AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
Page 2 sur 11
Les ponts de Londres
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, ... 9, 10, 11  Suivant
Mangemort 82
Mangemort à la retraite
Mangemort
à la retraite

Les ponts de Londres - Page 2 Empty
Re: Les ponts de Londres

Message par : Mangemort 82, Mer 21 Sep - 13:10


____________________


Londres, encore et encore : avec les vieilles maisons de l’allée des embrumes ramassées sur elles-mêmes, prêtes à rentrer sous terre, et de l’autre côté, des grattes-ciel flambant neufs, plantés là sans orgueil. On avait envie de chasser cette nuit, on avait revêtit le Masque du prédateur. Les crocs aiguisés, on était prêt à répandre la brulure de la peur dans la chair quand un picotement corrosif s’agita sur notre bras. Sur notre peau nue, devant nos yeux, la Marque dansait. Il nous appelait. Il fallait Lui répondre.

Changer de destination, non sans une certaine frustration. On tentait de se calmer, de marcher dans les rues tout en essayant de réfréner notre envie de sang… et cette pulsion dans notre tempe qui bat, bat, bat, difficile à ignorer lorsqu’on débusquait avec délice, les regards qui nous dévoraient. On les devinait, on les sentait planqués derrière des portails, des portes abîmées, des fenêtres poussiéreuses. On leur souriait, puissant, libre, aucun de ces moucherons ne pouvait nous effrayer ; ni les hommes aux têtes massives, ni les ivrognes aux visages tuméfiés qui nous regardent vide ou hargneusement de leurs yeux incolores.

Être à découvert ne nous dérangeait pas, on savait depuis longtemps que ceux qui se montrent ne sont que des pions - les vrais responsables, ceux qui nous dirigent, vous dirigent, sont tapis dans l’ombre, tels des cafards. Ils rongent la ville, qui n’est plus qu’un corps de femme aimée et meurtri par la lèpre. Mais on l’aimait. Malgré tout. Oh oui on l’aimait cette ville. Plus on plongeait nos mains dans ses abcès, plus on devinait comment elle aurait pu être. Comment elle devrait être.

Londres, encore et encore, à perte de vue : ici une ruelle étroite où les relents des eaux troublées osaient s’aventurer, une ruelle étroite qui exhale l’oubli, les ordures mortes, une vibration monstrueuse, violente. On ne savait pas où cette ruelle menait, probablement nulle part et partout à la fois. Elle appartenait à la nuit, la nuit nous appartenait, on en faisait ce qu’on voulait… On et Eux, ces silhouettes qui se détachaient sur l’ombre. 1, 2, 3, on joue ?, on en comptait 1, 2, trois vers lesquelles on avançait, chancelant, avec une envie de fumer.

- Il s'passe quoi ? On avait autre chose à faire.

Londres encore et encore ; asphyxiée, esclave.
Cette nuit on allait te retourner la tête.
Cette nuit, Londres, on allait te chanter l’hymne d’une nouvelle conjugaison.


Dernière édition par Mangemort 82 le Mer 21 Sep - 13:47, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Mangemort 28
Mangemort 28
Mangemort à la retraite
Mangemort
à la retraite
Spécialité(s) : Occlumens
Manumage


Les ponts de Londres - Page 2 Empty
Re: Les ponts de Londres

Message par : Mangemort 28, Mer 21 Sep - 13:40




Humeur au beau fixe, nous sommes couchées dans l'herbe tendre. Soirée de repos. Nous profitons des courants, des étoiles, de la brise glaciale. Nous avons le masque dans la main. Battant la campagne londonienne, l'instinct nous avait soufflé de l'enlever. Comme corps brisé dans le champs humide de fraîcheur, nous soufflons au ciel et aux arbres la douceur de notre répit. Rien à craindre lorsque l'on a tué ceux qui aurait pu nous gêner. Personne à des kilomètres à la ronde, notre souffle et nos espoirs, nos envies et nos rêveries. Un silence infini, un horizon dégagé, et puis Vingt-Huit et moi, seules au monde.

Ces soirées tempérées sont délicieuses, précieuses à nos yeux. Mains écorchées du sang innocent, nous caressons le masque de cuir noir en regardant la lune. Nous avons choisi d'affronter notre haine de la communauté pour grandir en puissance. Il paraît que c'est ainsi que nous nous nommons à présent - Mangemort. Et plus que jamais ce souffle carnassier nous traverse lorsque notre avant bras hurle férocement. Nous soulevons, doucement, la manche de notre cape noire. Le crâne qui bouffe le serpent s'agite, se tord, il s'électrise. Oh oh. Notre Seigneur des Ténèbres est affamé. Main sur le masque, nous le posons sur notre face blanche.

Allons-y, Vingt-Huit, allons grappiller quelques miettes d'aventure. Fermant les yeux sur la noirceur de cette campagne, nous les ouvrons sur les ruelles sales de Londres, et l'odeur du martyre, et les frissons dans le dos. Nous connaissons le quartier. Marcher rapidement, quelques mètres, puis confronter du regard quatre silhouettes encapuchonnées et masquées. Nous constatons que Je, Tu, Il et On sont déjà présents. Nous sommes également là. Ne manquent plus que Vous et Ils.

Nous ne pipons mots, prenons notre place dans les rangs, la baguette grisée de sang dans la main gauche, et le picotement de la marque nous chargeant de colère et de désir de brûler. Que nous veut notre maître, ce soir ? Que signifie cette réunion ? Nous avons comme l'envie de la larguer, notre apostrophe. Mais le Hello Family reste coincé. Aucun rugissement, aucun son. Seulement le sourire marqué derrière le masque cuirassé.

Revenir en haut Aller en bas
Mangemort 39
Mangemort 39
Mangemort à la retraite
Mangemort
à la retraite
Spécialité(s) : Métamorphomage
Permis de Transplanage
Manumage (niveau 2)


Les ponts de Londres - Page 2 Empty
Re: Les ponts de Londres

Message par : Mangemort 39, Mar 27 Sep - 19:18


Tristement, vous n’étiez pas Vous ce soir-là. Pas encore tout du moins. Car vous ne vous attendiez pas à devoir porter le masque, ou plutôt l’enlever, tant le masque était vous. Et pourtant…

Une douleur, une brûlure, une déchirure traversa votre avant-bras gauche et vous ne pûtes retenir une grimace de souffrance. Puis vous tourniez la tête, de droite et de gauche, simplement pour vérifier. Vous étiez dans un couloir de pierre, fort peu éclairé, en pleine garde. Pas un chat à l’horizon. Ouf. Quoi que…

Vous ne poussiez qu’un demi-soupir de soulagement. Vous n’étiez pas au bon endroit, et bien que vous fussiez bien vêtu de noir, il vous fallait bouger. Rapidement.

Alors vous décidiez d’agir. Avec vitesse et sans doute un peu de précipitation. Vous remontiez un étage pour revenir au sein de votre chambre, vous draper d’une cape et vous planter devant votre miroir. Votre progression n’était à présent plus ralentie par ce pied qui vous avait pourtant fait grandement souffrir après qu’il ait décidé de réceptionner, à lui seul, une pierre aussi grosse que la tête de William West. Pour autant la douleur continuant à irradier dans tout votre bras vous laissait deviner que 67 n’était pas content. Qu’il vous attendait. Qu’il était sans doute en danger.

Devant le miroir vous n’effectuiez que des transformations sommaires. Les cheveux, la mâchoire, les sourcils, le nez. La couleur des yeux. Vous preniez un visage juvénile, androgyne, une peau blanche et des cheveux d’un noir de jais. Les yeux vert eau. Rien de plus, vous n’aviez pas le temps, et vous n’étiez pas du genre à vous embarrasser d’un masque. De toute manière vous ne le gardiez pas dans vos appartements. Aucun risque qu’une perquisition révèle votre culpabilité.

Un appel bref à peine murmuré dans la nuit vous apporta Brutus et enfin, vous pouviez transplaner, oubliant alors la douleur de votre bras. Car vous atterrissiez aux côtés de vos confrères, tous réunis ou presque, vous n’aviez pas pris le temps de connaître les nouveaux. Peut-être en manquait-il finalement. Vos yeux s’arrêtèrent un instant sur 08 avant de s’attarder sur 87. Puis vous les fermiez et rapetissiez quelque peu, offrant à tous le loisir d’admirer votre transformation, bien qu’elle soit largement cachée par les pans de votre cape. Vous deveniez frêle et faible. Vous adoriez cette forme. On se méfiait moins des faibles. Je, Tu, Il et Nous également, sans doute. Et Ils alors, qu'en était-il de Ils ? Ils n'étai(en)t pas là. Peu importe. Vous étiez là, c'était la seule chose qui comptait.

- Brutus s’est paumé en route, désolé du retard. Quoi de neuf patron ?

Vous ne vous adressiez qu’à 67 d’une voix fluette, haut perchée, clairement audible. Un peu trop. Un sourire enfantin sur le visage, vous attendiez sa réponse. Ce petit minois cachait bien votre admiration pour le colosse qu’il était, mais votre manque de respect évident en était la preuve. Il n’était pas d’autorité acceptée qui ne soit gentiment contestée. Vous ne souhaitiez pourtant pas aller plus loin. Il était le chef et méritait sa place, même si le départ de 70 vous minait le moral. Il vous suffisait simplement de trouver et de forger votre place. Il ne suffisait plus de vous faire appeler Traumatisme.


Dernière édition par Mangemort 39 le Mer 5 Oct - 16:53, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Mangemort 91
Mangemort 91
Mangemort à la retraite
Mangemort
à la retraite
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Les ponts de Londres - Page 2 Empty
Re: Les ponts de Londres

Message par : Mangemort 91, Mer 28 Sep - 18:13


La nuit et ses chats qui grisaillent, là où la brûme cisaille. C'est encore là qu'ils étaient, menant oniriquement bataille contre d'hypothétiques canailles, protégés par leurs ombres pleines d'entailles qu'ils allaient devoir apprendre à manier, dresser telle une marmaille, et s'en faire une muraille pour s'y déplacer, et y manigancer.

Ils avaient laissé neuf au casier, curieux motif qui causerait leur retard attesté, car l'ordre des choses en avait ainsi décidé,. Ils n'étaient qu'un, se disputant la même maisonnée, dans l'attente de voir lequel primerait, dévorerait l'autre, le déchirerait, avant qu'enfin, ils puissent espérer s'amuser. Ils n'eurent finalement pas à s'entretuer, car dans l'une de leurs extrémités s'en alla résonner un appel tant rêvé. Marque de l'acide, chair brûlée qui s'agite et commence à les lancer quand sur leur visage se glisse un air fêtard.

Et voici les renards, qui sautent de leur perchoir, s'enfoncent dans la nuit noire, courant après leur retard. Ils sortent 9 du placard, enfilent leur masque blafard, puis s'abandonnent au blizzard tels une bande de charognards en quête de quoi devenir bagnards pour satisfaire leur mauvais goût des mauvais coups.

Prendre leurs jambes à leur cou, qu'en importe le coût. Dépasser le coucou de l'aiguille des heures, éviter les cailloux, s'écorcher les genoux. Puis faire tourner le tout, en s'efforçant de garder à sa place le contenu de son bidou, les petits-pois-mange-tout. Et tout redevient net.

Comme le regard de girouette, qu'ils portent sur l'assemblée déjà prête, une envie de craquer des allumettes. Ils notent la longue baguette dans la main de Soixante-Sept, sûrement celle qui dans leur avant-bras à enfoncer cette bâillonnette. Peu importe, ils ne sont pas là pour faire leur douillette, mais pour connaître les envies du maître afin de mieux si soumettre.

Ils rejoignent le rang, complétant le chant du Je.
Du Tu.
Du Il.
Du On.
Du Nous.
Du Vous.
Ils apportent leur Ils.
Revenir en haut Aller en bas
Mangemort 67
Mangemort 67
Mangemort à la retraite
Mangemort
à la retraite
Spécialité(s) : Transplanage
Fourchelang


Les ponts de Londres - Page 2 Empty
Re: Les ponts de Londres

Message par : Mangemort 67, Sam 1 Oct - 12:31