AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes
Page 4 sur 16
Minuit, l'heure du crime.
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5 ... 10 ... 16  Suivant
Neal Ferxon
Serpentard
Serpentard

Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Neal Ferxon, Mar 24 Aoû 2010 - 13:32



Thomas était resté tard dans la boutique ce soir là, officiellement pour s'occuper des animaux blessés de l'arrière-boutique, officieusement pour recevoir la commande qu'il avait passée. Le livreur arriva vers 22 heures - une énorme caisse en bois entre ses mains. La caisse devait peser plus de 15 Kg ; le livreur, probablement d'origine Africaine au vu de sa tenue, semblait avoir du mal à maintenir la caisse en l'air avec son sortilège.

Il sembla soulagé lorsqu'il la déposa devant Thomas, devant la boutique d'animaux magiques. La nuit était sombre, il semblait avoir plu récemment. Après un vague remerciement, le livreur prit congé. A l'aide d'un sortilège, Thomas dissimula la caisse où vivait une créature terrifiante, potentiellement mortelle. Puis le jeune métisse retourna son attention vers les animaux blessés. Etait-il possible qu'ils s'entretuent? La probabilité était faible, mais le manque à gagner de la boutique était en jeu.

A minuit moins cinq, Thomas décida qu'il avait passé assez de temps à soigner les animaux. Il se vêtit de sa plus longue cape noire, sortit de la boutique et lança les habituels sortilèges qui fermaient et sécurisaient la boutique d'animaux magiques. Il repéra la caisse qu'il avait métamorphosée en une poubelle invisible, lui rendit sa forme habituelle, la fit voltiger dans les airs et s'en alla au loin.

Le jeune métisse n'était pas habitué de prendre le chemin qui menait à l'allée des Embrumes. Le jour, ce chemin était déjà sombre, obscur et peu rassurant ; la nuit, c'était deux fois pire. A part une harpie qui mendiait sur le trottoir le plus sombre et le plus reculé du chemin, il n'y avait personne : le chemin se déroula sans encombre. Tant mieux, il ne tenait pas à être repéré.

Comme il s'y attendait : il sentit sa présence bien avant de l'avoir vu. Sa sombre aura, au parfum maléfique et ancestral, errant dans le Lieu le plus reculé de l'allée des Embrumes, à peine perceptible par la vue, se trouvait Atrion Aweness. Thomas se dirigea, toujours précédé de la lourde caisse voletant dans les airs, vers son ami.

A courte distance, il remarqua la cape émeraude ornée du blason de Serpentard. Il ne put réprimer la pensée qu'Atrion ne voulait pas faire les choses à moitié : au moment où il voulait l'animal, il voulait être dignement représenté. Et quoi de plus digne que de s'accompagner du maître des Serpents, Salazar Serpentard? Rien, évidemment...

La rencontre fut tout aussi discrète que possible. Ils n'échangèrent pas un mot. Toujours à l'aide du sortilège de léviation, Thomas avança la caisse vers son acheteur. D'un coup de baguette, il ouvrit la caisse, pour que le grand blond voie son nouveau compagnon. Au vu de son expression devant son tout nouvel animal directement importé d'Afrique, Thomas lui adressa un sourire : il était toujours ravi quand ses clients étaient satisfaits. Pour une démarche encore plus théâtrale, il lui demanda enfin, d'une voix douce et profonde :


- Voilà une version venimeuse, actuellement, il n'en n'existe plus que 3 dans le monde. Félicitations, cela vous convient-il ?

Thomas ne regarda pas la réponse de son ami. Il sentait d'après son aura de l'excitation, de l'impatience, de la convoitise. Le jeune métisse était aussi content que ce dernier. Il ne sut pourquoi, mais le raviement d'Atrion l'affectait tout autant. Il n'avait qu'une envie : le prendre dans ses bras pour une étreinte fraternelle. Mais il se retint, il ne lui proposa que sa main, comme signe que le marché était conclu.

Après leur poignée de mains, Thomas tendit à son ami un flacon de taille moyenne, avec un liquide d'une couleur dorée à l'intérieur, encore tout chaud :


- Voici l'antidote. Fourni avec. Juste au cas où.

Thomas avait déjà reçu dans la lettre la promesse qu'Atrion n'utiliserait jamais l'animal pour attaquer, mais juste pour dissuader et pour son trophée personnel. Mais en bon maître de potions, il ne put s'empêcher d'élaborer un antidote à partir des ingrédients su'il avait l'habitude de cueillir à la lisière de la Forêt interdite, histoire qu'il n'y ait jamais de blessé à cause de cet animal. Tant pis si ça lui avait vidé ses réserves d'ingrédients.

Il ne manquait plus qu'un détail : le règlement.


- Ca te fera 35 Gaillons. 30 pour la bête, 5 pour la livraison. Après une légère hésitation, il ajouta, d'un ton nettement plus amical, en le clignant de l'oeil : Et bien sur une petite majoration pour le service ne me ferait pas de mal, hein!

Il avait dit cela pour la plaisanterie. C'est vrai, qu'il avait pris beaucoup de risques à commander cette bête sous le dos de la gérante de la boutique d'animaux magiques, au marché noir. Mais bon, Thomas était prêt à tout essayer pour lui et pour Lily Gordon, ses vrais amis.
Revenir en haut Aller en bas
Atrion Aweness
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : - Légilimens




Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Atrion Aweness, Jeu 26 Aoû 2010 - 10:24


Atrion n'attendit pas longtemps. Bien vite, il sentit la présence de son ami, par delà les nuages épais de brumes et l'ombre de la nuit. Il le sentait s'approcher sans même le voir ni l'entendre. Puis, assourdi par le brouillard : un bruit de pas régulier sur le pavé séculaire de l'allée des embrumes. Les volutes de brouillard dansent alors et s'étiolent en vagues de nacre vaporeux quand surgit la haute silhouette de Thomas Efferxon. Celui-ci avait l'allure assurée de l'homme qui sait où il va, et qui se guide à son instinct plus qu'à sa vue. Devant lui, voletait une caisse massive : l'objet de cette rencontre mystérieuse et dissimulée. En quelques pas, il fut devant Atrion, qui ne bougea pas d'un poil.

Sans échanger de politesses - les deux comparses en étaient arrivés au stade où le bonjour des mots devient inutile - l'africain ouvrit la caisse. Avec un mouvement imperceptible, l'héritier Aweness pencha le regard sur sa future acquisition. Le serpent était immensément long. Mesurant entre deux et trois mètres, il reposait au fond de la caisse ; un rayon de lune, curieux, s'invita, allumant de couleurs la livrée du reptile : un gris olivâtre et terne se dévoila en de timides reflets. Mais Atrion n'achetait pas un serpent pour s'en servir comme guirlande de noël, aussi, peu importe que sa couleur ne fut pas des plus vives. Seul comptait le puissant et redoutable venin que contenaient ses crochets, ainsi que sa vitesse proverbiale. Une seconde, le blond et le mamba noir s'échangèrent un regard. Dans quels yeux résidait-t-il le plus de fierté et de noblesse ?

- Voilà une version venimeuse, actuellement, il n'en n'existe plus que 3 dans le monde. Félicitations, cela vous convient-il ? demanda, pour la forme, son ami vendeur.

Maîtrisant difficilement ses émotions, l'aristocrate hocha doucement la tête et garda un visage impassible. Il préféra ne rien dire, n'étant pas sûr de réussir à maîtriser sa voix. Une excitation fébrile agitait tout son corps, bien qu'il n'en montrât rien. En face, de l'autre côté de la caisse à présent fermée, il sentait Thomas tout aussi ravi. Ils se serrèrent alors la main pour sceller l'échange. Ensuite, le métisse sortit un flacon de liquide doré, qu'il présenta comme étant l'antidote. Atrion prit la fiole et la fourra dans une des poches intérieures de sa cape. Vu l'aspect de la fiole - un peu usée, et sans fioritures - la potion avait sans doute été faite maison. Connaissant les talents de Thomas en préparation de potion, il fut ravi et rassuré. En cas d'accident, il pourrait sauver la victime.


- Ca te fera 35 Gaillons. 30 pour la bête, 5 pour la livraison. déclara Thomas, après un petit silence. Et bien sur une petite majoration pour le service ne me ferait pas de mal, hein! ajouta-t-il sur le ton de plaisanterie.

Atrion sourit en coin, en regardant Thomas.


- Bien sûr mon ami, répondit-il aussitôt.

Mettant à nouveau la main à l'intérieur de sa cape, il en sortit une bourse bien garnie. À vrai dire, toutes ses propres économies depuis qu'Aweness Sénior avait coupé les vivres. Il en sortit quelques gallions qu'il enfourna dans une de ses poches, et tendit la bourse à son ami vendeur.


- Et voilà pour toi, très cher Thomas. 35 gallions pour l'achat, et 15 pour la commission.

Atrion lui fit alors un clin d'œil et resserra ses habits. Sortant sa baguette de sa poche, il souleva ensuite la précieuse caisse.

- Bonne fin de nuit, et encore merci pour tout !, lui dit-il, fichant ses yeux gris dans ceux de son ami.

Enfin, Atrion lui donna une petite tape amicale sur l'épaule, et se retourna, emportant avec lui caisse. Il s'enfonçait plus avant encore dans le goulot sordide et embrumé, se dirigeant vers la boutique d'accessoire de magie noire, où il lui arrivait de passer la nuits.
Revenir en haut Aller en bas
Zhadrryen Black
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Loup


Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Zhadrryen Black, Lun 30 Aoû 2010 - 11:10


La nuit était tombé sur Londres depuis quelques heures déjà, la lune était caché par un amas de nuage qui promettait une averse d'ici peu. Le temps s'était nettement rafraichit ces derniers semaines, si vous ne sortiez pas couvert, il était pratiquement sur que vous attrapiez un rhume ou pire encore. Un homme se promenait sur le chemin de traverse, il était vêtu d'une cape grande cape noire qui lui recouvrait une grande partie du corps, son visage était dissimulé sous une capuche, on ne distinguait pratiquement rien de son visage. Il avançait à pas feutré, sans faire de bruit comme si il voulait passer inaperçu. ce qui était le cas il faut le dire.

Cet homme était le concierge de Poudlard, ancien chef des aurors à la retraite maintenant, faisant partie d'un groupe de combattant qui souhaite mettre un terme aux activités des mangemorts. Pendant la capture de sa femme, Mione, Zhadrryen avait tourné mal, il faut le dire, sa boisson était devenue sa compagne favorite, et il s'était retrouvé dans des états qui auraient hurler n'importe qui. Son hygiène de vie laissait à ce moment vraiment à désirer. Cependant cette vie était révolu, mais elle avait permis au phénix de se faire des connaissances peut recommandable, certes mais qui pouvait se révéler utile. Le jeune homme avait entendu d'une source qu'un certain mangemort habitait dans l'allée des embrumes et qu'il s'y passait des choses vraiment inexplicable, même dans le monde de la magie.

Afin de faire payer aux mangemorts la capture de sa femme, Zhadrryen avait cherché plus d'informations sur les habitants de cette mystérieuse allée. Quelques noms étaient encore à définir pour les personnes y vivant, et quelques surveillances devaient encore être effectué. Personne chez les membres de l'ordre n'étaient au courant, il fallait être sur de soi avant de déclencher l'alerte. C'est pour cette raison que Zhadrryen se trouvait dans l'entrée de l'allée. Un rapide coup d'œil à droite et à gauche afin de s'assurer qu'il était seul, puis il s'engouffra dans la ruelle sombre et sordide.

Mione était tranquillement installé dans leur maison, elle récupérait lentement de son emprisonnement, le bébé se portait bien, encore heureux, sinon Zhadrryen serait parti dans une véritable chasse aux sorciers contre les mangemorts, et les belles lois de notre monde magique n'auraient pas pu l'arrêter. Enfin la situation n'était pas aussi terrible, même si le concierge allait faire payer la façon dont certains cagoulés avaient osé s'exprimer lors de l'échange de prisonnier.

Zhadrryen se secoua la tête, il devait revenir à l'instant présent, et se concentrer vraiment sur l'objectif de sa mission, il avait encore deux maisons à visiter, et une surveillance d'une boutique un peu plus loin. Il allait commencer pour pénétrer dans une des maisons dont il était venu voir ce soir. La nuit lui facilitait la tache pour se déplacer. Il arriva devant une porte, un petit coup de baguette magique afin de vérifier les sortilèges de protection pour ne pas se faire remarquer. Rien de particulier, un second coup de baguette magique pour déverrouiller la porte d'entrée. Il poussa du bout du pied la porte qui s'ouvrit avec un léger grincement, il leva son pied droit pour pénétrer à l'intérieur quand il sentit une présence dans son dos.


* Et M*rd* c'est quoi encore que ça, va falloir que je m'en débarrasse rapidement et silencieusement, si je veux continuer ma surveillance. Dommage moi qui pensait passer une soirée calme et tranquille, il faut toujours qu'il y ait des fouineurs qui mettent leur gros nez n'importe où. Tant pis pour lui.*

La baguette toujours dans sa main, Zhadrryen se retourna lentement pour faire face à la personne qui l'avait interrompu.
Revenir en haut Aller en bas
Lily Gordon
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage



Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lily Gordon, Lun 30 Aoû 2010 - 23:02


Une nuit noire et froide, de gros nuages cachant le reflet de la lune, promesse de prochaines heures sombres et humides… pas vraiment les conditions optimales pour une balade nocturne agréable. C’était avec une mine boudeuse que Lily avait accueilli la mission d’aller faire un tour de patrouille dans le village afin de s’assurer que tout était normal. Il y avait une recrudescence de petits délits et agressions diverses et les commerçants du Chemin de Traverse avaient émis le souhait de voir quelques Aurors roder dans les rues, pour « dissuader les malfaiteurs » disaient-ils… Perte de temps, oui ! Mais ça donnait une image sécurisante pour le peuple qui se sentait protégé et dont les intérêts étaient sauvegardés. En accordant un peu d’attention aux souhaits des citoyens, en mettant ne serait-ce qu’un Auror inutile dans les rues parce qu’ils le demandaient, le calme et la confiance étaient ainsi conservés. Et c’est Lily qui avait hérité de la lourde, et ô combien gratifiante, tâche d’arpenter les rues dans le froid et à une heure où un être humain ne devrait pas être ailleurs que dans son lit !

Sa cape noire étroitement serrée autour d’elle, sa capuche couvrant ses boucles brunes, sa baguette glissée dans une main, elle parcourrait les petites rues faisant résonner ses talons sur les pavés. La rue déserte renvoyait l’écho de ses pas rapides sur les murs. Elle n’avait pas croisé âme qui vive durant son heure de vadrouille et c’est en soupirant qu’elle atteignit son point de départ. Elle lança un dernier regard alentour avant de poser les yeux sur la petite rue mal famée, repère des voyous et autres énergumènes marginaux. Si elle s’y rendait, elle tomberait sans doute sur un vendeur d’objets illicites essayant de refiler sa marchandise en douce, ou bien sur un saoulard abusant de sa baguette sur quiconque s’aventure à moins de 3 mètres de lui… Pour ne pas avoir gâché sa nuit pour rien, elle décida de s’engouffrer dans l’Allée des Embrumes à la recherche d’un hors la loi à remettre sur le droit chemin.

L’atmosphère sembla se rafraîchir de plusieurs degrés et quelques gouttes commencèrent à tomber du ciel d’encre. La jeune femme rajusta son capuchon devant ses yeux et baissa la tête pour camoufler son visage. C’était bien la première fois que cette horrible petite rue était absolument déserte… Pas un seul sorcier en infraction à se mettre sous la main ! Pas même une vieille pie acariâtre se faisant agresser… Rien ! Lily allait faire demi tour, bien décidée à ne pas gâcher sa fin de soirée (à cette heure-ci, il serait plus juste de dire « fin de nuit »…), quand une silhouette attira son attention. Elle stoppa dans la ruelle, observant l’individu encapuchonné. Un homme, à en juger par la stature et la taille… Un homme louche, qui cherchait à s’introduire par effraction dans une maison. Son air suspect, regardant à droite et à gauche pour vérifier si quelqu’un le surveillait, ne trompait pas. Une cape noire, la tête recouverte d’un capuchon couleur ébène… C’était sans doute un cagoulé adorateur de magie noire ! Lily éprouvait un profond dégoût pour ces individus sans scrupules prêts à tout pour accéder à un semblant de pouvoir éphémère. Des faibles se laissant aveugler par une gloire aussi honorifique que futile. Agitez quelques feuilles de lauriers devant leur nez et c’est la jouissance assurée ! Les mages noirs n’étaient bons qu’à casser, détruire et faire beaucoup de bruit. Le résultat était tel qu’ils se faisaient, la plupart du temps, botter les fesses et repartaient bredouille, rassasiés de quelques devantures de magasins dévastées ou de quelques cris de peur arrachés à des citoyens froussards. Des moulins à vent : qui brassent de l’air et tournent en rond ! Et il y en avait un juste là, à quelques mètres, près à s’introduire chez sa victime. Une occasion en or pour coller une raclée à un masqué ! Ni une, ni deux, Lily attendit qu’il esquisse un mouvement pour entrer dans la maison. Lorsqu’il amorça un pas à l’intérieur, elle se faufila jusqu’à lui, baguette au poing. Il dû l’entendre arriver car lorsqu’elle fut à 30 centimètres de lui, il se retourna pour lui faire face. Sans demander son reste, elle agrippa son col et le plaqua au mûr sans lui laisser le temps de réagir. La baguette pointée sur sa gorge, son deuxième bras lui plaquant le torse, elle le maintint en joue fermement. La nuit sans lune ne permettait pas de voir le visage de l’homme, sa capuche retombant sur son visage n’aidant en rien. Lily approcha son visage et susurra tendrement :

« Alors comme ça, on s’introduit chez les gens ?... Tu sais ce que j’en fais, des cagoulés de ton espèce ?.... (s’approche pour murmurer à son oreille) Je les envoie à Azkaban… avec mon bon souvenir ! »

Le ciel sembla déverser son courroux sur le monde et la pluie commença à tomber en grosses gouttes bruyantes. Un bruit de pas résonna (ou bien était-ce l’averse qui tambourinait sur les pavés ?) au détour de la sordide petite rue. Lily porta son regard en direction du son suspect. Grosse erreur… Quelques secondes d’inattention et son adversaire se libéra de son emprise ! La pluie rendant la visibilité mauvaise, la jeune femme fut incapable de viser correctement. Elle lança un Stupefix à l’aveuglette, priant pour que ce sale cagoulé n’aille pas bien loin, et s’adossa à l’encadrement de la porte de la maison pour se mettre à l’abris. L’occasion de lui foutre une raclée s’amenuisait à mesure que les secondes s’égrainaient... Elle éleva la voix pour couvrir le bruit de la pluie, espérant faire sortir son adversaire de sa cachette :

« Tu auras besoin de ton masque une fois que je t’aurais refait le portrait… Sors de là ! »




[HRP : j'ai fais agir Zhad lorsqu'il se libère, pour entamer les hostilités. Si ça pose soucis, je modifierais sans problème . Je te laisse carte blanche pour ta réponse, tu peux agir sur Lily, la désarmer etc... ]
Revenir en haut Aller en bas
Zhadrryen Black
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Loup


Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Zhadrryen Black, Mar 31 Aoû 2010 - 12:34


Et voilà une jeune auror était venu contrecarrer ses plans de surveillance et de recherche de preuve concernant le propriétaire de la maison afin de mettre un mangemort en prison. Mais ces jeunes n'avaient aucun respect pour le travail des autres. Bon c'est sur que Zhadrryen ne passait pas pour un honnête citoyen habillé de cette façon et pénétrant illégalement dans les propriétés d'autrui, mais quand même. Il ne fit aucun geste, la jeune femme s'en chargea, elle l'attrapa par le col bac et le plaqua contre le mur, la baguette sous son menton et son bras contre sa poitrine. Malheureusement pour elle, Zhadrryen avait les mains libres, il agita sa baguette en exécutant un sortilège informulé afin de provoquer un peu de bruit un peu plus loin afin de détourner l'attention de l'auror. Il n'écoutait pas les paroles sans importance de cette jeune écervelé.

Bingo, elle s'était laissé abuser par un simple sortilège, ce qui permit au phénix et grâce à la pluie de se dégager de son emprise et de commencer à foncer dans la ruelle pour lui échapper. Il s'arrêta cependant dans une glissade lorsque le stupéfix frappa le sol à quelques centimètres de ses pieds, le concierge plongea alors derrière un tonneau afin de se protéger. Elle essaya de l'intimidé par des paroles qui ne pouvaient provoquer la moindre colère chez les cagoulés, à se demander si elle avait été formé correctement.

Ni une ni deux, Zhadrryen laissa deux sortilèges en informulés histoire de ne pas crier sur tout les toits sa présence, et aussi afin de rendre le combat un peu plus délicat pour la jeune femme. Il n'allait pas lui mâcher le travail, déjà qu'elle avait foutu en l'air une partie de sa soirée, il ne devait surtout pas se dévoiler au grand jour, il devait garder son anonymat encore quelques temps afin de poursuivre ses investigations dans cette ruelle.

Le premier sortilège était un simple petrificus totalus dans la direction de la porte de la maison, le second était surtout destiné à se protéger de la contre attaque de la jeune femme. Un promptus nebulae afin de cacher la zone où il se trouvait d'un épais brouillard. Ainsi personne en dehors ne pourrait voir ce qu'il se passait dans cette ruelle, avec un peu de chance Zhadrryen pourrait revenir un autre soir. Enfin pour le moment, il devait remettre à sa place la jeune femme, une petite leçon ne lui ferait pas de mal, enfin le phénix savait pertinemment qu'il ne fallait jamais se fier aux apparences, il devait rester sur ses gardes, une mauvaise surprise pouvait très vite arriver.
Revenir en haut Aller en bas
Lily Gordon
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage



Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lily Gordon, Mer 1 Sep 2010 - 18:41


Il s’était planqué, le petit lâche… Il avait sauté derrière un tonneau en guise de bouclier, comme un chien qui part la queue entre les pattes après nous avoir pissé sur les godasses. Les mages noirs étaient des plus pathétiques… Courage, fuyons ! Cela dit, rien d’étonnant de la part d’individus se planquant derrière un masque.

Adossée à la porte de la maison, Lily tendit l’oreille pour repérer le moindre bruit de pas lui annonçant la fuite de son adversaire. Il n’allait pas passer la nuit derrière son abri, il allait bien devoir sortir de là. Et quand ça serait le cas, elle serait là pour l’accueillir (et surtout pour le cueillir). Intriguée par le silence régnant dans la ruelle, la jeune femme consentit à jeter un œil prudemment. Elle passa la tête juste au moment où un sortilège lui frôla le crâne. Mais c’est qu’il visait bien, cette saleté de gnome à capuche ! Elle fronça les sourcils et laissa échapper un grondement de colère. Il allait payer sa témérité ! A l’instant où elle bondit hors de sa cachette, l’étroite petite rue s’emplit d’un brouillard épais et opaque. Lily se retrouva noyée au milieu d’un nuage glacé, enveloppant l’atmosphère d’une humidité désagréable.

La jeune femme stoppa net, balayant du regard ce qui n’était plus qu’un voile blafard. La baguette pointée devant elle, elle fit des va-et-vient des yeux, cherchant à distinguer le moindre mouvement, la moindre silhouette se déplaçant. Elle pensa quelques secondes à dissiper le brouillard avec un sort d’annulation mais se ravisa bien vite. Elle n’y voyait rien du tout mais c’était également le cas du nabot cagoulé. Son désavantage en était un aussi pour lui et c’était une bonne chose. Elle avança le plus doucement possible, avec des gestes mesurés, aux aguets du plus petit son qui arriverait jusqu’à ses oreilles. Ses talons laissaient claquer un léger écho dans un silence de mort. A chaque pas supplémentaire, Lily lançait un regard alentour.

Elle avançait à découvert, à l’aveugle. N’importe qui aurait hurlé au suicide et lui aurait conseillé d’avantage de prudence. N’importe quel autre Auror aurait fait preuve de retenue et aurait sans doute agi avec tactique et méthode. Lily, elle, ne ressentait aucune appréhension. Pire, elle aimait prendre des risques inconsidérés. A mesure qu’elle se rapprochait de la cachette de son adversaire, l’adrénaline coulait à flot dans ses veines. Son pouls frappait violemment dans ses tempes et son cœur jouait une mélodie rapide. Les signes avant-coureurs du stress apparaissent de façon désagréable pour la plupart des individus. Lily les accueillait avec plaisir. Elle aimait le danger. Elle aimait risquer sa vie. Pourquoi jouer avec la mort de cette façon ? Et pire encore, pourquoi y prendre goût ? Aucune idée… Sans doute l’excitation d’être encore vivante après une mission suicide. Peut-être le fait d’avoir le cœur brisé par Wolfgang la poussait à rendre sa vie plus palpitante en risquant celle-ci. Peut-être qu’elle était persuadée qu’une vie ne valait la peine d’être vécue qu’à 100 à l’heure. Peut-être qu’elle voulait s’enivrer de sensations fortes, à défaut de s’enivrer d’amour (un tel cas médical aurait mérité une psychanalyse poussée…).

* Note à moi-même : prendre RDV chez le psy *

Beaucoup de peut-être… Sa respiration se fit plus rapide à l’image de ses pas qui accéléraient. Elle arriva à proximité du tonneau. Elle rajusta sa baguette entre ses doigts et s’élança derrière celui-ci, un éclair jaillissant de sa main. Le sort alla s’écraser sur les pavés et Lily afficha une mine d’incompréhension. Personne. La cachette était vide. Elle fit courir son regard à droite puis à gauche. Rien. Il avait été malin… Elle afficha un sourire en coin, pas mécontente que les choses se corsent légèrement. Elle laissa échapper un petit rire et lança sur un ton amusé :

« Tu veux jouer à cache-cache ?... A ta guise !... Sache que je suis mauvaise perdante… »

D’une main, elle fit basculer sa capuche en arrière. Dégageant quelques mèches brunes de son visage, elle lança une œillade mauvaise sur le brouillard, comme si un regard perçant pouvait lui permettre d’y voir au travers… Elle fit quelques pas supplémentaires, à la recherche de l’homme-invisible.

« Je perds patience… Si tu te rends, je dirais un mot en ta faveur aux détraqueurs qui se chargeront de t’envoyer à Azkaban. »

Le silence. Le vide. Pas un mouvement.

Il semblait vouloir jouer, le petit lâche ! Soit ! Lily était d’humeur taquine, ça tombait bien ! Elle le nargua sur un ton qui transpirait l’ironie.

« Tu crois pouvoir te cacher longtemps ? Je te trouverais quoi qu’il arrive… J’entends d’ici ton souffle. Tu respires aussi fort qu’un Troll des cavernes… (puis en chantonnant sur la mélodie du groupe moldu The Police) Every breath you take, every move you make……… I’ll be watching you… »

Peut-être s’était-il enfui finalement ?... Au moment où elle s’apprêtait à abaisser sa baguette, elle sentit un souffle chaud dans sa nuque.

*Oh oh… *

Tout bien réfléchit, il ne respirait pas si fort que ça, le cagoulé…
Revenir en haut Aller en bas
Zhadrryen Black
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Loup


Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Zhadrryen Black, Jeu 2 Sep 2010 - 9:38


Effectivement Zhadrryen s'était planqué derrière un tonneau, mais bon, il fallait qu'il arrive à passer inaperçu. Il entendit beaucoup la jeune femme, elle parlait trop, elle faisait énormément de bruit avec ses talons dans ses déplacements. Zhadrryen se leva doucement, il calma sa respiration lentement par de petits souffles sans bruit, il se déplaça dans la ruelle. L'auror avança elle le cherchait comme elle n'arrêtait pas de le dire. L'adrénaline était montait, le cœur du phénix battait la chamade, le combat allait de venir intéressant. Le concierge se déplaça lentement très lentement afin de ne plus se trouver derrière le tonneau.

Zhadrryen possédait la faculté de se transformer en loup, qui eux possède une acuité sur développé, une ouïe très sensible, un odorat à toute épreuve. Mais le plus extraordinaire pour le jeune homme est de modifier son apparence pour obtenir les sens d'un loup tout en restant un humain. C'est de cette façon qu'il pouvait percevoir le moindre mouvement de la jeune femme. Son parfum était tellement imposant qu'on pouvait le sentir à des kilomètres à la ronde.

Et puis quand vous êtes capturé par les mangemorts que vous vivez pendant des mois avec une cagoule sur la tête, vos autres sens, autre que la vue, se développent d'eux même.

La jeune femme approcha et fit un bond en lançant un sortilège là où Zhadrryen se trouvait cinq minutes auparavant. Mais maintenant il était derrière. elle avait essayé de le provoquer, mais bon, quand on ne réfléchis pas assez on se fait prendre à son propre piège. Zhadrryen s'approcha par derrière et souffla lentement sur la nuque de l'auror. Il glissa alors rapidement sur la bouche de la jeune femme pour ne pas qu'elle crie, et la plaqua contre son torse, la baguette pointait sur une de ses hanches :


- Tais toi, plus un mot, tu parles trop, maintenant tu vas être une gentille petite fifille à son papa, et me remettre lentement ta baguette magique sans mouvement brusque.


Il attendit, il sentit contre son torse, la respiration de la jeune femme, si cela n'avait pas été tant de tel circonstance, on aurait pu trouver la situation sensuelle, mais bon Zhadrryen s'était juré de tenir sa promesse concernant sa femme.

- Et n'essayes pas ma technique avec le bruit, ça ne marchera pas, de toute façon, si j'entends le moindre bruit, je te lance un petit sectusempra, et on en parlera plus. Un simple signe de tête suffira pour confirmer que tu m'as très bien compris.

Il attendit encore, et encore. Elle semblait assez longue à la détente, peut être cherchait-elle un moyen de se sortir de ce pétrin.
Revenir en haut Aller en bas
Lily Gordon
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage



Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lily Gordon, Jeu 2 Sep 2010 - 14:58


Il fut rapide… Le nabot cagoulé lui passa une main sur la bouche, pressant ses lèvres pour étouffer le moindre son qui viendrait à s’en échapper. Maintenue fermement contre lui, elle sentit qu’il pressa la pointe de sa baguette sur sa taille. Instinctivement, elle eut un léger mouvement de recul et une petite exclamation de surprise s’échappa de sa gorge. Il vint chuchoter à son oreille :

Tais toi, plus un mot, tu parles trop, maintenant tu vas être une gentille petite fifille à son papa, et me remettre lentement ta baguette magique sans mouvement brusque.

Elle s’était faite avoir… Trop sure d’elle, à provoquer plus que de raison… Ceci dit, elle devait bien avouer qu’elle ne l’avait pas vu venir. Sa respiration s’était légèrement accélérée sous l’effet de surprise et le stress. Elle se rendit compte que sa cage thoracique se gonflait de façon désordonnée à mesure que ses poumons se remplissaient puis se vidaient. Elle ferma les yeux pour calmer les battements erratiques de son cœur et pour ralentir son souffle. Il voulait lui prendre sa baguette… Il voulait qu’elle se rende… Pourquoi ? Il aurait déjà eu le temps de la tuer 15 fois, qu’attendait-il ?

Et n'essayes pas ma technique avec le bruit, ça ne marchera pas, de toute façon, si j'entends le moindre bruit, je te lance un petit sectusempra, et on en parlera plus. Un simple signe de tête suffira pour confirmer que tu m'as très bien compris.

Les pensées de Lily tournaient à l’intérieur de son crâne aussi vite qu’un vif d’or. Un mage noir ne se serait même pas donné la peine de s’approcher d’elle. Il n’aurait sans doute pas pris le risque de venir jusqu’à ici. De venir si près… Pas qu’elle faisait réellement peur (un chaton aurait été plus terrifiant…) ! Seulement, les Mangemorts ne s’encombraient pas de ce genre d’effets. Ils tuaient avec simplicité et froideur, point. S’était-elle trompée sur l’identité de son adversaire ? Il aurait été imprudent de tenter une esquive et de ne pas se rendre. Pourtant, avait-elle le choix ? Elle s’efforça de rassembler ses idées. Elle pouvait transplaner… Elle se concentra. Le monde alentour sembla disparaître quelques secondes mais elle se ravisa au dernier moment. Si elle transplanait, elle amènerait l’homme avec elle. Et sitôt le voyage terminé, il lui balancerait un Avada dans le dos. Elle consentit donc à obéir sagement. Ca allait certainement lui coûter que de dire Oui et d’abdiquer… Son sang bouillonnait dans ses veines d’être dans l’obligation de plier sous la volonté d’un autre. Un autre… Qui ? C’était la principale question qui revenait sans cesse. Qui était-il pour la vouloir en vie ? Elle hocha légèrement la tête pour signifier qu’elle avait comprit et leva ses mains en évidence. Hors de question ceci dit, de remettre sa baguette à son adversaire. La symbolique était bien trop forte. La simple image de glisser sa propre baguette entre les doigts de ce lâche lui arracha une grimace de dégoût. Elle envoya donc le petit morceau de bois dans un coin de la ruelle et afficha une bouille d’emmerdeuse. Quitte à se rendre, autant que ça le soit avec panache ! Le jeune homme relâcha son emprise et Lily en profita pour lui faire face en arborant une mine faussement navrée. Sur un ton ironique, elle joua le jeu de la pauvre écervelée :

« Oh ! Je suis désolée… Quelle maladresse… Vous me faites perdre tous mes moyens… »

Et hop, petite réplique suivie d’un sourire agaçant des plus insolents. La tête du nabot toujours recouverte de sa capuche, la jeune femme ne pu plonger dans les yeux de son adversaire, cela étant pourtant la meilleure façon de distinguer la rage, la cruauté ou la bonté dissimulée dans un regard. Elle laissa néanmoins tomber son air sur d’elle lorsqu’il l’empoigna pour la conduire vers la petite porte qui lui avait servie d’abri quelques minutes plus tôt.
Revenir en haut Aller en bas
Zhadrryen Black
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Loup


Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Zhadrryen Black, Jeu 2 Sep 2010 - 15:21


La jeune femme essaya de se calmer, ce devait être difficile pour elle d'admettre sa défaite comme ça. Elle s'était faite avoir comme une débutante. Zhadrryen maintenait toujours la pression jusqu'à ce qu'elle hoche la tête en signe de soumission. Voilà une bonne chose de faite, mais elle montra encore une fois son caractère d'emmerdeuse, en lançant sa baguette dans la rue afin de ne pas la remettre à son adversaire. Elle joua la petite écervelé en s'excusant de sa maladresse. Sous son capuchon Zhadrryen ne put que sourire.

* Elle croit jouer à la maline, mais elle va être surprise dans quelques secondes.*

- Un simple contre temps, mais j'aurai ce que je voudrais en temps et en heure, ne t'inquiètes pas pour ça.

Il l'empoigna fermement au niveau de son coude pour la guider jusque dans la maison qu'il avait ouverte par effraction quelques minutes auparavant. Ils franchirent la porte ensemble, puis il la balança presque sur une chaise. Un simple sortilège histoire de l'immobiliser et d'être tranquille. Il murmura :


- Incarcerem.

Des solides liens quittèrent la baguette du phénix pour venir ficeler la jeune femme sur sa chaise. Elle ne pouvait plus bouger. Zhadrryen revint vers la porte mais au lieux de la fermer, il pointa sa baguette dans la ruelle vers l'endroit où la jeune femme avait lancé la sienne et prononça :

- Accio baguette.

La baguette quitta le sol et vola à travers la brume pour venir se figer dans la main du concierge de Poudlard. Puis en fermant la porte d'un coup de pied, et d'un Colloporta, il remarqua que le brouillard commença à se dissiper. Son sortilège venait de prendre fin, il était temps qu'ils viennent se mettre à l'abri. Zhadrryen se rapprocha de la jeune femme et l'observa. Elle devait se poser des questions sur son identité, ça ne faisait aucun doute, elle cherchait toujours à apercevoir le visage qui se trouvait sous la capuche dans chacun de ses mouvements. Mais ce soir c'est lui qui poserait des questions :

- Tu connais les techniques de tortures, tu dois avoir appris à y résister pendant ta formation, mais ce que je vais faire de toi, jamais tu ne l'aurais imaginé, alors le plus simple serait que tu répondes à mes questions sans faire d'histoire.

Il marcha autour d'elle, il remarqua un bandeau qui trainait là sur la table du salon, il le prit et le plaça sur les yeux de l'auror. L'imagination d'un châtiment est plus efficace que le châtiment lui même. Une expression que Zhadrryen comptait mettre en application ce soir et en plaçant le bandeau, il lui murmura à l'oreille d'une voix sulfureuse :

- Tu as peur, j'aime quand les gens ont peur, tu as le droit de montrer ta peur, et j'en serai ravi. Alors pour commencer ton nom et ton métier?

Il marchait lentement autour d'elle faisant de temps en temps un peu plus de bruit que d'habitude afin de lui faire prendre la notion de temps et d'orientation. Il avait placé la baguette de la jeune femme dans sa poche arrière de son pantalon.
Revenir en haut Aller en bas
Lily Gordon
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage



Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lily Gordon, Jeu 2 Sep 2010 - 23:46


Il la traîna jusqu’à la porte de la maison avant de la balancer avec pertes et fracas sur une petite chaise. Elle manqua de peu de se casser la figure et jura à haute voix. A peine le temps de penser à se relever que des liens magiques avaient enlacés ses membres, la ligotant à la chaise. Elle grimaça lorsque les cordes se serrèrent un peu trop à son goût. Avait-il peur qu’elle se fasse la malle ? Il espérait quoi ? Elle était désarmée et n’avait pas plus de force physique qu’un Boursouf anorexique. Se méfiait-il d’elle ? Elle regarda Mister-je-suis-trop-fier-d’avoir-maitrisé-une-nana-pas-plus-grande-qu’un-elfe s’avancer vers la porte et récupérer la baguette égarée. Son regard bleu se fit sombre lorsque le petit morceau de bois atterrit entre les doigts du nabot. Elle lui lança une œillade mauvaise qui aurait eu le pouvoir de le consumer sur place si des flammes avaient pu jaillir de ses pupilles rageuses. Après avoir refermé la porte consciencieusement (bah oui… on sait jamais… si le chaton arrivait à se libérer des liens magiques la retenant à une chaise plus lourde qu’elle et qu’elle arrivait à atteindre la porte avant que cagoule-man ne l’ai Avada Kedavrisé…), il la contempla quelques secondes. Peut-être était-il Legilimens ?

*Dans ce cas, tu dois pouvoir lire ce que je pense de toi, espèce de sale BIIIP de ta BIIIP. Ma baguette, je vais te la BIIIP dans ton BIIIP…*

Elle bouillait de l’intérieur. Si rien de ses gestes ne laissait penser qu’elle enrageait, ses yeux par contre, devaient transpirer la haine. Elle le toisa alors qu’il crachait sa petite tirade qui sonnait particulièrement faux.

Tu connais les techniques de tortures, tu dois avoir appris à y résister pendant ta formation, mais ce que je vais faire de toi, jamais tu ne l'aurais imaginé, alors le plus simple serait que tu répondes à mes questions sans faire d'histoire.

Elle ne broncha pas et lui envoya un clin d’œil faussement aguicheur. Il fit quelques pas, histoire de rendre son rôle de Mafioso plus crédible. C’était pathétique ! Elle aurait presque souhaité lui donner quelques conseils, lui dire de prendre un accent italien, se faire appeler Tonio ou un pseudonyme aussi ridicule que cliché. Ceci dit, elle ne moufta pas, conservant son regard loin devant elle. Soudain, elle sentit sa main frôler ses cheveux et se figea. Une bande de tissu glissa sur ses paupières et il lui chuchota sur un ton mielleux :

Tu as peur, j'aime quand les gens ont peur, tu as le droit de montrer ta peur, et j'en serai ravi. Alors pour commencer ton nom et ton métier?

Il noua le bandeau à l’arrière de son crâne et elle esquissa un sourire puis provoqua :

« Fais gaffe, ça pourrait me plaire… »

Il entama quelques pas dans la pièce, à ses côtés, derrière elle… L’atmosphère sembla changer du tout au tout. Incroyable comme la cécité donnait au monde une dimension étrange… inquiétante… Aux aguets, Lily écouta chaque son, chaque planche de parquet craquant sous l’un des pas de son bourreau, chacune des respirations de l’homme lorsqu’il passait un peu trop près d’elle, chaque bruissement de la cape frôlant le sol… L’attente était longue et stressante. Plus que la douleur, c’était l’attente de la recevoir. A chaque seconde qui s’égrainait, la jeune femme s’attendait à recevoir un Endoloris pour la rendre plus bavarde… Mais rien ne vint ! Soit il était particulièrement mauvais pour interroger ses victimes, soit il n’avait jamais vu un épisode des Experts (série télévisée particulièrement appréciée par les Moldus assez naïfs pour croire qu’on peut retrouver la marque de sous-vêtements d’un type rien qu’en le regardant dans les yeux durant un interrogatoire…). Lily s’attendait presque à l’entendre lui demander d’ouvrir la bouche pour récolter un peu d’ADN… Non, ni alibi, ni mobile de meurtre… Il voulait connaître son nom et ce qu’elle faisait dans la vie. Il n’était donc pas Legilimens… Pourquoi tant de patience ? Elle n’avait pas encore ouvert la bouche, elle ne lui accordait aucun mot et il ne lui avait pas encore envoyé un sort douloureux pour la faire parler… Elle réfléchit quelques secondes supplémentaires avant de laisser résonner une voix claire :

« Je m’appelle Katerine… Von Shonfeld. Qui êtes-vous ? (elle sourit légèrement) Je sais maintenant que vous n’êtes pas une saleté de cagoulé… Vous m’auriez liquidé depuis des lustres… Qu'est ce que vous voulez ? »

Elle tenta de desserrer les liens de ses poignets en gigotant légèrement, en vain. Son pouls s’était accéléré, peut-être parce qu’elle avait menti et qu’elle espérait avoir été convaincante. Son ouïe avait été mise à contribution mais c’est son odorat qui s’éveilla. Une eau de toilette familière… Elle l’avait déjà sentie, mais où ? Aux Trois Balais ? Non, elle n’y allait jamais… A l’école ?... Oui… Sans doute… Etait-ce un élève ? Un professeur ?... Mais dans quel but voudrait-il lui soutirer des informations ? N’entendant plus rien, Lily se crispa en attendant un coup ou une punition à venir.





[HRP : désolée, j'ai pas trouvé grand chose à faire. Ligotée, je ne peux pas trop me permettre d'agir... ]
Revenir en haut Aller en bas
Zhadrryen Black
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Loup


Message par : Zhadrryen Black, Ven 3 Sep 2010 - 10:20


La jeune femme ne semblait pas vraiment apprécier de se faire ligoter sur une chaise. Vu les yeux noirs qu'elle lançaient au jeune homme, il aurait pu être fusillé sur place si elle avait eut des mitraillettes à la place des yeux. mais heureusement pour lui, ce n'était pas le cas. Mais elle essaya de la provoquer en affirmant que ce qu'il allait lui faire, elle pourrait aimer ça. Zhadrryen sourit, mais elle ne pouvait pas le voir maintenant qu'elle avait le bandeau sur les yeux. Alors il commença son manège, il remarqua qu'il marchait plutôt pas mal des gouttes de sueurs perlaient le long du cou de la jeune femme.

Lorsqu'il posa ses premières questions, elle commença déjà par lui mentir, puis elle voulait savoir qui il était, car il n'était pas un de ces cagoulés qui avaient la gâchette facile car sinon elle serait déjà six pieds sous terre depuis un petit moment. Zhadrryen sourit et lui répondit :


- Qui je suis, mais je suis personne... Il laissa quelques secondes de blanc avant de poursuivre... Mademoiselle Lily Gordon, élève de Poudlard et tellement doué en matière de magie que déjà recruté chez les aurors.

Zhadrryen imagina alors la réaction de la jeune femme, elle se demandait comment il pouvait savoir autant de chose sur elle. Et oui étant concierge de Poudlard, il connaissait les élèves qui circulaient dans les couloirs. Un autre avantage de Zhadrryen était qu'il avait été à une époque chef des aurors, et il avait gardé quelques contacts au sein du ministère, il était tenu au courant assez régulièrement des nouvelles recrues chez les aurors, des futurs projets de lois qui étaient en cours de discussion.

Zhadrryen se faufila jusque dans le dos de la jeune femme et souffla le long de son cou. Il prit sa baguette magique et provoqua une légère chaleur au niveau de la nuque qu'il fit glisser lentement le long du cou de Lily. Puis il lui murmura à l'oreille.


- Tu m'as menti, et tu sais que ce n'est pas bien. Mais bon je crois savoir ce que tu faisais là, mais j'aimerai savoir pourquoi maintenant les aurors font leur surveillance des lieux stratégiques seuls, alors qu'à une époque, il fallait être au minimum deux.


Il se redressa, il avait assez joué avec elle, il n'apprendrait rien de bon, il n'allait pas tarder à la libérer, il ne lui ferait pas de mal, cela n'avait jamais été dans ses intentions. Si il avait appris un ou deux trucs sur les aurors, cela aurait pu être intéressant, mais bon.
Revenir en haut Aller en bas
Lily Gordon
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage



Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lily Gordon, Ven 3 Sep 2010 - 17:44


Que vous le croyiez ou non, un sourire s’entend… Et c’est en en arborant un sur ses lèvres que le jeune homme répondit :

Qui je suis, mais je suis personne...

Aussitôt, Lily s’imagina un Terence Hill marchant autour d’elle, révolver à la ceinture et chapeau de cow-boy sur la tête. Cette image lui arracha un sourire en coin… Sourire qui disparut aussi vite qu’il était apparu lorsque le nabot sorti d’un mauvais western fit résonner sa voix sur un ton bien trop satisfait au goût de Lily…

Mademoiselle Lily Gordon, élève de Poudlard et tellement doué en matière de magie que déjà recruté chez les aurors.

Quoi ? Comment diable connaissait-il son nom ? Pire encore, comment savait-il qu’elle étudiait a Poudlard ? Son statut d’Auror, n’importe qui pouvait le deviner. Elle en avait déjà parlé, elle ne s’en cachait pas, beaucoup l’avait déjà croisé au Ministère… Qui était-il pour savoir ça ? Comment connaissait-il ses résultats en matière de magie ? Il devait sans doute être du personnel de l’école pour savoir de quoi elle était capable… Sûrement un professeur. La jeune femme essaya mentalement de passer en revue tous les professeurs masculins de l’école, se mémorisant le timbre de leur voix, leur posture, leur parfum… L’image de Wolfgang et de son eau de toilette enivrante lui sauta aux yeux mais elle la chassa bien vite avant de ne pouvoir penser à rien d’autre. Elle fut tirée de ses réflexions par la proximité de son ravisseur. Un léger souffle dans son cou la fit sursauter et elle eut un hoquet de surprise. Elle sentit un petit point brûlant (la pointe de sa baguette ?) descendre le long de sa nuque et sa respiration se fit plus rapide. Le stress la gagna quelques secondes. Allait-il finalement se venger parce qu’elle avait tenté de le rouler ? Le souffle tiède passa de son cou au creux de son oreille pour laisser échapper un murmure, lui arrachant un frisson d’appréhension :

Tu m'as menti, et tu sais que ce n'est pas bien. Mais bon je crois savoir ce que tu faisais là, mais j'aimerai savoir pourquoi maintenant les aurors font leur surveillance des lieux stratégiques seuls, alors qu'à une époque, il fallait être au minimum deux.

Pourquoi un professeur chercherait-il à en savoir plus sur les méthodes des Aurors ? D’ailleurs, comment savait-il que les patrouilles se faisaient par deux ? A moins d’être Auror… Mais elle aurait reconnu un de ses collègues. Peut-être une ex-recrue… « A l’époque »… Il parlait donc d’un temps qu’il avait connu. Il avait du rejoindre les rangs des anges gardiens du Ministère, c’était certain ! Lily reprit contenance.

« Parce qu’il ne s’agit pas ce soir d’une patrouille officielle, gros malin. Je suis là simplement pour montrer à ces froussards de commerçants que le Ministre pense à leur petite personne… »

Elle laissa échapper un rire moqueur.

« Ecoute… Je pense avoir assez perdu de temps comme ça. Je sais que tu n’as pas l’intention de me faire du mal… sinon, tu l’aurais déjà fait. Si tu as fini avec les préliminaires et que tu as pris ton pied avec cet interrogatoire merdique, je te conseille de me détacher. Pas que ça ne me plairait pas de jouer d’avantage avec toi, mais je commence à perdre patience, Cow Boy… »

Le ton de la dernière phrase était un peu plus exaspéré qu’elle ne l’aurait voulu. Elle commençait à croire que le nabot la prenait pour une idiote et elle murmura, plus pour elle-même que pour la conversation :

« Rapplique illico avant que Lily-Gordon-élève-de-poudlard-douée-et-recrutée-chez-les-Aurors ne te fasse bouffer ta cape… »

Plus que tout, elle voulait récupérer sa baguette. Elle ne pensait même plus à se venger (ou si peu…) ou à se rebiffer. Elle voulait seulement calmer le feu rageur qui brûlait en elle et qui avait été déclenché par l’humiliation de s’être fait accaparer le prolongement de sa main… sa baguette. Elle tenta de frotter son visage contre la pointe de son épaule pour faire sauter le bandeau et commença à gigoter pour se détacher. A mesure que les secondes passaient, une impatience rageuse se faisait sentir. Si la délivrance se faisait désirer, le chaton allait se transformer en lion...
Revenir en haut Aller en bas
Zhadrryen Black
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Loup


Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Zhadrryen Black, Lun 6 Sep 2010 - 10:26


La soirée tournait au désastre. Elle avait pourtant si bien commencé jusqu'à l'arrivée de cette auror, il avait fallut que les commerçants se plaignent auprès du ministère pour que les aurors organisent des patrouilles un peu plus souvent sur le chemin de traverse, et bien sur elle était tombé sur lui, lui qui cherchait le moindre indice pour retrouver les mangemorts qui avaient osé s'en prendre à sa femme. Bon il avait réussi à garder les choses en main, mais cette fille était pour ainsi dire assez chiante, elle n'arrêtait pas de parler, mais le pire de tout c'est qu'elle ne disait qui vaille la peine d'être écouté.

Elle lui demanda si il avait fini et qu'il avait pris son pied, car pour elle, elle s'ennuyait fermement. Le sourire du jeune homme disparu. Il ne voulait pas lui faire de mal, mais il se doutait fortement que si il la libérait maintenant, elle ne se laisserait pas faire. Elle lui demanda alors de rappliquer rapidement parce que sinon elle allait lui faire boucher sa cape de luxe.


- Et bien on dirait que le petit chaton est en fait un tigre. Ok je vais te détacher, et me présenter histoire que tu te calme un peu.

Il repassa derrière la jeune femme et défit le nœud afin qu'elle puisse voir de nouveau. Puis il se replaça devant elle et fit glisser son capuchon sur ses épaules, et révéla son visage. Il commença alors à dire :

- Voilà tu sais qui je suis, je suis ici car j'ai eu des informations concernant le propriétaire qui aurait des contacts avec les mangemorts, je veux me venger des mangemorts pour ce qu'ils ont fait à ma femme. Désolé d'avoir du me défendre contre toi, mais tu t'es trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.


Il pointa sa baguette sur Lily et murmura un simple :

- Finite.

Les cordes tombèrent par terre ce qui permit à Lily de se lever, elle toisa Zhadrryen et attendit qu'il lui rende sa baguette, Zhadrryen mit sa main dans son dos et attrapa la baguette qu'il ramena devant lui. A cet instant, il entendit des bruits de pas dans la ruelle.

* Non ce n'est pas possible, pas déjà.*

Il agrippa le poignet de Lily et la mit dans un placard, il s'y engouffra également et referma la porte sur eux. La placard était assez exsigue, il n'y avait pas vraiment de place pour deux. La poitrine de Lily touchait le torse du jeune homme et à chacune de ses respirations, il la sentait se déplacer contre son torse. La souffle de la jeune femme rapide, venait lui chatouiller son cou. Puis il posa son index ses lèvres et lui demandant de se taire, car à ce moment là, la porte s'ouvrit. Ils pouvaient entendre trois voix distinctes :


- Tu crois que le seigneur des ténèbres sera content de ce qu'on a trouvé pour lui.

- Mais tu peux pas te taire, espèce d'idiot, je t'ai déjà dit de ne pas parler de ça à voix haute, on sait jamais qui pourrait écouter.

Zhadrryen afficha un grand sourire sur son visage, alors son information était exact, le propriétaire avait réellement des contacts avec les mangemorts. Il tendit l'oreille contre la porte et son sourire disparut aussi rapidement qu'il était apparut :

- Dis tu ne nous avais pas dis que tu aimais te faire attacher.

Le propriétaire avança dans la pièce et ajouta :


- Ce n'était pas là quand je suis parti et regardes ce bandeau, il était sur la table basse, quelqu'un est venu ici fouiner.


- peut être qu'ils sont encore là.

- On va vérifier ça tout de suite, Hominum Revelio. Ils sont encore là et ils sont deux, trouvez les et tuez les.

Zhadrryen regarda Lily et d'un signe de tête, lui fit comprendre qu'ils devaient attaquer si ils voulaient s'en sortir vivant. Il prépara sa baguette, et attendit que Lily soit prête elle aussi.
Revenir en haut Aller en bas
Lily Gordon
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage



Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lily Gordon, Lun 6 Sep 2010 - 15:38


Et bien on dirait que le petit chaton est en fait un tigre

*Méfie toi que je ne sorte pas les griffes… Chaton ou tigre…*

Lily allait manifester son mécontentement en un juron rageur mais l’homme reprit la parole sur un ton posé.

Ok je vais te détacher, et me présenter histoire que tu te calme un peu.

En quoi le fait qu’il décline son identité allait le faire paraître moins pénible aux yeux de la jeune femme ? Il croyait qu’en lui envoyant son nom à la figure, elle serait plus clémente ? Politesse ou galanterie n’allaient en rien calmer Lily et ça n’était pas une présentation dans les règles qui pouvait le rendre moins détestable. Il pensait peut-être qu’une bonne poignée de mains dans les formes résoudrait le problème, effaçant symboliquement la dernière demie heure écoulée, faisant oublier le fait d’avoir été ligotée, aveuglée et interrogée comme un criminel dans un bureau du FBI… Ah ! Petit naïf…Ca allait être drôle…

Les bruits de pas se dirigèrent dans son dos et l’Auror sentit des doigts glisser dans ses cheveux pour dénouer le bandeau. La libération était toute proche ! Elle ne bougea pas, la respiration légèrement rapide, l’impatience se faisant trop forte… Le petit morceau de tissu glissa le long de ses cheveux et de son visage, retombant sur sa jupe. Les yeux baissés sur ses genoux, Lily secoua légèrement la tête comme pour se remettre les idées en place. Elle regarda les pieds de l’homme se poster devant elle. Doucement, elle leva son regard sur son visage, à présent dégagé de sa capuche. Aveugle depuis un moment, elle dû attendre quelques secondes que ses yeux retrouvent leur usage et s’habituent à l’obscurité.

Un regard bleu. Une chevelure en bataille. Un visage familier… Les traits de Lily s’adoucirent pour passer de la crispation d’une colère contenue au relâchement d’une découverte étonnante. La surprise l’immobilisa quelques instants. Elle s’arrêta de gigoter sur sa chaise et alla même jusqu’à demeurer muette (c’est pour dire !…).

Voilà tu sais qui je suis, je suis ici car j'ai eu des informations concernant le propriétaire qui aurait des contacts avec les mangemorts, je veux me venger des mangemorts pour ce qu'ils ont fait à ma femme. Désolé d'avoir du me défendre contre toi, mais tu t'es trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.

Quoi quoi quoi quoi ?.... Lily voulut appuyer sur « Pause » mais elle n’avait pas les mains libres pour choper la télécommande… Le concierge de Poudlard jouait les détectives privés (on n’était finalement pas bien loin du coup de la série télévisée traitant d’enquêtes policières…) durant ses congés RTT pour botter les fesses de cagoulés responsables de l’enlèvement de sa femme. Lily avait déjà eu à faire à Mione il y a quelques temps et le souvenir d’un joli visage entouré de mèches flamboyantes refit surface. Difficile d’en vouloir à quelqu’un qui agit par vengeance, surtout lorsque celle-ci est guidée par un amour sincère. Sauf pour le coup du bandeau et de la confiscation de baguette… Elle lui en voulait…

Sans plus de cérémonie, Zhadrryen pointa la sienne sur elle. Pendant un quart de seconde, la jeune femme fut emplie d’une angoisse indescriptible mais le stress la quitta sitôt qu’elle sentit les liens glisser sur ses poignets. Les cordes retombèrent le long de ses membres en une douce caresse, contrastant de façon flagrante avec la douleur que ces dernières lui infligeaient il y a quelques secondes. Sans attendre plus longtemps et comme si elle avait un trop plein d’énergie accumulé durant les quelques dizaines de minutes pendant lesquelles elle avait été immobilisée contre son gré, elle se leva énergiquement en se massant les avant bras. Elle s’avança vers le jeune homme et tendit une main, en levant un sourcil avec une mine blasée.

*Bon… t’attends quoi pour me la rendre, ma baguette ?... Le déluge ? Que les hiboux aient des dents ? Que le Ministre soit sobre 2 jours d’affilée ?...*

D’un geste cordial, il s’empressa de l’attraper à l’arrière de son pantalon et de la déposer dans la main de la jeune femme. A peine la baguette avait-elle frôlé sa paume qu’un sentiment de sécurité et d’assurance l’envahit. Sentiment qui s’envola quelques peu lorsque des bruits se firent entendre et qu’une clé tourna dans la serrure de la petite porte d’entrée.

A peine le temps de dire « concierge » qu’elle se retrouva éjectée dans un placard à balais, étouffée entre une serpillière (qui lui rappela vaguement la tignasse d’Actarius Bright) et un Cow Boy sans chapeau ni revolver. La proximité du jeune homme ne la gêna pas, la situation aurait même pu être comique dans d’autres circonstances : le concierge dans le rôle du mauvais élève qui se planque… A quelques centimètres de son visage, elle profita de la vague d’eau de toilette imprégnant le col du sorcier. Comme quoi, un parfum est tout aussi capable de renseigner sur une identité qu’une voix ou une silhouette ! D’un geste, il lui fit signe de la boucler (pour une fois qu’elle ne disait rien…). Des voix masculines résonnèrent à 2 mètres d’eux. L’adrénaline afflua dans les veines de la jeune femme, son pouls accéléra, ses doigts resserrèrent sa baguette. Quelques échanges… 3 hommes. Lily écoutait avec attention les pas arpentant la pièce, l’excitation montant crescendo lorsque l’un d’eux passa devant leur cachette. Le stress atteignit son apogée lorsqu’une petite phrase résonna avec hargne :

Ils sont encore là et ils sont deux, trouvez les et tuez les.

Et Mer** ! C’était sa faute à lui, s’ils étaient dans la crotte de dragon jusqu’au cou. Pourquoi avait-il fallu qu’il joue le flic véreux avec son interrogatoire à 2 noises ? S’ils avaient réglé leurs comptes dehors, comme deux adultes, ils ne seraient pas là, cachés dans un placard puant, à attendre un combat à 2 contre 3. S’ils s’en sortaient indemnes, ça serait un miracle. Et voilà, elle allait claquer là, dans le salon d’une maison miteuse, avec pour dernière compagnie une serpillière et un concierge. D’une nature inconsciente, elle avait toujours su que sa prise de risques (souvent inutile) lui vaudrait une carrière sans doute relativement courte chez les Aurors... Mais elle avait espéré tomber durant un combat loyal, de façon courageuse. Que son sacrifice serve à quelque chose… Pas en tentant de s’échapper vainement d’un placard de 1 mètre carré…

Les regards des deux planqués se croisèrent, signifiant l’invitation à passer à l’action. Impossible de savoir où se trouvait chaque individu, ils allaient devoir improviser. Une improvisation plus que risquée, si on considérait le fait qu’il allait falloir sortir du placard, repérer un des gorilles, lancer un sort… tout ça en 3 secondes… et tout ça si le 3ème leur en laissait le temps ! Préférant ne pas se poser de questions (réflexion et action ne font pas bon ménage dans le cerveau torturé et angoissé de Lily…), elle fit un signe de tête au jeune homme puis ouvrit la porte en trombe.

Pas question de se retourner pour savoir si Zhad suivait, c’était chacun pour soi en priant pour qu’il soit assez rapide. Elle déboula dans la pièce et repéra un des zouaves dans le fond du salon, qui se relevait de sous le canapé (quoi ?! il les cherchait vraiment là-dessous ?...), baguette à la main, prêt à se défendre. Sans plus attendre, un Stupéfix rageur sortit de la baguette de Lily pour s’écraser sur la poitrine de Mister-Canapé qui s’écroula au sol dans un bruit de cape froissée. Lily se retourna pour en chercher un deuxième des yeux. Mais comme elle s’y était préparée, du 2 contre 3 fini généralement mal… Mal pour l’équipe de deux, bien sur ! Un éclair jaillit de la baguette d’un colosse de près de 2 mètres, aussi haut que large. La jeune femme n’eut pas le temps d’esquiver et elle sentit son épaule se lacérer douloureusement. Elle laissa échapper un gémissement avant de lancer un regard furieux et un Expelliarmus sur l’armoire à glace. Désarmé, il céda sous le poids d’un sortilège s’échappant de la baguette de Zhad. Elle jura d’une voix rageuse :

« Saleté ! (puis imitant la voix d’un de ses collègues) Juste une petite ronde au Chemin de Traverse et tu rentres chez toi… Tu parles ! »

Aveuglée par la douleur, Lily plissa les yeux et emprisonna son épaule entre ses doigts, pressant la blessure pour diminuer l’écoulement de sang. Elle posa son regard sur la plaie avec une mine crispée.

« Et Mer**… »
Revenir en haut Aller en bas
Zhadrryen Black
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Loup


Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Zhadrryen Black, Lun 6 Sep 2010 - 16:29


Les deux jeunes gens étaient enfermé dans le placard prêt à entrer en action. Après s'être regarder dans les yeux, Lily ouvrit la porte en grand d'un coup d'épaule, et parti en première ligne. Zhadrryen serait bien parti en premier, mais il n'avait pas eu le temps d'esquisser le moindre geste, il soupira pour lui même :

* A ces jeunes vraiment impatient pour pas un sou. Je te jure.*

Zhadrryen sorti de l'armoire et remarqua aussitôt qu'un des bonshommes venait de subir un stupéfix qui le rendit inapte pour la suite du combat. Un sortilège frôla le visage du concierge pour venir exploser l'armoire qui se situé derrière lui. Il fit une roulade pour esquiver le second sortilège exécuté par une armoire à glace. Zhadrryen visa le troisième gars mais le loupa car ce dernier venait de plonger dans l'embrasure d'une porte donnant sur la cuisine. Lily poussa un petit cri et réussit à désarmer l'armoire à glace, Zhadrryen se chargea alors de lancer un pétrificus totalus histoire d'en finir avec lui. Maintenant ils étaient à deux contre un. Le dernier adversaire lança deux autres sorts en direction du phénix, ce dernier les esquiva facilement, il se rapprocha de Lily pour la protéger. Quand le troisième homme s'aperçut de ce que Zhadrryen voulait faire, il visa la jeune femme et lança un sectusempra.

Zhadrryen ne réfléchit pas longtemps, il plongea bousculant Lily sur le sol et il sentit son bras qui venait de s'ouvrir avec de profondes plaies. Il grimaça de douleur avant de se relever et de lancer un expélliarmus. Il se retrouva sur le sol allongé de coté, et entendit son adversaire s'écrouler bruyamment. Il avait réussi il ne savait comment à le désarmer, et à lui faire perdre connaissance. Zhadrryen prit appuie sur une main et il se releva péniblement. Le sang maculait sa robe de sorcier, et il gouttait sur le sol répandant une horrible tache rouge sur le tapis. Il regarda la jeune femme et lui demanda :


- est ce que ça va? Faudrait qu'on nettoie tout ça, et leur faire subir le sortilège d'amnésie. Je voudrais pas qu'ils se mettent sur leur garde, j'ai besoin d'eux pour retrouver les mangemorts.

Zhadrryen s'approcha d'un des gars, et lança le sortilège pour lui faire modifier sa mémoire, il fit de même avec les deux autres, avant de poser un genoux à terre. La tête commençait à lui tourner sérieusement, il avait besoin de se faire soigner rapidement, sinon tout ce qu'il avait fait ce soir n'aurait servi à rien.
Revenir en haut Aller en bas
Lily Gordon
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage



Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lily Gordon, Mar 7 Sep 2010 - 14:39


A peine le temps de faire un rapide examen visuel de son épaule que Lily se retrouva le nez dans le tapis, plaquée au sol par le concierge. Le dernier homme avait eu le temps de lancer un sort avant de s’écrouler par terre avec un bruit sourd. Zhadrryen se releva, Lily en fit de même, arborant une jolie grimace de douleur. Ce n’est qu’une fois debout que ses yeux se posèrent sur le bras du jeune homme. Il semblait souffrir et un liquide pourpre s’écoulait de profondes entailles, perlant sur le plancher. Sa blessure était bien plus sévère que la sienne. L’épaule de la jeune femme aurait besoin de 2 ou 3 points de suture, ni plus ni moins. Son bras à lui en revanche était amoché. Et plus que les plaies rougeoyantes, c’était le sang qui s’en écoulait qui inquiétait Lily. Elle posa un regard inquiet sur lui, essayant de jauger le degré de gravité de la situation. Ils étaient vivants tous les deux. Blessés, mais vivants. Cependant, il risquait de ne pas tenir longtemps comme ça s’il continuait de se vider comme un vieux chaudron troué. Pourtant, il ne gémit pas, il ne jura même pas. Il se contenta de vérifier si elle allait bien…

*T’as 3 litres d'hémoglobine qui se fait la malle toutes les 10 secondes, mec… C’est à toi qu’il faut demander ça ! *

Lily hocha de la tête pour lui signifier que ça allait mais ne cessa pas de l’observer avec un air angoissé. Pendant qu’il s’occupait d’enlever les souvenirs des petites cervelles des hommes à terre, la jeune femme s’activa à coups de Recurvit et de Reparo. L’Auror enveloppa la pièce du regard pour s’assurer que tout était en ordre et qu’elle n’avait rien oublié. Satisfaite, elle se tourna pour faire face au Cow Boy… Un Cow Boy bien mal en point. Un genou au sol, les traits tirés, ses forces semblaient le quitter à mesure que le sang s’échappait de ses veines. La jeune femme s’arma d’un linge posé négligemment sur un coin de fauteuil. Elle s’avança vers lui, le visage rongé par l’inquiétude. Elle ne maîtrisait pas les sortilèges de guérison et était totalement impuissante face à ce genre de blessures. Elle s’agenouilla, cherchant le regard de Zhad pour vérifier qu’il tenait le coup. Elle appuya le linge sur son bras, agrippa l’autre main du jeune homme et la déposa sur le bout de tissu pour lui faire comprendre qu’il devait presser la plaie. Ses yeux faisaient des va-et-vient autour d’elle, cherchant une solution à la situation qui, au premier abord semblait plutôt correcte, mais qui finalement et au fur et à mesure que les secondes passaient devenait désespérée. Son cœur frappait contre sa poitrine avec intensité. Il battait plus vite que durant le pire des combats ! Il fallait faire vite… Ils n’étaient pas à l’abri que d’autres individus débarquent et le jeune homme devait bénéficier de soins. Si elle tardait encore, le Cow Boy allait claquer ici, entre ses mains. Comme si elle avait reçu une décharge électrique, elle se réveilla soudain.

« Ok… heu… Je vais te ramener chez toi… Ta femme pourra sans doute t’administrer les soins dont tu as besoin… »

Elle attrapa le menton du jeune homme pour l’obliger à la regarder. Scrutant ses yeux à la recherche du moindre malaise, elle lui demanda :

« Où habites-tu ?... »

Il lui répondit d’une voix faible :

« 86 Eden avenue… Londres… »

Sans attendre une minute de plus, elle encercla fermement la taille du jeune homme de ses bras, le relevant en même temps qu’elle se remettait debout. Le soutenant contre elle, elle vrilla une dernière fois ses yeux aux siens en murmurant :

« T’inquiète pas, Cow Boy, ça va aller… »

Le ton de sa voix trahissait son inquiétude et son impuissance. Il fallait que ça aille. Il le fallait…

« Ca va aller… » Répéta-t-elle, comme pour s’en convaincre.

Elle resserra ses bras autour de Zhad, ferma les yeux pour se concentrer, l’odeur de sang envahissant ses poumons, puis transplana dans un bruit sec…

Suite et fin du RP : Ici
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 4 sur 16

 Minuit, l'heure du crime.

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5 ... 10 ... 16  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.