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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
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Enfin dehors !
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Ellana Lyan
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Re: Enfin dehors !

Message par : Ellana Lyan, Mar 2 Jan - 16:53


Passé puis présent, suis désolée, j'essaiyeuh mais suis pas douée :(

J'aimais beaucoup le blanc. Blanc c'était la couleur de l'innocence, de la pureté, de l'insouciance. Blanc c'était le symbole des enfants et des anges alors ce serait aussi le mien. Mon royaume d'aujourd'hui était clair et immaculé comme la façade que je me plaisais à montrer au monde. On ne pouvait sincèrement en douter : cette nouvelle terre promise était ma propriété. Fascinée je contemplais le monde à genoux dans le froid en profitant de ma chance de pouvoir régner sur un pareil univers. Seul petit désagrément était mon valet du jour trouvé incapable de me servir comme il se devait. Ne voyait-il donc pas ma supériorité ? Résignée et prise de pitié envers cette pauvre créature aveugle, je décidais de l'élever à un autre rang. La petite infirme serait désormais sous ma protection tant qu'elle le mériterait. Car non, je n'avais pas oublié le passé de la traitresse me servant de sujet. Elle avait voler son corps à l'une de mes plus précieuses protégée sans le moindre scrupule et continué à nier l'affaire jusqu'au bout. Je la haïssais.

Mais dans sa maladresse enfantine, sa fébrilité tout en hésitation je ne pouvais que revoir le visage de l'être dont elle avait volé l'apparence. Elle grande semblait petite dans mon univers, elle évoluait avec difficulté comme si son corps avait été conçu trop grand pour elle. Je sentais mon cœur déborder d'amour à son égard tout en m'emprisonnant derrière de bien sombres barrières. Elle ne m'aimait pas. Plus tôt, elle l'avait montré, me l'avais cracher à la figure sans que je n'en soi le moins du monde affectée mais elle semblait également à présent avoir développer une sorte de résignation étrange la poussant à accepter le fait que je sois là partout. Il est vrai que cela était étrange mais si une quelconque divinité supérieur avait décidé de lier nos destins ce n'était pas moi qui allait aller contre sa volonté. Je tenais bien trop à mon statut de princesse adorée pour oser ne serait-ce que le mettre en danger.

La petite réagis et commence à pousser de la neige. Le sourire au lèvre je commence à imaginer le beau château qu'elle va pouvoir mon construire. Ici une tour et puis là-bas un grand mur avec des créneaux. Ici une réserve de projectiles pour les visiteurs indésirables et puis au milieu un trône immense, grand comme une montagne sur lequel je m’assiérais avec le visage rayonnant à fin que chacun de es sujet puisse venir m'admirer et me complimenter sans le moindre problème. Perdue dans ma rêverie je laisse un soupire d'envie s’échapper de mes lèvres tout en songeant à la beauté de mon futur palais. De loin j'entends la folle qui parle mais ne lui prête pas attention répondant d'un simple oui oui, c'est parfait, continue. mon regard dérive vers le ciel et j'admire les rayons du soleil. C'est dommage que je n'ai pas de miroir sous la main, les rayons du soleil doivent être absolument parfaits dans mes cheveux.

Soudain une sensation de froid intense envahis mes jambes. Je baisse la tête vers mes pieds le visage rempli d’incompréhension. Que... une voix s'élève alors de derrière le petit rempart qu'à élevé l'oisillon. Peu à peu la frustration remplace l'étonnement. Mes pieds sont gelés et mes yeux picotent comme s'ils avaient envie de pleurer. Mais pourquoi a t-elle fait ça ? Je me sens méchamment trahie une seconde fois. La douleur de mes pieds froids n'arrange rien à mon humeur entre colère et tristesse. Je suis frustrée. Un instant j'envisage d'attraper mes pieds et de sangloter pour attirer un adulte et punir la traîtresse mais je me rends bien vite compte que personne par ici ne pourra m'entendre. Et puis de toute façon les adultes ne sont vraiment que des gens stupide et incapable de comprendre les véritables problèmes comme celui d'avoir les chaussures remplies de glace. Je soupire et commence à rassembler de la neige. Il va encore falloir que je me débrouille seule, moi qui n'avait pas envie de me salir les mains c'est fichu.

Je prépare en vitesse quelque boules de neige qui ressemblent plutôt à des pattés qu'autre chose, le manque d'expérience y étant pour beaucoup, avant de me cacher derrière ma propre muraille. Je lance une première boule. Raté. Mes sourcils se froncent, c'est sa barrière qui l'a arrêtée. Mon deuxième projectile s'écrase de la même façon et je commence à envisager sérieusement de faire exploser sa protection de glace avec un sortilège. Jugeant cela peut-être un peu trop excessif, je lance mon troisième tas de neige par dessus la muraille en espérant la toucher de l'autre côté. Attentive, je tends l'oreille voir si j'ai atteins mon objectif. C'est pas juste moi je suis nulle en bataille de neige. Juste au cas où j'aurais raté. Un plus il est nulle se jeu. Petit mensonge prononcé tout en roulant avec application une troisième boule dans la neige. Elle va voir ce qui en coute de s'attaquer à la princesse de l’hiver.
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Re: Enfin dehors !

Message par : Mary Drake, Ven 5 Jan - 12:24


ça c'est pas vrai dis pas de bêtises !

C'est fou. Parce que cette fois-ci je me sens en sécurité. Derrière ce monticule de neige qui ne fait pas la taille d'un enfant de six ans. Elle a voulu me rendre esclave de ses idées. Et c'est la deuxième fois qu'elle ne gagne pas réellement. Il y avait aussi ce jeu de cigale et fourmi. On en a vu des vertes et des pas mûres, comme on dit. Et là je suis derrière le mur, non plus à son pied, après être tombée quand j'ai essayé de l'escalader. Des victoires. C'est un peu illusoire pourtant j'arrive même à étirer un sourire. Peut-être que l'histoire finira par un " et ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps " pour tous. Que de la joie dans un monde parfait ah, si seulement ça pouvait être le cas. Nous serions heureux jusqu'au ciel. La neige a ce pouvoir apaisant de rendre l'univers enfant. En tapant des pieds, tournant. Je lui ai voué des cultes par milliers. Et elle a fini par tomber. Merci d'être venue je lui murmure tout bas.

J'imagine que ce n'est pas seulement grâce à moi qu'elle est là. Mon esprit seul ne peut faire venir qu'un flocon, voire deux. La vipère doit y être pour quelque chose. Ainsi que toutes les âmes errantes qui se collent chaque matin à la fenêtre, espérant y voir apparaître le paysage enneigé, la tête tournant de déception jusqu'au jour où elles voient que leur vœu le plus cher à leur coeur s'est réalisé. Un goût d'enfin sur la langue, pour ensuite se perdre à corps perdu dans la danse de la joie. Partir à la découverte, trouver les endroits où il y en a un peu plus. Construire de ses mains un univers qui nous appartient. Il est plus éphémère que tous les autres, car la chaleur sait le faire disparaître, recréant une certaine déception. Mais toujours quelque part dans les souvenirs les plus profonds. Il y a eu un Olaf, puis des milliers de prénoms donnés aux sculptures de glace.

Je décide d'appeler ma muraille Yoshi, je ne sais pas pourquoi j'ai juste envie. Mes munitions quant à elles n'auront pas de noms, je ne préfère pas m'y attacher ne serait-ce que deux minutes, ce serait beaucoup trop dangereux étant donné que je sais qu'elles finiront bouille, séparées. Puis seront attachées à d'autres morceaux qui ne sont pas les leurs, des morceaux disloqués, un peu comme un frankenstein de neige. Répugnant. Faut pas trop les approcher, elles vont mourir sur le champ de bataille. J'en regarde une et lui administre un petit patpat. C'est pas facile la vie je sais mais il faut bien sacrifier quelques hommes pour gagner la guerre, c'est bien connu.

Deux sphères fusent mais ne tombent pas sur moi. C'est assez marrant, elle n'y arrive pas. Plus douée avec la magie qu'avec ses mains. Une troisième ne fait pas que s'écraser sur le mur, elle se pose juste à côté. Marrant mais je n'ose pas faire de commentaire sur sa défaite. C'est la faute à padchance comme on dit parfois. Elle essaie de se justifier. Dans un sens c'est un peu triste. Elle semblait joueuse avant alors ne connait-elle pas les jeux d'enfants ? J'ai un peu de peine pour elle alors je me relève, les mains en l'air - tenant quand même un projectile n'abusons pas - et décide que, si elle ne connait pas, vaut mieux pas la mettre en colère. Idée lâche, bonne décision quand même. Elle a peur, elle a peur, t'es une poule mouillée Mary je sais. Je trouverai bien un autre moyen de me battre une prochaine fois. J'oscille entre haine et amour depuis le début. Pourquoi ? J'arrive pas à garder le même chemin, je compte plus le nombre de moments où je suis tombée dans le ravin. Rien ne va plus.

Je sais pas ce que ça vaut, mais je lâche la boule de neige pour reprendre de la poudreuse fraîche entre mes doigts. Aujourd'hui si je ne peux être princesse je serai fée, fée des glaces du royaume griffé. Un peu de consistance entre mes mains, je l'approche et me demande si elle peut elle aussi devenir telle quelle. Je ne doute pas qu'il en existe d'autre mais c'est histoire d'avoir un peu d'ailes. J'approche mon visage du sien, plaçant mes mains au-dessus de nos têtes avant d'effriter la glace.

qui tombe
créant des étoiles dans les cheveux
qui se mélange au blond au brun
qui dessine des flocons emmêlés
ils deviennent toile d'araignée
ensevelie par la rosée
- gelée

Mais la peur assaille. Vite. Retroussant une nouvelle fois la magie. J'voulais rester là, les pieds dans un royaume mais j'y suis pas arrivée. Je recule de un. Deux. Trois pas. Avant de m'écrouler par terre, position de l'indienne. Il faut reprendre une certaine contenance maintenant je le sais. Je viens de te sacrer fée des bonhommes de neiges parce que en quelque sorte j'en ai décidé que j'en avais le droit. Quant à moi je suis fée des sphères de glaces j'ai un talent inné faut bien s'en servir. Ne sachant plus trop quoi faire et comment réagir mes yeux se ferment d'eux-mêmes, jambes croisées et bras en position de momifiée je décide que l'heure est à la méditation. Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaamn.
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Ellana Lyan
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Re: Enfin dehors !

Message par : Ellana Lyan, Dim 7 Jan - 19:31


Il fait toujours aussi beau, toujours aussi froid. mais le décor immaculé s'est légèrement teinté de gris. Évidement il fallait si attendre tout n'est pas tout banc et c'était même l'occasion de le dire. C'était encore la faute de l'oisillon et ses stupides jeux, mentalement je passe dans ma tête la liste de gens que j'aurais eu intérêt à inviter à sa place. Aucun bleus ne se trouvaient à sa table. C'est vraiment bien embêtant. maintenant me voilà coincée les fesses dans la neige avec la sensation d'avoir attraper un rhume, sans palais ni même le droit de martyrisé la petite serdaigle. le pire dans tout ça c'est surement que elle doit être en train de s'amuser comme une petite folle tout seule de l'autre côté de sa muraille. Je renifle bruyamment. le monde est vraiment injuste, et puis moi aussi je veux aller derrière sa muraille les boules de neiges elles tiennent mieux là bas.

La première vague de frustration passée, j'attends. Quoi ? Je ne sais pas trop. Pas bien longtemps non plus. Au moins deux fois trois secondes. Je ne sais pas attendre beaucoup plus mais au moins ça me donne l'impression d'avoir fait quelque chose de constructif surtout que personne ne peut savoir pendant combien de temps on a attendu ce qui signifie que l'on a une superbe alibi pour n'importe quoi mais aussi qu'on a fait quelque chose de grave voir même de sérieux comme les adultes. Ces gens étaient de parfaits idiots mais les imiter donnait parfois une telle classe qu'il semblait idiot de s'en privé. Assise dernière ma première fondation, le ciel levé vers le ciel et les jambes ramenée comme mon ventre pour avoir plus chaud, j'attendais donc en pensant à la vie.

Vie s'écrit en trois lettres, d'abord on a le "v" qui lui est une montagne à l'envers, puis le "i" qui lui est un martien et enfin le "e" une rigolote spirale. rien de bien compliqué c'est à ce demande où les philosophe allait chercher des mers de stupidité à écrire dans des livres encore plus gros. Je crois que je pourrais devenir philosophe pour les gens qui n'ont pas envie de perdre leur temps ! décidée a réinventer le sens du mot neige je m'apprête à couper mon mot au moment ou une pluie de flocon froid me tombe sur les cheveux. Ah bah ça c'est encore plus concret ! Me tournant je vois l'oisillon qui est revenu jouer avec moi puis tourne vite la tête pour éternuer à côté. C'est que la neige c'est quand même véritablement froid.

Elle recule. Elle fini toujours par reculer ? Puis s'asseyant dans la neige elle me dit que je suis à présent la fée des bonhommes de neige. Je grimace un peu. Je ne suis pas très douée en bonhomme de neige et puis en plus la fée ce n'est pas moi mais une autre aigle qui n'a pas pu venir jouer avec moi. Tant pis. Je hausse les épaules. Si tu veux. De toute façon personne n'a dit qu'on ne pouvait pas être et fée des bonhommes de neige et princesse de l’hiver, hein ? J'suis même sûre que ça pourrait bien aller ensemble ! Elle a également décidé d'être une fée, celle des sphères de glaces. Là je suis d'accord, ça elle gère et je suis bien placée pour le savoir, en plus le nom a de la classe, fée des boules de neige ça sonne carrément vachement moins bien. Peut-être que je devrais faire pareil. Être la fée des êtres givrés ? Oui évidement ça à tout de suite plus de classe !

Je m’apprête à lui faire part de mon avis quand elle fait la chose la plus étrange que je n'ai jamais vue. Assise comme une indienne dans la neige, les bras en croix contre la poitrine et les yeux clos, elle laisse sortir de sa bouche un son étrange un peu effrayant. Je recule de deux pas en me demandant si ça aussi c'est un jeu qu'on doit faire quand il neige chez elle. Elle est moldue, ils ne sont pas bine nets ces gens là quand même. Ça doit être du à ses origines ! Je me rassure de cette manière avant de lui tourner le dos pour commencer à faire rouler une énorme boule dans la neige. Hé bah oui, il faut bien faire son métier de fée. Mais l'autre assise à faire des trucs bizarre elle ne fait pas grand chose pour son boulot ça m’énerve un peu, c'est nul d'être fainéante comme ça ! Je laisse ma boule la où je l'ai trainé et reviens vers la bleue. Hé la fée des sphères givrées je lui tapote doucement les joues arrête de devenir folle et viens faire une moyenne boule pour mettre sur ma grosse sphère comme ça on fera un être givré ! Oui décidément changé quelques mots ça peut transformer quelque chose de nul en quelque chose de trop classe.
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Re: Enfin dehors !

Message par : Mary Drake, Mar 16 Jan - 21:57


Ouais ouais je sais ça va casser pleins de fois mais t'inquiète pas pour ça Ange

Mes fesses sont des plus congelées : logique en quelque sorte. Cependant j'ai envie de dire, me*de. Parce que si vous en doutiez encore, il n'y a rien de plus confortable que cette position d'indien égyptien glacé. Le froid procure une sensation contrastée des plus agréables face à la chaleur du corps en pleine méditation. Autant dire que j'apprécie tout particulièrement. On en vient à tout oublier, le bon comme le moins bon, s'infiltrant au dehors, et s'élevant au plus haut point de notre corps. Tout est redirigé vers le sommet du crâne, malheureusement je n'arrive pas encore à sortir, mais ça va venir. La neige n'existe plus. Il ne reste plus que ce moi si prenant, si épais. Il est recroquevillé et pourtant si vaste. On peut le malaxer comme un œil, aussi mou que le coeur des éoliennes. Il est si là, et pourtant si loin. J'aimerais m'attraper, mais c'est comme lorsqu'on essaie de sauter sur son ombre ; c'est impossible.

J'évolue donc dans ce qui n'appartient qu'à moi et moi seule, mon désert. Sous le soleil tapant, je suis enfermée dans un sarcophage et voilà que j'ai chaud, tellement chaud ! Diantre, qu'on me sorte de là ! Esclaves, allez plus vite ! Ils me transportent encore et encore, je suis un peu trop bloquée à mon goût. Trop lents, des escargots. Je tape, fracasse, pousse et crie mais rien n'y fait ils n'accélèrent jamais : je ne peux pas sortir. Trop bien fermé. C'est ma faute aussi. Pourtant, j'entends au loin l'écho des indiens. Qui crient. Je vois leurs silhouettes danser autour du feu, leurs longues coiffes plumées sur leurs têtes, et ces marques bleues si splendides qu'ils abordent ! Je les vois, ça me submerge d'une force nouvelle. Et tandis que mon jambon de méditation augmente de volume dans le pays des glaces, ici, sous cette chaleur, c'est ma force qui prend un coup. Je pousse, et la momie que je suis s'évade sous le regard ahuris de mes esclaves.

Quelle bande d'abrutis ceux-là
Si j'étais morte et qu'ils en étaient surs, ils n'auraient pas cherché à m'emmener si loin
Abandonnée en plein milieu du rien, voilà où je serai
Tseuh

Alors je m'abandonne à la course, sans grandes connaissance de comment on peut se repérer dans les amas de sables, je suis au plafond et je me balade au bruit du son. Qui se rapproche, le plus imperceptiblement possible je le sens là à portée de mains. J'avance pour le frôler du bout de mes doigts, l'effleurer d'une caresse.... Hé la fée des sphères givrées Retour brutal. Ce n'est que méditation erreur fatale de ma part d'avoir cru à cette idylle fantastique. Quelqu'un dehors me tapote les joues, faut que j'y retourne. Inspiration maxima je me dégonfle telle une baudruche en m'envolant vers le ciel à l'aide de l'air expulsé - qui croyez le ou non sent plutôt bon - avant de me retrouver à nouveau dans cette cage noire, boîte crânienne, de stopper dans un élan de conscience le hamniesque. Faut reprendre possessions de ses moyens maintenant. Les bribes s'élancent à la redécouverte du bout de mes doigts, de mes orteils, jusqu'au moindre creux de mon oreille. Petit à petit je redeviens cette Mary réelle dans sa vie démentielle démentie dégarnie dérivée je retourne en face de la vipère et arrête tout bonnement de méditer.

L’œil est quelque chose de très complexe vous savez avec toute ces histoires d'images retournées. Je connais des yeux de bœuf qui apprécient pas trop leur nature mais c'est pas grave, ils sont découpés maintenant. Ce que je veux dire par là c'est que lorsque je reviens à moi, eh bien tout est totalement différent. Mes yeux ne sont pas utilisés pour un cours de sciences et autant dire que, pour une fois, je peux m'avouer heureuse d'avoir cette chance : je ne crois pas qu'un jour quelqu'un me découpera avec un petit couteau. Et ça c'est plutôt chouette ! Laisser mes paupières se soulever a une toute autre signification maintenant que j'ai cette prise de conscience. Je profite donc du délice de les ouvrir, et de les fermer, encore et encore, sans me lasser, une dizaine de fois. Puis je quitte ma léthargie, histoire de ne pas énerver la fée des bonhommes de neiges. Elle a l'air d'en demander un en plus, et cela ne sert pas que son intérêt. Ce sera notre monsieur à tous les deux ! Et ça, c'est bien !

Je ne sais pas si tu sais, mais chez les moldus il y a une centaine d'années y'avait une chanson très connue je commence en faisant la première étape de la création d'une boule de neige parfaite, toujours d'après mes instructions les plus précieuses. La deuxième se fait dans le plus grand des silences. C'est seulement quand j'entame la troisième que je commence à chanter en chuchotant. Je voudrais un bonhomme de neige, ou faire de vélo dans la cour. Puis je continue, je continue, et je continue continue encore pour faire quatre et surtout pour passer le temps. Puis quand ça me semble bon, je laisse un sourire déborder. Satisfait et un peu constipé, faut se l'avouer. Cette méditation a eu un effet bénéfique sur moi, je suis même prête à collaborer. Tu m'aides à la placer ?
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Ellana Lyan
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Re: Enfin dehors !

Message par : Ellana Lyan, Sam 20 Jan - 7:14


Peut-être. Parce qu'ici rien n'est sûr, que j'ai un peu cette impression de rêve éveillé dans le magnifique décor blanc et ta présence à mes côtés comme si il ne s'était rien passé. Parfois j'ai cette impression de la retrouver, tu dois si bien jouer ton rôle... Je suis princesse, mais enfant avant. Et face à certaines force je me sens tellement impuissante. Tu as bien vu, petite usurpatrice, que je n'ai pas réussi à te tuer alors que j'en avais la possibilité, que la haine nécessaire coulait à flot dans mes veines. Mais au final je suis petite et ton visage lui ressemble trop alors je dois me contenter de voir ton corps emparé de cette entité étrange qui ne cesse de se faire toi. j'ai un peu peur parfois. Si tu finis par devenir mon bourreau, ma tortionnaire. Je place cette couronne sur mes mèches incolores pour te prévenir alors que je ne suis moi même sûre de rien. J'ai un peu honte.

Elle semble partie si loin, lorsque mon regard se pose sur elle pour venir la ramener contre la terre enneigée, j'ai l'impression que le voyage jusqu'à la réalité est un peu trop long. Elle monte bien plus haut que moi. Trois battement de cœurs irréguliers pour la faire atterrir avec un brin de culpabilité. le monde n'est pas si beau. On me l'a appris à l'école.

Et toi petite folle tu mens : tu sais voler.
Dans ton esprit tu plane, tu fuis mais tu m'oublies.
Pourquoi ne viens-tu donc pas prendre mes doigts ?
J'ai un peu trop peur que tu ne reviennes pas.

Pourtant d'un retour brutale, la voilà au travail.
Sans broncher, s'en est intrigant.
Peut-être que cette fois elle est d'accord avec mon choix.
Je n'ai plus trop envie de décider parfois.

Si simple de se laisser porter. De devenir nuage et non vent. Radeau à la place de courant. Mais le temps varie et je suis brindille dans mon propre ouragan. Fermer les yeux à mon tour, un quart de seconde, le temps que les larmes se chassent. T'as plus cinq ans, faut être grande, faire ce que l'on attend de toi et relever le menton. Ils diront tous que je vaux plus que ça. Mais c'est si compliqué de se relever. J'en ai mal au cœur. Au final tu sais, Mary, je les ai tué à ta place, même si au fond ce n'était pas de ma main, ils sont mort comme tu aurais pu l'être, ont péri parce que j'ai avoué leur faute à la maîtresse et maintenant je suis vraiment seule parce que je n'ai pas su pardonne. Et toi ? Pourquoi donc es-tu encore là ?

La belle ne s'enfuit pas, ses mains dans la poudreuse, elle roule doucement une grande boule de neige que ses doigts de fée parviennent à bien solidifier. Je l'admire un peu au fond, cette bleue qui parvient à faire de si belles choses là où mes mains ne savent parler que de destruction. Nous ne sommes pas les mêmes. parfois je trouve cela simplement bien.

Tout en façonnant le blanc elle laisse sa voix dériver jusqu'à mes oreilles. Il est question d'une chanson. Je n'écoute qu'à moitié. Les moldus c'est encore un peu compliqué pour moi. Mais quand elle commence à murmurer quelques paroles, je fais un peu en avant pour ne pas perdre une miette de son léger chant. Finalement elle me demande de l'aide pour déplacer sa boule alors que ma tête tente de comprendre le sens des aroles de sa mélodie. J'ai la très net impression que demandé ce qu'est un vélo n'est pas une super bonne idée mais je reste un peu interdite. Je me promets de poser la question à quelqu'un de compétent qui ne se moquera pas de moi dès que j'en aurais la possibilité.

Mes mains se glissent en dessous de la boule de neige pour aider l’oisillon à la porter sur la grande sphère. Une fois bien installée je laisse un sourire courir sur mes lèvres. plutôt contente au final que nous y soyons arriver malgré notre peu de force rassemblé. Plus qu'une petite boule et puis on pourra le décorer et même lui trouver un nom ! C'est important ça le nom... Je décide d'ailleurs d'écrire le mien près du bonhomme pour l'instant anonyme. Ellana. Dans la poudreuse, c'est joli à écrire. Je ne marque pas mon nom parce que je ne l'aime pas mais me retourne vers Mary. Faut écrire le tien aussi, sinon on risque de nous le voler. Dure réalité.
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Mary Drake
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Re: Enfin dehors !

Message par : Mary Drake, Mer 24 Jan - 22:18


Elle a beau être si belle et si pure, si innocente et d'une si fascinante désinvolture, que je lui trouve tout de même quelques défauts. Loin d'être dans une bulle de pessimisme, j'ai juste envie de lui enlever ce parfait qui lui colle un peu trop à la peau à mon goût. Vois-tu Stella, elle est lourde. Encore plus qu'une boule de bowling de 15kg que je ne sais pas porter d'une main tant elle est pesante. Surtout quand on la roule pour en faire une jolie sphère. Qu'on la lisse. Puis qu'on l'utilise pour créer ou pour se protéger. Nous nous tuons à la tâche pour quelque chose encore plus éphémère qu'une vie : n'est-ce pas d'une cruelle injustice ? Je me suis frottée contre le sol sans savoir si un de mes compatriotes avait, oui ou non, pissé dessus pour créer mon petit Yoshi. Mais si je voulais la reprendre avec moi, pour me protéger des complots par exemple, eh bien je pourrais quelques secondes. Après il fondra au coin du feu. L'heure pour moi de faire ce que la neige fait en étééé À moins que je ne décide de partir au pôle Sud, en compagnie des animaux incapables de voler mais où au moins là-bas il y a de la glace toute l'année.

- Soupire, puis concentration quand Ellana se décide à m'aider à placer le deuxième rond sur le premier. J'ai mal pour la pauvre petite sphère d'en dessous, les pyramides ce n'est jamais simple, encore moins si on a l'habitude d'être une base, j'en sais quelque chose. Un millimètre mal placé peut faire tomber l'être du dessus et vous casser la malléole pour la moitié d'une année. Insupportable. Application donc à ce que mister 1 soit bien, appelons-le Doris, et mister 2 aussi par la même occasion, qui portera le doux nom d'Elvis.

Ellana écrit son prénom à même le sol. E comme enfant. L comme lumière. L comme lugubre. A comme arrogante. N comme naïve ? A comme amie crie un espoir que malheureusement je n'ai pas assez enfouis. Mes genoux s'enfoncent à leur tour dans la surface givrée et mes doigts viennent tracer quelques petites lettres dans la neige. Pour ne pas qu'on le vole. Pas pour mettre un imbécile Mary + Ellana = amie pour la vie keurkeurkeurkeur. Mais non. Juste des barres hasardeuses et tremblantes. M pour Monstre. A pour Aurore. R pour réelle sans le ir. Y pour le yoyo de l'existence qui ne veut pas m'expliquer la frontière entre le réel et l'irréel. En soit c'est paouf mais le résultat de l'un à côté de l'autre est plutôt pas mal, alors j'évite de tout casser, me relève, et c'est le dos complètement plié que je viens souligner nos prénoms, pour un petit effet luge et reines de père noël. Ainsi on ne nous le volera pas comme tu dis simple répétition de ses affirmations pour donner en quelque sorte mon accord.

De nouveau droite comme un i, je m'étire pour toucher le ciel que j'aimerais tant atteindre avant de m'attaquer à la toute dernière boule de neige. Encore une fois, les étapes sont les mêmes, je vois mal la narratrice le répéter une troisième fois, pour la simple et bonne raison que trois est banni et qu'il faut un quatre, or, quatre nécessite une quatrième boule de neige et le bonhomme n'en ayant que trois par principe de contradiction avec l'explication d'avant, mais si on prend en compte le fait que sur les deux boules créées précédemment, une a été utilisée comme base, on en arrive donc à quatre et tout va bien dans le meilleur des mondes ! Une fois la petite tête terminée, je la mets sur la base de monsieur le bonhomme de neige. Nous voilà avec un pauvre monsieur sans bras, sans jambes, sans bouche, sans nez, sans oreilles sans yeux, et qui doit mourir de froid. Bien dommage pour lui quand on sait que, dans la logique, pas de bras, pas de chocolat, même si tout le monde ou presque aime ça !

Il faut donc cesser les injustices et passer à la mise en vie de ce monsieur - j'ai décidé de nommer la tête Francis, pour clôturer le bal des is. Sans en toucher mot à Ellana évidemment, car ce n'est pas parce que des parties de son corps ont des prénoms - Robert et Gertrude par exemple - que cela définit notre propre identité. Loin de là. J'enlève mon écharpe serdaigle et l'entoure autour du coup de Monsieur sansnomattitré. Il lui manque des yeux, un nez - pas une carotte s'il te plaît, je tiens à ma vie - une bouche ainsi que des boutons et des bras. Puis des pieds si on en a l'occasion. J'enlève l'option cheveux quand même, je crains que ce pauvre monsieur n'aie jamais un seul poil sur le caillou.... En parlant de caillou, tu vas chercher les pierres et moi les branches ? sans lui laisser le temps de protester je m'en vais à la recherche de brindilles assez épaisses pour que le pauvre homme puisse manger à sa faim. Dans quel monde vit-on ?

C'est un exercice complexe de prendre des branches. Parce que pour cela il faut parler aux arbres et leur demander si je peux leur couper des cheveux. Ou des bras. Je n'ai jamais su quel était l'équivalent à l'échelle des plantes. En tous cas ça nécessite un accord. Voilà pourquoi je n'ai pas été m'énerver près des pierres. Une certaine lassitude à devoir leur faire la conversation. Les arbres sont un peu plus réceptifs. Puis-je vous arracher deux branches s'il vous plaît ? En espérant qu'ils soient plus compréhensifs que les hommes, parce que eux jamais ils n'accepteraient de perdre leurs bras pour un si joli bonhomme de neige.
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Re: Enfin dehors !

Message par : Ellana Lyan, Dim 28 Jan - 19:58


J'ai eu envie d'être l’innocence alors j'ai regardé autour de moi pour voir si personne ne pouvait prétendre au titre puis je me suis accaparée l’appellation; c'était pas tellement ma faute, attention moi je voulais juste tranquillement être heureuse sans suivre les moutons mais personne ne m'a vraiment prise au sérieux. Oh il y a les naïfs ça c'est sûr, ceux qui croient tout ce dont ils ont l'impression et me serre dans leur bras sous prétexte que c'est mignon. Au fond les parfaits idiots courent les rues mais on a même pas le droit de leur faire savoir sans en garder un œil au beurre noir. Injustice flagrante mais il n'y a que la vérité qui blesse. Moi je suis au milieu de monde avec mon étiquette d'insouciance à laquelle les gens ne veulent pas croire. Parce que je suis verte, je sais que ce n'est pas trop facile, les enfants n'ont pas confiance en la couleur et quand ils voient sourire ce sont des canines de vampire qu'il m'attribue. Je ne suis pas heureuse.

Il y en a d'autre des menteurs mais beaucoup croient en moi, sauf elle, jamais elle. Elle a toujours les yeux grands ouvertes sur le monde pour détruire mes certitude et me faire redevenir la poussière que je n'ai jamais cesser d'être. Je veux porter une couronne sur la tête, c'est bien plus joli, bien plus pratique mais elle me l'arrache sans cesse par son regard qui blesse et je suis ange déchu tombé du ciel parce qu'elle voit en moi sous cette couche de miel, toute la noirceur que je tente de camoufler sans véritablement y arriver. Le monde est d'une injustice à toute épreuve.

Je ne suis peut-être pas aussi blanche que la jolies poudreuse mais je pense tout de même ne pas être trop mauvaise,l'une des preuve c'est qu'elle suit ma superbe idée de marquer nos nos à côté du bonhomme de neige pour qu'on ne le vole pas. Deux noms c'est mieux parce qu'avec un quelqu'un aurait pu s'appeler de la même façon et venir le voler. Mary c'est assez commun et pas spécialement jolie mais Ellana ça a de la classe et en plus il y a beaucoup moins de gens par ici qui s'appelle comme ça. Avec l'ensemble des deux c'est parfait. Ellana & Mary. Mary & Ellana. Ça claque ! Elle souligne nos noms et je me laisse aller à trouver ça plutôt joli. Comme quoi, elle a de bonnes idées elle aussi.

Mary fini la dernière sphère pour faire la tête du bonhomme et la pose tout en haut. C'est qu'il n'est pas trop mal, il a même une belle allure notre bonhomme ! C'est dommage que j'ai du partager avec elle mais au final c'est quand même moi qui ai du venir la chercher pour jouer dans la neige alors si elle vole un peu de mérite c'est aussi ma faute. Ce qui veut dire que si elle peut mettre cette tête sur cet être givré c'est également grâce à moi et qu'encore une fois : elle me doit tout. rassurée par cette pensées, je soupire de bonheur et contemple mon chef d’œuvre. Malheureusement c'est loin, d'être terminé, il faut encore lui donner la vie et ça ne va pas être chose aisée.

Elle fait une liste des choses qu'il va falloir trouver et je hausse les épaules avant de partir de mon côté chercher de jolies pierres pour lui donner un beau visage. les pierres c'est nul, c'est lourd et en plus c'est extrêmement sale. Je comprends sans avoir eu besoin de me poser milles questions pourquoi elle a préféré s’occuper des branches. C'est pas juste quand même cette idée. Je sors ma baguette de ma manche alors que mes yeux se posent sur une armée de petit cailloux plutôt mignon, pour des cailloux évidement. Une simple formule magique prononcée (#) et une dizaine s'élève pour me suivre jusqu'au bonhomme de neige. La magie c'est quand même sacrément pratique.

J'arrive avant Mary au bonhomme parce que je suis bien plus douée et enfoncent gentiment deux beaux cailloux dans la tête du monsieur blanc pour lui faire de beaux yeux. Bon la couleur n'est pas aussi parfaite que celle de mon regard mais disons que pour un monsieur dans son genre ce n'est pas trop mal et puis s'il venait à être plus joli que moi il risquerait de se faire détruire d'un de mes coups de pied ce que je ne lui souhaites vraiment pas. Je lance un regard dans la direction de Mary. Alors c'est bon t'as finiii ?
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Re: Enfin dehors !

Message par : Mary Drake, Jeu 15 Fév - 18:58


Quand je suis née, j'ai aimé le monde avec la plus grande des intensités. Il avait ce quelque chose de nouveau. Cette petite étincelle qui brille dans le noir. Je l'ai contemplé de mes yeux d'enfant pendant quelques années. Puis le monde a perdu sa magie. Je me suis lassée de lui. En commettant l'erreur de le prendre pour un jouet. Une simple babiole dont on peut se lasser dès qu'il ne nous enjoue plus. Beaucoup de personnes disent qu'il faut prendre les choses pour ce qu'elles sont, et pas pour ce que l'on voudrait qu'elles soient. J'ai été idiote. Je le suis toujours. Mon regard s'est bercé d'illusion qui ont joués à cache-cache. Tantôt elles reviennent, tantôt elles repartent. Je retiens surtout qu'elles me laissent une sensation de pas assez ; il manque quelque chose.

toujours
dans les bribes du désamour
toujours
dans les les limbes du désespoir
toujours
seule dans le noir

Alors vous savez mes amis branches. Vous êtes les premiers à m'être apparus comme éternellement beaux. Jamais je ne me lasse. J'ai appris à ne pas vous voir éphémère. C'est moi la courte durée alors que vos esprits parcourront le monde jusqu'à l'aube de la fin. Jusqu'à ce que le vent décide que c'est terminé. Ma demande est muette. Je parle en pensant avec ce qui reste du bout du coeur. C'est débile. Mais j'y crois. En fait je ne veux pas vous tuer, juste que vous me montrez vos morceaux de peaux arrachés et que je puisse leur rendre un hommage glacé en faisant briller des yeux - même ceux de la vipère. Les étoiles qui s'illuminent dans les regards sont encore plus belles que celles du ciel.

Je divague, mais au final je trouve. Murmure pour le merci : de m'avoir conduit à deux belles qui seront bras. Je les attrapes et les chéris comme un présent, pose mon emprunte sur chacun des troncs que je croise. Une envolée de baisers entre ce qui avait encore avant quelques feuilles. Mes pas s'éloignent de ce monde des merveilles. Chaque emprunte termine dans la jolie poudreuse, de plus en plus abîmées par les vas et viens des hommes que nous sommes. Toi aussi tu ne m'as jamais lassée comme un soupire de soulagement. Je ne veux pas quitter l'enfance mais pourtant parfois ça me rassure de perdre cette insolence insouciante d'antan. Je ne m'y retrouvais plus et je la trouvais méchante. Enfermée dans une mécanique qui ne m'aidait pas à avancer tout droit, loin devant, je ne suis plus dans les débris du présent.

Elle me demande si j'ai fini, presque sera ma vérité. Je regarde les deux yeux qu'elle a posé sur notre création, puis concentrée je lui donne encore un peu plus de vie en lui ajoutant des bras. Deux bouts de bois parfaitement ajustés. Merci pour les pierres, toujours important, parce qu'il pourrait résulter de cela l'ignorance. Au final ça peut toujours décrocher un sourire qui n'aurait pas existé. Je m'autorise à cueillir quelques cailloux entre mes doigts, puis les place de sorte à ce que cela fasse quatre boutons sur le corps d'Elvis, la sphère du milieu. J'ai pas envie que ce bonhomme de neige aie froid - ni même qu'il soit un sdf - son domicile sera l'endroit de sa création, quant à sa vie. Aucune idée. Peut-être qu'il lui faudra des amis, ou bien un seul parfois ça suffit. De là naîtra un pique-nique dans le froid. Je suis sûre que lui ça ne le dérangera pas.

J'enlève mon écharpe et lui enroule autour du cou. Il sera aux couleurs de serdaigles j'espère que ça ne te dérange pas, si tu veux pas faudra aller chercher une autre couleur à l'intérieur. Donc il ne manque plus que son nez et sa bouche. Hum. Compliqué. J'ai peur qu'une de mes sœur carotte m'en veuille de l'utiliser pour donner vie à ce qui existe aujourd'hui. Puis je suis un peu grande pour être à sa place. Et les pierres à répétitions ça peut le tuer. Tu as une idée pour le terminer ? Je penche la tête sur le côté. Il ne me reste plus qu'à attendre. Cette petite lumière qui s'allume sur le côté de la tête pour trouver une idée.

chut
pour éviter la
.chute
chut
le monstre rôde
chute
tu tombes
.frayeur
et si lui aussi
il partait ?
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Re: Enfin dehors !

Message par : Ellana Lyan, Sam 17 Fév - 21:59


Clac.Clac.Clac.
C'est le bruits des dents qui tapent.
Clic, éclipse dans l’écliptique.
Je tape. Du pied. Piquer du nez.
Quand il fait un peu trop froid ; toujours se souvenir qu'on existe pas.

Et elle qui pose, le regard glacé, énamouré pour le bonhomme qui n'existe qu'à moitié, pas idée. Je saute à pieds joins dans l'attention. Secouer une main imaginaire devant ses yeux dilatés de folie pour lui expliquer que c'est à moi qu'elle doit faire attention. Brusque envie de détruire, de taper, l'être de glace qui se prend pour Yahvé. Imbécile, mécréant t'as pensé que c'était toi le plus grand ? Je peux faire la taille, peut-être pas le poids, te montrer qui doit décider dans ton cœur gelé.

Je ne suis pas, j'ai appris, j'ai essayé de montrer un sourire de façade et toi tu viens tout gâcher, rajouter du sucre sur cette tartine de chocolat bien assez calorique. T'as pas honte ? Moi j'étais déjà bien, fichu destin, dans une grotte cachée au fond de moi. Je m'y cache pour laisse mon avatar s'occuper du monde. Je doigts nettoyer mon cœur, à lui de se salir les mains.

Et il y a encore celle qui croit ne pas être plongée dans la subjective normalité.
Unique, elle dit l'être, je renie ses propos pour effacer les ombres qu'elle dessine sous mes yeux.
Petite danseuse, marionnette sans ficelle, tombée sur la scène. Et je vois le public râler.

Mais je suis poupée, dans une boite à musique, celle pour qui on pleure une fois cassée, celle que les autres regardent avec admiration, ils veulent remettre un coup de peinture sur mon maillot rose abimé et j'ai parfois cette brève impression qu'ils puissent y arriver. Déchéance de l'espoir. C'est précarisant.... Lâche moi ! Bonhomme de neige. poudreuse d'hivers. saison froide. sensation désagréable. ennuyeuse aigle. bleu de l'écharpe - autour du cou de glace. Lever les yeux aux cieux. Tu crois en Dieu ? Je crois pas en toi.

Elle place,
un a un,
les boutons,
sur son corps.

Comme une allée de champignon.
Je ne réfléchis pas fort.
Il va falloir courir.

Les jambes s'élancent à la verticale dans la plaine. Entendre le cris des oiseaux et écarter les mains comme pour en être un. Niaaaaan. Je suis un avion. J'aime pas ça moi. Alors c'est le replis des bras et les jambes qui vole seule. Les yeux retrouvent bien vite le sac abandonné dans la grande salle. Et je reviens comme une flèche. Mes plumes de cours viennent décoré la tête du bonhomme pour le faire ressembler à un indien. La pointe de l'une d'entre elle trace un joli sourire sur la plus haute sphère et j'enfonce une petite bouteille d'encre là où doit se trouver le nez. Se retourner vers celle qui faut oublier à longueur de journée.

Alors, t'en pense quoi ? C'est le feu n'est-ce pas ?
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Re: Enfin dehors !

Message par : Mary Drake, Dim 25 Fév - 17:51


Le froid gifle ma gorge avec encore plus d'intensité. Ma seule protection étant à présent sur monsieur de glace. J'esquisse un sourire. Il y a des animaux parfois qui veulent se prendre pour des bonhommes de neige qui ne fondent pas. Ce sont de grands espoirs. Lui il a bien compris qu'il ne serait qu'un éphémère parmi d'autre. Indélébile dans l'âme enfantine qu'il nous reste, effaçable par la gomme qui passe des coups ici et là - juste en surface - pour le printemps. J'effleure sa joue de l'index. Tu seras un bel être, je te le promets. Nous ferons quelque chose de parfait de toi.

Si seulement j'étais une artiste ; si seulement j'étais de ceux qui peignent les éthopées sur de longues fresques interminables. Malheureusement ce n'est pas le cas. J'espère qu'un œil avisé nous regarde depuis sa fenêtre dans l'enceinte de Poudlard. Qu'il compte immortaliser l'instant. J'ai pas envie ; en fait, j'ai peur d'oublier. La mémoire m'a déjà joué des tours. Parfois j'ai juste envie de comprendre et c'est fi-shu tout simplement parce que mes pensées s'amusent à se transformer. Si Ellana fait de grands gestes, c'est pour provoquer ? Pour amuser ? Je ne comprends jamais plus ses intentions, trop emmagasinées dans des couches superposées d'incompréhension. Elle s'avancerait pour un câlin, qui sait ce que je penserais ? Attaque ? Vraie intention ? Est-ce que je partirais en courant ? J'ai du mal avec cette relation qui n'a pas de limites définies. Haine amour et parfois besoin de sentir son regard se poser.

Comme si on était tout
et rien
l'une pour l'autre
à la fois

Petite inquiétude d'ailleurs lorsqu'elle s'en va. Va-t-elle me laisser alors que c'est elle qui est venue me chercher ? Sommes-nous obligées d'inverser les rôles à chaque fois, de tourner. Ne pouvons-nous pas garder les mêmes à chaque représentation ? La scène porte la lune, et nous ne sommes pas sourdes, alors où est le problème ? Il n'y en a pas, tu le cherches par contre et donc c'est toi. Hochement de tête, oui ça doit être ça Stella. Pression sur la conscience qui se relâche quand elle revient. Je ne sais pas à quoi je peux m'attendre mais ce que je vois fini par ravir les sens en toutes circonstances. C'est magnifique un peu, comme si elle avait lu dans mes pensées de méditation, quand j'étais dans mon tombeau égyptien.

Monsieur
devient
un - indien
Des plumes
sur son front
coiffe majestueuse et colorée
un sourire
d'encre
- effaçable
qui peut s'éteindre
s'évaser et devenir triste
Lorsque nos pieds s'en iront
pour le laisser affronter la nuit
.seul
Puis un nez
en pot d'encre
plus petit
plus mignon
et surtout

ce n'est pas une carotte.

Première réaction - c'est magnifique je ne sais pas quoi répondre de plus c'est une simple vérité il y a beaucoup de beauté renfermée en ce simple acte. Indien il est et je crois que nous devrions faire pareil alors murée dans un silence je prend un peu d'encre sur mes doigts pour venir tracer des lignes verticales sur nos deux visages sans décrocher un sourire sans pareil de mes lèvres teintées de bleu glacées. Hésitante ensuite ma tête se penche, lèvres mordillées dans l'hésitation - est-une bonne idée ? Nous sommes indiennes dis-je comme une évidence et après réflexion ose, un peu, passer mes bras autour de cette aimée-haïe pour lui dire merci.
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Re: Enfin dehors !

Message par : Ellana Lyan, Jeu 1 Mar - 7:09


Persuadée que les cours ne servait à rien, quelle idée donc de nous faire retenir tant de noms de grands sorciers qui n'auront servis à rien; Tous les sorciers qui ont mal tournées étaient à serpentard ! Et voilà. Gentil, méchant ; écrasé et gagnant. C'était la loi de la jungle et parfois la jungle était la vie. Alors on faisait comme on pouvait c'est à dire qu'à sa volonté on avait d'autres choix que se plier. Se faire marcher sur les pieds ou cracher à la gueule de la société. J'étais pas une rebelle ; j'aimais le système. Genre de rôle sal*p qui m'avait conduit dès la petite enfance à ma propre perte avant de m'assurer qu'au final j'étais bien plus malheureuse que tous et que dès à présent ils devraient me traiter en divinité. la première à ne pas avoir été d'accord avait été l'oisillon fou. Je l'avais écrasée. Seulement c'est un peu trop dur de ne pas se mordre les doigts. Alors, voilà. On faisait quoi ? Un p*tain de bonhomme sous la neige gelée par définition qui me cristallisait et la seule pensée que j'arrivais à avoir était que j'allais être magnifique en statue de glace.

Mais bordel. J'étais tombé au moins combien là ?
Y avait un feu de révolte en moi qui voulait grandir.
Dommage, le gosse était destiné trop tôt à mourir.
Pas de chance mon vieux, on a pas toujours tout ce qu'on veut.
Ouais. parce que là j'étais beaucoup trop bien placée pour le savoir ?
Mais ça servait à quoi d'être un martyr ?
Si il n'y avait personne pour venir en pleurer.

L'Autre qui avait prit ses trais était complétement subjuguée. Je voulais sincèrement faire plaisir mais étrangement une fois le résultat arrivé c'était un trop trop étrange, trop décalé. En en même temps il y avait une telle fierté... Gros dilemme dans les pensées, ça valait la peine ou pas d'exister pour elle ? Non pas pour soit, ça c'était déjà un autre niveau, mais donner du plaisir à l'inconnue aimée puis détestée jusqu'à ce que j'ai l'impression de rencontrer une nouvelle personne à chaque fois. J'avoue que je ne savais vraiment pas. mais aujourd'hui j'avais décidé que oui. Alors elle était contente et j'avais réussit. Mission accomplie, je coche mentalement une petite case. Mission du jour : faire sourire Mary. Bingo, c'était pas compliqué, puis trop beau de noircir une petite case de bonne intention.

Je me retrouve avec de l'encre sur les joues. Argh ma belle peau de poupée ! Bon d'accord je voulais bien être une indienne mais j'avais quand même une réputation à garder moi et puis ça lui allait beaucoup mieux à elle qu'à moi. Ses bras finissent autour de moi quand elle me remercie. Point d’effusion je vous prie ! Je tente de la serrer un peu maladroitement dans mes bras, le manque d'habitude avec elle quoi. Puis sa taille me fait me rappeler à quelle point je suis toute petite et comment ça peut m'énerver; Sur la pointe des pieds je coince une plume dans ses cheveux. C'était ma dernière et puis j'ai plus d'encre. Haussement d'épaule, j'irai en voler à un première année, pas question de dépouiller le beau bonhomme de neige.

J'ai l'impression que tout à été fait. J'ai pas eu mon château mais c'est bien aussi comme ça. je décide de tirer ma révérence avant de devenir désagréable parce qu'avec ce caractère instable on ne sait jamais bien ce qui va pouvoir arriver. Récupérant mon sac je lui fait un petit au-revoir de la main avant de filer vers le château. Parce que j'ai beau ne pas savoir ce qu'il se passerait demain, je suis quand même presque certains de la retrouver bientôt sur mon chemin. Fichu ou beau destin...


Fin du RP pour moi, merci merci beaucoup ♥
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Re: Enfin dehors !

Message par : Mélinda Coeur, Mer 14 Mar - 13:15


Vol à baguette armée avec Eros Sheperd, Phaedra Elsie, Hillarius Ludwig et Mélinda Coeur

                                                                                                                                                                               LA de Phaedra Elsie accordée

Mélinda avait airé de nombreuses heures dans le château avant de finalement décider de venir se réfugier dans le parc un peu d’air frais lui ferait le plus grand bien. Sa journée était interminable à vrai dire elle n'aimait pas du tout les week-ends à Poudlard. Une fois ses devoirs terminés et un peu de temps passé avec ses amis, elle se mettait à chercher absolument une occupation. Elle n'aimait pas ne rien faire car cela l'a plongé souvent dans de grandes réflexions au bout desquelles elle finissait par décider que la vie n'avait pas d'intérêt. Mais aujourd'hui, elle ne voulait pas créer ses propres angoisses, elle avait donc attrapé l'un des vieux livres de son père, les vestiges d'un homme qu'elle ne connaissait pas, pour aller s’aérer à l’extérieur. Elle adorait ces livres, ils étaient très vieux datant sûrement du 20ième et 21ième siècles, ce qui les rendait passionnants et authentiques.

Le parc était assez fréquenté à cette heure-ci, les élèves profitant du soleil en s'allongeant sur la belle et agréable pelouse du parc. La jeune fille avec sa peau de rousse fuyait les UV comme la peste ne voulant pas risquer d'attraper des coups de soleil qui la brûleraient pendant des jours. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle sortait très rarement sans un de ses gigantesques chapeaux fait main. Cette après-midi-là, elle en avait choisis un grand avec de grandes fleurs rouges sur le dessus.

En arrivant, elle observa un instant les possibilités de placement qui s'offraient à elle. Elle n'aimait pas être seule même pour lire, alors il lui parut évident de se mettre prêt de quelqu’un. Pas forcément pour parler, une simple présence lui suffirait.
Elle se dirigea donc d'un pas gaie vers un banc où une élève de Serdaigle était en train d'étudier. Elle l'avait déjà vu à plusieurs reprises puisqu'elles étaient toutes les deux en septièmes années, mais elles ne s'étaient jamais vraiment parlé.
Mélinda ne voulait pas déranger Phaedra qui semblait très concentrée sur sa tâche, elle s'assit donc à l’autre extrémité du banc afin de ne pas faire de bruit.
Mais au bout de quelques minutes, elle s'aperçut qu'un mauvais rayon de soleil venait directement dans son œil brouillant sa vision.
Le sac de la Serdaigle prenait la seule place sur le banc à l’ombre. Phaedra ne lui en voudrait surement pas si elle déplaçait le sac de quelques centimètre, que la serdaigle avait posé soigneusement à côté d’elle, afin de s'assoir. Peut-être exagérait-elle un peu ? Mais après tout aucune règle ne l'empêchait de s'installer où elle voulait. Se levant à nouveau elle fit le tour du banc en essayant de faire le moins de bruit possible bien que l’herbe sous ses chaussures produise un son désagréable.

-Puis-je juste déplacer ton sac pour m'asseoir, s'il te plaît ? Chuchota-t-elle poliment mais sans attendre la réponse, qu'elle pensait positive, pour le saisir. Sa maladresse légendaire pointa malheureusement le bout de son nez, et le sac de Phaedra tomba par terre étalant son contenu sur le sol.

-Oh non je suis désolée je vais ramasser ! Dit la rouquine un peu trop fort en se penchant immédiatement couverte de honte. Elle ne prit pas la peine de ramasser le chapeau qu’elle avait perdu en se baissant et attrapa les affaires sur le sol. Mais mais en se relevant trop brusquement elle se cogna violemment la tête sur le bord du banc. Se tenant à l’endroit douloureux, elle songea qu'elle n'avait plus qu'à changer d’endroit certaine à présent d'avoir agacé sa camarade.


Dernière édition par Mélinda Coeur le Lun 2 Avr - 23:47, édité 1 fois
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Re: Enfin dehors !

Message par : Invité, Mer 14 Mar - 17:00


LA de Melinda Coeur accordé


Le temps était quelqu’un de malhonnête. Excessivement. Et Phaedra en était persuadée. Comment expliquer, sinon, que les minutes s’égrènent à une vitesse aussi désespérément rapide, alors qu’elle était plongée dans la lecture d’une leçon de métamorphose. Il lui semblait anormal qu’autant de secondes séparent le moment où elle commençait une phrase de celui où elle la finissait.
Enfin, quand elle la finissait, bien sûr.
La jeune fille finit par réaliser que le problème ne venait peut-être pas du temps, mais bien d’elle, quand elle se rendit compte qu’elle venait de relire le même paragraphe trois fois. Sans pour autant en retenir une seule notion.

Agacée, elle repoussa les mèches brunes qui tombaient devant ses yeux, referma brusquement le livre, et releva la tête. La pelouse accueillait un bon nombre d’élèves venus profiter du soleil. Mais si la jeune fille en profitait pour terminer ses devoirs, ce n’était pas le cas de la majorité de ses camarades, qui flânaient en petits groupes, ou discutaient assis dans l’herbe.
Un brin envieuse, Phae continua son observation quelques minutes, en se disant qu’elle pourrait bientôt arrêter de travailler, elle aussi. Se détendre.
L’unique personne qui partageait son banc était partie depuis un moment, et elle était seule à présent. Il lui tardait de l’imiter.


Résignée, la Serdaigle termina sa petite pause à contrecœur. Elle se rencogna dans son dossier, replia ses jambes pour poser les pieds sur l’assise du banc, et rouvrit son livre dans un grand soupir.

Après une inspiration, elle tenta de rassembler sa concentration. Plus que cinq pages, et elle avait fini. C’était faisable. Largement. Parfaitement dans ses cordes.
Bien entendu, cela ne pouvait pas fonctionner aussi simplement.

Alors, certes, elle avait réussi à stopper le flot de ses pensées, certes, elle arrivait à comprendre ce qu’elle lisait, certes, elle parvenait enfin à avancer à un rythme correct ; mais elle avait négligé les facteurs extérieurs.
Ou plutôt, un facteur extérieur.
Melinda Coeur. Une Poufsouffle. En septième année, comme elle. Une fille avec qui elle avait échangé quelques phrases, sans plus. Elle faisait partie des gens qu’elle était habituée à côtoyer, sans réellement connaître.

Phaedra ne l’avait pas entendue arriver au départ, occupée à déchiffrer les lignes de son bouquin. Elle avait vaguement notifié que quelqu’un s’asseyait sur son banc, sans pour autant lever les yeux.
Elle ne l'avait fait que lorsque la voix de sa camarade avait retenti près de son oreille. La Poufsouffle lui demandait l’autorisation de déplacer ses affaire. Simple formalité, apparemment.
En effet, avant qu’elle n’ait eu le temps de réagir, la rousse avait attrapé la anse de son sac. Phae amorça un geste pour la retenir mais c’était trop tard : dans un grand fracas, l’intégralité de ses affaires s’était écrasée au sol.

Trop surprise pour articuler un mot, elle regarda avec de grands yeux une Mélinda rougissante se confonde en excuses. Celle-ci se baissa, dans la volonté de réparer sa maladresse, pour finir par se cogner lourdement la tête contre le banc.
Phae sursauta, plus par imagination de la douleur qu’elle avait dû ressentir qu’en réaction au bruit. Elle hésitait entre l’agacement et le rire. Sans pouvoir se décider entre les deux, elle finit par émettre un borborygme inintelligible, un sourire un peu tordu barrant son visage. Une expression un peu inquiétante à observer, mais heureusement, les quelques élèves qui s’étaient retournés à cause de l’incident étaient vite retournés à leurs occupations.

La scène s’était déroulée tellement rapidement que la jeune fille avait été prise au dépourvu, mais elle ne tarda pas à se ressaisir. Elle referma le livre et entreprit de ranger ses affaires. Tout ce qu’elle espérait, c’était ne pas avoir perdu sa concentration. Mais il valait mieux ne pas trop se faire d’illusions.

 - Allez, assieds-toi, proposa-t-elle à Mélinda.

Un semblant de sourire traînait sur ses lèvres. La scène avait au moins eu le mérite de l’amuser. Elle jeta un coup d'oeil aux livres de sa camarade, posés sur le banc à quelques dizaines de centimètres d'elle. Elle les désigna d'un mouvement de menton.

- Qu'est-ce que tu lis ?

La discussion était lancée. Et elle avait renoncé à travailler. Parfois, il y a des choses contre lesquelles on ne peut pas lutter.
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Re: Enfin dehors !

Message par : Mélinda Coeur, Jeu 15 Mar - 22:22


LA de Phaedra accordé.

Cette honte qui ne risquait pas de la quitter avant quelques heures avait fait rougir ses joues pâles. Mais en relevant la tête, elle s'aperçut que Phaedra n'avait finalement pas l'air agacé, il y avait même l'ombre d'un sourire amusé sur son visage. Elle l'aida à ramasser ses affaires avant de l'inviter gentiment à s'asseoir.
Mélinda soulagée prit son chapeau toujours sur le sol pour le reposer sur ses boucles rousses avant de prendre place à côté de la jeune fille.

- Qu'est-ce que tu lis ? demanda la Serdaigle en désignant ses livres de la tête.

Avec toute cette bousculade, elle avait presque oublié la raison initiale de sa sortie. Elle saisit l'un des deux livres qu'elle avait soigneusement posé sur le banc. Elle caressa mécaniquement la couverture en vieux cuire. Le vernis n'avait plus d'éclat depuis bien longtemps et les lettres dorées qui formaient auparavant le titre du bouquin avaient disparus, ne laissant qu'un E au milieu de la couverture. Elle parlait très rarement des livres de son père, à vrai dire personne ne s'y était jamais intéressé.

- Ceux sont de vieux livres, ils me viennent de mon père, celui-ci date du 20ième siècle, ils sont très intéressants. J'aime les relire de temps en temps.

Elle tourna la tête pour sourire à sa camarade et fut surprise de voir que cette dernière paraissait plus intéressée qu'elle ne l'avait pensé.
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Re: Enfin dehors !

Message par : Invité, Ven 16 Mar - 14:50




J’ai le LA de Mel héhé




Après avoir posé sa question, Phaedra s’était penchée vers les livres pour les détailler. Ils semblaient vraiment anciens, comme Mélinda le lui confirma par la suite.

- Ils me viennent de mon père, précisa la Pouffsouffle avant de désigner celui qu’elle avait sur le genoux. Celui-ci date du vingtième siècle.

Effectivement, il faisait bien son âge, avec sa couverture délavée, ses pages jaunies et cornées, sa tranche usée. Phae aimait les vieux livres. Ceux qui avaient vécu, qui étaient passés entre des dizaines de mains, qui avaient connu nombre de tables de chevets.
Dire que celui ci était plus âgé encore que ses parents, voire ses grands-parents. C’était assez fascinant.

- Ils sont très intéressants, poursuivit la rousse. J’aime les relire de temps en temps.

Phaedra quitta des yeux les ouvrage pour fixer son regard sur la Pouffsouffle. Les mains posées sur son livre, délicatement comme par peur de l’abimer, elle souriait tranquillement à la Serdaigle. Son visage, doux et avenant, était plongé dans l’ombre que projetait son volumineux chapeau.
Elle ne l’aurait jamais imaginée se plonger dans des vieilleries comme ça pour le plaisir. Mais elle ne la connaissait pas vraiment. Elle n’avait pas à être aussi étonnée.

- Tu dois les savoir par coeur, à force, commenta-t-elle.

Phae relisait rarement deux fois les mêmes livres ; elle considérait qu’il y avait déjà trop à découvrir dans une vie. Lire quelque chose qu’elle connaissait déjà représentait pour elle une perte de temps, en dépit du plaisir qu’elle pouvait en retirer.
Enfin, une chose était sûre, ceux-là, elle ne les avait jamais vus. Et ils l’intéressaient.
Mélinda avait l’air d’y être énormément attachée, mais Phae était certaine de pouvoir la convaincre de les lui prêter. Juste quelque jours. Elle était curieuse de voir ce qu’ils racontaient.

- Tu as l’air d’y tenir beaucoup, commença-t-elle pour tâter le terrain. Ça ne doit pas être facile de t’en séparer.

Bien sûr qu’elle y tenait. C’était évident, il suffisait de la regarder. Mais il fallait bien débuter quelque part.
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Mélinda Coeur
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Année à Poudlard : Septième année

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Message par : Mélinda Coeur, Sam 17 Mar - 0:19


LA de Phaedra !

- En effet, c'est un peu bête mais, ils prennent une place importante dans ma vie.

Elle se retint d'en dire plus. Phaedra n'avait pas besoin de connaître l'histoire de son père. D'ailleurs elle semblait plus intéressée par les livres que par leur conversation.
Elle repensa à la première fois qu'elle avait ouvert le vieux grenier de sa maison en France, qui lui avait ainsi fait découvrir ces bouquins poussiéreux.

C'était un des rares jours où il n'avait pas arrêté de pleuvoir, Mélinda avait alors 7 ans et elle n'aimait déjà pas s'ennuyer. Alors qu'elle était habituée à jouer dans le jardin, elle avait décidé d'explorer cette pièce qui lui faisait peur en rassemblant tout son courage. Poussant la trappe, la fillette qu'elle était alors, avait gravi avec agilité la grande échelle pour finalement arriver dans le fameux grenier.
Elle se souvint que la pluie tambourinait sur les tuiles produisant un bruit assourdissant et le vent s'infiltrant dans les trous de la toiture l'avaient vite faite rebrousser chemin. Mais en voulant sortir trop rapidement, elle avait trébuché sur un carton et les livres lui étaient alors apparu.

Elle savait bien qu'elle était une sorcière à cette époque mais elle n'avait encore pas compris ce que cela impliquait. Ces livres avaient fait le lien avec ce monde, celui que son père lui avait légué, le seul lien qu'elle pourrait avoir avec lui.

Sa mère n'avait pas été heureuse de voir les bouquins dans les mains de sa fille mais ne sachant rien lui refuser, elle n'avait pas eu le cœur de lui reprendre. Mélinda ne les avait alors plus jamais quitté, elle les emportait partout avec elle, même en voyage, et il était évident qu'elle les avait apportés avec elle à Poudlard.

Elle était tellement perdue dans ses pensées qu'elle n'avait pas entendu que la serdaigle lui avait posé une question et qu'elle attendait une réponse la fixant un peu froidement ou alors c'était la couleur de ses yeux qui donnait cette impression. Il fallait qu'elle apprenne à se concentrer un peu plus.

Ne sachant pas quoi répondre à une question qu'elle n'avait pas entendu elle proposa quelque chose de fou, quelque chose qu'elle regretta aussitôt.

- Ils ont l'air de t'intéresser. Si tu promets d'en prendre soin, je t'en prête un si tu veux ?

Quoi ! Mais pourquoi ? Elle ne s'en était jamais séparé et même si Phaedra paraissait tout à fait honnête, elle venait de proposer de confier l'un des trésors de sa vie à une fille qu'elle ne connaissait pas très bien. Elle ne pouvait décemment pas retirer sa proposition, elle se mordit donc très fort la langue pour se rappeler se réfléchir avant de parler. Avec un peu de chance, sa camarade n'en voudrait pas.
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