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[Habitation] 98, Road of Paradise
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Nathalie Matthews
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Re: [Habitation] 98, Road of Paradise

Message par : Nathalie Matthews, Mar 1 Avr 2008 - 12:40


Nathalie venait de reparler du Magyar à Pointes ayant carbonisé la pomme d’Ernesto. Il lui répondit en disant qu’il avait eu chaud, et que le Magyar et lui devraient travailler leurs relations sociales. La pomme, quant à elle, avait connu les risques du métier, selon lui. Nathalie ne put s’empêcher de sourire face à cette remarque. Intérieurement, elle pouvait comprendre que le Magyar ait craché du feu sur Ernesto. Pas qu’Ernesto était quelqu’un qui pouvait attirer la peur. Mais le Magyar se méfiait de tout le monde, de plus en plus, à force. Et, Nathalie se demandait si Cyrilius n’avait pas demandé au Magyar à Pointes de la protéger aussi. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il était le cousin de Titi et ça ne l’étonnerait pas plus que ça qu’il lui ait demandé de la protéger. Ernesto dit alors qu’il s’entraînerait avec le dragon et qu’avec plusieurs entraînements, il arrivera à servir des pommes caramélisées à tous les membres de l’Ordre. Nathalie pensait qu’il n’y aurait pas besoin de beaucoup d’entraînements, après tout, maintenant que le Magyar avait vu que Nathalie ne craignait rien avec Ernesto, il ne tenterait plus de le brûler sur place. Elle lui répondit :

- Nathalie -
Oh, tu sais, je pense qu’il ne te faudra pas beaucoup d’entraînements avec lui. Maintenant qu’il sait que tu ne me veux aucun mal, il ne tentera sûrement plus de te carboniser. Je pensais qu’il avait seulement peur des membres de l’Ordre, mais maintenant, je me demande si Cyrilius ne lui a pas dit de me protéger…

Parler de Titi ou quelque chose en rapport avec lui ne lui faisait aucun mal à présent. Elle s’en était remise, même s’il lui arrivait encore de penser à lui de temps en temps, bien sûr. Ernesto enchaîna après sur son passé. L’événement qui a tout changé apparemment. Et elle pouvait très bien le comprendre, elle imaginait parfaitement ce qu’Ernesto avait dû connaître ce jour-là. En quelques sortes, il avait perdu toute sa famille d’un coup. Il se disait pathétique à vouloir se comparer à son frère à chaque fois. Apparemment, maintenant, il ne le voulait plus autant, voire plus du tout, mais il regrettait de l’avoir voulu dans le passé. Elle ne pensait pas que c’était une chose si mauvaise que ça. Chacun a besoin d’un exemple, et, chez les frères et sœurs, c’est souvent le cas. Le plus jeune prend exemple sur le plus âgé et même réciproquement parfois. Elle ne pensait pas qu’il voulait voler la vie d’un autre. Mais alors là, pas du tout. Elle n’avait pas connu un tel passé ou restait souvent évasive dessus. Mais elle avait été très indépendante assez jeune, ce qui l’avait conduit à se débrouiller seule très vite.

- Nathalie -
Je ne suis pas d’accord avec toi quand tu dis que tu as voulu voler la vie d’un autre. Dans toutes les familles, les plus jeunes frères ou sœurs prennent exemple sur leurs aînés. Même moi, j’ai pris exemple sur quelqu’un. Je suis fille unique, mais j’ai pris exemple sur des amis que je considérais comme très proche. Et qui sont encore mes amis proches à ce moment-ci. Je crois plutôt que tu as eu de la chance d’être plus jeune que ton frère et que tu as pu le prendre en exemple. Parce que, crois-moi, être fille unique ou être l’aînée, ce n’est jamais facile.
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Ernesto de la Serna
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Re: [Habitation] 98, Road of Paradise

Message par : Ernesto de la Serna, Mar 1 Avr 2008 - 13:39


Ernesto aurait presque pu parraître décontracté finalement, le repas était entamé, plutôt pas mauvais, l'ambiance plutôt détendu également. Et finalement, parler avec Nathalie était plus facile qu'il ne l'avait imaginé. Il s'en était rendu compte précedemment, il avait dis tant de choses tellement rapidement, lui-même ne pensait pas pouvoir parler autant. Les raisons étaient diverses, d'abord il fallait prendre en compte qu'à la base ce repas devait être professionel, mais qu'il semblait bien mal engagé au niveau professionel. Ensuite, il restait à Ernesto une timidité incompréhensible. Lui et son frêre, tellement opposé pour des frêres, un tellement ouvert et calme, l'autre tellement réservé, discret, timide. C'en était presque paniquant. Ernesto avait déjà eu des rendez-vous avec des filles, autant se l'avouer, catastrophique était un euphorisme, cataclysme s'avérait plus proche de la réalité. Mais Ernesto se rendit compte qu'il se comparait à nouveau à son frêre. Allait-il faire ça toute sa vie? Et si son frêre disparaissait, il ne lui resterait alors plus qu'à mourir?

Heureusement que Nathalie prit la parole, ramenant Ernesto à la réalité du moment. Elle parla de l'expérience avec le dragon. Tout ce qu'il avait dis était supposé être ironique, mais apparemment, comme à son habitude, il n'arrivait pas à se faire comprendre. Même son frêre ne comprennait quand, quand bien même il sous-entendait des choses qui auraient dû être évidentes pour un frêre. Mais après tous, avec les relations chaotiques et rares qu'ils avaient eu, on pouvait supposer que c'était normal. Mais personne ne comprennait, pas que son frère. La jeune femme émit la possibilité que Cyrilis ait demandé au Magyar de la protéger, logique au vue de la réaction du dragon, très certainement exact par ailleurs.

Il aurait espéré que Nathalie lui parle un peu d'elle, apparemment manqué, enfin, au moins il apprit qu'elle avait été fille unique et qu'elle avait pris exemple sur des amis, certains actuels encore, pour devenir qui elle était. Fallait-il vraiment un modèle à chacun pour devenir quelqu'un? Ernesto supposait que c'était normal d'avoir un modèle. Enfin d'après les dits de Nathalie, elle avait d'elle même cherché un modèle au près de ses amis. Alors c'est que cela devait être normal de désirer un modèle:


Mais je ne crois pas que mon frère ait été modèle dans un sens positif. Quand je voulais savoir ce qu'il faisait au début, c'était pour ne surtout jamais le faire. Mais je crois que j'ai fini avec le temps par me rendre compte que plus je le haïssais, plus je devenais ce que je détestais en lui. C'est à dire à peu près tout. De ses succès avec les filles à son audace. Et cette facheuse façon qu'il a de toujours me devancer quoi que je sois désireux de faire. Enfin il y a un bout de temps que je ne l'ai plus vu, et je crois que c'est tant mieux. Sortis de l'étroite emprise de sa vie sur la mienne, je commence si l'on peut dire à vivre. Mais je commence à vivre vraiment tard, enfin je ne regrette pas de changer, je doute que ce que nous faisons en ce moment n'aurait été possible il y a encore deux mois.

Beaucoup de choses ont changé pour moi dernièrement, tant pour moi que par moi et contre moi. Des choses auquel je ne pensais plus depuis bien longtemps. C'est comme si pour la première fois, j'avais commencé à ressentir les choses, que ce soit les parfums, les sentiments, les gouts, comme si je vivais. Je ne sais pas pourquoi ce brusque changement, mais je pense qu'il y a eu beaucoup de choses qui ont provoqué ça. En tout cas, je veux que tu saches à quel point je suis content que tu es acceptée de venir, et désolé de parler autant. Normalement je devrais être tétanisé, incapable même de balbutier...Désolé, je parle trop...

Oui, pour parler, il parlait, il n'arrêtait pas. S'il avait eu moyen de revenir dans le temps, nul doute qu'il aurait aimé ne pas dire ses dernières phrases, pourtant sorties si spontanément, si naturellement, c'en était...c'était nouveau pour Ernesto cette spontanéïté...
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Nathalie Matthews
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Re: [Habitation] 98, Road of Paradise

Message par : Nathalie Matthews, Mer 2 Avr 2008 - 12:18


Nathalie était un peu amusée par la réaction d’Ernesto. Lui qui était si calme dans le QG de l’Ordre était maintenant en train de parler comme jamais. Pas que c’était négatif, mais elle devait avouer que ça l’étonnait vraiment. Il avait l’air de regretter le fait qu’il parle autant, ce qui était peut-être normal. Mais Nathalie n’avait jamais été vraiment bavarde, sauf quand elle connaissait vraiment le sujet et qu’elle voulait défendre son point de vue. Mais elle était positivement impressionnée par le comportement d’Ernesto. Comme quoi, il suffit d’un repas pour voir les gens sous un autre angle, comprendre un peu mieux leur comportement, rien que se trouver face à eux pendant une soirée pouvait changer énormément de choses. Et Nathalie le voyait maintenant, en cet instant précis, avec Ernesto. Au moins, maintenant, une chose était sure. Il lui parlerait plus facilement lorsqu’ils se croiseraient et Nathalie aussi d’ailleurs. Le jugement des autres peut, malheureusement, empêcher un tel contact lorsqu’on est vraiment trop en retrait. Et elle le savait. Elle se souvenait de son arrivée à Poudlard, avec Ryu, Angie, Angel Mercury, et encore plein d’autres. Elle se souvenait également avoir longtemps été le bouc émissaire de Ryu avec Angel qui la défendait tout le temps. En fait, maintenant qu’elle y pensait, elle avait fait endiabler beaucoup de personnes à Poudlard. Mauvaise chose ?

Elle écouta les paroles d’Ernesto. Il avoua qu’il ne prenait pas exemple sur son frère dans ce qu’il voulait être, mais justement pour éviter ce qu’il faisait. Et que, finalement, il avait fini par devenir ce qu’il détestait le plus chez son frère, c’est-à-dire tout. Mais Nathalie ne pensait pas que c’était réellement le cas. Il y avait sûrement, dans le fond, une envie de lui ressembler pour tout ça, mais elle devait être bien cachée. Tout ce qu’on fait, consciemment ou inconsciemment, a toujours une raison. Qu’elle soit bonne ou mauvaise. Et ça, Nathalie était bien placée pour le savoir, ayant fait certaines choses et vécu pas mal d’autres depuis son arrivée à Poudlard. Par contre, elle se sentait un peu gênée de ne pas parler plus d’elle, comparé à Ernesto. Mais elle ne savait pas quoi dire, elle n’avait pas eu une enfance exceptionnelle (Bon, en fait, j’ai jamais réfléchi à son histoire. Mais chut xD). Elle écouta cependant la suite des paroles d’Ernesto. Il disait qu’il avait changé indépendamment de sa volonté et contre lui également. Ce qu’il disait ensuite rappelait un étrange livre à Nathalie, qu’elle avait lu. Un petit garçon qui était mourrant et pour qui il ne restait que quelques jours à vivre. Elle se souvenait très bien de ce livre qui l’avait marquée et qui avait une part de vérité en lui. Un livre pour jeunes, mais tellement proche de la réalité. Elle répondit à Ernesto :

- Nathalie -
Je pense que tout ça, le fait que tu aies suivi ton frère alors que tu voulais justement éviter de lui ressembler pour certains points, est tout à fait normal. Enfin, je veux dire par là, qu’il y a toujours une raison, qu’elle soit justifiée ou non, à certains de nos actes. Tu n’as peut-être pas changé volontairement et dans le sens que tu voulais, mais c’est peut-être mieux ça qu’autre chose.

Elle fit une légère pause pour laisser le temps à Ernesto de comprendre ce qu’elle avait dit, car elle pouvait être difficile à suivre parfois, c’était connu. Elle reprit après quelques instants en disant :

- Nathalie -
Concernant ce que tu as dit en dernier… Ca me rappelle un livre que j’ai lu et qui est une histoire vraie, ou tirée de faits réels en grosse partie. Un petit garçon était mourrant et il n’y avait pas moyen de le sauver, à part une opération mais qui avait échoué. Il ne voyait plus ses parents et était fils unique. Une infirmière qu’il appréciait particulièrement venait souvent le voir et il lui confiait tout ce qui le tracassait. Elle lui dit aussi que s’il voulait faire un souhait, n’importe lequel, il n’avait qu’à écrire une lettre et elle l’enverrait à… Dieu. Ca peut paraître un peu bête comme ça, mais attends. A un moment du livre, on lit dans une lettre qu’il écrit qu’il revit. Il redécouvre toutes les senteurs, tous les bonheurs de la vie, le moindre petit fait naturel, tout était nouveau. Et il avait demandé la veille un signe car il se sentait vraiment perdu et ne voulait pas mourir si jeune. Alors je pense que le fait que tu voies ça comme ça, c’est sûrement pour la même raison, même lointaine, que ce petit garçon.
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Ernesto de la Serna
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Re: [Habitation] 98, Road of Paradise

Message par : Ernesto de la Serna, Mer 2 Avr 2008 - 14:40


C'était incroyable qu'Ernesto s'ouvre à ce point. Besoin de parler
pour se soulager de quelque chose? Peut-être. En faites, il n'avait
jamais vraiment réfléchit à la situation et n'avait jamais, avant son
entrée dans l'Ordre, eut d'ami sur lesquels il pouvait compter. Trop
solitaire, était-ce ou non voulu, il n'en savait trop rien. En tout
cas, être là avec Nathalie à discuter, c'était une première. Une
première avec Nathalie, une première avec une fille, une première avec
quelqu'un hors de sa famille. Les paroles de Nathalie étaient pleines
de bon sens , était-ce parce que c'était ce qu'il avait besoin
d'entendre? Il en doutait, certainement Nathalie trouvait-elle
simplement les mots justes, peut-être le connaissait-elle mieux qu'il
ne le pensait. En tout cas, ces paroles le réconfortaient. Elle parla
de raison justifiée ou non à nos actes, que le fait qu'il soit devenu
comme son frêre à qui il ne voulait ressembler était certainement
normal. Elle dit qu'il n'avait peut-être pas changé comme il le
voulait, mais que c'était mieux qu'autre chose. Mieux que quoi?

La jeune femme enchaina en le comparant à un personnage a la vie
triste. Il fut touché de la comparaison, et s'il comprenait la réaction
et la gentillesse de l'infirmière qui tentait de rendre au moins un peu
l'espoir à ce jeune garçon. Et il comprennait au moins en partie ce que
cette personne devait ressentir, abandonné par ses parents. Mais
pouvait-il vraiment être comparé à ce garçon? Il n'avait pas à faire
face à une mort certaine, et ses parents n'avaient pas vraiment choisi
de l'abandonner. Il posa une main sur son frond, baissant son regard
sur la table, il se rendit compte que les rammequins étaient vides
depuis un moment, il n'y avait pas prêté attention avant cet instant.
Une excuse facile pour fuir? Peut-être, mais on avait parlé que de lui
et son frêre pour le moment. Il se leva, attrapant les deux ramequins,
promettant de revenir rapidement à Nathalie tout en lui souriant.

Il arriva dans la cuisine et laissa tomber les ramequins dans l'évier.
Il n'en revenait pas d'avoir été aussi bavard. Pourquoi n'arrivait-il
pas à se taire? Pourquoi parlait-il autant? Pourquoi de lui? Il resta
une vingtaine de seconde, les yeux fixés pas la fenêtre au dessus de
l'évier. Il voyait le jardin et les arbres que son frêre avait planté,
des pommiers, des cerisiers et des noisettiers, et un noyer, il
pleuvait plus fort qu'avant, les nuages devenaient plus noirs. Sale
temps, curieux mélange d'arbre, surprenant mélange de pensées, mais
bon, c'était la famille en générale qui était bizarre alors. Il revint
à la réalité, il était en plein diner avec Nathalie, il ouvrit un
placard en sortant deux assiettes en porcelaines blanches, il coupa
deux parts deux parts de quiche au saumon qu'il accompagna de salades
vertes, de carrottes et de tomates. Il ne s'amusa plus à chercher des
cloches, la soirée et lui-même étaient moins strictes, rien de bien
surprenant que l'ambiance ait été plus conviviale. Il revint dans la
salle à manger et posa une des assiettes devant Nathalie, pas vraiment
attentif à ce qu'il faisait, il posa l'assiette à moitié sur le
couteau, il s'en rendit compte assez vite pour tenter de corriger le
tir. Il parvint à remettre l'assiette correctement en place.
Apparemment, sa maladresse amusait au moins une personne, il retira sa
main certainement un peu vite et frola celle de Nathalie. La scène, où
plutôt Ernesto se figea dans l'instant:


Désolé.

Il posa son assiette à la place, décidemment, sa
maladresse le perdrait. Un peu trop détendu n'est-ce pas? D'un autre
côté, il ne s'était jamais senti aussi décontracté et bien avec une
personne depuis des années, aussi l'idée de redevenir l'Ernesto stressé
et pas sur de lui du début de soirée ne l'enchantait que très peu. Il
sourit à la jeune femme:

Vraiment désolé, ne crois pas que c'était intentionnel, j'ai pas fais attention, enfin...
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Nathalie Matthews
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Re: [Habitation] 98, Road of Paradise

Message par : Nathalie Matthews, Jeu 3 Avr 2008 - 14:24


Nathalie et Ernesto avaient fini de manger tous les deux le ramequin qu’il avait préparé. Elle n’avait déjà plus faim du tout, mais vu la quantité mangée, elle ferait quand même un effort pour le reste. Ils continuaient à parler tout de même un moment avant qu’Ernesto ne remarque que les assiettes étaient vides. Elle avait comme l’impression qu’il cherchait à fuir un peu, pour souffler, en allant chercher le reste du repas. Nathalie pouvait très bien le comprendre et ne ferait aucune remarque concernant ça, après tout, elle-même avait un peu envie de « souffler » aussi. Elle espérait seulement qu’il comprenait tout ce qu’elle pouvait dire, car elle était bien difficile à suivre parfois. Elle pouvait être une personne extrêmement censée, disant des choses réfléchies, tout comme elle pouvait être tout le contraire, parfois. Ici, elle était censée et parlait selon ses expériences, même s’il y avait des chances comme quoi elle en ait moins qu’Ernesto. Mais parler honnêtement était la meilleure chose à faire avec des amis, c’est comme ça et uniquement comme ça que l’on est sûr de les garder longtemps et de garder également une confiance au meilleur niveau qu’il soit.

Ernesto réagit alors par rapport aux assiettes vides et pris les assiettes en promettant de revenir rapidement à Nathalie. Il se dirigea alors vers la cuisine et y resta quand même assez longtemps, elle, elle jeta un coup d’œil de sa place pour regarder un peu plus, voir le style de la maison. Après tout, on ne peut pas remarquer tous les détails au premier coup d’œil. Et cette phrase était bien juste. Pourquoi ? Car elle vit une guitare dans un coin, du même genre que la sienne et elle fit un petit sourire en voyant cette guitare. Elle pensa à ses débuts, lorsqu’elle ne savait pas aligner deux accords et qu’elle apprenait d’elle-même plusieurs chansons de plus en plus dures pour finir par connaître à peu près les divers accords les plus souvent joués dans les chansons. Elle avait galéré pour jouer comme maintenant, mais le résultat était une belle récompense car elle se sentait un peu plus valorisée lorsqu’elle voyait qu’elle savait jouer de la guitare. Elle fut interrompue dans ses pensées par Ernesto qui revint avec deux assiettes, il en posa une devant Nathalie un peu maladroitement et, en voulant la remettre, il fit un geste un peu vif qui eut pour résultat qu’il frôla la main de Nathalie. Elle, elle prenait juste ça comme un incident courant. Mais pour lui, apparemment, c’était plus grave que ça. Elle lui dit donc, pour le rassurer :

- Nathalie -
Ernesto… Calme-toi. Je n’ai pas pris ça du tout comme un geste volontaire, ne t’inquiète pas pour ça. Des accidents comme ça, il en arrive partout, même dans les restaurants chics.

Trouver quelque chose pour le détendre. N’importe quoi. Pourquoi ne pas revenir sur la guitare qu’elle avait vue juste avant qu’il ne revienne ? Allez, elle se lance.

- Nathalie -
Dis… C’est la guitare de ton frère que je vois là-bas ? Il n’en joue plus non plus ?
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Ernesto de la Serna
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Re: [Habitation] 98, Road of Paradise

Message par : Ernesto de la Serna, Jeu 3 Avr 2008 - 14:55


Ernesto n'avait plus regardé Nathalie depuis son involontaire geste de la main. Nathalie lui parla comme pour le rassurer, lui disant que ce n'était pas grave, que celà arrivait même dans les meilleurs restaurants. Mais était-ce vraiment le fait d'avoir effleurer la main de Nathalie en posant l'assiette qui l'avait gêné, ou était-ce simplement le fait d'avoir frôlé sa main. Si on avait posé la question au jeune homme, il aurait voté pour la second option? Pourquoi et bien simplement parce que c'est très certainement ce qu'aurait fais son frêre, de façon certainement plus volontaire et plus osé, mais c'est un geste qu'il aurait sans problème fais. Et puis Ernesto, s'il avait été à l'aise avec Nathalie pour l'instant, n'en restait pas moins timide. Difficile à croire à le voir combattre des Mangemorts, mais il était d'une timidité naturelle, seul avec une fille. Peut-être une des raisons pour laquelle il n'avait jamais su invité Nathalie. Et finalement, il devait cette invitation à un dragon et une pomme qui a un peu trop cuit.
En tout cas, Ernesto était redevenu plus strict, plus distant dans la façon même qu'il avait de regarder en direction de Nathalie. Un instant, une pensée, pourquoi ce repas, c'était ridicule, pathétique... De toutes façons, il n'arriverait pas à abborder le sujet de l'enlèvement de Nathalie, de toutes façons, ce n'était pas ce qu'ils voulaient l'un comme l'autre. Enfin pas Ernesto. En faites, un repas avec une fille était une nouveauté pour Ernesto, tout comme ça avait été une nouveauté de lui toucher la main.
*Rien ne ressortira de ce repas, tu n'es pas capable de lui parler! Chut* Ernesto tentait de calmer ses pensées qui s'affolaient, et cette voix qui hurlait. *Allez ce n'est pas la peine d'espérer plus de toi, tu es bon à te battre et mourir. NON, ce n'est pas vrai*. Et ce combat intérieur aurait pu durée encore des heures si la jeune femme n'avait pas parlé. Elle avait apparemment profité de son absence pour visiter un peu la maison et avait aperçu la guitare de son frère. Une simple guitare sèche, elle n'avait rien de particulier. Si ce n'était qu'elle était un héritage de famille. De père en fils depuis l'arrière-arrière-grand père d'Ernesto. Courte tradition familiale.
Si son frère détestait une chose, c'était qu'on touche à ses affaires, et notamment la guitare. Le testament des parents n'avaient pas été particulièrement retentissant pour Dean. La maison appartenait officiellement à Ernesto, comme les véhicules dans la cave. Dean avait tou juste eu droit à la guitare et l'ensemble des affaires des parents. Mais maintenant, tout appartenait à moitié à chaque frère...Sauf la guitare et la voiture, propriété exclusive de son frère. Enfin, Ernesto pensa que la montrer et en tirer quelques accords ne pouvaient pas être particulièrement signe de vol, donc. Il se leva et chercha la guitare qui indéniablement méritait un dépoussièrage et un coup de vernis. Le bois commençait à montrer quelques défauts, nul doute qu'une petite réparation. Enfin, il passa ses doigts sur les cordes s'en chercher particulièrement à jouer, le son était correct:

Elle est un peu poussièreusse, mais au moins le son est correct. Après qu'on ait hérité, on a tout partager mon frère et moi. Enfin surtout moi envers lui, les parents m'avaient presque tout légué, je ne comprends toujours pas pourquoi moi. Il avait eu la guitare et les affaires des parents. J'ai fais en sorte qu'on se trouve possésseur chacun à moitié de tout. Il n'a demandé que deux choses, l'exclusivité de la guitare et de la voiture. Difficile de dire non quand on voit ce qu'il a fais de la maison. Pour la guitare, elle risque de nécessité une petite réparation pour le bois, ainsi qu'un coup de vernis, mais bon, elle est au moins accordée. Tendant la guitare à Nathalie. Et si tu me montrais un peu ce que tu sais jouer? Fais juste attention à ne pas prendre d'échardes.

Aussitôt dis, aussitôt fais, Ernesto sentit quelque chose se glisser sous sa peau dans la paume de sa main. Quand Nathalie eut prise la guitare, il regarda la paume de sa main, lui faisant signe qu'il n'y avait rien. Il regarda encore un instant le petit morceau de bois, pas de problèmes, il l'enlèverait plus tard...
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Nathalie Matthews
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Re: [Habitation] 98, Road of Paradise

Message par : Nathalie Matthews, Jeu 3 Avr 2008 - 22:31


Ernesto semblait vraiment dérangé par l’incident qui venait de se produire. Enfin, pas dérangé, mais plutôt gêné. Et pas rien qu’un peu. Nathalie faisait comme elle pouvait pour le mettre à l’aise, elle ne voulait pas que les gens soient gênés avec elle car elle-même était gênée assez souvent, dans certaines circonstances. Elle ne savait vraiment pas quoi dire et il semblait perdu dans ses pensées, ou il semblait plutôt s’en vouloir beaucoup pour ce qu’il avait fait involontairement. Nathalie repensait cependant à ce qu’il avait dit avant, peut-être qu’il y avait une explication au fait qu’il s’en veuille tellement. Elle se souvint donc de son frère, du moins, de ce qu’il avait dit sur son frère. « Il a toujours eu du succès auprès des filles ». Il lui semblait du moins qu’il avait dit quelque chose du genre, pas aussi directement que ça, mais il l’avait dit tout de même. Alors c’était peut-être pour ça qu’Ernesto s’en voulait. Il n’osait rien tenter et dés qu’il faisait une faute sans même le faire exprès, il s’en voulait terriblement. Il cherchait toujours à ressembler à son frère, même sans s’en rendre compte. Mais elle ne préférait rien dire à ce sujet, ne pas rajouter de l’huile sur le feu, comme on dit.

Ils mangèrent donc en silence pendant quelques minutes. Silence dans lequel on entendait la musique en fond, Ernesto avait vraiment bien fait de mettre un fond de musique. Elle savait qu’il risquait d’y avoir des silences de quelques secondes, mais sûrement pas de quelques minutes. Nathalie décida de briser ce silence qu’elle supportait de moins en moins en parlant de la guitare. Elle demanda si le frère d’Ernesto ne jouait plus non plus et Ernesto lui répondit, en quelques sortes, que non, étant donné qu’il mentionna l’état de la guitare assez désastreux. Il semblait hésiter à en parler, ou même à la prendre. Elle n’avait fait que poser une question, ça ne voulait pas dire qu’elle voulait la prendre ou quoique ce soit du genre. Surtout qu’elle n’avait pas joué depuis quelques temps, donc elle était peut-être un peu « rouillée ». Enfin, c’est comme le vélo, une fois qu’on a appris, on oublie pas. Elle écouta Ernesto parler et lui dire qu’ils avaient tout partagé dans la possession ici, mais que son frère n’avait gardé entièrement que la guitare et la voiture. Voiture ? Si elle se souvenait bien, c’était comme ça que se déplaçait un moldu. Soit. Elle regarda Ernesto se lever et aller vers la guitare, la prendre et revenir. Il passa ses doigts sur les cordes. Au son, la guitare ne semblait pas du tout être désaccordée. Tant mieux. Il tendit la guitare à Nathalie qui la pris en suivant son conseil. Il voulait qu’elle joue un morceau ? Elle lui répondit :

- Nathalie -
Heu… Que je joue un morceau ? Je veux bien, mais ça fait quelques mois que je n’ai plus touché à une guitare. Enfin… Je veux bien essayer.

Elle se mit correctement pour pouvoir jouer de la guitare. C’est à dire sa jambe gauche sur sa jambe droite, repliée – position des femmes, dit-on – et le manche de la guitare dans sa main gauche. Maintenant, il fallait encore avoir une idée de quelle chanson jouer. Elle réfléchissait. Il avait dit ne pas connaître « Plus rien » ou du moins, n’avait pas semblé connaître la chanson lorsqu’elle le lui en avait parlé. Pourquoi ne pas la lui jouer alors ? Elle en connaissait encore les paroles et la tablature était bien gravée dans son esprit, il suffisait qu’elle commence à jouer et le reste reviendrait tout seul.

- Nathalie -
Par contre, tu sembles ne pas connaître la chanson dont je t’ai parlé au début du repas. Je vais essayer de la jouer, mais ne t’étonnes pas si je fais quelques fautes au début.

Elle commença à jouer, l’introduction qui lui remettait les accords en tête. Ca y est, tout revenait. Elle se souvenait de la chanson, des accords, des paroles. Et, du plaisir de la jouer. Cette chanson avait vraiment des paroles qui faisaient réfléchir et c’est pour ça que Nathalie l’aimait beaucoup. Même si elle était un peu sombre. L’introduction, très courte, était finie. En avant pour les paroles (pour le résultat de ce qu’elle joue, ici) :

- Nathalie -
Il ne reste que quelques minutes à ma vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maint'nant le dernier humain de la Terre

On m'a décrit jadis, quand j'étais un enfant
Ce qu'avait l'air le monde il y a très très longtemps
Quand vivaient les parents de mon arrière grand-père
Et qu'il tombait encore de la neige en hiver

En ces temps on vivait au rythme des saisons
Et la fin des étés apportait la moisson
Une eau pure et limpide coulait dans les ruisseaux
Où venaient s'abreuver chevreuils et orignaux

Mais moi je n'ai vu qu'une planète désolante
Paysages lunaires et chaleur suffocante
Et tous mes amis mourir par la soif ou la faim
Comme tombent les mouches...
Jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien...
Plus rien...
Plus rien...

Il ne reste que quelques minutes à ma vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maint'nant le dernier humain de la Terre

Tout ça a commencé il y a plusieurs années
Alors que mes ancêtres étaient obnubilés
Par des bouts de papier que l'on appelait argent
Qui rendaient certains hommes vraiment riches et puissants

Et ces nouveaux dieux ne reculant devant rien
Étaient prêts à tout pour arriver à leurs fins
Pour s'enrichir encore ils ont rasé la Terre
Pollué l'air ambiant et tari les rivières

Mais au bout de cent ans des gens se sont levés
Et les ont avertis qu'il fallait tout stopper
Mais ils n'ont pas compris cette sage prophétie
Ces hommes là ne parlaient qu'en termes de profits

C'est des années plus tard qu'ils ont vu le non-sens
Dans la panique ont déclaré l'état d'urgence
Quand tous les océans ont englouti les îles
Et que les inondations ont frappé les grandes villes

Et par la suite pendant toute une décennie
Ce fut les ouragans et puis les incendies
Les tremblements de terre et la grande séch'resse
Partout sur les visages on lisait la détresse

Les gens ont dû se battre contre les pandémies
Décimés par millions par d'atroces maladies
Puis les autres sont morts par la soif ou la faim
Comme tombent les mouches...
Jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien...
Plus rien...
Plus rien...

Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maintenant le dernier humain de la terre
Au fond l'intelligence qu'on nous avait donnée
N'aura été qu'un beau cadeau empoisonné

Car il ne reste que quelques minutes à ma vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Je ne peux plus marcher, j'ai peine à respirer
Adieu l'humanité... Adieu l'humanité...


[HJ : J’essaie de jouer cette chanson actuellement, donc, désolée, mais c’est mon coup de cœur. Je pouvais pas en mettre une autre ^^. Et cette fille l’interprète vraiment bien, d’ailleurs j’essaie de reproduire le même son.]
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Ernesto de la Serna
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Re: [Habitation] 98, Road of Paradise

Message par : Ernesto de la Serna, Ven 4 Avr 2008 - 10:33


*Damn* La seule pensée qui put venir à l'esprit d'Ernesto. Tout ce qu'il avait ressenti dans un seul et unique mot, dans une seule et unique pensée...*Damn*. La musique était simplement magnifique, les paroles tellement vraies, trop vraies. Ernesto avait écouté cette chanson le coeur sur la main du début à la fin. Etait-ce parce que c'était Nathalie l'avait joué? Un doute, sans doute était-ce la triste vérité des paroles et l'intérpretation de la jeune femme. En tout cas, c'était une magnifique chanson et une magnifique interprétation. Visiblement il avait été aussi touché pour la première fois qu'il l'entendait que la jeune femme l'était autant. Une chanson triste pour un monde triste tellement semblable à cette chanson. Ernesto avait coupé la musique avant que Nathalie se mette à jouer, il y avait maintenant un profond silence entre les deux personnes. Finalement après quelques minutes de silencs plus longues, peut-être l'êffet des paroles, peut-être l'absence de musique, Ernesto prit la parole:

Et bien, je dois t'avouer que c'était simplement, magnifique. Enfin, je veux dire les paroles, ton interprétation, c'était magnifique. Ca fait trois ans que je n'ai plus jouer, plus toucher une seule guitare. Mais je crois n'avoir jouer aussi bien que toi. Enfin il faut dire que je suis resté aussi dans les sons oldies pas toujours des plus compliqués.

Qu'avait-il eu la mauvaise de dire? Qu'il n'avait pas joué depuis un moment, ou qu'il jouait des morceaux oldies. Peut-être simpement parce qu'elle avait joué. En tout cas, le regard de Nathalie voulait dire ce qu'il voulait dire. Ernesto récupéra la guitare. Dans un style beaucoup plus personnel, il écarta légèrement ses jamabes, glissant la guitare en biais, posée sur sa jambe gauche. Il tenait le manche de sa main. Si Nathalie s'était demandé ce qu'elle allait jouer, Ernesto n'en avait qu'une en tête. Bien moins lourde de sens que la chanson qu'avait choisi Nathalie. Moins sérieuse certainement, moins triste, plus vieille, beaucoup plus vieille, d'une valeur sentimentale grande aux yeux d'Ernesto. Un son comme on en fait encore très peu. Après trois ans savait-il encore jouer? Un instant, un doute. Le temps de passer ses doigts sur les cordes. Ernesto attendit encore, pas qu'il manquait quelque chose, mais un souvenir lui revenait. Il sortit de sa poche son porte-bonheur, enfin ce qui était censé l'être depuis 3 ans. Un zippo, simple bête et méchant, juste gris, un zippo. Il l'ouvrit dans son petit claquement mythique, regardant un instant l'objet, son doigt courut sur la roulette, allumant le briquet. Il fixa la flamme des yeux pendant une dizaine de seconde, il referma le briquet et le posa sur la table. Son regard passa sur le visage de Nathalie et s'illumina d'un sourire, puis il descendit sur la guitare... 3 ans...Déjà...Il hésita à jouer, c'était un mauvais souvenir que ce briquet, une guitare et la musique qu'il allait jouer. Mais un jour il devrait exorciser le démon. Pourquoi avait-il arrêté de jouer? Parce qu'il avait été stupide de croire en les gens. Finalement, il rattrapa le briquet, l'ouvrant à nouveau. Il l'alluma et le laissa allumer sur la table, fixant sa flamme. Il commença à jouer, la chanson lui revenait, il la jouait plus lentement que l'original, comme si chaque fois que son doigt touchait la corde, il allait mourir. Il n'avait pas fini l'introduction quand il arrêta dans un soupir de dépit. Il regarda dehors, il pleuvait à verse, des nuages noirs et épais recouvraient le ciel, son regard revint sur Nathalie. Elle avait joué parce qu'il le lui avait demandé, il devait en faire de même. Il recommença, pour de bon cette fois. Il aurait pu jurer que Nathalie ne connaissait pas la chanson. D'un autre côté quand vous jouez du Blue Oyster Cult, même avec un de leur plus grand titre "Don't fear the Reaper", les chances que quelqu'un connaisse s'il n'avait pas votre âge dans les années 70. Et Ernesto entonna, plus difficilement encore que la musique, les paroles (Clip Original d'époque!):




All our times have come


Here but now they're gone


Seasons don't fear the reaper


Nor do the wind, the sun or the rain..we can be like they are


Come on baby...don't fear the reaper


Baby take my hand...don't fear the reaper


We'll be able to fly...don't fear the reaper


Baby I'm your man...



Valentine is done


Here but now they're gone


Romeo and Juliet


Are together in eternity...Romeo and Juliet


40,000 men and women everyday...Like Romeo and Juliet


40,000 men and women everyday...Redefine happiness


Another 40,000 coming everyday...We can be like they are


Come on baby...don't fear the reaper


Baby take my hand...don't fear the reaper


We'll be able to fly...don't fear the reaper


Baby I'm your man...



Love of two is one


Here but now they're gone


Came the last night of sadness


And it was clear she couldn't go on


Then the door was open and the wind appeared


The candles blew then disappeared


The curtains flew then he appeared...saying don't be afraid


Come on baby...and she had no fear


And she ran to him...then they started to fly


They looked backward and said goodby...she had become like they are


She had taken his hand...she had become like they are


Come on baby...don't fear the reaper


[HJ: Pas grave, au contraire c'est même mieux, c'est une très belle chanson, pour ma part, l'histoire de mon RP avec le zippo, la chanson, tout est vrai, et hier cela faisait trois ans que je n'ai plus joué, sauf que je n'ai pas repris et ne compte pas...]

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Nathalie Matthews
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Re: [Habitation] 98, Road of Paradise

Message par : Nathalie Matthews, Sam 5 Avr 2008 - 2:08


Nathalie était étonnée d’elle-même. Jamais elle ne se serait pensé capable de rejouer un tel morceau, de chanter aussi juste sur cette chanson qu’elle n’avait pas entendue depuis quelques temps. Dés qu’elle avait commencé à jouer les premiers accords de la chanson, tout lui revint en tête et c’était sans doute pour ça qu’elle avait réussi à la jouer. Elle se rappelait maintenant le temps qu’il lui avait fallu pour apprendre à jouer cette chanson parfaitement. Ce n’était pas la même chose que l’originale, c’était beaucoup plus beau, elle trouvait. On avait le temps de s’accrocher à chaque parole, chaque note. Tandis qu’avec l’originale, on entend tout d’un coup, sans mélodie vraiment belle à entendre, et les notes sont données en vrac, sans même un ralenti pour donner un peu de lenteur et de beauté. Cependant, l’originale était jouée par plusieurs artistes et non pas une seule personne jouant de la guitare. D’ailleurs, elle se rappela soudain à quel point elle avait eu du mal à trouver la tablature de la chanson pour une seule guitare, et non deux. Elle avait cherché partout, sans rien trouver. Sauf un jour, par hasard, où elle avait enfin réussi à dénicher la tablature de cette chanson. Elle revint à l’instant présent lorsque Ernesto prit la parole. Il disait qu’elle avait magnifiquement joué, que la chanson était très bien interprétée, les paroles interpellantes, qu’elle jouait très bien. Bref, beaucoup de compliments. Elle prit la parole à son tour :

- Nathalie -
Merci beaucoup pour ces compliments. J’avoue que je pensais avoir oublié tout de cette chanson, mais finalement, dés que j’ai commencé à jouer, tout m’est revenu immédiatement.

Ernesto prit la guitare et se mit en position pour jouer. Apparemment, il savait ce qu’il allait jouer mais hésitait beaucoup. Nathalie était prête à lui dire de ne pas se forcer, qu’il n’était pas obligé de jouer si ça lui demandait tant d’efforts que ça. Mais, d’après ce qu’elle pouvait voir, il y tenait vraiment. Il voulait jouer ce morceau, pourquoi, elle n’en savait rien, mais il ne semblait pas vouloir laisser tomber. Il commença à jouer, mais ce n’était que l’introduction. Il jouait lentement, à en juger, plus lentement que la chanson qu’il voulait interpréter. Avant d’avoir commencé à jouer, il avait pris quelque chose dans sa poche, un briquet, qu’il alluma en fixant la flamme après avoir regardé Nathalie, après lui avoir sourit. Il arrêta de jouer avant même d’avoir commencé à chanter. Après un regard au dehors, voyant à quel point le temps était mauvais par la même occasion, Ernesto se retourna vers Nathalie et commença à jouer, sans s’interrompre cette fois. Elle ne connaissait pas cette chanson, mais en comprenait les paroles. Elle se demandait seulement comment l’interpréter, car les mots pouvaient avoir plusieurs sens. Mais dans tous les cas, Ernesto n’avait pas perdu la main. Il n’avait pas joué depuis trois ans ? Si c’était vrai, ce dont elle ne doutait pas, il avait vraiment eu de la chance de réussir la chanson du premier coup. Une fois la chanson terminée, Nathalie prit la parole et dit :

- Nathalie -
Pour quelqu’un qui n’a plus joué du tout depuis trois ans, tu te débrouilles vraiment très bien. Je ne connaissais pas cette chanson, et j’avoue qu’on peut comprendre la chanson de différentes manières. Mais une chose est sure, tu te débrouilles encore très bien avec la guitare. Surtout pour quelqu’un qui n’a plus joué depuis si longtemps, ce ne sont pas des paroles en l’air.

Sourire. Elle avait été sincère et était vraiment étonnée qu’Ernesto arrive à jouer si bien après trois ans d’inactivité. La suite ?
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Re: [Habitation] 98, Road of Paradise

Message par : Ernesto de la Serna, Sam 5 Avr 2008 - 7:12


Ernesto avait lui, même été étonné de savoir encore jouer comme ça. Mais cette chanson avait été la première qu'il avait joué...Et la dernière, elle avait une valeur toute particulière, cela expliquait peut-être qu'il savait encore la jouer. Nathalie le complimenta sur sa façon de jouer, il acquiesça d'un signe de tête en laremerciant. Lui même n'en revenait pas tout à fais de ce qu'il avait fais. Rejouer un morceau, rejouer ce morceau après s'être fais cette promesse à lui même, trois ans auparavent *Plus jamais de guitare, plus jamais d'instrument...jamais*. Peut-être était-ce un coup de chance, peut-être simplement la chanson était-elle assez facile à jouer pour ne pas l'oublier. Mais les paroles, elles, jamais Ernesto n'aurait pu les oublier. Et la jeune femme eut également une intéressante refléxion sur les paroles de la chanson, effectivement, elle n'avait pas tort, mais en la jouant Ernesto n'avait pas prêté particulièrement attention, tout ce qu'il avait su en prenant la guitare, c'est qu'il devait jouer ce morceau. Jouer ce morceau, un grand moment d'égoïsme, ce morceau. "Don't fear the Reaper". Un choix finalement plutôt bizarre pour un repas. Il ne put s'empècher de faire de l'humour:

Plusieurs sens? Tout ce que tu étais censé comprendre c'est que j'ai mis ce la cigüe dans le repas, rien d'autre.

Il savait que ce n'était pas de ça que voulait parler Nathalie, mais il avait trouvé cela plutôt amusant. Au final ce repas ne s'était pas si mal passé, le diner était plutôt pas mauvais, il avait réussi à discuter avec une fille et finalement avait même jouer de la guitare. Tout ça en une seule et même soirée...Dingue ça...Non, dingue tout court, ce que pouvait arriver à vous faire faire une fille. Les assiettes étaient vides. Ernesto se leva et débarassa la table invitant Nathalie à rejoindre le canapé ou visiter un peu à sa convenance, on attendrait un peu pour le dessert. Attrapent les assiettes, Ernesto disparut dans la question, signalant à Nathalie que si elle avait des questions sur cet endroit où tout autre chose, elle pouvait les poser...
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Re: [Habitation] 98, Road of Paradise

Message par : Nathalie Matthews, Dim 6 Avr 2008 - 11:38


Nathalie passait une bien meilleure soirée que prévu. Elle pensait qu’elle allait affronter la réalité, ou presque, en disant ce qu’il s’était passé chez les mangemorts. Elle n’en avait parlé à personne, il y avait juste les blessures sur ses poignets et ses chevilles qui pouvaient montrer qu’elle avait bien été chez eux. Oublier quelque chose comme ça, elle ne pourrait sans doute pas. Mais elle ne pouvait pas en vouloir au Chef des mangemorts actuel, car elle avait été prise au « mauvais moment » si l’on peut dire. Ce n’était pas le Chef actuel qui l’avait attachée comme ça, qui lui avait lancé des Endoloris. Il avait agit d’une autre manière et elle était sans doute meilleure que la manière forte, mais peut-être pas moins douloureuse. Mais, stop. Ne plus penser à ça. Il fallait qu’elle réussisse à tourner la page en dehors des combats avec eux, sinon, elle n’arrêterait pas d’y penser encore plus. Elle ne savait même pas pourquoi elle pensait à ça si soudainement, en dehors du fait qu’elle croyait devoir tout raconter. C’était peut-être aussi certaines paroles, certains mots, de la chanson que venait d’interpréter Ernesto qui lui faisait penser à tout ça. Il y avait des mots qui avaient de gros liens avec cette histoire. Mais soit, ne pas y penser. Ernesto venait de prendre la parole, faisant un peu d’humour. Elle lui répondit sur le même ton elle aussi :

- Nathalie -
Ah, c’était donc ça cet arrière-goût bizarre que j’ai goûté ? Je dois avouer que c’était pas trop mal cuisiné.

Bien sûr, elle plaisantait. Elle avait trouvé le repas fort bon et pas à classer à la limite du mauvais, pointant vers le bon. Mais Ernesto l’avait sans doute compris. Ils venaient de passer d’un sujet « musique » à un sujet « cuisine » sans qu’il n’y ait de liens apparents dans la discussion. Etonnant, ou bizarre, à choisir. Les assiettes étaient, en tout cas, vides. Ernesto se leva, prenant les assiettes, en disant à Nathalie qu’elle pouvait aller s’installer sur le canapé et lui-même se dirigea vers la cuisine pour tout rapporter. Il lui dit aussi que si elle avait des questions sur la maison ou autre, elle pouvait les poser sans problème. Mais elle ne voyait pas quelles questions poser. Une fois qu’il fut revenu de la cuisine et qu’Ernesto ait rejoint Nathalie, elle lui dit donc :

- Nathalie -
Je n’ai pas vraiment de questions à poser. Mais, je remarque que je ne t’ai presque rien dit sur moi, comparé à toi. Alors si tu as des questions, c’est à ton tour.

Ernesto avait beaucoup parlé de lui durant toute la soirée jusque maintenant. Nathalie ? Presque pas. Elle n’avait plus de questions pour le moment, donc, au tour d’Ernesto. Logique, non ?
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Re: [Habitation] 98, Road of Paradise

Message par : Ernesto de la Serna, Lun 7 Avr 2008 - 18:54


La cuisine, la situation de réflexion

Blue Oyster Cult? Don't fear the Reaper? Il n'avait donc pas trouvé mieux que ça? Ou du moins une chanson qui prêtait moins à sous-entendu? Mais non, Ernesto n'avait rien trouver de mieux qu'une chanson mélangeant tantôt mélancolie, amour et peur. Pour un peu, Ernesto se croyait dans un de ces mauvais épisodes de ces mauvaises séries télé moldues. Un mauvais épisode de "Amour, Gloire et Beauté", ou un de ces épisodes ratés des "Feu de l'amour". En tout cas s'il avait voulu passer pour un idiot, nul doute qu'il avait réussi. Il repensa à ce qui s'était passé pendant le repas. Finalement tout celà ne s'était pas aussi mal passé qu'il l'avait pensé. En fait ça c'était plutôt bien passé. Il avait rejoué de la guitare et apparemment n'avait même pas trop perdu. Il choisit de rester encore un peu dans la cuisine, pour se calmer, pour faire oublier son moment de guitare enchantée. Nathalie n'avait rien dis d'autre que cette chanson ouvrait la porte aux différentes interprétations. Pour sûr. En tout cas Ernesto devrait faire un peu plus attention à l'avenir et controller un peu ses involontaires pulsions romantiques. La vaisselle sale avait depuis un moment rejoint le reste dans le lave-vaisselle. Ernesto était adossé contre le meuble, la tête vers le plafond, les yeux fermés. Il respirait calmement, soirée riche en émotion. Discution futile, mais bon temps en présence de Nathalie. Finalement, après quelques secondes, il eut un sourire pour lui-même et sortit de la cuisine.

Le salon, la surprenante situation

Situation suprenante? Oui sans nul doute pour Ernesto. Sans doute son frangin n'aurait eu aucun mal à en venir, où vraiment il voulait en venir, plus doute pour le benjamin de la famille. La jeune femme lui répondit à nouveau ne pas avoir de questions à poser, l'invitant d'ailleurs à poser des questions sur elle si il lui en venait. S'il avait des questions sur elle? Bien sûr, y aillant été invité, il aurait pû lui en poser une volée qui trottait dans sa tête. Mais d'un autre côté, toutes concernaient son passé, si elle avait choisi de ne pas en parler, nul doute qu'elle avait une bonne raison de le faire. Par conséquent, stupide que d'y revenir. Ernesto était assis sur le canapé, au côté de Nathalie. La jeune femme ne disait rien, lui non plus, à nouveau, terrible moment de silence. Etait-ce parce qu'ils avaient passé une bonne soirée où parce qu'ils s'en savaient un peu plus sur l'autre? En tout cas, ce silence dérangea bien moins Ernesto. Il le fit d'ailleurs sourire dans un soupir. Le silence semblait persister jusqu'à ce que le bananier soit pris de spasme:

Shadow s'il te plait, arrête d'être stupide.

Un chat noir sortir de derrière le bananier, se dirigeant vers le canapé. Il sauta sur les genoux d'Ernesto, se posant tranquillement tout en levant sa tête vers celle d'Ernesto. Leurs deux yeux se fixèrent, le chat approcha sa tête:

N'y penses même pas sale bête.

Mais apparemment, le chat n'avait rien à faire de ce qu'on lui disait, il n'était pas très agé, et dans sa tête, nul doute qu'il n'avait jamais franchi le premier mois de croissance. Un coup de langue plus loin, le chat se retouvrait dans les mains d'Ernesto suspendut au dessus du canapé, regardant en direction de Nathalie:

Je te présente Shadow, le chat de mon frère, il doit avoir autant de manière qu'un troll mais il est très gentil, bien qu'un tout petit peu trop sentimental à mon gout. Enfin tu as échapper à sa période escaladeur. Il escaladait tout ce qu'il trouvait, les meubles, le canapé, les arbres, le bananier, la totale, tout y est passé.

Ces paroles furent accompagnées d'un sourire des deux personnes dans le canapé:

Euh tu auras compris que je parlais du chat et pas de mon frère hein?

Rajout inutile mais qui provoqua un nouveau sourire d'Ernesto. Finalement le chat retrouva le sol et dans un dernier miaulement disparut dans les marches de l'escalier. Encore avec le sourire, Ernesto tourna sa tête vers Nathalie, il ne comptait pas laisser encore un silence, quitte à dire n'importe quoi. Mais non, il devait en être arriver à un de ces moments ou le PNR (Point Non Retour) était passé:

Ok bon maintenant qu'on se retrouve seul sans vraiment savoir quoi se dire. *Bien joué, ta phrase veut rien dire vous êtes seuls depuis le début! Chut...* Bien, je crois que je n'ai pas de questions, mais je ne tiens pas à ce qu'on se retrouve à nouveau dans une situation où il y a un silence comme on sait en laisser tous les deux. Donc, je crois qu'on arrive à un moment où l'on se doit de devenir honnête et de parler franchement. Et puisque apparemment je n'y couperais, je veux t'avouer que je ne t'ai pas invité pour parler de ton enlèvement...
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Re: [Habitation] 98, Road of Paradise

Message par : Nathalie Matthews, Mar 8 Avr 2008 - 20:56


[Désolée, c'est pas fameux...]

Nathalie venait de proposer à Ernesto de lui poser des questions à son tour, s’il en avait. Pourquoi ? Car elle en avait posé tout au long du repas et elle-même n’avait pas dit grand chose sur elle. Pas parce qu’elle voulait éviter de repenser à son passé, mais surtout parce qu’elle n’y trouvait rien d’attrayant et elle ne savait pas non plus par où elle pourrait commencer. Alors autant laisser la place à Ernesto, elle répondrait aux questions qu’il lui poserait. Mais il n’avait rien demandé. Pas encore ? Peut-être qu’il finirait par poser une question ou l’autre. Elle lui en avait fait voir de toutes les couleurs avec ses questions, alors elle ne rechignerait pas pour quelques questions. Un silence assez long et légèrement lourd, mais moins que la dernière fois, s’installa entre Ernesto et Nathalie. Elle n’aimait pas du tout ce genre de silence, mais ne savait pas quoi dire. Pas un bruit. Mais à un moment, le bananier bougea « tout seul » et Ernesto dit à quelqu’un ou quelque chose d’arrêter ses bêtises. Son chat, apparemment.

En effet, c’était bien son chat. Un chat noir fit son apparition de derrière le bananier. Chat noir ? Nathalie était superstitieuse, mais il suffisait d’essayer de ne pas faire trop attention à ça. Le chat s’approcha d’eux et grimpa sur les genoux d’Ernesto, approchant sa tête de ce dernier et avant même qu’il eut fait quoique ce soit, Ernesto lui dit de ne pas y penser. Nathalie lança un regard étonné, mais ne demanda rien. Elle connaissait les chats pour en avoir un chez elle, du nom de Kelly, et elle savait qu’ils pouvaient avoir des idées bien bizarres parfois, voire même souvent. Alors elle se dit qu’elle n’avait pas besoin d’être étonnée, c’était un chat, et un chat reste un chat. Il venait de lécher Ernesto et il se retrouvait suspendu dans ses mains, au-dessus du canapé, regardant Nathalie. Ernesto lui présenta son chat et ses péripéties, puis fit une remarque inutile mais amusante. Elle lui répondit :

- Nathalie -
Si ça peut te rassurer, j’ai un chat chez moi aussi, du nom de Kelly. Il est aussi agité que le tien, mais je trouve qu’il reste quand même plutôt calme quand je suis près de lui. On va dire que… Je l’ai depuis très longtemps et je pense qu’il a appris ce qu’il pouvait faire ou non. Mais c’est un chat adorable.

Le chat se retrouva par terre et se dirigea vers les escaliers après un miaulement. Ernesto fit un sourire à Nathalie et elle le lui rendit, en espérant quand même qu’il n’y aurait pas un second silence comme le précédent. Elle n’aimait vraiment pas le calme comme ça, même avec n’importe quelle musique possible. Ernesto prit la parole et Nathalie l’écouta attentivement. Il dit d’abord quelque chose d’assez étrange, mais elle n’y prêta pas attention. Par contre, pour la fin, c’était autre chose. Il finit par lui dire qu’il ne l’avait pas invitée pour lui parler de son enlèvement, mais ça, elle s’en doutait déjà depuis le début. Elle lui répondit, après un court moment qui devait peut-être sembler une éternité pour Ernesto :

- Nathalie -
Tu sais… Je m’en suis doutée dés le début du repas. Tu as eu l’occasion de m’en parler plusieurs fois et tu n’as jamais abordé le sujet. Alors je le savais déjà, en quelques sortes. Mais… Tu m’as invitée pourquoi alors ? Juste pour qu’on ait l’occasion de se parler un peu plus ?

Elle ne savait pas si sa phrase était bien formulée. Elle ne voulait pas qu’il le prenne comme si elle pensait qu’il lui avait fait perdre son temps ou que ça l’embêtait bien plus qu’autre chose d’être ici avec lui, au contraire. Mais il y avait bien quelque chose derrière tout ça. Ce serait étonnant du contraire.


Dernière édition par Nathalie le Mer 9 Avr 2008 - 15:48, édité 1 fois
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Re: [Habitation] 98, Road of Paradise

Message par : Ernesto de la Serna, Mar 8 Avr 2008 - 22:06


Le dîner, la situation bloquée


*Et le mien n'a jamais respecté aucune règle sinon celles qu'il a dressé sur une liste qu'il s'est plu à ne pas faire.* Pensée peu constructive et sans nul doute stupide également. Mais distrayant un moment Ernesto qui dans l'immédiat de la chose se sentait un tout petit peu perdu. Mince, il devait être vraiment le roi des idiots d'avoir dis ça. A lui tout seul il avait transformé une situation ouverte en une situation parfaitement close et extrêmement déconcertante. Mais pourquoi avait-il avoué que ce n'était pas pour parler de son enlèvement qu'il l'avait invité. Aucun échapatoire pour lui maintenant. Plus de mensonges? C'était de l'improvisation dans l'urgence du moment. Plus de demi-vérité? Au moins c'était la vérité. Plus de réponses évasives? Ah ça c'était une spécialité maison. Et puis il avait cette façon de changer de sujet dont Nathalie n'avait pas encore vraiment profité puisqu'il était trop concentré à penser à ce qu'il disait et à vouloir être honnête pour chercher à ré-orienter la discution. Bon et bien il semblait qu'il y soit arriver à ce moment terrible, mais d'abord, préparez un peu la demoiselle:

Tu vois ces tableaux sur les murs, chacun représente quelque chose pour moi. Bien sur, c'est l'objectif d'un tableau, mais celui-ci par exemple qui représente le tricheur à l'as de carreau, bien je l'ai choisi. D'abord parce que les gouts de mon frère en cet matière sont horribles, on aurait eu un "ceci n'est pas une pipe" au milieu du salon, pas génial. Ensuite parce qu'il me rappelle moi. Je ne triche pas particulièrement aux cartes. Mais je triche souvent avec moi même, ce que je pense, ce que je ressents. Sentiment étrange. Enfin je suppose que comme j'étais recherché par la police moldue et que j'ai changé si souvent de nom que je ne serais te dire lequel à fais quoi, et bien j'ai du mettre mes sentiments et autres impressions entre guillemet. Pas facile de devenir n'importe qui, ça requiert je pense un certain talent. Un talent un peu flippant d'ailleurs. Et toi tu penses quoi de cette peinture? Devant le persistant regard de Nathalie, Ernesto comprit qu'il ne s'en sortirait pas ainsi. OK, c'est bon j'avoue tout, la dernière bière au QG c'était moi, comme pour le dernier oeuf. C'était moi qui les ai finis sans en racheter. Il sourit, Je sais ce n'est pas un numéro comique que tu voulais. Mais tu vois c'est parfaitement ce que je te disais, le tricheur à l'as de carreau...Bordel, mais pourquoi c'est tellement compliqué de parler honnêtement et en écoutant un peu son coeur plutôt que sa raison hein? Bon allez. Lent soupir bruyant, Je voulais qu'on passe une soirée ensemble pour qu'on puisse faire connaissance. Sourire peu convaincant, je recommence, je voulais qu'on passe une soirée ensemble parce que tu es quelqu'un pour qui j'ai beaucoup d'affection et que j'apprécie grandement. Je sais aussi que c'est ce qu'on fait en général entre, hésitation sur le choix du mot, amis...
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Re: [Habitation] 98, Road of Paradise

Message par : Nathalie Matthews, Jeu 10 Avr 2008 - 19:32


Nathalie avait posé la question qu’Ernesto craignait le plus, apparemment. Il mis quelques minutes à reprendre la parole pour dire quelque chose, mais il ne semblait pas du tout décidé à lui cracher le morceau. Du moins, elle le pensait, vu sa réaction. Elle avait l’impression qu’il se maudissait à cet instant précis, qu’il se maudissait pour avoir abordé le sujet de cette soirée. Elle n’en était bien évidemment pas sure, mais quand elle le voyait agir comme ça, il n’y avait que cette possibilité de pensée. Enfin, soit. Elle ne le laisserait pas changer de sujet aussi facilement que ça, elle ne savait pas s’il tenterait ou non, mais peu importe. Elle était connue pour être une véritable tête de mule, et une fois qu’elle avait quelque chose en tête, rien ne pouvait la faire changer d’avis, sauf exception. Elle ne dit rien, attendant qu’Ernesto parle en répondant à la question qu’elle avait posé. Il pris la parole en parlant sur un tableau qui représentait un As de Carreaux. Il voulait dévier le sujet ? C’était mal parti. Elle le laissa, cependant, continuer à parler. Il pouvait toujours étonner et finir par cracher le morceau, après tout. Mais plus il parlait et plus il essayait de changer de sujet. Elle lui lança un regard insistant et il compris que c’était peine perdue. Après un gros effort, il finit par répondre à la question de Nathalie.

- Nathalie -
Tu pouvais me dire la véritable raison dés le début. Je n’aurais pas refusé la proposition, un repas entre amis ne se refuse jamais, sauf s’il y a vraiment une très bonne raison pour ne pas y aller. Mais ici ? Je préfère être ici qu’être au QG ou chez moi à ne rien faire du tout ou à repenser au passé.

Elle avait été sincère, mais ne savait pas trop ce qu’elle pouvait ajouter d’autre. Elle n’aurait jamais refusé un repas entre amis, s’il le lui avait dit. Ici, elle avait accepté mais pas seulement sous prétexte qu’il voulait lui parler de son enlèvement, sinon, elle ne serait même pas venue. Elle espérait seulement qu’il la croit, qu’il ne pense pas qu’elle avait dit ça seulement pour lui faire plaisir, car elle n’avait pas dit ça en mentant, c’était réellement ce qu’elle pensait. Soit, elle attendit la réponse d’Ernesto, voir ce qu’il pensait. Silence.
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Re: [Habitation] 98, Road of Paradise

Message par : Ernesto de la Serna, Jeu 10 Avr 2008 - 22:07


Monologue philosophique, l'aveu?

En tout cas, tu me vois ravie que tu es accepté. Comme je te l'ai dis, l'amitié et l'honnêteté sont deux mots avec lesquels on a beaucoup de mal dans ma famille. Enfin surtout mon frère et moi, mais je suppose que quand une partie de votre famille ne veut plus de vous, que l'autre veut vous tuer, vous apprenez à vous débrouillez seul. Et je crois que vous oubliez également tout ce qui concerne l'amitié et la confiance. Je suis longtemps resté un solitaire, en faites l'Ordre était un test pour moi. Suis-je encore capable de vivre en société, et plus important, d'accorder ma confiance? Et bien je crois que c'est une hybride solution que j'entrevois. D'un côté, apparemment je m'en sors pas mal puisque j'arrive même à diner avec une collègue, petit silence, avec une amie. Tu sais avant, quand je te parlais de ce tableau, je ne cherchais pas à m'excuser de ne pas répondre ou à fuir ta question, j'essayais de me prendre pour mon frère. Parler par métaphore, mais il semblerait qu'il s'en sorte mieux que moi pour parler par métaphore. En tout cas, ce que je t'ai dis quand je comparais ce joueur de cartes et moi étaient rigouseurement vrai et sincère. Peut-être même une des choses plus sincères que j'ai dis. Peut-être si on excepte ce que je te dis en général. Je ne sais pas pourquoi je suis aussi sincère avec toi, surement parce que si mon frère avait confiance en toi, c'est que je peux avoir confiance, mais je crois qu'il y a autre chose, mais comme je te l'ai dis j'ai du mal avec mon ressentiment. Et ça y est, je parle, je parle, je parle et je parle. Je repars dans un de mes monologues comme je sais les faire. C'est vraiment incroyable que je parle autant quand on sait le mal que j'ai à parler avec les filles alors avec toi qui a mes yeux différente des autres. Moue bien significative, et voilà ça y est j'en ai encore dis trop...
Bon je commence par le commencement, c'est à dire pourquoi je t'ai invité, même si je te l'ai déjà dis. Comme dis, je voulais passer du temps avec toi et avec toi surtout. Je n'ai rien contre les autres de l'Ordre, bien au contraire, mais toi en particulier.
Bien, ensuite, je t'avoue avoir compris pourquoi tu as accepté de venir et cela me fait plaisir que tu ais accepté pour passer un peu de temps avec moi.
Alors, la suite, je ne t'ai pas posé de questions sur ton passé car si tu n'en as pas parlé, c'est que tu devais avoir une bonne raison, ce que je conçois parfaitement. Donc te poser des questions auraient été parfaitement déplacé de ma part.
Enfin pour conclure ce genre de monologue, un héros de livre ou de film aurait très certainement un aveu à faire, peut-être est-ce mon cas, peut-être as-tu déjà deviné. Donc tant qu'à être honnête, autant l'être jusqu'au bout puisque de toute évidence, il arrivera forcément un jour ce moment, autant que ce soit alors que je suis encore capable de le faire... Nathalie, je...Je suis en train de me dire que j'ai soif après cette longue tirade, je pense me refaire un Ice Tea, je peux t'en servir un?

Honnête? Oui mais pas jusqu'au bout...
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