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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes
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Minuit, l'heure du crime.
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Lily Gordon
Poufsouffle
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lily Gordon, Mar 7 Sep - 14:39


A peine le temps de faire un rapide examen visuel de son épaule que Lily se retrouva le nez dans le tapis, plaquée au sol par le concierge. Le dernier homme avait eu le temps de lancer un sort avant de s’écrouler par terre avec un bruit sourd. Zhadrryen se releva, Lily en fit de même, arborant une jolie grimace de douleur. Ce n’est qu’une fois debout que ses yeux se posèrent sur le bras du jeune homme. Il semblait souffrir et un liquide pourpre s’écoulait de profondes entailles, perlant sur le plancher. Sa blessure était bien plus sévère que la sienne. L’épaule de la jeune femme aurait besoin de 2 ou 3 points de suture, ni plus ni moins. Son bras à lui en revanche était amoché. Et plus que les plaies rougeoyantes, c’était le sang qui s’en écoulait qui inquiétait Lily. Elle posa un regard inquiet sur lui, essayant de jauger le degré de gravité de la situation. Ils étaient vivants tous les deux. Blessés, mais vivants. Cependant, il risquait de ne pas tenir longtemps comme ça s’il continuait de se vider comme un vieux chaudron troué. Pourtant, il ne gémit pas, il ne jura même pas. Il se contenta de vérifier si elle allait bien…

*T’as 3 litres d'hémoglobine qui se fait la malle toutes les 10 secondes, mec… C’est à toi qu’il faut demander ça ! *

Lily hocha de la tête pour lui signifier que ça allait mais ne cessa pas de l’observer avec un air angoissé. Pendant qu’il s’occupait d’enlever les souvenirs des petites cervelles des hommes à terre, la jeune femme s’activa à coups de Recurvit et de Reparo. L’Auror enveloppa la pièce du regard pour s’assurer que tout était en ordre et qu’elle n’avait rien oublié. Satisfaite, elle se tourna pour faire face au Cow Boy… Un Cow Boy bien mal en point. Un genou au sol, les traits tirés, ses forces semblaient le quitter à mesure que le sang s’échappait de ses veines. La jeune femme s’arma d’un linge posé négligemment sur un coin de fauteuil. Elle s’avança vers lui, le visage rongé par l’inquiétude. Elle ne maîtrisait pas les sortilèges de guérison et était totalement impuissante face à ce genre de blessures. Elle s’agenouilla, cherchant le regard de Zhad pour vérifier qu’il tenait le coup. Elle appuya le linge sur son bras, agrippa l’autre main du jeune homme et la déposa sur le bout de tissu pour lui faire comprendre qu’il devait presser la plaie. Ses yeux faisaient des va-et-vient autour d’elle, cherchant une solution à la situation qui, au premier abord semblait plutôt correcte, mais qui finalement et au fur et à mesure que les secondes passaient devenait désespérée. Son cœur frappait contre sa poitrine avec intensité. Il battait plus vite que durant le pire des combats ! Il fallait faire vite… Ils n’étaient pas à l’abri que d’autres individus débarquent et le jeune homme devait bénéficier de soins. Si elle tardait encore, le Cow Boy allait claquer ici, entre ses mains. Comme si elle avait reçu une décharge électrique, elle se réveilla soudain.

« Ok… heu… Je vais te ramener chez toi… Ta femme pourra sans doute t’administrer les soins dont tu as besoin… »

Elle attrapa le menton du jeune homme pour l’obliger à la regarder. Scrutant ses yeux à la recherche du moindre malaise, elle lui demanda :

« Où habites-tu ?... »

Il lui répondit d’une voix faible :

« 86 Eden avenue… Londres… »

Sans attendre une minute de plus, elle encercla fermement la taille du jeune homme de ses bras, le relevant en même temps qu’elle se remettait debout. Le soutenant contre elle, elle vrilla une dernière fois ses yeux aux siens en murmurant :

« T’inquiète pas, Cow Boy, ça va aller… »

Le ton de sa voix trahissait son inquiétude et son impuissance. Il fallait que ça aille. Il le fallait…

« Ca va aller… » Répéta-t-elle, comme pour s’en convaincre.

Elle resserra ses bras autour de Zhad, ferma les yeux pour se concentrer, l’odeur de sang envahissant ses poumons, puis transplana dans un bruit sec…

Suite et fin du RP : Ici
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Lileas White
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lileas White, Lun 27 Sep - 20:04


Un grand vide. Cette nuit là, il ne dormait pas. Ce faisait plusieurs mois que ça ne lui était plus arrivé. Même après sa démission des postes de Professeur de Botanique et Directeur de Poufsouffle, il avait réussi à trouver le sommeil. Ce soir, c'en était autrement. Il ne comprenait pas.

Pour ne pas réveiller sa compagne, il était monté dans la salle de bain, avait refermé la trappe, et s'était appuyé contre le rebord de la fenêtre, qu'il avait ouverte. Ce faisait près d'une heure qu'il observait la petite zone de l'Allée des Embrumes sur laquelle l'ouverture donnait. L'homme portait un jean bleu marine, ainsi qu'une paire de bottes noir. Il avait posé un t-shirt noir sur son épaule, mais ne s'était pas décidé à l'enfiler.

Dehors, comme bien souvent, c'était silencieux. Calme. Sombre. La lumière de la lune perçait à de rares reprises à travers les nuages, et éclairait les endroits que les prolongements de toiture ne couvraient pas. Il faisait un temps automnal; doux et frais, avec quelque peu de vent. L'atmosphère n'était pas désagréable pour le finlandais.

Un bruit sourd déchira soudain le silence. Il semblait venir du bout de l'Allée, au loin, à gauche. Le membre de l'Ordre du Phénix se pencha légèrement, et, ne voyant rien de plus, se décida à se rapprocher. Sa curiosité ne l'avait pas autant influencé depuis bien des semaines. Il enfila son t-shirt serré, empoigna une longue cape noir accrochée sur l'un des murs de la salle de bain, vérifia que sa baguette d'argent se trouvait toujours dans sa poche, et enjamba la fenêtre. Les quelques mauvais placements des briques qui constituaient le mur de sa maison lui servirent de prises. En une trentaine de secondes, il se retrouva sur le sol pavé de l'Allée des Embrumes. Mateo ferma la fenêtre du second étage de son habitation d'un geste de la baguette, puis se dirigea vers le lieu qui avait attiré son attention, d'une démarche discrète mais rapide.

Baguette à la main, il dépassa les échoppes principales de la longue rue. Une centaine de mètres plus loin, il s'arrêta au croisement de l'Allée et d'une ruelle perpendiculaire. Les deux bagues griffe qu'il portait, au majeur et à l'annulaire droit, caressaient l'arme magique du jeune homme. Il se mordit la lèvre inférieure.

A sa gauche, sur le flanc droit de la ruelle, l'on pouvait clairement voir la vitrine d'une petite boutique, en morceaux. Mateo s'approcha. Il remarqua que le rideau de fer avait lui aussi été forcé.


- Quelle honte.


Sa voix grave était presque inaudible. L'on pouvait tout de même déceler une marque de mépris et de supériorité dans son ton. Oui, Mateo, aussi altruiste pouvait-il être, se sentait supérieur; supérieur à cette masse informe, dont ces voleurs faisaient probablement partie. Il l'était, c'était pour lui une évidence. Mais il avait surtout besoin de se sentir l'être.

Le cadet Aëndal fit une poignée de pas en avant, caressant toujours sa baguette avec ses deux doigts, ses deux bijoux. Il ne lui fallut pas beaucoup plus de temps pour déduire que les malfaiteurs avaient pris la fuite. Machinalement, il passa sa main dans ses cheveux, et ajusta sa cape, de façon à ce que son épaule gauche soit recouverte.

Tout à coup, un nouveau bruit, sec. Mateo se retourna vivement, et pointa sa baguette devant lui. Rien. Il attendit. Rien. Son bras droit tremblait désormais. Son regard balaya la zone pendant quelques instants, avant qu'il ne se rende compte qu'il s'agissait de l'enseigne, visiblement endommagée, qui avait quitté son support. Moins assuré qu'auparavant, il jeta un coup d'œil des deux côtés de l'étroite et non moins sombre ruelle, et s'accroupit devant l'objet de bois qui avait chuté. Du bout de la baguette, l'homme aux longs cheveux rouge bordeaux poussa les quelques débris qui se trouvaient sur l'enseigne. Le membre de l'Illustre Ordre du Phénix, seul en plein milieu de la nuit, à une quinzaine de mètres de l'Allée des Embrumes, tentait de déchiffrer les écritures de l'enseigne, visiblement gravées des décennies plus tôt. Juste pour l'aspect désintéressé de la chose.
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Lily Gordon
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lily Gordon, Jeu 30 Sep - 18:24


Insomnies. Elles étaient depuis des années un caractère récurrent chez Lily Gordon. Depuis toujours, elle s’était plue à pouvoir être la seule à profiter du monde aux heures où toute âme est profondément endormie. Lorsque chaque être vivant sombrait dans les bras de Morphée, ne pouvant résister à un besoin indépendant de sa volonté, Lily, elle, se plaisait à admirer les couleurs que les reflets de la lune donnaient aux choses : le monde paraissait différent lorsqu’il était enveloppé des ténèbres.
Jamais elle n’avait une seule fois envié les marmonnements rêveurs ou les soupirs endormis. Depuis le plus loin qu’elle se souvienne, elle avait toujours adoré ce pouvoir qu’elle avait sur le saint Sommeil, cet ange venant prendre sous ses ailes quotidiennement chaque individu. Pas une seule fois elle n’avait voulu donner sa place qu’elle jugeait privilégiée : sentir l’odeur humide des sous bois, particulière et uniquement perceptible que lorsque le soleil est derrière l’horizon ; observer la vie nocturne et le monde de la nuit s’éveillant sous le regard de la belle étoile ; et le silence… un silence unique et profond intensifiant l’étrangeté de cette atmosphère obscure et faisant passer le moindre petit frissonnement de feuilles pour un incroyable murmure. Oui, Lily avait toujours adoré ce « pouvoir ».
Mais pour la première fois de sa vie, elle regrettait de ne pas s’assoupir comme les autres. Wolfgang en était la cause… Après des semaines de torture psychologique à se demander si elle devait revenir vers lui ou non, elle avait décidé que la douleur d’être loin de lui était moins supportable que l’enfer qu’il lui faisait subir à ses côtés. Elle s’était donc résolue à céder à la tentation de ce démon, préférant brûler pour lui dans un brasier douloureux que de se consumer à petit feu loin de ses lèvres. C’était donc persuadée et persuasive qu’elle était allée le voir, réduisant à néant sa volonté de s’éloigner de cet homme qui lui était nocif mais dont elle ne pouvait se passer.
Elle pensait qu’il était impossible de souffrir d’avantage que lors d’une rupture non désirée, la peine oppressant le cœur et l’absence de l’autre se faisant cruellement sentir. Elle pensait ne jamais souffrir autant que lorsqu’elle avait dû prendre la décision de ne plus revoir Wolfgang. Elle pensait qu’en revenant vers lui, toutes blessures se refermeraient à jamais, laissant de la douloureuse séparation un simple mauvais souvenir. Elle se trompait…
La déception après l’espoir est bien plus cruelle. Plus de nouvelles de Wolf depuis des jours… Son appartement à Poudlard était vide, son poste de professeur était à présent occupé par une jeune femme… Il fallait se rendre à l’évidence, il était parti. Reviendrait-il ? Sans doute pas… Il ne lui avait pas dit au revoir et rien ne laissait penser qu’il s’en irait. Pas après leurs retrouvailles… Et la déception était si grande que Lily aurait aimé, pour une fois, s’endormir et ne plus jamais se réveiller.
Elle comprenait désormais ce que les autres trouvaient d’extraordinaire dans le sommeil : les rêves étaient bien plus doux que la cruelle réalité ; c’était un échappatoire à l’implacable vérité, une fuite vers un monde illusoire mais moins dur. Et même cela lui était refusé ! Elle n’avait pas droit au répit dont bénéficiaient les rêveurs et elle errait chaque nuit, seule avec ses doutes et sa tristesse.
Le monde nocturne qui la fascinait tant était devenu une prison de solitude et ce pouvoir dont elle était fière un véritable fardeau. Un sentiment de colère l’envahissait chaque seconde de ses pathétiques journées pour se transformer en douloureux remords à la nuit tombée. Ses émotions étaient difficilement maîtrisables et le moindre hululement du plus petit hibou pouvait lui déclencher une rage incontrôlable. Mais plus que tout, c’était contre elle qu’elle en voulait. D’avoir été si sotte… Depuis le début, elle savait que ce démon l’enverrait droit vers sa propre perte et pourtant, elle avait fait taire cette petite voix au fond d’elle qui lui avait hurlé de s’éloigner de lui. Et aujourd’hui, elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même. Le suicide, elle n’y pensait pas, c’était pour les lâches.
Ceci dit, ce qu’elle faisait de ses nuits était à peu près comparable à un suicide programmé. En tous cas, si elle continuait sur ce chemin-là, la fin serait similaire et aussi funeste... Pour noyer son chagrin et remplir ses insomnies d’autre chose que des larmes pathétiques, elle sillonnait les rues à la recherche de délinquants à punir. Ca aurait pu s’arrêter à quelques heures supplémentaires à son poste d’Auror… Mais non, Lily partait seule et n’agissait pas pendant ses heures de service.
Ce qu’elle cherchait n’était rien d’autre que du danger : une agréable adrénaline envahissant ses veines lors d’un combat, lui faisant oublier quelques instants sa douleur. Pire encore, elle prenait des risques inconsidérés et elle aimait ça. La dernière fois, ça lui avait valu de jolis points de suture sur l’épaule. D’ailleurs, c’était ici également, dans l’Allée des Embrumes…
Cet horrible petit quartier était devenu le coin de prédilection pour la chasse au danger de Lily. Il regorgeait de voyous et de fous, tous plus dingues et dangereux les uns que les autres. Il était même étonnant que des gens acceptent de vivre ici…
C’était donc dans cette rue, une fois de plus, que la jeune femme avait passé une bonne partie de sa nuit. Cape noire sur les épaules, capuche recouvrant ses cheveux, elle avait même poussé le vice jusqu’à ranger sa baguette dans sa poche afin de laisser quelques secondes d’avance au prochain adversaire qu’elle choisirait de combattre. Lily arpentait la petite rue d’une démarche assurée, le regard scrutant la pénombre. L’écho renvoyait un petit TOC sur les murs à chacun de ses pas, brisant le silence nocturne. Après avoir fait passer un sale quart d’heure à un saoulard qui l’avait traité de traînée (elle avait longtemps hésité entre le transformer en bouteille de Whisky pour ne pas dépareiller avec l’odeur terrible d’alcool qu’il dégageait, ou bien lui arracher des excuses à coups de Bombarda à 2 centimètres de ses attributs masculins… la deuxième solution était bien plus drôle), elle n’avait qu’une envie : rentrer chez elle et prendre un café chaud.
Soudain, une détonation déchira la nuit à quelques centaines de mètres, faisant sursauter la jeune femme. Devait-elle se déplacer ou bien continuer son chemin ? Elle imaginait déjà l’odeur de café fumant l’attendant près d’une bouteille de Rhum… Elle était peut-être shootée au danger mais elle n’en demeurait pas moins honnête, et elle ne pouvait pas rebrousser chemin sans aller jeter un œil. Elle soupira bruyamment avant de tourner les talons et de se diriger au pas de course vers la rue adjacente.
Lorsqu’elle arriva, essoufflée, il ne restait plus qu’une devanture fumante du petit magasin. Une silhouette observant les dégâts dans la pénombre la fit sursauter. C’était sans doute le propriétaire de la boutique... Etait-il blessé ? Allait-il bien ? Sans attendre, Lily s’approcha de l’homme lui tournant le dos et le héla, plongeant sa main dans sa poche pour sortir sa baguette. Un petit Lumos ne serait pas du luxe dans cette obscurité…
« Hey… »
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Lileas White
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lileas White, Dim 3 Oct - 14:28


Impossible. Mateo doutait déjà de la capacité de quiconque, autre que le propriétaire, à déchiffrer les gravures de l'enseigne lorsque celle-ci était encore en place. Dans un tel état, c'était tout bonnement impensable. L'homme à la longue cape noire haussa les sourcils. Soudain, quelques nouveaux sons, plus discrets, se firent entendre. Il s'agissait cette fois-ci d'un être qui s'approchait : Les bruits de pas relativement réguliers du nouvel arrivant poussèrent le cadet Aëndal à tirer cette conclusion.

D'un geste discret il leva sa main droite, qui tenait sa baguette, d'une dizaine de centimètres, et la plaça de façon à ce que la surface argentée de sa seconde bague griffe reflète la zone où se trouvait l'inconnu. Ce fut sans grande surprise que Mateo ne distingua qu'une vague silhouette. Cette dernière continua sa route, en sa direction.

Les muscles du membre de l'Ordre du Phénix se contractèrent. Son bras droit se remit à trembler légèrement. Il inspira lentement, silencieusement, tout en observant discrètement les différents échappatoires possibles. L'intérieur, le côté opposé de la ruelle, les – il leva les yeux – t ... Le nouvel arrivant lança un léger « Lumos ».

- Hey ...


Ni une, ni deux, prenant appui sur sa jambe droite, il se leva d'un geste vif, et se laissa déséquilibrer sur sa gauche afin de pouvoir se retourner au quart, et tendre le bras droit vers le sombre arrivant.


- Incendio.

Sa voix grave résonna légèrement dans la ruelle, avant d'être couverte par le bruit sourd de la salve de projectiles enflammés provenant de sa baguette.

- Hem' …


A vrai dire, il ne comprenait pas vraiment.

Un appui bref du pied droit tel l'impact d'un projectile contre le sol, un second déséquilibre maitrisé; En quelques secondes, Mateo avait temporairement repoussé l'inconnu(e? Était-ce une voix féminine? Probablement.) et s'était enfoncé dans le bâtiment. Sans perdre d'avantage de temps, il se retourna à nouveau de façon à se trouver dos à « l'entrée », et avança. Les seules brèches dans le rideau de fer offraient la luminosité nécessaire pour distinguer quelques formes, et ne pas chuter.

Visiblement, il s'agissait d'une vieille librairie qui n'avait pas ouvert depuis bien longtemps. Certaines étagères, toutes hautes de deux bons mètres, contenaient une poignée de livres; d'autres étaient vides; quelques unes étaient recouvertes de tapisseries. La pièce semblait assez grande, et les meubles étaient positionnés de façon étrange : un vrai labyrinthe miniature. Au bout, Mateo crut apercevoir une porte et un escalier.

Tout en avançant, ses cheveux et sa cape flottant légèrement derrière lui, le membre de l'Illustre Ordre du Phénix informula un
« Ragnarok » dans son dos. Il continua d'avancer jusqu'aux trois quarts de la pièce. Anormalement sûr de lui, le cadet Aëndal, marchant toujours, tourna sur sa droite, et s'appuya contre une étagère, baguette levée, prêt à réagir.
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Lily Gordon
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lily Gordon, Dim 17 Oct - 23:01


Encore quelques pas et elle pourrait atteindre le propriétaire de la boutique. Elle n’eut pourtant pas le loisir de le saluer, ni même de prononcer le moindre mot. Sa baguette à peine sortie de sa poche, l’homme se retourna et lui balança un sortilège à travers la figure.
* Nom d’un gnome *
Les yeux écarquillés, elle baissa la tête juste à temps pour éviter les projectiles enflammés qui venaient de sortir de la baguette du sorcier. Un bruit assourdissant accompagna l’impact sur un mur de l’autre côté de la ruelle, intensifié par le silence nocturne et l’écho rebondissant sur les pavés.
Lily releva la tête, le regard assombri par la colère et la mine rageuse, juste à temps pour voir l’individu pénétrer à l’intérieur de la bâtisse. Individu… Ca n’était de toute évidence pas le propriétaire de l’établissement. Il venait d’attaquer une sorcière qui ne manifestait aucune agressivité. Pourquoi ? A moins d’avoir la trouille de se faire pincer, il n’y avait aucune raison de passer à l’offensive. Il ne pouvait donc s’agir que de l’auteur du vandalisme. Un petit lâche prêt à attaquer n’importe qui et au coup de baguette facile ! Finalement, il aurait été dommage de rentrer directement à la maison sans faire passer l’envie à cette raclure de faire exploser tout ce qui possédait un toit, une porte et des fenêtres.
Un genou à terre, Lily sentit cette vague de haine, qui l’envahissait sans prévenir depuis des semaines, remonter insidieusement du creux de ses entrailles jusqu’à l’intérieur de sa tête. Les émotions violentes accumulées avaient besoin de sortir et la soupape de sécurité sautait régulièrement, et pas toujours au meilleur moment… Et là, elle explosa. Le trop-plein avait besoin de se vider, telles les vannes d’un barrage que l’on ouvre pour laisser se déverser un flot violent et libérateur. D’un geste, elle se releva et bondit en direction de la devanture, la baguette à la main et le regard empli de colère.
Elle pénétra à travers le rideau de fer et scruta la pénombre. Il aurait fallu qu’elle se protège, qu’elle intime l’ordre de se rendre et qu’elle agisse avec méthode. Il aurait fallu… Pourtant, elle n’était pas là en Auror et elle mourrait d’envie de laisser exploser cette énergie qui lui brûlait la tête et aveuglait ses pensées. Elle provoqua dans un sourire, d’une voix qui vint briser le silence :
« Tu veux jouer à cache-cache, petit traître ? Sache que je ne suis pas patiente… »
Elle fit quelques pas dans l’obscurité, laissant ses yeux galoper autour d’elle. Elle était à découvert, seule, et n’avait aucune idée de l’endroit où se trouvait son adversaire. Peur ? Non. Une délicieuse dose d’adrénaline parcourant ses veines. La dose salvatrice lui faisant oublier pour quelques minutes cette tristesse qui ne la quittait plus… Le cœur qui s’accélère, la respiration qui s’accentue, un petit courant électrique parcourant sa nuque… Plus rien ne pouvait l’arrêter : ni la peur, ni le danger, ni la mort. Elle laissa échapper un petit rire :
« Si tu te rends, je tacherais de viser autre chose que ta ceinture… (puis prenant un ton faussement angélique) J’suis pas un monstre. »
Il n’y eut que le silence pour lui répondre. Rien. Pas le moindre mouvement. Son sourire ironique disparut, ses yeux se teintèrent d’une lueur sombre. Son regard balaya la pièce avant de se poser sur le sol : quelques traces de pas au milieu de la suie en direction du fond de la pièce. Ses lèvres s’étirèrent légèrement de nouveau et elle lança sur un ton qui suintait l’énervement :
« Dernière chance ! Sors de là, espèce de lâche ! »
Sans attendre de réponse, elle pointa le plafond de sa baguette en direction de l’escalier et susurra :
« Bombarda »
Le plafond vola en éclat dans une explosion assourdissante, laissant retomber des plaques de plâtre aussi grosses que des citrouilles aux OGM. La jeune femme plissa les yeux et se protégea la tête avec les mains, essayant de chasser l’air chargé de poussière de ses poumons dans un toussotement douloureux.
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Lileas White
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lileas White, Ven 22 Oct - 10:59


Quelques bruits de pas. La dangereuse inconnue avait manifestement réussi à ne pas se faire piéger par l'attaque de Mateo, ce qui ne l'étonnait pas tant. Néanmoins, elle avait décidé de le suivre. La femme était soit très naïve, soit très puissante. La seconde solution, il fallait le dire, était assez excitante. A cette idée, un sourire se forma peu à peu sur les lèvres du grand homme.

- Tu veux jouer à cache-cache, petit traître ? Sache que je ne suis pas patiente…


Mateo passa délicatement sa baguette argentée dans ses longs cheveux légèrement ondulés. La provocation de l'inconnue avait fait monter en lui le désir d'aller plus loin dans cette amusante petite partie naissante. Son sourire persistant, il se mordilla la lèvre inférieure. Dans le présent contexte, ce geste avait une tout autre signification. L'homme était anormalement sûr de lui. Il en tirait beaucoup de plaisir.

Elle avançait toujours, se rapprochant de l'endroit où Mateo avait tourné. Avant de reprendre la parole, elle rit. Brièvement.

- Si tu te rends, je tacherais de viser autre chose que ta ceinture…


Le membre de l'Illustre Ordre du Phénix haussa les sourcils, et se pencha légèrement, de façon à voir l'allée qui menait jusqu'au croisement, où il avait tourné quelques instants plus tôt. La voix de la femme changea étrangement, rendant la scène encore plus irréaliste.

- J’suis pas un monstre.


La laisser agir.

- Dernière chance !

Ne pas entraver son action, ne pas la mettre dans le doute.


- Sors de là, espèce de lâche !


La laisser se mettre en difficulté elle-même.


- Bombarda


Le membre de l'Ordre du Phénix sourit de plus belle, tout en se baissant légèrement. Il ferma les yeux un instant. Le choc attendu retentit. S'il en croyait son audition, le plafond avait été touché. Après tout, peut-être ne s'agissait-il que d'une sorcière maladroite qui voulait jouer les héros. Mateo sentit quelque peu de déception à cette idée. Il ne se mit pas en tête de partir pour autant.

Il rouvrit les yeux, se retourna. De façon assez agile, il posa le pied contre l'une des planches de bois de l'étagère sur laquelle il s'était appuyé, agrippa la plus haute, et se hissa. Il était alors en position d'observer la scène, pour le peu que l'on pouvait en voir. A une demi-douzaine de mètres devant lui se trouvait un nuage de poussière. Quelque peu plus sur sa gauche, une silhouette.


- Pauvre folle.


Sans plus attendre, le cadet Aëndal braqua son ennemie du soir avec sa baguette. Il continua de grimper sur le gros meuble.

- Stupéfix.


Il sauta alors dans la direction opposée, afin de s'agripper à une autre étagère. Il y arriva visiblement sans trop de problèmes, et s'empressa de passer par dessus le meuble afin de se cacher derrière. Il posa ensuite la pointe de sa baguette sur le sol, et informula un puissant "Aguamenti".

Tout à un bruit étrange retentit. C'était un peu comme si on avait frappé un gros bous de bois avec un autre. Quelque chose d'assez sourd, et de non moins rassurant. L'homme à la longue chevelure tourna légèrement la tête, de façon à comprendre. Quelle fut sa surprise quand il comprit qu'il avait donné un tout autre équilibre à l'armoire sur laquelle il s'était perché, lorsqu'il s'était propulsé sur l'autre !

Il n'avait pas pour autant arrêté son sortilège, qui semblait bien fonctionner - en effet, l'eau ne tarderait pas à recouvrir toute la surface du sol de la pièce. En attendant, domino day ... !
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Ismaël Lievitch
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Ismaël Lievitch, Jeu 28 Oct - 1:25


HRP/ Petit intermède entre Thomas et moi pour une livraison..spéciale/HRP

Ismaël avait décidé de rendre service à Arya, or, les acromentula étaient des bestioles de classe A et forcément, cela allait lui coûter cher. De plus, même s'il ne doutait pas qu'on lui aurait donner même si ça avait été Eladora, il compris le besoin de Thomas de vouloir se rejoindre en pleine nuit, dans l''Allée des Embrumes.. Bien entendu, Ism' n'avait aucune crainte par rapport à ce rendez-vous.. Aucunes personnes ici même n'oserait le toucher, et Thomas serait bien mal-avisé de le faire.. Allez savoir pourquoi.
Ismaël était vêtu d'une cape sombre, pour attendre sans être non plus déranger.. Même si il était dans l'ombre, il ne voulait pas qu'on lui pose de questions..

S
a baguette dans sa manche, prête à être dégainée au cas où.. Il fallait absolument que son ami ait cette bête, il en allait de sa parole.. Et si celui-ci n'en avait pas, il devrait aller en chercher une dans la Forêt Interdite. Et malgré qu'il n'avait pas peur, aller dans le repaire des descendants d'Aragog n'avait rien d'excitant, soyez en sûrs. Des flocons commencèrent à se bousculer dans le ciel, et à revêtir le sol, et Ismaël de même, d'un léger linceul de blanc..

Le froid ne le dérangeait pas, mais la neige, oui. C'était casse-bonbon d'être mouillé.. Il mit la capuche, et attendit donc que le m'sieur Efferxon arrive au rendez-vous.. Il entendit un bruit.. Restant dans l'ombre, il écouta attentivement, et attendit son vendeur...La question qui se posait était avait-il la bestiole ? Si oui, combien ? Si non.. Ce n'était pas envisageable.. Soupirant, et créant de ce fait un fin nuage de buée, il fit preuve de patience..
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Neal Ferxon
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Neal Ferxon, Jeu 28 Oct - 10:05


[ Petit intermède, après, on part, promis!]

Ses recherches à Hollow n'avaient pas été vaines. Autant l'homme qui s'était présenté dans la boutique trois jours plus tôt lui était inconnu, autant maintenant il sut à qui il avait affaire. Comment ne l'avait-il pas reconnu à la simple extension d'aura, dans la boutique? Il devait être trop occupé à trier les papiers, mais ce pouvait être une autre raison, une bien pire : une quelconque surveillance de sa patronne, d'Aurors ou autres qui jetaient des sortilèges de protection pour le priver de ses mouvements d'âme. Non, à ce stade il devenait parano.

Ses contacts en Afrique lui étaient utiles. Non seulement de son fournisseur d'animaux magiques, dont les coordonnées de sa cheminée étaient dans l'arrière boutique, mais aussi de ses propres contacts. Car l'Acromentula est une bête féroce, rare, et le fournisseur en demandait beaucoup. Thomas s'était mis à négocier un prix de location, avec une caution en cas de perte de la bête, qui n'était pas donné, certes, mais ça restait un bon prix. De plus, la bête n'était pas très grande, ce qui permit au jeune vendeur de l'avoir à moitié prix. Vivement qu'il maîtrise l'Imperium...

C'est ainsi qu'il se rendit, le troisième soir, à onze heures cinquante, muni de sa longue cape noire et sa baguette, dans l'allée des Embrumes. C'était la deuxième fois qu'il faisait ce genre d'action pour un frère, et il en était plus ou moins enchanté à chaque fois. D'un côté, il était ravi de la satisfaction de ses frères, et de sa propre fidélité; d'un autre, il était mal à l'aise vis-à-vis de la personne qui l'employait. Mais les forces obscures prenaient toujours le dessus : si le monde était doux et gentil à chaque fois, ça se saurait....

Sa progression dans l'allée des Embrumes était plus facile que la dernière fois : il n'avait pas cette lourde caisse à faire léviter, mais un petit casson en bois qu'il faisait tenir sous son bras droit. Thomas sentit la bête s'agiter à l'intérieur. Très bien, elle était encore vivante : il aurait eu du mal à expliquer soudainement un accident.

Cette fois, il le reconnut très facilement : grand, entouré d'une longue cape noire, encapuchonné, il paraissait maître de la neige qui tombait à fins flocons. Thomas décida de ne pas y aller en besognes.


- Bonsoir Lievitch, ravi de vous retrouver , lui adressa-t'il pour commencer cette entrevue secrète.

Il étendit son esprit pour déceler toute trace humaine à proximité. Il n'en n'était rien. Parfait.

- La voici. Acromentule du Sahara. Modèle unique en son genre, orphelin. Sa férocité est exceptionnelle, je pense que c'est du à son passé difficile. Elle a failli me piquer, la bête. J'espère que vous êtes un fin mage, Lievitch, pour pouvoir maitriser une bête pareille.

Le jeune vendeur adorait décrire les principaux dangers de la créature et observer la réaction de l'interlocuteur. C'était comme un petit jeu personnel.

- Sa location est de 5 Mornilles jour, en plus des 5 Gallions pour l'importation. Un faible prix comparé aux risques que ça nous en coûte. Repassez à la boutique le jour où vous la rendrez. Demandez-moi directement.

Puis, il sortit d'une poche de sa cape un minuscule flacon où bouillonnait encore une potion gris pale.

- L'Antidote, au cas où.

Voilà, il avait fini. Il se demandait maintenant si Lievtich était aussi généreux qu'Atrion en matière de pourboire... Et oui, les affaires avant tout!
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Ismaël Lievitch
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Ismaël Lievitch, Jeu 28 Oct - 13:49


Il n'eut pas à attendre longtemps, car alors que minuit pile sonna, une silhouette avança dans le rideau de neige.. Celle ci portait une petite caisse de bois, sous son bras droit.. parfait, il avait la commande. Ismaël lui en était reconnaissant.. Et lorsque quelqu'un est reconnaissant, il y a beaucoup plus de chances qu'il y est un pourboire.. Grâce à un petit contact de Légilimencie, Ismaël sut que la bestiole à l'intérieur était vivante, et en assez bonne santé pour s'être débattue jusque là.. Or, il n'avait pas envie de lutter contre l'Acromentula.. Il devrait trouver un moyen, mais après avoir répondu à Thomas:

- Moi de même Thomas, moi de même.

Et pour cause, le jeune Efferxon venait de lui rendre un fier service en lui louant une de ces bestioles ignobles mais au combien intéressantes qu'étaient les Acromentula.. Il lui sembla soudainement sentir un petit effleurement.. Thomas à sa connaissance n'était pas Légilimens, cependant, s'il pouvait exploiter son don.. Bref, il attendit que Thomas continue, car lorsqu'on est vendeur, on ne peut s'empêcher de flatter sa marchandise, et Ismaël ne lui en tint pas rigueur:

- La voici. Acromentule du Sahara. Modèle unique en son genre, orphelin. Sa férocité est exceptionnelle, je pense que c'est du à son passé difficile. Elle a failli me piquer, la bête. J'espère que vous êtes un fin mage, Lievitch, pour pouvoir maitriser une bête pareille.

- A votre avis, cher ami ? Qui dit maîtriser ?

Ism' eut un sourire à faire froid dans le dos. Il écouta avec attention les prix de la bestiole, et les trouva tout à fait corrects. Puis il sortit de sa poche sa bourse, et en tira donc 5 gallions pour l'exportation, et ensuite, il fit un rapide calcul.. Deux semaines, quatorze jours, quatorze fois cing.. 70 mornilles, donc 4 gallions et quelqes.. Ismaël donc en gros 10 gallions pour la commande, plus 5 gallions pour son travail, sa rapidité, et son efficacité..Thomas faisait don d'un visage inexpressif, de telle sorte qu'Ismaël ne put savoir si le pourboire lui convenait ou pas.. Le professeur de botanique lui donna en même temps un antidote, et Ismaël lui prit avec presque nonchalance. Puis il prit la boite, sortit sa baguette se tint prêt, et ouvrit légèrement la botie.. Deux pattes sortirent brusquement, cherchant à lui attraper la main, et il put voir au fond une lueur de bestialité pure.. Un sourire, puis il lui lança un sort. L'araignée ne cherchait plus à s'échapper, et elle obéissait au moindre ordre d'Ismaël..

- Encore merci Thomas, ton aide me fut précieuse.. Si tu as besoin de moi, pour quoi que ce soit, je t'écouterais et t'aiderais..

Après quoi, il lui fit un dernier sourire, puis transaplana, laissant soudainement un vide de neige dans la rue.. Le vendeur d'Animaux Magiques était quelqu'un qui avait plus d'un tour dans son sac.. Il avait des capacités et des contacts qui semblaient être nombreux. Somme toute, un compagnon idéal..
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Lily Gordon
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lily Gordon, Lun 8 Nov - 16:51


Une épaisse poussière de plâtre avait envahi la petite boutique, rendant l’atmosphère lourde à respirer et enveloppant d’un voile blanchâtre chaque objet ou meuble. Lily n’avait pas non plus échappé au nuage et était recouverte d’une poudre volatile. Elle laissa éclater un toussotement pour chasser de ses poumons l’air chargé et désagréable avant de poser les yeux sur ses pieds, puis constata avec un agacement non dissimulé que l’une de ses chaussures neuves était abîmée. D’un geste rageur, elle se pencha en avant pour venir frotter le bout de son pied et en essuyer le cuir. A peine avait-elle baissé la tête qu’un éclair lui frôla la nuque, lui arrachant un juron au passage.
« Saleté ! »
Elle s’aplatie au sol, scrutant la pénombre avec angoisse, avant de se rendre compte avec dégoût qu’elle était allongée dans les restes d’un flacon dont le contenu était d’origine inconnue. Et vu la texture, il était préférable que sa nature demeure un mystère… Elle décolla sa main du plancher avec une mine écoeurée, laissant couler la potion bizarre de ses doigts en un filament verdâtre.
« Et m*rde… »
Et l’odeur… Pire que celle qui régnait après le passage des têtards contre lesquels elle s’était battue la dernière fois. Elle détourna la tête d’un air dégoûté pour apercevoir son adversaire descendant derrière un rayonnage. Oubliée, la potion douteuse. Oubliée l’odeur nauséabonde (quoi que…). Son regard s’assombrit de nouveau et l’envie de l’étrangler pour lui avoir ruiné une paire de godasses neuves se fit violente.
Une vague d’émotions déferla dans ses entrailles et elle se prépara à bondir. Ma foi, il aurait peut-être mieux valu que j’emploie un autre mot que « vague » pour décrire la rage de Lily. A croire que ça allait lui porter la poisse… Car c’est également une vague, mais de flotte celle-ci, qui rampa insidieusement sur le sol pour en recouvrir sa totalité. En moins de deux (expression absolument débile… en moins de deux quoi ?...), Lily se retrouva à quatre pattes dans 30 centimètres d’eau, tachant de contrôler l’irrésistible envie de tout faire sauter autour d’elle : les meubles, la baraque et l’espèce de clown avec !
Elle rajusta sa prise sur sa baguette et esquissa un mouvement pour se relever, ne manquant pas de glisser à cause de ses fringues trempées. Pourtant, elle fut vite stoppée dans son élan, son regard se portant sur un bruit assourdissant. Elle eut le temps de tourner la tête pour apercevoir les étagères entamer un balai gracieux dans les airs. Tel un château de cartes, elles s’écroulèrent les unes contre les autres dans un fracas épouvantable. Finalement, elle n’allait pas avoir besoin de tout faire sauter, les rayonnages allaient se charger eux-mêmes d’écrabouiller la vermine planquée derrière l’un d’eux. Lily assista donc au spectacle, un air satisfait sur le visage, baguette en main prête à Stupéfixer l’individu s’il lui prenait l’idée de sortir de sa cachette pour échapper aux dominos géants.
Cependant, ça serait mal connaître la jeune femme que de dire que tout se passe le mieux du monde. Non, ça ne pouvait pas finir aussi facilement… Il faut du panache, quelque chose de théâtral, un rebondissement impromptu… La loose, pour dire les choses plus clairement ! Et c’est donc avec une mine stupéfaite que Lily observa la dernière étagère abritant son adversaire rester intacte et immobile. Elle laissa échapper un « haannn » outré de ses lèvres avant de brandir sa baguette vers l’étagère rebelle. Un peu d’aide pour provoquer le destin, ça n’a jamais fait de mal !
« Expulso ! »
Dans un craquement douteux, le rayonnage fut déséquilibré et alla s'écraser en une pluie de débris. L’individu, quand à lui, accueillit une poutre en bois sur l’épaule avec un gémissement de douleur. Lily n’attendit pas une seconde de plus et bondit sur son adversaire déstabilisé. Sans ménagement, elle l’empoigna par le col avant de le plaquer violemment contre le mur derrière lui. Elle lui posa sa baguette sur la gorge avec une satisfaction délicieuse avant de reconnaître ce doux visage qu’elle connaissait. Son sourire disparut en un quart de seconde, elle abaissa sa baguette d’un geste brusque et recula d’un pas. Le cœur battant à tout rompre, la mine décomposée, une horrible constatation lui arriva en pleine figure…
« Mateo ???... Je… J’ai failli vous tuer !... »
[HRP : petite blessure sans conséquences, en accord avec Mr Aendal.]
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lileas White, Sam 13 Nov - 0:58


Mateo était décidément assez fier de son sortilège. En effet, la pièce se remplissait plus rapidement qu'il ne l'avait prévu. En quelques secondes, les pieds du grand homme étaient déjà submergés. Caché derrière le gros meuble de bois, il écouta attentivement le bruit des gros dominos qui chutaient, tout en espérant percevoir un cri de douleur, synonyme de victoire. Rien, pourtant.

- Finite.


Le cadet Aëndal esquissa un sourire satisfait, leva légèrement sa baguette, et agrippa la dernière armoire de la rangée à l'aide de sa main gauche. Il ne lui restait plus qu'à lancer quelque sortilège électrique, tout en veillant à rester, lui et sa longue cape, hors de portée de la zone aqueuse. Il se hissa alors, et pointa à nouveau son arme argentée vers le sol.


- Elec …


L'homme à la longue chevelure rouge bordeaux n'eut pas le temps de terminer sa formule. Un puissant bruit de bois cassé retentit, suivi de très près par un cri non moins sonore. Mateo fut expulsé, recevant au passage un morceau de poudre cassée sur l'épaule gauche. Il tomba lamentablement sur le dos, dans l'eau froide qu'il avait pris soin de verser quelques instants plus tôt. Sa baguette coula à quelques pas sur sa gauche.

Mais il n'y avait pas de temps pour le répit. A peine avait-il réouvert péniblement les yeux qu'il sentit qu'on l'empoignait par le col. Elle le souleva et le plaqua violemment contre le mur. L'ancien Directeur de la Grande Maison d'Helga, complètement sonné, la tête pendant sur le côté, bloqua sa respiration. Elle lui avait même mis la pointe de la baguette sur le cou … Quel professionnalisme ! Était-ce donc terminé? Quelle étrange fin !

Un court instant silencieux. Enfin, Mateo sentit l'étreinte se désserrer. Il glissa alors lentement contre le mur sur lequel il s'était appuyé. Le visage flou qu'il voyait se recula quelque peu. Le grand homme, un genou submergé au sol, la tête légèrement levée, le dos contre le mur, haussa les sourcils, signe d'incompréhension.

- Mateo ???

Le sorcier en question sentit alors son cœur se serrer dans sa poitrine. Comment avait-il fait pour ne pas reconnaître cette voix? C'était pourtant clair, désormais.


- … Je... J'ai failli vous tuer !...

Il amena sa main tremblante à son épaule gauche.


- Oh, vous auriez dû … Demoiselle Gordon.


Il émit un rire discret. Sa grave voix tremblait.


- Un Magenmage sur le tableau de chasse … Pourvu qu'on lui mette quelque crime sur les épaules … C'est très … Oh, tenez, en parlant … Ouch … D'épaule … C'est … Je v …


Tout son corps tremblait, désormais. Il perdit conscience une fraction de seconde, ce qui suffit à le déstabiliser, et à faire tomber son corps dans l'eau.
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lily Gordon, Mer 17 Nov - 19:49


Un drame, une terrible erreur, une énorme bourde : voilà ce qui avait failli arriver ! Encore tremblante, Lily porta une main devant sa bouche. Mateo, son ancien directeur de maison et professeur de cette matière soporifique indispensable qu’était la Botanique. Mateo, son confident et son sage conseiller lorsqu’elle avait rejoint les rangs des Aurors et lorsque tout un tas de questions angoissantes étaient venues envahir la tête d’une jeune fille encore élève. Mateo qu’elle avait failli éclater sous 5m2 de plafond, puis écrabouiller sous un rayonnage, puis Stupéfixer rageusement… voir pire. Mateo, le doux et sage ami, à la voix rassurante et au charisme impressionnant… Mateo qui avait essayé de la carboniser, puis de la noyer… Mateo ou comment ruiner une entente cordiale en 10 minutes !
Lily tentait mentalement de réunir ses pensées en un cheminement logique, essayant de trouver une explication plausible à la présence du sorcier et à son comportement destructeur, chassant de sa tête le passage où elle en venait à se demander pourquoi il venait de réduire en miettes cette boutique et d’attaquer une amie.
Le jeune homme la sortit de ses réflexions et porta sa main jusqu’à son épaule apparemment blessée.
* Note à moi-même : utilisation du mobilier comme arme : 10/10 ! *
Oh, vous auriez dû … Demoiselle Gordon.
Cette jolie voix lui avait manqué et lorsqu’elle résonna, c’est une vague d’une chaude nostalgie qui l’envahit de l’intérieur. Ca et une onde de culpabilité… A quelques secondes près, la jolie voix et son propriétaire se seraient retrouvés dans un sale état ! Voir dans pas d’état du tout ! Il avait la mine crispée dans une grimace de douleur et semblait souffrir au vu des tremblements qui animaient son corps. Dans un léger rire, il trouva tout de même le moyen de plaisanter :
Un Magenmage sur le tableau de chasse … Pourvu qu'on lui mette quelque crime sur les épaules … C'est très … Oh, tenez, en parlant … Ouch … D'épaule … C'est … Je v …
La jeune femme esquissa un sourire, se préparant à envoyer une réplique cinglante et ironique, lorsque le jeune homme s’effondra au sol, visiblement affaibli et mal en point. La mine rieuse de Lily disparut pour laisser place à un air inquiet, avant qu’elle ne se précipite sur le sorcier. Accroupie à sa hauteur, le regard anxieux, elle scruta le visage de son ami à la recherche d’un quelconque signe lui signifiant qu’il allait bien. D’une main, elle repoussa quelques mèches rouges pour plonger dans les yeux de Mateo et lui releva le menton pour l’obliger à la regarder.
« Hey ! Ca va ?... * Question idiote : il est tout à fait normal de tourner de l’œil quand tout va bien…* Mateo ?... »
Elle posa les yeux autour d’eux sur le spectacle de désolation qui régnait désormais dans la petite boutique. De l’eau jusqu’aux genoux, ils pataugeaient dans 30 centimètres de liquide glacé. Première chose à faire : sortir de là ! Pourtant, Lily dû se rendre à l’évidence : avec ses 1m60, elle n’arriverait pas à traîner le sorcier à travers les débris ; le transplanage allait être indispensable mais sûrement des moins agréables pour le jeune homme souffrant. Elle ramassa la baguette de son ex Directeur puis d’un geste méticuleux, elle passa ses bras autour de lui et le releva de toutes ses forces pour le remettre debout en même temps qu’elle. Elle resserra sa prise autour de lui, ferma les yeux quelques secondes pour se concentrer puis transplana dans un craquement sonore.
*****
CRAC. Elle ne prit pas la peine d’atterrir très loin, le but étant principalement de s’éloigner du magasin qui menaçait de leur tomber sur la tête à tout instant et de sortir de leur pataugeoire improvisée. Leurs pieds touchèrent le sol, à quelques rues de l’Allée des Embrumes, au coin d’une petite boutique de chaudrons. Les jambes de Lily fléchirent sous le poids de son passager et elle prit soin d’accompagner son geste pour le déposer délicatement sur le trottoir.
* Le commandant et son équipage espèrent que vous avez passé un agréable vol à bord de notre compagnie Lily-transplanage…*
La jeune femme prit soin de l’adosser contre la devanture avant d’examiner l’épaule du blessé. Elle posa ses doigts sur la pointe de l’os, remarquant que sa cape n’était même pas déchirée, puis massa légèrement l’articulation pour vérifier l’absence de fracture. Avec une grimace contrariée et les sourcils froncés, elle se rendit compte que l’épaule était déboîtée : sans gravité, peu de séquelles mais extrêmement douloureux. Devait-elle faire part à Mateo de ce qu’elle allait faire ? Devait-elle lui dire également que ça allait être particulièrement douloureux ? Pas la peine de l’affoler…
Elle sortit sa baguette et vint se placer à genoux devant lui. D’une main à plat sur son torse, elle le maintint fermement plaqué dos au mur et visa l’épaule blessée.
« Ne bougez pas ! »
Sa voix était sure mais son regard devait trahir une certaine appréhension difficilement dissimulable. Elle appuya de tout son poids pour donner une pression supplémentaire sur le torse du sorcier afin de s’assurer que son corps ne bougerait pas lorsque l’articulation, elle, serait forcée de réintégrer sa place initiale… Sans plus attendre, Lily quitta Mateo des yeux pour les poser sur l’épaule baladeuse.
« Expulso. »
Un horrible craquement retentit, signe que l’articulation luxée avait retrouvé sa place. Une voix anxieuse s’échappa des lèvres de la jeune femme et vint briser le silence nocturne :
« Nom d’une gargouille… J’suis désolée… Ca va ?... »
Elle esquissa un sourire moqueur :
« Les épaules des Magenmages ne supportent pas le poids des responsabilités, à ce que je vois… »
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Lileas White
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lileas White, Lun 29 Nov - 14:42


Mateo sentit que la jeune Auror essayait de le relever. Il rouvrit légèrement les yeux les yeux. Tout était flou et sombre. Quelques silhouettes se distinguaient tout de même – mais avec grand peine - de l'ensemble. Ses membres lui faisaient mal, surtout celui qui avait subi le dernier assaut de son ennemie du moment. L'homme à la longue chevelure, tant il était déboussolé, avait l'impression que son cerveau était lui aussi tout engourdi. C'était très désagréable.

* Crac *


Le grand homme ferma instinctivement les yeux. Cette sensation tellement désagréable … Il n'avait jamais passé son permis de transplanage juste à cause de cela. Il détestait se sentir happé, il ne pouvait pas supporter de sentir son estomac se retourner. Pendant une fraction de seconde, il voulut protester. Mais après tout, c'était totalement stupide : Il était déjà en train de réapparaître, toujours escorté par demoiselle Gordon.

La grimace qu'il faisait alors disparut peu à peu, en même temps qu'il rouvrait les yeux. Elle l'assit sur le trottoir de ce qui semblait-être une autre rue proche de l'Allée des Embrumes. Quelques secondes passèrent pendant lesquelles il la suivit du regard, les yeux grand ouverts, la tête légèrement basculée sur le côté.

Il revint – presque – totalement à ses esprits lorsqu'il la vit sortir sa baguette. Il voulut faire de même, par simple précaution, mais au moment où il tenta de bouger le bras gauche, il ressentit une douleur atroce. Le membre de l'Ordre se contenta d'observer l'Auror, se rappelant que de toutes façons, sa baguette était probablement restée à l'intérieur, dans l'eau qu'elle même avait créée.

D'un geste qui lui parut assez brusque, elle la plaqua contre le mur qui se trouvait juste derrière lui.

- Ne bougez pas !


* Comme si j'avais le choix ! *


Mateo continua de regarder le visage de l'élite du Ministère de la Magie. Il ne savait pourquoi, mais il avait comme un mauvais pressentiment concernant la suite des évènements. S'attendant au pire, il recula très légèrement la tête, plissa les yeux, et se mordit la lèvre inférieure. Demoiselle Gordon posa ensuite son regard sur l'épaule douloureuse du vaincu. Ce dernier eut à peine le temps de formuler un « Non ! ».


- Expulso.


Mateo fut incapable d'émettre le moindre son. Il s'efforçait de rester conscient; dans une telle situation, on oublie presque de montrer qu'on souffre. En quelques secondes, le teint du jeune haut fonctionnaire du Ministère de la Magie s'éclaircit. Il était devenu tout blanc – et violet à quelques endroits, notamment au niveau des lèvres. Ses yeux étaient légèrement humides. Il tremblait quelque peu.

- ...uis désolé... Ça va ?...


L'ancien Directeur de Poufsouffle haussa les sourcils, la fixant à nouveau.

* On ne peut mieux, merci. Partons nous promener dans les bois, chasser les niffleurs sauvages, voulez-vous? *


- Les épaules des Magenmages ne supportent pas le poids des responsabilités, à ce que je vois...


A peine eut-elle eut-elle terminé son dernier mot que Mateo lui répondit, feignant un ton froid et un regard glacial.

- S'il s'agit d'attaquer en justice une Auror fautive, sachez, mademoiselle, que mes épaules s ...


Un sourire s'était peu à peu formé sur ses lèvres, et son regard avait lui aussi changé. Ne voulant pas prendre de risques, il ne leva que le bras droit, et le posa sur l'épaule de la jeune femme. Passant aussi étrangement que rapidement d'un état à l'autre, il éclata de rire.


- Ah, Lily, ma chère ! Veuillez me pardonner, j'ai vraiment cru que les malfaiteurs revenaient sur leurs pas.


Il passa son bras autour du cou de l'ex-Poufsouffle, et l'étreignit.


- Vous avez progressé. Vous m'avez même surpassé !


Mateo s'arrêta un moment, souffla sur l'une des mèches qui tombait devant ses yeux, regarda autour d'eux, et haussa une fois de plus les sourcils. D'un ton ironique, il ajouta :

- Je n'aurais jamais rêvé vous revoir dans un contexte aussi chaleureux. (un temps) Oh, et … Non que je sois friand d'un nouveau plongeon dans ma piscine improvisée, j'aimerais tout de même récupérer ma précieuse baguette.
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Lily Gordon
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Lily Gordon, Lun 13 Déc - 0:08


Blanc, bleu, mauve… Non, il ne s’agit pas des nouvelles couleurs à la mode pour la saison Printemps-Eté 2011, bien que ces teintes allaient à merveille au sorcier. Non, il était simplement question du visage de Mateo, figé par la douleur. Durant le transplanage, Lily l’avait trouvé un peu pâlot… Mais ça n’avait rien de comparable avec la mine de déterré qu’il se trimballait là ! Digne d’un clip d’un chanteur Moldu amateur de zombies ! D’ailleurs, à y réfléchir, l’ex-Directeur avait le même teint pâlichon que Jackson après sa 58ème opération… Chassant de son imagination l’image de Mateo arborant un blouson rouge et glissant sur un Moonwalk parfait, la jeune femme accueillit le rire chaud et apaisant du jeune homme avec une satisfaction non dissimulée, appréciant la main amicale posée sur son épaule.
Ah, Lily, ma chère ! Veuillez me pardonner, j'ai vraiment cru que les malfaiteurs revenaient sur leurs pas.
* Bah tiens, y en a souvent, des malfaiteurs qui viennent malfaitiser en talons hauts… Dis aussi que j’ai la tête d’une délinquante à la Von Schönfeld ! Foutaises, ouais !*
Précautionneusement, le sorcier passa un bras pour enlacer la jeune femme, surprise que quelqu’un d’autre qu’elle agisse de façon si spontanée et sans la moindre retenue quant aux démonstrations physiques. La surprise ne tarda pas cependant à laisser place à la satisfaction d’une étreinte sincère, à laquelle elle répondit en posant ses mains dans le dos de son ami, l’attirant à elle un peu plus. Elle ferma les paupières pour profiter pleinement du moment, retrouvailles agréables et chaleureuses. Chaleureuses ; si on ne tenait pas compte des fringues glacées engourdissant leurs membres. Ainsi que de leur tentative pour zigouiller l’autre…
Vous avez progressé. Vous m'avez même surpassé !
* Rapidité et réflexes… Faîtes du sport et mangez 5 fruits et légumes par jour ! Ca n’a rien à voir avec une quelconque compétence en matière de combat, mec…*
Lily étira un sourire sur ses lèvres. Il était drôle de constater que son ex-professeur pouvait penser que l’élève avait dépassé le maître. Chance, coïncidence ; il y avait bien des noms pour qualifier la victoire de la jeune femme. Mais en aucun cas elle n’était plus douée que son supposé Mentor.
Elle se détacha du jeune homme, observant ses traits une dernière fois pour s’assurer que le malaise et la douleur avaient définitivement disparus. Mais elle constata avec bonheur que même si un semblant de souffrance passait sur son visage à chacun de ses mouvements, il allait assez bien pour plaisanter.
Je n'aurais jamais rêvé vous revoir dans un contexte aussi chaleureux.
Elle répondit sur le même ton détaché, arborant un air faussement séducteur.
« Clair de lune, combat et remboîtage d’épaule… ahhhh… On peut dire que vous savez parler aux femmes ! Il ne manque que le champagne, la limousine… et quelques Incendio pour que je sois conquise ! »
Sourire moqueur…
Oh, et … Non que je sois friand d'un nouveau plongeon dans ma piscine improvisée, j'aimerais tout de même récupérer ma précieuse baguette
* Ting !* (bruit de l’illumination soudaine)
Sa baguette ! Elle n’était pas dans les profondeurs abyssales des 30 centimètres de flotte ! Lily abandonna son air d’emmerdeuse et porta ses mains à la poche arrière de son jean. Tout doucement, elle ramena ses poings devant elle, fermés autour d’une brindille argentée. Comme s’il s’agissait d’un trésor inestimable, elle ouvrit ses doigts avec toute la délicatesse dont elle pouvait faire preuve sur la baguette de Mateo. Puis d’un index timide, elle vint en caresser la surface lisse d’un geste respectueux, presque pieux.
« La baguette est le prolongement du sorcier »… C’était sans doute vrai. Non seulement c’était une arme qui révélait le pouvoir emprisonné à l’intérieur d’un individu. Mais en plus, dans le cas du jeune homme, elle était esthétiquement similaire à son propriétaire. Lily n’avait jamais vraiment porté une attention particulière à cette baguette ; peut-être même qu’elle ne l’avait jamais eu sous les yeux. Mais à présent qu’elle lui apparaissait devant elle, il lui semblait évident qu’elle n’aurait pu appartenir à quelqu’un d’autre. S’il avait fallu qu’elle choisisse parmi des centaines de baguettes, elle aurait donné celle-ci sans hésitation à la bonne personne. Pour la plupart en bois, celle-ci était en métal, sans doute de l’argent si sa couleur correspondait au matériau noble qu’elle inspirait. Aussi singulière que l’homme auquel elle appartenait… Et lisse comme la surface d’un lac paisible ; renfermant un pouvoir dissimulé sous une apparence simple. A l’image de Mateo, impassible extérieurement mais empli d’une incommensurable sagesse.
Les mains tendues, la baguette brillant d’un éclat subtile posée sur ses paumes, la jeune femme invita le sorcier à s’en saisir.
Lily se releva, chancelant légèrement d’être demeurée trop longtemps assise sur les genoux puis tendit une main pour aider le sorcier à se relever.
Les Aurevoir n’étaient en général pas vraiment sa tasse de thé. Ne sachant jamais quels mots employer, ses Aurevoir étaient souvent abruptes, maladroits ou expéditifs. Sur un ton mal assuré, elle se risqua :
« Hum… Je peux vous offrir un transplanage d’escorte jusqu’à chez vous ! »
Elle stoppa net en croisant le regard inquiet du jeune homme.
« Ou… vous laisser repartir à pieds… »
* Pas vraiment une façon polie de dire au revoir…*
« Vous n’habitez pas loin, je crois… »
* Super excuse !*
« (en faisant un signe du menton pour désigner la cape trempée) Vous aurez le temps de sécher, comme ça ! »
*…Rajoute aussi « ce fut un plaisir » ainsi que « j’ai hâte qu’on s’entretue de nouveau. A la prochaine baston ! »…*
« Hum… »
Elle se contenta d’arborer un sourire gêné, leva légèrement la main en une salutation maladroite avant de conclure par un mot clair, efficace et traduisant avec simplicité son envie de remettre à très vite de nouvelles retrouvailles :
« A bientôt. »
Un dernier sourire et la petite Lily Gordon disparut dans les ténèbres, ses pas résonnant sur les pavés et sa cape humide recouvrant sa tête. Le café chaud allait être plus que bienvenu et parfaitement mérité finalement !
[HRP : Je ne savais pas trop comment conclure. Si ça pose soucis, si tu préfères le transplanage (ce que je doute...) ou si tu souhaites une autre fin, tu me dis, y a pas de problème ! ]
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Peyton
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Peyton, Mer 9 Mar - 22:50


PSL’allée des Embrumes. Surement l’un des coins des plus réputés de Londres pour son côté « sombre ». Oh bien sûr, il y en avait d’autres. De nombreux coins regorgeaient de ténèbres dans cette ville peuplée de moldus, de sorciers que l’on jugeait de « gentils » et ceux que l’on jugeait comme « méchants », les je-m’en-foutistes, les cracmols… bref tout était présent à Londres. Alors oui, l’allée des Embrumes était ténébreuse et regorgeait de « méchants ». Mais on pouvait également y trouver plein de choses « gentilles ».

PSBon il fallait l’avouer, si Peyton était dans cette allée, c’était surement que ses intentions n’étaient pas très bonnes. Enfin, tout dépendait du point de vue. Pour elle, il était clair qu’elles n’étaient pas si mauvaises. Son bras lui faisait mal, il fallait qu’elle rejoigne un instant le côté sombre pour chercher. Chercher quoi ? Elle n’en savait rien. Elle ne savait plus grand-chose depuis son amnésie. Bon d’accord, la mémoire revenait peu à peu mais tant de choses semblaient lui manquer… et pourquoi son bras lui faisait-il mal ?

PSCette marque là d’où sortait-elle d’abord ? Aux dernières nouvelles, elle s’était battue auprès d’Eurora, de Gyaltsen, de Clicli, d’Atana, d’Akshey, de Jaren… de tous ces gens qui ont défié le mal lorsqu’il s’était approché de trop près, le ministère, les mangemorts, ils avaient été hors la loi. Elle faisait toujours partie d’eux AUX DERNIERES NOUVELLES. Les derniers amis qu’elle avait en tête faisait partie de l’Ordre du Phénix, ses souvenirs au combat étaient ceux de l’Ordre contre les Mangemorts ou bien contre les Aurors ou quoi que ce soit d’autre qui puisse être néfaste.

PSAlors pourquoi cette attirance vers les ténèbres ? Pourquoi possédait-elle la marque de ceux qui étaient CENSES être ses ennemis ? Aucune idée… celui qui l’avait aidé à revenir dans le monde bien réel, Chris Bennet, ne lui avait rien dit. Elle était peut être en danger. Le Seigneur des Ténèbres ne laissait pas partir les gens comme ça. Chris était-il seulement au courant ? Durant ces heures où elle avait dormi, et s’il avait vu sa marque ? si il avait décidé de ne pas lui en parler pour ne pas l’effrayer ? Mais non, cette dernière solution n’était pas la bonne et Chris le savait. S’il avait choisit cette attitude, il savait qu’il se serait attiré les foudres de la Sawyer.

La réflexion est une chose utile lorsqu’elle vous apporte des réponses.

PSDes jours durant, Peyton essaya de se remémorer ce qui avait pu se passer. Rien à faire. Elle plongeait dans le vide le plus total, le néant. Une baleine dans un aquarium. Et les explications de Chris n’avaient pas été assez claires. Il fallait qu’elle le revoit, qu’elle l’oblige à lui répondre. Même Mitus n’était pas au courant de tout… et lui il se DEVAIT de lui répondre. Alors en dernier recours, Peyton avait décidé de se rendre dans l’allée des Embrumes, sans trop savoir pourquoi. Elle pourrait se justifier qu’elle cherchait des machins pour son cours si quelqu’un lui poserait la moindre question. C’était trop facile. Cacher aux autres ce qu’on essayait de découvrir à propos de soi même.

PSA l’heure de cette sortie, les boutiques étaient encore ouvertes. Peyton pouvait entrer dans n’importe laquelle de celles-ci. Mais pourquoi faire ? Que ferait-elle une fois chez Barjow et Beurk ? Regarder les gens en attendant qu’ils viennent lui apprendre pourquoi elle avait cette marque sur le bras ? Non, ce ne devait pas être la bonne solution. Alors peut être aller boire un bon Jack, boisson moldue, dont elle n’était pas sûre qu’elle était servie au Bar des Ténèbres, dans l’espoir d’avoir une illumination ? C’était peut être toujours mieux que de trainer dans les rues…

PSPour l’occasion, Peyton s’était vêtue d’une de ses tenues les plus sombres. Mais pas non plus la plus sombre. Car elle en avait trouvé d’étranges dans sa garde robe. Encore un mystère, mais qui en y réfléchissant bien ne se trouvait pas si loin du premier. La jeune femme passait inaperçue dans les rues, ses cheveux blonds soigneusement cachés par une capuche qui la protégeait également de la pluie. Elle avait bien choisi son jour. Au moins, elle prenait la pluie, et Voldemort savait qu’elle aimait ça. Et puis, il y avait peu de monde dans les rues.

PSSi peu de monde qu’elle ne fit pas exprès de bousculer quelqu’un au détour d’une ruelle. Ce n’était pas de sa faute, elle marchait tête baissée, assez vite, sans regarder autour d’elle. Et puis la pluie imposante l’avait empêché de voir celui (celle ?) qu’elle venait de bousculer.

Le choc fut rude.

PSPeyton se sentit tomber sur le sol, comme une grosse patate. Sa capuche partie sous l’effet de l’impact. Non d’un scout à pétard, ce ne devait pas être un (une ?) tendre celui là. Un demi-géant ne l’aurait pas étonnée. Elle commença à se relever et remit sa capuche de la manière la plus naturelle possible tout en se hâtant mais trop tard, celui (celle ?) qui l’avait bousculé devait surement avoir vu son visage. Autant ne pas faire trop de commentaires. Si c’était un balèze, il allait surement lui péter la figure. Et puis même si elle ne parlait pas de toute façon. ASEC ? ^^ (= au secours.)


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Anna Ride
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Anna Ride, Mar 19 Juil - 21:25


( PV avec Nathalie Matthews )

Il était tard, cette nuit là, lorsqu'Anna et son accompagnateur traînaient dans les rues du Chemin de Traverse. Tellement tard qu'il n'y a avait presque personne autour d'eux. Les rues étaient quasiment toutes vides, un vent glacial refroidissait la peau de la jeune Auror en formation. Habillée d'une robe noir en dentelles, une petite veste de la même couleur ainsi que de longues bottes en cuir elle marchait au bras d'un homme, qu'elle ne qualifierait pas vraiment de charmant, d'un pas lent et silencieux. Ses fins collants ne suffisaient absolument pas à conserver la chaleur de son corps tellement la nuit était fraîche. Bref, elle arborait une tenue qui ne lui était pas habituelle. Qui plus est elle avait récemment utilisé une formule permettant de troquer ses magnifiques cheveux blonds en une sombre chevelure noire et ses yeux d'un bleu pétillant étaient maintenant vert émeraude. Quiconque l'avait déjà croisé auparavant ne l'aurait jamais reconnue dans cette pénombre.

Anna, ce soir là :
 
Le jeune homme et elle entrèrent maintenant dans l'Allée des Embrumes. C'était un coin qu'elle commençait à connaitre depuis les quelques semaines où elle avait fait la connaissance de Sorel. Mais malgré tout, elle n'aimait toujours pas y mettre les pieds. La rue paraissait toujours plus sombre que les autres, toujours plus sale et toujours plus glauque. L'ambiance y était en permanence pesante et elle craignait toujours de se faire repérer par quelqu'un, même si c'était fort peu probable. Cette homme était suspecté, depuis déjà un moment, de faire parti d'un groupe de Mangemorts. Les Aurors, ayant pour but de les démasquer les uns après les autres, avaient décidé d'en suivre quelques uns. Anna s'était tout naturellement portée volontaire pour s'infiltrer auprès de Sorel et se faire passer pour une adepte de la magie noire afin de découvrir si cet homme était vraiment l'un d'entre eux.

Ce soir, il avait décidé de l'emmener dans un endroit tout particulier qu'il appelait "le centre". Il lui en avait déjà parlé depuis quelques jours et elle s'impatientait de voir ce qui se cachait sous ce nom. Tout en se dirigeant un peu plus haut dans la rue malfamé, le sorcier prit Anna par la main d'une façon plutôt brutale. Celle-ci, surprise, la retira immédiatement et commença à se gratter la tête histoire que son attitude passe inaperçu... Elle savait qu'il n'était pas insensible à ses charmes, mais tout d'même, il ne fallait pas trop pousser "l'infiltration" (sans mauvais jeux de mots). Il s'arrêta, la regardant dans la pénombre et finit par hausser les épaules pour continuer sa route, la jeune blonde brune à ses côtés. Ils entrèrent ensemble dans une maison des plus lugubres aux allures de taverne et Anna, regardant en l'air le nom du lieu, se prit de plein fouet la porte. Oubliait-elle que la galanterie chez cet énergumène était quelque chose de peu commun ?

Une fois le seuil de la porte passé, elle put voir qu'il s'agissait effectivement d'une taverne. Et le mot n'était pas mal choisit. En regardant les nombreuses personnes qui y étaient installées elle eut l'impression d'être revenue au Moyen-Âge. Une ambiance des plus sordides emplissait ce lieu : des jeunes femmes dévergondées avec un balcon bien chargé trônaient sur les genoux d'hommes complètement saouls qui parlaient bien trop fort, d'autres étaient simplement assis à siroter leurs boissons en regardant autour d'eux comme s'ils allaient se faire attaquer au moindre faux mouvement. Elle vit même un pauvre homme assis au pied d'un mur, parlant à sa baguette.


« Tu m'vends du rêve là... »

Elle s'était approchée de Sorel, s'imaginant peut-être qu'il la protégerait si un de ces fous furieux venaient à lui sauter dessus pour on-ne-sait-quelle-raison. Que nenni, elle n'eut droit qu'à un vulgaire "Quoi ? Ca t'plait pas ?" puis il finit par s'installer au bar en lui faisant un signe du menton vers le tabouret à côté de lui. Elle s'y installa et mit les mains sur le comtoir, tapotant ses doigts contre le bois brut de celui-ci. Elle commanda un cocktail maison qu'elle regretta amèrement par la suite puis se retourna discrètement. Quelque chose n'allait pas... Elle se sentait comme épiée, observée... Après tout, cet endroit la rendait certainement complètement paranoïaque.

« Dis-moi, c'est juste ça , le centre ? Je suis étonnée. »

Il se retourna vers elle et la scruta de haut en bas, comme s'il essayait de découvrir quelque chose. Il sirota un peu de sa mixture immonde et regarda le barman qui arborait un sourire lui donnant un air sadique. Cela ne lui disait rien qui vaille mais qu'importe, autant aller jusqu'au bout.

« Ce n'est pas exactement ça. Tu verras bien plus tard ma jolie. »

Elle détestait quand il l'appelait par ce genre de petit surnom débile. Entendre des "ma jolie", "poulette" et autres "poupée" tout au long de la journée commençait à lui taper sur le système. Difficile, dans ces moments là, de se dire que c'était pour la bonne cause. Même si depuis ces différentes semaines, elle n'avait absolument rien trouvé qui pouvait lui permettre de continuer dans le sens "Sorel = Mangemort", c'est d'ailleurs ce qui la désespérait le plus dans toute cette affaire. Il lui mit la main sur la cuisse et elle croisa les jambes pour la retirer rapidement. Il devenait, depuis quelques jours, beaucoup trop entreprenant et collant. Anna se disait qu'il valait peut-être mieux mettre fin à cette filature incessamment sous peu car s'il continuait dans cette voie là, elle allait bientôt terminé sous la couette de cet immonde personnage. Elle eut un frisson rien qu'a l'idée d'y penser et bu une gorgée de sa boisson qui lui donna encore plus envie de vomir. Tournant légèrement sur son siège afin que ses jambes ne soient plus à la portée de Sorel, elle se retourna une dernière fois, histoire d'être certaine que personne ne l'observait, malgré son mauvais pressentiment.


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