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La Cabane Hurlante
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Adreas
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Adreas, Ven 14 Nov - 11:58


Un cri, un unique cri, comme écho du précédant par lequel la jeune femme avait été avertie de l'attaque. Ce cri avait fusé dans la petite pièce, rebondissant sur les murs il fournissait à tous une multitude de frères, de moins en moins puissants mais chacun retranscrivait certainement la douleur de Yue. Adreas ne pouvait rester de marbre face à la violence de cet appel. Elle se devait d'aider le jeune homme, mais sa potion devait encore attendre vingt minutes minimum, sinon elle pourrait l'endormir.. à jamais. Le jeune homme s'agitait de plus en plus, quelques minutes plus tôt il avait semblé si fragile et si fatigué, maintenant son corps se réveillait malgré sa volonté et il devait souffrir atrocement.. *J'aurais voulu éviter cela et faire ça plus doucement, mais là je suis obligée* se dit-elle pour elle-même. L'elfe qui s'était assoupie s'était réveillée en sursauts par les bruits qui émanait du corps de Yue. Elle avait accouru de ses petites jambes vers sa maîtresse, prête à répondre à toute demande. Adreas ne s'occupait déjà plus de son chaudron, elle avait dans son sac une potion plus efficace pour les maux dont souffrait le jeune étudiant, seulement la potion provoquait une douleur telle, qu'elle aurait préféré trouver une autre solution. La situation devenait critique pour tous là.. Si jamais il se transformait en loup-garou maintenant il serait une menace mortelle pour Adreas et Emy, mais aussi pour toute la population de Pré-Au-Lard. Elle ne mit que quelques secondes à retrouver une petite capsule parmi toutes celles qu'elle possédait. "Purification de sang" indiquait la petite étiquette sur le côté. Adreas la prit entre ses mains et la mit de force dans la bouche du jeune homme, elle sentit ses dents acérées contre sa peau, il ne la mordit pas. Il parvenait donc à se contrôler un minimum, mais est-ce que cela serait assez puissant.. Elle n'avait jamais lu quoique ce soit à propos des loups-garous. La potion était utilisée pour guérir de certains poisons, mais cela n'était pas fiable à 100%. Adreas attendit tout de même à ses côtés même si cela était très dangereux..
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Yue Yang
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Yue Yang, Ven 14 Nov - 12:11


* Ce que vivais Yue en cet instant était atroce et horrible...Il avais conscience de sa douleur, conscience de ce qui lui arrivais...mais le pire, c'est qu'il avais conscience qu'il pouvais a tout moment bondir sur la jeune femme qui tentait de le sauver, qu'a tout moment il pouvais lui faire du mal, nuir a la santé de cette femme.Oui, Yue savais se qui se passait et il en avais une certaine frayeur...quoi de plus normal? Sentir en soit qu'on devenais quelqu'un d'autre, sentir une rage qui n'était pas la sienne mais qui vous transforme de plus en plus...

Yue s'agitait toujours lorsque la jeune femme lui forca a boire une potion acide.Le garçon avais sentit la chair de la jeune femme dans sa bouche, sa main...Une partie de lui aurait eut envie de gouter a sa chair, de sentir son sang dans sa bouche...et une autre partie lui criais de resister...Tel un démon, Yue se battais contre lui même, contre cette envie irrésistible de mordre !!
Puis la potion avaler...l'effet fut alors immédiat ! La douleur était vive...et contraire a se qu'il avais vécut jusqu'a maintenant...un froid intense emprionna ses poumons et son coeur...son sang se glacait, ses muscles se crispais...Yue cria alors de douleur, un cri de detresse et de souffrance...Des larmes glissant sur ses joues *


- HAaahhhh !!

* Et a force de souffrance et de douleur, le garçon finit par s'évanouir.C'était surement mieux ainsi.Son organisme répondais a son appel au secours et preferais le faire s'évanouir plutot que de lui laisser cette souffrance immonde traverser l'ensemble de son jeune corps..
Yue se calma donc, tout ses muscles se reposèrent enfin alors que lui même entrai dans un sommeil sans reve...le calme regna alors a nouveau dans la cabane hurlante...La potion provisoire que lui avais donner Adreas devrais suffire en attendant la vrai potion tue-loups...*
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Adreas
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Adreas, Mer 19 Nov - 16:20


- HAaahhhh !!

Un nouveau cri, encore, encore plus déchirant que le premier, encore plus puissant, encore plus émouvant.. La jeune femme avait du mal à tenir face à la violence de cet appel à l'aide, elle aurait voulu se jeter sur lui pour le consoler, lui dire que tout serait bientôt fini, que la douleur cesserait, mais l'Auror ne pouvait pas se mentir à elle-même, l'état de Yue ne s'améliorerait pas quelques soit le nombre de cris qu'elle émettrait elle aussi, ou quelque soit le volume de larmes qu'elles verserait, et cela ne changerai rien à sa condition. Elle préféra attendre, attendre en silence qu'il aille mieux, contrôlant ses émotions pour rester toujours prête à agir.. Le silence revint, on aurait pu croire que la mort l'avait emporté vers des pays sans souffrances, mais non son cœur battait encore et le sang continuait de circuler dans toutes les veines de son corps.. *Seulement inconscient* Plus de douleurs morales, il ne les ressentait pas mais son corps continuait de souffrir du venin. Le calme était juste perturbé par les douces respirations d'Emy de retour sur son tas de chiffons. Adreas patienta auprès du corps de Yue, elle voulait rester éveillée afin de ne pas rater le réveil de son loup-garou. Surprise par un cris au dehors, elle accouru a la fenêtre espérant que personne n'ai remarqué le campement dans la cabane hurlante.. Elle vit une petite chouette couleur noir de geais pénétrer dans la pièce, elle portait accrochée autour de la patte une lettre noire qui se confondait avec son pelage. La remerciant d'une petite caresse sur la tête, elle prit l'enveloppe et reconnu le sceau au dos, c'était celui du ministère de la magie, et la signature au dessous était celle de son supérieur direct, Zhadrryen Black. Alors qu'elle ouvrait la missive, prête à la lire, un mouvement reporta son attention sur le jeune homme étendu sur le canapé, il recommençait à bouger, mais n'avait pas l'air très bien.. Plus le transfert au QG des Aurors serait rapide, plus vite celui-ci serait hors de danger pour lui-même, mais aussi pour la communauté magique toute entière.
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Yue Yang
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Yue Yang, Sam 22 Nov - 9:23


* La bête en lui prenais de plus en plus de place.Bien que le jeune garçon soit totalement inconscient, tout son corps tremblait de froid et de rage, tout comme de douleur..Tout les muscles du garçons étaient endoloris, chaque parcelle de son corps entrait dans une douleur effroyable ! Le garçon tremblais et bougeait dans son sommeil...Yue n'avais pas la conscience de ce qui se passait en cet instant...C'était bien trop fort, bien trop flou pour lui de combattre ce qui lui arrivait...
Oui il serait dangereux pour la comunauté magique, autant pour lui même que pour les autres, il représentait un grand danger. Lui qui ne faisait pas de mal a une mouche, lui qui n'en avais jamais fait auparavant...Les choses semblaient changer avec ce qui lui arrivait...Et dire qu'il se promenais simplement dans cette ruelle sombre.

Au bout d'une bonne heure, Yue se reveilla... Tremblant et transpirant, il grimaça de douleur et de dégout en sentant ce gout de fer dans sa bouche.Pendant son sommeil, il s'était mordu la langue avec force et rage et a présent il avais le gout de sang dans la bouche.Encore tout pâle et patraque, il s'assied alors et un grand mal de crâne s'empara de lui...une pointe de rage et de souffrance se fit ressentir autant dans son coeur que dans son esprit *

- AAAH !!

* Grimaçant de rage, il semblais que son visage se déformait sous la douleur, prenant un aspect canin par certains moment...Le garçon se leva alors brutalement, n'ayant plus du tout conscience de ses actes et de ses agissements...
Il courut a travers la pièce, se jetant sur une armoire déjà bien abimé, et arracha une de ses planches de bois avec force, l'envoyant valsé plus loin.Yue n'avais plus le controle de lui même.La douleur en lui faisait place a une force démesuré et a une rage incontrolable...Il devenais trop dangereux...*
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Eurora
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Eurora, Lun 24 Nov - 14:03


Elles étaient remontées, l'une dans sa Salle Commune, l'autre dans son appartement, afin d'aller chercher quelque chose de chaud pour sortir dans le froid automnale cette nuit-là. Eurora avait fait le plus vite possible. Un instant au chaud près de son lit, elle avait regardé encore un instant le médaillon qu'elle garderait à présent toujours contre son coeur... La lettre pliée en quatre lui annonçant le décès de sa mère se trouvait quant à elle toujours à l'intérieur de sa cape. Elle la conservait là, à la même place que lorsqu'elle l'avait ramassée et ne pouvait se résoudre à la relire ne serait-ce qu'une autre fois. Elle descendit ensuite le plus rapidement possible dans le hall où elle devait retrouver Sara. Celle-ci l'attendait déjà depuis quelques minutes et elle sourit avec inquiétude cependant lorsqu'elle vit la jeune Poufsouffle sauter les dernières marches de l'escalier pour aller plus vite... Ce qui la fit d'ailleurs presque rater une marche et lui faire dégringoler les trois autres. Mais peu importait.

A présent, sous la surveillance des étoiles, deux ombres se faufilaient vêtues de capes dans la rue de Pré-Au-Lard. Au loin, elles apercevaient l'ombre de la Maison Hurlante, leur destination finale. La Maison hurlante, solitaire et effrayante, surplombant le village sur sa colline de plus à dix mètres. A mesure qu'elle avançait, Eurora sentait à la fois le Médaillon cogner par intermittence contre sa poitrine, et l'appréhension progresser au fond d'elle pour venir l'oppresser. Fixement et d'un regard un peu craintif de découvrir ce qui était à l'intérieur, elle regardait la Maison au loin se rapprocher. Elle ralentit très visiblement lorsqu'elles parvinrent à quelques cinquante mètres de leur destination.
Elles n'avaient croisé âmes qui vivent.
Pour une fois, les étoiles aux douces lueurs argentées semblaient avoir dégagé la voie vers la vérité pour permettre à Eurora d'y accéder sans avoir à affronter quelques obstacles supplémentaires.

Sans doute pensaient-elles que le choc serait suffisamment rude comme cela, sans avoir à en rajouter autre chose...


Pendant la traversée du village, les deux Aurors ne cessaient de jeter des coups d'oeil autour d'elles. Furtivement, Eurora scrutait surtout ses arrières et ses côtés.

Elles entrèrent dans le périmètre de la maison en tendant déjà une oreille, avec l'espoir peut-être d'entendre un quiconque murmure qui serait celui de son frère. Même simplement un murmure. Sa main se posa sur la poignée de la porte, elle fut néanmoins prise d'une frayeur furtive... Et se retourna vers Sara, une crainte dans les yeux (d'Eurora).


- Si c'est un piège, si quelqu'un nous surprend, tu promets de partir aussitôt?... Chercher du secours ou quoique ce soit d'autre?


La jeune Serdaigle hocha la tête lentement tout en fixant ses yeux. Eurora respira profondément, ferma les yeux. Elle sembla satisfaite. Tout ce qui se déroulait dans sa vie avait tellement tendance à tourner au chaos, qu'Eurora préférait être préventive. Elle, elle resterait aux côtés de son frère elle le savait, du t-elle mourir ou non. De toute façon, la Mort ne pourrait être pire que la Vie en ces temps. Non, elle resterait près de lui, elle le savait. Trop de temps et de distance les avaient séparés et c'était l'un des seuls membre de sa famille qui lui restait. Néanmoins, elle ne pouvait risquer aucune autre vie. Éviter la moindre victime potentielle était le plus important... Un rien pouvait transformer une situation en cauchemar.


Elle appuya sur la poignée et poussa la porte qui s'ouvrit dans un grincement sourd et en même temps sonore. Elle entra dans le vestibule silencieux et obscur. Quand la porte se fut refermée, elle crut entendre distinctement son coeur cogner dans sa poitrine avec véhémence... Son coeur, miroir de ses sentiments.
L'obscurité s'adapta à sa vue, ou le contraire peu importe. Serrant dans sa main le mince bâton de bois de Charme, elle fit un pas, deux pas dans le hall, en silence. Ainsi, elles arrivèrent au pied de l'escalier qu'elles se mirent à grimper...


Sur le palier, elle n'entendit toujours rien et cela eut pour effet de l'inquiéter. Que se passerait-il si c'était réellement un piège? Elle avait reconnu l'écriture de son frère mais il avait pu écrire cette lettre sous la menace de quelqu'un... Ses doigts se crispèrent sur sa baguette en même temps que sa gorge se serrait. Que ferait-elle? Elle se sacrifierait et ferait diversion le temps que Sara s'enfuie?... Après tout, c'était à elle qu'on en voulait, en quoi donc Sara était-elle mêlée à cette histoire? En rien... Ils ne pourraient pas être autant insensibles n'est-ce pas?

Eurora s'immobilisa au centre du couloir. Des portes les entouraient. Derrière laquelle se trouvait Alexandre Caldin???


Avec l'appréhension du désespoir ou de quelqu'un qui monte sur un balai pour la première fois de sa vie, elle murmura : "Hominum Revelio"

Une lumière argenté se produisit soudain. Sur la porte de droite elle sembla se diriger, l'éclairer d'une étrange lueur... Elle demeura posée là pendant plusieurs secondes l'auréolant d'argent...

Comme recherchant un soutien quelconque, elle chercha soudain le regard de la seule présence à côté d'elle puis, elle avança vers la porte et la poussa doucement. Le temps semblait s'être suspendu depuis des minutes déjà. Le battant s'ouvrit sans bruits, rendant encore plus inquiétante la situation. Elle entra, cherchant à percer l'obscurité et elle avança.


C'est alors que la porte se referma grinça et se referma d'un coup. Pourquoi n'avait-elle pas grincer en l'ouvrant aucun idée? Mais bon, cette maison avait la réputation d'être étrange? non?... Claquement sonore puis silence à nouveau. Le bruit sembla résonner dans ses tympans pendant plusieurs longues secondes et elle fit volte face pour pointer sa baguette droit sur la porte et pourtant sur le vide. Soudain, elle commença à avoir peur... Dans l'obscurité quasi complète, elle n'était pas rassurée... La frayeur étant montée d'un cran en elle, elle sentit soudain une main se poser sur son épaule... C'était justement ce qu'il ne fallait pas faire dans l'état de nervosité qu'elle se trouvait... D'un coup, elle poussa un cri aigu en fit un bond en arrière, la surprise aidant... "Est-ce Sara qui...", fut sa pensée.

Elle perdit toute prudence en une seconde. De toute manière, la personne ici savait déjà qu'elles se trouvaient là et elle n'aimait le fait qu'elle les voyait sans que elles, ne voit la personne...


- Lumos, murmura t-elle.

La lumière se répandit dans la pièce, les auréolant d'une lumière jaune réconfortante après le noir. Une silhouette humaine, des cheveux châtains longs reposants sur des épaules dénotant encore d'une certaine force mais le teint du visage pourtant pâle... Cette même silhouette s'appuyait contre le coin du mur. Sous la sursaut que venait de faire la jeune Poufsouffle, il avait dû se reculer contre le mur à nouveau, craignant de l'avoir effrayer ou effrayé lui-même. Il paraissait faire un immense effort pour ne pas cacher de ses yeux la lumière soudainement vive. Eurora eut beaucoup de mal à reconnaître le visage dissimulé sous un début de barbe recouvrant son visage... Il n'avait jamais été bon en ce genre de sortilège ménager... Alexandre, car c'était bien lui, elle le reconnut à ses yeux... Alexandre paraissait vieillit d'un coup alors qu'il n'avait que 23 années. Des lourds cernes sous les yeux, il semblait fatigué, ne pas avoir dormi pendant des nuits et des nuits et il clignait des yeux par inttermittance comme si la lumière lui faisait mal aux yeux. Se rendant compte soudain que la lumière semblait le gêner, elle abaissa sa baguette pour éclairer le sol puis sans s'en rendre compte, sa gorge se noua et de revoir son frère ainsi, une larme coula sur sa joue...

Le temps sembla se suspendre pendant plusieurs longues minutes... Alexandre semblait lui aussi figé. Il lui avait donné rendez-vous ici mais, il paraissait à présent avoir peur pour la suite, d'une quelconque réaction de la part de sa soeur qui d'ailleurs, avait bien grandi depuis la dernière fois où il l'avait vue. A cette pensée, sa gorge se noua et il songea au nombre de mois où ils ne s'étaient vus, comme une famille unie. Dans ses yeux brillait une sorte de lueur qui indiquait clairement qu'elle n'était plus la petite fille innoncente d'avant, qu'elle avait dû beaucoup souffrir et que cela l'avait fait grandir, de plus que des responsabilités qui lui avaient été confiées l'avaient elles aussi responsabilisée. Sur le moment, il fut intimidé lui Alexandre Caldin, devant sa soeur de sept ans de moins que lui et il resta figé, en même temps que le temps qui se suspendit...


Dernière édition par Eurora le Ven 28 Nov - 3:55, édité 2 fois (Raison : Ajout dans le dernier paragraphe... le 28/11.)
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Sara Shake
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Sara Shake, Jeu 4 Déc - 14:07


Sara et Eurora marchaient d'un pas décidé mais toutefois prudent dans le Parc de Poudlard. Les deux jeunes femmes, après leur discussion, avaient décidé de se rendre au lieu de rendez-vous avec Alexandre, le frère d'Eurora. Ce lieu de rendez-vous n'était autre que la Cabane Hurlante, un endroit idéal pour se cacher... mais un endroit idéal pour tendre une embuscade... C'était pourquoi Sara avait tenu à accompagner son amie. Elle avait cru comprendre qu'on voulait lui faire du mal, et ce billet envoyé laissait quelques soupçons dans l'esprit de la jeune Serdaigle.

Pré-au-Lard... Elles étaient arrivées tout près de la Cabane. Sara n'avait pas fait attention, tellement occupée à retourner ses pensées. Elle sortit déjà sa baguette et suivit Eurora qui pénétra dans l'habitation, à pas de velour.

- Si c'est un piège, si quelqu'un nous surprend, tu promets de partir aussitôt ? ... Chercher du secours ou quoique ce soit d'autre ?

La jeune Serdaigle hocha la tête et les deux jeunes femmes montèrent les escaliers recouverts de poussières, la respiration lente. Elles arrivèrent finalement dans un couloir où plusieurs portes se dressaient. Eurora leva sa baguette et lança un "Hominum Revelio". Une lueur apparut soudain devant une porte sur leur droite. Sara crut percevoir le battement de coeur de son amie, mais peut-être était-ce dû à son imagination...

Eurora ouvrit la porte et entra dans la pièce, Sara la suivant de près. Il faisait si noir là-dedans, comparé au rée de chaussée... La jeune Serdaigle posa une main sur l'épaule d'Eurora pour la retenir d'aller trop loin. Elle n'aurait pas dû faire cela car Eurora sursauta et poussa un petit cri. Sara ouvrit la bouche et rien ne sortit de ses cordes vocales. Une lumière soudain apparut. C'était un lumos de la part de la Poufsouffle. Sara sourit et regarda en direction du fond de la pièce. Il y avait quelqu'un... Eurora l'avait vu aussi... Alexandre ?

L'homme qui se tenait devant elles semblait maigre et affamé, avec des lourdes cernes sous les yeux. Sara plaqua sa main sur sa bouche, désolée pour le jeune homme qui semblait mal au point. Elle jeta un regard en direction d'Eurora qui paraissait pétrifiée.
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Eurora, Jeu 4 Déc - 17:40


... Elle aussi restait figée. Une douleur semblait se faire ressentir au fur et à mesure en elle en voyant l'individu qui se tenait devant elles. Comment cela pouvait-il être son frère? Maigre, aussi pâle qu'elle sauf que lui semblait vraiment malade... Pas seulement psychologiquement. Elle, elle était peut-être perturbée en ce moment, jusqu'à être fiévreuse mais sa "maladie" n'avait à voir qu'avec le coeur... Son frère, devant elle, semblait... Cacher sa faiblesse.

Elle faillit avoir un haut-le-coeur et recula d'un pas instinctivement. Elle regarda Sara, comme un ultime appel au secours l'envahissait... Peut-être lui dirait-elle qu'elle ne voyait pas la chose, qu'elle lui dirait que tout ceci n'était que cauchemar... Peut-être même allait-elle se réveiller dans quelques secondes et elle retrouverait son frère en pleine santé, ainsi que sa soeur, sa mère... son père. Toute la famille réunie.

Pourtant, le regard qu'elle lut dans ses yeux lui indiqua clairement qu'elle ne rêvait pas. Elle perçut un mouvement du côté de son frère et elle se rendit compte qu'il s'était éloigné du mur, les yeux cherchant à éviter leur direction, sa direction comme s'il eut honte de ce qu'il était. Il rejoignit un matelas à même posé au sol un peu plus loin. Il se laissa tomber dessus et se prit la tête entre les mains, semblant lutter en lui-même comme si une bête féroce rugissait en lui et tentait de prendre le contrôle de lui malgré lui. Eurora s'en sentit ébranlée même en se trouvant à dix mètres... Il souffrait comme elle-même souffrait, même si la raison en était différente sans aucun doute. Elle avança alors, sachant pertinemment à présent qu'il s'agissait bien de son frère et elle s'assit sur le matelas à ses côtés. Elle ne savait pas quoi faire. Elle attendait qu'il parle. Pourquoi l'avait-il appeler ici d'urgence... si c'était pour ne rien dire? Néanmoins, après quelques secondes de profonds silence, elle se tourna vers lui et proposa à mi-voix...

- Tu ne peux pas rester là... Sara et moi allons te porter ailleurs... Dans un endorit où tu pourras avoir des soins... A l'hôpital...

Mais la jeune femme s'interrompit soudain en voyant la brève lueur de frayeur qui venait de passer dans son regard. Une telle lueur qu'elle n'en avait jamais vue de semblable dans le sien... "Pourquoi?" demanda t-elle.

Alors, d'une voix hachée, comme si cela faisait une éternité qu'il n'avait parlé à quelqu'un de vivant, Alexandre laissa entendre des mots... Presque un murmure comme si ceux-ci accentuait sa douleur, accentuait la douleur de ce qui se passait au fond de lui...


- Je ne peux pas. Ici je suis plus en sûreté que là-bas...
- Mais...

Silence.
Il y eut un bref bruissement des feuilles au-dehors sûrement créé par une brise soufflant dans les ramures des arbres mais Eurora ne l'entendit pas. Son frère l'avait prise dans ses bras, comme s'il voulait lui faire un premier adieu et elle avait entendu ces mots chuchotés...
"Petite soeur..."
Ces deux mots accrurent une blessure jusque là invisible dans son cœur et elle faillit ne pas pouvoir empêcher un sanglot dans sa gorge. A présent se trouvait logé en son cœur, deux douleurs. Deux. Deux pertes qu'elle avait dû encaisser sans pouvoir rien faire, qu'elle n'avait pu qu'observer sans pouvoir agir. La première, la plus dur, Réon. La seconde, Alexandre... Mais la seconde n'était-elle pas après tout à égalité avec la première?


Non, c'était différent c'était tout. Incomparable, unique l'une et l'autre des souffrances.

Alors que des bras l'enserrait avec une tendresse et une joie non feinte, la jeune Poufsouffle sentit ses entrailles se glacer et une larme s'écoula sur sa joue. Cette étreinte, elle l'avait déjà imaginée... Mais pas avec la même personne, du moins pas réellement. Et à la seule pensée de cette étreinte donnée avec cœur par une autre personne, son cœur se serra à nouveau et elle crut se retrouver à nouveau plongée au cours précédent de Poésie... Ou encore lorsque celui-ci avec Key, l'avait transportée chez Adreas. Elle était inconsciente certes mais elle avait sentit qu'on la portait... C'était à la fois le pire et le meilleur souvenir qu'elle avait... Et qu'elle n'aurait jamais de cette personne. Alors qu'elle commençait à pleurer doucement au seul souvenir de ce bref contact, Alexandre s'inquiéta soudain de ses pleurs et se recula. Il remarqua les larmes qui recouvraient son visage qui ne demandait qu'à être protégé et au lieu de cela, toute la miséricorde semblait s'abattre sur elle. A nouveau, il fut pourtant impressionné par la force et la maturité soudaine qui se lisait dans ses traits, comme si des épreuves difficiles l'avaient fait grandir psychologiquement... Bien que sa souffrance était parfaitement visible sur ses traits... Qu'y avait-il de plus radicale pour faire grandir quelqu'un que de ressentir la souffrance au fond de soi... ?


- Qu'est-ce qu'il y a? demanda t-il.

Sa soeur essaya de se reprendre et secoua la tête. Ce n'était pas le moment de s'apitoyer sur son propre sort. Comme d'habitude, elle se laissait passer en second, après les autres seulement alors qu'elle-même souffrait énormément. Pourtant, Alexandre devait souffrir bien plus qu'elle...

Ou au moins de la même intensité?
Non, sûrement beaucoup plus qu'elle.


- Ce n'est rien,
dit-elle. Je repensai à la fois à un mauvais et un très bon souvenir.

Le regard qu'il lui lança fut explicite dans ce qu'il voulait. Il lui demandait ce qu'était ce souvenir... Mais c'était trop dur à évoquer.

- Ce n'est rien. Simplement... Un secret du coeur.
- Comment vas-tu sinon? demanda t-il, avide d'avoir des nouvelles d'elle et mettant ainsi de côté ses propres problèmes pendant un moment. Mais Eurora n'avait aucune envie de l'embêter avec cela...
- Non, toi d'abord, dit-elle en conservant son regard dans le sien pour lui faire comprendre qu'elle voulait savoir tout ce qui s'était passé depuis qu'elle ne l'avait vu.

Mais à la place de parler, Alexandre se leva et fit quelques pas vers la fenêtre la plus proche. Eurora ne savait pas ce qu'il faisait mais elle resta à sa place. Elle tourna la tête un instant vers Sara pour voir où elle était car il lui semblait ne pas l'avoir entendu depuis un moment... Mais sans doute voulait-elle laisser toute la Magie à ses retrouvailles.
*Quelles retrouvailles oui...*, pensa t-elle. Il y avait parfois moins de larmes de tristesse.
Alexandre
se retourna, revint vers elle mais demeura debout, les mains croisées dans son dos et paraissant songeur, inquiet, préoccupé, ne sachant quoi dire en se retrouvant devant elle. C'était plus facile à penser qu'à imaginer ce genre de situation.


- Qui est-elle? demanda t-il presque dans un murmure mais d'une voix rauque... Encore une fois, Eurora se demanda depuis combien de temps il n'avait pas parler à quelqu'un...? Elle se doutait évidemment qu'il ne parlait de personne d'autre que de Sara et elle répondit tout aussi bas... "C'est une amie," dit-elle, "tu peux avoir confiance...".

- La confiance est quelque chose qui se perd vite, répondit-il pourtant.
Quelques secondes passèrent...

- Que t'est-il arrivé? demanda t-elle.
Silence à nouveau. Douleur.
- Peu importe. Ecoute, j'ai quelque chose d'important à te dire. Après je m'en irai.
- Quoi? Non, tu ne peux pas ! Tu ne peux pas me laisser...
La souffrance de le perdre à nouveau se fit entendre dans son timbre de voix et son frère serra fortement ses mains entre les siennes en l'obligeant à lever ses yeux vers les siens...

- C'est mieux pour tout le monde je t'assure.
Tournant la tête alors vers Sara au loin, il resta cependant interdit un moment... Quelle étrange impression... Sous la faible lumière du rayon de lune qui traversait la pièce, il eut la vague impression que... Mais non, il se reprit. C'était néanmoins curieux. Il tourna la tête à nouveau vers sa soeur puis regarda à nouveau la silhouette de Sara.

- Ne reste pas là toute seule, lui dit-il. Tu peux approcher aussi tu sais... Je sens que tu n'es pas mauvaise... Je peux ne pas paraitre présentable ainsi mais ce sont les dangers imprévus qui use un homme... Approche.

Il avait tenté de contrôler un minimum de maîtrise dans sa voix, de laisser paraitre un minimum seulement de souffrance. Eurora tourna la tête également vers Sara et fit un signe de tête. Alors qu'elle-même se sentait plus que seule ces derniers temps, isolée par ses sentiments, par sa souffrance, elle ne voulait pas la laisser en retrait. Elle ne savait pas vraiment pourquoi mais elle était importante pour elle...

Alexandre tourna à nouveau la tête vers sa soeur et prit une profonde inspiration... Entendant cette inspiration prise dans la réserve de forces qu'il conservait toujours, Eurora tourna la tête vers lui...
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Sara Shake
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Sara Shake, Sam 6 Déc - 11:31


L'homme en face des jeunes femmes était bien Alexandre, le frère d'Eurora. Cette dernière s'approcha de lui, souffrant intérieurement en voyant son état. Le jeune homme semblait affamé et devait sûrement avoir besoin de soins. D'ailleurs, ce fut la première chose qu'Eurora suggéra. Mais Alexandre sembla effrayé par cette perspective. En fait, il se cachait et s'il se rendait dans un hôpital, cela allait sûrement mal se passer pour lui... et pour sa famille. Sara restait en retrait, observant la conversation des deux frères et soeurs.

Peut-être devait-elle les laisser seuls et attendre Eurora en bas ? Ce serait sûrement mieux, Sara ne voulait pas les déranger, bien qu'elle ne fisse aucun bruit. Seulement... Alexandre, qui était assis sur un vieux matelas, s'était levé et se tenait près de la jeune Serdaigle. Il ne l'avait pas encore remarqué jusqu'à présent ou alors il avait oublié sa présence. Il demanda à Eurora qui était-elle.

- C'est amie, répondit la Poufsouffle, tu peux avoir confiance.

Sara sourit, contente de l'amitié que lui portait Eurora et aussi de la confiance qu'elle lui accordait.

- La confiance est quelque chose qui se perd vite, dit le frère d'Eurora.

- Que t'est-il arrivé ? demanda cette dernière.

- Peu importe. Ecoute, j'ai quelque chose d'important à te dire. Après je m'en irai.

- Quoi ? Non, tu ne peux pas ! Tu ne peux pas me laisser...

- C'est mieux pour tout le monde je t'assure.

Eurora paraissait effrondrée. Alexandre se tourna alors vers Sara.

- Ne reste pas là toute seule. Tu peux approcher aussi tu sais... Je sens que tu n'es pas mauvaise... Je peux ne pas paraitre présentable ainsi mais ce sont les dangers imprévus qui use un homme... Approche.

Sara déglutit et avança vers Eurora et son frère, apparaissant à la lumière de la baguette de son amie. Qu'allait leur révéler Alexandre ?
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Eurora, Sam 6 Déc - 18:49


Eurora vit Sara s'approcher, elle la vit apparaitre à la lumière de sa baguette. D'un seul coup, une appréhension se logea en sa gorge et elle s'interrogea sur les raisons pour lesquelles son frère l'avait fait venir ici, pourquoi il ne voulait pas se faire soigner à l'hôpital, pourquoi semblait-il fuir le monde? La jeune Auror essayait de respirer calmement bien qu'elle ne pouvait empêcher le rythme saccadé de son cœur qui pour une fois n'avait pas senti du tout la présence d'un certain Serpentard. Non elle avait un peu peur il fallait le dire en voyant l'air soudain sérieux et... inquiet d'Alexandre.

Elle garda néanmoins le silence attendant qu'il prenne la parole, ne voulant ni le précipiter ni l'empêcher de parler dans ses révélations... Ils n'étaient que trois ici mais elle ne put s'empêcher de se demander si l'endroit était réellement sûr. Sans aucun doute, personne pour ainsi dire ne s'aventurait souvent dans cet endroit à la réputation d'être hanté mais en même temps, il lui semblait entendre des craquements par delà les murs de bois et le plancher... Ce qui conférait à ses angoisses, une réalité bien plus réelle.


Son frère reprit place sur le vieux matelas rapiécé qui lui servait de seul endroit où dormir depuis sans doute des jours et des jours puis, elle le vit ouvrir la bouche...

- J'ai tout d'abord plusieurs choses à te dire.. difficile à exprimer. Je ne sais comment tu réagiras quand tu apprendras la vérité mais sache avant tout que le seul but a été de te protéger. N'en veut à personne, n'en veut pas à maman, ni à notre père... Ils n'ont pensé qu'à ta seule protection... Néanmoins, à présent, je pense qu'il est temps pour toi d'apprendre ce qui est vraiment. Tu n'as plus onze ans, ou quinze ans, tu as bien grandit, tu n'es plus la petite fille sage qui ne pouvait pas comprendre bien au contraire... Tu as... grandit tout simplement...

Et dans son timbre de voix, il y avait un peu d'admiration de même que dans dans ses yeux qui n'y croyaient toujours pas... Ils semblèrent même ciller comme s'il se sentait misérablement minuscule à ses côtés.

- Tu pourras par la suite faire ce dont tu désires, te mettre en colère, je saurais supporter, je comprendrai. Mais surtout ne te tais pas, ce serait pire.

Eurora le regardait toujours en silence, une lueur d'interrogation et de curiosité non feinte dans le regard... Qu'avait-il à donc à lui révéler qui soit si sérieux, si... inquiétant...?

De toute évidence, il ne savait pas par où commencer ou se demandait peut-être s'il était la bonne personne pour lui annoncer cela... Cela ne changerait rien pourtant à ses sentiments, elle serait toujours sa soeur de sang, l'exception était qu'il ne la voyait plus réellement pareille. Mais ses sentiments étaient les mêmes.
Il décida de passer par un biais et de raconter en évoquant un peu le passé... Mais il ne savait toujours pas comment le dire... Finalement, il sortit de sa poche une petite feuille parcheminée et prenant sa main, il l'ouvrit et déposa le parchemin au creux de sa main... Tandis qu'Eurora l'ouvrait, il reprit :


- Il ne faut pas nous en vouloir, papa et maman ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour te protéger, comme tel était ce qu'ils devaient faire... Te cacher... Jusqu'à l'arrivée de tes parents... Mais tout est allé de travers. Ne m'en demande pas plus, je n'en sais rien. C'est ce qu'ils m'ont dit de te dire lorsque je jugerai le moment opportun de te le dire et si jamais ils ne pouvaient eux-mêmes te le dire. Lorsque tu seras prête. Aujourd'hui, je crois que c'est le moment.

Un peu tard néanmoins, à présent qu'il ne lui restait plus que lui et sa petite soeur, Marie.
Eurora considéra son frère pendant un long moment, sans saisir un traitre mot des paroles prononcées. Ou faisant semblant peut-être de ne pas les comprendre... Elle dit enfin, d'une voix incertaine...


- Qu'est-ce que... tout ceci signifie? demanda t-elle.
Alexandre parut mal à l'aise.
Dans ses mains se trouvait la papier bleu et jaunie cartonné et elle avait levé les yeux de celui-ci, un étonnement sincère peint sur son visage comme si elle ne saisissait pas un mot de ce qui était écrit sur le papier officiel. Son visage était pâle, ses yeux agrandis de surprise... Ses souvenirs étaient à deux doigts de s'effondrer dans ce qui appartenait au mensonge et qu'elle avait pris pour la vérité pendant de nombreuses années...


- C'est qui Strassenbald? Pourquoi... Pourquoi est-ce que tu me racontes ça ? En quoi y suis-je liée?

En vérité, elle ne voulait pas comprendre. Elle pouvait mais elle ne le voulait pas...
Son frère dit alors les mots fatidiques, en un murmure, une voix basse qui aurait pu sortir d'outre tombe... ou dans un murmure comme s'ils se trouvaient dans un cimetière et qu'il ne voulait pas réveiller ceux qui dormaient d'un repos éternel.

Un murmure vers lequel la jeune Auror dût tendre un peu plus l'oreille pour en saisir les paroles...
"- C'est ta famille... Je t'en supplie, tu peux crier si tu veux après moi, mais je ne peux pas te révéler plus, je n'en sais pas plus... Tu peux ne plus me parler, je comprendrais..."

Pourquoi ne voudrait-elle plus lui parler...? C'était son frère et il le serait toujours... Cependant, elle resta silencieuse... Elle ne comprenait pas...Pourquoi, pourquoi finalement...

Elle ne s'appelait pas Caldin???
Non, c'était faux, son nom, son vrai nom, c'était Eurora, Eurora Caldin. Non pas Strassenbald. Elle était d'origine française, non Allemande... C'était impossible. Elle appartenait à la famille Caldin, était d'origine française et avait vécu dans le sud de la France d'où elle était originaire ! Elle avait tant de souvenirs de ces années-là... Tant d'années vécues avec SA famille.

Ces années-là lui revinrent alors... Elle se mit à penser à tout ce dont elle se souvenait de sa famille, ses souvenirs d'enfance...

Tout lui semblait soudain lointain, sonnant comme un mensonge...

Son coeur se serra d'angoisse...
En l'espace de quelques semaines seulement, elle avait presque tout perdu. Tout ce à quoi elle tenait, tout ce qu'elle adorait, tout ce qu'elle aimait, tout ceci lui filait entre les doigts...

- Je sais que c'est difficile, mais je n'y peux rien, chuchota Alexandre avec dificultés. Je sais que c'est difficile de voir toutes ses illusions s'envoler. Si tu nous en veux...
- Je ne vous en veux pas...,
dit-elle précipitamment.
- Vraiment? demanda t-il étrangement.
Eurora secoua la tête.
- Je suis déçue. Seulement déçue d'apprendre que tout ce en quoi j'ai cru jusqu'à présent n'était qu'illusions...
- Non! Leur affection n'était pas feinte ! Ils t'ont aimée comme leur propre fille, et moi comme ma propre soeur, comme Marie !

Eurora resta silencieuse un long moment... Le silence fut enfin coupé par Alexandre qui se leva puis après fait les cent pas dans la cabane, il se retourna vers elle...

- Je vais devoir partir à présent. Je devais tout te révéler auparavant maintenant je dois m'évanouir. Sache que je t'aimerai toujours... petite soeur.

Eurora sentit ses pieds bondir et elle accourut alors vers lui... Cette fois, elle se sentit en colère, contre tout. Pas forcément contre son frère, mais contre tout. Tout ce Destin qui semblait la laisser, l'abandonner.

- Tu comptes toi aussi me laisser c'est bien ça?... Tu m'as révélé ce secret et maintenant, tu veux partir... en me laissant seule ? A présent que je le suis vraiment... Que je n'ai plus personne...? Tu n'imagines pas que... que.. Et si je ne me relevais pas ??? Et si, c'était le coup ultime à m'enfoncer ???

Eurora sentit sa gorge se nouer et les larmes affluer sur ses joues... Pourtant lorsqu'elle parla, son regard était emprunt de toute la détermination de vouloir savoir ce qui lui arrivait... Elle voulait enfin! des explications !
- Je ne suis pas d'accord. Pourquoi dois-tu partir?
Une bref éclair de tristesse passa dans le regard de son frère. Celui-ci l'anima d'un frisson mais elle se contint à ne rien montrer. Elle vit Alexandre s'approcher, la prendre entres ses bras, cherchant à étouffer les sanglots de sa soeur. Dans un murmure, il lui confia... Dans sa voix, la douleur s'en ressentait.


- Je dois partir, je ne peux pas t'en dire plus... Si tu savais tout ce qui s'est passé ces derniers mois. Ca a été très difficile de survivre mais je l'ai fait... Pourtant, je ne voulais pas revenir, j'avais peur de moi-même et surtout de faire du mal aux autres. Néanmoins, je suis revenu. Je te devais la Vérité. A présent, je dois partir, je suis beaucoup trop dangereux... Je ne veux faire souffrir personne... Surtout pas toi... Tu as déjà assez souffert comme cela, je le vois dans ton regard.

Maintenant, Eurora sanglotait contre ses épaules. Dangereux? Comment pouvait-il trop dangereux pour elle? Jamais il ne pourrait lui faire du mal, jamais ! Sa souffrance? Il la voyait dans son regard??? Impossible... Il ne pouvait pas comprendre ce qu'elle avait ressenti ces derniers temps, non!... Elle avait peur de le peur de le perdre lui aussi...

- Pense à Marie. Et à moi ! Tu n'as pas le droit ! Pas le droit de nous abandonner !
Alexandre secoua lentement la tête, très lentement il dit...
- Je sais que tu sauras t'en occuper. Je le sais, j'ai confiance en toi. Marie sera plus en sécurité avec toi qu'avec moi ! Dis lui aussi que je l'aime s'il te plait, que je ne vous oublierai jamais toutes les deux.

Plus en sécurité?
- Mais pourquoi donc es-tu plus dangereux qu'avant ????!!! Pourquoi?
Elle força son frère à la regarder dans les yeux... Il ne pouvait pas partir sans tout lui expliquer. Tout. Une drôle d'expression passa alors dans son regard... Une ombre sembla le traverser... Un reflet... Elle comprit en un instanti comme si elle venait de recevoir un coup de poing au ventre qui l'obligeait à se plier en deux par la souffrance ressentie ! Alors que les larmes emplissaient ses yeux ainsi que ceux de son frère, elle s'écarta brusquement et dit d'une voix tremblante.

- Non ?!
Alexandre tenta de s'approcher...
- Mais même malgré ce que tu es devenu, comment peux-tu penser que j'aurai peur de toi?... Ce n'est pas le paraitre qui compte ! Ce sont nos actions ! Pas ce que nous sommes qui importent ! Nos actions ! Tu n'es pas mauvais ! Pas... dangereux... Tu ne me ferais pas de mal je le sais !

Alexandre secoua la tête...
- Je ne veux rien tenter, je préfère partir loin de ceux que j'aime... Mais je voulais te voir avant de partir.

Quelle consolation !!!!!!! pensa t-elle irritée.
Un long silence s'éternisa entres eux... Douloureux. Et Alexandre reprit enfin avant de se détourner...

- Dans deux jours, je serai dans le parc de Pré-au-Lard, à la tombée du jour. Pendant ces deux jours, réfléchis bien. Je partirai ce jour-là. Définitivement... Si tu veux me voir une dernière fois pour me dire adieu, je t'attendrai. Jusqu'à minuit. Passée cette heure, je comprendrai ne t'inquiète pas...
- je ne veux pas te dire adieu...,
dit-elle faiblement.

Son frère s'était déjà détourné et avait transplané...
Eurora resta debout, au centre de la pièce, immobile, d'étranges sentiments mélangés en son esprit.
Dans deux jours, à minuit, Alexandre aurait disparu de sa vie, définitivement ??? Les larmes perlèrent au coin de ses yeux...

Eurora sentit quelque chose se briser au fond d'elle. Comme du verre qui tombe au sol et se brise en mille morceaux. Quelque chose d'irremplaçable et d'irréparable. Lentement, elle se laissa retomber sur le matelas que son frère avait utilisé pour dormir les quelques jours où il avait été là.

[HJ : Car ce sujet traine un peu en longueur, j'ai décidé d'ajouter une bonne partie de la suite, de ce qui devait se tenir dans le prochain RP. Afin de faire avancer l'histoire un peu plus vite...
Sara, poste quand tu as le temps Smile ]

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Sara Shake
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Sara Shake, Lun 22 Déc - 7:51


Sara restait immobile, appuyée contre le mur de la vieille cabane. Bien qu'Alexandre l'avait invitée à s'approcher, la jeune femme voulait rester distante par rapport à lui et Eurora, voulait leur laisser un peu d'intimité. Cette discussion était la leur et Sara avait l'impression de s'incruster dans leur vie, indiscrète. Pourtant, Eurora lui fit signe qu'elle devait rester. Evidemment qu'elle resterait, elle était son amie, et si quelque chose tournait mal, Sara serait présente. La jeune Serdaigle sourit à Eurora, afin de la rassurer un peu. C'était peu, mais en cet instant, Sara ne pouvait rien faire d'autre.

Alexandre retourna s'asseoir sur son matelas défoncé. Eurora retenait sa respiration, appréhendant les prochaines paroles de son frère. Bizarrement, Sara brûlait de curiosité.

- J'ai tout d'abord plusieurs choses à te dire... difficiles à exprimer, commença Alexandre. Je ne sais comment tu réagiras quand tu apprendras la vérité mais sache avant tout que le seul but a été de te protéger. N'en veux à personne, n'en veux pas à maman, ni à notre père... Ils n'ont pensé qu'à ta seule protection... Néanmoins, à présent, je pense qu'il est temps pour toi d'apprendre ce qui est vraiment. Tu n'as plus onze ans, ou quinze ans, tu as bien grandi, tu n'es plus la petite fille sage qui ne pouvait pas comprendre bien au contraire... Tu as... grandi tout simplement...

Sara se demandait ce que pouvait bien être cette fameuse révélation. Elle pouvait entendre la respiration d'Eurora, respiration plutôt rapide dû au fait qu'elle était impatiente d'entendre le reste.

- Tu pourras par la suite faire ce dont tu désires, te mettre en colère, je saurai supporter, je comprendrai. Mais surtout ne te tais pas, ce serait pire.

Alexandre sortit de sa poche un morceau de papier froissé. Il le posa dans la main d'Eurora, qui s'empressa de l'ouvrir.

- Il ne faut pas nous en vouloir, papa et maman ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour te protéger, comme tel était ce qu'ils devaient faire... Te cacher... Jusqu'à l'arrivée de tes parents... Mais tout est allé de travers. Ne m'en demande pas plus, je n'en sais rien. C'est ce qu'ils m'ont dit de te dire lorsque je jugerai le moment opportun de te le dire et si jamais ils ne pouvaient eux-mêmes te le dire. Lorsque tu seras prête. Aujourd'hui, je crois que c'est le moment.

Sara comprit alors que cette révélation était grave et rendait Eurora encore plus effondrée qu'elle ne l'était déjà. Si la jeune Serdaigle avait bien compris, les parents de son amie n'étaient pas ses vrais.

- Qu'est-ce que... tout ceci signifie ? demanda Eurora. C'est qui Strassenbald ? Pourquoi... Pourquoi est-ce que tu me racontes ça ? En quoi y suis-je liée ?

- C'est ta famille... Je t'en supplie, tu peux crier si tu veux après moi, mais je ne peux pas te révéler plus, je n'en sais pas plus... Tu peux ne plus me parler, je comprendrai...

Ainsi donc, Sara avait bien deviné. Eurora avait été adoptée, et Alexandre n'était pas son vrai frère. La jeune Poufsouffle devait être terriblement choquée.

- Je sais que c'est difficile, mais je n'y peux rien, chuchota Alexandre avec dificulté. Je sais que c'est difficile de voir toutes ses illusions s'envoler. Si tu nous en veux...

- Je ne vous en veux pas...

- Vraiment ?

- Je suis déçue. Seulement déçue d'apprendre que tout ce en quoi j'ai cru jusqu'à présent n'était qu'illusions...

- Non ! Leur affection n'était pas feinte ! Ils t'ont aimée comme leur propre fille, et moi comme ma propre soeur, comme Marie !

Sara suivait l'échange avec attention, les yeux posés sur Alexandre lorsqu'il parlait, puis sur Eurora lorsque c'était son tour. Pauvre Eurora... décidément, cette soirée tournait au cauchemar.

- Je vais devoir partir à présent. Je devais tout te révéler auparavant maintenant je dois m'évanouir. Sache que je t'aimerai toujours... petite soeur.

Alexandre, à quelques mètres de sa soeur, s'arrêta lorsqu'Eurora bondit sur lui.

- Tu comptes toi aussi me laisser c'est bien ça ?... Tu m'as révélé ce secret et maintenant, tu veux partir... en me laissant seule ? A présent que je le suis vraiment... Que je n'ai plus personne...? Tu n'imagines pas que... que... Et si je ne me relevais pas ??? Et si c'était le coup ultime à m'enfoncer ???

Sara crut que son amie allait se mettre à pleurer. De toute façon, c'était inévitable, après ce qu'elle vivait.

- Je ne suis pas d'accord. Pourquoi dois-tu partir ?

Eurora sanglotait à présent. Sara se mordit la lèvre et voulut intervenir mais Alexandre fut plus rapide. Il prit sa soeur dans ses bras, une lueur de tristesse dans le regard.

- Je dois partir, je ne peux pas t'en dire plus... Si tu savais tout ce qui s'est passé ces derniers mois. Ca a été très difficile de survivre mais je l'ai fait... Pourtant, je ne voulais pas revenir, j'avais peur de moi-même et surtout de faire du mal aux autres. Néanmoins, je suis revenu. Je te devais la vérité. A présent, je dois partir, je suis beaucoup trop dangereux... Je ne veux faire souffrir personne... Surtout pas toi... Tu as déjà assez souffert comme cela, je le vois dans ton regard.

- Pense à Marie. Et à moi ! Tu n'as pas le droit ! Pas le droit de nous abandonner !

- Je sais que tu sauras t'en occuper. Je le sais, j'ai confiance en toi. Marie sera plus en sécurité avec toi qu'avec moi ! Dis lui aussi que je l'aime s'il te plait, que je ne vous oublierai jamais toutes les deux.

- Mais pourquoi donc es-tu plus dangereux qu'avant ????!!! Pourquoi ?

Un moment de silence s'installa dans la pièce. Eurora regardait Alexandre dans les yeux. Soudain, elle parut avoir peur.

- Non ?! Mais même malgré ce que tu es devenu, comment peux-tu penser que j'aurai peur de toi ?... Ce n'est pas le paraître qui compte ! Ce sont nos actions ! Pas ce que nous sommes qui importe ! Nos actions ! Tu n'es pas mauvais ! Pas... dangereux... Tu ne me ferais pas de mal je le sais !

- Je ne veux rien tenter, je préfère partir loin de ceux que j'aime... Mais je voulais te voir avant de partir.

Ce qu'il était devenu ? Sara fronça les sourcils et observa le jeune homme. Que lui était-il arrivé ?

- Dans deux jours, je serai dans le parc de Pré-au-Lard, à la tombée du jour, dit-il au bout d'un moment. Pendant ces deux jours, réfléchis bien. Je partirai ce jour-là. Définitivement... Si tu veux me voir une dernière fois pour me dire adieu, je t'attendrai. Jusqu'à minuit. Passé cette heure, je comprendrai ne t'inquiète pas...

- Je ne veux pas te dire adieu...

Et Alexandre disparut, transplanant. Eurora resta quelques secondes sans bouger, puis se laissa tomber sur le vieux matelas. Elle sanglotait. Sara s'approcha d'elle et se mit à genou sur le matelas. La jeune Serdaigle la prit contre elle, espérant que ce geste la réconforterait un peu. Que pouvait-elle bien dire ?
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Eurora
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Eurora, Lun 22 Déc - 11:45


Eurora ne savait plus quoi penser. Elle avait l'impression d'évoluer dans une réalité qui avait la consistance d'un cauchemar... Elle se sentait abandonnée de tout et par tout. En l'espace de quelques heures, elle venait de perdre à la fois sa mère et son frère... En sentant ses yeux se brouiller, elle sentit son cœur se serrer douloureusement en un sanglot silencieux... Son regard se fixait toujours sur l'endroit où elle avait vu son frère disparaitre... Son frère? Et puis zut, qu'importe qui il était après tout, elle l'avait toujours connu en tant que frère, il le resterait.

Elle ressentait néanmoins plus que de l'amertume. Comme le masque de la tristesse, elle était envahi d'une colère sourde envers lui. Pourquoi il était partit de cette manière en lui donnant un vulgaire rendez-vous d'adieu dans deux jours à Pré-au-Lard ???? Il était partit comme un vulgaire voleur et c'était les mots exacts !!! Pourquoi était-il partit si vite ??? Pourtant, elle était certaine qu'il était aussi triste qu'elle de devoir partir...

Elle sentit que quelqu'un la prenait contre elle, elle n'avait ni la force de parler ni celle de repousser cette personne. Eurora ferma les yeux tout en ressentant une douleur sourde au fond d'elle lui oppresser le cœur... Elle ne savait même pas ce qu'elle devait faire, elle ne pouvait plus réfléchir en cet instant. Devait-elle se rendre à Pré-au-Lard afin de le voir... une dernière fois ? Elle n'arrivait plus à réfléchir en quoique ce soit... Des larmes se mirent à couler sur ses joues...


Elle aurait aimé que Sara lui dise que tout ceci n'avait été qu'un affreux cauchemar mais l'aurait-elle cru elle-même ?

Après cinq bonne minutes de silence seulement entrecoupé de sanglots silencieux, Eurora se reprit et essuya les larmes humidifiant ses joues... Après un regard alentours pendant lequel elle observa le silence, elle se leva difficilement et lança un regard douloureux à tout ce qui l'entourait. Elle se tourna ensuite vers Sara...


- Je crois qu'il serait préférable de sortir...

Elle ne voulait plus rester en cet endroit où elle venait de voir s'enlever encore un peu de ce qu'elle croyait être et qui plus est, par la bouche de son frère... Elle ne voulait plus revenir en cet endroit avant longtemps. Elle ressentit à cet instant une sorte de malaise en contemplant ce décor, comme si celui-ci lui rappelait Alexandre à chaque seconde, à chaque dixième de seconde qu'elle passait ici...

Elle se sentait perdue...
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Sara Shake
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Sara Shake, Mer 31 Déc - 6:23


Sara serrait Eurora dans ses bras. La jeune Poufsouffle sanglotait sur son épaule, effondrée. Ce qu'elle venait d'apprendre ce soir-là avait été terrible pour elle, Sara le sentait. Eurora avait déjà eu tant de souci... Pourquoi la vie s'acharnait-elle sur elle ? Il fallait qu'elle la laisse tranquille, qu'elle la laisse être heureuse... Mais la vie n'est pas toujours rose, pour personne.

Durant cinq bonnes minutes, le silence s'installa dans la pièce. On entendait juste le craquement du vieux bois et du vent soufflant contre les murs. L'ambiance commençait à devenir lugubre. Sara frissonna sans qu'il y eut pour autant des courants d'air. Il était temps de s'en aller.


- Je crois qu'il serait préférable de sortir...

Eurora semblait donner raison aux pensées de la jeune Serdaigle.

- Je le crois aussi, dit-elle. Aller, on s'en va.

Sara aida son, amie à se relever et l'entraîna dans le couloir sombre. Elles transplanèrent devant les grilles de Poudlard, Sara avec l'intention d'emmener Eurora dans son appartement boire un verre.
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Evan
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Evan, Lun 9 Mar - 10:05


[Rp avec Eurora]

Ces derniers temps, Evan était loin d’être un modèle de l’homme idéal de la société magique. Plusieurs troubles dans sa vie personnelle avaient fait qu’il s’était vengé dans l’alcool afin d’oublier ses soucis. Avec ses nuits d’insomnies fréquentes, il n’avait pas une super tête en ce moment. Bref, par une fraîche après midi de jemenfoutisme -synonyme de glandaison- il errait dans les rues de pré-au-Lard après être passé au bar des trois balais. De ce fait, il avait suffisamment dans le corps pour lui tenir chaud longtemps. Il alla donc trainer dans la petite ville à la recherche de je ne sait quoi. Marchant d’une manière habillement maladroite, il lui vint l’envie de chanter. Encore qu’il s’y connaissait en poésie, mais en chant, ses capacités relevaient plus d’une catastrophe naturelle. Il commença à chanter les premières paroles qui casseraient la tête aux sorciers du coin.

- IL ÉTAIT UNNNNNNNNN PETIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIT SORCIEEEEEEEEEEEEEEEEEERRRRRRRRRRRR !!!!!! QUI N’AVAIT JAMAIS UN SORT LANCEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERRRRRRRRRRR !!!!!!!! Ohé ! Ohé !

Il continua de chanter en passant sous les fenêtres des habitations du coin, ne manquant pas de se faire huer au passage, par bons nombres de personnes. La voix à moitié cassé, il continua son chemin jusqu’à remarquer une vieille bâtisse où il n’avait encore jamais mis les pieds (heureusement pour la bâtisse d’ailleurs) - la cabane hurlante -.

- Ohhhhhh La Zolie MaiZon que Ze vois la !!!!!!!! Allons voir Za de plus près !


Evan avait toujours une flasque de whisky sur lui, simple précaution au cas où il se retrouverait -on ne sait pas comment- perdu dans un désert… Bref, il enleva le bouchon de la petite bouteille et avala avec envie quelques gorgées du breuvage couleur or.

- Youhoooooooooou ! Que le sky soit avec moi !!! Puis Evan prit une voix forte tout en brandissant la flasque en l’air. Cronos, je suis ton père !!!

Quand il fut arrivé à la hauteur de la grille menant au lieu précédemment nommé, il contempla un instant le grand jardin, enfin ce qu’il en restait au fil des années écoulées. Il se paria un verre avec lui-même qu’il ne devait y avoir aucun habitants à l’intérieur, -en fait c’était plus pour être sur de boire à la santé de quelque chose en rentrant-. Plus il s’approchait, plus il avait l’impression que la cabane allait s’effondrer si jamais il sautait trop fort sur le parquet quand il serait à l’intérieur. Quand il fut arrivé, il s’arrêta sur le seuil de l’établissement quatre étoiles qui s’offrait à sa vue.

- Ouah ! Quelle belle réZidenZe de vacanZes ! Une loge VIP pour les mites ! Il récupéra sa baguette avec sa main qui ne tenait pas la flasque, puis il monta les marches de l’escalier de bois le conduisant jusqu’au premier étage. Le bois craquait sous chacun de ses pas, il évitait de se coller trop près au mur afin de ne pas salir sa cape avec de la poussière. Il arriva dans une pièce ou les quelques meubles qui y résidaient semblaient proches du décès. Evan trouva une chaise et, avec plusieurs sorts de nettoyage, il put lui redonner un état convenable. Il posa la chaise au milieu de la pièce, puis décida de tester sa baguette sur le mobilier. Une vieille armoire se dressait devant lui proche d’une fenêtre.

- Expulso ! Un trait de lumière jaillit de sa baguette et poussa l’armoire violemment, qui traversa la fenêtre et alla exploser contre le sol dehors dans un grand vacarme…

- OupZ, Z’était pas Ze Sort la que Ze voulais lanZé ! Affichant un air dépité, Evan se posa sur la chaise et se consola en sortant sa flasque de whisky. C’est alors qu’il entendit un bruit sourd venant du rez-de-chaussé. Une personne venait d’arrivée sur les lieux. Il s’empressa de s’asseoir sur la chaise et de faire comme si de rien était. Après tout il pouvait être un simple touriste visitant un le coin…
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Eurora, Mar 10 Mar - 10:46


Ce soir-là, Eurora aurait mieux fait de rester de garde en Quartier Général, au moins aurait-elle pu passer une soirée aussi tranquille que possible à jouer partie d'échec sur partie d'échec, même seule.

Ces derniers temps, Tomoko n'était pas si souvent à la maison. D'autres occupations géraient la vie de son amie et bien que cela désolait la jeune Auror qui ne la voyait donc pas souvent, elle ne lui en voulait pas. Elle espérait simplement qu'elle devienne plus libre dans quelques temps, en grande partie pour elle-même car elle se doutait que sa vie devait être plutot compliquée en ce moment. A dire vrai leurs discussions et leurs délires ensembles lui manquait énormément.

Quelqu'un d'autre lui manquait également ce soir-là mais elle avait décidé, afin de passer le temps, de jouer une partie d'échec en solo, sur échec sorcier. Deux heures plus tard, elle avait perdu deux parties, et gagné deux autres. Assis en indien, devant la table du salon, les mains croisées sous son menton, ses yeux ne bougeaient pas de l'échiquier pour se poser sur autre chose ailleurs dans la pièce. Elle était concentrée au plus haut point sur le jeu, ses yeux évoluaient sur l'échiquier, examinant chaque position stratégique ou pas, chaque pièce en danger qu'il fallait bouger pour ne pas se la faire prendre, ou bien s'il fallait attaquer... *...Alors... Aïe, ma reine est en danger là... il faut absolument la protéger, je ne tiens pas à la perdre.... voyons, si je bouge ce cavalier... arf non, vaut mieux pas, il serait mis en danger et cela pourrait pourrait nuire à ma reine... La tour?... Oui, bonne idée... Déplacer la tour, la mettre en protection... ma reine serait doublement en sécurité... Ensuite je pourrai déplacer le cavalier sans crainte et... YEAHHH youpi... je serai en bonne voie pour aller directement sur son roi... Du moins s'il ne voit pas le coup venir... (pratique quand même les échiquiers magiques, l'adversaire joue tout seul sans besoin d'avoir un réel adversaire^^)...


Eurora avait trouvé un bon coup là... Elle leva sa main, l'approcha de l'échiquier, de la pièce... afin de bouger sa Tour. C'est ce moment que choisit un hurluberlu dans la rue dehors pour passer sous sa fenêtre en chanteant... Malheureux !!!! Quelle horrible voix en plus !!! De plus, il ne semblait pas avoir les idées très nettes celui qui chantait...

- IL ÉTAIT UNNNNNNNNN PETIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIT SORCIEEEEEEEEEEEEEEEEEERRRRRRRRRRRR !!!!!! QUI N’AVAIT JAMAIS UN SORT LANCEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERRRRRRRRRRR !!!!!!!! Ohé ! Ohé !

... Eurora eut un sursaut qui fit renverser l'échiquier au moment où elle allait bouger sa Tour... Le jeu d'échec tomba au sol, répandant toutes les pièces par terre... Eurora laissa éclater son exaspération à voix haute...


- 'tain mais qui est le C** qui se permet de chanter JUSTE dessous ma fenêtre !!!???

Elle se leva d'un bond et en quelques bonds agiles arriva à la fenêtre de l'appartement donnant sur la rue. Elle souleva légèrement le rideau et vit une silhouette s'éloigner dans la rue. Celle-ci continuait à chanter, ou plutôt à crier, de sa voix nasillarde et horriblement fausse... Eurora se retint de se boucher ses oreilles tellement celle-ci lui faisait l'effet d'un cri de créature le plus déchirant qui puisse exister...

- 'tain mais c'est pas... Evan ?
commença t-elle en essayant de distinguer mieux la silhouette... C'est alors qu'elle partit d'un fou rire quelle ne put réussir à contrôler comme elle le voulait. La situation était tellement comique qu'il lui fallait immortaliser cet instant...

Elle traversa la pièce en un bond pour se saisir d'un appareil photo rangé dans l'armoire du salon. En une seconde, elle fut revenue près de la fenêtre et cadrant le personnage dehors, un clic retentit ensuite. Baissant ensuite, l'appareil photo, elle suivit des yeux la silhouette qui marchait en titubant bien qu'elle parvenait toujours à se tenir debout, ce qui l'étonna au plus haut point. Comment pouvait-il bien tenir aussi habilement debout????? De toute évidence, celui-ci se dirigeait dans la direction de la cabane hurlante....

Elle se retourna dans la pièce, chercha des yeux quelque chose... ou quelqu'un...

- Naïla ?

La petit elfe de Maison apparut alors devant elle dans un Pop caractéristique aux Elfes de Maison lorsqu'ils transplanaient.

- Oui, Mademoiselle Eurora?

- Naïla, je vais sortir... J'ignore pourquoi exactement mais ne serait-ce pour prendre une autre photo, je vais sortir...

Elle eut un éclat de rire en s'imaginant le lendemain en train de lui montrer les magnifiques photos qu'elle avait pu prendre la veille au soir... Alors qu'il ne s'en souviendrait probablement pas. La perspective en était réjouissante soit dit-en passant. Elle reprit à l'adresse de son Elfe de Maison...

- Naïla, je me rends à la cabane hurlante... je pense que c'est par là qu'Evan se dirige... Il ne devrait y avoir aucun problème bien que ce ne soit pas très recommandé de sortir la nuit par ces temps troublés... avec tout ce qui s'est passé ces derniers temps tu sais... Et enfin, on ne peut jamais prévoir vraiment les réactions de personnes... disons, qui ne sont pas dans leur état normal (encore que là, Evan est-il jamais une seule fois dans son état normal?... > je sors loin).

Elle avait à l'esprit à cet instant différentes attaques qui s'étaient produites dans les environs et qui n'étaient pas très réjouissantes pour eux les Aurors, et toute la communauté magique...

- 'fin bon donc tu sais où je me rends Naïla. En ces temps troublés, je tiens expressément à ce qu'au moins quelqu'un sache où je suis pour pouvoir prévenir l'un des amis en cas d'absence plus longue que prévue...

Sur ces mots, elle fila et sortit de l'appartement.
Lorsque la porte claque derrière elle, elle avait déjà mis un pied sur la route. Regardant de tous côtés un instant, elle fila vers là où avait disparu Evan...

Au fur et à mesure qu'elle se rapprochait, elle regardait la cabane hurlante avec appréhension. Elle se souvenait parfaitement sa précédente visite dans ce lieu... A ce seul souvenir, elle sentit son cœur se serrer. Au même moment, elle passait à cet instant la grille de la maison branlante qui menaçait à chaque instant de s'effondrer... Elle s'immobilisa un instant, écoutant le silence... néanmoins, celui-ci fut soudain brisé par un énorme bruit de casse. Une armoire passa par l'une des fenêtres de l'étage, celle-ci sembla voler presque avec élégance mais l'atterrissage fut corsé... Un énorme CRAC retentit lorsqu'elle se crasha au sol... Eurora avait aussitôt reporté son attention sur la fenêtre par laquelle elle était passée tout en étant morte de rire et en retenant un pli soucieux dans son regard.

- Ainsi, il allait bien là... J'ai vu juste.

Les réactions de quelqu'un ayant de toute évidence absorbé une quantité excessive de boisson alcoolisée étaient pour le moins inquiétantes, et imprévues... Ce dernier pouvait aussi bien être dangereux pour lui-même que pour quiconque d'autre. Si celui-ci montrait le moindre signe dérangé envers elle, elle n'hésiterait pas une seule seconde à le maitriser. Elle ne tenait pas à se retrouver comme... ce qui restait de l'armoire. Peut-être même une petite séance de dégrisement dans les cellules du QG lui irait bien s'il venait à vouloir détruire tout dans la maison -dont elle-... -déjà que la cabane n'avait pas l'air de tenir beaucoup debout alors bon, elle ne pourrait résister longtemps à un Evan-dans-un-état-moins-normal-que-d'habitude...-


Elle avança dans l'allée envahie par les herbes, à l'abandon depuis tant de siècles. De plus en plus, alors qu'elle pénétrait à nouveau sur ce terrain, les images de son frère lui revenait l'esprit, douloureusement... Elle ne tarda pas à arriver à la porte de la cabane, laquelle elle l'ouvrit... Elle entra dans l'atmosphère confinée de la maison, celle-ci lui parut presque suffocante... Elle monta en silence... 'fin en silence... Avec les marches vieilles de je-ne-sais-combien-de-siècles, personne ne pouvait monter dans un silence complet dans cette maison... à part les fantômes.

Elle était particulièrement attentive à tous les bruits étrangers qui pouvaient briser le silence, tous les bruits susceptibles d'éveiller sa crainte. Il valait mieux renforcer cet aspect des choses surtout en cette époque. Elle ne tenait pas à se retrouver avec une baguette sous la gorge, ou avec quelqu'un arrivant par derrière pour la priver ainsi de faire tous mouvements, et la priver des moyens de se défendre... Mieux valait prendre ses précautions. Et ce même s'il lui semblait connaitre la personne qui se trouvait à présent dans la pièce pile en face d'elle...

Elle jeta un coup d'œil derrière elle, suspendit ses gestes un instant. Rien ne troublait le silence. Aucune silhouette dans la pénombre, aucun mouvements, aucun bruits. Elle continua son chemin... vers cette pièce dont elle poussa la porte, tout en espérant que ce fut la bonne. NOn, elle était certaine que c'était la bonne. C'était de cette pièce qu'était sortie l'armoire qui s'était écrasée au sol un peu plus tôt.


Elle n'avança pas dans la pièce. Au contraire, elle resta dans l'encadrement et s'adossa au chambranle de la porte. Elle fixa son regard sur la personne assise sur la chaise, au centre de la pièce. Affalé était plus précisément le mot d'ailleurs... A présent, il n'y avait aucun doute, il s'agissait bien de R... d'Evan... Lâchant un éclat de rire, elle parla...

- Ca t'arrive souvent de chanter Il était un petit sorcier dans la rue et de vouloir visiter la cabane hurlante en pleine nuit ?... Il y a mieux quand même pour des lieux à visiter... A moins que tu ne sois en peine de trouver un logement... ? Emy t'a viré c'est ça ?(je plaisante hein... -_-)

Jetant un coup d'œil derrière elle, elle se déplaça légèrement dans la pièce pour s'adosser cette fois au mur de la pièce... Elle vérifia toutefois auparavant s'il allait résister et qu'il n'était pas sur le point de s'écrouler...

- J'avoue... Drôle d'endroit pour des retrouvailles... Sinon, tu racontes quoi d'beau?

... Elle se sentait légèrement anxieuse ; elle n'aimait pas ce lieu sinistre... et encore plus depuis quelques semaines. Le seul avantage... non, en fin de compte elle n'en voyait aucun... Elle avait les mains croisées dans son dos, l'une d'elle ne lâchant pas sa baguette au cas où d'un mouvement brusque de la part d'Evan, si jamais il avait voulu jouer avec elle comme avec cette armoire qui était à présent en morceaux. Dans l'état dans lequel il semblait, mieux valait prévenir que subir. Elle n'avait pas très envie de subir le Super Tum Culum qu'appréciait tant Argan (pas taper, Argan^^)...

*POP*
Son elfe de Maison apparut devant elle et surprise, elle baissa le regard vers elle...


- Mademoiselle ! Ah vous êtes là... Naïla était anxieuse en vous voyant partir seule dans la nuit et elle voulait vérifier que vous alliez bien là et qu'il ne vous était rien arrivé...

- Aucune problème, je te remercie Naïla. Tu peux repartir... Je ne veux pas t'empêcher dans tes autres tâches...

Son Elfe s'inclina devant elle et se rendant compte de la présence d'Evan qu'elle avait connu sous un autre nom il y avait quelques temps, elle le salua en s'inclinant brièvement devant lui... puis elle disparut à nouveau dans un autre *POP* distinctif...

Eurora éclata d'un petit rire...


- J'ai une Elfe de Maison très consciencieuse... En ce moment, elle a d'ailleurs plus qu'un rôle de protecteur sur moi, depuis qu'elle a vu tout ce qui se passe en Angleterre par les journaux je crois bien... Ca tire même de l'obsession... Elle exige même des rapports sur chaque lieux où je me rends... Si elle ne tient pas à moi, je ne sais pas ce que c'est...

Elle songea également à une autre personne, qui elle ne doutait pas, n'avait besoin de nul rapport pour avoir d'horribles pressentiments si jamais elle était en danger... De plus, elle avait été heureuse de constater que lors de leur première rencontre -entre lui et Naïla-, que celle-ci l'appréciait particulièrement. Elle savait qu'en cas de problèmes quelconque, il serait dans les premiers à être au courant, ainsi que ses amis.

La jeune Auror regarda un peu autour d'elle et brisa la silence...

- Sympa le mobilier par ici bien qu'un "peu" délabré et poussiéreux... Mais évite quand même de l'envoyer meubler le dehors... je n'en vois pas trop l'utilité...
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Louisanne
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Louisanne, Sam 30 Mai - 12:25


Il était quatre heures du matin. Louisanne était revêtu d'une grande cape rouge bordeaux pour la recouvrir, au cas où quelqu'un la verrait. La jeune femme préférait ne pas être reconnaître, même si il faisait nuit noire, des âmes malhonnêtes pouvaient se promener autour de la Cabane Hurlante. Louisanne allait enfin revoir sa tante, dont elle n'avait plus eu de nouvelles depuis plusieurs semaines ... La jeune sorcière trépignait d'impatience. Elle courait à travers la forêt de Pré-Au-Lard, en évitant avec habilitée les branches et autres obstacles, car Louisanne était un petit peu en retard pour son rendez-vous. Une fois arrivez devant la grande Cabane lugubre, la jeune femme poussa la vieille porte en bois à moitié casser, puis elle rentra dedans. Louisanne frissonna. Même si la jeune Serdaigle n'avait pas souvent la trouille, là un petit frisson lui parcourait le dos, car cet endroit était vraiment sinistre. La jeune femme s'arrêta au pied des escaliers et attendit que sa tante arrive. A 4 heure et demie du matin, sa tante Isabella arriva vêtu d'une grande cape noire avec des bordures rouge bordeaux poussa elle aussi la porte grinçante. Louisanne s'exclama et couru vers sa tante :

- Ha ma tante !!! Tu m'a tellement manqué ... J'ai eu si peur qu'il te sois arrivé quelque chose pendant ces longs mois d'absence, je ne veux plus te quitter maintenant.

Isabella se dégagea de sa nièce, et lui répondit, avec soulagement :

- Je sais que je ne t'ai pas écris, mais c'était impossible. En Roumanie, le Mangemort qui a pris le pouvoir est devenu cruel et horrible. Un vrai dictateur ; il tuait tous ceux qui n'était pas d'accord avec ses idées, et puis l'association tuait même des autres Mangemorts qui n'était plus d'accord avec cet horrible personnage. Mais j'ai décidé d'arrêter de prendre parti. Je ne veux plus faire la guerre, car à présent, il n'y a que toi qui compte pour moi, et plus rien d'autre, tu es devenu ma vie depuis que je t'ai retrouvé. Alors dans deux semaines, je suis convoqué par le Ministère, et je vais donner es informations pour retrouver le chef des Mangemorts en Roumanie, qui se cache là-bas, j'en suis sûr et peut-être l'on abandonneras toute poursuite judiciaire contre moi, et peut-être même que tu viendras chez moi durant les grandes vacances ...

La voix de la jeune femme s'était cassée au fur et à mesure qu'elle parlait, car Isabella devra se cacher pendant quelques semaines, le temps qu'ils l'arrêtent. Et elle n'était pas sûre d'y arriver. Quand à Louisanne, la jeune Serdaigle avait plutôt peur pour sa tante, mais elle lui répondit tout de même :

- Tu sais, si tu as besoin d'un endroit où te cacher, je peux t'aider. Mais je suis sûr que bientôt, nous formerons une véritable famille, et que tu trouveras un emploi et nous aurons une maison un jour, j'en suis certaine.

Isabella reprit
sa jeune nièce dans ses bras et lui dit avec tristesse :

- Comme j'aimerais pouvoir te croire ma chérie, mais c'est si compliqué. Mais bon, tu as sûrement raison ; je dois optimiser. Bon, je vais y aller, il faut que je sois chez une de mon amie dans à peu près une demi-heure. Je 'aime très fort Louisanne, et je te promet de m'en sortir.


Isabella embrassa sa nièce sur le front, puis elle sortit de la Cabane Hurlante, avant de transplaner vers Londres. Louisanne, quand à elle, se leva et prononça quelque mots à l'intention de sa tante pendant qu'elle partait. Puis la jeune sorcière se leva, remise sa longue cape sur ses épaules, et courut jusqu'à Poudlard, sans s'arrêter une seule fois, pour être certaine que sa meilleure amie Eladora - ainsi que les autres filles du dortoir - ne s'apercoivent pas que Louisanne était sorti.
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Assya Razan
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Assya Razan, Lun 8 Juin - 16:50


Assya et Chris marchèrent main dans la main jusqu'à la cabane hurlante. Elle écouta parler Chris, puis lui répondit.

- Bizarre, moi ? Ah oui... Je crois que je ne m'attendais pas à ce que tu aies encore des sentiments pour moi....

Elle rougit, puis fixa droit devant elle. Ils arrivèrent finalement devant la Cabane. Elle s'était souvenue de bien des récits qu'elle avait lu à propos de cette Cabane, plus que centenaire. Elle avait appartenu à des gens étrangement. Depuis environ vingt ans, les gens disaient qu'elle était hanté par quelqu'un qui hurlait tous les nuits. Mais Assya savait bien que c'était une histoire abracadabrante. Peu importe les potins, elle était sceptique à ce propos.

Miss Razan fixa la bâtisse devant elle, admirant la vieillesse des lieux. Tous semblaient pourris, et sur le point de s'effondrer, mais en fait, elle était solide pour avoir vécue tant d'année. Elle se retourna vers Chris, regardant l'étonnement dans son regard.
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Re: La Cabane Hurlante

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