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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Au détour d'une rue
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Zélie Hepburn
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Re: Au détour d'une rue

Message par : Zélie Hepburn, Jeu 15 Fév - 12:52





Euphorie, papillons qui virevoltent dans ton ventre. Tu es heureuse. Excitation de la soirée qui s'annonce, des futurs fous rires. Il y a sur ton visage un sourire qui refuse de s'effacer. Elhiya sort un petit sachet cookie aux pépites de chocolat. Drôle de contraste, drôle de mélange. Innocence et débauche. Puis ce sont les commandes qui accourent. — Avezc un whisky Ecossais, c’est juste à tomber, crois moi. J’te fais gouter ça si ta tequila n’as pas bousillé mes papilles. Allé, à… hum.. Au renouveau ? au nouveaux souvenirs aux meilleurs senteurs alors ! La Serpentard lève son verre et t'incite à faire de même. Tu ne manques pas à l'appel. Cling. Bruit aigu des verres qui s'entrechoquent et qui annonce le départ. Tu portes ton verre à tes lèvres et laisses doucement la tequila couler le long de ta gorge. L'alcool rampe, glisse et s'empare de chaque partie de ton corps. Grimace discrète. Une chaleur qui enflamme ton coeur. Le temps court. Les discussions, les rires fusent. Les anciennes querelles s'effacent du tableau petit à petit, laissent place aux souvenirs à venir. — Alors, quoi de neuf depuis son temps ? hormis que tu deviens infirmière pour chouette chevêche ? Hâte de quitter le château et les mauvaises rencontres dans les toilettes ? Limite ça va me manquer quand même… Quoi de neuf ? Deux vieilles amies retrouvées. Pas totalement. Tu la regardes décrocher les étoiles pour un nouveau verre. — Pas grand chose... Je vis dans une boucle, j'attends que quelque chose vienne briser cette boucle, que je puisse m'amuser un peu. Tu sais, du genre... vivre des aventures. Tu ne trouves pas que ta vie est monotone. Il ne se passe rien. Je subie ma vie... Je m'emm*rde. Je voudrais vivre des expériences épiques tu sais. Être le héros d'une histoire fantastique. Et je pense que pour cela, je dois quitter Poudlard. Ça ne va pas tellement me manquer... En fait.
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Re: Au détour d'une rue

Message par : Elhiya Ellis, Ven 16 Fév - 18:09


Ho que de triste propos. La boucle de la monotonie était toujours complexe à briser. Quelque part elle était rassurante, mais terriblement étouffante. Je ne pouvais qu’acquiescer à son désir de liberté, à sa soif de divertissement, m’ennuyant moi-même assez rapidement. Par contre, pour les quêtes épiques, la dernière au tableau, pour moi s’était soldée par une bosse sur la tête et des griffures de chat en butin. Il y’avait forcément moyen de trouver gout à la vie autrement qu’en saccageant sans vouloir une chambre dans un bar du coin. Dodelinant doucement de la tête, je lui avais adressé un sourire en coin malicieux pendant que nos nouveaux verres étaient servi.


« Ho, navrée, la gloire et l’héroïsme, ca colle pas trop aux serpentards quand même. Par contre à force de moisir non loin des cachots, y’a moyen de trouver quasiment tout d’amusant, tant qu’on fait un peu l’effort. Tiens, essaye-moi ça » Du doigt, j’avais poussé le sachet de cookie chocolat à côté du spiritueux aux fragrances épaisses. Accompagnant d’un large sourire les mots qui glissaient hors de mes lèvres, je poussais Myrtille en pleine tentative d’ascension de mon verre « Si je me rappelle bien, c’était déjà ce que tu m’avais dit non ? Cette impression de subir. Et quand tu lâches du lestes, que tu te permets de respirer, c’est comment ? Tu sais, ces rares fois où tu oublies le passé qui t’enferme et le présent qui peut parfois te brider ? Me dit pas que t’as jamais essayé ? Au pire, d’un coup sec de cette merveille, ca devrait déjà délier un peu plus tes pensées refoulées. T’inquiètes je ne jugerais pas. J’peux franchement pas ! » A moins de croire meilleure qu’autrui, mais là, y’avait une marge avant que ça n’arrive.


D’un clin d’œil qui se voulait encourageant, j’avais porté le verre à mes lèvres soutirant une première gorgée. Les aromes puissants emplissaient ma bouche, caressant les papilles, affolant quelqu’un de mes sens à cause d’un estomac laissé vide avant de venir. Sensation exquise de promesse de soirée arrosée. Pas une de celle où j’étais entière, mais une où je pouvais me savoir vivante. La compagnie était douce, et agréable. Même s’il y’avait des relents psychologique d’altercation, ca ne donnait que plus d’intérêt à l’instant. « Tu sais, en perdant la propriétaire du journal que t’as eu dans les mains, j’ai enfin compris qu’il fallait arrêter d’attendre que les choses passent, ou arrivent. Rien n’empêche de provoquer ces moments que tu attends, non ? » Référence à ma blonde. Le souvenir était douloureux, la peine perdurait, mais pourtant, j’avais refusé d’arrêter de vivre au final, ne serait-ce que pour venger sa disparition. Le reste n’était que des options bonus « Allé, à la tienne ! » Croquant dans un biscuit, je prenais rapidement une nouvelle immense lampée de whisky, sous peu, je pourrais dire adieu à la sobriété.
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Re: Au détour d'une rue

Message par : Zélie Hepburn, Dim 25 Fév - 11:04



Blablablabla. Les mots sortent, ils ne s'arrêtent pas pas. Vague de parole qui déferle sur la Serpentard. Était-elle seulement prête pour cela ? Avec quelques verres de plus, la pilule des confessions passerait toute seule. Un autre pleaze ! — Ho, navrée, la gloire et l’héroïsme, ca colle pas trop aux serpentards quand même. Par contre à force de moisir non loin des cachots, y’a moyen de trouver quasiment tout d’amusant, tant qu’on fait un peu l’effort. Tiens, essaye-moi ça. Les p'tits cookies te font les yeux doux. Approche... Approche. Tu en saisis un et le croques sans pitié. Le délicieux goût du chocolat qui fond dans ta bouche te fait presque oublier la présence de ton verre d'alcool assis sur le bas côté. —  Si je me rappelle bien, c’était déjà ce que tu m’avais dit non ? Cette impression de subir. Et quand tu lâches du lestes, que tu te permets de respirer, c’est comment ? Tu sais, ces rares fois où tu oublies le passé qui t’enferme et le présent qui peut parfois te brider ? Me dit pas que t’as jamais essayé ? Au pire, d’un coup sec de cette merveille, ca devrait déjà délier un peu plus tes pensées refoulées. T’inquiètes je ne jugerais pas. J’peux franchement pas ! Tu montes au grenier... Tu réfléchis. Le premier exemple qui te vient en tête c'est le maintenant. Tu ne penses pas aux problèmes, tu vis ta vie. Tu la vis juste. Certes, tu en parles de tes problèmes, mais les mots sortent tout seuls, comme des grands. Les angoisses ne suivent pas. Ah... Doux secrets de l'Alcool. Alcool... Alcool ! Tu avais failli l'oublier celui-là ! Tu te saisis de ton verre et le montes à tes lèvres. Tout va mieux. — Merci... Pour ton aide tout ça. 'Fin... Tu pourrais ne rien en avoir à foutre et me laisser nager sur place dans ma m****. Mais tu ne le fais pas...

Effacer. Tout s'efface durant quelques secondes. Elle s'occupe de sa petite boule de poils et toi de ton verre. Vos amours vous font oublier l'instant. Qui finit par revenir à la charge. — Tu sais, en perdant la propriétaire du journal que t’as eu dans les mains, j’ai enfin compris qu’il fallait arrêter d’attendre que les choses passent, ou arrivent. Rien n’empêche de provoquer ces moments que tu attends, non ? Il te faut un moment pour assembler les pièces du puzzle. Propriétaire ? Du journal ? Que tu as tenu ? Dans les mains ? Oh ! Ce journal-là ? Comment s'appelait-elle déjà ? Lucy. Lucie. — Allé, à la tienne ! Paroles précipitées. Comme si elle voulait changer de sujet. — Les provoquer... Tu veux dire que je devrais me faire virer de Poudlard ? Non. Cette solution n'est pas envisageable. Par contre... Réfléchir. C'est dur de réfléchir un verre de whisky à la main. Tant pis... L'heure n'est pas à la réfléxion mais à l'abandon ! — À la tienne !
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Re: Au détour d'une rue

Message par : Elhiya Ellis, Mer 21 Mar - 16:53


Oupsie navrée, bug dans les notif OO


Des remerciements ? Non, franchement si j’étais en quête de gratitude ou de mot doux, mes fesses ne réchaufferaient pas la chaise en bois d’un pu parfaitement inconnu, et mon gosier ne serait pas en train d’accueillir un spiritueux corsé. J’avais juste esquissé un sourire en coin tout en haussant l’épaule. Non pas que je m’en foutais, mais il ne me semblait pas être coutumière au claquage de porte à la gueule quand on me pleurait sur l’épaule. Moi, tant qu’on ne reniflait pas à grosses gouttes sur ma cape de sorcier je pouvais tendre l’oreille. Ça coutait rien, et à un moment donné de ma vie, j’aurai bien voulu avoir des bras chaud dans lesquels pleurer sans concessions.

Rien de mieux que cette chaleur acre glissant le long de ma gorge. Elle emportait avec elle cette sobriété qui aurait dit à la brune que se faire virer du château ne serait pas très intelligent, alors qu’en fait, l’honnêteté émoussée par le spiritueux, se complaisait à crier un « rien à foutre de Poudlard ». Trop de règles, trop d’hypocrisie, trop de décalage entre ce qui nous attendait dehors et ce qui nous berçait entre ces pierres froides. La grimace de dégout retroussant mon bout de nez en guise de réponse, le culot de mon verre claqua sur la table en noyer pour accompagner la mort de la boisson de la lionne. Voilà qui me plaisait bien plus.

Adieu les larmoiements, nul besoin de revenir dessus, le passé n’avait rien à faire entre nos lèvres, et ce rendez-vous de deux maisons ennemis le prouvait bien. J’avais souri, observant les mimiques de la brune tout en lui tendant un nouveau cookie.

– Pas besoin de se faire virer pour arriver à respirer au final. Alors, ce wisky-chocolat ? Ca te plait ?

J’aurai mis ma main à couper qu’une seconde tournée était nécessaire pour se faire clairement l’idée. Levant la main pour signaler qu’on prenait la même chose, les opales scintillantes par les premiers effets de l’alcool glissaient sur la demoiselle face à moi.

-Fait gaffe à ton biscuit, à défaut d’attirer un quelconque male potable de ce bar, tu vas te retrouver avec une agression de Boursoufflet ! Elle est coriace en plus !

La légèreté de la discussion n’avait d’égale que mes dernières décisions de train de vie. L’abandon du poids de la pression familiale, des responsabilités osées injustement sur nos frêles épaules.
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Re: Au détour d'une rue

Message par : Zélie Hepburn, Dim 29 Avr - 17:49





Suis là ! Suis là ! Pas touche au sujet

Le temps défile devant tes yeux, il tourne comme pour essayer de te perdre, mais tu ne te perds pas. Tu sais où tu vas. Un endroit de joie et d'allégresse. Où l'on flotte n'importe où, là où le souffle chaud t'emmène. Ils passent un à un, ils se vident un à un. Ils défilent comme le temps et toi tu t'élèves vers le ciel. —  Pas besoin de se faire virer pour arriver à respirer au final. Respirer, qu'est-ce que ça signifie finalement ? Absorber l'air dans la cage thoracique, puis l'en rejeter. Oui mais qu'est-ce que ça signifie ? Tu ne parles pas cette langue. Que tu retournes ce mot dans tous les sens, que tu l'inspectes sous toutes ses coutures, calme ou haletante, profonde ou saccadée, la respiration te fait savoir que tu es en vie. Respirais-tu jusqu'à maintenant ? Tu l'ignores, tu n'y faisais pas attention. Tout ce que tu percevais c'était le brouillard, la nuit qui t'aveuglait et t'aveugles peut-être toujours. Tu voudrais bien essayer, respirer. — Fait gaffe à ton biscuit, à défaut d’attirer un quelconque male potable de ce bar, tu vas te retrouver avec une agression de Boursoufflet ! Elle est coriace en plus ! Y a quelque chose dans cette phrase qui te fait rire aux éclats, mais quoi ? L'image qui te vient à l'esprit peut-être ? Peut importe tu ris à l'étouffée parce que tu en as besoin, l'alcool te permet de t'offrir ce genre de secondes savoureuses. Tu t'empares du trésor tant convoité et n'en fais qu'une bouchée. — Chi on che fechais un p'it cap ou pas cap ?
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Re: Au détour d'une rue

Message par : Elhiya Ellis, Lun 28 Mai - 22:04


Un rire. Vla qu'elle se deridait la lionconne. Pas que le cote "jtire la gueule tout le temps" c'était pénible, mais pour une soirée du genre "hey on zappe nos bêtises de gamines et on devient copines" c'était pas optimal. Alors que le spiritueux lui montait déjà à la tête ou que l'idée absurde d'une attaque de boursoufflet était parfaitement risible, seul le résultat l'importait. Éclat de rire à mon tour, pas besoin de réeles raisons que d'une bestiole en train d'attaquer le sachet de cookie. L'alcool faisait déjà office, mais ce n'était pas plus mal, Zelie n'était pas encore ouverte à la conversation, toujours méfiante, sur ses gardes, mais je ne pouvais pas le lui reprocher, conservant moi aussi barrières et contenue tant que je pouvais le faire. Plus tard, peut-être, la Rouge trouverait un moyen de respirer par elle même, comme il me semblait l'avoir trouvé de mon côté. Mais pour l'heure, c'était d'un trésor sucré et de l'insouciance liquide dont elle avait besoin.

La main levée, les mirettes espiègles, j'acquiessais d'un signe de tête en pouffant comme une gamine. "Heyyy, bien sur! Cap forcément capeuh!". Allez, c'était forcément innocent non? Elle allait pas me demander un truc du genre balancer un doloris sur un client hein? De toute, j'avais forcément oublié, car en soit, j'etais supposé ne pas avoir ne serait-ce avoir eu envie de le tester sur mon ex. Aloes forcement, moi, là, en commandant une nouvelle tournée, je m'attendais à un defi stipide et ridicule. "Vas y balance! J'écoute!... enfin après un verre". Sourire à l'arrivée de nos consommation. La mienne sans le respect qui lui était dú termina dans mon gossier, en pansement acide des maugreations et mauvaises idees.
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Antoine Robertson
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Re: Au détour d'une rue

Message par : Antoine Robertson, Mar 14 Aoû - 18:33


Les deux membres n'étant plus sur le forum, je me permet de récupérer le sujet 😀


RP avec Kohane

Plic, plac. Plic, plac. Plic, plac. L’eau de pluie ruisselle le long des ardoises pour venir faire déborder les gouttières. Le sol est trempé et mes pieds glissent à chaque pas sur les pavés de la rue. Encore quelques minutes sous ce torrent d’eau et mon corps va finir entièrement mouillé. En plus, le ciel est presque entièrement noir, donnant l’illusion qu’il est tard dans la nuit. Pourtant, l’après-midi n’est même pas encore terminée. Les gens autour de moi se pressent de rentrer pour se mettre à l’abri de l’orage. Je peux sentir les éclaboussures de leurs pas atterrir le long de mon pantalon. Satané humains, une nouvelle fois ils prouvent qu’ils ne pensent qu’à leur petit bien-être. Je rêve d’un monde civilisé où chaque personne veillerait aux besoins de son prochain. Mais j’ai plus de chance d’être élu Ministre de la Magie que de voir mon souhait s’accomplir. Je me dépêche de sortir de cette foule et au dédale d’une rue, je me retrouve dans un coin désert. J’ai enfin la paix, mais la pluie continue de s’acharner sur moi.

Bouteille à la main je titube
Mais je ne suis pas encore saoul
Et pourtant j’observe le monde qui bouge
Les murs se distordent
Les voix s’évanouissent sous le déluge
Et puis je suis là, seul
Mes jambes flageolent
Mes mains tremblent
Ma respiration devient haletante
Une crise de panique ?
Aucune idée mais je souffre
Le mal semble profond
Que dis-je ?
Il l’est forcément

Des cicatrices du passé qui se ré-ouvrent
Des larmes qui coulent le long de mes joues
Le coeur déchiré par la vie
Le regard vide tel un homme avant son dernier soupir
Aucune gaité, aucune joie
Une présence indésirable dans ce monde
Soit tu suis soit tu tombes
Et personne ne sera là pour pleurer sur ton cercueil
Toute ta vie tu auras nagé à contre-courant
Mais sans bouée, sans échelle,
Tu n’as plus rien pour te rattraper


L’être humain est un monstre camouflé. On normalise des choses invraisemblables. On pointe du doigts les seules personnes dotées de moral. L’amalgame devient notre seul mode de pensée. On se retrouve à défendre des causes inconnues pour prouver que l’autre à tord. On n’aide plus on enfonce. On ne maîtrise pas on subit. On pense être maître de notre vie mais nous ne sommes que de vulgaires pantins au service des plus riches. Pouvoir et richesse font bon ménage. On en veut toujours plus. L’Homme est un loup pour l’Homme. On s’entretue pour accumuler le plus de ressources pour notre compte personnel. Quand on se rend compte de ce genre de chose, la vie n’a plus aucune saveur.

L’odeur forte du whisky qui émane de ma bouteille me sort une nouvelle fois de mes pensées. Boire est une des rares choses qui me permet de m’évader pendant quelques heures de ce monde sordide. C’est une sorte d’échappatoire qui est associé à l’état de soulagement. Evidemment ce n’est pas bon pour mon corps. Mais qu’importe, ma vie est déjà foutue, autant accélérer le processus. Et pourquoi ne pas devenir accro au tabac également ? Une bonne petite cigarette, voilà ce qu’il me manque. Je vais demander de l’argent à mes parents pour pouvoir m’en acheter un paquet. C’est la seule chose valable qu’ils sont capable de faire pour moi. Les mots maman et papa ont vite été effacé de mon vocabulaire. Ce ne sont plus que deux étrangers qui servent à combler mes besoins. Oh oui, je veux une cigarette.
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Re: Au détour d'une rue

Message par : Kohane W. Underlinden, Mer 15 Aoû - 0:17




Musique

Je suis seulement passée en début de soirée aux Trois Balais pour vérifier quelques trucs. Le bar, fermé pour cette période, n'accueille personne. Outre Lïnwe ou moi, lorsque nous y allons pour avancer un peu nos travaux de rénovation. Repenser le pub. Sentir, ensemble, le poids du vide et de l'absence. Une équipe qui s'est évaporée à petit feu : d'abord, mon frère étoilé, parti aux Heurtoir, il paraît. Puis Alice. Enfin, Shae, patron.ne en herbe qui nous a abandonnés. M'a laissé les rênes du bar -mais à quel prix.
Je suis passée aux Trois Balais peut-être parce que j’essayais d’échapper au vide pesant à Thermidor. Ce chalet -mon chalet- perdu en pleine montagne. Qui, jusque-là, était le nid douillet d’une vie tranquille. Qui m’a ressourcée. M’a permis de dormir de nouveau tranquillement. Un chalet qui avait ses habitudes, ses petits rituels. Sans jamais rien mettre au point de façon claire et précise, Asclépius et moi avions appris à vivre ensemble. Parfois, lorsque je rentrais le soir, il était là. Il avait cuisiné. Il était là. Il nous arrivait de partager un repas. Quelques mots. Un chocolats chaud. Un jour. Tout ça s’est effondré. Sans raison. Un jour, il n’était plus là. Le lendemain non plus. Pareil le surlendemain. Et les jours qui ont suivi.
Je suis passée aux Trois Balais parce que je ne supportais plus ce vide et cette attente qui emplissaient Thermidor.
Mais aux Trois Balais, c’était la même chose.
Aux Trois Balais, il y avait aussi. Le vide. Et l’attente forcément déçue. Shae ne reviendra pas. Iel ne se pointera plus avec ses enfants. Je ne l’entendrai plus me parler. Iel est loin, maintenant.
Vide.
Et attente.

Pendant des années, le bar a été mon refuge contre le monde, contre l’extérieur, lorsque les choses allaient mal, je me réfugiais dans le travail, jeune stagiaire que j’étais à l’époque. Je me planquais derrière le comptoir, absorbait la vie qui se déroulait en ce lieu pour me sentir de nouveau pleine d’énergie. Il m’est arrivé de m’attarder très tard sur mon lieu de travail parce que je ne savais où aller, parce que je ne me sentais chez moi nulle part -sinon ici.
Puis est arrivé Thermidor, lopin de terre et chalet dans les Alpes autrichiennes ; un cadeau de mariage, sans doute le plus utile. Habitation que je pensais pas investir réellement un jour et pourtant : oui, on y a habité. C’était chez nous. Notre chez nous. Là où je me sentais bien. En sécurité. En bonne compagnie. Où je savais que je n’étais pas seule parce qu’il était là. Je n’avais plus besoin de m’accrocher autant aux Trois Balais. Parce que je savais où rentrer, à présent. Je savais où je pourrais me sentir bien.
Comment faire, lorsque les deux lieux les plus importants de votre vie se retrouvent presque à l’état de cadavre dans votre cœur ? Deux coquilles vides sur lesquelles ont été laissé les empreintes de deux personnes toutes aussi importantes de votre vie. Mais les empreintes ne font pas les gens. Elles n’en sont que la trace. Le souvenir.

Je suis passée aux Trois Balais croyant échapper au vide de l’un. Je ne suis que tombée dans le vide de l’autre.
Je ne sais plus où aller, où me réfugier, je ne me sens plus chez moi nulle part.
Perdue, je déambule à présent dans les rues.
Il pleut, ça fait plic et ploc mais je sens à peine la pluie. Je ne pleure pas. Ne pleure plus. Malgré le cœur gros et les traits tirés.
J’ai seulement envie de hurler à la Vie, lui demander ce qu’elle attend de moi, maintenant, p*tain de m*rde, jusqu’où veut-elle que j’aille, où veut-elle que j’aille, je n’ai nulle, nulle part,
Un chalet trop vide, trop silencieux, auquel je n’ose pas toucher, dans l’attente d’un retour improbable
Un bar trop grand pour deux êtres laissés derrière -Lïnwe et moi.
Une p*tain d’existence
Pour laquelle je me suis battue
J’ai serré les dents
Ravalé mes larmes
Cherché à trouver la sortie
Chercher le positif
Une p*tain d’existence que je croyais enfin voir me sourire
Qui a été réduite en poussière en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Quelques jours qui ont paru n’être que secondes -je n’ai plus la notion du temps.
Je ne savais pas
Qu’on pouvait tout perdre
Aussi rapidement
Bien sûr, avant aussi, j’ai perdu, beaucoup,
Mais j’ai l’impression que jamais, ça ne m’a fait aussi mal.



Sous la pluie, je marche, sans rien voir.
Le cœur au bord des lèvres, je ne sais plus à quoi je pense. Au froid de la rue ? Aux gens qui passent et ses pressent ? Aux Trois Balais ? A ses souvenirs ? A Thermidor ? A ses images ?
Parfois, j’ai des flash.
Des mots, des sons, des couleurs, des sourires, des bouderies, des larmes
Des choses de l’autrefois qui reviennent et moi
J’attends
Comme si un jour, elles pouvaient revenir pour de vrai, que ma vie reprendrait son cours normal, qu’on en rirait, de tout ça. Alors qu’au fond de moi je sais : rien ne sera plus comme avant et l’attente est inutile. Je ne sais pas les pourquoi, les comment, tous ces gens -ces piliers de vie- sont partis. Mais ce qui est sûr, c’est qu’ils ont laissé du vide.
Et moi, je me noie dedans.
Bien plus que sous la pluie qui dégringole sur nos têtes.

Rues au hasard, tourner, bifurquer, se reprendre
Je sais pas où aller
Je n’ai nulle part où rentrer
Tout est si vide, les lieux de réconfort devenus lieux de torture
Rues au hasard, tourner, bifurquer, se reprendre
Tomber
Sur une ombre
Une ombre qui prend la flotte, elle aussi, avec une bouteille, que je distingue.
Titubante, ankylosée par l’eau froide du ciel, je me plante devant l’inconnu. Mes pensées sont dépareillées, comme des chaussettes. Flot hétéroclite.
Je n’ai rien bu mais je titube d’être aussi engourdie. Les vêtements trempés. Même pas eu l’idée d’un sort pour me protéger. Mon index désigne soudainement la bouteille. Sans même m’embarrasser d’un salut ou d’une présentation, je demande, d’une voix un peu pâle :

-C’est quoi ?

Ouais, okay, de l’alcool, sans doute. Et pourquoi je demande ça, moi ? C’est qui, ce type, d’abord ? J’sais pas. Un paumé, peut-être. Qui sait pas où rentrer, lui non plus. Qui n’a pas de lieu.
Il a quel âge, d’abord ?
On s’en fout. J’suis pas là pour donner des leçons. J’suis là pour...
Pas grand-chose. J’étais juste là. Lui aussi. J’ai le cœur lourd, l’envie de ne faire qu’un avec la pluie et m’évaporer ensuite sous le soleil. Je ne serais plus là, en ce bas monde. Je m’envolerai. Ce serait bien.

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Antoine Robertson
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Re: Au détour d'une rue

Message par : Antoine Robertson, Mer 29 Aoû - 14:27



Le whisky ça te réchauffe le corps
Quelle boisson délicate
Partout où le liquide passe, tu sens cette trainée laisser un peu de chaleur
On pourrait y réveiller un mort avec
Et pourquoi pas moi quand j’aurai commit l’irréparable ?
Quand mon coeur cessera de battre
Mes poumons seront vides
Mon sang pauvre en oxygène, ne circulera plus le long de mes veines
Mon teint sera blanc, mes yeux clos
La vie m’aura quitté mais un sourire sera figé sur mes lèvres
Ma famille sera attristé par mon décès
Mais moi je serai l’homme le plus heureux du monde

Mort

Le plus heureux des défunts
Là-bas à Braha, on jugera mon âme
Direction l’enfer ou le paradis ?
Mais qu’elle drôle d’idée
La vie sur Terre était déjà une propriété de Hadès
Les juges verront mes cicatrices
Mes souffrances, mon vécu
Un homme est-il condamné à souffrir toute sa vie même quand il est mort ?
Si Dieu existe, pourquoi faire endurer autant de choses à quelqu’un ?
La vie n’est pas censé être composée d’amour et de paix ?
Pourquoi je n’y ait pas accès ?
J’ai grandit dans la peur et la haine
Les coups, je les ai reçus
Les insultes je les ai encaissé
Les moqueries je les ai subis
Elle est où la paix dans tout ça ?
C’est une guerre sociale qui perdure autour de moi
Je n’ai ni arme, ni munition
Je suis là au milieu du champ de bataille complètement démuni
Le concept de trêve n’existe pas,
Le drapeau blanc est proscrit

Et l’amour dans tout ça ?
Abandonné dès le plus jeune âge par mes parents
Forcé d’étudier dans une école privée
Violenté à l’internat par les autres enfants
Frappé par les professeurs
Et aucun échappatoire
Nul part où s’enfuir, il faut subir sans broncher
Trop de rancunes pour en parler aux parents
Pas assez de force pour pouvoir riposter
On attend et on prie le jour bénit
Où on pourra quitter cet endroit maudit

De ces expériences j’en ressors meurtris
Mon corps
Mon âge
Mes membres
Mon coeur
Comme ces blessures qui cicatrisent avec le temps
Mais dont on arrache de force la croûte pour te forcer à regarder
Tout ce mal qui s’est développé en toi
Je suis désormais comme une pomme tombé trop tôt de l’arbre
Condamnée à rester sur le sol
À la merci des prédateurs
Et remplit de vers
Santé


Les effets de l’alcool commençaient à se faire ressentir. Certes, je n’avais plus vraiment froid mais je sentais que mes mouvements devenaient de plus en plus maladroit. C’est une sensation assez agréable, je suis toujours vivant mais mon esprit semble être dissocié de mon corps. Je peux flotter dans les airs, me projeter sur des kilomètres à la ronde, passer entre les gouttes d’eaux., me laisser glisser sur les nuages. Est-ce donc ça la liberté ? Si c’est le cas, je voudrai le vivre tous les jours. Pouvoir agir comme je le souhaite sans risquer de me faire juger par les autres, quel pied ! Mais comme toute bonne chose a une fin, je perçois une ombre avancée dans ma direction. À première vue, ce n’est pas la faucheuse.

La pluie était trop importante pour que je puisse distinguer les traits de la personne qui est désormais à mes côtés. J’ai beau plisser les yeux, ça ne change rien. Ma main droite descend le long de mon manteau pour toucher ma baguette qui se trouve dans ma poche, on ne sait jamais. Je suis peut-être un peu saoul, je n’en reste pas moins capable de me défendre s’il le faut. C’est à moitié en titubant que l’inconnu pointa du doigts ma bouteille. Quel sacrilège ! Comment peut-on manquer autant de respect à ce breuvage magique ? C’est comme de l’essence que les Moldus injectent dans leurs voitures, comme la rosée du matin qui vient perler le long des plantes, comme le pollen que les insectes récoltent dans les fleurs. Ce liquide est tout simplement magique, même plus que le Monde Magique. Il suffit de quelques galions pour se procurer cette eau bénite par les Dieux.


- C’est quoi ?

Je n’ai plus les mots. Je ne sais pas si c’est des gouttes de pluie ou bien mes larmes qui perlent le long de mes joues. D’abord le doigt pointé en direction de cette merveille et ensuite cette question ! Ce n’est pas sérieux, où est la caméra ? On me fait une blague, je ne vois pas d’autres explications. Manquer de respect à ce whisky c’est me manquer de respect directement. Si cette personne veut la guerre, elle va l’avoir. Je me prépare à dégainer ma baguette pour laver cet affront. Mes yeux semblent projeter des éclairs de colères qui transpercent en deux les gouttes. Je sens la rage monter en moi. Dopé par l’alcool, je dépose délicatement ma bouteille sur le sol et lance une première attaque verbale afin de surprendre mon adversaire du jour :

- Comment oses-tu manquer de respect à cette eau bénite tout droit sortie du noyau de la Terre ? Son goût unique est une jouissance pour mes papilles. Quand tu en bois, c’est comme si les Dieux eux-mêmes étaient descendu de l’Olympe pour te récompenser. Ce breuvage te réchauffes, te rends plus fort ! Goûte moi ce whisky, tu m’en diras des nouvelles !
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Message par : Morgan Delaube, Mar 16 Oct - 15:04


RP privé avec Elhiya (et son LA)
https://www.youtube.com/watch?v=PycyNwpikMA

Les bruits de pas du Blaireau résonnait dans l'allée tandis qu'il s'avançait. Un grand manteau le couvrait tandis que le froid envahissait peu à peu la ville des sorciers. Bientôt, elle serait recouverte de neige et il serait impossible de ne pas y laisser des traces de pas. Mais l'Hiver était encore loin de s'installer, aussi la discrétion de Morgan était pour l'instant assurée. Son ouïe en alerte, il bougeait la tête en direction de chaque bruit suspect qu'il entendait. Non, il était sûr qu'ici personne ne viendrait le déranger. En fait, il était rare que quelqu'un prenne le chemin de Poudlard. Les élèves avaient pour habitude de prendre les passages secrets, et le corps professoral avait sûrement mieux à faire que de traîner à Pré-Au-Lard. Néanmoins, la blonde ne fut pas difficile à repérer. L'ancien Jaune et Noir l'avait souvent vu se rendre au village ces derniers temps.

Lui-même était de retour en Angleterre depuis peu. Sa disparition soudaine n'avait pas été vaine vu qu'il ne s'était pas tourné les pouces pendant ce temps-là. Sa vendetta ayant été accomplie, il n'avait maintenant plus raison de fuir son foyer. Mais le goût du sang était ce qu'il était, et pour un loup-garou il était difficile de ne pas y succomber. En tant que mâle alpha de sa meute il se devait de garder le contrôle. La potion Tue-Loup était un bon moyen, mais elle n'est efficace que si le lycanthrope est transformé. Sous forme humaine, il devait trouver une autre forme de médicalisation. Et le plus souvent, il fallait une attestation comme quoi les médicaments étaient nécessaires. Mais avec son passé, il allait être difficile d'avoir une ordonnance ; et Morgan n'était pas assez sot pour aller se servir seul à Saint Mangouste. Aussi avait-il besoin d'un petit coup de main... Volontaire ou non.

Le bruissement de feuille qui craquent résonnèrent dans ses oreilles. Le bruit se rapprochait, signe que quelqu'un arrivait dans sa direction, et ce n'était pas n'importe qui. Il était maintenant temps de mettre le plan en action.

-#Arania Exumaï ! hurla-t-il. Le sort fonctionna, contre un arbre certes, mais normalement la personne dont les pas résonnaient n'était en mesure de le voir. Lorsqu'il pensa qu'elle était dans son champ de vision, le sorcier se retourna, la main droite sur le bras gauche. Cette s*loperie m'a mordu ! Faisant comme une compresse sur son bras pour cacher l'absence de plaie, il éclata une petite réserve de faux sang qu'il avait caché dans sa main pour rendre ça plus crédible. Quelqu'un peut m'aider ?! héla le benjamin Delaube en sachant pertinemment que oui, quelqu'un allait pouvoir l'aider.
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Re: Au détour d'une rue

Message par : Elhiya Ellis, Mar 16 Oct - 15:40



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A la nuit tombante, la fraicheur naissante, la porte de l’infirmerie avait claqué derrière elle, ne laissant que la trainée de sa cape de sorcière derrière elle. Pas envie de rester, pas envie de perdre en patience à entendre des marmots courir dans les couloirs, pas envie de perdre des heures de vision sur des notes qui n’avançaient pas et l’appel de la ville en contrebas, qui murmurait de plus en plus. Trop de temps enfermée, le nez dans les grimoires, les mirettes dans les cours, les espoirs dans les talons, la force dans les chaussettes. Besoin d’air, encore une fois, d’un verre, d’un mensonge, d’une illusion, juste de fuir les murs froids du château et les couvertures brulantes de son appartement.

Pré-au-lard ou Londres, le choix ne se composait que sous les traits de la fatigue, optant pour la simplicité devenue récurrente mais insignifiante d’un bar dans une ruelle. Pas d’ivresse, plus depuis des années, pas de paillettes liquides, plus jamais seule, pas de doucereux draps où se noyer non plus, l’humeur frivole n’était plus. Juste une simple pause, pour revenir un peu plus tard derrière la grille de fer forgée et finir le nez dans l’oreiller, épuisée par la monotonie de la fin de l’adolescence. Dur de croire que les caprices de gosses pouvaient manquer quasi plus que les fantômes de son monde. Les uns semblaient encore à portée de doigts quand les autres ne parsemaient son cœur de que de pointes douloureuses et mélancolique.

C’était l’âme ailleurs, les pensées fuyantes que la route vers le village sorcier avait roulé sous ses pieds. Attention dans le passé, le présent se mettait sur arrêt, les passants redevenaient inconsistants et flous, leurs palabres, leurs cris insignifiants…  Comme ces soirs, trop lourds, où il était facile de se laisser aller à la nostalgie, à des images oubliées, des soupirs passés, des envies fanées…. Trop de facilité à dévier et se perdre dans ce qui n’était plus… La blonde chassait tout ceci d’un mouvement de tête brusque la ramenant sur terre, et de toute évidence non loin d’un type au bras perlant de liquide carmin.

Haussement de sourcils dubitatifs et mine circonspecte en réduisant l’espace qui les séparait. Instinct primaire. Du sang en pleine rue n’était jamais le genre de chose à laisser trainer, ça partait vite de possible de panique et suppositions ridicule. S’arrêter devant le jeune homme inconnu, lui offrir un sourire poli et glisser les bases. « Ça va ? Vous vous êtes fait mal ? Besoin d’un coup de main ? » Et le regard, méfiant qui filait entre l’homme et les allentours pour comprendre ce qui avait pu se passer. Peu de monde, pas d’élevés, les arbres de la foret en lisière, possibilités diverses et variées comme la première venant en tête. « Mauvaise rencontre dans la foret ? Vous vous êtes fait mordre ? » A bien y réfléchir, c’était plus où moins ce que son esprit avait occulté, un sortilège contre les araignées, une morsure, une demande d’aide. Elle n’était pas bien sûre, n’ayant pas vraiment porté attention à ce qui l’entourait depuis sa marche
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Re: Au détour d'une rue

Message par : Morgan Delaube, Mar 16 Oct - 23:16


https://youtu.be/a7ouDfay0Ug?t=17

Un léger sourire tenta les lèvres du Blaireau tandis que sa baguette glissa discrètement le long de sa manche.

-Tu sais Elhiya, j'ai bien été mordu. Mais c'était y'a bien longtemps et c'était pas une acromentule. La baguette du sorcier se colla dans un geste rapide et assuré contre le cou de la blonde tandis qu'il lâcha un #Stupéfix. De son bras qui n'était pas blessé, il rattrapa le corps affaibli de sa victime avant de la traîner avec un #Mobilicorpus un peu plus loin dans les bois. Ca serait suffisamment discret pour l'instant. Surtout qu'il connaissait plutôt bien les environs, pour y avoir passer de nombreuses pleines lunes. Un léger grognement lui rappela la présence d'Hugo, son fils loup-garou, qui patrouillait dans le coin au cas où. Morgan quant à lui retira la baguette de l'infirmière et la ligota fermement avec une corde. Un #enervatum plus tard, il attendit qu'elle reprenne un peu ses esprits.

-Tu as quelque chose dont j'ai besoin. Et tu vas me le donner, de gré ou de force. De toute façon tu n'es pas vraiment en mesure de résister. Fit-il avec ce visage qu'il avait emprunté à un moldu en lui arrachant discrètement quelques cheveux. Sa baguette caressa lentement le faciès de sa victime. Il était bien incapable de lui faire du mal, mais ça elle ne le savait pas. Tu vas gentiment me signer ce papier et nous serons quitte. Ca te va ? Le papier en question était recouvert d'une feuille pour qu'on ne sache pas ce qui était écrit dessus. Il restait juste un endroit en bas du papier non recouvert, pour la signature.

-Une seule approbation de ta part et je détache ta main et je te donne un stylo. Je te rappelle que j'ai ta baguette, mais aussi de très bons réflexes. Alors ne tente rien que tu n'es pas sûre de réussir, hum ?
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Re: Au détour d'une rue

Message par : Elhiya Ellis, Mer 17 Oct - 17:22



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Son prénom. Son prénom qui résonnait dans les tympans comme une alerte, une sonnerie agressive des jours d’essais incendie en école primaire moldue. L’amalgame étonnant avait fait écarquiller les opales de la demoiselle qui, d’une seconde de latence pour s’écarter, sentait les sens se vriller sous un stupéfix sournois glissé derrière son oreille. Puis le noir, le vide, l’impression -à peine- de chuter en arrière, de ne plus sentir le sol sous ses pieds, de ne plus être là. Le reste n’était qu’un manque de sensation, de conscience et de présence, l’impression étrange d’un manque et d’un vol d’un bout de sa vie quand les paupières papillonnantes recouvraient une faible vision.

Le réflexe premier avait été de bouger, mais sans succès. Des liens entravaient les mouvements, privait la liberté, alors que l’esprit s’éveillait trop lentement pour assimiler directement ce qui se passait. Les paroles dansantes de l’inconnu n’avaient que pour effet de forcer le froncement de sourcil et le regard froid qui glissait de ses traits à un bout de papier qu’il lui tendait. C’était d’une signature qu’il était question, texte caché, et le tout sans donner un choix autre que de le faire. Le manque de négociation hurlant arrachait un rictus amer à la blondinette qui roulait des yeux avant de les planter durement sur son interlocuteur.

– Je ne signe rien ! Je ne sais pas ce que vous me voulez. Je ne sais pas qui vous êtes.  Et même avec ça, je ne signe plus rien désolée.

Mirettes défiantes alors que le cœur tambourinait dans la poitrine. Sa dance sous la cape de sorcier, nettement visible devait se calmer pour ne pas la trahir plus de raison, et l’effort se penchait sur sa respiration pour tâcher de la calmer et analyser rapidement la situation. Lisière de forêt, nuit étouffante et corde autour de son corps. Plus de bois magique, impossibilité d’utiliser le miroir à double sens –bien qu’elle ne le ferait pas- et pas une des boules de poils dans la poche pour grignoter les liens. Pas plusieurs solutions possibles, et la seule qui lui tendait les bras nécessitait concentration et volonté. Si la seconde ne manquait pas au rendez-vous, pour la première nul doute qu’angoisse de l’incompréhension mordante de la situation empêchait toute focalisation intérieure. Alors, en attendant de pouvoir se ressaisir, l’insolence en masque d’assurance continuait sur le même ton calme et neutre

- Et si vous avez bien pris soin de me retirer ma baguette, ayant les mains attachées, je ne risque pas de tenir un stylo… Pas très au point votre système pour quelqu’un qui connait mon prénom et qui donc sait que je ne sais pas écrire avec autre chose que mes doigts.

La répartie n’était pas à son summum, faute à l’appréhension de l’instant. Il n’y avait pas de raison pour faire d’elle un rôtis vivant jusqu’à preuve du contraire, et la raison cherchait plus à trouver comment retirer ces cordes en gardant sa forme humaine qu’à comprendre ce qu’il lui voulait.
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Re: Au détour d'une rue

Message par : Morgan Delaube, Jeu 18 Oct - 17:48


https://www.youtube.com/watch?v=SPC1rtgJBow

Le Blaireau roula des yeux. Visiblement elle avait un problème d'ouïe, dix secondes plutôt il avait dit lui détacher une main si elle acceptait de signer. Mais ça n'allait pas arriver si facilement. Il n'avait pas encore mis au point de stratagème pour lui faire croire qu'il lui coupait une main ou un pied. Pourtant, la prestidigitation était dans ses cordes vu que c'était un de ses numéros lorsqu'il était encore à l'Occamy Doré. Il allait donc falloir sortir le plan B. Sans lâcher du regard sa proie, il lâcha un léger sifflement. Des bruits de feuilles écrasées répondirent à son appel tandis que Hugo, fier Loup-Garou âgé de quelques années s'approchait en grondant. A son âge il ressemblait encore à un loup; quoiqu'une bonne partie des loups-garous y ressemblent. Son pelage brun clair s'ébouriffa avant de venir se frotter contre son père.

-Je te présente Hugo. Il est connu pour avoir un appétit... Carnassier. Et tu as visiblement la tête de quelqu'un qui ne veut pas finir en steak tartare. Alors je te donne encore une chance. Veux-tu bien signer ce papier ? Lâcha le sorcier avant de déposer la feuille prêt d'une main entravée qu'il libéra d'un coup de baguette. Il posa ensuite un stylo juste à côté. Je te laisse dix secondes pour y réfléchir. Ah et, sache qu'il court bien plus vite que toi, et qu'il raffole du frisson de la chasse. Comme pour appuyer ses propos, son fils approcha lentement sa gueule prêt du visage d'Elhiya pour humer son odeur, les crocs bien à découvert.

L'ancien Jaune et Noir avait vraiment besoin de ces calmants. L'état dans lequel il était maintenant et ce qu'il était en train de faire en est une preuve. C'est comme si le Loup au fond de lui et Morgan avait fusionné pour ne former qu'un être chaotic-good. Au fond de lui, il ne servirait jamais les forces du mal et il est prêt à n'importe quoi pour les arrêter. L'Ordre était un frein aux méthodes qu'il pouvait employer. Maintenant il était libre de faire ce qui lui chante, même kidnapper de jeunes infirmières qui n'avaient rien demandé.

-Un, deux, trois...
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Re: Au détour d'une rue

Message par : Elhiya Ellis, Jeu 18 Oct - 18:33



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Echo de grimace, reflet d’agacement, en face le roulement de mirette trahissait des prémices d’irritation rassurant, dans un sens, la demoiselle qui scrutait son ravisseur. C’était plus ou moins ce dont il était question vu les liens au tour de son corps. Une tentative d’extorquer quelque chose par la force, là où généralement une simple requête classique suffisait simplement. Loin d’être hermétique aux idées divergentes de tout un chacun, la blonde savait écouter même quand ce qu’on lui présentait était stupide, par contre, elle n’entendait plus rien quand on voulait lui soutire quelque chose par sans même lui avoir dit bonjour. Or là c’était encore d’un lot de menaces qu’on la berçait, à croire que le monde sorcier ne savait que fonctionner de cette manière.

Le sourcil redressé au sifflement, l’attention s’était reporté sur un loup au poil hérissé, ne laissant que peu de doute sur ses intentions. Pour les câlins il ne fallait pas y compter. La peluche semblait dressée ou suffisamment docile pour répondre aux doigts et à l’œil de l’individu qui lui avait sommé de venir. Normal que la bestiole serve de notion de monnaie d’échange. Une signature pour ne pas finir en croquettes. Deal en soit correct pour peu que le contrat ne demandait pas quelque chose de ridicule et stupidité comme une élimination d’un sorcier quelconque. Les mirettes ne se ravisaient pas, souffle menaçant de l’animal sur le visage ou non et le silence sellait les lèvres pincées.

Or de question de passer un pacte inconnu, qu’importait le réflexe de survie lâche qui disait d’accepter, quand la solution d’user d’effet de surprise restait possible. Il lui fallait plus que dix secondes pour arriver à changer de forme et se terrer dans un terrier pour éviter un coup de museau, et à chercher autour d’elle, Elhiya ne voyait pas de planque suffisamment proche pour ne pas se retrouver patiente de sa propre infirmerie.

Au décompte verbale, la mâchoire se serrait de plus belle, inspirant profondément avant de libérer un souffle du nez agacé également. Quatre, cinq, six Elle ne signerait pas, pas sans savoir ce qu’il en retournait. Sept, huit Et malgré l’image du furet qui s’imposait en tête, c’était d’opales glaciale posé sur l’inconnu qu’Elhiya laissait filer une interrogation.

– Vous me voulez quoi ? Si vous avez tant besoin que ça de ma signature, il serait stupide de laisser votre animal de compagnie me croquer non ? Dites directement ce à quoi je peux vous être utile, ca fonctionnera surement mieux qu’avec des menaces après tout… Surtout que les dix secondes sont écoulées et que votre loup me bave dessus… vous avez toute mon attention bravo Mister..

Quasi toute son attention oui, les contours de sa propre forme continuaient à se dessiner clairement bien que l’estomac se retournait au moindre bruissement de feuille morte tombant au sol. Trop d’anxiété pour prétendre à une métamorphose parfaite, même si la petite boule de poils noire attendait sagement au fin fond de la tete.
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