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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse
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Sur le banc
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Rose Layroy
Serpentard
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Re: Sur le banc

Message par : Rose Layroy, Mer 01 Mar 2017, 11:53


Une année qui s'achève et la voici de nouveau auprès des siens. La petite Rose rejoignait le clan Layroy et reprenait sa fausse vie de moldu. Pas de magie au sortir de l'école de sorcellerie et pour ne pas la tenter ses grand-parents en faisaient de même. Que cela était difficile pour la petite mais c'était pour mieux apprécier sa reprise en main d'Ultio à la rentrée. Cela lui permettait aussi de se rendre compte d'une chose. L'expression populaire disait que l'on se rendait compte de ce à quoi l'on tenait que lorsque l'on perdait cette chose. Pour elle c'était bien différent. Elle ne se rendait compte de ce à quoi elle tenait que lorsqu'elle le retrouvait enfin. Ainsi, elle ne s'était aperçu du manque intérieur de la part de sa famille qu'à la vue de leurs visages souriant à son retour à Londres. Était-ce une bonne chose ou non ? Cela relevait-il de l'égocentrisme ? D'une sorte d'indifférence ? Ou bien cela était-il une façon pour elle de ne pas trop souffrir ? Ne pas penser à sa famille lui permettait-elle de ne pas rouvrir la plaie déjà trop profonde en elle ? C'étaient bien trop de questions pour une jeune fille qui venait tout juste de fêter ses treize ans. Et puis surtout c'étaient des questions qui ne lui traversaient pas encore l'esprit.

Durant l'année qui venait de s'écouler elle avait réussi a trouvé le bonheur et la sérénité. Un semblant de calme intérieur qui l'avait faite rire et sourire réellement. Elle ne voulait pas perdre ce cadeau si durement acquis en pensant à ceux qu'elle aimait et qui étaient trop loin d'elle pour qu'elle puisse en profiter à son aise. Et puis elle voyait cela comme une sorte de traîtrise à leur égard. Ne les pleurer seulement parce qu'ils pourraient l'aider dans les moments difficiles et ne leur accorder aucun intérêt lors des moments de grandes satisfactions... Non, c'était encore plus malsain et bas que de ne pas penser à eux du tout.

De toute façon, maintenant, ils étaient là, auprès d'elle et elle profitait de chaque instant à leurs côtés pour les marquer à tout jamais dans son esprit et emporter ces beaux souvenirs à Poudlard. Elle avait encore le temps d'y penser d'ailleurs. Les vacances ne faisaient que commencer et elle en profiterait jusqu'au bout. La petite verte passait alors le plus clair de son temps dans le jardin avec son grand-père. Elle l'aidait à cultiver ses plantes et il lui apprenait tout ce qu'il savait sur la botanique magique. Ils leur arrivaient régulièrement de faire des pique-niques au bord du lac à quelques kilomètres de chez eux où les deux femmes lisaient paisiblement et discutaient de leurs lectures. Parfois, elle jouait à des jeux typiquement moldus tel que le badminton. Elle avait aussi enseigner à ses grand-parents celui qui consistait à imaginer une histoire à partir de la forme des nuages dans le ciel. Oh Amy, qu'est-ce que tu lui en as appris ce jour-là...

Les jours s'écoulaient donc d'un calme tout à fait agréable. Mais elle ne serait pas une Layroy digne de ce nom si elle pouvait rester tranquille pendant une si longue période de repos. Le monde magique était une chose qui lui manquait au plus haut point et elle avait besoin d'y remettre un pied. Ne serait-ce que quelques instants. Ne serait-ce que quelques secondes. Une force irrésistible, presque mystique, l'attirait et voulait la mener auprès des siens, non loin de ses amis, ses frères sorciers. C'est donc dans cette volonté d'avoir à nouveau un pied dans le monde magique que la petite se retrouva dans le Magicobus direction le chemin de Traverse et ainsi, de fil en aiguille, à traverser seule la rue qui se vidait par cette fin d'après-midi. Enfin... seule était un bien grand mot. Discrètement, en cachette, elle avait amené en douce quelques écailles rouges. Une magnifique serpent des blés dormaient sagement dans son sac en bandoulière.

Saya... Belle Saya... Lorsqu'elle l'avait acheté pour son anniversaire elle ne s'était pas attendue à avoir tant de surprise avec. Elle n'avait pas seulement découvert un don, elle avait découvert une alliée, une amie. Elle s'était rapprochée l'une de l'autre sensiblement au point que de ne plus sentir la présence rassurante de sa camarade relevait presque du supplice pour la fillette. C'était ainsi que, naturellement, au premier frémissement contre sa hanche le bras brun de la petite se tendit pour que sa couleuvre s'y glisse tout du long.

_Où sssommes-nous?siffla le petite voix au creux de son oreille.
_Sur le chemin de Traverse ma belle. Ça fait un petit moment déjà tu sais ?
_Exssscussse-moi de ressster asssoupie lorsssque l'occasion ssse présente.
_Sais-tu qu'un jour il faudra que tu apprennes à chasser tes propres proies ? Ce qui signifie que tu devras cesser de toujours dormir ma belle.
_Sssstop. Csss'est pas sssympa!persifla la jeune serpent.

Cette jeune fille était-elle inconsciente ? Ou bien aimait-elle provoquer ? Non, elle essayait de garder son secret le mieux qu'elle pouvait. Elle ne voulait pas qu'on la sache capable de communiquer avec les serpents. Alors pourquoi donc discutait-elle sans aucune crainte avec son animal fétiche en pleine rue. Tout d'abord, car cette rue qui se vidait était très peu peuplée (logique hein?). Ensuite, elle parlait le plus bas possible pour qu'on ne puisse pas l'entendre. Seule une oreille indiscrète aurait pu l'entendre et puis qui s'intéresserait à une pauvre gamine, seule, en pleine été ?

hrpg:
 
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Jessy Brown
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Re: Sur le banc

Message par : Jessy Brown, Dim 16 Avr 2017, 17:29


Vraiment désolée du délai ! Méchante Kreattur que je suis ! :/


Assise sur son banc, Jessy avait étendu ses jambes et renversé la tête en arrière. Elle profitait de l’air frais d’une fin d’après-midi estivale ; le vent sifflait doucement à ses oreilles et ses yeux se fermaient dans un repos bien mérité. Néanmoins, elle ne somnolait pas. Elle était toujours aux aguets. Après tout, y avait-il pire idée que de s’endormir alors que l’on avait lâché son python sur le Chemin de Traverse ? Rouvrant un œil, elle perçut des glissements dans un coin ensoleillé qui illuminait les couleurs vives de Queenie. Si elle restait là, étendue sous les lumières du jour faiblissantes, elle ne pourrait que difficilement la perdre de vue.

À un moment, cependant, la bestiole disparut dans un coin sombre, entre plusieurs tonneaux. Elle décida d’interrompre ses étirements et rejoignit l’endroit qui n’était pas très éloigné de son banc favori. Sans piper mot pour le moment, elle chercha le reptile d’or et de terre. Elle ne tarda pas à le retrouver, roulé en boule. Un sourire amusé s’inscrivit sur sa bouche. Elle eut envie de lui demander ce qu’il était venu faire là, mais elle réalisa vite qu’elle n’était pas seule. Elle entendait des voix, légères comme le souffle du vent.

La jeune sorcière s’empressa de récupérer son python royal, dont les froides écailles s’enroulèrent autour de son bras. Puis elle se releva et vit l’origine des voix. Une toute jeune fille, chevelure brune, s’adressait à quelqu’un en lui signifiant qu’elle devrait chasser ses propres proies… Elle parlait à un petit être glissé sur son bras. C'était un serpent, lui aussi. Cette demoiselle parlait à son serpent. Et celui-ci lui répondait d'un long sifflement articulé. Jessy se dressa pour mieux les observer, probablement un peu perdue face à cette découverte. Elle ne rêvait pas : elle l'avait entendue avoir une véritable conversation avec sa couleuvre aux écailles sanglantes.

Oh, ce n'était pas la première fois que l'ex bleue et bronze entendait des gens parler à leurs animaux - et les reptiles ne faisaient pas exception. Mais ici, c'était très différent. Elle en était certaine. L'animal la comprenait. Il lui adressait à son tour des paroles glacées. Cela signifiait-il qu'elle se trouvait en présence d'une autre fourchelang ? Cela en avait tout l'air. Fait très étrange. Le don qu'elles semblaient partager était réputé pour être très rare. L'apprentie magizoologiste l'avait d'ailleurs remarqué en ne trouvant personne de semblable malgré ses nombreux voyages à travers le monde. Fallait-il que cela arrive dans la rue où elle travaillait ? Et que dire du fait que, selon la légende, toutes les personnes capables de parler aux serpents descendaient d'un même sorcier : Salazar Serpentard ? Venait-elle de se trouver une nouvelle cousine, fort fort lointaine ? Cela faisait beaucoup d'interrogations naissantes en très peu de temps. Elle avait l'impression de découvrir une nouvelle fois son don.

Cette fois, cependant, il s'agissait d'une autre personne. Cela ne remettait pas toute sa vie en cause. C'était simplement... perturbant. La jeune femme était en vérité plus curieuse que perdue. Son instinct lui ordonnait de l'aborder et de lui annoncer de but en blanc ce qu'elle avait découvert à son sujet. Comme bien souvent maintenant, elle allait s'y plier. Une chose la retint néanmoins. Elle reconnaissait la jeune fille et son serpent des blés. Elle l'avait rencontrée de longs mois auparavant, à la Boutique d'Animaux Magiques. En tant que vendeuse, c'était elle qui les avait réunis le jour de l'anniversaire de la petite. Pour ce qui était des ventes, elle avait une certaine mémoire. D'autant plus lorsqu'il s'agissait d'une reptile de ce style et qu'elle essayait de ne pas se mettre à lui parler fourchelang. En fait, la prochaine fois, je devrais essayer... Voir si ça ferait fuir les clients. À l'époque, elle n'avait rien remarqué. Étrange... Quelle étrange coïncidence.

Le temps de la réflexion écoulé, Jessy se sentit enfin prête à l'aborder. Elle allait faire preuve de tact, plutôt que de l'agresser. Elle avait bien envie de savoir si la demoiselle se souvenait d'elle. Le sourire en coin, elle jeta un œil à Queenie qui grimpait désormais jusqu'à son épaule. Aurait-elle envie de rencontrer un camarade, elle aussi ? S'approchant à grands pas, la jeune femme quitta l'ombre de la ruelle et se plaça devant la jeune fille.

- Bonsoiiir !

Peut-être qu'une approche sur un autre ton aurait davantage inspiré confiance, mais tant pis.

- Je ne sais pas si tu t'en souviens, mais... Je crois bien que je t'avais vendu ce serpent. En vous voyant, je me suis demandé si tout se passait bien. Il a l'air en forme en tout cas ! Comment l'as-tu nommé ?

Jessy, qui avait fait l'effort de garder les yeux et l'attention fixés sur la brunette, laissa enfin son regard tomber sur le jeune serpent des blés. Ses écailles noires et rouges étincelaient. Quant à Queenie, elle commençait un demi-tour sur son bras et portait son attention sur le même point que sa propriétaire. Elle semblait quelque peu intriguée, elle aussi. Pas très discrète et plutôt sympathique, elle ne se priva pas de les saluer à son tour en faisant vibrer sa langue fourchue.

- Bonjour à vous. Sss... On m'appelle Queenie. Ravie de vous rencontrer !
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Leo Keats Gold
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Re: Sur le banc

Message par : Leo Keats Gold, Mar 06 Juin 2017, 11:25


RP avec Aya
Musique

Le vert et le bleu sont tous déréglés. À croire que t'es yeux n'ont toujours pas cessé de pavoiser, alternant les teintes, les expressions d'empruntes dont tu ne saisis sens. Alors que le reflet fumé de cesse de t'observer.
Silencieux et victorieux.

Au fond, tu le vois un peu comme un musicien-nnetiste. Jouant des cordes pour maneuvrer ton corps. Donner le leurre d'une infime lueur.
D'une candeur.
Comme si t'es yeux calcinés
Pouvaient encore fertiliser.
Comme si tu te connaissais encore
Une quelconque valeur.
Tout au plus celle d'une vitre brisée,
Mise de côté
En prévision.

Tes mains rejoignent ta peau du visage, remplies d'eau. Elles l'aspergent de fraîcheur troublée dans ces toilettes miteuse où tu as le don de t'egarer.
Et tu te figes,
Comme si la vie t'avais quitté.
Immobile,
Pour ne rien troubler
Ne rien sentir d'autres que cette concentration
Qui t'appuie sur le crâne.
Tentant désespérément de ramener la situation à la normal.
Mais,
À croire que la nature ne veut pas dominer,
C'est avec dépit que tu rouvres les yeux,
Découvrant tes iris qui n'ont pas variées d'un millimètre.
Encore et toujours
La même couleur.
La même teinte infernale
Qui te colle à la peau
Qui ne fait sens aux idées communes.

Gris.
         -Souris.

Tu ne sais pas vraiment à quoi ça se rapporte au fond. Ni ce que ça peut bien vouloir dire. Ni pourquoi ton corps à toi change autant. T'as peut-être du sang caméléon au final, ce serait rigolo.
Mais au final,
Cette couleur unique
T'es persuadé qu'elle est une part de toi.
Une infime part de qui
Tu penses être.

Tout au fond,
Une dualité.
Et le choix compliqué
De la neutralité.
Blanc et Noir.
Bien et Mal.
Heureux et Absent.


Elle
et
Lui.

toujours à deux pas
D'une complémentarité.

Ol.
Ou une mise à nu pénible
Dont tu ne peux plus te passer.

Une dernier regard pour tes traits affinés,
Tes cheveux transformés.
L'exposition renforcée de ce que tu as toujours été.

La porte qui claque,
Et les regards surpris ou étonnés qui se figent sur ta route.
Le temps qui se suspend dans ce pub où les âmes viennent s'oublier,
Le temps comme un fil
Sur lequel tu t'équilibres.


-celui du jugement sur ton corps mouvant.

Et c'est les nerfs en bouquet électrique que tes semelles font chanter les pavés humidifiés. À croire que le ciel s'est encore fait plaqué, tu te retrouves rapidement trempé jusqu'aux os. Forcé d'assister au tango infernal des parapluies improvisés.
Au fond c'est sûrement ce que tu aimes le plus dans la pluie.
Les rues désertées.
Offerte à tes dessins.

Et c'est ivre de sobriété que ton corps s'oriente naturellement vers le centre d'une ruelle un peu éloignée de l'allée principale.
Qu'il s'arrête,
Sous un porche,
Sans plus aucune envie,
De courir s'abriter.

Les gouttes ruissellent toujours.

La peau luisante et cette sensation insoutenable de devoir encore s'exposer. À la pluie. De sentir quelque chose, ne serait-ce qu'un contact avec les gouttes. Une sensation, n'importe laquelle.
Car tout porte à croire
Qu'elles sont enfin revenues.
Un éclat de tendresse et de naïveté presque enfantine qui s'allument dans les fenêtres de ton monde.
Et les pieds qui s'avancent, jusqu'au centre de la petite place.
Sous l'averse.
Alors que tu sens les fils de pantins se couper au dessus de toi et tomber à terre tout autour de toi. Alors que la tête se bascule en arrière. Que le visage s'offre à découvert. Sans détour ni stratagème.
Ni faux masque de passivité.

Cette impression que la pluie pénétre ta peau
Comme une dose d'herbe rouillée
Qui se dilue dans tes veines.
Une anguille d'existence
Qui te file dans la tête.

Les secondes s'égrainent
Sans que tu ne bouges d'un pouce.
Les secondes s'épuisent.
Mais peu importe,
Si on s'approche assez,
On pourrait presque croire que tu souris.
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Aya Lennox
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Re: Sur le banc

Message par : Aya Lennox, Ven 30 Juin 2017, 18:06


Jouir d'un intense sentiment de vulnérabilité, un sang neuf qui coule dans les veines, fluide si charmant, l'artère coronaire qui se densifie et amène le sang à l'étuve grandissante, bam bam, rien ne gicle tout autour si ce n'est la pluie.

Et quand le cri remonte des ruelles, c'est le silence seul qui répond.

Une douce symphonie s'extirpe d'une fenêtre laissée ouverte, une voix de femme chante ses adieux et on devine facilement que deux corps amoureux s'enlacent, regards vides vrillées sur la fenêtre qui donne sur la ruelle, et ils s'imaginent, si ce n'est fruit de leurs pensées, s'imaginent ce qu'est la perte et où elle les mènerait.

Au bout du fil.
Mon corps en suspension phénoménale.

D'astreinte à la nuit, l'attache à la réalité se déroule lentement de l'abdomen, on pourrait l'y prendre à nouer la trame de ses pensées. Pourtant elle s'ennuie et rien de plus ne découle qu'un cri lourd de silence.
C'est celui seul qui murmure que l'abandon est à jouer.

L'impression est similaire à celle d'une entrée présagée. Il fallait sortir toutes les nuits de son cocon pour se persuader qu'on en dépendait pas. Mais repliée sur elle-même, ses yeux font face à la pluie qui s'abat sur les pavés et la transformation lui a semblé moins délicate.
Pourquoi ?
Maintenant, elle se sent vulnérable et le rire s'abat sur ses lèvres, moquerie tardive à son semblant de fuite.
____Pourquoi je suis comme ça.

Il fallait voir l'autre pour le connaître. Et l'encore gamine perdue se ravise.

- Vous croyez que c'est ce qui vous réveillera.

Moi je préfère,
vivre dans mes songes.

Des
- Mensonges.
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Leo Keats Gold
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Re: Sur le banc

Message par : Leo Keats Gold, Sam 08 Juil 2017, 21:24


Je remets la même.
Gouttes de rosée.
Et de marelles.

Ca s'immisce sur tes lèvres, comme un goût du ciel,
Qui te prend les tripes, qui te prend la tête.
La fait tourner comme la ronde infinie d'une mouette
Au dessus de l'océan.
Que rien n'abstient.
Que rien ne retient.
T'as l'impression que ce soir t'es seul.e, à tanguer avec le monde. Dans une danse d'albatros. L'idée absolue et irraisonnée que tout est fait pour voguer ainsi. Parce que la barque se calme enfin. Parce que t'oses enfin bouger les mains.

Ce soir,
Tu n'as pas peur de chavirer.
Ce soir,
T'as pas peur d'être englouti.e.
De dériver.
T'as juste l'impression infinie
-De t'envoler.

Y a les effluves rouillées, la terre humide. Qui t'enivre de toutes part. L'envie de t'abandonner à cette osmose arcane dans laquelle tes sens se pâment. L'envie d'oublier le reste.
La pluie bat son rythme sur les toits de la ville,
Comme trois doigts magnifiques.

Tu es ivre.
Pas d'alcool.
Pas de bonheur.
C'est pas une ivresse qu'on a tous les jours.
C'est une ivresse de survie,
celle qui arrive au bout de la nuit.
Qui fait se gonfler les poumons, doucement.
En tendresse.
Comme une caresse.



Ivre
de
nuit.
alcoolisé
à
la
vie.


T'avais oublié ce que ça faisait. T'avais oublié le toucher. L'air. La douceur. L'enveloppe.
La vue. Les couleurs. La beauté des petites choses.
L'odorat, qui rassure et protège.
L’ouïe fine qui ce soir entend le cœur de la ville s'éveiller alors que ses rues sont désertées.
Le goût sucré des souvenirs-enfantillages.
Des nostalgies d'été.
Qui fondent comme des bonbons.
T'avais oublié tout ça.

Et enfin,
dans ta tête.
Au fond.
Derrière tes yeux
mais aussi un peu en vrai
tu recommences à danser.
Comme un enfant,
c'est un peu maladroit,
peu articulé.
mais tu recommences
parce que ça a toujours compté.


parce que danser
c'est apprendre à voler.
C'est apprendre à grandir.
C'est apprendre à aimer.

Alors dans les flaques qui plic et ploc,
Alors sous les toits qui rigolent à grandes eaux.
Alors dans la ville qui s'endort.
Tu danses.
Comme si rien d'autre ne compter.
Comme si la pluie t'avait lavé.
Expié.
Comme si tu savais enfin comment on vit.
Comme si...


Et elle est arrivée. Comme le vent.
Sans prévenir.
La ballerine.
Splendide.
Celle qui criait en chantant.
Celle qui jouait avec le temps.
Elle est arrivée comme une autre.
Et le goût de l'enfance est revenu.
La sensation d'être entier.
Même si ce n'était pas un rêve.
Si il n'y en avait jamais eu d'autre.
Elle est arrivée tout en silence.
En modestie.
Ses pieds qui volaient sous la pluie.
Et son âme qui brillait.
Elle est arrivée comme si elle t'avait frôlé.
Même si elle en a rien fait.
Elle est arrivée,
Et elle a soufflé.

Vous croyez que c'est ce qui vous réveillera.

Et elle l'a réveillé, cette furieuse envie de jouer.
De mordiller la vie.
De mâchouiller.
Cette envie de lui montrer.
Qui court le plus vite.
Qui danse le plus loin,
Et qui vit le plus fort.
Lui montrer à elle
-La chienne.
-L'infâme.
Celle qui presse les épaules chaque jours.
Qui massacre l'estomac.
Celle qui joue avec toi depuis vingt ans déjà.
-Destinée.

Mensonges

T'avais oublié.
Mais l'enfant s'est réveillé.
Et en l'entendant parler t'as souri.
À pleines dents.
Comme une orange.
Comme le soleil sur les dessins d'enfants.
T'as arrêté de danser quelques secondes,
Jouant aux flaques du bout du pied.
Et t'en a profité pour t'approcher.
Doucement.
Comptant les pas pour t'arrêter à un.
Et contempler en souriant la danseuse un peu râleuse.
De la barbapapa plein les yeux,
fondant sur ta langue
comme une délivrance.
Et t'as laissé s'échapper comme une histoire.
Comme une odeur rosée,
trop sucrée.

T'es -

Et il t'a suffit d'un pas. Un seul. Pour aller jusqu'à l'oreille.
Et souffler.
Plus doucement.
Tout tendrement.
Comme une confidence.
Sans rancune,
Parce que ce n'est pas grave.
C'est même encore plus beau.
Plus amusant.
Plus vivant.

Jalouse !

Et tu t'es reculé.e, la tête relevé.e,
La gorge déployée.
Tu as ri, comme du cristal, ça t'a emplit.
Tu as ri comme tu ne l'avais pas fait depuis des années.
Comme un enfant amusé.
Tu as ri
Comme si ta vie en dépendait.
Et tu as recommencé à danser. La regardant de temps en temps.
comme une invitation.




Une invitation à essayer.
à jouer.
à respirer.
à espérer.
à exulter.
à partager ce qui te fait.
Et toujours en riant.

On t'a déjà dit que tu riais comme un ange.
Il semble que c'est parfois la vie
Qui résonne dans ta voix.  
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