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Sur le banc
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Sara Shake
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Re: Sur le banc

Message par : Sara Shake, Sam 9 Jan 2010 - 19:41


Lorsque Sara tendit sa main vers le photographe, elle ne s'attendait pas à ce que ce dernier la lui prenne dans le but de lui faire un baise-main. Elle avait plutôt pensé à une poignée de mains amicale, comme le faisaient les gens d'aujourd'hui lorsqu'ils se saluaient. Mais ce geste ne lui déplaisait pas ; cela montrait que ce James savait les bonnes manières, même s'il les utilisaient pour draguer. Cette technique fonctionnait à merveille.

La Serdaigle faillit rougir car aucun garçon - à part son père quand elle était une petite fille, lorsqu'il la traitait comme une princesse - ne lui avait fait de VRAI baise-main. Ceux que l'on voit à la télévision moldue, où les hommes distingués déposent un doux baiser sur la douce main de la dame distinguée, n'en étaient pas de véritables. Ces derniers devaient être effectués tel que James venait de faire : juste effleurer la peau. D'ailleurs, lorsque ses lèvres effleurèrent la peau de
Sara, celle-ci frissonna. Un espèce de courant électrique passa dans tout son corps.

- Remettez votre écharpe, dit Sara. Vous allez attraper quelque chose. Ou alors vous désirez boire un café, ou autre chose ? termina-t-elle en se ressaisissant.

James sembla réfléchir un instant à la proposition de la jeune femme. Celle-ci attendait sa réponse avec impatience. Elle avait très envie qu'il dise oui... Pourquoi ?
Sara ne savait pas. Elle secoua mentalement la tête et ses pensées se mélangèrent. Cela faisait un certain temps qu'elle avait... changé. La Serdaigle n'était plus la même depuis le jour où... Enfin peu importe. Même si Chris avait rendu sa vie plus belle, plus rose, une part d'elle-même restait sombre et rebelle, libre. Et se sentir comme ça... Elle reposa son regard sur le photographe, tandis que celui-ci finit par répondre à sa question. Sara trouvait qu'avait James, elle pouvait dévoiler sa part d'être indomptable. Et la jeune femme pensait que cela ne pouvait que lui être bénéfique.

- J'ai attrapé quelque chose, effectivement, et c'est vous.

*Il m'a attrapée ?* pensa Sara. En tout cas, il ne l'avait attrapée encore entièrement. Une pensée un peu obscène - que je ne décrirai pas ici - lui traversa l'esprit et la jeune femme se fit violence pour tenter de l'effacer.

- Un café, je ne suis pas contre mais c'est moi qui invite et afin d'éviter les effluves de transpirations masculines des bars, je me fais une joie de vous inviter chez moi.


En voilà une proposition intéressante. Ils venaient à peine de se rencontrer et James lui demandait déjà de l'accompagner chez lui.
Sara avait l'impression de jouer dans un mauvais film de série B où la gentille petite fille se fait embobiner par le premier garçon gentil venu. Avec un sourire, la Serdaigle baissa la tête et pencha sur la question. Elle était très tentée de répondre oui. Déjà, lui-même avait accepter sa proposition de rester avec elle et se mettre au chaud afin d'éviter d'attraper une quelconque maladie. Alors, pourquoi refuser ? Sara était assez grande, elle savait ce qu'elle faisait.

- Et j'ai dans l'idée qu'il va y avoir une tempête.

Cette phrase fit encore plus sourire
Sara. James appuyait son invitation. Mais il n'avait pas tort. Le vent avait encore plus prit d'ampleur. Cela se voyait fortement grâce aux répercussions sur les passants du Chemin de Traverse, qui étaient presque pliés en deux pour contrer la force de soufflerie.

- Alors, Miss Sarashake? Acceptez vous mon invitation?

Sara releva la tête vers lui et remarqua que ses lèvres devenaient de plus en plus bleues. Pourquoi n'avait-il pas remis son écharpe et son bonnet ? Il allait vraiment attraper quelque chose s'il continuait et ce n'était certainement pas Sara. Quoique... elle pourrait jouer à l'infirmière. Chassant cette nouvelle pensée ridicule de ses pensées, elle sourit à son tour - oui, il lui avait souri après avoir posé l'ultime question.

- J'accepte votre invitation. Monsieur James Revan...

Sara ne termina sa phrase car une déclic venait de se faire dans ses souvenirs. Revanor... ce nom lui disait quelque chose. Et il lui disait un GRAND quelque chose. N'était-ce pas le nom de famille de Gregory ? Sara le connaissait bien, lui. Se pourrait-il que les deux jeunes hommes soient de la même famille ? Ou alors, ce n'était qu'une simple coïncidence. Beaucoup de personnes portaient le même nom sans pour autant qu'ils soient issus de la même famille.

- Excusez-moi. Pouvons-nous partir ? C'est vrai, la tempête se lève.

Elle demanderait plus d'informations sur son nom de famille une fois qu'ils seraient autre part. Chez lui. Seuls. Ou pas ?
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James Revanor
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Re: Sur le banc

Message par : James Revanor, Dim 10 Jan 2010 - 12:07


Sa proposition fut accepté, a la plus grande joie du jeune photographe. Cependant, sa phrase n'en fut pas moins incomplète car une ombre de doute passa sur le visage de la délicieuse femme. Avait elle déjà oublié son prénom? Ou une pensée ou souvenir morbide avait refait surface après s'être tue pendant un temps.

Revanor, c'est Revanor mais ne vous inquiétez pas, j'ai pas la mémoire des noms non plus. Dit il avec un clin d'oeil.

Même si c'était faux, il ne fallait pas laisser penser à la gente féminine qu'elles étaient en tort. De même quand celles ci manquent en ponctualité et qu'elles vous préviennent, a l'heure dite, qu'elles ne sont pas prêtes, mentez et dites que vous aussi, vous ne l'êtes pas alors que ça fait trente minutes que vous attendez.

- Excusez-moi. Pouvons-nous partir ? C'est vrai, la tempête se lève.

Hum, quel impoli de la faire patienter dans le froid alors que le vent se levait avec un hurlement de mort. La force du vent et du froid était telle qu'elle traversait sans peine l'épais manteau du garçon pour s'attaquer a sa peau, alors que pouvait il en être de cette jeune femme.

Bien sûr, excusez moi. Par là je vous pris.

Passant une main dans le creux en bas du dos de la jeune femme, il lui indiqua l'orientation a suivre avec sa deuxième main. La distance a parcourir était vraiment faible mais l'épais manteau de neige qui recouvrait le sol augmenta péniblement le temps de marche a faire. James s'en voulait de ne pas avoir proposé de transplaner directement. Primo, il aurait put étreindre la belle dans ses bras même si le voyage aurait été pénible mais bon, il avait tout de même posé une main tendre sur la dame sans que celle ci ne lui dise "gentiment" d'ôter ses petites mimines de là.

Bon, bah quand y a pas l'choix, y a pas l'choix.

*Mais ça m'soule de devoir faire ça*

Sortant sa baguette, James prononça un "Eolo Procella" et une forte bourrasque balaya de la neige leur chemin. Pas complètement mais assez pour faciliter leur marche et aussi ne pas avoir a faire fondre toute cette neige qui était sacrément rare ici, a Londres.Le voyage fut fait en silence car le hululement du vent n'était que trop important pour espérer avoir une conversation correcte avec qui que ce soit. Dix minutes plus tard, ils pénétrèrent dans l'Allée des embrumes et James ouvrit la porte de sa maison et invita la jeune femme a y entrer.

Bienvenue dans ma très modeste demeure. Ne faites pas attentions a tous les journaux et photographies qui trainent au sol et sur les murs. Il faudrait que je termine complètement d'aménager.

En effet, ici et là trainait un bon nombre de documentations, photographies et journaux en tout genre. Ce qui pouvait être déplaisant, c'est que cela était le cas dans quasi toutes les pièces de la maison. Chambre, cuisine et salle a manger, W.C et la chambre. Seul la salle de bain était épargnée. La disposition des pièces était simple, l'on débutait par le hall d'entrée ou un cintre, des photographies de ses frères et de paysage et un tapis trainait avec un tas de journal a coté de l'une des deux portes. L'une d'entre elle, a gauche de leur position, menait dans la salle à manger et la cuisine (Une seule pièce pour deux lieux de vie d'une maison), la deuxième, a gauche, donnait une ouverture sur un couloir dans lequel se trouvait trois portes. La première étant la salle de bain, a gauche du mur. A droite, en face, se trouvait la chambre et au fond du couloir était les W.C. Partout il y avait des photographies de paysage maintenant oublié pour la plupart et en très grande partie moldu.

Posant les mains sur les épaules de Sara, James ôta son manteau qu'il accrocha au porte manteau et en fit de même pour son manteau. Puis, se saisissant de sa baguette, il entreprit un rapide rangement de sa maison (le ménage ayant été déjà fait il y avait moins de deux jours). Toutes les photographies, documentations et journaux se rangèrent dans des piles distinctes dans un coin du salon avec, sur le dessus de la pile de chaque, le sujet sur quoi l'ensemble traite. Faune/Flore; Politique Magique et Moldu d'ici et là; L'éducation de la première a la cinquième; Les écoles de sorcellerie; etc etc. Les piles légèrement jaunies par le temps et autres faisaient bonnes figurent devant les vieux meubles et autres de la maison. Le bois était une matière avec laquelle James avait le plus d'affinité. Le sol était quand a lui un parquet tout a fait banale et beaucoup récent que le mobilier.


Chocolat chaud? Café? Autres?

James se dirigea derrière le comptoir qui était la seule séparation distinctif de la cuisine et le salon.

Je vous en pris, installez vous a votre aise. Rajouta t'il en indiquant un canapé aux couleurs sombres, dans un coin adjacent aux piles faites a l'instant.
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Sara Shake
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Re: Sur le banc

Message par : Sara Shake, Dim 10 Jan 2010 - 12:45


« J'accepte votre invitation. » Ces derniers mots reflétaient bien le changement qui s'opérait actuellement sur Sara. Elle qui, quelques mois auparavant, était prudente, prévisible, avait beaucoup mûri. Qu'était une vie planifiée en tout point ? La jeune femme ne rêvait pas d'une monotonie et d'une platitude pour le reste de ces jours. Il fallait savoir s'amuser, pendant qu'il était encore temps. Et elle comptait bien en profiter. Même si certaines personnes trouveraient cela immoral.

Sara se leva et, souriant à James, attendit que ce dernier lui montre le chemin. Le fait qu'elle ait accepté sa proposition rendait le jeune homme content. Elle aussi l'était. Cela lui permettait enfin de faire autre chose que ce qu'elle avait l'habitude de faire : vendre des baguettes magiques à longueur de journée (attention, Sara adore son boulot, pas de doute à avoir), rentrer chez elle et glandouiller. C'était bon de s'évader, parfois.

- Bien sûr, excusez moi. Par là je vous pris.

Délicatement, le photographe enlaça Sara par la taille et l'invita à le suivre. D'habitude, la jeune femme n'aurait pas permis qu'un autre homme la touche ou la prenne par n'importe où. Cette fois, ce contact ne la dérangeait pas plus. Elle sourit doucement et marcha en compagnie de James. Enfin, marcher était un grand mot. Ils avaient du mal à progresser dans toute cette neige. Il devait bien y avoir au moins dix centimètres de couche ! Et le vent glacial n'arrangeait en rien la situation.

- Bon, bah quand y a pas l'choix, y a pas l'choix.

James prit sa baguette magique et entreprit de dégager un peu le chemin. La neige fut projetée sur les côtés, un peu comme Moïse avait fait pour traverser la mer. Grâce à cela, la progression vers l'habitation du photographe fut beaucoup aisée. Leurs pieds ne s'enfonçaient plus et ils ne glissaient quasi plus sur les plaques de glace camouflées sous la neige. A peu près dix minutes plus tard, les deux jeunes gens pénétrèrent dans l'Allée des Embrumes. Charmant endroit pour emmener une jeune femme. Mais bon... cela ne dérangeait pas Sara. Depuis quelques temps, le côté sombre ne l'embêtait plus...


# Fin. "Sur le banc" est libre. #
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Jude Rosebury
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Re: Sur le banc

Message par : Jude Rosebury, Dim 14 Fév 2010 - 16:54


[ Rp pour Will C. Black ]


    Un soupire. Juste un signe de fatigue parmis tant d'autres. Jude était allongée sur son lit, à contempler le plafond de sa chambre malheuresement trop vide. Elle n'avait jamais trouvé de quoi décorer cette petite pièce aux murs tristement blanc. Le petit chat du voisin au pelage rouquin parsemé de jolies taches blanches vint s'installer sur son torse, ronronant de bonheur. Elle ne comprenait pas pourquoi ce chat venait toujours la voir le matin.. Elle n'aimait pas spécialement les animaux, mais cette boule de poil lui faisait un peu pitié.. Ce chat était si maigre, frêle, qu'elle n'osait pas le jeter par la fenêtre ! Elle leva son bras, pour regarder sa montre, petit achat de la semaine précédente. Il était 9 heures à peine, alors Jude poussa un peu le chat. Elle ne voulait pas se faire passer pour un ours en pleine hibernation. Le petit chat miaula, surement mécontant de devoir se déplacer, alors qu'il était sur le point de s'endormir. Jude se dit alors, qu'elle aurait beaucoup aimé être un animal, pour pouvoir être aussi feignante sans que cela ne gêne personne. Enfin, elle pouvait se transformer en souris-naine, mais elle aurait plus de chance de se faire écraser que de se faire caresser ( Allez pas vous imaginer des choses xD )

    Avant de se rendre dans sa salle de bain puis de prendre son déjeuné, elle se regarda dans le miroir, posant ses mains sur ses joues et faisant semblant de faire un bisous au miroir. Sa bouche faisait plus c*l de poule qu'autre chose, et elle se stoppa, se rendant compte qu'elle était totalement ridicule. Elle passa un coup de brosse dans sa longue chevelure blonde, puis attrapa une serviette de bain avant de se diriger vers la salle d'eau. Trentre minutes plus tard environ, elle était assise devant un grande tasse de capuccino mousseux, qu'elle avala en ( presque ) une gorgée. Elle retourna dans sa chambre, pour mettre une petite robe légère et pas trop courte, et posa sur ses épaules un petit gilet en cachemire noire. Elle regarda une dernière fois son agenda, pensant qu'elle avait rendez-vous au ministère, ou autre part.. Mais non. Elle se tappa le crâne, pensant alors qu'elle aurait pu dormir plus longtemps. Elle regarda le chat, et fit un regard faussement méchant. Elle le poussa du pied, avant de rire un peu.

    Elle s'installa sur le petit tabouret devant son piano. Elle regarda ses notes, mais l'envie de jouer à l'intérieur n'était pas présente. Elle avait joué du piano toute la veille.. Elle tourna la tête et vit sa guitare. Elle n'en avait pas joué depuis une semaine environ, alors elle se leva, l'attrapa ainsi que son carnet, où se trouvait quelques musiques qu'elle avait composé. Elle n'était pas très fière de ce qu'elle avait écrit, alors aujourd'hui serait une bonne occasion pour remédier à cela. Une fois sa guitare en main elle attrapa un petit bonbon au caramel, et sortit. Elle se dirigea automatiquement vers le parc près de chez elle, mais une fois là-bàs, elle vit un tas de monde. Et la foule, Jude détestait ça. Pour elle, être trop entouré était mauvais, car selon elle, la plupart des personnes mentent comme il respire, et l'hypocrisie circule en eux comme leur sang. ( Sans blague, le sang circule ? :O ) Non qu'elle ne mente pas, et qu'elle ne soit pas hypocrite, au contraire cela lui arrivait souvent, mais elle n'aimait pas que les autres le soit sur elle.

    C'est pour cette raison, qu'elle fit demi-tour, et transplana chez elle. Elle reposa sa guitare, ou plutôt la balança sur son lit. Elle en avait marre. Mais de quoi ? Bonne question. Cet énervement lui arriva d'un coup comme une envie de ch*er. Jude se sentait seule.. vraiment seule. Et même si elle n'aimait pas les grandes foules, elle aimait quand même avoir un peu de compagnie. Enfin, elle avait surtout besoin de la compagnie d'un homme, mais ça elle ne voulait pas se l'avouer. Elle prit sa baguette sur la table, puis retransplana jusqu'au chemin de traverse. Elle rangea sa baguette, puis vérifia rapidement si elle avait des sous sur elle.. Un petit coup d'oeil dans le soutien-gorge, et elle y aperçut quelques billets. Elle devrai avoir assez de gallions pour s'acheter quelques choses à grignoter en route. Sur le chemin, elle s'arrêta dans une boutique pour prendre quelques bonbons. Puis, après avoir finit toutes ses sucreries en moins de dix minutes, elle décida de s'assoir sur un banc. Là, elle observa les gens, se moquand d'eux intérieurement.[/justify]

    * Regarde moi ce plouc ! Han ! Celle là elle a forcé sur la coloration ! Il a une dégaine d'homo ! A mon dieu ! Ses dents sont noires ! Faut qu'il arrête le charbon ! Oh et ce blondinet là ! Ah non.. en fait il est sexy lui.. Eh ! Mais il me rapelle quelqu'un .. mais oui ! *

    Jude se rapella de cette frimousse blonde.. Si elle ne se trompait pas, il s'agissait de Will, fils d'amis moldus à ses parents. Pourtant née sang pur, ses parents respectaient beaucoup ses moldus ou les sang de bourbe.. Elle ne les avaient jamais compris ! Pour Jude, ces gens sont comme des rats ! Elle ne pouvait pas les surpporter ! Peut-être que Will était un moldu lui aussi.. elle ne le savait pas vraiment, car la dernière fois qu'elle l'avait vu, ils avaient quatre ans ! Et à cet âge là, leurs pouvoirs n'étaient pas encore déclarés. Jude était au courant de la magie depuis longtemps, mais elle ne savait pas si Will était un sorcier.. Peut-être que oui ? Ou bien non ? Qu'elle idioté ! Si il était au chemin de traverse, c'est qu'il en était forcément un ! Elle trotina vers lui avant de lui tapoter à l'épaule. Il se retourna, un sourcil relevé comme étonné. Il ne devait plus savoir qui elle était..

    - Qu'est-ce que tu fous toi là, tu va me lacher oui ?

    - Tu es bien Will je sais plus quoi non ? Tu ne te souviens plus de moi ? Jude ?

    - Gné ? Jude.. Heu.. Jude Rose ? C'est ça ?

    - Oui ! Contente que tu te souvienne. Finallement, tu n'a pas la mémoire d'un poisson rouge.

    - Mouai.. content aussi. Viens, on peut s'assoir sur le banc là, la flemme de rester debout. Quoi d'interessant depuis toute ses années ?

    - Houla ! Des tas de choses, mais ce serait trop long à t'expliquer.

    Elle le suivit, reluquant son derrière.. Il était vraiment sexy ! En même temps, la dernière fois qu'elle l'avait vu quand ils avaient 4 ans, elle cherchait plus à le frapper ou l'embêter que le draguer.. Enfin ! Pas qu'elle veuille le faire maintenant ! Il devait surement avoir une femme dans sa vie, si ce n'est pas plusieurs ! Car vu sa beauté.. et son p'tit c*l, il ne devait pas être célibataire. Elle se posa sur le banc, farfouilla dans sa petite veste si il ne lui restait pas un bonbon, puis regarda Will dans les yeux. Il était vraiment beau, mais ce qu'il l'étonnai beaucoup, c'est qu'il ne ressemblai pas à ses parents moldus.. à aucun des deux, pas un air de ressemblance..
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Re: Sur le banc

Message par : Invité, Sam 13 Mar 2010 - 0:02


Comme d'habitude sur le chemin de traverse ce promenait des gens de toute sorte, des gens biens, des gens bizarre, des gens C** et des gamins qui braillaient pour avoir un éclair de feu, vraiment certaine chose ne changeaient pas. Will avait décidé après sa matinée de travail à la banque d'aller se prendre un café au bar des ténèbres, là-bas aussi on pouvait y trouver des gens bizarre, peut importe, lorsqu'il se présentait au comptoir pour prendre un café c'est qu'il avait envie de se détendre et non de taper la discussion avec la première personne venue. Après ce petit café Will avait donc décidé de passer à la boutique afin de commencer à ranger petit à petit ses affaire, il avait décidé de laisser sa place à quelqu'un d'autre.

Bref, alors qu'il se dirigeait vers la boutique il sentit une petite main, soit une main de mome soit une main de fille, lui tapoter l'épaule. Son instinct l'obligea à se retourner très rapidement et à se montrer peu agréable. Il lui fit d'une voix agressive:

- Qu'est-ce que tu fous toi là, tu va me lâcher oui ?

- Tu es bien Will je sais plus quoi non ? Tu ne te souviens plus de moi ? Jude ?

- Gné ? Jude.. Heu.. Jude Rose ? C'est ça ?

- Oui ! Contente que tu te souviennes. Finalement, tu n'a pas la mémoire d'un poisson rouge.

- Mouai... Content aussi. Viens, on peut s'assoir sur le banc là, la flemme de rester debout. Quoi d'intéressant depuis toute ses années ?

- Houlà ! Des tas de choses, mais ce serait trop long à t'expliquer.

Assit sur le banc les deux jeunes gens auraient pu passer pour monsieur et madame tout le monde qui se racontait tout et n'importe quoi. En fait c'était se qu'ils étaient et c'étaient aussi se qu'ils faisaient.

Aux yeux de Will Jude était la féminité même, avec ses petites chaussure qui ne dépassaient surement pas la pointure 35, sa jupe ni trop courte ni trop longue et son petit gilet. Chose qui plaisait à Will elle n'était pas trop coquette, elle ne ressemblait pas à un pot de peinture ni à un arbre de noël avec des bijoux partout. En résumé il était très content de la Jude qu'il retrouvait aujourd'hui, elle n'avait presque pas changé, seul la puberté avait modifié son apparence physique. Tout en allumant une cigarette et lui tendant le paquet Will lui fit:

- Bon et qu'est-se que tu deviens ? Tu fais quoi de tes journées à part me taper sur l'épaule ?
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Jude Rosebury
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Re: Sur le banc

Message par : Jude Rosebury, Dim 14 Mar 2010 - 15:29


    Malgrès ces paroles au début, guère agréable, Will avait tout de même l'air content de la revoir. Jude gardait son sourire constant sur son visage, se persuadant qu'elle était vraiment chanceuse de revoir son ami d'enfance. Elle se rapellait ces moments en couche culotte, où ils se battaient pour avoir le plus de cookies, ou encore pour avoir tout les jouets. Souvent, Will gagnait, mais la blondinette sortait ses larmes de crocodile, et tout de suite, elle obtenait ce qu'elle voulait. Maintenant, pour avoir ce qu'elle désirait, elle ne s'y prenait plus du tout pareil. Pas de larmes qui fait coulait tout le maquillage noir sur ses petites joues rosées, mais elle jouait de son charme. Enfin, si elle en avait un. Mais de cette manière, elle obtenait presque tout.. Presque. Elle le suivit pour s'assoir sur le banc, et le vit sortir une clope. Elle le regarda avec envie, c'est surement pour cette raison que Will lui tendit son paquet. Jude souria, et attrapa une cigarette à son tour. Elle se rapprocha de lui, la clope au bec, pour qu'il l'allume, ce qu'il fit. Elle tira dessus, et relacha une bouffée de fumée vers le ciel. Soudain, l'homme prit la parole, et Jude se tourna vers lui.

    - Bon et qu'est-se que tu deviens ? Tu fais quoi de tes journées à part me taper sur l'épaule ?

    Elle tira à nouveau sur sa cigarette, réfléchissant à ce qu'elle pourrait dire. Beaucoup de chose s'était passé depuis son arrivée du Pays de Galles. Les boulots, les retrouvailles.. Elle souria alors, relacha la fumée en faisant des petits cercles. Elle s'éclatait à faire ça, et se moquait totalement de la tête qu'elle avait en faisant le c*l de poule avec sa bouche.

    - Ce que je deviens... Beh depuis mon retour du Pays de Galles, pas mal de chose à vrai dire. T'sais, mon oncle viens de mourir, alors je suis venu revendre un peu ce qu'il lui restait.

    Jude rigola un peu, avant de reprendre la parole, un peu plus sérieusement. Elle tapota de son doigts la cigarette, faisant tomber au sol un peu de cendre.

    - J'ai trouvé un petit boulot au bar des Ténèbres, j'y suis serveuse avec une amie que j'ai retrouvait il y a peu de temps... Louisanne David, tu connais ? Bref, comme j'avais pas mal de conaissances en Métamorphose, j'ai récroché la place de professeur de Méta à Poudlard. Je peut te dire que c'est étrange de retourner là-bas. M'enfin bon, sinon je suis Journaliste. E'fin, voilà. J'occupe mes journées dans les bars.

    Jude refit un sourire, pour rendre ces derniers mots ironiques, même si c'était la pur vérité. Elle décroisa ses jambes, retira sur sa clope, et continua.

    - Et toi, tu fais quoi ? Tu passes ton temps dans des lieux de débauches, ou t'a trouvé un boulot stable ?
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Re: Sur le banc

Message par : Détraqueur IV, Mer 17 Mar 2010 - 17:33


Détraqueur IV en avait marre de rester à Azkaban. Les prisonniers avaient fini par le lasser, par le pousser à se nourrir de souvenirs frais et appétissants. La créature était sortie des murs de la prison et s'était rendue dans un endroit où elle serait satisfaite à coup sûr : Londres. Pas n'importe où dans la capitale, bien entendu. Les Moldus étaient certes très bons mais les sorciers l'étaient encore plus, surtout quand ils n'arrivaient à se défendre. IV se rendit donc sur le Chemin de Traverse, rapide telle une ombre s'étirant à la tombée du jour.

Il n'y avait pas foule ce jour-là. Malgré cela, le Détraqueur se réjouissait de se nourrir enfin de souvenirs nouveaux et fraîchement pêchés. Au loin, la créature aperçut deux jeunes gens qui semblaient ne pas soucier du monde qui les entourait. Elle s'approcha alors d'eux, désireuse de découvrir leurs beaux souvenirs. Rien qu'à étant à quelques mètres, elle sentait qu'elle ne serait pas déçue...
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Re: Sur le banc

Message par : Actarius Bright, Jeu 22 Avr 2010 - 18:30


Chemin de traverse, quatre heures de l'après-midi environ. Dans une légère déformation de l'espace, un ombre floutée apparu, tournoyante sur elle-même. Au fur et à mesure que sa vitesse de rotation baisse, l'ombre se fit plus visible; c'est un jeune homme vêtu d'un cape noire sous laquelle il porte une veste aussi noire que sa cape, plus sombre qu'une nuit sans lune dans le ciel.

Ses cheveux mi-longs éparpillés sur ses épaules, Actarius rangea sa baguette dans la poche intérieure de son vêtement avant de se recoiffer. Cela fait, il sorti un monocle de sa poche et regarda l'air puis tourna son regard vers le ciel en rangeant sa montre, regardant le ciel et les nuages qui y glissaient. Ça faisait tellement longtemps qu'il n'était plus apparu dans un lieu public par un temps de luminosité que cela, comment dire... l'émerveillait.

Le Serpentard laissa son regard paisiblement posé sur le ciel qui commençait à s'assombrirent puis se tourna brusquement; il ne pouvait pas se permettre de rester là. De sa démarche posément assurée et fluide, Perceval s'avança dans les rues du Chemin de Traverse, saluant qui il connaissait et se dirigeant tout droit vers le lieu qu'il cherchait, sans jamais se détourner de son objectif. Ce n'est pas toujours qu'on avait un rendez-vous, non? Il se devait donc de ne pas faire patienter la jeune demoiselle. Oui, vous avez deviné, le rendez-vous, si on peut appeler ça comme ça, était en compagnie d'une jeune dame; la connaissait-il? Non. Il savait juste qu'elle était de Poufsouffle... enfin, cela restait à confirmer vu qu'il ne s'était jamais parlé et qu'il ne faisait pas beaucoup confiance à son ou ses éventuels informateurs ou informatrices.

Suite à une marche qui se voulu plutôt courte et rapide, Actarius arriva dans un lieu où les arbres recommençaient à prendre du feuillage et de la couleur en cette période de printemps. Reperant un banc et observant sa position et le décor environnant, il comprit tout de suite qu'il était arrivé au lieu de rendez-vous. De toute façon, il n'allait pas imposer son choix à une demoiselle qui avait si subtilement acceptée son invitation...


*Calme comme endroit... Je me demandes... et puis non en fait.*
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Kaya Adams
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Re: Sur le banc

Message par : Kaya Adams, Lun 26 Avr 2010 - 17:51


C’était l’aube, Kirla venait a peine de descendre de son lit lorsqu’une coupure de courant vient mettre cette belle journée en péril. La jeune femme en plus ne pouvait sans occuper car elle avait rendez-vous cette après midi avec Actarius Bright un des deux préfet de Serpentard. Kirla devait lui parler d’un élève de sa maison qui faisait beaucoup de tord aux nouveaux Poufsouffles. Ils les insultaient énormément et Kirla n’en pouvait plus de voir des élèves de premières années lui dire du mal de ce jeune garçon. Elle avait donc demander au jeune homme de la rejoindre au chemin de traverse afin d’éviter que des oreilles trop curieuses dans les couloirs de Poudlard les écoutent. Elle lui avait donner rendez-vous vers seize heures mais vous les conséquences la jeune femme serait au Chemin de traverse bien plus tôt que prévus. Comme les n’avait rien d’autres a faire à la maison la préfète transplana jusqu’au Chemin de Traverse pour passer la matinée là-bas. Pour sortir de la grande maison elle lança un faible « lumos ». Le soleil venait à peine se lever lorsqu’elle arriva au chemin de traverse. Les rues n’étaient pas aussi animées que dans la journée car peu de marchands avaient ouverts leurs boutiques. La journée se passa sans trop de problèmes et la jeune femme s’assit sur un banc en attendant son « invité ». Elle passait à sa sœur qu’elle ne voyait plus beaucoup. Kirla avait appris qu’elle était devenus professeur de potions et elle était déborder entre le Sanglier Rieur ses cours et l’ordre du phénix. La jeune femme se demandait comment elle faisait et était admirative de sa sœur. Il était possible qu’Actarius ne viennent pas. Kirla lui avait envoyé un hibou pour lui expliquer la situation mais n’avait même pas pris le temps de signer.
Quelqu’un s’approcha d’elle. Il avait les cheveux assez longs et devait être vieux. La jeune femme se leva. Elle lui tendit la main et dit

-Bonjour. Vous êtes Actarius Bright préfet de Serpentard ? Enchanté je m’appelle Kirla Kuders préfète des Poufsouffle. Je voulais vous parlez d’un élève de Serpentard qui fait la misères des jeunes et nouveaux Poufsouffle. Déjà qu’ils sont nouveaux si en plus il les embêtent !

Kirla pensa avoir à peu près résumer la situation. Ce n’était pas dans c’est habitude de vouvoyer quelqu’un mais comme il ne se connaissait pas et que elle pensait que comme c’était son travail d’être préfète mieux vaut faire bonne apparence devant les personnes importants.
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Re: Sur le banc

Message par : Actarius Bright, Lun 26 Avr 2010 - 18:55


A peine Actarius fut arrivé au lieu de rendez-vous qu'il fut accueilli par une jeune femme qui était assise sur le banc qu'il avait repéré plus tôt. La jeune femme ne perdit pas son temps; elle lui demanda s'il était effectivement Actarius Bright, préfet de Serpentard et lui résuma tout de suite la situation sans même attendre qu'il confirme.

L'écoutant patiemment, il serra la main qu'elle lui tendit avant de rapidement réfléchir à la situation. En effet, il était vrai qu'un certain élève de la maison de Serpentard faisait "la misère" aux Poufsouffle mais Actarius n'avait pas encore réussit à lui mettre la main dessus pour l'instant; il ne savait même pas de qui il s'agissait exactement. Un ancien élève de sixième année ou un jeune de troisième année qui se croyait tout permit? Bref, il interrompit sa réflexion éclair et prit la parole à son tour.

Bonjour, je suis en effet Actarius Bright, Préfet de la noble maison des Serpentards mais vous pouvez m'appeler Bright. Enchanté de vous rencontrer, Kirla Kuders, préfète de Poufsouffle.

D'accord, Actarius lui même avait fait la misère aux Poufsouffles mais c'était il y a bien longtemps. Il avait changé et se maintenait en place ces dernières années. Bien que les Poufsouffles ne soient pas ses amis, il avait décidé de rencontrer leur préfète et de faire preuve de diplomatie, histoire de rester un tout petit peu dans les règles du métier de préfet.

Vous pouvez me tutoyer à condition que cela ne vous gènes bien entendu pas. Mis à part cela, j'aimerais bien savoir si vous disposez d'informations qui seraient susceptibles de me permettre de coincer la personne qui vous cause autant de problème.

Cela dit, Perceval alla se poser à coté de la jeune femme Poufsouffle, sur le banc et attendit qu'elle prenne la parole.
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Re: Sur le banc

Message par : Atana Markoff, Mar 4 Mai 2010 - 12:30


[PV : Chris (Yobo) Bennet]

Elle attends. Encore et toujours. Elle patiente. Encore et toujours. Elle réfléchis, peut-être un peu trop. Elle observe. Toujours en silence. Le monde semble l’avoir oublié, elle semble avoir oublié le monde. Parfois elle se demande si la vie autour d’elle à une quelconque signification. L’agitation qui règne, les rumeurs qui grondent, le bruit qui fourmille, les rires qui retentissent, les éclats de voix soudain qui déchirent les rues de Londres. Des silhouettes, des formes, des visages passent devant elle sans qu’elle ne puisse leur donner une once d’importance. Des âmes vides. A ses yeux rien n’avaient d’existence, seulement des coques vides qu’Atana contemplait avec curiosité. Assise sur le haut des marches de cette immeuble abandonné elle observait le monde comme si elle le découvrait pour la première fois. Elle aurait du voir des explosions de couleurs, des arcs en ciel à n’en plus finir, de la joie, du bonheur … n’est-ce pas ? Comme l’utopie que tout le monde se plaisait à décrire. Au lieu de ça elle voyait des ombres grises flotter ici et là, les sons qui lui parvenaient n’avaient rien de mélodieux, parfois grinçant ils résonnaient en elle avec force. Comment expliquer cette vision si terne du monde ? Comment expliquer cette noirceur qui l’entourait ? Comment expliquer … ce sourire sur son visage ? Atana regardait le monde comme si il n’y avait rien de plus beau. Le contemplant comme la merveille qu’il lui paraissait être … Parfois elle riait de voir quelqu’un sauter une flaque d’eau, parfois elle s’étonnait de voir un couple s’enlacer tendrement dans la rue. Les souvenirs qui lui restaient du monde n’était que des bribes de visions incertaines. Elle n’aurait su dire si les choses qui se passaient devant elle lui étaient familières. Elle redécouvrait jour après jour la vie au delà des murs de la prison d’azkaban …

Voilà maintenant plus d’un an qu’elle avait été laissé au fond d’un cachot froid et glauque. Seul le bruit de la mer lui tenait compagnie, tel un monstre rugissant et effrayant. Les Détraqueurs représentaient ses seuls visites et au final sa seule source de vie. Elle entendaient les cris des prisonniers qui finir par devenir une berceuse redondante et familière. La peur qui lui tenaillait le ventre était désormais le lot de son quotidien. Au final elle sombrait doucement vers un inconscient salvateur. Doucement elle se mit à oublier son passé pour ne pas souffrir du manque que lui causait l’absence des être qui lui était cher. Doucement elle se mit à oublier les battements de son cœur qui lui rappelait qu’elle était toujours en vie. Doucement elle se déconnecta du monde et ne lutta plus contre les assauts répétés des monstres qui lui servaient de geôlier. Elle finit par devenir une âme vide à son tour, laissant au monde le soin de s’occuper d’elle. Elle avait perdu. Le jeu était terminé. Le spectacle était finis. Vous pouvez applaudir, le combat fut long, plein de rebondissement et la jeune femme avait donné tout ce qu’elle avait pu. Mais erreur tactique : elle avait finit par être isolé et sans défense. Et là voilà, croupissant au fond d’une cellule presque trop petite pour elle …

La lumière du soleil et sa chaleur sur votre peau vous a-t-elle déjà manqué ? Avez vous déjà ressentit le besoin de sentir la pluie sur votre corps ? Est-ce que tout votre être s’est déjà électrisé au simple contact de l’air ? Savez vous a quel point de petites choses peuvent devenir horriblement nécessaire à votre vie quand on vous en prive ? La jeune vélane en avait fait l’amer expérience mais redécouvrait ses saveurs jours après jours, même si une teinte de rancœur venait gâcher le goût de cette nouvelle vie ... Atana descendit ses marches et trébucha sur une bouteille vide de xérés. la bouteille roula et s'entrechoqua sur les autres cadavres de verre. Elle avait découvert que ce liquide lui donnait chaud et l’a plongeait dans un univers de coton. Elle en appréciait que peu le goût mais les effets la rendaient bien et calmait le brûlure qui s’agitait en elle. Elle marcha jusqu’à la fenêtre et se tint la poitrine d’une main incertaine, son pas chancelant la guidait tant bien que mal. Depuis plusieurs minutes elle sentait un fourmillement inconnu lui parcourir la nuque. Sans trop savoir pourquoi elle avait l’impression qu'il fallait qu'elle regarde par la fenêtre. Une force l’attirait inexorablement, quelque chose d’à la fois familier et troublant l’appelait silencieusement. Plus elle se rapprochait du rebord plus les fourmillements s’accentuaient … Elle passa la tête par l’encadrement et porta son regard légèrement aliéné sur les passants.

Rien. Les rues étaient étrangement vide. Un calme soudain s’était fait. Toute l’agitation s’était tue. Plus aucun son ne filtrait jusqu’à elle. Le vent soufflait dans ses cheveux ce qui l’a faisait frémir. Un sourire se dessina sur ses lèvres et un soupir fin traversa ses lèvres. Le mal de sa poitrine se calma à son tour comme si tout ce qui l’entourait s’apaisait, l’apaisait. Elle avait l’impression de sortir d’un long et profond sommeil, cette sensation la troublait et lui faisait même un peu peur. Elle préférait se terrer au fond de cette pièce vide et froide. Elle lui rappelait vaguement le cachot et c’était la seul chose que ses souvenirs acceptaient de garder … Certes ce n'était pas le meilleur des souvenirs mais son être s'y était habitué et retourner à sa vie d'avant lui semblait dés lors impossible. Elle s’écarta de ce bien-être effrayant et retourna dans le coin où elle avait l’habitude de se recroqueviller. Lentement elle reglissa sur cette pente douloureuse et qui l'a rendait prisonnière et dépendante. Elle ressentit de nouveau ce mal dans sa poitrine, elle se sentit de nouveau oppressée. Mais c'était fort, plus fort, trop fort. Elle du prendre appuie sur le mur pour ne pas chuter tant ce qu'elle ressentait le secouait. Son souffle devint court et les battements de son cœur furieux. Elle sentit perler sur son front une fièvre soudaine. Sa bouche devint sèche et un mal de tête lui vrilla l'esprit.

Elle sentit son don de vélane exploser littéralement en elle. Celui la même qu’elle croyait mort. Qu'elle avait enfouie au plus profond d'elle. Celui la même qui attisait l'appétit des détraqueur. Celui la même qui la rendait forte donc dangereuse. Un liquide chaud se répandit dans ses veines à l’en brûler. Un venin familier qui s'écoulait en elle aprs une trop longue absence. Elle retint un cri de douleur en se mordant la lèvre inférieur. Elle se laissa tomber sur les genoux et se plia en deux espérant chasser ce mal insupportable. Des larmes brûlantes au goût salées se mirent à couler sur son visage, traçant des sillons douloureux sur ses joues. L’image d’un homme s’imposa à elle. Une silhouette familière mais pourtant inconnue, ça elle en était certaine. Un appel irrésistible l’attira hors de cette immeuble. Elle trébuchait, chutait, se relevait et répondait … elle avançait doucement en direction de cet aimant. Elle ne pouvait résister. Une voix masculine murmurait son prénom. Un visage tantôt souriant, tantôt furieux apparaissait furtivement dans son esprit. Elle ne comprenait pas ce qu’il se passait et plus elle avançait plus elle se sentait bien.

La lumière du soleil lui était insupportable, ses yeux n’était plus habitué et elle se sentait agressée. La pâleur de sa peau témoignait d'une trop longue absence de la lumière du jour. Ses lèvres avait prit une teinte rose à cause des petits coups de dents que lui assénait Atana. Son regard azue semblait plus perçant qu'à l'ordinaire et la petite flamme de folie qui y flottait le rendait brillant. Plus elle avancait moins elle suffoquait. Marcher devenait de moins en moins dur, son corps semblait moins lourds, plus facile à diriger. Elle se redressa en s'aidant du mur et resserra, ce qui lui servait de vêtement autour du corps. Les passants la regardait bizarrement, certains s'écartait de son chemin, d'autre appréciait de voir une si jolie femme si peu vêtu, d'autre lui lançait des regard dégoutés. Mais elle ne s’en souciait guère, il fallait qu’elle LE trouve. Il fallait qu’elle sache pourquoi son image s’imposait à elle, ce qui pouvait bien l'attirer à lui comme ca.

Cela faisait plusieurs minutes qu'Atana s'était fondu dans le monde réelle. Au détour d’une ruelle elle tomba au sol et se retrouva dans l’incapacité de se relever. Ses genoux se mirent à saigner légèrement ainsi que la paume de ses mains. De petits gravillon s'étaient incrustés dans sa chair mais son état second anesthésiait de toute douleur. Elle chercha à se relever mais ses jambes ne la supportait pas plus de quelques secondes. L'appelle s'était fait plus calme. Elle redressa la tête et cacha son visage du soleil. Dans sa vision troublé elle aperçut la silhouette d’un homme qui se trouvait de l’autre côté de la rue c'est alors que tout en elle explosa. Son regard s’aiguisa et son aura de vélane émana d’elle comme une vague déferlante qui emportait tout sur son passage ! Plusieurs regards masculins se tournèrent vers elle avec avidité mais ce n’était pas eux la cible. Elle ne contrôlait plus son don, il agissait à sa place, à sa guise. Mais elle pouvait lui faire confiance … elle et lui ne faisait qu'un. ce qu'elle désirait il le désirait. Ils ne voulaient plus qu'une chose : faire taire cette voix en elle qui devant presque assourdissante. Son don redoubla d’intensité tant son appel était désespéré … retourne toi je t’en prie.
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Chris Aaron Bennet
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Re: Sur le banc

Message par : Chris Aaron Bennet, Mer 5 Mai 2010 - 12:31


« Retourne-toi ! Retourne-toi ! »

Une voix semblait s’élever au plus profond de Chris, se retourner ? Mais pourquoi faire ? Il ne comprenait pas. Cela ne semblait pas normal, la schizophrénie semblait le gagner, un petit être au fond de ses entrailles semblait vouloir prendre possession de son être, le guider a sa guise selon ses moindres désire. Tout allait bien pourtant juste avant, Il était sur le chemin de traverse rien de bien sorcier, il déambulait le long des pavés blanc qui servaient de route. Non décidément il ne comprenait pas. Et puis ce calme qui d’un coup s’était fait sur le chemin, plus le moindre murmure, comme si un sortilège de mutisme avait était lancé a grande envergure. Cette rue qui d’habitude si gaie, joyeuse, fourmille de monde, de cris, de rire, venait tout à coup de se transformer en un espace vide de bruit. Ca en devenait oppressant pour lui !

Une atmosphère lourde s’installait, trop lourde, un frisson fini par parcourir le dos du jeune homme. C’était une impression bizarre, un énorme sentiment de désire gagnait la foule muette. C’était comme un poids qui s’abattait sur lui, un poids bien lourd mais non palpable, qui s’alourdissait chaque secondes, laissant disparaitre chacune des émotions, jusqu'à la personne même du jeune sorcier, un poids qui s’appelait désir. Et pourtant que pouvait bien désirer Chris, il ne savait pas, il était juste face à un mur, il lisait une pancarte, désirait-il cette pancarte ? Non c’était
impossible ça ne rimait a rien.


Finalement le désir pour cette chose inconnue avait prit le contrôle. Sur son front perlait des gouttes de sueurs, doucement, comme pour garder du suspens, Il se retourna… Lors de sa rotation ca que vit Chris était des hommes, s’avançant, presque en bavant, dans une direction hors de son champ de vision piu revenant avec un air dépité, comme un cœur brisé. Finalement Chris fini par se retourner complètement.

Elle était là face a lui, elle, il ne la connaissait pas, elle lui rappelait vaguement quelqu’un mais c’était loin, mais en lui il sentait qu’il devait l’aborder. En temps normal Chris n’aurait jamais abordé une personne comme elle. Elle semblait peiner à chaque pas, son regard désespéré lui inspirait de la pitié, son visage semblait vouloir afficher une expression mais rien n’y apparaissait, comme si elle avait totalement perdu sa capacité à exprimer quelque chose. De plus, la jeune femme semblait vouloir dire quelque chose, sa bouche bougeait sans qu’aucun son ne sorte de sa bouche. Que pouvait-il lui être arrivé ? Mais au delà de ça Chris était attiré comme un aimant vers elle ! C’était assez glauque comme situation. D’autre sorcier tentèrent la chance au prés de la jeune femme, mais chacun d’entre eux furent repoussait violemment, à peine arrivaient-il prés de la jeune femme que cette dernière les repoussait d’un violent coup de bras. Le pire c’est qu’elle n’en sourcillait pas, elle ne détournait le regard. Ses yeux tristes étaient fixés sur Chris.
Lorsque il fini par faire un pas, en avant vers celle qui le transcendait du regard. Cette dernier sembla tituber, perdant peu à peu l’équilibre, ses jambes ne répondaient plus, encore un pas et elle manqua de s’écrouler sur le sol. Sa respiration se faisait de plus en plus saccadée, de plus en plus rapide. Elle luttait pour se rapprochait un peu plus de Chris. Pour finalement basculer en avant.


Chris avait fait trois pas, et lorsqu’il se rendit compte que cette jeune femme allait s’écrouler sur le sol, sous le regard des autres sorciers, il n’eut pas vraiment le temps de réfléchir il accéléra ses pas, pour arriver à temps avant qu’elle ne tombe sur le sol. Son bras faisant barrière à sa chute il réussit à la rattraper. Ses longs cheveux bruns lui recouvraient le visage. Passant d’une position debout peu confortable, à une position accroupi, Chris passa sa main sur le visage de la sorcière. Son regard était toujours aussi Triste, elle semblait à bout de force.

Chris trouvait que l’endroit n’était pas le meilleur pour elle, il fallait qu’il l’emmène ailleurs. Un coin calme, ou personne ne pourrait l’oppresser. Il pensa à un banc dans un coin reculé, mais tranquille du chemin de traverse. Alors serrant sa main sur l’épaule de celle qu’il venait de secourir, il disparu de l’endroit où ils se trouvaient. Grace au transplanage il ne leur fallut que très peu de temps pour accéder aient l’endroit pensé par Chris. Il l’allongea sur le banc, s’assis et positionna sa tête sur ses jambes…
Pendant qu’elle reprenait son souffle Chris ne savait pas quoi faire, quoi dire, il ouvrit la bouche, mais aucun son n’en sorti. Que pouvait-il faire d’autre ?
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Re: Sur le banc

Message par : Atana Markoff, Mer 5 Mai 2010 - 21:12


Son regard était électrisant. Son visage attirant. Son aura captivante. C’était lui qu’elle cherchait, c’était lui qu’elle ressentait. Elle aurait pu le reconnaître en mille. Elle avait l’impression de ne voir et de ne sentir que lui. Son visage, son odeur, son charisme. Tout s’effaça lentement autour d’elle. Un brouillard épais l’enveloppa doucement, chaudement, trop chaudement. Elle se sentait fiévreuse. Courbaturé. Oppressée. Elle sentait que des mains poisseuse se posaient sur son corps mais elle les repoussait encore et encore. Des mains chaude et qui n’était autre qu’une agression pour elle. Finalement elle réussit à se mettre debout même si ses pas étaient chancelant et titubant. Elle avançait doucement, très doucement. Sa tête lui tournait et elle n’avait aucune prise à part le sol. Son souffle devenait de plus en plus saccadé et sa poitrine la brûlait. Elle vit une dernière fois le visage du jeune homme la fixer avant de chuter vers le sol. Dans son monde nuageux elle n’avait su voir l’état du jeune homme. Elle s’attendait juste à sentir son corps frapper le sol dur et froid. Mais deux bras salvateurs vinrent la retenir.

Était-elle tombée dans les pommes ou tout s’était arrêté autour d’elle. Le feu qui l’instant d’avant la brûlait s’était éteint, ses jambes qu’elle ne sentait plus l’instant d’avant semblait désormais pleine de vie. Sa tête qui lui tournait l’instant d’avant, semblait claire bien que plongé dans du coton. Elle sentit son corps quitter le sol pour s’engouffrer dans une vide obscur puis reprendre contact avec quelque chose de dur et inconfortable. Trop dans les vapes pour prendre conscience de ce qui l’entourait Atana se laissa quelques minutes de répit, sa tête se posa sur quelque chose de mou et d’agréable. Elle soupir d’aise savourant la tranquillité nouvelle de son corps. Elle se sentit même sourire, elle bougea le bout de ses doigts et ne ressentit aucun picotement. Elle avait l’impression de se réveiller d’un long sommeil réparateur. Il ne manquait plus qu’une couette pour que son nid douillet soit parfait … Elle reprit brusquement contact avec la réalité alors qu’une de ses inspirations lui brûla les poumons comme à un nouveau né.

CHRIS !

Un voile blanc d’aveugle c’était posé sur ses yeux. La lumière du jour vint à s’éteindre et une scène se déroula devant ses yeux comme si elle était plongé dans un souvenir qui lui était impersonnel. Elle revoyait se jeune homme allongé sur le sol jouant avec une rose rouge entre les mains. L’image changea et elle le vit embrasser une jeune femme. Un seul détail réveilla ses sens et la marqua : les ailes tatouées dans le dos de la jeune brune. Puis la lumière l’aveugla de nouveau. L’étourdissant au passage. Elle s’agrippa au dossier du banc et regarde autour d’elle. Où pouvait-elle bien être ? Comment avait-elle fait pour atterrir ici ? Elle chercha à se lever mais Atana se sentait trop fatigué, bien que à l’aise, pour tenir debout. Ses pieds nus avaient froid et étaient abîmées à force de marcher sur le sol rugueux et pleins de cailloux. Sa mains qui s’appuyait à tâtons sur le banc rencontra quelque chose de chaud et de doux qui l’a fit sursauter. Elle s’écarta vivement et dégainé à la Lucky luck sa baguette. Elle fixait le jeune homme qui se trouvait devant elle et bien que familier son visage lui semblait étranger. Peu à peu elle confondit ce visage à celui de ses visions. Elle secoua doucement sa tête comme pour chasser toutes les informations qui l’assaillaient. Elle baissa quelque peu sa baguette mais trop peureuse pour rester sans défense elle tint son adversaire en joug . Elle recula quelque peu et regarda autour d’elle.

[Bulgare] - Où on est ? Et qui es-tu ?

Les sons qui sortaient de sa bouche claquaient durement à ses oreilles bien que sa voix était mélodieuse. Elle répéta ses questions en faisant l’effort de parler anglais mais cette langue qui fut pourtant son quotidien dans son passé lui paraissait aujourd’hui bien dur à maîtriser. Elle fixa Chris. Scruta son visage, ses traits. Il était plutôt bel homme. Les traits de son visage étaient fins et harmonieux. Ses yeux bridés lui donnait un charme exotique rare en angleterre. Sa bouche finement ciselée n’était qu’envoûtement pour toute femme un temps soient peu attiré par les hommes. Elle tira sur ses haillons pour cacher son corps et elle se dandinait d’un pied sur l’autre. Où était passé la Atana sur d’elle et qui faisait pâlit quiconque de son regard sombre ? Où était passé la jeune femme qui savait ce qu’elle voulait, quand et comment ? Une page avait tourné dans son histoire, un monde avait basculé.

Où … où nous êtrrre ? Qui … haie tu ?
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Re: Sur le banc

Message par : Chris Aaron Bennet, Jeu 6 Mai 2010 - 22:45


Assis sur un banc, la tête d’Atana sur ses jambes, Chris ne savait que faire de plus. Son repos semblait être réparateur, mais bientôt quelque chose vint troubler une nouvelle fois sa quiétude ! Tout semblait pourtant s’arranger. La jeune femme commençait à reprendre son souffle, sa respiration se faisait bien plus lente et calme. Mais à coup sans savoir pour quelle raison, elle se mit à hurler le prénom du jeune homme. Cela était donc sur, elle le connaissait mais d’où ? De Comment ? De pourquoi ? Chris la regarda, mais à peine eut-elle ouvert les yeux, que ces dernier furent recouvert d’un voile blanc. C’était assez terrorisant de voir ses profonds yeux marrons se recouvrirent de blanc. Partant de l’extérieur de la l’iris, le blanc alla recouvrir la totalité de la cornée ! Même la rétine était invisible ! En une fraction de seconde, tout son œil était recouvert ! En quelques instant, ce voile déposé sur son regard disparu, mais elle semblait déboussolée, comme si elle venait de voir quelque chose, une vision qui n’avait ni queue ni tête, qui troublait…
Atana sera avec force le dossier du banc, sa main entière se crispa sur le bois usé par le temps, puis doucement, elle se redressa et regarda autour d’elle… Elle semblait déboussolée, Effrayé par où elle se trouvait. Avec un peu de mal elle fini par se retrouver assise, sur le banc. Chris l’avait aidé en posant ses mains sur son dos, pour l’accompagner dans son mouvement, mais elle ne l’entendit pas de cette oreille, après avoir tâté ses jambes, surement a l’aveuglette, et senti les mains du jeune homme dans son dos, elle se leva d’un bond, sans crier gare, et dégaina sa baguette hors de sa poche. Chris voyait bien qu’elle était apeurée même si elle semblait y mettre le plus courage possible, on pouvait voir que sa main trembler.

Devant elle Chris pu l’observer sans rien faire, il ne valait mieux pas faire de mouvements brusques, cela risquait d’aggraver la situation sur elle se retrouvée encore plus terrorisée ! Dans une langue qui ressemblait vaguement a du yaourt, elle lui demanda quelque chose mais que voulez vous que Chris comprenne à ça :


-Къде сме ние? И кой си ти?

Nous sommes tous dans le même cas dans ce genre de situation, sauf les bulgares, oui ça c’est du bulgare, évidemment ! Elle observa le jeune homme, elle le détailla de ses yeux, ses moindres traits étaient regardés avec précision par la jeune femme. Bon Chris se sente flatté, et s’avoua à lui-même que c’était normal qu’on le regarde de cette façon, après tout il était très beau garçon et ne s’en cachait pas ! Mais son visage était interrogateur, il n’avait pas de potion de polyglotte sur lui pour comprendre un traitre mot de ce qu’elle venait de dire, alors comment allaient-ils bien pouvoir faire pour se comprendre ? Il pouvait bien utiliser ses mains, mais faire de grand geste risquerait d’augmenter la crainte de la bulgare à son égard, alors en attendant de pouvoir converser tranquillement il préféra attendre qu’elle s’habitue à sa présence et ainsi aient moins peur de lui. Non pas qu’il craignait la baguette d’Atana, Chris était a des années lumière de craindre un sortilège d’un quelconque autre sorcier, mais face a cette femme, qui lui paraissait connue mais pourtant inconnue, il préférait ne pas attiser les braises ! Finalement se rendant surement compte que le Bennet ne comprenait aucun mots de ce qu’elle venait de dire, elle utilisa un anglais approximatif, des sorte de phrases toutes préparées, comme on apprend dans les écoles : « Where is Bryan ? » ou encore : « Ow ! It’s raining today ! Where is my Umbrella ? ». Bon l’accent n’était pas vraiment le bon Mais Chris compris très bien ce qu’elle racontait, alors il ouvrit la bouche, et s’apprêta à répondre doucement afin qu’elle puisse comprendre.

« Nous…… sommes….. À……. Londres….. Angleterre….. Au chemin de traverse……. Moi…. Je….. Suis….. Chris…… et toi……..qui …..Es….tu ? »


Il accompagna ses paroles de quelques petits gestes, il se toucha la poitrine lorsqu’il se présenta et la montra d’une main lorsqu’il lui posa la question. Avant qu’elle ne réponde, une légère brise vint souffler sur le square où s’étaient refugiés les deux sorciers. Les cheveux d’Atana dansèrent sous les rayons du soleil, et attirèrent le regard de Chris. Quelque part au fond de lui, il avait une impression de déjà vu…quelque chose qu’il n’arrivait pas à comprendre, il ne connaissait pas de cette personne mais un sentiment enfoui au fond de son être lui disait le contraire. Une petite voix, presque éteinte qui ne demandait qu’à hurler à l’intérieur de lui ! Chris voulait la laisser hurler pour comprendre ce qu’il se passait, qui était cette étrange demoiselle qu’il croyait connaitre, comment se seraient-il rencontrés par le passé si effectivement ils se connaissaient, mais bien qu’il n’étouffait pas cette voix, elle ne pouvait parler plus fort…. Quelque chose devait s’être passé, mais quoi !
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Re: Sur le banc

Message par : Atana Markoff, Lun 10 Mai 2010 - 14:34


Chemin de traverse ? Ce nom lui était familier bien que les lieux encore inconnu. Elle avait ici et là quelque bribes de souvenirs incertains. L’atmosphère qui régnait dans cette rue était particulier, électrisant. Atana finit par abaisser sa baguette. Elle sentait au fond d’elle que te tenir son adversaire en arme n’était pas nécessaire, mais une crainte persistait tout de même au fond de son cœur. Elle ne rangea pas sa baguette dans l’étui préférant la garder en main, au cas où … Elle regardait la rue autour d’elle, les gens qui passaient au loin. Elle entendait le murmure bourdonnant de l’activité des boutiques et des passants. Combien de temps n’avait-elle pas évoluer au milieu des autres ? De ceux qu’elle considérait comme différent d’elle mais qui la fascinaient tout autant. Lorsque le jeune homme lui dit où ils se trouvaient, la jeune femme n’en fut pas étonner. Elle connaissait ce pays, elle y avait vécu ça elle en était certaine. A vrai dire, plus les minutes défilaient plus sa bulle de coton s’effilochait. Plus elle restait dans ce monde à reprendre contact avec la réalité plus les souvenirs de sa vie passée lui revenaient en mémoire.

Atana avait froid dans son haillon et pieds nus. Elle regarda avec envie la veste de Chris mais n’émit aucun commentaire. Elle le fixait encore cherchant au plus profond de sa mémoire où sa route avait-elle bien pu croiser la sienne. Qui était-elle avant pour qu’ils ait pu se rencontrer ? Était-ce en bien ? En mal ? Et comment se faisait-il qu’il n’avait aucun souvenir d’elle ? Elle savait au plus profond d’elle qu’ils s’étaient déjà rencontré bien que cette sensation restait superflus. Comme un vague souvenir qui n’avait au final pas grande importance. La Vélane se mordit la lèvre inférieure et déglutit difficilement. Elle avait soif, elle avait faim. Son ventre émit un gargouillis dérangeant obligeant la jeune fille à détourner le regard de Chris. Elle fit quelque pas en direction du banc comme hésitante, puis finalement sembla prendre son courage à deux mains pour s’asseoir à l’autre extrémité du banc. Elle regardait fixement devant elle perdue dans ses pensées. Elle fronçait légèrement les sourcils et continuait de se mordiller sa lèvres inférieure.

Les secondes, les minutes défilèrent ainsi. Le soleil continuait sa course, les passant continuaient leur bout de chemin. Et Atana était là au côté d’une part de son passé à tenter de recoller les morceaux. Un léger mal de tête se faisait sentir mais la jeune fille n’en ressentit aucun effet. Elle tripotait sa baguette et replia ses jambes contre sa poitrine pour tenter de garder un minimum de chaleur. Elle passa ses bras autour de ses genoux et posa son menton dessus. Elle regardait du coin de l’œil Chris et finit par se présenter à lui :

Atana … juste Atana.

A vrai dire elle n’aurait su dire avec certitude son nom de famille. Elle n’aurait sur dire avec certitude son prénom mais c’était ce qui lui semblait le plus proche de la réalité. Elle savait d’elle qu’elle était bulgare, qu’elle était arrivée en Angleterre lorsqu’elle avait 15 ans, qu’elle avait un frère nommé Azphel mais elle n’aurait su dire à quoi il ressemblait. Peut-être qu’il lui ressemblait beaucoup, peut-être qu’il lui était totalement différemment. Elle savait aussi qu’une jeune fille répondant au nom d’Amy était importante à sa vie. Encore une fois les traits de son visages restaient flou. Et souvent la nuit elle entendait les pleurs d’un bébé. Qui était-il pour elle ? Frère ? Filleul ? Enfant … ? Tout ce mélangeait dans sa tête à en devenir confus mais elle gardait le cap. Il fallait qu’elle continue d’être forte et qu’elle découvre la vérité. Maintenant qu’elle avait goûté à un fruit de réalité elle ne voulait plus rejoindre sa bulle de coton mais elle savait que le chemin qu’elle empruntait était glissant, dangereux et sans doute douloureux.

Finalement Atana se tourna vers Chris et prit une légère inspiration pour lui parler. Elle devait se concentrer pour lui parler et chercher ses mots. Elle fit une petit moue et son visage passa par pleins de petits mimiques avant qu’elle ne soit sur d’elle :

Tu … connais … Момче
… hum … un … garrrçon qui … s’appelle Azphel ? C’est frrrèrrre à moi, je le … trrrouve. Euh non … je le cherrrche. Tu peux m’aider ?
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Chris Aaron Bennet
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Re: Sur le banc

Message par : Chris Aaron Bennet, Lun 17 Mai 2010 - 0:42


Toujours le bras tendu avec sa baguette bien serrée dans sa main, Atana continuait à le fixer, sans un mot. Chris ne bougeait pas, mais cela ne l’empêchait d’avoir sa baguette a portée de main, les doigts prêts a plonger dans sa poche pour en ressortir son arme. Enfin si il devait être amené à s’en servir ceci serait a contre cœur. La jeune femme en aillons, aux pieds nus, au regard apeuré, et aux long cheveux bruns, continuait à le regarder, une espèce d’envie se dessinait petit à petit dans ses yeux, l’envie de quelque chose, mais de quoi donc ? l ne le savait pas, juste ce que Chris savait c’était qu’elle devait envier quelque chose en lui, ou sur lui.
Ceci dit quoi de plus normal d’envier Chris, beau, intelligent, sportif, mignon, stylé, agréable à regarder et j’en passe les remarques mélioratives qu’on peut trouver à son égard ! Peut être le seul point négatif que certains arrivaient à trouver était que ses parents soient loin d’être des sorcier. Que voulez vous, les idées de sang pur continuent à circuler a travers les générations, et un fils de cracmol et moldu, est en quelque sorte un sang de bourbe.


Finalement se rendant compte qu’elle n’avait rien à craindre de lui, Atana s’assit à ses cotés. Enfin elle s’installa sur l’extrémité opposée a la sienne, comme si le moindre contact, la moindre approche même amicale pouvait lui faire peur. Et la peur c’était surement le sentiment qu’elle devait continuer à ressentir, les jambes pliées, les genoux sous le menton, les pieds nus, sur le bord du band et les bras entourant le tout, elle devait surement avoir froid, et la peur ne devait l’aider a se sentir mieux. Pendant qu’elle se présentait, Atana était son nom, son nom de famille elle ne le lui dit pas, mais l’expression de son visage suffit à lui faire comprendre qu’elle ne semblait s’en souvenir, comme de tout ce qui lui arrivait depuis un certains moment, Chris retira sa baguette de la poche de sa veste en cuire, et la rangea discrètement dans une du pantalon. Il allait lui offrir sa veste pour qu’elle cache un peu ses vieux aillons miteux, déchirés en lambeau, et également pour qu’elle puisse avoir un peu plus chaud.
Il fallait dire aussi, que cet endroit calme, ce petit square ou personne en semble passer, était tellement reculé qu’il était entouré par des habitations, le soleil avait du mal à inonder l’endroit, et l’ombre y était quasi permanente.


Sans gestes brusques, doucement, délicatement, il Chris retira une manche tandis qu’elle avait les sourcils froncés, plongée dans ses souvenirs, ou du moins dans les brides de mémoires qui lui restaient. Quand Chris allait se lever pour offrir la veste à la jeune femme, cette dernière se tourna vers lui. Atana le fixa quelque temps, en silence, son regard transcendant l’empêchait de bouger, et c’était limite s’il ne se retenait pas de respirer. Finalement après ce long silence, elle le rompit avec une inspiration, et essaya de lui parler….
Elle cherchait constamment ces mots, et faisait de longues pauses durant les quelles la jeune femme réfléchissait au terme à employer ! Lorsqu’elle eu fini et que Chris ai récolé les morceaux de phrases ensemble afin de les rendre cohérents, il fini par comprendre qu’elle lui parlait d’un certain Azphel qui devait être son frère…. Sur l’instant il fit non de la tête, et se leva.


Atana le regarda avec une certaine appréhension quand à son changement de position soudain, Alors que Chris lui montra sa veste dans sa main, elle eut un mouvement de recule, comme si il allait la frapper avec. Mais finalement comme Chris ne bougeait pas elle fini par enlever les mains de son visages, et reprit son ancienne position progressivement, en gardant Chris en vue. Et d’ailleurs continuer à le garder dans son champ de vision s’avisa plus difficile que prévu, elle dut tourner la tête, pour le suivre se diriger derrière elle. Une fois derrière le banc, le dossier en bois usé par le temps les séparait, mais cela n’était pas suffisant pour faire disparaitre la peur et l’angoisse de la jeune fille.

Toute courbée, la tête rentrée dans les épaules elle ne bougeait pas, et attendait le châtiment que Chris allait lui imposer. Enfin le châtiment, le vendeur de baguette voulait juste lui pauser sa veste sur les épaules pour qu’elle a plus chaud. Alors qu’elle ne bougeait pas, Chris passa sa main dans les cheveux de la vélane, et les dégagea de sa nuque du haut de son dos. Là ce fut comme un choque pour lui. Derrière ces cheveux sa tunique était déchirée de partout laissant apparaitre sa peau à divers endroits. Plus surprenant encore, il semblait y avoir un tatouage qui partait d’entre les deux omoplates. Comme il ne le voyait que par endroit, il ne pouvait savoir de quoi il s’agissait, mais il était presque sur qu’il s’agissait d’aile, à cause des détails des plumes…
Comme attiré par le tatouage il approcha ses doigts lentement, jusqu'à l’une des déchirures par laquelle il était visible. Du bout des doigts il effleura la peau tatouée….


A l’instant même ou sa pulpe des doigts eut touchée la peau, un flash lumineux aveugla Chris. Il se retrouva au milieu d’une réception, une réception huppée, avec pleins de sorcier autour de lui, qui discutaient riaient, dégustaient des canapés. Il se regarda pour s’assurer qu’il était bien dans son corps, mais ses vêtements n’étaient pas les mêmes une chemise blanche un pantalon noir, et sa main une rose. Alors qu’il porta la rose a ses yeux pour essayer de comprendre une voix féminine s’éleva a ses cotés. Il se retourna mais ne distingua pas le visage de cette dernière, une lumière aveuglante l’empêchait de voir de qui il s’agissait, en effet la voix était celle d’Atana mais elle était bien plus calme et parlait très bien anglais. Cette demoiselle lui disait :

« Regarde là bas c’est mon frère, Azphel ! »

Se retournant pour essayer de voir qui était-ce, il se retrouva dans le square, derrière Atana, les doigts sur son dos, sans comprendre pourquoi ni comment tout cela était arrivé…. Dans la précipitation, il retira ses doigts de la peau d’Atana, et déposa rapidement la veste sur son dos.

Une fois cela fait Chris revins face à Atana, il ne comprenait pas et cela lui faisait un peu peur, pourquoi la voix qu’il avait entendu était la sienne ? Comment a-t-il pu faire un flashback tout seul, enfin il n’était jamais allé a cette réception, il n’avait jamais vu cet Azphel, alors pourquoi d’un coup, cela l’arrivait…. Il devait y avoir une raison. Les yeux remplis d’interrogation, il fixa la jeune femme.


« Ce tatouage, il est magique ? »
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