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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse
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Un peu d'air...
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Nathanaël Danham
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Re: Un peu d'air...

Message par : Nathanaël Danham, Lun 23 Sep 2013 - 0:38




“ Pv : Junie Shape „


Quatre ans. Quatre longues années. C'était le temps qui s'était écoulé depuis son départ de Poudlard. Diplôme en poche. Nathanaël Danham, puisque oui, c'était bien lui, avait disparu du jour au lendemain. Il avait quitté son ancienne vie, ses anciens "amis", sa famille. Tout. Tout et tous. Il était parti d'Angleterre. Le blond avait eu besoin de ce départ, de ce nouveau départ qui lui offrait une nouvelle vie. Pour chercher, pour se chercher. Pour apprendre à cerner les gens, pour se cerner. Pour pleins de choses plus ou moins utiles, plus ou moins évidentes. C'était la mort brutale de son père qui avait tout bousculé d'un coup dans sa vie, cette vie qui avait perdu le goût, aussi infime soit-il, qu'elle avait autrefois. Jamais il n'aurait pensé être aussi touché de quelque chose comme ça. Il se croyait sans cœur, il se croyait fort, il se croyait puissant, il ne l'était pas.

La preuve. Le simple fait de voir sa relation avec Nikki se détruire l'avait amoché. Alors, il avait décidé de tout laisser derrière lui, afin de ne plus être aussi faible, d'être quelqu'un de nouveau, de meilleur. Sa mère n'était devenue plus que l'ombre d'elle-même, et désormais, il ne savait plus ce qu'elle était devenue, peut-être qu'elle aussi, était parti rejoindre l'Au-Delà. Mais il ne s'était pas contenté de rien faire, loin de là. Non, il s'était renforcé, il s'était instruit, il avait lu des tonnes et des tonnes de bouquins, il s'était entraîné à faire des tonnes et des tonnes de sortilèges. Il n'avait fait que ça. Se perfectionner, devenant de plus en plus associale parlant que très rarement. Après tout, il était parti à l'étranger, là où personne n'aurait pu le trouver. Pas même une personne qu'il aimait beaucoup. Une personne qui avait toujours été là pour lui et qui lui, en guise de remerciement l'avait lâché comme on lâche un chien au bord d'une route. Aucune lettre, il ne lui avait envoyé aucun signe de vie, pourtant il n'avait cessé de pensée à elle et de la façon dont il s'était quitté. Non ce n'était pas sa mère, non ce n'était pas un ami quelconque ou encore Nikki. Mais bien sa cousine, Junie.

Mais bon, maintenant ça faisait quelques mois, deux ou trois, qu'il était revenu en Angleterre. A Londres, pas à Liverpool, il ne se sentait pas encore prêt à affronter sa famille. Enfin jusqu'à aujourd'hui. Il avait décidé de l'affronter. Enfin une partie de sa famille. Une infime partie. Juste une personne, quoi. Pendant ces deux/trois mois, il avait trouvé un job en tant que gérant du Chaudron Baveur qu'il n'avait pas eu de mal à avoir et logé dans une chambre juste au-dessus le temps de se trouver un appart' ou une maison, pas par faute de moyen, mais plutôt par flemme, il n'en avait pas encore trouvé. Il avait l'impression d'agir comme un fugitif, et fugitif il était. Personne ne le traquait, personne mis à part la vie elle-même. Il ne fuyait personne, mis à part la vie elle-même. Mais maintenant, il était fin prêt l'affronter, à reprendre une vie normale. Nate avait réussi à surmonter la douleur qu'avait provoqué la disparition de son père. Désormais il se sentait prêt à surmonter toutes les épreuves. Même si une des plus dures aller arriver ce soir, enfin si Junie acceptait de venir le voir. Car oui, il lui avait donné rendez-vous. Rendez-vous au milieu de nulle part, nulle part, mais à Londres. Enfin, dans un trou paumé de la célèbre capitale britannique.

Nate s'était enfin décidé à lui envoyer une lettre. Une jolie lettre, de son écriture fine, droite, sans défaut. Une lettre qui n'expliquait rien, juste un simple rendez-vous, comme-ci rien d'autre n'avait d'importance. Une lettre dont la beauté était inutile, il le savait. Car en la lisant, Junie serait en colère, peut-être triste aussi, elle pleurerait peut-être, ou peut-être pas. Mais ce qui est sûr, c'est qu'elle haïrait ce cousin, peut-être parce que justement elle l'aimait et qu'elle avait souffert de son choix. Elle ne comprendrait pas ce choix. Personne ne le comprendrait. Car c'était une marque de faiblesse. Car au lieu d'affronter les problèmes en face, Nate avait préféré fuir, loin, pour revenir plus fort, tel un lâche. Mais il espérait, il espérait vraiment qu'elle lui pardonne, qu'elle essaye ou fasse semblant de le comprendre. Car c'était Junie, et car ça avait toujours était Junie. Celle qui pansait ses blessures lorsqu'il était plus jeune, celle qui le réconfortait lorsque quelque chose n'allait pas, celle qui lui chantait des berceuses lorsqu'il n'arrivait pas à dormir, celle qui le protégeait du monde extérieur, celle en bref, qui avait toujours été là pour lui.

Mais aujourd'hui, c'était un autre Nate qui se tenait désormais debout, droit comme un I, tenant négligemment une clope à moitié consommée dans la main et tirant des lattes de temps en temps d'un air las. Il n'avait presque rien à voir avec le garçon d'avant, si ce n'est quelques traits familiers par-ci et par là. Toujours les mêmes cheveux blonds, frisés sur la tête. Toujours les mêmes yeux d'un gris métallique aussi inexpressifs qu'expressifs. Un regard froid, un regard glacial surplombant un visage impassible. Un visage pourtant fin, taillé brutalement. Des traits durs, des joues creuses venant remplacer les joues rebondies d'avant. Une barbe naissante qui venait souillée l'endroit même où avant se trouvait une peau parfaitement lisse et imberbe. Des dents blanches parfaitement alignées ne se montrant plus que très rarement lors d'un très léger sourire, un simple mouvement de lèvres qu'il avait perdu l'habitude de faire. Des cernes qui n'étaient pas là autrefois. Un corps frêle qui ne l'était pas non plus. La maigreur avait remplacé la carrure qu'il avait autrefois. Les muscles, il en avait, c'était bien la seule chose qui lui restait, avec les os et une infime couche de peau par-dessus. Une peau encore plus pâle, si c'était possible, qu'avant. Des centimètres en plus, sa croissance finie désormais, il devait bien faire un bon mètre quatre-vingt-dix. Oui, décidément, Nathanaël Danham n'était plus le même qu'avant, aussi bien physiquement que mentalement.

Mais le temps des descriptions était fini, car désormais, il entendait quelque chose. Quelque chose qui venait perturber le silence de la nuit qui avait fini par tombée. Des talons martelaient le sol, on sentait une légère hésitation dans la démarche de la personne qui les portait? Où bien n'était-ce qu'une tare de l'imagination qu'il avait. Peut-être qu'au final cette personne était bien décidé à mettre les choses au clair avec quelqu'un. Peut-être avec lui. Peut-être qu'en effet, cette personne était celle qu'il attendait. Il porta une dernière fois la cigarette à ses lèvres, en tira une dernière latte, et lâcha celle-ci par terre avant de l'écraser d'un geste presque mécanique. Encore quelques pas et la personne tournerait au coin de la rue et il pourrait enfin la voir. Il lâcha la fumée qui avait eu le temps de faire le tour de ses poumons et posa un regard insistant sur ce coin de rue.

« Bonsoir Junie. »
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Re: Un peu d'air...

Message par : Junie Shape, Mer 25 Sep 2013 - 21:13


Quatre années... Quatre longues et pénibles années à espérer, à attendre, à vouloir mais rien, pas un signe ni même une lettre, rien, le néant. Et après tout ce temps un signe, enfin. Ce jour la Junie aurait dû être des plus heureuses, de plus souriante, mais non. Quand devant sa porte elle vit son écriture son coeur d'abord se serra puis ensuite il fut tellement compressé qu'elle n'avait pas réussi à comprendre ce qui se passait en elle. Tout un tas d'émotions avait envahi son être cette matinée-là, de la joie, de la rage, de la colère, de la culpabilité. S'asseyant alors fébrilement sur son canapé, elle avait ouvert la missive, tremblante, elle avait peur de la lire mais ses yeux parcouraient déjà le papier. Chaque mot résonnait dans son esprit. Puis elle posa la lettre à côté d'elle, elle resta un long moment le dos droit, assisse, le regard vide. Un rendez-vous ? Il avait eu l'audace de donner rendez-vous à la belle asiatique après tant d'absence. Serrant les poings, elle décida alors à lui répondre, tout d'abord elle aurait voulu refuser, mais son envie de le revoir fut plus forte et elle accepta. Elle lui envoya une missive comportant seulement un mot « Oui ». Oui elle acceptait de le revoir et oui cela lui ferrait beaucoup de mal.

Le jour attendu arriva alors plus rapidement que prévu. Cette journée-là Junie avait laissé la boutique aux mains de ses vendeurs, elle ne pouvait pas travailler, tous les sentiments étaient encore mélangés dans son coeur même si un semblait avoir le dessus, la colère. Se préparant alors, elle était restée dans son bain un long moment les yeux fermés, essayant de se souvenir de lui et de leurs derniers moments ensemble. Une dispute, des larmes et plus rien. De nouveau le vide comme durant ces quatre dernières années. Sortant alors de l'eau elle se regarda, son visage était froid, sans expression dur et vide. Ou était son sourire si familier à ses lèvres et ses yeux brillants d'audace ? Soupirant elle alla s'habiller d'une magnifique robe noire et pourpre cintrée et des plus parfaites. Cette dernière lui arrivait mi-cuisse, dévoilant aussi ses épaules. Pour ses cheveux elle opta pour une magnifique tresse et pour ses pieds, une paire d'escarpin noir. Elle laissait apparent à son cousin la rose au creux de son cou ainsi que le serpent sur sa cheville. Quand son maquillage fut terminé, elle descendit ses petits escaliers, elle ne prit même pas la peine de mettre une cape, elle plaça seulement sa baguette dans sa jarretière en dentelle. Puis elle partit en direction du point de rendez-vous. Descendant alors le Chemin de Traverse, elle arriva à destination , un moment ses pas avaient été hésitants puis elle avait pris son courage à deux mains et avait avancé dans la ruelle.

Elle le vit, là contre son mur. Il avait tellement changé, il était devenu un homme, un vraie, il était toujours d'une beauté sans nom, si parfait et pourtant si noir à l'intérieur. Son visage de glace dévisagea alors l'homme en face d'elle, alors même qu'il la saluait. Elle épiait chacun des traits de son visage, le regard sombre, le visage dur. Méritait-il qu'on lui parle ? Junie ne savait que faire, devait-elle lui répondre ? Ou bien devait-elle attendre qu'il s'explique. Lui qui avait toujours connus la Chinoise douce et tendre comme une mère, il avait devant lui une femme dur et froide que jamais il n'avait dû voir de Junie. S'approchant alors un peu plus de lui, elle se stoppa à deux bons mètres, plongeant son regard dans celui de son cousin. Elle lui en voulait vraiment, son coeur était à chaque instant lacérer de coup de couteau, bientôt il ne serait plus rien de ce coeur. Il avait pris cette cigarette, une cigarette nouvelle, la Serpentard avait envie de la lui enlever, mais elle ne voulait pas l'approcher, elle ne savait pas quoi faire. Le silence devenait pesant, le vent passait sur les épaules de la jeune femme pour lui rappeler ce lourd silence. Tournant alors le regard vers l'avant-bras du garçon, elle s'approcha de nouveau pour venir lui prendre cet avant-bras. Passant alors sa main délicate sous sa manche, elle la senti. Souriant alors d'une façon très étrange, elle le regarda droit dans les yeux, laissant sa main autour du poignet du garçon. Elle était maintenant à une vingtaine centimètre de son visage. D'une voix ressemblant à un susurre elle s'adressa à lui, ses paroles emplies de son accent maternelle.

« Alors ce qu'on m'a dit est vrai ... Peut-être me prévenir aurait été trop difficile ? Oh pardon j'eusse oublier que je n'avais pas existé pendant de longues années »

Ses mots étaient sortis tout seules, comme si son coeur avait parlé à la place de son âme. Détachant son poignet de celui du garçon, elle recula d'un pas pour mieux le voir, pour le toisser de nouveau de son regard de glaçe. Toujours cette cigarette arrogante. Serrant alors les poings, elle décida de lui arracher de la bouche, la petite drogue vint s'écraser au sol, l'asiatique la piétina puis elle lança à Nathanael des regards de foudre et sans le vouloir elle s'adressa à lui en Fourchelangs.

« Tu oublies qui je suis Nathanaël, maintenant ose les mots que jamais tu ne m'as dit ! »

Le sifflement se perdit alors dans la ruelle. Elle attendait. Qu'allait-il se passer à présent ? Le coeur de Junie venait d'être détruit.
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Re: Un peu d'air...

Message par : Nathanaël Danham, Mer 25 Sep 2013 - 22:48




“ Pv : Junie Shape „


Nate était là, droit comme un I. Il ne cachait même pas sa nervosité, et attrapa même une autre clope sans jetait un seul regard à Junie. C'était malpoli. Vis-à-vis d'elle, c'était un manque de respect il le savait, mais c'était bien plus dur qu'il ne s'était imaginé. Elle était là, devant lui, et lui... Lui il avait peur. Peur de sa cousine. Peur de sa réaction. Peur de ses pensées. Il porta la clope à ses lèvres et l'alluma d'un geste fébrile. La sentant se rapprocher de lui, le blond daigna enfin lever la tête vers elle.

Son expression était dure, froide, il avait l'impression que ses prunelles le lacérer de l'intérieur, il jeta un regard de côté avant de tenter de regarder à nouveau Junie. Il avait énormément souffert ces quatre dernières années, il s'était renfermer sur lui-même si bien qu'il ne montrait plus ses sentiments. Mais jamais. Jamais il ne pourrait rester indifférent devant Junie, tout simplement parce qu'elle ne le rendait pas indifférent. Elle s'approcha de lui et il fit un immense effort pour ne pas faire un mouvement de recul par simple réflexe. Se laissant faire docile, Nate attendit qu'elle prenne la parole.

« Alors ce qu'on m'a dit est vrai ... Peut-être me prévenir aurait été trop difficile ? Oh pardon j'eusse oublier que je n'avais pas existé pendant de longues années »

« C'est pas ça...»

Nate baissa la tête et vit avec surprise que sa clope vola, atterrit par terre et se fit piétiner sans plus de cérémonie. Il leva les yeux vers Junie et se fit littéralement foudroyer par son regard. Ah oui. Si seulement elle savait depuis combien de temps il fumait, elle le tuerait sur place. C'était vraiment bizarre d'avoir quelqu'un qu'on avait pas revu depuis quatre ans, aucune nouvelle rien du tout. Il savait que ce qu'il avait fait était impardonnable, mais il le fallait, il fallait qu'il lui explique au moins. C'était nécessaire, pour sa conscience certes mais aussi par respect pour sa cousine. Il se devait d'être honnête et ce même s'il se sentait honteux. Mais avant même qu'il ne prononce un mot, une langue qui ne lui était pas inconnu vint briser le lourd silence qui était tombé.

« Tu oublies qui je suis Nathanaël, maintenant ose les mots que jamais tu ne m'as dit !»

« J'ai été lâche ok ?! Nan mais... Je suis désolé Junie. Je.. Tu... Ouais, j'ai disparu et je sais que... Tu en as souffert mais moi aussi. Tu peux pas savoir à quel point. C'est pas la meilleure façon de le montrer je le sais mais... Junie... J'ai... J'ai perdu mon père. Il est mort Junie, et je sais que je ne le reverrais plus jamais. Ca m'a fait mal, très mal, bien plus mal que ce que j'ai montrer... Alors... Alors je voulais même pas imaginer ce qui allait se passer si je te perdais toi... Junie. J'essaye pas de me chercher des excuses. J'essaye pas de te flatter, d'atténuer ta colère. Mais... Mais t'es tout pour moi Junie, tu es aussi bien ma cousine, que ma mère, ma sœur, tu ce que tu veux. J'ai passé bien plus de temps avec toi qu'avec n'importe qui d'autre. C'était pas ma mère qui venait me réconforter quand j'allais mal, c'était pas mon père qui me disait ce qui était bien et ce qui était mal. C'était toi. T'as toujours été là pour moi Junie. Toujours, et moi, je faisais toujours tout de travers. Et j'te décevais et je le savais, et ça me rendait malade. Malade parce que tu ne pouvais pas savoir à quel point tu comptais pour moi. Et je ne voulais pas, je n'osais pas imaginer te perdre toi. Alors j'ai fuis, je suis partis comme un lâche, je voulais me détacher de toi, ne plus ressentir tout ça. Mais ça a pas marché, ça marche parce que t'es trop présente Junie. Alors non, non je n'oublis pas qui tu es. Je n'oublierais jamais qui t'es. Et si, si pendant toutes ces années tu as existé. Tu peux pas savoir ce que je ressentais quand je voyais tous ces hiboux près de ma fenêtre, un seul, un seul mot que je t'aurais envoyé et je me serais mieux senti. Mais je m'accrochais à ma sottise jusqu'au bout et je me rend compte à quel point j'ai été con, et j'en ai honte. Je suis sincèrement désolé Junie. Vraiment.»
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Re: Un peu d'air...

Message par : Junie Shape, Ven 27 Sep 2013 - 18:43


Alors que la langue de la jeune femme avait fourché, déjà les mots de son cousin résonnait contre ses tympans. Elle avait peur des mots qu'elle allait entendre, comment allait-il lui parler ? Etait-il devenu comme son père ou son oncle ? Alors que le jeune homme débitait un flot de parole que jamais Junie n'aurait pu espérer, un air de piano résonnait dans son esprit. Quelques notes ... Des notes bien plus que tristes pour elle. Oubliait-il qu'elle aussi avait perdu un être cher ? Celui qui faisait sonner ces notes de piano, son frère. Et elle, elle n'avait pas fuit, elle avait été forte. Alors que les notes délicates cessèrent dans son esprit, la voie de Nathanaël continuait. La belle asiatique avait écouté, elle avait essayé de comprendre mais sa colère ne cessait de revenir à elle. Quand la voix du garçon cessa, les yeux de Junie s'étaient emplis de larmes, qu'elle se refusa à faire couler. Elle le regardait, le fixant d'un regard plus sombre que les nuits sans lune. Elle avait peur de le perdre et pourtant s'il partait l'instant d'après elle le laisserait partir.

Respirant alors doucement elle se tourna dos à lui et alla se mettre face au mur qui se trouvait en face d'elle. Elle n'avait plus la force de l'affronter, elle n'en avait plus l'envie. Elle ne voulait plus le voir souffrir et ne voulait pas qu'il parte à cause de sa colère.
Maintenant il s'était expliqué, il s'était excusé, Junie pouvait partir, mais elle avait l'impression qu'elle devait rester, rester pour lui, cet enfant malgré les apparence. Face à son mur elle ferma les yeux, les larmes coulèrent en silence. Derrière elle, elle sentait son regard sur elle. Elle l'aimait, il était son frère, son enfant, son tendre et cher Nathanaël, elle ne pouvait pas l'abandonner, elle en avait fait la promesse à sa mère et a elle-même. Laissant alors les dernières larmes couler sur ses joues, elle attendit qu'elles aient sécher sur ses joues pour lui faire face de nouveau. Que faire à présent ? Le prendre dans ses bras ? Lui dire quelques choses ? Mais quoi ? Soupirant alors fébrilement la chinoise plaça son regard dans celui du garçon puis Junie porta sa main à la fermeture de sa robe. Enrobant alors la petite fermeture métallique de ses doigts délicat, elle la fit descendre jusqu'au creux de ses reins. Poussant alors un peu le tissu, elle laissa apparent à son cousin les petites lettres se trouvant sur ses côtés juste en dessous de sa poitrine. Ce petit « Ja » quasiment confondu à ce « Ju » . Laissant alors sa robe elle reprit la parole, mais cette fois-ci sa voix était calme et posée.

« Nathanaël, pourquoi avoir fuis ? Pourquoi ne pas avoir essayer de te battre ? Regarde bien ma peau sacrifiée par l'encre, j'ai fait ce tatouage pour ne jamais oublier qui James a été pour moi, je l'ai perdu et je souhaiterais le revoir mais c'est impossible. Pour ton père c'est la même chose. Il vit encore dans ton coeur, tout comme James dans le miens. .. Ces lettres ont été ma façon de me battre. Tu aurais du rester pret de moi... J'ai souffert de ton absence... Vraiment, pour moi tu es tellement.. »

Elle fit alors une pause pour refermer son habit puis elle s'approcha de lui à nouveau et plaça sa main sur la joue du garçon, cette joue maintenant agrémenter d'une barbe naissance, elle la caressa doucement, puis laissa sa main tomber le long de son corps. Elle le regarda d'un regard si remplis d'amour et de haine. Dans son esprit revint un air que longtemps auparavant elle chantait à Nathanaël quand il venait l'heure de la séparation, ce doux refrain pourtant si triste. Baissant alors le visage, elle commença à chanter d'une voix timide dans sa langue maternelle.

« 可是我先走了 縱然太不捨 別哭我親愛的 你要好好的.在時間的盡頭 你定會看見我 唱著歌在等你微笑著 »

Elle avait baissé le visage devant lui et pourtant elle s'était jurée de ne pas le faire, de ne pas se laisser emporter par son amour pour lui, mais l'amour avait été plus fort que la haine. Elle l'aimait tellement qu'elle lui pardonnerait, mais pour le moment elle était perdu, entre tristesse et tendresse. Relevant alors doucement, elle avait maintenant peur qu'il la repousse...
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Nathanaël Danham
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Re: Un peu d'air...

Message par : Nathanaël Danham, Lun 21 Oct 2013 - 17:21




“ Pv : Junie Shape „


Après cette longue tirade, Nate osa un regard furtif vers Junie avant de le laisser glisser au sol. C'était une belle tirade, oui, Nate avait toujours eu un don pour parler, un beau-parleur qui savait quoi dire et quand le dire. Mais pour une des rares fois de sa vie, chaque mot, chaque lettre avait été prononcée avec une étonnante sincérité, chose qui elle, ne lui ressemblait pas. Non, il n'était pas quelqu'un de sincère, car la sincérité était certes très appréciée, mais rendait le locuteur faible. Faible car il disait ce qu'il pensait, et dire ce que l'on pensait n'était pas toujours la meilleure chose à faire.

Mais là c'était le cas. Pendant quatre ans, il s'était imaginé dire cela un jour à sa cousine, il s'était préparé pour ça, il avait appris chaque mot, mais aujourd'hui, devant elle, il avait tout oublié, ne parlant pas avec sa tête, mais avec son coeur. Nate parler avec son coeur... Depuis son arrivée en Angleterre il avait eu l'impression de faire que ça. Pourtant, ce n'était pas dans sa nature... Enfin il le pensait. Au fond de lui-même, il ne savait même plus qui il était vraiment, il ne savait plus s'il rentrait dans la catégorie "gentils" ou dans la catégorie "méchants". Le Bien... Le Mal... Il ne savait même plus ce qu'il servait.

Il ne savait plus où il en était. Ces quatre dernières années avaient été claires, noires et parfaites pour lui. Mais la simple vue de Junie... L'amour qu'il lui porte avait tout fait valser. Oui, il était capable d'aimer et oui, ça lui faisait mal de l'avouer, car oui, cela voulait dire qu'il était faible et non ce n'était pas un sentiment joyeux pour lui. Mais il l'aimait. Sincèrement. L'amour te perdait. L'amour n'était qu'un avertissement, t'annonçant que bientôt, tu allais souffrir deux fois plus que tu avais étés heureux. Même l'amour autre que familiale était étrange, il ne savait plus quoi penser, Nikki, Raphaëlle... Il n'y avait certainement plus de chances avec aucune des deux. Il les avait vulgairement laissé tomber et désormais, c'était à lui de s'en mordre les doigts.

Dans un élan de nervosité, il se remit à mordiller sa lèvre inférieure, comme il le faisait depuis tout petit, ce vilain tic qui trahissait son ennui, sa peur, son excitation... chaque émotion forte qu'il devait surmonter. Remontant légèrement les yeux, il coula un regard vers sa cousine pour voir comment les choses avancées et son visage était toujours aussi dur, aussi fermé, la colère, la haine, la tristesse, l'amour et encore la tristesse. C'était ce qui passait inlassablement, encore et encore sur le visage de la belle asiatique. Un visage qu'il n'avait encore jamais vu sous ce point de vue.

Nate se sentait si coupable de lui avoir fait du mal. Il l'avait su dès le premier jour qu'elle ne l'accepterait pas facilement, qu'une fois revenu, elle ne lui sauterait pas dans les bras. Car Junie était ce qu'il avait toujours voulu être.... Junie était forte. Et lui, lui était faible. Il avait l'impression d'être un enfant de cinq ans, qui aurait déçu une personne aimée, que cette personne aimée le regardait, peinée d'avoir était déçu par cet enfant. Ses mains s'actionnèrent, elle porta ses doigts à la fermeture de sa robe, lentement, puis toujours aussi lentement exerça une petite pression pour la faire descendre. Strip-Tease ? Naaaah, elle n'était pas ce genre. Enfin pas en ce moment.

Alors, intrigué, il suivait ses mains du regard, attendant de voir ce qu'elle voulait faire. Puis il le vit, ce petit tatouage qui représentait tant. Oui, il en avait entendu parler. Il avait été encore trop jeune pour participer au chagrin familiale. A deux ans, on ne comprenait pas tous. Mais il le savait... Il savait ce qu'avait et ce que représentait toujours cet homme pour Junie. Peut-être que si elle s'était tellement pris d'affection pour Nate... C'était peut-être pour combler une présence fraternelle qui lui manquait, peut-être que si lui, c'était attaché à Junie c'était pour combler ce qui lui avait toujours manqué, une soeur, une mère, une présence féminine en général.

« Nathanaël, pourquoi avoir fuis ? Pourquoi ne pas avoir essayer de te battre ? Regarde bien ma peau sacrifiée par l'encre, j'ai fait ce tatouage pour ne jamais oublier qui James a été pour moi, je l'ai perdu et je souhaiterais le revoir mais c'est impossible. Pour ton père c'est la même chose. Il vit encore dans ton cœur, tout comme James dans le miens. .. Ces lettres ont été ma façon de me battre. Tu aurais du rester près de moi... J'ai souffert de ton absence... Vraiment, pour moi tu es tellement.. »

Pourquoi avoir fuis ? Parce qu'il était faible. Pourquoi ne pas avoir essayé de se battre ? Pour la même raison. Non. Son père ne vivait plus dans son coeur. Il l'avait abandonné. Il s'était toujours contenté du minimum pour son fils, son fils unique. Jamais aucune parole emplis d'amour ou de fierté. Jamais. Son père avait voulu faire de lui une personne forte, mais non seulement il n'avait pas réussi, mais en plus il l'avait rendu haineux. Et quatre ans plus tôt. Il était parti. Parti pour toujours. Le laissant seul avec une mère inutile. Son père avait été la seule personne à le faire pleurer mainte et mainte fois, et sa mort avait été la dernière fois.

Il avait surmonté cette épreuve. Oui il lui avait fallu quatre ans. Mais désormais. Il se sentait mieux. Libéré de cette soumission qu'il avait à son paternel. Libéré de cet amour qui n'était pas réciproque. Même si aujourd'hui il était presque devenu l'homme que voulait son père. Il était toujours aussi faible qu'avant, mais il le cachait mieux. Et Junie était... La seule. Vraiment la seule. Qui pouvait voir sa vraié face. Junie le connaissait même que lui-même se connaissait. Car c'était Junie et qu'il n'aurait jamais dû la quitter. Cette même Junie qui était si forte, si forte qu'elle arrivait même à lui pardonner ses erreurs, à chaque fois. C'était facile de se jeter dans les bras d'une personne sans rien d'autre. C'était plus dur de vraiment pardonner à cette personne, de la regarder droit dans les yeux, de lui avouer à quel point elle lui a fait mal, de lui demander des explications et de comprendre cette même personne.

Ses yeux gris suivirent ceux de la belle asiatique lorsqu'elle se déplaça vers lui, il était amoureux d'elle. Non, pas cet amour qui dure quelques années avant de s'éteindre. Pas cet amour qui unit deux êtres de manière plus ou moins aléatoire. Non, un amour fraternel, voir encore plus fort. Alors qu'il voyait encore de la haine dans son regard, le sien ne reflétait qu'honte, désolation, mais surtout amour. C'était rare, mais lorsque cette émotion passait, ne serait-ce que le temps de quelques secondes dans ces yeux d'habitudes vides, translucides, c'était étrange, très étrange. Il ferma les yeux au même moment où il senti la main de sa cousine se lever en l'air. Mais au lieu d'une gifle, c'était une caresse que sa joue senti.

« 可是我先走了 縱然太不捨 別哭我親愛的 你要好好的.在時間的盡頭 你定會看見我 唱著歌在等你微笑著»


Sa voix, douce, féminine, originale était la sienne. Sa langue maternelle aussi. Sa façon, sa manière de chanter, était propre à Junie et à chaque fois, elle avait le même effet sur Nathanaël. Le même depuis tout petit, depuis sa plus tendre enfance. Il étira ses lèvres, dans un sourire non pas joyeux mais sincèrement désolé, se pencha légèrement et entoura la taille de sa cousine, posant sa tête au creux de son épaule. Et s'autorisant pour une fois depuis longtemps, à laisser une larme s'enfuir devant sa cousine.

« Je suis tellement désolé Junie... Ne me juge pas si sévèrement sur ma faiblesse... Tu sais à quel point je t'ai toujours aimé et tu sais à quel point je n'ai jamais réussi vraiment à te le prouver..»

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Re: Un peu d'air...

Message par : Junie Shape, Sam 16 Nov 2013 - 11:51


Toujours devant lui, ses yeux émeraudes n'osaient plus se poser sur ce garçon aux cheveux blonds. Non elle n'en pouvait plus de se battre entre amour et haine, elle ne voulait pas choisir. Elle avait fait une promesse à la mère du tendre Nathanaël et elle se devait de l'honorer. Voulant alors parler, son élan fut coupé par les bras forts de ce garçon, cet homme maintenant, enlaçant sa taille, posant alors sa tête sur son épaule, elle sentit une larme glissée sur sa peau. Pleurait-il vraiment ? Tout d'abord Junie ne bougeait pas, mais doucement ses bras minces et délicats vinrent enlacer le garçon, posant elle aussi sa tête dans le creux de sa nuque. Soupirant, elle tremblait presque de ce contact physique.

Après plusieurs minutes sans bruit, la jeune asiatique détacha leur étreinte et recula doucement. Venant positionner le visage du Serpentard face au sien, elle essuya l'unique larme qui avait mouillé sa joue de son pouces, puis sur son visage apparu enfin un sourire sincère, ce sourire qui voulait dire tant. Il voulait dire qu'elle lui pardonnait mais qu'elle avait besoin de temps, il voulait dire qu'elle serait toujours là, il voulait dire qu'elle le protégeait toujours comme avant. L'air devenait de plus en plus frais, la peau de Junie commençait à se hérisser. Frissonnant alors, elle prit la parole, brisant ce silence bien trop pesant, tout avait été dit, tout avait été expliqué, le passé devait rester le passé, le futur ouvrait ses bras si grand qu'il serait idiot de ne pas y aller.

« Nathanaël, les mots sont maintenant sortis et ne sortirons certainement plus jamais, du moins je l'espère. Que dirais-tu d'aller quelque part au chaud ? »

Sans attendre de réponse, la chinoise vint attraper le bras du garçon et le força à la suivre. Oui Junie avait toujours été la capitaine de leurs navire, celle qui décidait de ce qu'ils faisaient, celle qui avait le dernier mot sur le jeu auquel ils joueraient, mais les temps avaient changé et était-elle toujours dans cette position de force ? Était-elle toujours celle qui décidait pour lui ? Il devait avoir sa vie maintenant, il avait été séparé si longtemps qu'il devait certainement avoir une histoire si différente de celle de la jeune femme. Marchant alors côte à côté sans un mot, les deux mages noirs semblaient dans leurs pensées comme si chacun cherchait les mots adéquats pour s'adresser à l'autre comme si malgré tout il persistait une barrière infime entre les deux anciens Verts et Argent. Soupirant de nouveau, la belle asiatique attendrait qu'il prenne la parole, elle avait assez parlé, elle avait assez fait d'efforts. Maintenant s'était à lui de prouver à la propriétaire de la Boutique d'Accessoires de Magie Noire qu'il ne la laisserait plus seule, qu'il ne l'abandonnerait plus jamais. Intérieurement Junie savait qu'il le ferait mais quand ? Elle ne le savait pas malheureusement.

Elle prit alors la main du garçon dans la sienne, entrelaçant leurs doigts glacials pour ceux de Junie et bouillants pour ceux du garçon. Le chaud et le froid quelle belle métaphore pour les définir..

{Fin du RP pour ma part}
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Darwin Van Dreaden
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Re: Un peu d'air...

Message par : Darwin Van Dreaden, Dim 29 Déc 2013 - 2:53


RP avec Merit Sullivan

L'hiver. L'hiver glacial, la neige qui se transforme en grêle, Voila ce que Darwin percevait de cette saison froide. Pourtant, l'hiver signifie aussi les cadeau, de la bonne nourriture, les enfants qui jouent dans la neige, et les retrouvailles en famille. Darwin détestait tout ça. C'était pour les faible d'esprit, ceux qui se voilent la face et qui croient que la vie, c'est de passer un bon moment avec des personnes, discuter et boire de l'hydromel. Mais en fait, tout ce qu'ils font, c'est attendre que le temps passe...

Le temps. Le temps de Darwin s'écoulait lentement, mais l'ennui avait tout de même l'air de le peser. Il passait son temps à regarder les autres, à imaginer ce qu'il va se passer ou à philosopher sur la vie. Le temps pourtant, pourrait passer plus rapidement, lorsqu'on passe un bon moment, la vie passe tellement vite, on en oublierait même qu'il faut un jour que ça s'arrête. et c'est pour ça que sa vie est si triste.

La vie. La vie se résumait pour lui à passer le temps, à observer les gens passer, à réfléchir sur ce qui s'était passer tout au long de sa vie et ce qui allait se passer. A se demander pourquoi la vie est ainsi faites, pourquoi ne pas tout simplement en profiter ? Darwin n'en a jamais trouver l'occasion. Il haï sa vie, et celle des autres ne lui sont guère intéressante.



C'est tout cet ensemble que regroupait cette balade dans le chemin de traverse. Juste pour prendre l'air. Les gens souriaient, achetaient des cadeaux, passaient du bon temps et s'amusaient.  Pour qui Darwin achèterait des cadeaux ? Passer du bon temps avec qui ? S'amuser de quoi ? et enfin, pour qui sourirait-il ? Lui qui n'a jamais connu la moindre satisfaction d'être avec quelqu'un. il aimerait pourtant la connaitre, cette satisfaction. Oui, il avait envie de changer. A force de les observer, il devenait jaloux des autres.

Il y avait du monde devant pas mal de boutique, Darwin se promenait et continuait de fixer les gens, se promenant eux aussi, avec un air de dégout. Les gens ne l'ont jamais accepter, il a fini par les haïr, mais est-ce que ce cauchemar aura une fin, un jour ?
La neige tombait comme des larmes pour Darwin, A se morfondre sur lui-même, il a fini par devenir sa propre ombre, tombant ainsi dans une boucle infini.

Ronger par la tristesse, il se glissa dans une ruelle, s'adossa contre un mur et décida de s'allumer une clope et de ne plus penser aux mauvaises choses. La vie est belle et on est bien content d'en être, non ?
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Merry K. Harper
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Re: Un peu d'air...

Message par : Merry K. Harper, Lun 6 Jan 2014 - 22:35


Après avoir passé une journée plus que monotone, Merit avait besoin de se changer les idées. Rentrant au château pour se changer afin d'avoir une tenue plus décontractée, l'australienne planifia ses plans pour la soirée. Glandouiller dans les rues en buvant de l'alcool. Peut être qu'elle tomberait sur quelqu'un de sympa avec qui passer le reste de la soirée au final. Pis ça faisait du bien de se détendre un peu après une longue semaine de cours, enfermée dans des salles de classe vieilles de plusieurs siècles.

Une fois dans le dortoir, Merit troqua son tee-shirt et jean contre un pull et un slim. Elle enfila de simples baskets montantes et prit son MP3 caché dans la poche de son manteau. L'australienne ne prit pas la peine de prévenir ses amis proches qu'elle ne rentrerait sûrement pas de la nuit et sortit de la tour des Gryffondor. Mais Merit ne comptait pas errer dans les rues dès maintenant. Surtout si elle n'avait pas d'alcool. Elle sortit du château et passa rapidement par le Chaudron Baveur pour chopper une bouteille de Rhum sans se faire attraper. Toute façon, elle pourrait laisser quelques mornilles sur le comptoir la prochaine fois qu'elle devrait bosser.

Merit retourna sur le Chemin de Traverse après être sortie de son lieu de travail sans encombre. Décidément, elle en faisait des allers retours ce soir... Elle passa par quelques ruelles, ouvrant sa bouteille d'alcool au passage. L'australienne regardait les gens autour d'elles. Tous souriants et plein de joie de vivre. Comment ils pouvaient être tous comme ça dans une période aussi sombre ? Alors qu'ils étaient tous en danger de mort... Personne ne la comprendrait si elle clamait ça haut et fort dans la rue...

Après avoir passé une énième ruelle, Merit tourna dans une rue plus sombre que les autres. Un simple lampadaire au loin l'éclairait, ce qui lui permis de discerner la forme d'une personne. S'approchant lentement, elle vit enfin quelqu'un comme elle. Quelqu'un qui tirait la gueule, pas comme les autres dans la rue principale. Buvant une dernière gorgée de Rhum, elle fit quelques pas et clama.

- Hey salut ! Toi aussi t'es tout déprimé ce soir ?
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Darwin Van Dreaden
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Re: Un peu d'air...

Message par : Darwin Van Dreaden, Lun 6 Jan 2014 - 23:50


La nuit commençait à tomber, mais il y avait toujours autant de monde qui parcourait les rues du chemin de traverse. L'air commençait à se rafraichir, et je me réchauffais avec ma cigarette, dans la ruelle dans laquelle je m'étais accoudé au mur. Pris par l'ennui, je jetais un regard dans l'angle de la ruelle et j'observais les gens et leur bonne humeur avec attention. Je me demandais comment on pouvait être si gai. Non, je ne le savais pas.

Je me mis à rêvasser, quand je senti quelqu'un s'approcher de moi. Je regardai donc vers la personne :

" - Hey salut ! Toi aussi t'es tout déprimé ce soir ?  "


Quelqu'un était venu m'adresser la parole. Je fut d'abord surpris. C'était une fille, qui avait l'air d'avoir le même âge, mais qui était plus grande que moi. C'était impressionnant. J'étais plus petit et j'avais l'air chétif à côté d'elle.

Quelque chose m'interpella. Pourquoi était-elle venue me parler ? Moi, qui n'avait rien d'intéressant à raconter de ma stupide vie ? Oui, j'étais déprimé, alors pourquoi venait-elle me parler ? D'habitude, c'est fuir que les gens font dès qu'ils me voient. Ou peut-être était-ce sa bouteille de rhum qui la fit un peu trop divaguer ? Je me pose peut-être trop de questions. Dans tous les cas, elle se rendra vite compte à quel point il était inutile de parler avec moi, comme un peu ce que pensait tous les gens que j'avais croisé jusque là. La première chose que je pensai à répondre était :

" Je suis tout le temps déprimé... " disais-je d'un triste air.

En réfléchissant au sens de sa question et en voulant être poli, gentiment je repris :

" ... Et toi, pourquoi tu es déprimé ? Tu devrais te sentir mieux, avec ta bouteille. "


La nuit était là. Je regarda le ciel, puis la lune brillante qu'on pouvait apercevoir dans le peu de champs libre que laissait passer la ruelle. Je pourrait peut-être passer une bonne soirée, pour une fois... Je lui tandis mon paquet de cigarette et lui demandai :

" Tiens, tu en veux une ? "
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Re: Un peu d'air...

Message par : Merry K. Harper, Dim 12 Jan 2014 - 17:30



Après avoir piqué une bouteille dans la réserve de Noah, Merit avait parcouru les Rues de Londres d'une manière nonchalante. Elle en avait eu marre de devoir tous le temps apprendre ses cours pour passer ses examens en fin d'année, et ceux qu'elle devait rendre ne l'inspiraient pas. L'australienne avait donc décidé de se changer un peu les idées en se baladant et en buvant, sans se soucier de ce que les gens pourraient penser d'elle. Et puis au final, elle était tombée sur quelqu'un qui semblait être dans le même état qu'elle. Tout déprimée et aucune joie de vivre. La Gryffondor l'avait accosté sans problème, reconnaissant au final un garçon de sa maison.

- Je suis tout le temps déprimé.

Ah bah le pauvre... Déjà que Merit détestait être déprimée comme ça, alors que ça lui arrivait rarement... Ca devait pas être rose tous les jours pour lui. La lionne avait presque pitié de lui en l'écoutant parler. Mais il se remis à parler, toute trace de tristesse disparue.

-... Et toi, pourquoi tu es déprimé ? Tu devrais te sentir mieux, avec ta bouteille.

Merit ne se souciait plus vraiment de la tristesse du jeune homme. Elle oubliait souvent ses petits détails insignifiants quand elle buvait... Et ouais c'était vrai, elle devrait aller mieux avec sa bouteille. Mais ça marchait pas beaucoup vu qu'elle avait pas encore tout bu. Donc elle attendait que ça passe dans le sang au final...

- Ben j'ai pas tout bu là. Donc ça peut pas marcher. Mais p'têtre que parler avec toi ça me fera oublier ce qui me déprime.

Les lèvres de Merit s'étirèrent pour former un petit rictus. Puis elle regarda son camarade de maison lui tendre son paquet de clope. La Gryffondor n'avait jamais fumé et elle doutait que commencer maintenant soit une bonne idée... Même sous les effets de l'alcool, elle savait se rendre de se genre de danger. Mais au final, peut être que ça l'aiderait à oublier un peu plus ce qui se passait... Non, décidément non. Elle ne pouvait pas se résoudre à fumer. Elle refusa donc poliment la proposition du lion.

- Nan merci. Ma bouteille me suffit tu sais. Et au fait, c'est quoi ton prénom ? Je te reconnais mais j'ai pas du te parler quand j'tai croisé dans la salle commune.
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Darwin Van Dreaden
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Re: Un peu d'air...

Message par : Darwin Van Dreaden, Mar 11 Fév 2014 - 23:50


Gentiment, elle refuse ma proposition de cigarette :

" - Nan merci. Ma bouteille me suffit tu sais. Et au fait, c'est quoi ton prénom ? Je te reconnais mais j'ai pas du te parler quand j'tai croisé dans la salle commune. "

La salle commune ? Elle est très souvent bondée, comment a-t-elle fait pour me repérer, caché comme je le suis d'habitude ? Peu importe, Ce qui est important, c'est qu'elle me demande mon prénom... Elle doit vraiment être mal pour venir me parler.
Sans montrer de gêne (bien qu'elle soit présente), Je lui réponds :

" Darwin. Je m'appelle Darwin. " Dis-je la quittant du regard.

Je repris ensuite, toujours pour rester courtois, sachant que de toute manière, elle finira par me fuir comme tous le monde le fait chaque fois :

" On a dû se croiser en effet. Et toi, comment tu t'appelles ? "

Fumant un coup, Je lui demande si la fumée ne la gênait pas. A vrai dire, j'aimerai vraiment ne pas passé la soirée seul, encore une fois. cette fois j'aimerais plutôt avoir de la compagnie.

" Tu as des problèmes, Des choses dont tu voudrais discuter ? Il y a bien une raison pour laquelle tu es venu me parler. Dis-je en rigolant.
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Merry K. Harper
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Re: Un peu d'air...

Message par : Merry K. Harper, Dim 16 Fév 2014 - 17:14


La jeune femme était tombé sur un jeune homme, assis sur un trottoir, qui semblait être dans la même état qu'elle. Bien décidée à oublier ses problèmes, elle l'avait accosté en lui lançant une réplique qui se voulait joyeuse et amicale. Il lui avait répondu qu'il était tous le temps déprimé. Le pauvre... ça devait pas être la joie tous les jours pour lui. Le brun lui avait ensuite demandée pourquoi elle-même était déprimée. Commençant à être sous les effets de l'alcool, la jeune femme lui avait répondu de manière nonchalante. Il avait rien du comprendre à sa réponse au final. Puis l'australienne, encore consciente de ce qu'elle faisait avait refusé spontanément la cigarette qu'il lui proposait. Elle voulait pas mourir en pourrissant ses poumons. Justifiant ensuite son refus, elle lui avait finalement demandé son prénom.

- Darwin. Je m'appelle Darwin. On a dû se croiser en effet. Et toi, comment tu t'appelles ?

-Ah bah enchantée Darwin ! Moi c'est Merit Sullivan. Enfin je crois. Serveuse, joueuse de quidditch, patati patata, t'as pas besoin de tous les détails.

C'est vrai quoi. Pourquoi elle lui dirait tout ? Elle le connaissait même pas, donc il avait pas à savoir ce qu'elle faisait de sa vie. Enfin, c'était pas important quoi. Il devait s'en taper de toute manière vu l'état dans lequel il était. Darwin lui demanda après avoir soufflé la fumée qu'il avait dans la bouche, si cette dernière ne dérangeait pas la brune. Bah, si elle avait voulu être franche, elle lui aurait tout de suite répondu que oui, vu que ça sentait vraiment trop fort à son goût et que ça masquait toutes les effluves de son alcool. Mais bon tant pis. Elle fit simplement un signe de tête négatif dans sa direction et écouta ce qu'il avait à lui dire.

- Tu as des problèmes, Des choses dont tu voudrais discuter ? Il y a bien une raison pour laquelle tu es venu me parler.

- Ouais, nan y a pas de raisons. Je voulais juste taper la discute à quelqu'un pour pas passer ma soirée toute seule. Les gens sont pas trop net dans les rues à cette heure-ci... y a qu'à me voir moi. Et puis t'sais Darwin, la vie sera toujours un problème en elle même. Donc ouais on peut dire que j'ai des problèmes, mais c'est pas important t'vois. C'est juste que les gens, ils pensent pas au danger en ce moment. Alors que ça pourrait être le bon moment d'y penser... sont fous....
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Malena Kane
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Re: Un peu d'air...

Message par : Malena Kane, Mar 4 Mar 2014 - 0:05


[RP Unique]


Dans un hôtel,
Tôt dans la nuit
,




Ça ne va pas, ça ne va pas, ça va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas.

Je m’étends sur mon lit, et me relève aussitôt. Impossible de tenir en place, je vais et reviens à la fenêtre, tourne en rond dans cette foutue chambre d’hôtel. J’en suis presque à me ronger les ongles… c’est pathétique. Ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas.

Lentement, j’inspire, expire, respire. Je suis dans une colère qui ne me ressemble pas ; c’est une colère excitée, une colère intense, une colère qui s’en va hors de moi pour s’écraser contre les murs. J’imagine, d’une espérance consolatrice, ces murs s’écrouler, - fracas assourdissant !- sous la violence qui m’habite. J’imagine que tout vole en éclat… oui… tout vole en éclat…Je me calme un peu… juste un… Non.

Ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va. « Comment ai-je pu oublier ? Comment ai-je pu oublier d’acheter ces foutues cigarettes ?! » m’écriais-je dans le silence ! Ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas.

Je suis sur le point de m’agonir d’insultes lorsqu’un bruit m’interpelle. Il vient de l’extérieur. Je m’approche de la fenêtre. Sous les lumières des réverbères, un homme fume. Je le fixe avec insistance comme un Vampire prêt à sauter sur sa proie. Dans un élan primaire, sauvage, je passe sensuellement ma langue sur mes lèvres.

Le tabac se réduit, la fumée flotte au-dessus-du sol… et monte, monte… je vais descendre, lui demander une cigaret…il vient de l’écraser contre un trottoir trempé par la nuit et il passe son chemin comme s’il venait d’abandonner sans regrets et remords une amante éperdue. Ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas. J’ai besoin de fumer.

Je pense au mégot écrasé sous une semelle indifférente. Le mégot qui embrasse le bitume… un déchet oublié sur le côté de la route. Il y avait tant de rêves dans ce mégot… tant de fantômes à oublier le temps de quelques minutes...tant d’apesanteur pour l’âme… et le voilà, qui s’étouffe dans la matière grise et brutale des rues.

J’ai le goût de la cigarette dans la bouche… et les saveurs de tes baisers au coin des lèvres. J’ai besoin de fumer. Ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas.
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Re: Un peu d'air...

Message par : April Roy, Lun 21 Avr 2014 - 15:40


HRPG:
 


Entre Gryffons

   
Avec Alexeï Jorganov


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Les vacances d'avril... Elles avaient bien mal commencé. Une pluie froide et piquante était tombé sans discontinuer sur le château et Pré-au-Lard, obligeant les élèves inoccupés à s'entasser dans les Salles communes. Mais ce matin, les Gryffondors avaient eu la bonne surprise de voir leurs dortoirs éclairés par les chauds rayons du soleil : il faisait un temps splendide. La plupart des adolescents s'étaient alors empressés de quitter Poudlard, heureux de retrouver le ciel bleu. Certains avaient même prit le train jusqu'à Londres pour rejoindre leur famille quelques jours.
April n'avait que très moyennement apprécié l'idée de rester enfermer pour toutes les vacances et faisait partie de ceux qui avaient prit le Poudlard Express le matin même.  Assise sur un banc du Chemin de Traverse, en plein soleil, elle pouvait enfin profiter de la météo printanière. Et comme souvent quand elle se sentait bien, elle eu envie d'une cigarette. Elle se leva et partit à la recherche d'une clope, quittant à regret son banc pour quelques minutes. La sorcière s'avança vers la terrasse d'un restaurant et demanda poliment une cigarette et du feu à un jeune homme en train de boire en café.

- Je ne fume pas, désolé ! répondit-il avec un sourire navré.

C'est cela, oui. Dis plutôt que tu ne veux pas m'en passer !

La Gryffondor essaya avec d'autres personnes, mais obtint toujours la même réponse. Jusqu'au moment où elle eu le malheur de demander à une femme d'une cinquantaine d'années, en train d'arroser ses fleurs.

- Quoi ? Une cigarette ? Pour me ruiner la santé ? Espèce d'irresponsable ! Tu fumes déjà à ton âge ? Délinquante ! Pimbêche ! Hors de ma vue !

Et la jeune sorcière aurait surement reçu un arrosoir sur la tête si elle ne s'était pas engouffrée dans une rue adjacente.
Quelle furie ! Tout le Chemin de Traverse doit me prendre pour une toxicomane maintenant...
Pour éviter qu'une telle scène ne se reproduise, April ne demanda plus qu'à des personnes qui avaient environ son âge. Et elle finit par trouver une jeune fille, qui voulu bien lui passer une cigarette. April remercia l'inconnue, alluma sa clope d'un coup de baguette et fit demi-tour pour retourner sur le banc ensoleillé. Tout en évitant soigneusement la rue où la sorcière arrosait ses fleurs. Cinq minutes de marche et une demi cigarette plus tard, elle fut de nouveau face au banc... où quelqu'un était assis.Un jeune homme d'environ vingt cinq ans, aux longs cheveux noirs.
Oh non ! Pas question de laisser ma place !
April essaya de faire partir l'indésirable, ne cachant pas que sa présence le gênait.

- Pardon, mais j'étais sur ce banc avant. Est-ce-que vous pourriez me laisser une place s'il-vous-plait ?
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Re: Un peu d'air...

Message par : Akize T. Xiraz, Mer 21 Mai 2014 - 15:28


L'espoir d'avoir une vie {avec Luia Luminos}

J'en ai marre. Marre de n'être pas retourné où j'ai vécu pendant des mois. Des années. Des dizaines d'années. Et pratiquement toute mon enfance, hormis le fait d'être là-bas qu'à ma quinzième année. D'ailleurs, mes quinze première années ont vraiment été minable. Je me suis rendu compte que sans magie, notre vie est minable. Pauvre famille qui ne connaîtront jamais la magie. Je ne pourrais pas retourner dans un monde moldu maintenant, sachant que je connais l'existence de la magie. Après, on peut très bien leur montrer, mais on serait recherché par tout le monde. Donc vaut mieux pas. Enfin, après les gens font ce qu'ils veulent de leurs vies, mais moi j'ai décidé de ne rien faire. Malgré que ce ne soit pas l'envie qui me manque, car la question est : pourquoi le cacher ? Et aucune réponse me parvient à l'esprit pour le moment, et... Je ne pense pas que ça changera, ou peut-être que je ne veux pas.

Je marche donc, partout et n'importe où à la recherche d'espoir et de vie. Mais c'est très compliqué dans ce monde affreux d'après mes yeux. Oui, le fait de voir des personnes mourir devant vos yeux sans raison apparente est affreux. Le fait de voir des personnes traumatisées pour quelle raison ? Aucune. Il y a tout le temps aucune raison. Est-ce vraiment normal de voir des personnes comme ça ? Est-ce vraiment normal qu'en se mettant à la place des autres on a peur pour nous-même ? Non, je ne crois pas. Mais bon, les gens qui font ça ne se rendent pas compte de leurs actes cruels, monstrueux, irresponsable, immature.

J'entame une rue. Je vois plein de personne, et c'est vrai que cela me fait rire. Autant il y a des personnes riches avec leurs manières, autant il y a des personnes riches sans rien, des personnes normal, je peux très bien faire au moins trois phrases du genre. Je crois voir des anciennes personnes, des amies ou des membres de ma famille. Je crois maintenant voir Luia, je me rapproche d'elle. Mais... Je ne rêve pas. C'est vraiment Luia.

- Luia Luminos, c'est toi ?

Je commence, rien qu'en terminant la phrase, à pleurer.
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Re: Un peu d'air...

Message par : Luia Luminos, Jeu 29 Mai 2014 - 14:59


Luia se baladait dans le Chemin de Traverse, sans vraie raison, à part peut-être l'espoir d'y croiser un mage noir ou bien quelqu'un qu'elle connaissait. Elle ne venait que peu ici: en effet, elle y avait vécu des tonnes de choses et certaines avec son demi-frère Akize T. Xiraz. Il avait disparu depuis des années et ele ne comptait pas le revoir de sitôt, ça non. Elle marchait donc dans la foule des sorciers présents (des riches, des pauvres, des gens pleins de cadeaux ou non, etc.) lorsqu'une voix prononça son nom en s'approchant d'ellle peu à peu:

- Luia Luminos, c'est toi ?

Non, impossible, ça ne pouvait pas être lui. Et pourtant si c'était bien lui, le fameux Akize qu'elle croyait le jamais revoir depuis qu'il était venu la voir à l'hôpital après l'avoir frappé. Elle le vit arriver à sa hauteur et pleurer. Oui, c'était bien son demi-frère, celui qui avait longtemps partagé son appartement et sa vie. Elle lui sourit et le prit dans ses bras. Elle était heureuse de le revoir et de pouvoir savoir ce qu'il avait fait pendant tout ce temps et aussi de lui raconter sa propre vie. Elle déserra son étreinte et répondit:

-Oui, c'est bien moi. Dis-moi, où étais-tu durant tout ce temps? J'ai des tas de trucs à te racontre, j'espère que toi aussi...
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