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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Couloir du 2ème étage
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Eurora
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Eurora, Dim 16 Nov 2008, 19:56


... Le sourire que la jeune Auror affichait lui avait fait se demander pourquoi donc elle souriait. Avait-elle dit quelque chose (Eurora)? A vrai dire... Elle n'aimait pas trop ce sourire, cela ne lui disait rien qui vaille... Vraiment rien et son estomac se contracta légèrement à cette pensée comme s'il savait déjà des choses qu'elle-même ignorait...

... Eurora s'était ensuite excusée auprès de Maia puis, restant silencieuse un instant en attendant qu'elle lui réponde, elle se tourna ensuite vers Sara qui sembla un instant interdite alors qu'elle tortillait l'une de ses mèches de cheveux entre ses doigts... Eurora n'eut pas le temps de s'étonner plus longtemps de l'étonnement qui semblait avoir envahi Sara l'espace d'un instant, car celle-ci avait reprit à l'adresse de la jeune Préfète de Gryffondor...


- Ravie de t'avoir connue.

Eurora sourit légèrement à sa collègue lorsqu'elle se tourna à nouveau vers elle. Avec un hochement de tête et de commun accord bien qu'aucun mots n'avaient été échangés, elles commençèrent à s'éloigner le long du couloir qui au fur et à mesure que les minutes passaient, s'assombrissait peu à peu. Un coup d'oeil par l'une des fenêtres tandis qu'elles passaient devant l'une d'elles lui indiqua que le soleil atteignait presque l'horizon. Il allait bientôt se coucher. Les Ténèbres obscurcirait à nouveau le paysage jusqu'au lendemain matin, comme elles avaient déjà obscurci le coeur d'Eurora...

Personne ne parlait.
En ce qui la concernait, elle ne savait pas quoi lui dire. Et là, elle ne pouvait pas s'occuper l'esprit en cherchant le réconfort des doux pelages des animaux dont elle avait la charge en attendant un propriétaire. Là, elles étaient seules, Eurora n'avait pas imaginé qu'il lui serait si difficile d'engager la conversation avec Sara. Cela faisait assez longtemps qu'elles ne s'étaient vues rien que toutes les deux et Eurora aurait pourtant pensé que ce serait plus facile... Mais elle avait beau pensé à une phrase des plus simples à dire, elle ne pouvait la sortir car celle-ci restait bloquée dans sa gorge... Plongées dans ses pensées contradictoires, elle entendit la voix de Sara lui parvenir, caresse du vent sur la colline... Pourtant, ses mots semblaient découper son esprit en morceaux, semblant s'infiltrer dans ses pensées pour en extirper ses secrets... Hey ! Ca va pas ! Ce n'est qu'une illusion ! Elle n'est pas Legilimens et d'ailleurs, je suis Occlumens donc je pourrai fermer mes pensées !


La question était :
En avait-elle envie plus longtemps?
Mais bien entendu ! se reprit-elle. C'est indéniable qu'elle ne voulait laisser croire que son désespoir était de la faute de Sara...


... Raconte-moi ce qui ne va pas... ce qui ne va pas...
Ce qui n'allait pas, ce qui n'allait pas... Savait-elle encore ce qui n'allait pas? Il lui semblait ne plus savoir ce qu'elle aurait voulu, ce qu'elle avait voulu et ce qu'elle voudrait... Non, elle ne voulait plus rien à présent, ayant perdu avant de tout gagner... Gagner... Jamais de toute les façons, elle n'avait gagné un jour et même lorsqu'elle en avait eu l'illusion, ce qu'elle avait gagné n'avait été finalement gagné d'avance... Ce qui était gagné n'était jamais gagné pour toujours, il fallait se battre pour le garder. Eurora n'avait plus la force de se battre, plus la force de penser ces derniers temps, plus la force de combattre ce qu'elle ressentait, plus la force d'aller à l'encontre de ses sentiments. elle se contentait de subir, comme un chien battu qui s'enfuyait devant un méchant maître, s'enfuir, fuir la réalité... Elle n'était plus que la moitié d'elle-même... Elle n'avait plus la force de se battre tout court. Elle se laissait aller au jour le jour, allait en cours, tentait en apparence d'aller bien, se rendait à sa boutique s'occuper de ses animaux, avec enthousiasme certes. Elle faisait son possible pour réussir ce dans quoi elle était investie, son métier d'Auror, elle tentait d'être bonne au moins dans les choses qu'elle avait obtenu. Plus facilement de plus qu'en ce qui concernait le reste, le reste qu'elle n'avait pas. Elle espérait du moins réussir cela... Ces pensées lui firent fermer les yeux un instant tout en se détournant volontairement de Sara, ne voulant accroître encore plus son malaise. Elle avait toujours pensé que quelque part, quelque chose lui manquait [^^], mais ces derniers temps, elle ne se sentait que le quart d'elle-même...


Tout en pensant, la jeune Préfète avait continué à marcher lentement et s'en rendant compte, elle s'était alors immobilisée et s'était retournée pour constater la présence de Sara à dix mètres derrière. Ce qui l'a redescendit immédiatement à la réalité.

Elle resta un instant immobile, tentant de se souvenir de ce qu'il lui avait été demandé. Fronçant les sourcils, ses pensées innombrables avaient noyé la question qui se trouvait à présent immergée. Enfin, elle lui revint et tout en fixant un point invisible par-dessus la tête de Sara, n'étant pas capable d'affirmer ce qu'elle allait affirmer tout en regardant Sara dans les yeux comme si... comme si celle-ci pouvait lire ses pensées, elle répéta lentement...

- Ce... ce qui ne va pas?

La voix blanche, elle glissa ses mains à l'intérieur de sa cape pour lui dissimuler leurs tremblements...

Elle fit quelques pas en avant, s'immobilisa un instant et se surprit à observer les derniers rayons du soleil disparaître à l'horizon. Comme par magie, les flambeaux accrochés aux murs s'étaient allumés dès que la luminosité n'avait plus été suffisante. Ils créaient des ombres effrayantes sur les murs, mais celles-ci ne semblaient pas exister pour Eurora dont les yeux fixaient en face d'elle sans vraiment rien regarder de particulier...

- Je ne t'ai pas dit à la boutique que tout allait bien?...
Elle essayait de parler sur le ton d'étonnement...
Cependant, un tremblement dans sa voix produit par un sanglot au fond de la gorge la fit s'interrompre et elle avança vers l'une des fenêtres, ne sachant quoi dire ne sachant quoi faire... Elle se retourna, se laissa aller contre le mur...

- Tu ne m'as pas cru...? ajouta t-elle, les mains glissées et croisées dans son dos pour empêcher qu'elles ne tremblent... Les mêmes tremblements que ceux dont ses mains avaient été secouées à la lisière de la forêt interdite lors de sa conversation avec Tomoko. Si du moins ces tremblements n'étaient pas pires...

Se dégageant du mur contre lequel elle se trouvait, elle ajouta tout en baissant le regard et en déclarant honteusement...

- ... Je ne sais pas comment tu as deviné que je n'allais pas très bien... Mais tu n'as pas... entièrement tord... J'aimerai bien aller mieux... mais je n'y arrive pas...

C'était si difficile à expliquer les raisons pour lesquelles elle n'allait pas aussi bien qu'elle voulait le paraitre, qu'elle resta silencieuse un long moment, attentive et se concentrant sur le silence, son seul refuge. Les mots ne sortaient pas, ne voulaient sortir. Elle aurait pu parier qu'avec Tomoko comme l'autre soir, les mots lui seraient venus plus facilement... Et ce, pour la simple et bonne raison qu'elle était extérieure à l'histoire, qu'elle n'était pas directement impliquée. Mais là, elle ne pouvait pas, c'était beaucoup trop dur et de plus, elle sentait sa gorge tellement nouée de sanglots qu'aucun mots ne pouvaient y passer...
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Sara Shake, Mar 18 Nov 2008, 19:27


Le silence retomba, et redevint tel qu'il était avant que Sara ne parle : pesant, lourd. La jeune femme s'arrêta de marcher, et regarda Eurora continuer seule le chemin. La jeune préfète semblait vraiment perdue au plus profond d'elle-même pour qu'elle ne remarque pas que Sara était restée en arrière. Cette dernière avait la tête tournée vers les fenêtres. Au loin, le soleil se couchait doucement, répendant ses derniers rayons sur les murs du château. Le spectacle était vraiment magnifique ; Réon aurait pu rester des heures à contempler ce coucher du soleil.

Réon... La jeune Serdaigle était sûre que lui et elle étaient la cause du désarroi d'Eurora. Sara revit le précédent cours de poésie dans sa tête et secoua la tête pour le chasser de son esprit. Peut-être était-ce autre chose ? Elle voulait savoir absolument ce qui tracassait son amie. Mais celle-ci n'avait pas l'air à vouloir tout expliquer. Eurora continuait de marcher lentement, le regard dans le vide. Sara soupira et se remit en route.

Eurora se tourna enfin vers elle. Elle se tenait immobile et fixait le dessus de la tête de Sara. Pourquoi ne la regardait-elle pas en face ? Avait-elle peur de la regarder dans les yeux ? Ce fut avec une voix dépourvue de tout sentiment que la jeune Poufsouffle prit la parole.

- Ce... ce qui ne va pas ?

Avec un léger hochement de tête, Sara acquiéça. Eurora avança vers elle, les mains dans les poches de sa robe et s'arrêta, le regard tourné vers les derniers rayons du soleil à l'horizon.

- Je ne t'ai pas dit à la boutique que tout allait bien ?... dit-elle avec un léger tremblement dans la voix.

Elle s'appuya contre le mur et sembla se concentrer afin de ne pas pleurer. Sara fit quelques pas dans l'intention d'aller la prendre dans ses bras, mais elle se revisa, et resta à quelques pas de sa collègue.

- Tu ne m'as pas cru...?

Eurora se dégagea du mur et baissa le regard. La jeune Serdaigle se demandait ce qu'elle allait lui dire à présent. Elle semblait mal à cet instant et Sara était désolée de la voir ainsi.

- ... Je ne sais pas comment tu as deviné que je n'allais pas très bien... Mais tu n'as pas... entièrement tord... J'aimerai bien aller mieux... mais je n'y arrive pas...

Sara lui laissa le temps de continuer à parler, mais rien ne vint. Un nouveau silence lourd s'installa entre elles. Cela ne pouvait plus durer. La jeune femme s'approcha d'Eurora et posa sa main sur son épaule. Elle la força à la regarder dans les yeux et vit que son regard était vraiment triste.

- Eurora, écoute... commença Sara.

Elle se força un petit sourire rassurant et... tiens, c'était étrange... Les yeux d'Eurora ressemblait vachement à ceux de Sara sous cet angle...

- Ecoute, reprit la jeune Auror. Je vois bien que quelque chose te tracasse, et je sais aussi que... je ne suis pas étrangère à ça. Je t'en prie, dis-moi ce qui passe...

Son ton était tellement suppliant qu'on aurait pu croire qu'elle allait se mettre à genoux. Et puis s'il le fallait, ... Mais pour le moment, Sara ne pensait pas venir à ce stade. Son regard était suffisament parlant. La jeune Serdaigle tenait à ce que ce problème soit réglé et à ce que Eurora retrouve le sourire qu'elle abordait avant.

- Je suis ton amie, et j'aimerais pouvoir te réconforter. Mais je ne pourrais pas si tu ne me dis rien...

C'était vrai, voir une amie dans cet état rendait Sara triste. C'était dans sa nature que de venir en aide, en réconfort à ses amis.
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Eurora, Mer 19 Nov 2008, 00:42


... Elle ne pouvait pas non, c'était beaucoup trop dur et de plus, elle sentait sa gorge tellement nouée de sanglots qu'aucun mots ne pouvaient y passer... Comme à la soirée d'Halloween, elle sentit les larmes lui envahir les yeux... Ce qui le lui indiqua fut le trouble de sa vision qu'elle remarqua à cet instant. La silhouette de Sara devant elle, à quelques mètres, était devenue floue et Eurora avait envie de se laisser choir au sol, d'y rester pour longtemps... Le peu de courage lui restant l'avait abandonnée... Elle aurait même accueilli un sortilège mortel avec joie en cet instant... La douleur n'en aurait pas moins été douloureuse non. Quelle joie cela aurait-il été de ne plus rien ressentir du tout !!! Se sentant vaciller un instant, elle plaça ses mains en arrière pour se retenir contre le mur derrière mais se força à contenir les tremblements qui soudain, avait tenté de s'emparer de son corps...

Après sa dernière phrase, il y avait eu un silence lourd, pesant, qu'Eurora n'avait eu le courage de briser... Elle tenta de reprendre son souffle. Souffle qu'elle sentit soudain affreusement difficile à contrôler. Celui-ci était comme haché comme si entrant dans ses poumons, l'air y passait et lui faisait trop mal pour pouvoir respirer normalement... Bloquant un sanglot dans sa gorge, elle essaya de respirer profondément, une fois, deux fois, elle ferma les yeux... Du fond d'elle-même, elle sentit les larmes lui monter mais conserva ses yeux clos pour les empêcher de déborder. Dans ses poches, ses mains étaient moites, elle le sentait, et elles tremblaient affreusement. Elle serra ses poings dans un ultime effort pour les contrôler. Tellement fort qu'elle s'en fit mal aux paumes en refermant ses doigts... Elle n'en fit rien pour arrêter la douleur qui était bien plus supportable que celle qui étreignait son coeur...

Au même moment, elle sentit que quelque chose se posait sur son épaule. Un contact chaud. C'était de la chaleur humaine, qui ne réchauffa guère néanmoins le corps transi de froid d'Eurora... Ses yeux s'ouvrirent et se retrouvèrent aussitôt à la rencontre de ceux, verts, de Sara qui paraissait sincèrement désolée de la voir ainsi, et triste... Non, ce n'est pas sa faute... Ce n'est pas sa faute se répétait-elle... Et ne pleure pas Eurora, tu dois être forte, ressaisis-toi ! Mais, depuis quand cette force-là l'avait-elle abandonnée? Elle n'en avait aucune idée... Depuis au moins deux semaines... Depuis le dernier cours de Poésie sans aucun doute où elle avait compris...

- Eurora, écoute...

Non n'écoute pas... Si, écoute ! Les contradictions vibraient et traversaient son esprit telles des lames acérées traversant une plaque de métal... Elle voulait, elle voulut détourner la tête, regarder le plafond, les murs pour y noyer sa tristesse... Sa tristesse? C'était bien pire que de la tristesse oui ! Du désespoir ou tous les synonymes de ce mot que vous trouverez... Chagrin, affliction, douleur, abattement, désolation, accablement, tous les termes que vous pourrez trouver pour qualifier son état... Malgré les murailles qu'elle montait dans son esprit pour essayer de faire obstacle à la tristesse qui l'envahissait et qui forçait ses larmes à déborder, elle entendit Sara répéter puis continuer...


- Ecoute... Je vois bien que quelque chose te tracasse, et je sais aussi que... je ne suis pas étrangère à ça. Je t'en prie, dis-moi ce qui passe...

A la répétition de "Ecoute", la jeune Préfète avait rouvert ses yeux. Elle tentait d'écouter, de concentrer son attention sur son interlocutrice mais... Désemparée, elle fut un instant décontenancée lorsque Sara l'obligea à la regarder dans les yeux... Elle avait relâché quelques secondes la barrière que son esprit construisait et des larmes en profitèrent pour envahir ses yeux bleus ciel, alors qu'elle se retrouvait confrontée au vert des yeux de Sara... Vert... Elle clôt ses yeux un instant pour retrouver un peu de sa contenance mais rien n'y fit... Dans la voix de Sara, elle lisait un ton suppliant, son regard paraissait l'être également... Eurora ne pensa pas une seule fois que celui-ci n'était pas sincère, ni ses mots. Elle voulait vraiment savoir ce qui lui arrivait et d'ailleurs, elle avait peut-être déjà des soupçons sur l'origine de son malheur... " je ne suis pas étrangère à ça. " qu'elle avait dit... Savait-elle?... Comment...? Eurora entr'ouvrit soudain la bouche pour répondre quelque chose mais elle resta immobile et sans paroles... Si elle pensait déjà savoir quelque chose, ce serait plus facile non de tout dire?... Mais de toute évidence, ce n'était pas le cas et ses mots restèrent bloqués avec ses larmes au fond de sa gorge...


Ce fut la phrase qui suivie qui les fit déborder, aussi bien les mots que les larmes qui se mirent lentement à rouler sur ses joues dans l'obscurité naissante de la nuit...


- Je suis ton amie, et j'aimerais pouvoir te réconforter. Mais je ne pourrais pas si tu ne me dis rien...

La réconforter... Elle ne pouvait même pas elle-même se réconforter... Comment quelqu'un d'autre pouvait-elle la réconforter alors qu'elle-même était impuissante à ce qu'elle était en ce moment?... Le quart d'elle-même, vidée... Ses yeux se fermèrent malgré elle. Elle respira longuement espérant calmer les larmes montant dans ses yeux mais, lorsqu'elle les rouvrit, ils étaient néanmoins toujours humides. Trop humides. Ils étaient presque parvenu à forcer ses barrières. Elle voulut avant tout rassurer Sara, à défaut de ne pouvoir se rassurer elle-même...

- Je t'assure que ce n'est pas de ta faute... Je ne veux gâcher quoique ce soit, je ne veux pas qu'on s'occupe de moi comme si... Le plus important... c'est d'être heureuse et... Et... Et peu importe moi-même... Ce n'est pas grave... Tu as trouvé ton Destin, moi je m'en suis trompée, ça arrive... Ca doit arriver à des centaines de personnes par jour dans le monde...

Sentant ses jambes défaillir soudain aussi bien que sa voix qui fut emportée dans un sanglot muet, elle se recula contre le mur à nouveau. En douceur comme si elle craignait de se faire plus mal encore qu'elle n'avait déjà mal... Si c'était possible... Elle sentit les larmes remonter dans sa gorge [c'est vrai en plus^^], dans ses yeux... Elle essaya pourtant de continuer, la gorge nouée...

- Ce n'est pas de ta faute, je... J'ignore ce que tu crois savoir mais... En fait... En fait je... Ces derniers temps... sont très difficiles pour moi...

Chaque fois qu'elle commençait une phrase, elle venait à s'interrompre comme si la suite lui échappait, comme certaines choses lui avaient échappées également et lui échappaient toujours... Elle ne savait pas quoi, par où commencer... Elle ne savait plus du tout où elle en était...

Après une profonde inspiration qui sembla lui arracher le coeur, lui créer une blessure à vif et sans espoir de guérison, elle essaya de dire le plus explicitement possible...


- Si tu crois que...

Elle s'interrompit alors, cherchant ses mots...


- Réon. dit-elle tout simplement. Le seul mot qui put s'échapper de ses lèvres... Le seul mot, le plus douloureux aussi.

Un silence pesant s'installa au fond de son être qui sembla contaminer jusqu'à l'environnement alentour... La froideur sembla s'installer autour d'elle... La ressentant jusqu'au plus profond d'elle-même, elle fut prise d'un frisson...

Paroles teintées de faiblesse...


- Il s'agit de Réon... De toi enfin... De lui... De voux deux... Et je n'en sais rien, je n'en sais plus rien du tout... C'est si confus, c'est devenu si confus, je ne sais même plus ce que je ressens... Ni ce que je dois ou ne dois pas ressentir...

... Elle se laissa glisser au sol, dos au mur, et se prit la tête à deux mains. La réalité autour d'elle sembla s'évanouir et elle sentit les larmes l'envahir... Plus rien n'existait autour d'elle que sa tristesse. Elle releva la tête après un interminable silence pendant lequel des larmes avaient débordées sur ses joues, malgré elle. Le regard brouillé, les joues rougies, elle ajouta la voix blanche et la douleur perçant dans celle-ci...


- Je ne sais même pas si j'ai encore assez de forces pour me reprendre... Et si j'en ai envie...

Murmure... Murmure douloureux et faible dénotant de son manque de foi en ce qu'elle avançait...

Elle porta ses mains tremblantes contre elle et croisa les bras sur sa poitrine comme ressentant soudain un froid glacial autour d'elle : Un froid qui l'emprisonnait dans ses mailles pour l'y tenir, pour l'emporter si loin de là où elle souffrait...
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Sara Shake, Mer 19 Nov 2008, 21:05


La main toujours posée sur l'épaule d'Eurora, Sara attendait que quelque chose sorte de la bouche de son amie, n'importe quoi, un mot, car le silence était vraiment dur à supporter. La jeune Poufsouffle avait fermé ses yeux et respirait par profondes inspirations, un peu comme si elle tentait de se retenir de pleurer. Après quelques secondes de contrôle, Eurora rouvrit les yeux ; Sara constata qu'ils était légèrement humides. Sa collègue deait faire un gros effort pour ne pas que les larmes coulent. Ce fut avec une voix tremblante qu'elle répondit enfin :

- Je t'assure que ce n'est pas de ta faute... Je ne veux pas gâcher quoique ce soit, je ne veux pas qu'on s'occupe de moi comme si... Le plus important... c'est d'être heureuse et... Et... Et peu importe moi-même... Ce n'est pas grave... Tu as trouvé ton Destin, moi je m'en suis trompée, ça arrive... Ca doit arriver à des centaines de personnes par jour dans le monde...

Bingo. Sara avait vu juste. Elle regarda Eurora s'appuyer contre le mur, les jambes tremblantes, tout comme sa voix, étouffée également par un sanglot.

- Ce n'est pas de ta faute, je... J'ignore ce que tu crois savoir mais... En fait... En fait je... Ces derniers temps... sont très difficiles pour moi...

La jeune Serdaigle pencha la tête sur le côté et se gratta la tempe. Donc, Réon et elle n'étaient pas les seuls repsonsables du mal être d'Eurora. De quoi d'autre s'agissait-il aussi ? Sara était curieuse de savoir, mais ce qui la préoccupait pour le moment, c'était de rendre le sourire à la préfète, car le problème principal était de sa faute. Bien qu'elle n'en pouvait rien, bien entendu, mais elle ne voulait plus voir Eurora triste. Celle-ci essayait de ne pas pleurer et respirait calmement.

- Si tu crois que... commença-t-elle.

Elle semblait chercher ses mots. Sara attendit patiemment, le coeur battant fort contre sa poitrine. Finalement, un seul mot s'échappa des lèvres d'Eurora. Un mot, un prénom qui devait lui écorcher le coeur.

- Réon.

Ainsi donc, Sara avait vu juste depuis le début. C'était bien de sa faute, et de celle de Réon qu'Eurora était dans cet état. Ce genre de querelles était peu fréquent ; mais certains cas existaient, et la jeune Auror en avait un devant ses yeux. Un mal causé par un chagrin d'amour, un amour pris par un/une autre.

Eurora ne pouvait pas en vouloir à Sara et Réon. C'était comme ça, et il fallait faire avec. La Serdaigle comprenait parfaitement ce que ressentait son amie, bien qu'elle n'eût jamais vécu de situation pareille. Mais elle imaginait Réon choisir Eurora au lieu d'elle... et elle était sûre que son état serait tout autant mal que celui de la préfète.

- Il s'agit de Réon... De toi enfin... De lui... De vous deux... Et je n'en sais rien, je n'en sais plus rien du tout... C'est si confus, c'est devenu si confus, je ne sais même plus ce que je ressens... Ni ce que je dois ou ne dois pas ressentir...

Eurora se laissa choir sur le sol, et se prit la tête entre les mains. Sara recula d'un pas et son cerveau se bloqua un instant. La vision d'Eurora ainsi resterait gravée dans sa mémoire pour quelques temps, elle en était sûre. Elle n'avait jamais pensé qu'un jour elle puisse causer autant de peine à quelqu'un.

- Je ne sais même pas si j'ai encore assez de forces pour me reprendre... Et si j'en ai envie... termina Eurora dans un murmure, les larmes coulant sur ses joues rougies.

Elle se recroquevilla et le silence se fit. La gorge nouée, Sara s'accroupit devant Eurora et resta ainsi au moins deux minutes, ruminant ses pensées, cherchant les mots adéquats pour parler. Rien ne lui vint sur le moment, trop ébranlée pour réfléchir correctement. Elle se contenta de tendre une main vers les joues de son amie et de frotter les larmes qui continuaient de couler.

- Désolée, je n'ai pas de mouchoir sur moi... chuchota-t-elle.

Une phrase stupide lancée sans avoir été analysée par son cerveau. Se donnant une claque mentalement, Sara s'avança et prit Eurora dans ses bras. Durant quelques minutes, on entendait que le vent qui soufflait dehors et le feu qui crépitait dans les torches. La jeune Serdaigle avalait difficilement sa salive et ne savait pas quoi dire. Elle avait peur de ne pas dire ce qui convenait et ainsi faire redoubler le chagrin d'Eurora.

Mais il fallait qu'elle parle. Sara défit son étreinte amicale et respira un bout coup.

- Je sais ce que tu peux ressentir au sujet de moi et... Réon... dit-elle doucement. Si nos places étaient changées, j'aurais été pareille que toi, crois-moi. Je te comprends... Seulement, je ne peux pas changer ce qui est... Si tu veux t'éloigner de nous deux un moment, je ne t'en voudrais pas.

Sara se tut un instant, et déglutit avec peine. Elle passa sa langue sur ses lèvres étrangement sèches et reposa sa main sur l'épaule d'Eurora [ elle adore ton épaule xD ].

- Mais... y a-t-il autre chose qui... te rend si effondrée ? demanda-t-elle. Mais tu n'es pas obligée de me répondre, ajouta Sara avec précipitation.

D'accord, la jeune femme était curieuse, mais cette fois-ci, c'était pour un cas bien spécial. Eurora n'allait pas bien, et pas seulement à cause de Sara, il y avait autre chose.
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Eurora, Jeu 20 Nov 2008, 00:17


Elle se tint ainsi, dos au mur, les bras croisés contre elle, pendant plusieurs longues minutes en sentant les larmes lui couler sur ses joues rougies, échauffées. Echauffées malgré les murs froids autour d'elles. Elle avait envie de respirer à l'air libre, de pouvoir calmer ses tremblements par le contact et les gémissements du vent, de la nature, sur sa peau. Ses larmes sècheraient sans aucun doute plus vite que de n'importe quelle autre manière, le vent emportant très loin sa peine... L'emportant très loin elle-même...

- Désolée, je n'ai pas de mouchoir sur moi...


Elle sentit les mains de Sara frotter fraternellement, ou amicalement, ses joues pour remplacer un mouchoir qu'elle n'avait pas. Elle n'avait pas la force de la repousser en quoique ce soit. Phrase simple et stupide qu'elle avait prononcé vu la situation critique d'Eurora... Cependant, cela tira l'ombre d'un sourire sur le visage dénué de couleurs de la jeune Poufsouffle. Et ce, malgré les larmes qui continuaient à se former en de minces rigoles sur ses joues. A la lumière du disque de la lune qui les éclairaient du dehors, les larmes brillaient comme des diamants sur ses joues mais elles ne coulaient plus. Elle séchait sur ses joues, Eurora ne faisait rien pour les essuyer, ses bras noués autour de ses jambes. C'est alors qu'elle se rendit compte que la jeune Serdaigle s'était avancée et avait pris son amie chagrinée dans ses bras. Le temps sembla se suspendre pendant un moment. Seuls le bruit du vent dans les feuillages, le feu qui crépitait sur les torches et les sanglots par intermittences d'Eurora contre l'épaule de son amie se manifestaient. L'étreinte amicale avait fait repartir les larmes de la Préfète qui les senties doucement rouler sur ses joues. Ces larmes étaient plus signe d'attendrissement et soulagement de s'être libérée du plus lourd secret jamais porté dans le secret du cœur d'Eurora.
Elle se sentit être relâchée et elle fut alors rendue à sa solitude... le froid sembla revenir se précipiter autour d'elle et s'imprégner par chaque parcelle de sa peau, chaque pore... Il lui semblait soudain retourner en enfer où l'attendaient d'immenses geôles entourées de flammes... Et le plus horrible des spectacles, était qu'elle voyait Réon et Sara devant elle, de l'autre côté des barreaux, ils riaient entre eux deux, se tenant par l'épaule incapables de retenir leurs éclats de rires, ils riaient, riaient,... Ils se moquaient d'elle et ses yeux à ce spectacle se remplissaient de larmes réelles. La pire des douleur la remplit à cet instant.

Eurora sortit dans ses pensées au moment où Sara parlait à nouveau... Elle cligna plusieurs fois des yeux, de sa main gauche elle les essuya...


- Je sais ce que tu peux ressentir au sujet de moi et... Réon... dit-elle doucement. Si nos places étaient changées, j'aurais été pareille que toi, crois-moi. Je te comprends... Seulement, je ne peux pas changer ce qui est... Si tu veux t'éloigner de nous deux un moment, je ne t'en voudrais pas.

Eurora secoua vivement la tête... Aussi vivement que son état de faiblesse sentimentale le lui permettait...

- Je ne veux pas changer ce qui est, protesta t-elle doucement aussi mais déterminée pour la première fois depuis le début de leur discussion. Même si je le voulais d'ailleurs, je ne le pourrai pas... Je vois bien que vous êtes heureux et même si ça me rend triste, ça me rend néanmoins heureuse... Et ce, même si mon coeur pleure encore en silence... J'ai déjà compris cela même si lui ne l'a pas encore compris... Enfin, je suis encore plus en train de m'embrouiller je le sens... Le problème, je n'arrive jamais à exprimer correctement la moitié de ce que je ressens...

D'un coup, le premier pas effectué, elle parvenait mieux à s'exprimer et ce, même si elle conservait un sanglot dans la voix, cette dernière d'ailleurs enrouée... Elle secoua la tête tandis qu'une larme survivante roulait sur sa joue droite...


- Je ne veux pas m'éloigner... Même si le désespoir m'accable, je sens que je ne pourrai m'éloigner. Si je le faisais, ce serait la fin et je ne saurai remonter... J'ai besoin d'être entourée par tous mes amies, n'est-ce pas justement dans les moments de malheur que la vérité de l'amitié peut se révéler?... Je suis de nature à dépérir si je me sens seule, isolée de tous, je ne pourrai pas prendre mes distance, les prendre physiquement... Je peux simplement essayer de le faire psychologiquement... Sans les autres, nous ne sommes rien, rien du tout. Ce sont eux qui nous aide à nous révéler, autrui est le miroir de nous-même. Si je m'éloigne un temps, je ne pourrai revenir... Ce serait une autre sorte de souffrance, plus terrible encore que de ne se sentir aimée. L'Amour est une force, l'Amitié en est une également... Au pire, j'évite de vous rencontrer tous deux ensemble..., fit-elle avec un timide sourire. Mais bon, éviter nos ennuis ça n'a jamais rêglé nos problèmes...

Un sanglot noya la fin de ses paroles... Elle se sentait déjà un peu seule néanmoins... Le coeur solitaire, l'âme errante, les pieds trainants sur une vaste plaine désertique, ekke s'imagina marchant à la rencontre du Rien, sans espoir de Destin devant elle... Tout ceux qu'elle aimait ou adorait se trouvant très loin derrière. De fatigue, de désuétude, elle se laissait alors tomber à genoux un jour, la faiblesse la rattrapant... Elle ne pouvait plus bouger et se sentait plus seule que jamais, elle se laissait alors emporter par la Délivrance, enfin... Elle avait perdue force et détermination pour l'empêcher de semparer de sa Vie...

Elle ne voulait pas devenir cela !!!

- Mais... y a-t-il autre chose qui... te rend si effondrée ? demanda-t-elle. Mais tu n'es pas obligée de me répondre, ajouta Sara avec précipitation.

Elle ressortit de ses pensées en entendant ces paroles et sentant à nouveau la main de Sara sur son épaule... [Ouais, elle l'aime bien, son épaule^^]. Elle resta intriguée un long moment... Autre chose?... Non... elle ne voyait rien d'autre... Ses sourcils se froncèrent. Elle oublia sa tristesse pour un temps, réfléchissant à rien d'autre que cette question...

- Non, il n'y a rien d'autre..., commença t-elle par répondre.

Elle se tut un moment... Un visage, non deux... non trois, flottaient dans son esprit... doucement, ils se rapprochaient...

- ... Mis à part, que mon frère est je ne sais où, quelque part dans la nature, sans doute en fuite, que ma mère est encore à Sainte Mangouste et que pour je ne sais quelle raison, une personne s'est fait passer pour mon frère dans l'idée de m'avoir moi... Ou de nous avoir nous au complet... ma famille.


Elle
déplia ses bras de ses genoux et se releva doucement... La question de Sara lui avait fait soudain penser à nouveau à une autre de ses préoccupations et elle avait chassé pour un temps Réon de son esprit [Enfin!]... Décidément, tout allait mal ces derniers temps. Tout semblait l'abandonner.
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Sara Shake, Dim 23 Nov 2008, 15:21


Ecoutant attentivement les paroles d'Eurora, la jeune Serdaigle souriait légèrement. Au début, la préfète était réticente à parler et finalement, elle s'ouvrait à Sara. Cette dernière était contente qu'elle lui fasse confiance, qu'elle se confie à elle comme à une amie.

« Je ne veux pas changer ce qui est même si je le voulais d'ailleurs, je ne le pourrai pas... Le problème, je n'arrive jamais à exprimer correctement la moitié de ce que je ressens... Je ne veux pas m'éloigner... Même si le désespoir m'accable, je sens que je ne pourrai m'éloigner. Si je le faisais, ce serait la fin et je ne saurai remonter... J'ai besoin d'être entourée par tous mes amis, n'est-ce pas justement dans les moments de malheur que la vérité de l'amitié peut se révéler ?... Je suis de nature à dépérir si je me sens seule, isolée de tous... L'Amour est une force, l'Amitié en est une également... Mais bon, éviter nos ennuis ça n'a jamais réglé nos problèmes... »

Le soleil était couché totalement, à présent. Ses rayons n'éclairaient plus d'une lueur dorée les murs sombres du château, qui ne devait sa lumière plus qu'aux torches suspendues aux murs. Etrangement, la température devenait de plus en plus en froide. Sara se sentit frissonner légèrement. Elle se maudit de ne pas avoir pris de cape. Mais l'heure n'était pas pour songer à sa cape qui pendait tranquillement dans son armoire.

Eurora semblait avoir oublié Sara et Réon pendant un moment. Elle fonçait les sourcils, cherchant dans ses pensées autre chose qui la rendait dans un état triste.

- Non, il n'y a rien d'autre... commença la jeune Auror.

Mais elle s'interrompit, semblant fixer quelque chose dans sa tête.

- ... Mis à part, que mon frère est je ne sais où, quelque part dans la nature, sans doute en fuite, que ma mère est encore à Sainte Mangouste et que pour je ne sais quelle raison, une personne s'est fait passer pour mon frère dans l'idée de m'avoir moi... Ou de nous avoir nous au complet... ma famille.

Sara n'était pas au courant de toute cette histoire. Quelqu'un avait essayé de kidnappé Eurora ? La curiosité de la jeune professeur était piquée. Mais elle se tint bien de demander quoique soit d'autre. Tous ces souvenirs devaient faire encore plus mal à Eurora et Sara ne le voulait pas.

Poussant un soupir, Sara se releva en même temps que son amie. Celle-ci semblait s'être un peu calmée, mais les apparences sont parfois trompeuses...

- Je...

Tout à coup, un coup frappé au carreau fit sursauter les deux jeunes femmes. Elles se tournèrent vers la fenêtre. Une chouette était perché sur le rebord et tapaient contre le carreau avec son bec.

- C'est Zara !

Ce devait être la chouette d'Eurora. Cette dernière se précipita pour ouvrir la fenêtre. Zara entra entre les murs et vint se poser sur l'épaule de sa propriétaire, une lettre accrochée à la patte. Eurora l'enleva délicatement et l'ouvrit...
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Eurora, Dim 23 Nov 2008, 17:26


Ces derniers temps, tout semblait l'abandonner.
Combien de fois répéta t-elle ces derniers mots dans sa tête, elle ne savait mais d'innombrables fois c'était certain. Il lui semblait également qu'elle ne l'avait pas répété seulement aujourd'hui, mais que ces dernières semaines, elle les avait répétées au moins une trentaine de fois par jour. Ainsi, trente fois en un jour multipliés par le nombre de jours, cela faisait... Enfin bref, cela faisait un certain nombre assez imposant.

C'est alors qu'elle sortit de ces pensées qu'elle se rendit compte que ce qu'elle résumait là, tout ceci semblait probablement inconnu pou Sara, en effet elle ne pouvait savoir ce qui était arrivé. Bof, c'est pas grave, elle le demande à Réon... Et encore une fois, alors que ce prénom s'approchait d'un peu trop près de son esprit à son goût, elle se força à l'en éloigner.

Elle décida d'en expliquer pourtant un peu plus à Sara et elle ouvrit la bouche...


- Je...
Mais au même moment, la jeune Serdaigle s'apprêtait elle aussi à parler...
- Je...

Aucune des deux ne put terminer sa phrase car elles furent interrompues par un bruit tapé contre le carreau.
A présent, le ciel était réellement assombrit et il régnait entre les murs du château une telle fraicheur qu'Eurora resserra son écharpe autour de son cou. Dès l'Automne en Écosse, elle ne la quittait guère.

Dans la pénombre naissante, elles se tournèrent en même temps vers la fenêtre derrière et Eurora essaya de distinguer qui avait frappé au carreau... Une ombre blanche et fugitive lui apparut devant les yeux et elle s'exclama, d'une voix où perçait l'étonnement...


- C'est Zara !

La chouette était perchée sur le rebord de la fenêtre et tapait avec son bec, le carreau. Que faisait-elle là? Comment savait-elle qu'elle se trouvait à cet étage et pas à un autre...? L'intelligence de ces oiseaux quant à retrouver un destinataire sans avoir d'adresse quelconque pour les retrouver lui frappa l'esprit avec force et néanmoins avec surprise de trouver sa chouette ici en cette heure...

Alors qu'elle accourait à la fenêtre pour ouvrir la fenêtre, elle ne pu s'empêcher d'être envahie par une vilaine appréhension qui ces derniers temps était du domaine de l'habitude.

Aussitôt la fenêtre ouverte, Zara ne perdit pas de temps et entra pour se déposer sur l'épaule d'Eurora. Elle s'interrogea sur ce qu'elle avait, entreprenant de l'examiner sous toutes les coutures afin de voir si elle n'avait rien subit comme maltraitance... C'est à ce moment que ses yeux se posèrent sur la lettre qu'elle tenait accrochée à sa patte. Doucement, elle l'en détacha et le contempla un instant. Le cachet qui s'y trouvait dessus, semblait être un cachet officiel... Elle reconnut ensuite alors, le cachet de Sainte Mangouste...


Elle resta figée un instant, son coeur soudain resséré dans sa poitrine, comme appréhendant de savoir le contenu de la lettre... Elle déplia le parchemin avec des gestes lents, comme ralentis et elle lut l'écriture violette qui s'y étalait.

Chère Mademoiselle Caldin,

Je suis bien affligée de vous écrire aujourd'hui mais il s'agit d'une importante affaire. Votre mère, que vous nous avez amenée il y a quelques semaines, s'est éteinte la nuit dernière dans son lit d'hôpital de la chambre N°136. A première vue, il s'agit de mort naturelle mais je ne vous apprends rien en vous disant que lorsque vous nous l'avez amenée, son état était en grande faiblesse. Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour la rétablir, elle s'est néanmoins éteinte cette nuit. Nous attendons pourtant les résultats de quelques analyses, sachez que nous vous en tiendrons au courant dès que les résultats nous parviendront.

Avec toutes nos sincères condoléances,
Mrs Williams Antonella.


Ses yeux ne lâchèrent pas le parchemin pendant de longues secondes puis, lentement, son bras tomba à la vertical contre son corps, la lettre toujours serrée dans sa main. Ses doigts se relâchèrent lentement, comme un étau qui se dessert, la force s'ôtant de lui peu à peu.

Elle n'entendit pas le bruit que fit la lettre en tombant sur le sol ni cet autre hibou qui se posa devant la fenêtre à cet instant, à nouveau. Décidément, c'était la soirée... des mauvaises nouvelles?
Une seule n'était-elle pas largement suffisante???

Elle n'entendit pas cet autre hibou. La lettre demeura au sol et ce fut Sara qui s'approcha de la fenêtre ou qui la sortit de ses pensées...? Elle ne savait plus trop à vrai dire...
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Sara Shake, Dim 23 Nov 2008, 19:03


Sara resta silencieuse, et les mains dans les poches de son jean, regarda Eurora déplier la lettre qu'elle venait de recevoir. La jeune Serdaigle avait pu voir sur l'enveloppe le cachet de Sainte Mangouste, une baguette et un os croisés. Eurora venait lui parler de sa mère récemment admise à l'hôpital des sorciers ; avait-elle reçu des nouvelles d'elle ? Sara espérait que c'était le cas, les nouvelles seraient bonnes. Cela contribuerait à redonner le sourire à la jeune préfète des Poufsouffle. La Serdaigle espérait vraiment que c'était ça...

Et pourtant... Au fur et à mesure que les yeux d'Eurora parcourait la lettre, son visage se crispait. Ca ne devait pas être de bonnes nouvelles. Sara avait raison, car lorsqu'Eurora termina sa lettre, son bras retomba le long du corps et elle laissa la lettre tomber par terre. Un léger bruit retentit entre les murs quand le papier toucher le sol de pierres. Sara eut un geste pour le ramasser mais quelque chose d'autre attira son attention.

Un nouveau coup au carreau se fit entendre. C'était un hibou, qui tenait un paquet entre ses serres. Sara s'empressa d'ouvrir la fenêtre et fit entrer le hibou qui lâcha le paquet. Celui-ci tomba sur le pied de la jeune Auror, qui se retint de jurer. Qu'y avait-il dans le paquet pour qu'il soit si lourd ? Et comment le hibou avait-il fait pour le transporter ? Sara secoua la tête et s'accroupit pour voir le mot qui était glissé entre les bouts de ficelles. Un seul mot y était écrit : Eurora.

La jeune Serdaigle regarda en direction de son amie, qui était toujours debout, immobile. Sara se releva et se planta devant elle, une main posée sur son épaule afin de la secouer doucement.

- Eurora ? fit-elle. Tu m'entends ?

Peut-être que non, mais la jeune préfète hocha doucement la tête et fixa Sara dans les yeux. Des yeux prêts à verser des larmes...

- Je... Il y a un colis pour toi.

Sara prit la main d'Eurora et la mena vers le paquet sur le sol. Les deux jeuns femmes s'accroupirent et Eurora déballa le colis d'un geste las et sans conviction. Le colis était une boîte, dans laquelle se trouvait un magnifique médaillon en or. Eurora sembla revenir à elle et prit le médaillon dans sa main. Elle carressa du bout des doigts et leva la tête vers Sara, qui regardait le tout d'un air perplexe.

- C'est un médaillon que j'ai offert à mon frère il y a très longtemps, expliqua-t-elle. Quand on était petit, on s'en servait pour...

Eurora retourna le médaillon dans sa main et appuya quelque part. Un petit déclic se fit entendre et le médaillon s'ouvrit.

- ... communiquer, termina-t-elle.

Au creu du médaillon se trouvait un morceau de papier de couleur rose. La jeune Poufsouffle le prit et le déplia, afin de le lire.

« Peux-tu me rejoindre le plus vite possible à la Cabane Hurlante ?

J'ai à te parler.
Alex. »

Alex devait être le prénom du frère d'Eurora. Elle avait parlé de lui quelques minutes auparavant... « que mon frère est je ne sais où » avait-elle dit. Et le voici qui était à la Cabane Hurlante, attendant sa soeur impatientement.
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Eurora, Dim 23 Nov 2008, 19:49


Elle était à peine revenue de la nouvelle qu'elle venait d'apprendre, qu'elle se retrouvait avec entre les mains un objet appartenant à son frère. Et qui plus est, avec un mot écrit de ses propres mains. Décidément, c'était trop pour une seule soirée et Eurora se sentit avoir un mal de tête affreux, tous les évènements se précipitant dans esprit presque en même temps en tâchant de les y ranger dans un coin. Tout allait, trop vite, trop vite.

L'écriture, elle l'avait reconnue avant même de voir la signature au bas du message. Et elle savait que cette fois c'était bien lui. L'autre qui s'était fait passé pour lui, qui avait réussi à prendre son apparence, mais seulement l'apparence. Et bien cet autre, il n'aurait pu prendre également son écriture... Écrire de la même manière c'était impossible. Elle reconnut sa manière de former ses "g", particulièrement unique et ses "p". Elle tenait toujours
le médaillon entre ses mains, serré fortement comme si elle tentait de se raccrocher à quelque-uns de ses souvenirs afin de les emporter avec elle... En effet, l'impression que tout ce qu'elle avait connu se défaisait peu à peu, se déliait, disparaissait dans l'abime profond du Passé, lui donnait l'envie de se raccrocher au moindre souvenir présent encore en elle... Comme un espoir que tout ne s'efface pas.

Elle relut les mots, la lettre plusieurs fois de suite afin de s'assurer plus amplement qu'il s'agissait bien de l'écriture de son frère, afin de s'assurer qu'il était toujours en vie... Et ce, à quelques centaine de mètres d'elle. Seulement quelques centaines de mètres... Ses yeux fixèrent le dernier mot et elle avança une main tremblante dans l'intention de toucher les quatre lettres formant le prénom de la signature. Dans l'intention de se rapprocher dès à présent de l'un des deux derniers membres de sa famille... encore en vie.

Elle leva enfin la tête du parchemin, les yeux embués de larmes par la double annonce qui venait de lui être faite. Celle du décès de sa mère et celle du retour de son frère... Mauvaise, bonne nouvelle. Y aurait-il une autre bonne nouvelle dans les jours ou les heures à venir pour combler quelques pertes...?


- C'est lui, murmura t-elle la voix dénuée de toutes émotions apparentes, blanche. C'est bien lui... Il est revenu...

*Que veut-il me dire?*, pensa t-elle. *Il est revenu et il veut me parler... Et ce n'est pas un piège cette fois, c'est bien lui...*

Elle baissa le regard vers le sol et chercha des yeux la lettre que sa main avait abandonnée sur le sol. Elle s'y approcha et s'accroupissant, elle prit dans ses mains la lettre lui ayant apportée l'horrible nouvelle. Elle se releva enfin et fit face de nouveau à Sara.

- A la cabane Hurlante...
murmura t-elle comme si elle ne croyait toujours pas que son frère était à quelques centaines de mètres d'elle.
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Sara Shake, Dim 23 Nov 2008, 20:27


Eurora resta quelques secondes sans voix, sans doute ébranlée par la nouvelle qu'elle venait de recevoir. D'abord la lettre de Sainte Mangouste qui lui avait annoncé une mauvaise nouvelle - Sara ne pouvait que s'imaginer ce qui avait été dit -, et puis ce mot de son frère lui donnant rendez-vous à la Cabane Hurlante. La jeune préfète relut le mot plusieurs fois, pour se rassurer que c'était bien son frère et non imposteur, comme elle l'avait annoncé à Sara un peu plus tôt.

- C'est lui, murmura-t-elle. C'est bien lui... Il est revenu...

Sara ne savait pas si Eurora était joyeuse à l'idée de revoir son frère. Il avait dit qu'il devait lui parler de toute urgence. La jeune Poufsouffle reprit la lettre de Sainte Mangouste et se releva, imitée par son amie. Elle lui fit face, le visage impassible.

- Que vas-tu faire ? demanda Sara.

Eurora plia la lettre dans l'enveloppe et la mit dans la poche de sa cape. Elle fit disparaître d'un coup de baguette magique la boîte et accrocha le médaillon à son cou. Eurora resta un moment silencieuse, comme pour réfléchir.

- Je ne sais pas.. Il est tard... et... Je ne me sens pas d'humeur à...

L'Auror ne termina pas sa phrase. Sara fronça les sourcils. Eurora hésitait à partir sur-le-champ. Elle avait raison, il était tard. En principe, personne ne devait sortir du château après le couvre-feu. Enfin, Eurora et Sara étaient à part des élèves car elles étaient Aurors, alors si le Ministère avait besoin d'elle, elles pouvaient se permettre de partir... Enfin, là, le Ministère n'avait pas besoin de leur service... Et puis... qui le saurait ?

Eurora soupira et prit une profonde inspiration. Sa chouette s'était posée sur une armoire non loin d'elle et hululait doucement. Sara jeta un regard ans sa direction, ayant oublié sa présence. L'autre hibou était reparti et à présent, la jeune Serdaigle sentait le courant d'air frais qui s'échappait de la fenêtre ouverte. Sara s'empressa de la fermer.

- Je... reprit Eurora. Je dois aller voir ce qu'il me veut.

Sara hocha la tête. Elle aurait fait pareil. Et puis, elle était sûre qu'Eurora avait très envie de le serrer dans ses bras.

- Laisse-moi t'accompagner, dit-elle. Je ne veux pas m'incruster, mais... Ce que tu m'as raconté la tout de suite, je préfère être prudente.

Eurora regarda Sara avec un air de surprise dans le regard. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres.

- Si jamais c'est un piège, ajouta Sara, je serais là pour prévenir les autres.

Elle sourit à Eurora qui baissa la tête un instant, respirant profondément.

- Très bien, dit cette dernière et regardant Sara droit dans les yeux. Allons-y.

Les deux jeunes Aurors continuèrent leur route, Zara s'envolant derrière elles afin de rejoindre la volière lorsqu'elles furent sorties dans la nuit noire...
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Gregory Revanor, Lun 22 Déc 2008, 20:42


Lucas n'était plus qu'à quelques pas des escaliers qui menaient jusqu'à la salle commune des Serdaigles. Quand son attention fût detournée par des pas qui venaient des escaliers du couloir juste en dessous. Il se demandait qui ça pouvait bien être. Il sortie sa baguette e murmura :
-Lumos
Le bout de sa baguette sintilla et Lucas commença a marché le long du couloir qui menait à l'escalier bien sûr en faisant le moins de bruit pour pas réveillé les tableaux et surtout pour ne pas attirer le concierge qui devait faire une dernière après les Merlins D'Or.
Lucas descendit l'escalier sur la pointe des pieds et tourna à gauche en bas de l'escalier les bruits de pas s'intensifiaient de plus en plus, puis à une enbrochure de couloir il se retrouva nez a nez avec Morgane qu'il venait de quitter peu de temps avant elle le fît sursauter. Lucas lui dit en chuchotant pour ne pas qu'on les entendes :
-Mais qu'est-ce que tu fais la tu devais pas retourner dans ta salle commune.
Elle le regarda et lui dit.
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Gregory Revanor, Mar 23 Déc 2008, 13:46


Lucas regarda Morgane et lui dit qu'il avait entendu du bruit ici alors il était venu voir puis elle lui posa une question en lui montrant un tableaux :
-Regarde et dis moi si tu ne trouves pas qu'on a un air de ressemblance toutes les deux ? Je suis sûre de l'avoir déjà vu ailleurs qu'au château, mais ma grand-mère ne veut rien me dire. Enfin passons alors toujours as envie de dormir ? Dit moi sais tu que bientôt ils vont ouvrir le bal de Noël ? J'espère t'y voir.
En regardant le tableaux puis Morgane il remarqua qu'il y avait un petit haïre de famille. Il lui dit si tu veux en être sur demande lui, n'oublie pas que les tableaux parles.
Puis il lui dit que oui il irait au bal de Noël puis il lui retourna la question mais a ce moment la des bruits de pas s'approchère. Lucas pris Morgane par le bras et l'emmena dans un passage qu'il avait découvert deux ans auparavant.
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : David Page, Mar 23 Déc 2008, 14:28


La Cérémonie des Merlins d'Or était terminé depuis belle lurette, tous les prix avaient été décernés et David avait passé une bonne soirée en compagnie de Sara Shake, qui s'était d'ailleurs vu remettre un Merlin d'Argent. Le concierge de Poudlard se trouvait tout de même dans un état de colère avancé, deux élèves avaient profité de sa présence dans la Grande Salle pour faire un tour dans la réserve de la Bibliothèque et feuilleter un livre de Potions extrêment complexe. David avait conservait le livre au cas où.

Avant d'aller se coucher, David décida de faire un tour dans la château, histoire de vérifier que tout allait bien, et puis peut-être aurait-il une chance d'attraper les deux chenapans qui avaient fait le coup de la Bibliothèque. Il se dit que si des élèves s'étaient glissés parmi l'importante foule du rez-de-chaussée il n'aurait aucune chance de les retrouver. Le concierge monta donc au premier étage, il ouvrait l'oeil car il se doutait que ce moment constituait sa seule chance de prendre en flagrant délit les deux élèves qu'il recherchait. Personne ne se trouvait au premier étage, le couloir était vide. Il monta donc au deuxième étage, peut-être aurait-il plus de chances avec celui-ci...

Et le résultat ne se fit pas attendre, le pas léger du concierge faisait de lui un homme très discret la nuit, que l'on entendait quasiment pas, un atout inestimable pour son job. Malgré ça, les élèves qui osaient braver le règlement eurent le temps de se rendre compte de l'arrivée imminente du concierge. C'est ainsi que lorsque David arriva sur place, il n'y avait plus aucun bruit. Ce-dernier réfléchit rapidement, il était impossible, de transplaner, ceux qui étaient là s'étaient donc seulement cacher et David ne comptait pas s'en aller avant qu'ils se rendent !

- Bon écoutez, vous perdez votre temps, je ne bougerai pas d'ici avant que vous sortiez ! Ayez un peu de courage, assumez vos actes bande de chenapans !

Il avait employé un ton menaçant, peut-être ferait-il peur et décideraient les traînards à sortir de leur cachette. En attendant une réaction de leur part, David se tenait debout dans le couloir, regardant sans cesse tout autour de lui sa baguette à la main. il espérait cette fois les débusquer !
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