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Un endroit calme
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Elhiya Ellis
Serpentard
Serpentard

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Re: Un endroit calme
Elhiya Ellis, le  Lun 13 Nov 2017 - 16:53


Dreamers -Go on & carry on



Pv Ulysse amour
LA Mutuel




Croquer un lasso à la fraise piquante ? Non ? Ah bah si, en fait tu aurais pu y penser toi-même, toi qui était gourmande, mais non, t’avais préféré reposer tous tes espoirs sur l’autre Blond, fallait pas que ça devienne une habitude car en plus là, il avait décidé de ...


Sauuuuuuuuuter..


Dans le vide ! Tu t’étais agrippée fortement à ta prise, pas super rassurée, mais pourtant avec aucune once de panique, c’était un peu comme le manège à la fête foraine avec ton petit Poufsouffle préféré, sans les odeurs bonbons. A si, ils avaient suivi ces fichus bonbons. Fragrances chocolatés et fruitées te chatouillant le nez. Pour le coup, la chaleur du Rouge sous tes doigts, les effluves sucrés, t’étais quasi contente en fait. Si t’avais pu tu te serais pelotonnée, excès d’affection pour le Petit Loup... gaffe Gamine ça commence à devenir habituel et en plus t’aimais ça, faudra pas venir m’engueler comme quoi je t’avais pas prévenue si tu n’arrives pas à t’en dépêtrer de cet attachement stupide. Genre t’avais besoin de ça, en ce moment ? Franchement n’importe quoi hein..

Mais votre atterrissage sur le même pont moins bancal avait eu le mérite de te ramener à ta réalité déformée, à la foret brumeuse qui vous entourait, à la main qui te tire vers un chemin de terre escarpé.

Fuir.
        Où ca ?
                    Tu t’en fouttais, une fois de plus.
                                                                        Insouciance d’enfant.
                                                                                                          Sautillement de gamins.
                                                                   Pouffement de mômes.
                Tu continuerais bien des heures.
Mais stop soudain.

Une araignée vous faisait face, une grande, immense, gigantesque ! Avec des yeux partout ! Oui ca avait des yeux ces choses. Globuleux, ronds, luisants, te donnant qu’une seule envie : tous les pocker un a un juste pour voir si ça faisait « pof » ou si la bestiole utiliserait une de ses pattes pour se frotter les yeux. D’ailleurs t’avais commencé à avancer et à tendre un index agressif vers un des globes oculaires quand Ulysse t’interpella pour attirer ton attention sur le haut de la tête de l’arachnide.

Il lui avait donné un nom, t’avais entendu ? Ah non en fait, tu scrutais le matou perché tout là-haut en train de remuer la queue avec agacement. Il vous fixait froidement, comme si vous l’aviez gêné dans sa sieste, ou si vous aviez mis les pieds dans son territoire. Peut-être qu’une friandise pourrait l’appâter et que vous pourriez … l’adopter. Ok… même idée.. t’avais souri bêtement et sautillé joyeusement en plantant tes opales pétillantes dans celles du Gryffondor


« Mooooh oui ! Garde alternative au pire ! Faudra juste prendre soin de prendre le même panier tous les deux, ou juste de l’habituer à venir avec nous partout. Et puis, moi je préfère bosser de nuit, ca gênera pas trop. Tu veux lui donner quoi comme prénom ?  óneiro
ça te plait ? Allé, dit ouiiiiiii ! Ou alors Apokruphos ? Quoi que c’est peut-etre une file ? faut peut-être lui demander non ? »


Large sourire enthousiaste alors que tu te tournais vers le fléreur pour lui poser la question. Seul soucis : son piédestal commençait à faire cliqueter ses mandibules. Cette araignée avait de toute évidence très faim, et le félin, lui tenait entre ses mignonnes petites papattes les rênes d’un harnais pour la guider. En fait c’était le chat qui voulait vous pouffer oui ! C’était le moment de vous carapater les enfants... Avant qu’il ne soit…

Trop tard… Une énorme langue vous avait léchée de la tête au pied, vous couvrant de bave visqueuse. Ça avait une langue une araignée ? En fait non, mais celle-ci oui, et toute gluante en plus. T’avais regardé avec des yeux tout ronds le minet sur son perchoir, avait la furieuse envie de lui balancer un aguamenti, mais ce dernier vous adressa la parole, te clouant le bec directement


« Vous êtes étiez blessés tous les deux. Ca devrait aller mieux. Prenez ca en compensation de nous avoir apporté de quoi nous sustenter. »[/color]

D’un signe de patte, le matou vous montrait les oursons pris au piège d’une toile collante. Les pauvres se débattaient en vain, fulminant leurs petits poings levés. Et sans vous calculer plus longtemps, l’araignée s’était dressée sur ses pattes pour vous passer au-dessus, et alla entamer son diner. Toi, t’étais super déçue. T’avais gonflé les joues, et offrait à Ulysse une moue boudeuse de gamine gâtée

« C’est malin maintenant on a plus de chat, et on peut même pas tenter d’asservir un ourson au chocolat, je suis sure que t’aurai fini par le bouffer ! »

Et puis, si ça n’avait pas été lui, ça aurait été toi qui l’aurait englouti ce compagnon en chocolat. Mais un courant d’air dans ton dos te forçait à regarder en direction du tunnel que l’arachnide géante avait dévoilé en partant. Des feuilles mortes s’en échappait et était venu se coller sur toi grave au fluide buccal de la bestiole qui te couvrait de la tête au pied. Cependant ce n’était pas ce qui t’arrivait dans ce conduit sombre. Des relents de moelleux au caramel te chatouillait les narines, t’avais du coup entrainer le blond avec toi, marchant prudemment dans le noir, le rassurant, sur un point qui n’avait rien avoir avec votre avancée.

« Tu sais, si tu veux, on pourra adopter autre chose si tu veux, pourquoi ce champignon avec des yeux trop mimi là ? »

A la sortie du tunnel une petite meute de champignons multicolores en train de sautiller à votre rencontre, les yeux ronds et pétillants. Toi tu trouvais ça franchement trop mignon. Tout comme l’endroit où vous avez atterrit, édulcoré, ca ressemblait à un tableau que d’avait dessiné petite, les arbres étaient verts fluo et tout en rondeur, des muffins au chocolat étaient perchés sur leurs branches, des buissons roses fluos accueillaient des tartelettes au caramel au Beurre salé, et ton estomac lui gargouillait. Lâchant la main d’Ulysse, t’avais attrapé un des champignons à la volée et t’afférait à décrocher des chocolatines d’un arbustes.

« Ca tombe bien, je meure de faim ! Ho regarde Lysse-chéri, une fontaine de jus de fruits ! Tu nous remplis des gobelets tu serais un amour »

C’était sorti tout naturellement et ça ne te perturbait même pas. Pas plus que votre nouvelle tenue en fait. T’étais affublée deux tresses, d’une robe rouge et blanche, de souliers assortis et de petites cornes de brebis et de petites oreilles blanches sur le haut du crâne. Quand t’avais regardé Ulysse, tu l’avais trouvé trop mignon avec ses oreilles de chat brune, son petit short marron et ses pattounes assorties. Du coup, les mains chargées de Viennoiseries, t’avais trottinée à ses côtés, lui avait tendu quelque chose à manger et avait rougi faiblement.

« Lysse ?... Je peux ? »

Même pas tu avais attendu sa réponse, glissant tout ton bazar dans un bras lui avait libéré une de tes mains et gratouillais entre ses deux oreilles félines, complétement sous le charme

« C’est juste trop chouuuu ! Dis-tu ronronnes ? j’peux t’adopter ? »

Et.. Hoooo, un ronronnement, il n’en fallait pas plus pour que t’adresse au blond un large sourire émerveillé, tout en ne faisant absolument pas attention à la maison de pain d’épice colorée dont la porte en bonbon smarties venait de s’ouvrir. A son perron une vielle dame, un sourire flippant sur le visage. Mais tu ne le voyais pas. Toi, t’étais bien trop contente d’avoir un neko-Ulysse sous la main

pendant ce temps:
 
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Re: Un endroit calme
Ulysse Daiklan, le  Mer 15 Nov 2017 - 9:56

Elhiya & Ulysse

LA Mutuel ♥



Ohhh elle est trop mignonne ! J’ai envie de lui pincer ses petites joues comme ça quand elle boude. J’écoute à peine ce qu’elle dit sur les oursons, m’accusant de les manger comme ça. J’suis un peu dégoûté de pas pouvoir le manger en vrai. Mais bon ! La vie continue. Pas le temps de faire quoi que ce soit. Elle prend de nouveau ma main et m’attire dans un couloir qui donne faim. Je l’appellerais donc Couloir-qui-donne-faim

- Tu sais, si tu veux, on pourra adopter autre chose si tu veux, pourquoi ce champignon avec des yeux trop mimi là ?

Nous étions presque au bout de Couloir-qui-donne-faim. Preeeeesque. Presque parce qu’on vient de le dépasser en fait. Eh mais c’est trop beau ce monde, ça pique les yeux ! Du fluo, du fluo partout. Mais surtout… de la nourriture. La blonde lâche ma main pour aller prendre des pains au chocolat tandis que moi je vais directement vers les tartelettes et en engloutis une. A peine l’une finis que la blonde s’exclame.

- Ca tombe bien, je meure de faim ! Ho regarde Lysse-chéri, une fontaine de jus de fruits ! Tu nous remplis des gobelets tu serais un amour

Je relève la tête, plein de tarte de partout. Un grand sourire et un signe de tête en acquiescement. Je vais jusqu’à la fontaine et remplis deux gobelets, dont un fini rapidement dans mon estomac. Je le remplis à nouveau avant de me retourner sur.. la blonde avec des oreilles de chat. Trop chou en plus elle rougit.

- Lysse ?... Je peux ?

Je fronce les sourcils avant de récupérer dans mes bras tout ce que la demoiselle portait. Pas le temps de réagir qu’elle se met à me gratter entre les oreilles. Une étrange sensation me parcours me forçant à fermer très fort les yeux.

- C’est juste trop chouuuu ! Dis-tu ronronnes ? j’peux t’adopter ?

Non. Non, je ne ronronnerais pas. J’ouvre les yeux pour lui montrer un regard déterminé mais en voyant son grand sourire je bug. Elle est belle et forcément, du coup je lâche un ronronnement en rougissant. Comme pour me venger, je m’avance et capture l’une de ses oreilles entre mes dents. Namého ! Avant de réaliser ce que je faisais. Je me relève et détourne le regard, un teint totalement cramoisi, probablement dû à la chaleur. Oui c’est nécessairement ça. Une moue boudeuse prend place sur mes lèvres et je lui tends de nouveau une partie de ses friandises.

- Lhiyaaaaa, on ne caresse pas les oreilles des autres pas surprise, on se sent tout bizarre après.

Je veux pas qu’elle croit que je suis fâché quand même. Du coup je me penche et pose un bisou sur sa joue. Tout sourire, je me relève et lui fait un clin d’œil. Sa main libre dans laquelle je fourre le gobelet que j’ai récupéré, avant de me tourner.

- Hey regarde y’a plein de lapin !

Autour de nous et de la maison, je ne faisais même pas attention à la vielle qui nous regardais. Sautillant joyeusement sur le sol, treize petits lapins. Trop mignon, presque autant que la blonde ! Je me penche sur le sol et en récupère un qui me fait des bisous chocolat. Alors je le mange.

- Moh ché trop boooon ! Viens goûter.

Oui un ordre plus qu’autre chose. Enfin jusqu’à ce que je me tourne vers la vielle avec sa gueule de proctologue. Qu’est-ce quelle fout là elle ?! Elle est vilaiiine. Pourtant vous savez que je suis gentil. Mais là elle a un furoncle sur la tête, j’crois que ses amants devaient être complexés à coté de ce truc. Imaginez, c’est comme si vous foutiez un pachyderme à côté d’une carotte. Non, c’est clairement pas possible.

- Viens louvette ! Fait tes réserves et on va se cacher.

Je prends des tartes, trois ou quatre lapins et vais capturer la main libre de la demoiselle quand elle est prête. Je la tire d’un air déterminé vers la maison, dépassant sans soucis l’affreuse dame avant de rentrer dans la salle et de lui fermer la porte de pain d’épices à la tête. Un grand sourire vers la demoiselle avant de regarder la pièce.

- Lhiya-chou ! Joyeux noël !

Autour de nous plein d’elfes de maisons avec des bonnets de noël s’acharnent à faire des cadeaux. Plein, plein, plein, de cadeau. Une montagne de jouets derrière eux, qui font frémir mes oreilles d’impatience. Ou, nous avons toujours nos oreilles, seule notre tenue à changer. Et puis en plus on est assortis, chacun avec un bonnet, un short rouge et des bretelles noires apparentes.
Mais soudain ma vision se fige sur un objet dans la montagne. Mes entrailles se nouent et avec un sourire immense je m’en vais me cacher derrière la verte. Une main sur chaque épaule je me courbe jusqu’à ce que seul ma tête dépasse, murmurant faiblement.

- Poupées… méchantes..

Est-ce que j’en profiterais pas pour lui faire un câlin ? Non parce que ce truc en cire là-bas est vraiment flippant, j’suis sûre qu’il va dévorer mon âme ! Et hors de question de me faire dévorer avant de lui refaire un câlin. Et d’autres choses comme manger du pop-corn, parce qu’en vrai c’est bon sur le pop-corn. Je suis sûre d’avoir oublié d’autres choses. Comme si un truc au fond de moi essayait de se réveiller. Je ne vois plus que ce jouet de malheurs, disparut les elfes, disparut la barre de pompiers en plein milieu du trou qui traverse la pièce, finis les cadeaux. En vrai je serais déjà en position latérale de sécurité au fond de la pièce.

- Comment qu’on fait ?

Mais là ça va, après tout y’a Elhiya. C’est elle le cerveau donc forcément qu’on va s’en sortir. Forcément. Puis on peut pas mourir sans avoir mangé le pop-corn. Non, non, non.
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Re: Un endroit calme
Elhiya Ellis, le  Mer 15 Nov 2017 - 18:37


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Pv Ulysse amour
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La bouille pleine de tarte avec ses oreilles de chat, ça avait fait un combo de mignonitude, impossible pour toi de fermer les yeux là-dessus. Et en plus, comble de tout, il rou-gi-ssait ! Tu trouvais ça tellement chou qu’il t’avait arraché un couinement de surprise en t’agrippant une de tes petites oreilles blanches et duveteuse avec les dents. Tu l’avais pas vu venir à fondre comme ca devant sa trogne. T’avais failli le taper mais t’avais aperçu ses joues se teinter d’un rouge vif, faisant glisser sur tes lèvres un sourire radieux accompagné d’un « moooooh t’es trop mimi ». Pour le coup t’avais même pas compris ce qu’il te disait avec cette histoire d’oreilles. Toi tu les regardais attentivement, elles avaient l’air toutes douces, et s’il t’avait pas fourré de quoi grignoter dans les bras, tu aurais bien tâtonné pour voir si c’était de l’appel aux papouilles. Pas grave ce serait pour plus tard, car c’était FORCEMENT une invitation aux gratouilles ce genre de chose !

En attendant, t’avais été gratifiée d’un bisou -à ton tour de rougir comme une gamine- et d’un gobelet dont t’avais vidé le contenu quasiment d’une seule traite. A courir partout, normal d’avoir soif. Surtout que t’avais pas fini d’aller trottiner derrière le blond : il avait trouvé des lapins. Des lapinoux en chocolat plus précisément, même pas de clochettes à leur cou, ils étaient à personne, voilà de quoi adopter ! Bouche entre-ouverte pour évoquer la possibilité mais voilà qu’Ulysse venait de croquer sans préavis une de ces adorables petites boules de poils sous ton regard interloqué.

Du chocolat… Forcément qu’il était dur de résister, et encore plus devant le minois aux commissures chocolatées du neko qui t’invitait à venir gouter. Tartelette à moitié mâchouillée en bouche, tu l’avais rejoint d’un pas guilleret. Pauvre petit rongeurs, c’était vrai qu’ils avaient l’air appétissant, et t’étais aussi gourmande que l’autre morfale à coté de toi. Mais quelque chose de primordial t’intriguait : le chocolat il était au lait ou noir ? Penchée en train de bouger les lapins pour vérifier, tu n’avais pas compris pourquoi d’un coup il fallait se cacher  et puis ça sortait d’où ce « Louvette » ? Pas une seconde pour y penser.

Sourcils arqués t’avais à peine eu le temps de prendre deux lapins en plus de tes viennoiseries que la poigne du blond t’embarquait vers… La maison de pain d’épice ? Hummmm… elle sentait troooop bon, tu salivais d’avance, ton petit nez  retroussé tressaillait sous les parfums délectables. Mais c’était qui cette vielle devant l’entrée ? à peine eu le temps de croiser son regard noir, son furoncle immense, son aspect de vielle pomme flétrie en décomposition, que la porte ambrée aux effluves de miel avait claqué devant son nez démesuré. Une déception ultime t’assaillait : gouter à la porte t’aurais bien intéressée, mais c’était impossible.

Moue boudeuse sur les joues, t’avais envie d’houspiller ton kidnappeur au large sourire rayonnant. T’étais faible, t’aimais ce sourire maintenant, tu savais même pas depuis quand en fait, et ton semblant d’agacement avait fondu instantanément. En plus c’était … Noël ? Oui, Noël ! Air entetant sur le bout de la langue,  bonnet rouge en velours sur la tête, moumoute blanche touffue et cotonneuse accompagnée d’un pompon, le tout rehaussé par tes oreilles. En prime, vêtements coordonnés, trop choupitous les deux. Parfait pour une photo de fin d'annee. Sauf que toi tu regrettais d’avoir un short rouge et blanc à bretelles noires comme Ulysse. Car si c’était super mignon sur lui, toi tu étais une fille. Et « POUF », petit ensemble rouge et blanc avec bottines noires à fourrure et mini pompons blanc pour toi. Y’à pas à dire ces rêves c’était pratique. Il suffisait de penser pour que ça arrive. Par contre c’était un peu court et décolleté tout ca. Mais tu t’en foutais car t’étais soulagée d’avoir tes petites oreilles, tes petites cornes enroulées et ta petite queue blanche qui gigotait d’enthousiasme dans le trou de ta petite robe. Les priorités quoi !

Attends !?! T’avais réussi à entrevoir le fait que tout ceci n’était qu’un songe ?! Pourtant, ça te semblait tellement palpable. La chaleur de la pièce, les scintillements des lueurs sur le sapin géant, l’odeur de résine de pin, le brouhaha des elfes, les patounes du Chaton blond que t’avais serrées-en abandonnant vos provisions- pour sautiller ultra enthousiaste en lui souhaitant « Joyeux Noel ». Tout semblait si réaliste, que cette notion de rêve ne te forçait pas à reprendre tes esprits ou à vouloir m’écouter. Au contraire. Tu trifouillais les boules de cotons qui remplaçaient les clochettes dans tes deux tresses, au moins tu te ne faisais plus de bruit en te déplaçant, ça te plaisait.

Il avait fallu que le Rouge se cache derrière toi pour que tu te rendes compte que quelque chose n’allait pas. Ses mains appuyées sur tes épaules, il te semblait bien que Petit Loup avait dit quelque chose à propos de poupées bien que tu ne comprenais rien à son charabia de môme. Fronçant les sourcils, tu regardais en direction de la pile de cadeaux. Des ours en peluches, des licornes, des poupées... En cire… Ok, c’était limite flippant quand même, pourquoi de la cire, ça leur donnait un aspect tellement étrange que tu aurais juré qu’elles vous regardaient froidement en vous menacant. En plus ça te rappelait vaguement le déguisement d’Halloween que tu voulais mettre si tu avais babysitté Elius. Le petit serpent nourrissait une passion étrange pour ce genre de jouet si t’avais bien compris. C’était moche comme tout et en plus ca terrorisait le Neko dans ton dos. En tout cas, t’aurai sété terrifiante pour faire la récolte de bonbons avec Lucy & Jace !

Le décor enchanteur se fanait petit à petit, la poupée quant à elle avait pris de l’ampleur : plus grande, plus haute, des yeux d’un bleu si pales qu’ils semblaient dépourvus d’âme... Normal c’était une poupée. C’était vide comme truc! Tiens… un semblant de logique arrivait à t’atteindre, au bout d’un moment, tu arriverais à m’entendre te dire que t’es dans une fichue illusion en proie à ton –non vos- imagination.s. Mais de toute évidence pas de suite. Le regard planté sur votre assaillant qui avançait vers vous dans un mouvement mécanique, tu déglutissais avec difficulté et tachais de ne pas te focaliser sur la détresse vibrant dans la voix qui s’élevait derrière toi.

C’était qu’une poupée, rien de plus, de cire, de chiffon, de bois, c’était du pareil au même, il suffisait de… les faire griller, comme les pop-corn, un peu de chaleur et hop c’était fini. Elle venait d’où cette odeur de maïs soufflés en plus ? Ça vous suivait depuis le début quasiment… Comme un fil conducteur, la solution était dans le maïs, ou dans le caramel, ou dans les deux….

=POF=

Bruit étouffé et sourd d’un objet épais et mou s’effondrant sur une masse quelconque et l’engloutissant… Nan mais… n’importe quoi… Sous les lumières clignotantes vertes et rouges de la guirlande lumineuse encore visible, un éclat de  maïs géant avait avalé la poupée terrifiante, ne lui laissant dépasser que ses souliers vernis, ses mains écartées et sa tête à partir de nez. La démarche ridicule qu’avait adopté l’objet t’avais arraché un  pouffement de rire. Cependant, la chose avait décidé de ne pas vous oublier, cloquediquant vers vous... iIl fallait s’en débarrasser.

Regardant ce qu’il vous restait à disposition, tes attaches de coton rebondissaient joyeusement sur tes épaules quand tu bougeais trop vivement la tête. Ça ou rien, ça revenait presque au même, à un détail prêt... Tu détachais un de tes pompons couleur neige, te retournais vers Ulysse, lui adressant un doux sourire réconfortant et récupérais ses deux pattes brunes dans tes mains un petit instant, boule albâtre glissée entre ses coussinets..


« Ça va aller, ne t’en fais pas. »

La chaleur… Celle de ses mimines dans les tiennes, celle du dessin de tes lèvres à son attention, celle de tes prunelles plongées dans les siennes, celle qui fourmillait en toi quand tu le voyais mal… Celle de cet attachement sans fondement apparent… D’un geste lent tu lui avais fait découvrir la petite pelote qui ornait tes cheveux, afin qu’il l’expose à votre vue. Tu savais quoi en faire, tu avais juste besoin d’un peu plus de chaleur. Alors, d’une main déposée au-dessus de la boule de coton, d’une autre s’abandonnant à une caresse délicate sur la joue du blond, tu lui avais demandé du renfort.

« J’aurai juste besoin d’aide, fais-moi confiance. Si ça fonctionne, fais comme moi, s’il te plait. »

Plus une supplique qu’un ordre, t’avais eu chaud quand il t’avait fait un bisou sur la joue tout à l’heure. Tu voulais exploiter ce carburant pour enflammer ton combustible et faire fondre la poupée qui n’était plus qu’à quelques mètres de vous. D’un hissement sur la pointe des pieds et d’un glissement de doigts jusqu’à son oreille de chat pelucheuse, tu l’avais papouillé comme t’aurais fait à un vrai félin. Puis, comme tu voulais qu’il s’empourpre, d’un effleurement de lèvres hésitant tu avais fini par l’embrasser pendant quelques secondes. Une seconde de trop où tu oubliais la raison de ce geste, l’appréciant plus qu’il ne fallait, avant de te focaliser sur tes joues à toi, en feu. Un peu de concentration voyons. Tu aurais tout le temps de décider quel était le gout de ce baiser chimérique plus tard... Tu dirigeais la chaleur sur la pulpe de tes doigts, la diffusait sur la petite boule de coton, la regardant s’enflammer, tout autant que tes pommettes. La flamme grandissait encore et encore, enfermée entre vos paumes, tu espérais juste que le blond ne buggerais pas trop et qu’il alimenterait à son tour votre petit brasier.

Vu la vivacité du feu, tu avais supposé que oui, et pour aviver encore plus votre brasero, tes opales, emplies d’une lueur malicieuse, avait cherché à capturer un instant celles d’Ulysse. Tu savais pertinemment que ton estomac allait se vriller agréablement devant sa bouille de Neko rougissant. Ça ne manquait pas : amplification de votre arme que tu récupérais d’un mouvement de poignet pour la jeter sur la poupée bien trop proche de vous.

=BWOUPH= (bref bruit d’un truc qui s’enflamme instantanément)

Dance des flammes dévorantes, rapides et concises. Tas de cire fondue mêlé à quelques cendres s’effondrant à vos pieds. A un centimètre de tes chaussures.  Une flammèche subsistait, arrogante et fière de son œuvre accomplie. Tu la piétinais du bout du pied pour qu’elle ne fasse pas plus de dégât. Et te retournais, large sourire aux lèvres vers le blond. Toute menace effacée, il pouvait cesser de paniquer.

=BOUM=

Mais ce fut à toi de sursauter.   Le cœur sortant de la poitrine au bruit assourdissant d’une porte ouverte à grand coup de pied et se fracassant contre le mur de sucre d’orge. La vielle ! Tu l’avais complétement oubliée celle-ci, mais de toute évidence elle non. D’un sourire édenté, elle vous pointait de son doigt tordu, te forçant à reculer tout en ayant attrapé un bout de chemise d’Ulysse. Tu ignorais ce qu’elle voulait, mais à coup sur ce n’était pas des câlins.

A aller en marche arrière sans regarder, tu perdais soudainement l’équilibre et chutait dans le vide, entrainant le néko avec toi. Palpitant en berne, tu détestais ne rien voir, et ce vide semblait sans fin. Et puis ce trou dans le sol, il était là avant ? Ca n'avait aucune espèce d'importance. De temps à autre tu apercevais quelques lapins en chocolat qui avaient sautés après vous, mais aucun bruit d’écrasement ne s’élevait sous vos pieds, juste un effondrement éternel vers le néant.  Peu rassurant. L’air était frais, toujours chargé d’odeur de sucrerie, il s’engouffrait désagréablement sous ta robe de Noël, dans tes petites oreilles de biquette. Tu le sentais fouetter ta petite queue touffue désagréablement, et dans un tourbillon déboussolant, tu perdais de vue le Petit Loup. Il n’y avait plus que toi dans ce conduit d’air recouvert d’un manteau ébène, toi avec toi-même, sans étoile, sans lune, sans personne.

Juste toi.
Seule.
Abandonnée.
Sans quoi à te raccrocher.
Livrée dans des ténèbres sans fin.
Incapable de crier.
Etouffée.
Enfermée.
Ligotée.
Aveuglée.
Encore.
Non tu ne voulais pas.
Tu ne voulais plus.

Quelques larmes désiraient s’inviter à la partie, s’insinuant au bord de tes yeux.. Tu ignorais pourquoi et les ravalais. Elles etaient brulantes. Tu les détestais, tu n’étais pas si faible au point de laisser aller au désarroi dans le noir ! Tu avais froid, si froid. Tu grelottais, tu ne sentais même plus la chaleur d’Ulysse sur tes lèvres. Elle s’était évaporée se mêlant à un souvenir que tu voulais conserver et chérir secrètement. A la place, un petit nuage de fumée s’échappait de ta bouche quand tu respirais, le bout du nez commençait à geler et cette descente au milieu du courant hivernal ne voulait prendre fin…. Et toujours aucune lumière. Pourtant, Petite, tu portais bien sur toi un astre de nuit non ?

Petit croisanf brillant,
Lune d’argent,
Lune de cristal,
Créatrice de lumière,
Chasseuse de ténèbres,
Clarté glaciale,
Chaleur Illusoire.
Il te suffisait d’y Penser

Tu m’avais entendu Gamine ? J’en suis pas bien sûre, en tout cas ton esprit embrumé se rattrapait très faiblement à moi, ta Conscience engourdie qui re contactait par brides. En tout cas, t’avais soudainement levé ton bijou au niveau de tes mirettes, et scruté le quartz blanc qui se gorgeait d’une luminosité dont tu ne connaissais la provenance. Il vibrait, luisait, appelant à ton bon souvenir cette décharge électrique ressenti le soir d’halloween quand il s’était éveillé, au contact de ton cousin, te divulguant un nouvel impact plus fort, assommant… non, éblouissant !  Instinctivement tes paupières s’étaient rabattues, dessinant très lentement derrière tes cils dorés quelques ombres grandissantes et une douleur au fessier fulgurante.


« Aieuh ! »

Cri de douleur, postérieur mécontent, regard découvrant un nouveau décor. Il neigeait. C’était magnifique. La plaine s’était couverte d’une couche épaisse blanche, les flocons s’accrochaient à tes mèches de cheveux dorées, à ton manteau épais noir et à ton bonnet moelleux. Petites oreilles duveteuses encombrées par ces grumeaux légers et gelés, elles gigotaient dans tous les sens, brouillant un peu ton ouïe.

Les bras serrés contre ton corps, tu faisais disparaitre les derniers frissons et profitais de ton perchoir pour essayer de repérer ce que tu avais perdu et qui te manquait déjà.


« ‘Lysse ? »

Pas de bruit, juste le souffle du vent glissant entre tes cornes. Seconde tentative, plus forte.

« Ulyyyyysse ? »

Attente, longue, trop longue, tu te hissais prudemment sur ta branche verglacée pour avoir une meilleure visibilité. Angoisse, qu’il se soit mal réceptionné, qu’il soit blessé, perdu, isolé, assommé, frigorifié. Ton cœur s’étouffait péniblement.. Ce n’était pas normal, tu le savais, tu t’en rendais compte, mais tu n’y pouvais rien. Ce n’était qu’un rêve rien de plus, pas la réalité, en vrai tu ne lui courrais pas après tu t’en souvenais ? Tu tachais de garder tes distances, tu t’en rappelais ? Mais là, c’était une illusion, je te l’avais soufflé à l’oreille, et dans ce monde, tu ne voulais pas qu’il disparaisse où qu’il ait mal, dans la vraie vie non plus, mais ça y’a que moi qui le savait vu que tu refusais de m’écouter. C’était moche le boulot d’une Conscience bafouée quand même…  


Et sinon en réalité:
 
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Re: Un endroit calme
Ulysse Daiklan, le  Jeu 16 Nov 2017 - 1:57

Elhiya & Ulysse

LA Mutuel ♥



La poupée grandis et grandis et grandis. Je tremble totalement, même mes oreilles se sont baissées. Je cache ma tête dans la nuque d’Elhiya, comme si d’un coup j’allais disparaitre. Mais non, à la place une explosion géante qui me fait encore me contenir un peu avant d’entendre le rire cristallin de la demoiselle. Curiosité avant tout, j’ouvre les yeux sur… je saurais même pas le définir, je me recule d’un pas et regarde la chose. Puis Elhiya. Puis la Chose Puis Elhiya. Puis la tenue d’Elhiya. Oh. Hm. Ma gorge est toute sèche d’un coup. Ca doit être le froid. On est dedans ? C’est le froid quand même, chut. Certainement pas ce que j’ai sous mes yeux et… Bon ok, obligé de détourner le regard en avalant ma salive. Ca va pas du tout là.

Le seul problème étant que soit je la regarde elle, soit je regarde le monstre. Et autant la bouche qui lui servira à dévorer mon âme a disparu, autant ses yeux peuvent toujours l’aspirer. Alors je tente de me sauver enlaçant un regard suppliant dans les yeux de la blonde, occultant sa tenue autant que possible. Elle fais un mouvement avant de mettre sa main dans la mienne. J’y fait à peine attention, trop concentré sur son sourire et ses yeux.

- Ça va aller, ne t’en fais pas.


Elle découvre dans ma main, une petite boulle de coton. Je vois que ceux dans ses cheveux sont asymétriques maintenant. J’ai le ventre noué. De la peur ? Oui de la peur c’est forcément ça. Et d’ailleurs, elle doit le comprendre vu la caresse qu’elle me fait. Même si dans mon ventre, le triple salto recommence, c’est incompréhensible.

- J’aurai juste besoin d’aide, fais-moi confiance. Si ça fonctionne, fais comme moi, s’il te plait.

Je fronce les sourcils sans comprendre. Elle sait que je lui fais confiance non ? Quoi que j’avoue avec ce truc démoniaque c’est moins évident, ça fait trop peur j’arrive juste à acquiescer. Je la vois monter sur la pointe des pieds et sa main plonge entre mes oreilles. Je ferme les yeux et me mord la lèvre pour éviter de … et mince trop tard. Me voilà en train de ronronner, tout rouge. C’est gênant, mon cœur semble vouloir sortir de ma poitrine. Je me sens tout chaud, jusqu’à ce qu’elle s’arrête. Je me détends et sent ses lèvres sur les miennes. Je bug, clairement je bug. Une chaleur se répand dans mes veines quand elles se détache. Je regarde la boulle enflammée.

Ça y est j’ai compris. J’essaie de concentrer comme je peut mes émotions dans ce monticule de coton jusqu’à ce que je tourne la tête et croise son regard joueur. Comment voulez-vous que je me concentre aussi ? Un mouvement, brusque retour à la réalité. Mon cauchemars disparait, tandis qu’elle piétine du pieds la flammèche. Elle me fait un grand sourire auquel je réponds immédiatement.

- Merci.

Merci de quoi ? Je ne suis pas sûr. Mais étrangement c’est déjà oublié ! Surtout quand la vielle s’en vient à faire exploser la porte derrière laquelle je l’avais enfermée. Elle s’avance. Elle est laide. Lhiya semble me tirer plus loin. Je recule sans protester, jusqu’à tomber.

Et tomber.

Et tomber.

Face au vide, au silence, au blanc. Tout. Tout blanc. Trop. Aucune nuance, tout est blanc. C’est horrible. Je ne vois rien, j’ai mal aux yeux. Je marche, je cherche. Partout, où est-elle ?! Elle doit être par ici c’est pas possible. J’ai beau tourner je ne la voit pas mais... Au loin je vois lentement une ligne noir se former se rapprocher. De la brume ? Non.. Une fumée noire qui s’avance, beaucoup. Beaucoup trop. Je regarde autour de moi, ou est-elle ? Elle a dû réagir plus vite que moi et se sauver. Donc c’est ce que je fais, je me retourne et je cours. A une vitesse que je ne me connaissais pas. Très vite. Pas assez vite. Rapidement la brume me rattrape, m’attrape, m’englobe et me gobe. Pieds, jambe taille, jusqu’à ce dernier bras tendu dans la blancheur, patte se refermant sur du vide.

Le bruit de mes chaussures dans la neige m’interromps. Je regarde autour de moi, le froid. Je suis entouré de neige. Un vague regard vers le bas, des bottes militaires enfoncées dedans. Un pull dedans. Je fais bouger mes oreilles et ma queue pour faire tomber les monticules blancs déposés dessus. Je sais, elle est par ici je le sens. Je commence à m’enfoncer doucement dans la forêt. Au fur et à mesure de mes pas je désespère. Elle doit être ici c’est sûr. Il fait trop froid. Un loup blanc semble vouloir me foncer dessus. C’est finis. Je tente de l’éviter mais mon corps refuse de bouger. Par chance, au lieu de me dévorer, l’animal me pousse brusquement l’épaule me faisant trébucher par terre.

- Ulyyyyysse ?


Mes oreilles se tournent automatiquement en direction du bruit tandis que mon corps bouge tout seul. Je me relève sans perdre de temps, mes jambes s’activent. Il faut que je la retrouve. Je cours bien plus vite que je ne le pensais. Comme dans la fumée, mais tant mieux j’atteins ma cible plus vite que prévu. Les arbres dénudés me permettent de repérer rapidement ma cible.

- Lhiyaaaaa !

Une exclamation de joie tandis que dans ma course je saute sur le tronc pour me propulser sur elle et la capturer. Wow je sais faire ça moi ?!  Peu importe, je ne touche même pas la branche sur laquelle elle est, nous tombons sur le sol. Je ne sais comment j’arrive à retomber sur le dos, elle toujours emprisonnée de mes bras. Son nouveau manteau nous recouvre, l’humidité commence à s’incruster dans mon dos mais je m’en fiche. Tête fourrée dans son épaule, son odeur me chatouille le nez.

- J’ai cru t’avoir perdu…

Décidément, tant de courage pour moi aujourd’hui. Vraiment, niveau enfant de cinq ans ! Je reste encore un peu dans cette position avant de nous relever. Je pense que j’ai froid. J’ai plus froid. Pratique cet endroit. Le tremblement de la terre m’interrompt dans ma réflexion, je me concentre sur la chose qui arrive devant nous. Ou plutôt les choses.

-Waaaaah ils sont magnifique.

Un grand sourire d’enfant prenait place sur mon visage en voyant ces mammouths géants passer devant nous. Ce troupeau semblait nous ignorer, comme si nous n’étions rien. Ils sont majestueux, ils font trembler la terre, comme si elle essayait de se mettre à genoux pour leur montrer son respect. Sans grande réussite visiblement.  Mes sourcils se froncent en apercevant un panneau. Le seul ici d’ailleurs.

- « Tribu des cacaotiers. Cinquième arbre à gauche puis tout droit jusqu’à la statue caramel » ça veut dire quoi tu penses ?


Ça se trouve c’est une tribu ou ils font que boire et manger du chocolat, et du caramel. Juste ça. Peut-être qu’on pourrait vivre là-bas et adopter plein de fléreurs avec des… Oh ils sont là les lapins ! Ils nous ont suivis qu’ils sont chou. Ils sautillent tous, l’air de nous attendre sur la direction du camp sioux. Je me tourne vers elle mon grand sourire et viens éplucher les quelques flocons restés sur ses oreilles. Ma main s’attarde sur une de ses cornes comme pour voir ce que ça fait. Un grand sourire, elle m’a vraiment fait peur. Mon regard plonge dans le sien. J’en envie de recommencer, mais je me retiens. Je me penche pour embrasser sa joue, commissure des lèvres. Saleté d’inconscient.

- Ne me fais plus jamais ça, d’accords ?

Voix douce, mes sourcils se froncent faussement puis… Pouf, oublié. Trop de chaleur dans mon corps pour que je reste aussi proche du sien de façon… contrôlée. Je me redresse comme si tout était normal. Toujours en souriant. Vas-t-on croiser des indiens bizarres ? Ou rester ici à regarder de nouveau la neige ? Pour l’instant, c’est elle que je regarde, droit dans les yeux, j’attends sa décision.


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Re: Un endroit calme
Elhiya Ellis, le  Jeu 16 Nov 2017 - 11:56


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Pv Ulysse amour
LA Mutuel


« Merci », ce mot tapait dans ta tête, se répercutant comme autant de réverbération dans un cube de cristal. Il t’avait remerciée juste avant que la vielle ne fasse irruption et que tu te retrouves en équilibre précaire à l’appeler à gorge déployée dans toute cette immensité étouffée par la neige. Tu voulais lui dire qu’il n’y avait aucune raison de te remercier, que tu voulais juste qu’il n’ait pas peur, ni ici, ni ailleurs, alors tu criais son nom une 3ème fois sans qu’aucun son ne sorte de ta gorge. C’était toi qui avait si peur soudainement, rien ne subsistait dans ce décor cotonneux, rien hormis le froid qui engourdissait ton être, rien hormis le sentiment d’avoir une fois de plus oublié de faire, de dire quelque chose d’important, rien hormis la sensation de t’être menti à toi-même.

T’avais soupiré, tentant d’alléger le poids sur ton cœur qui t’écrasait. La main posée sur le tronc d’arbre gelé, le regard dans le vide, comme cette nuit-là... Il manquait juste la lune d’argent et… Lui. Il faisait juste froid, trop froid, beaucoup trop froid, et ces larmes stupides qui voulaient s’échapper de tes yeux. Elles te piquaient désagréablement, brouillant ta vision, t’empêchant de distinguer la forme au sol, plus loin qui avançait en ta direction. Fallait pas pleurer Gamine, ce n’était rien, ce n’était qu’un rêve qui virait à un cauchemar de temps à autre. Ce n’était pas le premier, ce ne serait pas le dernier, tu sais… Tu me faisais de la peine Bichette, tu me n’entendais pas, t’arrivais pas à te réveiller à prendre tes esprits, trop coincée dans ce songe étrange…

Et puis, il y’a eu ton nom, fendant le silence comme un éclair trop lumineux. Ce surnom, celui qu’il utilisait lui, celui qui captait directement ton attention, réchauffant instantanément ton être. D’un revers de main t’avait essuyé les gouttelettes d’eau saline de tes paupières, les empêchant de rouler sur tes joues, et cherchait vivement la provenance du cri. Le vent joueur, perturbait tes sens, tes petites oreilles duveteuses s’aplatissaient le long de ton visage alors que tu te concentrais et plissais les yeux.

Soudain, plus rien. Le noir, le choc d’un corps contre le tien, le vide, l’air fouettant ton visage, la chaleur de ses bras enroulés au tour de toi, le bruit sur le sol atteint, un battement de cœur raté, l’étranglement d’un son de surprise…. Le réconfort violent et agressif submergeant la moindre de tes pensées existantes. Tu t’étais pelotonnée contre lui, sa tête nichée dans ton cou, t’abandonnant à ce soulagement prenant. Les quelques mots lâchés au creux de ton oreille te font te redresser la tête subitement pour planter tes opales luisantes dans les siennes. Aucune parole ne s’échappait de tes lèvres, juste un vrillement d’estomac, la chaleur du blond sous toi en délicieuse tourmente.


« Je.. »

Rien de plus, pas de palabre, tu voulais autre chose, quelque chose qui ne se disait pas, quelque chose qui se montrait. Mais t’hésitais, gosse fébrile aux doigts glissés sur son torse pour créer plus distance entre vous deux, entre ton envie de lui dire combien t’avais eu peur de l’avoir perdu aussi et ton désir de lui faire comprendre combien tu étais soulagée. T’avais rien fait, car t’étais faible, inconsistante, trop partagée. Tes mains s’étaient resserrées, serrant son haut inconsciemment. Une petite goutte de sang dans la bouche, odeur de fer, saveur étrange, tu t’étais mordu la lèvre inférieure pour te refreiner de l’embrasser de nouveau. Ça n’aurait pas été sous le coup d’un jeu, ni pour enflammer une boule de coton, tu le savais parfaitement, alors t’avais souri trop tendrement, les prunelles troublées sans rien rajouter de plus.
Interdit trop appétissant.

Ton cœur tambourinait au fond de ta poitrine, il était toujours trop proche de toi, tu pouvais sentir ce petit palpitant raisonner sur le sol, le faire trembler. Attends ! Ce n’était pas toi qui était responsable de ce vacarme assourdissant, mais des mammouths en balade. Stupeur en les regardant passer devant vous avant de sourire bêtement. Des créatures oubliées, devant vos yeux, il suffisait de tendre le bras pour perdre tes doigts dans leur fourrure. Mais la meute n’était que de passage, juste le temps de découvrir un panneau d’affichage étrange.

T’avais lu silencieusement en même temps qu’Ulysse prononçait les indications de l’écriteaux. Des cacaotiers ! C’était des arbres immenses, qui vivaient en pleine chaleur, et puis en plus si y’avait une statue de caramel, ce ne pouvait être qu’une tribu qui méritait le coup d’œil, ou le coup de dent ! D’ailleurs, si les lapinoux y allaient c’était bon signe non ? Chocolat viennois bouillant en perspective ou alors bikini et chocolat au lait frappé. Dans les deux cas, c’était une raison suffisante pour se détourner du sourire lumineux de porteur d’oreilles de chat.
Trouble naissant reconnu.

D’un geste très doux, il avait fait partir les quelques flocons bloqués dans ta fourrure et tâtonnait une de tes cornes, te faisant piquer un fard non controlé. T’avais voulu fuir son regard, mais impossible, noyée dans ses prunelles grisâtres t’avais juste acquiescé d’un signe de tête à sa première question avant qu’il ne te colle un bisou sur la joue trop proche de la commissure de tes lèvres. A ton tour de bugger. Sourcil arqué, sourire en coin figé, joues rosées et brulantes, tu papillonnais des yeux en le regardant se redresser et te faire glisser sur le côté. Depuis quand il faisait des bisous lui ? Ton cœur avait manqué un battement, tu t’étais retenue de l’attraper par le col de son pull pour l’attirer à toi et lui voler un souffle de respiration.
Envie égoïste asphyxiée.

A la place, pieds enfoncés dans la neige, tu époussetais ton manteau, secouant ta petite queue touffue pour retirer les quelques flocons récalcitrant et regardait à la va-vite en direction du panneau routier, marmonnant vaguement quelque chose. Ulysse entendrait ou non, tu t’en fichais


« Promis, mais toi, ne disparais plus.. »

Partir vers cette tribu, pas d’autre choix, de toute façon, ici, il n’y avait qu’une étendue de neige et un arbre givré. Autant bouger. T’avais tourné la tête vers Ulysse pour l’inviter à aller voir, mais il te regardait, les yeux plantés dans les tiens, encore, te déstabilisant un peu plus, étreignant d’une douleur vibrante ton cœur une fraction de seconde. Et puis…. F*uck… T’avais attrapé le bout de sa patoune la plus proche de toi, et tiré doucement mais vivement dessus pour le forcer à se pencher sur toi, pour coller sur ses lèvres un baiser fugace avant de lui adresser un sourire malicieux.
Gourmandise bien trop tentante.


« Si on reste planté là, je suis sure que la vielle va pas tarder à nous retrouver et faudrait que je te sauve encore »

Clin d’œil espiègle, vu ta façon de l’aider ça ne te gênait pas le moins du monde, soyons réaliste. D’un coup d’œil derrière lui pour vérifier que la mégère ne vous courrait pas après, t’avais pas attendu sa réponse, si même sa réaction à ce contact volé et l’avait entrainé avec toi tout en comptant les arbres à haute voix.
Insouciance salvatrice.


« Un… Deux… Trois… Ah ! on est presque au quatrième, c’est ce truc là le cinquième ? c’est à peine un arbuste ! »

Haussement d’épaule de ta part. Il y’avait bien un chemin sur la gauche, alors vous vous étiez enfoncé sans chercher à savoir. En même temps, tu ne voulais pas t’arrêter et laisser le temps à Ulysse de te regarder encore avec trop de douceur, tu pouvais pas résister. Faute à ses mignonnes petites oreilles tout ça, c’était sûr ! Et puis, vous arriviez devant une statue brune, un large sourire prit place sur tes lèvres alors que tu la montrais du doigt.

« Moooooooh trop bien, j’adore le caramel, c’est une fontaine tu crois ? »

Ho bah oui, voilà que ça s’écoulait en un liquide de saveur doucereuse. D’un lapin au chocolat agrippé dans la foulée, t’avais lâché le blond et coloré le rongeur de brun et sucré avant de le croquer à pleine dents

« Huuuuum trop bon, tu devrais essayer »

Mais en fait pas le temps, les petits lapins en chocolat avait dû prévenir de votre arrivée, car trop rapidement des fèves de cacao géantes avec de jambes et des bras semblables à des cure-dents vous avaient rejoints en petites foulées. Boucliers de feuille de bananier dans une main, lance en arêtes de poissons dans l’autre, elles vous encerclaient l’air grave. Une d’entre elle, une couronne de fleur exotique sur le sommet de sa coquille se dégagea pour vous venir vous parler.

-Il est demandé aux vacanciers de ne pas consommer nos employés de bureau. Cela sera décompté sur votre facture à votre départ. En plus nous avons cru comprendre que vous aviez ramené avec vous de la visite non désirée, le service de sécurité va s’en occuper mais cela engendre des frais en plus, en avez-vous bien conscience tous les deux ?

Battements de cils d’incompréhension alors qu’on te tendait un formulaire ou la case « signature » était en surbrillance. Adressant une moue dubitative à Ulysse, ton chocolat à moitié grignoté, t’avais griffé d’une trace de papatte de lapinou chocolaté. La graine de chocolat fleurie vous sourit, de toute évidence satisfaite, et vous intima de la suivre d’un mouvement de main. Tu t’exécutais, non sans avoir récupéré le bras du blond pour l’entrainer dans ton sillage, hors de question qu’il aille voir ce qu’allait faire les gardes du corps armé de détritus.

Trottinant derrière votre hôtesse, tu regardais le décor d’ile paradisiaque qui se dévoilait à chacun de vos pas. La fève parlait et expliquait ce que vous aviez le droit de faire ou non sans que tu n’écoutes réellement. T’avais juste noté le sable fin et la plage en contre bas, les cacaotiers, quelques palmiers, des cahuttes de pailles, les effluves de caramels, la chaleur du Rouge à coté de toi. Ah non ! On avait dit que ça suffisait avec ça, houste, au loin ton semblant de manque d’affection que tu voulais noyer sur le neko !


-Je vous demanderais donc de vous changer puis de nous rejoindre à la fabrique de salidou

Gné ? Elle avait dit quoi la graine de chocolat ? Changer de vêtement ? Tu l’aimais bien ta redingote toi, elle était super moelleuse te confortable, et si ça se trouvait le blond il aimait ses rangers et son treillis militaire. Ça tranchait avec ses adorables mignonnes petites oreilles que t’avais envie de câliner et sa petite queue soyeuse dans son dos, mais c’était chou comme tout. Pourtant, on ne vous avait pas laissé le choix et vous aviez été abandonnés devant une case tribale de bambou où sur chacun de vos lits se trouvait l’ensemble local offert.

Yeux écarquillés et tête vigoureusement secouée de gauche à droite. C’était encore plus léger que ta tenue de Noël cachée sous ton manteau.


« Hors de questions que je mette ça ! On t’a filé quoi à toi ? »

Pas le temps de voir, en fait, une nouvelle fève de chocolat, avec un pagne en feuille de bananier et des noix de coco en protection de semblant de poitrine t’avais poussée du coté de ton lit, tiré le rideau de séparation pour que tu ne vois pas ce qui se passait du côté d’Ulysse et avait fait disparaitre ton ensemble d’hiver en lâchant un « non négociable ici ». T’avais râlé et bougonné. T’aurais dû en bouffer plus des employés de maison tiens, au moins on vous aurait surement mis aux travaux forcés et non au repos obligatoire.

En tout cas, pas trop de choix... Abandon de ta robe rouge et blanche, au profit d’une micro jupette de bain rose à poids et d’un haut assortie, tout en t’adressant à l’autre blond de l’autre côté de votre séparation.


« Et tu regardes pas ou je tape ! »

Pas mal de petites fleurs sur les bouts de tissus, et en prime des barrettes coordonnées pour nouer tes cheveux. T’avais laissé deux longues mèches dorées dépasser en avant, et avais relevé le reste sur ta nuque.  Hibiscus collé à la base d’une de tes cornes, un autre en haut de la bretelle de maillot et un dernier sur la hanche. T’ajustais les quelques accessoires fournis, attrapait le paréo aux couleurs pastels coordonnées que l’espèce de domestique qui vous été attitrée nouait sur ta taille et soupirait alors qu’on t’envoyait en extérieur de votre habitation de vacances.

« Bon bah, j’attends dehors… Comme si j’avais le choix.. »

Il faisait chaud, le soleil était haut, très haut dans le ciel, tu n’y avais pas porté attention en arrivant. Pas étonnant que ta moumoute hivernale n’était plus appropriée. En patientant, tu lisais les petits panneaux indicatifs des activités existantes. « Plage » « usine de caramel » «  confection de caramel mou » « fontaine de fruits » « faiseurs de bisous magiques » « distribution d’euphorie, d’insouciance, d’innocence »… Trop d’informations, trop de choses, et beaucoup t’avais arraché un haussement de sourcil dubitatif. Rien à voir avec les autres mondes que vous aviez parcourus. Une trêve dans la course effrénée contre tout ce qui avait essayer de vous noyer, mordre, engloutir, étouffer, manger, aspirer….

Bref, changement de décor possiblement appréciable. Les mains dans le dos, sourire curieux aux lèvres tu balayais la zone d’habitation ou tu étais. De toute évidence hors mis les êtres de cacao vous étiez les seuls. Au loin, la voix roque de la sorcière affreuse. Elle avait dû croiser la garde des lieux et semblait en mauvaise posture vu ses fulminations. T’avais rigolé doucement, une nouvelle menace éloignée, parfait. Par contre cette usine de caramel où vous étiez sensé vous rendre, c’était un appel direct à la gourmandise, sur des pop-corn avec un cocktail de fruit et grenadine ce serait encore plus parfait !

Tiens… Ton cocktail ananas-orange-pèche-grenadine fourré dans les mains alors que t’entendais votre employée de vacances ordonner à Ulysse de sortir du bungalow, t’avais pouffé doucement en entendant cette dernière avant de realiser que t'avais pas de quoi te marrer: t'es en maillot de bain. et en plus... ton bout de tissus attaché aux hanches t'aider pas vraiment à garder un semblant de pudeur.

Plus que deux choix possibles: attendre sagement ou aller faire la visite de l'usine directement sans Ulysse. Hésitation trop longue, votre guide était à ton niveau, ravie de vous annoncer votre programme. Toi, t'avais rien écouté hormis mis le mot "dégustation" et tu prenais soin de pas poser les yeux sur les oreilles du blond. Les oreilles? Ouai, on va dire ca
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Re: Un endroit calme
Ulysse Daiklan, le  Ven 17 Nov 2017 - 9:33

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Elle ne me regarde pas, je ne sais pas pourquoi. Un marmonnement dans sa barbe que je ne comprends pas totalement je fronce les sourcils. Ah, elle se tourne enfin, je ne sais pas d’où vient cette chaleur dans mon corps mais c’est un peu trop agréable. Elle ne me répond pas, me tirant plutôt la patte pour je ne sais qu’elle raison. Je me penche, un baiser. Sans raison cette fois, juste… comme ça. Fugace, un peu trop à mon gout. Elle se recule, un regard malicieux qui m’embrase sans même que je ne m’en rende compte. Pas le temps de prolonger que la demoiselle a décidé de parler.

- Si on reste planté là, je suis sure que la vielle va pas tarder à nous retrouver et faudrait que je te sauve encore

Elle me rendra chèvre je sens. Un clin d’œil et l’idée de me mettre tout seul en danger me frôle l’esprit. Oui non, ce serais stupide. Mais quand même. Elle nous tire plus loin, je ne peux m’empêcher de sourire. A travers les arbres nous suivons le chemin des lapins.
Elle compte les arbres à voix haute tandis que je me dis que quand même, ils sont chelou ces arbres. On arrive à la fontaine de caramel ou la blonde me demande si c’est une fontaine. Bah oui, c’est une fontaine ! T’façon elle ne me laisse même pas le temps de répondre avant de capturer un lapin et de croquer dedans une fois napé de caramel.

-  Huuuuum trop bon, tu devrais essayer

Mignon. Seule chose qui me vient en tête alors que je ne comprends pas tout ce qu’il se passe par la suite. Des fèves de cacao, des remboursements. La présence non désirée ? S’il parle de la sorcière c’est double tarif, pour elle et sa pustule. Pas grave, la jeune demoiselle signe et me prend le bras à la suite de la nourriture. Je sens que la situation est anormale je veux dire, elle me tient le bras ? Pourtant je suis bien trop content de la laisser, faire, atterrissant par je ne sais quel miracle devant une sorte de chambre avec pour ordre de nous changer. Attendez changer. Ensemble ?!

-Hors de questions que je mette ça ! On t’a filé quoi à toi ?

Je ravale ma salive pour observer ce qu’on lui a donné quand je la vois se faire emporter d’autorité de l’autre côté de la pièce. Ah oui, d’accord. Je bloque, ma gorge s’assèche. Pourquoi fallait-il qu’elle ait le côté avec les fenêtres ?! Dieu me veut du mal aujourd’hui c’est pas possible. L’ombre de la jeune fille se détache sur le drap faiblement éclairé. Peu de détail, et heureusement pour moi je crois.


- Et tu regardes pas ou je tape !

Se détourner, rougir. Elle ne peut pas savoir hein. Il fait chaud où c’est moi ? Ouai il fait chaud. Penser à des trucs tristes, ça me calmera. Forcément. Je pense à ce pote, qui a une histoire vraiment triste. Il s’est enfoncé en même temps trois clous rouillés dans son talon, mais il délirait bien il arrêtait pas de faire des cabanes mais un jour il voulait faire une super grande cabane et quand il a ouvert ses yeux la cabane était plus grande que la maison ! Quoi comment ça ça n’a aucun sens ? Il doit bien exister quelqu’un dans le monde pour qui ça en a. N’est-ce pas ? En tout cas ça semble fonctionner, le tout est de rester focaliser sur des images… refroidissantes.

-Bon bah, j’attends dehors… Comme si j’avais le choix…

Mon ventre se tord de nouveau. Elle le fait exprès en fait ? Bon, bah c’est reparti pour quelques minutes de calme. Je finis par me tourner et regarder ce qu’on m’a donné. Un… short de bain ? Aux couleurs des Gryffonds d’ailleurs, c’est cool ça. On a de la chance d’être en vacances en tout cas. Je ne me pose pas trop de question alors que j’entends une employée me crier de venir. Mh oui, d’accord j’arrive. Juste laissez-moi me changer. Je prends le maillot et découvre… oh oui je les aime. Ils ont pensé à la sous-couche. J’enfile le sous-vêtement plus serré avant de mettre l’autre par-dessus. Voilà parfait. Allez savoir comment mais mes vêtements avaient disparu comme ça, pouf !

Je passe le rideau, attrapant mon verre de Bloody Mary qui m’attendait sagement devant la porte avant de m’avancer. Je ne mets pas longtemps à trouver, après tout elle est la seule humaine et par Jupiter comment voulez-vous que je reste descend ? Ferme les yeux, respire et vas-y Ulysse. Allez j’me motive. De toute façon allez savoir pourquoi je n’arrive pas à m’empêcher de sourire, avec cette odeur de chocolat constant là, puis de caramel. J’arrive à côté de la blonde et lui fait un clin d’œil. J’écoute rapidement le guide.

Visite, usine et dégustation. Je la regarde les yeux brillants. Enfin, pas trop longtemps, revoyant sa tenue je détourne le regard cachant mes rougissements du mieux que je peux.

- Eh c’est trop bien, en plus j’ai grave faim avec les odeurs qu’on a depuis tout à l’heure.

Mes oreilles se dressent et ma queue se met à s’agiter de hâte. Moui, de hâte. Je prends la main libre de Lhiya avant de m’avancer avec elle vers le gros bâtiment au loin. Le guide a l’air de vouloir nous expliquer des trucs, franchement ça me passe au-dessus de la tête. J’ai juste terriblement faim. On arrive rapidement dans l’entreprise même. Ma tête vaque de droite à gauche. Du caramel, du pop-corn, les dragons de toute à l’heure. Notre guide vient se placer devant nous.

- Nous sommes arrivés ! Notre maison a décidé d’adopter une politique de libre-service totale au sein de cette usine. Sur votre gauche vous aurez accès à la fabrique de caramel, à la « Pop pop room » et à l’île flottante. Sur votre droite, vous trouverez un élevage de choco-ours, le Lac d’or ainsi que le caveau. A vous de choisir ce qui vous attire le plus !

Oreilles et queue frétillent d’impatience. A peine sa phrase finis que je tire Elhiya d’autorité vers la gauche.  Des observations vers les trois salles. La première est effectivement une fabrique de caramel, tout ce qui a l’air de plus basique. Je ne prends même pas la peine de regarder la seconde quand j’aperçois ce qui me semble être un pop-corn géant, nappé de caramel au milieu d’une étendue tout aussi sucré. Un plongeoir se montre à nous de façon à atterrir directement sur la friandise.

- 1. 2. 3. GO!

Quoi ? Si on s’est arête au bord et compté pour se donner du courage? Non ! C’est juste le décompte pour qu’on arrive jusqu’au plongeoir en courant. Peu de temps en l’air avant que nous n’arrivions sur l’île qui s’enfonce profondément sous le caramel avant de remonter. J’explose de rire, c’est trop bien, c’est tout mou j’aime trop ! Je me relève tranquillement vers la blonde qui… a déjà détaché un morceau du pop-corn et est en train de le dévorer.

- Eh moi aussi j’en veux !

Sourcils froncés une mine boudeuse. J’oublie totalement que je suis assis sur un monticule entier de pop-corn. Moi c’est ce morceau que je veux ! Je la regarde puis mes yeux descendent. Peut-être un peu trop, avant de remonter sur ses lèvres. Elle est chou comme ça avec des oreilles et ses cornes.  Mes pupilles se dilatent, je dirais bien que j’ai eu une idée mais c’est plus mon instinct qui me pousse à me pencher pour l’embrasser doucement. Je me détache en volant le morceau de l’île qu’elle a toujours dans les mains. A mon tour de lui lancer un regard provocateur  avant d’avaler mon butin. Œil pour œil, dent pour dent. Je m’essuie les mains et me relève l’air de rien, l’attirant avec moi.

- Viens on va voir les choco-ours ! J’suis sûr ils font plein de câlins et tout.

Un grand sourire innocent avant de lui montrer la sortie. Des petits morceaux de pop-corn semblent flotter pour faire un chemin et sortir de là. J’avance en me faisant la réflexion que vraiment, cette usine est cool. Et les fèves de cacao sont cool. Tout est hyper calme. Une voix dans ma tête me dis que c’est même un peu trop beaucoup calme. Je dois me faire des idées, surtout que j’suis sûre les fèves elles sont pas assez sadiques pour nous attaquer avant qu’on ne soit allé à la plage. Et puis, on a payé ! En quoi je sais pas mais on a payé. Donc du coup, on est immunisés ! Oui. J’y crois.
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Re: Un endroit calme
Elhiya Ellis, le  Ven 17 Nov 2017 - 14:48


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Un clin d’œil = des joues rouges.

Ok, bah t’étais pas dans la me*de Petite si tu rougissais pour rien comme ça. J’voulais même pas savoir ce qui avait bien pu te perturber comme ça, si ce n’était ton maillot de bain, ou le sien. Franchement l’adolescence c’était lourd d’idées déviantes quand même. Heureusement qu’il avait détourné le regard le Blond là, sinon, tu aurais plus su ou te mettre ou quoi dire. Et puis dévier sur le sujet de bouffe, c’était pas mal, toi aussi t’avais faim. En plus à chaque fois que vous aviez commencé à grignoter quelque chose, un truc avait essayer de vous rayer de la surface de la terre, fallait peut être que tu te méfies non ? A bah non, ta main libre capturée par le blond et l’idée d’avaler une montagne de caramel te suffisait à dodeliner joyeusement de la tête à ses dires. Ça sentait trop bon, impossible de faire l’impasse sur ce que ton ventre te disait.

Petite queue blanche et touffue frétillante, tu avais suivi votre guide, laissant Ulysse t’entrainer à sa suite, prenant soin de bien regarder tout ce qui pouvait être intéressant par la suite -sauf lui et son short rouge et Argent, ca ne se mangeait pas tu te rappelais ?-. Un faible instant tu t’étais demandé pourquoi toi t’avais un bikini rose à petit poids avec plein de fleurs alors que lui se trimballait avec un bout de tissus très scolaire. Limite t’aurais préféré avoir le même. Enfin, un maillot académique quoi, le truc qui recouvrait plus de morceaux de peau. Mais la fève de cacao plantée devant vous te chassa très rapidement la question.

Du  « libre-service ». Tes petites oreilles velues avaient vibré à ces mots. Ça voulait dire que vous pouviez gouter à tout sans risque de vous faire gober par quoi que ce soit en théorie. Large sourire illuminant ton visage alors que t’allais remercier votre guide. Mais pas le temps, les doigts du Rouge enlacés aux tiens t’avais embarqué directement sur le côté, manquant de te faire tomber –pas très stable les tongs-. Direction la « pop pop room » rien que le nom, ça te faisait rire, ce ne pouvait être qu’un pop-corn géant. Et ça n’y manquait pas.

Devant tes prunelles pétillantes de gourmandise, un immense maïs soufflé couvert de caramel bien liquide ! Le paradis du caramel, ça aurait dû être ça le nom de leur centre de vacances. Ni une ni deux, t’avais filé sur le plongeoir, écoutant vaguement le décompte du jeune homme avec toi et t’avais sauté en même temps que lui en te marrant. Atterrissage tout en douceur dans un amas extrêmes tendre et sucré. Ça collait aux doigts –et ailleurs-, mais aucune importance, tes yeux brillaient, t’aurais voulu tout dévorer et t’attaquais déjà à cette tache gastronomique.

Un morceau arraché de la paroi tu croquais dedans à pleine de dents, tirant la langue en rigolant à Ulysse qui s’exclamait qu’il en voulait également.


« Nannnnnn n’a moi ! N’a moi, N’a moi, N’a moi, j’t’en prête paaaas ! »

Sucrerie enfournée dans ta bouche, sans que t’arrive à la manger entièrement vu la taille. Les joues gonflées de sucre, le regard espiègle, tu le toisais en protégeant ton bout –trop grand- de pop-corn, le serrant entre tes bras. Un « A moi » silencieux à cause de ta bouche encore pleine et tu déglutissais pour rire et lui dire d’aller voir ailleurs. Sauf que ... raté, d’un baiser volé, la surprise t’avais détourné de ton précieux butin. Tes joues s’étaient enflammées, t’avais bugée un instant, les lèvres entre-ouvertes, le fixant passablement troublée avant de réaliser qu’il t’avait dépossédé de ta cargaison –ton popcorn, pas tes lèvres. Ça limite tu l’aurais bien mis au défi de recommencer sans que ce ne soit pour te piller, mais tu t’étais abstenue sagement, enfin pour le moment-

« Heeyyyyyy ! C’est à moi ! »

Un peu long ton brainlag Blondinette. Ton Maïs soufflé il l’avait englouti fièrement avant de t’attirer à lui. Sourcil arqué une fraction de seconde avant de souffler affichant une mine boudeuse d’enfant capricieuse.

« J’veux pas de calins ! J’veux mon pop-corn au caramel !  Et pour la peine je vais tous les manger les choco-nours ! »

Nouveau bout de langue tiré, air enfantin et innocent collé sur ta frimousse toujours émerveillée. Alors tu lui étais passée devant, sautillant de nuage de pop-corn en nuage, lâchant un petit « hop » à chaque bond, le distançant juste pour pouvoir te caller en haut, sur le palier et lui hurler gaiement qu’il était trop lent. T’étais penchée en avant, mains dans le dos, mèches de cheveux dorées se baladant de gauche à droite pendant que tu pouffais de rire

« Si tu traines trop, t’auras plus rien à manger ‘Lyssou ! »

D’un sourire malicieux, t’avais tourné les talons rapidement sans l’attendre, perdant une de tes fleurs rouges qui ornait la base de tes petites oreilles neigeuses, et trottinais vers l’élevage de nounours. Effluve d’enfance, contour d’innocence. Tout te semblait bien trop empreint de mignonnerie parfaite pour que ça ne dérape pas au bout d’un moment. Pourtant, jetant un coup d’œil en arrière et au neko qui arrivait enfin à te rejoindre vers la petite rambarde de séparation de zone, tu souriais bêtement. Il n’y avait aucune raison pour que le décor enchanteur ne se transforme à nouveau, pas maintenant, tu voulais pas.

Du coup, sautillant sur place, trop empressée, t’avais attrapé sa main pour qu’il se dépêche un peu et qu’il observe la nurserie d’oursons. Ton doigt pointait le parc pour enfant taille miniature ou les choco-nours jouaient


« Regarde ! Trop mignon ! Tu crois que c’est fait pour être mangé ? Ils sont trop chou, un peu comme toi, ça serait un crime de les avaler ! »

Ah, bah, c’était sorti tout seul et en plus t’avais réussi à ne pas piquer un far bêtement, bien trop concentrée sur les guimauve en train de tourner sur un tourniquet coloré. Tant mieux, c’était plus simple si tu restais dans l’état d’esprit d’une môme de 5ans. Tout naturellement t’avais reposé sur lui tes opales brillantes et espiègle, le fixant quelques secondes. Lui, ses oreilles, son manque de vêtements, ses lèvres, t’aurais pu te hisser sur la pointe des pieds juste pour vérifier si maintenant il avait gout de caramel, tu y avais pensé en plus, mais une annonce derrière toi d’interpellait.

« Douche de chocolat blanc pour les oursons dans quelques secondes »

Tes oreilles s’étaient instantanément tournée en direction de la provenance du son. Sous vos yeux, une file indienne de nounours en train de sauter sous une pluie crémeuse. Limite tu étais jalouse, tu voulais les gouter ! Sans rien demander de plus t’avais ouvert la barrière devant vous et t’étais faufilée rapidement dans la zone des choco-nours  sans lire les panneaux de mise en garde sur votre passage. Une coque de cacaotier s’était planée sur ton chemin, bras croisés et soupir désabusé en vous regardant.


« Non mais vous ne lisez jamais ? Interdiction de rentrer dans la nursery en étant collant de caramel, ça dénaturerait les sucreries. Hop au lavage tous les deux ! »

Elle vous avait poussé vers deux portes battantes digne d’un saloon au far West, et vous bloquait la route. Pas le choix, douche obligatoire pour s’empiffrer de nounours. La stupeur passée t’avais haussé les épaules et soupiré de résignation. Après tout vous étiez en maillot de bain, ca ne gênait pas si vous deviez passer au karcher. Sauf que la pièce dans laquelle on vous avait envoyée ne ressemblait pas à une salle de bain. Bon, y’avait du carrelage, ça sentait la bon la fraise et la vanille, mais ca s’arrêtait là niveau ressemblance. Car en plein centre, accrochée par le plafond, deux immense éponges moelleux attendaient, protégeant en leur écartement une marque de pied au sol. Toute évidence, vous alliez devoir passer chacun votre tour.

Toi, tout ce que tu retenais c’était ça ? Par contre que tu doives passer là-dedans ca ne te génais pas ? J’abandonne de te comprendre directement Elhiya. Surtout que t’avais dodeliné de la tête et adressé un regard amusé à ton comparse, lui annonçant que tu passais le premier car il avait mis 10 plombes à monter les escaliers de nuages parfumés dans l’autre salle. Claquettes abandonnées sur le côté, tu t’étais mise au niveau des empruntes dessinées par terre et attendait que quelque chose se passe. Sauf que … rien du tout. Les deux éponges patientaient en même temps que toi. Tu regardais à droite, à gauche, en haut, en bas, sans voir de mécanisme, juste ce dessin par terre, du coup, t’avais sauté dessus trouvant ca ridicule.

Pas le temps de retoucher le sol que les éponges t’avaient aplaties entre leur texture toute molle, te frictionnant et tapotant rapidement pour te relâcher toute mousseuse sur le carrelage. Les cheveux collé contre le visage, les oreilles basse le long de tes joues, tu ruminais doucement, ébrouant tes attribut d’animaux pour faire partir le surplus de savon, en envoyant partout, jusque sur Ulysse. Un pouffement t’avais échappée en t’en apercevant, mais ta réplique se noya dans la cascade tiède qui s’était déversée sans prévenir sur ta tête. Pour le brushing, faudra revenir… les yeux fermés, les poings serrés devant ta poitrine, refreinant un petit couinement t’attendait la fin du supplice qui se manifesta pas un coup de vent relativement chaud qui t’expulsa de la pièce pour t’envoyer collé ourson.

Un peu d’eau parfumée gouttait sur tes pieds pendant que t’essorais tes cheveux et que la fève de cacao te demandait de patienter le temps que ton « partenaire » revienne ? Pour te faire patienter, elle t’avais rendu les hibiscus qui s’étaient détachés de ta tenue ainsi qu’un cocktail de jus de fruit que tu sirotais doucement. Pendant ce temps, les oursons avaient quasi fini de se teinter de beige, t’en salivais d’avance. Bientôt vous auriez le droit de les gouter. Ca faisait pas un peu cannibale ? C’était autorisé ? Vous n’alliez pas vous retrouver avec une horde d’animaux tueurs sur les basques ?

Pas le temps d’y penser, Ulysse, trempé t’avait rejoint, et bien sûr t’avais souri, toute attendrit. Il avait des mèches blondes collées sur le visage, et ne devait pas y voir grand-chose. Dans un élan un peu trop affectueux, t’avais levé la main sur ses mèches claires pour les ébouriffer avec vivacité


« Ca sera mieux pour y voir »

Riant avec légèreté, t’avais même pas joué avec ses petites oreilles, la gourmandise était salvatrice de toute évidence. La curiosité tout autant. Même pas besoin d’aller à la nourriture, c’était elle qui venait à vous. Attiré par votre vacarme, les choco-nours blancs s’étaient rameuté autour de vous, couinant en sautillant.

« Kyaaaaaaaa trop mimi ! ils viennent faire des câlins t’as raison »

En te penchant t’en avais attrapé un, humant son parfum délicieux, et malgré la mignonnerie tu avais enfourné ta victime sans plus de procédure, la mâchouillant avec délectation. C’était juste trop bon§ sacrifice d’un second puis, d’un troisième. Et personne pour venir hurler que c’était un sacrilège de tuer des bestioles tellement adorables. Bizarre non ? T’aurais pu trouver ca louche si tu t’étais pas accroupie pour choisir ton prochain bonbon à engloutir. C’était vrai qu’ils étaient très affectueux ces trucs, en tournant la tête vers le blond, t’avais vu qu’un d’entre eux lui avait carrément grimpé sur la tête t’arrachant un pouffement.

« Je vais finir par être jalouse si ça continue »

Trais d’humour léger ne cachant absolument pas l’idée persistante qui te poursuivait discrètement depuis… depuis quand ? Tu ne savais plus, et je ne risquais pas de t’aider vu le manque de cohérence qui émanait de ton esprit actuellement. Et puis tu faisais quoi là ??? Tes associations d’idée étaient assez pénible à suivre quand même. Si je pouvais, je soupirerais, mais vu que c’était toi qui contrôlait, tu t’étais redressé, les mains sur les hanches, mine faussement vexée, les yeux plantés sur le nounours trop collant

« Tututu, toi descends de là, pour les câlins c’est moi qui m’en occupe »

Ourson attrapé par la peau du cou et reposé par terre, sans aucune procédure. Et comme pour appuyer tes mots, t’avais choppé le bras du blond, l’attirant contre toi pour lui kidanpper un nouveau bisou, pas si volé que ça, ça ressemblait plus à un baiser là... Il avait le gout de caramel et de chocolat, le gout des bêtises et de l’interdit, un gout que t’aurais bien conservé quelques instants de plus si tu n’étais pas trop fière de toi en y mettant un terme

« C’était pas gentil de me prendre par surprise tout à l’heure ! Du coup, na ! répercussion ! »

T’avais tiré la langue, encore, et lâchais ta prise, sourire malicieux au lèvres, joues rosées te trahissant.
Bulle coupée des tumultes des cauchemars.
Pause sucrée loin de la réalité.
Qu’il faudra très certainement payer plus tard.
D’ailleurs, c’était quoi le mode de paiement de ce centre de vacances ?
Tu t’en foutais royalement…
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Re: Un endroit calme
Ulysse Daiklan, le  Sam 18 Nov 2017 - 15:49

Elhiya & Ulysse

LA Mutuel ♥




- J’veux pas de calins ! J’veux mon pop-corn au caramel !  Et pour la peine je vais tous les manger les choco-nours !

Mais c’est qu’elle est trop mignonne quand elle s’énerve ! Ohlala ça me donne envie de tirer sur ses joues toute boudeuses là. Un grand sourire orne mon visage, la pauvre ça doit être compliqué de rester sér… ah bah non elle est déjà partie. Ahbah ok, en plus elle me nargue. Sale gosse va. Je ne peux quand même pas m’empêcher de rigoler à ce qu’elle dit. Oui, je préfère rigoler plutôt que de me concentrer sur sa position. Bon sang de bonsoir, heureusement que d’habitude elle est plus… habillée quand elle fait ça.

Je secoue la tête de droite à gauche, clairement amusé avant de la suivre. Je ramasse au passage une fleur qu’elle a fait tomber. A peine le temps d’arriver qu’elle m’amène de nouveau avec elle devant des petits oursons ! J’ai vraiment envie de les grignoter eux.

- Regarde ! Trop mignon ! Tu crois que c’est fait pour être mangé ? Ils sont trop chou, un peu comme toi, ça serait un crime de les avaler !

Je la regarde et souris, comme si ce qu’elle venait de dire était tout à fait naturel. Tiens d’ailleurs en l’observant, j’en profite pour remettre la petite fleur qui était tombé. Sa tête se tourne, elle me regarde. Le genre de regard qui me fait comprendre que lutter, ça va être compliqué. Nous sommes rapidement interrompus dans… dans quoi ? Peu importe, pour le bain des oursons. Puis Elhiya décide de rentrer avec eux ce qui nous vaux une douche somme toute étrange. La blonde me dit qu’elle préfère passer en premier. Grand bien lui fasse ! J’attends de voir ce que cet arangement étrange va donner.

Rien.

Enfin rien, jusqu’à ce qu’elle saute. Les éponges se plaquent contre elle et c’est vraiment amusant vu d’ici. Je hausse les sourcils un grand sourire sur la bouche jusqu’à ce qu’elle finisse par ressortir du sandwich d’éponges toute trempée. Ses oreilles descendues. Et sa mine boudeuse.

- Oh mon dieu ‘Lhiya t’es encore plus chou comme ça !

Elle décide de se remuer et de m’arroser tout plein ! A peine le temps de l’entendre rire qu’elle disparait je ne sais où. Mais !  C’pas juste là. Cette fois, c’est sur mon visage que se trouve la moue boudeuse. Je m’avance vers les traces de pattes et fais comme elle. Les deux éponges commencent à savonner mon corps. Oui mon corps, pas ma tête, qui dépasse des éponges. C’est quoi ce délire ? Une voix externe m’intime de recommencer. Imaginez je suis obligé de me mettre en boulle en sautant pour pouvoir être totalement propre ! C’est fou ça quand même. Par contre les éponges.. ca chatouille.

Pas grave, je ressors complètement trempé et me dirige jusqu’à la blonde qui a l’air de bien profiter des cocktails. Sa main viens se fourrer dans mes cheveux et les ébouriffer. Eh c’est mon geste normalement ! N’empêche, je reronronnerais presque.

- Ca sera mieux pour y voir

Mehwi, elle ne peut pas juste dire que c’est juste trop drôle d’ébouriffer quelqu’un ? Les filles j’vous jure. C’est presque avec un sourire attendris que je la regarde… dévorer les oursons. Mais c’est fou, on dirait que son estomac est taillé comme le miens ! J’adore. En plus je sais pas pourquoi ici peu importe combien on mange on a toujours faim c’est fou. Pour le principe je capture l’un des oursons et me met à le grignoter plutôt que de le manger totalement. Est-ce que je fais ça parce que la demoiselle semble avoir envie de tous les manger et qu’elle a l’air de beaucoup aimer ça ? Probablement. Mais ça ne me gène pas je laisse même un des petits oursons se hisser sur ma tête et faire mumuse avec mes oreilles. Chose qui semble faire rire la blonde.

-Je vais finir par être jalouse si ça continue

Un sourire en coin et je détourne le regard en rougissant. Je sais même pas pourquoi je rougis, elle a rien dit de… hors du commun. Je me refocalise sur elle lorsqu’elle se lève et semble d’adresser au lapin.

-Tututu, toi descends de là, pour les câlins c’est moi qui m’en occupe

Haussement de sourcil de ma part, elle prend l’ourson et le repose sur le sol. Je ne peux m’empêcher de sourire jusqu’à ce qu’elle tire sur mon bas. Ses lèvres sur les miennes, mes yeux se ferme et mon estomac se vrille. C’est trop… court. Elle se détache déjà.

- C’était pas gentil de me prendre par surprise tout à l’heure ! Du coup, na ! répercussion !

Je ravale ma salive, elle tire la langue. Mes yeux se plissent, elle n’a pas le droit. Jouer avec mes émotions comme ça, c’est pas autorisé. Puis y’a une faille dans son plan, c’est elle qui a commencé à me voler des baisers.  Je lui rends son sourire, un regard pour la narguer.

- Du coup là j’suis gentil je préviens.

Ma main se pose sur sa hanche pour la recoller contre moi tandis que mes lèvres viennent chercher les siennes. Mes entrailles semblent livrer bataille. Je ne devrais pas faire ça. Je crois. Enfin je veux dire, ce n’est pas logique, mais j’en ai tellement envie. Je mets quelques secondes à me détacher. Mes yeux glissent de ses lèvres, à son cou, à ses yeux. Maitrise toi Ulysse tu n’es pas un animal. Pourtant je suis quasiment sûr de sentir mes oreilles frétiller. Mon envie de recommencer se retrouve totalement interrompu par un tremblement de terre. Un nounours en chocolat géant arrive à coté de nous.

- Bonjouuuuuur, nous alloooons procéderàladégustatioooooon. Veuillez me suiiiivre.

En fait on n’a pas trop le choix, vu que toute la tribu décide de nous pousser à sa suite. Pas le choix, nous traversons l’usine en suivant les pas tremblant de l’immense friandise. C’est mignon on dirait qu’il se dandine ! D’un geste devenus réflexe, je récupère la main de la blonde puis suivre l’immense friandise. Non je ne rougis pas, non, non. A peine.

Entreprise traversée, nous arrivons dans une espèce d’immense salle avec plein de statues de caramel. Mes yeux brillent, au centre une espèce de volcan du sucre liquide. Je regarde autour de moi.

- Eh, on peut manger ce qu’on veut ?!

Je n’attends même pas la validation avant de plonger vers une des énormes statues et de croquer dedans. Mon dieu c’est trop bon. Vraiment, trop, trop, bon. Je regarde sur le côté et vois plein de petites têtes horrifiées. Quoi ? J’ai fait quoi ? J’aurais dû attendre leur approbation c’est ça ? La bouche pleine de sucre je lance un regard inquiet à la verte. As le temps de faire plus que le nounours géant me porte par l’arrière du maillot jusqu’au niveau de ses yeux.

- Vooooootre sentence pour avooooooir mangé la statue du vénérable Dieu Nougaaaaaat sera… l’exil !

Sans plus de cérémonies, l’ours me jette dans le volcan, la chaleur monte me brule la peau puis… plouf. Je passe la barrière de caramel pour atterrir dans de l’eau. Je ne suis attiré inexorablement vers le fond, mais étonnamment je ne bouge pas. Trop bloqué, je ne sais pas, amorphe. Je vois la lumière en haut se ternir jusqu’à arriver en chute libre sur le sol.

- Hmpf.


Yeux fermés, arrivage compliqué. Je mets quelques secondes avant d’ouvrir les yeux. Au-dessus de moi, de l’eau. Première chose qui me choque : je respire. Deuxième chose qui me choque, une sorte de raie manta géante passe au-dessus de moi. Je lâche un soupir de soulagement, et un peu dégouter. Mes yeux se referment pour profiter quelques secondes. Je sens mes oreilles de chat tirés en arrière, tiens je les ai toujours ? Mais qui s’amuse à manger mes oreilles ? Je fais un ultime effort pour me retourner face à la mignonne créature jaune face à mes yeux avant que je ne la reconnaisse, et laisse un cri choqué sortir de ma bouche.

- Pikachu ?!



Réalité:
 
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Re: Un endroit calme
Elhiya Ellis, le  Dim 19 Nov 2017 - 16:59


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Chou.
Alors ouai t’avais bien entendu un truc du genre quand t’étais ressortie complètement trempée par les éponges, t'avais pas eu le temps de rétorquer quoi que ce soit vu la rapidité à laquelle les choses s’enchainaient.

Mais par contre c’était surtout lui avec ses yeux plissés en réprobation que tu trouvais trop chou. Du coup, t'avais trouvé judicieux de lui adresser un sourire amusé quand il avait posé sa main sur ta hanche pour t’attirer à lui. Un air de défi dans les prunelles, prête à te marrer et lui demander ce qu'il comptait faire. Cependant, tu restais muette face à la réponse qu'il offrait à ta provocation.

Goût de chocolat.
D'un baiser sucré et délectable, ton cœur ratait un battement. Y trouver là une quelconque saveur agréable n'était pas logique, pourtant, tu te surprenais à vouloir râler quand ses lèvres t'abandonnaient déjà. Ce n'était pas assez. Mais tes joues en feu, sous son regard insistant te gardaient muette et déstabilisée quelques secondes. Précieux temps perdu ou tu aurais tout simplement pu laisser ton envie de réitérer prendre le dessus au lieu de garder tes prunelles dans les siennes.

D’autant plus que le sol vibrait sous vos pieds, te forçant à voir ce qui arrivait : un ours géant à la démarche lente et maladroite. Sourire en coin figé, oreilles abaissées le long de ton visage, un pressentiment dressant les poils de ta queue touffue te mettait en garde sur ce golem de chocolat. Trop grand, trop gros, trop serviable... mais pas le temps de dire quoi que ce soit à Ulysse, un simple regard inquiet en sa direction -qu’il n’avait pas vu- et la tribu de choconours vous poussait plus loin.

Une patoune toute chaude avait attrapé ta main sans plus de cérémonie. Geste devenu naturel, au point que tes lèvres s'étaient ourlées doucement lorsque t'avais enroulé tes doigts avec douceur au tour des siens. Machinalement t'avais levé les yeux vers le blond, ses joues s'étaient empourprées alors qu’il scrutait votre nouveau guide. Manœuvre d’évitement enfantine. C'est juste trop adorable à ton goût, et d'une nouvelle vrille d’estomac tu disais adieu à ton instinct de biquette. Tu voulais juste le câliner, papouiller ses oreilles et l’entendre ronronner… SI seulement tu l’avais arrêté pour mener à bien cette envie..

Mais devant la vue de statues de nougat, le blond t’avais lâchée pour aller plonger dans l'orgie de sucre mise sous votre nez -enfin sous le sien-. D'un sourire amusée tu l’avais suivi des yeux avant de regarder où on vous avait amené. C'était bien plus grand que ce que vous aviez vu jusqu’alors, il y'avait pas mal de créatures en tout genre aussi. Créatures à la mine déconfite soudainement. T’avais haussé un sourcil. Quelque chose clochait… Mais quoi ?

De toute évidence, le Rouge l’avait également compris. Tu avais eu à peine le temps d’apercevoir son regard que le mastodonte de guimauve avait attrapé l’hérétique par le short pour le lever jusqu'à ses grands yeux cacaotés. Pas content l’ours, pas content du tout. T’avais vaguement compris ce qu’il racontait mais il avait été incroyablement rapide pour un chocolat de cette taille et avait envoyé voler Ulysse dans le volcan de sucre liquide.

Cri de surprise élevé un peu trop fort et le gardien des lieux réalisait qu’il t’avait oubliée. Pas le temps de fuir, ou te cacher, les autres serviteurs s étaient amassés au tour de toi, t’empêchant de bouger, piaillant d’une voix bien trop aiguë.


- Ici, l’autre impie est là, sacrifions-la également !

Ni une ni deux l’ours géant t’avais attrapée a ton tour. Bloquée dans son immense main tu gesticulais autant que tu pouvais, les pieds dans le vide s’offusquant, les dents se plantant dans la chair sucrée de ton tortionnaire.

- Lachez-moi, lâchez-moi, qu’est-ce que vous faites? Qu’est-ce que vous comptez faire de nous ? Qu'est-ce que …
- Manger, manger, manger!
- Manger quoi? Manger qui?
- Vous, vous, vous!


Mais qu’est ce qu'ils étaient agaçants avec leurs voix cristallines ceux-là.. En attendant tu voulais pas finir en popcorn géant et tu t’acharnais à arracher des bouts de carapace chocolaté, en vain. Ça ne servait pas à grand-chose, à peine ça le chatouillait ton geôlier, d’ailleurs, il en avait eu marre et avait ouvert sa paume sur le haut pour t’asseoir à genoux dessus.

- Toiii te taire et apprendre

Apprendre quoi? En fait vous aviez descendu plusieurs escaliers dont le mur adjacent était en verre. Le liquide coloré semblait se situer sous le volcan de sucre que t’avais vu à la surface. Plus vous descendiez plus la couleur devenait claire jusqu'à devenir limpide et transparente : de l'eau. Dubitative tu observais ce qui flottait ou se figeait dedans. Des fruits, des peluches, un mini dragon, la vielle sorcière, une espèce de conduit entre chaque étage qui filtrait les nageurs.

Puis soudainement ton porteur s’était arrêté, te forçant à décoller les yeux de l’aquarium géant. Au sol, une coque de cacao version gardien, un de ceux qui vous avait accueillis. Il attendait, main sur une poignée de porte vitrée, les sourcils froncés.


- Votre facture a atteint le plafond maximum. Vous devez nourrir notre dieu. Aucune échappatoire!

Quelle divinité ? Le nougat ? T'allais poser la question mais une énorme tape dans le dos t'avais fait perdre l’équilibre et t’avait envoyée vers le sas gélatineux derrière la porte. Un bruit de claquement dans ton dos et « wouf », t’avais été aspirée dans un conduit étriqué et nauséeux -digne d’un transplanage trop long- et t avais recrachée dans un tourbillon d’eau saline. Quelques compagnons marins pour seule présence, des bruits étouffés, le clapotis contre une parroi, et tu réalisais que t’étais sous l'eau.

Des poissons curieux étaient venus te rendre visite, se faufilant entre tes mèches de cheveux qui flottaient lentement. T'avais souri, observant leur ballet gracieux avant de réaliser que le blond ne semblait pas dans le coin. Soupir. Tiens, soupirer sous l’eau ça fait des bulles, c'était amusant, mais quitte à rester là-dedans autant, t’aurais préféré avoir une queue de sirène que tes mignonnes petites cornes. Car là pour réussir à trouver une sortie il allait falloir nager un bon moment.

A droite : de l’eau. A gauche : de l’eau. En face : de l'eau. Derrière.... Bah de l'eau forcément... et... une forme qui nageait dans ta direction. Les yeux plissent t asseyais de voir mais il avait fallu que la bestiole toute mignonne et son petit s'arrêtaient à ton niveau pour que tu les distingue enfin. Des jolies nuances de bleu nacrés, des petites oreilles en forme d'ailes, une trogne adorable, une petite corne argentée et une perle brillante au cou. T’ignorais ce que c’était, mais c’était amical. L’animal avait réclamé une caresse sur la tête et te tournait au tour comme s’il voulait dire quelque chose. Son rejeton lui, te scrutait avec interet.

Si tu t’intéressais aux jeux moldus, t’aurais vu que t’étais face à un Draco d'une bonne envergure et non nez à nez avec un vers de vase super joli. Mais tant pis pour ce détail. T'avais une monture qui se déplaçait bien plus vite que toi et qui voulait te faire visiter le coin. Du coup, devenue cavalière tu regardais, émerveillée, la vie sous-marine. Les coraux, les plantes, les bancs de poisson clown, les raies manta, les pikachu sauvages qui attaquaient les gens, les méduses rose, les..

Hey attends! Marche arrière là. Il faisait quoi le machin jaune la ? Ho mais il mâchouillait Ulysse! Un large sourire rayonnant avait pris place sur ton visage. Tout compte fait t’étais pas seule ici, étonnamment tu t y attendais et tu n’avais pas paniquée. Alors, montrant à ton Draco la direction à prendre, tu t’étais annoncée comme un chevalier sur son noble destrier et tendais la main au blond.

- Alors, on se fait de nouveaux amis? J't'ai déjà dit que pour les câlins je préfères m en charger moi, mais si tu préfères les souris électriques, je cède directe ma place, ce petit mignon semble bien m’aimer

Tu lui avais montré le mini-draco en pouffant doucement. Un clin d'œil amusé pour ponctuer le tout et tu lui proposais de venir avec toi. Où ? T en savais rien et tu t’en foutais. A deux c’était forcément plus rigolo. T’attrapais ses doigts avec les tiens quand ta monture vira de bord, en même temps qu'un vrombissement assourdissant se faisait connaître. Et puis d’un coup... une vague gigantesque, le noir, le sol humide et dur, du sable, des relents de poisson pas frais et ... de l’air.

Vous aviez était englouti par vous ne saviez quoi qui vous avait fait échouer avec d’autres détritus et planches brisées sur une jetée très sombre. Dans le tumulte t'avais dû te cogner, ta tête te faisais mal, t’avais du mal à respirer, tes poumons étaient comprimés. Avec difficulté t’ouvrais les yeux, réalisant, rougissante, que ce qui t’aplatissait n’était d’autre que le Rouge & Or embarqué lors des méandres météorologique.


- Euh.. je... Ulysse tu veux bien me laisser sortir de sous toi…

Ta demande était tellement étrange que tu sentais tes joues s empourprer et ton regard soudainement fuir. Si vous restiez comme ça une seconde de plus tu craignais de ne pas être sage. T’aurais voulu être une petite souris tellement tu ne savais plus où te mettre. Et... « Pouf »

D’un frottement très léger d’ailes, tu t’étais extirpée de cette étreinte fortuite et t envolais au-dessus de la tête du jeune homme. Bon pour sur tu t’étais pas changée en souris, mais en chauve-souris... c’était mignon aussi, tout petit et super pratique pour voir ou vous aviez échoué. D'un battement, tu avais pris de la hauteur. Tout était sombre, tout était cloîtré. Le sol en fait était rose pâle et humide. D’autre poissons étaient sur le côté, a taper dans le vide, agonisant. Par acquis de conscience t’avais volé vers l’avant pour tomber devant un barrage de lamelles immenses et serrées, couvertes d’algues et de mousses. En arrière, t’avais vu qu’un seul passage arrondi un petit bout ovale au-dessus pendouillant dans le vide. Ça ne laissait que peu d’option..

T étais retournée vers ton compagnon de toute pour lui raconter ce que t’avais vu.


- Un seul chemin je crois. On y va?

Alors non tu parlais pas sous ta forme de chauvesouris, y avait eu un petit nuage de fumée et t avais repris ta forme humaine complète. Plus de petite queue toute mimi, plus de cornes et de jolies oreilles toute douce. A la place t’avais 2 petites ailes à l’aspect de cuir sur le haut de ta tête blonde. Ton maillot de bain coloré avait laissé place à un shorty noir et une petite brassière beige. Et grâce à la veste brune que t’avais sur le dos, t’étais peu plus habillée qu’auparavant. C’était déjà ça de pris. Tu t’offusquais même pas d’être pieds nu et adressait à Ulysse un sourire lumineux pour le motiver à te suivre .

Ton regard été resté bloqué sur ses yeux, histoire de ne pas dévier sur sa tenue pas tout à fait comme la tienne. Même type de veste et deux dagues en plus en ornement à sa ceinture. Pantalon large et brun, et pas de chemise. Bon... au final t’avais regardé vite fait. En tout cas, lui aussi avait perdu ses oreilles de chats. T’étais un peu déçue, mais ne préférais rien dire avant de lui balancer "mais t’es super mignon comme ça aussi tu sais"… Tu devais avoir un souci avec les animaux en fait. Ou avec lui... au choix.

En tout cas, t'avais pris son bras et l’avais entraîné vers la seule issue existante. Le sol était franchement bizarre, t’avais l’impression que c’était même un peu gluant et rugueux, comme une langue... hors de question de se focaliser là-dessus, ça finirait par te faire flipper. T’avais pris les devants et entraîné Ulysse avec toi dans le trou béant qui s’offrait à vous. Les aspérités humides s étaient dérobées sous vos pieds, vous faisant glisser le long d’un toboggan gélatineux. Un rire trop e enthousiaste s’était échappée de tes lèvres alors que vous tombiez pendant de longues secondes.

Au final, le postérieur rebondissant sur quelque chose de mou, tu t’étais réceptionnée face contre terre sur une pièce aux milles couleurs nauséeuses. Pas super glorieux ou classe comme atterrissage. Des membranes rouges aux nuances transparentes, des parois verdâtres et blanchâtres, et sous tes pieds nus toujours cette même viscosité...


- Beurk..

Si te retrouver en tête à tête avec le Gryffondor te disais bien, tu n’avais qu' une hâte: sortir d’ici. Les lieux n’avaient strictement rien d’idyllique. D’autant plus que vous aviez de la visite : des espèces de microbes et de germes colorés vous avait entendu venir et vous rejoignaient en flottant, mains crochues en votre direction.

- Mais beuuuurkk

C’était moche, c’était collant, c’était agressif et ça avait essayé de te mordre sans prévenir laissant sur ta cuisse une traînée semblable à de la morve de dragon.  A la limite ça aurait pu passer sauf qu’en regardant la pièce étroite et circulaire, qui vous étouffait de ses couleurs maladives, tu remarquais des enseignes postées devant des passages ouverts. "Estomac 2- estomac 3- foie- pancréas". Une grimace et un haut le cœur te gagnèrent alors que tu montrais d’un signe de tête ta découverte, occultant totalement ta jambe écorchée. Vous vous étiez fait avaler par une créature gigantesque!

Et comme pour confirmer ta conclusion un mugissement long et grave résonnait soudainement dans vos oreilles. Râler. Voilà la seule chose dont avait envie avant qu’un truc ne t attrape par les deux bras et t’en traîne dans une autre salle à l’odeur fétide en une fraction de seconde. Hurler, tu l’aurais fait si ça ne te donnais pas envie de vomir. Les mains gelées qui t enserraient te frigorifiaient mais ce n’était rien face à ce que t’avais sous le nez.

Une valve ou quelque chose s’y apparentait s’ouvrait et se fermait à un rythme régulier, déglutissant tout ce qui se trouvait dans un périmètre trop proche... on t’avait bien dit que t’étais à croquer une fois non? Ce ne serait plus une image cette fois ci. Stress en émois et tentative désespérée de te changer en chauve-souris, mais ton kidnappeur tenait fermement tes petites ailes noires.

Nouvelle aspiration : c’était pour toi, prenant leur élan les flagelles affreux te jetaient dans le vide. Il suffisait de voler un peu plus vite pour éviter de chuter non ? Petites ailes mise à l’épreuve t avais fini par réussir à t extirper de l’attraction de l’inspiration non sans mal. La pause de l’appel d’ air te propulsa en avant, et t envoya t assommer sur Ulysse qui arrivait.

Petit crocs découverts sous ton museau t’avais juste réussi à murmurer un "Aieuh" avant de perdre connaissance sous ta forme animale. T’avais jamais été aussi contente de te casser la figure.


Réalité:
 
Ulysse Daiklan
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Re: Un endroit calme
Ulysse Daiklan, le  Mer 22 Nov 2017 - 4:08

Elhiya & Ulysse

LA Mutuel ♥




Un Pikachu. Un vrai Pikachu. Trop cool. Je m’approche de lui et le prend dans mes bras. Ohh vraiment trop mimi ! Il a accroché une de mes oreilles et continue de jouer avec comme un enfant. C’est décidé, quand je serais grand, j’aurais un Pikachu chez moi !

Un sourire sur un magnifique Draco viens me sauver de ce chapardeur d’oreille. Une main tendue, mon sourcil levé, apparemment le maillot de bain est toujours d’actualité.

- Alors, on se fait de nouveaux amis ? J't'ai déjà dit que pour les câlins je préfère m’en charger moi, mais si tu préfères les souris électriques, je cède directe ma place, ce petit mignon semble bien m’aimer

Elle me désigne les Pokémons. Je souris d’un réflexe avant de poser la souris électrique au sol et de prendre la main tendue. Pas le temps de rougir du contacte lorsque je la rejoins, une vague immense nous fauche, nous faisant chuter sur un rivage inconnu. Quelque chose à du atterrir dans ma tête, j’ai mal. Quoi qu’au moins le sol et mou et très… agréable. Je me sent comme dans du coton, aucune envie de bouger. Jusqu’à ce qu’une voit me fasse revenir à moi.

- Euh.. je... Ulysse tu veux bien me laisser sortir de sous toi…

Ecarquiller les yeux. Je pose mon bras au sol et appuie mon bras dessus jusqu’à ce que je sois bloqué dans mon mouvement. Proche, beaucoup trop proche. Je reprends peu à peu conscience, heureusement trop lentement. A peine le temps devoir son teint rougissant et de la sentir en dessous moi qu’elle se transforme en chauve-souris.

Je me laisse tomber sur le sol. La tête sur le sol dégoutant le temps d’intégrer la vision que j’ai eu et me calmer. Un soupir s’échappe de ma poitrine tandis que je me retourne pour me relever. Ou est-ce qu’on est au juste ? C’est moche, ça sent mauvais. Y’a que ça de sûr. Je vois la jolie blonde revenir se poser devant moi et se retransformer. Tiens elle a changé de tenue ? Tiens moi aussi ? Ah bah c’est bien comme ça j’aurais plus… oui si bah si. Elle me montre un passage un peu plus loin après m’avoir raconté tout ce qu’elle venait de voir.

- Un seul chemin je crois. On y va?

Je l’écoute, un grand sourire sur le visage. Elle aussi avant que ses yeux ne commencent à descendre le long de mon corps. Mon sourire s’agrandis tandis que je lève un sourcil. Bon je vais pas relever. De toute façon j’ai même pas le temps de regarder mon environnement qu’elle m’entraine plus loin, me met sur un toboggan et me fait descendre. Ah bah d’accord. Ça. Pue. Horrible. En plus j’ai mal aux fesses, sérieusement. Je sais pas où on est mais ça manque clairement d’entretiens.
Changement de tenue, prends le bras, boyau, glissade truc dégelasses

- Beurk..

J’aurais pas mieux dit. C’est vraiment le résumé parfait de cet endroit : Beurk. C’est moche, c’est sale, ça pue. Sérieux, pourrait y avoir les cheveux de Severus Rogue que ça ne m’étonnerait pas. Non vraiment c’est….

- Mais beuuuurkk

Oui bon on a compris. Et puis elle me montre différents paneaux. Ah d’accord donc nous sommes… dans un estomac ok, le truc bien horrible quoi. Puis alors parfait pour qu’on meurt, à tout moment on est plongé dans de l’acide et on ne le sait même pas. Super. Des choses volent vers nous … wohla c’est quoi ces trucs ?! Sérieux ? Mer** pas le temps de réagir qu’ils nous choppent par les bras, deux me maintiennent tandis que deux autres amène Elhiya vers… Je ne sais quel tuyau à vulves bizarres. Je ne sais pas comment mon instinct réagit de lui-même tandis que je me débats jusqu’à libérer mon bras et frapper l’un des deux avant d’assommer l’autre. A peine libéré je m’avance et… Ou est-elle ? Je vois un objet foncer sur ma poitrine et la heurter de plein fouet. Tout juste le temps de la rattraper avant la chute je récupère la forme batgirl de la serpente. Je regarde les germes et envois les deux au bord de l’appel d’air vers le trou en les gratifiant d’un coup de pieds chacun. J’ai de la chance que ce soit pas très résistant ces machins-là.

Je regarde autour de moi. Il faut qu’on sorte. Je regarde au plafond, un… trou ? Ah mais oui. Bon comment je fais, moi ? Si j’ai bien compris, suffit que je pense à un truc pour que ça marche. Décidément aujourd’hui j’ai de la chance. Je prends la petite chose contre moi et m’accroupis avant de sauter jusqu’au plafond.

- Yataaaaaaaaaaaaa !


Wow ça a marché ?  Yeha ! En plus le trou est assez grand pour qu’on y passe sans encombres. Je pose la chauve-souris sur le bord de l’extérieur et me hisse comme je peux. Heureusement que j’ai l’habitude de faire du sport. Je me hisse là-haut et… Ah tiens elle est redevenue humaine. Sa tenue a changé, plus… blanche. Les ailes de chauves-souris ont été remplacées par des ailes en forme de petits nuages. Sans m’attarder plus que ça, je m’approche d’elle et la pousse légèrement.

- Lhiya…Lhiyaaaaa

Je fronce les sourcils. Comment on réveille une fille qui dors déjà. Mes yeux parcourent son corps sans même que je ne m’en rende compte et je rougis. Non, c’est pas le moment d’avoir ce genre de pensées, on est… On est où là au juste ? Aucune idée. Je me relève et… Hein ? On vole ? Sérieux ? Mais sur… une baleine. Ok, une baleine qui vole. Parfait. Des petits nuages arrivent là où nous sommes et repartent aussi tôt. Je fronce les sourcils. De toute façon on ne peut pas rester ici. Je vais vers elle et glisse ma main dans son dos et sur ses genoux pour la porter contre moi. Ça va qu’elle est plutôt légère. Elle est même carrément légère je la sens pas du tout. On dirait qu’elle… flotte. Bon en tout cas c’est parfait pour monter sur le nuage. Il arrive, je vais à bord et.. Oui d’accord on est vraiment dans le ciel. Et cette cité est vraiment dans le ciel. Elle a des similitudes avec la tribu des cacaotiers juste qu’elle sent le caramel froid.

- Bienvenue visiteur venu d’ailleurs !

Une voix cassée, éraillée. Une sorte de tigrou avec des ailes était venu nous accueillir. C’est fou à sa tête elle a l’air d’avoir une voix très douce mais là, on dirait juste que le tigrou a bu jusqu’à plus pouvoir compter le nombre de soleil. Pourtant c’est facile y’en  a 17 là ! Si, si je vous jure, d’immenses statues dans le village, avec en leur cime des grands soleils. Je vois un petit chien, avec des ailes lui aussi venir et chuchoter avec le tigrou. Ils rigolent... rien de bon. Je prends le temps de regarder ce qu’il y a autour de moi en attendant. L’un des deux reviens avec un sourire amusé.

- Vous pouvoir rentrer mais visiteurs devoir être éveillés ! Baisers devoir marcher.


Je pique un fard en entendant les paroles, un baiser ? Genre un vrai ? Mais pourquoi je veux dire, c’est bizarre quand même non ? Elle dort quoi. En même temps c’est ce que Disney nous a toujours appris donc pourquoi ne pas mettre ça en pratique.

- Non mais je peux pas faire ça, elle est même pas consciente !

Un sourire malicieux sur mes lèvres des deux comparses avant qu’ils ne se figent devant moi, bras croisés, bloquant le passage. J’essaie de voir ce qu’il se trouve derrière eux et évidemment, principalement des friandises, des bonbons. Des dragibus avec des yeux, des chiens-carambar, tout est de couleur claire, et à base de bonbons. Le tout saupourdé de petits animaux ailés, comme les deux gardes. J’ai faim. Et je sais que elle aussi… Mais bon.  Mon œil est attiré par la marque sur sa cuisse, que l’un des germes lui a fait. Mauvaise idée de regarder là, très mauvaise idée. Sa tenue est certes mieux que toute à l’heure mais reste quand même… légère. Dans tout les cas je peux pas laisser une plaie à l’air libre comme ça. Je ravale ma salive.

- Désolé pour ça Lhiya

Je me penche et pose brièvement mes lèvres sur les siennes, avant de reculer. J’aime pas du tout ça. Je préfère quand elle est réveillée, quand c’est elle qui me tire la main pour venir m’embrasser. Hein quoi ? Non j’ai rien dit. Mon attention se focalise sur les deux petits monstres qui se fendent la poire.

- Nous rigolions ! C’est en libre accès, vous pouvez rentrer.


Je serre la mâchoire. Super drôle sa blague. Je regarde la blonde d’un air désolé, comme si elle pouvait le voir. Peut-être que ça la réveillera réellement, qui sait ? J’espère en tout cas. Je pousse un soupire et fait mon premier pas vers l’arche. Pays des bonbons vivant, nous voilà.

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Re: Un endroit calme
Elhiya Ellis, le  Mer 22 Nov 2017 - 16:07


Dreamers -Go on & carry on



Pv Ulysse amour
LA Mutuel



Inconsciente, t’avais strictement rien vu de ce qui s’était passé, t’avais vaguement senti de la chaleur sur ton tout petit corps de bestiole nocturne, l’impression d’être maintenant contre quelque chose, mais rien de plus. L’agitation de la salle à la valve aspirante avait disparu, les mains glacées des germes aux formes étranges également, seule la pression contre tes petites ailes de cuir persistait. Ce n’était pas désagréable en soit, mais tu étais dans l’incapacité complète de voir que t’étais dans une main protectrice.

Un vague courant d’air soudain s’engouffrait sur ton corps. Tu aurais bien grimacé pour protester que t’étais mieux juste avant mais impossible. L’étourdissement faisait toujours son effet, et te permettait à peine d’entendre ton surnom prononcé. Immobile tu ne savais où, le temps s’était figé, te laissant seule, sans aucune pensée ou réflexion, sans moi pour tenter de te secouer.

Il avait fallu que tu perçoives une vague chaleur humide au niveau de tes lèvres pour que l’agacement d’être ainsi dérangée te donne envie de chasser le contact importun d’un geste de poignet. Mais rien n’y faisait,  les membres lourds, t’avais à peine pu ronchonner un « hum » discret en tournant la tête de côté. Mais peu à peu des rires idiots et quelques brides de voix se faufilaient jusqu’à tes oreilles. Tu ignorais qui c'’était, en tout cas, ça te filait un mal de crane conséquent. Machinalement t’avais roulé sur le côté pour te pelotonner, il faisait meilleur que dans ta position initiale, plus agréable comme sensation.


- Par contre si vous avez besoin d’aide pour la porter, comptez pas sur nous.

Voilà que ça se marrait encore, chaque mot resonnait désagréablement t’arrachant un froncement de sourcil alors que tu ouvrais péniblement les yeux

« ‘Pouvez pas vous la fermer un peu ...»

Bon, de toute évidence, plus les timbres de voix inconnues rigolaient plus tu arrivais à reprendre conscience. D’un nouveau pouffement irritant, tu t’étais efforcée de te redresser, portant ta main libre à la tête, toujours douloureuse. Si ça avait été possible tu les aurais bien mordu les autres gêneurs pour les faire taire. Mais de un t’avais repris ta forme humaine -vu que tu sentais tes cheveux glisser dans ton cou-, de deux t’étais pas en état de penser à une version vampire pour te venger et les déposséder de leur essence de vie. C’était bien dommage, car peu importait que ce soit un pokemon, un choconours ou même une de ces fêves cacaotées, ça t’aurais forcément plu.

Pour le moment, 3 doigts sur le front, tu levais un œil noir en direction de l’animal ailé. C’était quoi ce machin ? Et puis ça venait d’où cette odeur de caramel qui te chatouillait le nez ? Encore un décor qui se mangeait  et qui allait vouloir vous manger ? Oui « vous », tu te rappelais enfin qu’à l’origine ne t’étais pas seule, et que techniquement, il n’était pas vraiment possible que tu déplaces sans rien faire.


« Gnii!! »

Bah oui, la chaleur sous tes genoux, contre ton flan et dans ton dos, ce n’était pas une des créatures qui la prodiguait, mais bien Ulysse qui te portait. Niveau tableau de la demoiselle en détresse c’était parfait… Encore une chance que tes vêtements n’avaient pas changé pour une robe à arceaux car tu n’aurais plus sû où te mettre. Déjà que tu venais de piquer un far en te tortillant pour que le blond te lâche au sol..

»Gniii… Repose moi, je sais marcher normalement.. »

Les pieds frôlant le sol cotonneux, tu avais afin posé les yeux sur le monde étrange qui vous avait récupéré. Savoir comment vous étiez passé de l’intérieur d’une baleine à un amas de nuage accueillant était le dernier de tes soucis. Devant toi, les deux bestioles qui trouvaient la situation amusante. Au moins, ton désir de les baffer détournait ton attention du Rouge et Or a qui tu n’avais pas adressé un regard. Ca devenait compliqué de te focaliser plus sur ce qu’il y’avait autour de vous que lui. Pourquoi ? Bah si je te le disais tu m’aurais encore dit de me taire. Donc je restais silencieuse et je regardais ce tu faisais dans cette illusion qui te berçait.

Des bonbons partout, un bon point ! Tu pouvais parier sur la gourmandise que tu partageais avec ton binôme pour réussir à faire passer tout naturellement le passage où t’étais dans les vapes dans ses bras. D’ailleurs fallait peut être le remercier non ? Ou t’excuser de t’être extirpée comme si c’était la pire des infamies ? Ah bah non… apparemment tu ne voulais même pas… La politesse de nos jours ça se perdait plus qu’on ne le croyait... T’avais fait quelques pas fébriles sur le monticule velouté, ça chatouillait les pieds délicieusement, mais étonnement ce n’était pas ce qui te rendais hésitante.


« Hum, pardon… je sais pas comment on est sorti du truc degeu’ où on était. J’suppose que tu y es pour quelque chose… »

Tes opales bleutées s’étaient reposées sur Ulysse. Il n’avait toujours pas récupéré ses petites oreilles de chat, pourtant, l’idée principale qui t’avais poursuivie quand il les avait venait te titiller encore. T’avais plus envie de le câliner que d’aller t’empiffrer de gourmandises, d’autant plus qu’à chaque fois ca tournait mal. Sur ta liste de souvenirs tu pouvais noter des brulures, des griffures, des entailles, une perte de connaissance, et même encore une douleur à la jambe recalcitrante. Si vous continuiez sur cette voie, l’un de vous deux allait finir par trépasser.


         -Mais ce n’est pas réel, quelque chose cloche


Ho tiens, voilà que tu venais encore d’effleurer du bout des doigts l'idéequ’autant de changement était complétement improbable. Des Tigrou avec des ailes, cette odeur de popcorn, tes tenues se changeant si rapidement, cette faculté a te transformer en chauve-souris et… les battements de ton cœur qui commençait à s’affolait quand tu croisais son regard. Rien de tout ceci ne pouvait sciemment exister.

T’avais froncé les sourcils un faible instant. Tout semblait pourtant vibrant qu’il était impossible de ne pas te laisser porter par le cours des choses. Alors, tu lui avais effleuré le bout des doigts, souriant faiblement, tachant de contrer l’empourprement de tes joues.


« Merci… »

D’un dodelinement de tête, ton ombre se dessinait doucement sur le blond.  Tu réalisais que sur le sommet de ton crâne tes ailes sombres avaient laissé place à quelque chose de plus… emplumé. Parfaite diversion, tu tâtonnais ce que tu avais et pouffais doucement

« Allons bon, et toi, elles sont où tes ailes hein ? »

T’étais persuadée que ça aurait été terriblement déplacé sur le Rouge et Or, manque de bol, ou juste début de perte du fil conducteur de ton songe, rien n’apparaissait sur la tête ou le dos  de ton interlocuteur. Les joues gonflées tu lui adressais une moue boudeuse et soufflait comme une gamine

« Pfff, ça joue les anges protecteurs et ça a même pas la tenue, ça me déçoit ! »

Taquinerie suivie d’un large sourire. Les deux abrutis derrière toi n’avaient pas raté une miette du spectacle et se gaussaient de plus belle. Franchement, ils avaient de la chance de ne pas être des gummy sans quoi tu te serais occupée de leur cas vite fait. Agrippant la main du blond sans plus de procédure, tu l’embarquais pour passer sous l’arche, tirant la langue aux deux Tigrous. Ca servait à rien, si ce n’était à les faire rire encore plus , mais au moins ça restait bon enfant. Pas d’effusion de sucres arrachés de leur carotide ouverte, pas de cadavre éventré au sol. Fallait franchement que t’arrêtes de lire les livres de Lucy traitant des vampires, ça te poursuivait jusqu’ici…

En tout cas, vous aviez commencé à avancer sur le tapis nuageux, quand, choisissant par ou commencer -Dragidus ou Fraises acidulées, c’était un vrai dilemme-, t’avais piétiné ta zone blanche et vaporeuse un peu trop de fois pour qu’elle ne te soutienne plus longtemps. Un simple VOUF et disparition immédiate des crocodiles gélatineux sautillant non loin de là. Disparition également de la prise de ta main, et bonjour à une douleur lancinante à la tête.



WELCOME BACK


« Aieuh, bordel, raz le c*l de tomber ! »

En fait, t’avais pas encore vu que Muffin qui était de base partie sur tes genoux, en avait eu marre d’essayer de te réveiller et avait fait un bond de cabri quand t’avais fini de glisser entièrement de ton flan de canapé. Te prenant pour un trampoline, elle avait dû, d’un coup de patte te tamponner le haut de la tête, te poussant sur l’appui coude un peu violement. D’où.. le mal de tête qui venait de te faire râler. Après pour le reste,  il te suffisait d’ouvrir un peu plus les yeux.

Les contours de la cheminée, son feu crépitant, la douce chaleur qui en émanait. Le bol de popcorn renversé, le saladier de bonbons sur la table basse, les arômes de l’infusion chatouillant ton nez, le poids d’Ulysse affalé sur toi… Peu à peine, ton esprit se remettait en marche, mais toujours engourdi par la brume doucereuse de ton infusion loupée, tu papillonnais des yeux, tachant de te remémorer ce qu’il en était.

La salle sur demande ! T’avais bien dû perdre 2minutes avant de réaliser où tu étais et pourquoi. Mais la raison t’importait peu, réalisant enfin dans quelle position vous étiez sur ce canapé moelleux. Le palpitant en berne,  les joues en feu, tu n’osais plus bouger, ni même respirer. Glisser sous lui pour le laisser dormir tranquille, ou rester là à attendre qu’il se réveille....

En tout cas, Muffin, elle se contrefichait de ton cas de conscience soudain. En même temps elle avait raison. Etant ta Conscience, j’avais bien envie de te dire de te débrouiller seule, mais il me semblait bien que je n’avais pas le droit. Du coup, je te rappelais que la chose la plus logique à faire était de reprendre tes distances et de ne pas te laisser attirer par les filet de cette hallucination où tu avais avancé avec lui. Muffin confirmait en miaulant -ou réclamait à manger-

Mais en fait, j’ai jamais réussi à faire long feu face à la flopée de sentiments que tu gardais en toi. Le blond, tu l’aimais bien, du jour où il t’avait tenue tête dans la volière. Il était insupportable mais amusant. Puis tu l’avais détesté à la hauteur de la frayeur qu’il avait suscitée en toi quand tu les avais vu allongés dans les draps de l’infirmerie, lui et ton brun. Ensuite, tu t’étais raccrochée à cette nécessité de vengeance, à ce ressentiment que tu ne pouvais taire, et enfin, ça  avait commencé à basculer. Les premiers remords, les premières étreintes, le besoin de savoir qu’il se remettait bien, une très faible affection maitrisée sous le nom de la rivalité et de l’insouciance. Ca tu gérais. Ce souvenir t’arrachait même un léger sourire alors que tu glissais tes doigts dans ses cheveux avec douceur.

Et il y’avait eu cette nuit, ou gonflée par certaines décisions que tu jugeais inévitables, c’était lui qui avait fait écho à ta perdition. De prunelles brillantes et de gestes tendres, tu t’étais laissée voir telle que tu étais vraiment. Sans l’image de la verte, sans les gamineries. Il t’avait également offert d’apercevoir plus que tu n’aurais voulu, t’attachant différemment à sa bouille d’idiot. Ton estomac se nouait doucement, reflet à l’enserrement de ton cœur alors que tu caressais ses mèches blondes


« ‘Lysse ? »

Le ton était très doux, comme lors de la soirée sous la lune, trop doux pour que tu ne puisses continuer à faire comme si de rien n’était. Du coup, tu n’avais pas fui de ta place, tachant d’éveiller doucement le Gryffondor.

-Dis ? Tu sais qu’….

               -Tais-toi, je sais

Bien, maintenant que t’avais eu droit à ta piqure de rappel sur le fait qu’il ne faudrait pas venir se plaindre par la suite si tu n’assumais pas ce débordement d’affection que tu laissais maitre. Je te laissais tranquille jusqu’à ce que tu daigne te rappeler que j’existais.
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Re: Un endroit calme
Ulysse Daiklan, le  Sam 25 Nov 2017 - 2:44

Elhiya & Ulysse

LA Mutuel ♥



Un cri me détourne de mon admiration environnante. La demoiselle semble s’agiter et lorsque je tourne la tête vers elle, elle est toute rouge. Je n’essaye même pas de m’empècher de sourire, c’est tellement mignon. A peine sa demande faire que je reprends mes esprits et la repose gentiment au sol. Quoi que c’aurais été drôle que je la lâche juste comme ça genre « pouf. » mais non. Faut pas l’abimer.

Elle regarde autour d’elle. Quelque chose semble la perturber. Comment je le sait ? Elle n’a pas encore foncé dans les caramels pour les mangers. Et oui, ça suffit pour me faire dire qu’ellle est perturbée. Comment ça moi ? Non mais ce n’est pas la même chose.

- Hum, pardon… je sais pas comment on est sorti du truc degeu’ où on était. J’suppose que tu y es pour quelque chose…

Elle me regarde d’une façon qui me perturbe. Je ne sais pas quoi dire de plus placide. Je suis perturbé, et elle semble perturbée. Je la regarde se perdre une seconde dans ses pensées avant que ses doigts viennent effleurer les miens. Un contacte léger, bien différents des captures de mains que l’on faisait juste avant. Ses joues rouges et son petits sourire, j’ai de nouveau envie de l’embrasser. Je ne sais par quel miracle je ne fais que lui renvoyer un sourire plus grand avant de pencher la tête sur le coté.

- Mais de rien ! Toujours là pour sauver les jolies demoiselles.

Sa seule réaction est de bouger rapidement sa tête en regardant mon torse. Heu. Ah oui les ailes d’accord, oui évidemment. Quoi d’autres ? Hm. Je la regarde toucher ses ailes avec amusement. C’est fou qu’elle aime autant avoir des ailes. C’est parce qu’elle s’est transformée et qu’elle a olé c’est ça ? Franchement moi j’suis très bien au sol. Je la vois faire le tour de moi d’un air sceptique. Qu’est-ce que j’ai ? Je ne sens pas d’autre queue ou d’oreilles. Peut-être que j’ai genre un truc trop classe ? Ah non vu la mine boudeuse terriblement chou de la blonde, ce n’est pas ça.

Elle souffle et fais une réflexion. Une blague apparemment, mais l’idée d’être un ange protecteur ne me dérange pas du tout. Je m’apprêtais à sérieusement envisager la chose alors que mon attention est distraite par la présence des deux animaux qui semble bien se rire de nous. Je leur enverrais bien un regard d’énervement mais je me fais capturer par la blonde qui préfère leur tirer la langue plutôt que de directement leur répondre.

Elle s’avance vers les nuages et puis. Pouf.

-… Lhiya ?

Je regarde ma main, elle était juste là. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Je ne la vois nulle part. Ah mais je sais, elle a dut se transformer en nuage et voler plus loin. Dans ce cas je sais où la retrouver. Comment ? Parce que je l’ai pensé. Pas logique ? Mais si c’est très logique. D’ailleurs j’y vais. J’enjambe les nuages jusqu’à l’énorme mousse au chocolat que j’avais en tête. Depuis quand ? Je sais pas. Arrêtez de poser des questions ! Je vous dis que tout cela est très logique.

J’arrive sur place tout sourire, qui s’efface rapidement en voyant qu’elle n’est pas là. Je fronce de nouveau les sourcils. Un tour de mousse au chocolat où mes empreintes se gravent dans le sol. Elle est pas là. Je m’assois à même le sol. Ou est-elle ? Ca va pas du tout là. Je ne sais pas pourquoi, le tigrou viens me voir un air sadique sur le visage. Je relève les yeux et c’est la chute. Tout se dérobe, une longue chute, très longue trop longue. Les nuages de fumée de tout à l’heure m’attendes, j’ai peur. Mes tripes se serrent. Mon corps en chute libre. J’entre dans le brouillard.


~~~~~~~~


Le noir. Plus rien. L’odeur de pop-corn se fait plus présente, plus réel. J’ai chaud. C’est agréable. Il faut que j’ouvre les yeux. Mon estomac s’est dénoué. Je suis tout engourdi, mon corps, je le sens à peine. Il faut que j’ouvre les yeux. Pas envie, je suis bien là, mais il faut que me lève, faut que je trouve Elhiya. Mes cheveux bougent sous le vent. Doucement c’est étrange, comme une caresse.

- ‘Lysse ?

Le son qui parviens à mes oreilles me fait froncer les sourcils, reprendre encore plus conscience. C’est sa voix. Je comprends que c’est elle qui a sa main dans mes cheveux. Un léger sourire de réveil prend place sur mon visage tandis que j’ouvre les yeux, puis les écarquilles. Elle est proche, très proche. Trop proche ? Non. Enfin si, si, pardon je voulais dire si. Bien évidemment. Enfin ça, c’est ce que ma tête dit, et mon corps n’est pas vraiment d’accord. Surtout avec moi à moitié affalé sur elle. Mes sourcils de nouveau froncés sous l’incompréhension, je ravale ma salive.

- Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Quelque part, dans mon cerveau, une voix me dit qu’on s’en fiche. En même temps ce n’est pas comme si je l’avais dit avec de grandes convictions. Mais mon cerveau n’a pas le temps de tout assimiler. Des images me reviennes en tête, sans le faire exprès je la dévisage. Un mouvement incontrôlé. Je crois, j’essaie de m’en convaincre, car même s’il me semble naturel il pourrait être totalement déplacé. Ma main se pose sur sa hanche et quelques flashs défilent devant mes yeux. Des flashs précis. Sa bouche contre la mienne. Son ombre dénudée apportée par le soleil. Sa position, sur moi, lorsque nous étions dans la neige. Des contacts, beaucoup trop, pas assez. Un murmure s’échappe de ma bouche, comme une supplique.

- Lhiya...

Je parle trop, je le sais. Peut-être une tentative de me raisonner. Pourtant ma logiquest partie en vacances. Sans que je ne m’en rende compte mon regard glisse de ses yeux opalins jusqu’à sa bouche, douce peau bien trop tentante pour ma survie. Je ne sais pas, mon esprit est de nouveau clair, et pourtant j’ai envie de recommencer. Avec toutes les conséquences que ça implique. Mon estomac est complètement retourné pendant que j’avance ma tête pour poser mes lèvres sur les siennes. Un baiser, de nouveau, une rechute. Ma main se contracte sur sa taille tandis que je continue de l’embrasser. Je l’attire à moi, un peu plus, un peu trop. Fermement, doucement, qu’elle ait le choix de fuir ou rester. Je me détache, respiration haletante.

L’odeur du pop-corn ainsi que la sienne me chatouille le nez. Je remarque à peine le félin posé à quelques centimètres de nous. J’aimerais parler, lui dire qu’elle devrait partir, ou que je devrais partir. Au moins me calmer. Ma prise se détends légèrement tandis que je la cherche du regard. Je n’ai aucune envie de lui dire, j’ai juste envie de recommencer. L’image fugace de ma bouche ailleurs que sur la sienne me traverse longuement l’esprit. Un peu trop. Je dégluti, j’essaie de chasser ça de mes idées. Difficile à faire avec elle sous les yeux, et mon corps réagissant seul à l’effet qu’elle me fait. Les dés sont jetés, à elle de choisir. De toute façon, je serais bien incapable de lui résister
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Re: Un endroit calme
Elhiya Ellis, le  Sam 25 Nov 2017 - 18:38



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Un sourire ensommeillé à peine visible, la commisure de ses lèvres avaient gigoté alors que, son surnom glissant sur ta langue,  atteignait son esprit. Son éveil était rapide, tu le regrettais presque. Rester les mains dans ses mèches blondes à le bercer de cette affection , maintenue distante jusqu'alors, t'aurais bien plu. Or, tu le savais, dès qu'il aurait réalisé qu'il était quasi couché sur toi, vous reprendriez vos distances en lâchant quelques mots d'excuses afin de vous tenir de facon plus respectable. Tu ne voulais pas... Alors, d'une vrille de l estomac, t'avais coupé ta respiration. Comme si c'etait les battements de ton coeur, tambourrinant dans ta poitrine qui avait été responsable de la fin de son songe.

Petit chat...

Puis, d'un froncement de sourcil il t'avait demandé ce qu'il s'était passé. T'en avais profité pour faire en sorte de ne pas croiser son regard, pour ne pas laisser les brides encore présentes de ton rêve prendre le dessus. Si tu plongeais tes opales dans les siennes, tu n'étais pas sûre d'arriver à lui dire de se bouger et de sortir de dessus toi. Du coup, t'avais regardé Muffin qui jouait avec un post-it ressemblant à ceux qu'utilisait ta mère. Orange avec un cookies souriant dessus. Il te semblait bien qu'il y avait quelque chose d'ecrit dessus. Très certainement la raison valable de votre position actuelle. Sauf que tu te moquais de connaître les circonstances qui vous avaient plongés dans un black-out complet.

Petit Loup...

Tu avais encore les images de ton aventure chimérique avec le blond qui se bousculaient dans ton esprit embué. Ses sourires, ses petites oreilles, le goût de vos baisers volés, le rouge sur ses joues... Que vous ayez eu droit à un sortilège de transe ou que l'infusion préparée ait été mélangée malencontreusement à un produit aux vertues médicales -quand bien dosé- était le dernier de tes soucis. Actuellement, tu tachais de ne pas rougir en sentant le regard d'Ulysse sur toi. Raté. Tu te sentais encore plus ridicule que la fois où tu l'etreignais sous le coup de l'alcool. Car là, tu piquais un far pour un rêve que tu avais fait et non pour quelque chose de réel et interdit que tu aurais partagé avec lui.

Petite étoile..

Un rêve étrange qui te poussait à finir par glisser tes prunelles claires sur lui. Tu l'avais trouvé si mignon avec ses oreilles de chaton que la sensation te poursuivait encore ici. La bouche entre ouverte, tu cherchais quoi répondre à sa question, quand, dans un geste surprenant, sa main contre ta hanche enrailla ton coeur. Un battement loupé, une pointe insidieuse et douloureuse, le ventre qui se tordait et la chaleur de son être appuyé contre le tien en prime. Incapable de prononcer un mot, incapable de fuir, tes doigts dans sa chevelure avaient cessé leur danse lente, hésitants à l'amener à toi.

Petite plume...

Mais tu n'eus rien à faire, rien à penser -ça, tu en etais incapable de toute facon-. Car un murmure abandonnant ton surnom au creu de ton oreille officiait instantanément. Le souffle coupé une fraction de seconde, l'envie de répondre à cette façon qu'il avait de t'appeller par la tendresse qu'il avait fait naître depuis le soir sous la lune moqueuse t'envahissait. Tu n'aurais jamais soupçonné que ce soit lui qui vienne chercher ce que tu lui avais volé dans son costume de squelette. Sauf que le délit avait ce goût esquis de la frustration enfin assouvie. Ce n'etait pas un simple baiser arraché au regard d'autrui cette fois-ci. Tu t'y abandonnais en frisonnant sous la pression de sa main, desirant qu'il n'y mette pas fin... T'aurais voulu qu'il te garde tout contre lui un peu plus, qu'il te serre un peu plus contre lui, qu'il ne s'arrête pas malgré ta respiration plus courte et le chant de ton palpitant.

Il ne fallait pas...

Tu le savais parfaitement. Il ne fallait pas plonger ton regard dans le sien, il ne fallait pas caliner ses mèches dorées,  que tu avais gardées en main, alors que tu le fixais hésitant encore sur quoi lui dire. Il ne fallait pas que tu lui dises autre chose que "s'il te plaît va t'en" , il ne fallait pas que tu te mordes la lèvre inférieure ... il ne fallait pa,s car tu savais pertinament que ce pincement désagréable était incapable de contrer la chaleur de ses doigts sur ta peau d'albatre (on oubliera de chercher quand un bout de ta chemise s'était relevé pour lui donner l'accès libre).. il ne fallait pas que tu écoutes le concert de ton coeur affolé.. il ne fallait pas que tu l'attires à toi grâce à une pression de la paume de ta main sur sa tête..  il ne fallait pas venir agripper ses lèvres pour t'y fondre en un baiser langoureux et étourdissant.

Il ne fallait pas...

Le rêve s'etait évanoui. Ne restait désormais que toi et lui, véritablement. Pas de choconours tueurs, pas de Vilaine sorcière, pas de fève de cacao en rogne, et pourtant... cette envie de l'etreindre, de l'embrasser, de sentir sa chaleur au creu de ta main était toujours là.. vivante, palpable.. Autant que dans ce monde irréel qui t'avait gardée quelques heures..  tu ne voulais pas savoir pourquoi.. ou tout du moins tu savais parfaitement pourquoi... sa peine, sa douleur, celles qui t'avais montrée, sa façon de prétendre, de te faire écho, tu n'arrivais pas à fermer les yeux dessus et à faire taire ce besoin de ... le reconforter? non.. c'etait autre chose, mais là tu t'en contre fichais, trop occupée à découvrir avec délice la douceur de son épiderme caché sous son étoffe de tissus.

Il  ne fallait pas...

Sauf que tu avais fait une très courte pause, imposé par ton souffle précipité. Juste de quoi planter tes yeux dans les siens sans rien dire, laissant parler ton corps qui était suffisamment bavard pour toi. Les joues en feu, une main glissée sur la peau chaude de son dos, l'autre toujours derrière sa tête, tu avais fait en sorte qu'il soit correctement au dessus de toi, une de tes jambes s'était enroulée au tour de la sienne, trahissant ton refus de le laisser partir.

Il ne fallait pas... hein? Tu t'en rappelais?

Très vaguement tu te l'étais redis. Que tu ne devais pas te perdre dans cet élan d'affection grandissant pour le blond. Et pourtant... d'une pression tout en douceur tu l'amenais à  toi une nouvelle fois, le serrant un peu plus contre toi,  t'abreuvant de ses lèvres sans retenue, continuant ce que vous aviez timidement intimé dans ton illusion gourmande et insouciante.

Il ne fallait pas...
      .... Se laisser porter....
                  .... Une caresse remontant son dos..

Il ne fallait pas...
      .... L'illusion laissait place à la réalité...
                                    .... un baiser enflammé...
     
Il ne fallait pas...
     ..... Encore plus douce et délectable...
                                   ... un frisson brûlant et glacé...

Il ne fallait pas...                                    
     .... Plus préjudiciable et enivrante...
                                 .... oubli dans un échange...
                                                              .... s'il le voulait...
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Re: Un endroit calme
Ulysse Daiklan, le  Dim 26 Nov 2017 - 1:45

Elhiya & Ulysse

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Des secondes qui paraissent des heures. Mes yeux sur les siens sont vites happés par la lèvre qu’elle se mords. La mienne tremble, son contacte me brûle. Un feu qui me consume, qui me happe. J’attends sa réaction comme une épée de Damoclès, sa main dans mes cheveux me rend dingue. Je sens le sang affluer dans mon corps, mon cœur battant à tout rompre. Une envie, mon estomac tordu. Un mélange de soulagement et de tension se répands dans mon corps alors qu’elle m’attire de nouveau à elle.

Je ne résiste pas, mes lèvres heurtant les siennes. Mon esprit se perd, nos langues se mêlent faisant encore un peu plus monter son envie. Ma main, glissée sous son haut, remonte doucement jusqu’à ses côtes, la sienne viens parcourir mon dos. Chacun de mes muscles se contractent, de délicieux frissons parcours me parcours de haut en bas. Nos positions changent, elle sous moi, je colle nos corps, mon bras m’évitant de l’écraser. J’ai chaud, pas assez. L’une de mes jambes glisse entre les siennes. Une courte séparation, par un manque d’air.

Son regard m’embrase, le peu de doutes pouvant me rester s’envolent, fondant sous son regard azuré, sous ces pupilles dilatées. Elle me ramène à elle, un baiser plus doux, plus vrai. Je me glisse entièrement entre ses jambes, lui rendant son baiser comme si ma vie en dépendait. Quelques secondes, avant que l’appel de sa peau ne soit trop fort. Son contact m’électrise, j’en veut plus. Mes lèvres glissent doucement des siennes à son cou, je savoure une saveur que je ne lui devinais pas. Ma main se détache pour faire remonter totalement son haut. Je me redresse, l’attirant dans un baiser avec moi pour lui enlever ce premier rempart, et qu’elle m’enlève le miens.

Je pose ma main sur sa poitrine, la faisant se rallonger jusqu’à ce que mes doigts se retrouvent sur son ventre. Je mords ma lèvre. Elle est belle. Et tout mon corps semble douloureusement le penser. Je ne tarde pas à la rejoindre de nouveau, faisant tomber les vêtements un à un. Je capture le corps qu’elle m’offre, me délectant encore et encore ses lèvres. Mon esprit s’est envolé, seul l’envie de l’entendre gémir raisonne dans mon esprit.

Je descends peu à peu. Mes mains la parcours, mes lèvres également. Je m’occupe de son corps, je l’apprends. Je viens savourer chacune des parties de son corps. Je regarde ses réactions à mes caresses ne pouvant refreiner mon envie de tomber plus bas. Parcourir son ventre, descendre encore, toujours plus. Savourer l’interdit. Me perdre dans cette étreinte, dans ce moment d’intimité. Remplacer ma langue de mes mains, sentir les siennes me parcourir. Ma bouche contre sa peau, la sienne contre la mienne. Le feu de l’âtre réchauffe moins que l’agréable chaleur entourant mes doigts.

Remonter, la savourer, encore quelques instants, jusqu’à n’en plus pouvoir. Me... Nous protéger, embrasser encore sa poitrine, son cou, ne faire qu’un. Lentement, de peur de lui faire mal. Je sens mon cœur battre, partout sauf dans ma poitrine. Je ne peux m’empêcher de la regarder, les couleurs chaudes de la pièce qu’elle a créés courent sur elle. Ses cheveux, son corps. A cet instant tout me rend fou, mais je tiens, je me retiens. Mes hanches découlant de son corps pour mieux s’y recoller dans un mouvement, une danse partagée. Sensualité, désir cascadant en moi, et en elle. Je le sais, je le sens, contre moi. Je veux la voir, au moment ultime. Je veux sentir son corps se cambrer, se coller un peu plus au miens au fur et à mesure que le plaisir la possède. L’entendre se libérer, qu’elle en perde la raison. Qu’elle me fasse perdre la mienne, que je gémisse son prénom.

~~~~~~~~~~~~

Une fine couche de sueur sur ma peau, sur la sienne. Ma respiration commence à se calmer, comme les mouvements erratiques de mon cœur. A côté de la blonde j’entrouvre les yeux, je la regarde. J’essaie de comprendre ce qu’il vient de se passer mais mon esprit est trop embrumé. J’ai aimé. Beaucoup. C’est tout ce qui me viens à l’esprit. Ça et qu’elle est belle. Et je me comprends d’avoir cédé. Toutes les autres questions sont mises de côté. De toute façon, techniquement, je n’ai rien à me reprocher.

Je ravale ma salive, ma main viens par réflexe dessiner des arabesques sur son ventre. J’aperçois son chat pas loin et je me dis qu’heureusement je ne l’ai pas vu pendant l’acte. Quoi que, j’étais trop concentré sur sa propriétaire de toute façon. Je soupire. Il va falloir parler je le sais. Une inspiration, une pause. Respirer quelques instants. Que la tension s’apaise.

Je me décide à enfin regarder le reste de la pièce. Du pop-corn de partout. Parfaite transition ! En plus l’exercice… ça creuse. Je m’avance poser un baiser sur son front et me bloque en plein mouvement. C’est déplacé ou pas ? Oui surement. Sans plus réfléchir je me lève, remet mon sous-vêtement et vais prendre le reste de popcorn qui ne sont pas tombés sur le sol. Ça va y’en a pas mal en vrai ! Je récupère le tout et retourne m’assoir, ma main déjà dans le plat prêt à englober quelques-uns des maïs soufflés. Je décale les jambes de la jolie verte avant de lui tendre le plat. Un léger toussotement avant de prendre la parole.

- Hm. Tu en veux ?

Prunelles incertaines posées sur elle. Déjà ma voix est bien plus rauque qu’à l’usuelle, forcément. Je ne sais pas trop comment me comporter. Puis j’avais faim et je suppose qu’elle aussi. Je regarde les tasses tombées au sol, entre nos vêtements éparpillés. Je me demande ce qu’il y avait là-dedans. Je relève la tête, adressant un sourire gentil à la blonde. Coupés du monde, j’ai du mal à me figurer ce que ces actes peuvent avoir comme répercussion. Et j’avoue qu’à l’instant, je m’en fiche pas mal. Je n’ai absolument aucun regret. Mes lèvres se pincent, en pensée à ce qu’elle doit ressentir. J’espère qu’elle ne regrette pas non plus. Ou qu’au moins elle va mettre les choses au clair, sans s’enfuir en courant. Quoi que. Je ne peux pas être dans sa tête. Je n’ai qu’à attendre.

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Re: Un endroit calme
Elhiya Ellis, le  Dim 26 Nov 2017 - 13:50



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Il ne fallait pas...
     Tu ne pouvais pas...
           Tu ne DEVAIS pas...
                           Écoute-moi...
                                  Réveille-toi..
                                        Ne fais pas ca...
                                                           Elhiya....

Le bâillon posé sur ma voix dans ta tête  étouffait chacun de mes appels.  La cage dans laquelle tu m'avais enfermée ne cédait pas sous mes veines tentative de me ramener à  moi. Il y'avait le bruit assourdissant de vos palpitants, l'odeur enivrante du sucre, le goût délectable du miel dans ses baisers, les frissons de ses doigts contre ta peau, cette musique qu'il intimait et que tu suivais... comment aurais-tu pu m' entendre?

Quelques notes précipitées, savoureuses, interdites, perdues dans un souffle trop court offert à une partition éphémère. Tu vibrais sous ses lèvres, fremissait à chacun de ses gestes, continuant ce concerto allégorique, te laissant porter par l'instant du moment. Tu rajoutais quelques sonorités  éperdues, incontrôlées, nées du parcourt tracé du bout de sa langue. Supplice enivrant.

Il n'y avait plus rien. Ni la raison, ni le feu crepitant à côté. Ni l'hésitation, ni l'ébauche de remord. Il n'y avait plus que la chant d'une feuille de solfège jouée à l'unisson. Des musiciens injustifiés gribouillant entre souffle et gémissement une chanson décadente et sensuelle. La seule fausse note au tableau etait si loin, qu'elle n'avait pu dessiner un bémol dans cette symphonie sculptée dans la cambrure de tes reins. Abandonnée dans cette réalité où vous seuls étiez, le plaisir en chef d'orchestre raisonnait sur chaque parcelle de ton épiderme.

La ronde des notes de musique de vos corps t'avais transportée jusqu'à ce que d'un final étourdissant, tu avais manqué de murmurer son prénom... la respiration courte, quelques mèches de cheveux collées sur ton front, tu laissais les battements de ton coeur reprendre une course plus calme.  Aucune question sur le pourquoi du comment n'atteignait ton esprit. Tu te fichais bien des réponses en fait. Alors, tu t'étais même permise un doux sourire quand tu avais croisé le regard de ton partenaire de concert avant qu'il ne te chatouille en laissant danser ses doigts sur la peau fine de ton ventre.

Pas un mot, il n'y avait rien à dire n'est-ce pas? T'avais apprécié. Trop pour que tu estimes que ce soit une bêtise. Trop pour que tes pensées toujours embrumées ne viennent te perturber. De toute manière, tu  comptais ni fuir, ni t'excuser, et encore moins agir différemment avec le blond. D'ailleurs après un soupir de sa part, une tentative de baiser sur ta tête ou ta joue, il s'était levé, de toute évidence bien plus chiffonné que toi... T'espérais juste que sa voix ne s'élève pas pour devenir accusatrice avec un "pourquoi" ridicule.


Te redressant sur un coude, t'avais cherché des yeux quelque chose à te mettre que le dos, et enfilais le bout de coton rose abandonné ainsi qu'une chemise trop grande. Ah.. la sienne... tant pis. Vous feriez le tri plus tard -celui des chemises blanches et celui dans vos petites têtes blondes- en attendant, place au pop-corn. On en revenait toujours à ce maïs soufflé.. les avoir sous le nez t'arrachait un poufement alors que tu te servais d'une poignée tout en remerciant Ulysse.

Machouillant quelqu'unes de ces friandises, t'avais relevé les genoux contre ta poitrine, les glissant sous les pans de chemise trop large et adressa un coup d'oeil pétillant au petit loup. En cadeau, un sourire en coin mi amusé, mi reprobatteur. Sa voix n'était pas habituelle... autant dissiper tout malaise possible avant qu'il ne s'instaure


"Me dis pas qu'on doit en parler hein. J'ai tellement rêvé de pop-corn que je meure de faim."


Nouvelle poignée prise en te penchant à son niveau. Tu ne voulais pas qu'il tergiverse pour rien même si tu doutais que ce soit son genre. Du coup, t'avais posé ta main libre sur le canapé pour te hisser et poser un bisou sur sa joue avant de croquer dans la sucrerie

"Pour le reste, t'inquiètes, ca change rien. Tu me dois toujours un aguamenti"

Tu lui avais adressé un clin d'oeil moqueur. Après tout, malgré vos écarts nocturnes à chaque fois un peu plus tendre, votre jeu puéril à vous jeter des trucs dessus n'était pas supposé disparaître. Autant le lui rappeller. Pour les remords et les regrets qui se pointeraient en voyant Dey, tu les gêrerais de ton côté. Par contre, ca allait être compliqué, car si c'etait à refaire, vu la situation, l'ambiance et l'état d'esprit qui t'enveloppaient, tu n'hésiterais pas non plus...

Pop-corn sacrifié à cette constation.
Sourire glissé à son attention.
Dodelinement innocent de ta tête en le regardant.
Tu ne voulais pas sortir d ici.
Seconde vérité.
Et en plus, t'avais même pas réussi à savoir s'il allait bien.
Epic Fail...


Un soupir d'agacement t'échappait. Quitte à l'avoir sous la main autant mettre une autre chose au clair.


"Ah ouai... Évite de prétendre avec moi, j'crois que j'ai du mal a le tolérer ... ca serait triste que je me sente dans l'obligation de te réconforter "

Pouffement amusé et maïs soufflé croqué à nouveau.
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Re: Un endroit calme
Ulysse Daiklan, le  Dim 26 Nov 2017 - 20:58

Elhiya & Ulysse

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Ma chemise sur son dos me fait bizarre. Un sourire en coin nait sur mon visage, cette couleur lui va bien aussi, assortie à ses yeux. Pas le temps de m’inquiéter plus que nécéssaire ou d’appréhender ce qu’elle pense qu’elle m’éclaircit ses pensées.

Un levé de sourcil et un sourire naissent sur mon visage à ces paroles. Dieu moi aussi que j’ai faim, mais visiblement il faudra se contenter de maïs soufflé sucré au caramel. Ça me va, surtout si on ne doit pas en parler. Ça me va, parfait rien à dire. Ça s’est passé, c’est finis, pour l’instant.  Sa main retourne prendre du pop-corn tandis qu’elle me fait un bisou sur la joue. Apparement ça ne change rien, et tant mieux. Je m’en seras voulut de devoir me retenir à cause de cela. Ok j’avoue dans tout les cas je ne me serais pas retenu. A la limite je l’aurais un peu plus cherché m’enfin, ça c’est un détail. Je me retiens de faire une blague vaseuse sur le fait que l’aguamenti était désormais inutile, ce serais juste complètement beauf.

- Pas de soucis, œil pour œil, dent pour dent.

Puis, mon objectif n’avait pas disparu. Bon il était un peu désuet maintenant, mais la battre magiquement pourrait vraiment être une fierté. Je récupère du pop-corn, répondant à son clin d’œil d’un regard goguenard. Je suis bien là en boxer, à côté d’elle. J’ai pas envie de bouger, en plus il fait beau, je pourrais bien dormir ici. De toute façon c’est pas comme si quelqu’un allait me dire quoi que ce soit à la tour Gryffondor. Je veux dire, Lydie s’en ficherais, Aria aussi, et … oups. Ah oui non, va falloir que je rentre. Je préfèrerais éviter de sortir de cette salle en même temps que la copine de Dey, et qu’il l’apprenne comme ça. Ou qu’il l’apprenne. Je repense à la trêve et grimace. Je crois que c’est foutu. En même temps j’ai accepté cette trêve parce qu’il m’a dit qu’elle allait mal, donc clairement lui je m’en fiche mais bon. Voilà.

La demoiselle me distrait de mes pensées. Prétendre. C’est compliqué de prétendre en face de la personne qui t’as expliqué que c’était mieux de prétendre. Trop de prétendre. Je lui rend son sourire amusé.

- Oh oui quel dommage alors. Oh la la Elhiya Ellis qui vous réconforte mais qui voudrais ça ? L’horreur.


Je tends la main pour lui ébouriffer ses cheveux déjà désordonnés. Les minutes passent, le feu s’amenuise. Il faut vraiment que je rentre ? Oui évidemment qu’il faut que je rentre. En plus faut que je trouve un peu de sommeil. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés dans les vapes mais wah. Il est largement temps d’aller aux dortoirs. Je soupire, de nouveau cette non-envie de retourner à la réalité. Les cours, les profs, tout. Je regarde le feu qui s’amenuise, le pop-corn aussi. Je fais claquer mes mains si mes genoux, un sourire vers elle.

- Je crois qu’il est temps d’y aller !

Je commence à enfiler mon pantalon, elle se levant pour s’habiller aussi. Je cherchais ma chemise en réalisant que… oups elle est sur la blonde. Hors de question d’aller la récupérer moi-même. Je renfile mon veston comme ça directement sur ma peau lui signifiant qu’elle me rendra le vêtement plus tard. L’avantage d’être partit sans rien, c’est qu’il en faut peu pour être prêt par la suite. En revanche, je la vois récupérer toutes ses affaires, son thé, son chat, son post-it. Encore un peu et je m’attendais à ce qu’elle récupère les tasses de la salle mais non, ça, ça va elle le laisse. M’enfin. Une fois tout récupéré nous sortons de la salle. Je prends une grande inspiration d’un air amusé et me tourne vers elle.

- Bon bah. Bonne nuit Lhiya.

Je m’attendais simplement à devoir partir mais la demoiselle choisis de me narguer un peu plus, un baiser sur mes lèvres avant de me renvoyer une bonne nuit et de partir. Je secoue la tête de droite à gauche en levant les yeux au ciel. Décidément cette fille est surprenante. Je regarde la porte de la salle sur demande se refermer, emprisonnant avec lui les traces d’une soirée qui a un peu plus que dérapée. Mes talons se tournent, direction le dortoir. J’en connais un qui va bien dormir ce soir.  

Fin du RP pour nous deux, merci Louvette :kiss:


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