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Dans les rues de Pré-Au-Lard
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Malena Kane
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Re: Dans les rues de Pré-Au-Lard

Message par : Malena Kane, Lun 8 Fév 2016 - 12:13


Yel avait quitté la lune des yeux, et ses divagations spatiales existentielles de l’esprit. Mal admirait sans gêne cette chose en mouvement, qui en une poignée de secondes, s’était transformée d’une manière étonnante.

La météorite triste et immobile flambait. Pas de flammes, juste une lueur dansante qui émergeaient de ses deux cratères, des yeux corbeaux dans lesquels se reflétaient quelque chose aux mouvements incertains, sensuels, mystiques, pareil à des éruptions solaires : une détermination vivante, une conviction féroce. Mal goutait avec un étonnement et plaisir délicieux ce visage, en apparence froid et impassible. Un feu fou brûlait au coeur de cette petite météorite que Mal, plus si petite que ça.

Pendant quelques instants, yel ne put bouger, ni fumer sa cigarette. A peine, si yel prenait le temps de respirer. Yel était comme bloqué-e dans la contemplation. Son visage, à yel, ne montrait pourtant rien. Absolument rien. Le même visage las de tout à l’heure. Rien de plus, rien de moins. Yel n’avait pas oublié, oh ça non, l’attitude de cette météorite, son sarcasme, sa mauvaise humeur, son air hautain. Mal était bien décidé-e à ne pas se laisser intimider par la soudaine puissance de l’objet spatial en fusion.

Peut-être était-ce une stratégie pour la faire plier, yel, Malena ? Mais pour qui se prenait-elle, elle, cette météorite enflammée, pas plus grande qu’un arbuste ? Que croyait-elle ? Je suis un dragon. Je vole et murmure au-dessus des nuages, je vole et rêve à travers l’espace, je suis né-e de la fusion du soleil et de la lune, je m’oppose à la foudre et au tonnerre, je fais trembler les Dieux et le Monde. Je suis un dragon, petite météorite.

Une matinée, perdue dans le flux temporel. Silence dans les rues de Pré-au-Lard. Silence de far west et de cow-boy. Pistolets chargés : Une météorite, corps céleste aux cheveux d’or, envoyée par lune toise, impériale et dans les yeux, un dragon prétentieux-e, un dragon à l’appétit grand comme le Monde. Qui de nous deux aspire l’autre ? Qui de nous deux craquera ? Qui de nous deux dégainera en premier ?
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Re: Dans les rues de Pré-Au-Lard

Message par : Kathleen Gold, Mar 9 Fév 2016 - 17:03


Pv Malena Kane


Kathleen regarda les deux yeux intenses de l'inconnu(e) qui la fixait, droit dans ses propres yeux. C'était la rencontre entre des prunelles sombres, contre celles, très claires, de la jeune femme. Quelque chose de fascinant avait capturé son attention dans cet être si étrange, si atypique.

La jeune blonde ne voyait pas toute la poésie du moment, pas comme son opposante, mais elle en sentait l'intensité. Comme la manière dont les iris, les pupilles, le regard entier des deux jeunes femmes s'affrontaient, se rencontraient, se cherchaient même. Elle avait rarement été impliquée dans une bataille de regard de cette puissance, de cette intensité encore une fois. Ce regard lui donnait l'impression de ne plus être l'espace d'un instant une petite mijaurée sortie de son école pour la journée, mais quelque chose de complètement différent, voire même plus grand.

Elle n'allait pas flancher. Elle hésitait à cligner des yeux, à bouger, même à respirer. Mais elle ne baissa ps son regard. Elle releva ses yeux d'un bleu troublant, dont l'obscurité variait justement à la lumière, tantôt bleu océan, tantôt identique au ciel d'été, droit dans les autres orifices oculaires. Elle ne faillirai pas. Elle avait l'impression que ce moment allait changer quelque chose, comme si cette rencontre allait sublimer ou briser quelque chose en elle, alors que ce n'était que son esprit qui, perdu dans le moment présent, n'était concentré que dans les yeux de la femme-homme en face d'elle.
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Re: Dans les rues de Pré-Au-Lard

Message par : Personnage, Jeu 11 Fév 2016 - 14:47


Post Unique

Une table était posée quelque part entre Honeydukes et le magasin Scribenpenne. Sur cette table se trouvait un joli napperon rose avec des des carrés blancs dessus. Des cartes de tarots étaient étalées bien visible aux yeux de tous. Derrière la table, une femme était installée. Une longue robe à corset. Une ombrelle tenait en lévitation dans son dos, empêchant le Soleil de taper trop fort. Sur son visage, un masque tout blanc avec juste une larme bleue à l'envers sous l’œil droit. La tête légèrement penchée sur le côté, elle lisait l'avenir à qui voulait bien l'entendre.

Première carte : Le Soleil
Deuxième carte : Le Chariot
Troisième carte : L'Arcane sans Nom

Un sourire s'afficha sous le masque d'Irma.

-Votre chemin sera clair et sans nuage. Malheureusement, de nombreuses embûches vous attendent jusqu'au jour où vous causerez votre propre perte. D'ailleurs, vous avez un intérêt certain à éviter les miroirs. Celle-ci releva la tête puis la pencha légèrement sur le côté, comme un oiseau observant un verre bien juteux. Quelques gallions furent déposés sur la table avant que la vieille femme s'en aille. Au loin, Irma vit celle-ci sortir une glace de poche qu'elle usa pour se repoudrer le nez. Éblouie par le reflet de celui-ci, une chouette qui désirait rentrer à la Poste Magique dévia son trajet et percuta la femme qui se retrouve à terre. Irma en profita pour pencher sa tête de l'autre côté, sous le regard médusé des passants qui avait entendu sa prédiction.

Quelques applaudissements fendirent la foule et Irma pencha légèrement la tête, satisfaite que son art soit reconnu à sa juste valeur. Rangeant ses cartes en un tas, il était maintenant temps de passer au spectacle. Elle mélangea son paquet et en tira une première carte.

Le Diable

Un profond désir. Oui, c'était ça, le destin était avec elle. Son désir allait bientôt se concrétiser. Elle obtiendrait ce qu'elle désirait dérober aux autres membres qui devaient se trouver actuellement au Repère.

Une deuxième carte fut retirée du jeu.

La Lune

Légèrement interloquée, Irma n'en montra rien. Qu'est-ce que la Lune venait faire ici ? Son passé était depuis longtemps enfoui. Allait-il resurgir sans prévenir ? Ou est-ce que Papa Legba désirait lui faire passer un message ?

La dernière carte arriva enfin.

L'Impératrice. A l'envers.

Irma se leva de sa chaise dans un bond. Son plan allait échouer. Il lui fallait s'échapper, et vite. Mais avant d'avoir pu faire un pas, elle se sentit prononcer quelques mots :

-A destin fabuleux, carnaval heureux. Venez, venez nombreux, admirer le malheur et le malheureux. Déchéance et Marginalité seront bien sûr invitées. A carnaval heureux, destin monstrueux !

Enfin libre de gestuelle, la femme passa rapidement sa baguette au dessus des cartes, et un large panache de fumée s'éleva dans les airs autour d'elle. Une fois le nuage dissipé, l'on pouvait apercevoir une carte et un masque vénitien reposant sur le sol.

Ce post unique n'a aucune influence sur le RP en cours
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Malena Kane
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Re: Dans les rues de Pré-Au-Lard

Message par : Malena Kane, Mer 17 Fév 2016 - 0:02


Ni elle, ni yel n’avaient dégainé. Aucun mouvement esquissé. Respiration discrète. Battement de coeur au ralentit. Suspension du temps. Yels étaient toujours là, à s’orager avec leurs yeux. Les yeux sont le miroir de l’âme à ce qu’on dit : c’était donc deux yeux dragons et deux yeux météorites qui s’affrontaient : Affrontement immobile qu’on croirait de l’extérieur, mais en se branchant sur les ondes spectres et sensuelles, des ondes au-delà de notre perception simple et humaine, c’était bien
une lutte ou une danse -
sans merci,
violente et douce,
sans répit,
à laquelle on assistait.
Collision
entre énergie négative et énergie positive. Orages. Éclairs. Energie négative ? Énergie positive ? Qui des deux ? Mal ? La météorite ? Un peu des deux ? Les deux ? Impossible à savoir.

Malena était suspendu-e à ses yeux. Aux yeux de la météorite. Yel la suivait comme une étoile filante dans le ciel. La Terre arrête de tourner. Un trait de pinceau enflammé, rapide sur la toile céleste. Ne pas baisser les yeux, même si ça brule les yeux. Un dragon peut aussi se brûler. Pas comme les mortels, les humains. À sa façon. Les flammes meurent dans les flammes. Et les flammes embrasent les flammes. Yel luttait férocement pour ne pas perdre cette bataille : question d’honneur, de fierté : un dragon plus fort qu’une météorite : du jamais vu - sauf dans les rêves et les histoires. Une envie de prouver quelque chose. Pas seulement à yel.
Au monde.

Quiconque avait envoyé cette météorite sur son chemin - ce ne pouvait être le seul fruit du hasard, allait le regretter. Yel ressentait une folle envie de la détruire - yel allait la détruire cette météorite,
morceaux,
par,
morceaux
et croquer ces morceaux avec des dents acérés et son appétit comète. Mais la météorite ne faiblissait pas - ou ne semblait pas faiblir, pas même un clignement d’oeil ! C’est toi, ou c’est moi, pensa Malena. Ou alors ensemble. On se consommera ensemble. Mais je jure, ou oui je jure, délicieuse météorite aux senteurs braisées, que tu ne te rouleras pas dans mes cendres, mes os consumés par ta puissance, comme un chat qui, sous le soleil, se roule dans la terre.

Tension. Excrâme. Mélange d’extrême et d’odeur de cramé. Une mélodieuse odeur. Ça respire le feu, le feu qui crépite. Un feu couleur bleue. Et puis.
un SENTIMENT. UNE PORTE. qui s’ouvre dans son esprit. Mal eut l’impression d’être soudainement aspiré.e par une force supérieure, et de sortir de son corps, de se voir de l’extérieur. Comme si sa peau n’étant plus viable, yel s’en détachait. C’est quoi se bordel ? Le monde baignait dans les rayons argents-gris du ciel et de la lune. Et yel flottait au-dessus de ce monde. Yel se voyait, dragon, - qu’yel avait été, qu’yel était encore, et voyait la météorite. Fantôme western au-dessus de deux boules d’énergies qui s’attiraient comme des aimants, avec une forte puissance, forte comme une montagne, deux boules d’énergies qui s’approchaient l’une de l’autre pour tester grignoter l’énergie de l’autre. Deux boules d’énergies pures tournant en orbite l’une de l’autre dans une danse cosmique tragique : comment arrêter une telle attraction magnétique ? Comment ? Comment ? Les deux boules d’énergies se combattaient férocement au coeur de cette apesanteur horizontal - presque horizontal, qui les reliaient de yeux à yeux, d’âme à âme, de volonté à volonté.

Voir la scène de l’extérieure apportait malaise. Mais voilà que Malena se retrouvait de nouveau dans son propre corps. Mais. Changement. Son corps avait changé de place. Ou était-ce la météorite ? Ou était-ce l’espace qui s’était réduit, écrasé ? Impossible à savoir. Tout ce que savait Léna, c’est qu’yel n’était plus qu’à quelques centimètres de la météorite. Et que, sur ses hautes jambes fines, yel la toisait de haut avec comme provocation : un sourire : une déclaration de guerre : tu ne m’auras pas.
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Kathleen Gold
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Re: Dans les rues de Pré-Au-Lard

Message par : Kathleen Gold, Mer 17 Fév 2016 - 14:59


Le souffle coupé. Sans air. Voilà ce que ressentait Kate en cet instant. Ses poumons irradiaient et l'air froid qui lui parvenaient, qui passaient dans ses narines pour passer dans sa gorge, puis sa poitrine, ne ressemblait qu'à de la fumée d'incendie, qui oppressait, qui étouffait, alors que l'air manquait et qu'elle en avait désespéramment besoin. Les yeux dans les yeux de son opposant/e. Il... Elle... Kate sentait une frustration calme, étrange, la saisir. Elle ne comprenait pas l'Autre. Car en cet instant, ce n'était pas n'importe quel inconnu/e, n'importe quel être humain sans intérêt qui passait. Ce n'était pas une personne que l'on mettait dans la petite case ''passant'', mais un Autre, une flamme, une majuscule. Kate sentit ses pieds se ficher dans le sol, tels les branches d'un arbre. Quel arbre ? Un chêne ? Ou un brin d'herbe ? Car plus les pupilles intenses vrillaient les siennes, plus elle était incertaine de ce qu'elle était, de qui menait la danse.

Cet affrontement prenait une tournure si étrange, si obsédante. Elle avait l'impression de se perdre et d'en même temps de n'avoir jamais autant été projetée dans la réalité. Ses yeux de glace, son visage d'ange, sa perfection se figeaient dans cette rue en face de ce/cette Autre, qui au contraire semblait vouloir brûler. La rencontre entre de la glace, si froide qu'elle brûlait, et du feu, tellement chaud que son étreinte terrifiait plus que la simple main froide de la mort. Une glace brûlante, une brûlure glaciale, qu'importe. Rien n'était comme il avait commencé, par une bousculade entre deux êtres, qui continuait par un défi, un jeu de regard que personne ne voulait rompre, et où personne ne connaissait les règles.

Ses yeux la picotaient au début, et le picotement se transforma en morsure acérée, tout comme si une bête se jetait à son visage et essayait de s'emparer des deux saphirs qui formaient son âme. Pourtant, il était hors de question de cligner des yeux, de céder. Kate savait qu'elle aurait dû abandonner, laisser son aîné/e sur tous les points gagner, l'emporter, mais elle était une battante. Ce n'était pas un combat de soldats, sur les champs de guerre, ce n'était pas une violence douloureuse. C'était un combat sans contact, sans se toucher, presque improbable. Le visage de l'Inconnue était celui de l'ennemi mais une détermination, presque une douceur s'en échappait. Une douceur, elle, presque plus douloureuse que la violence.

Kate n'était pas l'idéaliste dans l'histoire, elle n'était pas la rêveuse, elle ne pensait jamais à Mars ou aux étoiles. Mais on l'avait appelée une comète. Si son esprit s'ouvrait, elle pourrait même se laisser glisser dans cette rêverie, mais pour le moment, elle ne voulait pas se laisser aller. Elle savait qu'une seule en sortirait vainqueur, et il y avait de fortes chances que ce ne soit pas elle. Mais elle ne voulait pas se rendre sans lutte. L'Inconnu/e continua de fixer ses yeux, et Kate vit quelque chose qui la brûla et la glaça en un instant. Elle/Il ne céderait pas. Ou alors, avec elle. Ensemble. Une déchéance, ou ne victoire, commune. Était-ce la meilleure voie ? Était-ce ce que voulait Kate ? Une lutte, un combat entre l'idéal et la réalité, la structure contre la créativité. Contre un esprit opposé, totalement différent, attirant aussi peut-être ? Tant de question, peu de réponses, mais restait la lutte.

Elle sentit ses mains trembler, mais pas de peur ni de nervosité, mais son corps sentait la force de la rencontre. Cette détermination, cette puissance qui émanait de l'Autre semblait lui signifier qu Kate n'aurait pas les restes, ne remporterait aucune gloire de cette guerre. Kate soutint ce regard sans sourciller, ne force nouvelle la prenant. Elle voulait lui faire comprendre qu'elle aussi, elle ne céderai pas. Et que s'il devait y avoir un vainqueur, il y en aurait deux, ou aucun.

Son souffle la quitta quand l'Autre se rapprocha sans crier gare et Kate sentit se poumons et son coeur se serrer, mais ne bougea pas, ne quitta pas ses yeux des siens. Elle sentit plus qu'elle ne vit le sourire de l'Autre la narguer, ou l'avertir. Elle ne sourit pas, mais ses traits à elle ne fit que se durcir et en même temps, s'adoucir. Ses joues se détendirent, et ses lèvres perdirent de leur pédant, tandis que sa mâchoire se contractait, et que ses la pupille de ses yeux inondait son regard de tranquillité alors que les iris continuaient de brûler par leur froideur.

Elle était plus faible. Elle était plus jeune et elle allait perdre. Mais elle ne quitterai pas cette bataille d'une infinie force et de douceur pour un sourire et une aura troublante. Elle était à sa hauteur. Et elle était prête.
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Malena Kane
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Re: Dans les rues de Pré-Au-Lard

Message par : Malena Kane, Mar 1 Mar 2016 - 11:43



Elle ne cède pas. Pendant un instant, tu y as cru. Ses traits se sont détendus, et ses lèvres se sont apaisées comme des cordes de guitare qu’on cesse de gratter avec furie. Tu aimerais pourtant jouer avec ses lèvres. Cette pensée provoque un silence gêné. Qu’est-ce qui te prend ? Comme la nuit sur le monde, tu vas fermer les yeux pour éteindre les images qui défilent dans ta tête, mais aussitôt que tes paupières commencent à se baisser, tu sens quelque chose : ta tête commence à tourner, ou est-ce une douleur quelque part dans ton crâne, ou un picotement sur ta peau ? Tu ouvres grand tes yeux. La comète. C’est elle. Elle t’a envouté-e, et tu t’es presque abandonné-e à sa magie sensuelle et spatiale : tu as été sur le point de perdre.

Elle ne bronche plus. Et ne bronchera plus sauf si tu tentes un truc de fou. Quoi ? Les images continuent de passer dans ta tête. Sans cesse. Tu souris encore plus. Tu chasses cette projection entre vos lèvres, vos deux bouches. C’est une pensée agréable oui, mais, ça serait une manière de céder. Et puis quoi ? Tu es là pour la combattre, vous êtes là pour combattre, mettre à Terre l’autre. Deux objets du ciel, un sera face contre Terre. Le désir primaire est aussi une question de lutte. Lutte acharnée. Tu luttes contre ce désir qui, en toi, grandit. La comète. C’est elle. Elle t’envoie ces images. Tu l’en remercies, en même temps que tu l’as maudit.

La danse continue. Et continuera jusqu’à l’infini. Oui. Tu le sais. Vos deux existences seront à jamais liées. La danse continuera jusqu’à l’infini. Même après votre mort, il y aura encore trace de votre combat dans les livres d’Histoire du Monde. Peut-être qu’un jour, les Hommes seront capables de sentir les ondes du passés et de s’en abreuver. Vampires. Votre symphonie déchainée, folle, sera une source intarissable. On en bouffera encore et encore. Comme toi, tu vas bouffer cette comète. En es-tu sûr-e ? Es-tu certain-e de pouvoir gagner ? Léger doute.

Quelques millimètres séparent l’âme dragon et l’âme comète de se percuter. De ne faire plus qu’un. Une danse. Quand elle dansera, tu seras chaud. Et tes doigts ne penseront qu’à ses hanches. Tu ne penseras qu’à la distance de elle à toi, de toi à elle. Mais. Tu es là, dans le maintenant, et tu ne penses qu’à la détruire. Elle partira dans une fumée bleue, et tu drogueras à son essence. Oh oui tu vas la détruire. Détruire. Désir, pulsion. Sexuelle. Brûlant. Massacre du corps. Carnage. Dépasser la ligne de feu.

La dans continue. Elle ne perdra pas. Tu ne perdras pas.
Qui de vous deux ?


****

Réveil.
La lune plane dans la nuit.
Vautour.

Corps qui frétille d’un rêve.
Fantasme halluciné.
Vraiment ?
N’était-ce qu’un rêve ?
À travers les nuages, une étoile filante passe.
Corps qui frétille d’une pensée.
Tu le sens.
Ton corps, tes parties intimes, ton coeur, ton âme, tout, ton existence, TOI.
Tu le sens.
Le monde est enveloppé dans une virgule.
Le battement de ton coeur, rapide, assourdissant, joue avec ton âme, apesanteur, léger.
Destruction - envie de retourner dans le rêve.
Ton existence est encore l’écho de la fusion d’une voyelle et d’une consonne.

Tu n’as pas rêvé.
Ton existence est encore l’écho de la fusion d’une voyelle et d’une consonne
.

FIN DU RP.
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Asclépius Underlinden
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Re: Dans les rues de Pré-Au-Lard

Message par : Asclépius Underlinden, Dim 20 Mar 2016 - 18:13


Mention de fin de RP
RP avec Trevor Le Dragon
LA de Trevor généreusement accordé


Cette journée sentait bon le week-end et le début du Printemps, bien qu’une légère pluie écossaise soit toujours de mise par intermittence, bien entendu. Le Serpentard avait donc profité de ce congé salutaire pour partir en expédition au village sorcier de Pré-au-lard, bien qu’« expédition » soit un bien grand mot pour ce qu’il comptait y faire… Quoique, connaissant sa nature craintive, n’importe quelle sortie hors des sentiers battus était pour lui une véritable expédition : une possibilité fortuite d’aller titiller de l’inconnu et du dangereux.

La brise soufflait doucement, ses camarades s’agitaient, et le temps était clément. Où aller ? Que faire ? Peut-être éviter les endroits un peu trop fréquentés par les élèves de Poudlard, tel Honeydukes : il ne se rappelait que trop bien sa dernière visite dans le temple des sucreries, et n’était pas spécialement disposé à retenter l’expérience de sitôt : il détestait être bousculé. Fragile, lui ? Oui, mais surtout névrosé : à ne pas confondre. Et manique, anxieux, angoissé, maladif et Serpentard. Peut-être davantage le dernier adjectif que les autres ? Allez savoir : qui peut bien se vanter de savoir qui il est ?
Certainement pas lui. Il avait bien changé, depuis quelques temps : autrefois absolument hermétique à tout contact avec l’extérieur, il avait peu à peu appris à s’intégrer auprès de ses camarades, acquérant visiblement une petite réputation. On le trouvait aimable, gentil, amusant, travailleur, réfractaire et passionné. De quoi faire un bien beau C.V. : restait à savoir où postuler !

Mais divaguer, ne lui apportait nulle réponse sur le chemin à emprunter : que faire ? De quoi avait-il envie ? A quoi pourrait-il penser pendant ses méditations nocturnes ?
Peut-être à ce jeune homme, non loin, concentré sur sa toile…

Asclépius s’arrêta, et observa de loin l’être qui peignait. Encore un inconnu : rien de bien surprenant, puisqu’il ne connaissait pas grand-monde. Mais voir quelqu’un peindre, l’intriguait fortement : que peignait-il ? Comment le faisait-il ? Au vu de son expression – à la fois concentrée et rieuse – il semblait y prendre beaucoup de plaisir.
Une nouvelle fois, le Serpentard hésita, avant de se décider à agir : sa curiosité l’avait toujours poussé avec force dans les bras de la Déraison la plus sournoise. Ainsi, tel un enfant en train d’épier les adultes, il fit le tour de la rue, afin de se retrouver derrière l’inconnu, pas très loin, et suffisamment proche pour voir ce qu’il peignait. Observer, est un art qui se cultive, n’est-il pas ?
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Re: Dans les rues de Pré-Au-Lard

Message par : Trevor Le Dragon, Mer 6 Avr 2016 - 0:28


avec Asclépius Underlinden


pouf! en plein milieu de la rue, Trevor s’était installé, sans porter attention aux chats qui passaient, sans se soucier des gens qui le dévisageaient. Il avait étalé son stock par terre, dans une pile de tubes de peinture, de pinceaux, palettes, crayons et outils. Devant lui : un grand chevalet en bois foncé, là-dessus : une toile, déposée. Son esprit s’envolait en volutes blanches tout autour de lui, créant une aura passionnée, l’enfermant comme dans une bulle. Une bulle de savon, une bulle de chewing-gum, une bulle prête à éclater à tout moment, à la moindre distraction.

Il avait, sans vraiment le prévoir, décidé de peindre, de créer, de laisser l’Artiste prendre possession de ses membres. Il le laissait s’infiltrer en lui comme un poison, comme les flammes rugissantes qui lui léchait les doigts, qui animait son être. Le Dragon en lui se taisait, observant les gestes du peintre, les écailles frémissantes, l’œil illuminant ses idées. De la peinture voltigeait dans les airs, gouttes multicolores, pluies arcs-en-ciel, pour venir se poser sur la surface blanche de la toile. Il ne se servait pas de ses pinceaux pour le moment, préférant, à l’aide d’un #wingardium leviosa, faire voler la couleur.

Pas satisfait. Pas vraiment, non. Les paysages n’étaient pas ce qu’il préférait peindre. Les paysages étaient ennuyants, plats. Un visage, par contre, pouvait faire témoignages de bien des histoires, bien des émotions, bien des variations. Visage…
Il lui fallait un visage.

Un visage, rien qu’un visage. Une seule personne, please, faites qu’il y ait une personne. Une bonne personne. Pas une trouvée au hasard, pas une vaguement intéressante, non. Une personne, un visage fascinant qu’on remarquait tout de suite. Que Trevor allait tout de suite remarquer. Scanner la rue de ses grands yeux turquoise. Les informations s’enregistraient dans son cerveaux, il détaillait les gens du mieux qu’il pouvait. Pas elle, pas lui. Pas lui, pas elle. Bim ! Trouvé.

Oubliant pinceaux, baguette et peinture, Trevor pointa la personne du doigt. C’était un jeune homme simple et élève de Poudlard. Quelque chose en lui avait pourtant intrigué l’Artiste. Ses traits semblaient raconter une vie, chanter un texte et il était prêt à l’écouter ce p’tit bonhomme.
C’est impoli de montrer du doigt, Trevor. Oh, toi, ferme-la. Le dragon se tut, l’Artiste prit la parole, un grand sourire illuminant son visage :

« Trouvéééé ! Approche, approche. »

Signe de la main lui laissant le seul choix d’obéir. L’Artiste, exigeant ? Pas vraiment… Plutôt coincé dans son monde, essayant d’assouvir sa soif de créer. Et puis… ça faisait de mal à qui de discuter ?


Dernière édition par Trevor Le Dragon le Sam 24 Sep 2016 - 15:21, édité 1 fois
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Asclépius Underlinden
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Re: Dans les rues de Pré-Au-Lard

Message par : Asclépius Underlinden, Sam 23 Avr 2016 - 22:27


C’est le regard abruti et circonspect – comme à son habitude dirons-nous – que le Sinople avisa l’étrange personnage lui faire un signe de la main ; probablement pour exiger de lui une approche furtive. Alors oui… Mais non. On ne demande pas la présence d’un Underlinden : cette dernière survient à un moment inopiné et se fait toujours dans la plus grande classe. Elle n’est pas attendue, mais exceptionnelle, enivrante et captivante : un véritable ravissement de l’être.
Il avait un rôle à tenir quoi, une tradition à perpétuer. Donc non, il n’allait pas obéir bien docilement. A la place, il préféra fixer son regard clair dans celui bien davantage de l’artiste, histoire de lui montrer qui c’est l’patron. Ou pas. Mais bon, il avait sa fierté, et surtout, un orgueil dont la superficie et la masse étaient proportionnelles à la taille de ses angoisses. Donc, beaucoup.

Mais il finit par se lasser de ce pseudo duel oculaire, après quelques minutes d’un visuel intensif. En réalité, plus les secondes s’égrenaient, plus il désespérait de pouvoir assouvir sa curiosité enfantine, en ce qui concernait le tableau du bonhomme…
Alors, il commença à faire un pas, puis deux, puis quelques-uns en plus, de façon à pouvoir se placer légèrement en retrait, mais suffisamment près de la toile, afin de pouvoir l’observer à loisir, avec les yeux clairs et fiévreux qui sont les siens.

« - … Pas mal… Se permit-il même de prononcer, après quelques minutes de contemplation invasive. Vous faites un pastiche de Jason Pollock ? »

Oui, le serpentin avait à la fois le sens du compliment et de la formule : deux qualités non négligeables dans l’appréciation des œuvres d’art.
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Re: Dans les rues de Pré-Au-Lard

Message par : Trevor Le Dragon, Ven 6 Mai 2016 - 3:10


Il s’obstina, c’t’étrange garçon, le dévisagea pendant un moment. Regard contre regard, Trevor paralysé, tentant désespérément de l’attirer à lui. Viens, papillon de nuit. Viens tout contre ma lumière, que j’te grille les ailes. Viens pour que j’te peigne, que j’t’écrase sur la toile en p’tite tâche de rien. Viens, viens.
Et il vînt. Il s’approcha lentement, en pas de tigre, en pas de lion. Pas en vol de papillon. Il marchait, méfiant, gardait une certaine distance. Trevor l’observa, regarda ses traits, s’imbiba de ses couleurs. Il se retourna, continua sa peinture, continua sans le regarder. Il l’avait dans la tête, maintenant. Comme une chanson énervante dont tu peux pas te débarrasser. Ses traits, ses expressions, tournaient en boucle dans sa tête. Ça roulait, tourbillonnaient, sans jamais finir. Alors, il les posait sur la toile en couleurs éphémères.

Il parla. Fit parvenir aux oreilles de Trevor des mots, que ce dernier ne sut comment interpréter. Il était perdu entre l’Artiste et Le Dragon, il pouvait pas parler, pour l’instant.
Artiste se fichait de ce que l’autre bonhomme avait à dire.
Le Dragon se voulait poli, certes, mais préférait rugir
dans le lointain de ses pensées.
Trevor, lui, souhaitait lui parler.

Il prit les commandes.

L’Artiste déposa les armes, Trevor se tourna vers le jeune homme. Sourire sur les lèvres, yeux rencontrant les siens.
"Jazz on" quoi ? De quoi est-ce qu’il parlait ? Artiste aurait dû garder le volant, et drive, drive, drive. Artiste aurait dû continuer de peindre, Trevor ne savait pas comment répondre sans paraître complètement paumé. L’était pas très cultivé, l’était pas très intéressé. Par quoi que ce soit.

« Heu… merci ! C’est hum…
Plutôt…
Pas un pastiche, non. Mais une pistache ! »


Pistache. Pis tâche.
Pisse-tâche.
C’avait un certain sens. Un vague sens, mais un vague sens certain. Certain de sa direction, direction des vagues, direction vague. Il causait sans rien dire, parce qu’y avait rien à dire. Il y avait à dire, mais il ne savait pas comment faire. Perdu.
T’as une tâche…
Pistache.


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Re: Dans les rues de Pré-Au-Lard

Message par : Asclépius Underlinden, Mar 10 Mai 2016 - 18:55


Suite à sa pseudo réflexion et critique artistique, son vis-à-vis venait de lui faire face : sourire aux lèvres et yeux dans les yeux. Et des yeux… Il en avait, et des bien visibles ! Une couleur unique, particulière, que le Sinople n’avait jamais discerné chez quiconque… Il en avait déjà eu un vague aperçu en l’observant auparavant… Mais maintenant qu’il était aussi proche, le Serpentard prenait conscience du fait que son interlocuteur était quelque de… Particulier. Voilà, c’était le mot juste… Un être particulier que ce dernier…
Et Asclépius, avait un vague faible pour les êtres qui savaient se démarquer : volontairement ou non. L’anti-conventionnel, ça dressait ses boucles sur son crâne : il se sentait moins seul. Non pas qu’il se sentait spécialement particulier – voire particulièrement spécial – mais il n’arrivait toujours pas à trouver et se faire sa place dans ce monde hostile et cruel. Alors, constater que d’autres y parvenaient avec des moyens inattendus lui donnait… De l’espoir ? Plus ou moins… ? Il n’en était pas bien sûr… Mais il n’était jamais sûr de rien de toute façon. Pas sûr non plus qu’il soit conscient d’être posé sur le sol et d’avoir sur soi des responsabilités surhumaines.
En bref, le gamin aimait les artistes, les individualistes, et l’émulation engendrée par ces rencontres. Et vraisemblablement, il venait de tomber sur un sacré morceau.

« - Pistache… ? Rompant son masque lisse d’impassibilité, un franc sourire amusé apparu sur son visage marqué par la maladie et les tracas. C’est… Une possibilité… »

Adressant désormais un franc regard curieux à l’inconnu, le jeune homme ne trouva aucune réponse à ses questions… Mais encore faudrait-il qu’il se pose des questions. Et les bonnes. Pas une mince affaire pour l’orvet, en somme…

« - Vous êtes artiste ? »

La question pouvait paraître anodine, mais dans le regard pétillant d’enfance et de naïveté du serpentin, la réponse serait probablement fondamentale pour la poursuite d’une conversation avec cet individu. Pour le moment, il se plaisait à essayer de trouver d’autres singularités plaisantes – ou même déplaisantes – chez l’énergumène qui lui faisait face.
Puis, sa bonne éducation vint lui donner une talonnade mémorable : diantre ! Ses tendances contemplatives avaient une fois de plus amenées un irrespect tout simplement indécent !

« - Mes excuses, je vous parle sans m’être présenté… Dit-il, apparemment penaud, la main osseuse tendue vers le semblable. Asclépius Un… Under… A… Enchanté… »

Tiens, ça avait eu du mal à sortir, ce coup-ci. Sa bonne conduite était-elle rouillée par son carcan des convenances sociales ? C’était bien dommage : il en avait encore besoin…
Terriblement besoin même… Que ferait-il sans ? Il serait probablement condamné… La norme pouvait apparaître – parfois – comme étant mortellement rassurante…


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Re: Dans les rues de Pré-Au-Lard

Message par : Trevor Le Dragon, Dim 19 Juin 2016 - 17:09




Peinture sur les doigts, peinture dans les yeux aussi. Peinture turquoise, bleue, pétante d'étoiles grises. Tels étaient ses yeux. Ses yeux qui enregistraient les moindres détails du jeune homme en face. Il parlait bien. Mieux, même. Mieux que Trevor. Il avait l’esprit cultivé, comme un potager. L’on y trouvait tomates, patates, choux, poireaux, poivrons. Une variétés de couleurs, de goûts, de légumes, d’herbes et d’épices. Pique pique dans les yeux. Piqûres des épices du potager. Épices et pistaches.

« J’aime c’mot, “artiste” ! »

Ce qualificatif lui plaisait bien, il souriait d’un grand sourire en lune renversée. La fierté lui chatouillait les entrailles, il levait la tête haut en regardant les nuages. Des oiseaux volaient par là, fonçaient dans les nuages en barbe à papa. Puis, l’esprit potager du jeune inconnu se remit en marche. Les engrenages ne grinçaient pas comme dans la tête à Trevor. Ils étaient bien huilés, bien assemblés. C’est ça qui lui permettait de bien parler, de tendre sa main et de son nom se dévoiler. Trevor serra sa main dans la sienne, tâchant de couleurs et peinture la peau lisse de l’autre.

« Enchanté, monsieur Unundera ! Moi, c’est Trevor Le Dragon. »

L’énergumène semblait penaud tout d’un coup. Comme si le fait de ne pas s’être présenté était la plus grave des choses. La plus rauque et froide des voix. La plus dangereuse des erreurs. Il n’avait pas à faire cette tête ! S’il continuait, Trevor allait devoir peindre un sourire sur son visage. Peindre. Il fallait continuer de peindre ! L’Artiste revint donc au commandes de la tête du sorcier et se tourna vers sa toile dans un gracieux demi-tour. La peinture se remit à voler autour de lui alors qu’il les guidait avec sa baguette comme un chef d’orchestre. En haut, en bas, en cercles, éclaboussures jaunes, rouges, vertes. Mélanges sur une palette et couleurs jetées sur la toile. Bientôt, un visage apparaissait, au milieu des couleurs, au milieu des ombres-bâtiments dessinés sur le tableau.

Demi-tour pour observer le monsieur Unundera, puis demi-tour vers la toile. Pendant quelques minutes, avec ses yeux perçants. Pendant quelques coups de pinceaux, quelques coups de baguette. Il aurait aimé être dans un film en noir et blanc. Dans lequel il aurait pu jeter des couleurs et le colorier. Il aurait aimé ne pas parler et être muet. Ne dialoguer qu’au travers ses émotions et laisser la musique chanter. Ne communiquer qu’avec ses toiles et ses gestes. Il aurait bien aimé vivre dans un de ces vieux films moldus et danser sans avoir l’air étrange. Danser juste comme ça, parce qu’il en avait envie.

« Monsieur Unundera, vous voulez danser comme dans les films sans couleur ? »

Pas obligés de s’tenir la main. Juste de partager un rythme et de bouger en même temps les pieds. Trevor laissa sa peinture et sa toile de côté et commença à chantonner un air entraînant. Il entama un pas, un autre avec un grand sourire en claquant des doigts. Peu importait si l’autre le rejoignait ou non, lui claquait des pieds et des doigts. Bidibadadou.


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Re: Dans les rues de Pré-Au-Lard

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 8 Juil 2016 - 16:42


Ce devait être une sorte de mimétisme animal… ou alors une simple joie communicative et enfantine. Et Asclépius, avec ses travers d’enfant, se laissa prendre au jeu, en souriant en retour au jeune homme vraisemblablement artiste, à qui il faisait face… La chair est faible, et la sienne l’avait toujours été lorsque le propos touchait à son amusement personnel. Non pas qu’il soit ennuyé de son quotidien et qu’il cherchât la distraction par tous les moyens possibles… Mais il trouvait tout simplement plaisant le simple fait de profiter de la vie.
Il mourrait d’envie de vivre.

Puis, la révélation du nom. A la fois du sien, et de l’inconnu.
Unundera ? C’était ainsi qu’il s’appelait ?
Mais que venait faire Kundera dans leur entrevue ?

Perplexe et intéressé, il observait le dénommé Dragon qui peignait : chef d’orchestre d’un ballet coloré. Les primaires se livraient à des insanités de mélange, de grâce et de volupté sous le pinceau… Pinceau comme extension des doigts, d’un autre membre peut-être, à la forme semblable ? Oui, la baguette. Magique.
De la magie colorée au bout des doigts.

Lui-même en avait, sur les mains et la chemise d’école immaculée, qui couvrait le poignet… Mais il n’avait aucun reproche à formuler. Peut-être pas non plus un remerciement… Mais toutes les futilités matérielles lui semblaient bien loin à présent… Son syndrome de Macbeth ne s’était toujours pas manifesté, et il ne comptait pas le titiller en s’attardant aussi longuement sur la vision de ces tâches. Pas trop de carmin, pas de tapis, de draps, de robe… Juste une main translucide, et une chemise d’école, que des couleurs vives ne pouvaient que bonifier.

« - J’aime beaucoup danser. »

Finit-il par dire, comme si cela avait été une évidence. Mais, c’était une évidence, il ne s’en cachait pas, jamais. Malgré la rigidité des salons mondains, et l’insécurité intrinsèque de son « chez-lui », il avait toujours aimé danser. Avec ou sans couleur, il s’adonnait à cet art en solitaire, même si parfois il sentait une chair chaude et frigide se presser contre son corps sec.
Il aimait les sensations : ça mettait de la couleur dans son existence, un brin de paillettes dans son regard… Chose qu’il avait du mal à percevoir au quotidien.

L’inconnu, lui, n’avait aucune pudeur à laisser éclater ses paillettes à la vue et au su de tous.
Il était, en ce sens, bien plus doué qu’Asclépius… Un Artiste, pourvu d’une majuscule à faire frémir la langue allemande, quelqu’un digne de son admiration… Mais, peut-être un peu plus que de l’admiration passagère.
De l’amitié, avec une touche fugace de respect.

Un pas après l’autre, il suivit les mouvements initié par Le Dragon. A gauche, à droite… ça devenait répétitif. Pourquoi ne pas tourner, virevolter, prendre les mains de l’inconnu et s’élancer dans des mouvements qu’il n’était pas certain de maîtriser ?
Lâcher prise, et danser un instant d’éternité, sur cette place, en compagnie de l’Inconnu.

Et il sourit.
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Re: Dans les rues de Pré-Au-Lard

Message par : Trevor Le Dragon, Lun 25 Juil 2016 - 1:32


[L.A. accordé]


Danser ne s’inscrivait pas dans ses plus grandes habitudes, mais Le Dragon était pourtant et soudainement en train de s’abandonner à cet art. Les bras voltigeaient, les jambes transportaient un corps, dans l’espace entre le sol et le ciel. Entre le temps réel et celui dans la tête. Plus de secondes ou de minutes, à la place des éclairs, ici et là, au chocolat. Un éclair signifiant un temps. Deux éclairs, trois. C’est comme ça qu’on comptait dans une tête. Combien d’éclairs pour aller toucher les nuages ? Ça en fera 14, monsieur. Il aurait pu toucher les nuages s’il en avait eut envie. Il avait plus d’éclairs dans la tête que d’autres choses. Mais il ne pouvait pas s’envoler en laissant derrière lui Monsieur Unundera. Aussi étrange que cela puisse paraître, écart de quelques années entre les deux personnages oblige, Trevor éprouvait pour ce petit bonhomme un très grand respect. Était-ce sa façon de parler qui le fascinait ? Ou la plume de son esprit ? Celle qui décrivait ses pensées, ses envies, celle qui se reflétait dans ses yeux. Ou était-ce sa grande allure ? Allure de philosophe, d’intellectuel, de véritable lumière. Il le fascinait, tout simplement. Il était insecte, Monsieur Unundera, lumière.

Bzz bzz.

Trois ou quatre éclairs plus tard, une chanson murmurée sur les lèvres, Trevor vint attraper la main gauche du petit bonhomme. Ses jambes se soulevèrent de la même façon que celles des danseuses dans les cabarets. Une après l’autre, jetée vers le haut, de gauche à droite. Pas qu’il soit connaisseur. Au contraire, il avait toujours détesté ce genre de danse. Il préférait les choses moins souples, à l’aspect moins carré. Il préférait les danses improvisées, pas faite pour plaire ou exciter. Pas faites pour être belles. Il n’aimait pas le ballet, la douceur de ses traits. Il n’aimait pas ces petits sauts de lapin, ces pointes en griffes aiguisées. Il préférait inventer.
Pourquoi ne pas tourner, virevolter,
Pourquoi ne pas transporter Monsieur Unundera sur son dos de dragon et voler jusqu’à en perdre le souffle ? Pourquoi ne pas lui montrer ses ailes en écailles et son crachat de flammes ? Pourquoi ne pas faire peur aux étrangers, leur foncer dessus sans pourtant jamais les toucher ? Pourquoi ne pas se laisser un peu aller, arrêter de retenir toute cette folie dans son ventre ? Un sourire, une demande sourde, un ordre gentiment déclaré, puis un Monsieur Unundera sur le dos. Trevor commença à courir dans la rue, doucement car retenu par le poids du petit bonhomme, en battant des bras comme s’il s’agissait d’ailes.

« Regardez, Monsieur Unundera, c’est comme ça qu’on fait pour voler !
Un jour quelqu’un me l’a demandé,
Je ne savais pas quoi lui dire,
Je ne savais pas comment faire,
Comment lui apprendre,
Mais maintenant je sais !
Il suffit de le transporter et de danser ! »


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Re: Dans les rues de Pré-Au-Lard

Message par : Asclépius Underlinden, Jeu 4 Aoû 2016 - 3:03


Un tempo en trois temps
En ternaire, c’est toujours plus amusant

Les voici qui batifolait sur la place :
Un Dragon qui danse, véritable rival d’un Soleil disparu dans les jardins,
Tente de reconquérir l’étoile qu’il a enfantée

Tâche difficile,
Comme celles qu’il portait désormais sur les poignets
Tâches de couleur, d’encre, de vie, vivacité
Couleurs d’un Artiste qui se meut, danse et vit
Artiste qui met des paillettes dans ses potages goût potiron

Lui en ferait-il goûter un jour ?
Bien qu’il soit en train de danser avec un Artiste, il rêvait déjà à la pitance future : au potage qui ne tarderait probablement pas à venir dans son bol et lui, être aux entrailles de ronces, irait laper l’offrande jusqu’aux derniers croûtons.
Puis, il terminerait sur une compote à la citrouille.

Cela semblait assez monochrome, trop orange, pas assez vert, toujours pas rose
Mais c’était coloré
Lui aussi voulait une palette dans le regard, comme l’Artiste

Comme l’Artiste qui, quand il le regardait, avait des vagues de bleus qui se mélangeaient, s’appelaient, et devenaient d’autres nuances de bleu.
C’était beau, et il aimait ce regard
Il se sentait Coquelicot, à vouloir désirer un Regard

Lui, comme le Personnage, n’avait que des glauques.
Pas alcooliques ou palettes,
Seulement glauques et remous.

Restait le Souffle qui venait, et repartait
Alors, Asclépius l’utilisa, ce Souffle
Ce qui lui permettait de donner vie à des origamis, et des pensées métamagiques.

Monté sur le Dragon, il battit lui aussi des bras, pour s’envoler encore plus haut, encore plus loin, encore mieux, encore toujours et encore tounuits !
Il voulait s’envoler, avec le Dragon !

« - L’Artiste ! l’Artiste ! Je vole ! Je vole ! »

Il planait.

« - Je vole l’Artiste, vous avez réussis ! On vole, on vole ! Envolons-nous très loin alors ! Jusque dans les endroits où l’on ne perd pas d’écailles, et où les lumières artificielles réchauffent les veines ! Volons auprès de la fée verte l’Artiste, volons ! »

Et Asclépius ria.
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Re: Dans les rues de Pré-Au-Lard

Message par : Trevor Le Dragon, Lun 22 Aoû 2016 - 19:07




Un spectacle de cour de récré. Dans les rues chancelantes dansaient et volaient deux enfants qui criaient leur joie dans les oreilles des autruches qui passaient. De la peinture leur collait aux pouces, mais elle n’allait pas les empêcher de s’envoler. Sur le dos du dragon, le petit bonhomme riait et inspirait l’être ailé. Un rire de fumée boucla le nez du reptile volant et se mélangea aux mèches de cheveux des deux enfants. Les petites jambes plantées dans des chaussures à scratchs, la tête surplombée d’un touffe indomptable de cheveux, les mouvements désordonnés d’une danse improvisée. Ils riaient aux nez des dessins en bâtonnets qui marchaient autour d’eux. Les nuages les suivaient, en forme d’animaux et de géométrie bonbon.

Ils seront heureux comme ça pour la vie. Pour toujours et pour tounuits, parce qu'une part d'enfant ne voulait pas les quitter. Ils voyaient des otaries dans le ciel, avec des ballons sur leurs nez. Le système solaire virevoltait autour de leurs têtes, les planètes tournaient comme des ballons de spectacle. Les planètes sur les nez des phoques et des girafes que leurs souffles faisaient voler. Un monde éclairé par les paillettes qu'ils lançaient, un monde tout doux comme les nuages au-dessus de leurs têtes. Des tortues volantes qui les accompagnent dans leur conquête des territoires du ciel.

« On vole, monsieur Unundera ! On vole comme un vrai dragon, on déploie nos ailes, on est majestueux ! »

Et les bonhommes en bâtonnets qui marchaient près d'eux les regardaient étrangement. Ils ne reconnaissaient pas ce qui les hantaient, ils n’avaient pas les mêmes rires et les mêmes blagues. Ils ne s’imaginaient pas voler, ils préféraient rester coller au sol. Eux n’étaient pas oiseaux ni dragon. Eux étaient simples bonhommes en papier. Ils avaient l’air triste de ne pas pouvoir s’envoler, Trevor les trouvait ennuyants. Il n’aimait pas les grandes personnes. Il avait toujours voulu devenir un petit enfant en grandissant. Il avait toujours voulu garder ses yeux innocent et sa petite taille de bébé. Les problèmes de grands ne l’intéressaient pas, mais continuaient à vouloir le faire trébucher.

Il était parfois tombé, comme là à l’instant, les genoux sur le goudron rapeux. Il s’était écorché la peau contre les cailloux par terre et s’était écrasé lourdement, les mains en avant. Plus de peur que de mal, heureusement. Monsieur Unundera s’était posé doucement sur ses fesses. C’était la fin de la balade, la fin de l’envol, les deux enfants avaient atterri. D’une de ses poches, Trevor sorti quelques pansements, des pansements roses mettant en vedette des personnages en robes colorées. Il en posa un sur chacune de ses mains et en tendit quelques uns à son ami.

« Nous sommes tombés, monsieur Unundera ! Et quel bel atterrissage ! Tout en douceur, ou presque, avec quelques bobos sur les genoux. »

Trevor se releva et aida monsieur Unundera à faire de même. Leur monde de tortues volantes et de bonhommes bâtons s’estompait légèrement pour laisser filtrer au travers les nuages les responsabilités. Trevor se devait de retourner au château pour il ne savait quelles raisons. Il alla donc ramasser ses pots de peinture et son chevalet et vint s’incliner devant son nouvel ami.

« Ce fut fantastique de voler avec vous, monsieur Unundera ! Je dois cependant m'envoler seul un moment. J’espère vous revoir un jour ! » Puis il s’en alla, le sourire aux lèvres. Son monde de nuages en papier et de phoques avec des ballons sur le nez tournoyait autour de lui. À chaque pas il rebondissait et s’éclatait en milliers de morceaux dans le monde gris qui l’encerclait. Il laissa derrière lui un monsieur Unundera ébahit, auquel la couleur du monde qu'il venait de goûter allait bien. Les deux enfants ce reverront. Ils seront heureux, pour toujours et pour tounuits.


fin du RP


Dernière édition par Trevor Le Dragon le Sam 24 Sep 2016 - 15:23, édité 1 fois
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