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Coin sorcier loin du Chemin
Izsa Hilswood
Serpentard
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Izsa Hilswood, Sam 03 Sep 2016, 14:35


RP avec Azaël Liderick


Faire ses courses était une vraie plaie pour notre jeune Izsa. Déjà que dans le monde moldu, elle trouvait ça ennuyant, fatiguant, cher et surtout vraiment trop compliqué. Il lui arrivait parfois de vivre sur les réserves de pâtes et de riz pendant une semaine avant de réussir à se motiver.

Mais là, c'était différent. Parce que autant les courses moldues ça pouvaient attendre plusieurs jours, autant quand on avait pas d'essence d’ellébore, ben on pouvait dire adieu aux potions en nécessitant. Et Izsa n'était pas suffisamment inconsciente pour tester de les remplacer par autre chose, surtout si la potion en question était sensée se retrouver dans son organisme.
Bref, elle avait besoin d'essence d'ellébore.

L'endroit qu'elle connaissait le mieux pour ce genre d'achat, c'était sans aucun doute la BAMN. En plus Lizzie y travaillait, y avait moyen qu'elle lui fasse une ristourne. Sauf qu'évidemment, "Boutique d'Accessoire de Magie Noire" impliquait magie noire, et Allée des Embrumes. Petit un, ils n'étaient pas si bien pourvus en ingrédients "normaux", petit deux ils n'étaient pas très bien situés. Autant que possible, Izsa évitait de trainer dans les rues sombres de l'Allée : pas envie de croiser les âmes qui la peuplaient.

Du coup, elle devait se rabattre sur une boutique d’apothicaire "normale". "Normale" parce qu'il fallait considérer les sorciers et la magie comme normale, ce qui n'était pas forcément évident. Il y avait des pseudo boutique de ce genre dans le monde moldu, tenue pas des escrocs cherchant à profiter des rêves des gens sans pouvoirs. Évidemment, ce n'était pas le cas du commerce qu'elle venait de trouver, excentré dans le quartier de Kingston. Un simple regard à travers la vitrine suffit à ce qu'elle identifie des plumes de Jobarbille, des mandragores en pots ou d'autres ingrédients qu'on ne pouvait trouver que chez un authentique apothicaire.

Elle entra donc d'un pas décidé, salua le jeune homme qui semblait s'occuper de la boutique, et trouva en quelques minutes l'essence qui l'avait fait se déplacer. Parfait.
Elle remarqua également qu'un chaudron semblait être mis à la disposition de la clientèle, ce qui la fit se dire qu'elle aurait tout à gagner à faire son filtre de paix directement ici. Elle s'approcha donc du... vendeur ? Il semblait être encore jeune.

[color=#3CB371- Bonjour,[/color] entama-t-elle la conversation. Je peux ?

Elle montrai d'un geste le nécessaire à potions.
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Azaël Liderick
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Azaël Liderick, Sam 03 Sep 2016, 16:50


Ennui mortel dans la boutique de sa tante. Si il avait trouvé sur le coup que c'était une bonne idée de mélanger une poudre inconnue au thé de la vieille peau pour voir si elle s'en rendrait compte, il commençait à déchanter. La bonne nouvelle était que non, elle n'était pas fichue de voir que son thé n'avait pas été sucré avec ce qu'il fallait et qu'elle avait fini à Ste Mangouste en vomissant ses tripes. Donc il était tranquille pour quelques jours, et ça c'était non négligeable. Mais la mauvaise nouvelle était que du coup elle refusait catégoriquement de lui filer la moindre Noise. Alors il n'avait pas d'autre choix que de s'occuper de la boutique en son absence pour récupérer un peu d'argent.

Sauf qu'elle tenait une boutique d'apothicaire, et il détestait les potions. Mais vraiment. Il n'y connaissait rien, et ne s'y intéressait pas le moins du monde. Il n'avait pas la moindre idée de ce à quoi servait la moitié des ingrédients présents dans la boutique, et pour tout dire, il n'en avait absolument rien à faire. Les clients qui savaient ce qu'ils voulaient ne posaient aucun problème. Ceux qui avaient des doutes… S'ils avaient l'air aussi doués que lui, Azaël leur refilait des trucs qui n'avaient probablement rien à voir. Les autres il les envoyait bouler. Fallait pas trop lui en demander non plus, déjà qu'il gâchait sa journée à rester dans cette boutique qu'il haïssait tout autant que sa propriétaire, si en plus il devait répondre gentiment aux clients mécontents de son travail, il risquait de vite péter un plomb.

Mais ça faisait plus d'une heure que personne n'était entré, et il commençait à se dire qu'il ferait mieux d'aller dévaliser quelques boutiques moldues pour trouver de l'argent. Non seulement ça rapporterait plus, mais en plus ça mettrait un peu d'action dans sa journée. Parce qu'il commençait à devenir cinglé à rester là sans rien faire. Il était en train de réfléchir à quel magasin il pourrait aller pour se remplir les poches de billets moldus lorsque la cloche de la boutique se fit entendre. Une nouvelle cliente. Il la salua, la laissant chercher elle-même ce qu'elle voulait. Ca ne lui prit pas très longtemps. Il était sorti de ses pensées afin d'encaisser ce qu'elle voulait acheter, mais visiblement elle avait autre chose en tête.

- Bonjour, je peux ?


Elle désignait le chaudron que sa tante avait mis à disposition des clients. Non non, elle pouvait pas, c'était là juste pour faire beau et donner envie aux gens pour ensuite briser tous leurs espoirs de concocter une potion correcte. Il retint un léger soupir et finit par hocher légèrement la tête en se forçant à sourire. Bah oui, c'était une cliente, et il avait bien besoin de son argent, alors il pouvait pas l'envoyer bouler aussi facilement.

- Bien sûr, c'est là pour ça. Tant que vous nettoyez tout une fois que vous avez fini vous pouvez faire ce que vous voulez.

Par contre elle avait plutôt intérêt à se dépêcher, il avait d'autres plans bien plus lucratifs pour la fin de sa journée. Et qu'elle vienne pas lui demander le moindre conseil, parce qu'il risquait de vite foutre en l'air son masque de gentil vendeur souriant et heureux d'être là à rendre service pour reprendre celui du sale type arrogant, moqueur et blasé qu'il préférait largement arborer. Il se rassit sur son tabouret, prêt à repartir dans ses pensées afin de mettre au point son plan de cambrioleur des bas quartiers.
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Izsa Hilswood
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Izsa Hilswood, Ven 23 Sep 2016, 22:21


Gros retard pour cause d'exam, milles fois sorry

Ouais, il avait pas l'air très motivé le gars. Il avait quoi, 15, 16, 17 ans ? A tout les coups, c'était un stagiaire blasé, qui en avait marre de bosser pour ps grand chose dans une boutique pas très glamour. Ça sonnait comme un reproche, mais Izsa était bien placée pour le comprendre : elle avait horreur des clients. C'était pas un soupir et un sourire un peu tiré qui allait la vexer.
D'ailleurs, sa réplique suivante lui faisait penser à ses propres "Vous êtes là pour une première baguette ? Très bien, remplissez ce formulaire et je suis à vous.".

- Bien sûr, c'est là pour ça. Tant que vous nettoyez tout une fois que vous avez fini vous pouvez faire ce que vous voulez.

N'empêche, elle aurait presque pu croire qu'il était sincèrement avenant, mais elle sentait la phrase comme machinale. Ou alors.. ou alors elle faisait de la projection, et supposait que tous les vendeurs étaient complètement blasés du fait de sa propre asociabilité. Était-ce si difficile d'imaginer un commerçant sympathique et épanoui dans son boulot, respectant chaque client pour son individualité qu'il servait de manière désintéressée ? Ouais, complètement.
Enfin, ce n'était pas ce genre de problématique qui l'empêcherait de dormir la nuit. Elle s’accommodait très bien de l’asociabilité, que cela soit la sienne ou celle des autres. Tant qu'on la laissait faire sa vie, tout allait bien.

Izsa s'attela donc à la tache. Elle commença simplement par mettre l'eau à bouillir, ainsi le temps qu'elle atteigne la bonne température elle eu le temps de disposer tous les ingrédients nécessaires autour d'elle, ainsi que la grosse montre à gousset qui avait appartenu à sa grand-mère. Tout était fin prêt pour que ce philtre de paix soit une véritable réussite. Hop, et voilà que les trois coquelicots avaient fini leur route au cœur du chaudron. Elle ne perdait pas de temps, la maitre des potions amatrice.
Tourner - six fois- sens inverse. Un...deux...trois...quatre...cinq...six...sept...huit...neuf...dix... Et hop, trois autres Pavaceae.
On vérifie la grande aiguille et on attend. Étrangement, la patience, qui n'avait jamais été son fort auparavant, c'était développée avec son retrait du monde. Attendre sans rien faire, ce n'était pas une épreuve. Elle divaguait simplement, nullement dérangée par la présence d'un témoin dont elle s'était complètement coupée.

Puis, alors que les minutes s’engrainaient, un doute l'assailli. Poudre de lune puis ellébore, ou l'inverse ? Elle fouilla dans son sac, cherchant la recette qu'elle avait sur un morceau de parchemin volant. Rien.
Comme un grain de sable venant dérégler tous les gestes machinales rudement acquis à force de décoction, il lui semblait que tout lui échappait. Et toujours aucun papier ne venait la sauver de son désarroi en se glissant entre ses doigts.

- Pour un philtre de paix... Sa voix était d'abord rocailleuse, fermer sa bouche aussi longtemps l'avait rouillé. Izsa s'était finalement rendue, acceptant son oubli. Elle avait besoin d'aide. Après les coquelicots, c'est d'abord l'ellébore, deux tour dans le sens des aiguilles d'une montre, et la poudre de lune ?

Cela lui apprendrait à ne pas vérifier deux fois qu'elle avait bien pris la recette.
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Azaël Liderick
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Azaël Liderick, Mer 28 Sep 2016, 12:28



Azaël n'avait même pas jeté un regard à ce que faisait la cliente avec le chaudron. Parce que ça ne l'intéressait pas le moins du monde. Pour ce qu'il en avait à faire, elle pouvait tout aussi bien faire sauter la boutique avec tout ce qu'il y avait dedans. Mais elle avait plutôt intérêt à rembourser après. Et le rembourser lui, sa tante ne verrait pas la couleur du moindre Galion ! Prise de risque, tout ça tout ça. Ca méritait clairement un petit quelque chose.

Il avait cependant abandonné l'idée d'aller cambrioler un magasin moldu. Avec sa chance, il se ferait choper dès qu'il sortirait sa baguette, et se ferai renvoyer de Poudlard avant même d'y avoir mis un pied. Non pas qu'il veuille désespérément y aller, mais n'importe quelle situation lui paraissait plus enviable que de rester là à attendre le retour de la folle furieuse qui lui sert de tante. Alors il passerait sans doute la fin de la journée dans la boutique, jusqu'à l'heure de fermeture. Ô joie, Ô désespoir.

Un soupir s'échappe. Il ne peut pas tous les retenir non plus. Un coup d'oeil vers la cliente qui semblait totalement absorbée par sa préparation. Grand bien lui fasse, si elle était si concentrée, c'est qu'elle savait à peu près ce qu'elle devait faire. Sauf que non. Quand la journée a décidé de mal se passer, c'est jusqu'au bout.

- Pour un philtre de paix... Après les coquelicots, c'est d'abord l'ellébore, deux tour dans le sens des aiguilles d'une montre, et la poudre de lune ?

Quoi, il avait vraiment une tronche de bouquin de recettes ? Un philtre de paix... Il ne savait même pas à quoi c'était sensé ressembler, ni même un seul des ingrédients qu'il fallait coller dedans. Alors de là à lui donner un ordre précis et un nombre de tours à faire... Pour lui, faire une potion consistait globalement à coller dans un chaudron tout un tas d'ingrédients à sa disposition dont il ignorait le nom. Au mieux ça explosait, au pire il faisait carrément fondre le chaudron et le sol autour avec le truc infect qu'il venait de créer.

Alors sa question, elle pouvait tout aussi bien la poser à un Moldu. Peut être même qu'un Moldu réfléchirait un peu plus. Il finit par hausser les épaules, complètement blasé. Pas même un sourire de façade. Ca allait bien cinq minutes ce genre de trucs.

- Qu'est ce que j'en sais ? Z'avez qu'à essayer, verrez bien si c'est ça ou pas. Tant qu'vous payez si vous utilisez des ingrédients supplémentaires, j'm'en tape royalement d'votre potion.

Agréable et sympathique à souhait. Toujours prêt à aider son prochain avec grand plaisir, et ça se voit. Envoyer bouler les gens sans même essayer d'être méchant. Un art dans lequel il excellait de plus en plus.
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Izsa Hilswood
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Izsa Hilswood, Mer 12 Oct 2016, 15:14


La jeune femme attendit la réponse du jeune homme espérant qu'il serait son sauveur. Sauf qu'il n'avait pas vraiment envie d’endosser ce rôle, apparemment. Voire pas du tout.

- Qu'est ce que j'en sais ? Z'avez qu'à essayer, verrez bien si c'est ça ou pas. Tant qu'vous payez si vous utilisez des ingrédients supplémentaires, j'm'en tape royalement d'votre potion.

Génial. Merci nigaud, j'aurais jamais pu me débrouiller sans toi. Il aurait été aussi utile qu'une plante verte si seulement il avait eu l'obligeance de faire de la photosynthèse. Mais nan, il se contentait de brasser de l'air, avec la gentillesse d'un parpaing sur le pied.
Elle était une cliente munie de gallions, quand même ! D'accord, elle brillait pas spécialement et elle ne demandait pas non plus à être traité comme une reine, mais de là ce montrer aussi désobligeant ?! Il aurait pu faire un effort pour garder ses remarques désagréables pour lui. C'était pas facile d’être vendeur, elle en savait quelque chose, mais il y avait toujours un filtre entre ses pensées, rarement polies, et ses paroles ampoulées.
Il devrait travailler son surmoi, le champion.

Du coup, Izsa fit celle qui n'avait rien entendu. Auparavant, elle se serait énervée, cela ne fait aucun doute, mais à présent elle fuyait la confrontation. Si il voulait faire le malin, qui s'y échine tout seul, elle n'allait pas l'y encourager.

Du coup, elle enchaina sa préparation par ce qu'elle avait dit. L’ellébore, en premier, droit dans le centre du chaudron. Touille touille la tambouille, on attend quelque minutes et un peu de pierre de lune. Elle baissa ensuite le feu, sûre de la suite de la recette à présent. Il fallait descendre la température à une trentaine de degrés, et attendre environ trois quart d'heure.
Du coup, elle ne resta pas à fixer sa préparation pendant tout ce temps. Essayant au maximum d'ignorer le type antipathique, elle se mit à déambuler doucement entre les rayons. Il n'y avait pas grand chose à faire, alors scruter les ingrédients permettait d'occuper son esprit de futilités. Ça n'était pas désagréable, un peu comme lire l'arrière d'un paquet de céréale.

Plusieurs minutes passèrent ainsi, elle en oublia presque sa préparation. De toute manière, sa montre lui aurait indiqué lorsque le moment de s'y remettre serait venu.
Sauf qu'une odeur diffuse vint lui titiller les narines. Au début, elle n'y prêta guère attention, puis elle se mit à apercevoir comme une fumée rampante. L'odeur devint de plus en plus forte, et totalement nauséabonde qui plus est. Et m*******rde. Ouais, autant qu'elle le savait, il n'y avait pas cinquante potions potions sur le feu actuellement. Et à l'angle d'un rayon, elle "vit" son chaudron... Ouais, elle ne le vit pas vraiment, à vrai dire. Elle le devina sous une épaisse couche de fumée blanchâtre, qui s'élevait bien d'une trentaine de centimètre au-dessus et coulait de tous les côtés en même temps. On aurait dit un épais magma, sauf qu'il s'agissait bien de gaz, après tout elle en avait jusqu'aux chevilles, elle s'en rendait bien compte.

Qu'est-ce qui n'avait pas tourné rond ?
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Azaël Liderick
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Azaël Liderick, Jeu 13 Oct 2016, 22:46


La cliente ne répondit même pas. Ce n'était pas plus mal. De toute façon, il n'y avait pas grand chose à répondre, fallait bien l'avouer. Dans le meilleur des cas, il se serait fichu d'elle, dans le pire, il serait devenu vraiment désagréable. Donc elle avait choisi la meilleure option au final. Celle dans laquelle chacun d'eux finissait par reprendre le silence qui s'était instauré initialement. Calme reposant. Uniquement troublé de temps en temps par la jeune femme qui s'occupait de son chaudron. Et qui se baladait discrètement entre les rayons.

C'était apaisant de ne pas se retrouver au milieu de cris et de hurlements. En fait, l'absence de sa tante ne pouvait qu'être bénéfique. Un genre de vacances pendant les vacances. Il aurait dû l'envoyer à l'hôpital plus tôt. Le temps passait, et l'ennui ne faisait que monter tandis qu'il était perdu dans ses pensées. Il finit par se décider à comptabiliser ce qu'il avait pu récolter pendant son travail forcé dans la boutique. Ce n'était franchement pas grand chose. Quelques Gallions à tout casser. Ca ne valait pas vraiment la peine de se prendre la tête à bosser pour récolter si peu. Quelle drôle d'idée de travailler...

S'il n'avait prêté absolument aucune attention aux agissements de sa cliente, il finit tout de même par froncer un peu le nez. Ca commençait à embaumer la boutique son truc, et il n'était pas sûr que ce soit fait exprès. Mais en soit, il n'y connaissait rien. Peut être que c'était juste une potion qui puait... Mais si c'était ça, il aurait mieux fait de la virer de là. Et vu la fumée qui se dégageait du chaudron, ça ne devait pas être très très normal.

Ca commençait à sérieusement envahir la boutique. Mais qu'est ce qu'elle avait glandé sérieusement ? Elle n'était même pas foutue de se débrouiller toute seule pour faire une potion correctement... Lui n'était pas doué, alors il s'abstenait. Elle aurait mieux fait d'en faire de même visiblement. La fumée se répandait, et l'odeur était loin de s'améliorer. Il abandonna donc le comptoir en essayant de voir où était l'incapable de première responsable de tout ça. Une fois que son regard l'eut accrochée, il lâcha :

- Non mais faut vraiment être empotée ! Sérieux, c'est abusé là, avec tes conneries on va finir par crever asphyxiés... Ca pue la mort ton truc !

Bon, la politesse était vraiment oubliée. Là, il était juste énervé. Parce qu'il n'avait pas la moindre idée de comment régler le problème. Dans le doute, il lança un #Aguamenti en direction du chaudron. Histoire d'éteindre le feu en dessous. Avec un peu de chance, ça éviterait plus de dégâts. Ou alors ça ferait tout empirer. Mais autant essayer. Il ouvrit également la porte et les fenêtres d'un coup de baguette. Pour voir si ça suffisait à dissiper la fumée. Il finit par s'approcher de sa cliente avec un soupir légèrement blasé.

- Tu pourrais faire un truc, j'en sais rien, réagir... Parce que c'est un peu de ta faute quand même...

Et surtout, il ne savait pas vraiment quoi faire de plus. A part peut être partir de la boutique, en l'abandonnant sans regret à son triste sort. Mais sa tante se sentirait obligée de lui prendre la tête pendant trois plombes avec ça et lui reprocher pendant les années à venir. Alors fallait bien tenter quelque chose pour arranger la situation. Au fond, il n'en voulait pas vraiment à la jeune femme. Parce qu'il était capable de bien pire quand il se trouvait face à un chaudron. Mais il avait besoin de se défouler sur quelqu'un. Même si ce n'était que verbalement.
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Izsa Hilswood
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Izsa Hilswood, Dim 30 Oct 2016, 19:03


En somme, ça aurait pu être pire. La jeune femme était plutôt optimiste de nature : le verre est toujours plein, d'eau ou d'air ce n'était que du détail. Du coup, elle avait beau avoir foiré magistralement sa potion dans un endroit qui n'était pas chez elle (donc potentiellement avec dommage et intérêt), elle ne paniquait absolument pas.
Ben oui, ce n'était que de la fumée. Pas corrosive, ni même urticante. L'odeur était désagréable, mais les effluves ne semblaient pas dangereuses vu qu'elle les respirait maintenant depuis quelques secondes. Pas d'explosion, pas de destruction de chaudron... Ouais, c'était plutôt tranquille. Limite elle pouvait siroter un diabolo menthe avant de commencer à entrevoir l'idée de s'inquiéter.

- Non mais faut vraiment être empotée ! Sérieux, c'est abusé là, avec tes conneries on va finir par crever asphyxiés... Ça pue la mort ton truc !

Mouais, elle allait p'tête devoir s'inquiéter avant, finalement. A la base, c'était quand même sa propre mixture. En toute poésie : quand on se chie dessus, on a l'obligeance de ne pas demander à quelqu'un d'autre d'essuyer.
Bon, quand même, à part l'odeur, la jeune fille ne donnait guère raison aux mots du vendeur. La fumée ne ressemblait pas à celle d'un incendie, loin de là. Elle ne montait pas par sa chaleur, et il n'y avait pas besoin de se coucher pour ne pas suffoquer. En fait, c'était plutôt l'inverse : il n'y aurait à s'inquiéter que lorsque que tout le volume inférieur de la pièce serait rempli.

- Tu pourrais faire un truc, j'en sais rien, réagir... Parce que c'est un peu de ta faute quand même...

T'avais qu'à savoir faire un Philtre de Paix, faillit-elle lâcher bien qu'elle ne le sut pas plus que lui, de toute évidence.
Le type n'était pas rester les bras croisés. Il s'était agité dans tous les sens, à aérer la porte par portes et fenêtres, et à arrêter le feu d'un jet d'eau. Mouais, autant le coup des courants d'air, ça allait forcément marcher, autant elle était moins sûre pour le chaudron. Le feu était certes la source de chaleur, il n'empêchait qu'à présent la lourde marmite de métal était toute aussi chaude : il faudrait un certain temps avant que celle-ci ne se dissipe par conduction. Izsa avance, bien décidée à ne plus rester les bras croisés.

- Eollo Procella M... Minima...

Izsa avait failli faire une bonne grosse bourde. Certes, une immense bourrasque d'un Maxima aurait dissipé toute la fumée, mais elle aurait par la même occasion détruit une partie de la boutique. Et si elle s'était plutôt bien débrouillé pour ne pas avoir à payer de dommages et intérêt, ce n'était pas le moment de tout foutre en l'air -au sens propre comme au figuré.
Du coup, elle s'était contenté d'une petit brise qui souleva la fumée autour du chaudron. Ah, maintenant elle le voyait bien.

- Fria Maxima !, acheva-t-elle alors.

Cette fois-ci, le superlatif était utilisé à bon escient. La jeune femme s'était concentrée pour essayer d'atteindre des températures négatives, histoire de bien arrêter toute combustion. Il fallu quand même plusieurs secondes avant que la fumée cesse totalement de sortir du contenant. Évidemment, elle n'avait fait que tarir la source. Tout autour, le brouillard rampant n'avait pas fini de se dissiper.

- Ça revenir à la normal d'ici pas longtemps, assura-t-elle sans hésitation, bien qu'en réalité elle n'en sache rien. Tu vois, c'était pas la peine de paniquer.

Ça y était, elle s'était enfin lâcher. Un petit tutoiement des familles, c'est c'ui qui dit qui est, et une remarque cynique avec un bonus infantilisant. Ce que cela faisait du bien...
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Azaël Liderick
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Azaël Liderick, Lun 07 Nov 2016, 11:08


Pendant que t'essayais de faire en sorte que la boutique ressemble à nouveau à quelque chose, l'autre se décide enfin à se bouger pour te filer un coup de main. Ce n'est pas trop tôt, tu commençais à te dire qu'elle allait rester là, les bras ballants pendant que tu t'occupes de tout. Sauf que t'as pas forcément envie de gérer à cause d'elle. Ca t'apprendra à accepter que les clients utilisent le chaudron à disposition, maintenant ils pouvaient bien aller se faire voir. S'il voulait s'amuser à faire la moindre potion, ils n'avaient qu'à le faire chez eux et te foutre la paix.

Elle fait donc disparaître la fumée autour du chaudron d'un coup de vent, avant de le refroidir totalement. C'était loin d'être stupide comme idée. Et tu ne l'aurais probablement même pas eue. D'un autre côté, si chaque fois qu'elle essayait de remuer quelque chose dans un chaudron ça finissait comme ça, ce n'était pas très étonnant qu'elle sache comment régler les choses rapidement. Mais vu ce que donnaient tes propres décoctions... Tu devrais peut être te pencher un peu sur le sujet aussi. Mais tu préfères largement te tenir loin d'un chaudron en fait. C'est ce qu'il y a de mieux pour tout le monde.

Dans tous les cas, la fumée commençait à se dissiper un peu par la porte et les fenêtres que tu as ouvertes. L'air devient un peu plus respirable, même si l'odeur nauséabonde continue de te titiller les narines. A se demander ce qu'elle avait foutu dans son truc pour que ça pue autant. Mais pas de risque que tu poses la question. Parce qu'au fond, tu t'en fout. Et qu'en plus, tu ne connaîtrais probablement pas les ingrédients cités. Et voilà qu'après s'être enfin décidée à gérer ses conneries, la cliente te regarde et reprend la parole.

- Ça revenir à la normal d'ici pas longtemps. Tu vois, c'était pas la peine de paniquer.


Non mais c'est quoi ce ton condescendant ? Evidemment que ça allait revenir à la normale, tu n'es pas complètement idiot, tu t'en rends compte tout seul. Après tout, ça commençait déjà à aller un peu mieux dans la boutique. Tu pouvais voir quelques étagères qui n'étaient plus complètement perdues dans la fumée. Et puis, de quel droit elle te tutoyais comme ça, celle-là ? Bon, t'as peut être commencé, mais il y avait de quoi vu ce qu'elle avait fait. Et en plus, t'as pas paniqué. Elle t'as simplement un peu énervé. Et puis, si elle avait détruit la boutique, t'aurais été sacrément mal. Là, ta tante t'aurais foutu dehors sans chercher à comprendre, t'en doutes pas une seule seconde.

Tu balances donc un regard noir à la cliente. Parce qu'elle commence vraiment à te taper sur le système à jouer la grande sauveuse alors que tout est de sa faute. Heureusement qu'elle a fini par assumer pour t'aider à arranger les choses, sinon, tu serais vraiment devenu malpoli envers elle. Déjà que ce n'était pas ton fort à la base, si en plus tu décidais de te lâcher, elle risquait de dégager vite fait bien fait. Après avoir payé, évidemment. Faut pas déconner non plus.

- J'ai pas paniqué, c'est juste que c'était à toi de gérer tes propres conneries. J'suis pas là pour faire le ménage parce que les clients comme toi sont pas foutus de faire une potion correctement. Si tu connais pas la recette, t'as qu'à l'écrire quelque part, ça t'évitera peut être ce genre de désagrément. Et ça me les évitera aussi. J'ai franchement pas que ça à foutre.


Bonne humeur bonjour. Au moins, tu ne la pousses pas directement vers la sortie en lui tirant sa thune, c'est déjà ça. Ce n'est pourtant pas l'envie qui t'en manque.
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Izsa Hilswood
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Izsa Hilswood, Mar 29 Nov 2016, 17:12


Sorry pour ce gros retard, mon absence a fait que j'ai pleeeein de RP sur les bras



Ah ah ah. Dans son cocon de solitude, elle avait oublié le plaisir narcissique qui pouvait découler de la sociabilisation. Se moquer, prendre l'autre de haut, le faire s’énerver par la seul force des mots... Dans ce genre de situations, elle comprenait bien pourquoi le Choixpeau l'avait envoyé à Serpentard. Ses idéaux étaient loin de la tradition des sinoples, mais elle restait ambitieuse, roublarde et même individualiste sur les bords.

Et lui, se demanda-t-il intérieurement. Il devait avoir l'âge d'être à Poudlard. Dans quelle maison pouvait-il bien être ? Gryffondor, sans doute. Ou peut-être Serpentard. En tout cas, il réagit au quart de tour.

- J'ai pas paniqué, c'est juste que c'était à toi de gérer tes propres conneries. J'suis pas là pour faire le ménage parce que les clients comme toi sont pas foutus de faire une potion correctement. Si tu connais pas la recette, t'as qu'à l'écrire quelque part, ça t'évitera peut être ce genre de désagrément. Et ça me les évitera aussi. J'ai franchement pas que ça à foutre.

Aaaaaaah. Elle se délectait de cette rage. Izsa avait bien trop de recul sur sa propre personne pour prendre ses propos à cœur. D'autant plus qu'il n'avait pas tort, alors elle n'allait pas rentrer dans un débat. Une petite remarque bien sentie et pleine de mauvaise fois lui plaisait plus qu'un long monologue argumenté.
Du coup, elle haussa les épaules d'un air inexpressif. L'idée de s'excuser n'avait même pas effleuré son esprit.

Revenant à ses moutons, elle jeta un coup d'œil à sa mixture. Irrécupérable, évidemment. On aurait dit un magma, si ce n'était sa couleur blanchâtre. Han, ce que ça allait être pénible à récuré. Un petit rire nerveux s'échappa de ses lèvres quand elle imagina la tronche du vendeur si elle le laissait faire sa vaisselle. Heureusement que la magie accélérait ce genre de petit désagrément.
D'abord, elle fit disparaitre le plus gros de la potion, puis le fond d'un Récurvite élémentaire. Il restait encore quelques tâches, mais ça partirait avec un peu d'eau.

En tout cas, c'était mort pour son philtre de paix. Il n'y avait pus qu'à reprendre à zéro, mais clairement pas ici où le vendeur la tuerait. Elle allait faire ça chez elle, malgré la galère d'avoir l'atelier du duplex libre de ses colocataires.

Du coup, elle sortit juste quelques gallions pour payer les ingrédients qu'elle avait utilisé -plus ceux dont elle aurait besoin pour refaire la potion. C'était tout ? Ouais, elle croyait bien. Elle jeta juste un regard au bonhomme, qu'il la retienne si elle avait oublié quelque chose.
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Azaël Liderick, Sam 10 Déc 2016, 11:07


Tu retournes derrière le comptoir. A présent, la boutique a presque retrouver son image première. Il y reste encore un peu de fumée, mais elle continue de s'évacuer tranquillement par les fenêtres et la porte d'entrée. Tu ne peux pas franchement faire grand chose d'autre que d'attendre pour t'en débarrasser. Tu te laisses tomber sur ton tabouret dans un soupir, pendant que la cliente nettoie le chaudron. Heureusement qu'elle ne te laisse pas tout le matériel en plan, là, tu l'aurais vraiment eu mauvaise.

Tu la laisses faire sans chercher à vérifier si elle le faisait ou non correctement. Dans le pire des cas, tu laisserais ta tante racler le chaudron à son retour. Après tout, autant qu'elle s'occupe à quelque chose durant ses journées, parce que ce n'est pas le nombre de clients qui pourraient l'empêcher de s'ennuyer dans cet boutique. Toi, en tous cas, tu t'y ennuies comme un rat mort. Rien à faire, quasiment pas d'argent gagné.. A se demander à quoi ça sert réellement de venir travailler.

Une fois qu'elle a fini de récurer le chaudron qu'elle devait avoir sans aucun doute abîmé avec sa mixture tellement elle avait l'air nocive, elle te file quelques gallions, histoire de payer les ingrédients utilisés. Tu comptes rapidement, et finis par les coller tout simplement dans ta poche sans le moindre remerciement. Le compte est bon, maintenant, t'as juste envie qu'elle ne te montre plus jamais sa tronche. Parce qu'en plus d'avoir lamentablement collé un chaos pas possible dans la boutique, il en en plus fallu qu'elle te prenne de haut comme si t'étais le dernier des abrutis. Et ça, c'est vraiment quelque chose qui a du mal à passer.

Tu vois cependant qu'elle te jette un regard, comme pour être sûre qu'elle pouvait bien partir. Tu lui indiques donc la porte d'un geste de la main avant de lâcher froidement :

- Bonne journée.

Vendeur parfait. Tu gardes presque les apparences jusqu'au bout. Formules de politesse et tout et tout. Tu sors le grand jeu. Enfin pour le coup, c'est plus condescendant et méprisant que réellement respectueux. Mais après tout, de ton point de vue, elle ne mérite pas réellement davantage de considération. Elle vient quand même de te pourrir ta journée simplement parce qu'elle n'est pas fichue de faire un philtre de paix.


[Fin du RP pour moi]
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Message par : Jean Parker, Mar 13 Déc 2016, 15:32


Privé ft. Tina ❤️

Un après midi dans un parc, par un ciel voilé, de la neige recouvrant l’intégralité des choses terrestres à vue du sorcier. Il était la assis sur ce banc, un habitude journalière, un petit moment pour prendre l'air, pour une fois au calme loin du vacarme quotidien des rues de la capitale britannique. Un silence naturel, presque trop naturel pour un homme vivant dans la ville. Un sentiment de raz le bol s'était fait ressentir dans l'esprit du jeune homme, qui avait envie de partir un peu, de se ressourcer mais faute de temps de réelle volonté et du reste, se retrouver dans un lieu tranquille pour changer faisait du bien. Comme à son habitude, une cigarette venait danser au bout de ses doigts, une manie qui le suivrait sans doute dans la tombe. Les paquets s'enchainaient de plus en plus vite, tout comme le désir de fumer. La nicotine se mettait à devenir la plus puissante et la plus vicieuse des drogues, elle arrivait petit à petit de manière insidieuse sans que l'on ne puisse rien faire pour se défendre à partir du moment ou on tire la première taff.

Étant d'une humeur relativement maussade comme à sa grande habitude, le sorcier se mettait de plus en plus à essayer d'éviter le contact humain stérile qui n'arrangerait pas son état. Enchainer les moments au bar, ou dans des soirées pitoyables dans lequel le seul état d'esprit à avoir c'est de pouvoir essayer de s'apaiser avec des degrés d'alcool dans le ventre et dans l'esprit. Souvent mêlé à un autre démon tout aussi puissant et mettant dans un état tout aussi pitoyable, rendant quelques fois euphorique, ou encore plus dépressif, un hasard bien tragique.

Quelques passants s'aventuraient quelquefois dans le coin, le plus souvent des gens simples, ayant sans une doute à leur image, sans aventures, sans émotions, sans rêves profonds, des automates bossant sans doute dans tels ou tels bureaux, telles ou telles entreprises, pour un patron détesté qui n'a d'autre choix que passer ses journées à faire le flic pour garder le contrôle et une place dans le business. La société semblait triste, sans réel intérêt à tous les étages de la chaine. L'argent facile semblait beaucoup plus attirant que tout le reste, se faire de la monnaie en restant les journées sur une chaise, avec comme contraintes le fait de vivre dans l'illégalité et tout ce qui s'en suit. Il faut donc choisir entre une vie plate et mourir de vieillesse avec un peu de chance laissant une famille triste derrière soi, ou une vie sans règles, ou on peut se faire arrêter ou planter à chaque coin de rue pour une question de lois enfreintes ou de territoire empiété. Ces guerres futiles désespéraient le sang pur du plus profond de son être. L'idée était d'essayer de survivre quelques années en mettant des thunes en grand quantité de côté avant de se barrer le plus loin possible pour fuir cette vie de misère.

Les hommes qui refourguaient le plus souvent les produits à Jean avaient vu un intérêt en lui, de par le temps qu'il mettait à écouler les stocks et la discrétion dont il faisait preuve pour ne jamais se faire attraper et éviter le plus possible les ennuis. Le fait dêtre sorcier facilite bien les choses dans ce milieu la. Il s'était donc mit à travailler pour eux, traîner dans leurs quartiers, à zoner et exécuter les ordres comme un simple pion mais qui dit mec qui fait bien son taff dit mec qui gravit les échelons. Cela faisait maintenant quatre ans que le français était tombé dans ce milieu, quatre ans à vivre un peu mieux, mais depuis quelques mois les choses avaient un peu changé. Il devait maintenant se débrouiller pour que la marchandise arrive à bon port afin de la revendre aux mecs de la rue. L'argent commençait à arriver de manière plus importante et un blanchiment pourrait être une idée à envisager pour ne pas se faire coincer comme un nul.

Il faisait froid sur ce banc. Jean avait envie gouter à son produit, chose qu'il avait quasiment arrêté de faire, petit à petit, l'argent étant plus important que le bonheur ou le malheur, le jeune homme s'était fait une raison et avait fortement réduit sa consommation. Un bout de carton, une feuille, un peu de tabac et de drogue, dix bonnes minutes pour réussir à rouler, le démon était enfin prêt à être consommé. Le sang pur l'alluma et commença à tirer lentement dessus. Au fil des minutes les sensations montaient et la détente se faisait plus facile, l'emmenant pas à pas vers l'extase et vers une paix intérieure passagère non méritée.
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Valentina Boccini, Jeu 29 Déc 2016, 02:21


____________________

RP avec

Alors, on danse ? Pas de temps à perdre dans l'ennuis. Un pas après l'autre, les yeux rivés sur la lune : et j'avance. Il y a un silence a en faire exploser la tête. C'est bon. Le vent s'acharne sur les toitures, l'hiver s'étale comme une peinture. Plus de couleurs, on s'en tient à l'obscurité. Ça tombe bien... paraît que c'est mon élément. Les talons qui claquent sur le macadam, la voix qui sonne sur les murs de granit. Pour un peu, les fantômes me suivraient à la trace. Un féroce combat dans la tranquillité de l'absolu. L'image est belle, même pour une atrocité comme moi. J'ai la lèvre qui brûle d'avoir trop hurlé. La langue qui saigne d'avoir voulu la mordre. Il n'y a que des souvenirs et puis du rouge sur mes mains. Ce n'est rien. Répète le. Ce n'est rien.

Je tourne. Face au nord. Vers les grands peupliers dans des cages. Foutus anglais. Avec eux, pas de liberté, non, que du souffre dans l'air et de la poussière dans la gueule. On nous veut ligotés, bâillonnés. Pas de chance pour eux. J'ai les crocs bien saillants. L'air pue la douleur et les regrets mais rien n'arrête l'inévitable, rien ne termine l'éternité. On garde les démons dans le placard pour mieux faire basculer l'étagère. Et un banc apparaît, vieux souvenir où je n'étais pas moi. Une histoire de chiffres sans queue ni tête et un garçon qui fumait. Le même encore, avec les yeux rougis et le faciès de l'imbécile. Ils sont tous stupides. Tous... sauf le Rêve.

Je tourne et m'assoit sur le banc. Il n'y en a pas d'autres. J'ai le souffle court - d'avoir trop déchiré. Je trouve le paquet, roule et allume le poison d'un briquet de nulle part, une flamme du bout des doigts. Magie Magie. Et vos idées ont du gé... Ah non. Tais-toi, toi aussi. Taisez vous tous. Laissez nous Rêver. Je prends le bois pour m'accrocher dans le tourbillon, et le visage se découpe dans le noir. Oui. C'est lui. Tout prêt.

- Jean.

Ne parle pas, surtout. Ne brise pas le vide et l'exemplaire calme de ce coin d'enfer. Je perds un peu la tête, ça va passer je le promet, une question de minutes. Mais où est-elle, par tous les saints ! Mais quoi, que suis-je entrain de chercher ? Dis-moi, je vais t'aider. Je vais t'aider, on va mettre la main dessus. Mais sur quoi.

- A ton avis ? Ma raison.
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Jean Parker, Dim 01 Jan 2017, 17:29


Le démon commence à prendre place en ce bas monde, et à faire son effet sur sa proie. Elle est étendue sur ce banc, en train de se laisser aller. Les effets de ce démon commencent à calmer le jeune homme, les doigts s'engourdissent, la nuque se détend, les fourmis se mettent à parcourir ses membres. La vision qui change. Certaines choses deviennent floues, le sol semble en mouvement. Cette sensation de détente qui arrive, l'incapacité de penser à des choses négatives, cela permet de profiter de l'instant présent. Il y a aussi cette odeur qui semble embaumer cet espace, le rendant synonyme de bien être. On en oublie même le froid, tout semble aller mieux. Le paysage enneigé ne ressemblait plus à celui présent initialement, comme si la détente avait pongé Jean dans un autre monde. Être obligé d'en venir à de tels moyens de détente pour oublier les sentiments négatifs, oublier cette inutilité, cette impression de déjà vu le temps d'un instant.

Tout d'un coup une ombre se forme sur le sol. Elle avance progressivement jusqu'à s'arrêter pas très loin du jeune homme. Peut être y avait il quelqu'un était-ce l'imagination devenue d'un coup débordante du jeune homme ? En tournant la tête, le jeune homme découvrit ce qui semblait être une femme. Il la dévisagea en continuant de fumer, à chaque taff les effets devenaient un peu plus importants, comme si chaque bouffée de cette substance parcourait son corps et venait caresser l'intégralité de ses muscles. Le sang-pur y voyait de manière relativement floue dans cet instant précis. Qui pouvait bien être cette personne ? Était-ce réalité ou illusion. D'un coup un mot vint se faire entendre et résonna dans le crane du jeune homme. Jean. Comment pouvait elle connaître son identité ? Cette personne semblait totalement inconnue, étrangère, quasiment irréelle. Le jeune homme mit quelques secondes à réussir à se concentrer pour pouvoir répondre. Tout en tirant et en soufflant la fumée et en la regardant se dissiper dans l'air ambiant, Jean articula tant bien que mal.

Qu'est ce que ?

Sa bouche était pâteuse. Il avait soif. Faim. Le tout sans avoir envie de remédier à ces besoins primaires. Pas envie de bouger. Il ne fallait pas gâcher ce moment étrange, il fallait comprendre. Du moins essayer. Devenir un idiot le temps d'une défonce était quelque chose d'exquis. Incapable de comprendre ce qui l'entoure, incapable de comprendre ce qui lui arrive, incapable de repenser une fois de plus au passé. Des mots arrivaient à nouveau. Impossible de comprendre ce que cet être veut dire. Une fin de phrase comprise uniquement ?

A ton avis ? Ma raison.

Quelle raison ? Quel avis ? Qui était elle ? Qu'est ce qu'elle était ? Sa présence semblait totalement immatérielle, le fruit des pensées et de l'esprit critique grandement altéré du sorcier.

Ta raison ?

Un espèce de dialogue de sourds vraiment étrange. Dans cet état le rendant vulnérable à outrance, le jeune homme ne comprenait plus rien à rien. Mais au final n'était-ce pas ça l'effet recherché ? Peut être bien. Peut être pas. C'est difficile de réfléchir.

Qui es-tu ? Une amie ? Un ange ? Une illusion ? Matérielle ? Immatérielle ? Quoi donc ?

Quand des idées arrivent en même temps dans un esprit troublé, modifié, vulnérable, que ce passe t'il ? C'est l'incompréhension la plus totale qui surgit de nulle part.

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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Valentina Boccini, Jeu 05 Jan 2017, 15:31


____________________


J'pense avoir perdu le signal, quelque part dans les montagnes, sous les cieux palpitants. Il y a de l'infini. A en perdre la tête, à en cracher des poésies au vent. Tu vois, toi aussi, ces sentiments étoilés qui deviennent des éternités ? Dis moi que oui, tu les vois. Que je ne fabule pas, ne fantasme pas, que ce rêve de bonheur est une réalité. Que rien ne l'écrasera, ne le mangera. Qu'on est là, bien vivants, bien réels, bien mourants. Que l'aube se lèvera pour chuter, que la terre tournera pour brûler. Normalité. Je ferme les paupières et les rouvre sur mes genoux, pliée en deux, le sang sur les mains et dans les cheveux. Il s'écrase sur le sol et forme des arabesques à la beauté incandescente. Je redresse le buste, lentement, par peur de le briser.

J'entends la musique qui reprends et je récupère mon souffle. J'avais cessé de respirer. Quelle connerie. Je prends le temps de retrouver chaque vaisseau en moi, d'en deviner la couleur et la teneur, puis j'expire. brume,  condensation. Je me tourne lentement et fais face à la barbe du jeune homme. La vie le tabasse à coup d'années, lui aussi. Le temps ne nous laisse le temps de rien, disaient-ils, guitares enchantées à la main. Ils avaient raison.

- Ta raison ?
- Mais non, la tienne.

L'évidence même au parfum de sottise. Comme s'il ne savait pas qui j'étais. Et si il l'ignorait vraiment ? Si rien en lui ne me reconnaissait, pas même la voix ou le regard de mort ? Oh quelle douce candeur, quel univers complet de nouvelles possibilités, de réincarnations. Comme une poupée russe. Je pouvais prendre la forme que je voulais, l'identité que je désirais. Plus qu'une simple nouvelle première rencontre. Une illumination.

- Qui es-tu ? Une amie ? Un ange ? Une illusion ? Matérielle ? Immatérielle ? Quoi donc ?

Immatérielle sans doute aucun, mais qu'est-ce qui ne l'était pas sur cette planète tordue dans les malheurs et la rage de vivre ? Dans les mensonges terriblement odieux ? Un peu de vérité ne ferait pas de mal. Mais pourquoi, moi, je devrais m'y contraindre alors que rien n'était plus aisé que la tromperie ? Je mordillais ma lèvre, écrasais ma cigarette et m’asseyais en tailleurs tout en fixant le chérubin. Un ange, et puis quoi encore. J'en ai l'apparence, je te l'accorde. Mais je mordu le paradis tant et si bien que l'Eden m'a offert l'enfer en supplice. Et j'ai adoré.

- Je suis ta Conscience. Tu ne me reconnais pas ?

Et puis quoi encore, comme un souffle instauré dans un océan de vanité et de persiflages. J'assure insurpassable dans la plus grande des tranquilités. D'ailleurs, qu'est-ce qui me prouve que je ne la suis pas, sa conscience ? Que je ne suis pas qu'un voile que l'on soulève posé sur les épaules de ce gamin pour lui montrer l'une des trop nombreuses voies à suivre ? Je ne suis pas réelle. Non, je ne le suis pas.

- On m'a dit que tu avais grand besoin de moi.

Je désigne le ciel en prononçant le On. Il comprendra de qui je parle / ou alors il est stupide.


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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Jean Parker, Jeu 05 Jan 2017, 19:23


Les effets montaient graduellement, amenant avec eux la détente. Pour rester dans le froid comme cela, il fallait forcément être détendu. Enfin être perdu, l'absence de sens ou de but à long terme aidait le fait d'errer dans le froids. Dans un lieu dénué de sens, errer était la seule chose censée à faire. Je pense donc je suis à ce qu'il parait. Tu parle de sottises. Plus il pense, et moins il a envie de rester ici. Mais partir ou ? Au ciel ? Dans quel but ? Aucun. Cette impression de ne servir à rien, impression que le pet sur lequel il tire encore et encore dissipe peu à peu. Nuire à sa santé et à son esprit pour être bien, est-ce ça la vie ?

Mais non, la tienne.

Haha. Comme si le sang-pur avait encore l'enviede raisonner. Peut être était elle le fruit d'une imagination débordante ? D'une grande lassitude ? De l'envie de ne plus être seul ? Peut importe ce qu'elle était, ça m'étonnerais qu'elle ait du sens. Plus rien n'en avait de tout façon. L'envie de résonner était bien présente. Essayer de trouver un sens à tout ça. Trouver sa place si elle existe. Un sursaut d'espoir au fin bon des ténèbres peut être, qui sait ? Elle pouvait être tout et rien à la fois.

Peut être, mais ma raison est altérée là vois tu.

Je suis ta Conscience. Tu ne me reconnais pas ?

Sa conscience ? Cette chose qui le hante, qui détruit sa vie, qui l’empêche d'avancer.

Je vois, je te dois tout en fait. Je te dois mon désespoir, le fait que j'ai besoin de me droguer pour tenir et ne pas avoir envie de m'ouvrir les veine. Tu est au fond de moi mais tu es également ma pire ennemie. Je ne sais même plus ou j'en suis.
Le fait d'être ailleurs n'aidait pas la réflexion. Quand on veut dire tout ce que l'on ressent, souvent c'est là que c'est le plus difficile. On ne sait par ou commencer ni quoi dire pour essayer de se faire comprendre de manière claire et précise. Puis après tout... Si elle est sa conscience, ne le sait-elle pas tout cela ?

J'ai beau savoir reconnaitre mes ennemis, les êtres me voulant du mal, non je ne te reconnais pas.

Le démon est entièrement consumé finalement. Que faire de plus ? En rappeler un autre ? Un plus puissant ? Ou le même ? Que faire ? Bonne question. Le jeune homme n'avait même pas envie de parler à sa soit disant conscience. Rien d'intéressant à lui dire après tout. Il fallait rester dans cet état. Cet état qui t'empêche de hurler quand rien ne va plus, de tout détruire quand on éprouve de la tristesse, cet été qui nous rend humain finalement. Il fallait sortir de tout cela aujourd'hui. Pour l'espace de quelques instants, réussir à ne rien ressentir. A devenir aussi ferme et impénétrable que la pierre, plus dense que l'Osmium. Être en harmonie avec sois même est plus facile quand on ne ressent rien.

On m'a dit que tu avais grand besoin de moi.

Il éclate de rire. Un rire presque forcé. Besoin de souffrir naturellement. Pour se rappeler qu'on est en vie sûrement.

Qui t'a dit ça ? Besoin de toi ? Le ciel ? Comme si les seuls êtres qui m'aimaient de demandaient de me faire souffrir tiens. Ils t'auraient demandé de m'aider. Avoir besoin de ce qui le détruit... tu es la conscience et tu trouve ça logique ? Quoi que si j'ai besoin de toi. Besoin d'être libéré de ton poids, besoin d'arrêter d'avoir des remords, besoin d'arrêter de regretter mes actes. J'essaie d'arrêter d'être humain pour t'échapper, donc je t'en prie si tu peut faire une chose pour moi, ce que quoi que je fasse je sois en paix avec moi même. Des c*nneries je fais que ça. Mais c'est comme sa que je survis. En volant des substances détruisant à peut les hommes comme moi, et à les revendre à d'autre. Car bon qu'es-que qui est bien nécessaire dans ce monde insipide pour survivre désespérément à part l'argent ? Si je ne faisait pas, je ne serais même plus envie je pense.

Ses idées étaient emmêlées. Confuses. Mais réelles dans ses pensées. Le besoin de tout dire en même temps, comme pour se libérer d'un poids.

Si tu es ma conscience tu doit être mon alliée et non mon ennemie. Donc trouve. Trouve moi un but, une place ici bas.

A force Jean ne croyait plus en rien. Et c'est sans doute ça le problème au fond.

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