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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Bureau de la Directrice Adjointe
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Azaël Peverell
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe

Message par : Azaël Peverell, Lun 15 Jan - 22:24


Contenu sensible, addictions, comme d'hab


La nouvelle année scolaire commence bien. T'es déjà convoqué dans le bureau de Philaester. Pourtant, t'as rien fait pour l'instant. A part te rendre complètement défoncé en cours quoi. Mais aucun événement particulier n'est à relever. Tu comprends pas pourquoi elle veut te voir. T'es déjà sur la défensive, avant même de te rendre à ce rendez-vous. Parce que t'as dans l'idée qu'elle va te prendre la tête. La dernière fois que tu t'es retrouvé dans ce bureau, c'était avec Arty, et ça a fini en renvoi temporaire. Alors même que tu n'avais rien fait de bien méchant. Du moins de ton point de vue. Du coup, t'as pas trop confiance en ses réactions. T'as pas trop confiance en elle tout court d'ailleurs.

Pourtant, tu y vas. Presque à l'heure en plus. Tu mériterais une médaille. T'es toujours complètement défoncé. Mais ça, c'est une question d'habitude. T'arrives plus à t'en passer. T'as besoin de tout un tas de substances pour te soustraire à la réalité. Ça fonctionne pas des masses. Mais les addictions sont plus fortes que le reste. Alors tu continues de te détruire à petit feu, à coup de pilules et de poudres que tu te colles allègrement dans le nez. Mot de passe donné, escaliers montés. Tu te retrouves face à la Directrice Adjointe. Aucune émotion ne transparaît. Tu te contentes de t'asseoir en face de son bureau dans le silence le plus total. En attente de ce qu'elle a à te raconter. Parce que clairement, toi, t'as rien à lui dire.

Et voilà qu'elle te sourit et sort deux verres de whisky. Ok, celle-là, tu ne t'y attendais pas. T'es de plus en plus suspicieux, mais t'acceptes le verre. Tu t'en saisis en observant le liquide ambré. T'es sensé avoir arrêté l'alcool. Etre sevré. Mais à vrai dire, t'as absolument pas la volonté de refuser. Et tu te moques royalement de foutre ta vie en l'air. T'es déjà loin d'être clean et bouffé par tes addictions. Une de plus ou une de moins... C'est pas ça qui va changer la face du monde. Avec un peu de chance, ton corps lâchera avant toi. Ton foie, ton coeur, n'importe quoi. Tu verrais plus ça comme une délivrance finalement. C'est pas comme si ta vie était un bain de bonheur.

Mais évidemment, elle ne t'a pas convoqué juste pour boire un verre avec toi. Dommage, ça aurait été une bonne surprise. Non, elle veut te parler de ton avenir, de tes ASPIC, de ta future vie d'adulte. Qu'est ce qu'elle croit ? Que tu ne le sais pas tout ça ? T'as essayé de te mettre à bosser en début d'année précédente. Et ça n'a pas fonctionné. Rien ne t'intéresse, si ce n'est apprendre davantage de sorts et maîtriser totalement ta baguette pour pouvoir te défendre et attaquer ceux qui le méritent. Tu veux juste être plus fort. C'est ta seule ambition. Et c'est pas les cours de Poudlard qui t'y aident. T'as besoin de liberté, pas d'être enfermé dans un carcan, entouré de camarades inintéressants. T'as juste envie de te barrer de là. Et c'est ton unique motivation pour avoir tes examens. Sauf que pour partir, y'a d'autres solutions qui te semblent vachement moins prise de tête. Genre faire la connerie de trop. T'y songes de plus en plus.

Tu la fixes un instant et avales plusieurs gorgées de ton verres. Et tu finis par le vider d'une traite. L'alcool te brûle la gorge et l'oesophage. Tu le sens passer dans ton corps. T'avais oublié cette sensation. Ce goût qui reste dans la bouche. T'as envie de plus. Besoin de plus. Regard vers la bouteille restée sur le bureau. Et léger soupir. Pour répondre d'un ton légèrement désinvolte.

- Je sais tout ça. Fallait pas vous embêter à me convoquer pour me le dire. C'est tout ?

Non parce que si c'est ça, autant que tu te barres tout de suite. Pas besoin de perdre davantage ton temps ou celui de Philaester. Quoique le sien ne doit pas être trop précieux si elle te convoque pour te balancer une banalité pareille. T'es pas complètement débile non plus, t'es au courant de tout ça. Mais étrangement, ça te fait ni chaud ni froid. Si t'as besoin d'un truc, tu le prends. Pas besoin d'avoir un diplôme pour ça.
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe

Message par : Azénor P. Benbow, Lun 22 Jan - 23:54



Je crois que j'ai toujours fait mon job comme je devais le faire. Je suis la propriétaire de bar cool, pour ce qui est de la tête de sanglier. Mais je n'hésite pas à virer les relous qui commencent à foutre le bord*l. Et puis quand je suis devenue directrice de ma maison, il y a presque trois ans de ça, et bien je me suis trouvée un rôle de maman, j'ai l'impression. La figure adulte sur laquelle on est presque content de tomber. Celle qui remettra en place avec un sourire malicieux cloué aux lèvres, la directrice compréhensive, à l'écoute de ses élèves. Et puis je suis devenue directrice adjointe. Alors j'ai resserré les vis, un petit peu. Il n'y pas que le comportements des élèves que je dois vérifier. Il y a toute la paperasse, le côté administratif en plus. Le bon déroulement des cours, le respect des règles. Woaw, ça sonne mature et sérieux. Des fois je me demande ce que je fous là, depuis quand, et surtout comment je suis passée de jeune fille pleine de rêves et de projets irréalisables et cette femme, assise derrière son bureau, respectable et soignée. Je dois me rendre à l'évidence, je suis devenue une adulte. Et des fois je regrette le temps où mon seul problème était de ne pas savoir de quelle couleur colorier mon dessin.

Azaël est là, assis devant moi. Je remets tout à zéro. J'oublie les fioritures qui poussent mon autorité à le traiter d'une certaine façon. Je suis le genre de personne qui cherche toujours un pourquoi, qui trouve la circonstance atténuante. Le problème c'est qu'avec Azaël j'ai du mal à trouver ce que je vois si clair dans d'autres. Souvent c'est une souffrance intérieure, peut-être même pas réalisée, qui pousse à agir de telle ou telle façon. Un manque d'un parent, un proche parti trop tôt, une différence de conviction, de la violence, du doute, la mort. Toutes ces raisons qui poussent un enfant ou jeune adulte à agir comme il ne devrait pas. C'est cliché, c'est bateau, mais Azaël devrait être en train de préparer son avenir, d'écouter en classe, de penser à des projets, aussi farfelus soient-ils.

Tout de suite, Azaël ferme la porte à toute discussion. Le chemin est dangereux, le chemin est sinueux. Ne serait-il pas trop tard. Le jeune homme est borné, le jeune homme n'en a que faire des mes dires qui lui implore de mettre un peu de sérieux dans sa vie. Je pousse un léger soupire. Non ce n'est pas tout. C'est même pas grand chose.
Je me souviens, quand j'étais enfant, j'avais cet ami. Un garçon blond platine, des yeux de la couleur de l'océan. Il m'a dit un jour que c'était incroyable comme je trouvais toujours le bon mot à dire. Et toute ma vie je suis restée cette personne. Celle qui aide, qui trouve ce qu'il faut dire. Et puis maintenant je me retrouve face à Peverell. Assez perdue, dénouée d'idée. Je ne sais pas comment lui faire comprendre que je suis prête à être là pour l'aider. Je n'ai pas la prétention de vouloir changer sa vision sur le monde ou ses valeurs, ni même ses convictions. Simplement je crois que quelqu'un lui mette un coup de pied au c*l. Se morfondre, c'est pour les faibles. Et je ne crois pas, oh non je ne crois pas que cet Azaël soit un faible. Pour la simple et bonne raison que Ian ne s’intéresse pas, aux faibles. Même si je n'en sais pas suffisamment sur leur relation à tous les deux. Et puis mince, partons là dessus pour l'instant.

- J'ai cru comprendre que vous et le professeur Benbow avez une relation, privilégiée. Ou disons particulière? Si vous aimez la défense contre les Forces du Mal, pourquoi ne pas orienter une future carrière là dedans?

Un simple prétexte pour le faire parler. Même en tant que legilimens confirmée j'ai du mal à percer ce garçon à jour. Quelque chose m'échappe. Mais quoi donc.
J'ai cette impression que le rendez-vous pourrait durer plus longtemps que prévu. Je prends la bouteille avec laquelle j'ai rempli les verres, et la dépose près de lui, voyant qu'il a filé d'une traite sa première tournée. Ce qu'il se passe dans ce bureau restera dans ce bureau. Je vois mal Azaël raconter à qui veut bien l'entendre que Miss Philaester lui a offert du whisky. Surtout qu'il est bien majeur, le jeune sorcier.
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe

Message par : Azaël Peverell, Mar 23 Jan - 23:42


Tu t'apprêtes déjà à repartir. Habituellement, lorsque tu décides de te fermer totalement à toute conversation et à tout arrêter directement, ça fonctionne. La personne en face rend les armes, te laisse partir sans insister. Mais voilà que Philaester semble s'être découvert un nouvel objectif te concernant : te faire prendre conscience que ton avenir, c'est bientôt. Super. Sauf que tu le sais déjà, et que tu y as suffisamment réfléchi pour dire que rien ne t'intéresse réellement. En plus, tu ne vois pas ce que vient foutre ta relation avec Benbow dans l'histoire. Tu lui as juste demandé de t'aider à être plus fort. A ne plus souffrir. Et t'as failli y rester en plus. Le karma s'est bien foutu de toi. Torture d'un moldu, bim, bout de verre planté dans le ventre et débrouille toi avec ça. Heureusement que Benbow a géré la situation. A sa façon. Tu préfères remettre les choses directement en place.

- Il m'apprend juste deux-trois trucs. J'ai pas l'intention de faire carrière là-dedans.

Tu ne la quittes pas du regard. Tu la fixes, sans ciller. Pour qu'elle comprenne que, quoi qu'elle dise, tu n'as aucunement l'intention de lui donner raison. T'es un peu rancunier. T'as pas bien digéré la façon dont elle vous a traité la dernière fois avec Arty. Et elle peut essayer de faire sa gentille autant qu'elle le veut aujourd'hui, tu n'as pas l'intention de tomber dans le panneau. Tu ne sais pas quoi faire, à la sortie de Poudlard. Mais t'as aucune envie de te battre pour gagner ta vie. T'as déjà assez ramassé comme ça, t'es pas complètement maso. Si tu te bats, ce sera pour une cause à laquelle tu crois. Pas pour gagner quelques Gallions et espérer avoir une petite vie bien rangée comme le demande la société.

Elle pousse la bouteille de whisky vers toi. Comme pour t'inciter à te resservir. Tu comprends pas à quoi elle joue. Pourquoi elle semble si soudainement s'intéresser à toi. Mais tu ne vas pas cracher sur de l'alcool gratuit. Surtout que ce n'est pas une bouteille premier prix. T'aurais bien tort de refuser ta première cuite depuis un an. Alors tu te ressers tranquillement. Double dose directement. Elle ne pourra s'en prendre qu'à elle-même quand t'auras vidé les deux tiers de sa bouteille. Quelques gorgées glissent à nouveau. Mais tu fais genre t'es un peu plus civilisé. Tu reposes le verre alors qu'il en reste encore la moitié. Faut savoir se modérer dans la vie. Ou du moins s'en donner l'illusion.

Etant donné qu'elle ne semble pas vouloir te rendre ta liberté aussi facilement, tu pousses un léger soupir avant de t'installer un peu plus confortablement dans le fond de ton siège, l'air totalement désinvolte. T'es tellement défoncé que t'as limite envie de te déconnecter totalement de la réalité et de te contenter de phaser. Mais ce n'est pas vraiment le moment, malheureusement. Disons qu'avec le verre de whisky devant toi, tu le vis un peu mieux, de devoir rester bien présent, l'esprit à peu près à même de savoir ce qu'il se raconte et ce que tu dois répondre. Non pas pour qu'elle obtienne les réponses qu'elle veut, non. Mais pour qu'elle comprenne que tout ça, c'est cause perdue. T'es trop loin pour être récupéré. Alors tu préfères continuer à t'enfoncer. Petit sourire provocateur. Il est temps d'inverser la tendance. C'est à toi de poser des questions maintenant. Il n'y a pas de raison. Puisque tu dois rester là pour le moment, autant que tu t'amuses un peu.

- Pourquoi vous me parlez de tout ça ? Ça ne regarde que moi. Z'avez des centaines d'autres élèves pour faire la conseillère d'orientation, j'suis sûr que la plupart seront bien plus intéressés que moi. Ce serait p'tet mieux. Enfin vous serviriez à quelque chose quoi. Pour changer.

Provocation. Encore et toujours. T'as bien vu ses limites la dernière fois que tu es venu dans ce bureau. Il ne faut pas bien longtemps pour qu'elle entre dans le jeu de l'ironie et du sarcasme. Et c'est ce que tu veux. Parce que ça voudra dire qu'elle en a assez que tu sois là, et que tu pourras partir bien tranquillement.
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe

Message par : Azénor P. Benbow, Mar 30 Jan - 23:01



Je ne vois que son côté pessimiste, qu'il maîtrise avec excellence. Faire passer tout ce qu'il vit pour de la fioriture, du pas grave, du pas important. Mais alors qu'est-ce-qui est important? Comment changer la tendance, passer de l'autre côté. Comment le faire tiquer, toucher là où il faut, ce qu'il faut. Il faut que je le perce en plein cœur. Mais c'est quoi chez toi. Une sœur, un grand-père, une mère. Je l'écoute parler sans broncher. J'entends sa remarque, plutôt critique, je lève un sourcil. Je blâme pas les ignorants. Et puis je veux cette conversation plus mature, je ne cherche pas à me battre et à chercher qui sera le plus pinçant. Je suis pas là pour me donner raison. Je veux en savoir plus, c'est mon rôle. Enfin ça c'est ce que je m'efforce de penser, que je fais tout cela simplement parce que je le dois. La vérité je la connais bien, j'ai besoin d'en savoir plus sur tout, sur tout le monde. Depuis des années déjà. Et cette expérience m'a appris une chose, les mots guérissent parfois. Ce que l'on peut dire, ce que l'on peut entendre.
En une concentration incroyable, je le regarde dans les yeux, je suis à deux doigts de le transpercer en plein cœur, d'aller me balader dans son esprit et de découvrir tout ce qu'il n'a jamais dit. Voir de mes propres yeux au lieu de demander, assister à ses souvenirs, comprendre et puis peut-être même pardonner. Parce qu'il y a toujours une raison. Toujours. C'est ce que j'aime à penser. Parce que s'il y en a une, alors les circonstances sont atténuantes, pas vrai.
Mais la question ce soir c'est quelle est sa raison à lui. Où faut-il toucher pour que ça fasse mal, que ça fasse réaliser, que ça fasse parler. Se mettre en colère, se souvenir, pleurer. Oh mon Dieu pleurer. C'est agréable, ça permet quelques fois d'effacer la tristesse de son cœur.

Avec son air provocateur jusque dans le regard, j'essaie de le percer à jour. Mes iris dans les siennes, j'essaie d'imaginer, de comprendre, de deviner. Pas facile alors que je pourrais, en un mot, tout savoir. Pupilles plutôt dilatées, clignements des yeux de plus en plus rare, un air neutre, seuls mes doigts bougent un peu. Je prends une longue respiration. Quelle pourrait-être son histoire. Je me souviens du temps où il s’appelait Azaël Liderick. Il est devenu un Peverell presque du jour au lendemain, frère caché d'Alhena, anciennement professeur d'Histoire de la Magie. C'est pourtant évident, il a du être adopté. Et il ne devait pas le savoir. Mais comment l'a-t-il apprit. Qui sont ses parents, biologiques, adoptifs. Quelle est la figure d'autorité qui a gâché ta vie, l'autre qui l'a embellit, avant de décevoir. Avant de te rendre compte qu'en personne, oh non personne tu ne peux compter. Alors tu t'es tourné vers noir n'est-ce-pas. C'est évident, c'est comme écrit sur ton front. Tu as baissé les bras depuis si longtemps que tu penses que jamais tu pourras te relever. Mais le truc c'est que qui peut croire en toi si toi-même tu ne peux pas.
Un silence de plomb s'installe dans la salle. Je suis sure que tu peux tout lire dans mes yeux Azaël, à quel point j'essaie de me mettre à ta place. On a tous notre histoire, celle de surface, que l'on peut raconter, et celle enfouie en profondeur. Celle que personne ne sait. Une histoire souvent noire, une histoire à pleurer. Subir les violences d'un parent, ou donner une confiance aveugle en un être qui nous a trahi, menti.

Je me racle la gorge, doucement, enfin un mouvement. Je ne sais pas vraiment combien de temps ce silence a duré, ni pour lui ni pour moi. Mais enfin je ne lâche pas le contact visuel.
- C'est ta mère c'est ça? Laquelle? Celle que tu connais, celle que tu connais pas? C'est souvent les mamans hein, et ça fait mal au cœur, si mal à l'intérieur.

Et là j'espère ne pas me tromper, sur l'adoption tout du moins. Laquelle de tes mamans, duh. Un sorcier lambda réagirait complètement bizarrement. Alors j'ai hâte de voir la tête d'Azaël à la suite de mes dires. Je l'imagine s'en foutre, tiquer à la limite. Je l'imagine tellement perdu que le mot de mère ne lui ferait presque plus rien. Mais je vais voir, dans ses yeux, parce que c'est ce que je fais, ce à quoi je suis plutôt douée, si c'est la raison de son mal-être. Parce qu'on ne vienne pas me dire que ce garçon n'est pas le plus malheureux jeune homme croisé.
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe

Message par : Azaël Peverell, Mar 30 Jan - 23:37


LA Azé


Tu pensais pouvoir t'amuser en la provoquant. Faire ressortir la même personne que la dernière fois. Celle qui n'a pas la patience de s'occuper de toi et de ta manie perpétuelle à vouloir tester les limites des gens. Celle qui préfère se débarrasser du problème. Mais à la place de ça, t'as le droit à regard perçant. Elle ne te lâche pas des yeux. Tu détestes ça. T'as l'impression qu'on peut tout voir dans ton regard. Qu'il expose toutes tes faiblesses. Et que quiconque s'y attarde ne peut que les voir. Heureusement que t'es complètement défoncé. Au moins, tu peux faire semblant de soutenir son regard alors que tu te contentes de phaser, dans laisser transparaître la moindre émotion.

Ton malaise s'envole. Tu la fixes sans même la voir. T'es perdu dans l'océan de ton esprit. Pendant longtemps. Plusieurs minutes. En tous cas, ça te paraît une éternité lorsque tu sors de là, tiré par le son de sa voix. Les mots te parviennent. Et tu mets une ou deux secondes à comprendre. T'es percuté en plein fouet. Tu ne comprends pas. Comment elle peut savoir. Comment elle peut se douter ? Tu sens ton coeur se serrer brusquement rien qu'à l'évocation de ta mère. Ta mère adoptive, bien évidemment. Celle qui était tout pour toi. Et qui t'aimait plus que tout. Celle qui était là quand ça n'allait pas. Qui séchait tes larmes et pansait tes blessures. Celle en qui tu avais confiance. Celle qui t'a abandonné lorsqu'elle est morte. Et qui t'a menti durant tout son vivant.

Penser à elle te rend triste. Mais la colère prend le dessus. Parce que tu lui en veux plus qu'autre chose. Et la Directrice adjointe, pour qui elle se prend, à te balancer tout ça ? Elle ne sait rien. Elle ne peut rien savoir, personne ne le sait. Elle fait semblant, elle fait des tests, elle essaie. Sauf que tu refuses d'être un bon petit cobaye. Tu refuses qu'on te remette face à tes souvenirs alors même que tu n'es absolument pas prêt à les affronter parce que t'as passé les dernières années à tout faire pour les oublier. Le masque d'indifférence s'est fissuré. La surprise, d'abord est apparue. Mais c'est une nouvelle fois la colère qui l'emporte lorsque tu te lèves d'un bond pour gronder d'une voix sourde :

- Vous parlez sans savoir.

Et tu fais aussitôt volte face pour te diriger vers la porte. Mais alors que tu allais l'atteindre, cette dernière claque et se verrouille. Tu te tournes à nouveau vers Philaester, dont un simple geste de la main est à l'origine de ton emprisonnement dans cette pièce. Tu t'apprêtes à être une nouvelle fois bien impoli envers elle. Pour la pousser à bout, et laisser sortir une infime partie de cette rage qui te bouffe et te consume de l'intérieur. Mais rien ne sort. La boule dans ta gorge retient les mots. Tu te tournes à nouveau vers la porte, secoue la poignée dans tous les sens et de toutes tes forces pendant de longues secondes pour essayer de partir de là. Sans succès. T'aimes pas ça. Pas du tout. Non seulement elle essaie de te comprendre et de te faire parler, mais en plus tu te retrouves dans une pièce dont la seule issue est bloquée. Autant dire que t'es clairement sur les nerfs.

- Laissez-moi partir ! Vous ne savez rien du tout... Vous avez pas le droit !

Tu paniques. La drogue dans ton système n'arrange pas les choses. T'es incapable d'aligner tes pensées correctement et elles te rentrent dedans en te rebalançant tes souvenirs en pleine tronche. Tu sens une couche de sueur froide qui te recouvre totalement tandis que tu fais tout ce que tu peux pour te contenir. Tu dois absolument tenir le coup jusqu'à être sorti de là. Après, tu pourras laisser libre cours à ta colère. Aller t'épuiser physiquement en espérant que le mental suive. Ou tout simplement tout déverser sur quelqu'un pour une raison totalement futile.
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe

Message par : Azénor P. Benbow, Jeu 1 Fév - 17:47



La réaction est telle que je l'avais espérée. Éprouvante, violente. Je ne suis peut-être pas assez douée pour m’immiscer dans son esprit en toute discrétion et sans sortilège, mais enfin je vois que ce que je lui raconte lui provoque quelque chose. Entre colère, haine et peut-être même tristesse. Et puis le faire penser à maman lui fait remonter à la surface, juste ce qu'il faut, tous les souvenirs. Et c'est à ce moment précis que mon côté legilimens rentre en scène. Pouvoir lire dans les pensées c'est comme lire ce qui serait écrire sur ton front pour moi, si tu savais. Mais je reste impartial. Je ne veux pas profiter de la situation pour moi, simplement pour lui. Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai ce besoin de lui offrir des circonstances atténuantes. Qu'il se retrouve avec lui-même. Qu'il le sache ou non, qu'il me haïsse ou pas, si je peux lui faire se poser quelques questions, alors la discussion aura selon moi été utile.
Azaël se braque, prévisible. Après deux mots il se lève brusquement et s'apprête à partir. Oh petite brebis je n'en ai pas tout à fait terminé avec toi. Son comportement me prouve tout le contraire de ses dires. Si mes mots ne l'avaient pas touché alors il serait resté de marbre, dans son siège confortable, il m'aurait regardé bizarrement et n'aurait pas bien comprit la situation. Mais là j'ai tapé là où il faut, là où ça fait mal, là où la réaction apparaît. Alors Azaël, je sais.

Ni une ni deux, restant installée sur mon fauteuil, je bloque la serrure d'un geste de la main. L'élève se retourne, mécontent. Forcément. Il bouillonne, et puis il voudrait dire quelque chose. Mais que dire. Comment avouer ce qu'on ne sait pas nous-même. Aucun mot, j'imagine, ne conviendrait à décrire ce qu'il ressent à l'instant-même. Rien ne pourrait justifier et parfaire le mépris qu'il a pour moi. Mais la douleur, la peine, la haine, c'est bien. Ça veut dire qu'on a encore quelque chose à perdre. C'est peut-être le but. Il faut bien être un peu amocher, avant de pouvoir être à la hauteur.


Le serpentard secoue la poignée mais elle ne daigne pas s'ouvrir. Ma manumagie commence à être parfaitement maîtrisée, et tant mieux. Azaël est dans un état que je ne lui connais pas. Le voir ainsi me donne une sorte de boule, au niveau du ventre. La seule chose pour laquelle j'arrive à m'en vouloir c'est de ne pas l'avoir fait avant. Parce que maintenant le jeune homme est adulte, il a dix-sept ou dix-huit ans. Peut-être que tout ça arrive trop tard. Que tout est déjà joué.
Il rétorque que je ne sais rien, que je n'ai pas le droit d'agir de la sorte. Je passe les répliques que j'aurais utilisé la dernière fois qu'il était convoqué dans ce bureau, du genre "ah bah tu veux voir?", et je pousse un long soupir. J'attends un peu en silence. Et puis il lâche la poignée, il comprend sans doute que l'entrevue n'est pas finie. Bien-sûr je ne vais pas le séquestrer ici trop longtemps, mais il en faut plus.

D'une voix douce et rassurante -je fais de mon mieux- je commence à prendre la parole. Je pèse mes mots, forme mes phrases lentement. J'aimerais le faire réaliser.

-Ta réaction me prouve bien que quelque part, je sais. Quelqu'un d'indolore se serait contenté de me rire au nez. Mais tu sais Azaël, je ne te demande pas de te confier à moi si tu ne le veux pas. Je ne suis pas là pour faire resurgir tes démons. Ils sont déjà là. Simplement, vois-ça avec toi-même. Et souffle un peu aussi. Et puis haïs-moi si ça te fait du bien.
Je ne suis pas sur que tu devrais blâmer qui que ce soit pour ce qu'il s'est passé. Je ne sais pas tout, en effet. Mais quoi qu'il soit arrivé, peut-être n'a-t-elle eu, simplement pas le choix.


Qui suis-je pour juger, qui suis-je pour donner mon avis, ou m'introduire dans ses songes. Pas grand monde ça c'est une certitude. Mais j'aime à croire que l'on puisse dépasser ce stade de ce ne sont pas vos affaires à un quelconque changement, une attitude, quoi que ce soit. Je ne sais pas ce que j'attends, je ne sais pas ce qu'il est en mesure de me donner. Mais mon Dieu je peux sentir d'ici toute la douleur d'un enfant brisé.
Et qu'on se le dise, ses méthodes d'alcoolisme, de drogue, de pacifisme ça ne dure pas toute une vie. Les démons rattrapent tout, les démons sont là, les démons sont partout. Le truc c'est de les laisser entrer, de papoter, de leur cracher dessus. Les accepter et puis remettre des pansements quand y'en a plus.

-Ta façon de gérer la situation tu sais, ne va pas durer. Tu seras toujours rattrapé par ton passé. On l'est tous. Jusqu'au jour où on trouve une solution. Plus ou moins efficace.


Dernière édition par Azénor Philaester le Sam 3 Fév - 15:51, édité 1 fois
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe

Message par : Azaël Peverell, Jeu 1 Fév - 20:07


T'es totalement à bout de nerfs. Tu veux partir de cette pièce. Parce que tu sais très bien ce qu'il risque de passer si tu restes. La colère et la haine en toi sont bien trop présentes. Elles prennent trop de place. Parce qu'elles englobent tes peurs et tes peines. Pour les cacher. Mais lorsque la colère passe, lorsqu'elle explose... C'est à ce moment là que tes faiblesses apparaissent réellement. Tu le sais. C'est pour ça que t'as si peur de craquer ici, devant elle. Tu ne veux pas qu'elle sache. Personne ne doit savoir. C'est une histoire qui n'appartient qu'à toi. Tu es le seul à devoir vivre avec. Parce que c'est trop douloureux. Tu ne veux pas de la pitié des autres. Tu ne veux rien d'eux. La douleur rend les gens hypocrites. Et tu ne veux pas de leurs fausses attentions. Tout comme tu refuses de leur exposer une faiblesse si facilement. L'autre n'est pas digne de confiance. Et elle ne déroge pas à la règle.

Cependant, elle insiste. Et tu n'as pas d'autre choix que de l'écouter, puisque tu es bloqué ici avec elle. Tes poings se serrent violemment en l'entendant continuer sur sa lancée. T'as envie de lui faire mal pour qu'elle la ferme. Parce que tu ne veux pas entendre ce qu'elle a à te dire. Qu'est ce qu'elle croit ? Que tu ne te remets jamais en question ? Que la culpabilité et le remords ne te rongent pas tout autant que ton passé ? Tu te poses des questions. Tu t'en poses trop. Et tu ne trouves jamais les réponses. C'est pour ça que tu continues à fuir. C'est tout ce que tu connais. Tu fais en sorte de rester calme. Tu gardes le silence. Seuls tes poings et ta mâchoire qui sont crispés montrent à quel point tu prends sur toi en cet instant. Mais t'es incapable de tenir en entendant la suite de ses propos. Tu exploses littéralement.

Tu laisses la colère sortir. S'échapper. De toute façon, tu n'es plus du tout en état de maîtriser quoi que ce soit. Tu t'approches de son bureau à grands pas et claques tes mains sur la surface boisée tandis que tes doigts se crispent dessus, laissant tes ongles s'agripper au bois. Le souffle court, ton regard se plonge dans celui de la directrice. Un regard noir de haine. Pas forcément envers elle. Davantage envers ta mère. Envers toi aussi. Mais c'est elle qui est en face. Donc c'est elle qui prend. Tu lui hurles à moitié dessus. Cette fois, les mots sortent.

- Mais de quoi vous vous mêlez ? Vous ne savez rien ! Elle avait le choix. Elle l'a toujours eu, elle aurait dû me dire la vérité ! A cause d'elle j'ai vécu un Enfer ! Si elle me l'avait dit, j'aurais jamais eu à subir ça ! Elle est partie en me laissant dans l'ignorance, et à cause d'elle j'ai ramassé alors que cet enfo*ré n'était même pas mon père !

Tu te rends soudainement compte de tes paroles. De ce que tu viens de faire. Tu n'avais jamais verbalisé une telle chose. D'ailleurs, tu n'aurais jamais dû le faire. Tu recules de quelques pas. La colère gronde toujours en toi. Mais tu récupères un peu le contrôle. Tu n'as pas le choix. Parce que tu ne veux pas lui en dire plus. C'était déjà beaucoup trop. Un frisson glacé te parcourt l'échine. Tu trembles légèrement. Comme à chaque fois que tu pètes les plombs. Tu la défies du regard de dire quoi que ce soit de plus. T'as trop tendance à réagir de façon primitive. Tu laisses ton instinct prendre le dessus. Or, un animal blessé lorsqu'il est acculé finit toujours par attaquer. Sauf s'il se décide à accepter de l'aide malgré la peur qui lui déchire les entrailles. Quelques mots s'échappent.

- J'me débrouille très bien, j'ai pas besoin d'vos conseils.

Mensonge éhonté vu la façon dont tu viens de péter une durite devant elle. Mais il faut absolument garder la face. Ou au moins essayer. Remettre le masque, se cacher derrière, encore et toujours.
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe

Message par : Azénor P. Benbow, Sam 3 Fév - 16:18



Je sens la rage, je sens la haine, sortir un peu plus son visage à chaque mot de plus que j'énonce. Ça fait mal d'être en colère. Je crois qu'Azaël n'en peut plus, j'ai comme l'impression d'être là, de le torturer avec des mots qui pour lui en un sens inouïe. Je crois qu'en cet instant il me hait, il hait sa mère, il hait son mensonge, il hait la vie. Il tourne finalement son regard vers ma direction et finalement laisse tout sortir. En trombe il arrive vers mon bureau et claque un grand dessus, de ses mains et doigts, crispés contre le bois. Nos regards se mêlent, je n'ai rarement vu autant de hargne, de colère. J'essaie d'en rester de marbre, mais si j'écoutais mon côté maman, si ce n'était pas Azaël devant moi, je l'aurais prit dans mes bras cet enfant déchiré, je lui aurais dis que c'est pas bien grave, qu'un jour ou l'autre tout va s'arranger. Mais l'âme est trop usée pour s'accorder du repos dans les bras d'une autre pas vrai?
Et puis en un souffle il balance. Tout ce qu'il n'a pas pu dire, tout ce qu'il n'arrive pas à écrire. Et pourtant ce n'est pas assez. Je le vois se reculer de quelques pas, signe de regret je crois. Il déteste n'avoir pas réussit à se contenir. Mais l'enfant est blessé, l'enfant a peur, l'enfant brûle de colère. Il ne pourra plus supporter un mot de ma part. - sauf s'il se décide à accepter de l'aide malgré la peur qui lui déchire les entrailles -

Après ses dernières paroles, je me plonge quelques peu dans mes songes. C'est amusant comme il s'oblige, coûte que coûte, à rester de marbre, à prétendre n'avoir besoin de rien ni personne. Mon Dieu ce qui lui manque c'est de l'affection et quelques larmes. Moi je reste calme, à le regarder d'yeux compatissants. Il sait que je sais, que ça n'a aucun sens de dire que la situation va pour le mieux. Le silence s'installe et il perce mes tympans, c'est insupportable pour moi de voir tant de souffrance et essayer, essayer si fort. Mais pas assez encore. C'est pas grave de ressentir, c'est pas grave de pleurer, de souffler un coup, d'exister plus que de survivre.

Je ne veux pas te donner des conseils ou te dire quelle voie suivre. Simplement que tu arrêtes de te cacher derrière une prétendue carapace ou je ne sais quoi. Personne n'est si fort que rien ne le touche. C'est pas grave de ressentir, et puis c'est pas grave de pleurer.

Ses mots retombent un peu dans ma tête, ils virevoltent doucement et j'entends sa voix me dire qu'à cause d'elle, il a vécu un enfer. Je me demande ce qu'il croit, que la vie n'est pas faite d'embuche, que la déception n'est pas là, à nous attendre, tous les coins de rue. J'étais triste et dégoutée pendant des années, déçue et en colère, de ne pas avoir pu me venger de mon père. Et puis un jour, sans pour autant ne jamais oublier, j'ai simplement accepté la situation. Je suis allé de l'avant, j'ai grandis, et puis même souris. Un truc qu'il a pas du faire souvent. Et puis je me suis élevé dans la société, je suis devenue quelqu'un, et tous les soirs je crache sur son souvenir.

Tu sais Azaël personne ne se rappelle du facile. Avoir une enfance parfaite ça donne des adultes mous qui ne comprennent pas que la vie ce n'est pas un chemin tracé, tout lisse et accueillant. On a tous des souvenirs insurmontables, des déceptions et des espoirs enfouis.
Mais la situation ne va pas bien, tu ne te débrouilles pas bien. Et je crois bien que c'est à cause de tout ce poids que tu as sur le cœur.


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Re: Bureau de la Directrice Adjointe

Message par : Azaël Peverell, Mar 6 Fév - 12:47


Le masque est bel et bien remis. Rien ne pourra plus l'enlever à présent. T'as pété les plombs. T'as fait sortir le surplus. T'es prêt à supporter cette conversation aussi longtemps que Philaester le voudra. Elle ne tirera plus rien de toi, t'en es absolument persuadé. T'en as déjà beaucoup trop dit. Tu ne lui fais pas assez confiance. Tu ne fais assez confiance à personne pour raconter ton passé. Ses mots te tirent un rire désabusé. Pas grave de ressentir, ou de pleurer ? C'est pas ce qu'on t'a appris. Et c'est pas ce que la vie t'a appris non plus. Chaque fois que tu laisses tes émotions prendre le dessus, ça finit mal. Ce qu'il vient de se passer en est l'exemple parfait. Tes yeux à nouveau plongés dans les siens, tu ne te défais pas de ton petit sourire. Celui qui la prend un peu de haut. Qui se croit supérieur. Parce que tu sais tellement mieux qu'elle... Tu veux tellement lui donner tort pour qu'elle arrête d'essayer de te sauver...

- J'me cache pas. J'me protège.

Lueur de défi dans le regard. Parce qu'elle ne peut rien trouver à répondre à ça. La sincérité transpire dans ton mépris. Tu crois à ce que tu dis. T'en es persuadé. C'est ainsi que les choses fonctionnent. Du moins pour toi. C'est ton habitude. Quand on arrive à prendre de la distance, à se regarder d'un point de vue extérieur, on peut se détacher de sa vie. Et donc ne donner aucune importance à ce qu'il s'y passe. C'est simplement que, de temps en temps, il y a des retours à la réalité un peu brutaux. Mais tu t'en sors bien pour prendre du recul. Laisser les choses et les mots glisser sur toi. Il y a tellement de gens qui t'importent peu... Pourquoi te soucier de ce qu'ils peuvent bien dire ou penser ? T'as déjà assez à gérer avec les personnes dont tu te soucies réellement. Celles qui comptent, et que tu déçois quand même.

T'as pleuré une seule fois depuis tes six ans. Et c'était de colère. Lorsqu'Alhena t'a appris la mort de ton père. Parce que t'as réalisé que tu ne pourrais jamais te venger. Que le seul but que t'avais trouvé à ta vie s'était effondré. Tu n'avais plus rien à perdre. Mais c'était avant de te rendre compte que tu perdais ta vengeance pour gagner une famille. Une vraie. Alhena n'est pas la plus tendre. Elle t'a fait mal. Plusieurs fois. Mais elle est là, quoi qu'il arrive, elle reste. Et tu t'accroches à ça désormais. Au fait de ne pas être seul, quoi qu'il arrive. Parce que ta soeur est là pour toi. Et c'est tout ce qui compte. Philaester ne s'arrête pas de parler. Mais tu continues de la toiser avec ton sourire. Pour lui montrer qu'elle n'a rien compris. Qu'elle arrête de partir sur une piste aussi glissante.

- Devriez arrêter de croire, ça vous réussit pas.

La colère n'a pas suffit à te faire partir d'ici. Parce qu'elle n'a pas peur de toi. Et la colère est épuisante. Alors tu reviens aux bases que tu connais bien et que tu maîtrises parfaitement. Provocation gratuite, incompétence sous-entendue. Tout pour montrer qu'elle se trompe. Qu'elle peut bien faire ce qu'elle veut, t'es trop loin pour être ramené. Et surtout, tu n'en as pas la moindre envie. Parce qu'accepter de l'aide, c'est trop difficile. Devoir quelque chose à quelqu'un est totalement inconcevable à tes yeux. T'as simplement envie de partir de ce bureau. Fuir, ne plus jamais y remettre les pieds. Elle pourra toujours se brosser pour que tu te présentes à nouveau à l'une de ses convocations. La fuite, c'est tellement facile. Elle te permet de continuer à creuser alors même que t'as déjà touché le fond. Comme si t'espérais former un tunnel pour remonter à la surface alors que tu ne fais que t'enfoncer toujours plus dans les méandres des profondeurs ténébreuses.
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe

Message par : Azénor P. Benbow, Mar 27 Fév - 23:59



Mais de quoi te protèges-tu si ce n'est de la vérité que personne n'est prêt à te donner. Personne. Parce que t'es pas le seul, ô Liderick, à te fier à des mensonges que des aînés un peu trop perdus t'ont appris. C'est pas parce qu'on est adulte qu'on a raison, pas parce qu'on est sur de soi qu'on dit vrai. La bonne histoire a toujours plusieurs versions. Tout dépend du point de vue, tout dépend de la réflexion, des convictions du cœur, de la facilité ou de l'espoir.

Je ne réagis plus à ses pics, je ne relève pas son irrespect ni sa façon de me regarder qui se veut moralisatrice ou supérieure. Je ne blâme pas les ignares, mais j'admire sa volonté. Nombre aurait à sa place tout déballé, vidé leur cœur, pourquoi pas même pleuré un bon coup. Je m'y suis habituée à vrai dire. Mais Azaël est différent, aussi puérile cela puisse paraître. Il ne laisse rien au hasard, et puis il corrige les erreurs, comme celle de penser en avoir trop dit. Moi j'aurais tendance à prôner le "pas assez". Mais il est une carapace quasiment indestructible, si forte que je me demande si quelqu'un un jour a pu apercevoir la beauté de son cœur. Il s'est fait berner par la vie, c'est aussi c*n que ça. Aussi simple aussi. Il est tombé de haut, il est tombé des nues. Il en veut à la Terre entière et la souffrance est sa marque de protection. Peut-être pense-t-il avoir déjà tout vécu, que rien ne pourra lui faire plus de mal que ce qu'il s'est déjà produit, il y a des années. Mais les enfances heureuses c'est tellement plus banal que ça fait des êtres tristes. Alors peut-être qu'il faut mieux être préparé dès le plus jeune âge, à ce qu'est l'avenir.

Alors que je le regarde détester l'instant présent, me vient une idée. Enfin me vient... Bien-sûr que j'y pense depuis la première seconde où il a posé ses pieds dans la salle. Mon choix est fait, je vais y aller. Pénétrer son esprit, lui faire revivre ses souvenirs, et lui prouver que cette fois-ci je sais. Que je n'ai plus besoin de prétendre, pas besoin de croire, que j'ai juste à regarder. Et alors je vais rester stoïque, ne rien juger, laisser défiler les images de sa vie, les découvrir avec lui, regarder le film de ses démons, avec lui. Analyser sa réaction et presque m'en vouloir de lui infliger la peine de son cœur.
Mais moi je veux juste lui faire ouvrir les yeux, le faire sourire, partager une poignée de main sincère.
Je me racle la gorge, j'attrape ma baguette posée sur le bureau en prenant soin de ne pas me faire repérer arme à la main, et je reprends mon souffle. Le silence a regagné la pénombre de mon bureau éclairé par quelques bougies. Je perce son regard de mes iris dilatées, sombres yeux sombres pensées. Je le transperce de mon âme, en un éclair pointe ma baguette vers son thorax,
#legilimens!

un tourbillon, des flashs, des images par milliers,
l'histoire de sa vie de A à Z, devant moi, je dirige, je contrôle, je vois..
je comprends?
pardonne-moi
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe

Message par : Azaël Peverell, Mar 13 Mar - 18:06


Le silence suit ta réplique. Tu la toises d'un air fermé. Tu veux qu'elle te foute la paix. Juste qu'elle te foute la paix. Mais c'est trop demander. T'es tellement en train de la défier du regard, de t'assurer que tu ne laisses passer aucune émotion que tu ne vois pas tout de suite qu'elle s'est saisie de sa baguette. Et tu comprends trop tard. Une fois qu'elle est déjà pointée sur toi, et que le sort part. Sec, sans appel. Pour te plonger directement dans les méandres sinueuses de ton passé. Les souvenirs te frappent, les images reviennent, nettes, comme si le film de ta vie était en train de repasser devant tes yeux.

Tu revois tout. Les moments avec ta mère. Les moments heureux, les jeux, les chamailleries, les fausses fugues pour mieux la retrouver. Son sourire, ses yeux qui brillent de joie et d'amour chaque fois qu'ils se posent sur toi. Et puis la maladie qui apparaît. Elle devient plus pâle, moins vive, mais elle reste souriante. L'amour est toujours là. Mais bientôt tu te retrouves dans un hôpital, devant son corps sans vie, avec ton père qui t'oblige à la regarder. En te disant que tout est de ta faute. Que tes bêtises l'ont exténuée et l'ont fait partir plus vite. Que tu es le seul responsable de tout ça. Tes dernières larmes qui coulent. Celles pour ta mère. Et l'Enfer qui t'ouvre ses portes.

Le déménagement en Sibérie. Le froid, l'immense manoir, et ton père qui ne cesse de te considérer comme coupable de la mort de ta mère. Les questions qui amènent pour la première fois de la violence. Des coups. Puis des sorts. Jusqu'à ce qu'ils deviennent la réponse à chaque moment de vie que tu pouvais escompter obtenir du haut de tes six ans. Tu étais alors persuadé que tu le méritais. Que c'était une punition, que tu devais faire mieux pour qu'il soit fier de toi. Pour que tout redevienne comme avant. T'as tout essayé. Mais rien n'y a fait. La peine de ton père s'était transformée en haine envers toi. Sa colère ne redescendait jamais et ses punitions étaient chaque fois plus douloureuses.

Cinq longues années pendant lesquelles tu n'as pu qu'obéir en espérant échapper à sa fureur, en espérant qu'une fois, rien qu'une fois, il redevienne l'homme qu'il était auparavant. Sévère, mais juste. Mais rien n'y a fait. Ton corps s'est marqué de cicatrices. Tu a fini par ne plus rien espérer. Simplement attendre. Que tout finisse enfin. D'une façon ou d'une autre. Et puis Durmstrang. Tu as pu t'éloigner de lui. Tu as pu apprendre la magie. Voir tout ce que tu pouvais faire. Tout ce dont tu étais capable. Et tu en as eu assez de l'attente. De la soumission et de l'obéissance. Tu en est venu à rêver jour et nuit de ta vengeance. Du moment où il paierait enfin pour tout ce qu'il a fait. Les années ont passé. Chaque vacances n'étaient qu'un calvaire supplémentaire. Mais il ne faisait que nourrir davantage ta propre haine. Tu as été patient. Très patient. Trop patient.

La solitude a fini par frapper. Du jour au lendemain, disparu. Personne pour dire ce qu'il est devenu, où il est allé. Nouveau déménagement. Retour à Londres, chez sa soeur. Une vieille toute aussi aigrie que lui. Mais qui se contentait des mots pour te rabaisser. La haine s'est encore agrandi. Contre tout le monde. Poudlard, arrivé en cinquième année. Plus aucune règle à suivre. Le refus de toute autorité. Le trop plein de colère et d'incompréhension en toi. Les choses qui évoluent. Le petit frère d'Aileen que tu poignardes à mort alors même que tu es sous Impero. La culpabilité grandissante. Ta tante meurt sous les sorts de 91, qui agit sur ta propre demande, sous tes yeux. Tu apprends que t'es un Peverell. La confrontation avec Alhena. Les larmes qui coulent pour la première fois depuis la mort de ta mère. Le fait que ton père est mort. Ton seul but dans la vie qui s'évapore. Et la décadence qui suit. La spirale infernale.

D'autres souvenirs essaient de transparaître. D'autres tortures. D'autres blessures, d'autres cicatrices. Et ta volonté de faire tes preuves. Ta peur de l'abandon. Tout est à portée de main. Absolument tout. Mais tu n'en peux plus. T'es à bout de forces. Tu serres ta baguette dans ta main et rassemble toute ton énergie pour lancer un #Protego. Qu'elle sorte enfin de ton esprit. Qu'elle te foute la paix. Les souvenirs s'atténuent. Le film s'arrête avant qu'elle ne puisse voir autre chose que les petites séances avec Benbow, ou ce qu'Evan t'a fait subir en Bulgarie. La respiration saccadée, tes yeux restent rivés au sol tandis que tu essaies tant bien que mal de reprendre tes esprits. Parce qu'en plus de t'avoir tout faire revivre, elle a vu. Tu le sais. Ta gorge est trop serrée pour que le moindre mot puisse sortir. Tu restes silencieux. Au bord du craquage, prostré sur ta chaise. T'as trop de colère et de rage en toi. Trop de blessures mal cicatrisées. Tu n'y arrives plus.
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe

Message par : Azénor P. Benbow, Mar 10 Avr - 12:17


i'm so sorry


Tout va très vite, je me sens mal, mal de lui faire revivre tout ça, mal d'infliger la peine d'une vie entière à un gamin de dix huit ans. Mais je ne montre rien. Je reste infaillible, pas une humeur sur mon visage, rien. Je regarde sa vie, je la parcoure, spectatrice de sa souffrance. Ça commence avec sa mère, le bonheur qui ne dure pas, comme d'habitude. Une rose qui s'endort devant lui et lui incapable de réagir, impossible de la sauver. C'est la que tout commence, le paternel s'en mêle. C'est jamais bon quand ça commence comme ça. Une larme qui tombe, qui coule, j'ai l'impression de ne pas connaître cet Azaël, qui d'un geste s'en va, en un flash.
Je pourrais m'arrêter là, mais il y a papa. Une histoire qui me touche particulièrement, parce que je le savais, j'aurais parié dessus. Azaël je maintiens ce que je disais, toi et moi on est pareil. On a la même marque, les mêmes blessures. Sur le chemin de nos vies on a pas prit la même intersection. Et je le regrette, pour toi. Parce que qui est le plus heureux maintenant?
Je reste spectatrice et ça se déroule si net devant mes yeux, des coups, des sortilèges, l'enfant croit le mériter, l'enfant accepte son sort. Mais l'enfant n'en peut plus, il est fatigué. L'enfant n'a rien fait. Il n'a jamais rien fait. Et j'ai peur pour la suite.
Puis Dumstrang, j'en ai entendu parlé. Assez solitaire, il passe sa vie à penser à lui. A sa vengeance, ça se voit dans ses yeux. Tu ne souries jamais.
Le voilà à Poudlard, chez une vieille femme qu'il ne supporte pas plus qu'elle ne le supporte. Je vois colère, je ressens haine, l'atmosphère dans lequel il s'est installé est morose et lugubre. Ça ne me surprend pas, c'est pas comme si je m'attendais à découvrir une enfance heureuse et des sourires offerts à quiconque passerait par là.

Et puis l'impardonnable. Un enfant, jeune et innocent, poignardé à mort par Azaël. Un sursaut de dégoût, et je me retrouve face à sa réalité. Il a tué un gosse. Comment on vit encore avec ce fardeau sur les épaules. Puis une silhouette cachée, qui tue la vieille dame chez qui il vivait. Tu es de leur côté pas vrai?
J'assiste à sa rencontre avec sa sœur, Alhena. Elle est dure, elle est sévère. Son père est mort. Un poids en moins, seulement c'est le seul poids qu'il aimait porter, le poids de la vengeance.

Tout est allé très vite, en un éclair nous sommes revenus dans mon bureau, bonsoir réalité comment vas-tu. Tu pourrais pas nous laisser deux minutes, le temps de nous laisser réaliser, à tous les deux.
Je ne crois plus maintenant, je sais. Que tout son présent n'est que la simple conséquence de son passé. Et puis quand on y pense, c'est assez évident. Je regrette ses fréquentations, je regrette le chemin qu'il a choisit. Je sais que c'est trop tard, que son cerveau est déjà trop orienté. Peut-être même qu'il leur appartient déjà. Mais une infime partie de moi y croit encore, que je peux changer les choses. Plus qu'y croire, j'aimerais changer les choses. Mais je n'ai fais que conforter mon avis, mes opinions. Ce gosse n'est pas foutu, ce gosse est perdu.

- Tu penses que ça va t'aider? De rester dans la peur, le doute, l'ombre? Tu penses que ça va te ramener de la couleur dans ta vie? Tout le monde en chie Azaël, et heureusement. Personne ne se rappelle du facile. Mais faut faire avec, avancer, et puis accepter. Repartir de zéro. Ta souffrance ne doit pas être une excuse, elle doit être une force.
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe

Message par : Azaël Peverell, Jeu 12 Avr - 23:29


Ce sont ses paroles qui te tirent de l'espèce de transe dans laquelle tu étais entré. Son discours ne change pas, malgré tout ce qu'elle a vu. Et ça t'énerve encore plus. Maintenant qu'elle sait, comment peut-elle ne pas prendre en compte ? Ne pas comprendre ? Personne n'a jamais eu accès à tous ces souvenirs. Et la première personne qui les voit semble refuser de s'attarder dessus. Une fois de plus, ta solitude te frappe en pleine face. Tu te rappelles pourquoi personne n'est au courant. Parce que tu refuses la pitié des gens, mais tu refuses également leur hypocrisie. Savoir sans rien dire, sans rien faire. Continuer de t'ignorer. Parce que t'en as assez d'être invisible. D'être simplement le type agressif, toujours de mauvaise humeur. Le type violent et stupide qu'il ne faut pas approcher. T'en as assez de n'être jamais regardé pour ce que tu es vraiment. Ta voix gronde, comme la colère toujours en toi.

- Elle n'est ni une excuse ni une force. Elle est mon choix. Le seul qu'il me reste.

Ton regard s'est à nouveau planté dans le sien. Tu as bel et bien remis ton masque habituel. Froid, insensible. Tu énonces un fait. Tu énonces ta vérité immuable. Elle peut bien dire ce qu'elle veut, penser ce qu'elle veut, rien ne changera jamais cela. Les couleurs dans ta vie, tu les retrouves en avalant n'importe quelle pilule qui passe. La peur, le doute et l'ombre dont elle parle, c'est simplement ceux qui ont été là pour toi. Et qui ne t'ont jamais laissé tomber malgré tes faiblesses. Alors oui, tu veux rester dans la peur, le doute et l'ombre. Parce que tu sais à quoi t'attendre avec eux. Tu n'es plus pris par surprise. Tu sais quand tu dois encaisser, et tu sais quand tu peux rendre les coups et laisser la rage gérer. Tu étires un sourire désabusé.

- Et j'ai accepté. J'ai trop accepté. C'en est fini. Plus jamais. Et n'entrez plus jamais dans ma tête, ça risquerait de très mal se terminer.

Tu dois devenir plus fort. Obtenir plus de puissance. Tu dois déjà commencer par ne plus laisser paraître la moindre faille. Comme celle de laisser ton esprit sans défense. Finalement, cet entretien aura servi à quelque chose. Il t'aura ouvert les yeux sur une autre de tes faiblesses. Et t'as bien l'intention de la combler. T'es prêt à sacrifier ta liberté et ton bonheur si ça signifie avoir la force de résister à tout et à tous. Mieux encore, si cela te permet de ne plus être celui qui encaisse, mais celui qui inflige la douleur et la souffrance. Parce que ça te plaît, lorsque tu juges l'autre coupable, de lui faire mal. Tu te sens un peu plus vivant. Le monde est violent. Tu te contentes de t'adapter. Tu fais craquer les jointures de tes doigts d'un air distrait.

- Z'avez fini ?

Tu mets un point d'honneur à agir comme s'il ne s'était rien passé. Tu préfères oublier qu'elle sait. Ta menace précédente n'est pas en l'air. Mais tu t'es contenté de la prévenir. Elle n'a pas à violer ton intimité de la sorte. Les choses étant mises au clair, tu commences à réellement étouffer durant cette entrevue. T'as besoin de prendre l'air, de te changer les idées. C'est qu'elle est en train de te rendre à moitié cinglé avec ses discours plein de bons sentiments et de bonne conscience commune.
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe

Message par : Azénor P. Benbow, Sam 21 Avr - 23:28



Il ressemble à un bon acteur, pas d'expression sur son visage, ne rien faire transparaître, il pourrait soit disant faire croire n' importe quoi à n'importe qui. Il utilise la colère comme atout, puis relâche les traits de son visage, à la demande, il contrôle ses émotions; il en a l'habitude. Le jeune homme parle de choix. Même du seul qu'il lui reste. Pff. C'est pas si simple. C'est pas un choix si c'est la seule possibilité. Il avait le choix, il l'a mal fait. Point. Pas besoin d'écrire dans la marge, d'ajouter une astérisque. J'en suis intimement convaincue moi, qu'il s'est trompé, qu'il aurait pu se remettre de son passé, sourire et aimer la ptn de vie. Mais regardez-le, jour après jour, subissant les étapes. Plus encore il s'entoure d'idiots ou de malhonnêtes. Il est borné, c'est trop tard. Triste à dire, dur à réaliser, regrettable.
Encore une menace, qui affiche un léger rire sur mon minois. Ca pourrait mal se terminer, j'en tremble. Qu'il pense à ce qu'il aide à mieux dormir la nuit, j'irais dans sa tête au moment même où je l'aurais décidé. C'est tout.
Il se construit une carapace plus dure encore de jour en jour, et j'ai peur que dans une futur plus ou moins proche, sa carapace devenue indestructible, aussi bien pour lui que pour le monde. Quelle triste vie. C'est pas finit, sauf si c'est finit; c'est ce qu'on dit. P'têtre que c'est finit. Posture décontractée, il fait absolument comme si de rien était, comme si on ne venait pas tous les deux ensemble, de voyager dans l'histoire, toute l'histoire de sa vie. Je me contente de le regarder craquer ses doigts, je reste silencieuse, quoi que je dise, le petit aura une réponse. C'est plus la peine, pas maintenant. Que dire de l'après, je n'en sais rien. Mais je m'en fou; attitude pacifique à mon tour. Est-ce-que j'abandonne?

Oui.

Assise derrière mon bureau, un peu fatiguée du voyage dans ses pensées, je lient mes doigts et pose mon menton sur mes mains soutenues par mes coudes posés sur le bureau. Je ne le lâche pas des yeux, attends qu'il sorte d'ici. Puis je suis toute aussi perdue qu'auparavant à son sujet...
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe

Message par : Azaël Peverell, Sam 28 Avr - 11:54


Enfin, elle accepte que tu partes. Il était temps. Parce que t'es bien incapable de rester une minute supplémentaire dans ce bureau bien trop oppressant à ton goût. Si tu as en apparence retrouver tout ton calme, c'est loin d'être le cas intérieurement. Alors t'as pas l'intention de rester dans la même pièce que quelqu'un capable de pénétrer ton esprit. Tu peux sans doute considérer avoir gagné la confrontation avec Philaester puisqu'elle accepte finalement de te laisser partir. Qu'elle abandonne en quelques sortes. Mais avec tout ce qu'elle a pu voir, t'es loin de pouvoir voir ça comme une victoire.

Elle ne te lâche pas du regard. Tu te contentes de conserver ton air blasé et indifférent que tu as eu tant de mal à remettre après tout ce que tu as revécu dans ce bureau. Maintenant qu'il est là, t'as bien l'intention de le conserver le plus longtemps possible. Tu te lèves donc, en enfonçant les mains dans tes poches, comme si tu venais simplement de répondre à quelques formalités banales. Et tu lui tournes le dos sans plus de politesse. Elle peut toujours courir pour que tu la salues. Tu passes la porte et disparais d'un pas rapide. Direction le parc directement.

T'as besoin de prendre l'air, et rapidement. Oublier tout ce qu'il vient de se passer, passer à autre chose. Même si tu sais pertinemment que tu auras besoin de temps pour ça. Faut que tu te reprennes, que tu reclasses tout ça. Que tu enfouisses les souvenirs plus profondément encore pour qu'ils ne viennent plus jamais te blesser.


Fin du RP, merci amour


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Shae L. Keats
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- Permis de Transplanage


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Re: Bureau de la Directrice Adjointe

Message par : Shae L. Keats, Dim 10 Juin - 22:03


RP antérieur à la disparition de Shae
LA mutuel accordés
Pv Azénor Philaester
TW drogue/alcool.




Y a les jours avec, et les jours sans. Globalement les matins se ressemblent et sont toujours les mêmes depuis quelques temps. La pente glissante qu'on a pas vu venir mais qui se retrouve sous les jambes et voilà que ça dérape de nouveau, qu'on s'érafle les genoux et les coudes en glissant sur le bitume. Un lever, une paille dans le nez et la première insufflation, pour tenir le rythme, les gosses, le bar, les autres engagements. Et tout faire pour nourrir tout ce beau monde. Farine dans le nez et pilule qu'on fait passer avec une gorgée d'un cocktail étrange là depuis la veille, pour arrêter de penser, réussir à être efficace et contrer la fatigue. Pas le temps de manger, j'ai tendance à oublier de le faire en ce moment.

Habiller les gamins, trouver un endroit où les laisser pour la journée, marcher jusqu'à pouvoir transplaner, Enzo qui traîne derrière et Tim dans les bras, puis les laisser au grand père avant de revenir. Heureusement qu'il est là lui, autrement je pourrais pas, les nourrir, les élever. Je pourrais rien.

Puis revenir à l'appart, pour tenir encore avec d'autres trucs en attendant les rondes -j'ai toujours cette naïveté de croire que personne ne voit, que en trouvant un autre moyen que les aiguilles pour fuir ce sera plus discret- mais le hibou et l'enveloppe au cache que je connais trop bien m'attende pour prouver le contraire. Une convocation, rien que ça, et pourquoi, j'en sais rien. Mais j'pense pas que ce soir pour me féliciter de quoi que ce soit. On parle rarement aux gens pour être positif.
Et pourtant ce serait tellement mieux.
Les ça ne va pas mieux ? deviendraient des courage, prends ton temps.
Les mots-couteaux, des mots-cotons.

Mais j'crois qu'on a une fâcheuse tendance à voir ce qui va pas.
Alors nouvelle pilule, et l'attente d'une heure convenable pour se pointer dans le bureau de la reine sans ressembler à un pantin désespéré en quête d'un événement dans sa vie
-bien qu'au fond on en soit pas si loin.

Alors je monte, sans savoir ce qui m'attend, un peu à l'ouest mais toujours conscient, pour comprendre, entendre, parce que malgré tout je ne veux pas qu'on me retire mes gosses. Alors je monte en attendant des reproches qui n'ont pas lieu d'être. Parce que personne n'est moi.
Es-tu étrange comme moi?
Es-tu emprunte de la même folie que moi ?

Les voix ne me laisseront jamais seul.e. Et qu'est-ce que toi tu pourrais en comprendre ? Alors me parle pas de santé. convoque moi pour un truc professionel
On a jamais su parler tous les deux.
Ça part toujours en co*ille.

Alors s'il te plait,
ne sois pas toi
pas aujourd'hui.

Y a comme un nœud dans la gorge alors que j'entre dans ton bureau. Sans frapper. Parce qu'on est plus à ça près n'est-ce pas ? T'es entrée dans ma tête, on a sauté d'un pont tous les deux.
Alors à bas les conventions, pas d'pilogue, pas de formule de politesse, on a dépassé ça.
Fermer la porte, et lâcher une fausse note dans la voix.
Tu voulais me voir je crois.
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