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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Westminster
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Ariana Hastings
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Re: Westminster

Message par : Ariana Hastings, Dim 3 Sep - 19:55


« Une glace me semble être une bonne idée. Ça rafraîchit toujours bien les esprits. »

Elle avait parfaitement raison. Ariana hocha la tête et emboîta le pas à Crystal. Les deux jeunes femmes s'arrêtent devant le stand de glace et Ariana commanda un cornet avec une boule au chocolat pour elle, avant de se retourner vers Crystal.

« Choisissez ce que vous voulez, c'est moi qui offre. »

Pendant qu'elle laissait le temps à l'autre jeune femme de prendre cette importante décision gustative, l'ancienne Serdaigle tenta de trier toutes les pensées qui se précipitaient dans son esprit à la recherche des questions les plus pertinentes. Alors qu'elle connaissait à peine la discipline une heure auparavant, elle était désormais plus qu'intéressée par l'alchimie et voulait en savoir toujours plus. Mais par où commencer ?

« Vous parlez de médecine universelle, » tenta-t-elle timidement. « Mais alors qu'elle est la différence entre l'alchimie et la médicomagie ? Ces deux disciplines semblent toucher des sujets assez similaires, non ? »

Cela semblait un point de départ, définir distinctement les deux, mais à peine la question était-elle sortie de sa bouche, qu'une autre lui chatouillait déjà le bout de la langue.

« Et concrètement, qu'est-ce que vous faites exactement ? Je vous imagine facilement dans un laboratoire, mais j'ai aussi du mal à me détacher de l'art des potions. En quoi est-ce différent dans la pratique au quotidien ? »



HRPG : Oui, je sais, plein de questions embêtantes Wink
En vrai, je connais la plupart des réponses, mais c'est plus logique d'imaginer qu'Ariana n'est pas dans ce cas.
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Crystal M. Ertz
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Re: Westminster

Message par : Crystal M. Ertz, Jeu 19 Oct - 16:09



Ariana opta pour le chocolat. C'était un choix que l'Apprentie Alchimiste jugea sage et gourmand. Le chocolat était une de ces denrées rares qui pouvait rarement vous décevoir et qui avait la vertu de vous mettre toujours de bonne humeur. Le chocolat calmait les mœurs et les malheurs, beaucoup de sorciers savaient cela. C'est pourquoi l'apprentie opta pour une boule Stracciatella, on restait dans le chocolat tout en se dirigeant vers la douceur de la vanille.

A côté d'elle, la brunette sentait la jeune fille réfléchir à vive allure. Qui aurait cru qu'une rencontre au parc puisse devenir si intense si rapidement? Dire qu'elle chaissait l'écureuil à peine deux minutes avant... Les événements fluctuaient rapidement dans ce monde et ce n'était pas forcément pour lui déplaire. Mais à voir la jeune fille si concentrée, l'apprentie avait peur de ce qu'elle pourrait lui demander. De son jeune âge, elle semblait en effet être déjà très percutante et vive d'esprit, chose que Crystal admirait mais dont elle se sentait loin.

- Vous parlez de médecine universelle. Mais alors qu'elle est la différence entre l'alchimie et la médicomagie ? Ces deux disciplines semblent toucher des sujets assez similaires, non ?

Première question qui tombait. Crystal respira un grand coup tout en réfléchissant. Il ne fallait pas lui répondre n'importe quoi.

- Je ne suis pas une spécialiste de la médicomagie, il est fort possible que ma réponse ne soit que partiellement correcte, mais je crois pouvoir dire que s'ils touchent parfois en effet les mêmes sujets, les méthodes et buts sont différents. L'Alchimie peut-être en grande partie assimilée à une branche de recherche pure, bien qu'elle aspire à des aspects plus pratiques. Tandis que la médicomagie, au contraire, est plutôt une activité de mise en pratique. Elle fit une courte pause, avant de répondre à son autre question: Je passe la majeur partie de mon temps le nez plongée dans les bouquins. A chercher quelque chose, à réfléchir au sens des mots qui y sont inscrits. A tenter de comprendre quelque chose que mes prédécesseurs n'ont pas encore compris. Le reste du temps, dans l'aspect pratique, c'est vrai que je vais beaucoup de potions. Mais s'ajoute à cela un processus qu'on pourrait juger "philosophique"... Je fais partie de ces gens qui croient en la puissance de la Terre et de ses secrets, des forces qui nous sont encore invisibles, même à nous sorciers, et à la puissance des mots et de la volonté humaine. Elle eu un petit rire et ajouta: mais je ne suis pas certaine que beaucoup d'alchimistes pensent comme moi en notre époque...

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Ariana Hastings
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Re: Westminster

Message par : Ariana Hastings, Mer 1 Nov - 15:56


Tous les mots de Crystal touchèrent Ariana à l'endroit précis où ils laisseraient un impact, une trace, qui deviendrait bien vite une obsession. Je passe la majeur partie de mon temps le nez plongée dans les bouquins. Le reste du temps, dans l'aspect pratique, c'est vrai que je fais beaucoup de potions. C'était elle, c'était Ariana et tout ce qu'elle aimait. Il ne lui manquait que la partie philosophique, découvrir « la puissance de la Terre et de ses secrets, des forces qui nous sont encore invisibles, même à nous sorciers, et à la puissance des mots et de la volonté humaine. »

Quelques heures auparavant elle connaissait à peine l'alchimie au-delà du mot, et maintenant elle avait l'impression de découvrir un secret enfoui au plus profond d'elle-même, comme si toute son enfance, son adolescence, et tout ce qu'elle avait appris jusqu'à présent la menaient à ce moment précis, à cette discipline qui lui paraissait maintenant plus qu'évidente. Était-ce ce que Crystal avait voulu dire par "trouver sa passion" ? Parce qu'en effet, si c'était le cas, la révélation apparaissait déjà comme une véritable révolution.

« Merci. » dit-elle simplement, un sourire aux lèvres, la glace presque oubliée commençant à fondre entre ses doigts. « Merci d'avoir pris le temps de répondre à toutes mes questions alors qu'on se connaît à peine. Et merci… pour l'alchimie. J'ai l'impression d'avoir soudain découvert ma voie seulement grâce à vos mots. Vous pensez que c'est possible ? Ou peut-être que je me fais des illusions et que cette discipline ne me conviendrait pas plus qu'une autre... »
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Re: Westminster

Message par : Crystal M. Ertz, Ven 1 Déc - 15:03




Ariana était en train de faire une chose étrange. Elle forçait Crystal à vraiment réfléchir, à aller au bout de ses pensées. Peut-être était-ce la première fois que l'Apprentie Alchimiste réfléchissait ainsi aux raisons qui l'avaient poussées vers l'Alchimie. Ou plutôt, les raisons qui l'avaient poussées à rester dans le domaine de l'Alchimie. Il est difficile d'être fasciné par cette matière de l'extérieur. Cette profession, cet art, semble toujours obscur, sans contours ni buts définis. Mais une fois que l'on pousse la réflexion un peu plus loin, comme elle venait de le faire, on découvrait des merveilles dont il était difficile de détourner les yeux.

- Merci d'avoir pris le temps de répondre à toutes mes questions alors qu'on se connaît à peine. Et merci… pour l'alchimie. J'ai l'impression d'avoir soudain découvert ma voie seulement grâce à vos mots. Vous pensez que c'est possible ? Ou peut-être que je me fais des illusions et que cette discipline ne me conviendrait pas plus qu'une autre...

Crystal sourit et regarda le ciel. Étrangement, elle se sentait également redevable à cette jeune étudiante qui était sortie de nulle part. Elle avait également le sentiment que cette rencontre dans ce parc ne serait pas leur dernière rencontre, ou du moins, elle l'espérait. Avait-elle sans le vouloir diriger quelqu'un sur la voie si difficile de l'Alchimie? Jamais elle n'aurait cru possible une chose pareille. Et pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de ressentir une certaine fierté, ainsi qu'une curiosité à voir comment les choses allaient pouvoir évoluer.

- Cette discussion m'a également fait beaucoup de bien, je crois. Il ne m'arrive pas souvent de discuter de ce sujet avec mon entourage. M'ouvrir de cette façon à quelqu'un comme toi, j'ai l'impression d'ouvrir les fenêtres de ma cave pour y faire rentrer de l'air frais. En ce qui concerne ta voie, je ne te connais sûrement pas assez pour pouvoir te répondre correctement. Mais si mes mots ont réussi à te toucher, c'est sans doute pour une raison. Je connais peu de personnes qui y seraient vraiment sensible. Elle fit une pause pour finir sa glace, avant de terminer: Ce que je peux te proposer, c'est que tu viennes un jour prochain dans mon manoir, visiter mon laboratoire et ma bibliothèque. On pourra parler d'alchimie plus longuement et tu pourrais voir concrètement en quoi consiste cette partie de ma vie, si ça te tente.

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Elhiya Ellis
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Re: Westminster

Message par : Elhiya Ellis, Dim 7 Jan - 13:47



Asphyxie

Plus d’un mois depuis le dernier post, on reprend, en cas de soucis mp
Après London Eye
Pv Ethan -LA accordé à ce dernier
♫♫

Contenu sensible


Le sol sous mes pieds semble si mou, si inconsistant. Qu’est ce qui ne va pas ? Qu’est ce qui ne convient plus ? J’étouffe, je suffoque, impossible de respirer. Même dehors, même perchée sur le toit de la maisonnette du parc. Mon cœur enserré demande supplice, qu’on l’achève, qu’on le soulage, qu’on le fasse se taire…  Comme ça, la douleur ne serait plus là.


J’avais essayé pourtant, de sourire, de faire semblant, de prétendre, d’être forte, d’être celle qu’on attendait de moi. Alors, pourquoi je me retrouve là, en équilibre sur des tuiles rouges, les yeux gonflés emplis de larmes et de mépris ? Je veux juste que tout cesse, je veux juste oublier, me perdre, m’abandonner.

Ce serait si simple, juste un pas, un pas de plus dans le vide, un simple pas, un seul et unique.
Et je glisserais
Tomberais
Oublierais
Disparaitrais
Et plus rien, non plus rien de ce qui pouvait rester dans ce pauvre monde ne viendrait me dire que rien était fini.

Lucy, ma douce, si tu savais combien j’ai appris à vivre grâce à toi, si tu savais combien cette vie sans toi est insupportable. J’y arrive pas. J’sais bien que tu voudrais pas que je déambule comme ça, que tu souhaiterais pas que seul la lumière de la lune guide tristement mes pas, j’sais que tu veux me voir sourire et vivre pour toi. Mais comment ? Dis-moi comment ? Maintenant que tu n’es plus là ? J’sais pas mentir, j’sais plus, j’ai jamais vraiment su, c’est devenu trop dur, tout me rappelle ce qu’on faisait ensemble... Les photos de tes sourires sur mon bureau, ton journal et ta belle écriture dans mon sac, la peluche sur mon lit, le couleur de mon gloss sur mes lèvres... Tout

Alors maintenant, je dois faire quoi ? Attendre.. patienter... Le temps guérit tous les mots. Mais moi, je sais pas, je crois pas. Il s’est barré ailleurs le temps qui calme tout. Ça fait combien de nuit que je ne suis plus qu’une ombre ? Que je me promène en hauteur, le nez vers les astres de nuits insolemment moqueurs ? Je ne compte même plus, ça a plus de sens. Rien, non rien ne me ramènera à toi. Alors à quoi bon ? comment une nuit de plus éloignerait cette peine ? Comme elle le pourrait ? Elle allait au petit matin faire en sorte qu’on m’ait jeté un sort d’oubliette, et te faire entièrement disparaitre ? ça non plus j’veux pas. J’veux juste plus me perdre en voyant ton image dans mon esprit. J’veux juste laisser mes doigts glisser dans tes cheveux dorés, entendre le son de tes rires à nouveau, ne plus sentir le gout du sang dans ma bouche, ne plus le voir colorer mes doigts….

T’sais, ma belle, si je dors plus, que je me mets à boire, à fumer, c’est pas pour m’amuser, je sais même plus le sens de ce mot. C’est juste car dès que mes paupières se ferment, tout ce que je vois, c’est toi. Ton corps inerte sur le macadam de la capitale. Ta jolie robe s’empourprant à chaque instant un peu plus. Mes cris étouffés. Ma main incapable de serrer la baguette. L’indifférence des autres... tout tourne toujours dans ma tête, sans jamais s’arrêter…  Tous les jours… toutes les nuits… tout le temps… sans jamais s’arrêter…

Il ne suffisait que d'un pas, un seul, dans le vide. Le premier est d'en posé en dangereux équilibre. Et t'sais quoi, la tête dans la capuche de [b]ton(/b] sweat, personne m'a vu venir ici. Jace, Dey, Luna, Mary, Eury, Ulysse... tous, autant qu'ils sont ignorent ou je suis... c'est marrant, je peux m'empêcher de sourire pendant que les larmes inondent les joues. Devenue funambule sur le fil étroit de la vie, aucun de mes supposés spectateurs n'étaient présents...

Pourtant, ce pouvait être grandiose. Un spectacle haut en couleur pendant que les enfants dorment paisiblement. Du rouge partout. Sur mes doigts, dans mes mèches blondes, sur mes genoux... partout, dans un feu d'artifice citadin d'un corps aplatit contre le tarmac.. Ce serait joli non? Ce serait comme toi ma belle. Juste comme toi, partie dans l'ignorance de tous, blottie entre mes bras...

Je ferme les yeux et tu sais je sens tes doigts dans les miens, les effluves de ton parfum dans mes narines, le goût de tes bonbons acidules crépitant sur mon palais. Ça me manque tant, tu me manque tellement. Les yeux me brulent, je ne vois rien -encore-, j'ai dû trop pleurer -encore-, je ne sais pas, je ne sais plus. Je crois que mon esprit s'évade, j'crois que j'ai pris y truc moldu dealé au coin de cette rue que tu détestes tant. Elle te faisait peur cette rue sombre, alors j'y suis allée pour voir si ce qu'elle cachait pouvait te ramener. Mais t'sais, y'avait que quelques idiots revendant une came que j'connais pas. T'aurais pas dû avoir peur, y'avait pas de quoi..

Mais maintenant, le monde tournait autour de moi, inexorablement. L'effet de la pilule, l'effet des nuits blanches, l'effet des restes d'alcool coulant dans les veines, l'effet d'une vaine tentative de survie… Trop de chose qui ne me collait à la peau….

Le ciel est si beau. Les étoiles dansent et chantent pour moi, alors que je continue à tournoyer dessous, les implorant de m'emporter ici. Le tapement de mes talons sur les tuiles élève une symphonie sporadique. Je suis toujours debout, j'ignore comment. Les bras en croix dans le vide, le nez vers cette voute stellaire éternelle, tournant toujours une fois de plus jusqu'à m'étourdir, m'effondrer sur le toit.

Le regard dans le vide, je grimace. Lucy, mon ange, je me suis loupée. Même ça, je n'arrive pas à le faire. Avec ou sans baguette je sers à rien. Tout juste à faire du bruit.... mais personne pour l'entendre...

Jamais personne
Un monde vide
Peuplé de fantômes
D'âmes suivant un chemin
Connu d'elles seules
Jamais personne
Jamais …
Oui,
Jamais…

Mon cœur avait si mal, mais personne ne le voyait. Mon esprit avait perdu tout espoir de rester sain, mais personne ne s’en apercevait… Je voulais juste être moi aussi enfin personne…. Ainsi, les larmes cesseraient de rouler sur mes joues, mes songes cesseraient d’exister, je cesserais d’être…. Dis-moi ma belle, je t’y retrouverais au moins ? Je pourrais effleurer tes doigts, ressentir ta chaleur contre moi, pétiller sous ton regard ? Ou ça aussi ce n’était que mensonge ?
Dis-moi ?
Les battements de mon cœur ralentissaient, j’ai peut-être exagéré ce soir, ou justement pas assez abusé. Je les entends raisonner dans ma tête, martelant ma boite crânienne ? Je veux les faire taire juste une fois, pour ne plus rien ressentir… Ne plus avoir l’impression d’avoir une silhouette penchée au-dessus moi…
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Ethan Turner
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Re: Westminster

Message par : Ethan Turner, Mer 10 Jan - 8:18


Pv Elhiya
L.A. accordé
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♫♫



Ethan passait quelques jours chez ses grand-parents, ses propres parents ayant décidé de se payer un voyage en Grèce pour leur anniversaire de mariage. C'était donc les parents de sa mère qui avaient hérité de lui pendant ce temps, au grand plaisir de l'adolescent, qui voyait en la branche impure de sa famille des gens plus laxistes, qui adoraient le gâter. Il était arrivé le matin même chez eux, avait passé une partie de sa journée y défaire ses valises et à prendre des nouvelles de ses grands-parents. C'était maintenant le soir, tout le monde dormait chez les Williams, à l'exception du jeune homme. C'était classique chez lui, lorsqu'il était en visite, il passait toujours une ou deux nuits à avoir du mal à dormir, particulièrement lorsqu'il se trouvait en plein coeur de l'historique et intrigante ville de Londres, avec ses anciennes architectures, ses lieux foncièrement touristiques, ses habitants qui ne semblaient jamais vouloir dormir...

[...]

Rien d'intéressant dans le frigidaire, rien d'intéressant dans le garde-manger non plus, bon... Une petite virée nocturne s'imposait, dormir le ventre vide, non merci. Et puis, le brun adorait cette ville, alors autant l'explorer un peu pendant que le temps de la ville, habituellement peu clément, lui permettait. Ethan savait bien que son papy et sa mamy ne lui en tiendraient pas rigueur, surtout s'il avait sa baguette avec lui et qu'il leur laissait une petite note avant de partir. C'était combien, l'argent moldue, au fait? Des billets... c'était trop étrange, comme des reçus en fait, ça ne valait rien ce truc, enfin, l'important c'est que les Moldus du dépanneur croient que ça vaut quelque chose. Alors, sept billets "10", ça devrait le faire... sinon il reviendrait, en changeant de route ça pouvait être intéressant pour découvrir un peu plus la ville.

Le brun sortit du bloc appartement sans faire de bruit, et commença à arpenter les rues en direction d'un magasin encore ouvert à cette heure. Passant devant le parc, il décida de couper par ce dernier, qui était particulièrement beau la nuit. À Poudlard, il n'avait jamais vraiment l'occasion de voir le parc dans l'obscurité totale, comme le règlement lui interdisait de se trouver hors de son dortoir à pareille heure. C'était une règle qu'il n'avait jamais comprise vraiment.

Oui d'accord, les bêtes noctur...

Il n'était pas seul dans le parc, il y avait une silhouette qui semblait danser sur le toit de la maisonnette de celui-ci. La main droite du jeune homme agrippa sa baguette au creux de sa poche. Il n'avait pas encore le droit de faire de la magie en dehors du château de Poudlard, mais pour se défendre il savait que c'était toléré. Par contre, plus il s'approchait de cette présence, et moins elle semblait hostile. C'était une jeune femme, qui semblait vivre sa joie en dansant, mais pourquoi ici? Et pourquoi sur le toit? ... Mais! c'est bien des sanglots ça.. c'est qu'elle ne va pas bien, cette fille...

Continu ton chemin Ethan, c'est pas tes affaires.

Continu ton chemin Ethan, tu va te retrouver mêler à des problèmes plus gros que toi!

Continu ton chemin Ethan, si ça se trouve, c'est de sa faute si elle est dans cet état là!!!

Puis il vit la demoiselle s'effondrer sur le toit de tuiles. Il n'arriverait pas à avoir la mort de quelqu'un sur la conscience, c'était trop pour lui, et puis pourquoi elle ne s'était pas contenté de continuer à danser aussi! Parce que tu aurais laissé une pauvre fille pleurer, à un cheveu de tomber dans le vide? Peut-être... tu le saurais sûrement jamais, la réponse te faisait trop peur de toute manière, et si c'était toi dans cette position? « Hey, madame, vous allez bien? » Clap clap clap le grand, c'est certain qu'elle va bien hein, t'a vue comment elle avait l'air joyeuse avec ses sanglots juste avant de tomber? Elle pète la forme cette fille voyons. Non, t'avais dit cette phrase juste parce que tu voulais rester bien loin. T'espérait qu'elle te réponde un beau « Oui ça va », que ce soit vrai ou non, que tu puisses poursuivre ta route comme si de rien n'était. Mais voilà, elle ne répondait pas. Le coeur commençait à s'emballer, fallait pas  qu'elle soit morte d'une overdose de j'sais-pas-quoi, put*in! Il n'était vraiment pas pressé d'arriver à voir les Sombral, le bleu.  « Madame? », dernière tentative infructueuse de ne pas vraiment s'impliquer, en vain. Hey meeeerde. Comment elle était monté là, elle? Ah, il y a une échelle de secours sur le côté, ça devrait le faire. Montant les barreaux deux par deux, il était rapidement arrivé sur le toit de la maisonnette; maintenant : la fille, et vite!

Manœuvres prudentes faites sur les tuiles, Ethan s'était approché de la demoiselle blonde. Soupir de soulagement, elle semblait toujours vivante, même si son état psychologique était probablement très peu enviable. Bon, du coup, il ne savait plus trop quoi faire. Elle était là, il était là, c'était bizarre pour lui qui ne parlait jamais aux gens qu'il ne connaissait pas. Le jeune homme se pencha légèrement au-dessus d'elle, histoire de mieux l'observer, de voir l'étendue des dégâts. Elle semblait désemparé, vulnérable, à bout de nerfs... Ethan ne put s'empêcher de ressentir un peu de tristesse face à la scène qui se déroulait devant lui, la souffrance humaine n'était jamais un spectacle agréable à regarder, ou même à tolérer. Pour lui, qui avait vécu une enfance des plus agréables toutes choses considérées, c'était d'autant plus déstabilisant...

-Hey je.. je suis là pour t'aider...okay?  

Paroles dites sur un ton qui se voulait doux et réconfortant. Dans les faits, il espérait très fortement qu'elle ne décide pas de se jeter soudainement en bas du toit.
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Elhiya Ellis
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Re: Westminster

Message par : Elhiya Ellis, Mar 6 Fév - 20:24



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D'ou venait cette voix mêlée à la danse nébuleuse des astres de nuit?Les étoiles me répondaient enfin? Elles si hautaines, si altières, se penchaient enfin sur mes mèches dorées? Mais qu'avaient elles à me dire désormais? Que pourraient-elle me montrer maintenant qu'il faisait si froid, si sombre? Que pouvaient-elle se permette de chuchoter? Leur balet gracieux n'etait devenu qu'illusion, leurs mains tendues de simple mensonge. Que pourrais-je faire de quelques mumures instincts?

-Cassez-vous!

Qui que vous soyez, laissez moi danser sur le bord d'un toit de tuiles rouges. Laissez moi sentir le vent me brûler les paupières, m'arracher les prunelles car c'est tout ce qui me reste pour me sentir en vie dans ce monde qui tourne sans moi...

Tout tourne sans moi, ce soir, hier, demain... toujours..  le ciel noir gigote, se tremousse, joue avec la chaleur de la lune, l'offrant et la retirant au grès de son caprice. Et moi, en dessous, je veux juste qu'il cesse sa comedie risible qu'il me rende ma blonde, la soeur, mon amie, la vie..  je veux que le tournis de mes pensées cessé qu'on me dise où j'ai merdé, qu'on me le dise ou qu'on me permette de chuter pour de bon. Du haut de cette bicoque  ou des aiguilles de big-ben. Qu'on taux de les vœux une bonne fois pour toute, qu'elles s'etouffent de la douleur et de la peine...

Qu'on m'oublié
Que je m'oublie
Que je ne suis plus l'ombre de moi même
Mais l'ombre simple.
Celle qui glisse à la mort du soleil silencieusement
Et que rien n'atteint
Sauf la lumière de l'astre de jour

Le mien m'a été arraché dans mes bras.  Dépouillé de toute substance, et pourtant, je sens sa chaleur encore sur ma peau d'albatre. Son sourire me lacere l'âme, sa voix m'étrangle à chaque respiration. Je suffoque même si je sens l'air frais s'éngoufrer sous mon sweat qui se soulève lentement. Je vie entre parenthèse, prétendant que tout va bien le jour, cachant derrière mes sourires une douleur grandissante. Je .. survie..  sans aucune raison...

Juste car je ne fais que me dire que si tu savais que j'abandonnait, tu serais tellement déçue que jamais ne te retrouverai. Alors ce soir encore, la belle Lucy, je n'ai pas réussi. Ton souvenir, la douceur de ta présence tant d'années à les côtés à impacté mon être. Tu es toujours là, quelque part en moi.  Obligeant mes pas fébriles à ne pas se perdre dans le vide. Obligeant ma silhouette tremblante à se montrer à quelques rares inconnus qui remarque ma présence discrète....

Mais dis-moi ma douce, qui suis je sensé faire derrière mes longs cils rabbatus sur mes yeux gonflés par les pleurs et la colère? Récupérer une main tendue? Pretendre à nouveau? Le dos contre le toit gelé il m'est impossible d esquisser le moindre sourire et la forme que perçoivent mes prunelles est tellement floue que je sais que je prit des encore. Cela fait tellement d'heure que j'ai commencé à  boire jusqu'sans plus connaître mon nom, que la courses des larmes ne peut désormais plus s'arrêter.

Et il veut quoi cet autrui penché sur moi? M'aider? Bien il n'a qu'une chose à faire.

-Fais les taire... les souvenirs.. je ne veux plus les entendre ni les sentir... tu peux le faire?

Nan. Cet inconnu ne pouvait pas. Même si une fraction de seconde il s'etait concerné. Il ne pouvait pas, car si c'etait vraiment ce qu'il voulait, alors d'autres autruis auraient bougés au lieu de te regarder te faner entre mes doigts.

Il ne peut pas.
Ni les faire taire
Ni effacer cette peine
Alors pourquoi
Cette lune d'argent continue à se moquer
Fière d'avoir guidé les pas de cet autrui à moi?
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Ethan Turner
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Re: Westminster

Message par : Ethan Turner, Dim 18 Fév - 9:11


Pv Elhiya
L.A. accordé
Se passe dans le passé, Ethan a 15 depuis quelques mois seulement

♫♫

La jeune femme en état de détresse psychologique restait là, sur le toit de la maisonnette, couchée, près du vide. Le jeune homme aurait voulu se placer entre elle et la bordure du toit, pour s'assurer qu'elle ne puisse tomber dans le vide, mais il avait peur qu'elle réagisse mal s'il quittait son chevet. La demoiselle ne cessait de pleurer, comme si elle venait de perdre quelqu'un, quelque chose, comme si sa vie venait de prendre fin... Ethan avait du mal à regarder la scène sans que son estomac ne se serre, plus il restait là, et plus son moral partait en fumée, c'était inhumain de pleurer ainsi, sans début, sans fin, comme si plus rien ne subsistait, que le désespoir. Qu'est-ce qui pouvait bien lui être arrivé? une rupture amoureuse particulièrement douloureuse? la mort d'un proche? une situation financière qui venait de s'écrouler? Le jeune homme n'étant pas très doué pour parler, se contenta d'observer et d'évaluer dans un premier temps, tout en s'assurant que la demoiselle ne posait aucun danger pour lui, mais surtout pour elle-même. Elle lui avait dit de se casser, puis avait continué à pleurer, alors qu'Ethan s'était un peu plus approché, gardant un oeil sur une potentielle arme qu'elle pourrait trimballer avec elle, histoire de rester prudent et de ne pas finir dans les journaux du lendemain. Il avait d'abord hésité pendant un moment, mais son choix était maintenant fait, et il s'était formé un contrat intérieurement avec sa conscience, celui de ne quitter la scène que lorsqu'il aurait la certitude que l'inconnue ne soit plus une menace pour sa propre vie. La jeune femme lui avait finalement indirectement donné un indice sur la raison pour laquelle elle se trouvait dans cet état : elle souhaitait oublier, ne plus revivre ses souvenirs. C'était mince, beaucoup trop mince pour en tirer une quelconque conclusion, mais l'hypothèse de la situation financière venait au moins d'être écarté. Le coeur du brun se serra un peu sous la voix déformé par les pleurs de la demoiselle. Il fallait qu'il fasse quelque chose, qu'il la calme, et qu'il l'amène à lui faire confiance.

La situation aurait été bien plus idéale s'il aurait été en mesure d'utiliser la magie, mais voilà, il devait se débrouiller avec ses talents inexistants en relations sociales. Quoi dire pour ne pas envenimer la situation? Pour ne pas retourner le fer dans la plaie? Pour lui redonner espoir... Déjà, ne pas l'ignorer, ne pas lui laisser le temps de croire qu'elle est seule.

-Je... je suis là pour t'aider d'accord? T'est plus seule maintenant, t'est plus seule, ça va aller...

Éviter de répondre négativement, c'était probablement la chose la plus intelligente à faire en ce moment, focuser sur le positif, et ce qu'il était possible de lui apporter comme aide. Par contre, les options d'Ethan semblaient très limitées, celui-ci ne connaissant pas la source des malheurs de la jeune femme, et ne souhaitant pas lui demander immédiatement, histoire de ne pas aggraver son cas.

-Rien ne mérite que... tu tentes de t'enlever la vie... reste avec moi et parle-moi, parlons ensemble... s'il te plaît.

Créer un lien, une communication, l'occuper. C'était l'idée du jeune homme, à peu de choses près. Si la demoiselle était occupée à converser, de n'importe quoi, elle serait moins concentrée sur l'idée du suicide, et ça, c'était déjà un bon début. Il ne restait qu'à espérer qu'elle ne le rejette pas du revers de la main, ou pas trop violemment tout du moins. En fait, pour s'assurer que ça marche, il devait forcément lui poser une question, l'orienter quelque part, lui tendre la main pour la sortir des ténèbres.

-Commence par me dire si... tu est blessée. Si tu as besoin de soins immédiats?

Question stupide, le brun se doutait bien qu'elle n'était pas blessée physiquement, mais il voulait qu'elle se confie d'elle-même, sans avoir à lui tirer les vers du nez, pour qu'elle ne se sente pas agressée. Ethan suivait sa logique, se doutant qu'une personne en détresse ne réagirait probablement pas de manière logique, mais c'est tout ce qu'il savait faire, et il n'était pas pour la laisser dépérir et passer son chemin... Pour une fois que la misère humaine frappait à sa porte, pour une fois qu'il pouvait faire quelque chose. Toute sa vie, parfois consciemment, parfois inconsciemment, il avait fui les atroces nouvelles en provenance de partout dans le monde, car chaque fois il éprouvait la sensation d'être terriblement impuissant, un vrai bon à rien, inutile jusque dans les moindres détails. Le monde dépérissait, et lui n'y pouvait jamais rien, il était trop maladroit, trop inexpérimenté, trop faible... mais aujourd'hui la misère était sur le pas de sa porte, et il avait décidé de faire son possible. Pour une fois, sa conscience ne lui avait pas laissé le choix.

Une larme qui coule, accompagnée par ses soeurs. Elle n'est pas seule, mais pourtant témoigne d'une solitude sans nom. Elle coule, et s'effondre, jusqu'à rejoindre la chaleur estivale de la terre, gardienne éternelle de la vie, de la mort. Son chemin est sans appel, sans obstacle, elle arrivera à destination tant que la vie suivra son cour, alors que sa source est figée dans le temps, dans le néant d'une amie trop tôt partie. Une main tendue dans le noir qui se fait entendre, guidée par le bruit de la rivière qui verse et déverse les larmes du deuil. Nul n'aurait pu prévoir cette danse des âmes qui s'entrecroisent, qui se rencontrent pour se quitter puis se retrouver. C'est la balade des étoiles, qui se jouent du destin, qui tissent leurs propres chemins, jamais sans penser au lendemain, toujours créant de nouveaux liens.
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Elhiya Ellis
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Re: Westminster

Message par : Elhiya Ellis, Mar 20 Mar - 21:56


♫♫♫

Des mots, toujours des mots, encore et toujours. Des mots vains, inutiles, creux. Des promesses illusoires qui disparaitraient dès que j’aurai l’audace de les croire. Des pétales de roses caressant mon esprit priant pour que je ne perçoive pas les piquant acerbes derrière… Du vent… rien de plus… une brise désagréable s’engouffrant jusqu’à mes pensées meurtrie pour faire résonner ces foutaises à mon esprit.

Ne plus être etre seule...  Si seulement c’était vrai... Si seulement cela pouvait avoir le moindre soupçon de réalité… Mes pieds auraient-ils tournés enivrée par le poison coulant dans mes veines si c’était le cas ? Mes doigts auraient-ils été aussi usés d’avoir essuyés des larmes s’coulant infiniment ? Ne plus être seulejuste car lui, cet autrui jamais croisé auparavant estimait que c’était la meilleure des choses à faire ? Risible bienveillance écœurante….

Et les mots, supposément réconfortant continuaient à se déverser sur moi comme si c’était ce dont j’avais besoin… Comme si le mensonge perpétuel de l’attention offerte par quelqu’un pouvait suffire désormais que mes paupières étaient bien trop ouvertes pour arriver à se fourvoyer de plus belle. Personne, non, personne n’avait bougé l’autre jour, sur les pavés de Londres, personne n’avait cillé  pendant que le liquide carmin entachait mes doigts, mes mains, mes genoux et mon être, alors qu’il n’était pas mien.

Rien ne méritait de rester ici, rien si ce n’était de trouver la force de leur faire payer à tous, tous autant qu’ils étaient. A tous ceux qui avaient détourné le regard, à tout ce qui avait regardé, à tous ceux, spectateurs avides de sensation qui s’étaient nourri du désarroi de la contemplation de la mort d’une étoile. Eux tous, sorcier ou non, eux tous méritaient le sort de celle qu’ils avaient admirer s’éteindre. Il n’y avait que cette raison qui pourrait valoir la peine de continuer à prétendre encore un peu plus avant de disparaitre à mon tour.

Mais il en savait quoi l’autre de tout ça ? Qu’est ce qui le poussait à venir se planter sur les tuiles gélées d’une maisonnette dans un parc en se penchant sur une inconnue ? Le désir de faire ce qui devait être fait ? Le besoin de jouer les héro ? Il était où alors quand on avait réellement besoin de lui ? Il était où quand de l’aide était réellement réclamée ? Loin, très loin, noyé dans la masses de silhouettes inconsistantes et hypocrites, penchées sur leur propre petit tracas. Alors qu’il y retourne, dans son petit monde où rien à part lui-même n’existait, qu’il parte avec sa question stupide.

-Non

Non bien sûr que non je ne suis pas blessée, les larmes coulent seule le longs de mes joues mais je n’ai pas mal. Pas véritablement, pas comme il l’entendait. Je n’ai pas d’entailles sur les mains, pas d’écorchures sur les jambes, pas de commotions ou de bleu. Pourtant, mon être meurtri, joue les funambules chaque soir, tachant toujours un peu plus de sombrer dans l’oubli et …. La mort d’un prochain jour. Non, je n’étais pas blessée, j’étais fanée. Dépourvu de lumière, arraché à sa source de vie, plongées dans les abimes de mon cœur étouffé. Je le sentais battre tous les jours, mais lui aussi jouait un role, il s’était arrêté depuis ce jour, m’entrainant dans sa chute sans fin me suppliant d’achever ses souffrances. Et pourtant….. Pourtant je sentais la chaleur glaciale de la lune d’argent sur le tracé humide de mes joues, me rappelant qu’une fois encore je n’avais pu accéder à la requête de la plaie béante éventrant mon cœur. Te trahissant Toi mon seul rayon de soleil.

Comment pouvais-je à nouveau apprendre à briller sans la douceur de ta main dans la mienne ? Sans l’éblouissement de ton sourire ? sans la tendresse de ton regard au moindre de mes caprices ? Je ne sais pas faire, j’ai jamais appris…

-Je ne sais pas…

Fuite de mes pensées, perte de contrôle de mon mutisme réconfortant, complainte solitaire offerte à une foule d’étoiles insensible et à un ….. garcon ? Derrière un papillonnement de cil doré, les contours flous prenaient une forme assez jeune, d’un male de quasi mon âge. Un gosse, un bercé encore par les bras de sa mère la nuit quand il retournait dans son cocon familial. Le monde se fouttait de moi ouvertement… Déjà les pilules n’avaient pas l’effet d’engourdir mes sens, l’alcool devenu compagne trop récurrente était incapable d’anesthésier mon esprit, et maintenant…. On m’envoyait Ca ? C’était risible.

Un éclat de rire s’échappa au milieu du reste de mes sanglots. Un de ceux empli de trop de douleur pour appeler un écho quelconque. Un de ceux donc la démence devenait justification. Un de ceux qui me restait pour seule réponse à toutes leurs questions stupides à tous autant qu’ils étaient…. Pourtant, je voulais rire pour de vrai. Je voulais faire raisonner un son cristallin s’étirant jusqu’au ciel. Je voulais à nouveau pétiller comme avec toi… Mais c’était impossible. Ne me restait que l’amertume, la peine, la souffrance aveugle de ne plus jamais pouvoir t’entendre rire également…. Alors je riais et pleurais en même temps en prenant appuis sur mes coudes pour me relever.

-Tu sais soigner l’âme toi ?

Bien sur que non, bien sûr que ce genre de chose n’existait pas, mais au moins cesserait-il avec ses interrogations idiotes ? Les opales couvertes d’un rideaux humide se plantaient sur les formes indistincte de celui qui se pensait un instant indispensable

>merci de garder le sujet ethan arrive :kiss:
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Message par : James Wallace, Dim 6 Mai - 11:53


[PV Loredana ]






Tandis qu’il sortait d’une bouche de métro, James entendit le tintement des cloches au loin qui indiquaient que 22h00 était passé. Il était en retard. En retard pour la soirée moldus à laquelle il avait été convié. La personne qui l’avait invité était une fille, du nom d’Emilia Green, qu’il avait rencontrée à plusieurs occasions lors de ses vacances en Chine. Par coïncidence, il l’avait recroisé quelques jours plus tôt dans les rues de la capitale anglaise. Cette dernière, les joues empourprées, s’était empressée de l’inviter à cette fête. Il avait accepté sans y avoir vraiment réfléchi, n’ayant pas grand-chose à faire ce soir-là.

Après quelques minutes de marche il arriva à l’endroit indiqué : C’était une grande maison a la façade violette et aux volets bleus. Il sonna. L’attente lui parut longue et il son regard se porta de sur le numéro afin de vérifier qu’il ne s’était pas trompé. Non c’était pourtant bien cette maison. Il entendit soudain le mécanisme de la serrure s’enclencher et la porte s’ouvrit sur un visage connu, bien que légèrement rouge. C’était Emilia qui était venu ouvrir et il semblait à James que l’alcool avait déjà commencé à faire ses effets sur elle. Quand elle l’aperçut, son visage s’éclaira et elle cria en se jetant dans les bras de James, médusé.

« James ! Tu es venu finalement. Ça me fait plaisir »

Elle stoppa l’étreinte, comme si rien ne s’était passé et s’éclaircit la voix avant de le regarder droit dans les yeux en fronçant les sourcils. Elle mima de le réprimander dans un surjeu accentué par les effets de l’éthanol qui coulait dans ses veines et indiqua sa montre avant d’articuler avec difficulté :

« - Tu es en retard, j’avais dit 19h. Du coup il n’y a plus de pizzas. Nah. »


Puis elle s’écarta de la porte avant de l’inviter à rentrer. James s’engouffra dans la maison à sa suite. Ils arrivèrent dans une grande pièce éclairée par des lasers de multiples couleurs. Ses oreilles qui ne s’étaient pas encore habituées souffrirent du volume de la musique qui inondait la pièce. Il observa également le monde présent dans la pièce. Il y avait la une bonne trentaine d’invitées, attroupés autour du buffet central et qui parlait bruyamment pour tenter de percer le brouhaha ambiant. Certains d’entre eux dansaient sur une piste de danse improvisée au milieu de la pièce.

James choisit de prendre la direction du buffet, se saisit d’un verre et se servit un mélange de rhum et de jus de fruit, avant de tremper ses lèvres dedans afin de gouter. Parfait. Pour être tout à fait honnête il n’avait jamais vraiment aimé la bièraubeurre. Il posa un coud sur la table et entreprit d’observer alors l’assemblée qui se tenait devant lui.
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Re: Westminster

Message par : Loredana Sparks, Mer 9 Mai - 10:34



Loredana ne savait pas vraiment ce qu'elle faisait là toute seule. Quelques jours plus tôt, elle avait croisé une amie à elle, moldue, qu'elle n'avait pas vu depuis bien longtemps. Celle-ci vivait à Cambridge, à quelques pas du Manoir des Sparks, où Loredana avait grandi. Elles s'étaient cotoyées durant quelques années. Enfin, elles se voyaient uniquement lors de soirées alcoolisées organisées par ses amis. Elle lui avait donc parlé d'une soirée qu'une autre amie à elle organisait dans une maison et la Gryffondor avait accepté, avec pour seule condition que Daemon puisse venir aussi.

Alors pourquoi se retrouvait-elle sur le chemin toute seule ? La raison était simple : Daemon avait finalement été retenu à cause d'une réunion préfectorale qui n'était pas prévue à la base. Elle avait longuement hésité à y aller, mais il lui avait conseillé de s'y rendre quand même, que l'occasion de revoir ses amis moldus ne se représenterait pas de sitôt.
Elle avait donc transplané dans une petite ruelle où elle savait que personne ne pourrait la voir. Avec Daemon, elle aurait probablement pris les transports moldus pour lui montrer qu'elle s'en sortait bien toute seule, même si elle avait grandi entouré de sorcier. Mais elle n'avait pas la patience de prendre le métro ou le taxi et le transplanage était tellement plus pratique.

Après quelques minutes de marche, elle était enfin arrivée à l'adresse que son ami lui avait indiqué. Façade violette, volets bleus, c'était forcément celle-ci. Elle fut accueillie par probablement l'organisatrice de la soirée qu'elle ne connaissait pas. Elle se présenta comme l'amie de Julie et s'excusa pour le retard. Oui, la soirée devait débuter à 19h, et il était 22h15 lorsqu'elle avait débarqué à la soirée. Cela faisait longtemps qu'elle n'était pas sortie, elle avait donc hésité peut-être un peu trop longtemps lorsqu'elle avait su que le préfet des Gryffondor ne l'accompagnerait pas.

La maison avait été aménagée comme une salle des fêtes : De la musique, de la lumière et un buffet. Loredana s'était décidée à se diriger vers ce dernier afin de commencer par se servir un verre. C'était pour elle un bon moyen de commencer la conversation avec quelqu'un. Elle ne voulait pas s'ennuyer alors inutile de rester dans son coin. Elle se servit un verre et avait scruté la pièce des yeux à la recherche de son amie. Au lieu de cela, elle vit une autre personne qu'elle avait déjà vu quelque part. Malheureusement, elle était, pour le moment, incapable de dire où elle avait vu cette personne. Voyant qu'il était seul, elle s'approcha de lui et le regarda quelques petites secondes avant d'entamer la conversation. Ça lui était revenu. Elle ne savait pas son nom, mais savait que c'était un élève de Poudlard et de son année même. Elle avait été préfète, elle connaissait les membres de sa maison.
Elle se décida donc à l'aborder, en prenant de faire en sorte que personne n'entende.

- Si j'avais su qu'un autre sorcier se trouvait ici, je n'aurais probablement pas hésité autant à venir ici !

Elle lui souriait, en espérant qu'il la reconnaisse également, sinon elle passerait sûrement pour une folle...
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Re: Westminster

Message par : James Wallace, Mer 9 Mai - 12:16


- Si j'avais su qu'un autre sorcier se trouvait ici, je n'aurais probablement pas hésité autant à venir ici !

James, qui s’apprêtait à rentrer dans une discussion, fut interrompu par une voix derrière lui. Sorcier ? C’était donc quelqu’un de son monde. Il se retourna et fit face a une femme qui avait l’air d’avoir à peu près le même âge que lui. Il la dévisagea pendant une fraction de seconde. Son visage lui disait quelque chose, mais impossible de mettre un nom dessus. Et même si la lumière de la pièce n’arrangeait pas la chose, James n’avait jamais été physionomiste. Il fit cependant comme si de rien n’était.

-Eh bien, j’avoue que je ne m’y attendais pas non plus ! C’est une belle surprise. Surtout que pour tout te dire, je ne connais presque personne ici.

Puis il passa sa main dans ses cheveux, les ébouriffant au passage (encore plus que ce qu’ils ne l’étaient déjà), puis il fut secoué d’un petit éclat de rire honteux :

-Ahah, excuse-moi mais je dois avouer que je ne me rappelle plus ton nom. Ce n’est pas très glorieux. Tu te nommes… ?  

Tandis qu’il posait sa question, quelques détails lui revinrent en tête : C’était une Gryffondor. Ce n’était déjà pas mal. Il espérait simplement qu’elle ne le connaissait pas vraiment de son côté. Cela rendrait la situation gênante dans le cas contraire.
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Re: Westminster

Message par : Loredana Sparks, Jeu 7 Juin - 8:54



Vraiment désolée pour ce retard...

Il ne semblait pas désagréable, ce qui n'était pas une mauvaise chose. Voilà maintenant plus de six mois qu'elle n'avait pas fait de soirée avec des moldus pour unique compagnie. Devoir se retenir de parler du dernier cours de sortilèges ou de métamorphose. Devoir mentir en prétextant devoir rentrer tôt car un examen de Mathématiques t'attendait le lendemain. Ces mensonges pourtant pas si grave avait le don de la mettre mal à l'aise désormais. Pour une sang-pur qui ne connaît rien à la scolarité moldue, c'était un petit peu compliqué. Elle apprenait sur le tas et grâce à Daemon qui avait vécu dans les deux mondes.

Lui aussi semblait étonné de la voir ici. Il n'était probablement pas courant de voir beaucoup de sorcier à une soirée organisée par des moldus. Il avoue ne connaître presque personne lui non-plus, ce qui est assez rassurant. Passer la soirée seule ne faisait pas parties des priorités de Loredana et elle aurait aimé que Daemon soit là, elle se serait sentie probablement plus à l'aise.

- Pour tout te dire, je ne connais qu'une personne ici ! Une amie moldue que j'aie recroisée en début de semaine ! Je ne connaît pas pas l'hôte de la soirée...avait-elle dit en plaisantant.

Il passa sa main dans ses cheveux, un geste qui était souvent signe de malaise, mais il n'y prêtait pas attention. Il ne se connaissait pas après tout, difficile de trouver les mots, les phrases justes pour faire la conversation. Puis il lui demanda son nom, elle comprit alors que lui ne la connaissait pas. Rien de bien étonnant, ils ne s'étaient jamais adressés la parole avant ce soir.

- T'en fais pas pour ça, je suis Loredana Sparks, on est dans la même maison. J'étais ta préfète en début d'année et je ne me rappelle même pas ton nom non plus...

Elle n'aimait pas beaucoup rappeler aux gens qu'elle avait été préfète, puis qu'elle avait arrêté en cours d'année à cause de son comportement de cancre comme certains aimaient le dire. Elle n'avait jamais rien fait de grave bien sûr, mais disons que ses sorties bien trop répétitives le soir, ses états d'ivresses et ses notes qui baissaient, ça n'aidait pas vraiment les nouveaux à s'intégrer... Daemon avait été son remplaçant. Et le moins qu'elle pouvait dire, c'était qu'il était bien plus sérieux qu'elle et qu'il faisait son travail de manière exemplaire et ce, même s'il ne s'entendait absolument pas avec son collègue Ulysse. Une histoire de tromperie dont elle ne voulait plus entendre parler.
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Re: Westminster

Message par : Jean Parker, Jeu 12 Juil - 1:08


Privé ft. Azénor L.A accordé



Pourquoi.. Pourquoi se demandait-il. Pourquoi continuer à e fatiguer à marcher au milieu de la nuit à travers les rues pour trouver un bar et faire la même chose encore et encore ? Alors qu'en trente secondes on peut se retrouver chez soi dans un fauteuil confortable pour boire un coup. Pour profiter de l'air frais sans doute. Rester enfermer des jours et des jours à la longue c'est lassant. Aucune obligation au quotidien c'est dangereux au fond, le seul truc à faire pou s'occuper c'est de faire n'importe quoi avec son corps et son cerveau, et dormir pour se remettre du profond non sens de ces journées. Si encore c'était pour changer. Mais hélas non, le but était de trouver un bar perdu, de voir de nouveaux visages le temps d'une soirée.

Le temps de s'en aller juste une temps de son présent, de sa vie et d'imaginer celle des autres à travers leur regard et leur parole. Les sorciers sont fort pour ça. Mais les moldus sont bien plus intriguants. Ils n'ont pas la magie dans leur vie,  ça leur apporte quelque chose d'intéressant dans un sens. Le monde sorcier était trop excentrique, trop introverti sur lui même, ignorant tout aux alentours. Alors qu'eux sont différents, plus de joie, plus d'émotions quand ils daignent lever leur tête de leur multitude d'écrans. Il ne faut pas leur en vouloir c'est ça leur monde.

Déambulant donc dans des rues à peut près au hasard, Jean était à la recherche d'un bar pour continuer sa soirée alcoolisée, et pourquoi pas la pimenter un peu plus avec d'autres ingrédients. Après tout c'était ça le but réel : changer de décor pour vivre un spectacle intérieur navrant. Fini les jolies tenues d'apparat d'un temps passé, les jolies chemises blanches bien propres, le sorcier était méconnaissable. Il faut dire que pour faire n'importe quoi les survêtements de sports était clairement plus agréables. Cela restreignait quelques entrées mais bon avec un peu d'argent tendu gentiment il y a peu de barrières à un homme.

Après quelques minutes à se balader à travers divers quartiers le regard du jeune homme se posa sur un bâtiment semblant être éclairé, semblant correspondre à ses attentes. Assez de nouveaux visages pour passer une soirée correcte, sans que la présence humaine soit oppressante. Il semblait y avoir au premier regard quelques jeunes comme lui semblant avoir un peu trop forcé sur la boisson, les classiques piliers de bar ressassant leur vie embellies par les mensonges, et quelques bon vivants profitant d'être réunis. Décor parfait pour se mettre dans un coin pour siroter un verre de whisky commandé à la va vite à une serveuse presque jolie. Le sorcier se cala à une table, regardant les diverses personnes présentes avant de replonger son esprit dans le contenu de ce verre.

C'était drôle de faire ça avant. Pour ça a changé. Pourquoi aller boire au bar et ne rien faire d'autre devient lassant à la longue ? Pourquoi faut il que le choc cérébral soit de plus en plus puissant pour apprécier d'être en vie ? A Poudlard il n'y avait pas tout ça, il y avait un monde qui pouvait sembler beau rempli d’espoir et de rêves. C'est triste de penser de manière si noire a vingt trois ans. L'alcool semblait avoir pour seul effet un mal à la tête quotidien et une baisse de fierté, et plus aucun effet agréable. Pourtant ce démon continue d'être à ses côtés jour après jour, qu'il soit avec des gens ou en solitaire. Maintenant les soirées même anodines devenaient corsées avec une violence cérébrale et physique accrue. Pourtant ce n'est pas ce soir que ça allait changer. Il n'était même pas minuit et le jeune homme savait déjà pertinemment qu'il n'allait pas dormir. Après ce bar il trouverait une boite ou n'importe quel endroit pour écouter de la musique fort.

Jean le sentait. Ce démon glissait le long de ses doigts dans sa poche. Il suffisait de le vouloir et l'amnésie et le choc démarreraient. Le démon était mal vu mais ça le démon il s'en fiche. Il préfère corrompre, agir sur tes envies et tes faiblesses, pour que tu le gobe et qu'il prenne vie à ta place. On essaie d'y résister au démon. Puis au bout d'une lutte de quelques minutes de résistance la clé du bonheur se vit rompue et ingérée en partie par le sorcier avec comme moyen de faire passer un gout horrible dans son organisme un verre d'alcool.

Le temps que le démon se réveille et ne déchaine son pouvoir à travers son esprit, il fallait attendre.

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Re: Westminster

Message par : Azénor P. Benbow, Jeu 12 Juil - 15:13



Comment fait-on pour oublier. Pour passer à autre chose. Pour respirer enfin. Si je me suis échappée ce soir, sans rien dire, c'est bien pour m'enfuir de c'te vie qui serre un peu, ce non pouvoir, cette asphyxie. Aurait-on rendez-vous avec nos démons chère shadow self. Le vent agréable qui se cache dans les poumons ça fait du bien. Ça donnerait presque l'envie d'esquisser un sourire. Vous rendez-vous compte de ce que le temps fait alors qu'il fait rien. Il passe et nous on le regarde les yeux humides pendant qu'ils nous laisse que des rides et des grands 'aaaah et si j'avais su'. Que referait-on avec des si, le monde? Tout pareil, tout différent, avec qui, avec toi. And she smiled.
J'ai pas laissé de mot, j'ai rien dis. Tout laissé derrière moi, j'ai fermé la porte sans un bruit. C'est pas vraiment un truc qu'on fait à mon âge, mais tu sais j'avais peut-être besoin de m'évader pour supporter le poids du monde qui s'écrase sur mes épaules. Pourquoi on s'prend la tête pour être bien vu hein. Pourquoi j'ai donné tout ce que j'avais pour en être ici? Ah mais oui pour atteindre un but, mais j'en ai ras le c*l des dimanches et des lundis à répétition. Toujours la même chose, le même train de vie, les plaintes et ceux qui se rendent pas compte. Mais regardons autour comme les fleurs sont fatiguées. Quand t'es devant ton bureau un verre à la main, le poing sur la bouche, les lunettes sur le nez, les jambes croisées, que tu penses être si bien; et bah tu penses à quoi? Est-ce-que tu regrettes ce que t'as fais, est-ce que tu regrettes déjà ce que tu feras. Tu te mens combien de fois par jour quand tu te regardes dans le miroir, et si je te demande de nommer toutes les choses que tu aimes, combien de temps ça te prendra pour te nommer toi-même.
aoutch

Oh cette Azénor ce soir est méconnaissable. Sortie à la va-vite, une veste sur le dos, des chaussures qui claquent pas comme à l'accoutumée, et un air stérile, dur, lassé. J'ai tout ce dont j'ai toujours rêvé, absolument tout. Mais Dieu pourquoi ça peut pas simplement être suffisant. Pourquoi on peut jamais se contenter du moment, juste regarder la vie et la kiffer ptn.
Solitaire à mes heures perdues je fonds dans les rues de Londres parmi les fourmis moldues qui se marchent dessus. Mains dans les poches je regarde la nuit passer sans savoir ce que je vais bien pouvoir faire. S'arrêter près du Palais de Westminster, sourire un coup parce qu'à couper le souffle. Y'a que des gens beaux ici, bien sapés, qui s'la pètent parce qu'ils ont des beaux mentaux et des belles montres. S'ils savaient ces petits morveux innocents que d'un claquement de doigt je leur fais cracher leur poumon. Je tiens le regard aux plus dégoutés qui trouvent sans doute ça dommage qu'une femme comme moi se cache sous sa capuche, les traits ramollis. Puis des fois je regarde dans le vide, je perds tantôt dans l'immensité du ciel qui ne découvre pas les étoiles, tantôt dans son reflet qui divague un peu. La brise légère elle rend les joues roses et elle sèche les lèvres, fait virevolter les mèches qui ont pas leur place dans le pull fermé. Mais qu'est-ce-que je suis devenue, cette nuit.
C'est ma part d'ombre qui plante mes ongles dans mes mains ça fait mal mais ça en ferait presque du bien, ah le paradoxe des notes du piano qui tirent sur l'insupportablement indispensable.

Puis finalement d'un coup de tête je reprends la marche parmi les insectes qui savent pas voler. Les mains dans les poches, sourcils froncés. Je pousse la porte du premier bar, retire ma capuche, m'installe au comptoir. Puis je vois Jean là-bas, assis seul à une table. J'ai pas vraiment la capacité d'être surprise. Les pupilles dansent, elles sont contentes de le voir. Mais qu'est-ce qu'il est devenu. Rendez-vous demain à Poudlard je serai irréprochable, heureuse de vivre ma vie de personne importante qui fait genre "j'me la pète pas". Mais toi, Jean. Qu'est-ce-que tu fou la, qu'est-ce-que t'as pris, qu'est-ce que la vie t'as fait ptn.
J'me lève, me déplace, pars en sa direction. Puis je m'assois en face de lui, comme si c'était complètement normal de se croiser là. On a pas vraiment le temps de se voir je sais, mais je t'oublie pas Jean. Jamais. T'es celui qui me fait sortir de la réalité souvent. Mais reviens-y avec moi des fois, de l'autre côté. Vraiment regarde-nous. Ris-en aujourd'hui pleures-en demain.
Qu'est-ce-que tu fous là toi?

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Arnaud Meula
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Re: Westminster

Message par : Arnaud Meula, Mar 4 Sep - 11:02



Patrouille à Westminster - Rencontre fortuite



1 Mois sans rep, dernière co de Jean fin Juillet, je pique, MP si soucis.
Pv Cendra (LA pour apercevoir)

Londres,
The London Bridge is falling down.. ♫♫

Cette petite chanson raisonnant en tête à chaque patrouille, aujourd'hui c'était du côté de Westminster que je me baladais à la recherche d’événements. Le soucis d'être un apprenti, c'est que son mentor n'est pas toujours là et quand il n'est pas disponible, seules 2 options restent. Glander au Bureau ou sortir patrouiller sans aucun réel but précis..

Passant les mains dans les poches à côté des nombreux moldus du quartier, je m'arrête quelques minutes pour observer une relève de la garde Royale. C'est un spectacle assez incroyable pour un sorcier de sang-pur, de voir des gens mettre leurs vies ainsi à la disposition d'une famille Royale. On ne peut pas dire qu'au Ministère ce soit pareil, nous sommes libres de quitter à tout instant nos fonctions et rentrer chez nous... en entier.

Finissant d'observer la scène, je retourne à ma marche en levant le regard pour tomber quelques mètres plus tard sur un visage connu. Traits féminins, rousse et jeune, évidemment je l'avais déjà vu, sinon je m'arrêterai pas ainsi pour observer quelqu'un, surtout dans un coin remplis de Moldu et de touriste.

Drôle d'endroit pour rencontrer une cliente du Heurtoir, n'est-ce pas?

Un léger sourire en redressant ma tête pour que mon regard traverse le sien, je tend alors mon badge d'Agent de la Brigade de la Police Magique avec mon prénom et mon nom vers elle.

Agent Meula. Je suis aussi Entraineur au Heurtoir, je t'ai croisé durant le tournoi de duel, tu peux m'appeler Arnaud si le cœur t'en dis. Et qu'elle est donc le prénom de la personne en face de moi?

Enfin trouvé un peu de distraction, Dieu bénisse la raison pour laquelle elle se trouvait juste ici, tout en rangeant mon badge dans ma poche intérieur droite, je garde un petit sourire amicale dans sa direction, je ne suis pas ici pour l'arrêter ou lui faire la morale comme avec Miss Marjorie.

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