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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Forêt Interdite
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Opération spéciale
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Jake G. Kenway
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Re: Opération spéciale

Message par : Jake G. Kenway, Sam 17 Oct 2015 - 17:04



La lune, ma compagne.
PV Azphel



La journée avait été longue car Jake appréhendait ce qui allait se passer ce soir là. Quelques jours auparavant, l'ancien Serdaigle avait rencontré aux funérailles de l'oncle de sa chère amie, Valentina, le compagnon de celle-ci. Le Kenway se souvenait encore la lourdeur qui pesait sur son cœur tandis qu'il parlait avec ce Serpentard de souche, essayant par tous les moyens de détourner son esprit de l'omniprésence de la mort. Ainsi, ces sang-purs ont apprit à se connaître de plus en plus, jugeant que cela était nécessaire étant donné que l'italienne partageait une place particulièrement importante dans leur vie respective.

Ils avaient parlé de tout, de manière générale : leurs fréquentations, études, professions et leurs histoires. Le sujet finit par venir sur la malédiction dont Azphel était victime. Il y avait de cela de nombreuses années, cet homme fut agressé par une créature à moitié homme et à moitié loup. Celle-ci lui avait laissé une belle cicatrice qui servait de rappel au fléau qu'il devait subir une fois par mois: il était un lycanthrope. La lycanthropie... Jake avait le souvenir lointain d'un ami de sa jeunesse qui lui aussi avait ces attributs coulant dans ses veines. Il se souvenait du regard perdu que l'homme prenait pour raconter à quelle point il s'agissait d'une expérience atroce, de cet air qui assombrissait le visage pour parler de la douleur qu'il ressentait. Et, c'est ce qui motiva le sorcier à en demander davantage à son compagnon de beuverie.

Jake éprouvait un plaisir malsain à l'écouter décrire la transformation. Peut être était-ce à cause de la douleur que l'homme qui n'arrivait pas à faire son deuil éprouvait chaque secondes depuis la mort d'un être cher. Peut être était-ce parce que cette perte lui avait fait comprendre à quel point il était seul et avait refoulé tous ses sentiments, ses émotions, de la pitié qu'il éprouvait pour lui-même. Azphel avait une façon propre à lui d'évoquer sa transformation, une façon assez personnelle pour susciter en Jake, l'envie d'assister à sa souffrance. Ainsi l'animagus lui demanda simplement s'il pouvait être le témoin d'une de ses transformations, impliquant alors un motif bidon, l'enrichissement de son savoir ou un truc du genre.

Ils se sont donné rendez-vous pour la pleine lune la plus proche, devant le portail de Poudlard, où Azphel travaillait en tant que directeur des Serpentards. Le Kenway s'était rendu au point de rencontre, une heure avant que le soleil ne se couche, ce qui lui laissait largement le temps d'apprécier les couleurs prédominantes de l'automne, de se laisser surprendre par le vent froid de la saison. En observant le château, il se senti envahir par une certaine nostalgie. D'une certaine manière, c'était là que tout avait commencé. Son ami le sang-pur interrompit ses pensées et ouvrit le portail.

    « Comment ça va depuis l'enterrement ?
    - À vrai dire, pas trop mal merci. Mensonge. Je suis assez nerveux à l'idée d'assister à.... un tel spectacle. D'ailleurs, merci encore d'avoir accepté que je t'accompagne. Comment te sens-tu toi ? »


Jake et Azphel s'en allèrent en direction de la forêt interdite sans réellement bavarder : le Kenway respectait silencieusement le spectacle qu'il n'allait pas tarder à voir. Ils remontèrent les escaliers qui menaient jusqu'aux portes du château, traversèrent le grand pont séparant ce même patio avec la colline aux menhirs de la cours, ils descendirent enfin en direction de la petite maisonnette où logeait le garde chasse, avant d'entrer dans la forêt. Le sorcier n'avait jamais osé s'aventurer dans ces bois car si la Forêt Interdite se nommait ainsi, ça n'était pas pour rien. Cependant, en ce moment, il ne craignait rien car il savait qu'il n'était pas prêt d'oublier ce soir là. Il était en présence de son ami lycanthrope et de la lune, sa compagne.
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Re: Opération spéciale

Message par : Azphel, Lun 19 Oct 2015 - 10:16


PV J. G. Kenway
La lune, ma compagne.
* * *

- À vrai dire, pas trop mal merci. Je suis assez nerveux à l'idée d'assister à.... un tel spectacle. D'ailleurs, merci encore d'avoir accepté que je t'accompagne. Comment te sens-tu toi ? »

- Ça va pas mal non plus. J'ai eu l'occasion de me transformer tout récemment en présence d'élèves à Poudlard, je sais que je me contrôle, donc il n'y aura pas de soucis. Avec les années et la prise sur soi, la transformation se fait plus... simplement. Mais tu pourras être frappé par son aspect violent, notamment le craquement des os et les changements morphologiques qui sont la particularité la plus douloureuse. Mais ça se passera bien, ajouta-t-il dans un sourire confiant.

¤ ¤ TI ¤ ¤ Azphel n'aurait su dire pourquoi il appréciait l'homme à ses côtés, au point de l'inviter à le voir se transformer. Il se dégageait une empathie évidente de Jake, au delà de son côté séducteur qu'il ne mettait pas spécialement en avant, mais qui sautait aux yeux. Sa sympathie naturelle, aussi, avait du décider Azphel ainsi que le fait que ce soit un ami très proche de Valentina.
¤ ¤ ¤La discussion entre les deux hommes se faisait naturellement - le mage noir n'en était pas surpris mais savait que Jake était à la fois bien loin de s'imaginer qui était réellement le loup-garou qu'il côtoyait.
Un homme en plein changement, une ombre attirée par une lumière folle, émergeant au lointain.

¤ ¤ ¤Les abords familiers de Poudlard défilèrent silencieusement, comme les témoins muets des pérégrinations des deux sorciers. Ils les regardait s'engouffrer dans la forêt avec un calme éloquent, comme s'ils devinaient ce qui allait s'y passer.
Les sorciers n'avaient croisé qu'un élève courant dans la direction opposé, vers le château, sans même leur adresser un regard, ce qui était parfait au final pour leur manigance du soir. Les arbres les camouflèrent bientôt, laissant l'ombre envelopper de toute sa toile la présence des deux hommes. Le soleil avait déjà disparu derrière les branchages et les rayons orangés du couchant s'étaient éteints au profit d'étoiles naissantes.

¤ ¤ NA ¤ ¤ La lune était basse encore, on pouvait voir d'œil d'homme dans les profondeurs de la forêt. Bientôt elle s'élèverait, les engloberait, scintillante, et alors Azphel entrerait en scène. La malédiction, entrerait en scène. Cette part de lui-même qui le répugnait, mais qu'il avait appris à traiter avec douceur, pour se préserver de la part la plus animale en lui, pour éloigner les gens qui comptent pour lui du fléau qui pouvait s'abattre à tout moment. L'homme était devenu maître de lui-même, en dépit de la perte de sentiments qui se produisait à chaque transformation, il savait reconnaître l'utilité d'attaquer ou nom. Encore qu'il lui était beaucoup plus difficile face à des inconnus, mais Jake n'était pas assez idiot pour se risquer à le provoquer.

¤ ¤ ¤Il s'arrêtèrent dans un chemin large qui serpentait entre des arbres relativement éloignés les uns des autres, ce qui laisserait un peu de place à Azphel pour se déplacer. La lumière était moins importante ici et les bouts de ciel qui dépassaient au dessus des arbres montraient que la nuit s'était approprié le toit du monde. Ce qui signifiait que la lune s'élevait, que seulement quelques courtes minutes séparaient l'instant de la transformation.

- J'espère que tu es prêt, ce ne sera plus très long, lui dit-il. Nous irons nous balader, si je peux dire ainsi, après être transformé. J'ai un mauvais souvenir récent de cette forêt, mais il y a peu de chance que nous rencontrions un obstacle ce soir, encore que tu m'accompagnes, je doute que l'on ait des problèmes.
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Jake G. Kenway
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Re: Opération spéciale

Message par : Jake G. Kenway, Mer 21 Oct 2015 - 15:24



La lune, ma compagne.
PV Azphel

    - Ça va pas mal non plus. J'ai eu l'occasion de me transformer tout récemment en présence d'élèves à Poudlard, je sais que je me contrôle, donc il n'y aura pas de soucis. Avec les années et la prise sur soi, la transformation se fait plus... simplement. Mais tu pourras être frappé par son aspect violent, notamment le craquement des os et les changements morphologiques qui sont la particularité la plus douloureuse. Mais ça se passera bien.


Les mots que l'homme avait prononcé continuaient à faire écho dans la tête du Serdaigle qui malgré son anxiété, ne pouvait s'empêcher de s'impatienter. Jake et Azphel s'étaient arrêté, l'espace d'une seconde ou deux à l'entrée de la forêt interdite. La douce couleur orangée du ciel s'est progressivement effacée pour laisser place à la froideur d'un bleu lugubre. La lune était assez basse pour que les deux amis récents soient provisoirement épargnés par le chaos que ses rayons provoqueraient. Durant ces quelques secondes où rien ne se passait, l'animagus était attentif à tout ce qu'il se passait. Ses oreilles humaines percevaient quelques bruits parasites – probablement dus à des grillons ou des doxys, la respiration du sang pur qui se tenait à côté de lui, sa propre respiration et la pulsation accélérée de son cœur meurtri. Ce n'était pas un soir comme les autres, il en était parfaitement conscient. Ses démons lui criaient des choses depuis qu'il était arrivé, des choses qu'il parvenait tant bien que mal, à ignorer.

Un souffle et ils se remirent à marcher, Jake était toujours concentré sur ses pas, marchant à la droite d'Azphel. L'ancien Serdaigle se surprit à sentir à sa propre droite, une main se glisser dans la sienne. Il n'avait pas hésité, il savait très bien à qui elle appartenait et pour la première fois depuis qu'elle est apparue, le Kenway avait décidé de l'ignorer, tentant enfin de rassembler le courage qu'il avait pour délaisser cette figure créée par sa conscience et ses remords. Il glissa alors sa main droite dans sa poche, l'air de rien, pour que son ami ne suspecte rien. Tous deux arrivèrent finalement à un endroit retiré dans ces mêmes bois. Les arbres étaient assez hauts pour divulguer le château. Debout au milieu de ce chemin large, le témoin à la curiosité morbide n'attendait plus que les indications de celui qui l'avait invité ici.

    - J'espère que tu es prêt, ce ne sera plus très long. Nous irons nous balader, si je peux dire ainsi, après être transformé. J'ai un mauvais souvenir récent de cette forêt, mais il y a peu de chance que nous rencontrions un obstacle ce soir, encore que tu m'accompagnes, je doute que l'on ait des problèmes.


Le Kenway dont les yeux grisées commençaient à refléter la lueur de la sphère blanche, lui fit un sourire. Un sourire qui devait lui remercier. Un sourire pour montrer son amusement à l'idée d'aller se balader après son étrange transformation. Un sourire qui devait lui souhaiter bon courage. Un sourire qui montrait sa compassion. Un sourire curieux, à l'idée de voir la douleur de quelqu'un d'autre, être exposée sous ses yeux. Jake, tout en restant muet, lui fit un signe de tête et recula de quelques pas. Il faisait confiance à cet homme qui disait maîtriser parfaitement la bête qu'il y avait en lui. Quand bien même il n'avait aucun contrôle, cela aurait-il changé quelque chose ? Cette main qu'il avait rejeté, semblait se passer autour de son bras. Il pensait qu'elle était là, qu'elle craignait le pire, qu'elle se réfugiait derrière lui. Que lui faudra-t-il pour comprendre que tout comme ces choses que ses démons lui hurlaient, elle n'existait que dans sa tête ?

La lune continuait dans son ascension. Rapidement, les rayons de lumière, les preuves du pouvoir qu'elle avait sur la vie, éclairèrent ce large chemin dans lequel ils s'étaient arrêtés. La lumière de l'astre d'argent grimpait peu à peu sur le corps du lycanthrope. Le moment tant attendu arrivait enfin. Ne crains rien ami : la lune t'accompagne.
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Re: Opération spéciale

Message par : Azphel, Jeu 22 Oct 2015 - 17:32


PV Jake
La lune, ma compagne.
* * *

¤ ¤ V ¤ ¤ La lune s'élevait dans le ciel, ronde et grise, se pavanant sous ses airs supérieurs au dessus de Poudlard qui s'éteignait alors que la forêt s'éveillait sous son éclat. Elle ne dormait jamais complètement et elle n'avait d'interdite que le nom, ce simple mot que des étudiants de tous âge et toutes époques s'étaient empressé de braver. Des centaures y vivaient, des araignées dans ses profondeurs, et pire encore, elle était l'endroit idéal pour camoufler toute sorte de créatures bien plus dangereuses et maléfiques...
¤ ¤ ¤Un loup-garou n'était en somme qu'un intrus de passage, pas plus important qu'un sorcier de première année prétentieux. La forêt n'avait pas peur d'Azphel, mais à force de l'y voir, elle devait savoir qu'il n'avait pas plus peur d'elle.

¤ ¤ ¤Jake était fasciné et Azphel devinait une impatience dans ses yeux noirs. Il n'arrivait pas pleinement à l'interpréter et si l'ancien Serdaigle était relativement calme d'aspect, il ne pouvait connaître la réaction qu'il aurait une fois Azphel transformé. Un instant, il songea faire une erreur. Un moment, il repensa à ses actes passés.  Un frisson lui parcouru l'échine, imperceptible sous sa cape de ténèbres. Le moment n'était plus propice au doute, le moment, en vérité, passait déjà pour le confronter à son choix.
¤ ¤ ¤Le Serdaigle verrait, le mage en lycan, la créature merveilleuse perdant ses émotions, ses sentiments, devinant l'être derrière l'apparence, mais n'en sentant plus que l'odeur répugnante.
Azphel n'aurait plus que les battements sourds et effrénés de son cœur en expectative comme repère, un coeur bestial rompu à se questionner sur la raison, la déraison du contact avec une telle créature humaine, pour lui véritable machine de mort accomplie.

¤ ¤ ¤... Il défit sa cape qu'il laissa tomber à même la terre. Son regard émeraude s'était vidé de son amitié au profit d'une concentration animale, il ne se fit pas moins doux et rassurant lorsqu'il planta ses yeux dans les prunelles noires de Jake :
- Ça commence, dit-il simplement.

¤ ¤ A ¤ ¤ Il en avait toujours ressenti l'apparition, quelques courtes secondes avant le début de la transformation. Un vide se créa rapidement dans le ventre d'Azphel, il grimaça et plia l'échine, comme pris d'une crampe d'estomac. Ses bras se resserrèrent autour de son torse, ses coudes se rentrèrent en contraignant ses mains à se replier vers son abdomen.
¤ ¤ ¤L'homme chuta sur le sol, les genoux s'enfonçant dans une terre poussiéreuse, le dos se bombant alors qu'il plantait ses doigts avec un acharnement que seule une douleur insupportable pouvait provoquer. Le plus dur arrivait.

¤ ¤ ¤Sa mâchoire s'écarta violemment, se désaxa pour s'élargir, provoquant un cri désincarné du mage noir. Il ressentit l'allongement de sa boîte crânienne, le développement de son cou et de ses oreilles, qui engendrait des picotements brûlants sur le moindre frisson qui le parcourait. La douleur était semblable à celle de nerfs à vifs : inhumaine. Le semi-homme se tenait à quatre pattes sur le sol, ses os craquèrent, provoquant l'envol d'oiseaux nocturne non loin. Sa cage thoracique s'élargissait, les os de ses bras et jambes se déformèrent dans des bruits assourdissant. Azphel gueulait littéralement, sans s'en rendre compte.
Cela faisait partie du processus. C'était une douleur vive et à la fois abstraite, quelque chose qu'il vivait comme s'il n'était pas réellement propriétaire de son corps.

¤ ¤ L ¤ ¤ Quelques longs cris et silences plus tard, le lycan était avachi sur le sol déchiqueté, les quatre pattes recroquevillées, le souffle court. Les prunelles jaune d'Azphel apparurent dans la pénombre, sa gueule soufflait lentement des expirations saccadées. Lentement Il se redressa sur ses quatre pattes, en assurant la prise sur la terre.
¤ ¤ ¤Bientôt, le loup-garou au pelage gris et soyeux se tint droit, le dos souple, la tête élevée, sa gueule tournée vers Jake, le dévisageant sans aucune notion d'amitié. Il savait qui il était, mais les émotions n'appartenaient désormais qu'à la lune, jusqu'à l'aube...
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Jake G. Kenway
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Re: Opération spéciale

Message par : Jake G. Kenway, Lun 26 Oct 2015 - 17:21


La lune, ma compagne.
PV  Azphel

Les secondes étaient marquées par la pulsation saccadée du cœur de Jake. Et pourtant, il semblait se dérouler une éternité entre ses battements. La lune n'allait plus tarder à dépasser les arbres pour illuminer de ses rayons la forêt qui gardait tant de secrets. Ce soir, elle et la lune allaient pour une nouvelle fois être complices et allaient, une fois encore, être les témoins d'un effroyable secret qui lieront à tout jamais ces hommes qui finalement, malgré les anecdotes partagées, se connaissaient à peine. Boum boum.

Muet devant le phénomène qui s'offrait à lui, l'homme serrait la main pourtant inexistante de celle qu'il avait tenter de renier, tout en essayant de taire au mieux qu'il pouvait, les démons qui s'agitaient en lui. Ils observaient la lune qui se jouait de l'esclave qui dépendait d'elle, prenant alors son temps pour s'installer sur le trône que le soleil lui avait pourtant laissé. Ainsi, de pulsations en pulsations, elle envoyait de ses rayons qui petit à petit, prenait possession du corps du directeur des Serpentards. Regardant attentivement la cape qui tombait sur le sol, Jake comprit que la pleine lune était prête à tout pour retrouver l'enfant qu'elle ne savait bercer. Boum boum.


    « Ça commence. »


C'était peut être malsain de penser cela, mais ce fut probablement le plus beau spectacle qui lui aurait été donné de voir depuis bien longtemps. Tandis que cet homme se courbait, affligé par le joug que lui infligeait sa mère et compagne la lune, Jake senti tressaillir en lui le sentiment qu'il ressentait depuis beaucoup trop de jours. C'était là, juste sous ses yeux. La comparaison pouvait se faire. Depuis la mort de celle dont-il tenait la main, Jake sentait les démons enfouis et refoulés, taillader métaphoriquement chaque recoins enfouis de son corps. Cependant, cette douleur ne restait que psychologique, elle n'existait que dans sa tête. Azphel, lui, la ressentait. Le Kenway le voyait à travers cette fougue dont l'ancien Serpentard été pris. Il le voyait par sa manière d'agripper la poussières et les feuilles mortes sur le sol. Jake l'entendait aussi, un sourire malsain s'esquissa sur son visage à la suite d'un frisson provoqué par le craquement brutal de ce qui semblait être la machoire de cette homme. Il hurlait, hurlait. La douleur était telle qu'il ne pouvait simplement pas le faire intérieurement. Il n'en avait pas d'autre choix. Boum boum.

Jake lui enviait de pouvoir ressentir physiquement toute cette douleur. De pouvoir pointer du doigt ce qui lui faisait tant de mal. Lui, n'en avait pas la possibilité. Ses démons rigolaient et criaient de plus en plus forts, voulant eux aussi être entendu par delà les hurlements du lycanthrope en souffrance. Des jours, des semaines, quelques mois déjà qu'ils lui répétaient incessamment la même chose, qu'une simple solution les ferait taire. Rien de bien méchant, juste de mettre une pause définitive à tout cela. Et après tout ce temps à se débattre, à affronter ce qu'il y avait en lui, voir un tel spectacle ne semblait rendre leur proposition qu'alléchante. La transformation était bientôt terminée. Jake lâcha la main de l'image qu'il se faisait de sa défunte amie. Il ouvrit celles-ci en tournant les pommes en direction de la bête qui, affligée venait de se relever. C'était un beau spécimen : mi-homme, mi-loup, aux poils gris qui brillaient sous le regard bienveillant de sa mère Lune, la créature se tenait sur ses deux pattes. Dans ses yeux sombres il ne restait plus rien d'humain. Mais tous les monstres n'étaient-ils pas des humains ? Ainsi, Jake s'approcha de la bête, prêt à affronter ce qu'il pensait être la dernière souffrance qu'il devait subir, défiant le soit disant self control dont faisait preuve le dernier ami qu'il espérait avoir. Boum boum.
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Re: Opération spéciale

Message par : Azphel, Mer 28 Oct 2015 - 15:24


PV Jake le loup
La lune, ma compagne.
* * *

¤ ¤ V ¤ ¤ L'humain  s'était transformé, surpassé, pour se hisser à un stade d'évolution supérieur, à un niveau de menace que le commun des sorciers ne serait jamais en mesure de comprendre pleinement. Un écrin de bestialité qui faisait en ce moment d'Azphel une véritable machine à tuer. Les sorciers qui croyaient comprendre les lycanthropes se méprenaient. Ils n'étaient ni des abominations, ni des loups inoffensifs. Ils en étaient l'exact milieu, tout ce qu'il y avait de plus instable dans le comportement, dans l'Homme. Soumis à la peur, aux doutes, aux craintes et aux pulsions les plus soudaines. Ils étaient une évolution dangereuse, issus d'une perfection créatrice qui rendait obsolètes toutes formes de connaissances les concernant.
Ils étaient totalement imprévisibles.

¤ ¤ ¤Les années de travail d'Azphel sur lui même témoignaient d'une volonté de fer pour préserver ses proches de cette menace qui sommeillait. Il l'avait barricadée derrière une notion de protection à laquelle il se conformait à chaque transformation. il ne se considérait plus comme dangereux.
Pourtant la bête était là, sommeillant silencieusement, sachant qu'à tout moment, quelque chose pourrait réveiller son instinct, sa fonction primaire de création née pour tuer.

¤ ¤ A ¤ ¤ Jake lui était parfaitement visible, son regard argenté qui reflétait la lune du même tint, s'avançant vers lui sans crainte aucune. Son odeur imprégnait ses naseaux d'un parfum répugnant, propre à l'humain, une odeur qui lui était familière mais qui le révulsait dès lors qu'il était transformé.
Azphel n'avait plus de sentiments. Que ce soit Jake ou quelqu'un d'autre, le résultat était le même, il n'était qu'une information de valeur humaine, une simple vie, si facile à briser, à faire voler en éclat. Qu'il ne se risque pas de croire le contraire où il le paierait cher. Il n'était pas Kyara et encore bien moins Valentina. Un geste de trop, et les bonnes volonté du mage noir seraient balayées en un instant.

Boum boum.

¤ ¤ ¤Le cœur du faible sorcier battait à tout rompre. Il l'entendait. De tous ses battements il appelait à lui la mort, le sursaut de la bête pour venir étancher sa soif de curiosité, sa soif inaliénable de peur. Qu'est-ce que ce cœur avait à se reprocher pour pleurer ainsi la mort. Boum boum. Azphel tomba sur ses quatre pattes, gueule entrouverte, babines retroussés, gencives et canines dégoulinantes dehors, la prunelle de ses yeux jaune étincelante.
¤ ¤ ¤Boum boum. Un grognement, lâché, étouffant, oppressant, qui fendit la nuit d'un chant sentencieux.
Pathétiques. Inutiles. Tels étaient les sorciers qui prétendaient connaître les loup-garou, les enfermer dans une cage, dans un catalogue ou un quelconque livre d'enseignements.

¤ ¤ L ¤ ¤ Les loup-garou sont des armes. Bon comme mauvais, c'était la seule certitude qu'Azphel avait acquise par l'expérience. Boum boum. Une dernière fois. Le mage  noir s'était trompé. L'homme n'était pas là. La bête était plus forte.
¤ ¤ ¤Le bond fut aussi vif que soudain, Azphel arquant ses pattes pour prendre son impulsion et bondissant en une fraction de seconde. Le pantin tomba au sol, le poids de l'animal couplé à la force de conviction s'écrasant sur lui. La gueule d'Azphel frôlait celle du sorcier, regardait sa carotide, le pouls de cet être faible qui battait sur son cou. L'odeur du sang. L'envie. L'envie de mordre. De réduire au silence cette communauté spectatrice ridicule qui se délectait des lycans marginaux comme d'animaux en cage. De vrais moldus au zoo. À la différence près pour le lycan que l'animal pouvait se rebeller.

¤ ¤ ¤Les suppliques du sorcier ne pouvait plus rien changer. Il avait pris soin d'appuyer ses pattes avant sur ses bras pour qu'il ne puisse atteindre sa baguette. Lentement, il lécha la gorge de l'homme puis descendit sur sa poitrine. Un nouveau grognement, annonciateur des enfers. Une pulsion inhumaine traversa les yeux jaunes d'Azphel. Un moment, toute forme de conscience se déconnecta.
À ce moment-là, il ouvrit sa gueule sur le flanc gauche de Jake et la referma sèchement. Les os arrêtèrent ses canines, le sang s'engouffra dans sa gueule... Le sang... enfin. Encore. La notion de temps s'échappa au seul regard de la lune. Jusqu'à la fulgurante douleur. Azphel releva la gueule quand il sentit qu'un de ses crocs avait cédé, se plantant sur une des côtes de l'homme. Alors il recula, le regarda. Il ne pensait pas. Il ne savait pas s'il voulait le finir ou le laisser vivre. Il n'avait pas de sentiments. Il n'entrait pas dans un manuel. Il était indépendant, et totalement incontrôlable.
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Jake G. Kenway
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Re: Opération spéciale

Message par : Jake G. Kenway, Mar 3 Nov 2015 - 19:46



La lune, ma compagne.
PV  Azphel

Ce n'était qu'un pas en avant n'est-ce pas? C'était censé être un pas vers la mort. Les mains ouvertes en direction de l'homme qui venait de se métamorphoser en une créature des plus sublimes mais à l'apparence des plus atroces, Jake souhaitait que les démons qui faisaient échos depuis des jours, des semaines et des mois s'arrêtent enfin. Il se disait que cet homme, victime de la malédiction rythmée par l'astre d'argent, était en parfaite position pour lui offrir cet arrêt indéfini: l'ataraxie de son âme dans le silence du néant.

Les pulsations de son cœur retentissaient jusque dans ses oreilles, il se disait qu'il n'était pas spécialement triste d'affronter la mort car il était fatigué et qu'au plus profond de son âme il serait même heureux de partir. Mais bien sûr, il avait peur. Il avait peur de l'inconnu. Jake n'avait jamais spécialement été un fervent croyant, mais dans la forme il se disait être chrétien. Il pensait que si la magie n'avait aucune limite, il ne voyait pas pourquoi il devrait se contenter alors de ce qu'il voyait et ce qu'il faisait. Il croyait en une entité transcendante à l'homme, ou encore aux différents mythes rapportés dans les textes propres à cette religion. Pensant que chacun des événements qui y étaient évoqués trouveraient une explication sensée. Quoi qu'il en fût, sa foi incertaine n'était malheureusement pas prête à le sauver, ou peut être était-elle prête à le faire ?  

La bête dont les babines étaient retroussées sur des dents acérées, rugissait, bien en équilibre et en appui sur ses jambes, prête à bondir à n'importe quel moment. Elle était prête à faire le grand saut sur la victime qui s'offrait à elle. Par ce pas symbolique Jake l'invitait à venir, il l'invitait à se purger de toute fureur. Le sorcier fixait les yeux jaunes de la créature, pensant que là encore s'il devait mourir, il était préférable de regarder la mort droit dans les yeux. Il voulait rester encore quelques secondes, debout devant elle, qui salivait déjà d'impatience.

Pendant les trois secondes qui précédèrent le rugissement et le bond de la créature, le sorcier parvint à faire abstraction du fantasme que sa conscience avait décidé de créer pour combler ses insécurités et son manque de confiance. Il n'avait plus besoin d'imaginer la présence de son amie Sullivan, il allait la retrouver.  Pendant ces trois secondes, pas une fois il avait osé remettre en cause le choix qu'il venait de faire.

Deux secondes, il eut le temps de penser à sa famille qui, en apprenant la nouvelle allait être affligée : son père qui probablement sombrerait dans la boisson et déverserait sa peine en faisant vivre un enfer aux autres ; sa mère, elle qui avait toujours imaginé partir avant ses enfants, qui  n'allait plus jamais être la même ; Angel, la petite Angel, elle, qui ressemblait à Jake sur de nombreux traits étaient imprévisibles mais une chose était sûre : c'était une fille particulièrement sensible malgré le cœur de pierre qu'elle laissait croire aux autres, nous pourrions supposer que ce cœur se renforcerait et deviendrait plus froid que glace, ou alors la perte de son grand frère protecteur représenterait le marteau qui suffirait à le briser. Le Kenway aurait pu être triste pour eux, mais pour une fois dans sa vie, il voulait être égoïste. Le monstre, commençait à frapper le sol de ses quatre pattes, prêt à se nourrir.

La bête avait bondi sur lui, le jetant au sol. Le lycan usa de toute sa force, pour l'empêcher de se débattre. D'abord, les choses s'enchaînèrent rapidement mais ensuite, les actions suivirent un autre rythme, comme si le poids de la créature pesait non seulement sur le corps de sa victime, mais sur le temps lui-même. Elle savourait l'instant, et de sa langue, goûtait à son repas. Il poussa un dernier grognement avant de porter ses dents jusqu'au flanc gauche du Kenway.

Une seconde, celle-ci fut pour le dernier souffle. Le souffle qui devait marquer la fin de son existence. Bien sûr, ce souffle était marqué par un cri. Un cri de terreur. Un cri de douleur.  Un son qui témoignait de son mal-être. Il était temps. Il ressentait physiquement tous ces maux qui lui tiraillaient de l'intérieur.  Il sentit les dents de la bête s'enfoncer dans sa chair, la coupant au passage. Il se souvient de la brûlure qui avait envahi chaque recoins de son corps. Son muscle qui se déchirait lorsque la gueule de la bête avait du mal à lâcher prise. C'était le début de la fin. Mais, jamais, ô grand jamais, il n'aurait pensé qu'en se faisant mordre, cela marquerait une fin pour la faim du Loup-Garou. Celui-ci réussit finalement à détacher sa gueule du corps de sa victime dans un couinement. La gueule ensanglantée, la créature recula et l'observa.

À travers ses yeux à moitiés fermés, Jake cru voir qu'une canine manquait à la créature,  mais cela lui posait-il réellement problème ? Le visage tordu par la douleur, les joues ruisselantes de larmes et le corps baignant dans son propre sang, Jake n'attendait que le retour de la bête. Il aurait aimé lui crier de revenir, là, immédiatement. Il aurait aimé lui hurler de continuer ce qu'il avait commencé, de le bouffer. Mais il n'en avait pas la force, il n'en avait plus la force. Quelque chose envahissait peu à peu son corps, découlait dans ses veines. Ce quelque chose lui fit perdre conscience. Dans le noir total, il n'aperçut que le lynx, symbole d'espoir et animal totem qu'il n'avait plus vu depuis quelques temps. Il était réapparu, mais que pour quelques secondes. Il eut une complainte à en fendre le cœur, avant de s'évaporer dans un écran de fumée.  Son simple pas en avant était sensé être un pas vers la mort. Pourtant, ce soir là, son cœur n'a pu se résoudre à s'arrêter.
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Re: Opération spéciale

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 21 Nov 2016 - 22:39


Attention, ça brûle
avec Finrod Elensar


On entend l'agitation d'une plume sur le parchemin. Pointant, du bout de son nez, une incision nette. Le sombre écoulement du sang versé dans la tamise. Tâche de café. On entend une plume balayée par ce vent : nommé Esprit. Jetant l'encre sur des rives et des rives de mots. La plume d'un oiseau-poète endormi sur la table. Une bougie versant ses dernières larmes au son du Requiem. Avant extinction. Repos éternel.

On entend la plume de l'oiseau contre le vent. Son bec claquant dans les airs. La plume du poète virevoltant entre âme et esprit. Vagabonde. Vagabonde plume. Celle que l'on voit disparaître au loin. Celle que l'on voit renaître au ciel. Celle que l'on voit mourir au sol. Celle que l'on voit réapparaître dans la main. C'est un chemin. Un long chemin que prend la plume : l'inspiration tout autour. Les fleurs-émotions. Le soleil-illumination. Les herbes-imaginations. Tout autour d'elle s'attire, s'affirme, se change, s'arrange. Des formes précisément floues. Naturellement folles.

On entend la plume la plus fine sortir de son lit. Celle des bois chantant son aria. Celle de la bourse clinquante. Et celle-ci, collée aux bottes. Qui caresse la verdure encore mouillée d'une nuit sur le point de tomber. Emmitouflé dans son manteau de laine, voilà Lïnwe qui descend jusqu'en bas. Jusqu'aux pieds du domaine. Clairière charnière entre le portail et le village. Et il s'assied là un instant. Se réchauffant les mains avec vigueur. « J'aurais bien besoin d'une salamandre. »

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Re: Opération spéciale

Message par : Finrod Elensar, Mer 23 Nov 2016 - 20:05


En cette fin de journée, épuisante, un vendredi chargé, avant le weekend, la boutique assiégée de clients. Ce n'était non pas sans un petit plaisir malin que Finrod, vêtu de sa robe violette tie and dye, de sa coiffe de perles. C'était en magicobus que le jeune homme allait se rendre à Pré-au-lard, dernière obligation professionnelle de la journée. Le temps de trajet était assez long et il avait laissé sa gérante fermer la boutique à l'heure habituelle après son départ. Afin d'éviter de brûler le véhicule magique, le propriétaire de la BAM arrosait de poivre la salamandre commandée de poivre pour la maintenir en vie. Celle-ci semblait calme malgré l'agitation qui régnait dans Londres puis dans le magicobus. Les autres créatures étaient tout aussi calme.

Après un long trajet, le presque géant n'était pas mécontente de respirer l'air à nouveau et de pouvoir se déplacer sans être secouer dans tous les sens. Il marcha en direction du lieu de rendez-vous donné par le client. Il avait pris la lettre avec lui afin de s'assurer que tout irait bien et qu'il ne s'égarerait pas, bien qu'il comptait sur la brève description qu'il avait faite à ce Lïnwe de lui pour qu'il se manifeste dès qu'il l'aperçoive. Les oreilles du Fourchu crurent entendre le mot "salamandre" s'étouffer dans l'air. Il se dirigea vers la personne à l'origine de ce mot.

- Bonsoir, est-ce vous le client qui m'a commandé ces animaux ? Demanda-t-il poliment montrant son chargement.

De sa main droite, il tenait un terrarium suffisamment grand pour contenir une salamandre, un crapaud ainsi que la tortue et dans la main droite une cage avec le diablotin. Il posa le tout sur le sol, délicatement et se redressa pour soulager son dos.
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Re: Opération spéciale

Message par : Lïnwe Felagünd, Sam 26 Nov 2016 - 16:55


Il faisait froid. Ici bat la lune et ses écailles d'hiver. Le vent frais lui arrache les joues et il est assis là. Sur un banc presque abandonné. Attendant que la saison s'écoule. Il eut à peine le temps de se frotter les mains d'une énergie peu commune qu'un homme s'approcha de lui. Il était excessivement grand en fait, par rapport au garçon. Il lui semblait parler à un géant, ou presque. Son habit coloré illuminait cet espace brumeux, rejetant des halos violacés pour quiconque aurait pu l'imaginer. Il portait deux bonnes cages. On aurait cru entendre un croassement à l'intérieur.

« Bonsoir, est-ce vous le client qui m'a commandé ces animaux ? » demanda-t-il poliment en posant ses bagages au sol. C'était le gérant de la Boutique d'Animaux Magiques. Son physique ne pouvait passer inaperçu et Lïnwe l'avait déjà repéré dans le magasin.

« Bonjour. Hmm... » l'irlandais jeta un coup d’œil et vit le diablotin tourner sur lui-même derrière les barreaux. Il devait être bien trop souvent enfermé dans cette prison. Et le Felagünd priait Merry de le relâcher le plus longtemps possible. Car se sera elle, sa future maîtresse. « Oui, c'est bien cela ! » confit-il avec un sourire. Il sortit sa petite bourse et en piocha les gallions nécessaires à l'achat.

« Et voici donc, la somme totale pour tout ce que vous m'avez fournis. » Lïnwe, lui, avait bien hâte de donner du poivre à la salamandre. Le diablotin pourrait lui faire n'importe quoi. Le crapaud pourrait lui cracher dessus. Et la tortue pourrait lui bouffer la main. Pourvu que la salamandre le réchauffe.
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Re: Opération spéciale

Message par : Finrod Elensar, Lun 28 Nov 2016 - 20:28


Douce caresse sur le visage, souvenirs d'une époque révolue. L'Hiver en Grande-Bretagne était bien moins difficile à surmonter que celui en Roumanie où Finrod avait passé son enfance ainsi que les vacances durant ses études à Poudlard. Il appréciait cette période de l'année, non pas pour les fêtes et les décorations mais par l'ambiance imposée. Un froid mordant, un froid magnifique d'un blanc somptueux. Une neige pure souillée par la vie de chacun, les allers et venus chez un ami, chez un commerçant, une bataille de boules de neiges entre élèves. Mais aussi le silence où le moindre bruit qui vient le perturber est comme atténué. Mis en sourdine. Tout ceci faisait de l'Hiver la saison favorite du Fourchelang.

- Merci. Vérification rapide de la somme dans le creux de la main blanche du presque géant. "Vous vous souvenez bien de ce que j'ai écrit dans la lettre pour l'entretien respectueux d'une salamandre ? C'est très important !

Son départ dépendrait de la réponse du jeune client. Les animaux avaient une place importante dans la vie du propriétaire, il s'assurait qu'il ne les confiait pas à n'importe qui. Le jeune homme glissait l'argent dans sa poche, il regarda la salamandre et tendit le poivrier au sorcier face à lui. Ce serait une bonne manière de prouver qu'il avait retenu ce que Finrod avait écrit dans sa réponse au courrier de l'élève.
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Re: Opération spéciale

Message par : Lïnwe Felagünd, Mer 30 Nov 2016 - 23:10


Je me suis permis de partir, hésite pas à me MP si ça pose problème.
Et merci pour ton intervention ! (:


Le deal parfait avait enfin eu lieu. A la jonction de Pré-au-Lard et Poudlard. Le croisement idéal pour ce genre d'échange. Le grand sorcier compta dans sa main les piécettes en tout bon gobelin. Tandis que Lïnwe s'apprêtait à rebrousser chemin jusqu'au château. Il pouvait entendre les hiboux de la forêt chanter le soir tombant et la fraîcheur du vent. Les lampadaires s'allumaient un par un sur la route. Chaque pas était craquelé par la neige. Un bruit sourd qui remonte jusqu'aux dents. Mais cette douceur qui, toujours s'aligne sur la langue.

Le gérant de la boutique n'en avait pas fini avec lui. Il ajouta, d'un air bien convaincant. « Vous vous souvenez bien de ce que j'ai écrit dans la lettre pour l'entretien respectueux d'une salamandre ? C'est très important ! » la main tenant un flacon. De la poudre sombre logeait à l'intérieur. L'homme avait presque balancé une injure. Ou une menace. Des paroles terrifiantes. Le gamin était même tenté de partir en courant.

« Un poivrier, excellent ! » fit-il en posant délicatement du poivre à côté de la salamandre. Il pencha la tête à l'horizontale pour mieux observer encore. Ce n'était pas tous les jours qu'on voyait une de ces créatures lécher une épice pour survivre. Le garçon leva la tête pour annoncer qu'il avait fait son job. Éventuellement pour vérifier s'il n'allait pas crever. L'mec l'avait fait vraiment flipper à l'obliger de nourrir la salamandre.

Il leva la main en guise d'adieu et souleva les paquets à l'aide de sa baguette. Sur le chemin du retour, il souffla le restant de poivre sur la salamandre. Histoire de voir si elle pouvait éternuer. La peau brûlée. Ce n'est pas sans allégresse qu'il raconta à ses camarades de Gryffondor : « Regardez ! J'me suis fait éternuer dessus par une salamandre ! »


|Fin du RP|
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Re: Opération spéciale

Message par : Finrod Elensar, Dim 18 Déc 2016 - 15:06



Pas de soucis, merci à toi et désolé pour le temps de réponse pour mon dernier post.

Protection de ses petits protégés. Cela rendait-il Finrod trop exigeant ? Ou la mauvaise aventure avec la vente excessive de boursouflets l'avait poussé à être plus prudent lorsqu'il remettait des commandes peu communes à des clients ? Cela était tout à fait possible. La lettre du Directeur de Poudlard avait poussé le propriétaire dans ce sens. Une autre lettre de Poudlard apportant des mauvaises nouvelles n'était pas vraiment la bienvenue.

Le client s'en alla en oubliant les bonnes manières. Il eut un comportement étrange avant de s'en aller. Finrod devait définitivement lui avoir fait peur ou était-il pressé ? Le Fourchelang regarda l'élève s'en aller, retournant à sa vie d'élève. Cela faisait un moment qu'il n'avait eu de nouvelles du Château. Il n'en prenait pas fallait dire, c'était donc d'une logique implacable qu'il n'en ait pas.

À son tour de retourner chez lui. Il n'avait pas vraiment de raison à rester là où il se trouvait ce soir. N'étant pas un grand adepte des établissements du village. Personne ne l'attendait nulle part (triste vie). Un petit transplanage jusqu'à Londres. Le weekend commençait pour certains tandis que d'autres devaient attendre dimanche avant espérer pouvoir se reposer un petit peu.

Fin du rp, sujet libre.
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Re: Opération spéciale

Message par : Shae L. Keats, Sam 14 Jan 2017 - 4:08


Pv Asclé-Femme
Oui Finrod, on te suit partout.
Musique



Y avait comme des pantins cette nuit, dans mon lit.
Y avait comme des pantins qui cassaient leur pipes le long des murs et des gravas.
Y avait comme des pantins que je ne connaissais pas.  


Les jambes à mon coup et les pieds en nuages, j'ai marché dans le village, le crissement de la neige n'arrivant pas à m'apaiser de son ramage.Y avait comme une fine couche de glace dans une flaque. Avec une fine pellicule d'eau par dessus. Ça m'a rappelé mon rêve. Celui ou le voile sous la surface de l'eau s'est déchirée. Où la mer s'est retiré. Où la cascade est tombée. Tu t'en souviens ? Moi pas. Y a juste quelques mots qui valsent devant les yeux comme des mésanges en manque de crayons. Qui auraient perdu leurs couleurs. La gorge terne d'avoir trop chanté. D'avoir trop rougie. Parfois j'ai juste envie de prendre mes craies et de les colorier.   Pour qu'elles recommencent à gazouiller. Pour qu'elles se remettent à chanter et tiennent le monde par leurs piliers-mélodie. Un peu, branlant, pour que le disque monde recommence à tourner. Que les oiseaux puissent de nouveau voler. Que l'eau cesse de trembler.

Tout colorier,
Jeter les couleurs à la face de gens,
Les forcer à briller.


Il y a un peu moins de neige. Les arbres protègent le sol givré. Et les aiguilles se frottent sous mes pieds. Se réchauffent dans une une ébauche. Et ça fait mal un peu, de voir que même les aiguilles se font baiser. Que le monde lui même n'arrive plus à les porter. Les faire vivre, respirer, jouer avec le vent. Ça fait mal un peu. De voir qu'ici, personne n'est foutu de survivre. Qu'on finit tous par trépasser. De l'attente, de l'espoir, deux-trois paires de bras pour oublier, mais la réalité rattrapent toujours. Et ça fait comme le bruit des aiguilles qui se frottent. Ça fait un grand Frrrr quand l'âme s'échappe. Un grand fracas dans le cœur des amants.

M'en fous la bière,
M'en fous la cirrhose,
Un dernier verre,
Une dernière dose.
Pour mieux espérer, pour mieux flancher. -Sans toi.


T'as trop joué à oublier. Ça t'a fait peur, ça t'a fait mal, ça t'a tourné dans l'air du soir, du petit matin. Mais aujourd'hui tu as fait ta chimère. Tu es parti avec l'aurore, pour marcher, jusqu'à arrêter de penser. C'est peut-être ça, au fond, la liberté. Ces moment de grâce infinie. Du voile banc sur l'herbe grise. De silence admirable. De solitude qui fait grandir. Réfléchir. Ces coups d'âmes pour un instant, un moment, pour une vie. Pour une envie ou un infini.

Alors ce matin,
Alors que l'homme dort,
Tu veux la laisser s'envoler,
La laisser partir. Ta part d'insousciance. Ta vieille amie.
Tu veux la laisser s'élever
Arrêter de lutter pour la garder enchaînée. - Et reposer en paix.  


Naissance d'un nouveau jour. D'un amour lancé à deux hirondelles qui tournent aux cimes des quadripèdes. Des pinèdes élastiques qui se tordent au vent nouveau. Une nouvelle ères, pauvre hère encocooné par tous ces conifères indiffères. Ombre parmi ses paires qui s'en va tâter des doigts endor-loris cette lumières austère. Celle de la vie. Celle des envies. Celle de l’extérieur de la caverne où ol était terré.  Ce matin, ol veut s'élever. Et ce matin, ol va y arriver.

Attraper une prise et y poser le pied.
Griffer l'écorce, retomber,
Réessayer.
Pleurer, Hurler - Y arriver.


Et de beau matin, j'ai joué au coq. J'ai chanté, j'ai hurlé, j'ai dansé, à la cime des arbres, au sommet des grands chênes. J'ai sifflé, j'en ai regardé des morceaux s'envoler. Mes poumons ont commencé à se décroché. Et assis sur la blanche, j'ai commencé à tousser. Puis à pleurer. Pas de tristesse. Pas de joie.
Pleurer de deuil, d'amour, d'enfin laisser couler, des émotions revenues, pleurer de t'avoir rencontrer. Là. comme ça. - Pleurer de larme.





Dernière édition par Shae L. Keats le Mar 19 Déc 2017 - 19:09, édité 2 fois
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Re: Opération spéciale

Message par : Asclépius Underlinden, Mar 17 Jan 2017 - 17:11



Femme


Parfois, sans raisons,
C’était inexprimable, mais c’était sensations.
Il se réveillait, la nuit : fièvre et cœur lourd.
Le dernier au bord des lèvres, il fuyait.
Pour ne plus sentir ce qu’il y a autour,
Pour se concentrer, sans en être détourné.


Cette nuit, il avait rêvé, et s’était éveillé. De ce sommeil à demi : il avait mis plusieurs heures à s’endormir, dans ce semi-sommeil où le corps est au repos, mais l’esprit veille à contre-temps… Esprit qui n’avait pas déconnecté de la nuit. Mais pas de fatigue. Physique. Après tout, la souffrance physique, n’est rien comparée à la souffrance morale, n’est-il pas ? Moralement, il était fatigué. Et physiquement, c’était épuisant.

Alors, il avait repoussé les couvertures, il avait fait grincer la rouille des rideaux, puis s’était sorti du lit. Le ventre lui faisait mal. Il se tournait, et avait mal, dans les reins, probablement. Mais à chaque respiration, il sentait une gêne, une lourdeur dans la poitrine. Et il avait mal. Et il respirait. Et il avait mal. Et il alla dans la salle de bain, il fit couleur l’eau, froide, rempli le robinet et y plongea la tête aux boucles toute entière. Et il avait toujours mal, mais l’esprit plus aiguisé, parce que de petites aiguilles de froid venaient pénétrer sa chair, directement dans l’occiput. Et il était resté longtemps, sous l’eau. Puis, il n’arrivait plus à respirer. Encore. Alors il avait sortit la tête et avait toussé. Dans la chambre, un lit avait remué.
Il se vêtit de l’uniforme, de sa cape sombre, de l’oppression sociale en cuir qu’étaient ses chaussures, puis parti en courant : hors du dortoir, hors de la salle commune, hors des cachots, hors des escaliers, hors du hall d’entrée, hors de la sortie du château, hors du domaine.

De bon matin, il partait en fuite en avant, en mouvement résolument horizontal. Il poursuivait l’aube aux doigts de rose qui s’enfuit. Il poursuivait les sélénites qui ne voulaient pas l’entendre chanter. Il fuyait la brume qui l’agrippait. Il fuyait la nuit dans sa tête. Il fuyait là où on servait des pastels dans le potage. Il fuyait le temps présent. Il fuyait le passé. Il fuyait le lendemain.
Parce qu’il avait peur.
Parce qu’il avait eu peur.


Non pas d’un rêve, d’un cauchemar, mais de quelque chose d’intangible. De souvenirs brouillés, qu’il avait du mal à se rappeler. Il n’arrivait pas à se concentrer dessus. Tout, dans son enfance, étant en grande partie laissé de côté. Il ne s’en était jamais préoccupé. Personne ne s’en était jamais préoccupé. Jusqu’à ses 15 ans, il n’avait pas vraiment vécu, ou juste à demi. Mais il ne comprenait pas pourquoi. Il ne savait pas même pourquoi.
Alors, il courrait, il fuyait, droit devant, vers la forêt. Vers le matin qui arrive. Vers l’espoir dans l’aube qui dit que les tourments de la nuit sont finis. Qui dit qu’on a plus à rester allongé dans ce lit, oppressé sous la couverture, à écouter ses respirations erratiques, les battements en « boum-boum » oppressant de son cœur… A sentir les larmes de sel et d’acide creuser ses joues, ses yeux, les cernes qu’il avait. A avoir le nez qui coule et la bouche qui mord le drap, parce qu’on refuse de se laisser aller à la faiblesse de l’enfant qui attend le soir, d’être en sécurité dans son lit pour pleurer. Sauf que ce n’était pas son lit. C’était un lit d’école, dans un internat, qu’il n’était pas tout seul, qu’il ne pouvait pas pleurer, seul, dans son intimité, et en sécurité sous la couette. Que personne ne viendrait le réconforter après.

Alors, il fuyait vers le matin, qui avait de la lumière. Vers le soleil, qui avait de la chaleur, malgré l’hiver. Il fuyait vers l’avant, parce qu’il ne pouvait pleurer en arrière, mais qu’il pourrait, probablement, dans la solitude de l’Eveil. Ou tout le monde a l’esprit embrumé, où les gens prennent leur petit-déjeuner… Voire la journée, qu’il ne voulait pas vivre. Les cours auquel il ne voulait pas assister, comme s’il n’était qu’un nom sur un formulaire. Les repas, qu’ils ne voulaient pas prendre, alors que contre son cœur, ça appuie et ça se presse. Alors que dans son ventre, ça lance, ça crispe et ça fait se courber en deux. Alors que sa jambe boiteuse le lance d’avoir couru. Alors que la souffrance physique n’est rien comparée à la souffrance morale. Alors qu’il ne sait même pas s’il souffre moralement, mais qu’il sait qu’il souffre physiquement. Et que les deux lui apparaissent comme secondaires, car il est comme anesthésié. Comme dans ses souvenirs : tout est dans un coton blanc, palpable et infranchissable.

Alors il courrait, toujours, sans oblique de douleur, vers la forêt qui lui avait toujours fait peur, mais qui lui apparaissait comme une évidence, tandis que sa route ne déviait pas. Tandis qu’il ne se laissait pas l’occasion du pas de côté, du point de côté qui lui aurait permis de souffler. Il ne voulait pas souffler, il voulait respirer, sentir brûler sa poitrine, ses poumons. S’il courrait encore, il quitterait le domaine, pourrait peut-être transplaner et fuir. Vers un ailleurs qu’il ne connaissait pas, mais ailleurs. Pour la journée, ou pour le reste de son existence.

Et il fuyait, jusqu’à atteindre l’orée. Il vit les arbres, il vit le matin rosé dans le ciel. Il vit l’Inconnu qui grimpe, et il changea sa course, à son tour.
Toujours une fuite en avant, mais une fuite à la verticale : avec ses mains, avec ses pieds, il s’essayait, à son tour, à la grimpée. Par impulsion spontanée. Parce que pourquoi pas ? Le monde semblait plus beau, dans les arbres.

Alors, il fuyait vers l’avant, vers la verticale, et se hissa, une branche après l’autre. C’était l’adrénaline qui lui donnait la force. La souffrance physique n’est rien comparée à la souffrance morale. J’ai mal. Souffrance qui fait avancer. J’ai mal, je souffre, j’avance.


Sur une branche un peu plus grosse, un peu plus solide que les autres, il se laissa tomber, en morceau de chiffon usagé. Et il souffla, et son souffle était erratique, et son cœur perçait sa poitrine par des « boum-boum » dans les oreilles, et le sang coulait si vite dans ses veines, et il savait que ce n’était pas de la sève, et il avait mal partout, et il était fourbu, et il était fatigué, et ses yeux étaient lourds des larmes qu’il n’avait pas encore pleurées, et son cœur était lourd de tout ce qu’il ne comprenait pas, et son cœur était lourd de tout ce qu’il ne savait pas, et il avait mal, et il était arrivé à un but situé à la vertical, et il avait fui vers l’avant, et il ne voulait pas retourner en arrière, et il ne voulait pas penser au hier, au maintenant, au demain, et il attendait, et il voyait l’Autre contre l’écorce, et il voyait les oiseaux dans le ciel, et il voyait le ciel qui les couvait, et il sentait l’écorce, lui aussi, et il sentait les égratignures, et il sentait les muscles qui crient de l’effort spontané et inhabituel, et il respirait difficilement, et il ne voulait pas redescendre, et il ne voulait pas redescendre, et il ne voulait pas redescendre, et il ne voulait pas redescendre…

« - Je suis monté à cet arbre.
Je suis assis sur cette branche.
Et je ne veux pas redescendre.
Et tant pis si je tombe :
Je ne veux pas redescendre.
»
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Re: Opération spéciale

Message par : Shae L. Keats, Lun 20 Fév 2017 - 17:04


pleurer. de face. de front.
de haut.
arroser les aiguilles dans leur crissements. Qui râpe. Qui tape.
qui remonte la colonne vertébrale.
comme une lame
d'acier.
le long
d'une barre
-d'inox.

Le jour se lève. Les yeux s'embuent. Nuage ou non, y a comme un voile. Sur le fond des yeux. Entre les prunelles. Et le ciel.
Y a comme un voile.
Et je ne vois plus rien du tout.
J'entends seulement, les ongles qui râpent.
Les miens.
Les tiens.
Le long du bois.
Des ongles qui s'accrochent
désespérément.
le long
des branches
pour s'élever
un peu
espérer
que l'air soit un peu plus
respirable
là-haut.
Qu'ici
personne
ne puisse
nous atteindre.
qu'ici
on ne puisse plus nous trouver.
pourtant
toi
t'as réussi.
T'es là,
je ne te vois pas
mais tes là.

Je l'entends tu sais, ta respiration saccadée. Tes nerfs explosés. Je les entends. Dans ton souffle. Si loin. Si près. Ça me fait mal. Tu sais. Parce que je ne sais pas qui tu es. T'as l'air aussi cassé.e. Aussi brûlé.e. Est-ce que toi aussi, les chaussons de l'enfer ont trop usé le parquet ? Est-ce que toi aussi t'arrives plus à regarder ? Est-ce que toi aussi, tu sais plus où aller?

Je ne sais pas qui tu es
mais j'entends dans ton souffle
Que tu sais.
Que tu n'es pas.

............................................................................Plus.
...................................................................................................................Comme moi.

Mort-à-l'âme.

Ton cœur bat pourtant. La chamade. Enveloppe vide
............................................................................ Corpses-à-branche.

Je suis monté à cet arbre.
Je suis assis sur cette branche.
Et je ne veux pas redescendre.
Et tant pis si je tombe :
Je ne veux pas redescendre.


Une voix en manque. De pastels. De crayons.
Une voix
Absente.

Absinthe. Qui ne pourrissait plus tant les veines maintenant. Qui avait cessé de palpiter.
De noircir.
Mais le monde
noir
comme un cierge
opaque.

J'ai perdu mes crayons.

Mais j'ai trouvé un ballon.
Un vent
porteur
inconnu.
Je ne sais pas où tu es
ni d'où tu viens
mais je me demande
où on va.

Je vois plus rien du tout.


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