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Le cabinet d'Avocat
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Message par : Temperence Black, Dim 27 Jan - 3:02



Mille et une couleurs pour un monde sans saveur

With Douce Charlotte


C’était le début d’une nouvelle vie, d’une nouvelle histoire. Temperence était assise sur le fauteuil qui, désormais, lui appartenait. Il était à elle au même titre que le bureau et que cette grande pièce blanche. Un endroit sans saveur, un lieu sans couleur, une place sans rêve.

La jeune femme jouait. Elle s’amusait à faire pivoter le fauteuil pour tourner sur elle-même. Elle riait avec douceur et massait le cuir sous ses doigts. Elle essayait de ressentir ses défauts, sa texture, son essence même. Elle avait encore du mal à y croire mais tout cela était plus réel que jamais. Elle avait enfin quitté Poudlard pour se jeter dans le monde des grands, dans le monde des adultes bien trop sérieux.

Elle ferma les yeux et arrêta un instant son jeu de valse. Elle regardait le décore l’entourant avec attention. Il y avait son bureau en bois brut. Il était immense. Il y avait, en face du bureau, une porte donnant sur un pallier qu’elle partageait maintenant avec le bureau de son mentor. Il y avait, dans le coin gauche, une étagère et une armoire sur lesquelles reposaient livres et feuilles. Dans le coin droit, il y avait une plante verte. Les murs étaient blancs. Un blanc immaculé, un blanc non corrompu.

Elle inspira une grande goulée d’air avant de se lever pour aller ouvrir la fenêtre. Il faisait froid à l’extérieur mais elle s’en moquait bien. Elle aimait cette fraîcheur, ce vent mordant, cette pluie cinglante. Elle s’approcha de son bureau pour y attraper la tasse fumante. Elle était blanche, en porcelaine grossière mais elle l’appréciait du moins, elle appréciait son contenu.

La porcelaine de la tasse brûlait le bout de ses doigts tandis que ses lèvres rosées s’aventuraient pour aller rencontrer le lait bouillonnant. Il ne fallut pas attendre que liquide à la teinte chocolatée touche la chair tendre des lèvres de la brunette pour qu’elle ressente la brûlure mordante se rependre le long de sa chair. Cela lui fit un bien fou et un mal de chien, les deux réunis en une seule et même action. Le bien qui faisait mal et la douleur qui provoquait le bien-être.

C’était un regard vers le passé et vers le futur qu’elle lançait du haut de son mirador. Elle observait la rue en contrebas. Elle y voyait de la vie, des gens s’embrassant, des êtres se séparant. C’était la vie qui se jouait sous son balcon inexistant. La vie à chaque instant. Le jour, la nuit, à midi, à minuit, à deux ans, à soixante-sept ans…

Elle observait les êtres. Ils étaient petit vu de son mirador. Ils n’étaient pas minuscules mais petits et cela l’amusait. Il y avait des êtres aussi grands que son pouce. Elle avait l’impression qu’elle pouvait les attraper entre ses doigts et les faire valser comme de vulgaires pantins.

La domination. La puissance. L’ivresse de la vie adulte. C’était là ce qu’elle ressentait. C’était une ivresse folle, une ivresse joie, une ivresse malvenue mais une ivresse pure. C’était donc une sensation que les adultes ressentaient, c’était donc là qu’ils perdaient ce qui faisaient d’eux des enfants. C’était cette ivresse malsaine, cette ivresse pleine de pouvoir et de hauteur. Un frisson parcouru son échine. Elle appréciait sans apprécier. C’était un sentiment étrange qui l’animait.

Temperence ?

Sursaut. Temperence sursauta et se détourna de ses pantins pour observer celle qui venait d’entrer sans cérémonie. Elle offrit un sourire à la femme sans pour autant lui répondre. Elle attendait la suite de ses mots sans bouger de sa fenêtre. Entre elles, il n’y avait pas gêne alors pourquoi faire semblant ? Temperence porta de nouveau la tasse à ses lèvres et avala une gorgée du liquide brun.

Je vais devoir m’absenter quelques instants. Je dois aller te chercher encore deux ou trois documents mais si cela ne te dérange pas, je vais y aller seule. En attendant, j’aimerai que tu me ranges ces dix-huit ouvrages dans l’ordre sur ton étagère et aussi, que tu me rédiges quelques lignes sur l’éthique. C’est tout noté ?

Temperence avala la dernière gorgée de sa tasse avant de la posé à même le rebord intérieur de la fenêtre avant de refermer cette dernière d’un coup de baguette.

Parfaitement. Pour quand tout cela doit-il être fait ?

Pour mon retour donc tu as jusqu’à dix-sept heures quinze pour accomplir ses deux tâches et nous en parlerons devant un thé et quelques friandises.

Ce sera donc fait comme vous le souhaitez.

La femme offrit un sourire à Temperence avant de la saluer et de sortir de la pièce en claquant délicatement la porte sur son passage. Temperence allait avoir un peu de travail surtout qu’il était prévu qu’elle reçoive aujourd’hui mais elle allait réussir à tout faire et puis, dans le pire des cas, Charlotte pourrait bien se joindre aux deux femmes pour l’heure du thé. Peut-être que cela ferait changer la vision qu’avait la douce élève sur le grand monde de la justice et de l’injustice.

Temperence poussa un petit soupire avant de s’installer de nouveau sur son siège. Les livres, ce serait pour plus tard. Elle devait, en premier lieu, se concentrer sur l’éthique. Elle connaissait Alanya, elle savait ce que quelques mots voulaient dire pour elle. Pour certains, quelques mots étaient synonymes d’une dizaine de lignes. Pour Alanya, cela signifiait environ 60cm de parchemin ou, approximativement, une page recto-verso avec une petite écriture et sans sauter de ligne.

Alors l’éthique… Je te connais mais je dois t’apprivoiser alors essayons de nous entendre…

Elle parlait seule. Elle gâchait sa salive pour elle-même mais c’était une chose qu’elle appréciait. Se parler à elle-même. Elle n’avait jamais essayé mais elle était certaine de réussir l’exploit d’entretenir une discussion avec elle-même, se tenant en face d’un miroir pour se voir se répondre à elle. Une drôle d’idée mais une idée tout de même.

Elle sourit et frotta ses tempes avant de se saisir de sa plume et d’attirer à elle quelque ouvrage qui lui serait utile ainsi qu’un parchemin abîmé. Ce serait son brouillon à idée, son défouloir, son support à idées emmêlées.
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Message par : Temperence Black, Mar 5 Fév - 1:19


Temperence se balançait sur sa chaise. Elle jouait. Enfant imperturbable tant à la maison qu’au travail. La valse. Une danse complexe que peu avait l’habitude de manier. Un rythme pas toujours facile à comprendre ni simple à suivre mais, lorsqu’il était assimilé et que les pas se posait à sa surface, lui faisant non pas écho mais voix commune, la magie apparaissait et virevoltait. Elle s’insinuait entre les jambes des danseurs, faisant se soulever leurs pieds en mesure et voler les tissus dans un vent à la rythmique quasi-parfaite.

Derrière ses aires d’enfant in intéressée, elle réfléchissait. Elle cherchait des mots à poser sur l’éthique. Il y avait, sur son brouillon, des mots, des dessins, des signes, du gribouillage et des tâches. C’était un brouillon à l’état pur, le brouillon dans son entièreté tant par son désordre que par son incohérence. Elle jetait à sa surface chaque idée même si cette dernière était saugrenue ou bien désuète mais elle la posait quand même car aucune idée pouvait être laissée sur le banc de touche, sur la corde raide de la mort et de l’oubli. Elles avaient toutes leur place pour un peu que le résonnement soit construit et non pas bancale et précaire.

A sa gauche, un livre tenait ouvert. C’était un dictionnaire épais. Le premier mot de la page était « éthique ». Elle avait eu besoin de lire ce mot avec sa définition. De le lire, relire et lire encore. Le lire en long, en large, en travers, en diagonal, entre les lignes. Une lecture pour l’apprécier, une pour le savourer, une pour en capter l’essence et la profondeur. C’était étudier le mot comme on étudiait un grand cru. On observait la couleur avant d’y tremper les lèvres, de le laisser couler sur sa langue et contre ses papilles gustatives.

L'éthique : c’est la science de la morale et des mœurs.
C'est une discipline philosophique qui réfléchit sur les finalités,
sur les valeurs de l'existence, sur les conditions d'une vie heureuse,
sur la notion de "bien" ou sur des questions de mœurs ou de morale.

La définition était longue. Il y en avait plusieurs, d’un simple regard, elles semblaient identiques mais lorsqu’on essayait d’en attraper la saveur, on sentait, dans certaines, un petit décalage, une légère amertume. Les mots ne voulaient pas toujours la même chose même si, dans un contexte purement grammatical et sémantique, ils se paraphrasaient plus qu’ils ne se contredisaient. Langue délicate. Interprétation en montagnes-russes.

L'éthique, c'est l'esthétique du dedans __ Pierre Reverdy

Elle continuait sa prise de notes. Elle noircissait la feuille qui commençait doucement à suer de l’encre tant elle s’en voyait chargée, affublée. Elle en était alourdie et presque plus bonne à rien. Elle était une trace, une preuve de son travail et de ses recherches. Temperence posa sa plume et attrapa la feuille du bout des doigts afin de la lever devant ses yeux, de l’observer et de la contempler, elle y cherchait un sens, un début, une fin, une raison et puis les vinrent seuls à son esprit. Ils se mirent à glisser seuls sur la plume qui s’animait entre les doigts de Temperence qui s’en était emparée lorsqu’elle avait senti l’idée venir.

Maintenant, elle écrivait sur le parchemin propre. Elle le recouvrait à son tour d’encre, faisant attention de ne pas laisser de rature ou la moindre faute. Elle savait le mentor impitoyable sur la propreté, sur la netteté des choses alors pourquoi jouer avec ses nerfs ? Pourquoi s’amuser à rendre hideux une chose qui pouvait, avec un minimum de volonté, être d’une beauté délicate. Sans réellement s’en rendre compte, elle créait, tout au long de ses mots, son portrait. Elle décrivait en courbes manuscrites qui elle était, la personne qui résidait dans sa carcasse charnelle à la fraîcheur des roses sous la rosée du matin.

L’éthique. C’est une chose personnelle et universelle. L’étique suscite débats et tabous, …

L’encre coulait. Le flacon se vidait. La page noircissait. Le temps passait. Les minutes filaient. L’esprit se fatiguait. Les mots se perdaient. Une poésie sans rime, de la pure prose pour étaler ses penser, son être, son portrait sans fard car il ne s’agissait pas là de mesurer ses mots, de les tenir dans un coin de la page et de les rogner, bien au contraire, il fallait les laisser s’envoler et parcourir la page, emplir l’espace et murmure à mi-mots l’identité mentale précise de l’auteure.

Temperence avait le nez dans sa copie, travaillant maintenant que le temps lui était compté. Ce furent trois petits coups qui lui firent lever le nez de sa prose sans charme. Trois coups nets et précis donnés sur la porte épaisse de son bureau. C’était bien là la première fois qu’une âme se donnait la peine de frapper afin d’entrer mais elle appréciait. Cela donnait un peu de solennité à l’échange. D’une voix tout juste audible, Temperence autorisa la personne à entrer. C’était … Mary ? Jaimy ? Fanny ? Temperence ne savait pas. Elle savait que c’était la nouvelle secrétaire, celle qui la remplaçait maintenant qu’elle avait fuit ce rang pour venir s’enliser dans celui d’avocat, d’apprentie avocate.

La femme laissa couler quelques mots avant que Temperence ne se lève et ne dépose sa plume en équilibre sur le bord du flacon tendre. Elle était là. Artiste venait d’arriver, de déposer ses pieds en ces lieux. Ce fut la tache d’encre sur la joue que Temperence descendit les escalier, suivie de près par la femme dont les petits talons claquaient sur les marches de chêne. Elle était nouvelle mais, sans savoir vraiment pourquoi, Temperence avait déjà un certain mal à la supporter mais elle devait faire avec, tant qu’elle ne commettait d’impair, il n’était pas question de la faire fuir.

Charlotte ! Petite voix enjouée. Petits pas pressés. Étreinte parfumée.

Le contact ne dura que quelques secondes, c’était un câlin éclair, une étreinte éphémère. Un contact justement dosé.

Je suis heureuse de te voir ici ! Montons si tu le veux bien, nous y aurons un peu plus d'intimité.

Temperence laissa son sourire sur son visage, cette lune à la courbe légère couchée sur le dos avant de jeter un regard à la secrétaire qui levait les yeux au ciel et fronçait les sourcils en signe de mécontentement. Pour une fois, ce n’était pas à la plus vieille de guider, c’était à la plus haute placée et, il se trouvait que, pour une fois, c’était Temperence et c’était l’Artiste. Elles étaient maîtresses des lieux pendant qu’Alanya n’était pas dans l’enceinte du bâtiment et cela, il n’avait pas fallut l’expliquer en deux fois à la jeune femme qui commençait à gravir les escaliers, ouvrant la marche vers son bureau personnel.
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Message par : Temperence Black, Mer 13 Fév - 1:10


Enfin installées dans la pièce, Temperence se mit à rire légèrement. C’était là un point pour le groupe des encore enfants contre le groupe des adultes. La tête de la secrétaire avait été une véritable réjouissance lorsque ses yeux s’étaient exorbités devant les feuilles envolées et disséminées au hasard ici et là dans la pièce. Temperence savait que ce n’était pas le vent, que c’était là l’œuvre de l’artiste n’appréciant en rien l’ordre et la droiture, chose qui, d’ailleurs, allait un jour lui poser quelques problèmes.

Ahah, j’aimerais avoir ton talent en dessin mais, malheureusement, l’encre que tu viens de retirer de mon visage provient d’un devoir que je dois rendre sous peu à mon tendre mentor peut-être un peu trop dur.

Temperence attrapa sa baguette et, d’un coup de poignet, rangea plume, encre et feuilles sur le coin d’une étagère qui s’emplissait avec lenteur. Il y avait, sur cette étagère, des livres. C’était à croire qu’il n’y avait cela dans son nouveau monde. Des livres partout. Des livres toujours. Des livres par centaine mais c’était bien là le problème de la loi, elle s’apprenait par la théorie et le Lord avait été clair sur le sujet. La loi et la justice n’étaient que choses théoriques qu’il fallait apprendre par cœur, tout le reste n’étant que sentiments.

La voix de la jeune fille sortit la jeune femme de sa contemplation. Il fallait dire que Temperence n’avait pas vu Charlotte papillonner dans l’espace, toucher les objets et caresser les murs lisses. Elle avait fixé le vide en se perdant dans ses pensées, en s’engluant dans des mots et dans les courbes étranges de son esprit bien anarchique.

Tu ne me déranges pas, je travaillais, oui, mais la copie est presque terminée et puis… au pire des cas, je trouverais un moyen de m’en sortir par quelque pirouette agile, je reste maîtresse dans l’art du mensonge et de la manipulation, ma couverture de serpentard me colle toujours à la peau…

Petit clin d’œil pour la demoiselle avant de valser à son tour dans la pièce, de se promener dans le petit espace pour s’approcher du placard et d’en sortir quelques friandises. C’était des friandises, deux tasses avec du lait et quelques carreaux de chocolat. Le café, c’était pour les grands, ici, le temps d’une après-midi, c’était le temps de l’espoir, de l’âme d’enfant, de l’imagination.

Alors, je te propose une tasse de chocolat chaud pour réfléchir à ce que l’on pourrait faire de ce blanc trop flagrant.

Elle lui fit un clin d’œil avant de préparer les deux chocolats de quelques coups de baguette et d’installer les deux tasses à même le sol. Elle attrapa deux coussins qui traînaient là, deux coussins qu’elle avait apportés et les déposa au sol avant de poser son séant sur l’un d’eux.

Et voilà ! Je pense qu’ainsi installées, nous serons bien pour réfléchir !

Temperence serra ses doigts sur la tasse bouillante avant de la porter à ses lèvres et d’en boire une gorgée. Le liquide était chaud, peut-être un peu trop si bien qu’il lui brûla la pointe de la langue et le fond de la gorge. C’était une douce morsure, une douleur qui se transformait en douceur. Une chose un peu étrange.

Alors, je veux que tu laisses parler l’artiste mais, si cela ne te dérange pas trop, j’aimerais qu’il y ai du bleu et de l’argent. Ces deux couleurs me fascinent, je trouve qu’elles dansent ensemble avec une grâce certaine et je pense qu’ici elles pourraient faire valser mes pensées avec plus de délicatesse que le blanc et le sévère…
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