo. La tasse tombe. Paf. Au sol. Tu l'ignores. Tu regardes les yeux de ton élève. Sans jamais la quitter. Pis voilà que Diggle tourne la tête, son nez frôlant ton cou. Elle te demande si elle peut se faire confiance. Probablement.

Et voilà qu'elle recule. Un minuscule doigt finit sur le bout de ton nez. Tu émets un léger sourire. Son innocence est attachante. Pas n'importe quelle innocence. La naïveté. Celle qui te permet de croire qu'il suffit de voir le monde d'une manière optimiste pour oublier tes soucis. Elle te permet de faire taire tes angoisses. De les rendre silencieuses l'espace de quelques heures. D'après elle, la confiance s'accorde aux personnes qui sourient. Mais s'ils sont hypocrites, peut-on leurs faire confiance ? Peut-on les les croire lorsque les sourires sont crispés ? N'empêche que tu souris. Parce que ses paroles te réconfortent. Un peu. Les deux jeunes femmes sont immobiles. Tu sens bon. Elle chuchote. Alors tu t'approches d'elle. De son oreille. Crois-tu que tu peux me faire confiance ?
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Re: King's Cross Coffee

Message par : Shela Diggle, Jeu 23 Juin - 12:57


Excuse ma réponse tardive, période d'examens jusqu'au 1er juillet :x

Si je le peux je devrais sourire et répondre à ce que je viens d'énoncer, et peut on avoir confiance en soi sans qu'il ne s'en dégage une certaine facilité ? Et il ne s'agit pas là du vil doute, mais d'une question irrésolue dont la réponse (m')importe peu, je crois. Le monde grouille mais si les fourmis donnent un ballet magnifique dominé par l'idée commune, les foules humaines sont sauvages et bêtes, les foules humaines sont ovines. Son nez quitte mon doigt lorsqu'elle va vers mon oreille. Crois-tu que tu peux me faire confiance ? Apporter la balance, à qui dit mieux, une main de chaque côté et chercher, la faille, le détail qui fera pencher un côté, s'amuser à sincèrement y réfléchir. Pas à si elle semble digne ou non de confiance, mais à quelle réponse sera préférable. Je suis Maât et Ammout, les justices sans être juge; et elle s'inquiète d'un quelque chose, mieux vaut l'affirmative, mais si elle craint sa propre action, préférer la négation ? Jouer le choix crucial du héros avant sa chute ou sa réussite, mais le héros souvent finit par vaincre. Mais il est bête de vaincre; la vraie gloire est de convaincre. Que l'on a raison ou tord, tant qu'il s'agit de ce que l'on veut entendre. Alourdir la plume de Maât et assouvir la faim d'Ammout; s'apprêter à choisir et se donner les moyens de s'en sortir. Incliner la tête mais se reprendre, être si proche de son oreille à elle aussi, souffler. Je crois. Et de là où l'on se trouve observer, ce qu'il se passe lorsqu'elle a le dos tourné, zieuter derrière son épaule. Le monde bouillonne, il est tôt, les gens ont faim sommeil et besoin, de tant de choses encore, les gens ont certainement un train. Et la serveuse par deux fois traverse mon champ de vision. Reculer soudain et ravoir son visage en face, la marque du sérieux imprimée sur le mien. Mais pourquoi dangereux ? Dis moi de quoi tu parles, peins-moi les gens autrement et j'y chercherais le pourquoi tu les vois de cette singulière manière. Il n'y a pas pire danger que soi-même. Peut être que tu dors. Que tout ici est un rêve, et il ne peut rien y arriver. Et dans ce cas, à quoi ressemblent les monstres ? Et peut être dangereux de faire voir autrement à un artiste des idées. Qu'encore plus s'emmêler, mais tenter, histoire de, les monstres trouvent toujours adversaires à dévorer.

Je suis Ptah qui crée et forme, je suis sans être et sans décider, les plans n'existent point et il suffit d'édifier, dans le vide.
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Re: King's Cross Coffee

Message par : Malicia Evans, Jeu 23 Juin - 16:25


Pas de soucis pour le retard. Je suis pas bien présente non plus. - May the 4th be with you for your exams

Elle se rapproche de ton oreille. Ta respiration s'accélère un peu. Tu angoisses. Peur de sa réponse. P't'être que tu ne sais pas si tu peux te faire confiance ? Oui, ça doit être ça. Après tout, tu as tellement changé depuis que tu as quitté Poudlard. Certains diront que tu as grandis, mûris mais tu sais que c'est pas ça. D'autres diront au contraire que c'est parce que tu as cherché tes parents biologiques en vain. Mais toi, tu sais pourquoi. Parce qu'il y a une partie de toi qui doute de tout le monde. Et de toi même. Elle te dit qu'elle pense pouvoir te faire confiance. Grave erreur. Ou p't'être pas en fait.

Pis soudainement, elle se recule. Face à toi. Les yeux dans les yeux. Elle a un air sérieux et te demande pourquoi c'est dangereux. Mais pourquoi ne comprend-t-elle pas ? C'est pourtant pas compliqué. Ta voix prend un ton grave. On est surveillé. On essaie d'éliminer les sorciers, les uns après les autres. Tu l'as compris, il y a 8 ans de ça. Et tu t'en rends compte de plus en plus. Tu crois que le Secret Magique est important ? Tu as envie de lui dire, que tu n'as plus envie de te cacher. Tu veux arrêter de paraître normale aux yeux des moldus. Tu aimerais te montrer telle que tu es. Une sorcière. Peut être que tu dors. Que tout ici est un rêve, et il ne peut rien y arriver. Et dans ce cas, à quoi ressemblent les monstres ?


Elle te dit que tu es en train de rêver. Peut-être. T'y crois pas. T'as pas l'impression de dormir. Non. C'est pas possible, tu ne dors pas. Mais, t'essaies de l'imaginer. T'imaginer dans ton lit, sous ton drap, tombée dans les bras de Morphée. Et t'es bien. Quelques peu rassurée par les propos de ton élève. Parlons des monstres maintenant. Ils sont comme toi et moi. Ils passent incognitos parmi nous. Je sais que ça a l'air fou, mais je t'assures que non. Tu te recules un peu. Tentant de mettre plus de distance avec Shela. Où la Shela de ton rêve.
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Re: King's Cross Coffee

Message par : Shela Diggle, Ven 8 Juil - 14:57


J'ai un cœur malade qui bat trop vite et je n'aime pas la poésie, ce n'en est pas. J'ai les mains sauvages qui cherchent à s'accrocher, comme le regard, j'ai les mains sauvages qui se serrent et se desserrent, se serrent et se desserrent. J'ai la violence dans Evans en face de moi, la violence d'une autre réalité - tout est vrai; les choses qu'un seul peut voir, s'il les voit, tout est vrai; les dires qu'un seul entend, s'il les entend, tout est vrai; si les gens morts ou vivants, si l'on les croit, tout est vrai et chaque Vrai est réel puisqu'il existe dans la tête d'un quelqu'un. L'après, c'est de deviner lequel tremble, quelle réalité, et l'un ou l'autre et c'est peu tangible et je tangue, tout vacille et recherche de stabilité, recherche de stabilité, parce que les mondes s'entrechoquent et se rencontrent avec violence. Eliminer les sorciers, qui dit vrai, puisqu'il n'y a point de faux ? chercher un coupable, un monstre, et soudain se rendre compte que c'est ce que l'on fait, chercher un nom une figure un traitre, en faire un bouc, ambassadeur d'une faute, et faire le noir et le blanc si immédiatement.

- Ils sont comme toi et moi. Ils passent incognitos parmi nous. Je sais que ça a l'air fou, mais je t'assures que non. Tout dépend de l'oreille qui reçoit le mot fou. Les monstres sont partout (?) et camouflés dans la foule, et se surprendre à regarder ailleurs, et se surprendre à observer. Je ne peux être jugement mais se demander, d'où vient sa réalité, et sa peinture d'artiste sur son visage, et son moi-d'au-dehors, des racines de ses idées, sans trop dire si elles sont fondées. Elle vit ailleurs. Et peut être que ça fait peur. Son ailleurs. Et peut être que ces monstres ne sont que chez elle - s'en convaincre par lâcheté, pour s'en protéger, pour se dire que son réel n'approchera pas le mien, pour égoïstement s'aveugler à un possible Mauvais. Je crois que le Secret Magique n'est pas égal pour les deux mondes et empêche la rencontre et la confrontation, pourquoi demander à la minorité de s'enfoncer ? Elle s'est écartée et constater un épi dans sa crinière, l'aplatir. Mais j'sais pas si la solution c'est de se montrer tout seul. Autrement les monstres sauraient aussi. Jeter un coup d'œil suspicieux à la tasse à terre, secouer la tête, ne pas plonger, ne pas plonger, il ne faut s'accrocher à d'autres réalités autrement ! il y en aurait trop. Comment tu fais la différence ? Entre un danger et une innocuité entre la serveuse et moi. Peut être que ses dangers sont absents, peut être qu'elle s'imagine, ou peut être que j'en suis une part aussi, peut être que le Secret Magique n'a rien à voir avec le reste, qu'elle ne faisait qu'en toucher un mot, un détail perdu, qu'elle ne cherche pas à savoir précisément, peut être que mon cœur est réellement malade.
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Re: King's Cross Coffee

Message par : Malicia Evans, Mar 12 Juil - 22:48


Pourquoi a-t-il fallu que tu rencontres une de tes élèves, hm ? Bon, en même temps, elle t'avait sauvé la mise auprès de la serveuse. Tu lui dois au moins une explication, non ? Alors tu lui expliques. Qui sont les monstres. Pourquoi les personnes comme vous sont en danger. Mais avant, tu lui poses une question sur le secret magique. Je crois que le Secret Magique n'est pas égal pour les deux mondes. Mais comment fait-elle pour être aussi mature dans ses propos ? Elle n'a que 17 ans et elle tient des paroles d'une personne qui est réellement consciente des événements et de la situation politique sorcière. Tu as l'impression de discuter avec un adulte. Encore que tu n'as jamais eu de discussions aussi sérieuses avec quelqu'un de ton âge. T'es toujours occupée à autre chose, de plus amusant. Ses paroles te rassurent, tes sens se calment, tu reprends pied peu à peu. Ta conscience décide de revenir dans un coin de ta tête. Comment tu fais la différence ? Tu l'as regardes, silencieuse. Tu réfléchis.

Oui, tu réfléchis, parce que tu ne sais pas. Tu ne sais pas comment tu fais la différence. Peut-être que tu ne l'as fais pas. Que c'est juste ta paranoïa qui te rend comme ça et qu'au fond, il n'y a aucun danger. En plus, c'est pas le moment d'angoisser tes élèves. Avec leurs examens, la gue-guerre entre les phénix et les masqués. Ils n'ont vraiment pas besoin de stresser pour d'autres raisons. Mais comme toujours, tu ne peux t'empêcher d'entraîner les autres dans ta chute et tes angoisses. Les personnes comme toi et moi ont quelque chose de plus dans leurs..attitudes. Enfin, je crois. Je ne suis plus sûre de rien. Tu amènes ta main à sa joue droite, l'effleure d'une caresse. Fais attention à toi, Shela. Tiens. Comportement bizarre. T'as l'impression d'être une mère. C'est la deuxième fois en moins d'un an que tu adoptes un comportement maternel. Toi, la gonzesse un peu bizarre, fêtarde, droguée et immature. Ca te ferait presque flipper si tu étais pleinement consciente de tes actions.
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Re: King's Cross Coffee

Message par : Shela Diggle, Jeu 14 Juil - 22:52


Un temps. Parce qu'il faut un temps pour savoir ? Ou alors elle teste - ou je suis danger. Les personnes comme toi et moi ont quelque chose de plus dans leurs..attitudes. Enfin, je crois. Je ne suis plus sûre de rien. Tanguer entre des idées ne pas savoir et peut être ne pas devoir savoir, savoir est dangereux, savoir entraine la réflexion, la réflexion entraine la vérité et la vérité rend dingue. Le papillon qui bat innocemment des ailes et provoque des catastrophes, pour illustrer, une métaphore, les gens raffolent des métaphores, parce que c'est montrer en enjolivant d'une image poétique - et l'on oubli de regarder ce que pointe le doigt plutôt que le doigt lui-même. Alors, devoir avoir peur aussi ? D'un quelque chose d'innomé, qui n'a pas même de forme établie. De quelque chose d'ignoré. Parfois les œillères ont du bon, souvent s'aveugler vaut mieux, pas vrai. Souvent je préfère être l'heureuse ignorante. Devoir avoir peur ? une bête fait le signe du choix d'un air narquois, choisir choisir, et moi j'aimerai ne jamais avoir à, choisir. Et c'est l'angoisse presque euphorisante, la nervosité, c'est l'appel d'un inconnu, c'est la tension avant un match, c'est une peur diluée dans d'autres sentiments. Sa main s'élève et je tempère, ce n'est rien, ce n'est pas si, décalé, au fond. Fais attention à toi, Shela. L'usage du prénom, l'indication formelle, et la gravité qui s'anime avec. Parle-t-elle encore de dangers extérieurs ?

Nervosité. Parce qu'elle n'a ni tort ni raison, et qu'il est donc possible que nous courrons un risque, et parce qu'ignorer quoi exactement s'inquiéter, dépravée, et peut être croire l'Evans artiste de l'au-dehors bien plus parce qu'elle est autre et plusieurs, l'heure tourne. Je n'ai rien à prendre ou perdre, mais le temps grandit et bizarrement ne pas apprécier, il aurait pu attendre, très souvent il attend il entend, ma demande, et je ne m'en soucie point. Toi aussi. A-t-elle une Elle pour faire attention aux autres ? Je dois y aller nulle part, mais l'horloge m'inquiète pour une obscure raison. Déposer un rapide bisou sur mon doigt et le poser sur sa joue, et se lever. Tu as... quelque chose. Et je trouverai quoi.
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Re: King's Cross Coffee

Message par : Malicia Evans, Dim 17 Juil - 21:05


Tu te comportes comme sa mère. Tu lui dis de faire attention parce que tu t'inquiètes pour elle. Ou peut-être que tu t'inquiète pour la Malicia adolescente. La Toi, qui avait besoin d'aide. Qui aurait dû avoir un avertissement à l'âge de ton élève. Tu as toujours été insouciante, ne pensant qu'à toi. Tu voulais t'amuser, profiter de la vie. Au lieu de ça, tu t'es fais bouffer. Et c'est si vite arrivé. Tu angoisses pour toi, mais c'est bien moins important que pour les autres, parce que toi, t'es une cause perdue. T'as rien à perdre. Enfin, plus rien.

Elle te dit de faire attention à toi. Tu fais un petit sourire comme pour la rassurer, tu hoches la tête. Un petit hochement presque imperceptible. Elle doit y aller. Tu es sûre que non. Que la discussion que vous avez l'inquiète. L'angoisse. Pas étonnant après tout. Toi aussi, tu fuirais en temps normal. Mais le temps est anormal. Tout autour de toi, rien ne fait parti de la normalité. Toute les choses que tu approches devienne bizarre. Comme toi, en fait. Elle dépose un bisou sur son doigt qu'elle pose ensuite sur ta joue. Elle part. Et toi, tu souris. Son comportement est attachant. Diggle est une personne attachante. T'es contente de l'avoir en cours. Et t'es contente de l'avoir vu ici. Bien que tu aurais préféré que ce soit en d'autres conditions. Après quelques minutes, tu décides à ton tour de te lever, tu as besoin de prendre l'air. Direction la Tamise, pour prendre un bon bol d'air frais.

Fin du RP
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Re: King's Cross Coffee

Message par : Phoebe Monroe, Ven 22 Juil - 15:11


[avec Valentina Boccini]

Puissé-je avoir la grâce d'être heureux ?
« — Vous le prenez souvent ?
— Cela m'arrive, oui.
— C'est étrange, je ne vous y ai jamais vu.
— Cela ne veut pas dire que je n'y étais pas. »
Par la porte entrouverte, la lumière du soleil entrait dans le compartiment, éclairant ma chaussure noire et la cheville blanche de la dame. Comme le train s'arrêtait, sa valise en cuir vert tomba du siège sur le tapis métallique. Un chapeau courut le long de la fenêtre, rendu véloce par la foule et par le bruit. Nous nous levâmes, nous sourîmes et partîmes. Elle tenait dans sa main gantée sa valise en cuir vert. Son corps fut extirpé du compartiment, happé par le mouvement insaisissable d'une image mouvementée.

La scène est une gare pleine de têtes. De la fumée sort des bouches noires et ferrées.

Mes lèvres furent moins immobiles, comme si je me marmonnais à moi-même quelques prières. Je regardai cette montre négligée sur mon poignet.
« — Enfin, attention monsieur !
— Oh !, je suis confus, je vous prie de m'excuser.
— Ce n'est rien, mais vous auriez pu écraser quelqu'un de plus petit. »
J'époussetai ma chemise et fronçai les sourcils sur cet homme ventripotent. Ma chemi... Bien que j'eusse mangé une part de gâteau à la carotte dans le train, j'eus, parmi les hommes, faim. Quelqu'un vint me demander l'heure. Je priai du bout des lèvres pour que la gâteau à la carotte ne fusse que l'image-mémoire du gâteau que j'eusse, probablement, mangé lors de mon quatrième anniversaire et que, dans ce train, aucune de mes dents ne croquassent cette part ancrée, sûrement, dans mon dessein mnémonique. Je mus avec difficulté ma langue sous mon palais, le corps entravé par une faim étonnante. Ah !, Puissé-je avoir dévoré l'homme ventripotent avant qu'il ne s'évanouît dans les hommes !

La scène est un bistrot de gare bruyant. Quelques tables sont libres, bien que jonchées d'assiettes sales. Les chaises et les fauteuils sont capitonnés, luisant sous des lampes suspendues. Un homme se tient à côté de la porte, tenant un plateau chargé de bocks.

Quelques pièces de petite monnaie furent trouvées sur le chemin. J'ouvris la porte de ce bistrot inséré sous une arche, m'ayant attiré par sa devanture et sa ferronnerie noire.
« — Bonjour Monsieur, jolie chemise !
— Merci.
— Vous avez été à Hawaï ?
— Non, pourquoi ?
— C'est bien une chemise hawaïenne ?
— Oui.
— Vous venez déjeuner ?
— En effet.
— Très bien, installez-vous le temps que je nettoie cette table. »
Je m'assis sur un de ces sièges capitonnés, celui-ci reconnaissable par sa déchirure béante laissant entrevoir ses entrailles. Je relevai la tête et reconnus des cheveux.
« — Valentina ? Ah ! C'est drôle ça ! Qu'est-ce que tu fais là ? Je jouai le sourire. Viens, installe-toi ! Si tu veux, je te paye quelque chose ! »
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Megan K. Hayajân
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Re: King's Cross Coffee

Message par : Megan K. Hayajân, Ven 5 Aoû - 18:16


____________________


Il y a cette odeur de cuivre, celle des sièges abîmés, et les voix, et le goût d'impatience. Je suis assise sur mon séant, dans un compartiment humant les restes d'un repas froid, d'un sandwich au fromage, sans doute, et d'une boisson énergisante. Quelques chips mordaient encore la poussière. Je n'étais pas la criminelle, il s'agissait d'un enfant aux tendres boucles brunes et aux fossettes tranquillisantes. Il avait cet air glouton et malicieux qu'ont les enfants avides de confiture. Il se léchait le bout des doigts avec gourmandise. Son regard caramel était fixé dans les nuages, et sa lèvre pleine bredouillait un peu, dévoilant des gencives bien roses. Cet instant, je le voulais figé dans ma mémoire à jamais.

Je portais des vêtements de Non-Sorciers, un pantalon noir fluide, un débardeur en coton, des chaussures féminines. Puis, bientôt, un panneau gravé de lettres rouges sanglantes. King's Cross. Je vais devoir descendre. Le petit garçon aussi. Il range dans son sachet brun les restes d'un beignets à la framboise. Il se redresse, tends les bras vers une valise qui m'a l'air bien lourde. Il échoue.

" Dîtes, Mademoiselle... Vous pourriez m'aider ? "
" Oui, oui, je peux. "

Je glisse mes bras et récupère son bagage, que je dépose aux pieds de l'enfant. Il a un air gracieux, et m'exprime sa grattitude avec un tendre sourire.

" Faîtes attention, Mademoiselle... votre baguette dépasse de votre proche. Elle pourrait faire des étincelles. "
" Oh... oui. "

Je quitte le train avec mélancolie. Je sens ma carapace se refermer fidèlement, entrelacer de ses bras puissants mon corps frêle et amaigris. J'ai faim. Je lisse mon pantalon, repasse mes cheveux blonds, devenus clairs, derrière mes oreilles percées. Un homme m'aborde, propose un rendez-vous, je dis non. Un café se dresse devant moi, subtile invitation, et j'office avec plaisir. Une table, un fauteuil, puis une carte.

C'est comme si le temps filait comme une étoile, traversait le ciel en m'aspirant de chaque côté. Il y a quelque chose, un frisson qui perle sur ma peau opale, et je tremble, commande un plat végétarien, et me laisse transporter par ce flottement trouble et acéré. C'est à la fois doux et douloureux...

Une voix, alors. Celle de l'enfant.

« — Valentina ? Ah ! C'est drôle ça ! Qu'est-ce que tu fais là ? Viens, installe-toi ! Si tu veux, je te paye quelque chose ! »

Ce n'est pas l'enfant.

" Oh, c'est toi, Phoebe. Promenade. J'arrive, j'arrive...

J'abandonne ma sérénité pour croiser le revoir d'un mur. C'est un mur, rien de plus, ni haine ni amour, un mur. Sans rien d'accroché dessus, sans décorations scintillantes. Un mur.

"Que deviens-tu, Phoebe ? "

Et je grise ce mur de palabres bien connus.
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Re: King's Cross Coffee

Message par : Phoebe Monroe, Mar 16 Aoû - 14:42


[Manque d'inspiration, désolé...]

Elle se mut, offrant ses cheveux de neige à la lumière poussiéreuse du bistrot ; son visage avait l'air pâle et fragile des choses que l'on ne cache qu'à moitié sous un écrin vieillissant, souhaitant ravauder des défauts visibles à la loupe. V. témoigna, dans ce lieu, de ce charme bourgeois si précieux, de ces sentiments complexes et méprisables ; et toute sa substance ne semblait battre que dans ses deux trous obscurs et bleus plantés sur cette face carnavalesque. Elle s'assit et l'ombre de mon sourire s'évanouit parmi les éclats de verre, la ferronnerie du taudis et le vacarme, cet enchevêtrement de mots et de politesses qui, ici, enflait car souhaitant me voir étouffer.

« — Je ne change pas beaucoup, tu sais : ah ! les bonnes vieilles habitudes... Ce matin, je suis allé à Pré-au-Lard puis me voici, ici, devant toi. » Rires. « Et toi alors ? Tu as bonne mine ! »

Mon doigt passa sur l'arrête huilée de la table, glissa jusqu'à s'arrêter sur une faille au sein du morceau de bois. Il ne s'agissait pas d'une faille naturelle comme celles que l'on rencontrât, plus jeune, lorsque nous contemplions une souche fraîche, nouvellement offerte au regard, la surface prise dans l'action et dévoilée, prise de son intimité fragile pour être jetée dans le siphon de l'imagerie commune. Ce ne fut pas non plus une rainure : cette faille était le travail de l'ongle sur le bois, du doigt raclant la surface de cette table pour la déformer, la rendre inexacte et inadéquate avec l'image de table, l'absente de tout restaurant.

« — C'est drôle que l'on se rencontre tous les deux ici, c'est drôle... » Ma bouche forma ces mots machinalement. Le silence me terrifia et je fus contraint de diriger le courant de ma volonté sur un solide barrage. Tout fut machinal : cet ongle sur le bois, ce regard pêchant la réclame, ces joues cramoisies. Et lorsque ma langue se déposa dans le fond de ma bouche, ce fut l'effroi qui m'étouffa : la conscience voilée d'agiter mon corps, de chercher mes mots dans le but vain de remplir cet immense vide, de remplir encore et encore cette condition humaine malheureuse et de n'être qu'un personnage grotesque dans cette absurde comédie.

Un homme entra et se mit à vivre pour les deux personnages ; son costume est apprêté et ses cheveux sont mis en arrière cherchant fébrilement à faire oublier au regard ces joues boutonneuses.

« — Vous désirez ?
— Je vais simplement vous prendre un steak et des frites, je ne reste pas longtemps, eh ! » Regard sur V. « De l'eau gazeuse également. Et vous, Miss Boccini ? Prends ce qui te chante, je paye le tout », fis-je en déversant mes yeux bleus  alternativement entre l'homme et V. Ce sourire perforant mon visage de l'atroce bonheur d'être le bienfaiteur libéral, d'être le Timon d'Athènes donnant l'eau et le pain à ses camarades anthropophages.
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Année à Poudlard : Sixième année

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Re: King's Cross Coffee

Message par : Megan K. Hayajân, Dim 4 Sep - 15:02


____________________


Le silence sinueux s'immisce, et perlent les persiennes aux fenêtres, feutrée, la lumière lamine les éclats bleutés des yeux vides, vides du sens, des mots et de la vie, de l'homme. Morne, morte, les monceaux d'enfance, les rappels du château charmant, on parle ici de Poudlard. L'âge, identique, la maison, divergente, et nos reflets sont un semblant de mélange, pas de joie, pas de peine, de l'ennuis triste, de ce malaise écrasé par un petit sourire gentil. Tu sais, ça va aller. Je vais être polie, et ça passera. Politesse, caresse dans le sens du poil, un mal de bide déchirant, déchiqueté, la belle balade, l'enfant aux boucles brunes, déjà c'est les traits de Phoebe, juste ses traits qui brillent, alors que l'horloge souffle, que la persienne tremble, que la bois luit, que le serveur claque des dents, qu'au comptoir, il y a cette petite.

Bonne mine, hein ? Ne crois-tu pas que c'est encore la poussière du cadavre de ma mère qui creuse mes joues ? Les remords, la culpabilité, la mélancolie, tout cela rafraîchit peut-être mon teint, qui sait. Les morts, les mouches, les mots, plus rien. Que veux-tu que je dise, que mes promesses sont encrées au plus profond de mon coeur, que je voudrais raser la terre comme ils polluent l'air ? Je n'ai rien, rien, rien à te proposer, à te soumettre. Pourquoi le ferais-je ? La persienne craque sous le vent.

« Ah, bien. J'étais en visite chez des amis, n'importe quoi... je termine mes vacances. Tu vois, rien d'incroyable non plus. Amusant, ce que fais le hasard, oui... »

Il commandait. Sa mâchoire était-elle donc faîtes pour manger, et parler, uniquement. Son nez se plisserait, ses yeux se fendrait, et je me concentrerais sur un détail obscur du décor délabré, désuet, pour ne pas quitter cette peine, cette petite pénurie de "presque". Il fallait fuir, mais je resterais. Je tiendrais le rôle, le masque, sur le parquet mangé du théâtre de la féminité. Je laisserais les rideaux rouges ouverts le temps d'un repas, à grand renfort de oui, oui c'est vrai. Tenir une conversation n'était qu'un subterfuge. j'avais envie de lumière.

Et il demande encore ? Que veux-tu, Tina, que veux-tu ? Le silence, une nuit obscure étoilée, épinglée de milles lueurs, d'une pelouse ondulée de rosée, d'un vent crachant les souvenirs, d'une poussière ferme, des branches qui craquent, des loups qui hurlent, mais d'être seule, seule dans ce silence amélioré.

« Je n'ai pas très faim. Alors simplement de l'eau; merci bien. une pause. Phoebe. une pause. Je n'avais pas entendu parler de toi depuis longtemps. »

Coupure.
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Re: King's Cross Coffee

Message par : Invité, Mer 4 Jan - 20:44



Plus d'un mois sans réponse, me MP si problème Smile
RP avec Azaël Liderick

C'est l'histoire de deux ados : introduction

Un chemin, une allée qu’on descend. Une méthode approfondie, qu’on ne suit plus très bien. Des portes qui se ferment, derrière le paravent aux motifs géométrique. Métrique, le polygone étoilé de son esprit, qui tangue par endroits, par moments. C’est l’état habituel. Létal, par contraction de « l’état » et « habituel ». La faute de la consonne linguale, tout ça. Trop humide.
Mal au coccyx, l’attente, toujours en linguale, sur les sièges du Poudlard Express. Il était reparti, début des vacances, au revoir Poudlard. Fêter Noël… En famille, certainement pas. Mais, chez Albert, il avait l’intention de rester. Même si lui ne serait pas là. Qu’importe, il avait les clefs, de la poudre de cheminette… Pouêt pouêt, fait le train. Entrée en gare, du lendemain…

Il sort, bataille avec la valise, la chouette qui hulule, les badauds qui s’en-… Dans le Gulliver, un piano rouillé. Cordes qui craquent. Un soupire, de derrière le comptoir de ses lèvres, de ses dents…
Une accélération de la masse et lui, insecte immobile, statut de sel, de cire, d’on ne sait trop quoi, de boue, tiens… Coque foutue en argile mal finie. Ouais. Passée au micro-onde, la coque. Pour ça que ça tient pas. Même pas foutu d’aller dans un four de cuisson normal. Et il ne savait même pas ce que c’était, qu’un four à micro-onde…

Il observa les passants défiler, et morne, chemina chez le cousin, déposa les bagages, se changea pour une cape nacre, unisexe, avec des lanières carmines. Autant essayer de se sentir bien par l’habillement, pas vrai ? Autant montrer qu’on va bien, pas vrai ? Autant être un miroir, calfeutré, moire, lui aussi ? La moire, c’est pour les lunettes. Verres fumés, pour ne plus rien voir. Pour divaguer, corps et esprit.
Alors on prend la bourse, alors on prend la dernière expérimentions en date, alors on relance la poudre dans la cheminée, alors on se retrouve au point de départ. Ou d’arrivée. Voyages sans but. Pour aller où ? Personne à voir. Il aurait mieux fait de rester terrer dans son trou : en insecte misérable…

Rien à faire que les moldus voient un type, en lambda, vêtu médiéval, air hagard. C’était pas ça qu’allait briser le Secret magique, si ? L’avait déjà été brisé quand un phénix de flammes avait plané tout au-dessus de Londres, au cours d’une nuit manquée. Oubliée. Pas vécue, lue de loin, seulement. C’était au bord de la Tamise, il n’y avait pas été Marchand.

Marchandage pour qu’on lui serve un café.
Comment ça il n’était pas correctement habillé ?

« - Et ! Par le Chien dont vous descendez ! Etoile d’un ciel putride ! Ejaculation d’Ouranos ! Juste une tasse, d’un liquide caféiné, est-ce trop demandé ? En quoi mon accoutrement… Et vous ? Avec ces matières synthétiques ? Vous offensez à la fois ma vue fumée et les palpitations de ma chair. Non, je ne partirai pas. Il est trop tôt pour jeter quelqu’un dehors. Et, dehors, il fait froid. L’orage du cœur, s’est dissipé dans l’assiette… Juste une tasse… »
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Re: King's Cross Coffee

Message par : Azaël Peverell, Jeu 5 Jan - 21:40


Retour à Londres pour Noël. Non pas que t'en aies réellement eu envie, mais t'aimes autant sortir du château pendant cette période. Histoire de pas te taper les morveux restant avec leurs sourires niais et leurs chants de Noël à gerber. Alors t'es retourné chez ta tante. Non pas que ce soit réellement mieux, mais tu lui fausses compagnie un peu comme tu veux, et traîner les rues de la capitale londonienne te plaît. Tu les connais comme ta poche. Les différents quartiers. Les grandes rues bien larges et bien pavées, les petite ruelles sombres coupe-gorge. Tu sais exactement où tu mets les pieds. Cette ville est la tienne. A défaut d'avoir réellement un toit, t'es chez toi.

T'as déposé tes bagages chez ta tante, histoire de ne pas être trop encombré. Et t'es reparti aussitôt, avant qu'elle ne se rende compte que t'étais présent et qu'elle pouvait te reprocher tous les torts du monde. Sans vraiment savoir pourquoi, tes pas t'ont ramenés à la gare. A croire que t'as un réel besoin de fuir. A peine arrivé à un endroit que t'as déjà envie de partir. Tu pousses un profond soupir. T'as quelques pièces moldues en poche. T'en as toujours sur toi quand tu traînes dans Londres. Ainsi que quelques gallions. Histoire d'être sûr de pouvoir aller où tu veux. Alors t'entres dans le café. Parce que t'as un peu soif. Et aussi parce que t'as pas grand chose d'autre à faire.

Tu t'installes à une table, mattes la carte. T'es à peu près certain qu'ici, tu peux toujours aller te faire voir pour obtenir un verre d'alcool. T'as pas l'âge requis, et les moldus sont plus regardant que les sorciers. A Pré-au-Lard, tu t'en jamais fait recalé parce que t'avais envie de picoler. Dans les bars de Londres, c'est une autre histoire. Tu te retrouves plus souvent à acheter des bouteilles dans des épiceries en filant quelques billets supplémentaires au vendeur histoire qu'il te demande pas ton âge. L'alcoolisme revient cher quand on est mineur...

Tu commences à t'impatienter pas mal. Personne ne vient prendre ta commande. A croire que les gens bossent que quand ça les arrange dans ce troquet. Alors que t'allais tranquillement te lever pour aller commander, un type habillé comme un pied fait irruption, et ses manières théâtrales te disent quelque chose. Ce type, il est difficile à oublier. Non seulement c'est le mec le plus perché que t'aies jamais rencontré, mais en plus il t'a quand même refilé une potion sympa. Sans compter de la soirée des Serpentards qui t'avait prouvé une fois de plus qu'il avait tout ce qu'il fallait pour te faire planer.

Alors tu t'approches de lui, pour venir te planter devant. Tu l'observes, pas trop longtemps. Tu sais pas si le pire dans sa tenue c'est sa cape ou ses lunettes. Pour les moldus, sans doute la cape. Pour toi, clairement les lunettes. Mais tu t'en tapes. Faut juste pas qu'il se fasse trop remarquer dans un café moldu, sinon ça risque de vous retomber dessus. Tu te tournes vers le gérant en lui demandant deux cafés, et reportes ton attention sur l'énergumène. Tu peux pas t'empêcher d'avoir un léger sourire. Parce qu'il t'a fait marrer avec ses insultes venant d'un autre monde. Ce type est décidément beaucoup trop perché pour toi, et t'aimes ça.

- Laisse tomber va, les moldus comprennent rien à la mode. On l'prend ensemble ce café ?

Tu sais même pas comment il s'appelle. Au fond tu t'en tapes. C'est juste que t'es pas sûr qu'il le prenne bien si tu l'appelles le perché. Mais d'un autre côté, il avait qu'à se présenter. Il t'avais bien filé un nom la dernière fois dans le dortoir, pour que tu puisses lui envoyer une chouette. Mais t'as oublié. Et t'as paumé le papier. Et tu n'as jamais cherché à le retrouver.
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Re: King's Cross Coffee

Message par : Invité, Sam 7 Jan - 1:05



La communication avec autrui, ça n’avait rien d’inné. Pis ça n’avait rien de facile non plus. Preuve en est : autrui n’était jamais coopératif. Alors que lui, modestement, lingualement, faisait tous les efforts du monde pour communiquer. Et ça lui coûtait. De la salive, d’abord, du temps, ensuite, des cuillères de fatigue, enfin. Fatigue physique, et psychologique. Fatigue corporelle et mentale.
Il était tout le temps fatigué : vivre avec Autrui, ça l’épuisait. Pas étonnant qu’il préfère passer du temps sur le rebord de la fenêtre de sa chambre d’un après-midi de Juillet mental. C’était tout de même bien plus agréable. Entre lui et le monde… Une fenêtre ouverte, et des volets fermés : parfois il ouvrait un peu plus, parfois il fermait un peu plus. Le plus souvent, il restait allongé sur le sol, tandis qu’il laissait les rayons taquins du soleil venir lui réchauffer le front.

L’altérité n’était vraiment pas coopérative. Au point qu’il se mit à froncer les sourcils d’un air qu’il voulait menaçant. Mais, derrière les verres fumés roses et bleus du Chicaneur, ses sourcils blonds ne devaient probablement pas être perçus. Dommage : y avait du langage non-verbal à prendre en considération, là !
Il soupire, manqua murmure, puis, délivré, un sauveur vint à sa rescousse. Inversement des rôles : révolution et plaque tournante. Lui, était toupie, de toute façon. Funambule, dans sa bulle. L’avait pas le vertige : seulement des vagues dans l’âme et des remous dans le cœur.

Il le sauve de la conversation de comptoir, et l’aide même à passer commande. Voici que, pour une troisième fois, (ou davantage, il n’a pas compté, il dit cela pour la beauté de la narration), il posa ses prunelles sur lui (là encore, « prunelles », c’est pour la beauté de la narration. Et aussi pour faire un parallèle rimé avec « jouvencelle », parce qu’il se sentait comme tel, à l’heure actuelle)… (et non, pas de fin à cette phrase : fil perdu)
Chevalier, donc.

Il ne put s’empêcher d’acquiescer, tandis que ses cordes vocales vibraient, que son sourire s’étirait sur ce faciès sillonné : « - Effectivement ! Quand on voit avec quels nippes mortuaires ils recouvrent leur pulpe… ça me donnerait presque envie d’aérer le tout en soufflant dessus, pas toi ? »

Pas de nom à communiquer, mais un sentiment à partager, quand le temps du café fut proposé : « - Avec plaisir ! Et merci. »

Le tintement des pièces, quelques pas aérien, et le voici repartit pour un coin, avant de revenir, et de rempocher les mornilles et quelques noises qu’il avait jeté, grand seigneur, sur le comptoir.

« - Tu aurais de la monnaie de papier ? Là où ça glisse, là où ça pue, là où ça file entre les doigts ? »

Dans le café, le rire ensommeillé de quelques badauds badins.
Lui, presque sérieux,
L’autre…

Eh bien…
Il ne savait qu’en penser.
Mais avait le frétillement de l’amusement qui lui courait dans les veines.
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Re: King's Cross Coffee

Message par : Azaël Peverell, Mar 10 Jan - 13:42


T'es soulagé que le tenant du bar ne cherche pas à insister davantage avec l'autre énergumène. De toute façon, ce type est étrange, même dans le monde des sorciers. Alors il ne mène à rien d'essayer de le comprendre. Toi, tu t'en fous de ça. Tu préfères t'en amuser. Parce qu'un mec aussi perché, t'en croises pas souvent, et il fait faire de sacrés bonds à ton cerveau. Ne serait-ce que pour suivre un minimum où il veut en venir. Si il essaie réellement d'atteindre un point d'arrivée bien sûr. Mais ça, tu en doutes. Sauf quand il t'as fait essayé sa potion la première fois. Là au moins, il était intéressé, et les choses étaient claires. Plus ou moins.

- Effectivement ! Quand on voit avec quels nippes mortuaires ils recouvrent leur pulpe… ça me donnerait presque envie d’aérer le tout en soufflant dessus, pas toi ?

Qu'est ce que tu disais ? Il utilise même des mots d'une autre époque. T'es obligé de réfléchir pour comprendre là où il veut en venir. Alors que c'est quand même toi qui a commencé a parlé de la mode. Tu devrais peut être songer à trouver un lexique perché-anglais si tu comptes continuer à traîner avec lui. Sinon tu vas vite être dépassé. Pour cette fois, ton incompréhension peut sans doute passer. A l'aide d'un habile stratagème que tu connais depuis maintenant quelques années, et qui fonctionne presque à tous les coups. Tu hoches donc la tête d'un air que tu veux convaincu.

- Ouais, c'est pas faux.

Il accepte de prendre le café avec toi. Tu sais même pas vraiment pourquoi tu lui as proposé. Tu comptais en boire un tout seul à la base, et c'est pas vraiment ton genre d'aller vers les autres comme ça. Mais ce type-là t'intrigues. Il semble tellement à côté de la plaque que t'as bien envie de passer quelques minutes avec lui, histoire de te marrer un peu. Ou d'essayer de réfléchir comme lui. Tu sais même pas si c'est vraiment possible ça. Tu le laisses disparaître pour aller payer. Avec un peu de chance, il filerait assez de monnaie pour payer ton propre café. Mais c'était sans compter sur son sens commun qui laisse totalement à désirer. Le voilà qui revient vers toi en rangeant sa monnaie.

- Tu aurais de la monnaie de papier ? Là où ça glisse, là où ça pue, là où ça file entre les doigts ?

Tu te demandes vaguement si il fait exprès de parler comme ça ou si ça lui vient tout seul. Heureusement qu'il a parlé de monnaie de papier, t'as compris qu'il avait pas d'argent moldu sur lui. Parce que sa deuxième phrase, t'as pas la moindre idée de la traduction qu'il faut lui donner. Pas faute d'essayer pourtant. Peut être qu'il parle des toilettes. C'est un endroit qui pue, même que des fois ça glisse. Par contre pour ce qui est de filer entre les doigts, on repassera. Tu finis par simplement abandonner l'idée de trouver un sens à ses mots, et hoches légèrement la tête en allant payer les cafés dans une monnaie acceptée.

Et puis tu reviens. Les tasses vous sont servies. Tu jettes un regard en coin à ton camarade. Tu ne sais pas trop quoi lui dire. Faut dire aussi que la communication avec un type pareil, c'est pas franchement le truc le plus aisé. Mais faut bien essayer. Quitte à être avec lui, autant s'amuser. Tu bois une gorgée du liquide brûlant et caféiné. Paraît que c'est sensé bien réveiller, éclaircir les idées. Toi, tout ce que tu veux, c'est un peu d'énergie. Les idées claires, tu les fuis. Alors tu finis par étirer un sourire un peu intéressé, pour finir par t'adresser à ton camarade.

- Dis, t'as des trucs qui font planer ? J'ai bien envie de m'amuser.

Après tout, t'as payé le café, tu lui as même évité de se faire lynché par le gérant du café. Ce serait juste un échange de bons procédés. T'as fait tes bonnes actions de la journée, t'as bien le droit d'être remercié.
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