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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Forêt Interdite
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Au fond de la forêt
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Sean Balor
Poufsouffle
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Re: Au fond de la forêt

Message par : Sean Balor, Sam 05 Mar 2016, 23:36


Le chemin était long et boueux, c'était un temps de bataille comme disait son grand-père, ses journées-là forger les hommes et les préparer à affronter les boches. Il avait peut-être raison, Sean doutait de la véracité de ses propos comment un chemin plein de terre imbibé d'eau pouvait forger un homme, son camarade restait silencieux, on entendait seulement l'eau s'écraser dans les marres de boue, le vent était là lui aussi, il venait chanter aux oreilles du pouffy et tenter de lui retirer ça si précieuse écharpe. Son compagnon avait l'air de connaitre le chemin, il en avait l'air en tout cas... ils passèrent par plusieurs endroits complètement différents avant de déboucher sur une clairière, elle devait être magnifique en plein soleil, les quelques arbres présents devaient libérer assez d'espace pour que le soleil se reflète sur la roche. Le serdaigle le tira de sa réflexion lui indiquant une grotte creusé naturellement dans la roche, elle avait l'air tout sauf attirante. Il suivit son compagnon et lorsque ses deux derniers arrivèrent devant l'entrée de la grotte il posa sa main sur un morceau de roche, elle était glaciale, retirant sa main aussitôt et mettant cette dernière dans sa poche il se rendit compte que le simple contact lui avait geler jusqu'à la moindre veine de la main... il allait passer une bonne fin de journée. Il suivit le préfet jusque dans les entrailles de la grotte là où le vent ne pouvait les suivre, vaincu par la terre. L'obscurité était maitre de l'endroit où il se trouvait mais valait-il mieux être ici grelottant de froid et dans l'obscurité que dehors là où les dangers étaient partout, le jeune pouffy avait un doute. Il s'assit contre ce qui paraissait être un mur ou un semblant de mur, la plupart d'entre-eux était des bouts de mur difforme, il avait choisi celui qui lui paraissait le plus acceptable et s'était posé contre ce dernier. Il posa sa tête en arrière ce qui devait être une simple balade pour s'amuser venait de se transformer en cauchemar digne d'un de ces films moldus comme Vendredi ou Freddy.

- On peut dire que ça remet les idées en place,

Il releva la tête son compagnon avait enfin décroché un mot, s'il n'était pas geler par le chemin qu'il avait parcouru il aurait prit un air impressionné et puis d'un point de vue il avait raison cela remettait les idées en place de se balader en plein milieu d'un froid hivernal et d'une tempête.

- J'suis Altaïr au fait, et j'comptais pas t'engueuler tout à l'heure, c'était juste un conseil que je te donnais.

Le pouffy mit un temps avant de réponse il commença par se décaler légèrement un morceau de roche était venu sympathiquement tenter de s'enfoncer dans sa colonne vertébral, il sorti son visage de son écharpe pour la première fois depuis qu'il avait rencontré le Serdaigle.

- Je m'appelle Sean..

Il lâcha ses quelques mots du bout de ses lèvres de sorte que son compagnon puisse entendre ses paroles. Le jeune homme tourna les yeux vers l'endroit d’où il venait, on voyait encore de la lumière dehors et en tendant l'oreille on pouvait entendre le vent battre contre la roche comme une mélodie funèbre, comme si la mort les attendez à la sortie de la grotte pour les ramener avec elle dans les abysses. L'attente allait être longue, très longue, il chercha des yeux quelque chose qui pourrait le distraire un temps, au moins jusqu'à ce qu'il s'en soit lasser. Il passa ses yeux sur son partenaire ce dernier lança un sort sur ses vêtements avant de pointer sa baguette vers lui.

- Si c'est pour m’achever tu peux y aller je t'en voudrais pas.

Il avait dit cela de façon ironique et lâcha un rire avec un peu de chance son partenaire prendrait cela au pied de la lettre et allait l’achever au moins il n'aurait pas à supporter ce froid.

- Si j'en crois ton insigne t'es préfet, ma question va être stupide mais qu'est-ce que tu faisais dans les bois ? Je pensais que les préfets s'amusaient à trainer dans les couloirs pour envoyer des coups de raquettes aux élèves pas sages qui trainent dans les couloirs après le couvre-feu.

Il avait dit la fin de sa phrase sur un ton ironique mais, de façon à ne pas agresser son interlocuteur. On dit que l'alcool délie les langues peut-être que le froid est la clé de joute pour ouvrir l’esprit des hommes. La journée allait être moins longue que prévu.

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Malena Kane
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Re: Au fond de la forêt

Message par : Malena Kane, Ven 29 Avr 2016, 20:12



[RP UNIQUE 1]

La nuit est tombée sur cette partie de la Terre et, comme toujours, tu es tombée dedans. Tes deux pieds y sont englués, petit à petit la nuit te monte à la tête, prend possession de ton corps, de ton esprit. Tu laisses faire car la nuit ne t’a jamais menti. Elle t’a toujours révélé ce que tu étais, ce que tu es.

Posté-e comme un prédateur prêt à bondir, tu observes en même temps qu’une pensée imprévisible vient te perturber. Tybalt. Pourquoi penses-tu à lui maintenant ? Nuit seule sait. Tybalt. Tu te rappelles à son bon souvenir, les duels, les joutes verbales, les sourires acerbes, les baisers sur le bateau. Tybalt.

T’aurait-il oublié en disparaissant de la surface de la Terre ? En partant, aurait-il emporté avec lui un bout de ton existence ? Tybalt. T’aurait-il vraiment oublié ? Pendant un instant, tu te dis qu’il t’a abandonné-e. Puis tu ris à ta propre bêtise ; à ta propre mélancolie. Serais-tu triste Mal ? Pourquoi ris-tu ? Vérité percutante, tu fais couler tes larmes, non pas par tes yeux, mais par ta bouche. Larmes amères.

Au Diable Tybalt. Au Diable. Ne pas regarder en arrière, mais droit devant. Emprunter les chemins de la Nuit qui serpentent à travers les grands arbres de la forêt interdite. D’ici va commencer ta course folle. D’ici, de ces ténèbres obscures, jailliront la folie, la liberté. Tu es dans l’anti-chambre du monde, un monde à ravager, que tu vas ravager.

Ne pas regarder en arrière, mais droit devant. Se laisser envouter par la nuit, et son parfum western. Poudre d’étoiles, poudre à canon, animal. Être une de ces vagues. Ne pas regarder en arrière, mais droit devant. Etre un dragon. Devenir un dragon. Faire un pas, puis un autre. Placarder une affiche sur un tronc, deux affiches, trois affiches, quatre affiches, cinq affiches… pour accueillir les âmes étouffées qui viendront, comme toi, chercher un nouvel élan, une nouvelle bouffée d’oxygène : être l’étincelle pour que tout s’embrase.

Run Mal, Run.
Tomorow is another day.
And you won’t have to hide away
You’ll be a Dragon, Mal,
But for now it’s time to run,
it’s time to run!



Suite
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Elenna Benson
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Re: Au fond de la forêt

Message par : Elenna Benson, Sam 30 Avr 2016, 17:12


Rp unique en réponse à Malena.


Votre ombre n'éteint pas le feu.


L
a nuit n’était encore là que seulement pour quelques heures. Bientôt, le soleil ferait de nouveau son apparition et dévoilerait au grand jour les affiches des Mangemorts, redécorées par l’Ordre du Phénix et ses alliés. Qu’elle serait la réaction des sorciers et sorcières de ce pays ? Un frisson parcourut l’échine d’Elenna. Le monde était-il assez fort pour supporter les menaces, tenir tête à ce qui semblait être le choix de la facilité, cèderait-il à la peur, se soumettrait-il à cette crainte d’être tué ? Les Mangemorts faisaient de plus en plus ressentir leur présence et c’était comme une épée de Damoclès qui se hissaient au-dessus des crânes de chaque sorcier ou moldu, heureusement pour eux, ces derniers ne connaissaient rien des dangers qui les menaçaient.

Après avoir la nuit a pourchassé des bouts de papier, la jeune femme avait besoin de calme, de repos, d’oublier tout ce qui poussait ce monde à être malveillant. Cela faisait plusieurs semaines qu’elle n’avait pas laissé sa rage s’exprimer, qu’elle n’avait pas laissé la bête qui sommeillait en elle sortir et elle commençait à le ressentir. Elle leva ses yeux vers la voûte céleste puis ensuite sur la montre qui trônait à son poignet… Non elle n’avait pas de montre en fait. Prenant quelques secondes de réflexion, la belle transplana directement à l’entrée de la Forêt Interdite. C’était le comble. Durant toute sa scolarité, ce lieu avait été interdit à bon nombre d’élèves et encore aujourd’hui. Elle, avait un passe-droit bien entendu, pouvant s’y cacher les soirs de pleine lune. C’était l’un des lieux les plus dangereux de Grande-Bretagne mais c’était pourtant là que la louve se sentait le mieux, dans son élément, loin de toute cette douleur et de ces maux qui détruisaient à petit feu la société.

Comme à son habitude, la demoiselle s’engouffra dans les bois obscurs sans grande crainte. Quelques minutes de marche et elle choisit l’un de ses troncs qui possédait un creux dans son tronc. Il était parfait. Bien vite, dissimulée par la noirceur de la nuit, la femme aux cheveux de neige retira ses vêtements et accessoires, rangea tout dans son sac et le fourra dans le trou naturel de l’arbre. C’est alors en tenue d’Eve qu’elle déclencha ce processus qu’elle connaissait bien. Si la transformation était devenue de plus en plus rapide avec les années, la douleur n’avait pas diminué elle. Son corps se tordit de douleur, ses os craquant, sa peau se tendant. Elenna serra sa mâchoire quelques secondes, la souffrance pouvant se lire sur son visage de poupée mais elle ne tint pas longtemps, laissant échapper un cri mi-humain, mi-animal. Un loup-garou au pelage blanc et aux yeux bleus prit la place du petit bout de femme, mesurant maintenant deux têtes de plus.

La bête ferma les yeux et huma les environs. Quel plaisir de retrouver sa forme animale, Elenna se sentait revivre. Sans plus attendre, elle s’élança entre les arbres, courant à toute allure pour se dégourdir les pattes et vider sa tête de toute pensée négative. Après une heure de chasse intensive, du sang plein la gueule et sur les griffes, la louve arrêta sa course, perdue au fin fond de la Forêt Interdite. Elle s’ébroua avant que quelque chose n’attire son attention, une odeur humaine. Un sorcier avait dû passer dans le coin mais la piste n’était plus fraîche, cela devait dater de la soirée ou même de la nuit précédente. A pas de loup, le monstre se mit tout-de-même à suivre le fumet laissé par l’être humain, ce qui le mena directement à sa hantise des derniers jours. Un grondement résonna dans la cage thoracique du loup-garou. Les Mangemorts avaient eu le culot de placarder des affiches jusqu’ici, jusque dans la Forêt Interdite. Ils croyaient que quoi ? Les promeneurs étaient nombreux et que bon nombre de sorciers en balade verraient cette affiche ?

Malheureusement, elle n’était pas la seule, plusieurs affiches étaient accrochées sur les troncs d’arbre. Chaque papier se retrouvait entaillé de haut en bas par une paire de griffes et plus la piste avançait, plus les affiches se faisaient nombreuses. Tâchant de sang animal chaque affichage, la louve sentait la colère qui montait en elle et aucun des posters ne fut épargné par sa patte griffue. Même ici, même dans son petit coin pour échapper à tout, elle retrouvait la trace des Mangemorts. La bête leva sa gueule vers le ciel et laissa échapper un hurlement, criant toute sa colère et la rage qui la bouffait aux entrailles…



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Aiko Wilkerson
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Re: Au fond de la forêt

Message par : Aiko Wilkerson, Mer 08 Juin 2016, 20:42


RP - Keira

Du morse dans la nuit -
Le vent
Envoie un SOS.

Je marchais dans le parc sans savoir où j'allais. Une simple ronde quotidienne que je devais me coltiner en extérieur. Il n'y avait pas de lune, pas de nuage. Juste un ciel bleu et du vent, beaucoup de vent. Il faisait presque trop froid pour un soir d'été. Je déambulais sur la pelouse mon lumos allumé. Je respirais l'air frais abandonné et mon esprit s'enveloppait de mes pensées. Bientôt les ASPIC's, boucherie ou réussite ? Je n'en savais rien, je me contentais d'errer comme un esprit jusqu'à l'heure fatidique. J'étais fatiguée et peut-être même en manque de sommeil. Il n'y avait personne dans ce foutu parc. J'étais tristement seule.

D'un coup, la pluie se mit à tomber. Sortie de je ne sais quels nuages invisibles, elle coulait. D'un coup de baguette je métamorphosais un bout de bois en parapluie. J'aimais tellement la métamorphose, j'aurais pu en être prof, c'était même mon souhait, mon ambition. Adossée contre un arbre, je regardais le ciel pleurer et j'attendais. C'était presque relaxant d'être là, comme ça à ne rien faire, la tête vidée de toutes pensées. Vous aussi vous ressentez ça quand la pluie tombe ? Faire disparaître tous ses problèmes pendant quelques minutes. Nous étions en juin et la pluie tombait, nous étions en été mais le vent soufflait. Qu'était donc arrivé aux saisons ?

Juin coule en pluie -
La solitude
Suinte des murs.

Il n'y avait plus que quelques gouttes qui tombaient par-ci, par-là. Le sol était boueux, mais je devais encore rester ici pour quelques minutes. Je n'étais pas loin de la maison du garde-chasse. Par déduction, je n'étais pas loin de la forêt interdite. Ma vie était trop monotone, trop ennuyeuse. Je voulais ajouter du piquant, un peu de nouveauté. J'avais bien envie de voir la tête des autres espèces qui traînaient dans cette forêt, explorer le font de la jungle. Heather ne m'avait pas vu, alors j'entrais dans les bois sombres. La lumière ne passait pas, le froid était encore plus violent et par terre, pleins de boue, pleins d'araignées. Je changeais très vite de chemin pour me diriger vers l'est, j'avais croisé trop d'acromentules, je les connaissais bien.


Dernière édition par Eléna Gilbert le Jeu 09 Juin 2016, 19:17, édité 1 fois
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Keira Sanders
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Re: Au fond de la forêt

Message par : Keira Sanders, Jeu 09 Juin 2016, 14:26


La pluie. Gouttes d'eau tombant du ciel, pressées de ruisseler le long des fleuves jusqu'aux océans pour rejoindre leurs sœurs restées à la maison. Métaphore commune des larmes. Métaphore utilisée par tous les mélancoliques, ceux qui s'apitoient sur leur sort et cracheraient leurs mots en alexandrins s'ils ne paraîtraient pas demeurés. Ceux qui sont postés en ce moment précis devant une fenêtre, yeux vitrés, à dire quelque chose du style le ciel pleure les larmes que j'ai déjà versées. C'est de la connerie. Des sottises. Du crétinisme pur. De la nigauderie. Platitude. Ce que vous voulez, mais rien de positif. Tu ne comprends pas comment c'est possible d'être aussi décalé. Bien sûr, les gens ont le droit d'être tristes, là n'est pas le problème. Mais s'abaisser à ce genre de métaphores plus stupides que poétiques, c'est ne faire aucun effort pour s'en sortir. Ça vient sûrement de la façon dont tu as été éduquée. Tes opinions sont bien trop arrêtées et prétentieuses. Tu ne vois pas plus loin que le bout de ton nez, et tu ne t'en rends même pas compte.

Bref. Tu sens la pluie ruisseler sur ton visage. Une goutte tient particulièrement à s'accrocher près de tes cils au lieu de suivre les courbes de ton visage et de ton cou et d'enfin s'éteindre en rencontrant tes vêtements. Tu regrettes d'avoir préféré un tour à la lisière de la forêt plutôt qu'un de ces fauteuils de cuir noir près de la cheminée des Serpents. L'atmosphère qui règne ici est très reposante et lourde à la fois. L'odeur légèrement salée et terreuse de la pluie te chatouille agréablement les narines, mais l'air que tu respires est trop dense et te donne l'impression d'alourdir tes poumons.

Tu es déjà mouillée comme il le faut. Tu as horreur d'être mouillée. Surtout les cheveux. Ça te donne l'impression d'avoir des tentacules gluantes sur ma tête. Tentacules qui s'accrochent et glissent sur ton dos et tes épaules. Tu réprimes une grimace en prenant conscience de cette sensation dégoûtante sur ta nuque. Il faut que tu te mettes à l'abris. Le temps que tu remontes au château, tu serais trempée jusqu'à l'intérieur des os. Tu te recules donc et décide d'entrer dans la forêt. Ah, mais n'est-ce pas interdit ? N'est-ce pas même spécifié dans son nom ? Derrière un tronc d'arbre, tu jettes un œil aux environs. Pas de signe de la garde-chasse, ni de qui que ce soit.

Tu t'enfonces donc, tu ne sais pas dans quelle direction tu vas. Le froid ambiant chatouille les pores de tes bras et caresse leurs poils. Tes pas se font entendre à cause de la boue. Crouic, crouic. Crissement désagréable. Les créatures vont te repérer. Tu continues d'avancer, toujours dans la même direction, quand tu entends du bruit. Quelque chose marche. Quelque chose arrive en ta direction. Jouant la prudence, tu te plaque contre le tronc d'un arbre et ne bouge plus. Tu retiens même ta respiration pour mieux entendre la provenance du bruit. Il se rapproche. Il semble être tout proche, derrière l'arbre qui te cache. Sa respiration pourrait presque faire vibrer tes tympans. Alors tu jaillis de ton tronc, d'un bond, et tu pointes ta baguette sans regarder la cible, murmurant : #Impedimenta !

Et puis tu te rends compte que c'est une fille. Une autre élève, comme toi, qui vagabonde là où elle n'a pas le droit d'être. Tu ne sais pas trop si ton sort l'a atteinte, il fait trop sombre. Tu t'approches d'elle, confuse.

« Euh... Excuse-moi pour le sort, mais tu sais... Ici on peut tomber sur n'importe quoi. J'espère que ça va. »
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June Evans
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Re: Au fond de la forêt

Message par : June Evans, Dim 10 Juil 2016, 16:07


Ce sujet n'ayant pas de réponses depuis un mois, je me permets de poster. Me contacter si ça pose problème !


RP avec Marx Rosenzwag

En cette fin d'après-midi, l'on ne pouvait clairement distinguer la lumière du soleil qui descendait peu à peu vers l'ouest. Dans cette partie de la forêt de la forêt, tout était plus sombre, plus froid et le sol devenait de plus en plus humide à mesure que June s'avancer vers le fond de la forêt. L'ambiance qui y régnait faisait froid dans le dos. On ne pouvait entendre aucun bruit, juste celui du vent et des bêtes sauvages qui habitaient cet endroit. Malgré tout, elle était là, seule, dans un endroit qu'elle n'avait pas vu depuis une éternité. La forêt interdite n'était pas le lieu qu'elle fréquentait le plus souvent bien que l'endroit la fascinait.
Aujourd'hui, la journée avait été chaude et ensoleillée, mais la chaleur ne s'aventurait pas dans cette partie de la forêt et la jaune et noire regrettait déjà de ne pas avoir pris des vêtements plus chaud. Elle n'était pourtant pas venue ici par hasard, non, elle était venue pour quelqu'un. Quelqu'un qu'elle n'avait pas vu depuis longtemps et avec qui elle avait décidé de reprendre contact : Marx Rosenzwag,  ancien Gryffondor de Poudlard et ami de June. Elle ne l'avait pas revue depuis qu'il avait terminé ses études à l'école de Sorcelleries, malgré cette promesse qu'il lui avait fait lors de sa septième année à Poudlard. Face à son silence, la jeune femme n'avait pas osé prendre de ses nouvelles, pensant qu'il avait, par lui-même, décidé de couper les ponts, ou peut-être lui en voulait-il toujours de son dérapage ce soir-là, au Chemin de Traverse, à l'époque où June dérapait complètement. Bien évidemment, la jaune et noire était passée à autre chose. Cette séparation l'avait éloigné de lui, mais le perdre complètement l'attristait, et elle avait longuement réfléchi avant de lui donner un signe de vie, ayant probablement peur de la réponse. Elle souhaitait avoir de ses nouvelles, savoir ce qu'il était devenu et surtout, savoir s'il allait bien.
Les deux jeunes gens avaient pris pour habitude de s'aventurer ensemble dans la forêt interdite. L'endroit peut paraître glauque pour des retrouvailles, mais la sang-mêlée avait pensé qu'au contraire, ça leur rappellerait le bon vieux temps. June avait mal vécu le départ de Marx de Poudlard, il était la seule personne avec qui elle aimait passer du temps après les cours, il était la seul personne à qui elle disait tout ou presque. Passer d'une extrémité à un autre l'avait retourné et elle avait passé l'année suivant à changer d'humeur, allant de la sympathie à la véritable crise de nerf. Même ses parents ne la reconnaissait plus et elle avait préféré restait toute l'année à Poudlard sans leur rendre visite mise à part à Noël, pour ne pas leur infliger tout ça. Une fois habituée à sa nouvelle solitude, elle avait réussi à se reprendre en main et avait passé ses BUSES sans réelle difficulté.

Elle avait beaucoup d'avance sur leur rendez-vous, ne voulant surtout pas être en retard, puisqu'un imprévu peut toujours faire surface. Et le pire dans tout ça, c'était le stress qui l'envahissait à mesure que la venue de Marx approchait. Elle n'avait jamais été aussi proche de le voir et elle craignait qu'il n'ait accepté de venir pour lui dire d'arrêter définitivement de lui parler. Après tout, beaucoup de mois, et même d'année se sont écoulés, tout avait pu changer, June, elle-même avait changé. Elle était consciente qu'elle se posait beaucoup trop de question, elle essaya donc de se vider un peu les esprits et s'adossa à un arbre, les yeux clos, se concentrant sur le bruit qu’émettaient tous les animaux (et monstres) de la forêt, en tentant de trouver de quoi il s'agissait. Un jeu étrange, certes, mais c'était la seule occupation qu'elle avait trouvé en attendant l'arrivée de Marx.
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Marx Rosenzwag
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Re: Au fond de la forêt

Message par : Marx Rosenzwag, Mar 12 Juil 2016, 13:02


Sombre... La forêt ou le jeune sorcier encapuchonné qui la traversait actuellement? La forêt bien entendue! Ou alors c'était mal connaitre Marx Rosenzwag! Surtout en ces circonstances: le jeune homme s'en allait retrouver une vieille amie. Non pas qu'elle soit âgée ou flétrie -loin de moi cette idée- mais disons qu'il ne l'avait pas vu depuis un sacré bout de temps. Mois? Années? Marx ne savait plus vraiment -quand on a pas la mémoire des chiffres...- Toujours était-il que cela faisait trop longtemps. Comment autant de temps avait-il pu s'écouler sans qu'il ne se rende compte de ce manque? Et encore, si la sorcière n'avait pas renoué un lien avec lui, dix ou vingt ans auraient passer sans sourciller. Trop à faire, que voulez-vous, trop à faire pour avoir un instant à lui accorder.

D'où son déplacement aujourd'hui! Il était grand temps de donner signe de vie. Et puis -sans mentir- Marx n'avait un travail que depuis peu, et n'avait donc pas de bonne excuse à donner pour justifier un tel silence. Il appréhendait quelque peu la réaction de June. Tout d'abord parce qu'il ne l'avait pas vu depuis un moment et qu'elle avait certainement changé, beaucoup, et aussi parce que -si ses souvenirs étaient bons- la brune avait un sacré caractère, et qu'elle avait le béguin pour lui -alors que lui-même pensait à quelqu'un d'autre-. Elle l'avait d'ailleurs embrassé, au détour d'une rue sombre. C'était la dernière qu'ils s'étaient croisés, Marx ayant préféré l'éviter après ça. Il avait ensuite quitté Poudlard, après avoir finalement passé ses A.S.P.I.C. Un nœud était maintenant coincé dans sa gorge, comme le poids de sa culpabilité.

Froid. Ou plutôt frais et humide, ce qui revient au même. Le brouillard flottait au-dessus du sol, en doux voluptés, et ne s'écartait que pour laisser le sorcier voir où il posait ses pieds. A chaque pas, le bruit était étouffé par le tapis d'aiguilles et de feuilles en décomposition, qui exhalait ses odeurs d'humus et de champignons. C'était agréable finalement de se retrouver de nouveau dans ces lieux, qu'il n'avait pas foulés depuis belle lurette. Cela lui avait manqué. Un peu. Les créatures qui vivaient ici étaient silencieuses aujourd'hui. Il n'y avait presque pas hurlement, ou de râle, ou encore de murmure. La place idéal pour des retrouvailles donc! -selon vos critères de sélection, cela va de soi-

Appréhension. Marx s'était arrêté. Elle était là. June se tenait à une dizaine de mètres, adossées à un arbre, l'air perdu -dans ses pensées?- Le sorcier attendit plusieurs minutes, qui lui semblèrent des heures, à la regarder sous les quelques rayons perçant à travers le feuillage épais. Elle avait grandi. Inspiration! Détente! Et un, et deux, et...

- Salut June!, s'exclama Marx, comme s'ils étaient dans l'endroit le plus sur au monde. Large sourire, bras ouverts, le jeune sorcier s'avança vers la mandataire de ce rendez-vous.
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June Evans
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Re: Au fond de la forêt

Message par : June Evans, Mer 13 Juil 2016, 10:12


Malgré les quelques bruits sauvages que la sang-mêlée pouvait entendre de part et d'autre de la forêt, celle-ci restait tout de même assez calme. C'était comme si toutes les créatures - ou presque- s'étaient donné le mot pour que l'endroit soit le plus calme possible en ce jour d'été. La jeune femme n'avait pas bougé, elle se trouvait toujours adossée à un arbre, l'air paisible et décontractée. C'était surtout ce genre de détail qui montrai,bien qu'elle avait changé. Il y a encore quelques années, elle aurait paniqué dans cette forêt, peut-être même n'y aurait-elle jamais mis les pieds volontairement si elle n'avait pas rencontré Marx.
D'ailleurs, June savait que son vieil ami n'allait pas tarder à se pointer. Comment allait-il être ? Avait-il changé ? Était-il toujours le petit déconneur à la limite de la prétention ? Elle était incapable de trouver une réponse à ses questions, ça allait être une surprise, peut-être mauvaise, peut-être bonne, elle n'en savait rien. Elle avait jute ressenti le besoin de savoir comment il allait et de sortir de sa routine et de Poudlard et ses élèves qui lui sortaient royalement par les yeux. Elle voulait fuir cette routine qui s'était de nouveau installée dans sa vie après le départ de son ami et tout cela l'oppressait.

- Salut June ! , dit-une voix qui lui fit ouvrir les yeux instantanément.

Elle n'eut pas besoin de tourner la tête immédiatement pour savoir qui était en train de s'approcher d'elle. Elle aurait reconnu cette voix entre mille pour l'avoir entendu à mainte et mainte reprise. Elle se tourna vers lui, il arborait un sourire, comme il avait l'habitude de faire et avait les bras ouverts. June sourcilla un instant, son instinct naturel avait repris le dessus, bien qu'elle n'avait eu aucun mal à faire confiance à ce sorcier auparavant. Ses parents l'avaient éduqué de façon à ce qu'elle n'accorde pas sa confiance à n'importe qui et c'était devenu un genre de bouclier chez la Poufsouffle. Un bouclier qui faisait de nouveau son apparition devant Marx. Malgré tout, elle ne voulait pas gâcher ses retrouvailles et voulait réellement savoir ce que son ami était devenu, cette personne en qui elle avait une totale confiance, celui qui était toujours là pour elle durant ses derniers instants à Poudlard, puis qui avait disparu. Elle voulait qu'il lui raconte tout ça. Elle s'avança lentement vers lui et l'enlaça un court instant afin de lui dire bonjour d'une manière amicale, tout en restant légèrement distante, ne sachant rien sur les intentions de l'ancien Gryffondor, ni sur ce qu'il s'apprêtait à lui dire.

- Salut, répondit la jeune fille. Je ne savais pas si tu allais venir, mais ça faisait un bout de temps que je voulais avoir de tes nouvelles alors...

Elle s'arrêta un instant. Passa la main dans ses longs cheveux bruns, un signe nerveux que la jeune fille avait développé au fil du temps. Le vent commençait à se lever, mais un vent très léger. Malgré tout, les arbres étaient tellement serrés entre eux que la brise semblait être multipliée par deux.

- Comment vas-tu ?

Des questions simples, banales, mais n'était-ce pas la raison pour laquelle elle avait fait venir Marx ? Elle le connaissait, elle savait que la conversation ne faisait que commencer.
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Marx Rosenzwag
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Re: Au fond de la forêt

Message par : Marx Rosenzwag, Mar 09 Aoû 2016, 19:04


Voilà ce qui s'appelle être en retard... Sorryyyy!!

Marx ne laissa rien, absolument rien transparaitre devant June. Que ce soit son angoisse de la revoir, de devoir lui fournir une explication à son absence ou tout bêtement de lui dire à quoi il occupait ses journées. Il ne voulait pas l'impliquer, d'ailleurs il ne voulait impliquer qui que ce soit, pour la protéger certes, mais aussi pour ne pas l'avoir dans les pattes au mauvais moment. Seul un air sympathique et amical, bienveillant restait figé sur son visage, et ce même lorsque la sorcière sembla hésiter à répondre à son embrassade, et préféra rester en retrait. Pas physiquement, mais Marx sentait une forme d'appréhension chez la Poufsouffle. Ce bref contact lui rappela leur dernière rencontre une fois de plus -June avait d'ailleurs su briser la distance!-, et son cœur s'accéléra quelque peu. Qu'avait-il pu arriver à la jeune sorcière depuis tout ce temps? Était-elle encore la même?

- Salut. Je ne savais pas si tu allais venir, mais ça faisait un bout de temps que je voulais avoir de tes nouvelles alors...

Silence pesant, que l'on meurt d'envie de briser mais que l'on est bien incapable de de le faire. Attente de la fin de phrase avec un regard insistant. Cette sorcière avait l'étrange don de mettre Marx dans tous ses états. Ce qui était fort rare. Ou du moins assez peu commun dans le sens où elle agitait chez lui des émotions qu'il ne ressentait jamais. Et dont il n'avait, bien évidemment, pas l'habitude. Le regret, la honte, l'amitié, la concupiscence, l'humilité, l'altruisme... La brise soulevait les cheveux de June, et lui donnait un air sauvage. Pour la première fois, un sourire sincère étira les lèvres du jeune homme. Elle lui avait manqué.

- Comment vas-tu ?

- Très bien!, répondit-il un peu trop vite, lui coupant presque la fin de sa phrase, Et toi? Qu'est ce que tu deviens? Ca fait une paye depuis... -ne t'engage pas là-dessus mon gars- La dernière fois. Tu..., il parlait très vite, et semblait presque paniqué, Tu m'as manqué tu sais.

Calme. Sincérité.
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June Evans
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Re: Au fond de la forêt

Message par : June Evans, Ven 12 Aoû 2016, 17:15


Elle l'observa, cherchant le moindre changement physique, mais ne remarquait rien, il avait juste vieilli, du moins grandit, elle ne l'avait pas vu depuis bien trop longtemps pour ne pas remarquer ce genre de changement. Quant à June, elle n'irait pas jusqu'à dire qu'elle a vraiment changé, disons plus qu'elle a évolué, appris de ses erreurs et qu'elle est tout de même différente de ce qu'elle était auparavant, beaucoup moins naïve, beaucoup plus déterminée. Marx paraissait on ne peut plus normal, mais la jaune ne put s'empêcher de lever un sourcil lorsqu'il la coupa presque avant qu'elle ait terminé de poser sa question, c'était comme s'il s'était entraîné à répéter son texte avant de venir, qu'il avait prévu et préparé toutes les questions que la jeune femme était susceptible de poser... Etrange, mais elle ne voulait pas juger utile de s'inquiéter là-dessus pour le moment, elle voulait surtout savoir ce qu'il était devenu, c'était pour cette raison qu'elle l'avait re-contacté. Elle avait eu l'impression de partir en vrille, de ne plus contrôler ses faits et gestes. Elle enchaînait les conneries et les imprudences, deux choses qui étaient moyennement tolérées à Poudlard...

- Très bien!, Et toi? Qu'est-ce que tu deviens? Ca fait une paye depuis... La dernière fois. Tu...Tu m'as manqué tu sais.

Il parlait rapidement, soit il avait vraiment des choses à lui dire, soit il semblait angoissé à l'idée de la revoir, ce qui était son cas également, alors elle ne pouvait pas lui en vouloir à ce sujet-là. La jeune femme réfléchit un instant à ce qu'elle pouvait lui répondre, elle ne voulait pas lui donner une mauvaise image d'elle, ils s'étaient quittés dans des termes bizarres malgré ce qu'il lui avait dit pour la rassurer, elle savait que son dérapage avait cassé quelque chose entre-eux, elle avait pris ses délires pour des réalités et avait gâché la belle amitié qui s'était créée naturellement entre-eux deux.

- Je vais bien également, dit-elle, peu convaincante cependant, Oui ça fait bien trop longtemps... C'est pour ça que j'ai décidé de te revoir... Parce que ça faisait justement trop longtemps.

La dernière phrase de Marx raisonna dans sa tête. Elle lui avait manqué. Etait-il au courant de ce que son départ avait provoqué ? La solitude dans laquelle elle s'était retrouvée du jour en lendemain sans aucune transition ? Elle ne rejetait rien sur lui bien sûr, ce n'était pas de sa faute, elle pensait qu'elle allait bien vivre ce départ, sachant qu'il lui avait dit qu'il garderait le contact avec elle, malheureusement, ça n'avait pas été le cas. Et June avait mal vécu ce silence au début de sa sixième année. Elle s'était rendu compte qu'à part Marx, peu de personnes comptaient réellement à ses yeux. Malgré la distance qu'elle tentait d'installer entre-eux, elle ne voulait pas lui mentir.

- Tu m'as manqué également..., un silence, Je n'ai plus grand monde avec qui sortir la nuit maintenant, ajouta-t-elle, un sourire en coin. Je ne deviens pas grand chose, je suis encore à Poudlard, je passe mes A.S.P.I.C à la fin de l'année et puis c'est tout, rien de captivant...

Elle s'en tint là pour l'instant, voulant d'abord essayer de retrouver cette complicité qu'elle avait eue pendant longtemps avec l'ancien Gryffondor. Si elle pouvait revenir en arrière, elle ne l'aurait pas embrassé, rien n'avait été plus important que son amitié pour elle. Elle avait tout gâché, mais il avait accepté de la revoir, ce qui était déjà un pas en avant et mieux encore, il ne semblait pas lui en vouloir, même si malgré le fait qu'il veuille le cacher, June pouvait voir une certaine anxiété dans sa voix. Elle ne dit rien. Il lui parlerait s'il le désirait.

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Emily Lynch
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Re: Au fond de la forêt

Message par : Emily Lynch, Mar 25 Oct 2016, 02:45


Sujet libre, je squatte.
RP avec Elenna Benson.

Imaginez un seul instant perdre contrôle de vous ! Vous vous réveillez un beau jour dans un endroit où vous n’êtes pas supposés être. Vous reprenez conscience et l’esprit encore un peu embrumé, vous regardez autour de vous, observant le moindre détail, essayant d’identifier l’endroit où vous vous trouvez. Et lorsque votre esprit est complètement éveillé, vous vous rendrez compte avec plus ou moins d’effroi que vous n’êtes pas chez vous, ou du moins plus à l’endroit où vous pensiez être avant d’avoir perdu connaissance. D’ailleurs vous ne vous souvenez même pas avoir perdu connaissance, augmentant encore plus le trouble en vous, vous cherchez des explications, mais malgré toutes les théories qui se créent dans votre tête, rien n’apporte de réelle réponse à votre présence en ce lieu. Vous finissez par vous relever, cherchant à tout prix un moyen de vous repérer pour pouvoir rentrer chez vous et c’est à cet instant précis qu’un événement inattendu arrive.

C’est exactement la situation dans laquelle se trouve Emily. Perdu, elle cherche à tout prix à comprendre pourquoi elle se retrouve complètement trempée jusqu’aux os en plein milieu de ce qui semble être la forêt interdite. Pas certaine d’elle, l’endroit lui semble pourtant familier et pour reconnaitre un endroit aussi facilement avec l’esprit encore légèrement embrumé, c’est qu’il faut l’avoir fréquenté régulièrement, chose qui réduisait théoriquement les possibilités. Mais partons du principe qu’elle se trouvait dans la forêt interdite, elle n’avait pas la moindre idée de sa présence en ce lieu. Grelotant quelque peu, elle rassembla vite fait bien fait quelques feuilles mortes et brindilles sur le sol afin de s’allumer un peu histoire de se réchauffer, puis fit une nouvelle fois usage de la magie pour sécher ses vêtements.

Une fois l’opération terminée et le corps réchauffé, elle s’engouffra dans la sombre forêt, qui était éclairée par la pleine lune, ce qui facilitait grandement la progression. Pas de trou pour vous surprendre et vous faire tomber dans la tanière d’une acromentule, c’est quelque chose de vraiment agréable. Finalement, la pleine lune avait de nombreux avantages. Mais après avoir constaté les merveilles de la pleine lune, Emily n’avait toujours pas obtenu de réponse quant à sa présence ici et c’était assez inquiétant, surtout que cela était loin d’être la première fois. C’était à se demander si elle n’était somnambule. Soudainement un cri se fit entendre dans les profondeurs de la forêt, un cri, un hurlement à glacer le sang, c’était là les inconvénients de la pleine lune. Elle qui pensait pouvoir rentrer paisiblement chez elle, elle allait devoir être extrêmement prudente si elle ne voulait pas finir comme casse-croûte ou elle aussi aller chanter sous la lune.

Progressant avec précaution, elle arriva, après quelques minutes de marche, dans une sorte de clairière. Complètement à découvert, elle ne pouvait se cacher en cas de danger, mais faire le tour pour rester au couvert des arbres allait lui faire faire un détour qu’elle n’avait pas envie de faire, elle qui voulait rentrer chez elle au plus vite afin de comprendre ce qu’il lui était arrivé. Malheureusement, alors qu’elle était en plein milieux de cet espace vide d’arbre, éclairée par la lune, la rouquine aperçu au loin une silhouette qui semblait s’approcher d’elle. Se figeant sur place, elle observa les mouvements, approchant doucement, elle constata que ce qui se trouvait en face d’elle n’était pas humain, ou tout du moins pas sous sa forme humaine… Puis alors qu’elle était sur le point d’être trop proche, la silhouette sembla changer de direction, c’était limite ! Emily reprit alors sa marche et à peine avait-elle fait deux pas qu’un crac retentit dans toute la forêt. La jeune femme se figea à nouveau sur place, croisant les doigts pour qu’aucune créature ne l’ai entendue, mais c’était un espoir vint, puisqu’elle pouvait déjà entendre de multiples sons tout autour d’elle…
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Re: Au fond de la forêt

Message par : Elenna Benson, Lun 21 Nov 2016, 07:12


First time 1ère personne.


Le soleil se couche, mais le danger ne le fait jamais...


J
’avais besoin de souffler, de reprendre mes esprits, de réapprendre à me connaître parce que lorsque je me voyais dans le miroir, ce n’était pas moi. C’était quelqu’un d’autre. Une fille, un sosie peut-être, avec les mêmes cheveux blancs, la même silhouette fine mais c’était tout. Elle n’avait pas mon air joyeux au visage. Je notais ses cernes beaucoup trop prononcés, celles qui dataient de beaucoup plus longtemps qu’un lendemain de soirée. Je remarquais ses épaules affaissées comme si le poids du monde y pesait. J’apercevais ce creux dans ses joues qui la vieillissait considérablement. Et son regard, j’avais croisé ce regard des centaines de fois, je le connaissais par cœur et pourtant, l’étincelle qui y dansait semblait avoir disparu pour toujours. Dans ce reflet, je ne voyais qu’une pâle copie de ce que j’avais pu être quelques semaines plus tôt…

La culpabilité me rongeait et je la sentais me grignoter les entrailles tous les jours un peu moins. Ce qui avait été une douleur infernale n’était plus qu’un mal chronique dont je ne cessais de souffrir mais auquel je m’étais habituée, j’apprenais petit à petit à vivre avec cette sensation que tout était de ma faute. A vrai dire, ce n’était pas qu’un ressenti, c’était bien moi qui avait trahi mes alliés, moi qui avait laissé filer des noms entre mes lèvres. Souvent, je me prenais à songer que d’autres auraient craqué avant moi, mais et si certains ne l’avaient tout simplement pas fait ? J’avais été faible et malgré les brefs efforts pour apaiser mon chagrin, j’étais responsable et je le savais parfaitement. D’un autre côté, j’avais aperçu le regard d’Alex, lui qui surveillait mes moindres faits et gestes comme s’il devait s’occuper d’une dépressive suicidaire. Dans ses yeux, l’inquiétude ne cessait de briller et ce que je pouvais voir dans mes pupilles, je le voyais dans les siennes, à croire que la culpabilité était à la mode ces temps-ci. Et si ? Et si tout cela ne s’était pas passé, si j’avais fait plus attention ? Il ne cessait de me remonter le moral, de me cajoler et de tout faire pour moi, mais j’avais envie de retrouver notre vie d’avant, de ne voir que de l’amour et de la tendresse dans son regard, pour oublier tout ce que nous venions de vivre chacun de notre côté.

Ce soir, celle qui avait été durant des années ma meilleure amie faisait son grand retour. Les journaux parlaient de la plus grosse lune du siècle et je dois avouer que j’étais assez admirative lorsque je levais mon regard vers le ciel. Il y avait longtemps que je n’avais pas été en forêt, la dernière fois remontant sûrement à plusieurs mois. Depuis que je contrôlais totalement ma seconde nature, je n’étais plus obligée de m’enfermer à double tour chez moi ou d’aller courir en forêt, même si parfois l’envie n’en manquait pas. Après quelques battements de cils et quelques minutes à lui faire les yeux doux, mon protecteur-gardien-fiancé m’avait autorisé à disparaître pour une nuit, à fuir tous ces regards méfiants, tous ces regards compatissants. Je ne voulais de la pitié de la part d’aucune personne, j’en éprouvais déjà assez toute seule pour moi-même. Cette nuit était la mienne, cette nuit, c’était ce moment où j’allais pouvoir laisser tout exploser en moi, où la bombe à retardement qui trônait au cœur de mon thorax allait enfin pouvoir se libérer. J’enfilais une veste à capuche, un jogging et une paire de baskets, rien de plus. Autant faire léger car bientôt je n’aurais plus rien sur moi…

La forêt interdite. Que de bons souvenirs, enfin presque, si on ne comptait pas les fois où je m’étais réveillée pleine du sang d’inconnus et où j’avais dû me nettoyer dans un lac avant de rejoindre Poudlard. J’entendais le vent souffler dans les branchages, sifflant une mélodie qui m’avait manqué, comme si les bois me souhaitaient la bienvenue, ravis eux aussi de me voir à nouveau. A la lisière de la forêt, je fermais les yeux, humant l’odeur de la nature fraîche, profitant de l’air frais sur mon visage avant de frissonner. L’heure était venue pour moi de laisser libre cours à celle que j’avais surnommer Bianca. Je retirais rapidement mes quelques habits pour les glisser dans mon sac à dos avant de le balancer dans un buisson épais pour mon retour au petit jour. J’inspirais longuement, la chair de poule envahissant mon corps avant que celui-ci ne se mette à craquer, ma respiration à devenir saccadée et ma silhouette à changer…

Si j’avais toujours adoré mes soirées lupines, j’avais presque fini par oublier la sensation qui en découlait. Cette impression de liberté, de pouvoir, d’instinct. Je n’étais plus que cela, un monstre uniquement guidé par ses pensées les plus primaires, une bête en cage qui retrouvait finalement le plaisir de courir. Mes griffes foulaient le sol, mes muscles roulaient sous mon pelage immaculé et mon sentiment de culpabilité s’envolait le temps d’une nuit. J’apercevais des visages dans mes pensées, ceux de mes compagnons, ceux de mes alliés, ceux de mes amis, ceux que j’avais trahi. Alors je courrais plus vite encore, je bondissais à la recherche d’une proie pour la soirée. Abandonnant mon corps au monstre en moi pour ne finir plus que par voir un filtre rouge sur le monde, du sang et des cris d’animaux.

Après plusieurs heures, alors que la lune me regardait de haut, le calme régnait enfin sur la forêt interdite. Ma bête s’était calmée, humant les alentours comme pour trouver une piste avant qu’une chose attire son attention. Un hurlement se mit à raisonner entre les arbres, un de ses hurlements que je connaissais bien car j’étais la plupart du temps la responsable. La course reprit, la respiration haletante et les griffes endolories. Bien vite, je notais cette autre odeur de loup-garou qui n’était pas la mienne, y’en avait-il encore beaucoup ici, si près de Poudlard ? Je n’étais plus qu’à quelques mètres de mon compère mais une autre odeur vint me chatouiller le museau, un parfum que je connaissais, un fumet que je côtoyais presque tous les jours. Ça sentait le Phénix. Non non, pas l’oiseau, ça sentait cet arôme que j’avais pu sentir au Quartier Général, cette senteur qui portait un nom : Emily. Peu à peu, mon esprit refit surface dans le corps de la bête et si j’étais heureuse de croiser ma compagne d’arme, je me mis à réfléchir rapidement. Elle n’avait rien à craindre en compagnie d’une louve-garou, du moins si j’étais cette personne, mais l’autre fragrance lupine n’était pas la mienne. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine alors que je m’élançais vers l’origine du hurlement, celle de l’odeur, vers Emily.

Lorsque je déboulais dans la clairière, le monstre était déjà penché sur la jeune femme dont les yeux trahissaient la peur. Aucune odeur de sang ne parvint jusqu’à moi alors je priais fort pour qu’elle ne soit pas blessée. Sans réfléchir plus longtemps, mes quatre pattes foulant le sol, mes griffes labourant la terre, je m’élançais vers mon semblable qui fit volteface trop tard. Bianca avait déjà sorti ses griffes et plongeait ses crocs dans le flan du loup-garou ennemi, poussant des grognements alors que la bataille ne faisait que commencer. J’avais déjà réussi une chose, occuper la bête pour qu’elle ne s’en prenne pas à la Phénix…
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Re: Au fond de la forêt

Message par : Emily Lynch, Sam 17 Déc 2016, 22:28


Partir explorer les mille et une merveilles de la forêt interdite, c’est ce dont rêve tout élève étant à Poudlard, ne pas respecter la règle interdisant le fait de s’y rendre… La plus part du temps tout se passait bien, les élèves s’y rendant majoritairement de jour, il faut avouer qu’ils ne craignaient pas grand-chose pour leur vie. C’est ceux qui avaient le courage de s’y aventurer durant la nuit, qui prenaient de plus gros risques, bravant plus de règles qu’ils ne le front probablement jamais durant toute leur scolarité. Mais ils ne risquaient pas plus puisqu’ils ne s’enfonçaient jamais très loin, rebroussant très vite chemin pour aller se cacher sous leur couette à cause un bruit étrange qu’ils ont entendu alors que c’est simplement eux qui marchaient sur une branche… Tous ces jeunes aventuriers en herbe étaient loin de s’imaginer qu’en s’enfonçant un peu plus dans la sombre forêt, ils pouvaient tomber à n’importe quel moment sur des choses qui plus étranges et surtout bien plus dangereuses qu’une petite araignée de la taille d’une pièce de monnaie.

Dans cette forêt, la lune haute dans le ciel, on pouvait risquer à n’importe quel moment de faire la rencontre de personnes ne vous souhaitant pas que du bien. Contraintes de subir ce châtiment, la plupart ne se rendent même pas compte de ce qu’ils font, s’en prenant à vous alors qu’une fois le jour levé, ils sont tout aussi doux que des agneaux et ne feraient pas le moindre mal à qui que ce soit.

Car bien qu’elle n’était pas certaine à cent pour cent d’avoir correctement vu ce qu’elle croyait avoir vu quelques instants plutôt, Emily n’était pas seules dans cette petite clairière, quelque chose d’autre, ou plutôt quelqu’un d’autre se trouvait avec elle, tournait autour d’elle, cherchant la meilleure approche possible pour la prendre par surprise afin de faire la meilleure attaque possible. Une stratégie qui se mettait tout doucement en place, passant de l’ombre à la lumière, la rouquine pouvait de temps en temps l’apercevoir. Une fois à gauche, puis à droite, devant, derrière, elle en avait assez vu pour savoir qu’un loup-garou était en sa compagnie. Elle aussi devait mettre en place une stratégie afin de s’en sortir dans cette confrontation qui semblait à présent inévitable, la bête tournait autour d’elle depuis trop longtemps pour décider de partir.

Mais que faire, comme s’y prendre correctement face à quelqu’un n’y ne se rend probablement pas compte de ce qu’elle est en train de faire ? Après, peut-être que la personne devenue bête, savait parfaitement ce qu’elle était en train de faire et qu’elle voulait s’en prendre consciemment à elle… Mais comment en être certaine ? S’en prendre à quelqu’un qui n’a jamais rien fait, qui n’a jamais rien demandé, c’était quelque chose d’assez compliqué, mais enfin de compte, il fallait garder les pieds sur terre, c’était elle ou lui et innocent ou non, il était hors de question qu’elle ne quitte jamais cette forêt. Alors il fallait vite, plus le temps passait, plus le loup-garou se rapprochait d’elle tout en continuant de tourner autour d’elle, d’abord lentement puis de plus en plus vite. C’était à en avoir le tournis, si seulement elle pouvait faire en sorte qu’il s’arrête… Elle fit alors un pas en arrière, chose qu’elle n’aurait jamais dû faire puisque juste à cet instant la bête lui bondit, tombant sur le sol en poussant un cri, elle essaya de se dégager.

Consciente de ce qu’elle risquait en cas de morsure, elle devait faire tout ce qu’elle pouvait pour éviter que cela arrive, il en était hors de question. Roulant sur le côté, elle essaya de se redresser, mais rien à faire, le loup était bien trop rapide et elle se retrouva une nouvelle fois sur le sol. Juste au-dessus d’elle, les crocs sortis, elle savait que sans un miracle, les choses allaient mal se passer pour elle.  La jeune femme essaya alors d’attraper sa baguette mais en vain. La gueule de son assaillant se rapprochant doucement d’elle, Emily pouvait sentir le souffle de la bête sur son visage…

C’est alors que venu de nulle part, un autre loup-garou surgit de l’ombre de la forêt, s’attaquant à celui qui avait pris pour cible Emily. D’abord surprise, la phénix n’osait pas bouger, puis se rendant compte qu’il se passait quelque chose à côté, elle se redressa et constat que les deux « créatures » étaient en train de se livrer un rude combat. Morsures, coups de griffes, c’était assez difficile à voir car après tout il s’agissait de personnes… Observant de loin ce qu’il était en train de se passer sous ses yeux, elle se décida, après avoir enfin réalisé ce qu’il venait de se passer, de sortir sa baguette de sa poche. La pointant en direction de deux individus, elle était sur le point de lancer un sortilège, mais juste avant de le lancer, elle oublia l’idée. Les deux loups-garous bougeaient bien trop vite pour viser correctement, et si elle touchait celui qui semblait lui être venu en aide ? Tout du moins c’est ce qu’elle pensait, car après tout, peut-être se battaient-ils pour savoir qui aurait l’honneur de faire de la rouquine la douce morsure ou peut-être pire…

Quelques instants plus tard, l’occasion se présenta, distante l’une de l’autre, les deux bêtes étaient vulnérables à une attaque de la part d’Emily, réalisant que c’était maintenant ou jamais, elle pointa en direction de celui qui l’avait agressé quelques instants plutôt et en guise de vengeance, elle lui lança un #Electrocorpus. Est-ce que cela allait faire l’affaire, elle n’en avait pas la moindre idée, elle n’avait jamais combattu un loup-garou et ne s’y était jamais entrainée, pourvu que ça marche…
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Re: Au fond de la forêt

Message par : Elenna Benson, Lun 30 Jan 2017, 07:04


Non je n'suis pas en retard ♪



L
es soirées de pleine lune, j’avais déjà croisé des êtres à la même nature que moi. Les loups-garous affectionnaient particulièrement la Forêt Interdite. L’endroit était parfait pour s’abandonner à soi et c’était un lieu tellement mythique, tellement pleins de légendes et d’histoires sombres, que c’était sûrement une façon de continuer à faire vivre les histoires de ces bois obscures. Qui n’avait pas entendu parler de cela ? Des loups-garous et autres monstres dans la forêt aux abords de Poudlard ? C’était des rumeurs qui valaient la peine de quitter les dortoirs, pour voir si tout était vrai, s’ils étaient bien là les différentes créatures magiques des bouquins. Je connaissais cette curiosité parce que c’était elle faisait de moi la personne que j’étais aujourd’hui. J’avais voulu explorer, j’avais eu envie de comprendre. Et cette nuit-là, j’avais eu l’occasion de comprendre bien plus que ce que je l’avais espéré, j’étais moi-même devenue le personnage principal de certains cours de l’école de sorcellerie.

J’en avais passé des nuits ici. Parce que c’était là que tout avait commencé, parce que c’était là que j’avais appris à gérer ma nouvelle nature, parce que c’était là que je me sentais le mieux lorsque j’allais craquer, lorsque mon corps me criait de m’abandonner pour oublier mes peurs et mes doutes. Je m’étais cachée durant de nombreuses années dans ces bois, lorsque mes amis ne savaient rien, lorsque les élèves pensaient que j’étais comme eux. Oh oui. Au début quoi. En plein milieu de ma scolarité, j’avais changé. Il y avait eu ensuite ceux qui ne m’approchaient pas malgré le manque de révélation et ceux qui m’avaient accepté telle que j’étais. Mais personne n’en avait parlé, même s’ils savaient au plus profond d’eux, le sujet était resté voilé. Jusqu’à ma dernière année où je m’étais mise à assumer pleinement ma nouvelle nature, à comprendre qu’elle faisait de moi une nouvelle personne et j’aimais cette nouvelle fille que je voyais dans le miroir.

Cette nuit-là encore j’étais venue pour me vider l’esprit mais la scène qui se déroulait au ralenti devant mes yeux m’avait fait perdre tous mes moyens l’espace de quelques secondes. Mes griffes avaient foulé la terre, la lacérant pour améliorer ma vitesse et ce fut un succès. Un craquement horrible retentit lorsque je plongeais directement vers l’autre loup-garou, celui qui s’attaquait à l’une de mes protégées. Je ne connaissais par Emily tant que cela, je n’avais pas eu l’occasion de beaucoup discuter avec elle, surtout au vu des derniers événements. Mais elle restait tout aussi importante à mes yeux. Lorsque j’avais accepté de devenir chef de l’Ordre du Phénix, je m’étais sentie responsable de tous ces jeunes qui s’étaient engagés avec nous et Emily en faisait partie.

Je roulais dans la poussière, accompagnée de mon semblable et s’il mit quelques instants à comprendre, il se mit à répliquer vite. Au vue de sa façon de se comporter, j’avais bel et bien affaire au côté bestial d’une personne, à une face d’elle-même qu’elle ne parvenait pas à gérer. Là tout de suite, dans la tête du loup ennemi, nous nous disputions une proie, rien d’autre. A mes yeux, l’enjeu était beaucoup plus important. Je voyais rouge et je sentais le sang adversaire couler sur ma fourrure immaculée. Un instant plus tôt, je me tenais dessus, le maintenant au sol fermement et mordait ses flans sans me retenir. Le suivant, il reprenait l’avantage, inversant les rôles. Je me débattais telle une lionne sous forme de loup humanoïde, j’en oubliais la douleur pour anéantir mon ennemi de la nuit. Le regard d’Emily se posait sur nous, je l’avais surprise à se relever, baguette en main. Savait-elle que les loups-garous étaient en quelque sorte protégés de la magie ? Rares étaient les sortilèges qui parviendraient à leur faire du mal mais surtout, parviendrait-elle à viser uniquement la bête au pelage gris ?

Mes griffes arrières se plantèrent dans le ventre de mon adversaire que j’arrivais à repousser, le faisant rouler dans la poussière une fois de plus. Les deux monstres que nous étions se relevèrent, sans se soucier des multiples blessures, tournant en rond comme dans une arène invisible, cherchant la première faille que laisserait voir l’ennemi. Mon alliée Phénix profita de ce moment pour lever sa baguette magique et lancer un sortilège sur le loup sombre. Le jet de lumière fila, percutant les côtes du loup-garou qui grogna, remuant la tête pour évacuer la sensation électrique qui avait dû se propager dans son corps. Il l’avait senti mais comme tous les lycanthropes, il avait une résistance supérieure aux sortilèges. Mais c’était bien essayé et bien joué surtout. La bête perdit Bianca des yeux et dans ma tête, mes plus sanglants instincts reprirent le dessus. Elle regardait Emily comme un vulgaire morceau de viande alors j’écoutais l’animal qui vivait en moi, bondissant de toute ma hauteur pour affliger un grand coup de patte dans la nuque du monstre. Il s’écroulait au sol, je plantais mes crocs dans la peau de son cul et mordait à pleine puissance, remuant sa carcasse comme un vulgaire jouet en grognant. Enfin, le molosse laissa échapper un râle de plainte et se rabaissa même à couiner légèrement, collé contre le sol terreux, se déclarant perdant. Je lâchais ma prise, reculant alors que lui se mit à reculer, tapi dans sa défaite, la queue entre les jambes et les oreilles plaquées sur le haut de son crâne. La bête en moi se sentait puissante, je me sentais puissante et malgré le sang qui recouvrait ma fourrure blanche, je me redressais et laissais couler un hurlement de victoire dans ma gorge, racontant une fois de plus mon histoire à mon amie la lune…

Emily était un peu plus loin dans la clairière, attendant comme si elle était paralysée par ses propres doutes. Je la comprenais, elle ne me connaissait pas. Avait-elle été sauvé ou sauvagement disputé entre deux monstres ? Sur mes deux pattes arrières, avec l’allure d’un être humain je fis quelques pas vers elle avant de tomber sur mes membres avant aussi, mes quatre paires de griffes labourant le sol alors que je m’avançais dans sa direction, la gueule pleine de sang et l’air certainement terrifiant. S’il y avait bien quelque chose que je ne voulais pas, c’était l’effrayer alors mes pas étaient lents, minutieux, attentifs. Je scrutais chacun de ses mouvements, de ceux qui pouvaient la trahir. Je devais lui faire comprendre que je ne lui voulais aucun mal mais qu’il me faudrait quelques instants avant de pouvoir reprendre ma forme humaine. Malgré ma position animale, ma mâchoire était plus haute que sa tête, je l’approchais de son visage, laissant ma respiration chaude et haletante souffler sur son doux visage. J’étais encore trop menaçante avec mes presque deux mètres alors je pliais mes genoux, me mettant en position de faiblesse devant elle, baissant mon museau sur son petit bout de bois magique, la détaillant de mes yeux bleus…
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Louis Ruisseau
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Re: Au fond de la forêt

Message par : Louis Ruisseau, Lun 06 Mar 2017, 23:56


RP avec Eurydice Cawrthy

Voilà une bonne heure que la nuit était tombée et bien quatre heure que Louis marchait dans la forêt sans réussir à retrouver son chemin. Les branches des arbres étaient si grandes et touffus que les rayons lunaires ne parvenaient pas à les traverser. Et les arbres étaient si proches d'eux que Louis ne pouvait pas garder une direction bien droite. La Forêt Interdite était silencieuse à cette heure-ci, bien que parfois il parvenait à Louis d'entendre des petits hululements des chouettes et quelques fois, des bruits plus effrayants comme des craquements, des grattements ou autres.

"#Lumos Maxima !"

Un faisceau lumineux éclaira suffisamment les alentours pour permettre à Louis de ne plus trébucher sur les racines tortueuses. Le Serdaigle entendit au loin le hurlement d'une créature qu'il n'aurait su identifier. Il pria intérieurement le Seigneur pour ne croiser le chemin de la bête qui avait produit se hurlement strident qui lui avait glacé le sang.

Louis remonta le capuchon de sa cape de voyage et continua de s'avancer dans la Forêt Interdite, pressant le pas. Quelle idée avait-il eu de vouloir regarder les licornes. Plus jamais de sa vie il ne tenterait de pénétrer la forêt. L'aventure n'était certainement pas faite pour lui. En cet instant, il ne rêvait que d'un des délicieux repas du château et d'un feu ronflant dans la cheminé de la Tour des Serdaigle. En tout cas, il était hors de question pour Louis de rester plus longtemps dans cette maudite forêt !

Une nappe de brouillard recouvra progressivement le sol, elle était si épaisse et si dense qu'il était impossible de voir où l'on posait les pieds. Un craquement retentit derrière Louis, puis un horrible grognement... Quelque chose était proche de lui.

"Roooh... non, non." implora-t-il pour lui-même avant de prendre ses jambes à son coup.

Au Diable la fierté ! Louis courut comme il le pouvait, évitant tant bien que mal le sol inégal, les racines entre-nouées et les branches basses. Que ne donnerait-il pas pour apercevoir les fenêtres de Poudlard, quand bien même se faire prendre par un préfet !

Le jeune homme avait bien tenté de jeter un Enchantement des Quatre-Points, mais il ne lui fut guère d'une grande utilité. En dernier recours, il se promit de jeter un Periculum, mais seulement en dernier recours car il n'était pas sûr que ce soit bien les professeurs ou les préfets que le retrouve mais plutôt des monstres ! En attendant, Louis se répétait la poignée de sortilèges de protections et d'attaques qu'il maîtrisait à la perfection ou quasiment.

Bon, reprenons. Il avait déjà vu ce drôle de buisson qui ressemblait vaguement à un chapeau pointu...bien que durant la nuit, il ait un aspect plus féroce. Louis s'avança rapidement vers le buisson et trébucha. Se retrouvant à terre, Louis tâtonna le sol pour retrouver sa baguette dans la pénombre. Il venait seulement de remettre la main dessus lorsqu'un autre craquement vint briser le silence de la forêt. Son cœur s'arrêta de battre....
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Eurydice Wildsmith
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Re: Au fond de la forêt

Message par : Eurydice Wildsmith, Mar 07 Mar 2017, 20:13


En cette belle soirée, Eurydice avait décidé de prendre l'air. Dès que la nuit tombée, Poudlard se transformait en marre humaine de part l'animation qu'il y régnait. Le bruit était assourdissant et les rires fusaient de partout. La serpentard n'arrivait décidément pas à s'habituer à ses effusions de chaleur qu'elle préférait fuir. * mais bon sang, tu devrais t'amuser un peu ! Quelle rigidité !*

« Pas de préfets à l'horizon » murmura-t-elle.

Elle allait trouver une autre activité plus attrayante qui intimait de l'obscurité et finit par s'éloigner du château. La forêt Interdite apparût bientôt devant ses yeux ébahis. Cela lui rappelait quelques souvenirs lointains.
*Comment suis-je arrivée ici ? A force de bavarder me voilà au bord de l'Interdit*
Des crépitements se faisaient entendre en elle mêlés à ce désir étrange qui l'empêchait de dormir.
Soudain, une lumière mouvante scintilla au loin ce qui l'intrigua fortement. * Si je peux la voir c'est que cela doit être une sacrée intensité*
La jeune femme se demandait qui pouvait bien se balader à une heure pareille. Une curiosité s'empara d'elle et celle-ci se mit en quête de la petite lumière qui déjà s’enfonçait dans les fourrées.
*Il faudrait que tu te bouges ma petite si tu ne veux pas te faire distancer*

Un brin téméraire, elle poursuivit l'inconnu mais le perdit de vue. Il s'était évaporé si vite.  Elle en éprouva une certaine déception.
La lune s'était déjà élevée dans le ciel depuis un bon moment. *Quel doux éclairage que celui de la nuit * songea-t-elle.
Le temps était plus frais et ses joues rosissaient chaque fois un peu plus. La Miss voulait se tenir en garde contre cette traîtresse de forêt qui pouvait receler de choses, de créatures dont elle n'aurait pas voulu connaître l'existence. Il était déjà trop tard pour des regrets car déjà celle-ci engloutissait ses pensées. Elle errait à l'aveuglette ne sachant trop où aller, décidant de ne pas trop attirer l'attention. Un peu de magie n'aurait pas été de trop.
L'inconnu ne devait pas être bien loin si elle avait pu l'apercevoir de l'orée de la forêt. Cela ne pouvait pas être une bête, enfin c'est ce qu'elle s'imaginait.
Au bout de ce qui lui parut une éternité, dans ce silence pesant, elle entendit le bruit d'une chute à quelques mètres de là. Ce qui la fit sursauter.
Un visage familier se dessina dans la noirceur de la nuit.
Louis était étendu par terre avec une sale mine *que je qualifierai de terrifié !*

« Et alors ? Que fait un agneau dans la forêt ? C'est toi qui perturbe la nuit avec ton aveuglement de tout à l'heure ? Je pense que je ne suis pas la seule à t'avoir remarqué. Enfin je l'espère pour nous parce que sinon je sens qu'on va pas s'en tirer avec une simple retenue vu le boucan que tu nous fais très cher. »

Elle ne pouvait cacher son engouement à l'idée de le trouver là. Drôle de coïncidence.

Elle ajouta précipitamment : « Bonsoir, J'espère ne pas t'avoir fait peur. Qu'est-ce-que tu faisais? » Tout en lui tendant la main pour l'aider à se relever avec un léger clin d’œil pour l'usage du français qu'il n'avait pas dû voir à cause de l'épais brouillard. *chacun son tour pour le ridicule !*

Un peu de compagnie ne serait pas de refus. Elle lui sourit se remémorant la bataille de la dernière fois. Des cercles de buées sortaient de sa bouche par intermittence. La brunette se rendit bien compte qu'elle apparaissait de nulle part comme un fantôme. Il y avait comme une ambiance féerique et tout à la fois inquiétante dans ces bois.
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