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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Afrique - Région des grands lacs
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Re: Afrique - Région des grands lacs

Message par : Invité, Ven 21 Mar 2014 - 23:43


Rp Unique

Le soleil brillait fort. Il brillait tellement fort que même un bon son de Jay-Z m'étouffait. Je transpirais à mort, respirant profondément à chaque bouffée d'air. Et je n'étais pas la seule à cuire. Mes deux autres colocs ressemblaient à des oeufs au plat sous la lumière orangée de Madagascar. Mon coeur avait même des hauts-le-coeur brusques au fur à mesure que je me bougeais pour me préparer. J'étais tout sauf habituée  à une chaleur pareille! En effet, vivre en Angleterre chaque jour nous accoutumait à des simples polos pour une journée à dix degrés. Maintenant c'était comme si on était dans un four immense à cent-quatre vingts degrés. J'exagérais bien sûr mais je n'avais vraiment pas l'habitude... La chambre en plus n'était même pas climatisée. C'était une grande caravane à roulette. Ayant trois lits, et marchant uniquement à la magie. On était trois à dormir ici... Il y avait une certaine Shelby, une américaine ici pour le safari des dragons, et un jeune kenyan étant ici pour découvrir et voyager...

Moi de mon côté, j'étais ici pour un but bien précis. Déjà échapper au château, ce n'était pas que j'en avais marre, mais si... C'était bien pour ça! J'en avais marre de cette atmophère confinée, de voir les mêmes personnes chaque jour, et depuis qu'Aby n'était plus dans l'ordre, je n'aimais plus vraiment retourner au QG non plus. Avant je me cassais la gueule dans les escalier, et elle elle venait m'aider, maintenant c'était soit Phoebe qui ricanait, soit Elenna qui me regardait comme une folle. Wouhou! Ambiance de malade chez les Phénix.
Mais mon véritable but n'était pas ça, c'était avant tout de rendre service à un très viel ami de la famille. Comme un oncle pour moi, même s'il était plus vieux que mon grand-père. A vrai dire je ne savais même plus dans quelle condition mes parents s'étaient liés à lui. Je me souvenus juste qu'il était là lorsqu'un problème ou un immense bonheur arrivait. Même si le premier cas se passait plus souvent que le deuxième.

En effet cet homme était médicomage, et c'était lui qui s'était occupé de mon père lorsqu'il avait eu l'incident avec les mages noirs. Enfin bref, repenser à ça ne me plaisait pas. J'étais sûre juste d'une chose, c'était que cet homme était un très vieil ami de la famille. Et qu'on ne laisserait tomber pour rien au monde... Néanmoins, la dernière fois qu'il m'avait contacté c'était loin pour nous proposer de l'aide. Au contraire, il voulait que je lui rende un service. Je lui avais dit oui, sans avoir besoin de réfléchir, sachant déjà que j'étais capable de tout faire pour lui et sa famille. Il m'avait demandé de prendre soin de sa petite-fille qui partait à Madagascar pour le safari de dragons, le labyrinthe des chaperouges, et la danse des flammes des Phénix. Inutile de dire que c'était avec plaisir que j'avais accepté.

Une fois propre et vêtue d'un short, débardeur, sac d'aventurier et tout le tralala, j'allai au numéro de caravane donné pour voir la fameuse "Nina Soleada". J'espérais juste que c'était une lilliputienne gentille et bien élevée. Sinon le voyage risquait d'être compliqué. Mais ce que j'espérais de tout coeur, c'était qu'elle ne soit pas ch***. Pas le genre de gamine à ne pas parler parce que "Oh! Mais c'est ma prof quoi! C'est trop la "tehon" s'teu plait han ouais!". Si elle était comme ça, tant pis pour notre bon vieux pêcheur je l'assassinerais et je danserais sur sa tombe... Après deux minutes de recherches assidues (en fait j'avais mis à peine deux minutes à trouver la caravane." Je toquais à la porte. Attendant que la jeune fille veuille bien m'ouvrir. Son grand-père l'avait prévenu je croyais bien. Maintenant espérant qu'elle soit pas comme les autres. Mais au final elle n'était pas là! Je rentrais donc dans ma caravane, attendant impatiemment que la nuit tombe pour que je puisse regarder la Danse des Phénix.
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Jessy Brown
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Re: Afrique - Région des grands lacs

Message par : Jessy Brown, Mar 19 Aoû 2014 - 20:38


PV : Linaewen Dementia |

_ _ Depuis qu’elle ne gérait plus la Ménagerie Magique du Chemin de Traverse, Jessy avait tout son temps pour vaquer à ses occupations ; elle s’entraînait parfois au Quidditch sur quelque espace vert, après avoir ressorti son bon vieux matériel, elle se promenait à Londres, passait à Pré-au-Lard - ou, du moins, aux alentours du château de Poudlard - et, avant tout, elle reprenait les voyages autour du monde qu’elle avait abandonnés il y avait de cela plusieurs années. Après d’intenses réflexions sur ses anciennes destinations et celles qui l’intéressaient fortement, elle choisit de se rendre dans la savane africaine : en Tanzanie.

_ _ Elle aimait bien se couper du monde et respirer un air meilleur que celui de la capitale anglaise. Là, elle serait servie ! Avec un peu de chance, peut-être verrait-elle des animaux comme des zèbres, des phacochères, des guépards, des lions, ou même des musards, des focifères… Même dans des coins que l’on pouvait penser perdus, la vie ne manquait pas. Et, puisqu’elle ne savait pas exactement combien de temps durerait son escapade, si elle commençait à s’ennuyer ou à se lasser, elle rentrerait. C’était aussi simple que cela. En outre, elle pouvait se permettre d’agir sur des coups de tête car elle avait dans son sac de voyage tout ce dont elle pouvait avoir besoin : nourriture en boîte, bouteille d’eau, sac de couchage, tente, balai, vêtements de rechange et des tas d’autres choses telles que des meubles, des cages, des potions toutes simples et divers accessoires, magiques ou non. On comprend vite l’utilité du sortilège d’extension indétectable !

_ _ Après quelques jours de préparation, Jessy partit pour l’Afrique de l’Est. Elle utilisa pour ce faire le meilleur moyen de transport - à son goût - pour de si grandes distances : le Portoloin. Elle saisit un vieux carton dans le jardin du Manoir et n’eut qu’à se laisser porter ; l’instant suivant, lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle découvrit qu’elle était au beau milieu d’un superbe paysage. Autour d’elle, sous un soleil brillant et un ciel bleu où mouvaient lentement de grands filaments de coton, des touffes d’herbe sèche s’étendaient à l’infini sur la terre sablonneuse et ondulée. Ici et là, piquaient les longues et fines branches d’une plante fanée ; non loin s’élevaient des baobabs puissants dont les pains de singe pendaient, dissimulés par quelques feuilles éparses. Le cœur de Jessy battit de plus en plus vite tandis qu’elle se demandait si un être vivant était présent non loin ; quelques minutes passèrent sans qu’elle remuât, puis, activée par le soleil qui commençait à la frapper sévèrement, elle marcha à la rencontre de la faune et de la flore.

_ _ Combien de temps ses pas l’eurent-ils guidée ce jour-là ? Combien de kilomètres parcourut-elle ? Elle n’en avait aucune idée ; tout ce qu’elle savait, c’est que le soleil descendait et que, à son instar, elle allait devoir se coucher. L’après-midi n’avait pas été vide, à son plus grand bonheur. Elle avait aperçu un troupeau de gazelles aux museaux et aux flancs striés de noir, et avait pu s’en approcher ainsi qu’en toucher une. Ce n’était pas grand-chose, à bien y regarder, mais cela n’augurait rien de mal pour la journée suivante et elle ne laisserait pas décourager pour si peu. La brune monta donc sa tente en vitesse puis s’y installa. Elle avait tout d’une petite maison confortable - merci à l’exsuperabilis -, et Jessy, qui la connaissait si bien maintenant, ne tarda pas à s’y endormir. Son seul problème fut les nombreux coups de soleil qu’elle avait attrapés, mais elle dut faire avec…

_ _ Le lendemain matin, la Miss se prépara rapidement. Vêtue d’un débardeur crème tout simple, d’un short en jeans légèrement abîmé et de baskets trouées par l’usure, elle retrouva la savane. Elle plia son campement qu’elle remit dans son gros sac à dos à peine plus léger qu’une plume. Les cheveux attachés et en partie cachés par une casquette poussiéreuse, des lunettes de soleil à deux noises sur le nez : Jessy ne craignait plus les rayonnements solaires, ou presque ; déjà en sueur - car le climat sec et brûlant changeait de l’Angleterre -, elle jeta le sac sur son épaule, vérifia que sa baguette était bien dans sa poche, et avança vers l’inconnu.
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Re: Afrique - Région des grands lacs

Message par : Linaewen Dementia, Mer 20 Aoû 2014 - 14:47


Cela ne pouvait qu'être une erreur. C'était un rêve ou plutôt un cauchemar, n'est-ce pas ? Elle ne pouvait pas se retrouver à cet endroit ! Pourquoi avait-il fallu qu'elle touche à ce stupide objet qui l'avait intriguée ? Stupide curiosité. Trait de caractère qui l'avait mené directement vers ce lieu d'horreur, vers ce pays chaud, où le Soleil ne cessait d'agresser sa peau blanche. Même sous ces arbres. Et comme pour l'enfoncer encore un peu plus dans sa peine, elle venait de se rendre compte qu'elle n'avait rien, ni vêtements, ni nourriture. De plus, sa peau était un contact direct avec le Soleil. Il fallait obligatoirement qu'elle retourne dans ce bâtiment qu'elle voyait encore il y a quelques minutes. Si seulement elle n'avait pas touché à ce Portoloin.

13 minutes auparavant



L'eau s'écoulait le long de son corps. Cette longue descente la faisait penser à la chute de tous ces ennuis. Une tombée impossible. Pourtant, cette eau coulait encore et encore. Avait-il un espoir alors ? Lasse et fatiguée de jouer, déjà habituée à cette douleur quotidienne, elle faisait sûrement partie des cas désespérés qui ne faisaient tout pour ne pas être remarquée afin de s'enfoncer encore plus de sa peine. Cette facilité ne leur plaisait pas, il fallait toujours chercher cette complexité qui faisait fuir toutes aides quelconques. Encore faut-il que ces êtres continuent leur avancée de ce labyrinthe. Tous avaient renoncé. Lâchement.
Secouant sa tête de droite à gauche, Linaewen éteignit l'eau et sortit.

Portant une simple robe, la sorcière marchait dans l'ombre. Oui, toujours dans les ténèbres. Le Chemin de Traverse ne contenait que très peu d'élèves. C'était calme à vrai dire. Beaucoup entraient dans les boutiques, sortant quelques minutes plus tard. La jeune fille observait ces élèves avec ennui. Comme pour combler cet agacement, elle se dirigea vers la librairie "Fleury et Bott". Le mieux était de lire. Avant de dépasser l'entrée du magasin, sa tête se tourna vers la droite, où, au fond d'une ruelle, luisait un objet attrayant. Sans vraiment réfléchir, elle s'approcha vers cette chose luisante. Celle-ci était en fait une barrette que mettait les jeunes filles dans leurs cheveux, pour tenir cette touffe incontrôlable. Ses doigts effleurèrent l'objet. Lumière, vitesse et chaleur. La savane lui faisait face.

A cet instant-même, elle pouvait être considérer comme une folle. Son corps entier tremblait, ses yeux s'ouvraient et se fermaient rapidement. Sa bouche faisait de même, laissant échapper quelques sons inaudibles, son corps se balançait en avant et en arrière, elle était semblable aux fous qui attendaient patiemment quelqu'un. Personne qui ne viendra jamais. La jeune femme devait, bien évidemment, faire une crise d'angoisse maintenant. Comme si la situation n'était pas assez irritante ! Elle, une boule de nerf essayant d'échapper aux rayons de chaleur omniprésent, une âme affolée par cet endroit qu'elle n'avait jamais voulu voir. Dementia, une fille qui pourtant aime voyager, a en ce moment, le mal du voyage. Jamais elle n'avait voulu atterrir dans ce four vivant, entourée d'animaux inoffensifs pour certains. Pour certains !

Il fallait qu'elle se reprenne. Obligatoirement, à moins de vouloir périr. La scène se trouvait être un drame des plus comiques. Sa respiration se calmait petit à petit. Son corps lui appartenait enfin. Ses yeux regardèrent les alentours. Désert. Tout était désert, aucun être humain. En même temps, quelle chance aurait-elle eu si un humain se montrait et le saluait en lui disant : "Hey, je vais rentrer, donc suis-moi, je ne te veux aucun mal." Idiote.
Ses pieds s'activèrent automatiquement. La raison ne faisait rien, elle était au repos très certainement. Jamais elle n'aurait accepté de la conduire sous ses braises. Telle une rescapée, elle avança rapidement, dans l'espoir de trouver quelqu'un. Était-ce le destin, ou serait-ce la chance ? Quoiqu'il en soit, ses yeux se dirigèrent automatiquement vers cette silhouette. Une femme. Lina' se mit à trottiner vers elle. Au revoir toute retenue, la situation ne lui permettait pas de cacher cette angoisse montante à un rythme effréné.

Un semblant essoufflée, sa voix s'éleva, suffisamment haute pour que la jeune femme l'entende :

- Bonjour. Je ... Je ne sais pas trop pourquoi le destin m'a menée dans cet endroit, mais je ne devais pas être ici. C'est vrai, pourquoi arriver en pleine savane alors que j'étais tantôt dans cette ruelle ? Une surprise détestée. Le ciel était plus gris. C'était préférable !

Son corps s'arrêta soudainement, à quelques centimètres de celui de l'inconnue, elle reprit parole, avec un peu plus de fermeté :

- Pourriez-vous me faire partir ? Juste, quelque part. Loin, loin ... Si loin de cela.

Désespérée, un mot si faible.
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Jessy Brown
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Re: Afrique - Région des grands lacs

Message par : Jessy Brown, Dim 24 Aoû 2014 - 2:16


_ _ Emplie du profond désir de découvertes qu’elle éprouvait à chacune de ses sorties à l’étranger, Jessy tint haut sa tête et fit courageusement face aux dizaines de degrés en trop. Elle avançait, détendue, au milieu d’un désert où la vie apparaissait parfois de façon plutôt surprenante. Le soleil de plomb, à moitié levé, faisait briller la peau cuivrée de la jeune femme - une peau qui, bientôt peut-être, obtiendrait une charmante couleur rouge écrevisse. Pour le moment, aucune trace de créature vivante. Mais elle ne désespéra pas : la veille, il lui avait fallu marcher un certain temps avant d’observer la première chose intéressante. Elle poursuivit donc sa route, les sens en alerte ; elle jeta des coups d’œil alentours et se délecta d’un paysage activement reposant, tout en écoutant le léger souffle du vent entre les branchages.

_ _ Au bout de plus d’une heure, la brune dut bien se rendre à l’évidence : elle s’ennuyait. Elle n’avait rien remarqué d’extraordinaire, si ce n’était un énorme lapin blanc, loin au-dessus d’elle, qui pataugeait lentement dans une eau claire et avait fini par s’y évaporer pour donner vie à de petites figures informes - en somme, elle avait dû se résoudre à ‘‘donner vie’’ aux nuages pour passer le temps. Elle se demanda si elle pouvait contrôler ces grands filaments cotonneux à l’aide de sa baguette magique ; malheureusement - ou heureusement -, ces pensées futiles furent interrompues par un « Bonjour » anxieux qui la fit sursauter.

_ _ Jessy fit volte-face, se demandant si le murmure qui parvenait à ses oreilles était son imagination - peut-être que la solitude commençait déjà à lui peser - ou bien si quelqu’un s’était adressé à elle. Les yeux écarquillés, elle réalisa que c’était une jeune femme qui l’avait apostrophée. Elle portait une robe toute simple, de laquelle dépassaient deux longues jambes, deux bras d’une finesse remarquable, ainsi qu’un visage aux yeux gris profonds et aux joues creuses encadré par une vague de cheveux sombres. Sa peau de porcelaine laissait deviner qu’elle ne se rendait pas souvent à la savane, et peut-être même qu’elle n’avait pas désiré venir en ces lieux ; elle s’exprimait d’une voix à bout de souffle que l’ancienne Serdaigle ne parvenait pas à saisir pleinement - sa stupeur y étant sans doute pour quelque chose également.

_ _ Néanmoins, elle l’écouta de son mieux et put saisir le sens de ses paroles : il semblait qu’elle ne savait pas trop comment elle était arrivée là, qu’auparavant elle se trouvait en pleine rue - ce ne devait pas être tout proche - et qu’elle aurait préféré y rester. Mais était-ce véritablement sensé ? La brune en doutait ; elle se demanda si elle n’avait pas en face d’elle une personne un peu perturbée, folle. Ou bien étaient-elles toutes deux folles, perdues en plein désert ? Elle ne savait plus du tout que penser. Dans son agitation, elle ne se rendit même pas compte que cette étrangère parlait dans sa langue ; elle se contenta de conserver ses grands yeux étonnés, pencher la tête sur le côté et dire :

_ _ « Mh, que se passe-t-il ? D’où venez-vous ? Je suis passée par là et vous êtes apparue… je ne vous avais pas remarquée… Vous m’avez fait peur ! Vous étiez dans une ruelle ? Êtes arrivée ici sans le vouloir ? Mais où voulez-vous aller maintenant ? Il n’y a rien d’autre que du sable et quelques branches à des kilomètres ! »

_ _ Jessy s’exprimait de façon saccadée et reprenant le peu d’éléments qu’elle connaissait de l’histoire de cette jeune fille. Elle parlait pourtant doucement, attristée d’une certaine façon par son état désespéré. Elle se tut un instant, puis reprit de façon plus ordonnée et posée.

_ _ « Je dois dire que je ne comprends pas très bien ce que vous dites… ni comment ça a pu arriver… Allez, calmez-vous. Et expliquez-moi ce qui vous est arrivé pour que j’essaie de vous aider. »

_ _ Tout en parlant, elle retira son sac à dos et le posa à terre. Alors, elle se pencha, l’ouvrit et enfonça sa main en son intérieur à la recherche d’objets bien précis.

_ _ « Voulez-vous vous asseoir ? » Elle sortit un tabouret qu’elle déplia sur l’herbe sèche. « Allez-y, asseyez-vous. Et, euh… attendez que je la trouve… Mh… »

_ _ Au bout d’une interminable succession de secondes, Jessy trouva l’objet tant convoité. Il s’agissait d’une bouteille d’eau qui avait été sacrément utilisée depuis la veille. Par ailleurs, elle était maintenant vide. La sorcière sortit donc sa baguette, sans se soucier du fait que l’inconnue ait pu être une Moldue, et fit apparaître de l’eau à l’intérieur du contenant. Elle espérait que cette boisson apparue par magie ne découragerait pas la jeune femme aux cheveux de jais, car il était fort probable qu’elle en ait besoin en cet instant ; elle lui tendit donc la bouteille et attendit ses explications.
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Linaewen Dementia
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Re: Afrique - Région des grands lacs

Message par : Linaewen Dementia, Lun 25 Aoû 2014 - 15:05


Elle était agacée. De la situation tout d'abord ainsi que des paroles de la jeune femme. Celle-ci ne lui avait rien fait, mais redire ce qu'elle avait pu dire tantôt fut énervant. Elle s'était expliqué clairement selon elle, en laissant de côté ce sentiment qui ne cessait de grandir, encore et encore. L'angoisse. Elle voulait crier que le Soleil la brûlait, que la chaleur la rendait fébrile, que ce paysage n'arrangeait en rien son état, mais elle se tut. Comme le dit la jeune femme, elle essaya de se calmer. Ses yeux se fermèrent, et elle inspira une grande bouffée d'air. Cela ne tarissait toujours pas ce stress, mais il semblait moins présent. A présent plus calme, elle retint une remarque acerbe envers cette femme. Après tout, comme elle le disait si bien, elle ne voulait que l'aider. En son for intérieur, un combat acharné se déroulait. Un parti refusait toute aide, tandis que l'autre l'accueillait à bras ouverts. Alors elle céda. Le désespoir perçut dans sa voix ne pouvait être changé en un autre sentiment. Cette petite course lui avait aussi enlevé toute fierté. Alors elle n'était plus à ça près.

Dire qu'elle était étonnée semblait absurde. Quand l'inconnue sortit le petit tabouret de son sac, un petit sourire à peine visible s'étendit sur son visage. La politesse ne manquait pas, elle eut même la bonté de sortir une bouteille d'eau emplie par le biais d'une baguette. Cette arme sorti, elle se rendit compte qu'elle n'avait même pas pensé à croiser un Moldu. Voir une sorcière semblait si évident.
Hésitante, elle prit la boisson et but. A vrai dire, elle n'avait pas vraiment le choix. La perspective de dessécher ne semblait pas magnifique. Tout dans la grâce, elle s'assit comme convenu et fixa celle qui se tenait debout. Ce n'était pas équitable et angoissant dans un sens. La voir au-dessus d'elle la gênait. Un soupir s'échappa de ses lèvres et elle répeta ses dires d'une façon différente :

- J'ai malencontreusement touché un Portoloin en forme de barrette tout en fait ravissante. Ce qui fait que je me retrouve en ce lieu. Je ne voulais guère vous déranger cependant, ses yeux gris se firent plus chaleureux, pourriez-nous aller sous cet arbre qui procure ne serait-ce qu'un peu d'ombre ? A ce que j'ai pu comprendre, je ne pourrais pas partir dans l'immédiat.

Comme elle l'eut dit, Lina' se dirigea vers cet arbre. Toutefois, quelques rayons perçaient le feuillage. Tabouret à la main, elle le reposa et se rassit, puis elle ajouta :

- Je ne crois pas qu'être debout vous plaît. Dites-moi donc, depuis combien de temps êtes-vous ici ?

Autant discuter, bien que l'envie de rentrer se faisait forte. L'ennui s'insinuait dans son corps, ce traître qu'elle n'arrive pas à faire partir Aussi, l'idiote qu'elle était venait de se rendre de quelque chose, sa baguette se trouvait bien évidemment dans les cachots. Était-elle réellement maudite au point d'oublier une chose essentiel pour un sorcier ?
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Jessy Brown
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Re: Afrique - Région des grands lacs

Message par : Jessy Brown, Jeu 28 Aoû 2014 - 2:04


_ _ La jeune femme qui était arrivée comme par magie n’avait pas l’air très en forme. Tout d’abord, elle avait paru tourmentée lorsqu’elle avait interpelé Jessy, puis elle avait semblé soucieuse, et l’on avait pu apercevoir dans ses iris gris une sorte d’envie de se replier. La sang-pur n’avait aucune idée de ce qu’elle pouvait bien penser ou ressentir, après s’être téléportée involontairement d’on ne savait quelle façon ; elle la regarda donc simplement inspirer puis expirer, accepter la bouteille, s’asseoir sur le modeste tabouret et laisser échapper un soupire. Ce fut à cet instant qu’elle lui synthétisa clairement le fâcheux incident qui l’avait menée à des milliers de kilomètres de sa nation.

_ _ « J'ai malencontreusement touché un Portoloin en forme de barrette tout en fait ravissante. Ce qui fait que je me retrouve en ce lieu. »

_ _ Reprenant les informations qu’elle lui avait dévoilées précédemment, Jessy tira une conclusion plutôt vraisemblable : elle se promenait dans une ruelle surmontée d’un ciel chargé de nuages - sans doute fut-elle en Angleterre, peut-être même dans la fameuse allée commerçante du Chemin de Traverse - lorsqu’elle avait malencontreusement touché une barrette à l’heure exacte à laquelle un Portoloin avait été enclenché. Ce n’était pas impossible, pas du tout… mais ce genre de problèmes de transport ne devait pas être fréquent, car elle n’en avait jamais entendu parler ! Heureusement que cela n’était pas arrivé à un Moldu - car si elle avait parlé de Portoloin, elle ne devait pas en être un : elle imaginait déjà la victime, sans pouvoirs magiques, finir sous la forme d’un squelette au milieu d’une savane en Tanzanie, après avoir été dévorée par quelque charognard, le tout sans avoir jamais su comment elle s’y était retrouvée. Cette étrangère avait bien de la chance d’être tombée sur elle, sans quoi son destin aurait à peu près été semblable à celui-ci. Néanmoins, malgré toutes ses hypothèses sur les victimes potentielles de la charmante barrette, Jessy ne pouvait s’empêcher de penser à la personne qui avait ensorcelé l’objet. Avait-elle oublié qu’elle fût censée se rendre jusqu’en Afrique ? Ou n’avait-elle pas trouvé son moyen de transport et le cherchait-elle présentement ? Tant de questions dont elle ne connaîtrait jamais les réponses, et, finalement, cela n’en était pas plus mal.

_ _ La brune n’eut toutefois pas le temps de donner son avis concernant cette histoire ; on reprenait déjà, avec une attitude plus sympathique et paisible qu’auparavant :

_ _ « Je ne voulais guère vous déranger cependant, pourriez-nous aller sous cet arbre qui procure ne serait-ce qu'un peu d'ombre ? A ce que j'ai pu comprendre, je ne pourrais pas partir dans l'immédiat. »

_ _ Jessy sourit et hocha la tête. Qui serait-elle pour lui refuser un peu d’ombre ? Elle la suivit jusqu’au pied d’un arbre légèrement dégarni et ne pipa mot tandis que l’autre reposait son siège et s’y asseyait de nouveau tout en délicatesse. Elle comprenait qu’elle ne voulait pas la déranger. Après tout, ce n’était pas de sa faute si elle avait été au mauvais endroit au mauvais moment ! Et puis, c’était normal qu’elle soit allée voir la seule personne présente jusqu’à l’horizon.

_ _ Par contre, c’était sans doute vrai, elle ne pourrait pas partir dans l’immédiat. La brune n’y avait pas encore réfléchi avec attention, mais elle ne disposait pas d’un grand nombre de moyens pour retrouver la civilisation. Le transplanage, c’en était hors de question ! Avec la distance, elles pourraient tout aussi bien atterrir en Antarctique ou avoir deux jambes en moins… chacune. Sinon, elle avait son balai. Jamais elle ne le prêterait à une inconnue - pas son Tourbillon de Flammes, non ; tenir à deux dessus serait problématique, de même que survoler terre et mer des jours durant. Enfin, elle possédait une baguette et pouvait toujours tenter de créer un Portoloin sans se soucier de l’avis d’un quelconque Ministère. Elle aviserait selon les besoins et ses capacités.

_ _ « Je ne crois pas qu'être debout vous plaît. Dites-moi donc, depuis combien de temps êtes-vous ici ? »

_ _ La Brown ouvrit de grands yeux. Il avait fallu que cette jeune fille lui fasse remarquer qu’elle était debout pour qu’elle se rende compte qu’elle marchait depuis l’aube et que ses jambes souffraient de ne pas avoir pu se reposer. Elle n’avait pris qu’un tabouret, c’était dommage ; en même temps, elle ne s’était pas attendue à recevoir quelqu’un dans cette contrée désertique. Elle déposa une nouvelle fois son sac à terre puis se pencha dessus pour le fouiller, songeant que n’importe quoi pourrait faire l’affaire. Elle enfonça son bras droit jusqu’au niveau de son épaule puis tâta à la recherche d’un simple surface plane un tant soit peu surélevée.

_ _ « Oh, je suis arrivée en Tanzanie hier dans la matinée, directement dans cette savane. J’ai eu le temps de marcher un peu, j’ai vu quelques animaux - rien de dangereux, rassurez-vous, simplement des gazelles il me semble. Sinon, j’ai l’impression qu’il n’y aucun autre être vivant aux alentours. C’est pour ça que votre arrivée m’a fait peur, je dois dire que c’est surprenant de croiser quelqu’un par ici ! D’ailleurs, vous avez raison, je suis debout depuis ce matin et ça ne me fera pas de mal de m’arrêter un peu… »

_ _ Tout en s’exprimant, l’ancienne Serdaigle retira de son sac à dos plusieurs objets qui la gênaient plus ou moins dans sa quête. Elle jeta donc par-dessus son épaule une paire de chaussettes grises, un t-shirt poussiéreux ainsi qu’une conserve, en se disant qu’elle les ramasserait plus tard. Alors, elle parvint à en sortir une petite table circulaire qu’elle plaça non loin de l’inconnue, à l’abri du tronc qui semblait bizarrement écorché, vu de près. Elle se posa, la regarda et dit, curieuse :

_ _ « Vous parlez anglais et préférez le ciel couvert… vous ne viendriez pas d’Angleterre ou des environs, par hasard ? »

_ _ Jessy eut un sourire amusé. Elle connaissait ça, le ciel gris de Londres. Il y avait bien longtemps, quand les détraqueurs hantaient encore la région, c’était encore pire ; les choses s’étaient arrangées depuis, mais ce n’était pas toujours ça, car parfois l’on ne pouvait pas grand-chose à la météo. Et puis, au point où elle en était - rencontrer quelqu’un arrivée par hasard en plein désert -, elle pouvait se permettre de suggérer une telle coïncidence. Levant les yeux vers le plafond d’un bleu pur et infini, elle remarqua que le soleil s’était dressé et serait bientôt à son zénith. Elle n’avait pas encore particulièrement faim, mais il faudrait qu’elles pensent à se nourrir, puisqu’elles ne savaient pas combien de temps elles resteraient là.

_ _ « Au fait, comment vous appelez-vous ? Moi c’est Jessy, Jessy Brown. » Courte pause, puis elle revint au principal problème pour tenter d’y trouver une solution. « Comme vous le savez, ça ne va pas être facile de retourner d’où vous venez, et ça ne se fera pas rapidement. Je ne sais pas si vous avez votre permis de transplanage, mais dans tous les cas nous ne pouvons pas voyager de cette manière, c’est trop risqué. J’ai un balai dans mon sac, dans le pire des cas nous pouvons l’utiliser mais ce serait long et probablement pas des plus agréables. Le mieux serait de créer un nouveau Portoloin avec l’un de mes objets, mais il faudrait être sûr de réussir le sortilège et veiller à l’heure du départ, et cela ne serait pas non plus très rapide. »
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Linaewen Dementia
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Re: Afrique - Région des grands lacs

Message par : Linaewen Dementia, Lun 1 Sep 2014 - 13:22


« Oh, je suis arrivée en Tanzanie hier dans la matinée, directement dans cette savane. J’ai eu le temps de marcher un peu, j’ai vu quelques animaux - rien de dangereux, rassurez-vous, simplement des gazelles il me semble. Sinon, j’ai l’impression qu’il n’y aucun autre être vivant aux alentours. C’est pour ça que votre arrivée m’a fait peur, je dois dire que c’est surprenant de croiser quelqu’un par ici ! D’ailleurs, vous avez raison, je suis debout depuis ce matin et ça ne me fera pas de mal de m’arrêter un peu… »


Linaewen hocha la tête. Son regard se perdit au loin. Elle ne pouvait pas nier la beauté du lieu dans lequel elle se trouvait. Bien que le soleil se faisait persistant, la vue n'en était pas moins sublimée. Peut-être son amour pour les voyages qui parlait, mais elle appréciait cet endroit désert où le silence était roi. Parfois même, un cri provenant d'un animal en détresse s'éleva dans l'air lourd. A ce son, l'envie d'accourir à son secours persistait comme celui de l'achever sans aucun pitié et sourire face à la vue horrible d'une bête torturée et ensanglantée. En ce moment-même, l'absence de toutes paroles n'était pas présente. La sorcière enleva des objets de son sac pour reprendre la parole :

« Vous parlez anglais et préférez le ciel couvert… vous ne viendriez pas d’Angleterre ou des environs, par hasard ?

- En quelque sorte oui. Peu d'Anglais apprécient ce ciel nuageux, ils le méprisent même pour l'eau qui en tombe. La pluie est-elle si laide ? C'est injuste. Et vous, d'où venez-vous ? »


Peut-être manquait-il une averse pour que l'humeur de la sorcière soit meilleur. Quoiqu'il en soit, la chaleur persistait et ne pas bouger rendait la situation délicate. Marcher sous ce soleil n'arrangerait sûrement rien, mais elle pourrait évacuer cette tension intérieure. Ce trouble acquis par le biais de diverses pensées déplaisantes, par des visions cauchemardesques, mais aussi par ce plaisir malsain ainsi que par ses envies hors-normes. Oui, elle voulait évacuer tout ceci en oubliant sa crainte du Soleil. Elle devait y faire face, pour elle-même. Elle devait y faire face, pour elle-même. La jeune femme se redressa, son regard dénué de toutes émotions. Elle écouta les paroles de l'étrangère :

« Au fait, comment vous appelez-vous ? Moi c’est Jessy, Jessy Brown. Comme vous le savez, ça ne va pas être facile de retourner d’où vous venez, et ça ne se fera pas rapidement. Je ne sais pas si vous avez votre permis de transplanage, mais dans tous les cas nous ne pouvons pas voyager de cette manière, c’est trop risqué. J’ai un balai dans mon sac, dans le pire des cas nous pouvons l’utiliser mais ce serait long et probablement pas des plus agréables. Le mieux serait de créer un nouveau Portoloin avec l’un de mes objets, mais il faudrait être sûr de réussir le sortilège et veiller à l’heure du départ, et cela ne serait pas non plus très rapide. »


Elle répondit d'une voix lasse :

« Je comprends tout à fait. Peut-être serait-il judicieux de marcher ? Bien que vous veniez de vous asseoir, il faut croire que l'inactivité ne me va guère. Je me prénomme Linaewen Dementia. »

Sans même attendre sa réponse, elle avança. Une légère hésitation avant de franchir la ligne différenciant ombre et lumière. Elle se dirigea automatiquement vers herbes un peu plus hautes que les autres. Le frottement des plantes contre sa peau la fit frissonner. La Sang-Pur était en symbiose avec la nature, rien de plus. Tout autre élément lui était indifférent, seule la verdure comptait à ses yeux. Elle aurait même pu courir. Au lieu de faire ceci, son pas s’accéléra. Bien que la joie soit immense, son visage inexpressif ne laissait sortir aucune expression s'approchant de l'euphorie. Tout se jouait en son intérieur. Puis, revenant subitement à elle, son visage se tourna cherchant l'autre jeune femme. Quand celle-ci fut à ses côtés, elle reprit la discussion laissée en suspens :

« Voyagez-vous souvent ? Je suppose que la Tanzanie n'est pas votre pays d'origine. Qu'avez-vous comme animal ? »
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Re: Afrique - Région des grands lacs

Message par : Jessy Brown, Dim 28 Sep 2014 - 17:22


Vraiment désolée du retard Linaewen. Ce RP ne nous fait pas trop avancer mais je voulais te répondre après tout ce temps...

_ _ Assise sur sa petite table, Jessy croisa les jambes. Qu’est-ce que cela faisait du bien de s’asseoir un peu ! Elle ressentait des fourmillements jusqu’aux extrémités de ses orteils, qui lui faisaient enfin comprendre qu’il était temps de faire une pause, et elle percevait mieux la lourde chaleur de l’atmosphère sur sa peau bronzée. Quand elle adressa un regard à la nouvelle arrivée, elle la vit observer les lieux avec des yeux brillants. Elle se demanda ce qu’elle pouvait bien imaginer, si cette belle journée ne lui inspirait que la crainte du soleil et le désespoir de la soudaine marginalité, ou si elle s’attardait à contempler la beauté de la situation…

_ _ On entendit brusquement un gémissement lointain, atténué par la distance, venu d’on ne savait où. La brune tourna la tête en tous sens pour voir s’informer de l’avancée d’une éventuelle bête sauvage, mais non, toujours rien ; peut-être fut-ce là un mirage auditif. Elle secoua brièvement la tête pour tenir ces idées à l’écart. Ce n’était pas le moment de songer à partir à la recherche d’une chimère. Quand bien même, si elle le souhaitait, elle irait plus tard et trouverait certainement quelque chose : car on peut toujours trouver de la vie, même au fin fond d’un désert, il suffit d’ouvrir l’œil.

_ _ La jeune fille lui répondit alors concernant la région qu’elle avait quittée pour se retrouver dans cette cambrousse.

_ _ « En quelque sorte oui. Peu d'Anglais apprécient ce ciel nuageux, ils le méprisent même pour l'eau qui en tombe. La pluie est-elle si laide ? C'est injuste. Et vous, d'où venez-vous ?

_ _Je viens justement d’Angleterre, de Londres plus précisément. Et la météo ne me déplaisait pas tant que ça. La pluie permet de nettoyer ses idées, et puis j’aime bien le bruit de sa chute sur les tuiles des toitures. » Elle rit doucement puis reprit. « Mais le soleil n’est pas mal non plus, ça change, simplement. Il nous fait prendre des couleurs et réchauffe le cœur, n’est-ce pas ? »

_ _ Pour ce qui était du cas de la fille aux cheveux d’encre, prendre des couleurs ne serait pas un mal, à moins qu’elle tînt à conserver sa peau laiteuse - car ça s’entretenait, cette couleur-là, et cela impliquait de ne jamais s’exposer aux agressions solaires. Dans tous les cas, une petite sortie de temps à autres n’était pas un mal… si ? Il fallait bien s’en persuader, car elles ne pouvaient pas partir pour le moment, comme le démontra bientôt Jessy. L’inconnue le concéda, puis fit une proposition :

_ _ « Je comprends tout à fait. Peut-être serait-il judicieux de marcher ? Bien que vous veniez de vous asseoir, il faut croire que l'inactivité ne me va guère. Je me prénomme Linaewen Dementia. »

_ _ Ainsi, Linaewen, qui s’était déjà levée, commença à s’éloigner. Jessy n’eut qu’une fraction de seconde pour faire le deuil de son repos et se dire qu’il valait mieux ranger tout ce qu’elle avait sorti. Elle se leva donc sans trop de mécontentement car, finalement, elle avait pris l’habitude de se tenir debout. En deux temps trois mouvements, elle avait remises à leur place la table, la chaise et les quelques bricoles qu’elle avait jetées sans ménagement. Elle aurait pu les laisser traîner sans crainte de se faire voler - sauf, par malchance, si ça eût été par une bestiole kleptomane -, mais elle doutait de revenir plus tard sur ses pas et préférait transporter sa maisonnée dans tous ses déplacements, tel un escargot ou une tortue.

_ _ Mais contrairement à ces créatures à carapace, elle marchait rapidement. C’est pourquoi, lorsqu’elle eut son sac sur le dos, fut fin prête et se rendit compte que Dementia trottinait bien vite à quelques pas d’elle, elle se dressa et la rattrapa en quelques secondes. De ses grands pieds, elle écrasait une herbe verte aux reflets d’or, qui caressait rudement ses mollets et se repliait dans de légers craquements à son passage. À son niveau, Jessy sourit, amusée par sa rapidité ; l’autre, quant à elle, poursuivit leur conversation avec un visage relativement impassible.

_ _ « Voyagez-vous souvent ? Je suppose que la Tanzanie n'est pas votre pays d'origine. Qu'avez-vous comme animal ? »

_ _ Le sourire de l’ex-Serdaigle s’amplifia. Linaewen venait de la questionner, sans le savoir, sur ses deux passions : le voyage et les animaux. Elle ne voyageait pas tant qu’elle l’aurait espéré, mais elle n’était pas capable de quitter Londres trop longtemps, et puis quelques sorties par-ci par-là étaient déjà très bien ! Pour ce qui était de ses animaux… Elle avait, en quelques sortes, tous ceux qui vivaient à la Boutique d’Animaux Magiques, ce qui faisait un certain nombre… mais elle ne ramenait chez elle que ses favoris, qu’elle avait achetés depuis près d’un an désormais. Elle ne se permettait pas d’amener davantage au Manoir, après tout elle était en colocation et ne voudrait jamais imposer tout une ferme aux deux autres. C’était d’ailleurs pourquoi, la plupart du temps, quand elle partait en voyage, elle laissait ses trois créatures dans la boutique, où l’on s’occupait toujours très bien d’eux.

_ _ Jessy répondit, tandis qu’elles avançaient toujours vers l’horizon.

_ _ « Oui, je suis née à Londres et ai toujours vécu là-bas, c’est pourquoi j’aime bien changer d’air de temps à autres et voyager aux quatre coins du monde. Mais, souvent, mes voyages ne durent pas bien longtemps car ma ville me manque. D’ailleurs, ça faisait longtemps que je ne m’en étais pas autant éloignée ! Parce que j’ai une ménagerie, là-bas, à Londres, et elle me prenait beaucoup de temps. Il y a là toutes sortes d’animaux magiques desquelles s’occuper, mais je ne ramène chez moi que mon fléreur, mon hibou et mon jobarbille. Et vous, il vous arrive de voyager ? Peut-être en dehors des pays chauds, j’image ? »
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Re: Afrique - Région des grands lacs

Message par : Linaewen Dementia, Dim 12 Oct 2014 - 12:23


Mille excuses. Bon, rendons ce RP plus attrayant afin de le faire avancer ! tongue

Quelque chose était présent, c'était maintenant certain. Elles ne marchaient que depuis peu de temps et voilà qu'une créature ou un humain venait les ennuyer sous ce soleil de plomb. Linaewen en oublia même pendant quelques secondes, la présence de la sorcière à ses côtés. Ses yeux fixaient les herbes hautes luisant sous les rayons de la grande étoile. Celles-ci venaient de bouger avec légèreté, un mouvement qui pouvait passer inaperçu si elle ne regardait pas avec intensité l'herbe. Seuls les mots de cette Jessy Brown la déconcentra :

« Oui, je suis née à Londres et ai toujours vécu là-bas, c’est pourquoi j’aime bien changer d’air de temps à autres et voyager aux quatre coins du monde. Mais, souvent, mes voyages ne durent pas bien longtemps car ma ville me manque. D’ailleurs, ça faisait longtemps que je ne m’en étais pas autant éloignée ! Parce que j’ai une ménagerie, là-bas, à Londres, et elle me prenait beaucoup de temps. Il y a là toutes sortes d’animaux magiques desquelles s’occuper, mais je ne ramène chez moi que mon fléreur, mon hibou et mon jobarbille. Et vous, il vous arrive de voyager ? Peut-être en dehors des pays chauds, j’image ? »

La sorcière hocha lentement la tête, la mine amusée. Les voyages étaient pour elle-aussi sacrés bien qu'elle ne part que très peu dans ces pays chauds. Les pays froids étaient largement préférés. Quand la neige dansante d'un blanc pur se poser délicatement sur son visage d'une pareille couleur, un sentiment se satisfaction la faisait frémir. Ce froid violent ou doux, ce paysage à couper le souffle, ces coutumes pour le moins étrange. Elle se souvient encore de ce voyage en Alaska. Cette destination lui avait directement plu, elle n'avait guère été déçue.
A son tour, elle répondit à son interlocutrice :

« Des animaux chéris, je n'en doute pas une seule seconde. J'apprécie le fait que vous aimiez votre ville, voilà une chose bien rare de nos jours. Pour vous répondre promptement, il m'arrive de partir. Souvent même. Pas que je me lasse de cette ambiance urbaine, bien que la bruit qui assaille mes oreilles ne me plaît guère, mais les paysages étrangers sont et resteront les paysages les plus beaux. Il est vrai que les pays chauds, continua-t-elle un sourire en coin, ne sont que très peu visités. Néanmoins, ils ne sont pas pour autant évités. »

La Française s'arrêta subitement tourna la tête vers la droite. Elle avança et traversa le mont d'herbes. Elle ne rêvait pas, une ombre venait de passer devant ses yeux. Ne pas savoir ce que cela était la dérangeait, c'est pour cela qu'elle courut dans la direction de la créature. Il fallait bien trouver une excuse non ? Quoiqu'il en soit, elle allait voir cette créature, qu'importe la prix. Qui a osé dire que la curiosité était un vilain défaut ? Certes pas. Après avoir découvert la vérité, nous nous sentons étrangement apaisés, même si la découverte est des plus horribles. Il ne faut le nier. Si, par un grand hasard, elle rencontre une créature hideuse blessée de partout, la tête brûlée, le corps ensanglanté, elle ne fuyerait pas.

Alors qu'elle courrait, elle se retourna dans le but de voir l'étrangère. Quand la Serpentard, elle lui sourit doucement à cause de l'adrénaline dans ses veines et l'interpella d'une voix suffisante : « Es-tu curieuse ? »
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Re: Afrique - Région des grands lacs

Message par : Jessy Brown, Dim 9 Nov 2014 - 2:21


Encore une fois, vraiment désolée du retard... j'essaierai d'être plus rapide désormais, sinon le RP risque de durer des années sans trop avancer x)


Le silence de la savane suivit les paroles de Jessy ; un silence tout à fait léger, emprunt du sentiment de liberté que procurait l'étendue sauvage de ce désert inconnu de Tanzanie, de cette promenade improvisée mêlant à la fois confiance et appréhension, un silence brisé tout simplement par le craquement régulier des herbes sèches sous leurs pas et le bruissement des rares feuilles encore supportées par les hauts arbres d'Afrique, soulevées et agitées par le souffle du vent, doux bien qu'ardent. Linaewen semblait plongée dans ses pensées, dans les souvenirs de ses voyages, immergée dans des paysages lointains dont l'anglaise n'avait même pas idée. Néanmoins, suite à l'écoulement de quelques secondes, elle s'exprima d'une voix posée et répondit à ses interrogations.

"Pour vous répondre promptement, il m'arrive de partir. Souvent même. Pas que je me lasse de cette ambiance urbaine, bien que la bruit qui assaille mes oreilles ne me plaît guère, mais les paysages étrangers sont et resteront les paysages les plus beaux. Il est vrai que les pays chauds ne sont que très peu visités. Néanmoins, ils ne sont pas pour autant évités."

L'ancienne Serdaigle répondit aussitôt à son sourire. Ainsi donc, elle avait jugé trop rapidement, sur une toute première impression, que la nouvelle venue n'appréciait pas la chaleur propre aux territoires du niveau de l’Équateur. Mais, en vérité, elle y allait - parfois. Sa première réaction sur le fait qu'elle aurait préféré être sous le ciel pluvieux de Londres s'expliquait simplement, dorénavant : elle avait tellement été bouleversée du changement de territoire qu'elle avait critiqué ses terres de substitution. Maintenant cela irait mieux, elles pourraient découvrir la beauté de la savane... À moins que.

Linaewen stoppa ses paroles ainsi que sa démarche pour fixer un point à sa droite. Jessy fit de même, interloquée. Que se passait-il donc ? Avait-elle perçu quelque chose d'anormal ? Elle n'en avait aucune idée, elle-même n'ayant rien remarqué d'étrange - rien mis à part le fait que sa camarade s'éloignait bien rapidement, trop rapidement, vers des herbes hautes encore plus denses. La brune n'eut pas un quart de seconde pour réfléchir à la conduite à adopter : elle la suivit. Elle courut, jusqu'à être au niveau de celle-ci, jusqu'à ce qu'elle s'arrête, se retourne, la regarde et lui demande "Es-tu curieuse ?".

"Bien sûr", répondit la Brown tandis que l'aigle royal enfoui au plus profond d'elle s'éveillait, déployait toute son envergure. Alors ce fut son tour de mener la danse. Elle traça la suite d'une ligne droite dans cet horizon brillamment obscur, sans savoir où elle mettait les pieds, sans savoir quel vain esprit elle poursuivait. Ses cheveux, légers, s'envolaient derrière sa casquette. Ses yeux étaient protégés du vent à la chaleur étouffante par ses lunettes de soleil, cependant ses joues, qui rougissaient à vue d’œil, en subissaient les durs effets. Et le sac à dos, qu'elle portait comme un fardeau, n'était pas pour arranger son état.

Au bout d'un instant, Jessy se rendit réellement compte qu'elle avait perdu la trace de la Chose - ou plutôt qu'elle ne l'avait pas trouvée. Elle patienta le temps de retrouver Linaewen à laquelle elle présenta son visage défait. Elle avait fait un pas de travers ; sa valse était gâchée. Mais la musique de la curiosité, qui la guidait irrésistiblement, ne s'était pas éteinte. Elle résonnait près d'elle, près d'elles, leur montrait la route. Quand tout à coup un cri déchira l'air, les oreilles, les cœurs. La brune tourna la tête en tous sens pour en chercher la provenance et ne fut pas déçue : des formes indistinctes se mouvaient au loin, à des centaines de mètres déjà, se débattaient rageusement. Impossible de savoir combien de corps les composaient ni ce qu'ils pouvaient bien être. Il allait falloir se rapprocher, reprendre la danse.

"Par là !"

Elle prononça ces mots sans même regarder sa camarade d'aventure, étant déjà partie à la poursuite de l'improbable combat. Elle s'épuisa sur quelques dizaines de mètres mais ne se déclara par vaincue pour autant. Lorsqu'elle fut à cinq mètres de la scène qu'elle avait surprise, elle se dit tranquillement qu'il y avait bien eu une attaque en ces lieux. En effet, un cadavre de gazelle reposait sur le sol, à peine dévoré, simplement ouvert d'un trou béant en hauteur du flanc ; de là se déversait un fleuve de sang rougeâtre qui maculait la végétation et la terre des alentours. Il n'y avait probablement plus rien à faire pour lui. Mais un doute subsistait à présent : où était l'agresseur... ? Il était possible que la Chose fût à l'origine de ce massacre, cependant il était très inhabituel de voir un prédateur laisser son repas en pleine nature sans l'avoir entamé, aussi celui-ci ne devait pas être bien loin.

Jessy leva les yeux vers Linaewen, non vraiment troublée par ce spectacle mais plus par l'ombre qui ne cessait de les semer. "Bizarre, n'est-ce pas, de retrouver cette bestiole là, presque en bon état, avec un sang encore si frais ?", demanda-t-elle un peu pour elle-même, pour traduire ses pensées. Elle ne se doutait pas le moins du monde qu'une grande silhouette féline, tapie derrière elle, s'avançait à pas feutrés, prête à récupérer par la force ce qui lui revenait de droit - ainsi qu'un supplément non négligeable de chair fraîche.
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Re: Afrique - Région des grands lacs

Message par : Invité, Dim 1 Fév 2015 - 19:35


{ Animation Un chasseur sachant chasser... avec Valentina Boccini (libre arbitre suspendu) }

« Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ne nous ont pas menti ! ironisa la pauvre Irlandaise, la face rouge et luisante, et du mascara dégoulinant le long de ses joues. C’est l’enfer ici, je veux mooooourir ! », avant d’arracher son éventail des mains de la blondasse qui lui servait d’acolyte et de s’éventer frénétiquement, comme si sa vie en dépendait.

En réalité, cela faisait à peine quelques minutes que Boccini et elles-mêmes avaient posé les pieds sur le sol africain. Seulement voilà, notre brunette n’était guère habituée à une telle chaleur et il était hors de question pour elle de se laisser transpirer en public. Une diva comme elle, vous voulez rigoler ?! Non, c’était tout simplement hors de question et elle préférait faire immédiatement demi-tour si on ne lui proposait pas rapidement une solution…

Fort heureusement, leur guide local ne tarda pas à les faire embarquer dans une jeep moldue climatisée et c’est ainsi que, en bonnes aventurières qu’elles étaient, les deux enseignantes s’enfoncèrent dans la brousse. S’en suivirent alors de longues heures de voiture durant lesquelles elles furent autant secouées, sinon plus, que dans les wagonnets de Gringotts, à la différence près que leur guide et leur chauffeur étaient de bien plus agréable compagnie que des gobelins et qu’elles ne s’ennuyèrent pas une minute à leurs côtés ! Elles commencèrent par voir défiler devant elles la jungle urbaine caractéristique des grandes villes du Sud de l’Afrique, mais leur convoi abandonna rapidement la civilisation au profit des terres sauvages. Si elles croisèrent de temps en temps un village ou l’autre, c’est avant la faune et la flore qui attirèrent leur attention. C’était la première fois que notre jeune femme se rendait sur ce continent et elle n’avait jamais vu d’éléphant autre part qu’au zoo de Londres. Il y avait de quoi être dépaysé !

Quelques heures plus tard, nos deux jeunes femmes étaient livrées à elles-mêmes, éclairées à la seule lueur de leur baguette au bon milieu de la nuit tombait tôt à cette latitude. Leur guide et leur chauffeur étaient repartis avec la 4x4 après leur avoir donné quelques derniers conseils de survie.

L’aventure pouvait donc commencer…

« C’est dans ces moments-là que je regrette d’avoir autant séché les heures de Soins aux Créatures Magiques quand j’étais à l’école, se plaignit Clíodhna en refermant lourdement le manuel que leur avait prêté Blanchet avant leur départ et en s’assurant que leur tente était bien fermée. Je ne sais même pas à quoi ça ressemble moi, un Nandouille…
– Nundu… soupira Tina, avant de lancer : Et ne t’inquiète pas, je pense que tu n’auras aucun mal à l’identifier quand tu l’auras en face de toi. Un léopard géant, ça ne passe pas inaperçu !
– Je viens de lire que c’était l'un des animaux les plus dangereux du monde, tu me rappelles ce qu’on fout ici au juste ? se lamenta encore une fois notre héroïne en s’allongeant nonchalamment sur son lit de camp, caressant sa baguette entre ses doigts. On est trop jeunes pour mourir…
– Si je peux me permettre, c’est toi qui nous a entraînées ici ! s’exclama la jeune blonde qui semblait s’amuser de la situation. Je croyais que ces réductions chez TerrorTours étaient ‘l’affaire du siècle’ et que, de toute façon, ‘on dompte des dizaines tous les jours, des animaux sauvages’… ? Si on ramène un Nundu à Londres, je peux t’assurer qu’on rentrera dans les annales ! Qui sait, ce nouveau zoo magique portera peut-être même notre nom… ? ».

Leur petite discussion se prolongea encore une petite heure durant laquelle elles mirent au point leur stratégie pour trouver ce Nundu, le lendemain dès les premières lueurs du jour, après quoi elles éteignirent les feux, bien décidées à dormir un peu. Il leur faudrait être en forme pour faire face à une créature d’une telle dangerosité, dans l’hypothèse qu’elles parviennent à mettre la main dessus, les Nundus étant réputés pour être particulièrement discrets…

Lancer de dé :

1) Les deux jeunes femmes n’eurent finalement aucun mal à trouver leur animal, celui-ci les ayant repérées avant elles et étant sur le point de ne faire d’elles qu’une bouchée…

2) Après une nuit difficile du fait de la chaleur, nos deux aventurières passèrent la journée à arpenter, bon gré mal gré, la savane environnante… En vain !

3) Comme convenu, Clíodhna et Valentina se mirent en route aux premiers rayons du soleil et commencèrent par escalader au sommet d’un inselberg. C’est de là-haut qu’elles repèrent leur animal qui se reposait à l’ombre d’une forêt de baobabs : voilà qui allait grandement leur faciliter la tâche !

4) Prise de panique au bon milieu de la nuit, Clíodhna décréta qu’elle n’était pas faite pour le camping et encore moins au milieu du bush africain ! Elle força donc Valentina à transplaner avec elle jusque dans la ville d’où elles étaient parties. Là-bas, elles louèrent une chambre dans un luxueux hôtel et eurent du mal à se remettre en route le lendemain matin, notamment retardées par une piscine paradisiaque…


Dernière édition par Clíodhna Quinn le Mar 3 Fév 2015 - 1:15, édité 1 fois
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Re: Afrique - Région des grands lacs

Message par : Maître de jeu, Dim 1 Fév 2015 - 19:35


Le membre 'Clíodhna Quinn' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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Re: Afrique - Région des grands lacs

Message par : Valentina Boccini, Dim 1 Fév 2015 - 21:54



Read all about it-



____________________


Lorsqu'il y a une escapade de prévue, le top du top, c'est la check liste. Parce que c'est le seul moyen de ne pas oublier. C'est pour cela que je déambulais dans toute ma maison, talonnée par mon elfe de maison un carnet à la main. Il me dictait ce que je devais prendre : un papier que j'avais soigneusement rédigé la veille. Bouteille de jus de citrouille, baguette, filet en métal au cas où, déodorant, brosse à cheveux, paquet de mouchoirs, couteau et aussi un marteau. On ne savait jamais. Je fourrais au fur et à mesure le tout dans un sac que j'avais ensorcelé pour qu'il soit extensible à volonté. Bien pratique. Je rajoutais donc ma trousse à maquillage.

Un zoo devait ouvrir ses portes, une histoire saugrenue avec des gallions à la clef ou quelque chose du genre. Peu importe, les faits étaient que ma collègue Clíodhna m'avait embarquée dans une chasse au Nundu en Afrique. Alors non seulement je devais combattre une saleté de créature particulièrement dangereuse qui aurait pour seul objectif de se tailler un steak dans nos jolies petites fesses, mais je devais en plus quitter la douce chaleur de Poudlard pour aller transpirer quelque part vers les grands lacs africains ! Heureusement que j'aimais bien Clío et que, au final, l'aventure me tentais. 

Le transplanage avait été plutôt mouvementé, mais moins que le trajet en voiture. Le moindre cahot de la jeep me faisait tourner la tête, et en un rien de temps, je me roulais en boule sur le siège en gémissant à chaque coup de volant. Ces africains conduisaient aussi mal que les Moldus ! Cependant, le pire n'était pas encore venu : puisque la nuit était tombée, nous allions devoir monter une tente, dormir dehors, à la merci de créatures sauvages avides de sang... Brrrrr. Et la Quinn qui me racontait je ne sais quoi à propos de ses cours de Soins aux Créatures Magiques. À la maison, j'avais un serpent, une chouette et deux chiens. Mais là, il était question d'une espèce de léopard psychopathe et affamé. Parce que ces trucs là, c'est toujours affamés !  "Je ne sais même pas à quoi ça ressemble moi, un Nandouille…" Potiche en chef bonjour ! Je levais les yeux au ciel avant de répondre en soupirant :

Nundu… Et ne t’inquiète pas, je pense que tu n’auras aucun mal à l’identifier quand tu l’auras en face de toi. Un léopard géant, ça ne passe pas inaperçu !

En même temps... Je n'avais pas l'habitude de m'attaquer à des trucs aussi féroces, ça me filais une de ces frousses ! Et puis ensuite, sans vraiment savoir pourquoi, j'expliquais à la brunette ce que nous pourrions peut-être remporter en accomplissant une telle capture ! Un Nundu, par le string en dentelle de la vieille Harshing ! 

Le lendemain, après une nuit sans sommeil, Clío prit les devants. Je devais bien reconnaître que j'étais encore ronchon, ma chasse aux moustiques n'avait pas été des plus plaisantes, et la bestiole que nous allions tenter d'attraper était juste un tout petit peu plus grosse qu'un moustique. À peine. Dans tous les cas, la professeur de Métamorphose et moi-même marchions sans résultats depuis de nombreuses heures. Je finissais par déclarer, fatiguée et les pieds usés :

-Clío, on se sépare ? Je pars à droite et tu pars à gauche. On crie très fort si on tombe sur un Nundu. Partante ?

Elle fronça les sourcils et hocha la tête. Bien ! Let's go ! Je pris donc à droite, m'enfonçant dans les broussailles sous le chaud soleil du crépuscule, mon sac à la main. J'avais chaaaaaud, aussi chaud que si Will West me faisait un strip-tease ! 

[1]Rien de rien, nous avons bon continuer à avancer, à la nuit tombée, nous sommes toujours loin de trouver quoi que ce soit !

[2]Je continue à avancer, ma baguette allumée pour fouiner un peu. Le soleil chute lentement. Mais l'appréhension, elle, ne fait qu'augmenter. Surtout quand deux immenses pattes d'étirent entre les herbes sauvages. Okey. Calme Tina. "CLÍOOOOOOOOOO"


[3]Alors que mon chemin bifurquais, je heurte violemment un arbre. Arbre qui bascule : bien sur, ce n'est en aucun cas un arbre mais bien Clio qui me toise furieusement. Quand soudain, se pavanant dans les broussailles, nous apercevons un Nundu ! 

[4]J'ai mal aux pieds, je suis crevée, je finis par retrouver Clíodhna près du camps : "C'est assez pour aujourd'hui !


[empreint du libre arbitre autorisé bien entendu]

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Re: Afrique - Région des grands lacs

Message par : Maître de jeu, Dim 1 Fév 2015 - 21:54


Le membre 'Valentina Boccini' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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Re: Afrique - Région des grands lacs

Message par : Invité, Dim 1 Fév 2015 - 23:23


Désespérées, les deux jeunes femmes finirent par planter leur tente, décrétant qu’elles n’arriveraient plus à rien dans le noir de la nuit :

« Par la barbe de Merlin, j’en reviens pas qu’on ne l’ait pas encore trouvé ! lança Clíodhna à sa compagne d’infortune. Je ne comprends pas. Ça mesure combien au juste ce truc, t’as une idée ? D’après le manuel, on ne devrait avoir aucun mal à le repérer dans la brousse, il n’a nulle part où se cacher ! Si ça se trouve, TerrorTours est juste une grosse arnaque en fait ! Ils nous promettent du frisson, de l’aventure ! Finalement, tout ce qu’on arrive à choper, c’est des coups de soleil malgré un p*tain d’indice 50 et des jambes en compote… Moi je suis morte ! Je ne sais pas où tout ça va nous mener, mais une chose est sûre : je promets de ne plus JAMAIS me plaindre du temps pourri qu’on en Angleterre. En plus, t’as vu mes bottines ?! Elles seront bonnes à jeter quand on sera de retour ! », et c’est ainsi que nos deux jeunes femmes se mirent à parler chaussures, jusqu’à ce que l’une d’entre elles (sans doute pas la brune !) ne juge opportun de revenir à leurs moutons : la stratégie qu’elles adopteraient le lendemain pour repérer puis capturer le Nundu.

Éclairées d’un Lumos, elles tâchèrent de se repérer sur leur carte de la savane (ce qui ne fut pas une mince affaire, vu que tout se ressemble un peu dans la brousse) et se décidèrent à partir vers l’Est. C’était dans cette direction que, si l’on en croyait ce que leur guide leur avait raconté le premier jour, leur animal avait été repéré le premier jour. Il avait dévoré une dizaine de personnes et était à l’origine d’une épidémie qui allait sans doute en tuer des dizaines d’autres. Les villageois avaient bien réussi à éloigner le Nundu de leur village, le blessant même grièvement avec les moyens du bord… Mais sans la magie, il était à peu près impossible d’en venir à bout d’un tel animal !

« Tina, tu dors… ? murmura-t-elle quelques longues minutes après qu’elles eurent décidé d’éteindre les feux et d’essayer de dormir malgré les moustiques et la température ambiante, sans parler de lits de camps passablement inconfortables malgré des sortilèges de coussinage. Je sais que ça va bientôt faire deux jours qu’on n’a pas pris de douche et qu’on va bientôt mutuellement s’inspirer la nausée, mais… J’ai plus envie qu’on se sépare. C’est déjà suicidaire de se lancer à deux à la poursuite d’un Nundu, mais seule c’est carrément de la folie ! Sérieusement, j’ai vraiment flippé quand je me suis retrouvée toute seule dans la brousse tout à l’heure… Je ne savais même plus si j’avais vraiment envie de le trouver, ce Nundu ! Tu sais, même si c’est l’enfer ici et que je devrais sans doute te tuer pour m’avoir vu avec une gueule et des tifs pareils, je suis contente de partager ça avec toi… », et c’est sur ces mots qu’elle finit par s’assoupir…

Le lendemain matin, les deux jeunes femmes se remirent en route aux premières lueurs du jour…

1) Sous un soleil de plomb, les deux enseignantes marchèrent, marchèrent, marchèrent encore… Elles croisèrent un troupeau d’éléphants à l’horizon, furent un instant suivies par une hyène solitaire et un cheptel de chèvre essaya dévorer leurs vêtements, les trouvant peut-être particulièrement plantureuses ? Mais il n’y avait toujours aucune trace de ce maudit Nundu et elles commençaient à désespérer.

2) La savane, ce n’était pas aussi désertique qu’on pouvait l’imaginer et elle vous réservait parfois bien des surprises ! Toujours pas de Nundu en vue, mais nos deux demoiselles finirent par trouver une oasis qui leur inspira une petite sieste bien méritée. Laissez tomber, le camping en brousse, ça craignait à mort et nos deux bougresses avaient du sommeil à rattraper !

3) Aller vers l’Est se révéla finalement une bonne idée… Après quelques heures de marches, nos aventurières finirent par repérer des traces rouges dans le sable. Du sang, beaucoup de sang ! Intriguées, elles se mirent à les suivre, sans trop d’espoir et puis… OMG, c’était quoi cette montagne de fourrure à l’horizon ?! Il n’y avait aucun doute, ça devait être leur bête ! Il était donc temps de sortir les baguettes et de passer aux choses sérieuses. Prête à montrer ce que t’as dans le ventre, Boccini ?!

4) Vu la nature particulièrement inhospitalière de la région qu’elles traversaient, il ne devait pas y avoir beaucoup d’hommes à la ronde. Or, c’était quoi le plat préféré des Nundus ? Sans aucun doute de l’humain doucement doré au soleil ! Boccini et elle-même étaient donc des mets de choix pour tout Nundu qui se respecte et il n’est donc pas si étonnant que ce fut lui qui finit par les repérer en premier…


Dernière édition par Clíodhna Quinn le Dim 1 Fév 2015 - 23:54, édité 1 fois
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Re: Afrique - Région des grands lacs

Message par : Maître de jeu, Dim 1 Fév 2015 - 23:23


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