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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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La Cabane Hurlante
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Kohane W. Underlinden
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Re: La Cabane Hurlante
Kohane W. Underlinden, le  Lun 10 Juil 2017, 17:39




Souvent, je sais pas trop pourquoi je me trouve à un endroit.
En revanche, je sais pourquoi je ne me trouve pas ailleurs.
Ca doit sans doute apporter une partie de la réponse.
Ce soir, j'sais pas trop pourquoi Pré-au-lard.
Mais je sais pourquoi pas Londres. Pourquoi pas la maison. Pourquoi pas le tranquille nid familial.
Je sais pourquoi, dès que je le peux, je fuis.
Je cours les rues,
J'erre et me terre dans les angles,
Pour ne pas avoir à, encore une fois, devoir affronter les regards parentaux.
Eux-même, n'arrivent plus vraiment à me regarder comme avant.
Mais ce n'est pas de faute.
J'n'ai jamais rien fait pour ça.
Ce sont eux.
Qui se sont lamentablement plantés.
J'y peux rien.
Mais j'paie quand même.
Y'a comme un léger sentiment d'injustice dans ce monde, j'trouve.
On n'fait rien.
Puis on se ramasse tout.
Vraiment...
La vie est injuste.

Dans le fond, elle l'a peut-être toujours été.
Je sais pas trop.
Et je n'ai pas vraiment envie d'y penser.
Alors que mes pas traînent dans les rues pleines de nuit et pleines de monde.
Un petit transplanage réussi et le décor de Londre a vite été remplacé par celui-ci de Pré-au-lard.
Je ne sais pas si je m'y sens réellement mieux.
En vérité, je ne me sens mieux nulle part.
Toujours une dérangeante impression qu'ici, c'est pas pour moi.
Alors, c'est où, pour moi?!
Loin des gens. Ca, c'est sûr.
Ils commencent à devenir étouffants.
Et braillent des trucs sans fin.
Vivement que je m'éclipse, ils m'épuisent !

Un petit instant d'efforts et de chemins tortueux et, enfin, me voilà libérée de ces bêtes à l'instinct grégaire.
Je préfère faire mon chemin en solitaire.
Puisque les autres ne sont pas à la hauteur.
Ou est-ce moi, qui ne le suis pas ? Pourquoi ne voguons-nous jamais sur le même plan ? On ne doit pas vivre sur la même planète ou être protégés par la même étoile.
Toujours est-il que seule, je me sens quand même mieux. Qu'au milieu de cette foule terne et insipide qui ne déballe que banalités sur banalités sans jamais rien mettre en relief.
Les gens sont tristes, je trouve.
Derrière leurs sourires et leurs rires trop forcés. Ils sont juste tristes et ennuyeux à mourir.
Ils ne rêvent pas.
Ils ne s'envolent pas.
Ils sont incapables de décoller.
Bref, ils sont vraiment d'une banalité à faire peur.



Mes pas continuent sur le sol solitaire.
Ils vont. Sans que je les commande.
Ils vont. Juste ça.
Et je les suis.
Je n'ai pas de but. Pas d'objectif.
Ca me tombera bien dessus comme ça, sans crier gare. Je trouverai enfin pourquoi j'suis là. Pourquoi mes pas continuent de me porter.
Envers.
Et contre.
Tout.

Le paysage défile jusqu'à ce qu'il soit soudainement brisé par l'apparition dans la nuit.
Enorme bâtisse silencieuse.
Légende urbaine, on continue de se dire qu'elle est hantée.
Il n'en est rien.
Il n'y a rien, là-dedans.
Très peu de vie sauf les nuits où on décide nous-même d'y insuffler une flamme.
Il y a surtout le  silence.
Mortuaire.
Et l'obscurité.
Dans laquelle se meuvent les ombres.

Il m'est déjà arrivée, dans mes déambulations nocturnes, de revenir ici.
Y rester.
Des heures.
A regarder les ombres prendre forme, se faire et se défaire.
Elles sont muettes. Ne parlent pas.
Pas comme les étoiles qui chantonnent au creux de l'oreille.
Néanmoins, je sais qu'elles ont conscience de ma présence.
Et je me dis que c'est pour moi qu'elles dansent dans les recoins sombres.
Parce qu'on est un peu pareil, au fond.
Je les regarde danser ainsi.
Des heures
Des heures
Des heures.
Et, aux premières lueurs,
Elles s'évaporent sans un bruit, sans un cri.
Tout simplement.
Elles disparaissent.
Avalées par l'aube.



Mes pas me guident jusqu'au seuil.
Je ne pose pas de questions.
Voilà longtemps que je ne m'en pose plus. Plus pour ce genre de chose, en tout cas.
L'obscurité engloutit l'ensemble de la cabane. Et moi aussi, sitôt le premier pied posé sur le plancher. La porte battante derrière moi. Le léger clac lorsqu'elle se referme.
Il fait noir.
Sans rien dire, je regarde.
Un temps.
Pour s'habituer.
Avant d'avancer.
Les ombres chinoises se découpent les unes après les autres sur le décor sombre.
Pas de bruit. Progresser.
Et, enfin, la voir. L'anomalie.
L'Ombre inconnue. Elle n'est pas de celles que je vois habituellement danser le long des murs. De celles qui se font et se défont au grès de la lune et des nuages.
Celle-ci est différente.
Etrangère.
Mais elle est là.
A squatter les lieux.

Je m'avance encore un peu.
Avant de m'arrêter, à une distance raisonnable.
Corps plongés dans la pénombre.
L'Ombre est une sorte de rien. Sans visage, sans âme, peut-être même.
Un rien pourtant présent.
Anonyme.
Je la regarde avec curiosité.
Que fait-elle là ?

-Tiens, il y a une ombre supplémentaire, ce soir ? je demande, brisant le silence poussiéreux de la cabane.

Un pas de côté.
Longer le mur.
S'y appuyer.
Toujours à distance raisonnable.
Sans jamais lâcher l'Apparition du regard.

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Re: La Cabane Hurlante
Mangemort 91, le  Mar 05 Sep 2017, 09:06

Il fait silence entre les planches poussiéreuse. Ils se croiraient presque déjà enterrés, poussiéreux, oubliés, tant le temps s'est arrêté. Tant tout se suspend. Eux ne bougent pas, tout est froid. L'autre prend sa place dans ce décor noirci par le charbon d'une vie. Le rideau peut se lever, les comédiens sont prêt à commencer, mais rien ne semble bouger. Alors un nouveau coup de pied dans la poussière, histoire d'être sûr d'être remarqués. Ils ne supportent plus d'être ignorés.
Parce que les enfants d'un groupuscule.
Parce que le nez ne cessait de tendre vers ailleurs.
Parce que les tripes pleuraient cette nuit.
Que la seconde peau se décollait un peu.

Et puis jouer la scène comme pour soi-même.
Tiens, il y a une ombre supplémentaire, ce soir ?

Ombre qui pour l'instant ne dit rien, observe simplement, le corps droit trop connu. Qui pourtant ne réveille plus aucune colère. Ombre supplémentaire mais non complémentaire. Il y a un petit quelque chose qui semble se refuser à intégrer le tableau. Peut-être un trop plein d'humanité. Peut-être des sentiments qu'ils ne parviennent pas toujours à chasser.
Et les voilà à méditer. De nouveau, un peu trop. L'envie de disparaître parmi les autres. Jouer au chat avec les ombres et s'y complaire.

ombre au repos.
-et un reflet de lumière.
pourquoi t'es là ?
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Re: La Cabane Hurlante
Kohane W. Underlinden, le  Jeu 28 Sep 2017, 23:42



Un temps. Il ne se passe rien.
Juste le silence. Qui fait suite à ma question.
Le regard mutuel. Se jauger. Se juger. Dans la nuit poussiéreuse.
Ne pas bouger.
Le dos appuyé contre le mur, je maintiens ma position droite, immobile. Et j'attends. Tout simplement. Que se passe le temps. Que file la nuit. Qu'arrive l'aube, signale que les ombres disparaîtront. Ou que l'ombre ici présente se mette à parler à son tour.
J'attends tout à la fois.
Sans savoir quelle chose se fera avant l'autre.
Mais
Je ne suis pas pressée. Après tout. Je ne fais rien, ce soir. Comme tous les autres soirs, d'ailleurs. Je ne prévois rien. Et j'accueille l'inconnu, cherchant ce qu'il a à m'offrir. Ou à me demander. Parfois c'est ça. Il n'a rien à donner mais tant à quémander. Et moi, j'écoute. Je vois ce que je peux faire. Parfois, je n'y peux rien. Alors je m'en vais.
Les choses sont si simples.

Enfin, la voix s'élève du noir. Une voix anonyme pour une silhouette anonyme.
C'est peut-être mieux comme ça.
Le rendez-vous des perdus, qui n'ont pas grand-chose à se dire mais sont là. Quand même. Face à face.
Après tout, pourquoi pas attendre ensemble ?
Pourquoi pas attendre face à face que les pas perdus se soient définitivement évaporés dans le néant et les ombres.
Cela ne me dérange pas.
Accompagner la nuit, la regarder défiler, avec une présence nouvelle à mes côtés. Même si cette présence est une ombre. J'y suis désormais habituée. J'ai fini par apprendre à les regarder. M'en méfier. Un peu. Les écouter. Surtout. Ecouter leurs mots. Aussi leurs silences.
J'aime bien le silence.
Il peut faire passer tant de choses insoupçonnables.

-Pourquoi devrais-je justifier ma présence ici ?

Lentement, je me laisse glisser le long du mur.
Jusqu'à finir assise. Sur le sol avalé par les autres ombres présentes.
Genoux ramenés contre la poitrine.
Et je continue de fixer la présence étrangère.

-Je suppose que je n'ai pas plus de raisons ou d'explications à ma présence ici que toi. J'y suis. C'est tout.

J'ai marché. J'suis arrivée. J'suis entrée.
La faute à qui ? Pas grand monde. Ou, au contraire, tout le monde. Je ne sais pas.
La faute au hasard, sans doute.
Mais est-ce une faute, d'ailleurs ? Pas si sûr.

Mon regard lâche un instant la silhouette d'en face.
Et se perd à fouiller la nuit. Distinguer vaguement les murs. Le plafond. Le vide, surtout. Il n'y a rien d'autre. Que nous. Et les autres entités qui se meuvent entre les lattes de plancher.

-A ton avis. Pourquoi les ombres aiment venir ici ?

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Re: La Cabane Hurlante
Mangemort 91, le  Lun 30 Oct 2017, 14:01

Les mots retombent silencieusement dans la poussière des lieux. Poussière qui encombre nos voies respiratoires. Nos bronches. Qui rend notre respiration sifflante, pour rendre le tout encore un peu plus lugubre. Une ombre au repos, qui s'asphyxie seule. Et toi enfant, que fais-tu la au milieu du soir ? Nous t'avons reconnue tu sais. Et notre voix change pour ne pas être reconnues. Penses-tu seulement que cela puisse être nous ? Nous soupçonnes-tu ? Ou es-tu juste plus perdue que nous l'avions compris ? Au point d'accepter la présence de n'importe quelle inconnue ?
Mais nos questions demeurent muettes et secrètes.

''Pourquoi devrais-je justifier ma présence ici ?''

Pour faire une discussion, pour créer un rapport, pour expliquer pourquoi tu te plais autant a te perdre dans le nuit. A oublier les neuf vies du chat qui dort. A ne pas voir le rebirth qui dore au sein de l'aube qui tardera encore un peu plus aujourd'hui a poindre. Pour attendre que le manteau noir s'efface a deux plutôt que d'attendre seul dans l'ombre, en fuyant toute conversation.

''Je suppose que je n'ai pas plus de raisons ou d'explications à ma présence ici que toi. J'y suis. C'est tout.''

Nous avons des raisons. Nous sommes la pour le calme. Parce que notre masque nous colle de plus en plus, au point que nous peinons a l'enlever une fois le quotidien revenu. Nous sommes ici parce qu'il n'y a que des rats et qu'ils ne parlent pas. Qu'ils ne nous voient même pas. Nous sommes ici pour nous retrouver un peu. Pour ruminer. Pour se dire que les relans d'un temps passe ne peuvent plus nous guider.
Nous sommes ici parce que nous n'avons nulle part ou aller.
Et nous restons parce que t'y es.

parce qu'ici seulement
elles ne tachent aucun mur blanc.
 
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Re: La Cabane Hurlante
Kohane W. Underlinden, le  Sam 04 Nov 2017, 15:48



J'ai tellement eu l'habitude de courir les rues nocturnes seule que je me suis dit que j'aimais ça. Que j'aimais cette solitude tranquille, cette absence calme, cette faille de non-présence où je pouvais enfin respirer. Mais maintenant, je me dis que chasser les griffes de la nuit à deux, c'est peut-être mieux. C'est différent, en tout cas. Voir le temps défiler sans courir derrière lui et avoir, pourtant, une présence pas loin, toute aussi statique que soi. Une présence qui refuse, elle aussi, le mouvement dans la frise chronologique, coincée quelque part dans un hors-lieu et hors du temps. Etre coincés à deux dans cet étroit espace hors de tout. Ce n'est pas pareil qu'y demeurer seule. Et attendre en solitaire que les minutes et les heures reprennent leurs droits, que le quotidien vienne à nouveau s'établir en maître.
Le temps paraît filer différemment lorsqu'on est à deux à le regarder. Malgré tout, il file quand même, passe comme le lapin toujours en retard et nous, plongés dans la pénombre, nous ne bougeons pas. Attendant que tourne la terre. Et que pointe l'aube.
-Silence-

L'odeur poussiéreuse et de renfermé monte aux narines. Pour rappeler le lieu si peu utilisé. Ce n'est pas comme un confortable salon où on joue avec l'insomnie. Ou bien comme la chambre douillette où on laisse passer les heures espérant se rendormir.
Non.
Ici, c'est le lieu où on ne devrait pas être. Le lieu vide -vide d'âmes et de vie. Juste des planches qui grincent un peu, les grains de poussière qui volettent dans un maigre rayon de lune, des murs qui se taisent, des ombres qui demeurent immobiles.
Il n'y a pas grand-chose ici. Et pourtant, je suis venue. Sans trop savoir pourquoi. Et pourtant, l'autre silhouette était là. Sans bouger. A attendre, aussi, sans doute, attendre ce je-ne-sais-quoi qui nous tient tous debout, attendre le dénouement qui ne vient pas -mais espérer qu'il arrivera, tôt ou tard.
La silhouette anonyme répond.
Des mots simples.
Et tellement compréhensibles.
Peut-être que ma tête hoche imperceptiblement. Je ne sais pas trop. Je ne sens plus vraiment mon corps. Assise sur ce plancher vieillissant. Le dos contre le mur silencieux. Je n'ai plus tellement conscience d'être physiquement. En revanche, je sais que mon esprit est là. Et qu'il a écouté. Et qu'il est chiffonné par la réponse -peut-être un peu attristé aussi, au fond.

-Tu as peur, de faire des tâches ?

La tête rejetée en arrière, s'appuyer contre le mur.
Ou tu en as honte?
Mes doigts se croisent, se crispent un peu.

-Ce sont les autres qui disent que ça fait tâche.

Murmure.

-Pour justifier le rejet. En vrai, le noir et le blanc, ça se marie.

Un léger sourire perdu dans la pénombre.
Et un regard lointain.

-T'as jamais cherché à te coller à un mur blanc ? Juste pour montrer aux gens que toi aussi, tu as ta place là-bas ?

Juste pour un peu de provocation.
Et ouvrir des yeux hermétiquement clos. Secouer les esprits, les violenter presque, pour leur faire voir de nouvelles idées. Et les sortir de leurs préjugés.

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Re: La Cabane Hurlante
Mangemort 91, le  Dim 05 Nov 2017, 23:57

Il y a une simplicité dans l’échange que nous ne pensions jamais trouver sous cette identité. Est-ce seulement te tromper que de te cacher qui nous sommes ? Nous doutions fortement que tu acceptes de nous parler ainsi si tu avais su qui se tenait la, a seulement quelques pas. Meme si nous avions avancé. Était-ce seulement suffisant. Nous espérions en cet instant ne jamais le découvrir. Nous étions encore pleines de cette naïveté infantile qui nous laissait joyeusement croire que tu ne découvrirais rien. Et pourtant il semblait évident que ton esprit ferait le lien. Si ce n'est par notre voix, par les intonations que nous empruntions au réel.   ,
par nos dires et nos manières.

Tu as peur, de faire des tâches ? Ce sont les autres qui disent que ça fait tâche.

Nous n'en avions pas peur. Pas vraiment, c’était plus une honte de soi, de ce que l'on était devenu en quelques mois. La peur d;assumer l’échec qui nous avait écraser. Et pourtant il semblerait que la guérison passe d'abord par la reconnaissance de soi. Nous n'avions pas peur de tacher. Nous appréhendions peut-être le fait d’être remarquées. Et c'est la que tout différait.

Pour justifier le rejet. En vrai, le noir et le blanc, ça se marie.

Et forme le gris. Nous savons tout ça. Le monde est gris depuis bien trop longtemps. Cette couleur nous enferme. Nous voudrions la repeindre si nous le pouvions. La recouvrir de mille autres teintes. Pour que ça brûle les yeux au lieu de les rendre fades.  
Et l'esprit dévie vers la vie. Vers l'enfant, vers le monde. L'esprit qui se perd alors que tu parles
Et je t'interromps.

Crois-tu que le noir
sur du noir
peut s’éclaircir ?


 
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Re: La Cabane Hurlante
Kohane W. Underlinden, le  Mar 14 Nov 2017, 22:55



Vague de mots -pas tous prononcés à voix haute. Bientôt interrompus par le son adverse, de l'autre côté du miroir. Reflet masqué, lointain et en même temps si proche. Une sorte de distance qu'on ne sait plus appréhender, ne plus savoir s'il serait possible de toucher l'Ombre en tendant le bras ou bien si elle n'est qu'un mirage -vision dotée de parole, cela dit.
Le présence d'un entre-deux. A la fois étrange et familière. Comme si je m'étais toujours tenue à coté -en face- de la silhouette anonyme. Sentiment d'être des inconnus connus, retrouvés par hasard dans une cabane poussiéreuse -réellement un hasard ? Je ne saurais expliquer pourquoi mes pas m'ont poussée jusqu'ici mais je ne pourrais non plus maintenir la thèse d'une force au-dessus, force qui nous dépasserait et aurait voulu consciemment me conduire jusqu'ici pour je ne sais quel dessein.
En tant que partisane de la Liberté et du Libre-Arbitre total de l'être humain, il m'est difficile d'envisager une telle hypothèse. Malgré tout, peut-être, oui, il n'y a pas que du hasard. Un instinct, vestige des temps où l'humain en était encore doté ? Une voix, qui a murmuré, que j'ai entendue sans l'écouter et qui m'a guidée ?
Après tout, qu'importe les raisons, les pourquoi, les comment.
Je suis avec cette présence étrangère-familière -et je ne saurais même pas dire si c'est inquiétant ou non. En vérité, je ne pense plus beaucoup. Pas énormément la force pour cela.
J'attends seulement. Le moment où je fermerai les yeux. Pour quelques minutes ou quelques heures. Pour un morceau volé au temps, morceau de sommeil arraché aux griffes de l'Insomnie.
J'attends.
Pas seule.
Et j'entends.
Les mots.

-Oui

La réponse simple un mot uniquement.
Qui en demande d'autres, comme dans une question muette que je me formule à moi-même. La question banale que tout le monde pose à tort et à travers.
Pourquoi?

-Si c'est ce que tu veux. En vérité, les teinte superposées importent peu. Ce qui compte c'est ce que tu veux montrer.
Puis, y'a pas que s'éclaircir.
Tu peux faire de la couleur, aussi. Tu peux repeindre le noir. Il suffit de pas grand-chose. Juste. La volonté. Un pot de peinture. Même pas besoin de pinceau. N'importe quoi d'autre peut faire l'affaire -une fleur, une tulipe.


Souvenir doré d'Esteban, de son pot de peinture orange, de nos tulipes et notre détermination à donner un rayon de soleil au gris londonien. Faire du monde un arc-en-ciel, comme dans le rêve dont il me parlait.

-Pourquoi une Ombre veut-elle subitement s'éclaircir ?

Dans l'unique lueur, les ombres disparaissent.
Elles ne meurent pas. Deviennent uniquement autre chose.
Est-ce donc autre chose, que tu aimerais devenir dans la lueur ?

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Re: La Cabane Hurlante
Mangemort 91, le  Ven 01 Déc 2017, 14:25

Divagations soûlardes, nous nous y prenons a l'envers. Sous ce masque, les doutes sont supposes s'effacer, laisser lace au dialogue, a la force si elle est nécessaire, mais non pas se confier. Nous aurions du reculer, fuir, mais il était trop tard, l'enfant avait vu les cicatrices sur la voix et les mots, et esquiver ne servirait plus a rien, nous resterait seulement la possibilité de lui effacer la mémoire a la fin de cette entrevue.  Nous regardons nos main et l'os humain entre nos mains, le faisant tournoyer un peu, baguette d'une amie, ou de quelqu'un qui s'en rapprochait un peu. Le plus.

Oui

Nous savons pas si cela tient a l'endroit, mais ta voix sent la poussière a plein nez. Un mot qui reste au placard le plus souvent, que l'on enferme soit même a clef nous croyons.

Si c'est ce que tu veux. En vérité, les teinte superposées importent peu. Ce qui compte c'est ce que tu veux montrer.
Puis, y'a pas que s'éclaircir.
Tu peux faire de la couleur, aussi. Tu peux repeindre le noir. Il suffit de pas grand-chose. Juste. La volonté. Un pot de peinture. Même pas besoin de pinceau. N'importe quoi d'autre peut faire l'affaire -une fleur, une tulipe.

En d'autre circonstances nous aurions ri de t'entendre dire ça sans savoir que c'est a nous que tu t'adressais. Meme si notre colère a ton égard s’était amoindrie, nous ne savions rien de ton amertume. Nous ne savions pas comment agir, et le masque nous offrait la garantie de parler plus librement peut-être.

Pourquoi une Ombre veut-elle subitement s'éclaircir ?

Question du pourquoi, ou la réponse évidente se prépare a fuser alors que les mots se retiennent, parce que l'image apparaît. Parce que nous comprenons enfin ce qui nous retenait. Et les angoisses qui s’évaporent un peu. Parce qu'il y a une tendresse dissimulée que l'on peine a retenir parfois. A exprimer toujours.
Mais tout est évident.

Pour un ventre qui a bientôt fini de s'arrondir.    
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Re: La Cabane Hurlante
Kohane W. Underlinden, le  Mar 12 Déc 2017, 22:59



C'est en muet que l'autre m'écoute.
Sa silhouette perdue dans la poussière de la cabane. Si je ne le voyais pas, je pourrais me croire seule. A parler au vide -néant. Parler dans le rien. Parfois, ça m'arrive. Dans les crises d'insomnies, quand les cordes vocales sentent ce soudain besoin de... vibrer et faire danser les mots au milieu du noir, faire valser les idées jusqu'à n'en plus pouvoir et se perdre dans les phrases, les concepts, les théories, se perdre dans les idées jusqu'à en avoir l'estomac retourné.
Mais ce soir, cette nuit, j'ai du public.
Et, d'ailleurs, les mots que je dis, c'est pour ce public-là.
Forme d'interaction à laquelle je ne m'attendais pas.
Le public parle, pose des questions ; je réponds. J'essaie, en tout cas. Je ne suis pas sûre que ça le satisfasse. Mais. Je fais ce que je peux. Je parle comme je pense, je pense comme je parle. Et les mots coulent, tout simplement. C'est juste ça.
Alors
Finalement, que cela lui aille ou pas,
Que cela soit en accord avec sa pensée ou pas,
Je m'en fiche. Parce que c'est ce que moi, je pense. Et je l'assume. Et j'assume ce que je dis. Une sorte d'honnêteté candide, peut-être. Mais être vrai est quelque chose d'important pour moi. Je refuse de devenir cet artifice qui ne jure que par les apparences et qui grandit loin du monde dans ses hautes sphères trop bien codées. J'en ai déjà eu un avant-goût. Et je sais que je les exècre. Tous autant qu'ils sont.
Alors, me construisant en opposition par rapport à eux, je veux du naturel et du vrai.
Je veux parler franche et sans tabou.
Je veux qu'on sache qui je suis pour ce que je suis.
Qu'on m'aime ou me haïsse pour mon moi, non pour celle que je montrerais à voir.
Mes mots retombent sur une forme interrogative. L'éternel pourquoi
Pourquoi ci
Pourquoi ça
On ne sait plus à la fin
Mais pourquoi quand même

Et ce pourquoi trouve son reflet répondant,
Sa part du miroir chez l'autre
En une simple phrase lâchée dans l'atmosphère poussiéreuse de la cabane.
Juste une phrase qui tombe comme une bombe venue du ciel.
Mon visage plongée dans la pénombre grimace un peu. Je ne sais pas si l'autre peut le percevoir. L'âme qui comprend les mots, enregistre et ne peut qu'approuver.
Une vie qu'on n'avait peut-être pas prévu.
Nouvelle charge, responsabilités pour des épaules parfois trop frêles.
Développement d'un être qui n'a rien demandé -n'a sûrement pas demandé les ombres. Alors. Essayer de lui offrir un peu de lueur, une part de lumière.
Je ferme les yeux quelques secondes. La tête appuyée contre le mur. Respirer cette odeur de renfermé. Puis. Se concentrer de nouveau sur l'ombre d'en face.

-Tu te sens comment ? Perdu.e ? Apeuré.e ?

L'Ombre qui cherchait la lumière. Celle qui se terrait dans le noir pour ne pas faire de tâche, comme une honte à s'affirmer et s'assumer. Et pourtant, courait derrière la luminosité, criait ou pleurait pour un peu de lueur.
J'ai l'impression qu'elle est tout ça, cette Ombre vacillante.
C'est étrange. C'est la première fois que j'en vois une titubante.
Alors
Je tends le bras dans sa direction
Sans bouger
Et juste, un petit signe
Que l'autre saura voir s'il le désire
Le signe d'invitation
A entrer dans mon cercle.
Parce que quand je suis perdue, que je me sens tomber, je sais que j'ai besoin, parfois, de ce bras auquel me raccrocher. Pas longtemps. Juste le temps d'un soupir pour mieux repartir. Le bras parfois muet qui sera juste une présence face à l'adversité.
Alors
Si toi, l'autre, l'alter, tu veux venir à moi, je t'autorises
A entrer dans ce périmètre que j'ai fait mien et, peut-être, sauras-tu -saurons-nous- dénicher à la lumière là où elle ne semble pas être.

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Re: La Cabane Hurlante
Mangemort 91, le  Mar 26 Déc 2017, 14:40

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Il attend dans son coin sans les mots pour expliciter ses ressentis, si il a peur ou non. C'est juste l’idée que tout change, rien n'est fixe, et qu'il est le seul a ne pas monter dans le train, a courir comme un idiot pour attraper le train chaque fois qu'il passe sur le quai. Alors il reste dans l'ombre a confier une future paternité a une jeune femme qui en sait peut-être un peu trop. Et qui pourtant ne semble pas avoir fait le rapprochement. La voila qui s'interroge sur un des ressentis qui l'agite. Mais lui n'en sait rien, il ne sais pas ou il en est, ce qu'il fait.

Alors il prend la main tendue et s'approche et s'assoie face a elle, c'est presque étrange comme scène de confidence. Il est ici pour mener un projet et le voila glissant des mots dans une cabane.. Et pourtant il sait. Il sait quoi faire pour qu'elle comprenne. Sans qu'il ait a parler, qu'elle sache pourquoi c'est complique, la venue de l'enfant. Alors il se penche un peu et souffle Enlève-le, tu sauras. La seconde peau qui s’apprête surement a le quitter mais au fond peu importe. Il a confiance en elle. Il n'a jamais cessé d'avoir confiance en elle.    
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Re: La Cabane Hurlante
Kohane W. Underlinden, le  Jeu 04 Jan 2018, 14:38



Une invitation -la main tendue
Entendue et reçue. Acceptée, aussi.
L'autre s'en saisit, attrape au vol, je vois sa silhouette se déplier, se relever. Silencieuse, je suis du regard ses pas qui le conduisent à moi. Arrêt. Il se rassoit. Face à face muet. Mais ce n'est pas un défi, ce n'est pas un face à face de duel. Seulement un vis-à-vis sans mot, à se chercher, lire en l'autre, savoir, comprendre.
Une proximité qui pourrait effrayer. Mais. Je ne recule pas, ne cherche pas à fuir. Après tout, c'est moi qui l'ai invité. Moi qui ai tendu la main dans sa direction pour qu'il avance. Toujours le sentiment d'une lointaine proximité, inconnu.e familier.ère. Qui permet de ne pas s'affoler. Ne même pas rester sur ses gardes. Seulement attendre. Que se passent les choses et le temps.
Confiance en l'ombre, en l'anonyme.
Voilà que ça me m'était pas arrivé depuis... une éternité.
Mais là. C'est différent.
Peut-être parce qu'il y a eu les mots ? L'envie de lumière ? La confidence ?
Tout à coup, la silhouette se penche davantage. Le murmure. Je sens mes membres tressaillir imperceptiblement à cette demande. Ou cet ordre ?
Dans un premier temps, je me contente uniquement de regarder le masque. Sans rien dire. Yeux plissés dans la pénombre. Chercher à lire dans l'Ombre sans y parvenir. Savoir si sa demande est réelle. Pourquoi ? Pourquoi ferait-elle cela ? Et moi. En ai-je envie ? Retirer la peau dans laquelle l'autre se drape, pour fuir le monde, se fuir elle-même, pouvoir déambuler dans un anonymat rassurant. Et voilà que l'Ombre me propose de chasser cet anonymat, poser des traits sur ce visage lisse et non naturel.

Le regard se prolonge dans un silence poussiéreux.
J'ai envie de demander pourquoi.
Mais je ne demande rien.
Sans même que je m'en aperçoive au début, ma main se tend et se pose doucement sur le cou, la paume enveloppant la chair comme un mouchoir. Un contact physique surprenant.
J'inspire profondément. L'air de la cabane hurlante sent le renfermé. Le vieux. Qu'importe. Je gonfle mes poumons de cet air, comme une sorte de courage venu alimenter mes veines. Ou le dernier pas avant de ne plus pouvoir faire demi-tour.
Les doigts remontent. Fermes. Mais le cœur frémit. Mon regard ne lâche pas le masque, l'affronter jusqu'au bout. Masque qui, bientôt, se dénoue. Lente danse des mains jusqu'à ce que les bras retombent et que le visage ne se dévoile.
Les muscles de mon visage tressaillent peut-être.
Une surprise non-surprise.
J'aurais dû m'en douter.
J'aurais dû savoir.
Et peut-être que, dans le fond, je savais. Inconsciemment.
Je ne dis pourtant rien, me contente seulement de fixer l'autre. Je ne suis plus très sûre de qui il est. Il est l'autre, à cet instant-là. Seulement ça. Masque ou pas, il est l'altérité, l'étranger, lointain. Et pourtant si proche.
Dans un geste lent, ma main droite vient se poser sur sa joue. Un peu tremblante alors que je n'ai pas peur. Sentir de la peau dans ma paume. Une chaleur pour rappeler que l'autre demeure être humain malgré tout. Du sang, des muscles, un cœur qui bat, une vie qui avance sur le fragile fil du monde.

-Tu es perdu.

Murmure.
Ma main reste appuyée contre sa joue.
Inconsciemment, mes doigts se crispent un peu. Pas trop fort.

-Tu l'as toujours été.

Déglutir.
Mais ne pas lâcher du regard.
Comme si l'ombre pouvait se volatiliser parmi les grains de poussière. Et, aussi étrange que cela puisse paraître, je n'ai pas envie de la perdre. Pas encore.

-J'aurais aimé t'aider. Mais.
J'ai peur.
J'ai eu peur.


Fermer les yeux. Quelques secondes.
La main toujours posée sur la joue de l'autre.
Le temps s'écoule. Muet. Pas d'horloge pour le rythmer. Uniquement nos deux respirations. Perdues. Dans la poussière.

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Re: La Cabane Hurlante
Mangemort 91, le  Jeu 08 Fév 2018, 23:02

Tu es perdu.

La phrase qui tombe comme une évidence, nous le savions mais tu sais désormais, nous ne sommes rien si ce n'est égarés. L'enfant a naître n'a pas de chance mais nous ferons avec, nous ne le savons juste pas encore. Il nous faudra du temps mais nous apprendrons doucement à l'aimer comme il est. Ses autres mots rassurent presque autant que cette main posée sur notre joue, dont se dégage une certaine chaleur, connue et apaisante. je l'ai toujours été, mais nous irons. Un jour, nous ne serons plus notre ennemi. C'était elle qui nous l'avait appris, débat sur l'acceptation de soi et tout ce qui est censé l'accompagner. .

Nous posions notre main sur la sienne. Dans un geste trop répété avec les années, mais peu importait, nous sortions la tête de l'eau quand nous avions ce ressenti de te voir couler de nouveau, nous voulions être là, ce n'était plus à toi de nous porter à bout de bras et de force. Au nom d'un avant qui n'existe plus qu'en mots. Il y a bien les souvenirs mais quelqu'un les a électrifiés et connectés à nos cils, dès qu'on y pense on a les yeux qui brûlent. Nous voulons parler, et c'est le début des caresses coupantes celles qui se plantent dans les vieux souvenirs.

Les ombres sont les meilleures alliées face à la mort, elles nous en protègent et nous cachent. tu m'as dit d'en faire une arme, fais pareil maintenant.
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Re: La Cabane Hurlante
Kohane W. Underlinden, le  Mer 28 Fév 2018, 18:58



Un vague sourire en coin. Quand l'autre dit. Assure. Qu'un jour nous ne serons plus notre ennemi. Accepter d'être ce que l'on est. Et de se regarder dans le miroir sans le briser, une bonne fois pour toute. Accepter de vouloir se connaître sans détourner le regard.
Assumer
Ne plus fuir.
Vague sourire en coin.
C'est long, comme apprentissage. Ce n'est jamais terminé. Chaque jour signe un nouvel effort. Et en même temps. Chaque jour, il nous est possible de progresser sur cette voie de l'acceptation.
Une main se pose soudainement sur la mienne. Geste inattendu. Instinctivement, ma peau tressaille. Non de peur. De surprise, sans doute. Mais je n'essaie pas de me dégager. C'est comme une chaleur d'autrefois. Un coin de cheminée il y a longtemps partagé. Un petite bulle colorée, sourire de lumière teinté. La main sur la mienne. En une feuille volante venue du passé.

Puis quelques mots et une recommandation -ou un conseil ?
Les rôles paraissent prêts à s'inverser. Il semble vouloir m'offrir une solution, une porte de sortie, une arme pour me guider. Alors que c'est lui, qui a tremblé dans le noir lorsque les phrases ont coulé de ses lèvres, lui, perdu, lui, qui faisait voler les grains de poussière parce qu'il n'y avait rien d'autre à faire avant de pouvoir se retrouver. Lui. Il inverse les rôles.
Doucement, je retire ma main de sa joue. Un voile qui glisse et qui s'échappe dans une lenteur presque irréelle.
Tout est irréel ici.
Même notre présence.
Les mots, encore plus. Tout est hors temps. Presque comme si le passé était oublié et que le futur n'existait pas. Nous sommes bloqués dans ce non-lieu, seulement un présent pour nous accompagner.

-De nous deux, je crois que c'est toi qui a davantage besoin d'une arme et de conseils. Tu as besoin de lumière pour retrouver le chemin égaré. Tu as oublié les cailloux pour ne pas te perdre.

La main précédemment posée sur la joue retombe sur les genoux repliés.
La nuit
Fait tic et tac
Y'a longtemps, j'ai cru qu'à deux, qu'ensemble, on pouvait en être souverains
De cette nuit d'émotions et de cette tornade qui nous avait subitement emportés dans les affres de ces vieux sentiments.
Et maintenant. Je sais qu'on n'est souverains de rien. Et que la Terre tourne sans nous. Nous ne pouvons que lui courir après.

-C'est quoi, notre avenir, à nous ?

Question murmure

-Pourquoi, quand je te vois, il n'y a que le passé ?

Pourquoi ai-je le sentiment, lorsque je suis face à toi, qu'il n'y a pas d'avenir ?
Pourquoi
As-tu toujours autant le goût de l'autrefois aboli ? Où que tu sois. Quelle que soit ta forme. C'est toujours. La même chose.
Et peut-être qu'en l'enfant à naître, tu trouveras enfin ton futur.

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Re: La Cabane Hurlante
Mangemort 91, le  Sam 28 Avr 2018, 14:21

Il y avait rarement des moments de détente ou intimistes de ce côté du masque. Rarement des mots qui découlait tout seuls et s'écrasaient en perle de rien sur le sol. Rarement la poussière rance qui dégageait les bronches, et pourtant, petit à petit, l'air se frayait un chemin jusqu'à nos poumons, les aérant un peu. les années pèsent moins et on maintient le face à face. Sans détour et sans fuite. Parce qu'il est temps d'avancer. Enfin.

Nous avons retrouvés les pierres dans les yeux de nos enfant, un truc en plus qui donne l'envie d'être vivant. La vie à demi n'est plus d'actualité, elle s'est faite décimée. Par un souffle inconsolable et intarissable qui caresse la joue d'une main chaude. Une caresse douce. Alors Kohane, tes lèvres formulent une pensée que nous n'osons plus exprimer. Seul Oedipe a fini par en trouver les clef. où allons-nous ? Nous n'en savons rien; Mais ailleurs, ni toi ni nous n'en pouvons plus de la mélasse que notre passif à laisser traîner sur le quotidien. Il est temps de passer à autre chose. J'en ai marre du passé. j'veux qu'on avance, qu'on arrête de vivre à une époque qui n'est plus. Parce ça nous bloque aussi, parce que les ombres finiront par s'amoindrir. On est plus ces ados paumés qui savaient plus qui être. Il est temps de mûrir. seule la poussière donnait vie lorsque les mots retombaient.

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Re: La Cabane Hurlante
Kohane W. Underlinden, le  Ven 04 Mai 2018, 20:20



La poussière se fait plus présente, plus pesante alors que l'atmosphère du dehors a tendance à s'éclaircir un peu. Mince, très mince bande qui vient découper le ciel qu'on aperçoit par la fenêtre. Le temps marche au ralentit. Pour une fois, je n'ai pas l'impression de lui courir après. Au contraire : j'ai presque l'impression d'être trop rapide pour lui. Lenteur dans cette nuit qui s'allonge ou cette aube qui tarde à pointer totalement. Et les questions d'incertitude qui flottent dans la cabane.
Je sais pourquoi la poussière est si pensant, tout à coup. C'est parce que le passé vient, encore une fois, taper au carreau. Comme ce vieux livre oublié dans un coin, recouvert de poussière et de toiles d'araignées. Il faut cesser de repousser le ménage toujours au lendemain, au surlendemain et, enfin, se saisir du livre, souffler dessus, y passer un chiffon pour qu'il puisse briller comme neuf. L'odeur de vieux et de renfermé perdura sans doute encore un moment. Mais déjà, le dépoussiérer est une bonne chose. On y voit plus clair. On peut aller de l'avant.

Je me laisse bercer par les paroles de l'autre qui entrent en résonance avec mes propres pensées sur lesquelles je ne parvenais toujours pas à poser des mots. Des pensées et des désirs que je ne parvenais pas à exprimer. Que je ne savais sortir que sous forme de question.
Et, en cet instant, c'est l'alter qui fournit une réponse. Celle que mon inconscient attendait, sans doute. La certitude d'un partage. L'envie d'aller au-delà. Et se donner les moyens de cette envie.
Je regarde l'ombre en face. Cette incroyable familiarité étrangère. Depuis longtemps, de toutes les façons, il est étranger. Alors même que subsiste, au fond, cet éclat que je reconnais.

-Moi aussi, je veux aller de l'avant.


Alors, on enterre la hache de guerre ? Un traité de paix ? Après toutes ces longues années à danser l'un et l'autre à chaque extrémité du fil. Tentant à la fois de faire tomber l'autre et le rattraper dès qu'il chute. Cette ambiguïté de l'amertume dont le réel sens, la réelle raison d'exister s'est perdue dans le Temps.
Je sais que l'autre a raison. Il est temps de sauter les barrières, cesser de se complaire et, enfin mûrir -bien étrange mot pour moi.
Je plonge mon regard dans celui de l'alter. La poussière semble se faire, soudainement, un peu moins pesante. Bien que toujours présente. Peut-être l'idée de se débarrasser du passé, qui fait ça ?
Un silence, pendu au bout des lèvres.

-On peut avoir un avenir.

Ce n'est plus une question.
C'est une certitude.
Maintenant que l'autre a prononcé les mots attendus. Maintenant que les idées se sont accordées. Que les efforts seront mis en commun dans ce but futur. Certitude.
On s'autorise à voir plus loin sur la frise chronologique. Comme, parfois, on s'autorise à être heureux, tout simplement. Un peu. Entre deux failles chaotiques.
Mes yeux se lèvent sur la fenêtre face à moi. La nuit s'étire mais la bande lumineuse semble avoir pris un peu plus d'ampleur, d'espace depuis tout à l'heure. Les silhouettes qui dansaient dans la cabane hurlante se lasseront de nous. Elles iront rejoindre d'autres mondes. En attendant le soir prochain.
Mon attention retombe sur l'ombre. Perdue et solitaire. L'ombre qui veut aller de l'avant.



-Je serai toujours là. Pour toi.

Silence.

-Je crois qu'en fait, je ne suis jamais vraiment partie.

Silence. Encore. Prolongé.
J'ai toujours dit fuir mais je suis toujours restée.
Je ne me suis jamais totalement envolée. Rester pour toi, un peu. Discrètement. Un maigre sourire vient se dessiner sur mon visage ; j'ignore si l'autre peut le percevoir. De ces sourires lunaires qui viennent accueillir l'aube et le jour nouveau. Mon corps se redresse un peu, prêt à se relever, retrouver sa stature debout. Mais, avant de complètement retrouver un axe en hauteur, il se penche légèrement en avant. La promesse d'un Futur et d'un Futur meilleur.
Je serai là pour toi.
Je sais que tu seras là pour moi.
D'une impulsion venue d'ailleurs, j'embrasse doucement son front avant de me relever. Le jour sera bientôt triomphant. Il est temps de filer. Et laisser la porte ouverte. Je sais que, lorsque nous serons prêts, nous traverserons ce nouveau seuil.
J'ai
confiance
en toi, en moi, une confiance que je ne croyais plus avoir, plus à ce point.

Dernier regard silencieux. Les mots ne peuvent plus rien pour nous.
Et je m'éclipse d'un pas glissant.
Laissant, derrière moi, la poussière dans sa dernière valse nocturne.



Fin du rp pour moi
Merci à toi ♥
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Re: La Cabane Hurlante
Mangemort 22, le  Mer 13 Juin 2018, 22:22

Megan K. Hayajân

Ce soir était un soir orageux. Les fortes rafales de vents jouaient des feuillages, créant la mélodie habituelle des temps de pluie. L'eau ruisselait partout sur la Cabane Hurlante, passant au travers du plafond par endroits. Le vent qui s'engouffrait dans les fenêtres sans vitre, créait le bruit typique des maisons hantées. Des éclairs claquaient non loin au-dessus de la Cabane. Le bruit était fort et la vibration se sentait dans le plancher. Étrangement, 22 se sentait à l'aise dans cette situation. La forte pluie empêchait une bonne visibilité de l'environnement autour de la Cabane tout en créant un fort bruit.

22 était arrivé à peu près une heure en avance. S'il était venu avec autant d'avance, c'était pour être sûr que personne ne viendrait les interrompre dans la Cabane ou que personne n'y était déjà. Il passa également le lieu au peigne fin, assez paranoïaque pour penser que les Aurors ou les Phénix aient laissé un quelconque objet pour savoir ce qu'il s'y passe, un moyen de surveillance. Il se questionna également sur l’existence d'un tel objet. Si quelque chose d'assez puissant pour faire ça existait, il devait trouver le moyen de s'en procurer un pour les Mangemorts.

Assis sur une vieille chaise en bois il attendait. Le nouveau mage noir fixait la seule entrée possible de Megan. Les jambes allongées et le fessier qui n'était pas complètement au fond de la chaise. Il arborait une position détendue. Pour la mettre en confiance, ou pour lui montrer qu'il ne se sentait pas du tout inquiété par la jeune Serpentard. Pourquoi le serait-il ?
Sa baguette claire dans la main gauche, elle même posée sur l'accoudoir de la chaise. Le coude droit posé sur l'autre accoudoir pour soutenir son visage masqué d'une main. Aujourd'hui, il portait sa capuche, on ne devinerait pas ses cheveux, ni ses yeux. Puisqu'il avait également mis le masque avec les runes. Modifiant ainsi ses yeux et sa voix.

Le Double Deux attendait dans cette atmosphère étouffante. Les premiers orages de fin d'année scolaire, étaient souvent précédés par des montées de température. Les endroits où l'air passait mal, l'air était étouffant, chaud et stagnant. Sa chaise était à un de ces endroits dans la Cabane. Vivement qu'elle arrive ... Si elle arrive ...


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Edit Megan : Bonjour Mangemort 22. Votre message comporte une incohérence rpgique : l'utilisation des runes sur un masque ne peut en aucun cas modifier l'apparence ou la voix de votre personnage. Il vous faudra donc éclaircir ce passage. Cordialement.
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