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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse
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[Habitation] Discreet Nest
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Elly Wildsmith
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Re: [Habitation] Discreet Nest

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 3 Jan - 15:42


Elle est totalement fermée, repliée sur elle-même. Elle n’attend plus qu’une chose : qu’il se casse et qu’elle puisse hurler sa rage, sa douleur, son désespoir. Elle serre les dents, s’efforce de ne rien dire, de garder sa souffrance pour elle, à l’intérieur. Qu’il parte et qu’enfin elle puisse faire sortir ses nerfs. Mais après sa simple phrase concernant la porte, elle perçoit le mouvement, le bégaiement. Elle ne comprend pas, les neurones peinent à se connecter. Pourquoi bégaie-t-il si c’est ce qu’il veut après tout ? La brune se redresse, mais ne le regard pas, se contentant de le voir en vision périphérique, là sur le côté. Ne pas lui accorder plus d’importance. Il ne fallait pas qu’elle se perde là-dedans, ce serait trop compliqué.

Et puis, alors que le bégaiement la faisait douter, lui faisait douter des intentions de l’ancien auror, elle le voit, qui passe devant elle, se rapproche de la porte. Son cœur loupe un battement, la désillusion est totale, les larmes s’écoulent sans qu’aucune pensée ne puisse les arrêter. Douleur lancinante dans la poitrine de la brune, rien ne va plus. Elle n’aurait jamais dû ouvrir, jamais dû le laisser entrer chez elle. Jamais elle n’aurait dû. Elle souffre le martyr mais essaye de ne pas montrer combien ça l’affecte. Mission oh combien délicate lorsque l’on voit son visage, ses larmes qui affluent. Les yeux humides et rouge. Difficile de ne pas voir la souffrance dans les traits de la brune.

Mais alors qu’il approche sa main de la poignée, alors qu’elle pense qu’il va partir, elle décroche son regard de lui, se contentant de regarder la cuisine, là où ils avaient eu l’occasion d’échanger un baiser des plus passionnés. Le souvenir marque au fer rouge l’âme de la professeure. Mais là, de l’autre côté de la pièce, elle entend le verrou de la porte, ce verrou qui se ferme. Elle pivote, regarde vers la porte. Il s’est contenté de verrouiller la porte d’entrée. Elle ne comprenait pas vraiment, ses pensées refusant de se mettre au clair face au comportement du brun qui n’allait pas vraiment avec ses propos. Pouvait-elle avoir mal compris ?

Nul besoin de se poser la question davantage, puisque l’ancien auror se rapproche d’elle. Déversant des mots qu’elle n’attendait pas, étant persuadée qu’il ne voulait rien de plus qu’une éventuelle soirée ou nuit auprès d’elle. Il lui dit qu’il veut prendre son temps, simplement. Apprendre à la connaître, qu’elle aussi apprenne à le connaitre – c’est vrai qu’au final, hormis une blessure commune, un ancien métier en commun … Que savait-elle de lui ? Pas grand-chose. Et peut-être avait-il raison, peut-être devaient-il y aller doucement, prendre le temps de ne pas commettre le même type d’erreur qu’elle avait pu faire avec le professeur de métamorphose. Plaie encore sanguinolente dans son âme. Ouverte, à vive. Austin pouvait-il panser tout cela ?

Pouvait-il aussi panser le vide qui l’avait laissé en partant de la sorte ? Laissant la brune vide, dévastée, sans navire auquel se raccrocher. Alors que leur jeu, viscéral, l’avait maintenue en vie, en éveil. Peut-être ne se rendait-il pas compte, au final, de ce qu’il avait été pour elle. De ce qu’il avait représenté dans l’esprit de la brune, qui s’était perdue dans les ténèbres et lui, lui, avec un simple jeu – quelque peu malsain – il lui avait permis de résister, d’être là.

Les pas du brun le rapproche encore de la sorcière, ses mains trouvent les siennes et elle se laisse faire, simplement parce que le contact des mains chaudes de l’ancien auror la réconforte. Propage en elle une source de chaleur qu’elle n’a pas connue depuis bien longtemps. Difficile d’exprimer l’inexprimable. Il indique qu’il s’est montré maladroit, qu’il s’excuse. Et la brune esquisse l’ombre d’un sourire, fugace, rapide. Ses prunelles sont figées dans celle du brun, elle ne le lâche plus du regard. Elle a besoin d’entendre ce qu’il dit, bien que cela soit surprenant, après tout elle n’a pas eu de nouvelles pendant des mois … pourquoi s’était-elle accroché ainsi à lui ?

Elle aussi, balbutie. Elle aimerait lui répondre, lui dire qu’elle n’a pas envie qu’il parte, qu’elle veut qu’il reste là, qu’il lui apprenne comment il est, comment il vit, de quoi il est composé, ce qu’il aime, ce qu’il déteste. Qu’elle sache tout de lui et lui tout d’elle. Que le mystère entre eux s’échappe. Qu’un simple regard suffise à faire comprendre à l’autre le fond d’une pensée. Elle penche sa tête sur le côté, resserre l’étreinte de ses doigts autour de ceux d’Austin. Elle lutte contre elle-même, pour ne pas se jeter dans ses bras, pour ne pas avoir l’air d’une femme éplorée, fragile, faible. Car là, quand elle le regarde, avec cet air désolé sur le visage, avec ses prunelles qui crient la sincérité de ses mots, elle a du mal à ne pas simplement se réfugier dans ses bras.

Alors elle déglutit, tente de se reprendre, de faire taire ce dragon qui rugit en elle, cette envie qui grandit, de plus en plus persistante, de plus en plus enflammée. L’esprit s’égare, les pensées ont du mal à s’organiser. Elle se mord la lèvre inférieure, ferme ses yeux, laisse un soupir s’extirper de ses lèvres. Elle ne doit pas se laisser submerger – n’est-ce pas trop tard ? Elle doit se reprendre, volontairement, ne pas tomber dans ce genre d’extrême. Il faut qu’elle soit plus forte que ça. Mais chacun des mots qui lui a dit, chacune des phrases qui lui a offerte, laisse dans le cœur de l’ancienne auror une marque indélébile, de celle impossible à effacer.

Elle rouvre les yeux alors que ses mains sont toujours prisonnières de celles d’Austin, le tumulte de son esprit ne veut pas se calmer. « Je … ». Elle essaye de s’exprimer, de lui dire qu’il l’avait – involontairement sans doute – raccroché à la vie. Qu’importe ses qualités ou ses défauts, après tout elle en avait aussi, elle voulait le connaître, le voir. Et qu’au-delà de ça, il y avait autre chose, depuis le début, elle avait senti cette différence, dans leur étrange jeu il y avait eu quelque chose de plus singulier. « Tu … ». Toujours du mal à s’exprimer. Elle se redresse un peu, sans jamais lâcher ses mains. Comme si elle pouvait le retenir ainsi. Et enfin, quelques mots qui s’extirpent « Excuse-moi ».

Des excuses volontaires puisqu’au final, il semblait qu’elle ait bien mal compris ce qu’il avait voulu dire. Soupir de soulagement entre les lèvres de l’ancienne auror, mais la douleur lancinante ne semblait pas vouloir s’éteindre. Etrange d’ailleurs, que cette douleur qu’elle ressentait ne veuille pas s’éteindre. Elle le regarde, parcourt les traits de son visage. « C’était pour ça, cette haine que je voyais dans tes yeux il y a quelque mois ? C’était ça que tu voulais éviter en partant ? ». Un vague à l’âme qui la prend, c’était donc bien de sa faute. Ses mains se resserrent sur celles d’Austin, attendant une réponse qui apporterait peut-être du soulagement dans l’esprit de la brune, qui ferait peut-être taire ce bourdonnement incessant. Et que dire du dragon de feu qui brûlait ses veines aux moindres contacts du brun ? Pour l’instant, l’ensemble des sens de la jeune femme étaient en alerte, effet de la présence d’Austin si près d’elle.
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Re: [Habitation] Discreet Nest

Message par : Matt Austin, Lun 7 Jan - 13:40


Matt tenait toujours les mains de Elly, accroupi face à elle, ses yeux fixant les prunelles brunes de la sorcière. Ses mots avaient eu l’effet escompté, il le savait, le voyait à la réaction de la sorcière qui chercha ses mots. La sorcière se redressa dans son canapé, afin de prendre une meilleure position face au brun. Elle ne mit pas longtemps à se retrouver son esprit, ses mots. Alors, elle présenta ses excuses à Matt. Le sorcier hocha doucement négativement la tête. Ce n’était pas a elle de présenter ses excuses. C’était lui qui venait de débouler sans crier garde dans sa vie. C’était lui qui à deux reprises, venait de la faire pleurer. Alors si l’un des deux devaient présenter des excuses, c’était sans nul doute lui même.

Mais la sorcière ne lui laissa, une nouvelle fois, nul le temps de placer le moindre mot. Elle le questionna. Le questionna sur leur « relation » passé, les manières que le brun avait eu de la traiter et de la fuir. Des questions qui autrefois, auraient fait remonter en lui tout un tas de sentiment de rage, de haine. Mais plus maintenant. Le brun avait changé. Il était plus calme. Il arrivait à manier son esprit, gérer ses souvenirs, ses sentiments qui par le passé, n’avaient cessé de le hanter. Le seul sentiment qui remonta en lui à ce moment la, fut la culpabilité. Puis la honte qui suivit le mouvement. Honte d’avoir fuit ses sentiments naissants pour la sorcière. Coupable d’avoir laissé la haine dicter ses actions.

L’américain senti les mains de Elly se resserrer autour de siennes. De sentir la douceur de sa peau. La chaleur qui s’en dégageait et qui l’envahissait entièrement, recouvrant son esprit et son cœur. Un mince sourire apparu sur les lèvres du brun. Ce sourire coupable, honteux, d’un enfant ayant fait une bêtise. Les prunelles grisâtres du brun se voulaient attendrissantes tandis qu’il laissa quelques mots se déverser dans la pièce.

« J’ai été naïve et stupide Elly. Je ne voulais pas, je refusais de ressentir le moindre sentiment envers une personne. Je pensais qu’ainsi, je pouvais me protéger et protéger mes proches. Dans mon esprit, avec le métier que je faisais à l’époque, fréquenter une personne était un point faible. C’était le moyen de donner aux Mangemorts une de mes faiblesses et, même aujourd’hui, je reste convaincu que ces derniers n’auraient pas hésité une seule seconde à s’en prendre à mon entourage. »

Matt serra à son tour les mains de la sorcière. Il se leva et s’essaya aux côtés de Elly sur le canapé. Il tira très légèrement sur ses bras pour attirer la sorcière encore plus de lui et la forcer à le regarder, à lui faire face. Il se racla la gorge pour reprendre de la contenance avant de poursuivre.

« Mais j’ai été débile puis lâche Elly. J’ai préféré te fuir plutôt que de faire face aux sentiments que j’éprouvais pour toi. Des sentiments que je ne pensais plus ressentir avant longtemps. Mais tu m’as sauvé, à ta manière. Je n’étais pas heureux et je ne l’aurais certainement jamais été. J’avais une vie trépidante, dangereuse, mais morne. Et mourir ne m’effrayait pas, au contraire, j’attendais peut être cela comme un acte salvatrice de la part de la faucheuse. L’américain rapprocha son visage de celui de la brune, souhaitant se noyer dans les prunelles brunâtres d’Elly. J’ai été stupide car la, à ce moment même, je me sens comblé et je le serais encore plus en restant à tes côtés. Je me sens… Vivant. »

Le brun brisa les derniers centimètres qui séparaient les deux visages des sorciers pour déposer un nouveau baiser doux et sincère sur les lèvres de Elly. Son bras gauche attrapa la taille de la brune et la força à le rejoindre, corps contre corps. Oui, à cet instant, il se sentait vivant.
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Re: [Habitation] Discreet Nest

Message par : Elly Wildsmith, Lun 7 Jan - 16:08


Musique

Il était là, face à elle. Un mirage inespéré, un retour inattendu. Si elle l’avait cherché des mois durant, des semaines entières, elle ne s’était jamais imaginé que lui, lui reviendrait comme s’il n’était jamais parti. Elle était assaillie de pensées, de souvenirs, de blessures plus ou moins profondes, qui jonchaient son âme comme sa peau. Difficile d’y voir clair. Comment était-il possible de comprendre ce qui venait de se passer ce soir ? Alors qu’elle se pensait au plus bas, alors qu’elle ne voyait aucune issue à sa propre vie – si ce n’est le don d’elle-même pour ses idéaux et sa pédagogie – le reste ? Ce que les gens normalement constitués appelaient « la vie », elle n’en savait rien. Elle restait là, à observer les âmes qui allaient et venaient auprès d’elle, comme si elle n’était qu’une spectatrice de sa propre vie. Jusqu’à ce soir.

Jusqu’à ses mains sur les siennes, jusqu’à son regard ancré au sien. Ses prunelles vagabondent sur le visage de l’ancien auror. S’accrochent aux blessures de la vie. A ce sourire qu’il esquisse, là, tendrement. Elle ne doit pas se laisser submergée. Elle veut résister, parce que toutes les personnes qu’elle approche finissent mal. Toutes, sans exception, disparaissent. Kalén et son suicide. Arnaud et son meurtre. Un frisson d’effroi parcourt l’échine de la brune. Il était hors de question qu’à lui aussi, il lui arrive le même genre de sort. Mais aujourd’hui, tout était différent nan ? Désormais elle était de l’autre côté de la barrière. Tentative de raisonnement avortée quasi aussitôt, après tout, cela n’avait rien changé pour son entraîneur.

Les souvenirs, les regrets s’envolent alors qu’il se remet à parler, alors qu’elle se noie à nouveau au détour de ses mots. Elle se laisse touchée comme jamais elle n’a pu l’être, cette facilité déconcertante qu’il a de l’approché, de l’attendrir. Elle essaye de résister, de lutter, de garder la tête froide, s’imaginant un instant qu’il est possible, probable qu’il reparte comme il est venu. Qu’il disparaisse comme il l’a déjà fait. Mais ses mots sont convaincants, son ton est convaincu. Comment résister ? Et ce qu’il dit, le discours qu’il offre à la brune, ne peut que la conforter dans ce chemin qu’elle voit s’ouvrir devant elle. Comme si le ciel orageux voulait subitement se montrer clément pour la brune. Il avait raison, les Mangemorts n’auraient pas hésité une seule seconde. Et n’hésiteraient probablement pas une seule seconde désormais non plus. Mais plus vraiment pour les mêmes raisons, supposait l’enseignante.

Toutefois, elle ne dit rien, elle suivait le mouvement de l’homme qui s’était levé et s’asseyait près d’elle, ses mains encore prisonnières des siennes, elle sentit la légère pression du brun, et n’y opposa aucune résistance, son corps allant se serrer contre celui de l’ancien auror. Leurs visages se faisaient face, et elle pouvait voir dans les prunelles du brun toute la sincérité des mots qu’il déversait. Si c’était faux, il était passé maître dans l’art de mentir et elle ne se rendrait compte de rien. Peut-être qu’après tout elle ne voulait pas le voir pour autant, peut-être que les propos qui lui disait, le refus de distance qu’il avait, peut-être que tout cela lui plaisait et qu’elle refusait aussi de l’admettre. « Et mourir ne m’effrayait pas, au contraire, j’attendais peut être cela … » elle n’écoutait pas la fin de la phrase. Simplement parce qu’elle voyait dans cette simple phrase un terrible miroir de sa propre vie. De sa propre attente. La Mort comme salvatrice.

Le brun rapprocha son visage de celui de la brune, doucement. Pas à pas, comme une danse mystérieuse et enivrante. Elle se perd dans ses prunelles d’acier, elle pourrait presque contempler son reflet dans l’iris du brun. « J’ai été stupide car la, à ce moment même, je me sens comblé et je le serais encore plus en restant à tes côtés. Je me sens… Vivant » Sa dernière phrase percute les tympans de la brune, faisant vaciller le peu de conscience qui pouvait lui rester.  Comment résister à pareil propos ? Qu’importe les conséquences, qu’importe les lendemains, qu’importe la vie, la mort, les souvenirs, les regrets, les remords. Rien n’était plus important que l’instant qu’elle vivait là.

Alors quand l’homme réduisit encore la distance entre le visage de la brune et le sienne, elle ne dit rien, ne répondit rien, ne fit aucun geste de recul. Elle resta là, contemplative de ce visage qu’elle n’avait pas voulu effacer de sa mémoire. Avait-elle bien fait ? Elle n’en doutait pas. Nullement. Ou en tout cas les doutes ne l’assaillaient pas, comme c’était pourtant le cas depuis des mois. Il régnait au sein de l’esprit de la brune une tranquillité nouvelle, un apaisement certain, qu’elle lui devait, elle en était certaine.

Et une demi-seconde plus tard, c’est l’explosion sensorielle. Le brun attire la jeune femme à lui, une main insistante sur sa taille, qui fait qu’elle se colle à lui, son corps se laissant englober dans la chaleur dévastatrice de l’homme. Ses yeux, auparavant noyés dans les prunelles acier, sont désormais clos alors que ses lèvres répondent avec douceur au baiser de l’homme. La douce étreinte ravage le peu de conscience qui pouvait rester à la brune, exalte le moindre de ses sens. Sa main se libèrent, remonte délicatement le bras de l’homme. Caresse de chat sur un corps meurtri.

La conscience s’abandonne, rend les armes d’un esprit trop tourmenté, trop fatigué pour lutter. Peut-être que la lutte ne servait à rien, après tout. Peut-être que le précipice dans lequel s’était enfoncé la brune finirait par se refermer, laissant derrière elle les plaies et les blessures les plus douloureuses. Mais là, avec lui, le gouffre semblait avoir laissé place à une explosion de sens délicieuse. Qu’elle voulait voir perdurer. Qu’elle voulait continuer. Elle se redresse alors sur le canapé, mais ne se libère pas de l’étreinte de l’homme. Non, elle le contemple un instant, mord sa lèvre inférieure, comme s’il était un plat délectable qu’elle aimerait avoir pour elle seule, qu’elle aimerait consommer, simplement, ici et maintenant.

Laissant quelques propos à son attention, elle murmure « Alors restes-y … » nouvelle supplique qu’elle ne retient pas. Comme si elle était incapable de pouvoir continuer sans lui. Son regard se confronte à celui du brun alors qu’elle bascule sur lui, se retrouvant à califourchon sur lui. Ses yeux pétillent d’une lueur nouvelle, alors que ses mains sont occupées à l’exploration du corps d’Austin. Elle a la sensation d’avoir du feu au bout de doigts, de répandre de la sorte un poison insidieux dans lequel elle aurait elle-même trempé ses lèvres. Elle murmure encore « Ne dis plus jamais que tu es … stupide … ni que ... tu veux mourir ... », ses doigts voyagent le long de la carotide du brun. Sa respiration s’accélère, son souffle devient saccadé à mesure que son visage se rapproche du sien, à mesure qu’elle se laisse entraîner dans cette tornade sentimentale.

Alors que leurs visages se font à nouveau face, elle murmure encore « C’est toi qui m’a sauvé la vie Austin, ne l’oublie jamais », et ne lui laissant pas le plaisir de répondre, elle l’embrasse, d’un baiser différent des précédents, plus appuyé, moins timide. Ses émotions se révoltent, ses sens se chamboulent. La peau de l’ancienne auror est parcourue de multiples frissons, qu’elle ne contient pas, qu’elle refuse d’enfermer. Ses mains continuent leur accession, s’accrochant aux cheveux de l’homme, comme si elle s’accrochait à sa bouée de sauvetage. Et quand elle le libère de son étreinte, quand elle recule son visage, ses doigts frêles parcourent les lèvres de l’ancien auror, la brune ne retenant pas un léger mordillement de sa lèvre inférieure. Résistance ou résilience, son regard s’était paré de multiples lumières depuis qu’il était apparu dans son appartement.
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Re: [Habitation] Discreet Nest

Message par : Matt Austin, Ven 11 Jan - 14:03


Contenu, modéré certes, mais à connotation choquante/sexuelle.




La sensation que lui procurait le baiser entre eux était telle, que Matt souhaitait que cela ne s’arrête jamais. Cela faisait trop longtemps que le brun n’avait pas senti son corps vibrer ainsi, senti cette vague, ce tsunami d’émotion déferler en lui. Trop longtemps à se refuser ces gestes. A se refuser des sentiments qui n’auraient fait que le sauver d’une période noire et tourmentée. Alors, l’américain voulait profiter encore et encore de cette personne, de sa sauveuse, celle qui venait le tirer d’un chemin qui fonçait droit dans un mur infranchissable.

Et ce fut Elly qui arrêta cet instant. Elle qui rompit leur étreinte pour de nouveau plonger ses prunelles brunes dans celles grisâtres du sorcier. Il sentait encore, les doigts fins et fragiles de la brune caressant son corps, frôlant ses cicatrices et faire le contour de ce nombre maudit qu’il avait gravé à jamais en lui. Son corps était meurtri par des années passées à chasser des mages noirs, des ombres, que faisaient maintenant parti de son passé. Enfin, il l’espérait. Non que le brun fuyait, fermait les yeux face à une peur grandissante dans le cœur de tous les sorciers du continent, mais il souhaitait seulement vivre paisiblement, loin des conflits.  

La douce voix de la sorcier, le murmure de Elly s’échappant de ses lèvres, lui demandant de rester le percuta de plein fouet. Matt ne souhaitait pas partir. Il restera. Ici. Avec elle. Alors qu’elle lui murmure de nouvelles paroles, ses doigts continuent de parcourir le corps de brun et la douce sensation de brulure que cela lui procurait, lui faisait frémir le corps des pieds à la tête. Et quand la brune se rapprocha, s’asseyant sur lui à califourchon, il crut exploser littéralement. Matt ne s’y était pas préparé. Lui qui n’avait connu aucun contact si rapproché depuis de nombreuses années. Elle lui murmure, lui déclare que c’est lui qui l’a sauvé. Et l’américain n’eu pas le temps de répondre. De toute manière, dans les circonstances actuelles, il n’aurait su quoi dire.

Les lèvres de la brune se referment sur celle du brun. Cette fois ci, cela était différent, moins doux, moins timide mais plus intrépide, téméraire. Et Matt n’hésita par à lui le rendre. Sauvage. Plus féroce. Il n’avait plus aucun doute. Plus aucune hésitation. Après tout, c’était comme le vélo. On n’y perdait jamais l’habitude d’en faire. Il laissa ses mains courir sur les jambes, sur le jogging de la sorcière, hésitantes à monter plus haut, à se lancer dans une exploration inconnue. Mais le contact est rompu, une nouvelle fois. Par la barbe de Merlin, encore ?

Les visages de Elly et Matt étaient proches, très proches. Le brun essayait de reprendre sa respiration, son souffle court et rauque, cherchant de l’oxygène aux alentours. Ses yeux s’étaient de nouveau perdus dans ce de la brune, s’y perdant avec une joie nouvelle et une envie débordante de rester ainsi, face à face. Les doigts de la sorcière faisaient maintenant le contour des lèvres de l’américain, tandis que les siens caressaient encore doucement les cuisses de la sorcière. Le feu en lui brulait, s’intensifiait plus son regard se perdait dans celui de la brune. Il sentait la respiration de la sorcière effleurer son visage, sa peau. Sa respiration avait du mal à retrouver un rythme normal, non saccadé. Mais voulait-il vraiment que les choses se calme ?

Aucun mot ne sorti de ses lèvres. Aucun murmure. Avait-il vraiment besoin de parler ? Non. Le sorcier attrapa doucement l’un des mains de Elly, son regard toujours fixant les prunelles brunes face à lui. Son pouce caressa la main qu’il tenait, savourant le doux contact entre leur peau. Le feu s’attise en lui, s’intensifie à chaque instant qu’il continue de passer avec Elly. Alors, Matt réduisit la distance entre leurs deux visages, laissant ses lèvres de nouveau parcourir celle de la brune. Un baiser plus brute, plus sauvage. Il laisse son instinct lui dicter ses gestes, laissant sa langue glisser entre les lèvres de la sorcière à la recherche de celle de la sorcière. Son sang ne fait qu’un bond, ne cesse de frapper ses tempes, d’accélérer les battements de son cœur.  De ses mains, il fait glisser sans douceur, la veste de Elly, l’enlève et la repousse plus loin sur l’accoudoir. A peine le tissu éjecté, que ses doigts s’infiltrent sous le tee shirt de la sorcière, caressant son dos, contournant à leur tour les cicatrices, l’une remontant doucement vers la nuque, prenant son temps, tandis que l’autre, plus intrépide, se décide à descendre le long de la colonne pour rejoindre le bas du dos et de soulever l’élastique du jogging pour se glisser doucement plus bas. Ses doigts caressant les lobes, doucement, avant de refermer sa paume pour le serrer, d'une saisie brulante.

D'un à coup du bassin, aidé par cette énergie nouvelle qui bouillonnait en lui, le brun se laissa tomber sur le dos, entrainant avec lui la jeune femme, souhaitant garder le contact entre leurs deux corps éternels. L'une de ses mains jonglant entre les lobes des fesses fermes de la sorcière, jamais assouvie par se contact tant délicieux. L'autre, quant à elle, caressa les cheveux de Elly, laissant ses doigts au prise avec les fins cheveux de l'ancienne auror. Puis elle se décide à redescendre, plus proche de sa jumelle, mais laissant ses doigts se refermer sur le bas du tee shirt de Elly et faisant doucement remonter ce bout de tissu pour dévoiler peu à peu ce corps qui ne cesse de l'appeler, de le tourmenter, de le fair vibrer.

A cet instant précis, Matt ne pensait plus qu’à la jeune femme qui était assise à califourchon sur lui. A elle. Seulement Elle. Elly. Qui l’avait tiré d’une vie morne. Et qui ne l’avait pas repoussé, aujourd’hui, alors qu’il étai revenu sans crier garde. Qui ne l’avait pas repoussé malgré son état déplorable. Pour cela, le brun le savait. Il lui serait à jamais redevable.
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Re: [Habitation] Discreet Nest

Message par : Elly Wildsmith, Ven 11 Jan - 16:02


Tu sais que des fois je t'imagine comme lui ? Niveau sérieux tout ça Ange - LA en début de RP

TW : contenu sensible pouvant éventuellement choquer la sensibilité des plus jeunes (Aza arrête de lire)

Il n’apporta aucune réponse verbale à la demande de la sorcière. Après tout, que pouvait-il bien répondre qui soit plus fort que les gestes, que les baisers qu’il laissait sur ses lèvres, que ses doigts parcourant sa peau avec ferveur ? La respiration du brun rejoint celle d’Elly. Une respiration qui se cherche, l’oxygène qui manque. Le souffle coupé de ce trop-plein d’émotion ressentie, de cette envie dévorante qui brûlait leur veine. D’un feu sacré qui était né quelques mois auparavant, que l’un et l’autre avait refusé de voir, d’entendre, de ressentir. Et là, alors qu’elle était assise sur lui, alors que leurs regards se confrontaient, il était difficile d’y voir clair. Ce n’est plus une brume dans l’esprit de la sorcière, mais un brouillard opaque, profond, dont elle ne veut pas sortir. C’est comme le calme avant une tempête particulièrement violente, ça révulse les sens de la jeune femme, ça l’attire dans de sombres desseins, dans lesquels elle est prête à succomber tant qu’il est à ses côtés.

Leurs regards se confrontent encore, et si dans les ébènes d’Elly il est possible de lire le feu qui la dévore, il en est de même pour lui. Dans ses prunelles cendrée, elle voit le désir, l’envie, ce brasier qui brûle en lui comme il brûle en elle. Elle ne dit rien, se contente de se perdre dans le moindre contact qu’il approuve, dans ses mains qui frôlent ses cuisses, dans cette main qui se saisit de la sienne, et qui la caresse avec une douceur infinie. Oubliée par la jeune femme.

Et alors qu’elle se perd dans la contemplation de ses yeux, de ses lèvres, il se rapproche, trouve ses lèvres. Elle répond avec une fougue qu’elle ne se connaissait plus. Leurs langues jouant une délicate partition, ode à l’oubli de leurs mois d’errance. Les doigts de la sorcière s’écorchent sur la peau de l’ancien auror, elle répond à son baiser avec une fougue oubliée, perdue. Et offerte juste pour lui, répondant à ce bourdonnement sourd qui refuse de s’arrêter dans ses oreilles. Qui s’amplifie à mesure qu’il prend possession d’elle, à mesure qu’il parcourt son corps abîmé. Alors qu’elle l’embrasse fiévreusement, lui trouve son occupation dans les vêtements de la brune, devenu de trop pour leur peau-à-peau charnel. Simple gêne devenue encombrante. Si, il y a quelque temps, elle aurait pu résiste, là, c’était trop lui demander.

Il avait des gestes qui réveillaient des émotions enfouies, des sensations oubliées, elle voulait vivre, exulter cette passion qui était la leur. Elle voulait survivre et s’abreuver de tout ce qu’il pouvait lui donner. La veste se trouve abandonné sur un bout du canapé, elle s’en contrefout, et poursuit, de son côté, l’exploration du corps du brun. Un juste échange est un bel équilibre. Ses mains contournent le matricule gravé dans la chair, écho d’une douleur commune. Un long frisson parcourt son échine alors que ses mains à lui sont occupées à graver les traces de son passage sur son corps, le contact électrise la jeune femme qui se redresse légèrement, son regard alpaguant celui d’Austin avec une ferveur particulière.

Les tissus sont devenus totalement futiles, prison de deux corps qui s’appellent, qui agonisent loin de l’autre. Comme s’ils n’avaient d’autres choix désormais que celui d’une union charnelle qu’elle désirait plus que tout. Il n’y a rien à dire, rien à entendre, si ce n’est leurs souffles saccadés qui s’appellent, qui s’attirent. Et le bruit sourds des vêtements qui rejoignent le sol. Ses mains à lui caressent son corps et réveillent en elle des sensations oubliées, sensations qu’elle a longtemps cru disparue pour toujours, et qu’il réveillait là, d’un simple contact de ses mains sur son dos.

Elle ne sait plus, si c’est sa peau qui est brûlante ou seulement les mains de l’homme qui ravagent tout sur leurs passages, la dévorant d’un brasier perpétuel. Les sens affolés, les gestes démesurés, l’esprit s’enivre du moment, se parant d’étincelles particulières qui font les moments les plus marquants d’une vie. Un son presque inaudible s’extirpe de ses lèvres alors qu’elle repart à la conquête de sa peau et que lui se met en quête de la dévêtir. Elle dépose ses lèvres çà et là sur son cou, montant et descendant au grès de ses envies, alors que lui se débat avec le jogging de la brune, comme s’il cherchait un trésor.

Quand il semble avoir enfin avoir trouvé l’objet de son désir, elle ne peut retenir un léger cri de surprise devant le geste, face à cette main qui se cramponne ardemment. Subitement, il bascule le dos sur le canapé et elle suit le mouvement – ce n’est pas comme si elle avait eu le choix. Et après tout, si elle l’avait eu, elle l’aurait suivi les yeux fermés. L’une des mains du brun se perd dans la chevelure de la brune, cette derrière basculant la tête en arrière, yeux mi-clos, appréciant tant le contact prolongé des mains sur sa peau, que le désir et l’envie qu’elle ressent à l’égard de l’américain. Désir qu’elle perçoit réciproque.

Elle rouvre les yeux pour le voir en proie avec son tee-shirt, un sourire taquin prend place sur ses lèvres, elle aimerait lutter, combattre, ne pas céder. Mais elle en est incapable, ce remous au fond de ses entrailles, cette envie inaltérable d’être sienne. Elle le laisse se charger de son tee-shirt, et quand il a fini, se laisse aller à un « Attends » qui s’extirpe de ses lèvres, comme une demande espiègle au mauvais moment. Elle se redresse, lui lance un regard qui en dit long sur l’envie qui est sienne. « Je vais t’aider un peu … » qu’elle abandonne à son invité. Elle se recule. S’éloigne même de lui. Perçoit l’interrogation, la déception dans ses yeux. Comme s’il s’apprêtait à lui dire quelque chose, des excuses, une supplication ? Elle n’en sait rien. Et s’en moque éperdument, elle ne tardera pas à retrouver la chaleur de ses mains, l’impétuosité de leurs corps qui se conjuguent. Elle se laisse aller à un « Chuuut » voué à le faire taire. Alors que, debout face à lui, elle enlève son jogging, devenu étoffe de trop, perturbant les sens de la jeune femme.

Et sans mot dire, elle retourne à l’exploration du corps d’Austin, envoyant valser le tee shirt de l’homme, dévoilant le corps du brun à ses yeux. Ses prunelles agitées laissent percevoir le chaos qui gouverne la brune, laissent apercevoir la convoitise qui est sienne. Ses mains parcourent le torse de l’homme, s’attarde un instant sur le pantalon de ce dernier, laissant ses doigts à la manœuvre. Une hésitation, un doute furtif qui passe dans l’esprit de la brune, et qui formule, comme un murmure « Si tu ne veux pas je … ». Mais son corps refuse l’éventualité, et ses lèvres à nouveau rencontrent celles de l’ancien auror. « Enfin je … » ses mouvements lascifs et suggestifs parlent pour elle, mais elle a besoin de savoir, de l’entendre. Qu’il s’agit du même besoin pour lui, du même désir. Deux âmes sur la même longueur d’onde.
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Message par : Matt Austin, Sam 12 Jan - 15:12


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La chaleur s’intensifiait dans l’appartement, s’échappant des deux corps qui se s’entrelaçaient, les doigts qui caressaient les peaux, procurant une sensation enivrante pour les deux sorciers qui ne semblaient plus vouloir se lâcher. Les mains de Matt ne cessaient de parcourir le sublime corps de Elly, caressant ses fesses ou les agrippant par moment, tout en s’acharnant à enlever le tee short de la brune. Il voit un léger sourire taquin se dessiner sur les lèvres de la belle brune, sourire contagieux qui ne tarda pas non plus à apparaître sur le visage de l’américain. Ils semblaient être tous les deux sur la même longueur d’onde, savaient vers quels horizons ils allaient.

Le tee short de Elly ne résista pas longtemps à l’impatience du brun et le bout de tissu traversa la pièce pour finir au sol. Ses yeux eurent à peine le temps de s’attarder sur la poitrine de la sorcière, qu’elle prononça un simple mot qui l’arrêta brusquement, son visage exprimant une moue désabusée. Attendre ? Cela allait-il donc trop vite entre eux ? Trop vite au coup de Elly car pour sa part, le brun ne résonnait plus correctement, l’afflux sanguin de son corps entier ayant déserté le haut de son crâne pour se rendre dans une partie plus utile pour l’occasion. Car cela ne faisait aucun doute pour lui qu’il n’était pas insensible aux généreuses formes de la sorcière qui lui faisait face. Et quand elle se redressa sur lui, les prunelles grisâtres du brun ne perdirent aucun détail de la vision qui s’offrait à lui et son excitation monta d’un cran, ses mains se crispant sur les hanches de la sorcière.

Même si l’attente ne dura que quelques secondes à peine, cela parut durer une éternité pour l’américain qui avait de plus en plus de mal à reculer sa respiration. Mais Elly prononça des mots qui laissèrent interrogatif pour l’homme étendu sur le dos, ses prunelles suivantes les courbes fines de la sorcière qui s’éloignaient de lui. S’éloigner ? Une pointe de déception brilla dans le regard de Matt qui bégaya quelques mots sans réussir à former une réelle phrase. Devait-il s’excuser que les choses aillent trop vite entre eux ? Par la barbe de Merlin, les femmes étaient si compliquées. Mais Elly ne le laissa pas reprendre ses esprits, ne le laissant pas non plus ces quelques mots s’échapper de ses lèvres. Elle le fit taire. Impériale. Et doucement, le jogging laissa place aux jambes nues de la sorcière. Lassa place à l’unique sous-vêtement, l’unique obstacle qui se dressait devant le brun. Et l’excitation du brun reprit de plus belle, ses vêtements devenant trop soudainement serrés pour le redressement matériel de la pensée de l’américain.

La jeune femme cassa la distance qu’elle avait elle-même instaurée quelques instants plus tôt entre eux, pour se retrouver de nouveau dans les bras de Matt qui l’accueilli avec une passion non feinte. Les baisers ardents, fougueux ainsi que la danse commune de leurs langues reprennent à un rythme effréné. Dans des cours instants de lucidité, ses prunelles se perdent dans celles noisette de Elly, percevant la convoitise, le chaos, qu’il vient de réveiller en elle. Convoitise réciproque dont l’une des mains du brun ne tarda par à matérialiser en contournant doucement, effleurant les seins de la sorcière, les détaillant du touché, laissant son sens tactile prendre le dessus sur le visuel.  

Son tee shirt ne résiste par longtemps à la fougue de la sorcière et ne tarda pas à rejoindre à son tour le sol de l’appartement. Un éclair de lucidité l’attrape aux tripes, une pointe de peur s’illuminant dans son regard. Une peur commune à tout Homme. Une angoisse. Si il ne faisait aucun doute que Elly avait été gâtée, même plus que cela, par la nature, avec des formes généreuses et une beauté inégalable, pouvait-on en dire autant de lui ? Lui au corps meurtri par des combats passés, autant physique que mental. A ce moment, la jeune femme sur lui, il ne peut s’empêcher de repenser à ces mois d’errances, de buverie. Autrefois doté d’une musculature fine, il ne pouvait plus s’en pavaner, son ventre ayant prit une douce forme enrobée à cause d’un liquide ombragé  trop souvent ingurgiter.

Un moment de doute, d’égarement, de sa conscience, qui fut chassé par l’action de quelques doigts sur le bas de ses vêtements. Des doutes qui n’avaient, pour le moment, nullement sa place et qu’il allait devoir surmonter. Des mots murmurés par la brune lui parviennent aux oreilles, puis de nouveau cette sensation envoutante qui lui happe les lèvres quelques instants pour ensuite le relâcher. De nouveaux mots qui viennent frapper à la porte de son esprit. Elly exprime alors un doute. Doute légitime. Que le brun fit taire d’un nouveau baiser, envoutant et fougueux. Il ne voulait plus douter. Plus non plus que la brune doute de lui.

D’un mouvement de hanche, Matt inversa les positions des deux corps, pour se retrouver au dessus de la sorcière. A son tour, il s’éloigne d’elle, un sourire charmeur aux lèvres, un sourire énigmatique et envoutant. D’une simple main, d’un simple geste, les quelques boutons retenant la ceinture de son jean sautent tandis que le tissu ne tarda pas à descendre sur les cuisses puis les chevilles de l’américain. Un mouvement acrobatique lui permet de jeter ce bas quelques mètres plus loin, tout en gardant ses prunelles grisâtres dévorer celles noisette qui lui faisaient face. Prunelles qui ne tardèrent pas à descendre plus bas, pour regarder les atouts de la sorcière, s’attarder sur ses courbes alors qu’une moue enfantine apparaît à la commission de ses lèvres. Il n’a nullement besoin de parler, de laisser s’échapper quelques mots de ses lèvres, tant la tension et la fougue se dégageant, consumant l’intégralité de son corps, est palpable dans la pièce.

Quelques pas pour réduire la distance entre eux. Quelques pas pour montrer sa conviction. Pour montrer cette fougue dévastatrice qui a prit possession de son corps entier. Cette fougue qui lui fait déposer brutalement ses mains sur les hanches de la brune afin de la soulever du canapé, de la tenir contre lui, tandis que ses lèvres et sa langue se chargent de lui faire passer la vague de sentiment que son corps à du mal à contrôler. Quelques pas sur le côté, plus rapide qu’il ne l’aurait voulu, et voilà que leurs deux corps atterrissent sur le matelas moelleux appartenant à Elly. La jeune femme est en dessus de lui, du fougueux sorcier qui se détache quelques instants du corps de la sorcière pour pouvoir le contempler une dernière fois avant de se laisser consumer entièrement par le feu ardent qui n’a cessé de s’accroître en lui. Et ses lèvres repartent à l’exploration de celle de la brune ainsi que de son cou, avant de descendre doucement caresser ses mamelons. Ses mains ne tardent pas à rencontrer le chemin du dernier bout de tissu l’empêchant de se libérer complétement. Ce dernier sous vêtement qui semble essayer de lui tenir tête quelques secondes, avant de rejoindre ses congères sur le sol de l’appartement. Et l’américain continu l’exploration du corps de Elly, savourant chacun de ses aspects, chacune de ses courbes, avec le sens tactile de ses lèvres. Ses mains reprennent la suite de ses lèvres, caressant, enflammant le corps qui se tend à chacun des contacts entre leur peau. Il descend de plus en plus bas jusqu’à trouver son graal, laissant sa fougue exploser dans le rythme de sa langue. L’américain n’en doutait pas. Cela était le commencement d’un instant qui allait consumer son être entier.
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Re: [Habitation] Discreet Nest

Message par : Elly Wildsmith, Sam 12 Jan - 18:01


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Aux mots qu’elle distille à l’oreille du brun, elle n’obtient aucune réponse verbale. L’américain préférant les actions aux paroles, il embrasse fougueusement l’ancienne auror, faisant taire les quelques doutes qui pouvaient subsister dans l’esprit de la jeune femme. Doute qu’elle ne voulait pas voir exister, mais qu’elle avait dû formuler tout de même. Pour être rassurée. Parce qu’elle avait besoin de ça. Des mains du brun sur sa peau, de la chaleur réconfortante de ses bras, de ses prunelles acier qui la détaillent, qui l’interrogent. De ses lèvres sur les siennes.

D’un mouvement perceptible, le brun les fait changer de position, lui prenant le dessus sur elle, et elle se laissant faire. Mais à son tour, il s’éloigne. Elle se redresse légèrement, prête à lui demander ce qu’il faisait. Mais les mots ne sortent pas, l’esprit étant trop occupé à ne pas succomber immédiatement à cette chaleur qui ravageait son corps tout entier. Elle est quasi nue face à lui, devrait ressentir de la gêne, une certaine pudeur à être ainsi offerte. Mais elle n’en avait que faire. Plus il restait distant et plus le manque de son corps contre le sien marqué la brune au fer rouge. Pire que toutes les tortures qu’elle avait pu endurer jusqu’à présent.

Mais elle le regarde, avec cet air innocent sur le visage. Avec ses prunelles qui le détaille alors que son jean arrive au sol. Elle se mord la lèvre inférieure, se risquerait presque à un « Tu n’aurais pas dû t’habiller en sortant de la douche » mais son esprit est trop vague, trop perdu sur cette vague de chaleur qui brûlait son être tout entier. Les quelques pas qui séparent le brun de la sorcière semblent durer une éternité pour cette dernière. Dans les prunelles de l’homme brille une étincelle nouvelle, un quelque chose qui, aux moindres de ses regards sur elle, réveille un déferlement d’émotion, de chaleur.

Le voilà qui est là, attrapant les hanches de la brune qui se laisse aller à une complainte à peine audible alors que leurs deux corps se rapprochent, s’agrippent, agonisent. Alors que la respiration se coupe, que l’air se raréfie. Elle est accrochée à lui, écorche son dos de multiples coupures du à ses ongles sur sa peau, à ce désir ardent qui incendie la moindre parcelle de sa peau. Ni doute, ni angoisse, rien ne peut venir ternir le moment qu’elle vit là. Sa conscience s’est enfuie, loin du tumulte provoqué par les deux corps qui ont longuement agonisés, aux corps qui se retrouvent, enfin.  

Elle se laisse mener, emmener, son corps contre le sien, ses doigts s’agrippant aux cheveux du brun, ses lèvres parfois contre les siennes, d’autres fois perdues dans son cou, laissant multiples traces de son passage, de son envie démesurée qui est sienne. Quelques pas de danse que l’homme exécute en professionnel averti, et les voilà atterrissant sur le lit de la jeune femme – l’avantage d’un petit appartement. Elle est sur le lit, étendue. Lui au-dessus d’elle, et leurs regards qui se confrontent, qui s’affrontent. Luisant d’une envie commune, dévastatrice. D’une chaleur qu’ils partagent. La tension est palpable, l’atmosphère de tout l’appartement est devenue électrique.

Il n’y plus de doute, plus de crainte, plus d’hésitation, seulement une envie commune, une fureur destructrice. Il se recule un instant, elle l’appelle par ses yeux qui supplient un retour, un contact, une chaleur fusionnelle. Lui, constate, observe, détaille les courbes de la jeune femme. Un sourire qui passe, furtif, sur son visage. Prête à lui demander s’il aimait ce qu’il voyait. Mais la conscience s’est abandonnée depuis longtemps, naufrage programmé d’un corps en perdition. Sa langue passe rapidement sur ses lèvres asséchées par les soupirs qui s’extirpent, nombreux, indiquant la puissance de ce brasier qui les consume.

Et aussi furtif que fut son regard à lui, le voilà qui revient à l’assaut de la brune, ses lèvres parcourant son corps, menant une ascension vertigineuse à laquelle la jeune femme ne pouvait rien de plus que se glisser dans les tourments du plaisir qui s’offrait à elle. Des soupirs qui s’extirpent alors que le brun parcourt son corps. Tantôt avec ses mains, tantôt avec ses lèvres, offrant à sa langue une peau en supplice, des frissons par milliers. Le corps qui se cambre, s’étend, s’extasie sous les caresses ordonnées d’un maitre d’orchestre particulièrement doué. La brune n’y résiste pas, ses mains agrippant les draps, serrant entre ses doigts le tissu qui n’avait rien fait, rien demandé. Les yeux sont mi-clos, sa voix se transforme en une complainte, longue, soupirante. La douleur de la disparition est annihilée par toutes les sensations qu’il lui offre, là, sur l’autel de leur plaisir.

Elle s’abandonne à lui, totalement sienne. Rien ne vient troubler la quiétude de l’instant, le silence assourdissant de l’appartement, seulement perturbé par les lamentations de la brune, qui succombe, encore, à cet étourdissant plaisir. Luxure de l’abandon qui devient un régal, alors que les yeux se rouvrent, alors que l’esprit, petit à  petit, revient à lui. L’envie est toujours là, omniprésente, elle brille dans les yeux de la brune, en réponse aux prunelles d’acier qui semble réagir de concert. « Tu … » qui ne finit pas, la brune se redresse en lionne enragée. Ses yeux venant se confronter au regard d’Austin, elle le dévore, le détaille, encore et encore. Ligne de son corps, de son visage, qui ont manqués à sa vie.

D’une main habile, d’une simple pression sur son épaule, elle le fait basculer sur le côté. Ses doigts caressant encore les cicatrices de la vie d’Austin, elle se laisse aller à un soupir de plaisir alors qu’elle pianote doucement sur le torse de l’homme. Hésitation palpable, perceptible, alors que son regard rencontre encore celui de son homologue. Et c’est là qu’elle vacille, qu’elle décide, qu’elle apprivoise l’homme qu’il est. Sourire tendancieux sur le visage, elle murmure à son oreille un « Chacun son tour », tandis qu’elle descend lascivement sur le corps de l’homme dans un peau-à-peau sensuel, son regard éveillant bien d’autres jeux et envies dans l’esprit de la jeune femme. Ses doigts rencontrent le tissu faisant office de prison, qu’elle a tôt fait de faire glisser pour trouver l’objet de son désir, artisane d’un plaisir qu’elle veut lire dans ses yeux, sur son visage. Elle veut le voir qui s’abandonne au même bien-être qu’elle. Ses yeux sont enflammés d’une lueur singulière alors que ses lèvres, sa langue et ses doigts se mettent à l’ouvrage en destination d’un même voyage pour lui.

Combien de minutes s’écoulent ainsi, son regard vissé dans les yeux de son invité ? Elle n’en a aucune idée, visiblement assez longtemps à son gout puisqu’il la redresse, l’appelle à lui. Le corps de la brune glisse sur les draps alors que ses lèvres retrouvent celles de l’ancien auror. Baiser fougueux et passionnel, qui fait rugir le feu dans le corps de la jeune femme, son sang battant à ses tempes, son cœur battant la chamade, comme s’il voulait s’enfuir de sa cage thoracique. Elle le regarde, profondément éperdue à ses prunelles, à ce visage émacié qui lui avait tant manqué. Si, quelques mois auparavant il avait pu exister des doutes, des angoisses, là, face à lui, face à ce regard qui retournait le moindre de ses sens, il n’y a plus d’hésitation. Seulement une certitude.

Un mouvement de corps, de drap qui s’envolent, de sens qui se réveillent, d’écorchures sur son corps, de morsures sur son cou. Les complaintes sont partagées et les sens sont en alerte alors que la fusion brûlante de leur chair se fait dans un mutisme presque parfait. Seuls leurs yeux communiquent, s’envoient des messages éparpillés, des bribes de pensées qui se dévoilent alors que leurs corps communient dans une osmose absolue.






...






Elle est allongée, la tête reposant sur le torse de l’homme disparu-retrouvé. Ses doigts caressent doucement, tendrement, la peau ainsi offerte. Les draps recouvrent le reste de leurs corps endoloris, abîmé tant par la vie que par l’extase qu’ils viennent de s’offrir. Peu à peu, alors que la conscience reprend ses droits, que l’esprit se réveille dans la brume de plaisir qu’ils viennent de traverser, les questions se font, nombreuses. Elle aimerait les chasser, y répondre par elle-même, mais n’y arrive pas. Ne supporte pas l’idée qu’il puisse, par exemple, repartir. Elle veut savoir, où il était, ce qu’il a fait, comment il a vécu. « Matt ? ». La brune se redresse, plonge son regard attendri dans les prunelles de son homologue. Elle aimerait lui dire, lui demander, ce qu’il comptait faire désormais, mais elle avait peur de le faire fuir. Pourtant, le silence ne suis pas sa première parole, bien au contraire. Puisqu’elle ajoute « Que comptes-tu faire à présent ? ». La communion des corps avait été enivrante, bien entendu. L’oubli, pour un instant, des problèmes, des angoisses et des inquiétudes avaient du bon. Mais toujours, les questionnements revenaient tant que les réponses n’étaient pas apportées. Et puis, alors qu’elle repose à nouveau sa tête contre son torse, prisonnière de ses bras, elle murmure un simple « Si tu ne veux pas me répondre, je le comprendrais ». La peur est là, juste à proximité d'elle, comme une vieille amie dont on ne peut se débarrasser.
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Re: [Habitation] Discreet Nest

Message par : Matt Austin, Lun 14 Jan - 13:33


La respiration rauque, Matt avait du mal à reprendre son souffle alors que la tête de Elly reposait sur son torse. Cela avait été merveilleux. Un moment de partage, de communion. Un moment dont jusqu’à la, il en avait perdu le gout, la sensation. Et l’explosion des sensations que l’américain avait ressentie, ce feu qui l’avait consumé, rien n’était comparable à ce moment. Pour la première depuis longtemps, l’ancien Auror c’était senti vivant. La fougue qui l’avait dévoré, la jeune femme qui l’avait accompagné, jamais il ne pourrait l’oublier. Avait-il même envi de la remercier ?

Les prunelles du brun étaient fixées sur le plafond de l’appartement, tandis que l’un de ses bras entourait la taille de la sorcière, laissant ses doigts courir sur ses hanches. Un silence s’état installé entre eux. Rien de gênant, loin de la. C’était ce genre de silence, réparateur, salvateur, laissant les deux âmes communier sans un mot. L’esprit de Matt était étrangement calme lui aussi, souhaitant surement se reposer après ce trop plein de sentiment qui l’avait terrassé. Mais alors que les secondes passèrent, une question toqua à la porte du subconscient sur brun. Quelques mots. Et Maintenant ?

Et maintenant ? Qu’allait-il se passer entre eux ? Qu’étaient-ils l’un pour l’autre ? Ouverture par une question, d’autres ne tardèrent pas à suivre. Mais l’américain n’en formula aucun, de peur d’effrayer Elly. Après tout, le moment n’était pas le plus opportun pour ca. Et puis, sentir le corps nue de la jeune femme contre le sien, n’avait pour effet que de réveiller petit à petit se feu qui l’avait consumer. Comme en enfant, il en voulait encore. Toujours plus. Ses doigts ne cessaient de se balader sur les hanches de la brune, tantôt descendant entre les cuisses pour l’effleurer, tantôt remontant pour érafler la courbe de ses seins. Les prunelles du brun se focalisèrent sur la chevelure brune qui se trouvait sur son torse, ne cessant de s’émerveiller devant la beauté de Elly. Était-il prêt à lancer un second round ?

La question fut très rapidement close. Elly semblait elle aussi avoir quelques interrogations, qui ne tardèrent pas à sortir de ses lèvres. Une question légitime posée par la sorcière, qui devait sans aucun doute, avoir peur de le revoir disparaître. Comment pouvait-il lui en vouloir ? Il avait disparut, sans aucune explication, loin de ce monde magique, loin de tout. Loin de elle. Les yeux de Matt se focalisèrent de nouveau sur le plafond, le brun se laissant quelques minutes pour réfléchir à sa réponse, lui même ne sachant vraiment quoi répondre. Après, tout, lui même ne savait pas se qu’il voulait faire exactement. Une seule chose était sur, il voulait rester avec Elly, passer des moments ensembles, profiter un maximum de cette « relation » naissante entre eux. Oui, il était sur de cela. C’était son souhait. Mais l’américain savait aussi qu’il allait devoir se reprendre en main. Après tout, la sorcière ne souhaitait surement pas passer des moments avec un homme qui ressemblait plus à un sans domicile fixe qu’autre chose.

Alors que voulait-il faire ? Que pouvait-il faire maintenant ? Matt allait devoir retrouver un boulot, retrouver une vie plus paisible, plus calme, plus adéquate à cette vie qu’il souhaitait prendre. Elly était son point d’attache, d’encrage avec le monde sorcier. Mais souhaitait-il construire sa vie dans ce monde ? Ou souhaitait-il plutôt alterner entre le monde moldu et le monde magique. De toute manière, un fait important le concernant allait poser problème si il cherchait un job dans le monde sorcier. Sans baguette, il n’allait pas vraiment recevoir d’offre.

« Ce que je vais faire hein… ? Je vais attraper mon jean et fuir comme un jeune adolescent, déclara l’américain le ton amusé, ses prunelles attrapant celles de la brune. Je suis sur d’une chose, c’est que je te veux toi Elly. Je souhaite apprendre à te connaitre, passer des moments ensembles… Le brun hésita quelques instants, de peur d’effrayer la sorcière. De construire une relation ensemble. »

Construire une relation avec Elly. Oui, c’était cela. C’est ce qu’il souhaitait pour le moment. L’avoir à ses côtés, être une épaule pour elle, la pousser à aller de l’avant et à oublier un passé sans conteste douloureux. Oui. C’était ce qu’il voulait. Mais était-il sur la même longueur d’onde que la brune ? Il n’en savait rien.

« Après, je t’avoue que je suis perdu Elly. Je ne sais pas vraiment vers quoi mon futur se rapproche. Il faut que je me trouve un job pour commencer, mais dans quel monde ? J’aime les moldus, j’aime leur vie et si tu n’avais pas été la, je serais surement jamais revenu ici. Chez les sorciers, le climat actuel, la peur qui gangrène les rues, c’est pesant. Je ne sais pas si je souhaite réellement vivre en me retournant toutes les secondes dès que le vent souffle ou que les chiens aboient. Un mince sourire se forma sur les lèvres du brun. Je ne veux pas vivre avec la peur de te perdre. Alors peut-être que je devrais trouver un boulot chez les moldus et alterner entre nos deux mondes. »

Le brun remonta le corps d’Elly sur le sien, rapprochant leurs visages avant de déposer un délicat baiser sur ses lèvres. Il savait que ce qu’il voulait, vivre comme un moldu tout en partageant la vie d’une sorcière, ne serait pas quelques chose de facile ou d’aisé. Mais l’américain voulait y croire. Croire que cela état possible. Après tout, Elly ne semblait pas détester les moldus.
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Re: [Habitation] Discreet Nest

Message par : Elly Wildsmith, Mar 15 Jan - 0:18


Ses mains caressent la brune, et réveillent délicatement une peau endormie d’un trop-plein de sensation. Des petits frissons qui s’extirpent à chaque fois que sa main frôle les zones sensibles de la brune. Elle sourit, s’en veut un peu de poser les questions du genre après pareil moment. Mais elle a besoin de savoir, de comprendre. Pour mieux connaitre les pas qu’elle devra faire plus tard, pour mieux savoir d’où elle devra se relever si jamais il décidait de partir. Elle ne voulait pas ça, mais elle ne pouvait pas le retenir contre son gré. Et la taquinerie de Matt, quand bien même c’était une plaisanterie, fit se crisper la brune. Parce qu’il y avait cette peur qui demeurait, implacable. Qu’elle ne soit que de passage dans sa vie, qu’elle n’ait pas la même valeur à ses yeux.

Prunelles d’acier qui la regarde, et happe par la même occasion les doutes et angoisses de la brune. Les mots qu’il distille « … je te veux toi Elly … » confortent la sorcière dans ses pensées. Qu’importe le monde alentour, qu’importe le vécu, le passé. De l’un comme de l’autre. Il y avait quelque chose à faire, à tenir, à construire. Il confirme ses pensées, alors elle sourit. Simplement. Posant sa tête sur l’épaule du brun, suffisamment près pour entendre les battements de son cœur, pour écouter les hésitations de sa voix.

Il dit qu’il est perdu et elle aurait presque envie de faire un jeu de la surenchère. Mais elle ne sait pas ce qu’il a vécu, ignore tout de son passé. De lui. Seules demeurent les prunelles acier plein de colère il y a quelque mois. L’auror précautionneux, méthodique, froid. En totale contradiction avec l’homme qui la serrait dans ses bras. Ou peut-être était-ce cela, justement ? Une attraction magnétique, plus forte qu’eux. Quand bien même ils étaient décidés à se détester. Quand bien même aucun d’eux ne voulait s’engager dans la voie qu’ils semblaient prendre à deux désormais. Elle l’écoute, les yeux concentrés sur les doigts qui pianotent sur la peau du brun, jouant la délicate partition de désirs inavoués et d’envies informulées. Tout en l’écoutant, sans demi-mesure aucune, prenant pleinement conscience de ce qu’il disait, de ce qu’il sous entendait.

Et encore une fois, il a cette voix qui le trahit, qui fait qu’elle se serre encore davantage contre lui. Comme une peur qu’elle partage sans lui admettre. « Je ne veux pas vivre avec la peur de te perdre ». Qui raisonne dans l’esprit de la brune. Elle refuse de lui mentir. Mais comment lui dire qu’il n’a aucune raison d’avoir peur avec elle ? Qu’il n’a aucune raison de craindre pour sa vie, puisque c’est elle qui mène la danse, les jeux nocturnes et macabres. Pour le bien d’une Cause chère à son cœur. Et c’est la douleur de la réalité qui rattrape la brune. L’absurde vérité. Ses doigts ne taquinent plus l’épiderme du brun. La danse et la musique se taisent soudainement. Pouvait-elle le protéger de ce qu’elle était ? Sans lui mentir, jamais ? Sans trahir la confiance entre eux ?

Les pensées s’emmêlent alors que le brun attire Elly à lui, leurs deux visages se faisant face avant qu’un baiser ne vienne sceller les lèvres des deux anciens aurors. Le feu menace, au loin. Des braises ardentes sur lesquelles il suffirait de souffler un peu pour que reparte l’immense brasier prêt à tout dévorer. A tout emporter. Et là, sa peau contre celle de l’américain, une idée née « On pourrait peut-être … » une seconde, deux secondes. Les muscles sont crispés, la peau refroidie malgré les caresses de l’américain. « … s’éloigner ? … Du monde magique ? Enfin … ». Une nouvelle pause. La brune cherche la force de continuer dans les prunelles grises de l’homme sur  lequel elle se repose. « Je suis souvent à Poudlard … ou au Heurtoir … rien nous empêche de … enfin tu vois quoi ». Doute et hésitation qui demeurent siennes, comme si elle avait peur qu’il s’enfuit à l’autre bout du pays devant l’improbable proposition.

« C’est peut-être prématuré … » non, ça l’était, clairement, mais qu’importe, elle devait continuer. Pour lui, pour elle, pour eux. Pour ce qu’il avait représentait et pour ce manque qu’il avait créé. « Et si c’est le cas excuse-moi … mais … ». Le courage, la main qui rejoint le cou du brun, caresse la naissance des cheveux sur sa nuque. « Peut-être qu’on pourrait se trouver un truc … côté moldu ? ». C’est l’air qui se raréfie ou seulement la jeune femme qui ne sait plus respirer correctement ? « Je veux dire … je peux faire ça … pour toi … Seulement si ça te va … ». Le genre de décision qui se prend normalement de manière réfléchie. Et pas après une première partie de jambe en l’air. Mais y’a un sentiment d’urgence qui fulmine dans les veines de la brune. Non pour la consommation des chairs, des corps en osmose. Mais davantage pour la protection du brun. Pour le mettre à l’abri. Et s’y mettre aussi, probablement. Les yeux sont hagards, perdus. Comme si la brune était partie dans ses pensées trop profondes, alors qu’elle aurait simplement aimé se noyer dans le même plaisir qu’ils avaient partagé plutôt. La vie ternie bien trop vite les souvenirs, les moments passés.

Alors elle cherche à changer la donne, à revenir à cette sensation d’euphorie qui la comblait quelques instants plutôt. Elle se redresse, appuyée sur ses coudes, pour lui faire face, lui tenir tête. Alors qu’elle dépose des petits baisers, sur ses lèvres, sur ses joues, le long de son cou, elle murmure doucement « Qu’importe … en fait. Où tu veux, je te suis. J’veux plus me poser de questions. C’est fini … tout ça ». Juste réagir à l’instinct et voir ce que demain réserve. Sans se poser mille questions inutiles, sans braquer, sans brusquer l’autre. Ni soi-même.
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Message par : Matt Austin, Mer 16 Jan - 12:26


Les prunelles de Matt restaient fixées sur le plafond de l’appartement de Elly, tandis que la tête de cette dernière reposait sur son torse et s’élevait au rythme de la respiration du brun. Il venait de lui confier ses doutes, ses peurs. Celles qui venaient de la happer alors qu’il était à peine revenu de son errance. Lui, tiraillé entre deux mondes. D’un côté, celui des sorciers. Ce monde dans lequel il avait vécu de nombreuses années, cumuler plusieurs travails avant de devenir, se qu’il pensait être à l’époque, un chevalier servant sa nation contre la noirceur qui ne cessait de l’entacher. Mais l’américain avait chuté de haut. L’opinion de la population vis à vis des Aurors n’était pas vraiment favorable. La tendance laissait croire, que les sorciers préféraient la noirceur à la lumière, sans oser l’entraver pour laisser le chaos régner.

Mais d’un autre côté, élevé jusqu’à son départ à Poudlard dans le monde moldu par une famille aimante, le brun ne gardait que des bons souvenirs de sa vie sans magie. Il avait été habitué à se débrouiller sans baguette magique, à la sueur de ses bras. Puis ses quelques mois d’errances, lui avaient ouvert les yeux sur un nouveau monde. Les moldus avaient leurs propres problèmes de société. Misère. Pauvreté. Guerre. Finalement, les deux mondes étaient semblables en de nombreux points.

Mais en ayant vu, de part son ancien métier, les nombreuses déviances de la magie, le jeune homme avait commencé à perdre espoir en cette dernière. Les images du Poudlard Express, jonché de corps d’enfants, d’adolescents, ne cessaient de le hanter malgré le temps qui s’était écoulé. La magie était-elle vraiment bénéfique aux sorciers ? Une question qui ne cessait de faire des allers-retours dans l’esprit du brun.

Les murmures prononcés par Elly ramenèrent Matt à l’instant présent, à ce corps frêle et sublime qu’il tenait dans ses bras. Ses yeux se désintéressèrent du plafond pour porter leur intention sur la jolie sorcière dont les prunelles brunes le détaillaient. Des phrases qu’elle ne semblait pas réussir à terminer. Une idée que sur laquelle, la brune n’arrivait pas à mettre de mot précis. Matt remarqua que les muscles de la sorcière étaient tendus, provoquant en lui des interrogations sur ce que voulait vraiment Elly. Avait-elle changé d’avis après avoir entendu les propos du garçon ? Voulait-elle mettre maintenant terme à une relation à peine naissante à causes des idéaux de l’américain ?

Mais la suite arriva. L’idée de la brune prit enfin forme, les mots retrouvant leur sens alors que sa main caressait la nuque de Matt. Mais ces mêmes mots qu’elle utilisa, leur sens, laissa un étrange gout au sorcier. « Faire ca pour lui »… Matt ne voulait forcer Elly à rien. Elle avait faite sa vie, sans lui. De quel droit pouvait-il maintenant lui demander de mettre tout cela de côté ? Non. Il ne pouvait tout bonnement pas lui imposer son choix personnel. Et l’esprit de Matt se concentra sur d’autres mots. « Souvent à Poudlard »…? Le brun savait que la sorcière était propriétaire du Heurtoir mais que faisait-elle à l’école de magie ?

Mais Elly ne lui laissa pas le temps de parler, commençant à déposer des baisers sur ses lèvres, son visage, son cou, tout en lui déclarant qu’elle le suivra, n’import où. Qu’elle ne veut plus se poser de question. Plus de poser de question. Le brun était d’accord avec cela. Lui même avait passé trop de temps à faire cela. Vivre au jour le jour, sans futur, sans passé. Juste vivre. Matt laissa ses mains se balader sur le corps nu de la sorcière tandis qu’un sourire charmeur se dessina sur ses lèvres.

« Ca me plait bien de ne plus se poser de question. Juste de vivre. Le sourire du brun s’élargit avant de se transformer en une moue désolée. Mais je ne peux pas te demander de quitter tout ce que tu as ici alors que je viens tout juste d’arriver sans prévenir dans ta vie. On va… L’américain se laissa quelques secondes de réflexion. On ne va pas réfléchir à tout cela. Juste laisser le temps faire les choses. Me trouver un job. Moldu surement car sans baguette, je ne risque pas de pouvoir trouver un boulot ici. Et puis…Le brun eu un sourire narquois avant de reprendre. Reprendre le sport car ce petit ventre rond ne me va pas si bien non ? »

Les prunelles d’acier de Matt firent un rapide détour par le bas de son ventre, dont il ne restait que très peu de vestige de sa musculature. Oui, reprendre le sport afin de faire changer cela. Le petit ventre à bière avait tendance à faire perdre plus de charme que d’en provoquer. Enfin bon. Matt serra Elly dans les bras, fermant quelques instants les yeux afin de profiter de sa chaleur, de son odeur. Il prit une profonde inspiration, pour ne pas oublier. Pour toujours garder ses sensations incréées dans son esprit. Tout en ouvrant ses paupières, l’américain, dont le sourire narquois était toujours aux lèvres, décidés de faire taire un doute qui ne cessait de le turlupiner.

« Dis moi, quand tu dis, « Souvent à Poudlard »… Tu veux dire quoi par la ? Tu donnes des petites interventions aux enfants ? Tu les martyrises ? Quelques secondes passèrent. On a vraiment du temps à rattraper tous les deux. »

Le brun en profité d’un léger temps de répit pour déposer un baiser sur les lèvres de sa sorcière avant de replonger ses prunelles dans les siennes, tandis que ses doigts ne cessaient de parcourir le corps de la brune, assoiffés de découverte.
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Message par : Elly Wildsmith, Mer 16 Jan - 15:15


Lui aussi, ne voulait plus se poser de question. Un nouveau point commun entre les deux amants, donc les mains allaient et venaient sur les corps alanguis. Comme des envies d’encore gravées sur les peaux, sur les mains baladeuses des deux silhouettes allongées l’une contre l’autre. Il répond à ses questions, à son interrogation. Mais il lui dit qu’il ne veut pas qu’elle quitte tout ce qu’elle a ici. Elle s’interroge, se redresse, le regarde. Elle aimerait lui dire que rien ne la retiens, qu’elle peut très bien changer de vie, comme ça. Mais comment le pouvait-elle ? Elle devait bien admettre que ce n’était pas … évident. Il évoque la disparition de sa baguette – comptait-il repassait par le célèbre commerçant de baguette ou comptait-il simplement faire sans magie ? Qu’importe sa décision, la brune le suivrait sans aucune hésitation. La douleur des mois d’errance encore bien trop présente dans son corps.

Et puis, il parle de son ventre. Elle laisse un léger rire cristallin s’extirpait de ses lèvres. « Oh Mister Austin, il y a du laisser-aller la dedans ». Elle feint l’air courroucé avant de rajouter un « Si tu veux, au Heurtoir, on a inauguré une salle avec des machines moldues pour le bien-être et la forme, mais honnêtement … le principal c’est ce que tu as dans la tête … C’est ce que tu es qui me plait ». Même si, au final, elle ne connaissait que peu de chose de l’homme.

Finalement, une question traverse les lèvres de l’ancien auror, les habitudes d’interrogatoires ayant visiblement la vie dure. Elle sourit quand elle entend le mot « Martyrise ». Elle voudrait répondre immédiatement, mais ses lèvres sont accaparées à rendre le baiser à Austin. Alors que sa main à lui repart à l’assaut du corps de la jeune femme, laissant à sa peau de multiples frissons. « Si tu continues de la sorte, je ne vais pas pouvoir répondre à tes questions longtemps ». Sourire de rigueur et sous-entendus à peine camouflés alors que ses lèvres retournent à l’assaut de celles d’Austin, et que sa langue, taquine, vient chercher sa consœur. Quelques secondes qui s’écoulent ainsi et la brune marque un arrêt, recule quelques instants. Laisse un murmure alors que son sourire ne la quitte pas « Tu ne m’aides pas à me concentrer ».

Elle pose son menton sur l’épaule du brun, laissant ses doigts caressaient le visage de l’américain. Délicate partition qu’elle joue avec ses mains. « Depuis que tu es parti … je suis devenue professeure à Poudlard. Sortilèges et enchantements ». Et là, l’illumination. « Artemis aussi, d’ailleurs. DCFM pour lui ». Elle était sûre qu’il aimerait avoir des nouvelles de son ancien chef. A n’en pas douter. Une conversation lui revenait d’ailleurs. A la table du personnel, quand elle avait dit tout ce qu’il y avait eu entre Austin et elle à son ami. Elle ne s’était pas trompée. Elle le savait. « J’ai parlé de toi … avec lui ». Une pause, alors qu’elle ajoute « Il était persuadé qu’il était responsable de ta disparition … ». Et c’est toute la tristesse du monde qui s’abat sur la brune. Ses prunelles ébène qui se parent d’un voile sombre. Son corps qui se serre contre celui d’Austin, cherchant à tout prix  le contact réconfortant.

Au loin, le brasier ne s’est pas éteint. Il est là, toujours présent. Comme si chaque passage des mains du brun sur elle réveillait un peu plus les braises qui refusaient de s’endormir. Elle a l’air hagard des gens qui réfléchissent trop, le regard dans le vide. Perdu. A ces nombreux mois d’errance qu’elle avait traversée. A cette attente de lui, sans trop savoir pourquoi. Que ce serait-il passé s’il n’était pas revenu ? Aurait-elle continué sa vie en tenant un rôle qui n’est pas le sien ? Aurait-elle choisi la voie qu’elle avait déjà voulu prendre ? L’un de ses poignets est à portée de son regard, et elle contemple, longuement, les traces qu’elle y avait laissé quelques mois plutôt. Trop d’émotion, trop de sentiment, trop de crainte et d’amertume. L’implosion n’était pas loin.

Mais elle ne veut pas. Elle refuse de cèder à cette colère qui la ravage, à cette tristesse qui la submerge. Elle veut juste profiter des instants que la vie lui offre avec lui. Des moments qu’ils peuvent partager, ensemble. Sans penser ni à hier, ni à demain. Bien loin des blessures qui jonchaient encore son cœur, son corps ou son âme. L’absence des uns, la disparition des autres. Tout cela avait été brutal pour elle, et il lui semblait que le retour d’Austin ressemblait à un cadeau de la vie, qui ne s’était pourtant jamais montré très sympathique avec elle. Elle murmure donc, à l’attention de l’ancien auror « Tu n’es pas qu’un rêve hein ? ». Les yeux sont toujours comme éteints. Comme si la lumière qu’il avait apportée avait subitement disparue dans les méandres des réflexions de la brune. Comme si le moment qu’il avait vécu quelques instants plutôt n’étaient qu’une représentation d’un esprit tourmenté, trop abîmé. Se refusant de vivre dans une réalité qui ne lui plaisait plus.
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Re: [Habitation] Discreet Nest

Message par : Matt Austin, Jeu 17 Jan - 20:50


Matt laissa échappé à son tour un léger rire quand Elly lui fit remarquer, amusée, son léger petit ventre rond. Et pour tout dire, si effectivement une salle de musculation avec quelques machines modlues ouvrait ses portes dans l’établissement de la brune, il pourrait se laisser aller à reprendre un petit abonnement là bas. Enfin, pouvait-il vraiment y rentrer sans y être pour se battre à coups de sortilèges ? Surement. Ce lieu avait été ouvert pour tous.

Elly lui rendit son baiser, fougueux, appuyé, laissant leurs langues de nouveau communiquer, se rencontrer et partager quelques moyens. L’excitation du brun ne tarda pas à revenir, autant mentalement que physiquement. La sorcière avait raison, à ce rythme la, ils ne risquaient pas de pouvoir se concentrer sur leur conversation. Ils aillaient devoir calmer le rythme. Un peu. Tout petit peu. Très peu. Quelques instants. Le brun fit quelques efforts pour contenir cette fougue, ce feu qui menaçait encore de le consumer et d’emmener Elly avec lui pour une danse sans fin.

La belle brune déposa alors son menton sur le torse de l’américain tandis que ses doigts caressaient doucement son visage, procurant cette sensation apaisante qui faisait fondre le sorcier. Il ferma les yeux quelques instants, laissant le contact de la peau d’Elly sur son visage le bercer. Il comprenait la chance qu’il avait. La chance que lui avait donné la brune en acceptant de le garder à ses côtés. D’accepter qu’il rentre dans sa vie, qu’il s’impose alors même qu’il avait disparu durant des mois. Elle avait ouvert ses bras au brun, qui sans aucune hésitation, s’était jeté dans ces derniers. Pour toujours.

Elly ne tarda pas à prendre la parole, douce voix qui ne fit que bercer encore plus l’américain. Elle n’était plus seulement la propriétaire d’un établissement sorcier des plus réputés, non, mais une nouvelle enseignante dans la prestigieuse académie de Poudlard. Professeur d’enchantements et sortilèges. Un mince sourire narquois se dessina sur les lèvres de Matt. Réelle coïncidence ? C’était la matière dans laquelle le brun excellait durant sa scolarité. Celle qui préférait. De loin. Surprenant pour un ancien Auror, que cela ne soit pas la Défense Contre les Forces du Mal ? Pas pour. Préférant la subtilité, l’intelligence d’un sortilège bien formulé. Après tout, il restait Serdaigle. Plus intelligent que les autres n’est ce pas ?

Les yeux de l’ancien Auror s’écarquillèrent soudainement quand Elly lui révéla l’identité du nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Artémis Lhow. Surement l’un des meilleurs sorciers que la vie lui avait donné l’occasion de rencontrer. Matt n’avait pas pour habitude de jeter des louanges mais il fallait bien avouer, que son ancien supérieur était un excellent combattant tout comme un excellent leader. Si le bureau des Aurors avait tenu durant son époque, ce n’était pas pour rien. Mais pourquoi avait-il décidé de quitter sa fonction ? Matt pensait avoir quelques suggestions à ce propos mais il les garda pour. Après tout, le ministère était-il vraiment derrière ses forces armées ?

Artémis. L’américain ressenti un sentiment de culpabilité lui saisir les tripes, lui retourner l’estomac. Il était parti sans un mot pour ses collègues, les laissant se débrouiller, sans aucune explication. Lui qui avait promit monts et merveilles, il n’avait fait que fuir. Sa lâcheté avait prit le pas sur son honneur. Et c’était surement l’un de ses plus gros regrets, en plus d’avoir abandonné Elly. Finalement, pouvait-on vraiment lui accordé sa confiance ? Le brun doutait de lui même. N’avait-il pas trahit ses collègues en partant de la sorte ? En revenant maintenant dans le monde des sorciers, la queue entre les jambes ? Matt savait qu’il n’avait plus rien d’un combattant. Qu’il n’était plus qu’un lâche, préférant avoir une vie apaisante que dangereuse. Croiser Artémis ou même Shela, serait bien l’une de ses pires expériences et il espérait éviter cela jusqu’à sa mort. Il n’aurait pas la force de les regarder dans les yeux. Pour Arty, le gamin irresponsable, cela était une toute autre histoire.

Son sentiment de culpabilité ne fit qu’accroitre quand la belle brune lui avoua que Mister Lhow s’en voulait, se croyait responsable de son départ. Et Matt ne masqua que très mal se malaise grandissant en lui, sa respiration devant plus forte, ses yeux perdus, fixant un plafond sans réel intérêt. Ses muscles se tendirent tandis que sa mâchoire se crispa. Mais il ne fit aucun commentaire. Ne laissa aucune de ses doléances sortir de ses lèvres. Il n’était pas prêt à aborder ce sujet. A aborder sa lâcheté. Pas maintenant. Même jamais. Il avait été pitoyable. L’était-il encore ? Nul ne pouvait le savoir, même lui. Mais pour essayer de ne pas inquiéter Elly, il tenta l’un de ses sourires narquois, qui ressemblait alors plus à une grimace malhonnête, et la serra plus forts dans ses bras, pour la garder auprès de lui, pour que son odeur et sa chaleur lui fasse oublier le comportement dégoutant qu’il avait eu.

Par chance, Elly se serra contre lui, l’apaisant, cherchant elle aussi un certain réconfort que le brun tenta de lui donner maladroitement. Ils restèrent ainsi quelques secondes, à la recherche du bien si formidable que le contacte entre leurs corps leur donnait. Deux âmes en peines, qui sans nul doutent, allaient devoir passer bien des épreuves pour apprendre à se connaître totalement. Deux âmes meurtries par leur passé mais aussi le présent. Deux âmes plus perdues, qui avaient errer de nombreuses années avant de se croiser.

Le murmure de la brune se laissa doucement glisser jusqu’aux oreilles de l’américain. Un rêve ? Était-il réellement un rêve ? Il aurait été tenté de dire, que par le passé, il avait été plus un cauchemar pour son entourage. Mais il souhaitait changer et sans Elly, il n’y arriverait pas. Car sans elle, il s’en savait incapable. Alors, il laissa ses prunelles d’acier attraper celle noisette de la jeune femme, laissant cette fois, un réel sourire réconfortant se dessiner sur son visage. Oui. Pour elle, il était bien réel. Les doigts du brun remontèrent vers le visage de la sorcière, caressant doucement ses joues, contournant ses yeux, ramenant une mèche rebelle de sa chevelure auprès des siens.

« Je ne suis pas un rêve Elly, crois moi. Je suis là et je le resterais. Et si tu comptes te débarrasser de moi, cela ne risque pas d’être une tâche aisée ! Les prunelles du brun tombèrent sur les cicatrices présentes sur les bras de la jeune femme. Et je ne veux plus jamais te voir sur étendue sur un lit d’hôpital. Plus jamais. »

Elly n’était certainement pas au courant, mais après sa tentative de suicide, Matt était venue la voir dans sa chambre, alors qu’elle dormait paisiblement avec un Arty tout aussi endormis à ses côtés. Un souvenir qui était encore très présent dans son esprit. Un souvenir qui lui rappelait encore et toujours ses erreurs. Cette fois la, il n’avait pas réussit à la sauver, mais cela ne se reproduirait plus. Maintenant que l’américain, il allait la protéger, encore plus que sa propre vie. Et cela, même sans baguette magique.

« Et si… Si tu me parlais un peu de toi Elly. Après tout, je ne sais même pas dans quelle maison tu étais à Poudlard ? Dans la meilleure, chez les Serdaigles ? Ou chez les gryffonds qui blablatent plus qu’ils se battent ? Ou peut être chez les serpents, qui préfèrent sans conteste ramper aux pieds des autres ? Sinon il reste nos gentils blaireaux… Sympathiques et rigolos lors des soirées, mais aussi utile qu’un cure-dents lorsqu'on mange un yaourt ? »

Évidemment, le brun avait utilisé un ton qui se voulait amusant, tandis que ses pupilles d’acier laissaient s’illuminer une pointe de moquerie dans son regard. Une petite rivalité était toujours la bienvenue, même lorsqu’on avait la trentaine et qu’on était censé être un peu plus mature qu’un enfant de onze ans.
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Re: [Habitation] Discreet Nest

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 17 Jan - 22:52


Du malaise perceptible dans l’air. Palpable du bout des doigts. Une main tendue saurait s’en saisir et n’en faire que charpie. Heureusement, le brun ne s’attarde pas là-dessus. Pas de propos, pas de mot. Rien qu’une sensation pénible. Des yeux qui s’affrontent, un regard par lequel s’échange de multiples pensées, désirs, envies. Les doigts de l’américain frôlent le visage de la brune, caressent ses joues, remettent en place une mèche qui se joue cavalière solitaire devant le nez de la jeune femme. Elle le regarde, et sourit, simplement. Même si elle aimerait panser les plaies qui semblent parcourir l’âme et l’esprit du brun, elle le sait, rien de tel ne se fait en un seul jour.

Et puis, des propos qui s’extirpent des lèvres de l’ancien auror, qu’elle regarde, attisée par une convoitise de le faire taire, peut-être. Ou d’apposer sur sa bouche ses propres lèvres avides de désirs. Un sourire. Encore. Qui pourtant se meurt instinctivement quand le regard acier du brun parcourt les cicatrices sur les avant-bras d’Elly. Sourire perdu, loin. Bien loin. Quand elle entend la suite de sa phrase. Elle ne savait pas. Elle ignorait que, lorsqu’elle était allongée à Ste Mangouste, Austin avait vu, avait constaté. L’étendue des problèmes. La brune retient un frisson douloureux. Quel choix avait-on lorsque la vie semblait vouloir vous fuir à tout prix ? Quelle possibilité s’offrait à elle ? Elle n’avait su voir, à ce moment-là, que le pire. Et rien pour la faire rester.

Mais tout était différent à présent. Il y avait quelqu’un, là, tout contre elle, qui comptait sur elle. Oh, Azaël et Arty aussi, bien entendu. Mais ils avaient leurs vies à gérer, leurs propres parcours à accomplir. Et la brune ne le savait que trop bien. Elle ne voulait pas se montrer trop … Envahissante. Elle l’avait d’ailleurs été lorsque, à sa sortie de Ste Mangouste, elle avait habité un temps avec les deux jeunes hommes. Et puis, le temps avait fait son œuvre. Les blessures n’avaient pas guéries mais il fallait pourtant continuer à vivre. Comme une obligation à laquelle elle répondait volontiers, juste pour ne plus avoir à faire face aux visages des deux garçons désolés. L’esprit de la brune est parti ailleurs, loin.

Alors que pourtant, Austin continue. Sur une pointe un peu plus espiègle, taquine. Comme pour ramener la légèreté entre eux deux. Pour qu’ils se débarrassent un peu du poids qui était le leur. Un passé bien trop compliqué à gérer, à comprendre, à appréhender. Pour l’un comme pour l’autre, des difficultés à surmonter. Nombreuses. Et des secrets qui rongent les entrailles. Cette peur indicible. Pour sa vie. Pour leur idylle naissante. Mais l’américain est d’humeur badine, joueuse. La brune se contente donc d’un murmure « Je ne savais pas que tu étais au courant … » alors que son regard parcourt les stigmates de sa tentative de suicide. Une certaine … douleur, qui s’était réveillée dans sa poitrine à l’évocation du souvenir.

Mais bien vite oublié quand les mots du brun sur les Poufsouffles ramènent la brune à la réalité des choses : Austin la cherche, très clairement. Sait-il que l’ancienne auror était une Poufsouffle ? Elle fronce les sourcils de mécontentement. « Tu n’es pas sérieux j’espère ? ». La voix se veut courroucée et le visage transmet approximativement ce genre d’informations. Les sourcils arqués, le nez retroussé par une colère feinte. La brune se redresse, s’assoit. « Ah ouais, tu es comme ça ? ». Elle attrape un oreiller, tombé là sans qu’elle ne sache trop commun – sans doute à cause de la passion assouvie quelques instants plus tôt. Elle l’attrape, le serre contre sa poitrine nue. « Toi, obligé, t’étais un Serdaigle pour dire que c’est la meilleure maison ». Elle lève les yeux au ciel, avant d’assener sa sentence (irrévocable) « Tu sais ce que tu mériterais ? »

Elle se rapproche de lui, le coussin toujours prisonnier de ses bras. Elle dépose ses lèvres contre celles de l’ancien auror. Contact vif et furtif alors qu’elle se rélève rapidement. « Tu sais ce qu’ils te disent les Poufsouffles ? ». Le sourire est là, radieux. Alors que l’arme s’élève, et s’abat sur le visage d’Austin. « Tu vas voir si j’suis aussi utile qu’un cure-dent quand on mange un yaourt toi ! ». Le rire est de rigueur, les doutes sont oubliés pour quelques instants. Alors qu’elle cherche à lui faire bouffer les plumes de son oreiller. « S’il faut, tu les avaleras une par une ! » alors qu’elle tape, encore et encore, se tenant à une distance raisonnable de lui. Histoire d’éviter les représailles. Quelques coups qui tombent encore.

« C’est bon, t’as eu ton compte l’aiglon qu’a du mal à voler là ? ». Les lèvres sont étirées en un sourire malicieux, et la voix est teintée d’ironie. Le brun se défend, ou tente sans doute de se défendre. La brune ne sait pas trop, en fait. Elle est happée par ce regard gris qui la fascine, la passionne. « Me regarde pas comme ça », qu’elle murmure comme un supplice. Alors que pourtant, les yeux du brun ne la quittent pas et qu’elle n’ose pas détacher son regard du sien. Comme une attraction irrésistible. Elle se rapproche de lui, laissant tomber son arme de fortune sur le côté. « Ce n’est pas vraiment fair-play ce que tu fais ... ». Les dents accrochent la lèvre inférieure de la brune, qui se rapproche doucement du brun, rampant comme un serpent. Insidieux poison qu’est la passion. Et puis, arrivée à proximité de lui, avec cette envie de le dévorer tout entier, elle se retient, reste là. Distante. Pas vraiment loin, mais volontairement froide. Pour que ce soit lui qui cède. « Mince … moi qui pensait avoir au minimum une utilité pour toi ». Les yeux pétillent d’une lueur de malice alors que la brune est allongée sur le ventre, que ses doigts pianotent innocemment sur ses joues.
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Re: [Habitation] Discreet Nest

Message par : Matt Austin, Lun 28 Jan - 12:12


Un léger malaise fut perceptible quand Matt avoua à Elly qu’il lui avait rendu visite à l’hôpital, dès qu’il avait sut que la sorcière avait tenté de mettre fin à ses jours. Un souvenir que le brun n’espérait ne jamais revoir ou ressentir. Un fait qu’il espérait, que la brune ne recommencerait plus. Le garçon savait que la jeune femme avait un passé des plus… compliqué. Il n’en connaissait pas les détailles, mais comptait bien en apprendre plus sur son passé. Après tout, leur relation ne faisait que débuter et ils allaient avoir du temps devant eux pour mieux apprendre à ce connaître.

Mais la moquerie du brun, à propos des autres maisons de la prestigieuse école de Poudlard fut efficace, laissant le malaise qui s’était installé disparaître. Elly le regarda, ce regard faussement énervé qui fit naitre un sourire narquois sur les lèvres du sorcier. Il laissa son regard malicieux attraper celui delà sorcière tandis qu’elle attrapait un coussin. La brune ne tarda pas à comprendre de qu’elle maison l’américain venait. Était-ce vraiment compliqué ? Il était intelligent, beau, ouvert d’esprit, sage. Seul les aigles pouvaient être si parfait. Mais quand Elly lui parla d’une sentence, qu’il méritait, il arqua les sourcils, laissant maintenant ses pupilles se délecter de la vision de la brune nue devant lui, n’ayant aucun mal à faire abstraction du coussin. Il avait bien une petite idée de sentence.

Idée qui semblait avoir aussi fait son chemin dans l’esprit de Matt mais tout comme dans celui de Elly. Elle se rapprocha de lui, de plus en plus, tandis que le sourire narquois du brun se transforma en un sourire plus coquin, plus adapté à la situation qu’il s’imaginait déjà dans son esprit. Leurs lèvres se trouvèrent, Matt frémissant encore, épris du gout des lèvres de la sorcière. Mais alors que sa langue allait essayer de se frayer un chemin pour rejoindre sa congénère, le contact entre eux deux s‘arrêta, laissant un gout inachevé pour le brun, qui laissa entrevoir une moue déçue sur son visage.

Moue que Elly n’aperçu pas, sans aucun doute, assenant un premier coup de coussin sur le visage du brun. Matt s’écroula sur le dos tandis que son rire se mêla à celui de la brune. Il essaya de se protéger le visage des autres coups de coussin, mais sans réellement y parvenir. Matt tenta alors d’attraper la sorcière par la taille pour la faire chuter à ses côtés mais n’arriva pas à la saisir, tant l’énergie qu’elle mettait dans les coups de coussin le tenait à distance, tout en riant encore et encore.

Quand le déluge s’arrêta, Matt était sur le dos, les bras écartés, n’arrivant plus à s’arrêter de rire, son torse se levant et se rabaissant au rythme de ses éclats de rire. Le brun profita de se très léger moment de répit pour contra attaquer, laissant ses prunelles grisâtres amadouer la sorcière, regard de chat. Il happa les prunelles brunâtres de la sorcière, laissant la magie œuvrer entre eux. Bingo. Elly lâcha son coussin, rentrant dans la zone de confort du brun. Elle se rapproche de plus en plus, tandis que lui, jubile de l’intérieur, préparant sa vengeance. Mais soudainement, alors que Elly se trouve à quelques centimètres de lui, elle se stoppa, lui laissant à sa vue son corps nu allongé sur le lit, mais impossible à attraper.

Matt ne laissa rien transparaître sur son visage alors qu’elle déclara n’avoir aucune utilité pour lui. Le brun détailla du regard le corps face à lui, tandis que l’excitation montait en lui. Il ne devait pas céder. Oh par la Barbe de Merlin, il ne devait pas. C’était à son tour de se venger. A son tour, l’américain laissa naitre sur son visage un sourire malicieux tandis qu’à son tour, il s’allongea pour faire face à la brune, laissant son regard se faire happer par celui de Elly.

« Je devrais bien réussir à te trouver une utilité, ne t’inquiète pas. Je dois juste y réfléchir quelques instants, histoire de te trouver quelques qualités. Levant les yeux au ciel pour se donner un air de réflexion, le brun laissa quelques instants de silence s’installer. Pour ce qui est du sexe… Le brun fit une légère moue en haussant l’épaule. On va dire que moi j’ai assuré… Le ménage peut être alors… Les yeux du brun se posèrent sur les vêtements qui jonchaient le sol. Hum… On dirait que ce n’est pas ça non plus… »

Soudainement, Matt bondit sur sa proie, sans lui laisser le temps de réagir. Nu sur la jeune femme, il lui attrapa les poignets pour éviter de prendre un coup mal placé tandis qu’un sourire narquois fit son apparition sur ses lèvres.

« Qu’elle utilité je peux te trouver Elly ? Je ne sais pas trop… A mois que… Hum... Celle de passer le reste de ta vie à mes côtés ? Que tous les deux ? Former un couple, s’aimer ? Le brun approcha son visage de la brune, ses lèvres effleurant celles de la sorcière. Se promettre d’être toujours présent l’un pour l’autre ? Ce te paraît bien ? »

Les prunelles grisâtres du brun fixaient celles de Elly, tandis que l’un des ses mains lâche la poignet de la sorcière pour se laisser aller à l’exploration plus basse du corps de la sorcière. Le contact entre leur peau était toujours aussi excitant, mais soudainement, Matt s’écarter de la sorcière et sorti du lit, lui tournant le dos.

« Je trouverais peut être quelqu’un d’autre pour tout cela car pour le moment, tu pourrais être très utile en me frottant le dos sous la douche ? C’est mieux comme utilité non ? »

Le brun se retourna pour faire face à la sorcière, la toisant du regard, un sourire amusé aux lèvres tandis que ses yeux moqueurs fixaient la jeune femme.
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Message par : Elly Wildsmith, Lun 28 Jan - 13:50


Il résistait. Le bougre résistait. Elle fulmine intérieurement mais n’en montre rien. Elle le laisse lui faire face, ses yeux dans les siens. Il lui indique qu’il devrait bien lui trouver une utilité, elle sourit d’un faux sourire. Celui qui dit « Attention à ce que tu vas dire Austin ». Mais ne laisse aucun mot sortir de ses lèvres ainsi étirées. Elle le regarde qui lève les yeux au ciel, se mord la lèvre inférieure, marquant la trace de ses dents. « Pour ce qui est du sexe … » haussement de sourcil et air semi-offusqué alors qu’il indique qu’il a assuré. Elle étouffe un rire. Il continue, parle du ménage, à nouveau, elle prend cet offusqué qui lui va à ravir. Elle ne l’est pas, elle sait que l’homme joue. En tout cas, elle espère pour lui sans quoi il était probable que ses viscères se retrouvent rapidement dans l’évier.

Mais elle n’a pas le temps de lui répondre, pas le temps de réagir. Que l’aigle lui bondit dessus sans lui laisser la peine d’une quelconque réaction. Un sourire narquois qui pare ses lèvres, elle observe, prisonnière. Ses mains sur ses poignets et son corps contre le sien. Elle essaye de pivoter, de jouer de ses hanches pour s’extirper. Mais elle n’y arrive pas. Le souhaite-elle réellement ? Non, bien sûr que non.

Il est là, sur elle, distille deux trois idées sur l’utilité relative que pourrait avoir la brune pour lui. Plus il résiste, plus il l’effleure, et plus elle sent le feu rugir en elle. Plus elle sent ses veines s’embrasaient d’un désir qu’elle ne peut contenir. Elle murmure un simple « Tu me résistes trop », alors que lui évoque la possibilité d’une vie à deux, de la construction d’une histoire, d’une relation. Elle soupire, envolés les doutes, les appréhensions. Elle le regarde là, son regard se parant d’un désir difficilement descriptible. L’une des mains du brun libère son poignet et mouvement instinctif la main ainsi libérée vagabonde sur la nuque de l’américain. L’attire à elle. Lui effleure sa peau, voyage sur son corps, libérant au passage quelques frissons d’extase.

Mais alors que le brasier incandescent semblait vouloir dévorer le corps tout entier de l’ancienne auror, voilà que l’homme se recule. S’éloigne. Il lui tourne le dos d’une manière si violente, si impromptue qu’elle ne sait pas comment réagir. Elle se redresse sur le lit, visiblement courroucée. Ses yeux balancent autant d’éclairs qu’ils le peuvent. Toutefois, les paroles qui suivent ont le dos de rallumer la flamme passionnelle brûlant en elle, il l’appelle, pour aller avec lui sous la douche. Un sourire narquois prend place sur ses lèvres alors qu’elle répond avec détachement. « Oh penses-tu vraiment que j’en sois capable ? ». Une pause, quelques secondes qui défilent, lentes. Presque interminable. Et puis, elle lui laisse un rageur « Peut-être que tu peux trouver mieux pour ça aussi, non ? ». Et sans un mot de plus, elle passe devant lui, sans draps pour couvrir son corps, sans vêtement pour masquer sa nudité. Juste elle, son parfum, ses désirs, ses envies. Elle ondule ses hanches alors qu’elle passe à proximité de lui. « Tu m’pardonnes hein, mais je t’abandonne pour une douche ». Après tout, c’était lui qui avait sous-entendu la perspective d’une autre, alors c’était à lui de courir pour elle. Un peu. « Après tout, tu n’as pas besoin de moi tu l’as dit ». Et sur ces mots, le regard allumé d’une défiance certaine, elle ferma la porte de la salle de bain, mettant une barrière physique entre leurs deux corps. Là où le sien, pourtant, réclamer davantage de contact.
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Message par : Matt Austin, Sam 2 Fév - 21:38


Un sourire mesquin aux lèvres, Matt fixait la silhouette nue de Elly qui lui faisait face, un regard de défis se lisant dans ses prunelles. Cette silhouette qui maintenant lui tournait le dos, laissant croire quelques instants qu’elle se désintéressait de lui. Ses yeux suivirent la corps de la brune lui échapper pour se rendre dans la salle d’eau de l’appartement. La sorcière lui lança un dernier pique, de nouveaux défis, quelques mots qui ne firent qu’agrandir le sourire du sorcier avant d’entendre le bruit sourd de la porte se refermer. Il adorait, aimait, cette complicité qui c’était installé entre eux. Alors qu’autrefois ils se faisaient la guerre, voilà maintenant qu’ils s’amusaient ensemble. La situation actuelle lui convenait bien plus que celle d’avant. Plus agréable. Plus reposante.

Matt resta quelques instants étendu sur le lit, laissant son esprit s’imprégner intégralement de l’image délicate et éblouissante de Elly. Ses courbes, ses formes, les traits de son visage. Le brun resta là rêveur, mais le bruit de l’eau s’écoulant de la douche le ramena bien vite à la réalité. Trop vite ? Surement. Même si il se doutait bien de la suite des événements. Mais malgré tout, sa vengeance n’était pas finie. Après tout Elly lui avait assené de nombreux coups alors que lui, c’était contenté de quelques mots piquants lancés à son encontre.

Une idée ne tarda pas à germer, à se former et à prendre forme dans son esprit. Les sorciers avaient bien trop l’habitude de la magie. Lui, qui avait passé son enfance à pratiquer l’art moldu plus que celui de la magie, avait des connaissances approfondies dans divers domaines qui pouvaient échapper à ses sorciers bien trop dépendant de leur baguette. Ces petites cellules grises se mirent en marche tandis que ses prunelles détaillèrent l’appartement dans lequel il se trouvait. Bel appartement, un peu petit certes, mais fonctionnel. Fonctionnel comme beaucoup de studio. Seulement deux pièces servant au propriétaire pour vivre. Et certaines choses étaient trop naturelles pour être contrôlée par la magie. Comme l’eau, par exemple. Exemple anodin ? Par la barbe de Merlin, bien sur que non.

L’ancien Auror se leva doucement et s’échappa du matelas confortable qui laissa échapper un soupire de satisfaction, ayant été utilisé bien plus que habituellement lors de cette nuit. A pas de loup, le brun ne tarda pas à rejoindre la cuisine et à se positionner face à levier. Un petit appartement. Sans nul doute relié à un seul cumulus. Un seul et unique point d’eau chaude. Qui avait déjà subi une douche bien chaude, quelques heures avant. Un unique et solitaire circuit d’eau. Circuit d’eau auquel, il ne fallait s’en aucun doute n’en demander pas trop. Un sourire amusé aux lèvres, le brun attrapé la poignée du robinet pour l’actionner et laisser couler un flot d’eau chaude dans le bac de l’évier. Son idée était simple. L’eau chaude coulant à flot dans la cuisine, la température de l’eau coulant de la douche n’allait pas tarder à diminuer. Se refroidissant de plus en plus vite.

Le sourire de Matt avait alors maintenant quelque chose de plus malsain, tandis qu’une lueur amusée ne cessait de briller dans le fond de ses prunelles. Il s’approcha de la porte de la salle de bain. Il ne tarda pas à actionner la poignée pour l’ouvrir, doucement, délicatement. Les mains sur les hanches, nu comme lors de son arrivée sur cette vie, il lança un regard de défis à la brune, qui devait maintenant sans aucun doute, ressentir la froideur de l’eau s’écouler sur sa peau.

« Un peu de chaleur serait-elle la bienvenue Elly ? Ce serait avec plaisir que je viendrais te réchauffer, mais pour ça, il faudrait quelques mots magiques du genre… Le brun fit semblant de réfléchir quelques instants. Les aigles sont bien meilleurs que les blaireaux ? »

Un sourire malsain aux lèvres, un regard de défi au visage, le brun fixait la brune face à lui, dans la baignoire. Il avait le plus grand mal à monde à contenir ce feu qui brulait en lui en voyant le corps nu de la sorcière face à lui, et un regard simple sur ses attributs masculins ne laisserait place à aucun doute sur l’effet qu’elle lui faisait. Mais il tenait ferme, attendant quelques belles paroles qui pourraient l’insister à réduire la distance entre leurs deux corps.
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