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La Cabane Hurlante
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Josephine Campbell
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Josephine Campbell, Mar 27 Déc - 16:04


- Informations erronées ... Regardes, tu bouges bien toi et c'est pas demain qu'il se passera un truc entre nous !

*Manquerait plus que ça !*

Elle n’avait pas dit ça pour flirter, elle avait juste envie de l’enquiquiner, de le faire un peu sortir de ses gonds, de voir qui était le vrai Peter qui se cachait derrière ce sourire Colgate et ces répliques cinglantes. A moins que ça soit cela son vrai lui : crétin à 99% et gentil garçon pour le reste. Mais tout de même, il avait ce coté prévenant … ok crétin à 75%...

Le coté prévenant qui te dit :

- Attention à tes pieds !

*Et ton coté nunuche qui réagit trop tard.*

Joséphine s’étala de tout son long en arrière. Heureusement plus de peur que de mal. Merci la neige qui amorti le choc. Juste ce vieux sentiment de « trop la honte » qui rode toujours quand Mr le Préfet Parfait est avec elle. Spontanément, elle se cacha le visage de ses mains gantées et inspira profondément.

- Pitié… achevez moi…

Elle se mit à rire et lui jeta un coup d’œil en écartant ses doigts, histoire de continuer à cacher encore quelque secondes son visage rougit par l’humiliation. Heureusement qu’il n’y avait personne la tout de suite à l’entrée de Pre au Lard pour assister à ça…

- La grande classe…

Elle lui tendit la main pour qu’il l’aide à se relever.
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Peter McKinnon, Mar 27 Déc - 21:57


Et ce qui devait arriver arriva ! Josephine Campbell, la gryffondor retord à l'autorité, venait de se prendre les pieds dans la pavée qu'elle occupait maintenant de tout son long. Manifestement habituée à ce genre de chose, elle ne bougea les membres que pour cacher son visage, sous l'effet de la honte ! Quelques secondes plus tôt, elle entreprenait de se moquer de lui et à présent c'était lui qui était hilare.

- Pitié… achevez moi…

Peter n'arrivait pas à se ravoir, penché en avant, il essayait non pas d'aider la demoiselle, mais de se tenir les cotes. La situation était définitivement trop drôle pour lui ! Des larmes avaient commencé à arriver jusqu'à ses yeux quand il essaya de se contenir, après tout elle s'était peut-être fait mal. Mais elle aussi s'était mis à rire, ce qui devait dédramatiser la situation, mais qui en réalité commença à calmer Peter, qui poussait à présent de petits soupirs en s'enlevant les larmes au coin des yeux.

- La grande classe…

*Ouais, ça on peut le dire ...*

Elle tendit une main vers Peter qui l'attrapa et tira la jeune gryffondor vers lui pour l'aider à reprendre pied. L'hilarité du préfet était passée, à présent il conservait simplement un petit rictus au coin des lèvres.

- Oh la vache ... Je devrais te tomber dessus plus souvent !

Il prit encore une inspiration et ajouta :

- Tu ne t'es pas trop fait mal au moins ?
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Josephine Campbell, Mer 28 Déc - 1:16


Au moins, ça l’avait fait rire. Un rire sincère et spontané. Ah ? Vrai Peter, c’est toi ? Il l’aida à se relever. Heureusement parce que Jo n’aimait pas la neige. Beaucoup trop froid à son goût… Et elle commençait à se geler les fesses par terre. Dès demain, elle se renseignerait sur des vêtements waterproof et chauffants. Avec elle, cela servirait à coup sûre…

- Oh la vache ... Je devrais te tomber dessus plus souvent !


*Parce que lui, il ne trouve pas que c’est suffisant comme ça ?*

- Tu ne t'es pas trop fait mal au moins ?


*Oh qu’il est gentil… Apres s’être bien foutu de moi*

Ce qu’il n’avait pas vu, c’est que la main qu’elle ne lui avait pas tendu avait décidé de son plein gré de capturer un petit peu de neige.  Une quantité suffisante pour lui rafraîchir la face à ce troll. Elle fit mine de s’inspecter pour s’assurer que tout était en ordre. Deux bras, deux jambes et une tête de linotte…Le compte était bon.

-Et bien en fait…

Bim, mange toi ça, ça va te rafraîchir les idées. Elle étala sa main pleine de neige sur le visage de Peter en prenant soin de ne pas oublier un centimètre carré de peau. Jo ne peut s’empêcher d’afficher un sourire satisfait.

- Voilà! En fait ça va beaucoup mieux maintenant. Merci.

Elle ne lui en voulait d’avoir rit d’elle. Mais il n’y avait pas de raison qu’elle se tape la honte toute seule. Elle fut distraite par le vendeur de marrons chauds qui passait juste à coté d’eux à cet instant.

-Attendez, attendez ! Ne partez pas ! Je vous prends un gros cornet s’il vous plait !

A peine, lui avait elle tendu la monnaie que le vendeur qui n’avait pas l’air aimable lui refourga les marrons et reprit sa route sans un au revoir.

- Charmant… Mr le Préfet Parfait t’en veux ?

Elle avait les yeux rivés sur son cornet. Elle n’avait pas eu droit à un sourire mais au moins, il lui en avait mis une sacrée dose.
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Peter McKinnon, Mer 28 Déc - 13:02


- Et bien en fait…

A ces mots, la vicelarde petite gryffondor étala un paquet de neige à la tête du préfet de serpentard. Elle venait, sans le savoir de lui déclarer la guerre.

- Voilà! En fait ça va beaucoup mieux maintenant. Merci.

Peter prit une profonde inspiration et passa sa main sur son visage pour en retirer la couche de flocons blancs. Son cerveau carburait désormais à cent à l'heure pour tenter de trouver un moyen de se venger de Josephine. Ce fut alors qu'une occasion beaucoup trop belle se présenta. La jeune élève se jeta sur le marchand de marrons chauds qui passait par là, sans plus accorder un seul regard à Peter. Celui-ci profita qu'elle avait le dos tourné et que le vendeur, manifestement de mauvaise humeur, ne lui prêtait aucun attention pour sortir du sac plein de provisions qu'il avait avec lui sa cape d'invisibilité. Il l'avait toujours avec lui lorsqu'il allait à l'un de ses rendez-vous avec ses "fournisseurs", elle allait se révéler bien pratique. Il l'enfila prestement et disparu aussitôt. A peine quelques secondes plus tard, le marchand ambulant repartait et Josephine se retournait pour lui proposer des macarons.

- Charmant… Mr le Préfet Parfait t’en veux ?

Peter, impassible, resta debout, silencieux, le corps intégralement sous la cape ainsi que son sac, elle allait probablement se mettre à flipper de se retrouver seule et c'était bien ce qu'il recherchait. Personne ne savait d'ailleurs qu'il avait cette cape, c'était d'un pratique !
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Josephine Campbell, Mer 28 Déc - 17:17


Une sacrée dose ! Elle n’arriverait jamais à manger ça toute seule. Elle sentait la chaleur du cornet lui réchauffer les mains. Heureusement qu’elle avait des gants sinon elle se brûlerait. Toujours pas de réponse de Mr P.

*Il s’est changé en statue de glace ou quoi ?*

Jo leva les yeux de ses victuailles et fut surprise de ne trouver personne en face d’elle.

*Ben il est où ?*

Petit tour d’horizon… à part des rues désertes trop peu éclairées à son gout, il n’y avait personne. Il lui faisait une blague là ou quoi ? Mais… il n’y avait même pas de traces de pat dans la neige. Il n’avait pas pu partir comme ça…

- McKinnon ?!


Ce crétin avait dû se faire la malle… Oui mais quand même, on ne s’envole pas comme ça…

- C’est très drôle ! Je suis hilare…

Il lui était arrivé peut être un truc ? On ne disparaît pas comme ça… Peut être qu’il s’était fait enlever ?! Oui mais par qui… Un petit ami jaloux ? Un mangemort sanguinaire ?

- Peter ?

*Ah oui, c’est « Peter » maintenant ?*

Elle ne cessait de regarder autour d’elle. Sa respiration commençait à s’accélérer. Le décor tout droit sortit d’un film d’horreur : le retour ! La nuit, le froid, le volet qui claque à cause des rafales de vents… Elle avait peur pour elle là, ou pour lui?
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Peter McKinnon, Mer 28 Déc - 19:38


Pendant tout un temps, Josephine resta obsédée par ses marrons chauds et ne remarqua même pas que Peter avait disparu de son champ de vision. Mais elle finit par relever la tête de son cornet et remarqua que Peter avait disparu ! Elle fit un petit tour pour voir s'il ne s'était pas déplacé, sans succès, sous sa cape, Peter avait mis une mains devant sa bouche, il sentait bien qu'il allait finir par rigoler à un moment ou à un autre et il voulait faire le moins de bruit possible.

- McKinnon ?!

Ca commençait ! Peter ne put s’empêcher d'arborer un large rictus, que sa malheureuse victime ne pouvait pas voir. C'était le meilleur moment de la journée !

- C’est très drôle ! Je suis hilare …

Peter savait qu'elle devait commencer à imaginer des théories improbables sur sa disparition aussi soudaine. Il y avait peu d'élèves à Poudlard capable de se procurer une cape de ce genre, elle ne devait pas imaginer une minute qu'il en ai une sur lui.

- Peter ?

Ah ? Elle commençait à l'appeler par son prénom. C'était le signe qu'elle commençait réellement à avoir une peur bleue. Elle ne cessait de regarder autour d'elle. Mais elle ne le trouvait pas. Lui n'avait pas du tout l'envie d'arrêter là ce petit jeu. Il jeta un coup d’œil à ses pieds. Tôt ou tard, elle allait supputer qu'en l'absence de traces de pas autour de celles qu'il était encore occupé à former, il devait toujours être là. Il fallait qu'il soit plus malin. Il n'avait qu'une seule solution pour faire durer son plaisir, et elle avait un effet collatéral sympathique !

Le jeune préfet de serpentard ferma alors les yeux et visualisa un emplacement à quelques mètres d'eux où le marchand de marron été passé précédemment avant de s'arrêter, son chariot avait dégager assez de chaleur pour y faire fondre la neige et la pavée y était apparente. Peter amorça un mouvement pour tourner sur lui-même, mais après quelques exercices, il n'en avait désormais plus besoin totalement pour transplaner. Et avec toute la force de sa détermination, il transplana sous sa cape à l'endroit qu'il avait repéré dans un "CRAC !" à vous faire sursauter de malheureuses gryffondors passant par là ...
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Josephine Campbell, Jeu 29 Déc - 19:05


CRAC !

A ce bruit inattendu, Jo ne put s’empêcher de sursauter et de lâcher un petit cri de surprise. Elle en avait même laissé tomber une poignée de marrons qui avaient fait fondre la neige à l’endroit où ils avaient atterri. Le gâchis !
Ce bruit ne voulait dire qu’une chose, que quelqu’un avait transplané tout près d’elle. Tu parles, des mangemorts qui auraient pu enlever Mr le Prefet Parfait ?! N’importe quoi ! Comment avait elle pu croire cela ou même s’inquiéter du sort de jeune homme une seule seconde. Ce troll était en train de se payer sa tête et jouait avec ses nerfs.

De toute évidence pas de trace de lui aux alentours, il avait du transplaner pour se rendre dans un endroit plus sympa qu’ici ou pour aller chasser les filles. Il n’avait sans doute pas apprécié le masque de neige cent pour cent naturelle qu’elle lui avait concocté… Son orgueil non plus… Donc voilà… Maintenant… Elle était… SEULE… Si elle ne l’avait pas provoqué… Mais c’était drôle quand même… Ça en valait vraiment la peine ?... Oui… Non… Oui… Pourquoi il n’y a personne dehors à cette heure ci ?! Il n’était pas minuit quand même !

Petit soupir.

- Bon… On respire et on se détend…

*La prochaine fois, tu t’abstiendras de faire des âneries*


Ah et ce mal de tête qui revenait. Elle ferma les yeux, fronça les sourcils et essaya de faire abstraction de la douleur.

- Ah bordel, ça arrache !


Ca commençait à passer doucement, il fallait juste qu’elle inspire l’air chaud dégagé par les marrons. De toute façon il fallait qu’elle se bouge. Elle ne pouvait pas restée plantée là comme un Pitiponk.

- Je te déteste McKinnon !

Jo, absolument pas en confiance, se mit en route vers le centre du village. Elle était tellement tendue qu'elle en oubliait même qu'elle avait de quoi faire pour soulager sa faim, mais n'en faisait rien.
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Peter McKinnon, Sam 31 Déc - 13:59


LA de Josephine pour qu'elle le renverse et tombe


Peter n'en pouvait plus. Regarder cette pauvre fille, qui lui avait inventé cette histoire ridicule d'appétit simplement parce qu'elle ne voulait pas rester seule dans le noir, se débattre à essayer de le retrouver, c'était trop pour lui. Pour ne pas rire, Peter avait du se pincer si fort qu'il devait avoir une équimose à la cuisse. Mais, pendant que Josephine criait après lui, il recommençait à gamberger, il allait bien falloir qu'il fasse évoluer ce petit amusement, à moins qu'il ne se tire définitivement ? Peter se retourna derrière lui pour voir s'il n'y avait pas là une idée qui trainait. Mais il fallait dire qu'après le passage du vendeur de marrons, il n'y avait plus grand monde ...

Sans le sentir venir Peter ressentit une force le propulser vers l'avant. Il se prit les pieds dans la cape d'invisibilité et se retrouva allongé par terre. A coté de lui, se trouvait la gryffondor la plus maladroite de l'Ecole. Le jeune serpentard se massa l'épaule, elle avait du cogner contre la tête de la jeune fille.

- Oh non mais c'est pas vrai ...

En soi, tout était sa faute, s'il ne s'était pas entêté à jouer à ce jeu ridicule, elle n'aurait pas eu envie de retourner vers la lumière du village et ils ne se seraient pas retrouver étendus à terre. Pour Josephine, c'était d'ailleurs la deuxième fois de la journée ...
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Josephine Campbell, Sam 31 Déc - 15:32


Jo était sans conteste la Gryffondor la plus maladroite de l’école. Mais pour une fois, ce qui s’était passé n’était ABSOLUMENT pas de sa faute. Elle marchait tranquillement, un pied devant l’autre, chaussures lacées, marche pas trop vite, pas de fichu pavé qui décide de ne pas être au même niveau que les autres. Bref, aucun facteur qui aurait pu expliquer ce qui venait de se passer.

Il y avait juste ce TRUC inexplicable. Un GROS TRUC, qui s’était mis au milieu de sa route. Pas n’importe quel TRUC, un TRUC invisible, lourd et qui parlait avec la voix de Peter McKinnon Préfet Parfait Concis Crétin Insupportable Arrogant Agaçant!

- Oh non mais c'est pas vrai …

*Si si c’est vrai, la douleur que j’ai à la tête me le confirme*

Elle se retrouvait une deuxième fois par terre dans la neige en l’espace de dix minutes. Neige qu’elle détestait ! Elle se redressa rapidement et jeta un coup d’œil à coté d’elle. Il n’y avait rien, cependant la neige était toute aplatie comme si quelque chose était tombé dedans et avait été retiré aussitôt.

*C’est quand même pas…*

Elle prit un peu de neige dans la main et la jeta en direction de « la grosses trace ». La neige resta en suspension. Jo tendit la main et sentit quelque chose, un tissu... EN un quart de seconde elle comprit ce qui venait de se passer. Elle passa rapidement sa main le long du TRUC pour arriver à une extrémité. Elle tira brusquement dessus. La tête de Peter apparu devant elle. Son sang ne fit qu’un tour.

- T’es fier de toi je parie !

La colère lui monta à la tête. Elle n’avait jamais ressenti une rage pareille. Elle lui donna une claque derrière la tête, appuya un de ses genou dans le creux de son dos tout en essayant de lui recouvrir la partie visible de son visage de neige.

*J’espère que t’as aussi mal que moi j’ai eu peur*
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Peter McKinnon, Dim 1 Jan - 20:57


Peter était occupé à se masser la tête en se demandant s'il ne valait pas mieux qu'il retransplane tout de suite un peu plus près du Château. Mais la douleur lancinante l'empêchait de se concentrer suffisamment. Et puis surtout, il n'était pas au bout de ses peines. Il allait amorcer un mouvement pour se redresser lorsqu'il se prit une volée de neige sur le corps.

*Mais qu'est-ce qu'elle fou encore ?*

Et voilà que Josephine approchait sa main de lui. Et elle se mit à la passer le long de sa cape d'invisibilité.

*Mais ... Qu'est-ce que c'est que cette obsédée ?!*

La jeune élève de Gryffondor tira d'un coup sec et le visage de Peter réapparu !


- T’es fier de toi je parie !

*Ben comment te le dire ? Assez bien oui !*

C'est à ce moment là que les bêtises de Peter dégénérèrent ... L'apprentie sorcière lui mit une claque derrière la tête et entreprit de lui faire manger de la neige pour la deuxième fois en le maitrisant par derrière. Cela rappela instantanément des souvenirs à Peter, des souvenirs horribles. Il se revoyait dans la cour de récréation de son école primaire moldue, un garçon de 8 ans faisant le double de sa taille et de son poids était allongé sur lui et pressait sa tête contre le tarmac humide. Peter se sentait humilié comme jamais, il n'avait plus qu'une envie c'était que cette oppression s'arrête. Il passa péniblement sa main vers sa poche et en sortit sa baguette qu'il passa derrière son épaule :

- Repulso maxima !
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Josephine Campbell, Dim 1 Jan - 22:40


Jo put profiter seulement deux secondes d’avoir le dessus sur Peter. Elle le sentit se dandiner sous elle, pensant qu’il essayait de se dégager de son emprise en tentant de la faire basculer sur le coté. Rien de tout ça. A la place elle vit la pointe de la baguette de Peter sortir de dessous la cape.

- Repulso maxima !

Elle fut projetée à plusieurs mètres de là où elle se trouvait. Elle retomba lourdement sur le sol, sur le flanc gauche. Hébétée, elle essaya de comprendre ce qu’il venait de se passer et de savoir où elle avait atterri. Et puis elle eu une envie soudaine de fermer les yeux. Sa tête était lourde. Elle savait qu’elle ne devait pas les fermer, mais elle n’arrivait pas à lutter. Elle n’arrivait même pas à se mouvoir.

Elle ne ferma les yeux que quelque secondes jusqu’a ce qu’ elle le sentit. Le froid. Sur sa joue, ses mains, ses jambes. Elle ouvrit les yeux. Il n’y avait que le ciel étoilé, la neige. Le vent lui susurrait à l’oreille. C’était reposant. Elle ne pensait plus à sa peur du noir, ni à la colère qu’elle avait ressentit comme jamais quelque secondes plus tôt.

Puis un bruit vint troubler le chant du vent. Elle n’arrivait pas à déterminer son origine jusqu’à ce qu’elle vit voler une feuille tout prés d’elle et avec une rafale de vent la feuille s’envola à plusieurs dizaines de mètres dans le ciel pour enfin disparaître.

- Mes dessins…

Elle avait dit ces mots d’une voix cassée, presque étranglée par les sanglots qui commençaient à serrer sa gorge.
Elle se redressa tout en restant assise et repéra à quelque mètres d’elle son sac vidé de son contenu, (et il y en avait des choses dedans…) qui avait du s’ouvrir pendant son vol plané. Mais son attention était tournée vers une seule chose. Son carnet à dessins, grand ouvert qui laissait s’échapper son contenu au gré du vent.

- Non!

Elle sauta sur ses jambes et se rua vers la chose qu’elle traînait avec elle partout et qui était sans aucun doute la chose la plus précieuse à ses yeux. Elle se laissa tomber par terre près de lui et le referma aussitôt. Inutile d’être diplômé de Poudlard pour deviner que plus de la moitié de son contenu avait filé. Jo sentit des larmes couler le long de ses joues.
Comment était ce arrivé déjà ? Qu’est ce qui s’était passé ?

*Peter*

Elle le chercha du regard, sans succès. Elle se retourna enfin pour l’apercevoir. Elle n’était plus en colère, elle n’éprouvait même pas de haine envers lui. Il y avait juste de la peine.  Elle n’avait souhaité à aucun moment que cela se passe comme ça. Elle n’avait pas non plus imaginé qu’il y aurait des telles conséquences. Des mois de travail envolés… Elle ne put s'empêcher de refouler un sanglot.
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Peter McKinnon, Lun 2 Jan - 13:29


Le sort à peine lancé, Peter ressentit la fin de l'oppression que ses souvenirs et les actes de Josephine avaient réussi à créer. La baguette toujours en main, il se redressa, mais il conservait un air absent, ailleurs. C'était allé beaucoup trop loin pour lui. Il ramassa sa cape et la rangea dans son sac, il allait être temps qu'il laisse la jeune fille, elle l'avait mis dans un sale état. En redressant la tête de son sac, il contempla quelque chose de désolant. La jeune élève de Gryffondor était allongée à plusieurs mètres de lui, non loin d'un arbre qui aurait pu lui fracturer la nuque si le sortilège de Peter avait été un peu plus puissant. Réalisant cela, le jeune préfet senti la gêne et le remord se répande en lui.

Il eut même peur qu'elle ne se relève jamais, qu'elle soit inconsciente. Mais heureusement pour lui, elle ouvrit la bouche :

- Mes dessins…

Avec la distance, Peter avait n'avait pu déceler les sentiments qu'elle avait laissé transparaitre dans sa voix. Il put simplement en tirer l'information principale : ses dessins s'étaient envolés ! Totalement concentré sur la jeune élève qu'il aurait pu blesser un peu plus tôt, Peter n'avait pas fait attention au carnet qui s'était ouvert et avait libéré tous les feuillets qu'il renfermait. Peter vit la jeune sorcière se précipiter dessus, le visage marqué par l'émotion. Elle lui jeta un regard, elle commençait à pleurer.

Peter fit un pas dans la neige, mais l'idée d'arriver près d'elle impuissant après le mal qu'ils s'étaient fait mutuellement le paralysait.

*Tu sais que les baguettes ça n'a pas été inventé que pour se blesser, sombre idiot ?!*

Le jeune sorcier jeta un regard incrédule à Phaesporia, sa baguette, avant de la lever en l'air en prononçant :

- Accio dessins !

Peter avait appris beaucoup de choses à Poudlard, parmi celles-ci figurait le fait que, parfois, les sorts les plus simples pouvaient arriver à donner des résultats superbes. Les deux pieds dans la neige, la main tendue, Peter regardait venir à lui chaque feuille qui s'était précédemment envolée dans un mouvement harmonieux et calme, pendant qu'autour de lui des larmes réverbérant la lumière d'un lampadaire situé derrière lui coulaient sur les joues de Josephine. Une fois que toutes les feuilles furent venues à lui, il garda la main tendue, cette fois-ci vers la gryffondor et s'approcha d'elle. D'une voix calme et protectrice il s'adressa alors à elle :

- Et si on rentrait au Château maintenant ?

Peter se mit alors à penser au repas du soir qui allait arriver dans la grande salle. Il consulta sa montre moldue, ils avaient largement le temps, encore une heure ! Ce fut alors qu'à l'idée du repas, Peter ouvrit la bouche sans se contrôler.

- Ce soir, c'est du veau !

*Non mais qu'est-ce que tu racontes ?!*

Peter s'arrêta net, il ne s'était pas préparé ni entendu dire cela, s'était sorti de sa bouche sans qu'il n'en ai donné la permission. Une connexion qu'il n'arrivait pas à comprendre s'était faite directement entre quelque chose qu'il ne voyait ni ne comprenait et sa langue. Il mit cette dégénérescence passagère sur le compte de l'émotion et essaya de faire comme s'il n'avait jamais rien dit.
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Josephine Campbell, Lun 2 Jan - 15:55


Jo ne le lâcha pas des yeux. Elle était en train de se refaire tout le film dans sa tête pour comprendre comment ils en étaient arrivés à là. Elle ne s’était pas imaginé qu’il aurait pu avoir eu une réaction aussi violente. Peut être que sans le vouloir elle lui avait fait mal à lui grimper dessus comme ça. Et puis là tout de suite, il avait l’air gêné, pas du tout en colère. Toute fois lorsqu’il leva sa baguette, Jo ne put s’empêcher d’avoir un mouvement de recul.

- Accio dessins !

Jo leva la tête et vit des feuilles venir d’un peu partout atour d’eux voler au dessus de leur tête et venir s’empiler proprement dans la main tendue de Peter. Lorsque la dernière se posa, il s’approcha d’elle et lui tendit les dessins. Elle était tellement effondrée lorsqu’elle avait  tout vu s’envoler qu’elle n’avait même pas pensé une seule seconde à utiliser la magie.

*C’est bien la peine d’étudier à Poudlard…*

- Et si on rentrait au Château maintenant ?

Il avait dit cela d’une voix assez douce. Contraste complet avec le « Repulso maxima » plus tôt. Mais elle ne savait pas quoi lui répondre. Elle ne savait pas si elle avait envie de rentrer avec lui. Elle regarda autour d’elle cherchant la réponse à la question de Peter sur une banderole qu’il n’y avait pas. Honnêtement elle ne savait plus ce qu’elle devait ressentir la tout de suite : de la colère ? Du soulagement ? De la peine ?

- Ce soir, c'est du veau !

Elle n’avait pas du bien comprendre. C’était un code entre Serpentard pour dire « excuse-moi de m’être comporté comme un hippogriffe » ?

- Quoi ?

Elle ne s’était en tout cas pas du tout attendu à ça. Il était en train de se foutre d’elle ? Ou alors il avait juste envie de changer de sujet de conversation ?

- C’est toi qui fait les menus maintenant ? C'est nouveau!

Elle avait dit cela sur un ton sarcastique. Décidément, il était vraiment difficile à suivre ce Préfet Parfait… Elle lui tourna le dos agacée, sécha ses larme d’un revers de la main et rassembla ses affaires qu’elle entassa dans son sac, sans oublier ses dessins qu’elle prit assez sèchement des mains de Peter . Puis elle se remit debout et repositionna son sac sur son épaule.

Lui était certainement un gougea mais il était hors de question qu’elle soit pareille.

- Bon écoute… Je suis désolée... Je ne voulais pas te faire mal. C’est juste que j’avais eu peur qu’il te soit arrivé quelque chose quand tu avais soudainement disparu. Alors ça m’a énervé de voir qu’en réalité tu te fichais de moi.

Elle regarda tout autour d’elle cherchant une issue de secours . Elle en avait trop dit. Normalement, elle aurait du s’arrêter à « je suis désolée » mai le reste était sortit tout seul.

- On y va?

* Donc finalement ta décision est prise, tu restes avec lui?!*



FIN DU RP - Suite Près des Sangliers Ailés
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Malena Kane, Mer 4 Jan - 16:07


[Reprise du RP avec Alice Grant]


Je fume en silence pour lui laisser du temps. Ce même temps qui, en un rien de temps
(le temps s’accumule comme dans une décharge)
(s’amasse comme les nuages)
le temps d’une palpitation, d’un boum de coeur,
d’un battement de paupières,
(le temps finit toujours par passer)
a fait disparaitre les sombres (et fascinantes) braises dans son regard.

De cette lueur qui a embrasé mon appétit, il n’en reste qu’une infime, modique, ridicule présence. Elle est pourtant juste là, calfeutrée par ses iris, dissimulée derrière cet air d’abandon que la jeune Serdaigle joue depuis son arrivée dans cette pièce en lambeaux. Aucune volonté. Son corps ne ressemble plus qu’à un bout de viande à examiner, dépecer.  

Les secondes passent comme les cordes d’un violon, chacune plus tendue et plus sonores que la précédente. Je suis tendu.e, me demandant par quel bout le prendre, ce petit bout de chaire qui retient un monde tout entier, un monde extraordinaire, avec une teinte de violence, une violence magnifique, pleine de promesses.

Je bouge car j’ai l’impression d’avoir les fesses sur l’une de ses cordes de violon, rigide comme pas possible, prête à casser. Si jamais ça arrivait, je serais catapulté.e loin, très loin, beaucoup plus loin que je ne pourrais l’imaginer.

Attendre a toujours été une occupation désagréable. Si je croisais mon regard, je verrais les yeux du scientifique dément, celui qui s’apprête à violer les lois de la nature pour en comprendre le mystère. Je veux comprendre son mystère, le faire jaillir de son trou.
Mais quelque chose me gêne.


Un petit quelque chose qui gêne
Son improbable soumission

L’orage apparait de la confrontation du froid et du chaud. Le crépuscule enflammé, du baiser torride entre le jour et la nuit. Le bruit sourd, du choc violent entre la mer et les rochers.  
Le conflit provoque l’expression des choses insoupçonnées.
Voyons jusqu'où Alice peut tenir.

« - Alice.
Que s’est-il passé tout à l’heure ? Dans les toilettes.
Quand tu avais ta baguette pointée sur la Serpentard ? »
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Alice Grant
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Alice Grant, Ven 6 Jan - 14:10


Et la Voie chantait, dans la tête de la serdaigle.
Ce soir, j'ai faillit t'avoir
Je me suis bien amusée, j'ai faillit tuer
Je me cache sous ta peau lisse
Petite Alice
Petit pantin
Bientôt tu seras miens
On m'appelle, je vais sortir sur l'heure
Ce soir je suis de bonne humeur


Saon directeurice fumait, tranquillement, laissant passer un peu de temps. Durant lequel l'esprit de la serdaigle divagua, tant il était ravagé.
M I N D B R O K E N
Le temps. Qui court. Ou vas-tu si vite lapin? Reviens. Dis-moi, je veux savoir ou tu vas. S'il te plaît. Reviens.
STOP! J'ai mal. Ma tête. Pourquoi. La solution. Pourquoi je ne la trouve pas. Il n'y en a pas. Oui. C'est ç. Je ne peux rien faire. J'ai mal. Ca ne peut pas durer éternellement. Je ne la laisserai pas reprendre le cont BOUH! Lapiiiiiin... NON! Je dois résister. Je ne peux pas. Je ne peux plus. Autant crever. Quelqu'un peut le faire pour moi. Yel. Me tuer. Cette nuit. Ici. Tout sera enfin fini. La folie. Mais aussi ma vie. Tout à un prix. Je suis prête à payer. Kill me. Kill our.

Enfin, yel parla. Ça commençait. Jugement d'Alice par la reine de cœur, voici la sentence: qu'on lui tranche la tête! On la jugera après l'avoir tuée. La sang-mêlée essaya de se résigner. A la mort. Elle n'aurait jamais imaginé que l'histoire se terminerait si tôt. Tant de projets, de rêves, moururent progressivement. Elle les laissa partir, rejoindre l'espoir dans l'Au-Delà. Jusqu'à ne plus être qu'une condamnée. Les visages de ses proches passèrent devant ses yeux. Mais elle ne flancha pas. Ou plutôt, elle ne résista pas. C'était mieux pour eux. I just want my last jugement. Now.
- Alice.
Ce qu'il en reste.
- Que s’est-il passé tout à l’heure ? Dans les toilettes.
Quand tu avais ta baguette pointée sur la Serpentard ?

Frisson. Ce qu'il s'était passé. Ce qu'elle avait faillit faire. Ce qu'elle avait fait. Laissé faire. Depuis l'instant de faiblesse à la bibliothèque. Cette fois, elle était allée trop loin dans le terrier.
Allez laisse-moi sortir je vais lui expliquer... ne t'en fais pas, je n'aurais pas la force de faire quoi que ce soit d'autre... et toi, tu ne peux pas me retenir...
Résignation. Soupir.
- Vous voulez la voir, c'est ça?
Son grain.
De sel.
Qui ressemblait.
A un corbeau.
Chapelier seul savait pourquoi.
Faible sourire.
- Elle vous expliquera mieux que moi. Mais, s'il vous plaît, quand vous aurez eu tout ce que vous vouliez, tuez-moi. J'ai écris quelque chose pour mes proches... dans le dortoir. S'il vous plaît. Faîtes-le. De toute façon, en la voyant, vous comprendrez à quel point cette chose est dangereuse. Elle ne peut pas vivre. Il faut qu'elle meurt. Vous comprenez? S'il vous plaît.
Fermer les yeux. Une larme qui coule. Jamais elle ne l'avait laissé sortir aussi facilement.

Yeux qui s'ouvrent. Yeux psychopathes. Qui fixent Kane. Sourire de Jeff.
- Il s'est passé que je suis sortie.
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Theophania Fitzgerald
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Re: La Cabane Hurlante

Message par : Theophania Fitzgerald, Dim 26 Fév - 17:18


RP Unique. J'interromps ce beau RP et je repart aussitôt promis. Comme on avait piqué le sujet de départ j'ai transformé la chose en RP Unique bc c'est important de teindre des boursoufflets. Si vraiment ça vous embête MP-moi.



Les week-ends de sortie, les rues de Pré-au-lard étaient bondées. Surtout en cette période de préparation des cadeaux de noël, les élèves profitaient du peu de temps qu’il leur restait pour faire tous leurs achats. D’autant plus qu’avec les vacances qui approchaient, les professeurs se faisaient plus agréables, moins stricts et donnaient moins de travail ce qui permettait à toute la population d’adolescents sorciers de gambader dans les rues blanches du petit village. La neige avait été dégagée sur les artères principales afin d’éviter la boue dans les magasins, mais on apercevait toujours un épais manteau blanc sur les toits des bâtiments.

Quelques semaines plus tôt, Theophania avait fait quelques achats à la boutique des animaux magiques. Elle se sentait un peu seule dans son dortoir puisqu’elle n’appréciait pas vraiment ses camarades de chambres qu’elle trouvait inintéressantes au possible. Elle avait besoin d’une présence, de quelque chose de silencieux. Pour cela elle avait pris Esther, sa petite salamandre qui ne la quittait plus. La petite bête était très affectueuse, exactement ce dont avait besoin Theophania à ce moment là. Une lubie lui avait également fait acheter trente-quatre boursouflets. On ne saurait dire si l’achat irrationnel venait de l’instabilité de Theophania ou si c’était seulement parce que ces bestioles étaient sacrément adorables. Nul ne saurait le dire. Le seul problème lorsque l’on se lance dans l’élevage d’une colonie de boursouflets c’est qu’il est très difficile de les distinguer. Et avec le temps qui s’était écoulé, Theophania avait pu voir que leurs seules couleurs roses ou violettes étaient assez handicapantes. Il arrivait parfois que la jeune fille donne à manger à l’un d’entre eux et que ce dernier prenne la place d’un de ses compagnons pour avoir une double ration. Non seulement le procédé coûtait deux fois plus en nourriture (parce que ces machins là étaient tout de même vraiment gourmands), mais en plus cela devenait dangereux pour les pauvres laissés pour compte qui n’arrivaient pas à s’imposer dans la colonie pour avoir à manger. Face à cette injustice criante Theophania avait décidé d’employer les grands moyens. Elle allait teindre et nommer les boursouflets.

La seule chose c’est qu’elle doutait qu’elle puisse réaliser correctement l’opération dans le château. Elle avait peur de se salir, les produits et potions ne sentaient pas très bon et la salle sur demande était réquisitionnée par un groupe de Serpentards qui s’entrainaient à on ne sait quoi ces derniers temps. En plus, elle risquait vraiment de se faire punir avec le concierge et les professeurs qui trainaient sans cesse dans les couloirs comme s’ils n’avaient que ça à faire. La brune avait donc pris la décision de réaliser l’opération de haute précision à Pré-au-lard, dans une rue pas trop envahie par la foule. Elle emmènerait son terrarium qui contenait toute la colonie, et elle entreprendrait de réaliser les teintures dans un coin où elle ne gênerait personne. D’autant plus que les petites bêtes sècheraient bien plus vite à l’air libre.
Elle partit donc avec ses ingrédients dans son sac à dos, son terrarium sous le bras. Elle avait pris soin de garder quelques uns de ses boursouflets dans son sac, dans une pochette de velours percée de trous afin qu’ils puissent respirer. Il ne fallait pas qu’elle attire trop l’attention. L’ancienne préfète doutait en effet qu’il fut autorisé de garder une telle quantité d’animaux dans son dortoir. La dernière fois qu’elle avait regardé, le règlement n’autorisait que les crapauds, rats, chats et chouettes dans le château. On se doutait bien que personne ne respectait la règle, mais il était plus sage de faire profil bas. Il restait tout de même une quinzaine de boursouflets dans le terrarium qu’elle avait recouvert d’un tissu vert foncé. Elle eut une petite réflexion d’un employé du château qui contrôlait les sorties à pré-au-lard et qui se demandait ce que la jeune fille allait faire avec un terrarium à Pré-au-lard. «  C’est ma grenouille elle a attrapé la jaunisse alors je l’emmène voir un vétérinaire du village qui pourra la soigner ». L’excuse était passée comme une lettre à la poste.

La jeune fille arpenta les rues du village pour tenter de trouver un endroit un peu calme. Après quelques minutes de marche dans le froid hivernal elle trouva la place parfaite. Il s’agissait d’une petite ruelle perpendiculaire à l’artère principale, dans laquelle il y avait un petit renfoncement avec un banc. Voilà qui était parfait. Elle posa tout son barda sur le banc et entreprit de sortir ses affaires. Elle ramassa quelques caisses de bièraubeurre qui trainaient par là et confectionna une table de fortune. Elle entreprit ensuite de sortir les deux petits chaudrons ainsi que les produits qui serviraient à la teinture. Elle avait trouvé un vieux manuel qui proposait une recette de teinture mais elle n’était pas vraiment sure du résultat dans la mesure où le grimoire avait été écrit 250 ans plus tôt…

Elle s’arma de patience pour déchiffrer les écritures en pattes de mouche des pages qui sentaient vraiment le vieux. Après dix bonnes minutes fastidieuses elle décida de prendre un parchemin et de retranscrire ce qu’elle comprenait, ce qui lui permit de se faire une idée d’ensemble plus facilement. Le procédé n’était pas facile et il faudrait faire une sorte de potion qui permettrait de teinter de manière indélébile les petites bêtes. Mais le produit ne devait pas être toxique pour elles, ce qui amenait une dimension plus profonde à la recette qui ne devait être réalisée qu’avec des éléments doux et naturels. Heureusement cela avait rendu la recherche des ingrédients nettement plus facile. Et comme le but était de différencier les animaux de compagnie à la fin elle avait du se creuser la tête pour trouver des couleurs originales et différenciables. Pas question de se trimbaler avec un camaïeu de kaki. Elle avait donc une petite liste sur un parchemin avec le nom des boursoufflets associés. Cela faisait déjà quelques semaines qu’elle les avait, aussi elle commençait à les connaître et aussi étonnant que cela puisse paraître pour des boursoufflets, ils avaient tous des personnalités différentes.

Strabisme était définitivement l’idiot de la bande. Même en le tenant dans vos bras il arrivait à s’échapper pour s’écraser lamentablement sur le sol. Mais il avait tout de même quelque chose d’attachant qui faisait qu’on ne finissait pas par le jeter à la poubelle.

Le plus intelligent était clairement Lord Beckett qui se destinait à un pelage blanc. On sentait toute la vivacité du monde dans ce petit regard qui vous transperçait à souhait. C’était un boursoufflet distingué qui était toujours à sa place dans la horde.

Mais le plus triste pour la brune c’était tout de même le cas de Tagada. Le pauvre boursoufflet était handicapé. Là où ses camarades frémissaient de joie, frétillaient en cœur, lui semblait bloqué. Il n’arrivait pas à se nourrir tout seul et Theophania avait du lui aménager un petit coin à lui dans son dortoir pour qu’il ne soit pas bousculé par les autres sans qu’ils ne le fassent exprès. Elle avait pris un verre d’eau pour lui faire un jacuzzi d’eau pétillante qu’il semblait apprécier au vu de son regard. Mais ce regard déchirant montrait aussi qu’il souffrait. Cela brisait le petit cœur de Theophania  qui ne supportait pas de voir son petit compagnon en souffrance. Elle avait commencé à faire des recherches pour arriver à trouver ce qui n’allait pas bien chez lui. Visiblement il avait une maladie du système nerveux d’après sa grand-mère à qui elle avait communiqué les symptômes. C’était difficilement traitable mais Theophania ne désespérait pas et continuait ardemment ses recherches. Il était son petit protégé, au risque de rendre jaloux les autres de la tribu.

Ils étaient trente-quatre. Et elle allait tous les teindre pour qu’enfin on cesse de les confondre. Bien sur Theophania était un peu comme leur gardienne alors elle ne se méprenait jamais, mais ce n’était pas le cas de ses camarades de chambre. La brune avait horreur qu’on les confonde. C’était comme si on trahissait leur personnalité si unique en faisant un amalgame inacceptable. De toute évidence Grrr n’avait en commun avec Patate que l’espèce.

Le processus serait très long. Elle ne pouvait pas faire un seul produit pour tous ses compagnons. Il faudrait faire une base puis colorer chaque pot pour les teindre différemment. Ce serait un travail de longue haleine mais tout au fond, Theophania savait que c’était nécessaire.

Elle remplit son chaudron de moitié avec de l’eau, puis ajouta quelques herbes et produits qu’elle s’était procurés lors de son dernier passage à Londres. La recette n’était pas très précise mais les ingrédients étaient plutôt clairs. Au vu des divers avertissements la seule chose qui pouvait arriver c’est que la couleur ne prenne pas ou bien qu’elle se détache petit à petit. Que les vifs deviennent pastels. Pastels effacés. Vivacité en déclin.

Elle eut une moue déçue au vu de la couleur kaki de la mixture. Cela aurait du être translucide. Elle avait du oublier quelque chose. Elle fit le tour de sa liste de course, regardant par la même occasion dans son sac s’il ne restait pas quelque chose qu’elle n’avait pas utilisé. En fouillant un peu elle trouva un brin de muguet. Elle avait eu toutes les peines du monde à en trouver en décembre et avait du en importer de Dieu sait où. Heureusement sa mère avait de la ressource, même si elle ne savait pas ce que faisait sa fille elle était tout de même heureuse de l’aider dans son domaine la potion, elle avait fini par lui en dégotter un petit peu sans doute au prix de marchandages sans fin et d’échanges de gallions ahurissants.

Elle jeta un œil à la recette. Oui c’était bien cela qu’il manquait. Heureusement cela pouvait être rajouté au dernier moment sans trop d’encombre. Peu de risque que la potion lui explose à la figure malgré l’instabilité de la magie. Elle jeta la plante dans le chaudron qui commença à faire sérieusement de la fumée. Bon signe ? Personne n’aurait pu le dire. Toussotant, Theophania tenta de dégager l’épais nuage qui flottait autour de sa tête pour apercevoir la couleur de la chose. Oui c’était presque translucide, même si pas tout à fait. Cela ferait l’affaire. Au pire elle tuerait tous ses boursoufflets. Oups. Haha. Elle aurait mieux aimé éviter malgré tout.

Elle se saisit de Poil, un petit boursoufflet chétif qui allait servir de test, de rat de laboratoire en quelque sorte. Elle ajouta un peu de bouillie de carotte dans un pot puis versa le liquide par-dessus avant de touiller. Touiller. Touiller. Elle se saisit de Poil qui n’avait pas l’air très rassuré par l’odeur du tout mais bon il n’avait pas vraiment le choix donc bon. Elle le plongea dans le pot en le frottant un petit peu partout pour qu’il s’imprègne du mélange.

Visiblement le dosage était plutôt mauvais. Poil était orange certes. Mais il perdait ses poils à une vitesse assez effrayante. L’ancienne préfète prit peur et le plongea dans un verre d’eau. Il était désormais sans poil. Tondu. Tout nu. Il ressemblait à un petit rat un peu orange. Pas très beau. Mais il semblait plutôt  heureux, la mixture avait l’air à moitié hallucinogène pour les boursoufflets. Ne voulant pas se retrouver avec une armée de tondus tout nus, Theophania se reporta à la recette. Oui il y avait un avertissement en tout petit style conditions générales d’utilisation. Qu’elle n’avait pas lu. Forcément. « Ne pas mettre trop d’œil de crapaud en gelée sous peine d’un effet trop puissant ». Effectivement. La recette indiquait que si le mal était fait on pouvait ajouter de la liqueur de rosier pour compenser et rendre la chose moins agressive. A la louche.

Après avoir mis à Poil qui était désormais sans poil une petite couverture en coton, Theophania se saisit de Buddha et le plongea à son tour dans l’orange carotte. Cette fois pas de chute de poil à l’horizon. Elle rinça le petit animal avant de le sécher à l’aide d’une serviette. A sa surprise la couleur ne partit pas au séchage et Buddha avait l’air ravi par ces effluves de carottes. On pouvait voir ses minuscules pupilles toutes dilatées. Il en ronronnait presque de plaisir.

Forte de sa réussite, Theophania continua l’expérience en préparant de nouveaux pots et en teintant tous les boursoufflets les uns après les autres. Violet. Kaki. Blanc. Vert pomme. Rouge. Gris béton armé. Rose. Goudron. Jaune. Marron. Noir. Peau de patate. Violet. Bleu canard. Gris. Jaune d’or. Beurre. Coquille d’œuf. Gris étoile. Bordeaux. Cyan. Rose. Et bien d’autres.

A la fin il resta des pots pleins de résidus de toutes sortes de couleurs. Theophania se saisit de Marie-Jeanne et la plongea dans tous les pots à la suite. Il en ressortit un joli arc-en-ciel parfaitement unique. C’était magnifique, Theophania était toute hypnotisée et ravie de pouvoir enfin distinguer ses petites bêtes. Elle eut envie d’ajouter quelques accessoires. Elle s’était entrainée au sortilège de réduction en cours et chaussa donc Pilou d’une paire de magnifiques lunettes de soleil. Euristide eut droit à une petite toge faite à partir de gant de toilette. Enfin, Godot, le second préféré de la jeune fille eut droit à une minuscule cape d’invisibilité qu’elle avait découpé dans la sienne. Elle aimait l’idée que son petit bout pouvait être là à n’importe quel moment. Elle avait juste peur de l’oublier dans un coin un jour.

Très satisfaite de son entreprise, la préfète remis tous les boursoufflets shootés dans leur terrarium, les recouvrit de leur tissu de velours avant de reprendre la route pour Poudlard. C’est qu’il commençait à faire nuit. Ses petites affaires lui avaient pris un temps fou. Mais cela valait le coup, elle était ravie.
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