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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse
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Sur le banc
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Anna Keats
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Re: Sur le banc

Message par : Anna Keats, Mar 21 Nov 2017 - 18:08


Sa main avait glissé de mon épaule et bien qu'un léger silence était apparu après ma seule et unique intervention, le masque ne tarda pas pour me répondre. Il était en train de scruter l'horizon, à la recherche d'une présence ou plongé dans une réflexion profonde, impossible de deviner les pensées d'une personne cachée. Il disait que cet homme nous rejoindra plus tard vu le pronom employé. L'inconnu que je n'avais pas eu le temps d'observer, je n'avais pas la présence d'esprit de remercier. Était-il un masqué lui aussi, un partisan peut-être, l'ombre de l'Ombre, lui qui avait su se trouver une place à leurs côtés.

Cette même main qui m'ait quitté était venu se poser à nouveau sur moi, mais pas sur mon épaule ou sur ma cuisse comme l'avait fait 08 dans la cabane. Elle était venu sur mon visage, entre mon front et ma joue, m'obligeant à fermer les yeux par réflexe. Ce geste me surpris dans un premier temps car je n'avais aucune idée de ce que le masque avait prévu. Puis une sensation très désagréable s'installa. Je revoyais dans mon esprit différents passages de ma vie.

Les cours, les couloirs, le château, le visage de ma sœur, le pré de mon enfance, un parchemin sur lequel on pouvait lire "Chère A.", la rue après le cours d'Evan.
Mon visage commence à décider une grimace, j’essayais de résister contre cette sensation, cette intrusion. Je tentai de bouger ma tête en espérant que le sort se stoppe mais rien n'y faisait, la main restait sur ma peau et mon cerveau continuer de se faire voler.
Le masque ce celui qu'ils appelaient "maître" qui me murmure à l'oreille, le visage de Jana, la jupe qui tombe dans les dortoirs, le regard vert de Riri baigné dans la leur bleue de cette nuit, le Doloris.

Le mangemort me lâchait enfin, tant d'images, de situations, j'avais l'impression que toute mon existence s'était vue écrite sur un livre et posée en place publique. Je respirais fortement et j'étais incroyablement mal à l'aise. Reprenant rapidement conscience de ce qui venait d'arriver, je levais sur le masque un regard interrogatif. Légilimencie ?
Était-ce si facile de lire en moi, je devais absolument faire quelque chose contre ça. Je n'avais rien à leur cacher, si ce n'est l'origine moldu de mon père qui pourrait lui porter préjudice. L'inquiétude de voir une personne du bureau des Aurors me faire la même chose prenait place en moi. Puis l'Ombre fit une remarque sur ce qu'il avait vu, sur ce qu'il savait désormais.

« - Oh, tu es donc la protégée de 08. Il a plutôt bon goût. »

Jusque-là, rien ne prouvait que mes flash-back lui avait été transmis, mais cette phrase avait affirmé ce que je pensais, il était Légilimens.

« - Ne lui fais-tu pas quelque infidélité en requérant mon enseignement ? Quelles sont tes compétences ? Que souhaites-tu travailler ? »

Pas besoin de passer quinze minutes à réfléchir là-dessus, je savais quoi dire et ma pensée était claire. Il était celui que je voulais rejoindre, c'était aussi simple.

« Dois-je m'adresser à lui plutôt qu'à vous ? Je souhaite qu'il ne me voit pas comme une incapable, je veux prouver ma valeur à l'Ordre, mais surtout à lui. Je ne peux pas me permettre de paraître si misérable devant ses yeux. »

Mes yeux se détournaient de mon interlocuteur pendant quelques secondes pour aller rejoindre le sol. Oui j'étais honteuse et bien consciente de mon inutilité et l'admettre devant lui faisait mal au peu d'orgueil que j'avais, mais je devais avancer, pas le choix.

« Le combat, les sorts d'attaque. Je n'ai jamais eu à affronter qui que ce soit, de duels à faire, rien qui puisse me mettre en danger et je souhaite être prête si cela devait se produire. »
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Re: Sur le banc

Message par : Invité, Mar 21 Nov 2017 - 23:34



Les flashs de souvenirs inconnus brillaient encore, à la façon des néons, sous ses globes oculaires, éloignés, eux, de toute lumière de reconnaissance. Il y avait du familier, dans la plongée des souvenirs de Poudlard, de ce visage de professeur, qui semblait ne pas bouger malgré les années. Il y avait surtout, le regard vert de Riri, dans le bleu du baldaquin, qui perçait la pénombre des lieux. L’intrusion n’avait pas été plus loin : elle n’était qu’indifférence. La matière recherchée étant cristallisé dans la recherche de la confiance que l’Ordre pourrait avoir envers Anna. N’être qu’une nouvelle tête, après tout, certaines parties du puzzle demeuraient obscures.
Mais il n’y avait pas de doutes à avoir sur elle. Pas maintenant, en tout cas. Tel Robespierre, savoir flairer la corruption avant qu’elle ne se déclenche, tout en ayant en plus le pouvoir de s’introduire dans l’intimité mentale des êtres, dans cette quête insatiable de vérité, de justice et de droiture morale. Quelque chose qui pourrait porter préjudice au fait même de porter le Masque, mais la personne derrière le matricule agit toujours en accord avec sa morale.

Un acquiescement, de la part de cette tête masquée d’argile, afin d’exprimer une compréhension et une écoute non-verbale. Quelque chose de bref, mais de néanmoins direct. Ce soir, l’attention serait toute entière sur cette partisane dévouée, puisqu’elle en faisait la demande : apprendre à combattre, n’était pas quelque chose de refusable. Surtout, qu’elle aurait de nombreuses occasions de jouer de la baguette, par le futur… L’Ordre ne pouvant s’encombrer de personnes ne pouvant être en mesure de servir la Cause et de transcender l’Absolu. Et pour cela, rien de tel que l’apprentissage, la mise en pratique.

« - Ne considère plus jamais le combat comme une possibilité lointaine, mais comme un futur indéfini. Tu t’es engagée auprès de l’Ordre : ton bras demeure immaculé, mais ta parole et tes actes sont un serment de fidélité tout aussi fort. Un temps. Je vais t’aider. Un autre, le ton change, d’un sérieux de catéchisme, tandis que le regard et la figure sont tournés vers la jeune fille. Avant tout, tu te dois d’être au clair avec toi-même et tes principes, d’établir une ligne de conduite qui définira ta façon de te battre en duel. Il faut quelque chose qui te ressemble et s’assemble avec ton devenir. Par exemple, de mon côté : je fuis quand le danger est trop important, je ne combat pas avec des alliés, je créer et je détruis, j’utilise mon environnement et les combinaisons de sorts, je n’utilise pas les Impardonnables, ni ne poursuis un ennemi à terre ou en fuite. Voilà mon code d’honneur lors des combats, une ligne directrice permettant de mettre au clair ce qui est possible ou non. Mais pour cela, il te faut connaître tes forces et tes faiblesses, ce que tu n’as probablement pas pu envisager pour le moment, vu ton inexpérience. Simple constat. Sache cependant que toute règle peut être abolie, lors des combats : le champ de bataille n’est pas une arène de duel, et tous principes peuvent voler en éclat lorsque ta vie est menacée. Pourquoi s’y accrocher ? Eh bien, qui combat sans honneur et sans idéal ne se bat jamais pour une bonne raison, et ne peut donc être considéré qu'avec mépris. C’est fugace, mais un sourire passe, sur les traits dans l’ombre. Donne-moi un brouillon de ton code d’honneur, puis attaque-moi. »

C’est en duellant, que l’on devient duelliste.
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Re: Sur le banc

Message par : Anna Keats, Jeu 23 Nov 2017 - 1:09


Les aveux tombaient et je me montrais bien plus franche avec le masque qu'avec n'importe qui dans cette école, dans mon entourage. Je n'avais jamais parlé de ça, de ce que je souhaitais aussi ouvertement. Quelques bribes étaient déjà parvenues aux tympans de ma mentor ou de cette femme à Pré-au-Lard, mais jamais ma pensée n'avait été aussi exposée. Peur de la légilimencie à nouveau, c'est ce qu'une petite voix intérieure me disait, mais une seconde bien plus forte trouvait un genre de chaleur familiale chez elle, l'Ombre. J'avais cette pression de ne pas manquer de respect ou de ne pas montrer une quelconque hésitation en ce qui concernait ma motivation, mais cette oppression liée à ce besoin d'être parfaite pour eux, était partie.

Sa première phrase sonnait comme une morale, il n'y avait rien de méchant dans ses mots, mais j'avais la douce impression d'une mise en garde. Elle devait savoir mieux que moi, son expérience parlait pour elle. Mes yeux se posèrent sur mon bras instinctivement à l'appel de celui-ci, mais la virginité de peau ne signifiait pas que mes paroles n'avaient pas de valeur.

« Je vais t’aider. »

Le soulagement, avais-je une chance inouïe pour que mes appels à l'aide fonctionnent à chaque fois ou était-ce simplement mon visage respirant la supplication qui les faisait plier ?
L'Ombre m'expliquait ce que je devais penser ou plutôt comment penser, mais sans influencer véritablement mes choix. Elle s'était lancée dans une symphonie verbale visant à définir ma personne. Elle était calme dans ses propos et même si elle soulignait mon inexpérience, je ne me sentais pas touchée ou vexée. Ses explications étaient claires et parfaitement construites, pendant un instant je m'étais demandé si elle n'était pas professeur. Ses mises en garde, ses conseils, sa propre personnalité, elle me dévoilait une partie de sa pensée comme pour me mettre en confiance. Je buvais naturellement ces mots et même si elle représentait mes idéaux, je me devais d'avoir un certain recul sur ce qu'elle disait. Seulement, j'étais d'accord avec beaucoup de choses, même si elle avait fini sur cette phrase qui avait bloquée ma respiration.

« Attaque-moi. »

Comment pourrais-je lever la main sur elle, elle me l'autorisait et je savais qu'aucun de mes sorts ne pourrait véritablement la blesser, surtout après le combat contre les inféris. Je devais simplement penser que c'était un entraînement, que ce n''était pas un affrontement, que je ne lui ferais pas de mal et qu'elle savait que je ne voulais pas mal.

« Je ne sais pas par où commencer. Pour moi, mes alliés sont tout, ils sont la chose à protéger et je pense que leur santé m'importera avant tout, je m'assurerai que rien ne leur soit fait. S'il est à terre mais encore en possession de sa baguette ou encore capable d'utiliser la magie, je considérais que cet ennemi reste une menace, mais je ne le tuerai pas. Une vie reste précieuse, même divergente de mes opinions, même différente de moi.» 

Un brouillon, c'était exactement ce à quoi mon monologue ressemblait. Une esquisse, des traits grossiers pour simplement diriger ma pensée sur l'instant. Saisissant ma baguette, je me reculais de quelques pas pour laisser une distance convenable pour le duel. Commencer était toujours quelque chose de compliquer et me faudrait sûrement gagner un peu de temps pendant celui-ci. J'avais beau passer tout mon temps libre le nez dans des bouquins, je privilégiais bien plus les potions aux sortilèges. Je pris une légère respiration puis commença la partie d'échecs. Elle était bien plus forte que moi alors mon premier devoir était de ne pas me faire toucher, sous aucun prétexte.

#Aguamenti. J'avais lancé le premier sort vers elle dans un but assez flou, mais surtout je l'avais dirigé par la suite vers le sol pour ensuite lancer un #Glacio. La saison était au patinage artistique, mais pas évident d'avancer vers quelqu'un sans patins, espérons que cela la retienne un peu. J'avais bien un autre sort en tête, mais vu son niveau, mon manque de pratique et l'effet du précédent, j'allais juste me retrouver à terre une fois de plus.
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Re: Sur le banc

Message par : Invité, Ven 1 Déc 2017 - 19:22



Fin de l’explication, et les dessins du devenir commençait à se faire murmure entre les lèvres de la jouvencelle. La demoiselle Schomann, qui dessinait au fil de ses mots et de ses paroles, un code de conduite précaire. Quelque chose bâti sur du verre, plutôt que du plexiglas. Quelque chose visant à définir – plutôt prédéfinir – son être même, son être au monde, en situation de combat. Il y avait tant et tant de manières d’agir, et c’est pour cela que cette Ombre acquiesce, doucement. Encore un peu tôt pour émettre un jugement, car il s’agissait d’une première fois pour elle, dans un corps-à-corps magique (ou pas).
Se dégageait d’elle une solidarité, une fidélité et de la compassion. Des vertus appréciées par cette Ombre au cœur vulnérable et vertueux (en partie). Conscience de cette différence, et affirmation de cette dernière. Son discours étant après tout basé sur l’acceptation de quiconque s’était éveillé à la sensibilité du combat de la Cause. A quiconque était Juste en puissance, en somme. Et, estimer qu’elle est, Juste en puissance.

Il y avait quelque chose de plaisant et de familier dans ce discours.
Le sourire se forme, loin d’être difforme. La chair n’est pas informe, simplement uniforme dans cette volonté de ne pas laisser transparaître un contentement important. Après tout, le frottement erratique contre l’Inconnu ne faisait que commencer.

L’attaque semble hésitante, mais le recul se fait. Bien, de prendre la distance. Ne pas bouger, dans l’attente des sorts futurs.
Une combinaison, afin de créer une patinoire : efficace. Mais dans quel but ? La pensée était concrète, mais incomplète.

Alors, #Icendio Maxima sur la surface gelée, d’un air affable, mais sans plus.
Attendre davantage, sans bouger, la flaque d’eau fondue entre eux deux.

Ou, si, peut-être son sourire narquois était-il visible sous le masque ? Ou n’était-ce que l’aura qui se dégageait de sa personne masquée ?
Taquinerie : « - Que cherchais-tu à faire ? Bien de modeler l’environnement à son avantage, mais il faut également en profiter pour se montrer offensif. »
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Re: Sur le banc

Message par : Anna Keats, Lun 11 Déc 2017 - 23:34


Et que des p****n de orts verts !

L'eau coulait sur le bitume, mon minable petit essai m'avait valu un ton absolument pas méprisant et même si mon professeur nocturne essayait de m'encourager, je rentrais dans une certaine spirale d'énervement. J'étais déjà légèrement fatiguée, il n'était pas très tard, mais tous mes sorts, mon malaise, le transplanage et ma volonté qui se faisait la malle avaient commencé à m'user fortement. Il était dommage de se servir d'elle maintenant, je ne risquai pas ma vie, pas encore, mais l'idée me démangeait.

« Que cherchais-tu à faire ? Bien de modeler l’environnement à son avantage, mais il faut également en profiter pour se montrer offensif. »

Hésitante, je devais véritablement répondre "gagner du temps pour me souvenir d'un truc potable à montrer ?", ou attendre silencieuse, baissant vaguement le regard comme un enfant qu'on avait surpris à deux doigts de voler une mousse au chocolat. Pitoyable, vraiment.. J'étais vraiment en train de croire être digne du titre de partisane, de me retrouver seule avec une Ombre et de lui prendre son temps si précieux qu'il aurait pu utiliser d'une manière bien plus productive. Se donner du mal à dresser un chien de caniveau, incapable de tout.
Ma main se serrait intensément sur  ma baguette, je commençais à trouver une certaine colère monter en moi, une rage qui était loin d'être familière. Je grimaçais devant ma propre peur et mon imbécillité primaire, je sentais mes yeux qui commençaient à s'imbiber de larmes, je devais tenter quelque chose.

Je dressais ma baguette vers le sol une nouvelle fois. Pas de sorts dangereux pour moi, ici se trouvait ma limite et je devais être certaine de mon coup pour le tenter... et c'était loin d'être le cas. Je voulais pourtant utiliser l'eau au sol, mais mes connaissances s’arrêtaient là, rien, pas le moindre sort dans ma mémoire. Autre stratégie.
Toujours en face de l'Ombre, je levais mon regard vers elle. Inspirant et expirant fortement, je signifiais involontairement mon état de fatigue, mais mon corps avait subi bien pire, j'étais capable d'endurer.

#Deprimo. Le premier sort lancé, je devais agir vite, très vite, ne pas laisser le temps de se protéger ou d'anéantir si rapidement mon idée. Le sol s'affaissait autour d'elle, explosant l'enrobé en plusieurs morceaux. #Impedimenta. Si l'Ombre avait pu être surprise par le mouvement sous ses pieds, peut-être ne verrait-elle pas alors ce dernier partir. En tout cas, même s'il n'était pas forcément nécessaire à la suite, il aiderait grandement à la réussite du troisième sort. #Oppugno. Les morceaux fracturés du sol, les plus petits et certains moyens, avaient été soulevés et se dirigeaient avec vitesse vers ma cible. Je n'avais plus vraiment de contrôle, si elle n'avait pas réussi à s'en défaire, je ne pouvais plus arrêter l'attaque. J''avais dû poser genou à terre à cause des conséquences de l’enchaînement et même si je m'étais relevée rapidement, mon souffle s'était grandement accéléré. Ce souffle qui s'était coupé pour voir la réaction du professeur.
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Re: Sur le banc

Message par : Invité, Mer 10 Jan 2018 - 14:38


Toutes mes excuses pour le retard
Départ de 40, merci pour le RP


Images qui défilent sous ces chaussettes de paupières, par-derrière l’argile du masque. Mouvement de la pensée en acte. L’élève qui prend compte les paroles proféré. S’institutionnaliser professeur. Responsabilité à l’égard de ce jeune autrui plein de confiance : volonté de le tirer vers le haut, lui tendre la main dans le noir pour lui faire gravir les marches. Pour cela que le « combat » devait continuer. Malgré la fatigue, la poussière dans la trachée, et l’énergie consommée par les Inféris. Se ménager. Avoir jouer au marionnettiste avec cinq corps en une nuit était beaucoup. Suivi d’un transplanage avec surplus d’accompagnement… Etre davantage là en tant qu’observateur tactique que véritable affront. De toute façon, ne pas entrer dans la catégorie des ennemis : l’avoir lu dans son esprit par son travail de legilimancie.

Le sol est instable sous ses pieds, comme un tapis roulant ou des tapis de kiné. Pas d’équilibre, parer d’un #Protego le sort d’entrave qui se faufile jusqu’à ses jambes. Intangibilité de l’équilibre et se prendre, pour finir, des cailloux sur la tête et les membres extérieurs. Headshot. Main qui passe masser le crâne : capuchon et masque toujours en place. Pas le moment de se mettre à nu dans le dévoilement de son être profond, ce serait trop interféré avec la quête personnelle de son élève du soir.

« - Bien ! Sembler sourire dans la voix, mais le ton est volontairement réconfortant et satisfait. S’il faut savoir punir, il faut aussi savoir récompenser. Bonne idée de déstabiliser les acquis de l’adversaire, comme peuvent le faire les sorts qui influent sur la matière. Et bien aussi de ne pas perdre de temps pour attaquer : tes adversaires n’auront pas de considération à ton égard alors il te faut, certes, faire preuve de prudence, mais aussi être agressive dans l’offensive. Envisager chacun de tes sorts comme pouvant être décisif : en combat réel, tu n'as jamais le temps. Comme un coup de fouet en somme. »

Sentir la lassitude de son corps : l’utilisation prolongée de la magie noire lui demandait toujours autant d’énergie et préférer conserver le peu de ses moyens pour un retour sûr à Hollow. Et puis, avoir vu ce qu’on voulait voir, et peut-être même plus encore.

S’approcher, donc, de la jeune personne, le tremblement des jambes difficile à percevoir sous les couches sombres de sa cape et de sa robe. Lui poser la main sur l’épaule, un sourire derrière l’argile.

« - Cette nuit n’est pas propice à un entraînement prolongé, mais il nous faudra à l’avenir approfondir cette entrevue. Tu seras bientôt appelé à nous servir et en échange, nous serons te récompenser par notre aide : n’hésite pas, le moment venu, à faire appel à mes quarante moyens. »

Et sur ces quelques paroles, transplaner de nouveau.
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Re: Sur le banc

Message par : Anna Keats, Jeu 11 Jan 2018 - 16:30


Dès l’instant où j’avais vu le débris lévitant atterrir dans le crâne de l’ombre, mon corps tout entier s’était figé. L’avais-je blessé ? Je ne voulais pas cela, lever la main sur elle me mettait mal à l’aise et j’avais suffisamment confiance en sa puissance pour être sur de ne pas être un danger. Pourtant, quand sa main était allée caresser la zone de l’impact, j’avais ressenti un profond mal être ainsi qu’une affreuse culpabilité. N’abaissant pas pour autant mes yeux, j’avais constaté plutôt rapidement que rien de malheureux ne s’était produit.

Lombre avait par la suite pris la parole, son premier mot était positif et rien dans son ton n’était accusateur. Intérieurement je fus empli de soulagement. Elle continuait la leçon sur des compliments et des conseils sur une future attitude à adopter en combat réel. J’acquiesçais d’un mouvement de tête. J’enregistrais tout ce qui m’était dit avec sérieux, je pensais aussi à noter ces conseils quelque part dans mes affaires, dans un endroit sûr, mais que je pourrais relire quand l’occasion se présentera. Je ne voulais pas que ma mémoire perde la moindre miette de ce discours si important.

Restant silencieuse, j’avais regardé sans bouger le professeur venir à ma hauteur. Il posait sa main sur mon épaule, je m’étais crispé légèrement à ce contact. L’ombre avait tout mon respect et ma dévotion alors il était normal pour une élève, même de 17 ans, d’être impressionnée. Je n’irais pas jusqu’à dire que je vouais un culte aux Ombres, mais ce sentiment n’en était pas si loin.
L’Ombre me parla encore une fois, elle expliquait doucement avec beaucoup de bienveillance que l’entrevue était finie, que mon état de fatigue ne me permettrait pas de continuer l’entrainement en de bonnes conditions, en tout cas c’était comme cela que je percevais ses mots. Acquiesçant une nouvelle fois, je fis une légère révérence en sa direction avant de la voir disparaître.

« Merci, maître. »

Elle n’avait pu entendre ma voix et il le valait mieux pour moi. Après tout, elle n’appréciait pas ce titre. Tournant la tête, seule près de ce banc, je n’avais pas la moindre idée d’où j’étais, je quittais néanmoins l’endroit dans l’espoir de trouver une rue connue, la tête encore pleine d’images, de pensées et de satisfaction.

D’ailleurs, il n’était finalement pas venu le « camarade »…

-- Fin du RP --
Merci à toi aussi !


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Re: Sur le banc

Message par : Madilyn Nebulo, Dim 4 Mar 2018 - 17:59


Au milieu de la foules qui se meut sans cesse, elle était le point immobile. Le rocher entre les vagues, à contre-courant. Battu par les flots, mais fort et fier. Ses cheveux étaient semblables aux tiens, couleur enflammée, les siens étaient lisses et les tiens en boucles mais peu importe. Les flammes scintillaient tout autant, et les regards glissaient sur vos toisons respectives avec autant d'intérêt. Tu avais toujours su que tes cheveux étaient beaux, et tu en étaient assez fières. Chez les autres, ils forçaient l'admiration et parfois la jalousie. Mais c'était tout. Jamais ce n'était allé plus loin. Jamais d'aventures chanceuses. Jamais d'amourettes sérieuses. Toi, quoi. Faut dire que tu t'en occupais pas tant que ça, tu les mettais pas énormément en valeur. T'en as été complexée parfois, petite.
C'était futile. Mais. Faut dire que t'étais contente d'avoir trouvé une semblable. Voilà. Pas de jugement.
En plus elle était jolie. Les garçons la regardaient avec intérêt, les filles avec jalousie. Si c'était comme ça que les gens te voyaient, toi aussi...
Pourtant, t'avais jamais charmé qui que ce soit. Lïnwe t'avait gentiment rejeté. Les gens ne t'aimaient pas.
Enfin. Si. Y avait Jace. Amant d'un soir, ou de deux. Tu l'aimais beaucoup, il t'attirait terriblement. Mais t'étais sûrement pas plus pour lui. En plus tu le connaissais pas tellement dans la vraie vie. Peut-être qu'il ne te correspondait pas vraiment.

Tu t’approchas nonchalamment du banc où elle était assise, puis tu te plantas devant elle, un sourire aux lèvres.

Hey.


Waouh. Elle était vraiment belle. et elle avait l'air sympa. Une rousse ne peut qu'être sympa, ou alors c'est une vulgaire blonde vénitienne. Ou pire, une fille à teinture. Beurk.

Tu me fais une place ?
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Re: Sur le banc

Message par : Madilyn Nebulo, Mer 21 Mar 2018 - 16:07


Du mystère dans ses yeux, un point d'interrogation qui se reflète presque sur les braises ardentes de sa chevelure luisante. Un regard malicieux, un peu joueur. Quelque chose de félin. Tu veux jouer avec elle.

- Dans ce monde gris, une lumière rousse est toujours la bienvenue.

Un sourire iridescent, géante rouge, soleil aux rayons fascinants, elle m'invite de sa main blanche à prendre place et je ne m'en prive pas. Elle est une boule de feu solaire, et je suis la nuit sélénite, mystique, taches de rousseur en guises d'étoiles, points de lumière, points de rousseur. Constellant la nuit et ta peau de lait, elles témoignent de ta particularité marquée dont tu te sens de plus en plus fière.
Ses mots sont doux et oniriques, de la poésie dans laquelle tu te reconnaît et te reflètes. Entre la foule quelconque, deux astres gravitent, éclatants.

- Que fais une si jolie fille dans les allées du Chemin de Traverse ? Te serais-tu perdue ?

Soucieuse de toi, sa camarade de ciel roux, elle s'inquiète. Sourire déguisé par tes mèches folles lévitant devant ton visage, tu réponds, énigmatique.

- Perdue ? Plutôt retrouvée. Les étoiles rousses s'attirent, gravité maîtresse de tout. Je me promenais en quête d'un tout, d'un rien, et puis je me retrouve avec un semblable.
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Re: Sur le banc

Message par : Madilyn Nebulo, Dim 15 Avr 2018 - 20:03


Deux astres enflammés qui se frôlent, réaction chimique, ça grésille, ça se consume, ça s'enflamme, et tout ça sans cendres. Que de braises, que de flammes et étincelles ardentes. Irradiée sans douleur, tu rayonne, solaire. Son feu provoque en toi une combustion spontanée et chaleureuse, sa lumière t'éclaire et t'offres tant d'énergie. Tu te sens bien, avec elle, cette rousseur rassurante. Elle brille, illuminée, et tu te sens bien, fière, en te disant que dans toute cette lumière, y a peut-être une part que tu as causé, toi. Mieux que le soleil, mieux que les étoiles, surpassant la lune. Géantes rouges en brasiers explosifs. Incandescentes. Fleurs de flammes, la fournaise dans la chevelure.

Elle te regarde, complice de cette particularité que vous partagez et exhibez avec fierté. Oui, tu te sens fière, appartenant à une équipe, un clan, une communauté. Appartenant à quelque chose. Pour la première fois, tu t'enorgueillis de ce détail si signifiant, que tu n'avais jamais vraiment mis en valeur, toujours un peu oublié. Taches de rousseur pour graviter autour de la nébuleuse fauve principale. Comme des étoiles sœurs de l'incendie. Elle, elle n'en a pas mais ça ne change rien. Peau pâle, princesse de glace et de feu, contenant les deux pôles en un être, elle a tout, tout. Chez elle, pas de boucles sauvages, ravage, mais de longs fils de feu volcaniques, lisses et soyeux, comme du magma scintillant. Chevelure de lionne. Lèvres rouges à peine plus sombres que sa toison bouillonnante. Sublime léoparde, fauve et féline, éclatante. Elle semble si heureuse, éblouissante de sa rouge superbe, de la joie d'avoir trouvé une semblable. Et c'est contagieux, à tel point que toi aussi, en coquelicot pourpre, tu déploies tes pétales comme des ailes, en t'épanouissant.

Je patientais en quête d’un tout, d’un rien, et puis à l’instant où je m’apprêtais à partir, tu es arrivée, tel un phare dans le brouillard, telle une lumière dans l’obscurité. Comment se nomme celle qui m’a sorti de mon ennui ? Puis-je faire quelque chose pour la remercier ?

Elle reprend tes mots comme elle reprend tes traits, une connivence agréable entre vous, entrecoupée de poésie occasionnelle, soudaine. La notion de phare et de lumière recoupe parfaitement l'image que tu gardes d'elle, guide écarlate, une lueur empourprée. Tu rougis d'ailleurs, bien justement. Ton nom est demandé. Des remerciement anticipés.

Et sur son visage de porcelaine parfaite, un sourire solaire apparaît, énorme et flambant de lumière. Tant de joie. Tant de chaleur et de lueur.

Madilyn. Je suis Madilyn.

Tu récupères les quelques mèches que, timide, tu avais trop sagement rangées derrière ton oreille, pour les exhiber devant tes épaules avec fierté.

Pas besoin de merci. Ton être entier signifie déjà tant de choses. Un tout, un rien... Clin d’œil. Et tu es, belle sirène...?
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Re: Sur le banc

Message par : Madilyn Nebulo, Sam 26 Mai 2018 - 21:58


Elle goûte à ton nom comme à une friandise, et tu vois presque ses papilles s'éparpiller en voluptés dégustatrices. Tu sais ce qu'elle pense. Original. Pas commun. Et pour une fois, tu t'en moques, t'en es même fière, parce que tu sais qu'elle ne le pense pas de manière désapprobatrice. Tu sais qu'elle l'apprécie. Et la fierté de ce nom s'associe à ta toute récente fierté rousse. Originale. Ouais. Et ? Parce que c'est ce que t'es en fait. C'est tout. C'est toutes ces petites choses qui forment toi. T'es fière d'afficher ta rousseur avec cette géante rouge à tes côtés, sœurs de soleil, c'est pas beau ? T'es fière de cette compagnie, et t'as envie de le mériter. Pour la première fois, tu te sens appartenir à un truc, et t'as bien envie d'en être digne.

Moi je suis… joueuse..., un mystère, une rencontre éphémère, une enveloppe renfermant un volcan, un tout, un rien… et encore une enfant dans mon cœur.

Joueuse... Ouais, t'apprécies ça. Faut dire que toi aussi, quelque part, tu l'es. Ta vie, tu la joues, comme aux dés ou comme un funambule sur son fil éphémère. Tu te surprends toi-même, t'oscilles, tu joues à fond, entre coups de maîtres et changement de mains.
Elle parle comme toi tu penses, tout en poésie, les mots qui s'écoulent sans bavures. C'est beau, faut dire. Si délicat.
Un mystère. C'est vrai, énigmatique fille de magma, un peu comme toi en fait, insaisissable et imprévisible, toujours en perpétuel changement. Une intrigante aux mille surprises.
Une rencontre éphémère. Fugitive, fugace, fugueuse.
Une enveloppe renfermant en volcan. C'est vrai, façade rigide, sous lequel se consume des feux d'artifice tout en pétillements. Tu connais ça.
Un tout, un rien. Éphémère, parfois effacée, parfois omniprésente, tu es un feu à double face, une flamme à double lame.
Encore une enfant dans son cœur. C'est la que la sororité naissante prend tout son sens. Car la petite Maddy, elle est toujours là, quelque part, resurgissant quelques fois, par surprise. Tu la cultives dans son innocence et son insouciance. Elle est précieuse, tu l'sais.

Et toi aimes-tu jouer ? Je te propose cette charade, si tu la résous, je te donnerai mon nom. Tu es sortie du ventre de mon premier. Tu fais appel à mon second en cas de besoin. Mon tout est une belle sirène.

Si t'aimes jouer ? Elle sait pas c'qu'elle dit. Cette étincelle de malice et de défi au fond des yeux stimule la p'tite Maddy qui sommeillait juste là. Elle a à peine formulé la question que ton cerveau se met déjà en marche. Sortie du ventre... Mère. Tu lui fais appel en cas de besoin. Aide. Mère-aide. Mered ?
Tu t'en rappelles maintenant, t'as déjà vaguement entendu ce nom à Poudlard, dans tes plus jeunes années d'élève là-bas. Mais pas de connaissance particulière.

J'aime bien.

Tu souris, sincère.

A mon tour de donner une info. J'suis une Poufsouffle.

Et tu espères que comme auparavant elle saura effacer l'image des préjugés. Pendant que tu l'observes, tu tentes de deviner la maison que le Choixpeau a choisi pour elle. Pas facile...
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