AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
Page 1 sur 3
Divertissements londoniens
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
Kohane W. Underlinden
Kohane W. Underlinden
AdministrationHarryPotter2005
Administration
HarryPotter2005
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Occlumens


Divertissements londoniens Empty
Divertissements londoniens

Message par : Kohane W. Underlinden, Mar 15 Mai - 18:16



   
 Rp avec Aysha ♥
Autorisa d'Elhiya pour l'ouverture du sujet


 

Londres s'agite sous ses lueurs artificielles qui défient le soir grossissant. Les attractions touristiques se parent de leurs plus beaux attraits : sons et lumières au rendez-vous, de quoi donner l'eau à la bouche aux oiseaux égarés dans la capitale anglaise. Les gens passent, traversent les ponts, se perdent sur les quais, cherchent bars et restaurants à leur goût.
Tout paraît tranquille et simple, ce soir.
Du banal de métropole internationale.
Des langues qui s'échangent, des dialectes que j'entends sans comprendre. Et puis ceux qui s'essaient à l'anglais et dont l'accent est à croquer. Les bus rouges qui filent sur les routes, jusqu'aux ralentissements, impatience de fin de journée ou début de soirée, on trépigne, maugrée, ronchonne alors que le trafic avance tout doucement.
Du Londres moldu, quoi.
Les activités de jour ont cessé ou cessent progressivement. Pour laisser place au nocturne. Le rythme est différent ; les attentes aussi.

Je ne sais pas bien auquel des deux mondes j'appartiens. Sans doute un peu les deux. Un pied dans l'un, un pied dans l'autre, borderline à danser d'une case à l'autre.
Et aujourd'hui, je fais, comme souvent, une halte dans la capitale anglaise avant de rentrer. Parce que Londres, ça reste une part de chez moi. Mon enfance. Une partie de mon adolescence. Et de mes perditions.
J'ai eu tant et tant l'occasion d'explorer la ville !
Parfois, il m'arrive de me sentir démunie comme si je connaissais tout par cœur, depuis les années. D'autres fois, je découvre, redécouvre. J'arrive, je surprends des coins que je ne connaissais pas ou auxquels je n'avais pas fait attention.
Ce soir, je suis en quête de ces lieux-là. Tournant au hasard dans des petites rues dont je ne retiens pas le nom. Marcher, aller. Regarder le bâti et le dallage désert. Ce ne sont pas les lieux des grands bars, des grandes avenues, de la foule et du bruit. Parfois, de discrets restaurants tranquilles, où quelques personnes sont déjà installées pour dîner.
Oui, ça va bientôt être l'heure. Je pense. Je n'ai pas de montre pour vérifier. Mais vu le nombre de gens qui s'arrêtent devant les menus des différents établissements j'en déduis que le moment approche. Pourtant, pas encore envie de rentrer. Je pourrais rester sur Londres, trouver un coin tranquille où manger. Puis je me dis que, si ça se trouve, Asclépius sera à  Thermidor. D'ailleurs même quand il n'y est pas, il laisse souvent un repas soigneusement préparé. Petite once de culpabilité ce soir : ce serait moche de ne pas honorer son dîner.



 

Bon, je continue encore un peu mon tour. Il ne doit pas être si tard.
Les rues montent et descendent, c'est amusant. Croiser parfois quelques habitants qui rentrent chez eux. D'autres qui sortent. Et des fenêtres ouvertes qui laissent venir une musique affreusement forte ; ça promet une nuit sans sommeil, là-bas.
Tout à coup, alors que je marche, une porte à demi-ouverte attire mon attention. Une large porte basse, en faux bois. Quelques papiers sont affichés dessus, protégés des intempéries par du plastique. L'un d'eux indique qu'il s'agit d'un théâtre, l'autre donne les programmations du mois et un troisième est en fait un affiche pour un certain spectacle.
Curieuse, j'ouvre un peu plus la porte, pour voir à l'intérieur.
C'est vide. Assez petit. Le genre de théâtre qui doit être fréquenté par un cercle assez restreint de personnes. Des sièges rouges qui attendent sagement. Une scène plongée dans la pénombre. Et pas de trace de présence humaine. Soit on a oublié de refermer. Soit quelqu'un s'est absenté juste pour quelques instants et doit revenir.
Je n'ai peut-être rien à faire là. Mais...
Haussement d'épaules.
Y'a pas écrit entrée interdite et la porte était ouverte alors... !
Petite souris dans le noir, je me faufile à l'intérieur. Ca me fait drôle, un théâtre vide. Sans présence, sans action, sans belles paroles ni public.
Je regarde la scène avec attention. Je ne suis jamais montée sur une scène. C'est l'occasion. Toute contente de moi, je me précipite sur les quelques marches et grimpe. Je fais face à une salle vide et plongée dans le noir. Etant, moi-même, perdue dans la pénombre. Je ne sais pas où sont les lumières, ici. Mais la lueur de l'extérieur, entre fin de jour et lampes artificielles suffisent à distinguer un minimum les choses dans ce petit théâtre.
Et, alors que je profite en silence d'avoir pris de la hauteur et de me trouver face à un public invisible, mes yeux accrochent une feuille laissée en bord de scène.
Je me penche pour la ramasser.
Par la maigre lueur venant de la porte, j'essaie de déchiffrer les lettres imprimées.



 

je suis celle qui ne veut plus comprendre
parce que comprendre c'est déjà accepter
oui je venais pour comprendre
et j'ai compris que comprendre c'était trahir*


J'interromps pas lecture un instant.
Un bout de papier laissé tomberr.
Une scène.
Un texte.
Un public muet, en attente.
Je souris, dans le noir.
Souris devant le fil suspendu. Avant de baisser de nouveau les yeux sur la feuille. Lire. La suite. Et vouloir la clamer. Comment ce texte aurait-il été mis en scène ? Je l'ignore. Je le découvre à mesure que je le lis. Et voilà que, déjà, je me plante devant mon public invisible, partition en main. Prête à lui parler. Lui offrir ma voix et mon cœur.

-je venais pour t'implorer
homme qui fait la guerre comme
le pommier fait ses pommes*


La voix se gonfle dans la poitrine et le regard se perd. Loin dans l'obscurité. S'imprégner du texte. Le sentir vibrer dans les veines.
Implorer.
Et refuser d'implorer.
Tout en même temps

-et j'ai compris que t'implorer
c'était me soumettre à tes raisons
c'était me mettre à genoux et ramasser les pommes
de l'arbre de la guerre
furieuse je suis*


Et les gestes se mettent de la partie.
Une fureur froide dans les poings et les bras qui s'agitent.
Fureur de vivre et de mourir. De vivre, surtout, en fait. J'ai l'impression, à mesure que je lis, que j'envoie les mots valser dans la salle, l'impression de me retrouver dans ce petit bout de texte sans contexte. Un feuille laissée. Volante. Que j'ai ramassée.

-furieuse mère
furieuse fille
furieuse soeur*


*Stabat Mater Furiosa, JP Simeon

Revenir en haut Aller en bas
Aysha Brayd
Aysha Brayd
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Divertissements londoniens Empty
Re: Divertissements londoniens

Message par : Aysha Brayd, Mer 16 Mai - 8:45


Dehors l'air est frais. Les gens marchent, sourire accroché aux lèvres. Les étoiles font leur petit bonomme de chemin, s'éclairant peu à peu comme des petites lucioles, couvrant la toile noire du ciel de leur lumière. Pourtant il ne fait pas si sombre. Mais ce sont les premières étoiles naissantes, celles qui ouvrent la voie à la nuit parcourant son chemin, courant après la lune. Les passants profitent de l'effervescence de cette soirée urbaine, et Aysha en fait de même. Elle parcourt les rues comme on parcourt un intinéraire du bout du doigts, sur une carte un peu froissée. Elle marche sans se presser mais elle sait où elle va. Les nocturnes des musées londoniens sont toujours de bonnes occasions pour dessiner. Aysha aime y passer des soirées, crayonnant ainsi assise sur son petit banc molletonné. Ce soir, elle va découvrir un nouveau musée qu'elle ne connait pas. On y trouve des sculptures grecques, modèles parfaits pour s'exercer.

Aysha marche donc ainsi, calepin sous le bras, nez en l'air. Elle manque de se cogner des les passants plus d'une fois mais elle ne peut détacher son regard des contours des immeubles et du ciel à la nuit naissante. Cette ville est belle et elle ne finit jamais de la connaître. Chaque jour elle porte un regard nouveau sur la capitale anglaise, majestueuse. Elle admire ses courbes droites et ses ponts. Elle invente ses ruelles et ses histoires, imagine les intérieurs, derrière les fenêtres. Et tous ces recoins lui échappent encore, avec joie, car le lendemain alors elle pourra découvrir de nouveaux aspects de la belle.

Aysha laisse glisser son regard sur l'arrête d'un immeuble gris, et le pose sur une porte entrouverte. Il y a quelque chose dans cette porte, quelque chose qui l'attire. Plus encore que la nocturne du musée. Alors elle s'approche, contemple les affiches sans vraiment les voir car ce qui l'intéresse se trouve derrière la porte.  Cette aura inexplicable. Il lui semble entendre quelque chose, des mots, une voix. Solitaire. Elle hésite, entrouvre à la porte et se glisse à l'intérieur sans pouvoir supporter l'idée d'être entre les deux, un pied dehors et un pied dedans. Il y a quelque chose dans ce lieu mystérieux qui ne la laisse pas tranquille. Elle découvre un théâtre, après avoir passé une petite épaisseur de voile noir servant de coulisses peut être. La voix s'est fait plus nette et elle déclame quelques mots avec cette puissance propre au théâtre. Mais le public est invisible et la scène est comme une offrande sublime à laquelle on ne peut résister. Sur ses épaules une jeune femme. Elle joue, feuille en main, quelques mots que l'on peut voir d'ici. Elle est jolie et son visage est habité de ce qui semble être une soudaine passion. Ses yeux reflètent l'illusion et l'imaginaire, la pièce qui se joue dans son esprit. Et Aysha elle aussi, a envie de jouer. Elle a toujours aimé le théâtre, l'un des nombreux arts qu'elle garde sous sa manche. Elle s'y est exercée plusieurs fois, et cette fois encore elle en a furieusement envie. Mais ça n'est pas comme ça que l'on aborde les gens, n'est-ce pas ? Non, elle préfère s'avancer pour saluer l'inconnue, d'abord. S'assurer de ne pas trop la déranger dans l' exercice théâtral. Se présenter, peut-être. Aysha entrouvre les lèvres et sa poitrine se soulève, elle s'apprête à révéler la sa présence. Mais soudain il y a ces répliques, ces répliques qui collent trop bien aux précédentes, ces répliques qu'elle connait par cœur et qui n'ont que faire des présentations. Elles se bousculent dans sa mâchoire, furieuse de s'échapper et de résonner dans le théâtre entier. Et ces mots ont la victoire, Aysha s'avance et dit :

- Qu'importe ta colère.

Elle rejoint la jeune femme sur la scène. Il lui semble l'avoir déjà vue mais elle ne se laisse pas distraire. Elle est quelqu'un d'autre le temps de quelques mots, et ceux ci viennent à elle d'une façon étonnement naturelle. Son imagination est fertile ce jour là. Et elle se permet d'être cet homme mauvais et haineux, un instant seulement, et d'incarner tout ce qu'elle se doit de mépriser quand elle est elle, Aysha.

- La mort n'est pas ce monstre sanguinaire qui détruit des innocents.
La mort punit, et elle te punira, toi,
Comme elle punit tous mes ennemis.


Elle s'avance encore, elle a le visage de cet homme épris de guerre et de sang, la lèvre fine, le regard dur. Et un sentiment d'exaltation qui bat dans sa poitrine. Elle fait face à celle qui joue la femme furieuse. Il se joue, dans ce petit théâtre, le duel du couple imaginaire. Et chacun croit en son personnage plus qu'il n'en faut mais Aysha s'amuse comme rarement. La scène est le terrain de son extraspection.
Revenir en haut Aller en bas
Kohane W. Underlinden
Kohane W. Underlinden
AdministrationHarryPotter2005
Administration
HarryPotter2005
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Occlumens


Divertissements londoniens Empty
Re: Divertissements londoniens

Message par : Kohane W. Underlinden, Lun 18 Juin - 23:27




J'ai du retard disoulée :x

Les mots se tracent,
se forment,
au bout du pinceau,
légère touche de peinture sur toile blanche
et voilà une lettre une autre
pour une bulle de mots, finalement
des mots qui virevoltent tournent et visent
-flèches-
des mots, créés, agencés, ces mots qu'on use pour
dire
ces mots qu'on utilise pour
décrire
et surtout, ces mots qui nous sont si précieux pour
exprimer
ce qu'il y a en dedans

colère – refus de plier – détermination – rage – force – fierté – volonté – vie – vie
vie


c'est ça qu'elle est, cette femme de spectacle,
cette femme qui prononce ces mots
cette femme qui refuse d'implorer, refuse de ployer,
c'est ça qu'elle est, cette dame de papier,
furieuse mère, furieuse fille, furieuse sœur,
furieux être qui laisse sa fureur couler comme l'eau dans le torrent
c'est ainsi que je la vois, tandis que les mots -ses mots- se forment devant mes paupières, dans l'obscurité de la salle laissée vide, abandonnée, quelques feuilles jetée, rien, plus rien jusqu'à

La voix.
Et les mots, autres, les mots qui se forment par d'autres -une autre- des mots que je ne vois pas danser devant mes paupières mais dansent devant celles d'une autre personne. Une personne qui m'a entendue, entendue sur ma scène
Celle qui a entendu le cri de ma fille de spectacle, ce cri de colère froide et de détermination.
Elle arrive, vers la scène, son pas devient autre, comme s'il n'était pas le sien, je pourrais la reconnaître comme la Citrouille des docks mais ne vérité, ce n'est pas elle que je vois.
C'est son masque-personnage
ce sont ses phrases froides et violentes
alors qu'elle jaillit sur scène, elle, lui, la femme ou l'homme de guerre et de mort qui s'interpose à la femme colère qui hurle à la vie
elle, lui, la femme ou l'homme de haine qui conduit à la mort
ses traits se ferment s'incarnent en cet être abject et son aura me pousse me tire sortir de sa coquille, revêtir une nouvelle veste un nouveau masque
celui de la faiblesse à genoux que j'exècre tant lorsque je suis moi

faiblesse et soumission à la tempête à l'orage aux éclairs et à la colère et à la peur terreur faiblesse et soumission au visage dur de l'autre comme si se soumettre allait épargner la vie, plus que la rébellion, parce que les bourreaux aiment les faibles soumis.e.s parce qu'ils peuvent les cajoler comme des poupées en se croyant forts, en se cachant à eux-même leurs faiblesses

la faiblesse à genoux et
tomber, ainsi, tomber sur la scène, l'axe droit et fier qui se brise, disparaît la femme fureur la femme colère furieuse mère fille sœur épouse amante nièce muse amie alliée
elle disparaît et à se place
c'est le masque de l'apeurée à genoux qui tremble et ne prie que pour voir le jour se lever le lendemain

-non non s'il-vous-plaît vous ne pouvez pas

la poésie du texte et des mots balayée, remplacée par le banal, banales phrases car il n'y a qu'elles qui sortent lorsque la peur congestionne l'estomac et que le cri de vie reste coincé en travers de la gorge, face à la silhouette menaçante de l'homme ou de la femme haine et colère

-je veux... vivre

et la voix est faible, si faible, bien plus faible que tout à l'heure
sans doute trop basse pour que le public au fond de la salle entende les mots mais je sais que l'autre, partenaire de scène et personnage ennemi, entendra

-s'il-vous-plaît

murmure implorant
et le masque de l'apeurée est si bien vissée à l'âme que les larmes viendraient presque compléter le tableau
le rôle de la suppliante qui picote les ongles,
les mains, posées sur le bois de la scène alors que le dos se courbe en avant, position d'humilité, les mains se crispent en poings serrés, presque tremblants

-pitié

un mot que je n'aurais jamais pensé sortir en étant moi, je ne veux pas de la pitié des gens ni dans leurs gestes ni dans leurs regards, je préfère encore l'indifférence même si je cherche leur affection
mais là, ce n'est plus moi qui parle
et le mot est sorti
tout seul trop vite
pourtant, il est le mot le plus adéquat et le plus cohérent venant de cet être de peur et de fragilités ouvertes.

Revenir en haut Aller en bas
Aysha Brayd
Aysha Brayd
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Divertissements londoniens Empty
Re: Divertissements londoniens

Message par : Aysha Brayd, Mar 19 Juin - 14:59


Aysha s'est emparée de cet être dur et froid, féroce et hargneux, l'arme au poing, le cœur criblé de balles. Balles nichées dans les veines, cristaux de poudre dans le sang, ce sont là les reste de la guerre, des combats. Combats menés, il y en a cent, mille. Elle est un être nouveau. Elle n'a jamais habité ce corps et pour la première fois, elle se sent frémir d'un colère sourde et d'une cruauté sans nom. Elle a le poing serré, envie de frapper. Cet homme qu'elle incarne n'aurait pas attendu. Il a déjà les jointures des mains abimées. Des traces fines et blanches contournant les os là où, maintes fois la peau s'est ouverte pour cogner contre une mâchoire, pour s'emparer d'un sabre ou d'un fusil et tirer sans compter. La guerre est son breuvage sacré, son quotidien.

La femme forte a levé les yeux vers son bourreau. Elle n'a pas esquissé un sourire, ne s'est pas libérée de son rôle, l'actrice transparaît à peine derrière le visage du personnage. Là sur cette scène l'on ne voit plus que deux êtres animés d'une passion furieuse. Mais les défenses craquent, fragiles. Nul ne peut surpasser la résistance de cet homme coléreux alors la femme s'effondre soudain. Il n'y a plus une once de détermination dans ses yeux. Au sol, courbée, implorante. Quelques mots lâchés mais dans l'indifférence. Aysha reste de marbre. Elle a durci ses traits. Elle veut cracher son venin, faire transpirer sa pitié amère et son envie de violence. Dure, immobile et solide comme un roc, elle regarde. La silhouette frêle de cette femme qui s'est dressée contre elle : comment a-t-elle pu imaginer y arriver ? Elle n'est que faible et fragile. Une fine dentelle d'os si faciles à briser. C'est une image si dégradante.

Pendant une seconde Aysha croit s'échapper de son personnage. Elle remarque la facilité avec laquelle sa partenaire de jeu incarne cette femme complexe. Elle remarque son visage implorant et son talent manifeste. Mais l'échappée n'est que très courte. Et vite, vite elle est de nouveau cet homme.

- Tu es misérable.

Elle crache ces mots d'une voix puissante contrastant avec la faiblesse de son interlocutrice. Elle n'a pas peur, elle n'est pas faible. Elle ne craint rien ni personne d'autre qu'elle même. Elle voudrait se jeter sur l'autre et la tirer par la manche, elle qui se traîne à terre comme un pantin désarticulé. Son regard est empreint de pitié et de dégout. Cette femme attise sa colère par sa faiblesse.

- Lève toi.

Et elle ne lui laisse pas le temps d'esquisser un geste, le moindre, elle n'est pas patiente. La fureur tambourine dans sa poitrine comme une symphonie furieuse, grosse caisse et violons. Le tension dramatique s'est nouée dans l'air et Aysha s'est prise au jeu plus qu'elle ne l'aurait cru.

- Debout, debout ! elle hurle.

Elle ne s'appartient plus. L'impatience la fait trembler, elle se sent incapable d'attendre et son sang bouillonne, ses veines claquent sur ses tempes elle les sent, furieuse valse. Elle n'est plus maîtresse d'elle même et elle la sent cette fureur, elle la connaît. Celle de la guerre et son sang. Celle de la tempête. Si différente de l'état d'esprit de l'actrice, le personnage est son opposé, cela le renforce. Le regard est dur.

Si tu veux vivre alors lève toi.
Revenir en haut Aller en bas
Kohane W. Underlinden
Kohane W. Underlinden
AdministrationHarryPotter2005
Administration
HarryPotter2005
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Occlumens


Divertissements londoniens Empty
Re: Divertissements londoniens

Message par : Kohane W. Underlinden, Mer 11 Juil - 17:32



   
/Contenu sensible\

   

Le temps s’est arrêté, le souffle suspendu, au-dessus de cette scène dont les rideaux ont été tirés, trois coups frappés, un dialogue commencé. Le jeu prend le dessus, avale les secondes en monstre vorace ; il n’y a plus de montre, plus d’horloge, plus de pendule ou de réveil. Il n’existe plus de tic tac tandis que deux être s’affrontent dans leurs corps et leurs mots, leurs masques qui s’entremêlent en une impro des plus étonnantes.
Mais ni l’une ni l’autre n’avons l’impression de faire une improvisation sur les planches d’un théâtre. Je crois qu’elle ressent la même chose que moi : ce sentiment d’être habitée par l’autre. Par l’être auquel elle donne chair et mots. Cet être dont elle sort les phrases, les unes après les autres, qui continuent de claquer telles un fouet dans les airs.
Elle est lui, complètement, c’est pour ça qu’on s’y croirait.
Elle est lui, elle reste ancrée en lui.
Et elle me fait face, criant de se lever.
En miroir, je suis celle qui s’est écroulée, cette femme dont je ne connais pas l’histoire mais qui a tout laissé tomber, qui s’est laissée tomber, en espérant survivre.
Pour une fois, je suis cette femme qui ploie et,
magie du théâtre,
je m’y crois presque -sans être moi.
Cette femme n’est pas moi, pourtant, je partage ses émotions. Je ressens ce qu’elle ressent, cette peur et ce cri de vie au fond de la gorge, au fond de la poitrine.
Je compatis avec elle mais
je la regarde d’un œil extérieur : je sais que je ne suis pas comme elle ; je sais que je n’aurais jamais réagi ainsi.
Pourtant, je, s’efface.
Je, n’est plus.
Spectatrice, sur ces sièges vides plongés dans l’obscurité.
Spectatrice silencieuse et toute absorbée par les êtres qui se meuvent sur la scène.

Ce n’est plus je qui se redresse doucement, tremblante, n’osant désobéir. C’est elle. Et moi, je la regarde, le cœur battant. A se demander quelle sera la suite. Qui donc a écrit le scénario ? Quelle sera la fin ?
Les lèvres entrouvertes face à la scène, regarder les deux personnages, oublier de respirer
L’homme fait peur, il a l’air cruel, il a l’air loin, loin de toute pitié, un homme de guerre qui a pris goût au sang, aux armes, aux lames qui tranchent la chair et aux balles qui la perforent. Ou peut-être un homme de guerre sorcier ? Qu’importe, le résultat est le même : le goût du corps disloqué, pantin désarticulé, au milieu du feu et des larmes.
La femme, me paraît misérable, tremblante, peut-être qu’il a raison, en fait : elle est misérable. Ses mains se crispent entre elles, elle ne regarde pas devant elle, préférant la vision de ses pieds, du sol -quel genre de sol visualise-t-elle ? Nous ne sommes plus au théâtre : nous sommes ailleurs, peut-être dans une neige d’hiver, peut-être sur un champ de ruine de guerre, peut-être dans une maison où se sont éteints les rires sincères. Je ne sais pas bien.
Elle bafouille quelques mots incompréhensibles. Ma respiration se fait lourde en même temps que la sienne. Sentir ses membres s’engourdir sous les mots sans queue ni tête du personnage quand

Elle revêt un nouveau masque.
Elle, ou je ?
Je ne sais plus. Je ne sais plus si celle qui se met, doucement, à afficher un ironique sourire est elle ou je. Puis, ça n’a pas d’importance. Qui qu’elle soit. Qui que je sois.
L’important, c’est le personnage.
Alors je vais dire elle.
Elle sourit ; ironie, folie, un rire venu des tréfonds de la gorge se répercute dans tout le théâtre. Un rire nullement amusé, un rire mécanique alors que son visage de déploie, son dos se redresse, le menton aussi, elle lève la tête, reprend de son aplomb, les bafouillements ne sont plus. Ils ont été remplacés par le rire saccadé qui respire une douce folie.
Et elle commence à bouger, d’un pas ferme, la scène, arpentée, regarder, l’homme d’en face, et rire, encore et rire parce que, Merlin, c’est bon, se sentir rire à en avoir les entrailles qui se crispent, rire sans joie et sans humour, froid et mécanique

-Tu croyais me mettre à terre ?

Les dents grincent et crissent et face à l’homme de guerre, ce nouvel être ne se démonte pas. Cependant, elle n’a plus rien à voir avec la femme forte de tout à l’heure. Non. Elle est la femme perdue qui dérive, les yeux exorbités, le rire continu alors qu’elle s’approche de l’autre.
Mon cœur fait un sursaut lorsqu’elle se saisit de ses poignets, se retrouve en direct face à face avec l’adversaire :

-T’es foutu. Foutu. Bientôt, ils viendront, quand les ombres surgiront des pierres, que leurs armes se pointeront vers toi, tu sauras : t’es foutu. T’as jamais eu aucune chance.

Elle regarde l’autre avec une intensité de flamme, dans ses propos mystérieux. Son rire ses arrêté, elle se contente de fixer, yeux grands ouverts, air légèrement apeuré au visage -mais non plus peur de l’autre ; peur de ce qu’on ne voit pas encore, ce qu’elle se raconte, peut-être, elle dérive, elle délire, elle lâche les poignets, repart dans ses cents pas en bord de scène, des gestes grands, qui occupent l’espace :

-Vous vous êtes tous crus imprenables et intouchables ! Mais, je le sais, vous serez consumés par les  flammes et rien ni personne ne vous sauvera de votre Destin.

Que raconte-t-elle ? Je l’ignore. Peut-être que ses mots sortent de ma bouche. Mais c’est elle, qui parle. Non moi. Je sens sa dérive interne vers des continents que tous ignorent, que tous veulent ignorer et préfèrent appeler ça folie. Pourtant, elle porte également en elle une détermination sans faille et une croyance sans doute en ses propos prophétiques.
Ce soir, nous ne sommes plus dans un théâtre.
Ce soir, nous sommes dans notre univers.
Où les rôles s’endossent. Les uns après les autres. Sans arrêt.

Revenir en haut Aller en bas
Aysha Brayd
Aysha Brayd
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Divertissements londoniens Empty
Re: Divertissements londoniens

Message par : Aysha Brayd, Dim 5 Aoû - 14:31


TW : Violence

Aysha marche sur un fil, et la frontière est mince, de plus en plus. Ce qui était un mur n'est plus qu'une ficelle fragile et instable, une ficelle qui oscille et supporte mal le poids de l'équilibriste. Il suffirait de quelques pas maladroits, encore, avancer quelque peu, et tomber dans le gouffre, se perdre n'être plus que lui, et personne d'autre. Déjà il s'est emparé de sa tête et de ses mots, bientôt son coeur battra dans sa poitrine à la place du sien, bientôt son sang coulera dans ses veines et alors elle se sera perdue dans le tourbillon qui tourne autour d'elle, balayant la scène.

Mais il n'y a plus de scène.

Les rideaux se sont enflammés, Aysha, l'autre, légume un jour rencontré n'est plus rien que cette femme, et la préfète est cet homme, et tout le reste est parti en fumée. Un nouveau décor se calque sur le vieux théâtre qui s'est peu à peu effacé. Aysha se consume pour laisser place à ce personnage qui n'en est plus un. Elle se sent glisser dans cet abyme. Elle est une autre qu'elle même. Elle est lui. Elle se laisse porter sans plus avoir de repère, plus aucun. Et elle serre les poings de plus belle. Elle ne dissocie plus rien. Et tout s'accélère.

La femme s'est relevée et son rire emplit l'espace, grinçant, glaçant. L'homme ne bouge plus, il écoute, la colère cognant contre ses tempes avec violence, embourbé dans cette rage si familière, celle dont il ne peut plus s'échapper, celle qui a emplit sa vie toute entière et depuis si longtemps. Il la regarde et sa mâchoire grince, tandis qu'il constate sa folie, lui qui n'a jamais constaté la sienne propre. Elle est folle, elle est folle. Sa brutalité a déjà envahi l'espace, marche inexorable, inarrêtable, incontrôlable. Et c'est comme chaque fois, cette descente aux enfers qu'il connaît bien, ce glissement de terrain où plus rien n'a de sens, plus que d'autre que la violence, où sa vue se ternit, son sang palpite, ses dents se serrent et soudain il ne maîtrise plus rien. Et c'est l'explosion. Et elle, elle profère des paroles sans nom et sans fondement, des paroles qui glacent le sang car, qui sait... Peut-être qu'elles sont vraies ? Le masque de sa folie, de sa faiblesse pourrait cacher la connaissance, mais lui ne veut pas y croire, il est invincible et surtout incapable de ressentir désormais, depuis tant d'années. Le sang a entaché sa poitrine et ses mains, souillé son esprit et détruit son âme. La guerre a retourné le sol, et son estomac, et elle, elle... Elle est folle.

Il ne veut pas écouter ce qu'elle déclare. Il ne veut pas sentir son regard grand et fou sur lui, qui l'observe, sûre de ce qui lui arrivera, sûre de son heure et de sa vengeance. Il n'y a plus rien, ce sont deux silhouettes brisées, rongées par une folie, l'une meurtrière, l'autre faible et mensongère. Et ils ne peuvent en sortir indemnes. Ils en sont habités.

- Ne parle pas de Destin ! Tu n'en as aucun. Toute en âme est gangrénée par cette folie et tu ne sais même plus ce que tu dis. Tu mérites de mourir !

Aysha s'est consumée toute entière. Elle a basculé dans ce gouffre béant, et sauté du fil, et plongé tout au fond. Elle s'est perdue en route, a quitté cette réalité pour une autre, bien différente. Elle n'est plus là et seul cet homme, violent, sanguinaire et fou, se tient sur le sol, et emplit tout l'espace, et toute sa tête. Et ses mots ne sont plus les siens. Pas plus que ses gestes quand il se met à sa poursuite, à grands pas, avec cette folle envie de la pousser, de la voir faible, au sol. Il ne supporte pas de la voir marcher ainsi, vive. Il veut qu'elle l'écoute, qu'elle n'écoute que lui, qu'elle hurle de terreur et qu'elle disparaisse, qu'elle s'envole. Il ne veut que de la pitié pour cette femme. La rage est une vague qui se forme au centre de cette mer et la déchaîne, prête à tout emporter sur son passage.
Revenir en haut Aller en bas
Kohane W. Underlinden
Kohane W. Underlinden
AdministrationHarryPotter2005
Administration
HarryPotter2005
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Occlumens


Divertissements londoniens Empty
Re: Divertissements londoniens

Message par : Kohane W. Underlinden, Mer 3 Oct - 16:44



    /Contenu sensible - propos violents, violence psychologique\

   

La marche haletante exacerbe la folie qui la guette et la gagne. Elle veut courir, sauter, rugir, arracher
à l’homme la violence de ses mains,
être aussi violente que lui pour faire taire ses pulsions meurtrières.
Elle ne sait plus ce qu’elle est, où elle en est. Il y a la prophétie qu’elle se plaît à partager dans son rire grinçant et il y a un bout de rage destructrice qui grandit au fond de son ventre.
Son vis-à-vis perd son sang-froid, il paraît ne pas aimer la voir bouger ainsi, la voir s’agiter ainsi, presque libre. Peut-être a-t-il peur ?
Peur qu’elle prenne le dessus,
Peur qu’elle soit désormais lui ou même
pire que lui.
Elle le pourrait ?
Elle ne sait pas.
Elle ne sait pas ce qu’elle est, au fond d’elle.
Mais elle sent que la carapace de l’autre tremble. L’homme de guerre a, lui aussi, ses failles. Et la folie permet de les révéler, bien plus encore que la force de ne pas plier. Elle continue de marcher, sent son exaspération, il y a l’angoisse qui monte, le fil qui se tend, prêt à casser, se rompre.
L’homme crie, l’homme a peur, l’homme veut la voir mourir parce qu’il ne veut pas mourir lui-même. Parce qu’il craint ses paroles, parce qu’il craint que ce qu’elle a pu dire soit vrai. Que sa prophétie, aussi folle soit-elle, se réalise.

Mon souffle se coupe quand elle arrête ses cent pas, quand elle fait un brusque volte-face et fixe intensément l’homme dans le noir de la scène.
Je crois presque reconnaître Citrouille, derrière le masque du guerrier sanguinaire.
Mais elle, la femme sans nom, ne connaît pas Citrouille. Elle ne voit que l’être qu’elle exècre et qu’elle maudit du plus profond de ses entrailles.
Quelles blessures ont ainsi conduit à sa folie ? Quelles failles ont ainsi créé ce vide en elle, vide qu’elle a comblé de mille paroles absurdes, comme si elle croyait qu’ainsi, elle serait de nouveau complète.
Je me perds en elle, m’oublie, oublie que c’est mon corps qui est sur cette scène. Elle ne sait plus qui elle est et, moi-même derrière elle, j’oublie qui est Kohane.
Tourbillon sans fin, je ne suis plus.
Il n’y a plus que ses yeux à elle, qui cherchent à transpercer l’homme. Sa voix grince, sa mâchoire se crispe lorsqu’elle répond, arrière-fond de dégoût dans la voix :

-Tu ne pourras éternellement échapper à ton Destin. Ce n’est pas ta peur qui te sauvera. CESSE D’AVOIR PEUR ! reprend-elle d’un ton fort, faisant vibrer l’invisible public.

Elle agrippe les épaules de l’autre, ses ongles s’enfoncent dans le vêtement, elle halète, elle veut hurler, elle ne sait quoi hurler, elle veut le secouer, elle aimerait presque
presque
le tuer
la femme folle, emplie de colère
mais si elle le tuait, que serait-elle ? Elle ne vaudrait pas mieux que lui.

-Jamais tu n’as sauvé ceux qui avaient peur
Ceux qui te suppliaient du regard
Ceux qui pleuraient et criaient pour leur vie
Jamais tu ne les as épargnés
Et aujourd’hui, enfin, la roue tourne, elle tourne et tu n’y peux rien,
Elle tourne et ce n’est que justice.
Maudit. Sois maudit. Pour l’éternité.


Elle lit la rage en l’autre.
Elle partage cette rage mais sans doute pas pour les mêmes raisons.
Néanmoins, elle sent la vague qui anime l’homme. Derrière elle, moi aussi je sens ces sentiments contraires qui glissent dans le théâtre.
Je respire comme elle respire : lourdement, saccadé.
Et elle serre les dents, elle lance :

-Frappe moi, tue-moi si tu le veux, tu n’échapperas pas à ce qui t’attend. Tu es condamné.
Enfin, tu sauras ce que c’est.
Que de se courber sous la lame et crier pour vouloir voir le jour se lever encore une fois
.

Dans ses yeux, il y a l’exaltation folle de l’attente de la mort.
Elle veut, elle trépigne que les choses changent. Que les bourreaux deviennent victimes et elle se fout de mourir maintenant, elle sait que l’autre la suivra dans la tombe.
Impatiente, cœur battant, elle s’est résignée face au Destin.
Parce qu’elle sait que l’homme est aussi condamné qu’elle.
Elle sait que ce spectacle ne pourra avoir une belle fin. C’est une tragédie sanglante qui se joue. Peut-être s’entretueront-ils ? Ce qu’elle sait, c’est que ni elle, ni lui ne peuvent être sauvés.
Ils tomberont.
Dans l’abîme.
Elle voit le gouffre. Elle oscille, vacille. Elle devrait reculer. Mais

elle aimait trop l’abîme pour n’y pas venir se pencher (Aragon)

Revenir en haut Aller en bas
Mangemort 67
Mangemort 67
Mangemort à la retraite
Mangemort
à la retraite
Spécialité(s) : Transplanage
Fourchelang


Divertissements londoniens Empty
Re: Divertissements londoniens

Message par : Mangemort 67, Sam 10 Nov - 1:22


TW : violence à venir - Post unique.

Jouons.

Oui, c'est à vous que je parle. Lectrices et lecteurs, curieuses et curieux. Je vous vois, je vous sens venir poser vos yeux intrigués sur mes pensées. Savoir ce que je vais faire, savoir qui vais-je rencontrer. Mais ce soir, je veux jouer. Avec vous, oui. N'ayez crainte, vous ne risquez rien pour l'instant. Ne partez pas voyons.

J'insiste. Restez.

C'est simple. Une énigme, une tentative. Réussite ou échec cela dépend de vous. Quelles sont les conséquences ? Mais voyons, vous les connaissez. La vie ou la mort. Aussi basique que cela. Ah, qu'attendiez-vous d'autre. Le Seigneur des Ténèbres n'est pas à prendre à la légère. Discret, laissant ces masqués étendre l'influence des Ombres. J'attends. Mais cette nuit, je suis de sortie. Vous pouvez vous retournez, je ne suis pas derrière vous. Mon souffle ne viendra pas chatouiller votre nuque. Non... Pas encore.

Je suis là, en haut d'un bâtiment. Dans Londres, simplement. Alors jouons. Les moldus s'amusent alors pourquoi pas nous ? Cette ruelle semble bien active, des bars et autres divertissements. La joie de vivre. Je souris, les voyez-vous ? Ces amoureux qui se bécotent ? Ces amis qui rient à tout va ? Cette musique entraînante. L'entendez-vous comme moi ?

Restez encore un peu, je ne vous ai pas posé la question de l'énigme : que sont vingt-deux pattes, vingt-quatre yeux, deux bras, deux ailes et cinq gueules sur un bâtiment ? Vous ne voyez pas ? Mais si. Faites un effort. Déjà il y a moi, cela n'est pas un grand mystère, je le reconnais. À présent, regardez à gauche puis à droite. Que voyez-vous ? Je sais qu'elles sont noires mais elles sont grosses pourtant. Mais oui, mes acromentules ! Bonne réponse. Et puis, je suis sur mon cheval ailé, l'avez-vous deviné ? J'espère pour vous. Puis enfin, une mâchoire puissante, des yeux jaunes, cela ne peut être que ma Dame à écailles. L'incontournable Saïca.

Aviez-vous deviné ?

Je dois vous laisser, mais continuez de me lire. Mon attention va se porter sur d'autres personnes. Ne le prenez pas mal, je crois que vous serez contentes et contents de ne plus l'avoir mon attention... À toute à l'heure !

Je donne un coup à mon grognan qui fend les airs, dans la nuit sombre de Londres. Il est difficile de me voir. Les arachnides descendent le long du bâtiment comme mon reptile adoré. Les festivités sont encore bien présentes, bien trop à mon goût.

Je file dans les airs alors que les premiers cris se font entendre. Croiser des araignées de la taille d'un cheval adulte, cela ne laisse pas de marbre. Je m'approche dans les airs, je m'assure que personne ne s'en prendra à mes créatures poilues. Elles ont à peine un an, ce ne sont que des bébés encore.

Mon arrivée volante ne passe pas inaperçue, la curiosité de certains fêtards leur coûte la vie. Des crocs se plantent dans des jambes ou des coups. Le sang coule alors que le venin fait son chemin. Le plus mortel du monde. Un sifflement agressif pour certains, un doux son d'obéissance pour le fourchelang que je suis. Elle rampe, la Dame à écailles, elle rampe sur ses pavés. Entre les gens affolés. Il arrivait que plusieurs trébuchent, l'imposante taille du reptile probablement ou la panique. Un savoureux cocktail des deux probablement. Les acromentules étant plus imposantes, difficile de ne pas les rater. Là aussi les chélicères et les crochets s'en donnaient à cœur joie. Des membres déchiquetés, des personnes tentant de sauver ce qu'il restait de leur corps alors que mes créatures continuaient d'avancer dans cette ruelle qui n'était plus que chaos et désolation. Afin d'y mettre du mien : Bombarda Maxima.

La devanture d'un des établissements de la rue vola en éclat dans un fracas qui résonna des kilomètres à Londres. Fini de rire, le temps des plaisirs est terminé. Je suis ici, car la Magie se doit d'être libérée. Les actions de l'Ordre ont été trop silencieuses. Le Secret doit arriver à son terme. Et cette nuit, j'ai décidé de l'ébranler encore plus. Car je sais que les moldus ont cette faculté de tout transmettre de manière très rapide. Cela nous donnait un avantage. Se faire connaître de tous.

Je garde un œil sur mes belles amies. Ne répandant que mort et sang. Je posai le pied à terre, gardant mon fidèle ailé proche de moi. Quelques sortilèges de la Mort filèrent - rencontrant parfois des corps, parfois des murs. Un réel massacre pour se faire entendre. Les cris déchirant la nuit, les meurtres déchirant mon âme. Celle-ci n'avait plus grand chose d'être humain. Bien trop noircie par la colère et la folie sanguinaire. Sans mon masque, je me maîtrisais mais avec celui-ci. L'envie de pouvoir et d'arriver à mes fins prenaient le dessus sur mon self-contrôle.

Marchant de ce sang et cette chaire découpée, je songeais à ce que le Gouvernement trouverait comme une excuse pour cette attaque. Je savais qu'il ne suffisait pas d'une action pour atteindre mon but mais laisser sortir cette folie était délicieusement incroyable. Devant probablement une addiction avec les années.

Revenant à la réalité lorsqu'une main s'agrippe à ma robe, j'utilise un sortilège pour la séparer du reste du corps. Je me baisse pour la ramasser et desserrer les doigts qui semblent apprécier le tissu. Tiens une alliance.

Quelques sirènes se font entendre. Il est temps de partir.

J'agrippe la croupe de mon grognan et je grimpe dessus. J'ordonne à mes créatures de revenir vers moi. Puis le transplanage d'escort commence. Une à une les voilà mises à l'abris. Épuisant, c'est certain mais nécessaire.

Puis, j’observe ce que je laisse derrière moi. Je souris, les flammes dansant dans mes yeux. Puis baguette vers le ciel : Morsmordre !. Le crâne et le serpent couronne ce tableau final mortel. Puis je transplane. Laissant le monde se réveiller dans la terreur et la Mort.

Les murs de mon manoir se dessinent petit à petit. Le masque est posé sur un meuble de l'entrée.

- Oh vous êtes toujours là ? Le spectacle vous a plu ?


Revenir en haut Aller en bas
Kathleen Gold
Kathleen Gold
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Divertissements londoniens Empty
Re: Divertissements londoniens

Message par : Kathleen Gold, Dim 16 Déc - 18:35


RP avec Shela Diggle


N'être pas parvenu à dormir cette nuit. Après la soirée, rentrée au bras d'un Père inquiet de voir cette soudaine pâleur, lueur étrange et cheveux défaits, mise quelque peu désordonnée,
S'être posée dans un lit trop grand pour un, et souhaiter qu'elle ait été là.
Avoir essayé de nouveau de raviver son souvenir par ses propres moyens, fermer les yeux et facilement glisser ce qui était sien, autant de fois qu'il avait fallu pour être capable de patienter.

Lui avoir donné rendez-vous dans un hôtel cette fois, partie cachée, chez les moldus - pour plus d'intimité. Rougir à la pensée de ces sorcières qui vous avaient dévisagées, et ta réaction pendant qu'elles regardaient.
Sentir naître une autre femme à ses côtés, elle éveillait des parts sinon sombres mais cachées, profondes et qui t'effrayaient un peu dans leur vigueur -
Cependant, en redemander.

Avoir fait attention à chaque détail de s'en aller.
Nouvelle robe blanche, pour lui rappeler ce qui s'était passé la veille,
Formes plus cachées sans pour autant complètement les dissimuler, jambes nues et même talons qu'hier.
Vouloir lui plaire, la ramener, séduire encore celle qu'après tout tu ne connais
Que si peu.

Souhaite la découvrir, continuer de l'intéresser et apprendre par cœur ce qui la fait vibrer hors de la chambre à coucher
Sans vraiment savoir comment tu allais en rester éloignée.

C'est une de ces passions qu'on ne vit qu'une fois, tout ce que tu avais vécu palissait en comparaison de l'émoi qu'elle tenait du bout des doigts,
Rougir de nouveau en attardant ses pensées sur ces-derniers.

S'installer à la table que tu avais réservé, vérifier que tes cheveux détachés ondulaient
Etre consciente de leur effet sur elle.

Observer les alentours, ce lieu un peu luxueux que tu espérais ne pas la contrarier, mais tu aimais les belles choses, comme elle
La retrouver dans un environnement ciré, lustré, comme le marbre que vous avez profané.
Les tables lourdes de bois riches, sur lesquelles allonger vos pensées si ce n'est vos indignités.

Laisser errer ses ongles le long des dorures, les mêmes que ton nom que tu n'arbores pas comme une armure devant elle, elle te laisse complètement désarmée,
Tu observes la voûte transparent, les étoiles apparaissant au milieu du dôme argenté
Tu penses qu'elle va aimer.

Se douter que les chambres sont dans le même état, tenter de renoncer à imaginer à quoi elle ressemblerait déposée entre des vrais draps.

Elle a semblé aimé la beauté, et tu peux lui offrir celle du regard au moins, celle des beaux meubles et des lieux parfaits, si décalés avec votre désert dans lequel vous vous retrouvez, unies, mais votre monde n'avait pas détoné dans la salle d'eau aux richesses opulentes, exposées.
Tenter d'avoir récréé cela pour elle.

Entre impatience qui tordait le ventre - entre autre - immense nervosité
Peur de ne plus l'intéresser soudainement, de ne pas satisfaire ce qu'elle pouvait désirer d'autre que tu lui avais déjà donné
Aimerait-elle tes livres, voudrait-elle plonger un pied dans cette société qu'elle te poussait à détester, mais où tu as toujours évolué ?

Ces battements inconscients sont d'une pression qui rendent les mains moites, serrer les accoudoirs, et fixer la porte d'entrée,
Sans défense dans ce besoin de la voir arriver.

Quand elle traverse enfin,
Nouvelle vague qu'il faut dissimuler - sans succès
Se dire que c'était une mauvaise idée finalement, de vouloir parler
Tu veux te lever et aller chercher les clés, d'ors et déjà
Succomber.

Nouvelles idées, ces fantasmes qui ne prennent pas le temps de se voiler
Et pourtant rester, assise sur ces envies
Lui sourire cependant, douceur compensant les yeux brûlants,
Son nom soufflé dans un accueil avide et révérencieux.
Revenir en haut Aller en bas
Shela Diggle
Shela Diggle
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Divertissements londoniens Empty
Re: Divertissements londoniens

Message par : Shela Diggle, Lun 17 Déc - 12:26


Ce soir l’on couche dans une des demeures cachées des Aurors. Ce soir l’on mesure ces trois faits : l’on est malade, l’on a besoin de l’hospitalité d’Artemis, puisque c’est lui qui prête, quelque part, et il y a Kathleen dont on peut enfin savourer le nom. Tout ensemble gangrène le cerveau dans un chamboulement non-inédit, un chaos aussi sombre qu’effervescent, et l’on n’aurait su dormir, fuyant de la sorte d’une moitié des pensées, à la poursuite de l’autre moitié qui, elle aussi, garde éveillée. S’être débattue presque sans fin, plus que tout désireuse d’être au lendemain soir, de pouvoir à nouveau s’échapper à soi-même, la rencontrer à nouveau elle elle qui fait disparaître le reste – l’on est d’ailleurs toute ébahie de lui connaître cette magie ; jamais l’on n’aurait pu espérer que quiconque puisse chasser le monstre dans la tête.

L’on a dû s’éteindre au tôt matin, épuisée par un combat ridicule, endormie sans apaisement comme frappée à la tempe par Morphée qui se devait de réagir. Et c’est aussi ainsi que l’on se réveille, assommée, débrayée. Après la nuit terrible vint le jour qu’il fallût combler.
Car si, au levé du jour, les sombres idées se font moins lancinantes, désormais c’est impatience qui étreint le corps tout entier et lui implore d’aller plus vite, toujours plus vite.

L’on reste sous la douche jusqu’à ébullition du corps, rouge peau et sans trop se décider s’il s’agit des souvenirs de la veille ou des anticipations du soir, vibrer. Je crois saisir tout à fait ce qu’il se joue ici entre elle et moi, moi et elle mais sans doute l’on préfère les arides inquiétudes alors l’on ne pense, encore, qu’à un présent très limité pour ne devoir s’empêtrer dans une idéation compliquée d’un après. L’on se fait une nouvelle fois sombre silhouette, c’est d’ailleurs toujours préférable, pas vrai, ton noir sur le noir de la foule, il s’agit cette fois d’un tailleur exempté de trop de strict qui sied bien.
Dans la gorge, un quelque chose que l’on pourrait apparenter à de la nervosité.

Un hôtel, d’ailleurs, où elle a signifié avoir réservé une table, un petit moi murmure, et une chambre une chambre ? Déjà reconnaître la patte d’une certaine majesté, un monde luxueux que l’on ne côtoie que depuis que l’on est entrée au Ministère, et un peu décalée, un peu pâle face à tout ce beau monde qui sait bien parler, bien s’inviter dans ces rangs fastueux. Et autant que l’on sait apprécier le bon goût de la Dame, savoir également que l’on n’appartient pas tout à fait à cette éclatante population.
S’y fondre aisément quant à l’apparence, et se laisser séduire par le sombre des bois, le feutré du bâtiment. Il m’en faut peu pour la trouver parmi les rares visages présents, et aussitôt le feu du ventre devient brasier – c’est que l’on va devoir se montrer ferme avec lui, décidée à parler de façon verbale, décidée à l’apprendre sous un autre angle. Et il faudra s’évertuer à paraître aussi à l’aise dans les mots qu’autrefois dans les gestes, parce qu’il faut savoir parler pour séduire, pas vrai, parce que ce sera nécessaire. Puisque là est le dessein : l’on veut lui plaire, absolument. Un sourire vient accueillir le sien, et se pencher, sans trop être certaine de comment décliner les courtoises salutations, déposer ses lèvres contre une joue ; un bonjour presque cordial. Savoir que si l’on avait été plus loin, jamais l’on aurait pu taire les impétueuses vagues.

Le cadre, somptueux, contraste avec tout le passé et pourtant rien ne semble vraiment jurer, comme si la tente avait été, elle aussi, une éloquente preuve de luxe, comme si rien n’avait réellement changé. Seules nos positions assises, séparées l’une de l’autre par un plateau narquois, éveillent un inconfort que l’on ne peut cependant – encore – combler. Je crois qu’il lui sera impossible de ne pas saisir l’évidence dans mon regard tandis qu’il glisse sur elle, avide de son image, presque désespéré de ne point pouvoir y amener le toucher. Comme un rappel aux couleurs dans son habillage et y avoir toujours distraitement pensé mais sans vraiment y réfléchir, elle est une belle femme. Contez-moi de vous car ne s’encombrer d’aucun préambule qui distrairait la pensée, qui me ferait m’emmêler et… pourquoi l’Occamy ? Indicible curiosité à propos de cette coïncidence qui ne pouvait en être une.

Sous le tissu, la morsure d’un quelque chose que l’on ne pourra longtemps contenir.
Revenir en haut Aller en bas
Kathleen Gold
Kathleen Gold
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Divertissements londoniens Empty
Re: Divertissements londoniens

Message par : Kathleen Gold, Lun 17 Déc - 13:40


Compter chacun de ses pas, ceux qui rapprochent, qui permettent de distinguer sa silhouette, toujours cette encre sombre qui vient s'insinuer sur le nacre que tu déposes à ses pieds, elle peut inscrire, tatouer ce qu'elle veut sur tes attraits.

Lever la tête, hésiter à se lever tout court, quand elle a fini d'approcher, politesse teintée de moins pures idées,
Ne pas avoir le temps, que déjà elle est penché,
Ses lèvres-fer rouge trace une marque acidulée, sucre au fond de la gorge du fait de la douceur du toucher, amertume de devoir se contenter,
Tu te vois, tourner la tête, la détourner
S'emparer d'elles et vous renverser ici et maintenant, au milieu des invités.

Tu crois qu'elle comprend immédiatement tes pensées en sentant ton frémissement à son simple effleurement.

La voir s'éloigner, trop loin,
Mappe-monde devenue table, au moins pouvoir la situer cette fois,
La voir à portée de bras, vouloir enserrer ses mains
Puis les guider,
Est une torture en soit.

Tu observes le noir qu'elle arbore, austérité qui cache en réalité la plus libérée des deux, celle qui n'hésite pas à prendre, n'exhiber aucune restreinte devant leurs jugements-contrainte
Souhaiter à tout prix qu'elle te montre de nouveau comment elle fait.
Un indice de ses effets sur toi se laisse lentement deviner, croiser les jambes pour se donner contenance, un semblant de dignité.

Au moment où ses lèvres se séparent pour parler, être happée
Phrases trop courtes pour te contenter, vouloir écouter le son trop peu connu sans s'arrêter.
Presque aussitôt, de nouveau sentir la nervosité
Ne sachant que lui dire.

Tu ne sais pas quoi lui souffler, tu ne vois pas ce qui pourrait l'intéresser, en toi,
Insipide, est-ce le mot qui vient réellement en premier, mais chercher, dans un geste égoïste-péché
A la faire rester malgré cette vérité,
Alors chercher, malgré la chaleur, malgré la frayeur de la voir s'en aller
Il faut se délivrer.

Il serait tellement plus aisé de lui dire que tu aimais
Comment elle casse les conventions, comment ses questions abruptes t'animent sous cette table ouvragée
La façon que tu trouverais de ressortir le lieu du souffle du carcan présenté...

Mais il faut parler, tenter de séduire ou du moins la convaincre de te garder
A quelle place, peu importe après,
Juste qu'elle te laisse rester à ses côtés.

-J'ai quitté l'école il y a trois ans. J'aime lire, ce qui brille.

Souffler des banalités, et pourtant délivrer une passion presque aussi forte que celle qu'elle crée chez toi. Peut-être commencer par cela, ce qui te fait vibrer à part elle, mots choisis après tout, trouver l'important - passe temps
Et en même temps, errer du regard sur la seule chose qui luise vraiment dans ce décor admirable, briller - évoqué juste pour elle, la complimenter, pouvoir la louer encore et encore sans jamais trouver
Quoi dire sur toi, sur ce que tu fais,
Et pourtant devoir essayer.
Te sentir ridicule mais continuer.

-Je ne sors jamais, d'ordinaire. Je suis solitaire. Mais hier, je voulais m'évader, mes pas m'ont mené vers l'Occamy sans vraiment de destination. Rare nuit où je cherchais animation, c'est ce que j'ai choisi.

Stricte vérité qui sonne comme un coup du destin, Parques mesquines mais après tout bienveillante
Qui t'avait permise de la retrouver
Et de te faire accaparée si complètement.

Etre consciente de ne savoir pas quoi lui dire qui lui plairait, plus d'anxiété de la décevoir que d'insincérité.
Souffler cependant

-Gold, c'est mon nom. J'étais à Serpentard. Mais s'il-vous-plaît, vous, racontez-moi...

Nouvelle supplique, besoin impérieux de la dessiner, rien de ce qu'elle pourra dire ne pourra rien changer, elle le sait sûrement dans cette flamme-autel dangereuse dans tes yeux
Etre si incertaine de soi-même et entièrement convaincue d'elle,
Presque en étouffer.

Hésitation après ces premières paroles, déposer lentement la
Jolie petite clé
Que tu avais déjà ramassé
La poser sur la table, en toute évidence-intimité
Brûler de prendre sa main et de la guider vers des lieux plus aisés pour la contenter
Lui délivrer une clé bien plus importante que celle d'une pièce,
Contrôle délivré
Qui fait de nouveau couler
- Beaucoup d'encre.
Revenir en haut Aller en bas
Shela Diggle
Shela Diggle
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Divertissements londoniens Empty
Re: Divertissements londoniens

Message par : Shela Diggle, Mar 18 Déc - 21:04


Séduire est un jeu nouveau : il faut, sans se défaire du soi, se plier de façon à laisser apparaître les facettes que l’on pense attrayantes à l’autre. Mentir ne sert pas, puisqu’elle sait déjà les évidences, puisqu’il est possible de simplement ne pas mentionner certains pans. Mentir salirait aussi le beau départ et son brut. Rien n’est moins simple et cependant, en posant le terme jeu, voilà que l’on arrive à y voir quelque chose de faisable et qu’une malicieuse curiosité s’empare de soi.

Lire et ce qui brille, l’adjectif démonstratif emportant avec lui une salve de possibilités, peut être qu’un peu du brillant est adressé à soi. Et lire lire peut toucher à tout, s’il s’agit des romans alors l’on y préférera les contes à l’intérieur puisque l’objet n’attire que peu. Un instant pour saisir le réel important – trois ans ? Si ç’avait été à Poudlard l’on se serait croisées. C’est un peu étrange d’y penser de la sorte, et son visage dans l’école ne parvient à mon esprit que drapé dans une étoffe de lit – secouer légèrement la tête, surtout ne pas raviver la bête.

Petit à petit se dessine une auréole autour d’elle, partant du corps que l’on connaît – selon soi pas assez encore –, ouvrant de nouvelles ondes. Compagne de solitude, le désert ne fût pas une coïncidence, ce sont les esseulés un peu sauvages qui s’y aventurent, pas les autres. Lui chercher une figure animale, et elle ne facilite pas la tâche. Certaines personnes sont facilement sondées, elle contourne la règle. Est-elle une voyageuse ? Les disparitions dans les déserts ne comptent pas
ceux-ci n’étant pas des voyages, mais des fuites
et si elle fuit, que fuit-elle ?

Peut être qu’en apprenant que je ne sais que me fuir moi-même, elle n’en voudra plus non plus, et une étreinte brusque noue le ventre, signifie l’angoisse.

Gold et l’or des dunes, ou peut être ici des champs – mais la voir comme une femme des villes plutôt que l’inverse. Hauts buildings sur sa silhouette menue, son visage parfois éclairé par les jets des véhicules moldus, et sa poigne sur un monde noircit par la nuit. S’envoler un peu trop, les lignes égaillées chantonnent, laissant presque passer le reste de sa phrase. A toute allure faire fonctionner la mémoire, trois ans, impossible, impossible. Je l’aurais esquivée pendant toute ma scolarité. Et impossible qu’elle ait pu ainsi se dérober, alors qu’elle crée de si vives choses aujourd’hui, impossible qu’on ait pu à ce point manquer d’entendement. Poudlard !

Les yeux s’égarent trop loin d’elle, ne pas pouvoir y croire, et chercher très fort un quoi que ce soit qui puisse me rappeler sa présence lors de cours, à la table, dans la salle commune – on l’avait vue, on lui avait peut être, probablement, parlé, et on l’avait oubliée. Oubliée ! Le mot est terrible, s’en mordre les lèvres. Il faut répondre cependant, et continuer à chercher à se rappeler des souvenirs
rire jaune, après tout l’on s’est tant empoisonnée

Et la clef fût glissée sur la table. La vague bondit, alléchée, désireuse d’immédiatement s’en emparer, en finir avec les mots que l’on n’a qu’à peine entamés, quelle importance quelle importance, il faut batailler un instant, brûlant regard qui attrape le sien, souhaitant l’entraîner avec, la faire choir, ne lui laisser aucun autre choix que celui de me suivre. A défaut de se lever impromptement, lui saisir la main qui a déposé l’objet – une chambre. Elle aussi a ce souhait, bien sûr, mais elle aussi est retenue. Peut être qu’il faut répondre. J’aime les histoires. J’ai été militaire. Je crois que ça ne se marie pas très bien. Hésiter. Mais je crois qu’y chercher une logique ne serait pas bénéfique.
Et que peut-on conter ? Après tout, rien n’est vraiment important. Rien ne semble assez plaisant, tout est moyen ou désagréable, intimidant. Je suis solitaire aussi, je crois, puisque les ressemblances appellent, et puis et puis, parce que n’arriver à se le sortir de la tête, comment est-ce possible que nous ayons été dans la même Maison à une année de différence sans que nous puissions nous en souvenir ?
Autrement elle l’aurait soulevé, pas vrai. C’est désormais dans ma main que danse la clef abandonnée, attrayante porte d’envol, avant d’avoir obtenu une quelconque réponse : je vous y aurais bien conduite si je connaissais son emplacement.
Espérer qu’elle excuse l’empressement, le désir violent.
Revenir en haut Aller en bas
Kathleen Gold
Kathleen Gold
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Divertissements londoniens Empty
Re: Divertissements londoniens

Message par : Kathleen Gold, Mar 18 Déc - 22:32


Première possession de la soirée, ta main disparaît pour être remplacée par la sienne,
Dans une avidité à peine voilée, presque réflexe déjà - alors que les habitudes ne sont pas encore fixées - tu enroules, enlaces tes doigts des siens, ne plus la lâcher, unir si ce n'est corps du moins une partie. Sentir l'équilibre d'un univers trop grand tenir dans deux mains jointes - elle éclaire et occule tout ce qui pourrait s'introduire entre vous.

Caresser du bout d'un doigt, d'un pouce, sa peau, lenteur révérencieuse, attention à chaque détail
Envie de la porter à ses lèvres, mais se retenir, contenir, être simplement la présence attentionnée que tu peux lui promettre, celle que tu n'as pas su décrire mais qui sera dorénavant celle qu'elle aura
Si elle accepte de te prendre.

Sa voix, de nouveau, abîme les sens, se souvenir dans un instant d'égarement des sons qu'elle pouvait produire entre tes bras
Et boire de la même façon ses phrases que ses soupirs, ceux qu'elle ne laissait aucun inconnu dehors s'abaisser, hauteurs qui se refusent à tomber si bas.
L'écouter, et essayer de tout retenir.

Elle aime les histoires, et tu demandes lesquelles tu pourrais lui conter, celles qu'elle préfère, savoir composer pour elle, découvrir si elle est de ceux qui souhaite transmettre - récits soigneusement transmis par des voix comme la sienne, qui transportait soudainement - ou pages jaunies comme tu les aimes, à tourner, les manier et faire sien chaque conte comme elle faisait de toi.
Une révélation sur un passé d'arme, et une surprise qui se mue en sourire rassurant. Tu te souviens pourtant de ce bruit, ce monstre mécanique qui l'a transportée jusqu'à toi, votre tente - qui est votre depuis qu'elle l'a ouverte sans attendre d'être invitée - tu l'avais prise pour un mirage.
Elle est donc une force que tu retrouves dans ses épaules, dans ses formes, tu l'as deviné sous tes mains, quand les muscles tendus font leur chemin en contre toi.
Secouer la tête quand elle évoque la logique, et tu cherches des mots pour la ramener, lui souffler de cesser de s'en inquiéter, que rien n'est incompatible quandelle peut encore t'accepter, ne serait-ce que t'envisager.

Solitaire, justement, et elle t'avait choisie. Se demander quelle chance insensée tu avais réussi à attraper entre ces dunes, éclat que tu aurais piégée dans un bocal, et crainte qu'elle ne découvre la supercherie d'un moment à l'autre, découvre qu'elle devrait
A aucun moment
Interrompre ses pensées avec une compagnie qui porte ton sceau.

La voir jouer avec la clé, elle repose désormais dans sa main, comme tout le reste, le lieu, toi
Sentir qu'elle a le pouvoir de tout dérouler, de tout décrire, espacer
Histoire dont elle est l'auteure, et ce depuis la veille, où l'on s'était sentie si entièrement enveloppée,
Se demander quand elle voudrait bien t'emporter,  serrer les jambes pour garder la pensée où elle est.

Et puis et puis
Un hébétement en sachant qu'elle avait toujours été là, si près, que l'Ecole avait finalement conservé encore quelques secrets.
Même maison, noter une nouvelle supériorité dans le temps,
Près de six ans gâchés.

Son regard s'éloigne un peu, elle manque peut-être un peu du trouble qui assaillit les yeux
Les lèvres,
S'imaginer l'avoir rencontrée à temps,
Avoir ressenti cette urgence qu'elle avait éveillé
L'imaginer, si aisément, sans pouvoir s'en empêcher
Si elle t'avait sauvée, si elle (t') avait réellement ouvert(e)
Elle aurait pu être la première

Si facilement, un soir, se glisser
Dans le dortoir, sans éveillé les autres
L'avoir entre les drapés des baldaquins
Le sentir, te laisser posséder à même cette chambre,
Découvrir l'effet à l'idée de les brusquer, de les réveiller, pareil que dans cette salle d'eau
Tu ne peux que trop bien l'imaginer, sur tes contours encore inexplorés, encore brouillés
Peut-être plus tôt, peut-être plus tard que tu ne l'avais vraiment fait
Etre désarmée et à elle d'ors et déjà, t'avoir et toi animée par le danger, t'envoler.

D'autres pensées, la laisser te ou la contenter
Au détour d'un couloir, d'une ombre, d'un cours au hasard
Et si et si et si
Te voit-elle légèrement onduler ?

Serrer sa main, sentir son envie qui ne fait que refléter celle que tu ne te permettais pas d'évoquer,
Et, gorge sèche, déjà
Indiquer

-Il faut prendre l’ascenseur. Dernier étage.

Nouveaux flots impossible à retenir
La voir déjà, relever la robe, dans cette cabine où la montée sert d'entrée-métaphore à celle qu'elle semble vouloir désirer immédiatement
S'inviter là où elle est toujours voulue
Deux échanges-pressions suffiraient
Tellement tu la voulais en cet instant,
Excitation accélérée par l'imminence imprévu d'un nouveau passager à tout moment.

Elle voit très aisément ton souffle s'accélérer.

-Et je vous suivrais.
Revenir en haut Aller en bas
Shela Diggle
Shela Diggle
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Divertissements londoniens Empty
Re: Divertissements londoniens

Message par : Shela Diggle, Mer 19 Déc - 21:18


TW

Elle aussi est interdite. Peut-on parler de temps perdu ? Peut-être aurions nous été différentes en ce temps là, peut-être n’aurions nous pu tourner les choses de cette manière. A dire vrai ne pas être plus malmenée que cela par le passé ; mieux vaut laisser les anciens souvenirs où ils se trouvent. D’autant plus que le présent actuel permet de facilement s’en défaire, pas vrai pas vrai, le clef ricoche encore entre mes doigts, mon regard est une mise au défi. Est-ce par intérêt pour son enveloppe ou la façon la plus simple d’esquiver les sombres idées, probablement les deux, probablement plus encore l’effréné sentiment pour tout son être, qui s’enroule, s’étire, souligne son aura
diable quelle femme. Espérer qu’à mon égard, elle ait la même faim d’avoir, de garder. Et voici un étrange souhait que de souhaiter faire perdurer un quelque chose, mais ne s’en formaliser : tout autant que l’avant ne souhaiter cohabiter avec l’après, rien ne compte sauf le maintenant, la promesse d’avoir du temps à passer avec la Dame.

Tiquer un instant sur le mot employé avant de se remémorer que les moldus aussi disposent de ces engins transporteurs. Dernier étage, était-ce fait exprès ? Toute la peau picote, comme ravagée par une caresse brûlante de sa part, comme si ses yeux seuls suffisaient à m’effleurer. Et toute la sienne doit aussi parce que bien qu’être difficilement assez alerte pour saisir les changements infimes chez autrui, lui soutirer des informations se révèle plus facile qu’avec quiconque. Aussi apercevoir ces infimes mouvements en plus, si bien que l’on se demande s’ils sont bien aussi infimes qu’on veut le croire.

Plisser les yeux, et un sourire, se lever en la sachant tout derrière soi. Penser penser qu’aujourd’hui encore, tout le public à nos pieds sait, connaît très bien les desseins de nos gestes, l’aura furieusement charnelle qui se dégage de notre déplacement étant presque palpable. La saisir si fort qu’impossible que d’autres y soient indifférents. Ne plus avoir aucun regard pour elle jusqu’à que l’engin arrive dans un souffle discret, en miroir à tout le luxueux mobilier, que l’on entre toutes deux à l’intérieur, et que la porte se fût refermée sur nos désirs ; les voilà en cage, contorsionnés dans ce minuscule rectangle, poussés très fort l’un contre l’autre et dans un espace surtout invisible à toute autre personne.
Le dernier étage était fait exprès, il ne pouvait en être autrement. Elle n’aurait pu tant sous-estimer l’ardeur de mes pensées, des siennes.

Mes lèvres viennent se presser contre les siennes et c’est un soulagement comme un sommeil que trop longtemps l’on n’a réussi à saisir qui me gagne, et c’est jouissif. C’était déloyal de m’avoir fait attendre une nuit de trop, bien que savoir que ce fût la même chose pour elle, taquiner, chercher à tirailler. Comme s’il s’était agit de sa faute – la faute fût partagée. Et puis et puis
peut être que tout va trop vite, pas vrai, peut être qu’il ne faudrait ainsi se hâter – savoir que tout cela est foutaises en observant l’absence de changement de comportement après un aussi long laps de temps sans que nous ayons pu nous voir sentir toucher. Éprouver pour elle un quelque chose de particulier je crois.

Étage deux
les doigts roulent sur les flancs, sans rien épargner du ventre du dos, les lèvres quittent à peine les autres pour s’installer dans le cou, la vouloir toute entière sous la langue

Étage trois
applaudir le choix, à nouveau, d’une robe qui permet la visite aisée de la main, goûter à son souffle qui grimpe. Du coin de l’œil, surveiller les boutons qui se dorent un à un

Étage cinq
avoir fait en sorte d’avoir sa main à elle en descente libre au bas du dos. Ma main elle est encore douce, cherchant à éveiller le plus grand possible sans toutefois répondre aucunement à tout ce qui est déjà bien demandeur, du bout des lèvres l’on lui intime le silence

Étage six
brusquement se séparer d’elle, les portes glissent et pourtant ce n’est pas le bon étage, un homme entre, ne pouvant certainement manquer le rouge des joues, n’ayant peut être pas manqué non plus l’image offerte au début de l’ouverture. Toussoter. A Kathleen un sourire provocateur : la soudaine pudeur fût surtout une manière d’exacerber son envie à elle.

Étage sept
L’entraîner dehors par une main qui se fait tremblante en cherchant le numéro sur la clef, rendue nerveuse de convoitise.
Revenir en haut Aller en bas
Kathleen Gold
Kathleen Gold
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Divertissements londoniens Empty
Re: Divertissements londoniens

Message par : Kathleen Gold, Mer 19 Déc - 22:03


Trigger Warning: contenu sensible


Elle qui se lève, et toi qui suit, qui obéit, évidemment,
Te demandant comment tu parviens à aligner les pas, essayer de garder un semblant de réserve, cette dignité hautaine que tu n'as d'ordinaire aucun mal à présenter, mais qui part en fumée dès qu'elle intervient.
Retenir souffle-halètement sur le chemin, se demander si elle décidera de te jouer dans cette petite pièce mouvante, haut en bas que tu souhaiterais la voir imiter, son indifférence affichée finit de te placer là où vous vous doutiez toutes les deux que tu te trouvais.
Sentir les regards sur vous alors que vous vous éloignez de la salle à manger sans avoir touché aux plats superficiels qui ne feront pas votre soirée, tu te demandes si l'évidence est tellement marquée sur ton visage, le sien, sur vos mains qui brûlent de s'enserrer, encore sombrer un peu plus à cette pensée.

Les deux portes mécaniques s'ouvrent, aux reflets dorés-miroir sans tain pour vous permettre de vous infiltrer.
Voir au ralenti les portes se refermer, avant même de voir l’interstice s'effacer, en voyant la cage de marches-non escaliers déserte, tu sais ce qu'il va se passer,
Et tu te demandes si ton vêtement va résister à ce que tu lui infliges au fur et à mesure que ce fantasme-idée évolue.

Immédiatement, retrouver ses lèvres, en crier - presque - de soulagement,
Les goûter avec vigueur, comme celle que vous ne démontrerez pas en dînant, sens vrillés à la seule idée de la voir manger
Sentir de nouveau un miroir frotter contre son dos, scénarios répétés mais tu ne peux t'en lasser,
Placer tes mains dans ses cheveux pour l'attraper, la faire rester, se placer si près
Ses lèvres-salées ne te rassasient pas, elles t'assoiffent un peu plus à chaque fois
Faire errer le muscle le plus innocent, qui a déjà connu ses lèvres, à la redécouverte de son prénom posé à même elle.

Son reproche donne envie de s'excuser, nouvelle prosternation empêchée par son avidité-collée
Avoir envie de lui raconter la torture que cela avait été, ce que tu avais dû faire pour te remettre,
Lui souffler que si elle l'avait demandé, tu l'aurais suivi dès la sortie de l'Occamy.

L'attente insupportable bondit d'espoir quand ses mains errent, nouvelle demande, nouvelle domination,
Tu te prépares déjà, éloigne, élargit l'espace pour elle, il suffirait de si peu,
Elle te parcoure, relève la soie, révélant une peau à peine moins blanche,
D'une main, elle porte la tienne à son dos, tu ne peux qu'obtempérer,
Oublié, le besoin de jouer - ou plutôt, il n'est qu’exacerbé - mais tu échanges de place si complètement, sans pouvoir agir si ce n'est chercher frottement
Et pouvoir exprimer des murmures étouffés

Sa main.

Se ruer un peu en arrière, instinct des plus primaires, seulement percuter le mur et la rambarde qui pilonne le dos, contrairement à sa main,
Elle s'est insinué, sous le dernier tissu qui pend encore là où elle avait décidé d'explorer auparavant
Vouloir désespéramment bouger, se retenir parce qu'elle n'avait pas demandé
Ses lèvres seules obstacles à tes s'il-vous-plaît.

Il suffirait
Juste qu'elle accepte de t'avoir, de te mettre à ses pieds - déjà le cas
De juste, se mettre, t'assiéger, un coup un seul suffirait sûrement, tu le sens
Tant tu as besoin qu'elle ne cesse de t'intoxiquer.

A aucun moment, tu n'oublies le lieu, elle doit te sentir le ressentir à chaque montée
Avoir du mal à compter les étages, juste vouloir qu'elle en profite pour s'emparer,
Bien consciente que n'importe quand pourrait rentrer.

Alors se contenter de ses lèvres, de s'en saouler pour résister à tout le reste, main sur son dos qui parcoure le tailleur sans oser aller plus loin,
Et l'autre blanchit à l'en briser contre la rambarde,
Même ses barrières ne peuvent retenir le plus fort des sons de tempête.

Les portes s'ouvrent, et sentir le nouvel invité
Aurait-elle laissé sa trace une seconde de plus, tout aurait été terminé.
Se cambrer de frustration, insatisfaction presque torturée.

Rougir - un peu de honte, beaucoup de plaisir,
Supporter le regard de l'homme, se demander si elle voit comment il te regarde à cet instant - réprobation teintée d'envie,
Vouloir savoir si elle aime que tu suscites convoitise, espérer qu'elle soit fière mais également un peu contrariée - qu'elle veuille te garder pour elle
Tu dois réajuster tant bien que mal ta robe, chose aisée
Moins pour tes respirations brisées,
La voir sourire et deviner que c'était le parcours qu'elle avait décidé - bien fixée à complètement te briser
Les tatouages désormais familiers entre les jambes montrant qu'elle avait déjà gagné.

Enfin, rapidement mais une éternité dans ton état, vous êtes hors des portes, de nouveau se placer deux pas après, la voir chercher votre chambre, celle que tu avais choisie pour elle, pour laquelle tu t'étais renseignée.

La voir introduire la clé et ouvrir la porte, lentement s'y aventurer,
Voir le lit à baldaquins échos à tes pensées sur le passé ne fait que tout empirer
Remarquer un tapis, une table, le lit, un mur,
Une salle d'eau et le balcon,
Ne plus cacher sa respiration.

Tu clos la porte, première fois que vous pouvez prendre votre temps,
S'enfermer et ne plus en avoir à en sortir, tu avais payé
Jusqu'à le lendemain au soir.

Avancer, sans oser vraiment agir, rôle si clairement distribués désormais,
Cependant, oser l'embrasser.

Malgré tout, l'urgence, l'absence cruelle contre ton ventre,
Tu lui transmets ce qui avait été initié par sa main
Lenteur,
Tu embrases doucement, prends le temps de savourer, lui laissant le loisir de brutaliser par la suite
Guider sa main vers la fermeture dans ton dos, alors que tu veux juste la replacer là où elle était, là où tout l'appelait
Et la laisser voir ton regard la parcourir, lui laisser choisir
Cependant porter une paume sur la poitrine, plus audacieuse que tu ne devrais probablement

Dîtes-moi ce que vous voulez.

Supplice tu, elle le connaît déjà pour l'avoir eu du bout des doigts une minute - même pas - avant,
Une idée vient, et tu lui proposeras après
Une fois qu'elle aura accepté de te déshabiller.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Divertissements londoniens Empty
Re: Divertissements londoniens

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 3

 Divertissements londoniens

Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005.