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Réserve de la Bibliothèque de Poudlard
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Octavia Sisméo
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Re: Réserve de la Bibliothèque de Poudlard

Message par : Octavia Sisméo, Dim 6 Juil 2008 - 18:10


Une nouvelle attaque, une nouvelle fois, encore … Combien de temps encore cela durerait-il ? Le parchemin jauni atterrit au milieu des flammes aux danses sensuelles. En l’espace de quelques secondes, elles consumèrent avides la missive que le papier apportait à la jeune femme, et qu’elle avait jeté en un geste rageur. Les couleurs ocre et chaleureuses se reflétèrent dans les prunelles marron de la sorcière qui fixait, le visage vidé de toutes émotions, le feu qui brûlait avec à la fois passion et quiétude dans l’âtre.

Une ombre soudaine étreignit les traits de ce visage, ôtant toute chaleur et le plongeant dans une obscurité glaciale. Mauvaise augure ? Le capuchon abaissé sur les cheveux de jais d’Octavia, sa baguette ramenée dans le creux de sa main, cachée dans la manche du vêtement – une technique forte utile apprise d’un simple élève, mais talentueux, de serpentard – elle se dirigea une bonne fois pour toute vers la porte de sortie.

Le vieux plancher grinça. Octavia se stoppa subitement, immobile, le regard rivé à la poigné de cuivre. Une désagréable sensation l’habitait et une brusque envie de marquer à tout jamais ces lieux en sa mémoire, se fit extrêmement pesant et désireux en son cœur palpitant. Lentement, elle se retourna pour embrasser du regard le vaste hall devant elle et les objets qui le peuplaient, riches en souvenir et mémoire. Fixant un point mystérieux plus attentivement que les autres, Octavia hocha brièvement de la tête, délivrant un quelconque message. Le parquet se remit à grincer mais, la jeune femme de bougeait aucunement. Octavia fixait toujours ce point et le grincement se fit de plus en plus proche. En un dernier regard, et sans la moindre source d’inquiétude ou d’affolement, elle sortit déterminée de la maison de sa grand-mère, le grincement la suivant toujours puis, se taisant.

En un CRAC qui rompit le silence mortuaire des lieux, Octavia fit son apparition devant les grilles de Poudlard. La Nature reprit aussitôt ses droits. Le chant des quelques oiseaux, insectes, et autres animaux, se fit réentendre en ce début de soirée. Leurs diverses complaintes résonnèrent en un merveilleux concert incomparable et irremplaçable.

Le regard fixé sur les murs abrupts de l’école, ce dernier fut voilé par un manteau de mélancolie et de tristesse, accentué à l’écoute de ces airs. Tous en ces lieux rappelaient à Octavia les merveilleux souvenirs qu’elle avait pu passer avec ses amis. Arwen, Jenny, Sarah, Elfric et tant d’autre qu’elle n’oublierait jamais. Mais voilà … La soudaine disparition d’Arwen dernièrement avait brisé définitivement le peu d’équilibre qu’elle avait en ce monde. Le funambule avait tenté désespérément de rester sur son fil mais, avait fini par tomber dans le vide. Un bruit sonore retentit derrière elle. L’objet du grincement du plancher l’avait enfin rejoint. Son capuchon toujours sur ses cheveux, Octavia tourna lentement son visage vers sa droite, au point de toucher sa propre épaule de son menton, le regard rivé sur ce qu’elle pouvait voir malgré le vêtement. Elle pouvait à présent avancer.

Pénétrant dans l’enceinte de l’école rapidement, les premiers bruits de la bataille lui vinrent aussitôt à l’oreille. Vivement, elle repéra des combattant dans le parc. Ils étaient bien suffisants, et un brisement de verre attira son attention en direction du château. La bibliothèque était en feu. Le bruit des pas, étouffés par l’herbe moelleuse de Poudlard, s’accéléra immédiatement. Octavia se retrouva bientôt au-dessus de la fenêtre de la bibliothèque. Ses yeux se fixèrent une nouvelle fois en un point mystérieux et un nouveau hochement de tête se fit. Pas d’autres explication, la sorcière sortit des tissus sa baguette de santal et murmura fermement :


- Ascendio !

La force du sort la projeta droit vers la fenêtre et, se protégeant du mieux qu’elle pouvait des flammes, entra dans la bibliothèque en ruine. Des pleures et des gémissements accompagnaient le bruit des flammes qui léchaient dangereuses le bois des étagères et le papier des livres. Ce lieu de culte, de savoir et de sagesse était devenu un véritable enfer.

- Oh la ferme !

Octavia se cacha aussitôt derrière un meuble encore épargné. Cette voix … elle l’avait déjà entendu. Ses traits de nouveau éclairés par ces teintes chaudes et merveilleux, Octavia étira le cou pour tenter de repérer les otages. Elle s’aventura dangereusement entre les couloirs de livres en feu. Les couinement se faisaient plus proches et elle découvrit enfin quelques élèves. Cinq, ligotés lâcheusement. En un geste du poignet, elle rompit les cordes qui leurs coupaient la circulation sanguine et qui les maintenaient prisonniers. Les yeux larmoyants se tournèrent aussitôt en sa direction. Octavia posa délicatement son index sur ses lèvres. Les élèves comprirent et s’éclipsèrent.

Protégée derrière les meubles, Octavia s’avança prudemment et silencieusement, priant pour que les élèves s’en sortent indemnes et par la même occasion, ses coéquipiers. Sachant pertinemment qui elle allait croiser au détour de l’étagère, son pas se fixa à l’entrée de la réserve. Le lapin était pris au piège, aucune issue pour lui échapper et mettre fin à ce combat qu’il avait lâchement quitté suite à la découverte de sa véritable identité.


- Bien le bonjour monsieur le Ministre.
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Re: Réserve de la Bibliothèque de Poudlard

Message par : Mangemort 10, Dim 6 Juil 2008 - 18:42


Mangemort 10 continuait de piquer tous les livres de la réserve tout en entendant les pleurs des élèves. La fumée ne s'épaississait pas pour autant, et le feu s'éteignait finalement petit à petit, n'arrivant pas à atteindre le bois de la pièce. 10 était joyeux, enfin de l'action. Il pouvait se faire plaisir en même temps. Il prit un instant une pause pour compter l'argent qu'il avait pu récolter sur les élèves : 40 gallions ! Une somme plutôt intérressante même s'il aurait voulu mieux. Il avait eu la chance de tomber sur un élève trés riche et qui s'amusait à déballer son argent devant ses amis. Il attrapa un autre livre puis, soudain, se tut. Quelque chose d'étrange se produisait. En effet, il n'entendait plus les pleurs et les cris des élèves. Il se figea, tendant ainsi l'oreille d'un moindre mouvement dans les alentours, et il ne se trompait pas. Une personne d'une démarche élégante, sûrement une femme, s'approchait de lui. Du bout du rayon des livres interdits, quelqu'un s'était arrêtait. 10 enfila un dernier livre dans sa poche magique et à peine s'était-il retourné qu'il entendit une voix trés famillière :

-Bien le bonjour Monsieur le ministre...

Il baissa alors sa capuche, laissant dévoiler son visage d'ange. Ses traits étaient beaux, certes, mais il cachait bien des choses. Il fit son sourire habituel, celui qui était ravi de trouver de vieilles connaissances :

-Octavia, inutile que je garde ma capuche pour toi...Cela faisait longtemps...Content de me revoir ?

Il fit glisser lentement sa baguette dans sa manche et observa les alentours. Il avait de la place pour courir sur les cotés, et jouer des rayons de livres. Son entraînement physique l'aiderait sûrement. Malgré tout, ce décor pouvait jouer contre lui. Son regard n'avait dévié qu'un instant, mais il sentait qu'Octavia savait ce qu'il voulait faire. Elle le connaissait bien, et ce duel risquerait d'être difficile. Il fit un pas en avant, Octavia ne bougeait toujours pas, aux aguets. Il réfléchissait à une faille, mais la taille des rayons ne pouvait que lui obliger une attaque directe, ou se déplacer sur les cotés. Il se baissa humblement pour déclarer que le duel s'ouvrait, provoquant ainsi son adversaire. La dernière fois, ils s'étaient confrontés physiquement et 10 ne pensait pas qu'octavia lui donnerait du fil à retordre. Maintenant, il était prêt :

-Je te laisse l'occasion de commencer, Octavia, honneur aux dames, ajouta-t-il, toujours aussi gentleman.

Il souriait toujours, et son sourire commençait à devenir un peu sadique. Il enleva sa cape qui le dérangerait durant ce duel, histoire d'avoir une meilleure mobilité, surtout contre Octavia qui était vive et agile. Sa cape était parfaitement posé sur un rayon, en esperant qu'elle ne soit pas trop brûlé. Il prit tout de même sa sacoche de potions qu'il accrocha autour de sa taille. Puis, une question lui vint en mémoire :

-Comment as-tu fait pour ne pas tomber sur mon piège à l'entrée ? Je ne pensais pas que quelqu'un de l'ordre pourrait le détecter, fit-il amusé.

Octavia sembla fronçer des sourcils mais Johann n'y fit pas attention. Il était maintenant prêt.
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Re: Réserve de la Bibliothèque de Poudlard

Message par : Octavia Sisméo, Dim 6 Juil 2008 - 20:07


La silhouette massive en face d’elle se découpait à travers la lumière et la fumée que produisait le feu. Elle bougeait, ramassait hâtivement son butin, s’activait pour finalement se stopper et se tourner à son encontre. Mangemort 10 - ou plutôt devait-elle l’appeler Johann Bleykers ? – s’adressa enfin à elle. L’heure de la vengeance sonnait enfin. L’homme en face d’elle avait beau être le Ministre de la Magie, avoir des traits délicats et ravageurs sur le subconscient des femmes, rien ne l’empêcherait de rendre les coups qu’il lui avait donnés en leur précédent duel. Octavia était rancunière. Œil pour Œil, Dent pour Dent.

Les deux sorciers autrefois amis, se jugèrent l’espace de quelques secondes. Le sourire qu’il afficha était bien connu de la jeune femme. C’était un des éléments qui l’avait mené sur le chemin de la vérité, sur sa véritable identité. Un frisson lui parcourut le long du dos lorsque des flashs lui revinrent en mémoire. Elle revoyait sa main, agripper le tissu qui voilait son visage et le lui retirer. Quelle déception elle avait alors ressentie. Une profonde trahison.

La même voix, beaucoup plus douce cette fois-ci, s’adressa à elle. Le feu et la fumée s’atténuaient, permettant une parfaite audition de la conversation qui allait débuter entre les deux jeunes gens. Malheureusement, le crépuscule s’accentuait de plus en plus, et les lumières émissent par les flammes n’allaient bientôt plus être suffisantes pour se distinguer dans la pénombre grandissante. Octavia redoutait ce moment. Malgré elle, un autre frisson s’empara d’elle, non pas de froid, mais d’une désagréable sensation. L’obscurité saisissait son cœur en une poigne glaciale, meurtrière. Chassant ces mauvaises pensées, elle répondit au sourire de 10. Ses lèvres écarlates s’étirèrent en un coin et son regard se fit malicieux malgré cette pesante atmosphère qui régnait.

Octavia patienta quelques secondes avant de répondre aux questions délinquantes du mangemort, histoire de rendre à son tour l’ambiance hésitante. Continuant de fixer le jeune homme qui, visiblement étudiait les lieux du futur combat qui se préparait, ou bien songeait à sa prochaine fuite, elle ne le quittait point des yeux et, coûte que coûte, elle était décidée à faire percer la vérité. Les yeux marron d’Octavia se déplacèrent discrètement vers sa gauche. A sa vue, on aurait pu penser qu’elle affichait une moue triste, mélancolie, tout sourire ayant disparu. Mais non. Elle surveillait toujours ce point mystérieux.

Les mouvements et les paroles de 10 ramenèrent son attention, et le sourire narquois d’Octavia refit surface également.
* Ah il veut jouer à çà … *. A son tour, elle retira capuchon et cape. Bien trop gênant. Prenant tout le temps qu’elle souhaitait et toujours aussi silencieuse, espérant jouer avec les nerfs du mangemorts. Pliant calmement et avec sang froid sa cape, qu’elle plaça également sur l’étagère à ses côtés. Quand sa dernière question la perturba quelque peu. De quel piège parlait-il ? Sourcils froncés, elle rejeta un nouveau coup d’œil derrière elle, imperceptible.

Refaisant face à 10, son masque de malice était de nouveau accolé à ses traits. Il était temps …


- Contente de te revoir ? Mais très certainement mon cher. Je rêvais que nos chemins ne se recroisent de nouveau. Sourire malicieux. Pour te rendre ce que tu m’as donné. Sourire effacé et regard dur.

Il s’accrocha l’espace de quelques secondes aux potions. La mâchoire d’Octavia se crispa. Elle n’était pas douée en potion. Aucun coup d’œil en leurs directions ne la renseigna sur leurs contenus.


- Merci pour le renseignement au fait. Je ferais alors attention en sortant de cette pièce. Toi à mes côté pour enfin dévoiler au monde qui tu es vraiment. * Stupefix ! * Ensoporis ! Lâcha-t-elle finalement en prenant ensuite une bonne distance de sécurité entre lui et elle.
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Re: Réserve de la Bibliothèque de Poudlard

Message par : Mangemort 10, Dim 6 Juil 2008 - 21:26


Apparemment, il avait commis une faute en demandant pour le piège. Il était évident qu'elle n'était pas passée par la porte principale, elle avait donc pris une autre entrée... Un passage secret ? Impossible, Johann les connaissait tous. Par une fenêtre ? Il lui semblait connaître un sortilège qui pouvait propulser les sorciers vers un endroit fixe. Alors qu'elle lui répondait du tac au tac à ses questions, il la vit jeter un petit coup d'oeil, mais vers ou ? Trop de questions lui venait. Octavia leva légèrement sa baguette, mais il le remarqua vite maintenant que ses yeux étaient rétablis. Deux sortilèges fusèrent alors vers lui. Il reconnut aussitôt le sortilège de somnolence. Il en était le créateur. Il s'accrocha alors à un rayon et sauta sur celui qui était à l'opposé pour se retrouver sur un rayon, dans les hauteurs. A peine se retourna-t-il que sa baguette fendit l'air en émettant un bruit sifflant et cria :

-Protego !

Les deux sortilèges s'écrasèrent alors sur le bouclier invisible. Il était particulièrement doué dans les sorts de défense, même si un protego ne suffirait pas pour plus tard. Il sortit vivement une potion et la lança en direction d'Octavia. La potion était une sorte de bombe acide. Son premier effet était d'envoyer valser son adversaire, mais si elle recevait ne serait qu'une goutte sur le visage, la partie visée fonderait comme de la glace et créerait une blessure douloureuse. En esperant pour elle qu'elle avait les habits épais, le liquide metterait un certain temps à traverser les habits, environ cinq petites secondes. Il sauta sur un rayon plus loin, se rapprochant de l'emplacement des tables, une sorte de grande salle à part qui donnait une liberté de mouvement agréable. Tout en continuant de sauter rayon par rayon, il jeta alors un dernier sortilège :

-personnificatum bellicis !

Il ne pointait pas Octavia mais un rayon pleins de livres, qui commençaient à se mouvoir d'eux-même. Il donnait l'impression d'être des oiseaux mangeurs de chairs qui s'avançaient de plus en plus d'Octavia. Il avait réussi à en animer une bonne dizaine. Le soleil était presque totalement couché et les reflets donnaient des airs d'enfers dans la bibliothèque. Il lança un incendio vers les bougies environnants et l'atmosphère en devint presque intime :

-Quel ambiance romantique, un petit calin ? Cria Johann en direction d'Octavia, histoire de la déstabiliser.

Il était à une dizaine d'elle, et il n'était pas aisé de sauter de rayon en rayon, mais il était presque arrivé à l'espace des tables. Octavia lui courerait sûrement aprés. Il mit sa main sur sa sacoche mais préfèra garder ses potions pour plus tard. Il venait d'en utiliser une, et s'il comptait bien, il ne lui en restait plus que 9. Johann se déplaçait toujours avec une dizaine de potions, chacune différente, bien utile pour un duel qui pourrait finir mal. Il se remémorait de la derniere fois, et il avait pris un grand plaisir de se battre au corps-à-corps. Il était déjà en train de se faire une stratégie la-dessus. Il sauta enfin un dernier rayon et se stoppa pour se retourner et voir ou en était Octavia...
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Re: Réserve de la Bibliothèque de Poudlard

Message par : Octavia Sisméo, Mar 8 Juil 2008 - 23:41


A peine deux mètres furent-ils fait que, le bruit typiquement sourd de sorts s’écrasant contre un puissant bouclier se fit entendre. Une frustration bien familière se propagea dans les membres d’Octavia, tout comme cette rage bouillonnante qui s’emparait à chaque combat de son être. Elle empoisonnait son esprit, et son cerveau, si elle ne se contrôlait pas, se laissait emporter par cette dernière. Pouvant la conduire à un acte irréfléchie, incontrôlé, dicté par l’instinct, par les sens en effusion, et pour finir, l’amener en une posture bien délicate.

Son désir de vengeance et son caractère n’arrangeaient en rien la situation. Déterminée, obstinée étaient les termes qui la caractérisaient. Ce fut donc le regard embrassé d’une lueur menaçante, qu’elle fixa la mâchoire crispé le mangemort perché à un rayon.
* Il se prend pour une araignée ? * A peine eut-elle le temps de lancer, de faire partager avec joie sa comparaison sarcastique, que le mouvement de bras de Johann attira son attention. La scène se déroula comme au ralentit. Une des mystérieuses potions se détachait comme avec lenteur de la ceinture, et le geste de propulsion de son adversaire se marquait au fer rouge dans l’esprit d’Octavia. Une fraction de seconde lui fallut pour prendre en compte du danger de la chose. Pourtant, ce fut comme si la sorcière mettait un temps fou pour enregistrer les messages d’alerte que son subconscient lui envoyait.

La potion voltigea lentement – pour elle – et à la fois rapidement, pour qu’à la dernière seconde, les pieds d’Octavia effectuèrent un violent demi tour. L’instinct de survie la propulsa en un coin non programmé. La potion se fracassa sur le sol en pierres dures. Un maelström de sons et de sensations se fit entendre et ressentir en la jeune femme et dans la pièce. Des « Pshiit » emplirent l’espace autour d’eux, remplaçant avec vanité le bruit des flammes qui expirerait, le verre se brisa en de multitudes de projectiles, fusant dans tous les sens, et finalement, une étagère s’effondra sous le poids d’Octavia qui fut expulsée par la force du liquide mystérieux.

Une odeur de grillé chatouillait ses narines alors qu’elle grimaçait, accroupie pitoyablement par terre, le dos brisé par le meuble en miettes. Heureusement pour elle que le feu avait déjà commencé son ouvrage destructeur sur lui, le bois intact aurait alors complètement rompu les os d’Octavia. La source de cette effluve fut rapidement découverte. La sorcière la connaissait. Rarement cela lui était arrivée, mais cette odeur ne s’oubliait point, et le geste était tellement stupide ; celui de laisser un bras trop longtemps au-dessus d’un feu de chaudron, faisant brûler par la suite les poils du membre. Du plat des mains, comme si elle cherchait à tuer un moustique, elle écrasa vivement la sorte de combustion qui avait pris dans une de ses mèches de cheveux et qui dégageait ce parfum de cochon grillé. La substance n’avait pas été totalement absorbé par la masse capillaire, et d’infimes gouttes, très très petites, s’attaquèrent aussitôt à la peau d’Octavia, rongeant avec avidité la chaire rose et tendre. Malgré le peu de liquide, la douleur fut vive. Mais la réaction d’Octavia fut assez rapide pour amoindrir les dégâts. Les traces de la potion restantes se perdirent entre les mailles du tissu velours qu’elle portait ce soir là lorsqu'elle essuya prestement ses mains. La robe verte émeraude lui épargna d’autres brûlures.


* Tu vas me le payer * songea-t-elle en entendant les bonds du lapin au loin dans la salle. Le regard noir, elle riva ses yeux en direction du bruit tout en se redressant gracieusement, comme si aucun accident ne s’était produit. Accroupie fermement sur ses deux pieds, elle tenta de repérer la position du mangemort au bruit qu’il émettait. Il n’était décidément pas discret. Certes, il était loin et en hauteur sur ses rayons … quoique …

L’ouïe d’Octavia enregistra aussitôt le sort qui fut lancé et attendit l’espace de quelques secondes pour voir la substance qu’avait pris ce dernier. Ses muscles se contractèrent légèrement à la vue des livres-oiseaux qui foncèrent vers elle. Elle refusait d’utiliser un incendio en direction de ces créatures. Hors de question de brûler des ouvrages, une source de savoir et le fruit de plusieurs mois voire années de concentration et de travail. La baguette de santal se pointa une nouvelle fois devant elle pour projeter sa spécialité.

Les livres se métamorphosèrent en deux espèces différentes. Une à quatre pattes et une autre, pourvue d’ailes. La moitié (5) des livres se transformèrent en loups au pelage noir comme la nuit, qui se fonderaient très rapidement à l’obscurité de la pièce, et l’autre (5) à de majestueux phénix. Tous, sous son contrôle, foncèrent aussitôt vers le mangemort toujours perché qui avait rallumé quelques bougies et plaisanté de la situation.


- Désolée. Je ne fais pas de câlin au traître. Qu’est-ce qu’on ressent lorsqu’on plante un couteau dans le dos de ses confrères ? Cria-t-elle toujours cachée près du sol. Je suis sûre que ça doit être une sensation très agréable n’est-ce pas. Quelle sensation on éprouve lorsqu’on sent la marque vous brûler et vous rappeler le fruit de vos erreurs ? Dites-moi monsieur le ministre.

Silencieusement, tel un félin, Octavia se déplaça entre les étagères riant tout aussi muettement de son effronterie. Un des cinq loups fit son apparition à l’embouchure de deux meubles. La sorcière n’en fut pas surprise et l’animal se posta, assis sur ses pattes, gravement à ses côtés, les sens en alerte aux moindres mouvements, protégeant sa génitrice.

- Assurdiato … Murmura-t-elle après avoir jeté un livre de toutes ses forces aussi loin qu’elle pouvait.

Octavia espérait que sa stratégie fonctionnerait. Faire diversion avec ce livre, en espérant que Johann en fut distrait, cherchant l’origine du bruit la croyant proche, pour que son sort puisse frapper en toute tranquillité son adversaire. Les deux yeux marron de la jeune femme firent leur apparition entre les livres de l’étagère, rivés sur les faits et gestes du mangemorts, mais aussi cherchant dans les ténèbres de ce chaos, une présence rassurante …


Dernière édition par Octavia Sisméo le Sam 12 Juil 2008 - 22:04, édité 1 fois
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Message par : Mangemort 10, Sam 12 Juil 2008 - 20:46


-Ce n'est pas réellement agréable, Miss Sisméo, mais ça vous donne envie d'en donner un autre coup de couteau pour vérifier la sensation...

Johann se retourna une nouvelle fois pour voir sa potion faire mouche, ou presque. Octavia parraissait enragé et, à peine les livres volaient vers elle qu'ils se transformèrent en cinq phénix et cinq loups. Bien évidemment, ils devaient tous être sous son contrôle. Johann continua de jouer au lapin, sautant d'un rayon à l'autre, et arriva enfin à l'espace tablée. Quatre tables rondes étaient installés et Johann leur donna de grands coups de pieds pour les pousser à l'écart. Maintenant qu'il avait trouvé un endroit spacieux, il pouvait mieux se déplacer, tandis qu'Octavia était toujours dans les rayons. Il pointa alors directement sa baguette sur les phénix qui volaient droit sur lui. La baguette lacha de grandes gerbes de flammes qui consummèrent 4 des phénix. L'un d'eux fut bien plus malin et esquiva les flammes avec aisance :

-J'éspère que c'était un bon livre, grogna Johann en se préparant à la confrontation avec le phénix.

Les griffes avancés, le phénix se jeta sur 10 qui l'attrapa au cou de l'oiseau et le plaqua à terre. Ce n'était pas de gros phénix, même s'ils étaient opposant, comme créature. Johann donna un coup de poing au phénix qui tentait de lui picorer le bras. L'oiseau lui laissa de grandes marques sur le bras droit mais Johann n'y fit pas attention. Il repoussa une dernière fois le phénix et fit tomber un rayon pour le faire taire une bonne fois pour toutes. Le phénix redevint livre comme les autres oiseaux, l'objet à présent à sa perte. Mais tout ne faisait que commencer. Les loups se faisaient entendre par leurs bruits de pas rapides sur le carelage de la bibliothèque :

-Cette foi-ci, je ne ferai pas de cadeaux...

Les loups apparurent, au nombre de 4, et 10 leva sa baguette :

-Bombada maxima !

Les loups explosèrent littéralement, les museaux et les oreilles volaient un peu partout. Mais cela redevinrent, comme les phénix, de simples morceaux de livres déchiquetés. Octavia lui en faisait voir de toutes les couleurs. Elle était déchainée, mais Johann ne commettrait pas deux fois la même erreur. Il voulait une attaque directe. Alors qu'il attrapait une potion de sa main gauche avec une rapidité remarquable, il tenait toujours sa baguette de la main droite. Octavia était silencieuse, et savait se faufiler comme une souris dans les coins les plus petits. Son corps de femme lui permettait plus de discretion. Il tendit alors l'oreille, et se rappella qu'il avait bien envoyé 10 livres, non 9. Il sentit quelque chose voler derrière lui et se retourna d'un geste vif. Un livre vola droit devant son nez et Johann comprit le panneau lorsqu'il fut dedans. Un sortilège lumineux sortit d'un rayon sur sa gauche et Johann s'abaissa de justesse. Il se laissait tromper, et de plus en plus. Il ne fallait plus d'erreur, mais à présent, il savait ou Octavia se trouvait :

-Expulso ! Fit-il et le sortilège fusa vers l'étagère ou était sorti le sortilège...

Il grimaça en sentant son bras gauche lui faire mal. Il observa un instant et l'oiseau lui avait laissé des blessures douloureuses. Il était bien ouvert, et même une bonne potion ne pourrait arrêter le sang de couler. Johann n'avait pas pensé à prendre des potions de soins, il aurait peut-être du. Il déchira un bout de son t-shirt et entoura sa blessure le plus rapidement possible. Il regarda alors dans la direction du sortilège...
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Re: Réserve de la Bibliothèque de Poudlard

Message par : Octavia Sisméo, Sam 12 Juil 2008 - 23:03


Les prunelles marron se fixèrent de nouveau sur le mangemort à l’écoute de sa voix, pour se rétracter de méfiance à l’égard des paroles de 10. Les doigts d’Octavia se crispèrent sur les livres où ses mains s’étaient appuyées pour se maintenir accroupie alors qu’une vague d’émotion déferla à l’intérieur de son ventre. Elle ne saurait expliquer les pensées qui traversaient son esprit actuellement. De la déception ? De la colère ? Ou un brin de peur … ? La déclaration de Johann était tranchante et le pire, c’est qu’au ton de sa voix, il semblait sincère. Une question vint aussitôt à la sorcière. Quelles avaient été les motivations du jeune homme pour avoir quitté son poste de chef des Aurors, pour basculer ensuite entre les griffes du Mal ? Un événement qui avait marqué sa vie ? Une mort ? L’influence d’une personne ? Octavia mit de côté toutes ces interrogations dans un coin de sa tête pour les ressortir le moment venu. Pour l’instant, son attention se concentrer à présent sur le sort de ses chères bestioles.

Le cœur gonflé d’espoir, elle regarda ses phénix voler vers Johann, pour seulement quelques secondes ... Combien fut sa peine de les voir brûler aussi pitoyablement et retourner à l’état de livres carbonisés. Le mangemort, contrairement à elle, ne semblait avoir aucune reconnaissance pour le savoir et l’intelligence. Ce n’était plus d’espoir maintenant que son cœur était gonflé. Pourtant, elle observait avec une certaine anxiété, attente, le combat qui se déroulait entre l’oiseau et son adversaire. Les métamorphoses de l’ex-Serpy n’étaient certes pas très puissantes, mais la mêlée semblait tenace et féroce. Un dernier coup de poing de la part de 10, propulsa l’oiseau dans le décor de la bibliothèque et revint à son état de livre, bien trop affaibli, au milieu de ses congénères éparpillés sur le sol.

Ce fut au tour de ses loups d’intervenir. Les pauvres n’atteignirent même pas le mangemort … Un poing derrière une étagère frappa de rage les arêtes des grimoires. Le loup à ses côtés abaissa ses oreilles en arrière, mécontent, tandis qu’Octavia massait sa main endolorie.
* Maudit soit-il *. Elle était entrain de ruminer contre elle-même, de son incapacité à lutter contre lui lorsque son cœur manqua un battement. Oui. Il regardait bien en sa direction. Ses sens s’affolèrent, le loup grogna et stupidement, elle resta assise derrière cette étagère lorsque le sort fusa en leur direction.

Le meuble fut touché de plein fouet et l’accident bien trop rapide pour tenter une quelconque esquive. Un grincement sordide s’éleva dans les hauteurs des lieux et l’immense étagère, lourdement remplie de livres et de grimoires en tout genre, s’affaissa lentement mais sûrement vers Octavia. Instinctivement, le loup bondit vers sa génitrice juste avant le choc fatal en un bruit assourdissant.

Les paupières d’Octavia papillonnèrent. Allongée sur le carrelage abrupt, son bras droit protégeant son crâne, elle s’attendait à se réveiller baignée d’une lueur blanche, bienfaisante et protectrice. Mais à cet instant, c’était plus un corps poilu qui lui tenait chaud. Risquant un regard, elle se rendit compte que le loup s’était jeté sur elle pour la protéger de l’étagère. Allongée sur elle, il clignait lentement des paupières, le regard vague, proche de la fin. Le cœur déchiré à l’idée de le laisser là, elle entreprit tout de même de se dégager rapidement de l’animal. Sa métamorphose prendrait rapidement fin, le loup retournerait à l’état de livre et le meuble s’écroulerait définitivement sur elle. Rampant le plus rapidement possible, elle sortit de la sorte de tunnel qui s’était créé, et put enfin respirer à l’air libre juste avant que le bois ne s’effondre sur un livre particulier.

Le souffle saccadée par la pression et un rythme cardiaque bien trop élevé pour un être humain, Octavia toujours allongée sur le sol se permit quelques seconde pour retrouver une cadence normale. Certes risqué mais, elle ne pouvait se concentrer sur Johann après avoir vu au détour d’une étagère, l’ombre et un pan de cape de la Faucheuse. Son haleine glaciale l’avait frôlé, un doigt squelettique lui avait effleuré le visage. S’appuyant sur ses coudes, elle s’assura tout de même des gestes de Johann. Ce dernier était lui aussi occupé à soigner ses blessures de guerre. Une de ses métamorphoses lui avait tout de même donné une portion du châtiment qu’il méritait.


- Tu ne reçois que ton dû mon cher Johann. Lança-t-elle en se redressant lentement pour éviter les vertiges.

Le choc certes avait été amoindri par son cher loup, mais il avait retentit douloureusement dans le corps de la jeune femme. Rejetant tous sentiments de culpabilité envers lui – de plus, il n’était qu’un livre – elle releva, légèrement tremblante, sa baguette. Les émotions n’avaient pas leur place dans un duel, ils embrouillaient l’esprit, l’ennuager. Chose difficile à respecter.


- Promptus Nebulae.

Un brouillard épais jaillit du bois de santal, remplissant en l’espace de quelques secondes la bibliothèque et empêchant à quiconque discerner les lieux et ses occupants. Un sort tout aussi risqué pour la jeune femme, elle le savait, mais tout aussi avantageux pour elle, comme pour lui, malheureusement. Octavia ne perdit pas une seconde de plus. Un nouveau jet lumineux éclaira hâtivement les traits de cette dernière pour filer droit vers Johann. Au fur et à mesure de son approche, la lueur se transforma en corde solide et redoutable, dansant et sifflant dans les airs. Ne désirant qu’une seule chose, s’entremêler autour de ce cher 10.

- Pourquoi es-tu devenu ainsi ?
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Re: Réserve de la Bibliothèque de Poudlard

Message par : Mangemort 10, Dim 13 Juil 2008 - 0:23


La brume les entourait de toute part, et ses yeux ne lui étaient plus d'aucune utilité... Pourtant :

-Quel ingéniosité, me dépourvoir de mes sens, mais savais-tu que j'avais perdu la vue durant un mois, aprés une mauvaise expèrience magique ? Je me suis un peu habitué aux autres sens pendant cette pèriode si tu préfères...Rien de bien extraordinaire, je peux juste reconnaître les mouvements d'un sorcier, un pas...

Il entendit parfaitement Octavia faire un pas sur le coté. Le bruit d'une baguette siffla et Johann utilisa un protego aussitôt. La corde disparut d'un coup dans la vapeur de la brume. Elle le testait, et elle était trés intelligente pour cela. C'est alors qu'Octavia posa une question à Johann, ce qui l'interpela :

-Pourquoi es-tu devenu ainsi ?

Il se figea sur le coup. Il savait parfaitement ce qui l'avait changé, mais il aimait ce qu'il était devenu, quelqu'un sans loi ni chaine pour vous dire quoi faire. Il faisait ce qu'il voulait, ce qui ne l'obligeait pas automatiquement à tuer. Il aimait jouer avec ces opposants. Mais en ce moment, il se rappellait de la grave erreur qui l'avait plongé dans ce côté si sinistre de sa personne :

-Je peux bien te le raconter, fit-il en prenant un ton plus froid et moins joyeux. Tu sais ce qui t'arriverai de toute façon si tu devais le répeter...

"Aprés mes années à poudlard, je suis parti en quête de magie, de connaissances, comme tous ses livres qui brulent et que tu peux voir ici. Je suis parti en compagnie de ma mère, une brillante sorcière de son époque. Elle est la descendante des créateurs de balais volants, mais les enchantements n'étaient pas sa spécialité...Loin de là. Elle était connue pour son talent dans la divination...Mais c'est une autre histoire...

Johann rangea sa baguette dans sa manche, pour pouvoir l'attraper à n'importe quel moment. Il sentait qu'Octavia n'était pas loin :

-Nous nous sommes retrouvés dans des endroits peu commodes, et nous avons pu découvrir de nombreux endroits remplis d'évènements magiques. Malheureusement, la dernière destination se passa mal... De mauvais sorciers s'en sont pris à nous alors que nous venions de trouver un diamant de magie...Oui ! Une perle rare, un simple fragment peut permettre à une personne de créer une potion qui dévoile le futur dans des aspects les plus spectaculaires... On pourrait presque se croire dans une pensine du futur. Ma mère s'est blessé durant la fuite, et j'ai du choisir entre la tuer et partir, ou la sauver pour sacrifier le diamant. J'ai fait un choix...

Il se tourna d'un geste vif et décocha un crochet du droit vers le visage d'Octavia, presque net face à lui. Son nez se mit à saigner, mais elle ne tomba pas pour autant. Elle se battait pour sa réussite et utilisait toutes ses forces. Elle lança son pied droit dans les cotes de Johann qui lacha un léger gémissement de douleur. Octavia s'appretait alors à lancer un nouveau coup de pied mais 10 le repoussa avec un bras et poussa Octavia de toute ses forces avec son bras libre. Octavia retomba en plein sur le dos, sonnée par la force soudaine de son ennemi. 10 fit glisser sa baguette dans sa main et s'avança de son adversaire. Octavia plia alors ses deux jambes et donna un grand coup dans le ventre de Johann qui partit en arrière. Il se rattrapa de justesse sur le sol, le souffle coupé. Octavia n'était pas forte, mais savait utiliser son poids pour en faire une excellente arme. Il se releva et se positionna prêt à renvoyer un sort. Mais Octavia était déjà en train de se relever. Son nez saignait abondamment et 10 avait la bouche qui saignait aussi...
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Re: Réserve de la Bibliothèque de Poudlard

Message par : Octavia Sisméo, Lun 14 Juil 2008 - 17:57


On se s’aurait cru dans un film d’horreur. Le brouillard était si épais qu’Octavia discernait tout juste le bout de ses doigts, bras tendus en avant. Lentement, elle marchait à l’aveuglette dans la bibliothèque, ses mains paumes tendues étudiaient son chemin, effleurèrent de ci de là des arrêtes d’étagères, le rond d’une table, le dossier d’une chaise. Bien souvent elle faillit trébucher ou se plier en deux sous le coup d’un bureau. Aussitôt, elle se figeait, ne faisant pas le moindre geste, pas le moindre bruit, et choisissait une autre direction pour brouiller en quelque sorte les pistes.

Mais ses efforts pour passer inaperçue semblaient inutiles, lorsque Johann lui confia qu’il avait les sens plutôt surdéveloppés depuis une mésaventure. Une grimace d’énervement froissa les traits d’Octavia. Il était pire qu’une de ses paires de lunette infrarouge que possédaient les moldus. Mais tout homme avait ses faiblesses, en continuant d’être discrète, peut-être arriverait-elle jusqu’à lui sans le moindre bruit. De plus, il ne cessait de parler …

Sa question avait fait mouche. La voix de 10 à présent n’était plus aussi malicieuse qu’il le souhaitait. L’amusement était terminé et Octavia était prête à utiliser la douleur de ses souvenirs qu’il évoquait contre lui, pour le déstabiliser. Tout en marchant, elle écouta attentivement les déclarations du mangemort, relater avec une certaine mélancolie son aventure avec sa mère. Plus elle s’approchait de lui, plus elle pouvait entendre les différentes tonalités qui perçaient dans sa voix.

Octavia haussa un sourcil surpris à l’évocation de ce diamant magique. Elle n’en avait jamais entendu parler. La sorcière était entrain de songer à ce diamant lorsque Johann remémora le choix difficile auquel il avait eu affaire. Elle se figea nette à son écoute. Quel choix avait-il pris ? Elle n’eut pas l’occasion d’y réfléchir bien plus ou d’avoir la réponse que Johann se matérialisait en l’espace d’une seconde sous ses yeux.

La surprise fut totale, et la douleur bien plus. Elle se répandit telle une tâche de vin sur un tissu blanc, dans le crâne d’Octavia et surtout, dans son nez et lui arracha un gémissement plaintif. Heureusement pour elle, aucun craquement ne s’était fait entendre, son nez était indem, en partie. La colère l’aveugla. Il recommençait. Sans hésitation, elle se lança dans le combat, rassemblant toutes les connaissances qu’elle avait. C’est-à-dire, peu, mais l’imagination ne manquait pas.

Après avoir décroché son pied dans les côtes de Johann, elle se prépara à une deuxième tournée, mais le mangemort fut plus rapide et se retrouva vite au sol.
* Saloperie * pensa-t-elle en le voyant arriver alors qu’elle était dans les vapes. L’instinct de survie la sauva certainement. Ses deux pieds joints, elle se fit une joie de donner un nouveau coup dans le ventre du mangemort.

A bout de souffle – ou coupé – tout les deux, ils se jugèrent pendant quelques secondes, le temps de reprendre leur respiration et leur force. Entre temps, le brouillard commençait déjà à s’éclipser, laissant une vision d’au moins cinq mètres aux deux combattants. Octavia s’accroupit lentement en s’aidant de ses mains, le regard toujours rivé sur Johann, pour ensuite se lever douloureusement. Son dos était meurtri et son nez également. La lèvre de son adversaire était aussi en un état pitoyable.


- Alors ? Quel a été ton choix ? Lança-t-elle cinglante tout en essuyant négligemment le sang qui coulait de son nez du revers de sa main. Je suis sûre que pour arriver aussi bas que tu es maintenant, tu as dû la tuer sans vergogne. Ne songeant qu’à ce diamant qui a dû t’hypnotiser. Lorsqu’on trouve un trésor, on ne souhaite pas le partager, on devient égoïste, et on est prêt à tout pour se débarrasser de ses concurrents, ou de ce qui le ralentit … Ta mère était devenu bien trop lente n’est-ce pas ? L’infirmité, la faiblesse agace vite.

* Expelliarmus *. Certainement trop en rage ou secoué, la baguette de Johann lui fila entre les mains avec une telle facilité et voltigea à travers la pièce, perdue dans les restants du brouillard. Alors qu’il la suivait des yeux, Octavia profita de ce fragment de seconde d’inattention pour se jeter sur lui. Courant à pleine vitesse, elle le percuta de plein fouet, empoignant de ses mains son col et le plaquant contre le mur.

- Alors, dis moi tout Johann … Souffla-t-elle le visage à quelques centimètre de lui.

De son avant-bras gauche, elle tenta de le maintenir, alors que son semblable droit pointait sa baguette de santal sous le cou du mangemort. Mais la sorcière n’avait pas assez de force par rapport à lui. En un claquement de doigt, les rôles furent inversés sans qu'elle ait pu lancer un sort, un sourire en coin de la part de 10. Grimaçant de cette position inconfortable, Octavia ne réfléchit pas une seconde de plus et lança sans honte son genou dans un endroit très sensible. Un petit souvenir de leur dernier duel. Johann recula sous le coup et tout deux furent de nouveau à une distance raisonnable, mais lui, désarmé.

Cependant, les yeux d’Octavia s’écarquillèrent, le regard alarmé, fixant un objet beaucoup trop proche du mangemort. Sa baguette … Ce funeste destin avait voulu envoyer valser 10 juste à côté de sa maudite baguette. Johann s’en aperçut, et ils se lancèrent ensemble à sa conquête. Qui serait le plus rapide ?
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Message par : Mangemort 10, Mar 15 Juil 2008 - 11:53


Avant qu'il n'ai pu répondre, Octavia lui lança un sortilège qui fit mouche cette fois-ci. Pourtant, elle commit la grave erreur de se rapprocher de lui, laissant ainsi à 10 le loisir de retourner la situation à son avantage. Aprés coup, Johann se recula, un genou reçu en plein dans les bijoux de familles. Il fit une grimace et se remit debout, oubliant la douleur et le reste. Mais alors qu'il avait perdu sa baguette, Octavia jeta un oeil étrange prés de lui. Ses yeux s'agrandirent en même temps que ceux de son adversaire et se pointèrent droit sur la baguette, légèrement plus proche de Johann. A peine eut-il le temps de penser à l'attraper qu'Octavia, vive d'esprit et de corps, se jeta vers la baguette. Malheureusement pour elle, Johann était bien mieux placé. Il se jeta lui aussi sur la baguette et repoussa d'une main l'épaule d'Octavia qui retomba sur l'épaule opposé. Elle se releva péniblement et Johann ne souriait même pas de sa victoire :

Sa baguette lui revint en main, et Octavia se recula à bonne distance de son adversaire :

-C'était presque trop facile murmura-t-il assez fort pour qu'Octavia l'entende.

Il repensait à ce qu'elle lui avait dit. Lui lancer cela en plein duel se révela plutôt efficace. Il ne se laisserai plus avoir par des sentiments aussi primitifs, il lui avait causé sa perte plus d'une fois. Il serra un peu plus fort sa baguette et recula d'un pas. Ils étaient à présent à bonne distance. La nuit était complêtement tombé, et le brouillard crée par Octavia était presque entierement dissipé. Quelques bougies illuminaient encore la pièce faiblement, mais donnait assez de clareté pour que Johann et Octavia puissent se regarder dans les yeux. Elle pouvait lire la fureur dans ses yeux. Pourtant, son visage restait de marbre, sans sourire cette fois-ci :

-Les seules personnes que je ne pourrai jamais tué sont ma famille, je pense que même en étant mangemort, on a tout de même un coeur...

Sa baguette fendit l'air et sa main gauche se faufila dans sa poche à potions. Il ne regrettait pas du tout l'emplacement de cette poche qui avait bien failli se prendre des coups de justesse, de quoi ruiner ces belles potions :

-Electrocorpus !

Le sortilège fonça droit sur Octavia tandis que Johann lança sa potion. La potion était une autre petite bombe mais qui donnait cette fois-ci, des hallucinations à celui qui respirait la vapeur qui en sortait. Johann était assez loin, mais il devrait faire attention plus tard. C'était une potion qu'il avait crée lui-même, et il esperait faire mouche. Il pointa sa baguette sur lui et murmura :

-Elasticus corpus...

Il voulait sortir ses souvenirs de sa tête. Le souvenir de sa mère résonnait encore. Il fallait que ça sorte :

-Elle s'est tranchée la gorge juste devant moi pour que je la laisse !! Je ne voulais pas la quitter et elle m'y a obligée !! Avec cette pierre affreuse que je ne pourrai jamais utiliser de ma vie !! Tu ne peux pas comprendre ! Criait-il de tout son coeur.

Tout sortait d'un coup et se mélangeait. Est-ce que cet instant était réel...
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Re: Réserve de la Bibliothèque de Poudlard

Message par : Octavia Sisméo, Sam 19 Juil 2008 - 18:00


- C'était presque trop facile.
- Pardonne ma faiblesse. Répondit-elle aussitôt railleuse.

Un silence morbide planait dans la bibliothèque. Les paroles d’Octavia avaient écorché à vif le cœur de Johann vraisemblablement. Silencieux, il restait droit, stoïque face à elle, sa baguette de nouveau entre ses doigts, dans la chaleur du creux de sa main. La nuit était tombée. La fenêtre, brisée quelque temps plutôt par l’entrée d’Octavia, laissait entrer les hululements des chouettes de la volière, ainsi que les divers bruits de cette nuit d’été. Une douce brise faisait danser en des mouvements lascifs les rideaux, et effleurait avec légèreté les joues rougies des deux combattants.

La jeune sorcière était à mille lieux de toutes ses sensations, de l’admiration d’une pareille nuit. Ses yeux marron fixaient toujours aussi déterminés les prunelles qui lui faisaient face. Les mêmes sentiments les habitaient. Une bouffée de rage embrumait leur regard et dictait leurs sens. Chacun debout, chacun face à l’autre, Octavia attendait le moindre geste, la moindre action.

Se furent les lèvres de 10 qui bougèrent, déclarant d’une voix glaciale mais lourde d’émotions refoulées, les mots qui le consumaient de l’intérieur. En temps normal, face à de telles paroles, Octavia aurait ris. Un mangemort, avoir un cœur … peut-être. Mais l’atmosphère à cet instant était bien trop lourd, bien trop tendu pour pouvoir faire sa maligne. Son espièglerie l’avait quitté.

Etait-ce ses sentiments qui l’aveuglaient ? Cette pointe de tristesse et de déception qui déambulait toujours au fond de son être, tel un poids, inextirpable. Sa réaction face à l’electrocorpus fut bien trop lente. Son violent écart sur sa droite fut trop long à anticiper et son bras gauche récupéra quelques décharges électriques.

Dans son geste, elle se propulsa à l’abri d’une rangée d’étagères. Les éclairs se propageaient allégrement sur chacun de ses membres alors qu’elle fut prise de douloureuses convulsions. L’électricité lui brûlait la peau, chamboulait son cœur et son cerveau, et s’enfonçait profondément dans son corps, jusqu’au bout des ongles.

Heureusement, après quelques secondes de douleur intense, les ressources électriques s’évanouirent. Les mains d’Octavia, dans la souffrance, c’étaient accrochées au bois de l’étagère à ses côtés avec une telle force que ses jointures en avaient blanchi. Elle desserra ses doigts lentement quelque peu meurtris par cette force inhabituelle.

L’événement n’avait duré que quelques secondes, et pourtant, fut une éternité pour la sorcière. Elle n’avait reçu qu’un brin du sort. Un deuxième fracassement de verre attira subitement son attention. A l’emplacement où elle se trouvait précédemment, venait de se briser une nouvelle potion de Johann. Sa non connaissance en la matière, lui dicta de s’éloigner aussitôt. Bien qu’elle fût encore dans les vapes, elle se força à avancer à quatre pattes pour s’écarter le plus rapidement possible. Des vertiges la prirent, mais rien ne l’arrêta pour autant de quitter rapidement cette odeur piquante et forte.

A naviguer ainsi, elle se retrouva à un des coins reclus de la bibliothèque. La voix de Johann lui paraissait lointaine et proche en même temps. S’adossant contre les murs, elle replia contre elle-même ses jambes qu’elle entoura délicatement de ses bras. Un soupçon de repos lui était nécessaire. Octavia se laissa emporter par une étrange léthargie. Elle ne se sentait pas fatiguée au point de faire un somme. Non, quelque chose lui engourdissait l’esprit et la forçait à la plonger dans des sortes de rêves éveillés.

Une magnifique plaine verdoyante s’offrait à ses yeux grands ouverts qui fixait un quelconque point de la bibliothèque. Octavia semblait sous la prise d’une drogue inconnue. Des hallucinations lui venaient à l’esprit. Cette plaine accueillante et chaleureuse, source de bien-être et de paix. Ce soleil qui l’enveloppait. Les papillons qui voletaient insouciants. Et cette brise … Une larme coula le long de sa joue, mais elle ne sut si ce fut cette merveilleuse hallucination étrange qui la provoqua, ou bien les paroles déchirantes de Johann.

Ils n’étaient que des êtres humains après tout. Pourvus d’un cœur et d’émotions. Comment rester insensible ? Elle errait dans sa plaine verdoyante alors que les bruits de bibliothèque lui venaient consciemment à l’oreille. Son esprit, bien qu’il fût sous l’emprise de l’hallucination, enregistra le mouvement lent dans le creux de sa main. On lui ôtait sa baguette …

Le rêve se brisa. La plaine disparut. La douloureuse réalité revint aux yeux d’Octavia. Son champ de vision lui fut coupé, des jambes lui apparurent à place des étagères remplies de livres. Elle savait déjà, son cœur qui frissonnait contre sa volonté lui le murmurait. Elle était dans une déplaisante position. La mâchoire crispée et déglutissant péniblement, elle releva son visage face à Johann.
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Message par : Mangemort 10, Sam 19 Juil 2008 - 18:52


Sa potion avait fonctionné à merveille. Octavia s'était enfuit et recroquevillée sur elle-même dans un coin de la bibliothèque. Il s'était mis alors à sa poursuite, ne voulant pas la perdre de vue. Il la voyait, privée de tous ses moyens de défense. Il savait que cela était une bonne idée d'user des potions pour ce duel, trés peu de personnes leur donnaient une certaine importance. Johann était loin d'en faire partie. Il s'essuya la lèvre infèrieur d'un revers du bras et attrapa la baguette d'Octavia avec la meilleur discretion possible. Il ne fallait pas qu'elle se réveille. Alors que la baguette glissait des doigts d'Octavia, Johann se releva à l'instant ou Octavia se réveilla de son hallucination. Il ne fit pas attention à cet instant, trop occupé à trouver le meilleur moyen de faire de cette ustensile de la poussière. Mais alors qu'il vérifiait qu'Octavia était toujours "ailleurs", celle-ci se fit un plaisir de faire un croche-pied à son adversaire. Johann s'étala presque de tout son long, se rattrapant de justesse avec une main. Maintenant trés bien éveillée, Elle se jeta sur l'autre main qui tenait les deux baguettes. Mais un sort était toujours en fonction sur lui. Il recula son bras le plus loin possible, qui s'allongea sous les yeux rongs d'Octavia. A présent, sa main se situait à l'autre bout du rayon :

-Plutôt marrant comme sortilège, non ?

Octavia lui mit un grand coup de poing mais 10 se releva aussitôt et envoya valser Octavia contre un mur. Il se mit alors à courir pour mettre le plus de distance possible entre Octavia et lui. Il était maintenant trop affaibli et bien trop ralenti pour pouvoir continuer le corps à corps. Il redonna à son bras une taille normale et sourit à Octavia qui marchait dans sa direction. Elle se stoppa vers le milieu et Johann aggripa la baguette d'Octavia à ses extrémités. D'un coup sur la jambe et la baguette fut détruite, coupé en deux comme si elle venait de passer dans un hachoir pour bois. Pourtant, Octavia ne bougeait toujours pas. 10 était ravi de cette destruction, mais alors qu'il se préparait à lancer un sort, il vit Octavia glisser sa main dans le meuble auprés d'elle. Parce que là ou il y avait les livres avant, Johann y avait mis sa cape qui la genait...et sa seconde baguette à l'intèrieur :

*Quel con !*

10 lança un torrent d'eau dans le rayon et projeta les meubles avec un repulso. Il était en rage. Lui qui était si maniaque et qui n'oubliait jamais rien, ne faisait quasiment pas d'erreurs, il avait commis une faute grave. Les meubles tombaient alors, et la vague d'eau fonçait droit sur Octavia. Elle venait de récupérer une baguette, mais Johann avait encore ses potions. Il les compta et remarqua qu'il lui en manquait deux. Ou qu'elle soit, il ne fallait pas qu'Octavia tombe dessus...
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Re: Réserve de la Bibliothèque de Poudlard

Message par : Octavia Sisméo, Dim 20 Juil 2008 - 2:01


* Non *.

Son heure n’était pas encore venue, elle n’en avait pas décidé ainsi. Une étrange lueur fit briller subitement son regard autrefois rongé par la douleur et bercé par l’illusion. Johann était bien trop proche à son goût et tenait entre ses mains sa chère et tendre baguette, laissant Octavia sans défense. Il observait l’air songeur le bois de santal, ne se doutant aucunement que sa propriétaire l’observait ardemment. Ses paupières se relevèrent enfin sur elle. Pris au dépourvu, ce fut ce moment que choisit Octavia pour faire perdre l’équilibre au mangemort.

L’esprit de nouveau vif, elle se jeta sur la main qui détenait les baguettes, ou plutôt Sa baguette. Rien ne comptait plus à cet instant que Elle. Octavia se sentait démunie sans Elle. Elle était le prolongement de son bras, une partie de son être. Les doigts de 10 la tenaient fermement, et la sorcière eut beau griffer, rentrer ses ongles dans la peau de son adversaire, il ne lâcha pas prise. Pire que cela, sa main et son bras également lui échappèrent par un étrange sortilège.

Le bras de 10 s’allongea soudainement, éloignant les deux baguettes de la fureur d’Octavia. Jamais elle n’avait vu ou entendu parler de ce sort. Elle l’observa incrédule, décuplant la longueur du bras de Johann avec une telle facilité, sans douleur. La voix moqueuse de ce dernier l’exaspéra au plus haut point. Immédiatement, elle le fit taire d’un coup de poing dans lequel elle mit toutes ses forces. Cependant, pas assez pour faire perdre conscience au jeune homme qui repoussa aussitôt Octavia contre le mur.

L’impact contre la roche dure lui coupa le souffle et lui meurtrit le crâne. Sous le choc, ses lèvres s’entrouvrirent pour laisser échapper un cri qui se perdit dans sa gorge. Sa main se porta instinctivement à sa tête, tâtant rapidement les dégâts. Un liquide poisseux se fit sentir. Abaissant ses doigts pleins de sang, la sorcière ne les regarda nullement, bien trop imprégnée à regarder d’un œil noir le lapin détaller encore une fois, Sa baguette en sa possession.

Il s’arrêta à plusieurs mètres d’elle, la narguant avec joie. Il avait gagné. Il était hors de porté. Il n’y avait plus d’occasions pour l’atteindre. Mais bizarrement, Octavia ne se sentait pas vaincue. S’approchant du mangemort, elle découvrit son sourire dans la pénombre de la pièce. Merlin qu’elle aurait donné pour avoir sur le champ un outil tranchant à sa disposition pour lui ôter ce sourire.

Sa baguette fut levée dans les airs, et avec une extrême rapidité, fut rabaissée sur la jambe de Johann. Ses yeux s’agrandirent sous le coup, surpris, alors qu’elle esquissait un geste en la direction de Johann pour le stopper.
* Non *. Octavia ne s’était pas attendue à un tel geste … Jamais elle n’avait envisagé la fin de Sa baguette. Son cœur se serrait douloureusement. Celle qui la suivait fidèlement depuis ses onze ans et qui la protégeait n’était plus, et était jetée comme une mal propre dans les décombres de la bibliothèque.

La sorcière ne pensait qu’à Sa baguette, à la perte d’un être cher, et non au risque qu’elle courait actuellement alors que Johann levait sa baguette, ravi, en sa direction. Son esprit blessé se réveilla soudainement. Ses yeux s’activèrent en une folle danse, regardant tour à tour le mangemort et les lieux qui l’entouraient, à la recherche d’une quelconque esquive, fuite ou défense. Ils se posèrent alertes sur une zone proche d’elle. La réserve … Là où quelque temps plu tôt, les deux combattants s’étaient entrevus, et où, principalement, dépassait d’une étoffe une baguette.

Pur hasard ? Destin ? Miracle ? Qui le saurait. L’occasion était bien trop belle, trop inattendue pour qu’elle soit vraie. Et pourtant, lorsqu’Octavia approchait sa main pour se saisir de cette baguette, ses doigts se refermèrent bien sur le bois. Elle la regardait interdite, tel un enfant qui découvre un trésor. Mais jamais, Oh grand jamais ! elle ne remplacerait la sienne.

Un sifflement bien connu perça ses tympans. Octavia relava brusquement le visage en direction de Johann, ses traits empreints d’une rage visible et sa baguette levait cette fois-ci définitivement à son encontre. Un aguamenti puissant déferla instantanément vers elle. Encore secouée, la sorcière observa stoïque l’eau arrivait droit sur elle.
* Bouge * lui dictait son esprit. Quelques gouttes projetées au loin par la force du torrent, atteignirent son visage. Peut-être réussirent-elles à la réveiller ? Dans tous les cas, Octavia se protégea au dernier moment dans une sorte de renfoncement, creusé dans un des murs proche d’elle. L’eau s’écrasa à peine un mètre d’elle, emportant tout sous son passage. Il ne restait décidément presque plus rien de la bibliothèque et de son contenu.

Le souffle saccadé et cette baguette colée contre elle, elle observait le désastre. Un point agrippa son attention, l’œil stupéfait. Au milieu de toutes ces étagères basculées, poussait anormalement une plante à première vue. Toujours cachée dans son renfoncement, Octavia fixa sa nouvelle baguette
. * Voyons voir si elle marche … Dessilusio *. Un mince filet lumineux sortit de l’objet, et les membres d’Octavia disparurent aussitôt de sa vision.

Ne perdant pas de temps – ce duel l’ayant considérablement affaibli, le sort ne durerait certainement pas longtemps – elle se dirigea aussitôt vers cette plante, qui s’avérait être, à un mètre d’elle, plus des ronces entremêlées en un désordre total et pleines d’épines d’une grosseur alarmante. Un craquement de bois se fit entendre. Octavia sursauta à l’écoute de la voix brusquement proche de Johann.


- Ne t’ai-je pas dit que je pouvais tout entendre Octavia ?

Inconsciemment, la baguette étrangère fila en sa direction, emmenant instantanément dans son geste les épines de la plante. Octavia s’éloigna sans plus attendre, piétinant dans sa fuite, des brisures de verre proche des ronces qui s’avéraient appartenir jadis à une des potions de Johann …
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Re: Réserve de la Bibliothèque de Poudlard

Message par : Mangemort 10, Dim 20 Juil 2008 - 13:30


[hs : si j'ai bien compris, tu n'as plus la baguette^^]

-Non, pas la potion ! Cria Johann en voyant Octavia marcher dessus.

Alors qu'il rageait qu'Octavia marche sur LA potion, alors que l'autre avait fait apparaître la plante vénéneuse. Il aperçut les épines de la plante foncer alors droit sur lui. Un incendio plus tard, il n'y avait plus rien. L'autre fiole se brisa et le liquide monta instantanément sur le corps de celle-ci. Ce n'était malheureusement pas une potion offensive, mais une potion défensive. Avec cette potion, Octavia voyait ces sens accrus. C'était "sa potion", la dernière qu'il avait réussi à créer... Il ne l'avait encore jamais testé et gardait une occasion spéciale pour l'utiliser. S'il se dépéchait, elle ne s'en rendrait même pas compte. Mais celle-ci s'enfuyait déjà comme un lapin. Ils étaient tous les deux trés affaiblis mais il fallait garder le rythme. Aussitôt, Johann se mit à sa poursuite. Il avait toujours le sortilège d'élasticité en lui. Il lança son bras le plus rapidement possible et agrippa de justesse les cheveux d'Octavia qui tomba en arrière. Malheureusement, elle ne devait ressentir aucun douleur. Aussitôt, celle-ci se remit sur ses jambes plus vite que n'importe quel gymnaste. La potion faisait son effet. Heureusement qu'elle n'avait pu la boire...

-On dirait que tu te ressens d'attaque Octavia...Ce ne sera pas pour longtemps...

Il fallait qu'il se rapproche. Elle était encore trop éloigné. Il pointa une nouvelle fois sa baguette vers la porte proche d'Octavia :

-Ascendio !

Aussitôt, il se sentit propulser droit sur Octavia déboussolé. Il lacha le sortilège durant sa route dans les airs et s'arrêta à quelques metres d'octavia :

-Sectumsempra !

Le sortilège fonçait droit vers son adversaire, encore à quelques metres d'elle. Il tapota rapidement sa pochette pour voir si elle contenait toujours ses autres potions. Bientôt, il pourrait utiliser l'une d'elle, afin de terminer ce duel dés à présent... Octavia tenait toujours la baguette de dudule, et elle avait de quoi se défendre. Le point positif était qu'avec un peu de chances, elle s'était griffé avec la plante vénéneuse. Il ne lui restait plus qu'â trouver une idée avant Octavia pour utiliser les ronces. Il se mordit la lèvre infèrieur, tentant de percer au plus vite sa carapace. La potion durerait cinq bonnes minutes. Si elle l'avait avalé, elle aurait duré une bonne quinzaine de minutes, ce qui aurait été problematique à la fin d'un duel de ce genre. Il se préparait alors à l'esquive d'Octavia qui ne devrait plus tarder...
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Octavia Sisméo
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Re: Réserve de la Bibliothèque de Poudlard

Message par : Octavia Sisméo, Ven 25 Juil 2008 - 19:05


Elle manqua de glisser sur ces bouts de verre. Non. Le verre n’était en rien fautif. Autre chose avait faillit provoquer son trébuchement. Un liquide poisseux, tout comme celui qui lui coulait le long de sa nuque de couleur rouge, provoqué par le choc contre les pierres dures. Il mouillait le tissu velours de sa chaussure et commençait à pénétrer les minces mailles pour atteindre le pied froid d’Octavia. Une sensation désagréable.

Tout en courant, elle tenta d’apercevoir l’origine de cette chose en se tordant le cou en arrière. Ses cheveux qui dansaient par sa fuite, vinrent se nicher devant ses yeux, lui empêchant toute distinction. Il n’apparut à Octavia qu’un brusque changement de lumière et de chaleur dans la bibliothèque qui lui fit rétracter les pupilles. Les épines venaient d’être réduites en cendre par l’incendio de Johann.

Les questions se chamboulaient dans sa tête. D’où sortait cette plante ? Où courait-elle ? Jusqu’où irait ce combat ? Où était-il ?... Elle était fatiguée, épuisée. Octavia trébuchait sur les lambeaux de bois des étagères. La bibliothèque était dévastée et en piteux état. Pire qu’elle. Le sang qui se frayait un chemin sur son cuir chevelu, s’entremêlait avec ses cheveux pour former des paquets compacts et rêches, qui l’irritaient et l’agaçaient. Mais ce n’était qu’une infime douleur face à celle qui grandissait à l’intérieur de son être. Elle ne saurait l’expliquer mais, elle se sentait détruite. Une seule petite bouffée la maintenait encore debout, lui donnait cette force de courir et de tenter le tout pour le tout.

Les craquements de bois derrière elle s’intensifièrent. Une porte fit son apparition dans le champ de vision d’Octavia. L’atteindre … Oui il lui fallait l’atteindre. Ses jambes la portèrent à une vitesse qu’elle ne se saurait jamais cru capable. Surtout dans de pareilles situations. Au fond d’elle régnait l’essoufflement, mais ses membres couraient comme si elle avait huit ans. Vifs, rapides, puissants. C’était très étrange.

Quelque chose la stoppa brusquement. Un empêchement. Un obstacle. On la tirait en arrière et pourtant, elle ne ressentait rien. Ses cheveux étaient meurtris par Johann et aucune douleur ne lui venait, ni même le heurt qui aurait dû être douloureux contre le sol et les planches de bois. Elle se releva le plus vite possible, comme si elle avait été piquée par une abeille. Une force surhumaine l’habitait, contrôlait son corps, et lui faisait oublier toute sensation physique.

La voix proche de Johann l’alerta et son corps la repoussa en direction de la sortie de secours. Tout était d’une telle facilité. Des ailes auraient très bien pu être accrochées dans son dos, elle y aurait cru. Octavia se sentait légère comme une plume, il n’y avait plus de centre de gravite, plus d’apesanteur. Mais toujours cet homme derrière elle …

L’écoute de son sort lui fit automatiquement lever les yeux au ciel, à la recherche de sa rencontre, et de sa chute. La sorcière se stoppa pour le trouver. Il lui apparut enfin et atterrit à seulement quelques mètres d’elle, juste avant d’avoir prononcé un énième sort... De nouveau elle le fixait. Tout se déroula en une fraction de seconde. A peine eut-elle posé ses yeux sur Johann que son sort l’atteignit en pleine poitrine. La colère avait certainement décuplé la vitesse du sortilège et sa puissance, son choc contre Octavia, la fit reculer de quelques pas en arrière.

Ses yeux se baissèrent aussitôt sur son buste. De larges entailles se dessinèrent sur sa peau opaline. Un couteau, un scapel invisible se plantait dans ses chairs, pour les ouvrir sans malaise. Son ventre, son buste, ses bras et avant-bras, de ci de là la peau se déchirait tout comme sa robe, sous le regard ahuri et effrayé d’Octavia qui ne ressentait absolument rien. Aucune douleur, bien que le sang commençait à s’échapper de ses fibres. Les bras tendus en avant, montrant ses blessures, le regard de la sorcière ne cessaient d’aller et venir sur l’une et sur une autre. Un léger tremblement agitait ces derniers qui se tendaient de plus en plus vers Johann, ainsi que ses lèvres.

Elle ne comprenait pas, elle ne comprenait plus rien. Quel est ce sortilège ? Un regard incompréhensif se leva vers Johann, déboussolé. Les mots restaient coincés dans sa gorge et une boule naquit et grossit au fur et à mesure qu’elle devenait consciente de son état. Ces effets, ces étranges sensations qui vibraient dans son corps, ne seraient nullement éternels. Toute magie a une fin. Et celle-ci également. Quand ? Elle ne le savait pas.

Ses yeux scrutèrent chaque trait, chaque cillement de Johann qui pourrait lui indiquer une quelconque réponse, un soupçon d’indice. Une lueur d’espoir … ? Non. Aucune chance. Désespérément, elle redressa sa baguette qui pendait pitoyablement au bout de ses doigts, pour la pointer vers Johann. Les muscles de son bras droit se tendirent sous le geste. Ses lèvres tremblantes, se figèrent et se scellèrent durement, ainsi que son visage. Combien ? Un mètre ? Deux mètres les séparaient ?

- Bomb …

La formule s’étrangla en une plainte. La main gauche d’Octavia se porta instantanément à sa blessure au ventre. La douleur s’éveillait en elle, redoutable et insatiable. Déchirante qu’elle fit courbée en deux la sorcière, paupières closes et mâchoires contractés. Pendant une fraction de seconde, elle la laissa en paix, laissant croire à Octavia que tout était finit ou presque. Se redressant quelque peu, elle fut de nouveau coupée en deux par la douleur, beaucoup plus intense que la précédente et laissant échapper à la jeune femme, un cri perçant.
Ses paumes se plaquèrent contre le carrelage froid alors qu’elle tombait à genoux, le souffle saccadé et au bord de l’inconscience.

* Par Merlin …* pensa-t-elle faiblement en voyant le bout des chaussures de Johann juste devant elle.


Dernière édition par Octavia Sisméo le Sam 26 Juil 2008 - 0:01, édité 1 fois
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Re: Réserve de la Bibliothèque de Poudlard

Message par : Mangemort 10, Ven 25 Juil 2008 - 20:14


Johann avait réussi en un instant grâce au sortilège, à se retrouver face à Octavia. Alors qu'il était resté fixé le sortilège, espérant qu'il fasse mouche. Octavia semblait déboussolée, perdue. Elle ne comprenait ce qui lui arrivait. Puis, le sortilège toucha son but. Des lames invisibles tranchèrent le corps de son adversaire. Le sang commençait déjà à couler lorsque le sortilège s'estompa. Elle n'en revenait toujours pas. Elle était lacérée sur le torse, et ne ressentait rien. 10 ne souriait pas de sa réussite, pourtant il ressentait une certaine joie d'avoir pu lui faire perdre les pédales dans un duel au chat et à la souris. Le sang avait maintenant aspergé son haut, et ses vêtements étaient en lambeaux. Elle se retrouva vite genoux à terre, complêtement perdue. La première douleur apparaissait. Elle ne le savait peut-être pas mais cela n'était que le début. Le coté bénéfique semblait résider dans le fait qu'elle n'aurait bientôt plus mal. Il l'observa un instant. Elle restait belle malgré les blessures et les vêtetement déchirés. Elle n'était pas dévetu pour autant. Se sentait-elle soulagé ? Il n'en savait rien. Il toucha sa pochette de potions qui était toujours là, ainsi que le reste de ses potions. Il voulait une réplique cinglante, parfaitement propre à la situation. 10 avait un sentiment étrange à cet instant. Il ferma les yeux pour les rouvrir, devenant des émeraudes froids et détestables :

-Tu es perdu...

Alors qu'il entendait sa voix parler à sa place, ce fut comme un flash-back dans lequel il ne pouvait sortir...


------------------------------------------------




-Cours ! Vite ! La sortie n'est plus trés loin ! Criait Isabella.

Johann courait le plus vite qu'il pouvait, et pourtant, il avait l'impression que cela ne serait jamais assez. Il tenait toujours le diamant en ses mains. Il savait qu'il était précieux, et sa mère lui avait dit de tenir le plus durement possible plutôt que de bien tenir sa baguette. Il la serrait tout de même du mieux qu'il pouvait :

-Je fais ce que je peux, je n'ai pas ton entraînement, pas encore pour le moment, fulmina Johann, au bord de l'épuisement.

Sa mère lui jeta un regard amusé, même dans des circonstances comme celle-ci. Elle était sublime, et aucun homme ne pouvait lui résister. Ses longs cheveux bruns volaient pendant qu'elle courait. Ses yeux verts faisaient palir les émeraudes, et sa silhouette était enjouée, charmeuse. Alors que ses longues jambes lui faisaient gagner de la vitesse, Johann tentait du mieux qu'il pouvait pour la suivre, et il y arrivait. Il était en rage contre les mauvais sorciers du temple. Ils lui avaient fait une belle blessure au bras droit, mais il tenait toujours bon. Sa mère était aussi grande que lui, et elle n'avait aucun mal à rivaliser avec les plus grands duellistes masculins. Elle aimait l'aventure :

-Ils sont par là ! Cria une voix en français derrière eux.

Un corps apparut, un homme seul. Il leva aussitôt sa baguette et Isabella répondit aussitôt. Le sortilège fit demi-tour et explosa le corps du malheureux, bien peu expérimenté en la matière. Même Johann aurait su répondre à un sortilège aussi basique :

-Je ne te connaissais pas si simpliste, mère, ajouta Johann, l'air aussi amusé que sa mère.

Il était un peu perturbé par le corps qui venait d'exploser devant lui. Il n'avait jamais voulu tué de personnes durant cette escapade. Pourtant, sa mère s'en accomodait facilement :

-Tu sais comment je suis, mon fils...Toujours imprévisible...

Mais alors qu'ils souriaient, un autre homme apparut et pointa sa baguette droit sur Johann. Le visage soudainement grave, Elle s'interposa et ne prit pas le temps de se protéger elle-même. Le sortilège l'atteignit, mais alors que l'homme se félicitait de l'avoit touché, Johann laissa tomber le diamant en pointant sa baguette :

-Avada kedavra ! Cria-t-il de tous ses poumons.

Au contact, l'homme fut légèrement repoussé et retomba comme une poupée. Le diamant avait juste perdu un morceau, mais Johann s'en fichait. Il se pencha sur sa mère et observa ses blessures. Elle souffrait atrocement, et ses marques étaient du à une sorte de sortilège de découpe. Elle était tailladée de toute part :

-Mère...

-Va-t-en...murmura-t-elle.

Il tentait de la soulever, mais la déplacer le ralentirait à coups sûr, et il perdrait la vie, perdant aussi celle de sa mère :

-Non, je connais pas mal de chose en sortilège de guérison, ou même des potions, je t'avais dit que ça nous serait utile un jour...

Il faisait semblant. Il voulait faire comme si rien ne s'était passé. Sa mère souriait tout de même, même prés de la mort :

-Va-t-en, tu ne peux pas me soigner intégralement, et si tu insistes, je me suiciderai...

Johann tremblait légèrement. Même ses muscles légèrement taillé ne pouvait rien y faire. Il n'avait que 21 ans aprés tout. Il ferma les yeux agrippa sa baguette, le diamant. Il le fourra dans son sac à dos qu'il venait de vider sur le sol, et attrapa sa mère par l'épaule :

-Ne dis pas de bétises, tu sais trés bien que je ne vais pas te laisser seul...

-C'est pour ça que j'ai prévu ceci...

Elle sortit le poignard d'une poche intérieur et se la passa sous la gorge en une seconde. Johann n'avait vu ni senti le geste arriver. Sa mère s'éffondra dans ses bras, le sang s'échappant rapidement. Ses yeux se fermèrent d'eux-même et un sourire se dessina sur ses lèvres. Johann sentait les larmes couler, pourtant il n'émettait aucun bruit. Il n'avait aucune expression, juste ses larmes qui descendait d'elle même pour retomber sur le visage de sa mère. Ses lèvres s'étirèrent et sourirent à sa génitrice. Son souffle n'éxistait presque plus. Il ne voulait pas montrer sa faiblesse. Il fit un pas, commençant à partir, puis il put entendre les derniers mots de sa mère :

-Ne reste pas ici....Sinon tu es perdu...

---------------------------------------------------




-Tu es perdu, murmura-t-il.

Il faisait toujour face à Octavia. Il pointait toujours sa baguette vers elle. Il était à la place de l'homme qui avait tué sa mère. Il ressentait ce qu'il ressentait à cet instant, une femme lui voulait du mal. Mais il ne voulait pas la tuer, pas si facilement toujours. Il avait toujours pensé que, devenu mangemort, ce serait plus facile de tuer, mais non. Alors qu'il restait toujours bloqué, Octavia lui saisit le poignée et lui donna un coup de genoux dans le ventre. Il recula de plusieurs pas et sentit son dos frapper le mur, là ou les fenêtres donnaient dans le parc. Elle tentait encore de se débattre. Johann donna un coup de poing mais Octavia avait encore cette magie en elle, plus pour longtemps. Il fit un pas de coté et Octavia tentait de griffer les bras de 10, à bout de souffle. La bibliothèque était dévasté. Il fit un écard et donna une grand coup de poing à Octavia dont la tête ricocha contre le mur. Les fenêtres étaient ouvertes !

-Tu es venu par la fenêtre...murmura-t-il.

Il n'avait pas pensé à cela. Aprés tout, rien n'est impossible. Elle leva une jambe et atteignit les côtes du mangemort. Ils se battaient avec toujours autant d'acharnement. même Octavia avait une force qui devait sûrement venir de l'au-delà. Il se décalait de plus en plus. Ses cheveux volaient, telle une tigresse en rage. Ses blessures continuaient de saigner, mais elle ne sentait toujours pas la douleur, cela commençait toujours pas étape, il aurait du s'en douter. La potion donnait un goût amer à la fin. La douleur revenait d'un coup puis repartait pour revenir de plus belle.
Octavia s'arrêta alors, deux secondes, et ses yeux s'agrandirent. La potion avait terminé son effet. 10 se tenait à un mètre, un mètre 50 tout au plus. Il leva alors sa baguette, plein de rage et murmura d'une voix glaciale et horriblement dangeureuse :

-Repulso...

Les yeux d'Octavia s'agrandirent encore, se perdant dans les yeux verts emeraude de Johann. Ses yeux avaient perdus de leurs airs amusés. La baguette vibrait entre ses mains et il avait même eu l'impression de crier. Octavia se sentit alors propulsé en arrière. Peut-être attendait-elle un choc ? Mais il ne vint pas. La fenêtre ouverte laissa la sorcière condamnée passer en elle....
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