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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse
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Sur le banc
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Chris Aaron Bennet
Serpentard
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Re: Sur le banc

Message par : Chris Aaron Bennet, Lun 17 Mai - 0:42


Toujours le bras tendu avec sa baguette bien serrée dans sa main, Atana continuait à le fixer, sans un mot. Chris ne bougeait pas, mais cela ne l’empêchait d’avoir sa baguette a portée de main, les doigts prêts a plonger dans sa poche pour en ressortir son arme. Enfin si il devait être amené à s’en servir ceci serait a contre cœur. La jeune femme en aillons, aux pieds nus, au regard apeuré, et aux long cheveux bruns, continuait à le regarder, une espèce d’envie se dessinait petit à petit dans ses yeux, l’envie de quelque chose, mais de quoi donc ? l ne le savait pas, juste ce que Chris savait c’était qu’elle devait envier quelque chose en lui, ou sur lui.
Ceci dit quoi de plus normal d’envier Chris, beau, intelligent, sportif, mignon, stylé, agréable à regarder et j’en passe les remarques mélioratives qu’on peut trouver à son égard ! Peut être le seul point négatif que certains arrivaient à trouver était que ses parents soient loin d’être des sorcier. Que voulez vous, les idées de sang pur continuent à circuler a travers les générations, et un fils de cracmol et moldu, est en quelque sorte un sang de bourbe.


Finalement se rendant compte qu’elle n’avait rien à craindre de lui, Atana s’assit à ses cotés. Enfin elle s’installa sur l’extrémité opposée a la sienne, comme si le moindre contact, la moindre approche même amicale pouvait lui faire peur. Et la peur c’était surement le sentiment qu’elle devait continuer à ressentir, les jambes pliées, les genoux sous le menton, les pieds nus, sur le bord du band et les bras entourant le tout, elle devait surement avoir froid, et la peur ne devait l’aider a se sentir mieux. Pendant qu’elle se présentait, Atana était son nom, son nom de famille elle ne le lui dit pas, mais l’expression de son visage suffit à lui faire comprendre qu’elle ne semblait s’en souvenir, comme de tout ce qui lui arrivait depuis un certains moment, Chris retira sa baguette de la poche de sa veste en cuire, et la rangea discrètement dans une du pantalon. Il allait lui offrir sa veste pour qu’elle cache un peu ses vieux aillons miteux, déchirés en lambeau, et également pour qu’elle puisse avoir un peu plus chaud.
Il fallait dire aussi, que cet endroit calme, ce petit square ou personne en semble passer, était tellement reculé qu’il était entouré par des habitations, le soleil avait du mal à inonder l’endroit, et l’ombre y était quasi permanente.


Sans gestes brusques, doucement, délicatement, il Chris retira une manche tandis qu’elle avait les sourcils froncés, plongée dans ses souvenirs, ou du moins dans les brides de mémoires qui lui restaient. Quand Chris allait se lever pour offrir la veste à la jeune femme, cette dernière se tourna vers lui. Atana le fixa quelque temps, en silence, son regard transcendant l’empêchait de bouger, et c’était limite s’il ne se retenait pas de respirer. Finalement après ce long silence, elle le rompit avec une inspiration, et essaya de lui parler….
Elle cherchait constamment ces mots, et faisait de longues pauses durant les quelles la jeune femme réfléchissait au terme à employer ! Lorsqu’elle eu fini et que Chris ai récolé les morceaux de phrases ensemble afin de les rendre cohérents, il fini par comprendre qu’elle lui parlait d’un certain Azphel qui devait être son frère…. Sur l’instant il fit non de la tête, et se leva.


Atana le regarda avec une certaine appréhension quand à son changement de position soudain, Alors que Chris lui montra sa veste dans sa main, elle eut un mouvement de recule, comme si il allait la frapper avec. Mais finalement comme Chris ne bougeait pas elle fini par enlever les mains de son visages, et reprit son ancienne position progressivement, en gardant Chris en vue. Et d’ailleurs continuer à le garder dans son champ de vision s’avisa plus difficile que prévu, elle dut tourner la tête, pour le suivre se diriger derrière elle. Une fois derrière le banc, le dossier en bois usé par le temps les séparait, mais cela n’était pas suffisant pour faire disparaitre la peur et l’angoisse de la jeune fille.

Toute courbée, la tête rentrée dans les épaules elle ne bougeait pas, et attendait le châtiment que Chris allait lui imposer. Enfin le châtiment, le vendeur de baguette voulait juste lui pauser sa veste sur les épaules pour qu’elle a plus chaud. Alors qu’elle ne bougeait pas, Chris passa sa main dans les cheveux de la vélane, et les dégagea de sa nuque du haut de son dos. Là ce fut comme un choque pour lui. Derrière ces cheveux sa tunique était déchirée de partout laissant apparaitre sa peau à divers endroits. Plus surprenant encore, il semblait y avoir un tatouage qui partait d’entre les deux omoplates. Comme il ne le voyait que par endroit, il ne pouvait savoir de quoi il s’agissait, mais il était presque sur qu’il s’agissait d’aile, à cause des détails des plumes…
Comme attiré par le tatouage il approcha ses doigts lentement, jusqu'à l’une des déchirures par laquelle il était visible. Du bout des doigts il effleura la peau tatouée….


A l’instant même ou sa pulpe des doigts eut touchée la peau, un flash lumineux aveugla Chris. Il se retrouva au milieu d’une réception, une réception huppée, avec pleins de sorcier autour de lui, qui discutaient riaient, dégustaient des canapés. Il se regarda pour s’assurer qu’il était bien dans son corps, mais ses vêtements n’étaient pas les mêmes une chemise blanche un pantalon noir, et sa main une rose. Alors qu’il porta la rose a ses yeux pour essayer de comprendre une voix féminine s’éleva a ses cotés. Il se retourna mais ne distingua pas le visage de cette dernière, une lumière aveuglante l’empêchait de voir de qui il s’agissait, en effet la voix était celle d’Atana mais elle était bien plus calme et parlait très bien anglais. Cette demoiselle lui disait :

« Regarde là bas c’est mon frère, Azphel ! »

Se retournant pour essayer de voir qui était-ce, il se retrouva dans le square, derrière Atana, les doigts sur son dos, sans comprendre pourquoi ni comment tout cela était arrivé…. Dans la précipitation, il retira ses doigts de la peau d’Atana, et déposa rapidement la veste sur son dos.

Une fois cela fait Chris revins face à Atana, il ne comprenait pas et cela lui faisait un peu peur, pourquoi la voix qu’il avait entendu était la sienne ? Comment a-t-il pu faire un flashback tout seul, enfin il n’était jamais allé a cette réception, il n’avait jamais vu cet Azphel, alors pourquoi d’un coup, cela l’arrivait…. Il devait y avoir une raison. Les yeux remplis d’interrogation, il fixa la jeune femme.


« Ce tatouage, il est magique ? »
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Atana Markoff
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Re: Sur le banc

Message par : Atana Markoff, Lun 28 Juin - 17:49


Long. Oui le jeune était long pour déposer sa veste sur les épaules de la jeune fille. Elle était toujours aussi craintive mais bizarrement se sentait en sécurité avec le jeune homme même si il dégageait une assurance quelque peu … dérangeante pour la jeune fille. Depuis qu’elle s’était réveillée dans cet endroit bizarre, amnésique et perdue elle avait tendance à fuir les autres et surtout ceux qui avait un peu trop d’assurance à son goût car c’était les pires. Oui les pire, c’était de ceux qui savait ce qu’il voulait et bien souvent ils ne reculaient devant rien pour avoir ce qu’ils désiraient. Que ce soit en bien ou mal. Pourtant Atana sentait que ce sentiment lui était familier. Sans doute avait-elle été comme ça un jour … Un jour, ce terme lui semblait tellement irréaliste. Elle avait eut une vie avant c’était certain, mais … elle n’aurait su dire laquelle. Elle connaissait des choses dont elle n’avait jamais l’impression d’avoir apprit. Parler, manger, marcher, réfléchir … des choses naturelles qu’elle avait redécouvert seule mais dont elle connaissait déjà l’existence. Avez-vous déjà ressentit ça ? Cette sensation de connaître une réponse, de savoir comment agir, comme un effet de déjà vu mais en étant persuadé de le faire pourtant pour la première fois. Ça avait quelque chose de frustrant et … flippant. Mais la jeune fille avait appris à se faire à ce sentiment et c’était même devenu comme un jeu pour elle.

Que faisait-il ? Elle semblait avoir attendu une éternité avant que la cape de touche ses épaules. Pourtant rien ne semblait venir, plus les secondes passaient et plus elle se recroquevillait sur elle même méfiante. La tête rentrée entre ses épaules elle fermait les yeux et attendait … Elle ne sentait pas que le doigt du jeune homme lui frôlait la peau, à vrai dire elle ne sentait pas grand chose. Une caresse du vent, les rayons du soleil, la pluie sur son corps tout lui semblait … abstrait comme si son corps entier était anesthésié pourtant il agissait en conséquence. Une sensation qui aurait pu paraître déroutante et bizarre à n’importe quelle personne qui avat souvenir de ces sensations mais pour la jeune fille c’était naturelle. Comme lorsqu’un daltonien regardait des couleurs. Il la voyait verte alors qu’en réalité elle était bleu. Pour lui le bleu devenait vert et le vert devenait bleu. Il fallait juste se plonger dans sa réalité pour comprendre. Vous suivez ? Et bien il s’agissait de la même chose à présent. Pour Atana, le vent, la pluie, les autres, rien n’avait de sensation pour elle. En tout cas niveau touché. Pourtant lorsque ces doigts frôlait un objet, une personne, ou n’importe quoi d’autre elle ne ressentait la chaleur, la rugosité, la douceur … Mais pour elle s’était normal. C’était sa réalité. Quand il faisait frais, elle ne sentait pas le froid pourtant son corps grelottait. Quand il y avait beaucoup de soleil la jeune fille n’avait pas chaud pourtant sa peau rougissait. Pour elle s’était normal. Juste normal. C’était sa réalité.

Si elle ne sentit pas le touché du jeune homme, elle sentit par contre un flot de souvenirs se déverser en elle. Comme si une porte avait été ouverte, comme si un barrage avait cédé. Elle ferma les yeux et se figea comme frappée de stupeur et bien que fugaces, les visions qui la traversèrent furent bouleversante. Elle n’eut ni mal, ni sonnée, ni même apeuré. Non. Elle avait juste la sensation de se rappeler soudainement de quelques choses d’important, comme une évidence. Comme si tout naturellement elle venait de se souvenir de plusieurs événement de son passé. La jeune fille n’était pas sur que tout soit chronologique, ni même que tout soit vrai mais elle sentait au fond d’elle qu’elle pouvait s’y fier … Elle se mordit la lèvre avant de se lever et de faire quelque pas. Elle ne sentait pas la chaleur de la veste du jeune homme sur ses épaules mais sentait un bien être l’envahir, elle ne sentit pas le cailloux sur lequel elle marcha pourtant elle sentait une certaine gêne l’envahir et bougea son pied inconsciemment. On s’y faisait. On se faisait à tout de toute façon.

La jeune fille était dos à Chris, elle n’avait pas prit la peine de répondre à sa question. Non pas qu’elle le snobait mais elle devait faire le point sur ce qu’il s’était produit dans son esprit. Elle se mordillait la lèvre inférieur et finit même par se ronger ses doigt sales. Cette constata la surprit grandement d’ailleurs. Elle qui prenait soin de son corps que faisait-elle aussi sale ? Elle leva les yeux vers une devanture crasseuse et s’y rapprocha. Elle ota la veste de ses épaules et s’en servit pour nettoyer la saleté qu’il y avait sur la vitre. La veste, qui avait certainement du coûter une petite somme bien rondelette au jeune homme, se retrouvait maintenant avec de jolies dégradé noir et gris. Avec effet toile d’araignée … Pour sur que le jeune homme allait lancer une nouvelle mode grâce à la Vélane. Enfin … pour l’instant il allait surtout devoir lancer une machine en route pour rendre son vêtement un peu plus présentable. Merci qui ?

Quoiqu’il en soit la jeune femme se regardait de haut en bas et poussa un cri horrifier en voyant son reflet dans la vitre. C’était pas possible ça ne pouvait pas être elle. Elle avait toujours prit le temps de se laver. Au moins une fois tous les deux jours quand même … depuis combien de temps n’avait-elle pas prit de douche ? De bain ? De s’être laver les dents … ? À cette constatation elle fit un volt face vers Chris et recula paniquée. Elle plaqua une main sur sa bouche et regardait le jeune homme horrifié. Là c’était tro pour elle. Certes elle était une Vélane, une très belle Vélane et on lui avait souvent répété que peu importe comment elle était tout le monde le trouverait encore belle à tomber. Mais fallait pas pousser, c’était pour la forme que les gens lui disent ça. Combien d’homme sur cette terre, même si la vélani dégage des phéromones puissant, voudrait d’une femme au cheveux sale et mal coiffé, à l’odeur corporelle quelque peu douteuse … 0 ? On est bien d’accord … Atana avait l’impression de tourner dans un mauvais film, le destin d’Atana ou Ugly Atana … une blague c’était une blague.

Elle qui l’instant d’avant ne se souvenait même pas de son nom, elle qui l’instant d’avant trouvait ça normal, ou plutôt non, ne trouvait pas choquant son état et sa façon d’agir se retrouvait maintenant dans une grande crises de conscience horrifiante et perturbante. Pour quelle raison se souvenait-elle de tout maintenant ? Enfin de tout c’était un bien grand mot mais quand … la moitié de ses souvenirs lui était revenu et avec son sens humain et son sens des réalités. IL ne fallait surtout pas que Chris ne l’approche, même si ça faisait bien 15 minutes qu’ils étaient l’un à côté de l’autre la jeune vélani ne supporterait pas plus de proximité … Elle se racla la gorges et sortit soudainement sa baguette qu’elle pointa d’abord sur le jeune homme avant de pivoter et de murmurer une formule pour que ses cheveux retrouves leur côté soyeux et lisse d’avant. Encor mieux que les shampoing dans ses publicité moldu. Ne pique pas les yeux, adieux le nœuds ! Elle fit couler de l’eau de sa baguette et s’aspergeant le visage avant de se le laver d’un sort rapide. Elle était désormais présentable, tout du moins hygiéniquement. Mais ces vêtements … enfin si on pouvait toujours appeler ça comme ça la rendait honteuse et quand bien même elle réparait les trous de sa tenue elle n’était en rien couturière-sorcière. Et les sorts pour se confectionner des robe n’existaient pas encore … et on va dire qu’avec sa vie passée la jeune fille n’avait pas apprit à manier l’aiguille aussi bien qu’une épée … Elle s’approcha de Chris et avec un sourire radieux lui dit :

Il n’est pas magique … enfin il à été fait par de la magie chez Sortant (pour la modique somme de 20 gallions, soins compris -promotion valable jusqu’au 31 août-) … mais il n’est pas magique …

Elle trouvait sa question bizarre, sans doute que c’était la dernière mode chez les jeune sorciers. Atana avait l’impression d’avoir quitté le monde des vivants un peu trop longtemps … La jeune femme s’approcha un peu plus de lui et agrippa le haut de son t-shirt :

J’ai besoin de toi ! Il faut que tu m’aides, c’est vraiment important pour moi !

Elle planta son regard dans le sien pour lui faire comprendre l’urgence de la situation et repris :

IL me faut des fringues … trouve moi des vêtements s’il te plaît ! Je … je ne sais toujours pas qui tu es ni ce que tu m’as fait ou bien ce qu’il sait passé mais je me souviens d’une partie de ma mémoire. Je sais qui est mon frère et je … il me fait des vêtements !
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Anaelle Etlyne
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Re: Sur le banc

Message par : Anaelle Etlyne, Jeu 5 Aoû - 0:43


[ Je me permets de faire un nouveau RP comme l'ancien date un peu, désolée..]

[ PV Cassius ]



Parlons d'abord météo, parce que c'est souvent par le temps que les humeurs se distinguent.

Le soleil se cachait en ce moment. Il jouait à cache-cache avec les nuages et les gens en pâtissaient. L'air anglais était frais et le soleil, lorsqu'il était là, réchauffait paisiblement chaque être vivant de façon assez généreuse, pour une fois. Mais lorsqu'il disparaissait pour ne plus être trouvé, l'air reprenait un semblant de froid et le vent brisait tout air chaud, comme si le comptage pour retrouver le frère de la lune était infini, stupide jeu. La météo était capricieuse et beaucoup d'anglais en étaient mécontent. Après l'été radieux qu'il venait d'avoir, certains espéraient que le réchauffement climatique joue en leur faveur même après la saison chaude. Mais ce n'était pas vrai et l'habitude météorologique de Grande Bretagne reprenait ses droits. Les gens en devenaient grincheux et rouspétaient envers les plus joyeux qui ne se laissaient pas abattre par le vent ou la pluie, des jeunes en majorité qui ne démordait pas de leur joie de jeunesse pour si peu. Anaelle en faisait partie. Elle qui n'était pas plus dérangeait par le temps aléatoire, elle avait souvent droit à des regards noirs lorsqu'elle chantonnait dans la rue alors que le vent embêtait les plus frileux, comme si c'était de sa faute. Ca la faisait toujours sourire, mais les sorciers n'étaient pas de son avis.
Elle dérangeait.Un-deux-trois-pour-tous, c'est encore au mauvais temps de chercher le soleil. Le jeu se terminera peut être l'été prochain.

Elle n'avait pas cours aujourd'hui et elle avait décidé d'en profiter un peu. Bien que les cours ne fussent pas si pesants, se changer les idées de temps en temps n'était pas une mauvaise idée. Elle voulait en profiter pour sortir, se laisser aller pour une fois. Elle s'était habillée en conséquence : adios l'uniforme noire de l'école, bonjour jupe bleue et petit haut blanc qui laissait paraître quelques belles formes de la jeune fille. Elle avait mit un boléro, en plus, pour ne pas laisser totalement ses bras libres et pour ne pas avoir d'autres regards noirs supplémentaires, dû surement aux jaloux aux vues de sa capacité de ne pas avoir froid alors que le vent s'était levé. Anaelle était jolie, sans pour autant paraître facile. Son apparence ne comptait pas vraiment pour elle, elle voulait juste être à l'aise, bien dans ses pompes.

En outre son apparence physique, Anaelle était plus portée sur son mental. Sa matinée avait été prise pour étudier, ou du moins être à jour dans ses cours : elle ne voulait pas être en retard et être trop submerger par la suite. Elle n'avait pas passé sa matinée dans sa chambre, à plancher sur son cours de potions ou de Défense contre les forces du mal, non, elle n'était pas une Serdaigle après tout, mais elle s'était prit du temps tout de même pour relire quelques leçons et reprendre les endroits qui lui étaient légèrement flous, comme pour le cours de métamorphosage où quelques points restaient mystérieux pour elle : une élève qui voulait réussir son année, en fait. Ou du moins, elle justifiait ça comme ça. Oui, elle voulait réussir. Et s'appliquer à travailler était une bonne méthode pour la jeune fille, c'était tout.

Elle s'était ensuite dirigée vers la ville des sorciers avant les coups de midi, après avoir fait un passage dans le parc pour voir une amie ou deux, : manger dans un petit restaurant indépendant d'un sorcier était toujours plaisant et le déjeuner n'était jamais trop mal et pas cher. Elle était restée une petite heure et avait mangé comme il fallait. Elle était seule, mais elle n'était pas malheureuse, elle aimait cette solitude.
Elle sortit du restaurant d'une manière amusée qu'elle n'y était entrée, surement à cause des remarques gentilles qu’avait le gérant à son égard. Il était gentil et elle appréciait toujours ses taquineries. Elle sauta sur le trottoir et regarda autour d'elle. Elle n'avait pas d'idée précise, elle était libre et n'avait aucuns projets. Elle se mit alors en route et flâna le long des ruelles, cherchant des boutiques sympas qui pourraient lui faire passer le temps.


La jeune Poufsoufle prit son temps et fit quelques magasins pour faire des achats, pas très utiles mais qui lui faisaient plaisir. Elle continua ses emplettes et la journée défila rapidement, ce qui la dérangeait légèrement. La dernière boutique où elle pénétra était une librairie. Elle y était entrait par curiosité et y était restée quelques dizaines de minutes, trouvant une ou deux personnes qu'elle connaissait et avec lesquelles elle avait discuté discrètement, avant de repartir dans les rayons. Elle n'était pas une folle dépensiaire, mais elle avait eut plusieurs coups de coeur dans la grande boutique : un livre sur la psychologie des sorciers au hasard ou même un livre sur les animaux magiques et leurs spécificités, entre autre, parmi les quatre bouquins qu'elle avait acheté. C'était curieux comme achat, mais Anaelle voulait comprendre ce qui l'entourait et elle savait que la connaissance n'était pas infuse. En plus, ces livres pouvaient toujours être lu le soir avant de dormir, c'étaient toujours des lectures de chevet ce qui ne lui déplaisait non plus pas.

Elle reprit alors sa marche lorsqu'elle sortit de la maison des livres. Juste devant la librairie, elle eut une hésitation. Ses jambes commençaient à se faire lourdes et la journée était déjà bien assez entamée pour aller voir ailleurs. Regardant autour d'elle, elle regarda un petit parc pas loin. Elle eut un moment de réflexion, parce que oui ça lui arrivait, avant de prendre sa décision : un parc voulait dire banc aussi, ou du moins il était logique d'en trouver. Elle se décida plus fermement et se lança à la recherche d'un banc. Ses affaires commençaient a être lourd et elle avait peur pour les livres qu'elle venait d'acheter : le sachet n'avait pas l'air solide. Elle eut une mimique contrariée mais continua sa marche, espérant de tout coeur que le sachet ne la lâchera pas.
C'est en arrivant à quelques mètres que la jeune fille eut son moment de contrariété, tant repoussés. Alors qu'elle marchait d'une allure calme, elle ne sentit pas tout de suite que le sachet se perforait sous le dessous. Elle le comprit que quelques secondes après, lorsqu'elle fut étalée de long en large à côté de ses affaires.
Explication : les livres dans le sachet se faisait trop lourds et l'allure négligente de la jeune fille avait déchirés de long en large le sachet. Les livres étaient alors tombés juste devant les pieds de la jeune fille qui était trop occupée à regarder le banc qu'elle convoitait tant. Le moment de distraction lui avait été fatal : ses pieds s'étaient prit dans les livres et son corps avait basculé en avant en la laissant étalé de tout son long. Fin de l'explication.
Dans un léger cri de surprise et de douleur, la jeune femme ronchonna. C'était obligé que ça lui arrive, maladroite comme elle était, et forcément sa jupe était remontée trop haut et laissait entrevoir un joli sous-vêtement et forcément elle n'arrivait plus à se relever vu que ses mains étaient occupaient à tenir les autres sachets qui avaient été entrainés dans sa chute. Elle resta étalée sur le sol, cherchant une solution à sa propre prison, reprenant sa respiration, luttant contre la douleur qui se faisait sentir sur ses genoux.


Elle émit tout de même un rire, un léger rire nerveux mais amusé. Elle s'en doutait de toute manière et elle avait déjà une idée que le sachet allait lui causer plus d'ennuis qu'elle ne l'aurait voulu.
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Cassius Clay
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Re: Sur le banc

Message par : Cassius Clay, Lun 16 Aoû - 18:12


Il venait d'éteindre son réveil machinalement comme tous les matins depuis maintenant une semaine. Mais à la différence des autres jours celui ci allait sans doute faire partie des mauvaises journées à oubliées. En effet, comme preuve de ce qu'il venait d'annoncer, le jeune homme se prit les pieds dans le tapis à peine sorti du lit pour finir sa course contre l'armoire et s'y cogner le gros orteil... La journée démarrait donc de plein pieds c'était le cas de le dire. Comme lors d'une réaction en chaine les éléments se déchainèrent contre le simple vendeur d'Ollivander's. Il venait de remarquer qu'il était d'or et déjà en retard pour le travail, qu'avait plus de biscotte pour le petit déjeuner, qu'il n'avait plus de dentifrice et il ne trouvait pas de paire de chaussettes propres... Il y'a des jours comme ceux là où l'on aurait préféré rester coucher bien au chaud dans son lit, mais le travail n'attend pas lui...

C'est donc avec une demie heure de retard et des chaussettes dépareillées que le Gryffondor se présenta à la boutique. Et comme si ce n'était pas assez pour lui il vit, d'un air médusé, que les clients s'étaient amassés en nombre sur le Chemin de Traverse et dans la petite enseigne Ollivander's. Sans doute un coup à se faire réprimander par la gérante ou son mari... Cassius s'était directement rendu dans l'arrière boutique sans passer par le comptoir. Il y trouva Chris qui ne manqua pas de lui rappeler son retard et qui lui ordonna ensuite de se rendre en salle pour aider Sara. Les clients étant présent en masse, les vendeurs d'Ollivander's n'eurent pas de pause pour le déjeuner... Le préfet avait horreur de l'effervescence des week-end. Et comme si la foule de clients ne suffisait pas, certains d'entre eux avaient le dont d'agacer le personnel de la boutique. La journée fut interminable et lors ce que la pendule vînt à afficher 18h30 le vendeur eut une envie soudaine de sauter dans tous les sens, mais comme cela serait sans doute très mal vu de la part des deux gérants il se retînt d'afficher sa joie.

Le vent frais sur son visage, c'est une sensation qu'il avait envie de sentir depuis son entrée dans la boutique ce matin là. Cassius n'avait qu'une hâte, un bon sandwich et une bièreaubeurre. Il se rendit donc dans le bar le plus proche pour se restaurer et profiter des quelques instants de paix qui s'offraient à lui. Il décida de s'installer en terrasse. Il n'y avait rien de mieux qu'une bonne bièreaubeurre par un temps pareil et il profita de la sienne tranquillement.

Un sous-vêtement, voilà la vu qui s'offrait au jeune préfet alors qu'il quittait le petit bar où il s'était installer un peu plus tôt. Une jeune fille se trouvait étalée les bras en croix, une multitude de fourniture éparpillée au tour d'elle... Durant une fraction de seconde il eut envie de rire, mais il se retînt. En voilà une qui avait dû passer une journée similaire à sienne ! Il s'approcha assez pour remarquer qu'elle était élève de Poudlard, un visage familier au Gryffondor même... Après quelques secondes de réflexion il se rappela l'avoir vu durant une réunion du corps préfectoral de l'école. Il se décida ensuite à aller l'aider, se rapprochant tranquillement.

" Je vois que je ne suis pas le seul à avoir passer des moments délicats aujourd'hui. "

Il eu un petit sourire et se baissa ensuite pour l'aider à ramasser les livres se trouvant devant lui, laissant par la même occasion apparaître la chaussette verte et la chaussette blanche qu'il portait depuis ce matin. Il n'avait jamais eu l'occasion de discuter avec la jeune préfète et la situation était assez cocasse pour un "premier rendez-vous". Comme quoi il y avait sans doute du bon dans cette dure journée... en tout cas il n'était plus d'humeur massacrante comme le reste de la journée. Une fois les affaires ramassées il se releva et s'assit sur le banc se trouvant à quelques centimètres de lui.

" Il me semble que tu es préfète à Poudlard n'est ce pas ? "
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Anaelle Etlyne
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Re: Sur le banc

Message par : Anaelle Etlyne, Mer 18 Aoû - 19:09


Anaelle ne trouvait donc vraiment aucune solution. Son bras droit était bloqué par un livre tandis que celui de gauche était retenu par la lanière de son sac, qui lui était sous elle. Ses jambes quand à elles étaient à moitié dessus-dessous avec les livres, ce qui l’empêchait de les ramener vers elle afin de prendre un appui pour se relever correctement. C’était donc assez comique comme situation et Anaelle ne put s’arrêter de rire que lorsque son corps était trop irrité pour ne plus lui faire mal.
Même si rien n’était fait pour la mettre de bonne humeur, Anaelle n’en gardait pas pourtant un mauvais moral, au contraire. Sa journée s’était bien passée et, outre cet évènement, rien ne pouvait lui miner le moral. En effet, elle concevait bien que cette maladresse était plus drôle que triste. En tout cas, Anaelle était quasiment convaincue qu’elle n’était pas énervée par cette situation, ou du moins elle s’en convainquait d’une manière… convaincante, soit.
Après quelques minutes d’acharnement, elle arriva tout de même à libéré un de ses pieds et sa mains prise dans son sac. C’est sans doute à cause de cet acharnement psychologique qu’Anaelle ne faisait plus attention à ce qui l’entourait. Elle n’avait même pas réagit lorsque le vent s’engouffrait sous sa jupe et caressait d’une façon insolente son sous-vêtement et elle ne réagit non plus pas lorsque des pas se firent entendre derrière elle. Si elle avait entendu quelqu’un venir, peut être aurait-elle flipper et même peut être aurait-elle commencer à s’inventer toutes sortes d’histoires : un vieux pochtron, dégoutant qui était attiré par la vue de la pâleur de la peau d’Anaelle, ou bien était-ce un groupe de jeune qui l’avait vu dans ses pires moments et qui voulaient lui faire passer un autre mauvais quart d’heure à coup de baguette magique et de sorts à tout va, ou ça pouvait être un cheval qui passait par là et qui, ne la voyant pas, l’écraserai de toute ses forces sans demander son reste. Ou alors une chèvre, ouais parce que c’est bien les chèvres et que les chèvres étaient souvent attirés par Anaelle, c’était connu.
Bref, en tout cas Anaelle n’avait rien entendu, tant mieux pour elle peut-on dire. Réussissant à moitié à se lever, Anaelle sursauta lorsque la voix du jeune homme retentit dans le parc, ou plutôt dans la zone où ils étaient.
Après avoir calmé la tachycardie qui venait de lui monter au cœur, Anaelle posa ses yeux affolés sur le jeune homme qui venait de parler. Elle le reconnaissait vaguement et fut rassuré de ne pas voir un vieux dégeu lui proposer son aide. Toujours à moitié par terre, elle reprit son souffle et lâcha une réponse, d’une traite, de sa voix cristalline.


- Je ne sais pas si on peut appeler ça un moment délicat, en tout cas c’est pas le meilleur moment que j’ai pu passer aujourd’hui, c’est vrai.

Elle accompagna ses dires par un léger rire. Son regard suivit les gestes du garçon et elle fut complètement rassurée lorsqu’il prenait les affaires d’Anaelle pour les pousser loin d’elle dans le but de l’aider. Après quelques minutes d’efforts, la Poufsoufle était enfin debout. Mais à quel prix ? Des écorchures ornaient ses genoux, ses bras étaient griffés par le macadam et son menton avait rougit sous l’irritation du sol. Un peu embêtée, Anaelle fit un inventaire mental de ses blessures avant d’hausser les épaules. Tant pis pour elle, si elle n’était pas douée elle devait assumer les conséquences. Elle leva ensuite son regard sur le jeune homme qui venait de l’aider. En effet, de le voir sous cet angle aidait fortement la jaune et noir à le reconnaître. Il était bien de Poudlard et, en se remettant à sa mémoire, il était même à Gryffondor ! Elle eut un hoquet de soulagement, rassurée. Elle ramassa quelques affaires et les rangea dans son sac, mettant en pile les autres.
" Il me semble que tu es préfète à Poudlard n'est ce pas ? "
Lorsque le jeune homme parla, Anaelle leva la tête. Elle lui lança un sourire chaleureux et hocha affirmativement de la tête. Elle le regarda s’assoir sur le banc et continua de ramasser ses affaires, cherchant en même temps une solution à ses sacs déchirés. Ca ferait donc une longue trotte jusqu’à Poudlard avec autant de livre.

- En effet, seconde préfète à Poufsoufle ! Tu as bonne mémoire hein. D’ailleurs, tu ne seras pas à Gryffondor toi… ? Et du coup, préfet de Gryffondor ?

Lorsqu’elle eut ramassé tous ses livres, elle les amena par tas près banc, tas après tas, jusqu’à finir par son sac. Mais le problème avec Anaelle, c’était que l’orsque l’on était doué, on l’était à vie. Elle le savait pertinemment et pourtant elle restait insouciante à ce qu’il pouvait lui arriver. C’est donc lorsqu’elle se dirigea vers le banc, et donc vers Cassius, qu’elle reprit sa maladresse.

- Au fait, je m’apelle Ana…

AAAAAaaaah. Ouais, c’est ça qui est sorti de la bouche de la fille. Une sorte de ‘ AnaAAaaaah » qui ressemblait plus à un cri de détresse qu’à son prénom. En même temps, alors qu’elle commençait son prénom, elle s’était retrouvée sur le Gryffondor sans pouvoir anticiper sa chute : elle était donc à moitié sur le banc et à moitié sur Cassius, la tête bien sûr du côté intime du jeune homme, comme si ça ne suffisait pas de lui être tombé dessus.
Explication : Alors qu’elle marchait pour revenir vers le banc, une de ses tours de livres avait décidée de punir Anaelle et avait fait tomber deux bouquins sur le sol, juste devant les pieds à la jeune fille. Comme elle était en train de communiquer avec le Gryffondor, la jaune et noir n’avait pas fait attention aux endroits où elle marchait. Elle avait donc, tout naturellement, glissé sur un des deux livres avant de glisser sur l’autre et de se retrouver, ni plus ni moins, la tête entre les jambes du jeune homme. Fin de l’explication.
Elle pouffa, non pas de rire mais d’exaspération envers elle-même. Avant de se relever complètement, elle continua cependant sa phrase, avec un demi-sourire désolé, n’osant même plus regarder Cassius dans les yeux.


- Anaelle, je m’apelle Anaelle… Enchantée… ?
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Elena Lewis
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Re: Sur le banc

Message par : Elena Lewis, Mer 15 Déc - 19:28


Elena profitait d'un jour de repos, qu'elle avait bien méritée, pour faire ses derniers achats de noël. Il faisait froid, et il avait même neigé sur le monde magique. Echarpe, manteau et gants, la jeune femme était parée au grand froid. Le vent était glacial et sec et il fallait se dépecher de rentrer dans les boutiques pour trouver un peu de chaleur. Les rues étaients désertes, tous les sorciers avaient la même tactique qu'Elena. Les quelques raffales de vent lui gifflaient le visage de telle manière qu'elle était obligée de fermer les yeux et rentrer un peu plus sa tête dans son écharpe.

Il ne lui restait pas grand chose à acheter, mais il fallait terminer ces amplêtes, au moins une fois que ce serait fait, il ne faudrait plus y penser. Elle venait de rentrer dans une boutique de vêtements, et regardait quelques robes de soirée. Noires, bordeaux, vert émeraude, à dentelles, avec des frou-frou, de la plus simple à à la plus élaborée dans ses motifs. Il était clair qu'il y avait énormément de choix dans cette boutique là. Mais l'heure n'était pas aux essayages, il fallait qu'elle file à l'autre bout du chemin de traverse pour finir ses achats. Elle n'avait pas vu l'heure tourner, et elle avait suffisament gaspiller de temps à observer ces robes de princesses.

Elle se tourna et marcha jusqu'à la sortie du magasin, ouvrit la porte, et sortit dans le froid glacial et violent qui soufflait dans les rues. Les mains encombrées de ses sachets, elle n'arriva pas à remettre correctement son écharpe qui était à deux griffes de hiboux de s'envoler. Elle vit un banc juste un peu plus loin, elle marcha dans cette direction, et posa ses sacs dessus. Ses mains libérées, elle put enfin remettre son écharpe en place et se couvrir le cou et une partie du visage. Elle releva la tête et c'est alors qu'elle vit une jolie jeune femme, qui semblait attendre quelqu'un. Sans gênes, Elena avait débarqué sur le banc, ne s'était même pas soucié de ce qui se passait autour d'elle et avait peut être dérangé la jeune fille.

"Bonjour, excusez-moi, je peux m'asseoir quelques instants?"

Elle regarda la jeune fille avec un sourire amical, espérant que cette petite touche de politesse allait l'excuser de la façon dont elle était arrivée.
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Alex Sweet Pearl
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Re: Sur le banc

Message par : Alex Sweet Pearl, Mer 22 Déc - 15:38


    Miley venait d'acheter sa chouette au magasin d'animaux magique. Elle était magnifique, toute blanche avec un bec gris/marron. La jeune femme venait également d'acheter une cage de couleur argenté pour les voyages etc... La Serdaigle était très contente de cet achat qui lui serait utile pour envoyer des petits messages et autre.

    La jeune femme transplana jusqu'à chez elle et y déposa sa chouette qui au passage n'avait toujours pas de nom et elle repartie aussitôt sur le chemin de traverse terminé ses achats de Noël dans la neige. Il ne lui rester plus grand chose as acheté, certes, mais il fallait quand même y retourner, elle n'avait pas envie de passer un autre weekend dans les boutiques avec tous ce monde.

    Une boutique, deux boutiques, trois boutiques, quatre, cinq, six, sept boutiques, La jeune Miley n'avait pas vus l'heure tourner. Ca fessait déjà 3 bonnes heures qu'elle était là à se balader de boutique en boutique. Elle sortit d'une dernière boutique et épuiser, alla s'asseoir sur un banc. Quelque instant plus tard une femme assez jeune d’ailleurs s'assis à côté d'elle et lui demanda si elle pouvait s'asseoir. Qu'elle question idiote pensa la blondinette, c'est un banc public, non ? Alors pourquoi demande-t-elle la permission ?

    Miley : Oui, bien sur, je n’attends personne.

    [HRPG : Désoler, pour ce RP. Pas disparation, mais faut bien poster.]

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Re: Sur le banc

Message par : Invité, Sam 15 Jan - 21:56


[HRP : RP avec Lily Gordon, exclusivement]

Encore une dure journée de labeur. Après s’être réveillé sous un pont, glacé jusqu’aux os, il avait dû aller à l’auberge des deux mondes, comme tous les jours, pour pouvoir se faire une beauté en dehors de la pollution de Londres, pour ensuite commencer son service. Et voilà qu’il fallait sourire, demander poliment la commande, retourner au comptoir pour pouvoir la préparer avec le plus d’habileté possible, revenir vers la table et servir le client, prendre les quelques mornilles et les disposer dans la caisse sans avoir droit au moindre pourboire… Et le pire, c’était encore de nettoyer toutes les miettes de ceux qui mangeaient comme des porcs, d’essuyer les gouttes de ceux qui ne savaient pas boire, et de lécher le sol recouvert du liquide qui avait été renversé par les plus maladroits. Enfin, à y repenser, il en faisait partie de ces gens maladroits et il avait dû agacer les différents travailleurs de l’auberge – et des autres bars au passage – avant de devenir à son tour serveur. Peut-être que lorsqu’on le voyait débarquer, tout le monde allait se cacher sous les tables. En tout cas, s’il n’avait jamais vu personne le faire, il ne doutait pas qu’il s’agissait des pensées de certains.

Après avoir terminé son service, Will ne ferma pas l’auberge. Il passa un peu de temps dans l’arrière salle, qui lui servait d’armoire et de salle de bain, étant donné qu’il n’avait pas d’autre endroit pour stocker les affaires. Eh oui, c’était la dure vie de sans domicile fixe ! Mais comme dure vie, il y avait tout de même pire… Après tout, il aurait pu ne jamais pouvoir se laver ni se changer, ni même se raser. Pour se donner l’air un peu plus mûr, il laissa sa barbe sans se raser, comme il l’avait déjà fait le matin et le jour d’avant. Juste une petite barbe de trois jours… Il avait cru comprendre que ça donnait un air plus sexy. Peut-être… En tout cas, cette barbichette ne le gênait pas, et si ça permettait d’attirer les filles, tant mieux. Pour e soir, il comptait sortir, ou partir à la chasse. Aussi comptait-il sur une tenue classique, voyante, mais qui lui allait bien. Il opta pour un simple pantalon noir, avec une chemise rouge vif, qu’il ne rentra d’ailleurs pas dans son pantalon afin de se donner un air décontracté, et il mit également une cravate de soie noire, parsemée de micro-rayures blanches en diagonale, et espacées de plusieurs millimètres. Trouvant qu’il manquait quelque chose, il rajouta un chapeau noir, classique, mais qui lui donnait un certain air… Comment dire… Presque séducteur. Presque, oui… Ce chapeau ne l’empêcherait pas de se ridiculiser, comme d’habitude, devant les femmes, même s’il se pensait très fort. Il portait également des mitaines de coton rouges, toujours agrémentées d’un sortilège antidérapant, qui lui permettait d’éviter toutes les maladresses où ses mains étaient mises en cause. Cela n’en empêchait malgré tout pas une bonne partie…

Après s’être jugé fin prêt, le blondinet sortit de l’Auberge et se dirigea vers… Mais vers où déjà ? Euh… La liberté ? Non en fait, il avait envie de s’amuser, mais pas avec des moldus… Alors il lui fallait trouver un endroit fréquenté uniquement ou presque par des sorciers. C’est donc sans hésitation que, à cette heure tardive, et sous un ciel couvrant la lune, ce qui était très représentatif du mois de janvier, mais fort heureusement sans pluie, il se dirigea vers le chemin de traverse. C’est seulement en y arrivant qu’il se souvint qu’il n’y avait jamais personne à cette heure, que tous les commerces étaient fermés, et qu’il n’y avait aucune boîte de nuit. De plus, il ne pouvait pas danser, premièrement parce qu’il était un piètre danseur, mais aussi parce qu’il avait le pied droit endommagé. Suite à une bataille menée contre un bloc de pierre, il avait perdu et avait été ridiculisé en se faisant écraser le pied. S’il marchait désormais normalement, il allait tout de même plus lentement, ses orteils droits lui faisant toujours souffrir le martyr à chaque fois qu’ils se rapprochaient trop du sol. Et malheureusement pour lui, les pieds étaient souvent près du sol… Le grand blondinet, habillé élégamment marcha donc lentement sur le chemin de traverse, avant de tourner dans une petite ruelle à côté… Il savait qu’il y avait un banc, et puisque la journée n’était pas pluvieuse, il pourrait y passer la nuit. Il trouva facilement le banc, mais comme chaque nuit, il dut se battre pour obtenir son petit coin. Le banc était déjà occupé par d’infâmes clochards armés de kangourous mutants. Oui, le combat s’engagea et la victoire ne fut pas facile à obtenir. Après s’être fait mordre à trois reprises et avoir failli attraper à la fois le tétanos, la rage, la polio et la lèpre, il avait réussi à terrasser ses concurrents à l’aide de l’ongle de son petit doigt gauche qui s’était cassé, et qi, en arrivant dans l’œil du clodo le plus proche de lui, l’avait fait basculer vers l’arrière. Il avait ainsi marché sur la queue d’un kangourou mutant qui avait mordu son maître. Après avoir immédiatement attrapé la rage, celui-ci était passé en mode berserk et avait dévoré tous ses adversaires, tout en épargnant Will parce que le rouge de sa chemise lui faisait peur, mais aussi parce qu’il l’admirait tellement qu’il s’était agenouillé devant lui pour lui demander un autographe.

Non en fait, le chemin de Traverse était vraiment désert et il n’y avait eu aucune bataille à mener. N’étant pas plus fatigué que cela, il s’assit simplement sur le banc et attendit… Qu’attendait-il au juste ? Un miracle ? Que des gallions tombent du ciel ? Ma foi non, mais on pouvait toujours espérer que quelque chose allait se passer… De toute façon, il n’avait rien à perdre… Il resta donc assis sur le banc, dans une position confortable, sans avoir froid car il faisait plutôt doux dehors, tout en respectant un silence religieux. Alors qu’il somnolait à moitié, il entendit quelques bruits de pas, avant d’apercevoir une silhouette féminine. Aaaah… Un sourire se dessina sur son visage et il l’observa pendant quelques instants. Comment dire qu’il s’agissait d’une silhouette feminine? Les forms évidemment… Même si, à cette distance, il était incapable de distinguer le moindre visage, il pouvait voir des cheveux qui n’étaient pas courts, et que la silhouette n’était pas désagréable à regarder. Les yeux habitués à la pénombre, il distinguait sans mal les détails de son corps, et il voyait bien qu’il n’était pas en face de la femme la plus grosse du monde, bien au contraire. Il ne restait plus qu’à attirer son attention…


« Hey Mam’zelle ! Ouais toi là ! Wesh vas-y comment t’es charmante ! Ca te dirait qu’on fasse connaissance ? »

Mais qu’est-ce que c’est que cette façon d’attirer l’attention ? Apparemment, notre protagoniste avait entendu certains jeunes moldus de la banlieue de Londres tenter d’attirer l’attention des femmes de cette manière. Il avait pourtant trouvé leur technique de drague ridicule, alors pourquoi la reproduisait-il ici ? Aaah mais oui voilà ! En fait, il cherchait une femme de caractère, histoire que les sentiments qui les animent soient sauvages. Une femme docile n’avait aucun intérêt pour lui… Aussi, la provoquer dès le début, quitte à se rendre ridicule, permettait de voir à qui l’on avait affaire. Il espérait simplement que sa tête soit aussi jolie à regarder que son corps… Il arrivait parfois qu’une énorme pustule postée en plein milieu du visage gâche tout le rêve qui avait été bâti par les yeux plongés dans l’obscurité… Espérons simplement que ce ne soit pas le cas, ou sinon il aurait affaire à une groupie qui ne le lâcherait vu les paroles tellement romantiques qu’il venait de prodiguer…
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Re: Sur le banc

Message par : Lily Gordon, Lun 17 Jan - 18:25


Le Karma ? Le Destin ? Le gêne héréditaire de la Loose ? Ou bien peut-être tout simplement les Fileuses de la Vie qui avaient parié rendre celle de Lily plus amusante, et se plaisait à parsemer le fil de son existence de quelques nœuds et boulettes… Qu’elles aillent au diable ! Qu’ils aillent tous au diable, le Karma, le Destin, la vie, Dieu s’il existait… Ne pouvaient-ils pas l’oublier quelques mois ? Quelques semaines ? Juste l’espace d’une journée… ?
N’avait-elle pas déjà fait sa B.A en acceptant la 43ème invitation pour un café de Harvey Green ? Ca n’avait pas été simple de supporter son absence totale de sujets de conversation intéressants, regardant les grosses gouttes perler sur son front durant 38 longues minutes, se retenir de lui envoyer un Avada dans la truffe à chaque fois que ses yeux plongeaient dans son décolleté. Ca avait été sympa de sa part, de murmurer un « oui » poli et de supporter son odeur de chiche-kebab dans l’ascenseur, non ? Alors POURQUOI n’avait-elle pas été épargnée pour cela ?
Pourquoi avait-il fallu qu’il lui renverse son café bouillant dessus ? Non seulement il avait tardé à lui amener de quoi éponger son chemisier, mais en plus il s’était empressé de faire le ménage lui-même, posant ses grosses pattes sur les vêtements de Lily avec un regard appréciateur. Il n’en aurait pas fallu beaucoup pour qu’elle lui brise le poignet, à cet abruti ! Elle s’était contentée de lui adresser un regard sombre suivi d’un « Ca va aller, Harvey… Merci, ça va aller !! CA VA ALLEEER ! », avant de prendre ses jambes à son cou de prendre congés.
Une tâche de café et des mains baladeuses, ça n’est pas si terrible, allez vous dire ! Mais si seulement ça s’était arrêté là… Si seulement il n’avait pas tenté, dans un dernier espoir de se racheter, de lancer un Recurvite sur sa jupe. Aller savoir pourquoi, allez savoir comment, bah c’est pas un Recurvite qui était sorti de la baguette d’Harvey. La jolie jupe droite en soie, achetée chez Sorcière-style quelques jours avant (56 Gallions en Soldes, une aubaine !) s’était parée d’une superbe flamme qui était venue lécher le bas du tissus… avant que Lily se s’auto administre un Aguamenti efficace pour éviter de cramer vivante. Elle n’avait même pas répondu en quittant les lieux, lorsque Harvey Green avait lancé sur un timbre désespéré « On remet ça ?...... ». Elle l’avait laissé planté au milieu du bar, en espérant qu’il y resterait définitivement et qu’elle ne le retrouverait pas dans les couloirs du Ministère dès lundi matin. Elle était sortie de l’auberge en frottant ses vêtements d’un geste rageur, un moue boudeuse sur le visage. Quel idiot ! Et c’est en quittant les lieux qu’elle se fit la promesse qu’on ne l’y reprendrait plus à vouloir acheter la Chance par des bonnes actions.
A présent, elle arpentait les petites ruelles du Chemin de Traverse. La nuit était douce pour la saison, un linceul nuageux venant parer la lune, dissimulant ses rayons et plongeant le monde dans les ténèbres. Ces rues, Lily les connaissait par cœur. Il y a de ça quelques mois, elle passait ses insomnies à déambuler près de l’Allée des Embrumes à la recherche d’un peu d’adrénaline et de quelques minables à remettre sur les sentiers de la rédemption. Et si elle n’allait plus directement à la recherche du danger, elle ne le fuyait cependant pas et aimait toujours autant s’y frotter. C’est pourquoi elle préféra marcher plutôt que transplaner : elle tomberait peut-être sur un ivrogne à faire décuver de force…
Clic clac clic clac… Ses pas qui résonnent sur les pavés, répercutant le bruit sur les devantures des boutiques, donnant l’impression qu’une armée toute entière marche au pas militaire derrière la petite Lily Gordon. Un régiment ne la suivait pas, pourtant, elle avait plus de hargne que vingt soldats réunis. Remontée à bloc ! Un éternuement de lutin aurait suffit à mettre le feu aux poudres ! Elle semblait aussi instable que de la nitroglycérine ou qu’une bonne grenade. Et un inconscient allait tirer la goupille…
Une voix qui s’élève des ténèbres…
« Hey Mam’zelle ! Ouais toi là !... »
Elle stoppe. C’était à elle qu’il s’adressait ?... Qu’il la boucle !
« Wesh vas-y comment t’es charmante ! »
Tic tac tic tac… Les paupières qui se ferment, un soupir las dans une vaine tentative de calmer le feu rageur qui était en train de naître… Ce petit insolent était en train de souffler sur les braises laissées par Harvey… Plus un mot, pauvre fou !
« Ca te dirait qu’on fasse connaissance ? »
Boum ! Lily rouvrit les yeux, désormais assombris. Sa baguette qui glisse de sa manche pour aller se lover dans sa paume… Le trop plein était… plein ! Il fallait que ça sorte et ça allait sortir… Là, maintenant ! Tant pis pour lui, quel qu’il soit ! Cet insolent allait payer son impolitesse !
Sans crier gare, elle pivota vers l’inconnu et se rua vers le petit banc sur lequel il était assis nonchalamment. La vingtaine de mètres les séparant furent parcourus en quelques secondes. Et malgré le regard mauvais qu’elle arborait et sa posture offensive, le petit insolent ne semblait pas savoir ce qui l’attendait… Qu’espérait-il ? Sans sommation, elle fondit sur lui comme un oiseau de proie. Elle l’empoigna par le col de sa chemise et le força à lever ses fesses du petit banc avant de le plaquer violemment contre le mur d'à côté, son avant-bras sur son torse le maintenant fermement immobile. Elle pointa sa baguette sur le cœur de l'inconscient, lui envoyant une œillade mauvaise. Sa respiration s’était faite rapide sous l’effet de la colère. Une douce adrénaline fusait maintenant dans ses veines, accélérant son rythme cardiaque et donnant un goût délicieux à l’action. Il voulait faire connaissance ?...
« Alors c’est quoi ton p’tit nom, hein ? Moi c’est Lily, scorpion, adore le clafouti à la framboise et botter les fesses des insolents de ton espèce ! Maintenant qu’on s’connaît, répète un peu c’que tu viens de dire ! »
Ca y est, le feu était en train de ravager l’intérieur de ses entrailles et la colère accumulée se déversait dans le brasier pour l’alimenter de flammes destructrices. La colère, c’était un sentiment difficilement contrôlable, et sans doute le défaut le plus dévorant de la jeune femme. Des colères explosives et dangereuses, d’une imprévisibilité terrifiante !
Elle le décolla légèrement du mur empierré pour le plaquer de nouveau plus violemment contre la petite boutique de chaudrons.
« Tu dois encore être un de ces saoulards qui ont oublié le sens des convenances, en même temps que leur dignité au comptoir… Tu sais ce que j’en fais, des emmerdeurs de ton espèce ? »
D’un geste, elle le poussa sans ménagement dans la petite ruelle adjacente, le traînant à moitié derrière elle par la chemise.
« Ni insultes, ni violences… J’ai même pas de quoi t’envoyer à Azkaban ! Cela dit, je vais te faire ravaler ta suffisance et ta tirade écoeurante !... »
Que faisait-elle, la douce et honnête petite Auror ? Elle allait rendre justice elle-même… Pire, elle allait passer ses nerfs sur le premier venu. Certes, un abruti de première… mais dont le crime n’avait été que d’être un peu trop avenant.
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Re: Sur le banc

Message par : Invité, Mar 18 Jan - 10:51


Oh quelle déception… Will pensait que cette petite tirade, qui était d’une stupidité affolante et tellement déplacée qu’il ne se serait jamais permis de la dire si ce n’était pas pour attirer son attention, ferait réagir la demoiselle qui était visée. Oui, bien sûr, elle avait réagi, mais elle s’était retournée et était en train de lui sauter dessus. Mais voyons arrête un peu, c’est beaucoup trop facile et il n’y a rien d’amusant là-dedans… je sais que je suis le plus bel homme que tu aies vu, mais cela ne te donne pas le droit d’arriver ainsi et… Aaaaah !! Enlevez moi ça, enlevez moi ça ! Non, un cafard ne lui était pas tombé dessus… Non, il n’y avait de petits moustiques autour de lui, qui constituaient sa plus grande peur. Et non, il n’était pas en face d’un vampire ! Non, non, non et non vous n’imaginez même pas ce qui se passe ! Encore une fois, non, il n’était pas en face d’un laideron avec les cheveux verts, la pustule avec le poil en plein milieu qui pointe sur le bout du nez et les rides qui déforment complètement le visage… Encore qu’il ne voyait pas très bien le visage de celle qui venait de le plaquer contre un mur en brique, tant l’obscurité était dense. Certes, il s’y était habitué depuis le temps qu’il était là, mais la peur l’avait tellement pris aux tripes qu’il avait courageusement fermé les yeux en espérant qu’il s’agisse d’un mauvais rêve fait pour calmer cette envie irrépressible de femmes.

Il ne les rouvrit que par douleur, lorsqu’il sentit des briques irrégulières et mal taillées s’enfoncer dans son dos, créant ainsi un craquement désagréable et surtout assez morbide. La jeune femme était devant lui et appuyait une main ferme contre son torse. Ouuh comme ça aurait pu être sensuel si elle n’avait pas posé sa baguette droit sur son cœur. Si dans le noir, il n’avait pas vu briller deux pupilles menaçante, il aurait certainement trouvé la situation très excitante et s’en serait amusé. Mais actuellement, plaqué contre un mur, ne pouvant plus bouger et ayant une baguette plantée droit sur son petit cœur tout sensible, il sentait plutôt les gouttes de sueur perler sur son front là où le sentiment d’être aimé, adoré, voire adulé par cette femme aurait pu naître… En guise de sourire charmeur servant à se faire pardonner, il lui servit donc sa plus belle grimace crispée par la peur et l’effroi. Son petit côté mauviette, dont il parvenait à se débarrasser depuis maintenant quelques temps fit de nouveau son apparition. Elle se présenta alors à lui, comme s’il avait demandé une présentation rapide mais complète… Alors comme ça elle s’appelait Lily, cette femme dont il ne pouvait apercevoir le visage. Et, puisqu’elle adorait le clafouti à la framboise, il pouvait essayer de lui en servir pour se faire pardonner. Le problème était qu’il n’en avait pas sous la main et que malheureusement, toutes les échoppes pouvant en vendre étaient fermées… Son petit nom à lui ? Oh eh bien c’est encore avec courage qu’il essaya de répondre avec le plus de dignité possible :


« Euh… ben moi… C’est euh… Wi-Wi-Wi-Will, et je… s-s-suis sagitt-tt-tt-ttaire… Et aussi… Mal à l’aise… »

Encore une fois il tenta de lui offrir un sourire, cette fois presque désolé, mais il ne parvint à faire qu’une grimace étrange, qui représentait d’ailleurs bien son malaise. Ainsi c’était ça, qu’ils récoltaient ceux qui prononçaient ce genre de phrase… Ah ben pour attirer l’attention et vérifier si une femme avait du caractère, il n’y avait rien de tel ! Pour s’en sortir vivant par contre, c’était beaucoup moins sûr… Mais au moins il savait une chose, celle-ci avait du répondant ! Et malgré le fait qu’il ait un peu peur de cette baguette pointée sur son torse, il reconnaissait que cette manière de le maltraiter la rendait très attirante. Viens donc avec moi ma mignonne et continue de m’offrir ce châtiment pour mon plus grand plaisiiiir… Enfin seulement si tu me laisse vie sauve hein !

Pour son plus grand plaisir, il sentit bientôt les pierres qui lui broyaient le dos quitter leur endroit… Ou plutôt, c’était lui qui était en train de bouger, et qui se faisait déplacer par la seule force de cette femme. Ouah elle est balaise elle ! Mais le répis fut de courte durée : il fut bientôt de nouveau plaqué contre quelque chose, une surface plus lisse et plus agréable pour le dos, mais toujours aussi dure… Que… De quoi ? Lui un soulard ? Non mais vous rigolez ! Quand on est serveur et qu’on commence à toucher à l’alcool, c’est là qu’on est foutu ! Vous croyez quand même pas qu’il va s’amuser à jouer avec le feu… Encore qu’il aimait beaucoup jouer avec le feu, mais bon… Non ça va, il carburait aux cocktails non alcoolisés, histoire de se donner la pêche. Il paraissait un peu plus sûr de lui, car son ton était un peu moins menaçant, ou en tout cas moins menaçant envers lui. De quoi ? Hein ? Comprends plus… Ah ben oui, c’est parce qu’il ne prenait pas la critique directement étant donné qu’il n’était pas un de ces soulards. Et puisqu’il n’était pas directement visé par la critique, il reprit confiance et sa personnalité plus sûre de lui refit son apparition :


« Ah non, tu permets… je ne suis pas un ivrogne ! Moi je leur verse ce qu’ils veulent tant qu’ils paient leur consommation. Et puis c’est bon, le prends pas mal, je voulais juste attirer ton attention… Visiblement ça a marché… »

Oui enfin, tu as beau avoir confiance Will, c’est pas une raison pour être de nouveau insolent, d’autant que tu n’es pas en position de force. Alors tais toi un peu et laisse la faire son boulot… Hein de quoi ? Azkaban ? Ah non, révolte toi Will, révolte toi ! Elle empoigna sa chemise, lui tirant au passage les trois poils qu’il essayait de cultiver sur son torse, et l’emmena. Ils arrivèrent bientôt dans une ruelle adjacente, et Will tentait de la suivre tant bien que mal, grimaçant lorsque ses orteils droits touchaient le sol. Si seulement il arrivait à… Juste un peu… Aller encore un peu. Ouiii voilà ! Sa baguette, qui s’était coincée dans la manche de sa chemise, parvint à descendre jusqu’à la paume de sa main. Profitant du fait qu’elle regardait devant elle et non le blondinet qu’elle était en train de trainer et qui perdait presque son chapeau, il pointa la baguette sur la main qui lui avait arraché les fameux et précieux poils de son torse :

« Nan pas ma chemise ! Ma belle chemiseuuuh ! Lashlabask ! »

Des étincelles rouges jaillirent de sa baguette et provoquèrent au passage une sensation de brûlure dans la main de cette femme, qui fut donc obligée de lâcher sa très belle chemise rouge. Dès qu’il fut libre, il attrapa cette main qui le tenait deux secondes plus tôt et lui tordit le bras de sorte à ce qu’il arrive dans son dos (à elle). Se plaçant derrière elle, complètement collé à elle, il bloqua son bras mais ne put rien faire pour cette main qui tenait à baguette. En revanche, pour l’empêcher de courir, il entortilla une de ses jambes autour d’une des siennes, de sorte à ce qu’elle ne puisse plus la bouger très facilement. Un sourire passa sur ses lèvres : la lumière d’un réverbère n’était pas très loin et éclairait leurs deux visages. De dos, il ne put qu’admirer son profil et il constata avec surprise qu’il la connaissait. Naaaan ! Comment on se retrouve ! C’était toi au ministère avec qui je faisais le meilleur combat de ma vie ! Aaaah ben question répondant, il était servi ! Il fit glisser ses lèvres sur sa joue, avec un sourire et un plaisir non dissimulé.

« Eh ben, on fait moins la fière d’un coup… Oooh la vue est belle en plus d’ici, deux collines et le grand canyon… C’est joli, je devrais prendre une photo… Mais d’abord montre-moi ce que tu vaux ! »

Il retira doucement sa jambe de la sienne, puis la repoussa avec violence. Se mettant en position de combat il se recula en plein sous la lumière du réverbère pour qu’elle admire son beau visage et peut-être, que sa colère diminue en découvrant que c’est l’homme de sa vie. Mais avant, place à un peu d’amusement…

« Eolo Procella ! »

Le but de ce sortilège était de provoquer une bourrasque. Will ne souhaitait pas plus que cela la faire tomber, mais que la bourrasque s’engouffre sous sa jupe pour la soulever… Il ne souhaitait en aucun cas lui faire du mal, mais par contre, elle aurait certainement envie de le tuer lui… Il fallait simplement espérer qu’elle soit déstabilisée par sa jolie personne.
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Lily Gordon
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Re: Sur le banc

Message par : Lily Gordon, Jeu 20 Jan - 17:09


Will, c’est comme ça qu’il s’appelait, cet idiot ? Un joli p’tit nom… Lily s’était attendue à un patronyme aussi dégoûtant que celui de Harvey Green, à l’image de l’individu. Cela dit, en y réfléchissant, si le nom faisait la personne, il était logique que le visage d’ange qu’elle tenait en joue porte un pseudo aussi charmant que sa belle gueule ! Belle mais surtout très grande gueule, car il semblait très fort pour balancer ses idioties pathétiques, efficaces uniquement sur de la poulette bon marché sans cervelle. Mais quand la poulette ne se montrait finalement pas si réceptive que ça à ses "mots doux", il n’y avait plus personne ! La poulette, c’était lui : une belle poule mouillée, ouais !
Regardez-le pleurnicher comme un faible ! Pourtant, Lily n’était pas vraiment ce qu’on pourrait appeler une armoire à glace, elle tenait plus du fragile petit miroir de poche… Avait-elle l’air si menaçante qu’un homme de sa taille doive fermer les yeux pour tenter d’échapper à sa colère ? Inspirait-elle la crainte au point qu’il n’arrive même pas à aligner une phrase sans bégayer et sans trembler comme une feuille ? Finalement, la carrure n’avait donc aucune espèce importance et sa fougue suffisait bien assez pour compenser l’allure inoffensive de Lily. Et la seule pensée de coller les miquettes de sa vie à un grand gaillard avec l’unique force de son regard rageur (et de sa baguette pointée sur lui, sans doute…) emplit la jeune femme d’une satisfaction malsaine. Quel goût délicieux que celui de la domination ! Le règne par la terreur ! Le pouvoir par la crainte ! S’enivrer de la peur suintant des yeux de cet imbécile ne faisait qu’accroître l’envie dévorante de lui sauter d’avantage à la gorge.
S’enivrer… il aurait d’ailleurs mieux valu qu’il soit ivre, ça lui aurait donné une bonne excuse quant à son comportement déplacé. Pourtant, il jura haut et clair qu’il ne touchait pas à l’alcool durant son service. Il était donc serveur ? Ca n’avait pas la moindre importance qu’il soit Barman, vendeur de marrons, Mangemort ou Apprenti Trouillard… Peu importe qui il était, il allait payer son insolence.
Et voilà qu’il pleurnichait encore alors qu’elle le traînait avec pertes et fracas à l’abri des regards pour une bonne correction. Elle ne l’avait même pas encore touché qu’il gémissait déjà sur sa pauvre chemise ! Que croyait-il, elle n’allait pas le tuer ! Elle était Auror et avait un sens de l’éthique prononcé, il était hors de question de faire la peau à un type qui ne l’avait même pas menacée. Non, elle voulait simplement lui arracher des excuses et lui foutre la trouille au point qu’il la supplie de l’épargner dans un flot de larmes et de sanglots, demandant pardon sur un air de promesse et de rédemption, les mains liées comme une prière, les yeux humides et la voix brisée par le remord, jurant sur sa vie qu’il s’en voulait d’un tel comportement et faisant le serment de se flageller dès son retour chez lui pour se punir d’un tel affront, à gen…
* AAAAAïïïe ! *
« AaRrGgHh ! »
La douleur sur le dessus de sa main lui fit lâcher la poulette dans un cri de douleur. Elle n’eut cependant pas le loisir de rassurer sa prise, ni même de prendre connaissance de sa potentielle blessure puisqu’à peine retournée, la cocotte lui bloqua l’avant-bras dans le dos. Et c’est qu’il s’y connaissait en self-défense, le salow ! Maintenue fermement par le bras, il suffisait au jeune homme d’une petite pression efficace pour que la douleur soit fulgurante.
* Par Merlin… Tord moi encore le bras d’un millimètre et je te fais bouffer ton chapeau ! *
Quelques séquelles de son épaule déboîtée persistaient encore, rendant certains mouvements douloureux. Inutile de dire qu’un tordage de bras faisait partie de ces mouvements… Elle ferma les yeux, retenant le cri qui souhaitait sortir de sa gorge. Mais elle n’en fit rien, se concentrant pour rester la plus immobile possible. Sa main gauche tenant sa baguette, elle l’avait même oubliée. Elle n’aurait pas tenté un mouvement de toutes façons, préférant attendre sagement qu’il la lâche. Même pour respirer, elle prenait soin de bouger le moins possible. Ca ne l’empêcha pas pourtant s’apprécier la vague d’eau de toilette qui imprégna ses cheveux lorsqu’il se positionna contre elle, faisant glisser en une caresse racoleuse ses lèvres le long de sa mâchoire. Il avait une voix délicieuse… Quel dommage qu’il soit si effronté et qu’il se prenne pour Harvey Junior en lorgnant dans son décolleté ! Ce qu’elle vaut ? Ca voulait dire quoi, ça ?... D’un geste doux, il rompit le contact… avant de la pousser avec force. Lily ramena son bras contre sa poitrine, savourant avec plaisir sa liberté de mouvement. Elle passa rapidement sa main sur son épaule encore fébrile, grimaçant imperceptiblement, avant de lever les yeux vers le ciel menaçant qui grondait. Le sale petit lâche… Il s’était reculé sous la lumière du réverbère. Avait-il peur de demeurer si près d’elle trop longtemps ? Le courage a ses limites, on dirait. Il la craignait, oui. Et il avait raison ! Déjà, les doigts de la jeune femme s’étaient resserrés sur sa baguette et elle s’apprêtait à riposter au moindre sort qu’il lui enverrait… s’il en avait le cran.
Quelques éclairs qui zèbrent les nuages… Sa jolie voix qui résonne... Mais ça n’est pas pour la désarmer ou la blesser. Non, c’est bien plus vicieux, et le petit sourire narquois qu’il arbore n’est pas là pour rassurer Lily, qui grimace en sentant quelques gouttes de pluie s’échouer sur le bout de son nez… Une bourrasque qui s’élève dans la petite impasse faisant voler les cheveux de la jeune femme. Oh le petit malin ! Alors c’était ça, son plan ? Voir sous les jupes des filles ?... Pathétique ! Surtout que celle de Lily, jupe droite stricte collant à ses cuisses, n’était pas franchement le genre à virevolter dans les airs. Pas de bol, mon coco ! Elle ne prit cependant pas le risque de se ridiculiser lorsque le bas de sa jupe vola dangereusement et elle pointa sa baguette vers l’ampoule du réverbère qui explosa, déversant une pluie de verre sur l’ange à ses pieds et plongeant la ruelle dans les ténèbres.
CRAC. Même le tonnerre semble féliciter l’initiative de Lily en grondant son approbation ! Quoi que… Ca n’est peut-être pas des félicitations que lui donne le Ciel mais plutôt une punition. Une de plus ! La main toujours levée, c’est les yeux plissés que la jeune femme accueille les hallebardes qui tombent à présent sur la ville, passant en l’espace de quelques secondes d’une petite pluie éparse à des trombes de flottes impressionnantes. Haletante, la baguette toujours pointée en l’air, les cheveux dégoulinants et les vêtements déjà trempés, elle affiche une mine déconfite. On frôlait le record de tuiles dans une même journée et le baromètre de loose de Lily s’approchait dangereusement du seuil critique. Là, à cet instant précis, la petite Lily Gordon était à deux doigts de jeter sa baguette dans un coin, de fondre en larmes et de rebrousser chemin. Même la plus incroyable des nouvelles n’aurait pas pu lui ôter ce sentiment de lassitude l’envahissant à ce moment-là. Les insomnies chroniques, les blessures de combat, sa détresse psychologique qui avait suivie le décès de Wolfgang et le départ de son ami Thomas… un cocktail que personne n’aimerait boire et qui la plongeait dans une instabilité émotionnelle déroutante. D’ailleurs, elle passa une fois de plus d’un état à l’autre en quelques secondes, délaissant le la-vie-est-nulle-donnez-moi-une-corde pour adopter le vengeance-ça-va-saigneeeer ! Ses yeux se tintèrent d’une ombre vengeresse, scrutant le bel ange qui était désormais plongé dans les ténèbres de la petite impasse. Sans mots, elle s’avança d’un pas décidé vers celui qui avait transformé une mauvaise journée sur Terre en horrible journée en Enfer. Les larmes menaçaient de pointer et elle avait envie de hurler et de frapper. Elle sentait déjà sa baguette frémir d’un courant électrique. La Magie ne demandait qu’à sortir, attisée par l’énergie et la rage qui faisait bouillir le sang de la jeune femme. D’un pas rageur, elle avançait, ne quittant pas le jeune homme des yeux. Un coup de baguette sur sa droite et une poubelle vola dans les airs. Un coup de baguette un peu plus loin et c’est la fenêtre d’un entrepôt abandonné qui explosa. Aller, qu’il la menace ! Qu’il lève sa baguette ! Qu’il lui donne une raison, une seule petite raison pour l’attaquer ! Une seule et minuscule petite occasion… Elle ne le raterait pas.
« Bats-toi »
Elle l’avait hurlé, en s’arrêtant à cinq mètres de lui. La pluie jouait sa mélopée et étouffait les bruits de la ville. La baguette pointée sur le jeune homme, elle hurla de plus belle, un feu dévastateur lui brûlant la tête.
« BATS-TOI ! »
Il avait peur de quoi, de sa baguette pointée sur lui ? C’était ça qui le retenait de l’attaquer ? Ca pouvait se régler facilement ! D’un geste rageur, elle envoya son arme au sol. Les yeux à demi fermés pour tenter d’y voir quelque chose à travers les gouttes, la respiration haletante, les bras écartés, elle attendait qu’il se manifeste.
* Aller, un peu de courage ! SALE LACHE ! ATTAQUE ! Donne moi une raison de te sauter dessus !*
Sans sommation, elle parcouru les derniers mètres et arracha la baguette des mains du sorcier pour la jeter au sol. Il n’avait pas de cran ! Il ne valait rien… Elle n’avait pas le droit au sommeil bienfaiteur à cause de ses insomnies. Elle n’avait pas le droit de rentrer chez elle sans devoir être victime de méprisants personnages. Elle aurait voulu au moins rendre la monnaie de sa pièce à cet insolent, mais même ça il ne lui en donnait pas l’occasion.
« Quoi ?! T’as la trouille, c’est ça ?... Même désarmée, t’as pas le cran de me viser !... »
D’un geste qu’elle voulu le plus violent possible, elle le poussa contre le mur et lui hurla une nouvelle fois dessus.
« Donne moi une raison de frapper… une seule ! »
Vu d’ici, il avait des yeux superbes. Etait-ce la peur, le défi ? Ou l’adrénaline qui devait couler dans ses veines ? Toujours est-il que ça leur donnait une teinte exquise. Elle se rapprocha un peu plus pour cracher ses mots, les dents serrées, en un murmure près de ses lèvres.
« Aller Will… une seule ! »
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Re: Sur le banc

Message par : Invité, Dim 23 Jan - 17:06


Elle allait voir qu’on ne touche pas à sa chemise ! Namého ! Il n’avait déjà pas beaucoup d’affaires en réserve alors elle n’allait tout de même pas lui gâcher une chemise de plus ! Ben oui, parce que la noire de la dernière fois qui n’avait plus de bouton, il s’en souvenait ! Il galérait déjà assez à essayer d’économiser pour s’acheter une maison en vivant dans la rue, il n’allait pas en plus dépenser de l’argent inutilement ! Bientôt sous la lumière du réverbère, assez loin d’elle pour ne plus craindre pour sa chemise, c’est sous les quelques gouttes de pluie qui tombaient qu’il lança son sortilège de vent. Finalement, il aurait pu se permettre d’attendre que l’orage qui menaçait arrive jusqu’à eux pour que le vent se lève… Il aurait en effet pu voir que sa jupe n’aurait pas bougé d’un pouce, et que, malheureusement pour lui, il ne pouvait rien apercevoir de plus que la silhouette de ses petites jambes, largement mises en valeur par ses chaussures à talon.

Qu’il profite dont de la vue qu’il avait ! La silhouette féminine se trouvant loin devant lui – enfin loin… Tout est relatif bien entendu, pour lui tant qu’on ne se trouvait pas collé l’un à l’autre, c’est que l’on était loin – était éclairée par la lumière du réverbère, lumière qui explosa bientôt, en déversant sur lui une pluie d’étincelle et de verre. Animé par un réflexe humain, reflétant beaucoup de son courage, il se décala d’un pas et se couvrit la tête de ses bras, ce qui ne l’empêcha pas de se recevoir un débris de verre sur le côté, qui lui entailla la chemise et la peau. Il pouvait ainsi sentir un petit filet de liquide poisseux, probablement rouge, couler sur le côté droit de son buste… Et bien entendu, si son buste était atteint, sa chemise devait l’être tout autant… Grrr encore des gallions qui s’envolent… Décidément, elle en avait après ses chemises ! Peut-être voulait-elle vraiment découvrir le torse de celui qu’elle devait s’imaginer être un bel Apollon… Enfin, s’il en avait la tête, il ne possédait pas les muscles et elle serait très certainement déçue du peu de relief que cachaient ses différentes chemises.

Bientôt, le liquide qui coulait le long de son corps ne fut plus rouge mais d’un rose très dilué, tant les gouttes d’eau qui tombaient étaient nombreuses. Il se félicita d’avoir correctement vissé son chapeau sur sa tête, celui-ci ne s’envolant pas et protégeant plus ou moins ses cheveux… Plutôt moins que plus d’ailleurs, puisque lui aussi était trempé et laissait passer l’eau sur sa tête. Ses vêtements furent bientôt complètement mouillés, sa chemise et sa cravate collant à son torse, son pantalon s’accrochant à ses cuisses. Son corps entier fut dessiné, comme s’il était nu, tandis que certains mauvais plis de ses vêtements inventaient de nouvelles formes. C’est ainsi qu’il se retrouva avec une sorte d’excroissance à la cheville gauche, son pantalon ayant décidé de se coller à lui tout en se pliant de façon très étrange… Enfin peu importe, de toute façon, elle ne devait pas voir grand-chose dans cette pluie battante.

D’ailleurs, lui non plus ne voyait pas grand-chose, et lorsqu’elle se retrouva à à peine cinq mètres de lui, il fut très largement surpris. Comment avait-elle fait pour arriver ici sans qu’il ne la voit ? La pluie était-elle vraiment si dense ? Car en effet, même à cinq mètres de lui, il ne pouvait plus admirer son corps tellement alléchant – enfin… Pour lui hein – ni ses yeux merveilleux, ni même s… De quoi bats-toi ? Ben non je vais pas me battre alors que je suis en train de fantasmer sur toi nan mais ça va pas ! Gâche pas tout vas-y laisse moi fantasmer tranquille, me demande pas de faire un effort maintenant ! Mais visiblement, elle était décidée à ce qu’il se batte et elle hurla de plus belle, sa baguette visiblement pointée sur lui puisqu’elle avait apparemment le bras tendu… Pfff… Il soupira et désespéra en voyant qu’il n’était plus possible de se constituer un rêve digne de ce nom… Adieu beau fantasme !

Mais il ne fut pas au bout de ses surprises. Bientôt, elle jeta sa baguette au sol, et il ne put que froncer un sourcil et lever l’autre, ce qui marquait son incompréhension. Il était vraiment en face d’une folle en fait ! Se désarmer devant lui ! Heureusement qu’il avait décidé de la draguer, parce que, connaissant son travail, il aurait plutôt dû la tuer ! Mais au lieu de cela, il ne fit rien, trop abasourdi par le geste qu’elle venait de faire… C’était d’une stupidité affolante de jeter sa baguette ! Mais il était encore plus stupide de laisser la femme fatale en face de lui l’approcher et le désarmer, avant de jeter sa baguette à terre. Il ne comprit rien de ce qui venait de se passer. Il se trouvait avec une baguette devant elle, et bientôt, elle était collée à lui et il n’avait plus rien dans la main ! Pendant un long moment, son cerveau avait grillé, et on peut d’ailleurs se demander si cela ne va pas laisser quelques séquelles… Déjà qu’avant, il avait un peu de mal, mais alors si ça en laissait, on était dans de beaux draps ! C’est ainsi qu’il se retrouva bientôt de nouveau plaqué contre un mur de brique fort peu confortable. Son dos était plutôt mécontent d’être ainsi maltraité mais c’est grâce à cette protestation de son dos que son cerveau se réveilla.

Oulah… Je suis où ?? Waw ! Je savais pas qu’on pouvait être si proches d’un coup… Bonjour Mademoiselle, z’êtes charmante ! Hum… Nan, déjà essayé et ça n’a pas vraiment marché ça. De toute façon, elle ne le laissa même pas en placer une et il ne put donc pas tenter la moindre technique de drague… Non, elle lui demande plutôt de trouver une raison pour qu’elle puisse le frapper. Non mais t’es malade !? Tu crois quand même pas que je vais te donner une bonne raison de me foutre une raclée ! Ca va vraiment pas dans ta tête toi ! Bon ben alors, je vais essayer la technique Willounet d’amour… Les yeux dans les yeux, un sourire charmeur, ça ne pouvait que fonctionner.

Il crut d’ailleurs un instant que cela fonctionnait vraiment, puisqu’elle avait approché ses lèvres des siennes, si près qu’il pouvait sentir… qu’elle avait bu une tonne de café aujourd’hui. Oui car, même s’il aurait aimé sentir ses lèvres pressées contre les siennes, elle n’en fit rien et ne fit qu’ouvrir la bouche une fois de plus, pour lui demander la même chose. Tu sais, tu devrais changer de discours parfois, parce que là, je suis pas d’accord… Enfin bon, heureusement qu’elle n’avait pas mangé d’ail ! Sinon il n’aurait pas supporté d’avoir son haleine dans son nez. Pfiou, quelle chance ! A croire qu’elle savait qu’elle allait trouver un joli garçon sur sa route !

Will n’aimait pas vraiment qu’ils soient si proches. C’était d’ailleurs assez paradoxal, pour lui chez qui la proximité est essentielle. Mais il n’arrivait à se faire à l’idée qu’il était désarmé. Son arme, c’était presque sa vie, sa ligne de survie, son moyen de protection qui lui permettait d’être en confiance dans toutes les situations. Là, il n’avait plus de baguette, il n’avait donc plus aucun moyen de contrôler ses faits et gestes étant donné que sa force physique pouvait être qualifiée de minable. C’est ainsi qu’il posa ses deux mains sur ses épaules et la repoussa, avec plus de force qui ne s’en serait cru capable d’ailleurs, pour courir aller rechercher sa baguette. Heureusement pour lui, l’endroit où elle se trouvait n’était pas bien loin, mais le fait de la chercher à tâtons sur les débris de verre du lampadaire lui fit s’écorcher la main à plusieurs reprises. Lorsqu’enfin il trouva sa baguette, il remercia le ciel d’avoir lancé cette pluie qui lui permettait de ne pas être trop poisseux, car si les coupures étaient minimes, elles étaient surtout multiples et son sang avait apparemment besoin de liberté puisqu’il l’hémoglobine sortait aussi vite qu’une foule de lycéens qui avait entendu une alarme incendie en plein contrôle de maths.

Loin de lui l’idée de se retrouver armé devant une femme aussi démunie que celle-ci, qui n’avait finalement pas beaucoup plus de force physique que lui. Aussi, en bon gentleman, il prononça un petit « Accio baguette » dans la direction où elle se trouvait avant d’avoir lancé sa baguette. Le résultat fut immédiat et la baguette lui arriva dessus à pleine vitesse. Ce n’est que lorsqu’elle rencontra sa baguette qu’elle se stoppa nette, avant de tomber dans sa main. Oh, ce que c’est beau la magie !

Afin que sa proie ne parte pas, car la laisser libre et sans laisse pouvait s’avérer très dangereux, il revient à elle en courant presque, bien que son pied droit hurlait pour ne pas qu’il aille trop vite, et il la plaqua avec violence contre un mur, dont les briques lui semblaient un peu plus régulières. Un sourire de satisfaction passa sur son visage. Aaaah la domination ! Et le contact avec sa baguette était réconfortant. Alors, dominer ET avoir sa baguette, c’est vraiment un plaisir sans nom. Peut-être était-il fou, mais ce fanatique du risque décida de rendre sa baguette à la jolie brunette. C’est tellement plus excitant de se faire menacer ! D’un autre côté il avait sa baguette à lui dans sa main droite et comptait bien s’en servir… Mais avant, il avait envie de remettre les choses au clair :


« Vaut mieux pas laisser trainer sa baguette n’importe où ici. Alors garde-la avant que je ne change d’avis ma grande. Orchideous ! »

Alors qu’il aurait pu lui faire subir n’importe quel sortilège dont l’issue aurait été fatale pour la demoiselle, il décida de faire apparaître un bouquet de fleur. Un bouquet de fleur ? Pfff c’est d’un classique ! Oui, mais non en fait, car s’il faisait apparaître un bouquet, c’était pour ne choisir qu’une seule et unique fleur. Ne connaissant pas la formule pour en choisir une particulière, d’autant qu’il n’avait aucune idée de leurs noms, il préférait faire apparaître un joli bouquet comportant certainement plein de couleurs, plutôt qu’autre chose. Aussi, choisit-il à la va-vite la fleur qui lui semblait la plus jolie, tout en laissant tomber les autres au sol. La pluie battante ne put cependant pas lui faire garder son aspect bien longtemps. Par conséquent, il s’empressa de la lui tendre. Il s’agissait d’un narcisse jaune, enfin peu importe son nom et sa couleur, il la trouvait simplement belle. Ce qui ne savait pas, c’était que les fleurs avaient une signification particulière. Si le narcisse voulait dire l’estime de soi, ce qui lui correspondait très bien après tout, le jaune pouvait être associé au luxe, à la gloire et au succès, mais aussi à l’infidélité ou à la trahison. Alors, gloire ou trahison ? Saura-t-il faire tomber cette fameuse Lily dans ses bras ? Bienvenue dans le premier épisode de Will-le-mauvais-dragueur. Il reconsidéra d’ailleurs sa proposition de lui donner une bonne raison de le frapper. Ma foi, pourquoi pas, il allait bien pouvoir voir ce qu’elle avait dans le ventre au moins. Il approcha son visage du sien, si près qu’il pouvait, en bougeant les lèvres, effleurer les siennes. Il passa alors une main entre son cou et son visage, son pouce en profitant pour caresser sa joue. Tandis qu’il faisait rentrer sa baguette dans sa manche, il passait sa main droite sur ses hanches, et articula très lentement et dans un murmure sensuel, afin de ne pas trop effleurer ses lèvres :

« Une raison ? Une seule ? C’est toi qui me l’a demandé… »

Sans plus attendre, il réalisa ce qu’il mourrait d’envie de faire, au ministère comme ici. Il s’approcha encore et pressa ses lèvres contre les siennes, avec une douceur qui contrastait beaucoup trop avec la violence dont ils faisaient preuves depuis le début de leur rencontre. Combien de temps est-ce que ce baiser allait durer ? Une, deux secondes peut-être avant qu’elle ne le repousse ? Peut-être souhaitait-elle battre le record du plus long baiser du monde, mais elle avait intérêt à avoir de la ressource…
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Re: Sur le banc

Message par : Lily Gordon, Mar 25 Jan - 22:13


Crainte, appréhension, parfois colère. Il y a bon nombre de façons de répondre à des menaces ou à une attitude agressive. En le provoquant et en le poussant dans ses retranchements, Lily s’était attendue à recevoir des représailles puissance 10. Elle n’attendait que ça d’ailleurs, qu’il réponde à ses agressions et qu’il entre dans son jeu. Elle aurait aimé avoir quelqu’un en face, aussi explosif qu’elle, pour lui permettre de laisser sortir cette rage inexpliquée qui grondait dans ses tripes comme un animal en cage. Elle s’attendait à des paroles hostiles (elle pourrait ainsi déverser un flot d’injures blessantes), peut-être qu’il attraperait son poignet pour l’obliger à se calmer (elle pourrait lui briser les doigts), peut-être même qu’il la giflerait (elle pourrait s’en donner à cœur joie en se relevant…). Pas de violence verbale, pas de violence physique non plus… Non, au lieu de cela, le jeune homme eut la réaction la plus improbable qui soit : après être allé récupérer leurs deux baguettes et lui avoir broyé les omoplates contre le mur, il avait fait apparaître un bouquet.

A présent, il scrutait les fleurs d’un œil sévère. Cette réaction, pour le moins surprenante, avait eu le mérite de faire perdre ses moyens à la jeune femme qui le regardait d’un air dubitatif. Mais ses doutes quant à sa santé mentale furent confirmés lorsqu’il lui tendit une fleur, laissant le reste du bouquet tomber à terre.

* T’as été trop brutale en le balançant contre le mur… Il est bon pour l’asile…*

Sceptique, elle saisit tout de même la petite fleur jaune, laissant courir un regard méfiant sur le sorcier. Peut-être était-ce une ruse pour détourner son attention et qu’il allait s’empresser de lui coller une dérouillée monumentale dans la seconde ? Elle baissa les yeux sur ses chaussures, recouvertes du bouquet tombé à ses pieds. Mais lorsqu’elle les releva, Will s’était rapproché dangereusement d’elle. Très dangereusement ! Son visage frôlait presque le sien et elle pouvait sentir le souffle tiède de ses lèvres sur sa peau. Etait-ce la pluie glacée qui exacerbait les sensations sur son épiderme ? Toujours est-il que lorsque ses doigts caressèrent sa joue, un frisson la parcourut. Une de ses mains se posa sur sa taille et elle recula imperceptiblement pour combler les derniers millimètres entre son dos et les briques. Son cœur, lui, manqua un battement lorsque sa jolie voix résonna, accompagnée de la symphonie de la pluie qui tambourinait à grosses gouttes dans la petite ruelle.

« Une raison ? Une seule ? C’est toi qui me l’a demandé… »

Il était si près… Sans vraiment en être consciente, sa respiration s’était faite plus rapide et son rythme cardiaque accélérait de façon inquiétante. Elle se félicita intérieurement pour ses séances cardiotraining qui lui garantissaient en cet instant de ne pas claquer d’un infarctus. Non, qu’il ne s’approche pas surtout !… pas d’avantage… Les yeux fixés sur cette bouche qui murmurait des paroles dans un souffle tiède, elle n’était plus vraiment sure d’arriver à penser correctement. Qu’attendait-il d’elle ? Il comptait la déstabiliser ? Mission accomplie… Elle lui avait demandé de lui donner une raison pour l’attaquer, elle l’avait provoqué pour le faire sortir de ses gongs. Mais là, tout de suite et maintenant, c’était elle qui semblait incapable de réagir. Immobile, elle attendait le châtiment que le bel ange comptait lui infliger. Son odeur, ses beaux yeux, son visage près du sien… Il semblait tout droit sorti d’un blockbuster américain avec sa belle gueule de séducteur, une copie d’un de ces acteurs bankable à la Brad Pitt. Lily, elle, avait des mèches de cheveux collées par la pluie autour de son visage, ses fringues détrempées lui donnaient un air négligé et elle était plus proche de l’assistante apportant le café que de la James Bond Girl en haut de l’affiche… Que pouvait-il espérer d’elle ? Il apporta bien vite la réponse à cette question… Et c’est délicatement que le jeune homme vint déposer ses lèvres sur celles de la future victime de crise cardiaque.

Premières impressions : physiques. Une chaleur qui irradie le galbe de ses lèvres, ses joues qui se colorent d’un léger rose, sa main qui laisse tomber la petite fleur jaune qui va retrouver le reste du bouquet à ses pieds. Un faible gémissement de protestation échappé d’un souffle court et erratique. Les battements dans sa poitrine, eux, n’ont plus rien d’un rythme normal. Ils frappent contre ses côtes comme des coups de canons violents et destructeurs. Même lors d’un combat, il était rare que son cœur s’emballe de la sorte, que se soit de surprise, de peur ou de douleur.

Impressions suivantes : psychologiques. Alors là, je vous vois déjà en train d’appréhender la suite de la lecture. En général, « psy » et « Lily » sont synonymes de déséquilibre émotionnel, instabilité comportementale et bipolarité. Souvent, un paragraphe énorme s’en suit, tentant de mettre des mots sur les étrangetés des questionnements intérieurs de la demoiselle. Rassurez-vous, chers lecteurs, ça ne sera pas le cas dans ce RP, pour la bonne et simple raison qu’il ne se passait absolument rien dans la tête de Lily. Rien. Elle était dans l’impossibilité de se poser la moindre petite question. Elle n’était pas fichue de se demander ce qu’elle fabriquait là et ce qu’elle était sensée faire. Il lui était impossible de réfléchir avec des lèvres douces et délicates posées sur les siennes. Et il était tout bonnement inenvisageable de tenir le moindre raisonnement avec cette main se pressant sur sa hanche. Cependant, elle tenta une manœuvre désespérée et désespérante : elle le repoussa légèrement avec une main sur son torse, au moins pour écarter son visage du sien. Qu’elle arrive à réfléchir deux minutes, par Merlin !
Paumée. Paumée et déstabilisée. Elle le regarda avec un mélange d’incompréhension et de désapprobation, les yeux légèrement sombres. Elle aurait pu faire n’importe quoi. Tout sauf ouvrir la bouche…

« Mais… Tu…. Pourq… »
* Ah ben oui... clair et concis !...*

Les yeux plissés sous la pluie battante, elle repoussa une boucle brune de devant son visage. Il espérait quoi en se comportant comme ça ? Elle était en colère, plus contre elle-même de se sentir manipulée de la sorte que pour le geste à proprement parlé. Elle le toisa, scannant ses yeux à la recherche d’une réponse que de toute évidence elle n’aurait pas. Elle aurait pu tourner les talons et partir. Elle aurait pu lui faire subir une remontrance sur les règles de bienséance ponctuée de quelques animosités. Elle aurait pu lui coller une belle gifle humiliante à souhait. Il devait d’ailleurs s’attendre à une réaction violente, vu le regard brûlant de haine qu’elle lui envoyait. A défaut d’être violente, la réaction fut déroutante !

Sans sommation, elle agrippa la cravate du sorcier pour l’attirer à ses lèvres. Elle voulait laisser sortir un trop-plein de sentiments et c’est à travers un baiser langoureux et passionné qu’elle s’exécuta. Même sa baguette laissa échapper quelques étincelles… Elle passa sa main armée sur la poitrine du jeune homme, l’autre tenant toujours fermement la cravate. Son cerveau n’était plus en mesure de vraiment fonctionner efficacement, ne laissant que quelques interrogations s’échapper des méandres de son crâne. Que faisait-elle ? Elle devait sans doute être soumise à l’Impérium pour agir de la sorte. Non, elle ne semblait pas agir contre son gré pourtant, et la seule emprise à laquelle elle était confrontée était celle des lèvres du bel ange.

Un ange… Un ange qui en avait peut-être le visage, mais pas les intentions. Un ange tentateur ! Et à dire vrai, cette tentation là avait un goût exquis. Elle ne se fit donc pas prier pour l’attirer plus fort contre elle, laissant s’échapper une petite plainte lorsque ses reins heurtèrent avec douleur la poignée d’une porte d’entrée qui s’ouvrit avec fracas. Comme si quitter ses lèvres risquait de la foudroyer sur place, elle ne s’en sépara pas une seconde et passa ses mains dans ses cheveux pour le serrer un peu plus fort contre sa bouche. Les gouttes de pluie perlaient le long des mèches blondes couronnant le front de l’ange, avant de rouler sur ses joues pour finir leur course jusqu’aux lèvres de Lily. Une douceur au goût de Paradis mais dissimulant sans doute un poison démoniaque qu’elle boirait sans hésitation jusqu’à la lie.
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Re: Sur le banc

Message par : Invité, Jeu 27 Jan - 16:36


Ooooh comme c’est romantique Will ! Un tendre baiser sous la pluie, celui qui finit toujours par être accepté, celui que l’on donne à sa chère et tendre quand on a rompu et que l’on veut se remettre avec. Celui qui s’accompagne de tous les regrets, celui avec qui l’on s’excuse infiniment pour toutes les bêtises que l’on a pu faire dans le couple et qui l’ont mis à mal. Le baiser du désespoir que l’on fait par amour et qui termine toujours par une petite ballade romantique, main dans la main, même s’il pleut des cordes. Ah oui mais non, là ça tient plus du baiser de l’espoir, celui qu’on fait quand on espère que ça déclenchera autre chose que de la haine. Encore qu’il aimait bien la haine, c’était ce qui poussait le plus souvent les gens à se battre. Seulement voilà, la haine ça incite à se battre et non à se faire un câlin…

En déposant ses lèvres sur celles de la séduisante et colérique Auror, il n’avait fait qu’espérer. De quoi ? Espérer quoi ? Ben rien… Il espérait… Que ça change peut-être, mais pas vraiment puisqu’il adorait la façon qu’elle avait de le remettre à sa place. Il voulait la sentir contre lui et la voir s’éloigner le plus vite possible. Il adorait sentir son parfum mais le savait synonyme de conflits. Il l’embrassait donc parce qu’il avait terriblement envie de l’embrasser, mais aussi parce qu’il savait qu’elle ne le supporterait pas. Ce n’était pas tant pour faire changer son attitude à son égard que pour la faire le repousser rapidement et trouver une nouvelle excuse pour qu’elle s’en prenne à lui. C’était aussi un moyen de l’avoir un peu plus longtemps auprès de lui, de profiter de cette présence tellement énervante et envoûtante.

Leurs lèvres s’unirent et ses sens se décuplèrent. Son rythme cardiaque accéléra et sa peau devint beaucoup plus sensible. Pourquoi ressentait-il tout cela alors qu’il ne faisait que l’embrasser ? Après, tout, ce n’était pas la première – et certainement pas la dernière – qu’il embrasserait… Toujours est-il que l’eau qui ruisselait sur sa peau commençait à lui donner quelques frissons qu’il n’avait pas ressentis depuis… Oulah ! Depuis longtemps ! Il comprit pas pourquoi mais il crut entendre comme un gémissement plaintif émaner de sa compagne. Etait-ce si désagréable de se faire embrasser le très célère et réputé* Will Crow ? Mais bientôt, il sentit une main de le repousser, beaucoup plus doucement qu’il ne l’aurait cru. Il la regarda dans les yeux, sans trop comprendre pourquoi, dans un moment pareil, elle se faisait si « douce », mais il put bientôt voir dans cette œillade pleine de haine, qu’elle allait lui administrer une bonne correction. Il ferma donc les yeux en grimaçant, attendant la gifle avec de… L’impatience ? Purée Will t’es grave quand même ! Mais au lieu de ça, il entendit quelques mots… Enfin pendant un instant, il avait même cru qu’il avait besoin d’un sonotone, parce qu’il n’entendait qu’une syllabe sur deux :


« Mais… Tu…. Pourq… »

Oulah ! Dérèglement de sonotone ? Ben non pourtant, tout était normal… Ben alors le cerveau là, pourquoi tu marches aussi bien qu’un clignotant !? Hein ? C’est pas le cerveau ? Pourtant il déconne sévère celui-là ! Vous dites quoi là ? Elle a… Perdu ses moyens ? Nan ! Mais non, non, non et non ! Elle n’avait pas le droit de perdre ses moyennes ! Elle devait lui infliger une énorme correction, comme ce que ses yeux disent ! Si elle perd ses moyens, ça veut dire qu’il lui fait de l’effet et qu’il… Qu’elle… Et puis qu’ils vont… Et du coup il va croire que cette technique est la meilleure qui existe !

Will se sentit bientôt happé par la cravate et ses lèvres furent dévorées par d’autres, beaucoup plus pulpeuses et terriblement attirantes. Il ne comprenait plus… Ce devait finalement encore être un de ces rêves qu’il faisait en compagnie de son ancienne adversaire… Mais quitte à ce que ce soit un rêve, autant en profiter ! Il allait pouvoir réaliser tous ses fantasmes, et comptait bien profiter du fait qu’elle lui soit entièrement dévouée. Puisque c’était son rêve, elle devait être à lui et rien qu’à lui, au moins pour la nuit…

Il répondit donc avec la même ardeur et la même fougue à ce violent baiser, et resserra son étreinte. Cette main qui se trouvait sur sa hanche glissa même vers l’arrière, commençant à descendre vers quelques rondeurs plus agréables au toucher. Il ne quitta pas ses lèvres un instant et ne fit que poussa une sorte de gémissement de douleur lorsque sa main fut écrasée par les fesses de la demoiselle, contre une porte, qu’elle avait visiblement sentie… Heureusement, elle ne resta pas coincée bien longtemps car la porte s’ouvrit à la volée et ils purent entrer dans la mystérieuse et sombre pièce.

C’est LÁ que le rôle du narrateur est important ! Oui, effectivement, il se doit de décrire la pièce dans ses moindres détails ! Et la première impression de notre protagoniste est… Ah, attendez, on me dit quelque chose dans l’oreillette… Ah il n’a pas d’impression, trop occupé qu’il est à embrasser la demoiselle. Bon très bien… Alors moi je vais vous dire ce que c’est que mon impression ! C’est poussiéreux et délabré ! L’odeur n’était pas très agréable, ça sentait comme une pièce humide que l’on n’avait pas ouverte depuis longtemps. Et je peux vous le garantir parce que j’ai passé deux heures (au moins !) à regarder les deux pervers se bécoter et à sentir cette odeur désagréable. Heureusement pour Will, il ne pouvait qu’humer le parfum délicat de… Café ? Oui, de café, de la jeune Auror. Il pensait bien qu’il s’agissait du café, et cela lui donnait encore plus envie de la dévorer.
Sinon, le planché était couvert de carrelage, parfois un peu abîmé. La pièce disposait de quelques tables et chaises renversées, à croire qu’il y avait déjà eu du ramdam là-dedans.

Une fois à l’intérieur de la pièce, Will dut retirer sa main armée des rondeurs supportant son dos pour jeter un joli Collaporta sur… Ben la porte. Ce sortilège avait pour effet de coller la porte avec des bruits de succion étrange, mais qu’il n’entendit pas, puisqu’il avait poussé la demoiselle avec force vers un comptoir. Oui, en plus des quelques chaises et tables poussiéreuses, parfois cassées et renversées que comptait la pièce, il y avait également un très beau comptoir qui, si on avait enlevé la poussière aurait été simplement magnifique. Simple, de bois, surplombé par du marbre, il avait l’air solide et bien encré dans le sol, alors qu’il était peut-être rongé par les punaises ou autres bestioles du genre. Avec plus d’envie qu’un vampire assoiffé de sang, il dévora son cou de baisers et la plaqua violemment contre ledit comptoir.

Ne souhaitant pas s’arrêter en si bon chemin, il plaça correctement ses deux mains sur sa taille et, pas un effort inouï et surtout inhumain – pour lui – il la souleva du sol pour que ses fesses se posent délicatement – ou pas… Ce sont surtout ses bras qui l’implorent de la lâcher, pas lui qui décide de la poser doucement – sur la planche de marbre. Il dévorait littéralement son cou et avec le plus grand appétit qu’il ait jamais eu. Les pupilles dilatées et les muscles tendus comme s’il devait avoir tous ses sens en éveil… Faut dire que tous ses sens SONT en éveil ! Ah ben oui c’est vrai ! Et d’ailleurs, il est parti où l’ange ? Loin… Il est trop choqué pour pouvoir rester… Ah bon ben… Moi aussi, mais de toute façon je suis obligé de narrer. Alors oui donc je disais que tous ses muscles étaient tendus et qu’il comptait bien lui montrer de quoi il était capable.

Il n’allait en effet pas y aller par quatre chemins. Il faut dire que pour ce qu’il a à faire, il n’y a pas quatre chemins… Trois maximum. Enfin ce sont les destinations simplement, forcément les routes pour y aller peuvent être différentes ! Enfin bon vous m’avez compris ! Il passa sa main droite et donc armée sur tout le torse de la jeune femme, ne faisant aucune différence entre les vallées et les gouffres. L’autre main, la gauche, avait décidé de prendre son sac à dos et sa carte pour aller faire l’exploratrice. Malheureusement pour elle, elle ne parlait pas anglais et le méchant renard Chippeur était probablement dans les parages. Toujours est-il qu’elle décida de découvrir les phalaises sombres qui menaient aux gorges de la Lily. Oui, le nom n’est pas très original, mais c’est le meilleur pour le définir. La légende racontait que peu d’aventuriers étaient parvenus à tracer leur chemin dans cette jungle hostile, et qu’une fois arrivés, l’humidité des lieux les avaient tous faits repartir…

Pendant que cette main s’engageait dans un long périple, la baguette de Will s’activait, à mesure que sa main passait sur le chemisier de la demoiselle. Il avait en effet décidé de retirer tous les boutons un à un, à l’aide de cette magnifique baguette. Une fois ceci fait, il délaissa son cou pour commencer à descendre, mais ses lèvres, trop apeurées par la descente en rappel qu’elles devaient effectuer, décidèrent de remonter pour se consacrer à des valeurs sûres. C’est ainsi qu’elles firent de nouveau connaissance avec deux vieilles amies qui ne les avaient pas quitté depuis très longtemps (n’ubliez donc pas de leur demander leur numéro cette fois !). D’un geste, il rangea sa baguette dans sa manche et sa main droite entama quelques études d’archéologie. Elle souhaitait en effet parcourir le moindre détail de cette nouvelle surface afin de ne manquer aucun trésor…



* Célèbre et réputé pour avoir le don d’exaspérer et de ne pas attirer les jolies filles.
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Re: Sur le banc

Message par : Lily Gordon, Lun 31 Jan - 17:59


Ouvrir une porte d’un coup de rein involontaire, était-ce assimilé à une effraction ? Ou bien pouvait-on mettre ça sur le compte de l’heureux hasard ? A dire vrai, même si elle devait risquer Azkaban, Lily s’en moquait pas mal. A l’heure actuelle, toute son attention était accaparée par la délicieuse torture des lèvres du jeune homme sur les siennes. Ainsi que celle de ses mains… Elle sentit bien ses pieds fouler un carrelage irrégulier d’un pas rendu maladroit par l’impatience. Cependant, l’espèce de bar dans le fond de la pièce, elle ne l’avait pas vu, lui. Et elle le sentit ! Peut-être la fougue, peut-être tout simplement l’envie d’user d’une pointe de violence retenue, peu importe ; c’est sans ménagement qu’il repoussa la jeune femme contre le comptoir, lui arrachant une exclamation de douleur lorsque son dos heurta avec force le meuble imposant. Il se fit pardonner en déposant une cascade de baisers le long de son cou, dont l’ardeur ne laissait aucun doute sur ses intentions à venir. Les intentions de Lily étaient-elles les même que les siennes ? A n’en pas douter !
L’attirance physique et le désir sont une science bien étrange, imprévisible et dont les effets sont puissants et difficilement contrôlables. L’indescriptible sentiment qui envahissait Lily était de ceux-là : une folie dévorante, inhibant ses pensées et guidant ses gestes, glissant un bandeau sur ses yeux et l’empêchant de les ouvrir sur la réalité sérieuse et raisonnée. Sans mentir, elle aurait pu affirmer qu’en ce moment présent, il ne se passait absolument rien dans sa petite tête. Aucun signe signifiant que le système cérébral fonctionnait ! Seul un instinct primaire, tenant plus du réflexe que d’un comportement réfléchi, guidait ses actes. Et si quelques neurones présentaient encore un semblant d’activité à l’intérieur de son crâne, ils furent anéanties lorsque le bel ange l’empoigna par la taille pour l’asseoir sur le comptoir.
Démence passagère ou maladie étrange, le sorcier semblait atteint du même mal que la jeune femme puisque ses mains se firent impatientes. Il laissa courir ses doigts et sa baguette sur le chemisier de Lily, détachant un à un les boutons du vêtement, tandis que son autre main glissait en une caresse sur sa cuisse. Le tissu de sa jupe qui remonte légèrement et c’était son rythme cardiaque qui devait afficher un tracé totalement incohérent. S’il s’agissait d’une maladie ou d’une folie aigue, une seule chose était sure : elle ne voulait pas en guérir tout de suite. Et si en plus le joli docteur abandonnait sa blouse blanche pour devenir partenaire de thérapie, elle était prête à accepter n’importe quel traitement de sa part, risqué ou non, efficace ou pas.
Elle aurait pu profiter de ses baisers tranquillement. Elle aurait pu apprécier ses caresses sans broncher. Pourtant, une terrible envie de violence lui brûlait les entrailles à chaque fois qu’il posait ses lèvres sur les siennes. L’envie de l’attirer près d’elle pour le repousser ensuite, passer une main tendre dans ses cheveux pour les serrer entre ses doigts quelques secondes plus tard. Des sentiments aux antipodes, extrêmes et intenses, à l’image de leurs rapports depuis leur rencontre.
Dans un tendre baiser, elle déposa une caresse de la paume sur la joue du jeune homme avant de rompre tout contact. Elle se recula légèrement puis pointa sa baguette sur le torse du sorcier et lui envoya un faible Expulso, suffisant cependant pour le faire basculer sur la chaise à 3 mètres derrière lui. Sans le quitter des yeux, elle se laissa glisser du comptoir pour se remettre debout.
#Accio cravate#
Dans un léger bruit de tissu, la cravate tomba au sol. Un sourire en coin sur les lèvres, Lily s’approcha à pas lents puis déposa sa baguette sur le coin de la table. Le repousser pour mieux le faire revenir, c’était ce qu’elle voulait. Dire non mais penser oui. Le rendre fou alors que c’était elle qui perdait la tête… Il était un Chapelier complètement dingue et elle était bien décidée à accepter son invitation au pays des Merveilles. D’ailleurs, le Chapelier perdit bien vite son chapeau puisque d’un geste fluide, Lily releva sa jupe légèrement pour venir s’asseoir face à lui sur ses genoux avant de faire tomber l’accessoire de sa tête d’un revers de la main. Elle approcha son visage du sien, frôlant ses lèvres contre les siennes, ne l’embrassant pas cela dit. Délicatement, elle ouvrit un à un les boutons refermant sa chemise pourpre. Elle passa ses mains sur le torse du sorcier, constatant au passage qu’il avait de légères coupures sur celui-ci. Avec un air de défi, elle suivit du doigt le tracé d’une petite goutte de pluie le long de la poitrine du blondinet pour s’arrêter à sa ceinture, puis déboutonna son pantalon avant de coincer la lèvre du jeune homme entre ses dents, toujours pour marquer cette sempiternelle opposition entre douceur puis douleur. Une invitation sous des airs de tortures et le Chapelier allait bientôt suivre Lily. Ce soir, elle jouerait le joli lapin blanc pour appâter l’imprudent jusqu’à lui faire perdre la raison.



[HRP : un peu court, mes excuses. Mais je préfère que tu inter-agisses régulièrement.]
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Re: Sur le banc

Message par : Invité, Jeu 3 Fév - 18:59


Une plainte clairement audible, une douleur qui devait lui ronger le dos, et parcourir tous ses os, pour se diffuser dans tout son corps. Un son qui lui provoquait une sensation de plaisir, qui aurait certainement été très visible s’il n’avait pas dévoré son cou. De toute manière, n’importe quelle plainte, ou hurlement, ou preuve de douleur voire d’agonie provoquait une réaction en lui qui lui faisait afficher un sourire malsain, et ressentir quelques frissons de plaisir, de délectation. Il prenait ainsi autant de plaisir que lors d’une caresse, un frôlement, ou un défi.

Sa partenaire – car enfin il pouvait réellement la nommer ainsi – avait apparemment compris son mode de fonctionnement. Une caresse sur la joue, et une façon de le repousser dans les règles de l’art. Se prenant le sortilège en pleine poitrine, il n’eut aucun droit de réflexion, aucun choix : il fut projeté quelques mètres plus loin, ne comprenant pas pourquoi il voyait le visage de la si énervante et attrayante Auror s’éloigner ainsi. Les effets du sortilège commencèrent à se dissiper, et Will put reprendre peu à peu le contrôle de ses déplacements… Enfin c’était vite dit : il fut tout de même obligé de marcher à reculons, ne faisant que suivre le mouvement afin de ne pas tomber. Alors que, certainement un ou deux mètres plus loin, il aurait pu stopper sa course, son articulation du genou rencontra un obstacle, ce qui lui fit plier les jambes. S’affaissant dans le vide, il perdit bien vite l’équilibre, mais le sol se fut bien plus proche qu’il ne le pensait, et ses fesses atterrirent bientôt sur la surface dure d’une chaise de bois, qui glissa de quelques centimètres vers l’arrière, manquant de se renverser en se stoppant d’un coup sec à cause du carrelage irrégulier qui n’avait pas voulu qu’elle poursuive sa course.

Un peu déboussolé, Will ne put que regarder la belle petite brune, et l’admirer s’approcher de lui avec cette démarche chaloupée, sensuelle. Il fit le rapprochement avec ce moment où il l’avait combattue et où elle avait certainement mimé l’attirance avant de se coller à lui, lui arrachant par la même occasion les boutons de sa chemise noire préférée. C’était différent ici… Sans doute ne faisait-elle pas semblant cette fois. Si sa démarche affichait une retenue très attirante, qui lui donnait envie de lui sauter dessus, son regard de braise trahissait ses véritables intensions. Alors qu’elle approchait silencieusement, et que sa cravate se dénouait toute seule, il fit glisser son regard sur les courbes majestueuses et harmonieuses de son corps, renforcées par le tissu mouillé qui lui collait à la peau.

Elle s’assit bientôt sur lui, face à lui, et à ce moment précis, son rythme cardiaque s’intensifia brutalement, alors que son cerveau perdait pied. Devenu complètement amorphe, il ne bougeait que grâce à ses réflexes personnels. C’est ainsi qu’il plaça ses deux mains sur ses cuisses, l’une l’agrippant avec force, comme s’il s’agissait d’un vulgaire morceau de viande – ce qui n’est pas tout à fait faux. Quand c’est bien cuit, ça n’est qu’un vulgaire morceau de viande – et l’autre effleurant à peine l’intérieur, du bout des doigts. Quelle serait la prise qui lui ferait le plus d’effet ? C’était certainement la question que tout être normal devait se poser, sauf qu’à l’heure actuelle, aucune question ne traversait son esprit. Il était vide, complètement vide, et seul l’instinct du chasseur prêt à s’approprier une proie, à la dévorer, à la faire pénétrer en son corps et en sa chair, en son sang, résistait et prédisait son esprit.

Quelques caresses sur son torse mutilé lui firent prendre un peu peur. Il n’était en effet pas très rassuré : elle avait vu son torse ! Et si elle le reconnaissait ? Mais ses inquiétudes ne prirent pas de place majeure, tant l’envie de connaître la suite, de poursuivre la chose, d’être plus proche d’elle était plus pressante. Il ressentit bientôt la douce agonie de ces lèvres pulpeuses qui ne se collent jamais, allant avec cette envie irrépressible de s’approcher un peu pour la prendre au piège. Mais ce n’est que lorsqu’elle prit sa lèvre en otage entre ses deux rangées de dents qu’il prit conscience qu’il se laissait complètement dominer. L’envie lui prit soudain de la serrer contre lui, si fort qu’il irait même jusqu’à l’étouffer, avant de la repousser violemment et de lui montrer de quoi il était capable. A cet instant précis, il augmenta la pression sur sa cuisse, ce qui blanchit ses articulations, tant les sentiments qui l’animaient étaient contradictoires. Peut-être avait-elle mal, mais c’était à lui de réagir… Rien de mieux que d’alterner les rôles pour avoir une relation plus palpitante.

Il se laissa quelques instants pour reprendre la maîtrise de son corps, et particulièrement de son rythme cardiaque. Cela nécessitait quelques longues secondes pendant lesquelles il dû essayer de mettre cette attirance pour elle de côté… Pas la peine de préciser qu’il ne réussit qu’à passer pour un imbécile, en tentant de respirer plus lentement pour masquer son état d’excitation important, tout du moins pour lui si elle n’avait rien remarqué.

Une fois les idées claires… Hum, est-ce qu’elles sont vraiment claires ? Non pas vraiment, c’est tout embrouillé dans sa tête ! Bon, nous dirons alors simplement qu’il a récupéré un peu de contrôle sur lui-même. Donc, une fois cette opération difficile réussie – ou presque – il desserra la pression exercée sur l’une de ses cuisses, et remonta la main qui faisait une petite caresse sur son ventre. Dès qu’il eut l’occasion de prendre le dessus, il la repoussa brutalement de ses genoux et avec une force incroyable – surtout pour lui – en se levant pratiquement en même temps. Sachant que son geste serait certainement assez désagréable pour son équilibre, il agrippa son poignet droit avec sa main droite, qu’il avait auparavant libérée en laissant sa baguette sur la chaise, juste après avoir jeté un sort qui avait permis de diffuser une petite musique latine dans la pièce. Ainsi, il servait de contrepoids et l’empêchait de tomber à la renverse. Mais plus que l’envie de ne pas la laisser tomber comme celle que ressentait un parfait gentleman, c’était plutôt l’occasion de la faire se rapprocher de lui par le même contact qui le poussait à la retenir, car cela ne l’aurait pas plus dérangée que cela qu’elle soit déjà au sol, bien au contraire.

Une fois debout, et sans même attendre que leur équilibre à tous les deux soit parfait, il fit un mouvement sec du bras pour l’attirer contre lui, profitant du mou qui arrivait pour lâcher son poignet et passer rapidement son bras droit derrière son dos. Une fois pratiquement collée à lui, il plaça son index et son majeur droits de chaque côté de sa colonne vertébrale, à peu près à l’endroit où s’arrêtaient les deux omoplates, et il appuya, ce qui dû diffuser une douleur le long de son échine la forçant à se coller à lui. Ainsi, il pouvait sentir le fin tissu qui maintenait encore les parties de son corps les plus convoitées emprisonnées, contre son torse dont le centre n’était plus masqué par sa splendide chemise couleur sang. Sa main droite à elle termina donc sa main gauche à lui, tandis qu’il plaçait une de ses jambes entre les siennes, lui laissant l’occasion de lui donner – pour la seconde fois depuis qu’il la connaissait – un coup de pied trop bien placé. Mais ce n’était pas pour cette raison qu’il les plaçait ainsi. De cette façon, elle pourrait mieux sentir son désir pour elle…

Une main en haut, une plus en bas, un pas à gauche, un pas à droite… Ces soirées là ! Ahum ahum on drague on branche toi-même tu sais pourquoi ! Ah… Pardon, je m’égare, bien que cette chanson résume assez bien la situation. Will n’avait jamais été un très bon danseur, mais lorsqu’il fallait laisser ses sentiments corporels s’exprimer, il savait faire. Aussi fit-il une danse aussi sensuelle que la bachata, avec des pas ressemblant au tango et des « figures » s’apparentant à la salsa. Voici une danse sensuelle où la proximité des corps et les différentes expressions du désir comptaient plus que la réalisation même. Mais, conscient de la possibilité qu’il y avait qu’elle trouve cette danse un peu déplacée dans le contexte actuel, et qu’elle s’ennuie plus ou moins, il ne mit pas longtemps avant de dévoiler son véritable objectif. Profitant de deux ou trois pas pour l’approcher d’un obstacle, il rompit le contact entre sa main droite et son dos et, d’un mouvement sec il la fit tourner et déplier le bras. Sachant la distance trop courte pour pouvoir continuer le mouvement, il la regarda s’écraser contre le mur avec un sourire sadique sur le visage, avant de la ramener vers lui rapidement et de reprendre la même position qu’avant.

Désormais allant vers l’arrière, il la fit tout de même tourner et n’eut besoin, encore une fois, de ne faire quelques pas – pendant lesquels il lui dévoila son déhanché le plus sexy – et cette fois ce ne fut pas contre un mur qu’il l’entraîna brutalement, mais il la poussa plutôt contre une table. Pas chance pour elle – mais aussi un peu pour lui – cette table était exactement à la hauteur des fesses de la demoiselle ce qui permit à son compagnon du soir de la faire glisser dessus sans le moindre effort.

Animé par une envie sadique de douleur, il changea de technique. S’il gardait toujours les jambes et le bassin de la même position, ce qu’il trouvait d’ailleurs affreusement sexy, ses deux mains glissèrent et changèrent de position. Sa main gauche, qui lui tenait la main auparavant, se glissa dans ses cheveux, tandis que sa main droite dégagea, en glissant simplement un doigt le long de son corps, son épaule droite du morceau de tissu blanc qui la couvrait. Lui faisant croire qu’il allait lui donner un baiser passionné en approchant ses lèvres des siennes, il referma sa prise dans ses cheveux et les tira avec force, l’obligeant à tourner la tête et à la mettre vers la l’arrière, lui offrant ainsi tout son profil et un large espace de travail.

Ses douces lèvres qui étaient prêtes à attaquer sauvagement la chair de la belle ne se firent pas prier pour entourer l’oreille qui leur était offerte. Utilisant l’émail solide de ses dents blanche, il mordilla même le cartilage avant de descendre à une vitesse fulgurante sur son cou, en laissant derrière lui une trace humide. Il alla ainsi jusqu’à cette épaule précédemment découverte pour lui mordre sensuellement, sans lâcher l’emprise qu’il avait sur ses cheveux et qui devait lui faire atrocement mal…

Quant à cette main qui avait, d’un geste, découvert l’épaule de la demoiselle, elle était venu explorer ce qui se trouvait sous la jupe de sa proie. C’est ainsi que, caressant son gibier pour le rassurer, cette petite main aventureuse en trouva bientôt la faille, comme le fil qui dépasse du gilet tout neuf que l’on vient d’acheter et qui réduit cette création merveilleuse à l’état simple et barbare, l’état initial, brute, non travaillé, de fil tout entortillé. Un doigt, puis un deuxième se glissa au niveau du dernier voile et, le moment venu, Will tira pour le faire descendre. Retenu par la table, il ne put bouger que de quelques centimètres à l’endroit où il était tiré, et le blondinet ne put qu’être surpris de cette réaction qu’il n’avait pas prévue. C’est ainsi qu’il poussa un petit cri retenu de surprise, de stupeur.
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