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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Forêt Interdite
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Opération spéciale
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Gladys Everlood
Gryffondor
Gryffondor

Re: Opération spéciale

Message par : Gladys Everlood, Mer 28 Mar 2018 - 18:36


(Pas de post depuis plus d'un mois, autorisation de Lorelaï pour reprendre le sujet :D)







Percevoir l'avenir

_PV Phaedra Elsie







Divination. Cette discipline totalement fantasque et franchement douteuse de la magie, même de l'avis de la plupart des grands sorciers. Ce cours n'était pas mon point fort, mais je me voyais mal en étude des moldus, vu les applications limitées de ce cours pour moi, ou encore en arithmancie, un peu trop mathématique à mon gout. Mais pendant le cour, au moins, on avait sujet à rire, même si je n'étais pas parvenue à avoir la moindre vision durant l'année, tout comme une grande majoritée des élèves ce qui pouvait être frustrant pour certains. Nous avions donc décidé avec Phaedra, de tenter quelque chose que j'avais trouvé dans un livre en provenance de Castelobruxo. Il s'agissait d'une plante nommée l'ayahuasca que les moldus considéraient comme hautement stupéfiante. Dans le livre néanmoins, il était fait référence à une décoction basée sur les lianes de ce végétal qui ouvrirait supposément l'esprit à la lecture du présent et du futur. L'usage en était bien entendu interdit à Poudlard, mais aux grands maux les grands remèdes, je ne serai pas en échec dans cette branche pour mes examens ! Puis cela avait l'air plutôt amusant. Je savais que la Serdaigle était plutôt douée en potion, ce n'était peut être pas sa matière de predilection, mais elle était largement capable de faire la préparation et surtout, elle était tout comme moi, peu regardante sur le règlement. De plus, ça lui permettrait en même de travailler ses cours... même si elle en avait sûrement moi besoin que moi ! Quant à moi, j'avais dégoté cet ingrédient essentiel simplement en envoyant une lettre à un apothicaire du Brésil pour recevoir quelques racines par colis afin d'éviter la boutique du chemin de Traverse qui communiquait avec l'école.

"-Incendio!" Les quelques bougies de l'endroit se mirent à brûler, diffusant une lumière tamisée qui contrait les faibles rayons du soleil passant au travers des craquelures des planches. J'étais donc là assis au sol les jambes en tailleur, triturant l'anneau au bout de ma chaînette, dans cet appentis désaffecté de la Forêt Interdite, non loin du Lac Noir, qui ne contenait que quelques rames brisées et une barque à la coque défoncée. Attendant l'arrivée de ma comère depuis quelques minutes maintenant, je regardais d'un air malicieux le breuvage que nous nous apprêtions à consommer. Il terminait de bouillir dans un coin, prenant doucement des teintes brunâtres troublées de fumerolles bleues. Le fruit de deux semaines de préparation éprouvantes. La chaleur causée par le soleil s'atténuait légèrement par la présence du vent, ce qui rendait ce four un peu plus supportable. Il s'agissait du meilleur endroit que nous ayons pu dégoter, discret et loin du château, peu fréquenté et sur. Je me replongeai dans ce livre de potions étranger, relisant une dernière fois le passage concernant les effets secondaires, tous semblant plus désagréables les uns que les autres, en attendant l'arrivée de Phaedra qui ne devrait désormais plus tarder.
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Re: Opération spéciale

Message par : Invité, Ven 30 Mar 2018 - 19:22


Une étrange appréhension s’empara de moi quand je quittai le château. Une fois mes cours terminés, j’étais vite passée déposer mes affaires au dortoir des Serdaigle. Il y avait des choses que je tenais à ne pas égarer. Comme par exemple mes bouquins. Ou bien, mon intégrité. Autant pour les premiers, ils étaient en lieu sûr ; autant je faisais courir un gros risque à la deuxième depuis que j’avais accepté la proposition de Gladys.

Je n’avais pas trouvé que c’était une si mauvaise idée quand elle m’en avait parlé la première fois. J’avais alors accepté, plutôt curieuse de voir ce que cela pouvait donner. Une plante stupéfiante. Pourquoi pas, après tout. Cela serait sans doute plus efficace que les heures passées en cours de Divination sans aucun résultat. Et aussi plus drôle, avec un peu de chance.
Puis, je m’étais quand même un peu plus renseigné sur les effets attribués à l’ayahuasca, et clairement, j’avais tout de suite eu l’impression d’avoir mis les pieds dans quelque chose de vraiment hasardeux. Que je risquais peut-être de regretter. Peut-être. Sûrement. À coup sûr, en fait.

Pour autant je n’étais pas revenue sur ma parole. Pas oser, pas vouloir vexer, pas aimer me défiler, ces raisons étaient toutes valables, mais au fond la principale était la curiosité. Et si ça marchait vraiment ? Et si j'avais ces visions ? Mon intérêt s'était éveillé malgré moi.
En outre, la préparation de la potion m’avait à chaque fois un peu plus convaincue de participer à l’expérience. Il aurait été dommage d’avoir fourni tous ces efforts pour rien, et je m’étais malgré moi prise au jeu. Il y avait quelque chose d’assez amusant de faire tout ça en cachette.
La préparation méthodique de la mixture m’avait apaisée. Les ingrédients, la marche à suivre, les temps de cuissons, tout était précis, clair. Cela me donnait l’impression que je maîtrisais les choses.

Néanmoins, je n’avais jamais réussi à enlever cette trace de doute dans mon esprit, indélébile. Ce dernier prenait de plus en plus de place alors que je cheminais vers la Forêt Interdite jusqu’à notre point de rendez-vous, en laissant le château et le bon sens derrière moi.
C’est donc avec un sourire un peu nerveux que je fis mon entrée dans l’appentis abandonné que nous avions choisi. Ma compère était déjà là, assise non loin du chaudron. Quelques bougies éclairaient l'endroit d'une lueur intimiste.

- Salut, lançai-je à son intention pour signaler ma présence. Tu vas bien ?

J’esperais que sa réponse trahiraient un minimum de fébrilité. Cela m’aurait peut-être rassurée qu’elle partage un peu mon appréhension. Ou bien l’effet inverse, impossible de savoir. Il valait sans doute mieux que l'une de nous deux soit sereine et sûre d'elle après tout.
La chaleur de l’endroit s’infiltra sous mes vêtements et je rejetai mes cheveux en arrière, avant de m’installer par terre à mon tour. Les jambes croisées, je jetai un œil à la potion qui bouillonnait, comme pour faire écho à mon propre esprit en ébullition entre inquiétude, hâte, angoisse et excitation.

- Alors, tu es prête ?

Je réalisai l'instant suivant que la question pouvait aussi bien s'adresser à moi. Je compris alors que oui, finalement, j'étais prête. Et puis, ça allait être amusant. Normalement.
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Gladys Everlood
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Re: Opération spéciale

Message par : Gladys Everlood, Lun 2 Avr 2018 - 15:50









Percevoir l'avenir

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Comme je m'y attendais, Phaedra n'avait pas tardé à apparaitre par la petite porte grinçante, son qui me fit à peine réagir. Elle me lança d’une petite voix que j'interpréta comme fébrile:
-Salut tu vas bien ?
-Salut je vais bien merci et toi ? Stressée ? lui dis-je toujours absorbé dans la lecture de mon livre. Je le refermais soudain d’un geste vif avant de me diriger avec résolution vers la mixture fumante et bouillonante pour nous servir deux petites doses, sans prononcer un mot. D'un léger coup de coude, je parvint à extraire la Serdaigle de ses pensées et je lui tendit une fiole contenant le liquide qui ne m'inspirait plus vraiment. Il me semblait que la jeune femme ne soit pas ravie d’être ici, franchement, je commençais vraiment à me demander si j’avais bien fait de lui faire signe pour participer à cette expérience. Peut être parce que j’appréciais ce coté calme chez Phaedra. Nous n'avions pas vraiment une amitié intime, juste un partenariat tacite concernant nos études, mais  nous arrivions à nous comprendre avec peu de mots. Je la trouvais néanmoins intrigante. Elle était ce genre de personnes à masquer toujours ses émotions, à ne jamais rien laisser paraître. Je ne savais pas du coup à quoi elle pouvait penser en ce moment-même. Avait t’elle peur ? M’en voulait t’elle de l’avoir poussé dans cette expérience ?

Soupirant avant de m'enfoncer encore plus dans mes pensées sur la Serdaigle, je pris le flacon et le vidai de sa substance amère et terreuse d'un trait. Cherchant un peu de confort, m'installai dos au mur, à l'opposé de la cabane, attendant l'arrivée des effets.
-Ca ne va pas tarder. D'ici cinq minutes on devrait ressentir les premières sensations. Si quoi que ce soit se passe mal de ton coté, fait moi signe."
En faite, je me sentais responsable d’elle. Après tout, j'étais celle qui avait lancé l'idée de préparer la potion. Moi et ma dévotion au travail bien fait je vous jure... Je ne sais pas ce qui m'était passé par la tête pour choisir Divination comme option.

Je pouvais sentir le breuvage commencer son action. Je jetais alors le flacon sur le plancher se dernier s’explosa en un millions de morceau. Je ne savais pas vraiment pour quoi j’avais fit ça peut être tout simplement que les effets commençait à s’installer et donc ma conscience à divaguer un petit peu. Je m’assis donc sur le plancher et un craquement se fis retentir. Je ne pus m’empêcher de poser un regard protecteur sur ma camarade qui avait vraiment l’air de ne pas aller bien.
Tous les poils de mon corps se dressèrent sous l'effet d'une sensation électrisante parcourant ma peau, semblant me connecter à tout ce m'entourait. Le sol, l'air moite, la poussière en suspension, les rayons de lumière perçant les vieilles planches... tout semblait animé d'une énergie et d'une consistance qui lui était propre, comme si je pouvais percevoir l'ensemble du monde m'entourant avec le seul sens du toucher. Vint ensuite une acuité de l'ouïe à laquelle je n'étais pas habitué, et une augmentation de la vue, qui semblait augmenter la taille de tout ce que je regardais comme si j'avais le nez collé dessus. Je me sentais lentement glisser vers un état qui ne me plaisait pas. C'était trop envahissant, tous mes sens me donnant des milliers d'informations à la fois, tellement complètes que je n’arrivais pas à les comprendre. Je me relevai doucement en m’appuyant sur la paroi du cabanon. Je me sentais tout d’un coup mieux comme si je me trouvais dans un monde nouveau, j’eus des visions étranges que moi même ne saurais pas décrire. Soudain, la présence de la Serdaigle me rappela à la réalité ou du moins à la réalité dans laquelle je me trouvais et non celle dont je croyais être:
Je lançais un regard à la Serdaigle, afin de voir ce qu'il en était dans son cas.

 -Phaedra? TU VAS BIEN ? lui criai-je d’une voie rauque, d'une voix inquiétante qui n'était plus la mienne.
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Re: Opération spéciale

Message par : Invité, Dim 15 Avr 2018 - 10:54


Cette chaleur, ma propre fatigue, et ces effluves étranges qui emplissaient la pièce. Tout autant de raisons qui pourraient justifier avec brio mon attention dissipée. Ou plutôt, dirigée sur les éclats de pensées chaotiques qui fourmillaient sans cesse dans ma tête. C’était étrange cette capacité à faire abstraction de ce qui m’entourait. Étrange, et assez désagréable, à dire vrai. Parce que je ne le choisissais jamais - sinon j’aurais sans doute moins de mal à me concentrer.
Tout ça pour dire que ce ne fut que lorsque Gladys m’envoya un petit coup de coude dans les côtes que je revins au moment présent. Pas de sursaut, mais brusque mouvement de tête, et regard interrogateur. Elle avait dû me poser une question ; je ne l’avais même pas entendue. Pas de temps pour y penser, pas d’envie de me le reprocher ; elle me tendait déjà une fiole de potion. Mon corps eut la décence de ranger mes dernières hésitations au sein de ma boite crânienne, juste une précaution pour faire en sorte que ma main ne tremble pas quand je pris l’objet de la sienne.
Je calai mon dos contre les planches grossières de l’abri, dépliai puis repliai les jambes devant moi, étirai ma colonne jusqu’à en faire craquer mes vertèbres. Comme si être confortable à l’extérieur me permettrait de l’être un peu plus dans ma tête. Cela valait au moins le coup d’essayer. Le seul risque encouru étant la déception d’une réussite un peu douteuse.

Puis, j’imitai ma camarade et portai le flacon à mes lèvres. Je pris soin de renverser la tête en arrière, pour être sûre de tout boire sans me défiler ; je n’aurais pas été étonnée que ma motivation me fasse faux-bond au tout dernier moment. Mais à présent, de toute façon, c’était trop tard. Tout était ingéré, il n’y avait plus qu’à attendre qu’elle fasse effet.

Ça ne va pas tarder. D'ici cinq minutes, on devrait ressentir les premières sensations. Si quoi que ce soit se passe mal de ton coté, fais-moi signe.

J’acquiesçai en la gratifiant d’un “d’accord, merci” peut-être un peu sobre, mais au moins reconnaissant. C’était un peu rassurant de se rappeler que je n’étais pas toute seule. Cela ne m’empêcha pas de ressentir les cinq minutes comme les plus longues de ma vie. J’avais rarement été autant à l’écoute de mon corps, à l’affût des changements, à la recherches des tout débuts de sensations. Je voulais capturer le point de rupture, le moment où tout démarrait, la fine ligne entre l’avant et l’après qui semblait parfois si effacée.
Mais je me laissai finalement surprendre. Par ces pensées qui ne semblait pas les miennes et s’entrochequaient beaucoup trop vite dans mon crâne, par cette torpeur paradoxale qui s’infiltrait dans mes veines et engourdissait mes muscles, par cette sueur qui perlait dans ma nuque et dévalait ma peau frissonnante le long de ma colonne.
Un bruit clair me raccrocha à la réalité. Celui du verre brisé, caractéristique, cristallin, crépitant, dont les échos résonnèrent longtemps à mes oreilles. Jusqu’à ce qu’ils cessent, enfin, et soient remplacés par des milliers d’autres. Car soudain j’entendais tout, en partant de mon coeur battant et ma respiration heurtée, au discret ronronnement de la potion qui bouillonnait dans un coin, en passant par les milliers de petits craquements qui nous provenaient des arbres. En même temps, mes yeux se mirent soudain à distinguer avec plus de précision que je n’aurais pu le souhaiter les détails qui m’entouraient, si précis que je pouvais voire voler les grains de poussières, qui flottaient dans une paresse lente que je leur enviai. Les odeurs ensuite, auxquelles je n’étais pas habituée à accorder autant d’attention, et le toucher aussi, qui rendit presque insuportable la sensation de mes vêtements sur ma peau sensible.
Submergée par les nouvelles informations, je me noyais dans un magma de stimulis. Cette conscience aiguë de ce qui m’entourait me frappait à travers mes sens plus aiguisés que jamais. Et en même temps, ombre à ce tableau plus que perturbant, cette nausée terrible qui secouait mon estomac.

Je ne sus combien de temps je restai ainsi, ni à partir de quel moment la réalité commença à se brouiller pour m’entrainer dans une autre. Mais je sais qu’un instant je fus loin, loin de cette cabane, loin de mon corps encombrant, loin de la raison. Un accès vers autre chose que je ne compris pas vraiment.
Puis, une voix. Mon nom, je crois, crié non loin de moi. Il me fallut un moment pour démêler le vrai du faux. Pour parvenir à retrouver le chemin de cette cabane, baigné dans une luminosité qui avait trop baissé pour le peu de temps qu'il m'avait semblé être partie, avec Gladys, debout au milieu, qui me regardait avec insistance. Elle était là elle aussi. Je n'étais pas seule.
Ouvrir la bouche pour répondre. Ne produire aucun son. Une vague d’angoisse noya mes autres sens et je retrouvais étonnemment le plein accès à mes pensées. Tout était plus clair, plus simple, quand on ressentait moins et que l’on n’était pas balloté entre les divers sens. Je fermais les paupières un instant et me raclai la gorge.

Je…

Stop. Aucune idée de ce que je voulais dire. Mais j’avais au moins recouvré un filet de voix. Je finis par lever mon pouce vers le haut, comme pour dire que tout allait bien. Parce que finalement, ça allait. Un rire nerveux me secoua les épaules tandis que je fixai mon regard sur ma main tendue. Je la posai au sol et me donnai l'impulsion nécessaire à me mettre sur mes deux jambes. Tremblantes, engourdies, elles réussirent par on ne sait quel miracle à remplir leur boulot. Je tapai une fois dans mes mains comme pour les en remercier.
Debout, en face de Gladys, des mots se bousculaient dans mon crâne jusqu'à ce que je me rappelle pourquoi nous étions là. J'en sélectionnai alors certains, en espérant arriver à former une phrase que la Gryffondor pourrait comprendre. Même s'il fallait avouer u'elle semblait en meilleur état que moi. Ce n'était pas difficile.

Tu as vu quelque chose, toi ?

Une phrase que je finis par marmonner sans doute de manière peu intelligible, mais qui m'avait coûté trop d'efforts pour songer à la répéter. Alors je m'adossai au mur de planches grossières et, en attendant sa réponse, me fis la réflexion que rien n'était plus normal chez moi.
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Gladys Everlood
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Re: Opération spéciale

Message par : Gladys Everlood, Mar 1 Mai 2018 - 0:29









Percevoir l'avenir

_PV Phaedra Elsie


Elle était debout devant moi, je me rassis pour me placer près du feu qui avait servi pour préparer la potion. J'étais persuadé d'avoir entendu une voix sortir des flammes. La voix de ma mère. Cette voix qui c'était éteinte à jamais le jour de l'incendie que j'avais provoqué. Ce malheur qui me hantait toujours.
C'était vrai alors elles parlaient ? Les flammes pouvaient transmettre les paroles de l'esprit d'une personne qui nous est chère.

M'agenouillant auprès d'elles je leurs parlaient d'un air assuré ou plutôt je croyais parler à ma mère.

- Maman aujourd'hui j'ai appris que les Flammes faisaient revivre les souvenirs ! Je sais que t'es là pas loin de moi... même si c'est faux...
Mais dis-moi, est-ce qu'au moins tu m'entends? Est-ce qu'au moins tu me vois ? Qu'est ce que tu me dirais toi si t'étais là auprès de moi ?
Ce sont bien des signes que tu m'envoies ? Reviens !
Une hallucination ? Les flammes me racontent des histoires pour me faire oublier, pour endormir ma peine, pour me faire sourir. Oui, j'ai une conversation bien réele avec ton esprit Maman ! Ton esprit Maman enfermé dans les flammes. Es-tu seule ?
Maman est-ce que tu m'entends est-ce que tu me vois ?
Je m'en fous si après ça je tiens pas le coup. Je sais que t'es là pas loin... même si c'est faux...
Cette conversation c'est à rendre fou. Je comprends plus rien je suis perdue. Ça me fait pleurer mais ça fait du bien. Ça me fait tourner la tête.
Oh Maman si tu savais tout le mal que l'on m'a fait ! Foutez -moi la paix !
Que fairais je sans toi ?


J'avais parlé sûrement trop longtemps pour que mon cerveau veuille s'en remettre.
À moitié allongée, sûrement dans cette position je pourrais plus rapidement reprendre des forces ? J'étais en face de ma camarade dans un état que je ne contrôlais absolument pas, le regard dans le vide, tirée de mes pensées par une voix.

- Tu as vu quelque chose toi ?

Des mots casi inintelligible, mais que je réussi quand même à comprendre. Une Phaedra que je ne connaissias pas était devant moi ! Nous ne devions pas avoir bonne mine, nous devions presque faire peur. Heureusement que personne d'autre était là pour nous trouver dans cet état.
Tout ça je ne m'en rendais pas compte...
Je lui répondis une premiere fois d'une voix tremblante

- Le Feu.. Phaedra

Puis en criant plus fort d'une voix rauque:

- Phaedraa ! Le Feu ! Et toi ?
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Aewera Drabyssae
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Re: Opération spéciale

Message par : Aewera Drabyssae, Mar 1 Mai 2018 - 12:37


Intervention de deux directeurs fouineurs
Et une musique pour me faire pardonner de l'incruste par là.
[LA Antho]

Elle sortait de son appartement,
Un peu fatiguée de la journée,
Pour retrouver l’Adams,
Le blaireau en chef,
Qui devait l’accompagner,
Pour fouiner dans les alentours du château,
A deux.

Ses pas l’emportèrent,
Jusqu’à l’entrée de l’école,
Où le directeur des jaunes,
M’attendait de pied ferme,
Ses cheveux bruns toujours bien coiffé et sa tenue de Monsieur parfait,
Sur lui.

Passant à ses côtés je lançait un simple “Bonjour” joyeux,
Mon sourire ne quittant pas mes lèvres,
Je m'élance ensuite d’un pas vif,
Vers les plaines verdoyantes,
Où tout est possible,
Je sentais la légère brise parcourir mon corps léger,
Et entendait les oiseaux,
Murmurer à mes oreilles,
Des paroles douces,
Délicates.

Mes yeux océans, parcourait le paysage d’un regard attentif,
Les mains dans les poches je veillais,
A ne pas distancer le jeune homme à mes côtés,
Je n'essayais pas de lancer la discussion,
Trop occupée que j’étais,
à me perdre dans mes rêveries.

Me recoiffant d’une main,
Pour pouvoir voir où j’allais,
Je lui lançait un regard amical,
Avant de pénétrer dans la forêt interdite,
Si sombre et sans âme,
A en faire frissonner un géant.

M'arrêtant quelques instants,
J’observais ce qu’il se trouvait autour de moi,
J’avais l'impression d'entendre des paroles étouffées,
Peut-être n’était-ce qu’un effet de mon imagination,
débordante,
Qui n’aimait que trop peu,
Le fait que je me trouve dans ce lieu,
Si froid et impersonnel.

Sentant mon sourire s’estomper quelques peu,
Comme lorsque le flou d’invite dans un dessin,
Ou que l’artiste disparaît au fond de la scène,
Laissant place à un évènement inhabituel,
Ici ma concentration,sans faille.
La jeune femme n’appréciait pas vraiment de se retrouver en ces liens,
Depuis qu’elle avait rencontré un troll et,
qu’elle s'était retrouvée attachée à un arbre par son préfet.

Une certitude s’était emparée d’elle,
Ils n’étaient pas seules en ces lieux,
Elle s’approcha alors d’une petite cabane,
Habituellement vide,
Mais d’où s’échappait,
Des bruits,
Comme des murmures et paroles,
Laissées échappées,
Par des enfants.

Lançant un regard peu serein à l’homme l'accompagnant,
La jeune femme entra,
Apercevant dans la pénombre ambiante des bougies éclairées,
Diffusant une douce lueur,
Elle fut stupéfaite en voyant,
Deux jeunes filles,
En sueur,
Sur le sol.
Elle fut tétanisée quelques instants,
Surtout après avoir entendu,
Une des jeunes filles crier au feu,
D’une voix presque éteinte.
Immobile, il lui fallut quelques instants,
Avant de pouvoir bouger à nouveau,
Juste à temps pour voir son acolyte entrer,
Dans la pièce,
Où une atmosphère de folie peu douce,
S’échappait à grands panaches.
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Anthony Adams
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage
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Re: Opération spéciale

Message par : Anthony Adams, Ven 4 Mai 2018 - 15:14


Ils avaient une petite ronde à faire. Le truc de routine, vérifier qu'il n'y avait pas de soucis à Poudlard. Et aujourd'hui ils s'aventuraient dans la forêt interdite. C'était un lieu que les élèves en mal d'adrénaline appréciait. Puis il y avait plein de cachettes un peu partout pour tester, faire des duels, ou d'autres trucs plus ou moins répréhensibles. Bref, aller dans le forêt interdite, qui était, par son nom, interdite était un point de ralliement assez fréquent pour les élèves voulant enfreindre un certain nombre de lois et donc, l'équipe de direction pour chopper ces mêmes élèves. Aewera était pas super bavarde. Elle semblait pas trop rassurée d'aller là-dedans. Pour Antho, c'était une habitude. Il avait été un nombre de fois assez important pendant sa scolarité dans l'interdit. D'ailleurs, il trouvait toujours la situation drôle. Lui, le type qui avait enfreint une dizaine de lois par semaine et allait en cours quand ça lui chantait, il devait faire la loi dans sa maison. Avouez, c'est un peu drôle comme situation ?

M'enfin, du coup, l'avantage, c'est qu'il connaissait les planques des fraudeurs. Du coup, en entrant dans la forêt interdite ils se rendirent dans une petite cabane à l'écart. L'endroit était encore assez peu connu, mais de plus en plus régulièrement certains se retrouvaient là pour faire... On sait pas trop quoi. Mais chez les moldus, ça pouvait être l'équivalent aux séances de spiritisme dans le noir. Un truc pour se faire peur, dans le noir, à l'écart de tout le monde. Quand ils s'approchèrent, Anthony vit tout de suite qu'il y avait du monde. Le jeune homme prit sa baguette et envoya un Hominum Revelio vers la cabane. Il y avait deux personnes là-dedans. Qui semblait plus trop bouger d'ailleurs. Le directeur continuait de s'approcher après avoir rangé sa baguette. Il avait déjà fait le coup de foutre le feu dans un couloir de Poudlard. Il allait ptet pas faire à chaque fois le même coup. Un peu d'originalité faisait pas de mal. Quand ils furent proche, une voix ce distingua. Pas très disctinctement, mais on pouvait comprendre :

- Phaedraa ! Le Feu ! Et toi ?

Aewera était restée plantée là. Devant la porte, comme si elle venait de voir le diable en personne. Quoi qu'il paraitrait qu'il était pas si mal ce mec. Un peu comme la mort au final. Il se satisfait de quelques arrangements, fallait juste savoir se débrouiller. Bref, le jeune homme entra à son tour et ce qu'il vit, le... Surpris. C'est le moins qu'on puisse dire. Deux filles. De mémoires, de deux maisons différentes qui... Avaient l'air drogué. Mais clairement pas une petite drogue nan. Un truc bien méchant. A côté il y avait des flacons, ayant certainement contenus une quelconque potion de leur préparation. Il y avait peut-être un réel but derrière. Mais leur air ahuri, le bordel dans la pièce et les brides de paroles qu'ils avaient entendu disait énormément sur l'état dans lequel elles s'étaient mise. La magie c'était bien... Quand elle était bien utilisée. Avec trop peu de connaissance, il y avait un nombre de truc incroyable qu'on pouvait louper. Et c'était sans doute ce qu'il s'était passé ici. Ou alors, elles avaient simplement essayé un truc qui était simplement impossible. Car oui, en magie, tout n'était pas possible. Malheureusement. Ou heureusement. Pas sûr de connaitre réellement la réponse. D'un geste de la main, Anthony éteignit toutes les bougies qu'il y avait dans le coin grâce à un Eolo Procella très faible, mais bien assez suffisant pour éteindre les bougies. Le directeur jaune avait donc plongé la cabane dans le noir complet. Cela allait éviter un quelconque accident impliquant des flammes et des brûlures.

L'attrapeur de l'équipe laissa tout le monde s'habituer à cette nouvelle obscurité et il adressa la parole aux deux jeunes élèves qui étaient... On savait pas trop. Connaissant les lieux comme sa poche, Anthony alla chercher l'une des fioles qu'il avait repéré avant d'éteindre la lumière. L'odeur était caractéristique, mais il garda sa conclusion pour lui. Il préféra demander aux deux jeunes filles :

- Il y avait quoi là-dedans ?

Le ton était ferme et ne laissa pas la place aux mensonges. S'il y a une ligne rouge qu'Antho n'avait pas franchi c'était l'utilisation de ces substances. Il avait trop vu son père saoul à cause d'une drogue trop commune... Le jeune homme pouvait être quelqu'un de très laxiste, mais sur ce point, il était intransigeant et sa voix laissait transparaître cette limite. Son regard transperçait l'obscurité, et malgré cette dernière, les jeunes filles devaient sentir la noirceur de son regard.
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Re: Opération spéciale

Message par : Invité, Jeu 7 Juin 2018 - 0:31


Désolée du (gros) retard, les partiels ont mangé mon temps et mon âme


Mal, mal, mal. Je ne me sentais pas bien. Physiquement et mentalement, je croyais, j’avais du mal à faire la différence tellement les deux se confondaient dans cette mélasse opaque de sensations brouillés. Deux seules choses ressortaient plus clairement, comme surlignées par un trait de lumière capricieux : le contact du mur dans mon dos qui contribuait sans doute plus que moi à me maintenir debout, et le rayon d’un soleil descendant qui s’amusait à titiller mon œil. Pas très sympa. Ça faisait mal et ça brûlait la rétine. Si bien que j’eus presque du mal à réaliser que le feu de Gladys n’avait pas de rapport avec moi. Regard interrogateur, ou perdu, ou inexpressif, impossible de juger, vers ma camarade tout en essayant de décaler mon visage de la luminosité acrimonieuse. Tout ça sans perdre l’équilibre. Ce qui me demandait une concentration que je n’étais pas sûre de receler. Mais l’attaque oculaire battit en retraite et le mur resta fidèlement contre mes épaules. Réussite.
La phrase fut répétée, en criant. Cela ne l’en rendait pas plus compréhensible. Ça m’agressait sans m’atteindre vraiment. Un peu comme si tout était un peu loin de moi. C’était peut-être normal. Ou alors non. Je savais plus trop. J’avais juste envie de dormir, fermer les yeux et que tout redevienne comme avant. Et boire aussi. Mais d’abord dormir.

Je ne savais pas si j’avais fermé les yeux ou pas, mais la lumière disparut. Noir. Les pupilles au repos, ça reposait, ça calmait. Ça angoissait un peu, aussi, mais j’étais trop anesthésiée pour m’en rendre compte. Le petit rayon de toute à l’heure se faufilait toujours entre deux planches mais il semblait bien ridicule pour lutter contre l’obscurité. Trop faiblard pour replacer les bougies éteintes mais pas assez pour m’empêcher de remarquer une autre présence que celle de la rousse. Plus grande, plus masculine, et plus énervée aussi. Pas la force de sursauter, de crier ou même de réagir. Je préférais ne pas me demander le pourquoi du comment, j’en étais pas trop capable ; il me manquait l’énergie, la volonté et la motivation d’essayer, ce qui faisait un peu beaucoup. Je me contentai juste de le regarder, forcer mes yeux à percer la pénombre pendant qu’elle commençait à me mettre mal à l’aise. Je fixais le regard sur le petit reflet luisant du verre, histoire de m’accrocher à quelque chose. La fiole oscillait dans la main réprobatrice comme un reproche. Il y avait quoi là-dedans ? Ça m’agressait et ça m’atteignait cette fois. Je croisai les bras, serrai les dents, mais j’aurais bien aimé me fondre dans ce mur. Et dormir aussi. Et boire.
L’autorité était là, ça devait être dans un des scénarii que j’avais envisagés. Impossible de savoir, j’avais tout égaré dans un coin de ma mémoire. Il voulait et il fallait que je réponde, en tout cas. J’avais pas vraiment le choix. Mais c’était étrangement difficile de se forcer à être rationnelle. Ahua… Aya… Sca. Je sais plus. C’était vrai. Il y avait trop de syllabes. J’en avais oublié l’ordre. Je suis désolée. Tout aussi vrai, mais je savais pas trop auprès de qui je m’excusais, pour le coup. Tout le monde. Moi-même. J’étais pas certaine que ça ait vraiment de l’importance.
Mon regard se décrocha de la fiole et papillonna à la recherche de Gladys. Un appel au secours. Parce que j’avais besoin d’aide.
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Re: Opération spéciale

Message par : Anna Keats, Mar 31 Juil 2018 - 3:50


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PV celle qui partage les pauses

Une baguette à la main, une dernière fois, je ne saurais plus rien après et ce serait pour le mieux. J'avais tout laissé sur place, ma valise, mes affaires, ma chouette, ma couleuvre, mon bracelet en argent. Tout ce qui pouvait me rappeler ces moments si précieux passés en leur compagnie. Je voyais les ombres, je regrettais quelque part de laisser tout cela derrière moi, cette cause avait fait toute ma vie, enfin le croyais-je. Ma mentor qui m'avait éclairé maintes et maintes fois, telle une rivière qui creusait le lit d'une rivière. L'équipe du Chaudron Baveur, qui avait été comme une famille, un refuge pour tout ce que je voulais éviter.

Et puis j'avais rencontré celle aux cheveux de feu, celle qui avait l'air toujours obnubilé par mes yeux, celle avec qui j'aurais pu passer une existence calme. Une vie parfaite en sa compagnie aurait été un honneur, mais hélas mon cœur avait été piégé par un autre plus tôt. J'avais été profondément touché par sa mort, j'avais versé quelques larmes mais je n'en avais plus assez car le pire était déjà passé. Lui, les yeux verts, celui que mon cœur avait choisi. Pourquoi lui, je ne le saurai probablement jamais, cet amour était né d'une simple obstination pour un mec trop isolé à mon goût. Un comble pour l'insociable que j'étais. Je souriais à ce souvenir tendrement. J'avais nourri cette curiosité pendant deux ans avant de comprendre que cette sensation me poussait vers toi quand nos yeux se croisaient et cette douleur quand les jours étaient couverts de ton absence. Alors quand tu as disparu j'ai réalisé, réalisé au combien mon cœur t'appartenait et que maintenant que j'avais appris que tu marchais dans les mêmes empreintes que moi, je n'arrivais plus à penser à un avenir dénué de ta présence. Je t'aime. Je te l'ai dit une seule fois dans un délire adolescent et je regrettais aujourd'hui de ne te l'avoir jamais dit en le pensant. Alors c'est à un souvenir que je le disais. Juste souffler à travers le vent et constater l’échec et la tristesse de mon action.

Le temps était calme en cette fin de matinée. J'avais trouvé un banc en bois, seul sur une route menant partout et nulle part à la fois. Une route, ou plutôt un chemin de gravier. Peu de personnes passaient ici, mais sa réputation voulait que seules les personnes déterminées passent par là. Je remettais alors ma vie entre les mains du prochain voyageur qui s'aventurerait sur ce chemin isolé.

La baguette pointée sur moi, sur ma tempe, je prononçais explicitement le sort d'amnésie. J'avais la volonté d'effacer toute ma vie et c'était ce que je fis. C'était avec une larme coulant le long de ma joue que je fermais une dernière fois les yeux sur le monde que j'avais connu.

Adieu Anna.
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Re: Opération spéciale

Message par : Mangemort 91, Mar 31 Juil 2018 - 11:31


Je marchais, une main d'enfant dans chacune des miennes, réchauffant un peu les miennes dans cette décision difficile que je m'apprêtais à prendre.
Partir, c'tait devenu une nécessité et certainement bien d'avantage. Pour les protéger eux, seule Malicia saurait me trouver, je lui avais laisser des mots, Soixante-Sept ne comprendrait sûrement pas, mais peu importait à l'heure qu'il est.

Alors nous marchions doucement, sur la route de nulle part, comme il y en a des centaines d'autre à travers ces bois. Le but étant de partir suffisamment loin pour transplaner sans traces et ne plus être retrouvé.e. Puis parce qu'une falaise dégagée un peu plus haut offrirait tout ce qu'il fallait pour un adieu des plus simple à l'autre nous. Celui du masque qui avait su me porter nuit et jour, m'aider, et parfois aussi me remuer le couteau.

Mais aujourd'hui s'en était fini, des nuits sans lunes a veiller des enfants hypothétiques. Seul restait les deux vrais, Enzo marchant désormais quelques pas en avant et Tim la main dans la mienne. Seule restait leur voix, et seules resteraient certainement leur présence, sans nulle doute accompagnée de cette ombre perdue qui semble avoir perdu son chemin en elle même quelques mètres plus haut.

Alors nous l'approchons, son visage est connu, vu et revu, mais il n'y a nul autre choix que celui de se stopper dans ma progression. Parce qu'elle a ce regard de ceux qui veulent s'enfuir, ou de ceux qui sont déjà partis en oubliant pourquoi. Alors la main libre se tend vers elle, comme une invitation à se retrouver, à me suivre. Elle a déjà vu ce masque sur mon visage. Elle connait les traits de celui ci, sans pour autant les reconnaître. alors je lui prends doucement la main, et c'est à quatre que nous nous approchons du rebord. Le tend de d'arracher ce masque et cette partie de moi qu'il a engluée. Cette part de moi qu'il coince, qu'il démange, qu'il rend insupportable.

Nous aurions pu sauter, nous aurions été beaux, à tomber tous les quatre d'une falaise, mais je ne voulais pas prendre cette décision pour mes propres enfants. Alors les mains s'unissent, petit à petit, et Anna semble avoir compris qu'il nous faut se tenir. J'arrache ce masque tant aimé et tant haï qui termine sa course dans les flots du lac noir, cinquante mètres plus bas.

Et c'est seulement après un crac bruyant
et une disparition san fumée.
Que la nuit sait tout envahir
dans ce décor tranquille.

Laissant 91 sombrer dans les abysses du lac, et Shae a on ne sait quel destin encore tordu,
provoqué par cette décision sans doute prise bien trop tard.
Adieu Nonante et-Un
Le Pinocchio n'est plus.
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Re: Opération spéciale

Message par : Jace Becker, Mer 10 Oct 2018 - 19:45


LA de Lizzie
Suite de avec Lizzie et 84


Je monte sur le balai de Lizzie et nous partons ensemble plus loin dans les terres, sur le trajet je réfléchis à ce qu'elle m'avait dit plus tôt. «Le sectumsempra ressemble au Diffindo». Je le connais bien celui-ci alors que par réflexe j'amène l'une de mes mains à ma joue droite pour caresser ma balafre... Bon j'imagine que c'est beaucoup plus violent qu'une simple coupure.

Par la même occasion je ressemble à la satisfaction que j'ai lu sur son visage lorsqu'elle m'expliquer qu'en un seul elle pouvait me trancher net et précisément un peu partout sur le torse, en y repensant j'ai hâte de pouvoir l'utiliser bien qu'il va falloir être prudent avec ce genre de magie. Ne pas être pris... Je pourrais l'utiliser sur un moldus isolé pour m'entraîner tiens... Hmm mauvaise idée, on verra ce que dis Lizzie et on verra sur quoi je peux m'entraîner à ça plus tard.
Alors que nous sommes toujours en vol j'essaye de lui parler malgré le vent qui fouette nos visages.

-En tout cas je suis vraiment content que tu acceptes de m'enseigner ce que tu sais Lizzie, je dois t'avouer que je ne pourrais rêver mieux surtout à Poudlard.

Après encore quelques minutes de vol nous arrivons sur place, je descends de son balai étirant mes bras... Pas habitué des vols à deux sur un balai. Je tourne la tête attendant de voir quelqu'un ou quelque chose sortir de l'ombre après tout Lizzie l'a clairement dit... Rencontrer l'un d'eux... ça va faire presque deux ans que j'ai faits ma première rencontre avec « l'un d'eux » justement. Peut-être ce sera le même et il verra à quel point j'ai progressé dans ma tâche que je lui ai promis d'effectuer.
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Re: Opération spéciale

Message par : Mangemort 84, Mer 10 Oct 2018 - 22:56


Un appel. Via l’objet. Et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de Lizzie. Se retrouver dans la forêt interdite, dans l’Ombre, une Ombre parmi les Ombres, après tout, c’était ce que tu étais. La nuit fondait sur toi comme un second vêtement, peignant à merveille ton corps destiné à faire le mal, à répandre la juste Cause auprès de ceux te ressemblant, auprès de ceux qui avaient besoin de cette Liberté dont ton cœur s’était épris. Le souffle était rapide, la faute au transplanage réalisé en vitesse d’Hollow jusqu’ici. Point de chute ultime prédéfini.

Et un balai fend l’air, tu l’entends, ton regard s’extirpe du sol pour regarder les cimes d’arbres qui se mouvent lentement au grès du vent, et tu ne tardes pas à apercevoir, les deux silhouettes. Se découpant dans les halos de la lune, vieille peinture moldue d’une sorcière passant au travers de la lune. Cela te fait sourire alors que tu entends, à quelques mètres de toi, la voix qui s’élève, remerciant la partisane dont tu penses le plus grand bien.

Le sourire se pare sous ton masque, si elle t’appelle c’est qu’il y a éventuellement des informations intéressantes à te communiquer. Ou tout du moins une personne digne d’intérêt à présenter. Ou peut-être toute autre chose ? Quoiqu’il en soit tu n’attends pas, et t’avance, révélant ton masque de fer aux faibles lumières de la lune. « Miss Bennet … » Silence. « Mister Becker ». Qui marque la connaissance comme un tatouage marque le bras.

L’attente se fait ensuite sentir, savoir vers quoi tu te dirigeais. La baguette est non loin de la main gantée, les étoiles peuvent encore être témoin d’un énième pacte, ou d’un énième meurtre au nom de quelque chose qui échappe à certains sorciers trop obnubilés par leurs personnes. Le regard tourné vers Bennet « Je vous écoute ... ». Étrange ressemblance à cette soirée de rencontre avec Midtown, le veritaserum en moins.
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Re: Opération spéciale

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 11 Oct 2018 - 15:30


Au cours du vol, je le sens songeur. Et je comprends. On a vu bien des choses en un temps réduit. Cela me fait presque oublier mes envies de mort. J'arriverais un jour à me concentrer uniquement sur ce type de projet. Sur la progression d'un délicieux potentiel comme le sien. Un jour, il serait un Mangemort… J'en étais convaincue. L'état de ses convictions n'était plus à prouver ; Ashton l'avait été bien plus jeune, flûte à la fin ! Et ses renseignements étaient précieux…

C'est pour la magie qu'il avait encore des preuves à faire. Mais ça, on allait travailler dessus. Je l'épaulerai pendant tout le temps qu'il le faudra. Parce que j'ai choisi mon nouveau novice ; et qu'à présent, rien ne peut lui arriver sans que je sois là pour le guider. Pour lui tenir la main et le soutenir face à tous les obstacles. Il m'a montré cette étincelle, ce détail qui ravive tout. Et rien que pour ça, rien que pour ça je peux me battre quelques jours de plus. C'est déjà énorme.

— Je suis contente que tu te sois confié à moi. Tu as une vraie envie d'apprendre, ça se sent… et tu ne le regretteras pas.

On dépose notre petit balai sur la terre ferme, et je l'aide à en descendre avant d'explorer les lieux. Le masque de fer sait déjà où nous nous trouvons ; la lune se réverbère sur son bijou de visage.

J'ai la main-joie en m'élançant dans sa direction, car je reconnais ce masque. C'est l'ombre de Midtown. Celle qui m'a invitée à faire mes preuves l'autre fois. L'ombre sait tout de mes intentions, puisqu'elle m'avait soumise à la prise de veritaserum. Et ceci, ceci est la preuve de la confiance que l'on peut avoir l'un en l'autre.
— Bonsoir. J'apprécie le déplacement que vous avez fait pour nous rejoindre…

Et oui, le retour au vouvoiement. Il y a des exceptions pour tout…

Par sécurité, j'examine les arbres et la clairière alentours ; on ne sait jamais. Nous pourrions être plus de trois… Je n'ai pas mon Voitou aujourd'hui, mais une série de Hominum Revelio, Finite incantatem, Specialis revelio et autres amis permet de s'assurer que nous sommes seuls ici.

— On n'est jamais assez prudents, je voulais être sûre que personne d'extérieur ne tire avantage de notre rencontre. Je tenais à vous présenter plus avant Jace Becker. C'est lui qui m'a fourni les informations sur Tara que j'ai relatées à votre frère d'armes. Son potentiel ne cesse de croire ; il me paraissait donc important que vous vous fassiez votre propre idée de ce personnage…


D'une main douce mais ferme, je pousse Jace vers le masqué, pour que celui-ci l'examine.
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Re: Opération spéciale

Message par : Jace Becker, Dim 14 Oct 2018 - 18:45


Nous atterrissons et une fois au sol Lizzie me disons qu'elle est contente que je me sois confié à elle, petit sourire rapide avant de lui répondre.

-Avec toi aucun risque de le regretter je pense.

Puis je tourne la tête et je vois cette personne au masque de fer s'approcher de nous, mon envie de me jeter dans ses orbites noires refont surface comme sur les docks il y a quelques années. Mais comparé à l'époque je ne fais pas l'imbécile et je reste à la place qui est la mienne, il salut dans un premier temps Lizzie puis viens mon tour. Il me nomme par mon nom, si quelqu'un d'autre aurait été à ma place il aurait sans doute paniqué de savoir qu'un Mangemort connaît son nom mais pas moi. Ce n'est pas le premier masqué que je rencontre qui sait comment je m'appelle, cependant lui non plus ne semble pas aimer tourner autour du pot et il en vient directement au fait. Ça doit être un trait de caractère chez les Mangemorts ça.

Je laisse Lizzie parler en premier après tout je ne vois pas trop ce que je pourrais dire... Donc mon mentor décide dans un premier temps à "remercier" si je puis dire le masquer de s'être déplacé avant de lancer différents enchantements pour détecté toute trace de personne qui ne devrait pas être ici. Dans ma tête germe une petite idée : Pourquoi ne pas placer un Cave Inimicum à proximité du bois d'où vient ce masquée ? Ça nous permettrait de toute évidence si un intrus est à proximité.

Lizzie reprend donc en disant qu'elle souhaitait me présenter à lui et à eux... Elle mentionne donc que c'est moi qui ai récupéré les infos sur Tara, c'est sûr qu'en connaissant son physique ça aide plutôt bien. Par contre ce que je n'avais pas prévu c'est qu'elle pose une main qui se veut délicate mais ferme sur mon épaule et qu'elle me pousse légèrement vers le masquer, je suis pris de court mais je garde mon sang-froid et j'incline légèrement le buste.

-Je me nomme Jace, préfet de Serpentard.

Et je reste droit, certain pourrait dire « raide comme un piquet » mais ce n'est pas vraiment le cas, juste droit. Maintenant j'attends...
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Re: Opération spéciale

Message par : Mangemort 84, Sam 20 Oct 2018 - 18:10


Un vague hochement de tête pour répondre au remerciement à peine voilé de Bennet. Après tout elle représentait l’élite, tu n’étais pas du genre à ignorer ses appels. Tu l’observes qui réalise quelques sortilèges visant à camoufler tant votre présence que vos éventuels propos. Tu souris sous ton masque, elle a des réflexes impressionnants. Ton œil pétille de la voir ainsi faire. Surprenant cette Bennet, toujours.

Ensuite, elle indique la raison de sa demande, requérir ta présence ici avait forcément une raison. Elle la présente en la personne de Becker. Sourire carnassier qui s’agrandit. Ainsi donc il se destinait à une voie tracée sur la magie noire, avec comme instigatrice la délicate Bennet. Les yeux pétillent encore. Voilà qui promettait d’être intéressant. Elle le pousse, un peu, vers toi. Comme une mère qui confierait son enfant à une étude approfondie.

Révérence docile de la part de Becker, qui se présente « Je me nomme Jace, préfet de Serpentard ». Hochement de tête subtile, la capuche rivée sur le masque. Et la voix s’élève, blanche. « Sachez, Mister Becker, que je sais qui vous êtes ». Tu étais même plutôt bien placée pour le savoir, en fait. Mais tu n’indiques rien de plus, te contentant d’un « peu importe qui vous êtes d’ailleurs, la question est plutôt ce que vous êtes capable de faire, pour la Cause notamment ».

Une pause alors que ta silhouette se rapproche de lui, le jauge et le juge d’un simple regard. « Dites-moi Mister Becker, qu’est-ce que la Cause représente pour vous ? Qu’êtes-vous prêt à faire pour elle ? ». Le regard glisse jusqu’à Bennet, tu espérais qu’elle ne se soit pas trompé de poulain. Question de confiance en quelque sorte. S’il répondait bien, il se verrait sans doute confier une mission. Pour le tester, pour savoir ce qu’il avait dans le ventre. Sinon, il oublierait simplement cette rencontre. Enfin simplement, tout est relatif.
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Re: Opération spéciale

Message par : Lizzie Bennet, Dim 21 Oct 2018 - 19:52


Je suis la mère lionne qui pousse son enfant vers l'autre pour le persuader de sa fiabilité, de la bonté de ses intentions, de l'extrémité de ses qualités. Et lui, lui il est pas réveillé. Je viens de faire les introductions, tout ce qu'il trouve à dire c'est répéter son prénom ? Sérieusement ? Mon oeil s'arrondit, mais je me reprends vite. Je ne veux pas inciter les Mangemorts à se former une mauvaise opinion de mon protégé. C'est juste le stress qui le rend moins perspicace que d'ordinaire.

Le masqué ne tique pas longtemps sur cette question ; son attention se porte rapidement sur la véritable problématique de l'entretien. Ce qu'il est capable de faire pour la cause. Il m'a assuré être prêt à se sacrifier pour elle, et je suppose que c'est un voeu qu'il renouvellera. Mais je peux attester d'une autre forme de ses capacités.

— Je crois qu'il y a peu de chose qu'il ne ferait pas pour l'Ordre. Et ses potentialités sont peu communes pour son âge…


Le Mangemort s'avance et poursuit son interrogatoire. J'ai l'impression d'avoir soumis un artefact à l'examen d'un expert, ou un enfant à un médicomage, quelque chose de ce goût-là. On sent en tout cas à la fois l'importance de l'affection et de l'attention que j'accorde à Jace et la confiance que je place en ce Mangemort en lui présentant, lui offrant le jeune homme.

Après tout, il pourrait décider de le tuer, aussi, pour des raisons qui m'échapperaient. Quand on apprécie quelqu'un, il n'est pas tout à fait fréquent de l'introduire aux Mangemorts. Mais comme je le disais tantôt, rien n'est commun quand il s'agit de Jace… J'ai foi en lui, et je ne crois pas qu'il nous décevra. Je me demande s'il répondra par les mots ou la magie pour attester de ses intentions, et mille scénarios fourmillent en mon esprit alors que j'imagine sa réponse.
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