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La Petite Terrasse
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Rikka M. Bennett
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Re: La Petite Terrasse

Message par : Rikka M. Bennett, Mer 10 Oct - 17:17


A little bit of sweetness
~ #3 BIS Gabriel Michaels ~


Le jeune Gabriel avait indiqué à Rikka être en cinquième année à Poudlard. C'était l'une des années les plus importantes de la scolarité car en fin d'année scolaire, les élèves passaient leur BUSE, le premier examen auquel ils étaient confronté sur les sept années. C'était à ce moment qu'ils pouvaient choisir une orientation pour leur avenir, en sélectionnant les cours qu'ils suivraient avec assiduité les deux années suivantes. L'ancienne Gryffondor se remémorait parfaitement cette étape ; elle se revoyait jeune adolescente sûre d'elle, voulant devenir Médicomage. Si elle n'était pas la meilleure élève du monde, elle avait quand même obtenu de bons résultats dans ses matières de prédilection. La suite s'était déroulée de la même manière avec ses ASPIC, deux ans plus tard, et puis elle avait pu entrer aux cours de Médicomagie.

Tandis que ses souvenirs remontaient à la surface, un sourire se peignant sur ses lèvres en voyant Gabriel s'affaler sur sa chaise, soupirant, comme si cette question le mettait sur la pente raide. D'après cette réaction, Rikka en déduisant que c'était là quelque chose qu'il n'avait pas encore décidé, soit par fainéantise, soit par difficulté, ou alors qu'il n'y avait pas encore vraiment pensé. Cela pouvait arriver car à quinze ou seize ans, parfois, on ne pouvait pas tout à fait dire vers quoi sa vie se dirigeait. Et le plus, c'était que c'était une décision importante à prendre, à ne pas faire à la légère. Elle pouvait donc comprendre son ressenti, bien qu'elle-même ait tout de suite su quoi faire.

Gabriel confirma ses soupçons en commençant à dire qu'il ne savait pas vers quoi se pencher. Mais il fut couper dans sa phrase par la venue d'un jeune adolescent. Ce dernier demanda aux deux acolytes du soir s'ils avaient fait leur choix pour les consommations ; il devait donc être stagiaire ici. Rikka adressa un sourire charmant à l'employé-élève et lui tendit également la carte. Elle indiqua qu'elle ne prendrait rien de plus que la commande originelle, lancée par Gaby. Un chocolat chantilly, c'était parfait.

― Restons simples. Merci, ajouta-t-elle à l'attention de l'autre jeune homme. Alors... Tu ne sais pas quoi faire plus tard ? Tu sais, ce n'est pas bien grave. C'est une chose qu'il faut bien mûrir. L'erreur ne peut être commise à ce stade, car ce sera plus difficile par ensuite de se remettre sur la voie finalement choisie. Si tu ne sais pas, prends des matières générales, qui pourront te servir quelle que soit ta décision.

Du moins, c'était ainsi que Rikka voyait les choses. Si l'on n'était pas certain de savoir où aller, le mieux était d'aller sur un chemin global, où les matières n'étaient pas trop spécifiques. Ainsi, si l'on décidait par après quel sentier emprunter, il n'y avait pas ou très peu de lacunes.

― Mais bon, je ne veux pas te faire peur ou jouer les rabat-joie, dit la sorcière en lui souriant. Notre voie finit toujours par nous rattraper ! Une parole bien philosophique. Et on peut se trouver face à de belles surprises. Regarde, ce soir, je suis sûre que c'était un coup du destin. Nos chemins seront amenés à se retrouver, j'en suis sûre, et pour le bien.
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Re: La Petite Terrasse

Message par : Elliot West, Ven 12 Oct - 16:29



Réponse à Evan & Elhiya


L’homme ne semblait pas savoir exactement ce qu’il désirait, Elliot lui tendit alors une carte sur laquelle il put faire son choix. Un « Just a Little ». Une spécialité d’ici. Et en plus de ça, cela serait le premier cocktail que le serpent devra effectuer, avec la recette écrite sur un bout de papier derrière le bar. Pour la jeune femme quelque chose de plus simple, un café, sans crème mais avec du sucre.

Le trentenaire esquissa un sourire suivit d’un « Je vais vous chercher ça », ramassa les cartes et se dirigea vers le bar. Une fois derrière il commença par sortir le fameux bout de papier sur lequel était inscrit la recette du Just a Little. Le premier était des extraits de rose, suivit d’une petite cuillère de sucre de canne, avec pour finir de la liqueur de framboise. Le liquide rose colorait doucement le verre et Elliot mélangea le tout avec une cuillère. Pour finir il disposa un pétale de rose sur le bord. Voilà qui était fait, le café serait quant à lui plus simple à réaliser.

Son plateau en main et les deux boissons dessus il revint vers la table des deux personnes et ajouta :

« Le Just a Little pour Monsieur, et le café sans crème avec du sucre pour Madame, cela vous fera 10 mornilles s’il vous plaît. »

Il déposa le verre devant l’homme dont le visage ne lui était pas inconnu et termina en déposant la tasse à côté de la jeune femme.



HRP:
 
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Re: La Petite Terrasse

Message par : Gabriel Michaels, Mar 16 Oct - 10:11



A little bit of Sweetness
 
@Rikka

Commande validé, cartes rendues au garçon avec un sourire rayonnant je reposais les yeux sur la demoiselle en haussant les épaules. Mon avenir ne me tracassait pas vraiment, je n’avais qu’un seul objectif de construit, et encore, il ne pressait pas car ne dépendait pas que de moi. Et puis, j’en était persuadé, mon frère était forcément dans un coin du monde et réapparaitra forcément quand je m’y attendrais le moins, clope au bec, rictus malicieux aux lèvres. Comme toujours. Alors cette histoire de voie, pour moi c’était flou, mais je savais que les adultes n’aimaient pas vraiment qu’on leur dise qu’on ne voyait pas l’intérêt de se pencher sur un plan de carrière. Je me gratouillais juste le menton encore imberbe en acquiesçant à son conseil des plus valables. Les matières générales c’était très bien surtout qu’aucune n’avait ma préférence à proprement parler. J’avais juste du mal avec les potions, fallait dire que j’étais un peu maladroit et avec la tendance à m’éparpiller très vite. Et puis resté flanqué devant un chaudron ce n’était juste pas pour moi.

Puis s’en venait des propos sage et philosophique sur le Destin dessinant un sourire amusé sur mon visage. Si la magie existait, pourquoi pas ce genre de chose ?

– Le destin ? Genre c’était écrit ? Tout toujours et partout est forcément écrit quelque part ? Dans un grand bouquin ? Un pour chaque personne dans le monde ? Ca serait vraiment sympa comme truc quand même ! par contre, je sais pas qui écrit qu’on doit manquer de se faire bouffer par des bestioles mais c’est un sacré sadique quand même !

L’enthousiasme perlé d’insouciance éclairait d’une lueur malicieuses mes prunelles. Car fallait bien l’avouer, si quelqu’un s’amusait à coucher sur un bouquin que j’allais me tordre la cheville, hurler comme une gamine et finir par monnayer les soins de la blonde par du chocolat, c’était franchement tordu comme plan pour me mettre à la médicomagie. A moins que ce ne fut autre chose. Des gens bien plus apte à la réflexion que moi dirait qu’on avait mis sur mon chemin une jolie jeune femme aux élans maternels pour combler très certainement mon statut d’orphelin, sauf que mon statut ne m’avait jamais gêné. Du coup…

- Nan, quand même… une cheville en moins, des frayeurs en prime, le Destin pourrait etre franchement plus amusant quand même !

Mais j’avais pouffé, car une fois les bébé accromentules loin de moi, c’était déjà de l’histoire ancienne, ou presque. Et puis, trainer encore dehors devant un chocolat viennois, ça me plaisait bien quand même, donc au final, si elle voulait parler de destin, s’il me filait de la chantilly, ca m’allait bien comme Destin.

– Et tu crois qu’il va nous filer double chantilly Monsieur Destin ? Sourire lumineux avant de reprendre. Ou un bonus de paillette en sucre ! Pour nous réconforter un peu de cette course dans les bois ! Mais sinon pourquoi il aurait fait croiser notre route avec des bestioles qui ont voulu nous becter ?
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Re: La Petite Terrasse

Message par : Evan, Mer 24 Oct - 16:42







LA d'Elhiya

En délivrer le moins possible tout en faisant en sorte que ta proposition soit suffisamment alléchante pour qu'elle ne puisse la refuser, telle était la mission que tu t'étais donné. Et si tu ne doutais pas qu'elle serait forcément intéressée pour pouvoir exercer ses talents au besoin, tu espérais qu'elle ne creuserait pas trop les maigres indices donnés en offrande à sa curiosité.

Elle te répond après une moue enfantine que tu avais su gérer tes cours qui, pour certains, auraient pu tourner au meurtre multiples et pour lesquels tu avais dû faire preuve d'une concentration extrême pour résister aux pulsions lupines avides de déchiqueter les plus emmerdeurs de tes élèves. Elle termine en te laissant une mission de ne pas non plus repeindre le sol de leur sang, ce qui t'arracha inévitablement un sourire amusé.

Un frêle silence s'installa, rapidement rompu par une autre réplique sur le mécontentement des élèves qui semblait être monnaie courante, et la couleur d'un espoir trop vite lancé qu'elle éteignit comme soufflant sur les dernières braises d'un feu reposant dans son âtre. L'image qu'elle avait lancé trottait joyeusement dans ta tête et tu répondis dans la foulée.

« La prévoyance, je l'ai laissée de côté pour privilégier l'apprentissage de la métamorphose, sans qu'il y ait trop de chaînes et sans trop suivre les clous que voudrait voir en place le ministère... Il n'y a rien de pire que la normalité ou la monotonie, alors j'essaie d'innover un peu... On verra ce que ça donnera... Et si ça peut te rassurer, j'espère bien qu'il n'y aura pas de mort... Ou je peux dire Adieu à ma fin de carrière à Poudlard... Après y a toujours la possibilité de faire disparaître le corps et de lancer quelques oubliettes... »

Tu avais terminé ta phrase avec un clin d'œil faussement véridique ('fin vous avez compris...), imaginant un instant quelques élèves se retrouver amputer d'un membre et Aube et Crépuscule qui se jetteraient dessus comme des loups affamés. Logique d'ailleurs puisque c'était des loups, ils ne pouvaient pas se jeter comme des lapins ou des lions affamés. Sinon ils seraient alors des Loupins ou des Louions... Bref, tu reprenais.

« Pour le contentement, ouais, j'ai bien remarqué qu'il y aura toujours certains trouducs pour l'ouvrir et ne jamais être contents (Toute la vie de ce forum...), mais j'espère que ça sera bien vu tout de même, sortir un peu de l'ordinaire, ouvrir son esprit à de nouvelles expériences... »

Silence installé à la clairière d'un ciel criant l'automne approchant, et le serveur à la tête familière mais pas le nom revenait avec un plateau supportant les deux breuvages commandés plus tôt. Tu accueillis le tien avec un sourire ravi, tes émeraudes parcourant la rivière rougeoyante auréolée d'un pétale de rose, joliment présenté. Elhiya recevant son café, voilà l'homme qui réclame son dû. C'est la belle qui s'occupa de sortir la monnaie pour la donner à l'homme après un signe de tête enveloppé d'un sourire poli, et toi tu en offrais un appuyé à la blondinette accompagné d'un « Merci bien ! » suivi d'un plus réservé « Merci à vous ! » pour le serveur.

Quelques secondes plus tard, l'homme s'éclipsait dans le tumulte intérieur de l'établissement, et tu reportais tes opales sur la belle à qui tu donnais un sourire. Tu récupérais ton verre, observant le joli mélange un instant, bannissant la pétale de rose que tu serais capable d'avaler par erreur, et le levant vers Elhiya comme si tu voulais trinquer avec son café.

« A mon acolyte d'un cours du coup ?! Si jamais, tu pourras faire un speech d'entrée en les faisant flipper et disant qu'il risque d'y avoir de graves blessures ou pire ! »

Petit sourire en coin, regard évadé sur l'étendue céleste en face, lèvres portées au breuvage pour une légère découverte, mouvement de langue sur le sucre laissé dessus, goût qui réveille les papilles et la gorge, et un « Huuum, pas mauvais... » qui court joyeusement la distance entre vous.
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Re: La Petite Terrasse

Message par : Elhiya Ellis, Jeu 25 Oct - 15:34



Demande...  




Le sourire s’était enroulé aux coins des lèvres à ses premières réponses. Les mots glissaient sans interruption de ta part, les mèches blondes se contentaient d’acquiescer à ces idées déjà vues de vouloir faire fouler autre chose que les sentiers balisés à un troupeau d’élèves qui n’étaient généralement que pour faire passer le temps à couvert de nécessité d’éducation magique…  Déjà entendu.. Après tout, combien venaient en fin de cours pour dire qu’ils avaient apprécié sortir le nez de leur bouquin ? Entre les blasés, les outrés, les trop sérieux, tu avais surtout gardé en mémoire ceux qui râlaient pour toute expérience capable de les faire sortir de leur zone de confort. Même au nom du divertissement traverser des sentiers différents n’étaient pas toujours bien accueilli, que ce soit par les enseignants ou les élèves. Lassante réalité… Alors plus que d’oubliette, tu aurais parié sur des imperos, garantissant tout autant de tranquillité mais avec une pointe de satisfaction supplémentaire. Surtout qu’à bien réfléchir, les deux étaient tout autant dangereux, touchant chacun l’esprit d’un autrui.  

Mais la constatation restait à sa place, bloquée sur la langue sans s’extirper, dessinant l’espièglerie à tes joues en seul retour au clin d’œil. Ne restait plus qu’à espérer qu’il avait raison… Non sur la facilité à faire disparaitre de corps -tu en avais besoin de ton côté de ces volontaires trop froids pour dire si tu te loupais sur une incision pas assez précise- mais sur l’ouverture d’esprit d’une poignée de moufflets trainant les pieds sur un carrelage élimé.  Cara avait dû espérer la même chose quand elle avait mis la vie de quelques élèves dans les mains d’un groupe de jeunes sorciers... la finalité complète t’avait échappée sur le coup, bien trop occupée par les caprices doucereux de ton cœur et ses choix étrangement sacrificiels… au moins ce coup-ci serais-tu du bon côté de la scène : spectatrice de l’insuffisance et incapacité de gosses se pensant aptes à faire face à tout ce qui pouvait arriver. Charmante perspective que des volutes de douceur ne viendraient pas ternir désormais… Plus de louveteau brodé d’or en classe, plus de conflit d’intérêt ou torture psychique et émotionnelle… Pratique. L’altruisme des soigneurs ne t’avait toujours pas enveloppé de cette aura trop tendre pour ces simples inconnus de passage sur ton carnet de note.

Réflexion perdue à l’arrivée de ton café, de la boisson un peu trop girly de Lival et des pièces abandonnées à votre serveur. Pas d’interrogation supplémentaire pour l’enseignant, la curiosité n’avait jamais vraiment été ta compagne préférée, la délaissant au profit de la surprise et la découverte sur le tas. Tu faisais danser la mèche blonde tombant sur les yeux à sa question, tout en récupérant ta tasse entre les mains. Un peu de chaleur sur la liste de papier glacé des noms des futurs patients traités durant le reste de ta formation en médicomagie. L’envie de réclamer des exercices compliqués pour te fournir plus de matière sur quoi te pencher te caressait l’esprit instantanéement. Ironie totale avec ta requête de ne pas couvrir le sol de liquide carmin…

– Oui pas de souci. Pour les speechs, ce n’est pas vraiment mon fort, mais je trouverais bien comment formuler ce genre de chose… Vous prenez vos boules de poils au fait ?

Œillade à l’homme en train de se délecter de son massacre de roses rouges, scène capable de faire faner les tentatives de sérieux dans ton questionnement. Tu pouffais doucement portant ton café à tes lèvres en prélevant une gorgée sans pouvoir t’empêcher de revenir sur son pétale de rose abandonné.

– Vraiment ? Ce truc ? Ça donne plus l’impression que vous avez des envies latentes de jouer les vampires, ou d’imaginer votre salle de classe sans soigneur dans les parages…

Soufflement du nez amusé. Même si en toute honnêteté, toi, ça remémorait toujours cette image qui collait aux doigts, au palais, aux prunelles t’arrachant un lourd soupir discret. Avec le temps, les landes des souvenirs s’étaient atténuées mais revenaient se balader toujours aussi facilement en ton esprit, te faisant détourner le regard, le perdant dans la noirceur de la caféine pendant une ou deux longues secondes. Latence usuelle qui ne passait pas et ce pourquoi tu voulais savoir si les bestioles étaient de la partie, pour éviter ces instants de perditions des pensées, pour un de repère primaire à ne pas quitter la réalité. Préférence certaine pour tes mini-fauves personnels, dressés pour tes besoins. Muffin avait très rapidement pris le pli suivant les situations, ça t’arrangeait de pouvoir l’avoir sous la main, elle, ou même Spangle en rappel de ce qui ne devait pas être oublié.

– J’ai les miens, ils font pas flipper et ils me serviront si plus qu’un gosse à la fois se fait mal..

Justification valable, noyant la vérité qui pointait derrière. L’avantage, avec un interlocuteur ignorant tout ce qui dépassait ton nom et ton prénom, permettait de ne pas entrer plus dans les détails. Aucune raison de le faire, aucune envie, sauf… Sauf si à cause de lui un trop grand nombre d’inconnu se retrouvaient à tapisser leur propres vêtements d’océan de feu, il aurait été plus judicieux de lui dire que certains fantômes restaient toujours vivants dans un coin de tête, et pouvaient se manifester n’importe quand, comme avec Fanch, laissant de précieuses secondes filer… Quoi que non… aucune raison de dire ou d’expliquer... Même si les opales ne se reposaient toujours pas sur son verre. Ca attendrait la veille, ou l’avant-veille, nul besoin d’introspection maintenant, alors que tu n’avais encore jamais remis un pieds sur le voyage illusoire de l’emprise des sens par ce fichu gout de fer coincé sur la langue.

– Enfin, ils me serviront tout court.
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Re: La Petite Terrasse

Message par : Evan, Sam 27 Oct - 22:48







Enchantement de rose et framboise, alliage sucré merveilleux, toujours parcourant les lèvres comme le refrain léger d'un maquillage qui habille une marquise, et tes émeraudes perdues au regard vermeil de ce silence buvable, de ce siphon entrainant aux volutes effrénées, qui guident sur les serpents des voies les plus fragmentées, les plus envenimées, les plus joyeuses sur les jours non colorés.

Et tu t'évades sur l'opacité, du bois mousseux dans sa tasse, presque figé, comme s'il attendait qu'une secousse de lèvres ne vienne remuer sa fragilité apparente, son édifice fantôme, maintenu seulement dans l'esprit qui le percevait, comme si un diamant était en réalité, un quartz banalement trouvé, au milieu de pierres aussi nombreuses que variées mais nullement précieuses.

Sortant de leur enclos en rivière somptueuse fuchsia, quelques mots qui résonnent comme une incertitude, avant qu'une question pointe à nouveau, à savoir si tu prenais avec toi tes boules de poils. Pensée sur l'instant "Comment elle sait que je suis pas épilé en bas ?". Puis, secondes s'enfuient, et logique vient sur tes fidèles compagnons à quatre pattes. Un sourire envahissait tes lèvres comme l'éveil d'un jour.

Et, déjà, comme la Reine de l'effronterie, elle rebondissait sur la couleur ensanglantée de ton breuvage, délivrant des allusions amusées à en épingler des sourires au ciel de cette journée. Vampire toi ? Une image des plus déplacées traversait ton esprit et tu pouffais un sourire dont tu ne décèlerais pas l'essence à sa douceur. Quant à imaginer ta salle de classe sans soigneur, tu savais que tu avais fait plus d'une fois preuve d'une concentration exemplaire pour éviter de te faire virer de Poudlard en ayant fait une triple kill feed head shot coup de griffe affichée au-dessus de la tête dans tous les quotidiens sorciers.

Ton esprit s'évapora de la blonde, replongé sur Aube et Crépuscule, te demandant bien ce  que cela pouvait lui faire que de savoir si tu avais prévu ou non d'emmener tes loups avec toi. Haussement de sourcils vers elle, mouvement de bras qui s'empare à nouveau du cristal rosi pour le porter à tes lèvres affamées, et se glisse dans ta bouche l'odeur de plus d'un délice, de plus d'un nectar à graver sur les murs des insomnies.

Surprise bafouée par sa reprise de parole, mise en avant de ses propres animaux pourtant érigés en un mystère opaque à tes prunelles surprises, et un silence porté sur sa splendeur en attente d'une suite qui sauterait peut-être à ta personne comme une évidence.

Les brumes voyageuses, de tes loups t'accompagnant dans la symphonie mortelle de tes escapades de violences doucereuses, des chairs lacérées dans l'âme mais qui soupirent des complaintes à en arracher l'écorce au arbres déjà meurtris des affres du Temps, des nuages silencieux qui observeraient seulement ta marche plutôt que de lâcher leurs cendres humides sur toi.  

« Pour ce qui est de mes boules... Silence.  ...De poils... Oui, je pense que mes loups seront de la partie. S'il y a besoin de me faire respecter, un claquement de doigts, ils s'occuperont de faire régner le calme... »

Sourire sadique, pensée vers vos folies meurtrières, trois loups défiant les brumes du néant, vers le sang versé à abîmer des sols fertiles, à imbiber leur fourrure écarlate, et ton âme déjà trop amochée pour qu'il te reste l'odeur d'un seul pardon possible.

« Oui... Ce truc ? Tu veux goûter ? » Poussage du verre vers elle. « Vampire hein ? J'en ai connu un... C'était une autre époque... » Note du narrateur "Qui n'existe plus sur le forum...". « Je pourrais essayer de faire peur comme ça si tu veux... Sinon, ma salle de classe sans les soigneurs... » Ton narrateur se perd dans une pensée que personne ne comprendra.

Un nuage s'installe, qui obstrue le temps de quelques silences, jetés sur des partitions oubliées des instruments interdits, qu'un violon violerait au prix de la liberté, qu'un piano hurlerait dans un dernier soupir avant de s'éteindre. Et les étoiles s'effondrent, les lunes palissent sur les landes endormies des sommeils de l'esprit, et s'éveillent les paradis qui dansent sur les braises des Enfers épousés... Le regard s'intéresse soudainement, à l'élévation de l'accompagnement de sa vie, œil intéressé, ancré à la mer encore loin d'être charmée.

« Les tiens ? Et c'est quoi exactement ? Des loups aussi ? Tu aimes les animaux et en a beaucoup près de toi ? »

Interrogation interne, l'esprit qui se perd à vouloir arpenter le chemin doucement offert à ton monde aussi étranger que proche par les alliances de Ténèbres laissées quatre plus tôt autour de quelques shooters de vodka absorbés, à une insolence évanouie sous des doigts maculés d'une buée transparente et de l'esprit vagabond à des sonates incertaines. Sourire s'empare de tes lèvres, regard noué à l'immensité céruléenne à rendre diamant  le moindre battement de cils, à faire taire le moindre battement soudain venu des tréfonds d'un esprit évaporé dans les landes des Inconnus qui parfument et colorent les contours du Monde...
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Re: La Petite Terrasse

Message par : Elhiya Ellis, Dim 28 Oct - 16:04



Demande...  


@ Evan



Servir

Détail succinct, non expliqué. Juste posé sur le bord des lèvres en caresse légère à la surface du liquide d’ébène troublé par le mouvement de tes doigts agrippés tout autour. User, utiliser, profiter, aurait peut-être été mieux, mais impossible de savoir quels étaient les contours exacts dessinés par les petites oreilles duveteuses de tes compagnons à quatre pattes. Des repères à la réalité que tu continuais à perdre si rien n’était entre tes doigts pour te raccrocher à ces petits quotidiens. Ouvrir la porte de l’infirmerie chaque matin, claquer des talons dans les rues de Londres, grimoires contre la poitrine, perdre le regard sur la chute lente d’une feuille morte… tant de moments insignifiants capables de disparaitre sous les mêmes interrogations profondément ancrées dans les réponses inconnues ou inacceptables. La concentration se fanait si on te le permettait. Elle s’évadait sur des rives du passé coulant lentement dans les veines, entachant l’âme d’une tache d’encre indélébile.  Toujours

Alors, les mots de l’enseignant étaient devenus fades, ternes, sans grands intérêts sous la brume de ces souvenirs enfouis. Sa requête posée, la caféine pouvait tout simplement être abandonnée, le sourire faux offert dans un adieu et les mèches blondes n’avaient qu’à se retourner et disparaitre dans un perchoir de verdure. Il suffisait un raclement de chaise, embrasser la douleur du poitrail lancinante, lui offrir quelques instants oubliés et laisser les doigts courir de nouveau vers ces horizons chimériques oubliés…. Mais non, l’interlocuteur continuait à prendre parole, à forcer la sociabilité de politesse, à faire couler entre vos boissons une cascade de mots sans fin. Même pas de quoi t’y abreuver ou t’y enivrer d’une doucereuse façon. Juste… une pluie de propos insipides.  A un simple « oui » amplement suffisant, il étalait la supériorité animale, la capacité de tenir en place des mômes dissipés habillant ses lèvres d’un rictus bien loin de la bienveillance professorale supposée. Encore une fois

Une validation d’un mouvement de cheveux d’or, le sourire en coin refusant de fournir la moindre réponse aux suppositions glissantes en arrière-plan. Menacer des enfants avec des loups n’était certainement pas la méthode des plus pédagogues, apportant une volée de soucis supplémentaires qui ne te concernait pas. En responsabilité, seule la santé des étudiants –et corps d’éducation- de Poudlard était à ta charge. Les débordements possibles de Lival n’avaient rien à faire dans ton contrat, couver ses excès de sadisme encore moins… Ton avis restait muet, quand bien même tu n’aimais pas l’aspect répressif accolé aux canidés domestiqués. Offrir des chaines invisibles à des gosses en plein cours avait cette insupportabilité de leur dire qu’ils n’avaient pas le choix, jamais, d’agir par eux-même, de décider suivant leur instinct. Un rappel de plus à la condition de moutons à la toise dorée parqués dans un enclos construit juste pour eux, au nom de leur bien-être… Le château de changeait pas, seule la vision que tu avais dessus s’ombrageait de plus en plus. Irrémédiablement

Triste constat perlé dans les opales d’océans portées sur la boisson au pétale de Rose. Peut-être, quelque part, la survie de la gamine que tu étais, avait espéré que la peur n’était plus un moteur au respect. Mais comment ? La facilité devenait coutumière, offrant bien plus de tranquillité d’esprit que les discussions chronophages avec des adolescents. Logique après tout. Bien plus que l’offre de déguster un nectar coloré de paillettes sanguines qui te prenait au dépourvu. Un sourcil se rehaussait à la proposition, trahissant l’hésitation. Perdition une première seconde, écoutant évasivement son allusion aux vampires et un « si tu veux » incompréhensible.  Deuxième seconde, une esquisse mutine à ta bouche en lui adressant une œillade. Ce que tu voulais n’était pas écrit sur la carte de cette table en bois, encore moins sur le sacrifice de son sang de fruits rouges et n’incluait certainement pas une salle de classe. Rien de ce que tu ne voulais ne se trouvait à portée de mains. Des restes de rêves d’enfant, des chimères trop douces pour mourir réellement au détour que réalités toujours plus froides et inconsistantes. Des détails qu’il ignorait et qui restaient loin de cette discussion d’ores et déjà terminée à tes yeux. Alors, du bout des ongles tu te contentais de la capture du verre de mixture acidulée laissant fuir un petit « Hum, merci » avant de soutirer une gorgée de son bien et reprendre après quelques secondes de réflexion futiles. De nouveau

La curiosité qui s’élevait en face avait cette faculté innée de te perturber. Jamais tu n’avais compris l’intérêt profond de demander à apprendre des bouts de vie de parfait être de passages. Tous ceux qui n’étaient que collègues, connaissances, usagers du même bus ou ruelle, n’étaient que du décor, un repère usuel et usant, qui, parfois, nourrissait le pourquoi de leur place vide certains jours, mais rien de plus. Jamais. A quoi bon ? Quand, depuis des années, il avait été inculqué que le cours du temps filait inexorablement entre les doigts sans possibilités de l’arrêter ? Activité chronophage que de se plier aux politesses civilisées. L’accord à ta venue à son cours n’attendait rien en retour, un merci à la limite, si ça pouvait le soulager, mais certainement pas cette sollicitude soudaine accueille d’un regard circonspect. Comme la première fois

L’attention se figeait quelques instants dans les émeraudes, cherchant à saisir d’où pouvait venir cet attrait étrange de vouloir te faire parler toujours un peu plus alors que rien ne forçait la suite de l’échange. Un sourcil froncé vaguement, en le regardant. Les civilités t’agaçaient, les banalités et la superficialité du heurt de palabres encore plus. Un soupire t’échappait, incontrôlable, son verre retournait à lui, marque de gloss pèche sur le rebord face à toi, et la tête s’inclinait innocemment sur le côté droit, poussant l’index gauche à repousser une mèche d’or fuyarde.

– Pas de loups non. Rien d’agressif, quand bien même j’ai toujours trouvé les animaux bien plus fiables que les êtres humains… Quoiqu’une meute de boursoufflets peut, au final, être dangereuse suivant le nombre… A 6, ils font juste tourner en bourrique mon fléreur et le dragon miniature... Mais je ne pensais pas à eux, ni à la nécessité de tenir votre classe par la menace d’une morsure... Vous devriez peut-être essayer autre chose que l’intimidation… Ça marche bien mieux là plus part du temps…

Le sourire en coin faiblard élevé aux coins des lèvres pour faire pâlir toute impression de reproche, la tasse revenait à ta bouche pour te délecter d’un une lampée bouillante. Le mélange avec le parfum de fraise collé aux papilles était désagréable, t’arrachant une petite grimace noyée dans une seconde lippée de caféine. Besoin de faire fuir ces brides de souvenirs collant au cerveau. La boisson acre savait faire son office pour peu que tu fournissais aux pensées un autre point d’amarre.

- Et ce n’était pas pour les élèves que j’ai formulé ma question. Elle était purement égoïste. S’il faut, je vous expliquerai, mais plus tard… Je tacherai de terminer le dressage de Spangle d’ici votre cours, à moins que vos loups puissent le replacer… leur comportement face au sang est lequel ? car si les vampires ne sont que des fantasmes littéraires moldus, logiquement, plusieurs bestioles peuvent…. y être réceptives.

Loin de toi l’inquiétude de voir un des compagnons de Lival bouffer un môme, mais s’ils s’y étaient attentifs, de par leur nature originelle, tu pouvais éviter d’avoir à amener un troisième poilu et t’épancher sur l’éducation que tu inculquais à tes petits assistants touffus.
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Re: La Petite Terrasse

Message par : Evan, Mar 30 Oct - 15:42







Regard intéressé plongé sur elle, quand ça parlait de créatures magiques, tu étais forcément plus attentif. Tant tu avais pu t'occuper de nombreuses créatures au fil du temps, et animé quelques cours où tu en avais présenté d'autres. Depuis tout petit, ça courait dans tes gênes, la faune et la flore que tu admirais tant, qui ne cessaient et ne cesseraient de t'émerveiller encore et encore, avec tous les joyaux qui les composent merveilleusement.

A bien des égards, la vie animale avait plus de valeur pour toi que la vie humaine, et tu sauverais des animaux plutôt que bon nombre de personnes. Au moins eux étaient fiables, loyaux, et étaient réconfortants dans bien des situations. Alors, tes pensées vagabondaient à imaginer avec quoi elle pouvait bien trainer, quel élevage elle gardait chez elle, si elle préférait les animaux à poils ou à plumes, et leur classification.

Là, à la regarder intensément, décrochant des caresses de ses sourires pour te loger dans ses iris, tu l'imaginais avec des félins, et la voyais bien avec une panthère ou un léopard pour accompagner son tempérament de feu et sa douceur brulante. Un sourire glissait sur tes lèvres, l'imaginant à divers endroits du globe en train de parcourir des paysages immenses en compagnie de ses compagnons que tu imaginais.

Les yeux lorgnant un instant ses lèvres fruitées se déposant sur ton verre, suivant la caresse qu'elles y laissaient en tutoyant ton breuvage, te demandant si elle aussi aimerait la délicatesse du liquide apportée à ses papilles avides de le rencontrer. Tu t'attendais à un avis, à des mots chuchotés, à un geste quelconque de son visage angélique, mais non, le verre retrouve la table simplement, tutoyé de ses doigts fins, sans qu'une quelconque fragrance prononcée ne s'échappe de ses lèvres.

Vos regards se heurtent, toi attendant une suite, une réponse à tes mots ou à l'offrande faite, alors que ses doigts repoussent doucement ton verre vers toi, estampillé de l'empreinte du gloss de la belle, et tu t'emparais du pied le faisant tourner lentement entre tes doigts, tes émeraudes s'évadant dans le plaisir carmin.      

Et elle te délivre que non, elle ne parlait pas de loups, rajoutant un "Rien d'agressif" derrière qui te fit chasser l'idée du gros félin imaginé plus tôt. Et tu rejoignais ses premiers mots, tant pour toi tu avais davantage confiance en tes loups qu'en certains personnages de la catégorie "Humains". Elle te délivre ensuite qu'elle a six boursoufflets, te faisant hausser un regard surpris et un sourire amusé accroché à tes lèvres, entendant la blondinette poursuivre en évoquant un fléreur et un dragon miniature, et tu imaginais aisément tout ce petit monde déclencher une foire pas possible dans un logement et jouant à se cacher dans ses vêtements et un peu partout !

Ton sourire s'estompe à la fin de ses mots, elle te renvoyant qu'elle ne pensait pas à eux, te laissant une moue d'interrogation ancrée sur le visage, elle te sous entendant que tu devais essayer autre chose que l'intimidation pour tes élèves. Dans l'idée, tes loups n'étaient pas là pour faire office d'une quelconque menace. Ils étaient parfaitement dociles et câlins dès lors que tu ne claquais pas des doigts devant eux pour leur donner l'ordre de déchiqueter ta proie. Des parfaits animaux en somme, qui se transformeraient en peluches dans les bras de n'importe quelle personne un tant soit peu respectueuse et avenante vers eux.

Néanmoins, l'étincelle de son sourire suivant te fit retrouver une mine plus naturelle, cherchant où elle voulait en venir, la voyant se plonger dans son breuvage fumant non sans grimacer, certainement que le passage depuis ton nectar frais avait commis un choc des saveurs oscillant sur son palais.

La reprise de ses mots te replonge dans le flou, cherchant à retrouver sa dernière question et comment elle pouvait lui être associée, te demandant si elle faisait directement référence à tes loups et si, peut-être, elle avait eu un traumatisme vis à vis d'eux enfoui dans les lambeaux de son passé. Elle parle qu'elle devra terminer le dressage de Spangle, et tu te demandais si elle parlait là de son fléreur ou d'une autre créature encore, puisque peu avant elle te disait qu'elle ne pensait pas à ceux nommés.

Elle termine en te demandant la réaction de tes loups à la vue du sang, faisant un parallèle aux vampires, et tu ne voyais pas très bien où elle voulait en venir. Tu laissais tourbillonner tes pensées dans le fond de ton verre, que tu portais machinalement à tes lèvres, à l'endroit précis ou la belle avait laissé l'empreinte des siennes, repensant à quelques carnages fait avec tes loups, ou bien des entrailles avaient volé un peu partout et où il avaient fini couverts de sang. Le verre vide au trois quart retrouvait le bois, ta langue se déliait après l'absorption du fruité et du sucré.  

« Oh... Euh... Ne t'en fais pas pour ça ! Ils n'ont aucun problème de comportement avec la vue du sang ! J'ai pu observé cela à une ou deux occasions ! » Mensonge, mais la vérité lui ferait peur. « Et je ne crois pas être un vampire, quand bien même mordre... » Sourire amusé pour détendre l'atmosphère, voyageant sur l'océan. Reprise sur ses mots dansants. « Tu as l'air d'avoir une belle petite ménagerie toi aussi ! Et Spangle c'est... ? » Hésitation dans ta voix qui trahissait ton incertitude. « En soit, mes loups ne sont pas là pour intimider mes élèves, juste que dans certaines situations, je préfère les savoir avec moi à pouvoir se dégourdir les pattes plutôt que de les garder enfermés dans l'appartement restreint de l'école... »

Les laisser enfermés, c'était un coup à retrouver des beaux cadeaux à nettoyer à ton retour et tout un tas de poils sur le canapé. Puis pour ce que tu avais prévu, ils seraient bien heureux de pouvoir être avec toi, et profiter eux aussi de ce que tu réservais à tes élèves. Terminant ton verre dans la foulée, tu reposais ton regard sur la belle, voulant découvrir ce qui se cachait derrière l'intrigue qu'elle avait suscité à tes pensées.

« Et... Tu voulais en venir où avec ta question du coup ? Sinon... Je te redirais pour l'heure, mais ça devrait être assez tôt le matin, tu sais que j'aime bien torturer mes élèves là dessus... Et on aura certainement un peu de préparation, même si je n'ai pas encore tout vu de mon côté... Je te ferais surement parvenir un hibou, ou viendrait te voir directement à l'infirmerie... »

Tu te demandais bien si l'infirmerie de l'école avait changé. Cela devait bien faire deux ans la dernière fois que tu y avais mis les pieds, pour un souvenir peint en délices avec Malicia ou vous aviez été très... proches. Te remémorant votre jeu et l'effusion des sens survenu ensuite, te perdant dans cette pensée en te demandant ce qui pouvait bien être advenu de la sorcière. Clignant des yeux, tu reposais ton regard et un sourire léger sur la blondinette face à toi, sculptant le large ensorcelant.
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Re: La Petite Terrasse

Message par : Elhiya Ellis, Mar 30 Oct - 18:20



Demande...  


@ Evan
Avec son LA



Si tu n’avais éludé aucune de ses mimiques traitres à son ressentit face à tes mots, tu n’étais pas revenue dessus pour autant. Aux sourires dessinés par l’intérêt, l’amusement, ou les pointes de doutes ou d’interrogations, rien n’avait été relevé, ou rajouté. Quelque part, la même réflexion qu’à la tête de Sanglier avait tinté dans un coin de te tête en croisant quelques-unes de ses moues : aux commissures de lèvres rehaussées tu opposais généralement moins de barrière et acceptais de parler un peu plus. Néanmoins, t’étaler sur ce que tu pensais, ressentais, ou pouvais garder en toi ne t’inspirait toujours pas dans les volutes de superficialité sociétale. . Alors, l’attention s’était reportée sur ses dires, et non sur les réponses qu’il attendait.

Avec le temps, l’écoute s’était bien plus développée que la nécessité de laisser échapper des partitions de ton monde.  A la dépendance du kiwi, ou à la flétrissure de celle accrochée à ton louveteau brodé d’or -qu’importait les raisons- les 4années écoulées avaient atténué les caprices de petite fille insolente en besoin d’attention. Là où une question aurait perlé sarcastiquement, une esquisse amusée s’offrait aux mots « une ou deux occasions », sans soulever que si une fois avait existé, il y’avait peu de chance pour les situations aient prit fin au bout de la seconde, où alors la redondance de certains événement s’acharnait de ton coté.

Un hochement de tête, suivit d’un soufflement de nez à cette histoire de morsure qui avait un arrière-gout de vodka sur le palais et de déjà vue dans quelques idées embrumées. Puis la bouche dessinant un O en réalisant que tu n’avais pas été vraiment clair quant à ta requête. Habitude problématique de distiller le moins possible que tu comptais corriger assez concisément à la fin de ses habitudes de gardes pour canidés. La logique faisait foi, tu ne pouvais que valider, ayant toi-même embauché un elfe de maison dans le seul et unique but initial de prendre soins de tes compagnons en ton absence. Attendrissante découverte habillant le gloss de tes lèvres d’une courbure des plus douces.

Au café fini d’une gorgée supplémentaire, tu octroyais aux émeraudes intriguée un simple dodelinement de tête très faible peu ouvert à la suite de discussion. Dix minutes et un café n’était pas suffisant pour lui expliquer correctement ce que tu mettais en place avec Spangle et encore moins pourquoi. Alors, ayant quitté ton statut d’élève obligée de répondre à ses interrogations tu minimisais les réponses, acquiesçant à la venue de son hibou ou de lui-même à l’infirmerie.  L’un comme l’autre t’allait. Par contre t’avais un peu tiqué pour l’heure matinale d’un cours, laissant la langue claquer, une lueur d’espièglerie zébrant les opales.

«  Le matin tôt hein ? Ce n’est pas que vos élèves qui y verront de la torture là-dedans » Un pouffement perdu au virevoltement d’une feuille d’insouciance. «  Et Spangle est un furet, il est en cours de dressage pour m’avertir la présence d’un blessé quand je suis occupée à autre chose. Je vous expliquerai un peu plus tard son utilité, mais en attendant je vais retourner à son éducation. »

Un écho de de sourire laissé poliment sur ton visage avant de prendre congés de lui et ses envies de découper des moufflets en plein Poudlard. La tasse glissait sur le centre de la table, la chaise raclait le sol avec un peu de mal annonçant ton départ sans compromis possible.

« A plus tard alors, préférez les hiboux uniquement en dehors des heures d’ouverture de l’infirmerie. Les plumes avec les onguents ce n’est pas vraiment hygiénique et je ne parle même pas des potions. En tout cas, merci pour l’offre et le café. Bonne fin de journée »

Un signe de main, en réflexe du jeune âge encore présent, en affichant le plus d’enthousiasme possible avant de partir sans même proposer de rentrer au château en même temps. Nul besoin de baby-sitter. Cela faisait des lunes que tu t’en passais, depuis que tes étoiles s’étaient fanées. Alors, aucun regard en arrière en partant alors que tu avais bien entendu la chaise bouger après toi. Qu’importait où il allait, qu’importait les interrogations en suspens, plus important et moins aptes à ébranler les images du passé t’attendait loin de cette table de bois au pétale de rose délaissé.

[Fin du Rp pour Evan et Elhiya - Merci à toi ]
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Re: La Petite Terrasse

Message par : Rikka M. Bennett, Mar 27 Nov - 17:05


A little bit of sweetness
~ #3 BIS Gabriel Michaels ~


Le sourire aux lèvres, la jeune sorcière se sentait tranquille ce soir. Malgré son envie de rester au calme et de se retrouver avec elle-même après plusieurs années passées loin de la Grande-Bretagne, elle devait avouer que sa rencontre avec Gabriel lui faisait de bien. Rencontrer de nouvelles têtes, même plus jeunes et de sexe masculin, était toujours agréable. D'autant quand la personne avec qui on se trouvait était sympathique, ce qui semblait bien être le cas du jeune élève. Un peu maladroit, peut-être mutin, tout ce qui faisait un adolescent accompli. Rikka se revoyait un peu en lui, même s'ils avaient de nettes différences de caractère. Il acquiesçait aux propos de la blonde en se grattant le menton mais cette dernière devinait plus ou moins ses pensées. Des paroles philosophiques venant d'un adulte, à son âge, ce n'était pas très parlant. Mais la jeune femme était comme ça et puis, il s'en souviendrait peut-être plus tard et en sourirait.

― Le destin ? Genre c’était écrit ? Tout toujours et partout est forcément écrit quelque part ? Dans un grand bouquin ? Un pour chaque personne dans le monde ? Ca serait vraiment sympa comme truc quand même ! par contre, je sais pas qui écrit qu’on doit manquer de se faire bouffer par des bestioles mais c’est un sacré sadique quand même ! fit Gabriel avec un enthousiasme évident, une lueur malicieuse dans les yeux. Nan, quand même… une cheville en moins, des frayeurs en prime, le Destin pourrait etre franchement plus amusant quand même !

Rikka hocha la tête en riant doucement. Le Destin, un concept qui pouvait paraître tellement impalpable ! Et pourtant, la jeune femme était persuadée que les choses arrivaient pour une bonne raison. Même les plus dramatiques. Elle n'imaginait pas un vieux monsieur écrire des bouquins sur tous les êtres vivants existants mais l'image décrite par son jeune compère était parlante et la fit sourire. Il était vrai que certains détails pouvaient embêter les premiers concernés... Mais c'était ainsi, après tout.

― Comme on dit, on ne choisit pas son destin ! dit Rikka avec une petite moue.

Une pensée furtive traversa son esprit, assombrissant un instant son regard, mais elle fut rapidement occultée par l'exclamation de Gabriel qui semblait s'impatienter de recevoir son chocolat chantilly. L'ancienne Gryffondor tordit son cou pour essayer d'apercevoir le jeune homme qui s'était avancé à eux pour prendre leur commande, tout en écoutant la question sérieuse que lui posait l'élève en face d'elle. Pourquoi le Destin aurait-il voulu qu'ils rencontrent des petites Acromentules voulant les manger ? C'était une excellente question et Rikka croisa les bras sur la table, regardant son interlocuteur dans les yeux.

― Parfois, il nous met devant une situation délicate pour nous mettre à l'épreuve, commença-t-elle sur un ton grave. Voir comment on réagit face à l'adversité. Je ne sais pas trop pourquoi ces épreuves arrivent à telle ou telle personne mais... On ne peut pas lutter contre ça...

Son regard se perdit un instant dans sa chambre, chez ses grands-parents, où elle se revit lors de cette nuit. Rien ne laissait présager ce qui allait arriver. Elle était assise sur son lit, les jambes allongées, un bouquin de Médicomagie sur les cuisses. En pleine étude, le sourire aux lèvres, heureuse tout simplement. Et puis... Ce bruit qui venait du sous-toit, près de sa fenêtre, et l'ombre qui masquait la lune à travers. Rikka ferma les yeux et chassa l'image de son esprit. Cela n'avait duré qu'une fraction de seconde. Elle reprit son sourire face à Gabriel, reprenant un air un peu plus à l'aise.

― Enfin, que veux-tu ! Mais parlons de choses plus amusantes en attendant nos boissons - qui ne vont pas tarder je pense. Tu as des frères et sœurs ? Peut-être à Poudlard ? Je suis fille unique mais je crois que j'aurais bien aimé avoir un petit frère... pour le bichonner !
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Re: La Petite Terrasse

Message par : Azénor P. Benbow, Mar 27 Nov - 19:08


je reprends le bébé
w/ Rikka et Gabriel


Le tablier autour de la taille, Azénor avait la parfaite tenue de la proprio sympa, le sourire aux lèvres, et l'air accessible. Pour une fois! Disons qu'elle ne s'autorisait pas souvent à quitter le château pour aller servir quelques clients à la Tête de Sanglier. Mais parfois, elle avait simplement besoin de souffler. Derrière son comptoir, elle aime rêver, s'imaginer autrement. Et si elle n'était que proprio, si elle n'était pas à Poudlard, si son visage n'était pas reconnaissable. Elle y pense et se dit qu'elle n'aimerait sans doute pas autant une autre vie. Parce qu'elle a réussit tout ce qu'elle a toujours entreprit, elle a tout ce dont elle a toujours rêvé.

On lui rapporte qu'il faut préparer deux chocolats viennois. Qu'à cela ne tienne; elle sort deux chopes prévues à cet effet et les prépare magiquement en un rien de temps. Aussitôt fait, aussitôt placés sur un plateau. La dame annonce qu'elle se charge d'aller servir les clients. Elle porte les boissons au bout de la paume, et s'en va tout sourire vers la petite terrasse. Elle y trouve Rikka et Gabriel, qu'elle reconnait immédiatement. L'une est sa collègue, l'autre est son élève. Elle ne se soucie plus des relations et des accompagnements de ses étudiants ou des ses professeurs, et ce depuis longtemps. Elle essaye de ne pas les déranger dans leur conversations, mais pose le verre devant chacune des personnes. Et voilà deux chocolats viennois! Bonne dégustation. Puis elle file aussi vite qu'elle est arrivée, pour ne pas intervenir dans leur discussion..




vous pouvez dire inrp que vous déposez les sous sur la table, je viendrai les chercher hihi
commande:
 
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Re: La Petite Terrasse

Message par : Elly Wildsmith, Mer 3 Avr - 10:48


Retrouvailles incertaines
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Elle avait envie de rayon de soleil sur sa peau, de chaleur dans son cœur. Elle avait envie de … dire des choses insensées, improbables. Elle avait la nostalgie de la ferveur Poudlarienne. Elle avait des envies de tout lâcher, au Ministère, et de retourner dans les jupons de sa mère – directrice de Poudlard – pour y pleurer de chaudes larmes et la supplier de la reprendre. Dire que le Ministère n’était qu’une bêtise sans nom, qu’elle n’était pas prête, pas capable d’affronter ça. Mais au fond d’elle, elle le savait. Il lui fallait juste du temps, retrouver l’habitude des tailleurs qui scinde sa taille, des talons qui emprisonnent les pieds. Du chignon qui relève les cheveux et lui donne un air strict, beaucoup trop strict.

Elle a quitté le Ministère précipitamment pour un samedi. Normalement elle y reste jusque tard dans la nuit mais là, à peine le midi passé qu’elle s’est envolé en direction de Pré-au-Lard pour retrouver la tiédeur des lieux, pour croiser les élèves dont les esprits embrumés sont exaltés par la présence du soleil, du week-end, tout simplement.

Quand elle s’assoit à une table de la terrasse de la Tête de Sanglier, le soleil est encore haut dans le ciel, une petite odeur de citron flotte dans l’air. C’est aussi rafraîchissant que vivifiant. Elle aimerait que ce soit plus souvent comme ça, qu’elle sente l’air libre sur ses joues. D’un geste fluide et presque machinal, elle enlève sa pince de ses cheveux, libérant sa tignasse qui vole au vent avec légèreté. Et attendant qu’un visage connu ou inconnu fasse son apparition pour prendre une commande.


Dernière édition par Elly Wildsmith le Mar 9 Avr - 11:01, édité 1 fois
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Re: La Petite Terrasse

Message par : Aysha Brayd, Mer 3 Avr - 11:47


Le soleil était haut dans le ciel, le chemin jusqu'à Pré-Au-Lard avait été agréable, bien que solitaire. Les sorties au village de sorciers rencontraient moins de succès ces derniers temps, auprès des Septième années qui passaient le plus clair de leur temps à réviser leurs ASPIC. Aysha en avait raté plus d'une ces derniers temps, mais lorsque l'annonce de la prochaine sortie avait été placardée sur le panneau d'affichage de sa salle commune, elle avait décidé de prendre une pause. Elle avait besoin d'oublier quelques heures l'angoisse causée par l'approche imminente de ses examens. Le temps était au beau fixe et avait semblé l'appeler. Bien qu'aucun de ses amis proche n'ait décidé de se joindre à elle, elle savourait ce moment de répit.

Le village était assez animé, les élèves plus jeunes, ceux qui n'avaient ni BUSE ni ASPIC, ne boudaient par leur plaisir, courant dans les allées et se précipitant dans les commerces déjà pleins à craquer. C'était l'une de ces belles journées où l'ont savait - ou pensait savoir - qu'il ne se passerait rien de décevant. Aysha décida de se rendre à la Tête de Sanglier, qui avait l'avantage d'avoir une terrasse plus intimiste que les Trois Balais. Elle n'avait pas forcément envie d'être entourée d'élèves de Poudlard alors même qu'elle cherchait à fuir cette atmosphère trop scolaire. Arrivant à proximité du bar, elle balaya la terrasse des yeux, et fit rapidement son choix parmi les tables vides. Elle s'assit à une table particulièrement ensoleillée en réfléchissant à ce qu'elle prendrait. Chaque seconde, il lui semblait que ses cours d'Arithmancie s'imiscaient dans son esprit comme un poison. Stupide matière. Elle avait passé tant d'heures à travailler que son cerveau n'était plus habitué à penser à autre chose, et c'était une sensation particulièrement désagréable. Faisant de son mieux pour chasser tout cela de son esprit, elle pencha la tête vers l'arrière, paupières closes, pour apprécier la chaleur estivale sur son visage. Puis, comme elle le faisait souvent, elle rouvrit les yeux pour observer les alentours, les clients, les gens.

Ses yeux balayèrent la terrasse et s'arrêtèrent brusquement sur un visage connu. Il y avait longtemps qu'elle ne l'avait pas vue. D'ailleurs, tout en elle lui rappelait des souvenirs qu'elle s'évertuait à faire taire. Le suicide de Kalèn, les rumeurs, le Ministère. Qu'était-elle devenue, désormais ? Elle avait quitté les Aurors, et Aysha n'avait plus entendu parler d'elle. Elle en qui elle avait vu un mentor pendant longtemps. Les choses avaient changé, pour tout le monde sans doute, et la bleue n'avait pas pensé qu'elle la recroiserait un jour à la terrasse d'un café. Elle hésita. Elle n'arrivait pas bien à savoir ce qu'elle ressentait à la vision de cette femme. Une joie discrète à l'idée de la revoir - elle l'avait bien aimée - et un sentiment de méfiance - on avait dit tant de choses à son propos-. Pourtant, Aysha avait appris qu'il ne fallait pas écouter les dires des uns et des autres. Et Elly était là, à quelques mètres d'elle, les cheveux lâchés, la silhouette droite, le visage apaisé. L'avait-elle vue ?

Aysha se leva finalement, dans un élan spontané. Elle traversa la terrasse, les quelques tables qui les séparaient, et s'approcha d'Elly non sans une certaine hésitation. Elle ne s'assit pas à sa table, conservant la distance qui lui semblait de rigueur dans ce genre de situation.

- Bonjour Elly, dit-elle simplement.

Aucune autre phrase ne lui avait semblé appropriée pour marquer cette rencontre hasardeuse.
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Re: La Petite Terrasse

Message par : Elly Wildsmith, Mer 3 Avr - 13:19


Elle sent le soleil sur sa peau et elle se régale de cette sensation. Elle sourit, au bleu du ciel, à la chaleur du soleil. A cette belle journée loin du Ministère. Elle repense à ses années à Poudlard, enfin, à son unique année à Poudlard où elle a découvert Poufsouffle. C’est triste, vraiment, car en revenant dans l’école de sorcellerie en tant que professeure, elle s’était rendue compte qu’elle avait plus en commun avec l’illustre Serpentard, insidieux et fourbe comme un poison. C’était ainsi qu’elle se voyait. Poison délectable et désirable qui emprisonne les sens et empoisonne le sang. Sourire carnassier alors que ses yeux sont toujours fermés, pleinitude absolue.

Rapidement troublée par un « Bonjour Elly », qui lui fait ouvrir un œil, puis l’autre. Le focus a du mal à se faire et l’esprit se met doucement en branle pour se rappeler, un visage, un nom, le tout rattachant à une ancienne fonction du Ministère. Sourire qui se transforme, se change, quelque chose de plus doux, alors qu’elle répond « Oh Miss Brayd, je ne vous avais pas vu », forcément, en ayant les yeux fermés. « Vous allez bien ? Que devenez-vous ... » depuis tout ce temps ? Depuis ce lâche abandon de la fonction aurorale ? Depuis le suicide de Kalén ?

La brune chasse les pensées qui lui viennent avant d’avouer à la jolie jeune femme qui vient d’arriver « J’étais justement en train de penser à mon année d’étude à Poudlard, voyez-vous, et je me disais que le Choixpeau avait commis une sévère erreur en m’envoyant à Poufsouffle, je crois que j’aurais mérité d’aller à Serpentard, tout compte fait. Qu’en pensez-vous ? ». Sourire, voilà une bien étrange manière d’éloigner les souvenirs douloureux, d’aborder quelque chose de plus léger, plus jovial aussi.

(voir ici pour comprendre MDR)
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Re: La Petite Terrasse

Message par : Aysha Brayd, Mer 3 Avr - 15:13


L'ancienne Auror ouvrit les yeux et un bref étonnement sembla passer dans son regard, avant que son visage ne se pare d'un sourire aimable, presque doux. Elle la salua à son tour tandis que la préfète ne pouvait s'empêcher de détailler le visage de celle qui l'avait un jour accueillie dans son bureau, d'en remarquer les moindres changements, d'en déduire, non sans une certaine angoisse, les moindres signes d'agacement. Elle n'aimait pas déranger. Elle prit de ses nouvelles comme aurait voulu le faire Aysha, laissant planer entre elles, le temps d'une seconde, les non-dits les plus cruels. Il y avait tout leur passé ministériel qui faisait barrage entre leurs deux regards. Elles avaient toutes deux quitté le Ministère, même si l'une y avait été attachée de façon beaucoup plus importante. Devait-elle le lui dire ? Mais il semblait que tous ces souvenirs n'avaient pas leur place à la terrasse ensoleillée et Elly les évacua aussi vite qu'elle les avait insinués. Au lieu de cela, elle se confia sur ses regrets de ne pas avoir été à Serpentard et Aysha la regarda, muette, étonnée, ne sachant que répondre. Elle-même n'avait pas douté une seconde de sa place à Serdaigle. Elle s'y sentait extrêmement bien et n'aurait voulu changer de maison pour rien au monde. Ainsi, Elly avait été répartie à Poufsouffle... La bleue se fit la réflexion qu'elle ne l'avait jamais su. Une fois sortis de Poudlard, les sorciers étaient tous les mêmes, bien moins reconnaissables par leur maison qu'au sein du château.

- Heu...

Aysha ne savait pas quoi répondre et se creusait la tête à une vitesse inimaginable pour trouver quelque chose de sensé à dire. Elle ne connaissait pas Elly suffisamment bien pour juger si son caractère collait davantage à la maison Serpentard qu'à la maison Poufsouflle. Bien sûr, si l'on en croyait les rumeurs... Si les on-dit étaient vrais, elle avait toute sa place à Serpentard, elle qui aurait eu des accointances avec un Mangemort... Mais rien n'était sûr, évidemment, et Aysha n'aimait pas se fier aux murmures qu'on entendait dans les couloirs du château. Ni aux stéréotypes qui couraient à propos des maisons, d'ailleurs. Et puis, après tout, le Choixpeau ne se trompait pas, si ? Certes, un caractère pouvait évoluer... Mais sa décision avait dû être légitime à l'époque. Sans doute.

- Je ne sais pas, j'imagine que le Choixpeau sait ce qu'il fait quand il prend sa décision... Peut-être que Poufsouffle correspondait bien à l'adolescente que vous étiez, et que ce ne serait plus le cas désormais ?

Elle insinuait qu'Elly avait changé. Elle baissa les yeux un instant, craignant d'avoir été irrespectueuse, maladroite. Quelle idée avait-elle, aussi, de lui poser ce genre de questions ? C'était si personnel ! Étranges retrouvailles.
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Re: La Petite Terrasse

Message par : Jennifer Wilson, Dim 7 Avr - 14:42


Avec Aysha Brayd et Elly Wildsmith

Depuis mon poste à la Ts, les journées me paraissaient être sans fin mais j'appréciais le fait d'être de plus en plus à ce poste et j'avais beaucoup appris surtout depuis ce gérant que nous cherchions toujours même si les candidatures ne manquaient pas. Enfin... peut-être qu'à force l'heureux ou l'heureuse élue finira par bien se montrer un jour meilleur. Toujours est-il, qu'au moins aujourd'hui le soleil, lui, était de sorti.  

Un regard porté vers l'extérieur, je m'y dirige naturellement vers la terrasse pouvant alors constater deux nouvelles arrivées croyant reconnaître l'une d'entre elle. A moins que mes pensées ne me fassent des tours.. Sans plus attendre d’un pas assuré, je m'avance attrapant deux cartes au vol vers la table tout en récupérant celles déjà présente et donnant enfin les premières aux deux clientes.

Je reconnais bien Miss Wildsmith, un instant d'hésitation ne sachant trop vraiment comment réagir. Je m'avance finalement jusqu'aux deux demoiselles décidant de jouer la carte de la surprise.

« Bonjour, bienvenue à la Tête de Sanglier, que pourrais-je vous servir ? »

Je m'autorise alors à relever la tête vers Elly tandis que je lui adresse un sourire ainsi qu'un autre légèrement plus réservé mais poli à la jeune femme qui l'accompagne constatant d'ailleurs silencieusement la préfète de ma maison.

« Oh bonjour Miss Wildsmith, comment allez-vous ? Une agréable surprise que de vous trouver ici... »

A croire que le destin souhaitait voir nos chemins se croiser le plus souvent possible.... ce qui, je devais le reconnaître, ne me dérangeais pas, appréciant la jeune femme pour ce qu'elle était.
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