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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Couloir du 2ème étage
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Arty Wildsmith
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Arty Wildsmith, Jeu 8 Fév 2018 - 18:58


Le truc c’est que si Odette était une arme parfaite pour combattre, elle faisait aussi un bouclier essentiel. Or là elle disparaît, évincée par la main de la rouquine. Comment pouvait-elle toucher sa fidèle amie de cette manière ? Pour qui se prenait-elle exactement ? Et le pire, c’est que ça n’avait pas du tout fonctionné. Elle était toujours autant folle de lui. S’il était possible de rentrer en soi-même, Arty l’aurait fait. Immédiatement, hop, se faufiler dans ses propres vêtements pour prendre la place d’une poussière. Éviter la Serdaigle qui était devenue carrément écervelée. Parce qu’elle ne semblait pas avoir compris que s’il avait lancé un sortilège pour tenter de la guérir c’est que clairement, il ne ressentait pas la même chose pour elle. Mais c’est ça le problème avec le sentiment amoureux, ça transforme les pupilles, les neurones, on ne distingue plus rien. Elle, visiblement, était très avancée dans la maladie. Alors les mots se coincent dans sa gorge. Hors de question. Il ne se ferait pas pardonner. Qu’est-ce qu’elle croyait ? Qu’il était un garçon facile ?

En plus, un bisou sur la joue. Erk. Sur celle qui lui avait cassé le bras il y a peut-être quelques mois. Etrange comment la vie se déroulait. A cette pensée, la douleur de sa cicatrice s’éveilla. Ainsi il savait, ce qui l’attendait s’il mettait l’Aiglonne en colère. La situation n’avait pas changé, il était toujours seul, avec elle. Et elle paraissait déterminée à faire de lui son déjeuner. Il grimace de nouveau devant l’image qui vient de s’imprégner involontairement devant ses yeux. Allez. Sois fort Arty. Pense à ton bras en bonne santé, t’as pas envie de lui refaire vivre tout ça, quand même, sois pas égoïste. Effectivement, t’as pas envie de coller tes lèvres sur sa peau, parce que c’est juste absolument dégoûtant, mais t’es pas tout seul pour le coup. Pense à tes os. De toute façon, c’est pas compliqué. Là, tu te penches légèrement sur le côté, tu fermes les yeux le plus fort que tu peux, go to your happy place, et valà, c’est fini. Il prend la plus grande inspiration jamais vue dans l’histoire des inspirations gênées, avant de se lancer réellement. D’un coup, il coupe sa respiration tandis que ses lèvres s’approchent dangereusement de la joue de Mered.
Furtivement.
Hop.
Un millième de seconde plus tard.
Il recule.

« Alors, heureuse ? » J’peux partir maintenant ? D’un autre côté, il aurait pu, tout de même, faire un effort et s’enfuir en foufelle. Plutôt que de lui obéir. Un peu de dignité quoi, là, il était devenu son pantin juste parce qu’il n’avait pas envie de contrarier cette fille amoureuse. On aura tout vu. Il secoue la tête et se frotte la bouche, puis il tire la langue, la frotte tout pareil. Vite et fort, enlever le souvenir de sa peau là sur lui. Ce qui est très bête parce qu’il ne l’avait pas léchée non plus. Avant de s’arrêter parce qu’il pense soudainement qu’il pourrait la froisser. Et puis, en fait. Zut. Depuis quand il prenait soin des sentiments de la rouquine ? « Mais j’te préviens c’est tout c’que t’auras. J’aime les garçons moi hein. » Le briseur de rêve qu'il était. Il lui fait son plus beau sourire, histoire de l’adoucir. Surtout qu’elle ne le prenne pas mal.
Puis il s’échappe, vivement, des fois qu’elle ait tant apprécié ce premier baiser qu’elle en réclamerait d’autre. Il passe sous son bras et s’empare de Meryl. « Bon c’est pas d’tout ça mais j’dois y aller moi. Ou faire semblant en tout cas, d’être quelqu’un de très occupé. Tu peux dire à tout le monde qu’Arty t’a fait un bisou, ça te rendra peut-être plus famous ! » Il ricane. C’est que la Bleue & Bronze ne devait pas être très populaire, la pauvre. Elle venait sûrement de vivre les plus beaux instants de sa scolarité, en fait.
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Arty Wildsmith
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Arty Wildsmith, Lun 12 Fév 2018 - 1:34


Ah parce qu’elle n’était pas contente en plus ? Franchement, les gens, c’est toujours la même chose. Ils ne savaient pas se contenter de ce qu’ils avaient. Toujours réclamer plus, jamais satisfaits. Il réprime un soupir d’exaspération. Si elle continuait, il l’encadrerait, là dans le couloir. Plus de chichis. Mais il tique. Ne comprend pas, est totalement perdu. Pourquoi avoir fait tout ça si elle aimait les filles ? Il lève un sourcil en la regardant. Il y avait dragon sous œuf, il le sentait venir le retournement de situation pas folichon.
Effectivement. Ça n’a pas loupé.
Il en lâche Meryl dans un cri. Tente de se défaire de ses liens. Bordel de m*rde, elle venait de le prendre en otage. Qui sait ce qu’elle voulait faire de lui dorénavant ?
Non mais, elle lui sortait un discours féministe, là, vraiment. Son cerveau est complètement retourné. Il n’en croit pas ses yeux, la Serdaigle était devenue totalement folle. Il avait tout fait, s’était comporté correctement, lui avait même fait un bisou sur la joue, et comment le remerciait-il ? Avec des liens cordés. Franchement, bravo le respect. En plus, vraiment, elle n’avait plus aucune notion de la réalité. Une des plus belles filles de l’école, fallait pas exagérer, elle n’était pas trop trop moche, mais c’était pas une fille qu’on remarquait quoi. Au contraire. C’est-à-dire qu’il ne veut pas la vexer davantage, la laisser dans ses illusions semblait être une excellente solution. Et elle continue, encore et encore. Ça n’en finit pas ce discours, elle aimait bien s’écouter parler celle-là.

Mais il est à sa merci. Totalement, il ne parvient pas à retourner sa main pour lancer le sortilège qui le libérerait. Odette coincée, elle aussi, elle frétille, vexée de s’être fait prendre ainsi. Un Arty vulnérable face à une Mered cinglée. On aura tout vu. « J’peux pas m’incliner, j’suis déjà par terre. » Ouais, réfléchis d’abord au lieu de dire des bêtises. Il se trémousse, mais les cordages le grattent, l’irritent, s’il meurt étouffé, il la tue. Pourtant, à force de gigoter dans tous les sens il parvient à s’asseoir, jambes tendues. Il n’est pas à l’aise et la regarde d’en bas. Toute sa position n’était que soumission, sauf ses yeux, révoltés. Ça l’exaspérait, tout simplement. Qu’on le torture, il avait l’habitude, mais ce besoin de briller. « T’as tellement pas confiance en toi que t’as besoin de moi pour te glorifier ? Vraiment ? Tu fais pitié. » Il détourne le regard, cherche des camarades des yeux, sait-on jamais, des fois que certains décideraient de passer par ici, tranquillement. Mais non. Puis, c’était quoi ce discours misogyne ? Arty n’avait jamais eu du mal à assumer se faire battre par une fille. Après tout, même un lama pourrait le maîtriser. « Qu’tu sois une fille, un garçon, ou une mandragore n’y change rien. T’es bête. Allez relâche moi là, j’ai pas qu’ça à faire que de répondre à ton complexe d’infériorité. » Il lui lance un dernier sourire effronté.

Elle pouvait toujours rêver. Et même s’il voit bien que cette situation ne s’arrangerait pas si facilement, il n’y parvient pas. Jamais il ne lui dirait ce qu’elle attendait. Il avait été son pantin pendant quelques instants, elle y avait gagné un bisou, c’était largement suffisant.
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Arty Wildsmith
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Arty Wildsmith, Mar 20 Fév 2018 - 16:04


Est-ce que c’était une pelle ? Une pelle ? Non mais il lui manquait tout de même une bonne partie de son cerveau à celle-ci. Même s’il ne mentirait pas, il avait eu un magnifique geste de recul. C’est-à-dire que les coups de pelle n’étaient pas forcément quelque chose qu’il appréciait. Dans le doute, il valait mieux se protéger. Mais visiblement, elle était plus préoccupée par le fait de parler, et de parler, et de parler encore que de l’assommer. Il faudra lui dire, un jour, comme ça, en passant, que la répartie était quelque chose de cinglant. Rapide. Vif. Des discours aussi longs que les siens n'avaient qu’une seule conséquence : ça endormait. Surtout lorsque le destinataire était un jeune homme quelque peu hyperactif. Pourtant, quelques bribes de paroles lui parviennent à ses oreilles rougies d’agacement. En douce ? A ce qu’il sache il avait toujours été devant elle avant de lancer des sorts, ce n’était pas de sa faute à lui si elle avait les réflexes d’un opossum. Il ne répond pas, à vrai dire, difficile de trouver quoi lancer en retour quand tous ses sens se focalisent sur la dangereuse arme. Finalement, il lève les yeux au ciel, c’était trop long, way too long. Il se débat, il allait bientôt faire une crise d’angoisse à rester ainsi prisonnier.

Bien qu’il fallait avouer que la disparition de la pelle lui arracha un soupir de soulagement. Mais ce n’était pas pour autant qu’elle avait pris la résolution de se taire. C’en était trop. Le discours repris provoqua la fuite d’un « Rhoo » d’exaspération de la bouche du Blaireautin. Clairement, elle ne savait même pas ce que signifiait le fait de s’adapter à son public. Parler autant à Arty. Non. Impossible. Elle s’écoutait elle-même. Se délectait de ses propres mots. A vomir. Puis elle le menaçait, encore ? Trop facile d’essayer de faire peur à un saucisson agité, c’est-à-dire qu’elle ne prenait pas trop de risques. Et alors qu’elle quittait le couloir, Arty grimaça, l’air de dire cause toujours j’m’en fous. Tout de même, avant qu’elle s’en aille, ironiquement il lui balance le plus fort qu’il peut. « Allez, salut ! Bisous, bisous ! T’inquiète surtout pas pour moi hein ! » Maintenant qu’elle était partie, il n’était plus en danger de mort.
Tout ça parce qu’elle n’avait pas aimé son bisou sur la joue. Qu’est-ce qu’elle était susceptible. Il lui en fallait peu.
Il se vengerait, un jour. Pas de l’humiliation qu’elle venait de lui faire subir, ça, après tout, ça lui passait carrément au-dessus. Non, de la suffisance qui se dégageait d’elle, de son air supérieur, de son arrogance. Il la détestait. En plus, il était assez peu probable qu’ils ne se retrouvent jamais.

Le problème de l’instant c’est qu’il était seul, coincé dans des filets. Il se retourne, se met à ramper, prévient Meryl qu’il reviendra pour elle une fois qu’il sera détaché. Essayer de trouver quelqu’un de plutôt doué avec une baguette magique, comme si ça ne courrait pas les couloirs par ici. Par bonheur il aperçut un élève aux couleurs de Serdaigle, inconnu, auquel il ne s’intéressait seulement pour le sortir de ce mauvais pas. « Eh toi ! T’as pas l’impression qu’y’a un problème là ? » C’est dans l’apparition de tels personnages que l’on pouvait remarquer l’aura impressionnemment intimidante dont pouvait faire preuve Arty, même sans Aza. L’esclave Bleu & Bronze se dépêcha de libérer le Poufsouffle, certainement effrayé par de quelconques répercussions.
Le gamin s’étira les muscles après avoir s’être remis debout. Ne pas oublier Meryl. Et penser à trouver un petit carnet. Il pourrait ainsi y mettre dans les plans machiavéliquement stratégiques qu’il élaborerait afin de se venger de la terrible rousse. Pas question qu’il l’oublie.


Fin du RP, merci Mered. See you soon :kiss:
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Liz Vossor
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Liz Vossor, Sam 24 Fév 2018 - 14:40


RP avec Adelaide Meadowes
L.A. mutuel accordé

Ce matin-là, il n'y avait pas cours. J'étais tombée dans un livre moldu lu, relu et relu. A force de marcher, tête baissée, dans les couloirs, j'avais fini par m'affaler contre un mur pour rester là où j'étais. Au deuxième étage, me semble-t-il. Les élèves passaient devant moi sans poser de questions et c'était parfaitement bien comme ça. L'histoire racontait l'aventure de deux jeunes frères, partant à l'aventure pour retrouver leur mère, kidnappée par des elfes. Il y avait un tas d'étapes, de personnages secondaires auxquels on s'attachait, et les scènes d'émotions étaient juste superbes.

Mes deux poings soutenaient ma tête, mon livre était posé sur mes jambes croisées en tailleur, et le mur dans mon dos semblait fait exprès pour le genre de situation dans lequel j'étais. L'ensemble formait comme une bulle de tranquillité autour de moi, et me séparait d'une certaine manière du monde extérieur.

Je recommande souvent à mes amis et ma famille de ne pas me déranger quand j'ai l'air happée par une de mes lectures, et ce moment était celui où l'on aurait jamais dû me déranger. Ma bulle de tranquillité ne devait JAMAIS être percée lorsque je lisais, au risque de subir un agacement profond, ou une rage folle si la personne en question l'avait déjà fait auparavant.

Malheureusement, je n'obtiens pas toujours ce que je souhaite...
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Adelaide Meadowes
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Adelaide Meadowes, Lun 26 Fév 2018 - 12:06


Adelaide enfila son pull aux couleurs rouge et or et glissa ses pieds dans bottines. Le dortoir était vide à l'heure qu'il était, toutes les colocataires de la brune s'étant levées de bonne heure pour se rend à Pré-au-Lard. Fatiguée par la bringue du vendredi soir dans la salle commune, Ady avait préféré rester au lit plutôt que de sortir dans le froid glacial du mois de février. Il était à présent presque onze heures du matin et Adelaide s'était décidée à sortir du lit pour se dégourdir les jambes et aller manger un morceau. Par la fenêtre de la chambre, la jeune fille pouvait apercevoir le Lac Noir s'étendre au loin, dans le creux des collines verdoyantes des Highlands, sa surface sombre et lisse renvoyant le reflet du ciel bleu et clair. Malgré l'absence de nuages ou de vent, Adelaide ne doutait pas des températures négatives qui devaient sévir. Bien heureuse de rester au chaud dans le château, elle dévala les escaliers qui menaient à la salle commune – quasiment vide, en sortit et se mit à trottiner pour se rendre dans la Grande Salle. Poudlard était immense et certains de ses couloirs étaient encore inconnus à Adelaide, qui était pourtant élève depuis six ans maintenant. Arrivée au deuxième étage, dans un couloir qu'elle avait rarement emprunté à cette heure là, elle reconnut la tapisserie moyenâgeuse qui était son repère personnel. Depuis sa première année, elle s'en servait pour savoir qu'il fallait tourner à gauche, descendre une volée de marche puis bifurquer à droite pour arriver dans une pièce adjacente au Hall d'entrée. Un petit passage secret en somme, comme l'un des nombreux que possédait le château. En traversant le corridor, la tête ailleurs en rêvant d'oeufs brouillés accompagnés de toasts chauds et de café brûlant, Ady glissa le pied dans une lanière de cuir et s'affala de tout son long. Alors que ses genoux avaient à peine heurté le sol, la rouge et or se releva en vitesse en jurant et en jetant un regard furibond au sac et à sa propriétaire. C'était une jeune fille blonde aux cheveux courts et aux yeux bleus. Un livre était ouvert sur ses genoux et ses iris s'étaient posés sur Adelaide d'un air interrogateur, comme pour lui demander pourquoi elle avait décidé de tomber. La brune siffla en plissant les yeux.

00000Toi, espèce de... Ton sac ! s'exclama-t-elle en colère en le poussant du pied. Fais attention où tu pose tes affaires et relève toi de là. Tu ne vois pas que tu gènes le passage ? Il existe des tables ou des chaises où s'asseoir pour lire un livre, ou mieux, une salle commune !

Adelaide n'avait pas l'habitude de se mettre en colère ou de lancer les conflits – elle préférait largement les regarder avec délectation. Cependant, si elle détestait bien une chose, c'était être tournée en ridicule ou qu'on lui fasse du tort ; ça, c'était son job de le faire aux autres. Aussi, il était tellement plus simple d'accuser une élève plus jeune qu'elle. Adelaide serra les points et avec un regard foudroyant, elle tourna le dos à la blonde, toujours assise sur le sol, la mine froncée.
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Liz Vossor
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Liz Vossor, Mar 27 Fév 2018 - 18:20


Comme je le disais un peu plus tôt, je n'aime pas qu'on me dérange pendant mes lectures. Encore moins quand on me jette la faute après.

Alors vous imaginez bien qu'une imbécile qui trouve le moyen de ne pas me voir, et de se prendre la lanière de mon sac collé au mur pour s'écraser par terre et de me faire une tête accusatrice ensuite, vous imaginez sûrement que je ne peux pas le supporter.

Mais je faisais de mon mieux pour me contenir. Je détestais les disputes, et cette andouille ne méritait pas que j'arrête ma lecture pour une embrouille si puérile. Je tentais de garder mon sang froid, sans parvenir pour autant à masquer totalement mon agacement je pense.

La jeune fille avait de beaux yeux noisettes et des cheveux châtains que je devinais non coiffés. Elle portait un pull rouge et or, signe qu'elle était de Gryffondor, et était plutôt menue. En fait, je devais l'avouer, elle était assez jolie. Mais pour moi, peu m'importe qu'on ait un visage de chèvre ou une bouille d'ange, je juge sur les actes.

La rouge et or siffla avec mépris et entama une réplique stupide avec arrogance :

– Toi, espèce de... Ton sac ! Fais attention où tu pose tes affaires et relève toi de là. Tu ne vois pas que tu gènes le passage ? Il existe des tables ou des chaises où s'asseoir pour lire un livre, ou mieux, une salle commune !

Qu'insinuait-elle? Que les Serdaigles feraient mieux de rester entre eux puisqu'elle était vexée d'avoir trébuché sur un sac? Je ne voyais pas pourquoi elle sortait elle-même de son dortoir, au lieu de se promener dans tout le château pour trouver quelqu'un sur qui passer ses nerfs. Elle me tourna le dos. Si je n'avais pas été en train de lire au moment où elle m'avait interrompue, peut-être que ça aurait pu se terminer là, et je l'aurais laissée partir en levant les yeux au ciel.

Mais sur le moment, c'était différent. Je ne pouvais pas laisser passer une telle peste. Aussi je répliquai bientôt, en tentant tant bien que mal de conserver un ton calme :

- Tu es la première à te plaindre de ma place. Beaucoup de personnes sont passées devant moi sans me remarquer. Et je te signale que mon sac était rangé contre le mur. Mais peut-être qu'une Gryffondor telle que toi est tellement imposante qu'elle a le pouvoir de me donner des ordres et de prendre tout un couloir pour marcher normalement? Si c'est le cas, j'éviterai de passer dans des couloirs aussi étroits que celui-ci, si j'étais toi. Ou au moins je vérifierai avant qu'il n'y ai personne dedans, sinon il n'y aurait pas assez de place.


Je me rendis compte du mépris qui transparaissait dans ma voix. Je commençais à m'énerver. Il fallait que me sorte de là avant que ça ne dégénère, aussi bien pour moi que pour elle.

- Je vais te laisser passer. Fais bien attention à mon sac. Dès que j'entendrais tes pas non loin, je me lèverai pour que tu parviennes à passer sans se faire rencontrer ton nez et le sol. Au revoir!

Et, voulant bien faire passer le message, je pris mon livre à deux mains et le leva devant mon visage.
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Invité, Mar 3 Avr 2018 - 14:30


autorisation de Liz pour reprendre le sujet

Je parle à un mur [SPOILER : ça tourne mal]
Avec Andrew Cobredy et Lïnwe Felagünd




Un sursaut. Ou un frisson. Ou quelque chose entre les deux, qui secoue la colonne et les entrailles, qui contracte les muscles, qui tire du sommeil. Confuse, les yeux embrouillés, l’esprit embrumé.
Ce genre de réveil qu’on a du mal à accepter.

Un bref regard à ma montre m'indique pourtant que je n’ai dû m’assoupir qu’une demi-heure tout au plus. Apparemment, ma fatigue a été plus forte que l’alliance opportuniste entre la chaise inconfortable et la température fraîche, un peu trop pour être agréable. Je comprends que c’est inutile de lutter plus ; je n’arriverai à rien dans ces conditions.

Alors j'entreprends de ranger mes affaires, aussi éparpillées que l’était mon esprit. J'étais montée dans cette salle inusitée du deuxième étage excédée par moi-même, j'en ressortais encore plus énervée. À moins que ma formidable envie de dormir ne prenne le dessus sur toutes les autres émotions. Mon bref bâillement tend à confirmer cette dernière hypothèse.
Une petit larme, vestige de la sieste inopinée, commence à tracer un chemin humide sur ma pommette. Je l’essuie avec l’épaule, les deux mains occupées à faire rentrer tous ses parchemins, carnets, livres et plumes dans mon sac. Toujours trop d’affaires. Je ne sais pas faire autrement.

Je voulais faire de cette journée quelque chose de productif, à la base. Mes pas m’avaient d’abord menée à la bibliothèque mais le bruit ambiant qui y régnait, bien que ténu, résonnait ce jour-ci beaucoup trop fort à mes oreilles. Plus jee tâchais de l’ignorer, plus je me concentrait dessus. Paradoxe des plus agaçants. Finalement, au bout d’une demi-heure, j'en savais plus sur la conversation chuchotée de mes voisins que sur le texte que j'étais censée lire.
J'avais sans plus tarder quitté les lieux, pour lui préférer un banc dans le parc. Je n’étais pas restée bien plus longtemps, agacée par le vent qui s’amusait à tourner les pages de mes livres bien plus vite que je ne les déchiffrais, comme pour me jeter ma propre lenteur au visage. Pas très sympa.

Ne restait donc que cette pièce. C’est une salle de classe située à l’écart, personne ne l’utilise jamais, à en juger par les bureaux poussiéreux et l’atmosphère désuète. Il doit y en avoir d’autres disséminées un peu partout, mais je suis trop habituée à celle-ci depuis des années.
Je m’y rends parfois, quand je souhaite être seule et au calme. Quand je le veux vraiment, par contre, parce qu’il faut quand même monter les deux étages et s’enfoncer dans des couloirs pas toujours très fréquentés, donc un peu froids et poussiéreux. La motivation doit être suffisamment solide. Et c’est assez rare.
Je n’y ai jamais croisé personne. Les gens normaux n’ont peut-être pas besoin de se couper autant du monde pour arriver à se concentrer. Enfin, se concentrer. C’est un piètre mot pour ce que j'ai réussi à faire depuis qu’elle s’est installée ici. Une poignée de pages lues, quelques poèmes avortés et deux ou trois dessins griffonnés. Ah, et bien sûr, la sieste.

En secouant la tête et en étouffant un deuxième bâillement, je jette son sac maintenant plein à craquer sur mon épaule. Tellement plein que je dois porter trois ou quatre livres dans ses bras, histoire de le ménager un peu. J'aimerais bien qu’il lui tienne jusqu’à la fin de l’année.
Un dernier regard pour vérifier les oublis potentiels, et c'est parti. J'ai une sieste à continuer ; et, si possible, pas affalée sur un bureau qui ajoute à l’inconfort le plus pur, ce mal de dos insupportable.

Salle quittée, porte fermée. Couloir maintenant. J'essaye d’étirer mes vertèbres tout en avançant, pour soulager un peu cette raideur osseuse. Manipulation un peu dangereuse. Ma tendance à ne pas marcher droit est brusquement décuplée. Les essais infructueux se soldent par une rencontre un peu brutale avec le mur de droite. Les livres s’écrasent au sol, mon front heurte la pierre, mon dos craque enfin. Comme quoi.

Oh excuse-moi. Machinalement.
Il me faut une bonne seconde pour réaliser que je viens de m’excuser auprès d’un mur. Plus qu’un réflexe, c’est devenu automatique de demander pardon. Je préfère ne pas me demander pourquoi. Pas vraiment envie d’entrer dans un débat avec moi-même. Un rire nerveux secoue mes épaules et une autre larme menace de déborder sur ma joue. Tant que personne ne m’a vue, pas de problème.

Il faut vraiment que je dorme. Et c’est ce que je vais faire. Je me baisse pour ramasser les livres, tapote le mur avec lassitude, et reprends mon chemin.


Dernière édition par Phaedra Elsie le Sam 9 Juin 2018 - 11:22, édité 1 fois
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Lïnwe Felagünd
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Lïnwe Felagünd, Sam 21 Avr 2018 - 0:20


Le regard qui divague parmi d'ahurissantes hallucinations. C'est le calme avant la tempête. Je dis ça parce qu'il est allongé, à moitié accoudé sur le rebord d'une fenêtre à tempérer solitairement. Il traîne, parfois, dans de longs couloirs obscures ou lumineux — aujourd'hui bien éclairé, selon l'humeur ou l'envie, bien souvent liées. Ce sont les recoins qu'il affectionne avant tout, comme les petites bêtes noires. A demi dissimulé derrière un pilier, un pan de mur, des escaliers. Proche d'une fenêtre utopiste pour quiconque rêve de liberté. C'en devient maladif. Aaah la santé mentale comme on les aime !

Récemment, il avait fait la connaissance de petites graines exotiques. Mais lui, il préférait le nom de « fruits » car plus d'allure, plus de mystère et plus d'esthétisme. C'était ce petit côté critique artistique peut-être, qui prenait le dessus. Ou Charles pour les intimes (neurones décalés). Aujourd'hui, il en avait goûté un de plus de sa collection des Soixante. Autant dire qu'il planait à trois milles. Ça l'aide à oublier, ou se souvenir ; se maîtriser ou piquer sa crise ; dormir ou insomniaque, les yeux étrangement ouverts collés contre la vitre humide.

Parmi ces places fortes stratégiques
rares étaient les élèves qui passaient par ici
mais quand il y en avait, il se faisait un malin plaisir

de les appréhender de les observer
analyser raisonner expliciter juger
déterminer avant de charger.

Parfois il se contentait d'hausser les épaules par manque d'intérêt ou de cible imparfaite. Comme un fauve
un félin sournois, il restait un moment sans bouger, à s'interroger.

Il était redescendu depuis peu
un peu trop vite à son goût

m'enfin y'avait un bien beau spécimen non loin de là
elle parle au mur, c'est pas tous les jours qu'on voit ça.

Alors sans hésiter il se lève
encore un peu tremblant - paradoxe -
de sa torpeur méditative

fait craquer silencieusement son sac avec un
Diffindo des plus malicieux
et hausser le ton

- Il a dit quoi ?
Le mur, il a dit quoi ?


ça l'intéressait
genre : vraiment.


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Andrew Cobredy
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Andrew Cobredy, Ven 11 Mai 2018 - 12:41


Comme le chemin de ronde que faisaient sans cesse les heures, Andrew déambulait mécaniquement dans la château, d’un cours à un autre, des cachots à la Bibliothèque, de la Grande Salle à la volière. A force, il n’avait même plus besoin de réfléchir pour s’orienter dans le château, et avançait tel un robot au milieu des couloirs et des escaliers. Ne prenant même plus garde aux tableaux qui décoraient les murs et l’interpellait parfois, ni à la marée d’élèves qu’ils devait parfois fendre. Ce jour-là cependant, tout était très calme. Les tableaux occupés, les élèves ailleurs, sans doute au Parc ou dans leurs salles communes respectives. Tout juste une jeune fille en bleu, l’air hébétée, qui ne regardant pas où elle mettait les pieds ne tardât pas à se manger le mur. Andrew, qui n’était pas très loin, ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel.

- Oh, excuse-moi.

*Elle parle à qui au juste… au mur ?*

« - Et bien… Si même les Serdaigles en viennent à parler aux murs, je ne donne pas cher de l’avenir de cette école. »

Avec mépris, et suffisamment fort pour qu’elle puisse entendre. Andrew aurait pu en rester là. Il passait d’ailleurs déjà son chemin, pour rejoignant un autre couloir qui partait à angle droit. Alors qu’il se préparait à tourner, un bruit sourd se fit entendre. D’abord un craquement, puis le bruit sourd des épais ouvrages tombant sur le pavé. Décidément, ce n’était pas sa journée, à la Serdaigle. Et ça semblait être une raison suffisante pour qu’un Gryffondor s’approche d’elle. Toujours là pour venir à la rescousse, les bons chiens chiens de Gryffy. Désolant. Quoi que…

- Il a dit quoi ? Le mur, il a dit quoi ?

*Tiens… Une Choixperreur ?*

Suffisamment intrigant en tous cas pour qu’Andrew fasse demi-tour, revenant au niveau des deux autres élèves. Enfin, on brisait un peu sa routine. Ce n’était pas tant son genre que de s’en prendre gratuitement à quelqu’un, mais il avait cruellement besoin de divertissement. Et cela n’était qu’un jeu d’enfants.

« - C’est une bonne question ça… Qu’a bien pu dire le mur ? »
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Invité, Sam 9 Juin 2018 - 11:54


désolée pour le retard, j’étais en partiels itout itout :c


Ce n’est, définitivement, pas un bon jour. J’aurais sans doute mieux fait de rester dans mon lit. Jusqu’à la fin de ma vie, au moins. À la place, je me suis ingénument levée, et je me retrouve maintenant à me ridiculiser dans ce couloir pas aussi vide que je l’aurais voulu.

Et bien… Si même les Serdaigles en viennent à parler aux murs, je ne donne pas cher de l’avenir de cette école. Regard noir en direction de l’élève qui vient de parler. Qu’il m’ait vue, passe encore, mais qu’il se permette une remarque, ça m’agace formidablement. C’est bon, comme si j’étais la seule à qui c’est arrivé. Bon, je suis sans doute la seule, mais ça ne préjuge en rien d’une incapacité quelconque. C’est juste un excès de politesse.

Ça, je le garde pour moi, et m’abstiens de réponse. Déjà parce que le témoin de la collision s’est déjà éloigné, ensuite, parce que j’ai pas l’énergie de formuler une phrase aussi méprisante que la sienne, et enfin, parce que mes pieds viennent de se retrouver noyés sous une masse de livres.
Mes livres. Oh non.

Le grand fracas tout comme le poids brusquement disparu de mon épaule ne laissent aucun doute possible sur ce qu’il vient de se passer, mais j’attrape quand même mon sac devenu beaucoup trop léger. Une grande déchirure dans le fond me sourit béatement et je me contente de la fixer avec désespoir.

C’est une seconde voix qui me fait relever les yeux.  Il a dit quoi ? Le mur, il a dit quoi ? Deuxième témoin aussi peu silencieux que le premier. Il est bientôt appuyé dans ses questions par ce dernier, qui finalement est revenu sur ses pas. Et certainement pas pour m’aider. Je les regarde à tour de rôle, en espérant que mes joues qui chauffent sont juste un effet de mon imagination et que je ne suis pas en train de rougir de honte. Ils n’auraient pas pu juste passer leur chemin ? Essayez, il vous répondra peut-être. Je lance ça en espérant qu’ils passent leur chemin, et me laissent faire le deuil de mon sac et de ma dignité.
Puis je tente d’extraire mes jambes de la pile de livre qui recouvre mes chaussures ; avant que l’encre ne se mette à les tâcher, histoire de pas trop en ajouter à ma malchance. Mission accomplie, si on exclue les feuilles piétinées et le drôle de craquement sous ma semelle. On croise les bras, on affiche un sourire crispé, et on résiste à l'envie de fuir dormir en abandonnant tout ici.
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Lïnwe Felagünd
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Lïnwe Felagünd, Jeu 14 Juin 2018 - 17:57


Le regard soutenu, plongé dans un cocktail miroitant
le ton houleux, provocateur presque humiliant
innocemment humiliant
le sourire qui s'étire comme le sarcasme
au fond d'une classe
noire-  

la mauvaise pensée lui a permis de gagner
du temps. Et un inconnu qui
soutient son désir de malheur.

Il ne le connaît pas
Il ne lui inspire nullement confiance
mais il est aimable d'entendre
un perroquet rouge comme le sang
et la vengeance murmurer
ses mots dans un écho obscur.

- J'crois pas qu'il puisse me dire des choses, à moi. Mais à toi, il t'en a murmurées.

La fille tente tant bien que mal de se défaire de ce violent pétrin. Ça lui ait tombé comme ça, par hasard - un manque de chance. Le karma qu'est du mauvais côté de la Seine. Parcourt, parcourt le long des veines la palpitation malsaine. Amusé par sa réponse — drôle de rhétorique — il se place devant elle, pour lui bloquer le passage. Elle n'avancera pas. Le seul moyen d'aller tout droit est de marcher à l'envers. À reculons, à tâtons. Se retourner vers le passé, les remords, l'espoir du présent solitaire qui ronge comme un ver. C'est traumatisant, de regarder en arrière tous ses échecs. Ce qui n'aurait pas dû arriver. Alors elle ne le fera pas, et puis l'autre est là pour faire obstacle - espérons.

Il n'y a qu'à des barjo comme toi qu'il peut répondre.
Étrange ironie, quand on rentre dans sa tête.
Quoique cela fait du bien, de ne pas se sentir
seul dans ce cas.

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Andrew Cobredy
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Andrew Cobredy, Dim 24 Juin 2018 - 21:25


Comme un petit oiseau en cage, pris au piège et qui sentait venir le danger. Dans ce genre de situations, il était courant au départ de ne pas réfléchir, d’essayer d’agir rapidement. Ce n’était qu’après qu’on commençait à rationaliser avant de laisser place, plus ou moins rapidement, à la panique. Et dans le mille, voila ce que tentait le petit oisillon bleu. Sans y penser, presque inconsciemment, elle risquait la confrontation. Pas forcément ce qu’il y avait de plus intelligent à faire, Andrew l’avait lui aussi déjà appris à ses dépens.

- Essayez, il vous répondra peut-être.

Le visage d’Andrew se fend d’un rictus, il entrevoit déjà la suite des événements. Et il a besoin de ça, de retrouver un peu d’une puissance factice, pour oublier la Salle Commune de Serpentard. Il n’a pourtant pas un ascendant naturel sur la Serdaigle, visiblement plus âgée que lui. Mais le nombre et son partenaire de jeu jouent en sa faveur. Le visage rougissant qui lui fait face le conforte d’ailleurs encore un peu plus.

- J'crois pas qu'il puisse me dire des choses, à moi. Mais à toi, il t'en a murmurées.

« - Je ne l’ai jamais entendu non plus… Eclaire nous. »

La maladresse de la Serdaigle rend la situation presque comique, sinon pathétique. Se dépêtrant de la montagne de livres qui lui recouvre les pieds - même Andrew n’éprouvait jamais le besoin de se balader avec autant de livre -, elle semblait avoir marché sur quelque chose de relativement fragile. Touche le fond et creuse encore. Ses bras croisés, son sourire crispé… c’était presque trop facile. Il allait falloir y aller en finesse pour ne pas porter le coup de grâce trop tôt et s’amuser encore un peu.

- Il n'y a qu'à des barjo comme toi qu'il peut répondre.

*Pas vraiment de la finesse…*

« - Entendre des voix ce n’est pas un bon signe, même chez les sorciers. »

Petite pause.

« - Enfin, même chez ceux qui espèrent réussir à faire de la magie un jour. »
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Re: Couloir du 2ème étage

Message par : Invité, Jeu 5 Juil 2018 - 17:48


Sous mes yeux las se tisse un tableau que je ne vais pas apprécier. C’est encore tout emmêlé, pour l’instant. Un imbroglio de couleurs maussades, ternes, annonciatrices de problèmes. Mais ça a ses avantages ; c’est encore assez fragile. Et, peut-être qu’en tirant au bon endroit, tout peut simplement rentrer dans l’ordre. Encore faudrait-il trouver le bon fil, la bonne idée, la bonne réplique. Tout s’enchaîne trop vite pour me laisser le temps de quoique ce soit. Et les fibres agressives se resserrent inexorablement autour de moi.

Bloqué d’un côté, sans issue de l’autre, le couloir se fait ennemi à son tour. Les barrières sont apparues aussi vite que les deux présences malvenues, et je ne peux pas passer au travers.
Et puis, mes affaires.
Les livres gisent sur le sol, les feuilles sont froissées, les tâches noirâtres s’étendent comme du sang boueux à travers les plaies béantes de mes encriers brisés. Témoins d’une bataille qui n’a même pas eu lieu. Reflet du carnage de la situation. Super, vraiment. La vie est magnifique.

Les répliques s’enchaînent, rapides, mordantes. Je case un stop, un non ou deux, j’ai pas le temps de trouver mieux. Ça s'efface aussitôt que c'est prononcé, là où leurs phrases persistent dans ma tête. Les mots sont choisis pour me blesser. Ça fait mouche ou ça tombe à côté, mais l'effet est le même. Je n'arrive pas à réagir.
Clouée sur place, semelles collées au sol.
Le ventre serré, les paupières toujours lourdes.
Les mains fébriles, à enrouler des mèches de cheveux autour de mes phalanges mal assurées.

Spectatrice du tableau de la défaite. Il est presque en ordre, celui-là. Solide, serré, presque palpable, les fils en quadrillage épais. J’y peux plus grand-chose ; faut juste attendre qu’il se délite tout seul. C’est toujours éphémère, ce genre de trucs. C’est un mauvais moment, mais ça dure jamais longtemps. Ils finiront par se lasser, de leurs questions dénuées de sens. Moi j’ai jamais su désamorcer.

L'optimisme essaye de prendre le dessus. Comme le sursaut de vie avant la fin. C'est sinistre, mais j'en profite. Un peu de répit pour une réponse. J'explique. Il a pas parlé, j’ai rien entendu. Je suis pas folle, c'est bon, juste fatiguée. Si vous pouviez me laisser tranquille, maintenant. J'aurais pu répondre avec esprit, trouver un truc qui les réduise au silence. Mais non. J'ai pas envie d'entrer dans leur jeu, j'en connais pas les règles et de toute façon, elles sont pas à mon avantage.
À défaut d'être marquant, c'est clair. Laissez-moi aller dormir.
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