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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs :: Salle sur Demande
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Nuit des amoureux
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Kohane W. Underlinden
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Re: Nuit des amoureux
Kohane W. Underlinden, le  Lun 5 Sep 2016 - 10:48

PV avec Peter McKinnon

Froncement de sourcils.
Se regarder dans le miroir.
Passer délicatement son doigt sur ses cernes. Bleuâtres, sombres. Petite moue.
Soupir.
Depuis combien de temps n'ai-je pas eu de vraie nuit ? Vraie nuit de sommeil. Je n'sais plus.

Ou plutôt si, je sais. La dernière fois où j'ai eu l'impression d'avoir eu quelques heures de sommeil réparateur et efficace, c'était lors de notre week-end camping avec Rachel. J'ai bien dormi parce que quelqu'un était. A côté de moi. A me tenir la main. Présence rassurante. Une personne, un corps, une âme à qui ma raccrocher.

Je m'efforce de faire un maigre sourire à mon reflet. C'est plus joli, comme ça. Non ?
Je passe mes doigts dans mes cheveux pour les démêler, saisis mon sac. J'y ai glissé un livre ainsi que des dragées surprises chipées aux Trois Balais. Ouais, le vol, c'est mal. Mais c'est pas tant du vol qu'une prime que je me suis offerte à moi toute seule. Après tout, ça n'est pas pire que toutes les bouteilles piquées descendues par Leo.

D'un dernier coup d'oeil, je m'assure que tout est en ordre, que je n'ai rien oublié.
Puis je traverse à grands pas la salle commune pour descendre la tour des Gryffondors.

A cette heure-ci, beaucoup d'élèves regagnent leur dortoir pour y déposer les affaires de cours, après une longue journée à rester assis sur un banc, écouter un prof parler, donner des bonnes réponses pour rapporter à sa maison le plus de points possible.
Je marche dans les couloirs sans regarder en face, à côté de moi. J'entends juste leurs voix. Ils racontent des anecdotes, débattent sur des points précis, parlent de ce qu'ils vont faire de leur soirée ou projette leur prochaine sortie Pré-au-lard.

Au fur et à mesure que j'avance, le peuple se fait de plus en plus rare.
C'est mieux.
J'aime pas la foule.

Le mur. Enfin.
Ce n'est pas la première fois que je viens dans la Salle sur Demande. Mais jamais je n'aurais pensé y venir pour autre chose qu'un entraînement. Et surtout, jamais je n'aurais imaginé que celui que je rejoindrai là-bas serait Peter.
Je ne pensais pas que je le reverrai après cette soirée étrange à Pré-au-lard.
Des fois, la vie est bien surprenante !

Je vérifie que personne ne se trouve dans le couloir avant d'entreprendre de marcher le long du mur, me concentrant sur ce que je veux.
Une fois.
Deux fois.
Trois fois.

Ca y est. La porte se dessine. Le mur paraît s'ouvrir. S'ouvrir pour toutes ces âmes désireuses d'y trouver quelque chose. Une salle qui s'adapte à tous vos désirs... si ce n'est pas merveilleux !
Nouveau coup d'oeil à droite, à gauche.
J'entre.

Je suis seule. A priori, Peter n'est pas encore arrivé.
C'est un genre de salon. Une ambiance chaleureuse avec un feu de cheminée qui crépite dans un coin. Des fauteuil rembourrés, des canapés en apparence moelleux. Une bibliothèque protégée par une vitre dans laquelle sont recensés de vieux livres à grosses reliures. Un gramophone posé au fond. Une petite table avec une coupelle de fruits, une bouteille d'hydromel et des verres.
Hum... elle a fait fort, la salle ! Plus fort que ce que je pensais.
L'odeur du bois qui se consume doucement dans les flammes vient à mes narines.
Et je souris.
Mes yeux suivent le mouvement bleu, jaune, orange du feu. Captivés.
C'est ce que j'ai découvert il y a quelques semaines, après notre week-end camping avec Rachel. J'aime le feu. C'est un élément tellement extraordinaire ! Fascinant.
Je me rêve comme lui. Lueur dans le noir, brasier contre les ténèbres.

Je m'approche de la cheminée, sens peu à peu la chaleur avoir de l'emprise sur moi.
C'est doux. Baume au coeur.
Debout, face aux bûches qui s'enflamment, je souris dans le vague et laisse mes pensées vagabonder.
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Re: Nuit des amoureux
Peter McKinnon, le  Lun 5 Sep 2016 - 21:24

*Tu ne peux jamais t'empêcher de te mêler de la vie des autres ! Et maintenant, tu as un rendez-vous dans la salle sur demande. Non mais regarde-toi ...*

Alors qu'il aurait du se presser après sa journée de cours, pour s'apprêter à voir Kohane, il n'en était rien. Peter était d'un calme implacable. Il évoluait dans les couloirs sans se presser, mais sans perdre son temps non plus. En réalité, il était parfaitement à l'aise. C'était lui qui avait prit contacte avec elle. Il n'avait pas spécialement d'arrière-pensée en l'ayant fait. Il s'était inquiété pour elle. Il allait s'assurer qu'elle allait mieux, l'espace d'une soirée, pour lui cela n'allait pas plus loin. Il était passé déposer ses affaires scolaires dans sa malle, il était assez loin du couloir où se trouvait la salle sur demande, mais cela ne faisait rien. Il n'y avait pas d'enjeu ou, du moins, il ne s'en était pas fixé. Et pourtant, il aurait du s'en douter. Pourquoi l'avoir recontactée ? Toute une part de lui-même avait un problème avec elle. Le soir de leur rencontre, elle se trouvait dans un état ... et elle les avait mis dans de sales draps, heureusement pour eux qu'ils étaient doués et étaient rentrés sans trop d'encombres. Et pourtant il avait envoyé Nestor, arpenté ces couloirs et se rapprochait inexorablement de la jeune sorcière.

Totalement inconscient, Peter revêtait sa chemise, son pull et sa cravate du collège. Oh, il en avait changé, bien sur, mais il avait conservé le même type de tenue. Il n'avait pas fait de longues recherches pour savoir ce qu'il devait reporter, l'image qu'il renverrait. Il s'en moquait. Peut-être que cette soirée, il la prenait pour lui aussi ... Détendu et déterminé, Peter s'arrêta devant l'un des murs les plus célèbres de l'école. Il réalisa alors le rituel des pas que des centaines d'élèves avaient réalisé, au cours des siècles, avant lui. La porte apparu devant lui. Il la passa.

Peter pénétra dans la salle sur demande telle qu'elle avait choisi de se matérialiser pour lui. Ou plutôt telle qu'elle s'était matérialisée pour Kohane, pour eux. L'ambiance était chaleureuse, feutrée. C'était au point qu'elle ne semblait pas l'avoir entendu entrer. Elle avait l'air absorbée par le feu qui crépitait dans la cheminée matérialisée par la salle. Peter avança en douceur, sans faire trop de bruit. Il remarqua la présence d'une bouteille sur une table. Etait-ce elle qui l'avait amenée là ? Il avait toute la nuit pour le découvrir. Arrivé à distance raisonnable de la jeune fille, il ouvrit enfin la bouche :

- Bonsoir Kohane !


Dernière édition par Peter McKinnon le Ven 14 Avr 2017 - 18:01, édité 2 fois
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Re: Nuit des amoureux
Kohane W. Underlinden, le  Mer 14 Sep 2016 - 20:19

Les flammes lèchent le bois doucement. C'est un mouvement infini. Infiniment beau.
Ca crépite. Ca me parle. Ca me touche. A l'intérieur. Comme si leurs bras enflammés avaient ce pouvoir de traverser ma chaire, traverser mes os, pénétrer mon corps pour se saisir de cette substance, cette âme ? qui se loge et se love en moi. Cette chose blessée, rassurée par la douce chaleur du feu.
Je repense à cette nuit-là, où je suis tombée sur Peter. Ou plutôt où Peter est tombé sur moi. Que faisait-il, si tard, dehors ? Aucune idée. Pas plus que je ne sais pourquoi Hanko était, lui aussi, à l'extérieur.
Qu'importe, ils étaient là.
Et voilà.

Ce soir, c'est Peter, seulement lui, qui sera là.
Un rendez-vous programmé. Non pas, non plus une rencontre fortuite, au détour d'une rue.
Deux visages qui ne se connaissent pas et pourtant se tombent dessus. S'accordent pour une soirée.
Ce soir, c'est voulu.
Sa lettre. Ses mots me reviennent.
Il dit s'inquiéter pour moi. Vrai ? Peut-être... En tout cas, il ne semblait pas bien rassuré à l'idée de me laisser seule l'autre soir.
Peter est un type étrange. Il s'est approché sans crainte de moi mais a eu une brusque réaction quand Hanko a débarqué. Une sorte de peur instinctive qui m'intrigue. Il n'est pas bien méchant. Et mérite qu'on apprenne à le connaître. Du moins je le pense.

Mes yeux se perdent dans les flammes alors que les images défilent.
La rue sombre de Pré-au-lard. Puis la lumière des Trois Balais. Ce phare. Cette bouée de sauvetage. Celle à laquelle je me raccroche toujours.
Le côté un peu rigide, coincé de Peter. Jusqu'à ce qu'on mette les pieds dans le bar. La détente, à ce moment-là. Dans la chaleur humaine. Dans les rires et la foule.
Dans le fond, j'ai apprécié cette soirée. Qui avait si mal commencée !
Parce que j'ai compris. Avoir de la compagnie, ça aide. Avoir quelqu'un près de soi, quelqu'un pour nous venir en aide, nous tenir la main.
C'est d'ailleurs pour ça que la proposition de Rachel de faire du camping ensemble m'a de suite emballée. Parce que dormir à deux, combattre nos démons à deux... c'est toujours mieux.
Et ce soir... et ce soir encore, j'aurai quelque chose, quelqu'un à qui me raccrocher.
Peter.
Et étrangement, cette idée m'apaise. Finalement... je crois qu'être seule n'est pas la solution. Fuir les autres, fuir le monde, fuir le reste ne fait qu'aggraver les choses. Malheureusement, j'ai du mal à faire autrement. J'ai compris, j'ai appris que les autres, ça pouvait aussi être le Loup. Celui qui t'attaque et te dévore. Lambeau de chair par lambeau de chair. Crocs retroussés, bave dégoulinante. Estomac creux. L'animal qui n'a pas mangé de puis longtemps et te saute dessus.

Alors pour éviter, essayer d'éviter encore cet éternel recommencement, je me tiens à distance. Et pourtant... avoir quelqu'un à mes côtés me fait un bien fou !
Je ne peux pas demander sans arrêt à Rachel. Elle-même a ses problèmes. Ses propres problèmes. Qu'elle doit gérer. Comme je dois gérer les mieux.
Ce soir, j'ai donc ce petit sourire. Quand je pense que je ne serai pas seule.

- Bonsoir Kohane !

Sa voix me fait presque sursauter.
Le coeur rate un battement et le corps pivote brusquement. Les yeux quittent les flammes. Leurs bras se retirent de mon âme. Leurs bras me quittent.
Peter est là.

Je fais volte-face et le vois.
Il est venu. A trouvé la salle. Ou la salle lui a permis de me rejoindre. Lui est apparue telle qu'elle m'est apparue.
Et il est là.

Je quitte la cheminée, fais un pas vers lui.
-Bonsoir.
Simple mot. Sobre ton. C'est poli. C'est pas bizarre.
Parce que je sais que lors de notre première rencontre, il m'a trouvée bizarre. Qu'est-ce que j'y peux ? Si cette voix qui me rend folle ne me quitte plus ? Quoiqu'elle s'est calmée ces derniers temps... Depuis le camping avec Rachel... Elle se tait. Elle reste en retrait. Peut-être a-t-elle peur que je la brûle ? J'ai envie de rire à cette pensée. J'en suis incapable. Je me rêve feu mais je ne suis rien. Les flammes, elles sont dehors. Hors de moi. Pas en moi.
Je suis vide.

Nouveau pas. Pour combler justement ce vide. Non pas celui qui est à l'intérieur de moi. Mais celui qui est entre nous. Qui sépare deux êtres. Qui se retrouvent. Se connaissent peu. Si peu.
J'arrive près des fauteuils. Je pose doucement la main sur un dossier rembourré. Ne m'assois pas. Pour rester à sa hauteur.
Petit sourire.
Ce n'est pas la rue sombre de Pré-au-lard. C'est un tranquille salon dans un lieu impénétrable. Sécurisant.
Y'a pas à avoir peur.
La seule chose que je puisse craindre ici, c'est moi même, ce sont mes songes.
Mais Peter est là. Je ne m'endormirai pas.

-Comment vas-tu ?
Question bateau, un peu stupide. On commence toujours par des trucs banals. Ce n'est qu'après qu'arrive le coeur du sujet.
Pas ce soir.
Mes mots s'emballent, mes mots s'emmêlent.
Et la question principale sort.
Toute seule.
-Pourquoi avoir écrit cette lettre ? Pourquoi... se revoir ?
J'essaie d'atténuer la brutalité de la question, contre-balancer le ton direct, peut-être cinglant. Je lui offre un nouveau sourire. Gêné, mais sincère.
J'ai vraiment l'art de démarrer les conversations, moi !
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Re: Nuit des amoureux
Peter McKinnon, le  Dim 18 Sep 2016 - 22:51

Le feu a ceci de fascinant qu'il est capable de vous envouter sans crier gare. Les flammes ont la capacité de capter votre attention d'une manière insidieuse. La cheminée avait manifestement eu cet effet sur la jeune gryffondor, qui semblait avoir été tirée d'un long songe par l'arrivée du serpentard. Faisant volte-face, elle l'avait saluée d'un "bonsoir", un simple mot. Probablement qu'à cet instant Peter avait commencé à sentir les difficultés de leur relation. Il fallait avouer qu'ils se connaissaient à peine. Bien que cela avait un coté très attrayant, qu'elle ne manquait pas de charme, pour eux il y avait un risque qu'assez vite ils n'aient pas grand chose à mettre en commun.

*Pas hyper-loquace la demoiselle ... C'est ta faute aussi ! Tu la fous mal à l'aise ... Toi et tes inquiétudes ...*

- Comment vas-tu ?

C'était étrange, c'était lui qui était inquiet pour elle, mais c'était elle qui demandait comme il allait. La formule était très probabement rhétorique. D'ailleurs, la jeune gryffondor ajouta :

- Pourquoi avoir écrit cette lettre ? Pourquoi... se revoir ?

*Et voilà ! Regardez l'artiste ! T'as juste réussi à la faire flipper !*

Il fallait dire que les raisons de la lettre de Peter étaient multiples. Il s'était inquiété pour elle, une réponse par hibou aurait suffit mais le jeune serpentard ne ratait jamais une occasion de passer une soirée avec une demoiselle. Évidemment, il n'était pas question de lui dire que c'était parce qu'il était inquiet et que, une chose en entrainant une autre, il était quand même relativement intéressé par le fait de faire connaissance.

Peter sourit alors pour adopter un air encourageant et s'assit sur un des canapés, le plus proche du feu. Kohane, bien que s'étant rapprochée, avait décidé de rester debout à coté de l'un des fauteuils, peut-être allait-elle accepter l'invitation implicite du serpentard à s'asseoir. Ensuite, il prit la parole :

- Je me suis un peu inquiété en fait. C'est bizarre, je sais, on ne se connait pas très bien. Mais, la dernière fois que l'on s'est vu tu avais l'air de revenir de loin. Je voulais juste m'assurer que la solitude ne te fasse pas replonger dans ... dans je ne sais quoi.

Ayant dit cela, Peter reporta légèrement son attention sur le feu qui crépitait à sa droite.
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Re: Nuit des amoureux
Kohane W. Underlinden, le  Lun 3 Oct 2016 - 18:42

C'est un drôle d'impression.
De se dire, de réaliser que quelque part, quelqu'un s'inquiète. Pour soi.
Avant ce soir, je n'ai jamais réalisé à quel point cette sensation pouvait naître là, au plus profond de l'âme.
A quel point elle peut, malgré tout, arracher un sourire.
Un baume sur un coeur qui saigne.
C'est toujours plaisant.
Ca.
Se dire qu'on peut avoir un peu d'importance pour quelqu'un. Assez pour que cette personne se soucie de soi.

Le feu crépite dans mon dos. Je sens sa douce chaleur diffuse. Je respire l'odeur du bois brûlé. L'odeur de la cheminée. Du foyer. C'est confortable.
Dans une telle atmosphère, je serais presque tentée de m'endormir. Recroquevillée au sol, près de l'âtre. Au milieu des cendres encore chaudes. Comme Cendrillon, cette héroïne de conte pour Moldus.
Je pourrais presque croire qu'ici, les monstres cauchemardesques se tiendront tranquilles. Cois. Qu'ils me laisseront en paix.
Que ce soit vrai.
Que ce soit faux.
Cela importe peu.
Je ne suis pas venue pour dormir. Mais au contraire. Avec l'espoir, justement, que je ne fermerai pas l'oeil. Avec l'espoir que, Peter à mes côtés, cette nuit sera meilleure. Que les autres.

Je suis le jeune Serpentard du regard.
Silence. J'attends. Tout simplement. Et le vois s'asseoir. En toute tranquillité.
C'est calme.
Ca fait du bien.
Une ambiance feutrée. Quelqu'un qui se pose. Ca donne envie de faire pareil.
Mais je ne bouge pas. Mon corps refuse de se mouvoir. D'accepter un quelconque soulagement. D'accepter de se laisser glisser, se laisser tomber. Ne plus être en alerte.
Alors je reste debout, à regarder Peter. Neutre.

Il va parler.
Il parle.

Il répète. L'argument déjà avancé dans sa lettre.
Inquiétude.
Au fond, ça touche. J'aimerais dire merci, mais ne t'en fais pas.
Rien ne sort. Alors que ses mots, à lui, affluent. Continuent de se déverser.
Je l'écoute. Attentivement. Passionnément. Il y a quelque chose en lui qui change des autres. Parce que son ton est calme. Posé. Ou parce qu'il ne parle pas du monde qui s'effondre. Parce qu'il n'a pas besoin de marcher, courir pour atténuer la douleur. Parce que sa faille, à lui, ne paraît pas un gouffre. Un gouffre dans lequel on se perd. Dans lequel on tombe.
J'ai l'impression qu'avec lui, dans cette salle hors du temps, hors de tout, je pourrai oublier l'extérieur. Oublier qu'il y a autre chose au-delà de ces murs. Oublier l'horreur qui s'immisce partout. Sauf ici.

Il est différent. Des autres.
Il parle. Mais pas trop.
Il parle. Mais pas pour ne rien dire.
Très certainement qu'il n'a pas la même vision du monde que moi. Déjà, lors de notre première rencontre, il a paru suspicieux. Il n'a pas semblé me croire. Parce qu'il n'est pas encore tombé en plein dedans.
Il est loin de tout ça.
Nous sommes loin, l'un de l'autre. Par ce précipice infranchissable qui délimite nos deux visions de l'extérieur.
Malgré tout, je sais que cette différence pourra m'aider. Un peu. Un soir. Une nuit. M'aider à penser à autre chose. Sans avoir besoin de drogue. De philtre. De paix.
S'il me tend la main... si je la saisis... il saura m'emmener autre part. Peut-être dans son monde. Le temps d'un souffle. Court. Infime. Il saura me montrer autre chose que des masques de fer. Et c'est sans doute ce dont j'ai le plus besoin. En ce moment.

Doucement, je me laisse tomber sur le fauteuil. En face de lui.
Ca y est. Le corps a craqué.
Il a décidé de briser l'axe vertical, l'axe inébranlable sur lequel il tenait.
A présent, il choit. Il accepte la faiblesse. Juste une fois. Parce qu'il est dans un univers qui est tout sauf agressif. Avec quelqu'un en qui il veut avoir confiance.

Voilà un beau mot. Confiance.
Un terme qui a perdu tout de sa substance.
Un terme qui ne signifie plus grand chose pour moi. Après Leo.
Mais ce soir, je me dis que, peut-être, j'en retrouverai une partie. Qui tente rien n'a rien, n'est-ce pas ?
Alors je tente.
Avoir confiance. De nouveau.
Il ne se transformera pas en tueur. Pas lui. Je veux y croire.

Je baisse les yeux quelques secondes, plongée dans mes pensées.
Lorsque je ramène mon attention sur Peter, celui-ci scrute les flammes. J'y dirige mon regard également.
C'est beau.
C'est chaud.
J'esquisse un petit sourire. Pour moi-même. Sourire. Un peu plus.
Il y a ce combat pour essayer d'étirer ses lèvres une fois encore. Une fois de plus.
Lutter contre les ténèbres par le sourire.
Lutter contre le noir en lui opposant une joie inébranlable.
Je n'ai plus cette joie en moi. Pourtant, j'en suis sûre, je pourrais la recréer. Même s'il ne s'agit que d'un court moment. Qu'un court laps de temps.
Et ce soir, je souris. Un peu.
Tandis que le feu éclaire la pièce à la lumière tamisée.

-Je te mentirais si je disais que tout va pour le mieux, commencé-je dans un souffle. Mais tu n'as pas à trop t'inquiéter. Je... je m'en sors.
"J'évite juste de dormir...".
Je passe une main dans mes cheveux, les ramène en arrière. Je me tais quelques secondes. Puis soudainement, je me lève. Le corps se remet en mouvement. Et je vais m'asseoir de l'autre côté. Sur le canapé. A côté de Peter. Pas trop près quand même. Je conserve ma bulle.
-Je suis quand même contente de te revoir.
"De ne plus être seule..."
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Re: Nuit des amoureux
Peter McKinnon, le  Mar 4 Oct 2016 - 19:30

Suite à la petite déclaration de Peter, la jeune gryffondor s’assit aussi, mais pas à coté de lui. De là où elle était à présent installée, elle lui répondit :

- Je te mentirais si je disais que tout va pour le mieux. Mais tu n'as pas à trop t'inquiéter. Je ... je m'en sors.

Aussitôt, Peter porta son regard sur la bouteille d'hydromel posée sur la table. Qu'elle l'ait apportée elle-même ou que ce soit la salle qui l'ait mise là, l'une des deux pensait qu'elle n'était pas capable de s'en sortir sans un petit coup de main ...
Peter fut interrompu dans sa réflexion par Kohane. Elle venait de se lever.

*Décidément, elle n'est pas capable de rester en place ...*

Mais, contrairement à ce que pensait le jeune serpentard, l'apprentie sorcière vint s'asseoir à coté de lui, tout en gardant un distance raisonnable.

*Ca se réchauffe ...*

- Je suis quand même contente de te revoir.

Arrivée près de lui, à sa hauteur, Peter plongea son regard bleu au plus profond de celui de la gryffondor. Il était venu pour l'aider. Mais peut-être que pour l'aider, il fallait justement éviter d'aborder certains sujets, comme celui qui la mettait si mal ... Peter reprit la parole de son ton calme :

- Bon, ben si tu t'en sors après tout ... On va quand même profiter de notre soirée non ?

Il lui décocha un sourire encourageant et reprit :

- Si nous commencions par faire un sort à cette bouteille ?

Avant d'attendre un quelconque signe d’acquiescement de la part de son amie, il se leva et fit le service, comme un gentleman l'aurait fait. Alors qu'il versait le précieux liquide dans les verres prévus à cet effet, il posa sa question :

- Au fait, c'est toi qui l'a apporté ? Ou bien cette salle est encore plus extraordinaire qu'on ne le dit ?
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Re: Nuit des amoureux
Kohane W. Underlinden, le  Mar 25 Oct 2016 - 18:57



Le regard.
On dit que l'oeil est le reflet de l'âme.
En cet instant précis, je me demande si cette théorie est vraie. Peut-on vraiment lire dans le coeur des gens lorsqu'on plonge dans leur pupille ?
Qu'est-ce qu'il lit en moi, Peter, tandis qu'il plonge son regard d'azur dans mes iris plus sombres ? Moi-même je n'arrive pas à savoir ce que porte mon âme en cet instant.
La peur, l'angoisse de tous ces mois ?
La fatigue, le sommeil, Morphée auquel on ne veut pas s'abandonner ?
La maigre joie d'être avec quelqu'un ce soir ?
Que lis-tu, Peter ?

Je soutiens son regard quelques secondes.
Un trouble.
Qui oblige à détourner les yeux.
Des yeux fatigués. Las. De tout un combat qui paraît sans fin.
Regarder ailleurs et l'entendre parler.

- Bon, ben si tu t'en sors après tout ... On va quand même profiter de notre soirée non ?

Profiter...
Voilà un mot qui est devenu bien rare dans mes pensées.
Trop rare.
Je ne peux m'empêcher d'avoir un maigre sourire en l'entendant résonner.
Ce doux mot.
Profiter.
C'est comme croquer la vie à pleine dents.
Des expressions trivialisées. Mais rendues si belles quand on ne croit plus en leur existence. Et qu'elles ressurgissent, comme par magie. Eclosent devant nos yeux ébahis.
Il faut profiter. Tant qu'on peut. Tant qu'on en a encore la force, le courage.

Mon regard revient sur Peter au moment où il arbore un sourire. Encourageant. Plein de promesses.
Tu me feras oublier ?
L'espace de quelques heures.
Oublier le monde.
Dans une salle loin de tout.
Oublier les autres.
S'oublier.
Laisser tomber les pensées trop sombres.
Assassiner les mauvais souvenirs.
Oublier ce qu'on est, ce qu'on a vécu.
Et respirer seulement pour cet instant-là.
Le goûter pleinement.
Sans s'arrêter.
Se délecter de ce moment hors de tout.
Espace et temps.
Heures et lieu.

Je l'entends parler de la bouteille tandis que mon regard va se perdre dans le vide.
Le lointain.
Un univers à mille pas d'ici.
Si près et si loin.
Un monde que j'aspire à toucher. Ce soir. Juste un peu.
Et pour cela, faut commencer par sourire. Doucement. Retrouver l'envie de vivre.

C'est décidé.
Ce soir, on vit. Comme l'autre soir, aux Trois Balais. Mais différemment.
Ce soir, il n'y aura personne. D'autre. Que lui. Et moi.
Pas de bar, pas d'ambiance bruyante, pas de serveur à courir de table en table et de saoulards à crier pour une nouvelle bouteille.
Seulement Peter et moi.
A vivre. Dans une salle déserte.

Oui. C'est décidé. Enfin.
Une nuit sans cauchemar qui ne laissera qu'un bon souvenir dans la mémoire.

- Au fait, c'est toi qui l'a apporté ? Ou bien cette salle est encore plus extraordinaire qu'on ne le dit ?

Je regarde Peter. Qui s'occupe du service. Je me tais. Me contente de le regarder, verser le liquide dans les verres prévus à cet effet.
Puis je me lève. Me baisse pour saisir un des récipients désormais pleins. Je le lève, plonge mes yeux dans ceux du jeune Serpentard.
Cette fois-ci, c'est à moi. De me regarder dans ses pupilles. D'y plonger, la tête la première. Me noyer. Remonter. A la surface. Et étirer les lèvres. Sourire. Vivre.
-Qu'importe, que ce soit moi ou pas. Cela ne change pas grand chose, si ?

Je le regarde une dernière fois avant de boire. La tête penchée en arrière. Tout avaler. D'un seul coup. Comme une assoiffée. Alors que je n'ai pas tant soif que ça, finalement.
-Ce n'est pas mauvais, je commente, après avoir lapé la dernière goutte.

L'alcool réchauffe un peu le corps.
Le feu de cheminée crépite. La bonne odeur du bois brûlé.
Tout pour se sentir chez soi. A l'aise. Parfaitement.

Je repose délicatement le verre sur la table.
M'interroge sur l'heure qu'il peut être. Dehors. Hors de cette salle. Dans les couloirs du château. Dans les pièces de l'école. Le temps qu'il fait, dans le parc.
Qu'importe.
Ces questions sont inutiles. N'ont aucune raison d'être. Ici.
Parce qu'on est loin.
Pas encore assez à mon goût.
Mais ça viendra. Bientôt, on s'en ira. On laissera tout derrière nous. Sans regret. Pour mieux vivre. Une nuit.

-Et alors, c'est quoi la suite du programme ? je demande avec un nouveau sourire.
Sans attendre de réponse, je récupère mon sac, fouille dedans, trouve les dragées de Bertie Crochue piquées aux 3B. Je les lance à Peter en espérant qu'il ait d'assez bons réflexes pour les rattraper.
-Si jamais ça te tente.
C'est toujours plus drôle d'en déguster entre amis que tout seul. Affronter à deux, trois, quatre, dix ou vingt les goûts étranges et parfois dégoûtants de ces petites friandises particulièrement appréciées des sorciers.
Une soirée détente.
Une soirée amusante.
Une soirée vivante.

Inoubliable.
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Re: Nuit des amoureux
Peter McKinnon, le  Jeu 27 Oct 2016 - 12:34

Alors que le jeune serpentard faisait le service, ses questions étaient restés sans réponse. Au final, cela n'était pas si dérangeant, étant donné la nature rhétorique de celles-ci mais tout de même ... Kohane avait l'air ailleurs. Mais une fois l'alcool versé dans les verres, elle avait plongé son regard de celui du jeune serpent. C'était une bonne idée, de multiplier les connexions, pour lancer la soirée.

Mais, à l'évidence, la jeune gryffondor n'en était pas à sa seule bonne idée pour lancer la soirée, elle vida son verre d'une traite, devant le jeune serpent qui s'était mis à le siroter lentement, pour faire bonne figure, s'il avait su ...

- Ce n'est pas mauvais.

*Ben on dira ça à la salle ...*

C'était vrai que le breuvage était assez bon. Et si une professionnelle de l'alcool comme cette stagiaire aux Trois Balais le disait, cela ne pouvait être que vrai ! Mais, cette fois, elle semblait bien lancée et perdait de plus en plus cet air perdu qu'elle avait arboré depuis le début de la soirée.

- Et alors, c'est quoi la suite du programme ?

A peine la question posée, la jeune gryffondor était partie fouille dans sa poche à la recherche de quelque chose dont Peter n'avait pas idée. Il en profita pour attraper discrètement la bouteille d'hydromel et resservir son amie, dont le verre était vide. Elle sortit alors de sa poche une dragée surprise de Bertie Crochue qu'elle lui lança. Peter, pourtant maladroit, arriva à l'attraper au vol, il était plutôt en confiance ce soir-là.

- Si jamais ça te tente.

Il jeta alors un regard malicieux à celle qui venait de lui faire don de cette minuscule dragée à l'aspect incertain. Et la plongea dans sa bouche. Il croqua. Un gout insupportable de jus de poubelle commença alors à se répandre dans sa bouche, le forçant ainsi à avaler le plus vite possible. L'air totalement dégouté, il finit sa dégustation en vidant son verre d'hydromel pour faire passer le gout.

- J'ai jamais de chance ... Tu en as d'autres ?
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Re: Nuit des amoureux
Kohane W. Underlinden, le  Sam 19 Nov 2016 - 16:26




Le temps, qui s'écoule doucement.
Au rythme du crépitement du feu. Doux bruit rassurant.
La grimace de Peter alors que ses dents croquent la dragée. Un léger sourire retrousse mes lèvres.
Je le regarde se débattre avec l'horrible goût en bouche. Finalement, la solution pour diluer tout ça : hydromel.
Il se saisit de son verre. Boire. Mon sourire figé sur mon visage. Alors que mes doigts se referment sur mon propre verre. Je ne le lâche pas du regard et sirote une petite gorgée. C'est amusant.

- J'ai jamais de chance ... Tu en as d'autres ?

Pas un mot. Et je dépose le paquet sur la table basse. Des dragées, multicolores.
Il y a de tout. Une diversité affolante.
Des couleurs, des couleurs. Encore des couleurs. Celles qu'on aime regarder quand ça va mal. Auxquelles on aime sourire parce qu'on a l'impression qu'elles mettent un peu de peinture de la vie.
Cette peinture-là, j'en aurais bien besoin. Au quotidien.
J'en ai marre du noir et du gris !
J'veux du rouge, du jaune, du corail, du orange. Du rose et des paillette. Du blanc éclatant, presque aveuglant. Des tons de verts qui rappellent l'herbe fraîche. L'herbe tendre sur laquelle on peut courir pieds nus. Et puis de l'or, or de blé. Les champs de campagne et les épis qui s'agitent au grès du vent. Sous le soleil radieux.
Ca me manque, tout ça.
Les couleurs me manquent.
Et je n'ai pas le courage, ou la force de saisir moi-même le pinceau. Passer une couche de jaune au-dessus du noir. Des points orange et une ligne verte, en bas. Une autre, bleu. Pour le ciel dégagé. Un peu de blanc -des nuages estivaux.
Je ne parviens pas à tremper moi-même les mains dans la peinture.
Alors je me contente de rêver. En regardant le reste. Les autres.
Les dragées. Pleines de leur individualité. De leur couleur personnelle.



J'avale une nouvelle gorgée d'hydromel et plonge ma main dans le sachet.
En prendre une, au hasard.
Elle est verte. Comme l'herbe.
La croquer sans hésiter. Le goût qui se libère. Effluves
Sang de dragon
Une grimace silencieuse. Beurk. C'est pas le top, quand même. Moi j'en voulais une myrtille. Fraise des bois. Tarte au citron. Que sais-je...! Celle qui te propulse en un rien de temps à la campagne, sous le soleil. Loin des ombres et du sang. Loin de la folie. Celle qui te fait flotter sur un petit nuage. Au-dessus de toute. Considération humaine.

J'émets un rire qui s'étouffe dans ma gorge. Un rire... nerveux ? Sincère ? Amusé ? Je ne sais pas. Seulement un rire qui ne sort pas totalement. Pas entièrement.
Un rire qui paraît s'auto-censurer.
Ma main se crispe à nouveau sur le verre et je bois les dernières gouttes.
L'alliance hydromel-sang de dragon n'est pas non plus le cocktail le plus parfait. Le cocktail rêvé.
Mais ça fait du bien.
L'alcool monte. Ou descend. Tout dépend du point du vue.
Il fait chaud. Et le feu ne fait qu'accentuer ce sentiment.
Mais au moins, la chaleur me fait oublier la neige. Me fait oublier Leo. La douche glacée qui m'a submergée quand je l'ai vu. Lui. Et cette femme. Inconnue. Morte. La gorge tranchée et le sang rouge sur la neige blanche.
La chaleur chasse toutes ces images qui me dégoûtent. Me révulsent. Me fendent en deux. Ame broyée.
La chaleur donne cette envie d'étirer les lèvres. Découvrir les dents. En un sourire au monde. Alors qu'il ne le mérite pas. Qu'importe, lui sourire quand même. Et lui faire croire qu'on l'aime, ce p*tain de monde. Juste une fois. Le temps d'un verre.



Mécaniquement, je reprends une nouvelle dragée et croque.
Ca me met en joie. On dirait de l'herbe et de la terre.
Ne rêvais-je pas de campagne, soleil et autres images pastorales ?
Bah voilà ! Je suis servie.
Je suis en train de la mâcher, cette foutue herbe tendre.
En fermant les yeux, je pourrais presque m'y voir.
Mais je ne ferme pas les yeux. Comme si les fermer ferait disparaître Peter. Ou un truc dans l'genre.
Je ne sais pas ce que je fous là. Ce qu'il fout là. Ce qu'on est venus faire ici.
Mais il est là. Je suis là.
Loin de tout, du monde. De la neige, du froid. Du sang. Des larmes et lames.
Alors profitons. Car demain, tout sera oublié. Effacé. Evaporé.
Oui. Profitons. Du moment présent. Et qu'importe l'avenir. Je n'y crois plus, de toutes façons.

Je me laisse à nouveau tomber dans un fauteuil.
Dingue comme il est confortable, quand même !
Choir et s'enfoncer dans le cuir.
Sentir l'alcool tourner la tête. L'esprit. Et les flammes... qui lèchent doucement le bois. Ou l'âme.
Un sourire, presque carnassier aux lèvres. Un regard teinté d'espoir et désespoir à la fois. Un regard qui tente de retenir le sien. Le captiver, capturer. Et la voix.
-J'sais pas ce que tu avais prévu. Mais moi, j'ai envie de faire un truc bien. Profiter d'être loin de la folie des autres. Et les oublier.
Un court silence.
-Tout oublier, prononcé-je dans un souffle, en fermant les yeux, comme pour chasser une mauvaise pensée.
Reculer la tête contre le dossier. L'enfoncer un peu plus. On peut toujours s'enfoncer pour disparaître.
Disparaître aux yeux des autres.
Mais pas à ceux de Peter.
Parce que. Je ne veux pas être seule.

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Re: Nuit des amoureux
Peter McKinnon, le  Sam 19 Nov 2016 - 16:50

Comme une réponse à la question de Peter la gryffondor sortit un paquet de Dragées Surprises de Bertie Crochue et le déposa sur la table basse. Peter regarda le paquet, circonspect. Il n'avait pas réellement envie de réitérer l'expérience.

*C'est peut-être à autre chose que t'as envie de goûter ...*

Face à lui, Kohane est si difficile à décrypter ... Elle finit par plonger sa main dans le paquet pour goûter elle aussi aux joies de ces maudites dragées. Le jeune serpentard lui, replongea ses lèvres dans son verre, qu'il termina une nouvelle fois. Apparemment pour sa camarade, le goût espéré ne fut pas au rendez-vous, elle aussi grimaça et se reporta sur son verre. Discrètement, Peter se remplit également un verre qu'il vida d'une traite alors que la rouge et or retentait sa chance avec une des dragées multicolore.

*C'est cette fille à moitié alcoolique qui doit avoir une mauvaise influence sur toi !*

Kohane s'était réinstallée confortablement dans un fauteuil. Comme une petite princesse, elle semblait attendre la suite du programme. Cette idée fit sourire Peter.

- J'sais pas ce que tu avais prévu. Mais moi, j'ai envie de faire un truc bien. Profiter d'être loin de la folie des autres. Et les oublier.

Peter regarda la jeune fille d'un air mi-amusé, mi-incrédule.

- Tout oublier.

Etait-ce vraiment nécessaire qu'elle fasse cette répétition ? Peut-être pour persuader Peter que lui aussi avait des choses à oublier ! Le jeune serpentard se leva alors. C'est à ce moment là qu'il sentit pour la première fois de la soirée les effets lancinants de l'alcool. Cela le fit sourire. Il avança jusqu'au fauteuil dans lequel celle qui partageait sa soirée était enfoncée, en prenant soin d'avoir la démarche la plus détendue possible. Il se laissa alors tomber à coté d'elle, son verre toujours à la main. Il attrapa la bouteille et remplit à nouveau leurs verres. Il était temps qu'il lui fasse tout oublier sauf cette soirée.

- Et si on commençait ?

Après cette interrogation énigmatique, Peter passa sa main dans les cheveux de la lionne et s'avança pour l'embrasser.

*Ca faisait longtemps que l'on ne t'avait pas connu aussi téméraire !*

Faisait-il cela car il en avait envie, ou parce qu'il y était poussé par l'hydromel et le regard profond de la jeune fille ? Il n'en savait rien, pire il s'en moquait. Au final, même si elle était un peu dérangée, c'était elle qui avait raison : ce soir-là, plus rien n'avait d'importance.
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Re: Nuit des amoureux
Kohane W. Underlinden, le  Mar 13 Déc 2016 - 20:50

/Sorry du retard. Bon, tu vas finir par y être habitué Ange\




Une nuit à oublier les monstres.
Pour une fois ne pas implorer l'aube d'apparaître rapidement.
Se ficher du tout
du temps
de l'espace.
Rien attendre.
Rien chercher.
Fermer les yeux.
Et se laisser porter.
Par le tout. Le Rien. L'Infini.

Juste un peu de douceur
sur un coeur saignant.
Arrêter son corps. Une fois. De temps en temps.
Qu'il cesse de marcher sans but.
Se perdre dans les méandres des rues et de la pensées.
S'égarer dans le lointain en espérant tout fuir. Se fuir.

Je sais que Peter ne le saisit pas vraiment, ça.
Peut-être même qu'il me prend pour... une folle. Délurée. Déjantée. A côté d'la plaque.
A côté de tout.
A toujours vouloir voir autrement, différemment.
Et à voir le monde d'une autre manière aussi.

Sans doute est-il trop rationnel pour moi.
Sans doute vit-il sur un autre plan.
Les coeurs ne sont pas tout à fait accordés -il y a la fausse note, quelque part.
Mais on doit pouvoir faire tout de même un mélodie potable. Juste un soir. Juste une nuit.
Au milieu du nulle part.



Je le vois se lever, assurer sa marcher. Alcool. Ca fait toujours tourner la tête.
Se retrouver par terre sans rien avoir compris. Au sens propre. Au sens figuré.
L'alcool, ça va vite. Si vite. Trop vite.
Pourtant, ça va. Il parvient à mettre un pied devant l'autre. Sans tomber. Moi, je ne bouge pas. Ne bougerai pas. Je suis trop bien, là, enfoncée dans mon fauteuil.
Il n'y a plus que l'esprit qui s'agite. Le corps. Reste. Immobile.
Seul l'oeil le suit. Et l'observe s'affaler à mes côtés.
A nouveau, remplir les verres. Mais je n'ai plus envie de boire.
Juste tomber. Dans un rien cotonneux.
Partir. Décoller. Vers le trou noir. Illuminé, parsemé d'étoiles.
S'abandonner.
Cesser la lutte.
Sentir la plénitude. A nouveau, tenter d'ouvrir la porte de l'Univers.
Se dire qu'un peu de tendresse est possible. Entre deux battants de douleur.

- Et si on commençait ?



Sa voix est lointaine.
Elle flotte.
Dans l'Immensité.
Elle est légère et douce. Rassurante.
Caressante. Le baume qu'on passe sur les blessures. Pour apaiser la douleur.
Tout est loin. Tout est éthéré.
Ca s'envole déjà.
Et doucement, je sens sa main dans mes cheveux.
La chaleur. Humaine. Des mains qui ne sont pas couvertes de sang. Pas encore. Jamais, je l'espère.
Il n'a pas le droit, lui aussi, de partir à la dérive comme ça.

Les lèvres.
Contre lèvres.

De la tendresse.
Pour apaiser l'âme. Un peu de douceur. Au milieu de la brutalité.
Partir, se laisser aller. A l'Inconnu.
Il n'y a pas d'amour. Une attirance, peut-être. Une affection. Toute tranquille.
Une affection qui ne demande rien d'autre que cette nuit. Qui n'attend rien. N'espère rien.
Simple. Sobre. Terrestre. Presque banale. Mais tellement rassurante.
Une affection dont on se contente, juste un instant. Rapide. Ephémère. Un instant dont on se rappellera comme était ce moment t, unique et solitaire.
Juste ce soir. Juste cette nuit. Un peu de repos. Dans le cosmos du désir.
Rien de plus. Ne pas attendre davantage.
C'est tout. Quelques heures à s'envoler.



Alors doucement, ma main vient se poser contre son cou, sa nuque.
Le contact d'une peau sous mes doigts...
J'ai l'impression que ça fait longtemps. La sentir ainsi. Si proche.
La main contre la peau. Et les lèvres qui rendent le baiser.
L'esprit s'abandonne - il va danser sur la nuit. Tenter d'atteindre les étoiles. Dans d'autres bras que ceux de Leo.
L'oublier.
Contre lui, Peter.
Parce que c'est lui, qui est là. Ses lèvres contre les miennes. A aspirer le noir, chasser les ténèbres.
Offrir l'oubli tant désiré.

Doucement, je me recule, romps le baiser. La main toujours posée contre sa nuque.
Le contact physique toujours établi.
Pas un mot. Et sauter dans son regard clair.
On ira, ensemble. Dans le gouffre de l'oubli.
Se perdre, perdre son esprit le trou noir.
Sans mot, paroles inutiles. Seulement le corps. Qu'il sente qu'il vive. Quitte à lui faire violence.
J'aimerais que tu puisses calmer la rage qui hante mon coeur. La haine qui l'habite.
Que tout se tasse, pour cette nuit.
Désespérément. Que tout s'évapore.

Viens. Avec moi.
Voguer dans un monde où tout est neutralisé. Plus de rage, plus de haine...
Mais j'ai besoin de toi, pour y accéder. Seule, je ne peux pas.
Viens. Juste cette nuit.


Mon deuxième bras vient rejoindre le premier, resserre l'étreinte.
Avoir quelque chose à serrer contre soi.
Pour se rassurer.
Se raccrocher. A une bouée.

Allez, viens.
On va voler.
Pour tout oublier.
Se laisser couler.
Dans une chaleur étoilée.


Cosmos


Danser à deux au milieu des planètes.
Explorer l'Univers du bout des doigts.
Effleurer la source de vie.
Faire cabrioler la Nuit.
S'abandonner à elle. Entre ses bras. Alors. Viens.

C'est magique.

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Re: Nuit des amoureux
Peter McKinnon, le  Ven 16 Déc 2016 - 8:30

La témérité de Peter avait payé. La jeune élève de gryffondor avait accueilli son baiser avec une certaine chaleur. Kohane avait été jusqu'à passer sa main dans la nuque de Peter, comme pour lui montrer la route à suivre de la soirée. Le jeune serpentard avait terminé d'être convaincu, ce soir-là plus rien n'avait d'importance.

La jeune sorcière avait rompu le baiser, tout en douceur, mais avait laissé sa main tout contre la peau de Peter, lequel avait conservé la sienne dans les cheveux de la demoiselle. Kohane ne disait rien, la pièce était plongé dans un silence feutré qui s'animait parfois au gré des bruits de la cheminée. Les deux élèves de Poudlard se regardaient soudainement avec une passion qu'ils se découvraient soudainement. Et pourtant, Peter n'avait pas idée de la poésie qui se déclamait dans la tête de la jeune sorcière.

Avec une douceur décidément caractéristique, la gryffondor passa son second bras autour de Peter et se serra contre lui. Elle voulait qu'il la fasse voyager, rien qu'un soir. Le jeune serpentard prit alors les mains de son amie dans les siennes, et entreprit de les démêler de sa nuque. Et avec une impulsion mêlée d'une douceur infinie (et pour une fois d'une absence de maladresse), il accompagna le corps de la gryffondor pour la coucher sur la longueur du canapé.

Peter desserra la cravate vert et argent de son uniforme, tout en prenant soin de ne pas lâcher la rouge et or du regard. Il allait l'emmener quelque part, loin de Poudlard, mais d'abord, il allait diluer son regard dans le le sien. Ils allaient partir mais d'abord, il fallait mélanger les couleurs, les faire tournoyer avant qu'elles ne se fondent dans le néant. Il fallait que le regard bleu de Peter l'hypnotise pendant qu'il se débarrassait de ses attributs verts et argent. Il fallait que le feu projette partout la violence de ses flammes rouge pour refléter la couleur miel de l'hydromel sur les deux élèves. Peu à peu, Peter se rapprocha du visage de Kohane, comme pour lui murmurer :

- Tu ne regrettes jamais rien toi hein ?

Les couleurs pouvaient commencer à se mélanger.
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Re: Nuit des amoureux
Kohane W. Underlinden, le  Sam 7 Jan 2017 - 15:35




Le souffle unanime.
Pour une seule nuit, les coeurs qui décident de battre ensemble.
Courir main dans la main dans le vide.
Tomber, corps contre corps.
La chute dans le feu de la passion. Une nuit seulement. Ca suffit. Ne rien demander d'autre. Fermer les yeux sur le passé. Fermer les yeux sur l'avenir.
Seulement regarder le chemin actuel. Bordé de Soir.
Le chemin unique pour un moment unique.

Un
sourire.

Face à cette bulle de tendresse.
Je ne pensais pas que c'était encore possible, ça.
La douceur d'un sentiment, la douceur d'une main qui s'emploie à autre chose que la mort, que le sang.
La douceur d'un regard d'azur, qui paraît plus profond dans l'obscurité ronronante d'une salle hors de tout. Seulement les flammes pour laisser entrevoir ses traits. Seulement le feu pour illuminer la scène.
Au-delà de ça, il n'y a rien.

Seulement les corps au contact, en contact plutôt.
L'étreinte rassurante.
Il y a lui. Il y a moi.
A nous deux, on est, cette nuit, tous ceux qui s'aiment sans rien dire. Ou qui ne s'aiment pas mais décident de jouer une douce mélodie de piano ensemble, juste une fois, pour voir, pour essayer.
A nous deux, cette nuit, on assassine ceux qui abattent la haine, ceux qui brutalisent les corps. Ceux qui écartèlent les chairs, qui percent la peau, se délectent du sang. On les assassine par un regard tendre qui va se perdre dans un monde fou.
A nous deux, on est la douceur caractéristique des êtres à l'origine -nul ne naît bon ou mauvais mais le bébé sait être doux, j'en suis sûre.

Je sens que les notes s'accordent peu à peu.
Finalement, on devrait réussir à en sortir une jolie musique, non ?
Suffit d'être patient. Observer dans le noir. Comprendre quelle note jouer lorsque l'autre tape sa propre corde.
On devrait y arriver.



Au début, il y a les couleurs.
Du vert
Du rouge
Puis il n'y a rien. D'autre que la chair.
Seulement la peau. Et le bleu de l'oeil brillant dans la Nuit. Comme un étoile trop près. Trop proche. Tellement accessible, à portée de main.
Juste l'azur de son regard, fantastique et fascinant.
Voir le rien. Il n'y a plus de blason. Plus de maison. Plus de Lion ou de Serpent.
Seulement deux êtres perdus.

La cravate vert-et-argent qui glisse au sol et que je ne remarque même pas.
Captivée par le bleu.
Le ciel qui se reflète dans sa pupille. Le ciel que j'aimerais toucher, effleurer. Du bout des doigts. Du bout de l'ongle.
Un ciel que je ne veux qu'à moi. Cette nuit.
Un ciel qui ne serait qu'à moi. Juste le temps. De ce soupir dans l'éternité.

- Tu ne regrettes jamais rien toi hein ?

Le sourire amusé à cette phrase.
Si, j'ai déjà regretté. Beaucoup de choses.
Mais ce soir, ce ne sera pas le cas.
Il n'y aura rien à regretter.
Seulement à profiter.
Alors le sourire amusé se mue en un sourire tendre. Plein d'un merci muet.
Merci pour ce ciel bleu. Pour cette étoile qui brille au fond de ton regard. Pour ces pas dans le vide, ces quelques pas de danse dans le rien, ces notes de piano envoyées à l'Univers.
Merci.



Le coeur bat et résonne.
Pour une fois, ce n'est pas de peur.
Seulement de passion. De désir.
De l'attente délicieuse, de la tension palpable. Le sourire figé sur les lèvres - le sourire qui ne veut plus s'en aller.
Les âmes différentes qui acceptent pour une fois de se mettre au même niveau. Et se ressembler.
Miroir.
Les visages face-à-face.
Oublier les écarts.
Pour mieux rassembler.

une nuit intense
un espace gorgé de toi
sans toi
mais bien sûr je désire ton cri ta faim
pour me hausser jusqu'à eux
comme on désire un sommet
pour s'y jucher
et voir l'autre paysage
et maintenant tais-toi
viens
viens en moi
et voyons qui guérit l'autre

(Témoins à charge, JP Siméon)



Alors
rassemblons !
Les corps et les esprits.
Les sourires et les âmes.
Les coeurs et les folies.

L'une de mes mains vient refermer la prise sur son bras. Comme pour ne pas lui laisser l'opportunité de s'envoler au dernier moment. Si jamais...
Tandis que l'autre entreprend de desserrer mes propres couleurs. Ma propre cravate.
Ne doit rester que le rouge du feu. L'or de ses flammes. Pas celui des vêtements.
Déboutonner la chemise tandis que la première main remonte du bras à la nuque
approcher son visage du mien.
Le baiser qui scelle l'accord silencieux.
Je ne reculerai pas.
Ne regretterai pas.
Je veux juste que tu restes.
Non pas que je t'aime -je t'apprécie, sans nul doute.
Mais finalement, le désir n'a pas besoin d'amour.

Alors, n'attendons plus

pour sauter

dans

le

vide.

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Re: Nuit des amoureux
Peter McKinnon, le  Sam 7 Jan 2017 - 21:01

Après ses dernières paroles, les lèvres de Kohane étaient entrées une nouvelle fois en contact avec celles de Peter. Après cela, il allait avoir l'impression qu'elles n'allaient plus se quitter. Les couleurs de leurs maisons respectives avaient commencé à garnir le sol et la jeune sorcière, d'une prise douce et ferme à la fois avait agrippé son bras. Peur qu'il ne s'en aille ? Après les couleurs, les emblèmes, vint le tour des vêtements. Les deux élèvent se dépouillaient peu à peu de chaque signe de civilisation qui pouvait entacher leurs corps. Ils partageaient le même désir de retour à un état antérieur, sans artifice. Désormais, il n'y avait plus que la nature qui comptait. Un regard, une caresse, un battement de cœur, ... Ce soir-là, les flammes noyèrent toute la salle sur demande, enrobant leur désir et le voilant à la face du monde. Ce soir-là, ils n'étaient plus que deux petites singularités dans le vaste univers, avant de ne devenir plus qu'une singularité, la plus belle du vaste univers.

Peter ne s'y était pas attendu et pourtant il en était là. Là, il était là et nulle part et partout à la fois. Il s'unissait finalement à la Gryffondor. Ils ne faisaient plus qu'un. L'hydromel les avait rapproché une nouvelle fois, il avait commencé par se répandre dans leurs sang avant que celui-ci ne se lance dans la course effrénée de la nuit sans étoile. Le feu dans l'âtre diminuait sous l'effet de la consumation des buches, assombrissant la pièce dans laquelle se consumait leur passion. Mais peu leur importait, les cheveux, les yeux, les peaux, tout cela ne leur avait jamais semblé si coloré, si lumineux, si vivant, avant. Peter n'était pas capable de vivre la même poésie que sa partenaire dans sa tête, mais peu lui importait, la musique il l'avait quand même, malgré qu'il soit incapable de mettre des paroles dessus. Ils jouaient la même partition et ils valaient les plus beaux orchestres ...
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Re: Nuit des amoureux
Kohane W. Underlinden, le  Mer 18 Jan 2017 - 18:23




Tendres bras.
Craindre ceux de Morphée, accepter ceux de Peter.
Ne pas se sentir seule avec ses ombres pour une fois.
Et même les oublier, alors les souffles se mêlent dans le noir.
Une étoile qui brille au fond de l'âme
Les coeurs qui résonnent de concert.
L'orchestre interne qui s'accorde.
Les sourires qui s'accrochent l'un à l'autre.
Les lèvres qui se touchent, affectueuses.

Une danse portée sur l'Univers
Au milieu des galaxies redécouvertes.
Un tango infernal au milieu d'une nuit d'oubli.
Ce milieu où il n'y a plus de couleur, de maisons, d'emblèmes.
Seulement le corps qui se coule au milieu du blanc et du noir.
Qui parvient à danser sur les ombres qui l'étouffaient avant.
Confiance extrême
que la gueule du loup ne se refermera pas.
Pas tant que les bras tendres seront là.



La Nuit qui s'impose de plus en plus alors que le feu se fait petit dans l'âtre de la cheminée.
Et qu'importe ce feu. Qu'importe la lumière.
Ce monde parallèle et différent n'a pas besoin de lumière.
Un monde de sensations et de sourires qui, à eux seuls, permettent d'éclairer.
Et puis, qu'importe de voir.
Cette danse aveugle que nous menons devient parfaite.
Rythmée par des coeurs unis, l'histoire d'un soir.
Ces pas sans yeux seraient moins beaux si les paupières venaient à s'ouvrir et les prunelles à voir.
L'unique sensation des choses rend la Nuit plus magnifique encore.

Une inspiration unique
une expiration unique
pour un seul corps confondu dans le noir.
Et tout autour, des centaines d'étoiles, un Univers infini à explorer ensemble. Main dans la main. Corps contre corps. A s'abîmer ensemble dans un désir unanime.
Corps contre corps.
A observer l'éternité de cette nuit.
Viens.
Regarde.
Souris.
Regarde comme c'est beau.
Cet oubli du dehors et cette solitude à deux au milieu d'un monde parsemé de perles brillantes.
Ecoute comme c'est beau.
Cet orchestre qu'on parvient à accorder. Et ce tintement d'étoiles -elle rient pour nous, avec nous.

Détenir à deux la clé de ce monde hors de tout.
En ouvrir la porte.
Pour une fois
juste une fois
Partager ensemble cet univers, cette vision.
Pour une fois
juste une fois
Caler nos pas l'un dans l'autre.



Je m'accroche à ton sourire,
A ton regard.
Comme j'aimerais que tu t'accroches aux miens.
Je ne te lâcherai pas.
Pour cette douce plongée dans le vide.
Pas d'ailes, pas de panique.
Seulement se laisser tomber, calmement.
Sensation de liberté alors que le corps chute -mais pas seul.
Sentiment de laisser tomber tout le reste -sauf toi.
Laisser tomber l'angoisse
les monstres
les larmes
les crises
la panique.
Laisser tomber
et se laisser tomber.
Confiance. Je ne suis pas seule. Et nous ne nous ferons pas mal.
Ce vide n'est pas comme les autres.
Il n'est pas agressif. Au contraire.
Il accueille entre ses bras,
Il berce les amants d'un soir
Les envoie valser ensemble dans leur danse aveugle au milieu de la nuit
Tape le tempo des pas
Accompagne leurs mouvements.
Ce vide est ami. Et je lui souris alors que, contre toi, je tombe, toujours plus bas.
Tomber au milieu des étoiles -étrange, non, quand on peut croire que les étoiles sont plutôt en haut.
Tout est inversé dans ce monde où on ne réfléchit plus.
Et qu'importe que ce soit à l'envers ou à l'endroit.
On n'est pas là pour y songer.
Seulement pour valser ensemble au son de la musique qu'on parvient nous-même à produire.

Le Tic-tac de la nuit peut s’égrener, le Temps n'a plus de prise ici.
Le Temps n'a plus d'impact sur nous, sur notre pensée.
Je suis sûre que tu ressens la même chose : cette doucereuse perdition de l'être.
Perds-toi avec moi.
Perds-toi contre moi.
Sans poser de question
alors qu'avancent les étoiles réelles du ciel, le manteau de la nuit et la lune qui sourit.

Plus tard, nous rouvrirons les yeux.
Les aveugles recouvriront la vue.
Le ballet parfait s'achèvera.
Le chute incessante et délicieuse cessera.
Mais pour l'heure, seule m'importe l'enivrante valse.
Qui tourne, et tourne, et tourne
l'esprit.
Valse que l'on croit sur le coup sans fin.



(Fin du rp pour moi)
Nyx Spero
Nyx Spero
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Aucune année renseignée

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


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Re: Nuit des amoureux
Nyx Spero, le  Sam 24 Juin 2017 - 22:35

Douce Haine... Doux Désir...
RP avec Lala la Sale Gosse
LA Mutuel pour tout le RP.



La Mort se cachait.
La Vie se faisait dure.
La Lumière disparaissait.
Plus rien n’était sûr…


Les épisodes s’enchainaient.
Que devait-elle faire ?
Elle perdait le contrôle.
Rien n’allait.

La nuit était compliquée.
N’arrêtant pas de se retourner encore et encore dans son lit.
Sa bien-aimée était partie.
Son Ange la détestait vraiment.
Son Amie était dans une situation délicate.
Sa Famille n’arrangeait pas les choses.

Soupire.
Elle se leva.
Se contentant de rouler un bâton qui n’allait pas tarder à être fumé.
Un de plus.

Enfilant un short,
Ainsi que sa chemise,
Cheveux attachés,
Laissant quelques mèches rebelles tomber,
Elle se dirigea vers la sortie,
Prenant sa cape noire avec elle.

Direction le Parc.
Parce que le Parc c’était la vie pour elle.
La Vie parce qu’elle pouvait fumer tranquillement à cette heure-ci…
Drôle de paradoxe.
Fumer tuait.
Mais elle fumait pour vivre.
Tout cela n’avait aucun sens.
Mais, est-ce que quelque chose avait réellement du sens pour elle ?

Recrachant la fumée,
Elle réfléchit.
Elle n’avait que ça à faire.
L’air frais lui faisait du bien.
Fermant les yeux.
S’abandonnant une nouvelle fois à cette drogue…

Ses poumons avaient mal…
Son cerveau était lent.
Son Esprit était au repos…


Elle resta un petit moment à contempler la beauté des étoiles.
Douce Nuit éclairée par le scintillement des étoiles…
Petite Lumière l’hypnotisant.
Bougeant lentement dans un ciel infini.
Le Temps était inexistant dans un tel environnement.

Cependant,
L’appel de la fraicheur la réveilla.
Lui rappelant qu’elle ne pouvait pas passer la nuit dehors.
Le sommeil ne l’appelait pas.
Elle ne voulait pas retourner dans son dortoir.
Alors, elle se contenta de se pavaner dans les couloirs.
Montant une marche après l’autre.
Dans l’Obscurité.

Septième étages.

Des sanglots se firent entendre.
Qui pouvait bien avoir une telle idée que d’aller pleurer dans un couloir ?
Les toilettes était toujours mieux.
Se rapprochant doucement.
Voyant une silhouette dans les ténèbres.
Une silhouette qu’elle arriva à identifier,
Une fois arrivée à quelques mètres d’elle.

Petite Blonde…
Aux Yeux d’Aciers…


Elle ne savait pas vraiment quoi faire.
Restant immobile quelques instants.
La regardant.
Pleurait-elle par sa faute ?
A cause de l’épisode de la bibliothèque ?
C’était fort probable.
Elle souffrait par sa faute…

Son cœur se resserra.
Devait-elle partir ?
Ou s’approcher ?
Elle ne s’était jamais sentie aussi perdue qu’à cet instant.

Elle décida de s’approcher doucement.
Car, il n’y avait que ça à faire.
Elle ne pouvait pas la laisser là.

- Petit Ange…


Petit murmure en s’accroupissant devant elle…
Elle allait sûrement se recevoir une gifle.
Ou une remarque peu charmante.
Elle s’attendait à tout de sa part.
Les cachots étaient la preuve qu’elle pouvait la tuer.

Ses yeux aciers croisèrent ses émeraudes.
Yeux gonflés par les larmes.
Son cœur se resserra une nouvelle fois.
Approchant doucement sa main de sa joue pour essayer ses larmes…
Geste doux et tendre…

Les paroles n’avaient plus aucun effet.
Ellana prit sa main.
Non pas pour la dégager…
Non.
Elle la serra.
Son cœur rata un battement.
Elle aurait peut-être dû partir.
Mais… Non.
Elle ne pouvait faire aucuns mouvements.
Juste rester là… à regarder ces yeux aciers rougis par les pleurs.

Approchant lentement sa tête vers elle.
Déposant un baiser sur le front de son Ange.
Protection ?
Elle devait arrêter d’agir ainsi avec elle.
Elle la détestait.
Elle devait s’y résoudre…

Mais voilà,
L’Ange l’attira de nouveau vers elle,
Cette fois-ci,
Pour coller ses lèvres sur les siennes.
Baiser auquel elle se contenta de répondre.
Parce qu’elle en avait envie.
Parce que c’était une drogue.
Parce que ça lui retournait le cerveau.

Caressant doucement sa joue.
Profitant au maximum de ces lèvres qu’elle connaissait parfaitement.
Mettant fin au baiser.
Se rappelant qu’elles étaient au beau milieu d’un couloir, en pleine nuit.
Cependant, pas n’importe quel couloir…
Elle se leva.
Proposant une main à Ellana pour se lever.

- Viens.

Un simple mot.
Son regard interrogateur en disait beaucoup.
Mais, elle ne tarda pas à accepter la main proposée.

Regardant le mur.
Fermant les yeux.
Pensant fortement à ce don elle avait besoin : un coin tranquille, où elles ne pouvaient pas être dérangées.
Une porte apparue après quelques secondes.
Nyx se dirigea vers celle-ci.
Un regard vers la Princesse.


- Tu as peur ?
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