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Minuit, l'heure du crime.
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Anna Ride
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Anna Ride, Mar 19 Juil - 21:25


( PV avec Nathalie Matthews )

Il était tard, cette nuit là, lorsqu'Anna et son accompagnateur traînaient dans les rues du Chemin de Traverse. Tellement tard qu'il n'y a avait presque personne autour d'eux. Les rues étaient quasiment toutes vides, un vent glacial refroidissait la peau de la jeune Auror en formation. Habillée d'une robe noir en dentelles, une petite veste de la même couleur ainsi que de longues bottes en cuir elle marchait au bras d'un homme, qu'elle ne qualifierait pas vraiment de charmant, d'un pas lent et silencieux. Ses fins collants ne suffisaient absolument pas à conserver la chaleur de son corps tellement la nuit était fraîche. Bref, elle arborait une tenue qui ne lui était pas habituelle. Qui plus est elle avait récemment utilisé une formule permettant de troquer ses magnifiques cheveux blonds en une sombre chevelure noire et ses yeux d'un bleu pétillant étaient maintenant vert émeraude. Quiconque l'avait déjà croisé auparavant ne l'aurait jamais reconnue dans cette pénombre.

Anna, ce soir là :
 
Le jeune homme et elle entrèrent maintenant dans l'Allée des Embrumes. C'était un coin qu'elle commençait à connaitre depuis les quelques semaines où elle avait fait la connaissance de Sorel. Mais malgré tout, elle n'aimait toujours pas y mettre les pieds. La rue paraissait toujours plus sombre que les autres, toujours plus sale et toujours plus glauque. L'ambiance y était en permanence pesante et elle craignait toujours de se faire repérer par quelqu'un, même si c'était fort peu probable. Cette homme était suspecté, depuis déjà un moment, de faire parti d'un groupe de Mangemorts. Les Aurors, ayant pour but de les démasquer les uns après les autres, avaient décidé d'en suivre quelques uns. Anna s'était tout naturellement portée volontaire pour s'infiltrer auprès de Sorel et se faire passer pour une adepte de la magie noire afin de découvrir si cet homme était vraiment l'un d'entre eux.

Ce soir, il avait décidé de l'emmener dans un endroit tout particulier qu'il appelait "le centre". Il lui en avait déjà parlé depuis quelques jours et elle s'impatientait de voir ce qui se cachait sous ce nom. Tout en se dirigeant un peu plus haut dans la rue malfamé, le sorcier prit Anna par la main d'une façon plutôt brutale. Celle-ci, surprise, la retira immédiatement et commença à se gratter la tête histoire que son attitude passe inaperçu... Elle savait qu'il n'était pas insensible à ses charmes, mais tout d'même, il ne fallait pas trop pousser "l'infiltration" (sans mauvais jeux de mots). Il s'arrêta, la regardant dans la pénombre et finit par hausser les épaules pour continuer sa route, la jeune blonde brune à ses côtés. Ils entrèrent ensemble dans une maison des plus lugubres aux allures de taverne et Anna, regardant en l'air le nom du lieu, se prit de plein fouet la porte. Oubliait-elle que la galanterie chez cet énergumène était quelque chose de peu commun ?

Une fois le seuil de la porte passé, elle put voir qu'il s'agissait effectivement d'une taverne. Et le mot n'était pas mal choisit. En regardant les nombreuses personnes qui y étaient installées elle eut l'impression d'être revenue au Moyen-Âge. Une ambiance des plus sordides emplissait ce lieu : des jeunes femmes dévergondées avec un balcon bien chargé trônaient sur les genoux d'hommes complètement saouls qui parlaient bien trop fort, d'autres étaient simplement assis à siroter leurs boissons en regardant autour d'eux comme s'ils allaient se faire attaquer au moindre faux mouvement. Elle vit même un pauvre homme assis au pied d'un mur, parlant à sa baguette.


« Tu m'vends du rêve là... »

Elle s'était approchée de Sorel, s'imaginant peut-être qu'il la protégerait si un de ces fous furieux venaient à lui sauter dessus pour on-ne-sait-quelle-raison. Que nenni, elle n'eut droit qu'à un vulgaire "Quoi ? Ca t'plait pas ?" puis il finit par s'installer au bar en lui faisant un signe du menton vers le tabouret à côté de lui. Elle s'y installa et mit les mains sur le comtoir, tapotant ses doigts contre le bois brut de celui-ci. Elle commanda un cocktail maison qu'elle regretta amèrement par la suite puis se retourna discrètement. Quelque chose n'allait pas... Elle se sentait comme épiée, observée... Après tout, cet endroit la rendait certainement complètement paranoïaque.

« Dis-moi, c'est juste ça , le centre ? Je suis étonnée. »

Il se retourna vers elle et la scruta de haut en bas, comme s'il essayait de découvrir quelque chose. Il sirota un peu de sa mixture immonde et regarda le barman qui arborait un sourire lui donnant un air sadique. Cela ne lui disait rien qui vaille mais qu'importe, autant aller jusqu'au bout.

« Ce n'est pas exactement ça. Tu verras bien plus tard ma jolie. »

Elle détestait quand il l'appelait par ce genre de petit surnom débile. Entendre des "ma jolie", "poulette" et autres "poupée" tout au long de la journée commençait à lui taper sur le système. Difficile, dans ces moments là, de se dire que c'était pour la bonne cause. Même si depuis ces différentes semaines, elle n'avait absolument rien trouvé qui pouvait lui permettre de continuer dans le sens "Sorel = Mangemort", c'est d'ailleurs ce qui la désespérait le plus dans toute cette affaire. Il lui mit la main sur la cuisse et elle croisa les jambes pour la retirer rapidement. Il devenait, depuis quelques jours, beaucoup trop entreprenant et collant. Anna se disait qu'il valait peut-être mieux mettre fin à cette filature incessamment sous peu car s'il continuait dans cette voie là, elle allait bientôt terminé sous la couette de cet immonde personnage. Elle eut un frisson rien qu'a l'idée d'y penser et bu une gorgée de sa boisson qui lui donna encore plus envie de vomir. Tournant légèrement sur son siège afin que ses jambes ne soient plus à la portée de Sorel, elle se retourna une dernière fois, histoire d'être certaine que personne ne l'observait, malgré son mauvais pressentiment.


Dernière édition par Anna Ride le Jeu 28 Juil - 0:18, édité 1 fois
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Nathalie Matthews, Jeu 21 Juil - 17:10


Cela faisait maintenant quelques jours que Nathalie travaillait au Quartier Général de l’Ordre du Phénix sur des dossiers de personnes pouvant être mangemort. Oh, naturellement, elle n’avait que des soupçons et ne pouvait encore rien prouver mais elle y trouvait une raison pour faire une filature. Si elle en avait parlé aux autres ? Seulement à Mione, car elle n’avait rien de bien sérieux pour le moment et elle allait souvent trouver cette dernière pour des conseils lorsqu’elle ne savait pas quoi faire. D’accord, ce n’était pas très prudent, mais Nathalie ne pouvait rien dire tant qu’elle n’était sûre de rien. Pourquoi ? Pour ne pas donner de faux espoirs, pour ne pas passer pour la dernière des imbéciles poursuivant quelqu’un pour rien. Ces derniers temps, tout était très instable et il lui fallait redoubler de prudence, elle n’avait pas droit à la moindre erreur. Peut-être qu’une bonne nouvelle remonterait le moral des troupes ? Ou même le sien, d’ailleurs…

C’est donc remplie de doutes mais décidée à clarifier certaines choses que Nathalie sortit du Quartier Général, habillée comme en plein hiver ; des bottines remontant jusqu’au-dessous des genoux, un jean bleu-gris, un chemisier blanc, un gilet noir, une écharpe rouge-bordeaux et, naturellement, sa cape noire. Si cela était surprenant ? Pas du tout ! Il était près de minuit et tout le monde sait qu’il a beau faire chaud la journée, le froid se charge de chasser la chaleur une fois la nuit tombée pour rappeler son existence. Ce n’était pas trop désagréable, surtout avec toutes ces couches, mais Nathalie avait soudainement une profonde mélancolie, ou tristesse, à vous de voir, par rapport aux sans-abris. Ils devaient mourir de froid et rien que le fait de passer devant l’un deux le lui fit remarquer. Un sorcier ? Non, un moldu. Elle était passée par les rues moldues pour pouvoir rejoindre la cachette tant convoitée par les mages noirs, même si elle aurait pu passer par les quartiers sorciers sans le moindre problème. Pourquoi ne pas l’avoir fait ? Tout simplement pour éviter d’attirer les regards sur elle, pour éviter que quelqu’un la connaissant ne la surprenne dans la rue où elle se rendait.

Cependant, les rues étaient désertes. Les sorciers et moldus dormaient tous paisiblement, sans soupçonner la présence de mangemorts, ou même de mages noirs, dangereux dans les environs. Regardant à travers une fenêtre, Nathalie remarqua un couple endormi dans un divan avec un enfant dans les bras de la jeune femme – sûrement la mère. Ils n’avaient pas l’air terrifiés, ils semblaient seulement… Calmes. Mais comment pouvaient-ils l’être avec le Ministère de la Magie ? Ils n’étaient donc pas touchés par toute cette histoire ? Ils ne craignaient pas d’être, un jour, privés de leurs pouvoirs sous prétexte du « mauvais sang » coulant dans leurs veines ? Bon, d’accord, elle allait un peu loin dans ses suppositions mais elle ne se souvenait plus de la dernière nuit qu’elle avait passée sans stresser, sans s’inquiéter. Mais elle ne devait pas oublier que, contrairement à cette famille de sorciers, elle était au centre de l’action, à combattre le Mal tous les jours, elle voyait tout à chaque fois et pas uniquement ce que les journaux donnaient à voir. La censure de la presse… Sans doute la presse était-elle contrôlée par le Ministère elle aussi ?

Voilà. L’Ex-Gryffondor était arrivée à destination. Pour commencer ses recherches et trouver la personne qu’elle voulait, rien de mieux que l’Allée des Embrumes, le lieu de rassemblement de tous les mages noirs. Elle ne savait pas où exactement chercher dans cette allée mais elle guère de temps ne lui fut nécessaire : Sorel, le sorcier qu’elle espionnait, se trouvait à quelques mètres d’elle, accompagné d’une femme à l’allure étrange, mais peu sûre d’elle après vérification. L’homme prénommé Sorel était habillé tout de noir, dégageait une odeur nauséabonde et avait une barbe de cinq jours facilement. La jeune femme, quant à elle, avait des cheveux bruns assez longs, était de la même taille de Nathalie à première vue et de corpulence relativement mince. Deux personnes ? Ce n’était pas prévu au programme, mais il fallait s’adapter. Ils passèrent tout près d’elle et continuèrent leur chemin. Une fois assez éloignés, elle se mit à leur poursuite le plus calmement possible et les vit, de justesse, entrer dans un bar dont l’écriteau était… Rouillé ? Oui, cela ressemblait à de la rouille. Le bâtiment était également rongé par les termites et noir de poussière. L’envie d’entrer là-dedans n’était vraiment pas au rendez-vous mais… Avait-elle le choix ?

L’inconnue –
« Dis-moi, c'est juste ça , le centre ? Je suis étonnée. »

Entrant, Nathalie s’installa à la table la plus proche possible des deux personnes citées plus haut, cachant son visage grâce à la capuche de sa cape – il faut dire qu’elle est connue chez les mangemorts, ce n’est pas le moment de se faire repérer. Elle essayait d’entendre la discussion qu’ils avaient, ils parlaient d’un « centre »… Qu’était-ce ? De plus, la voix de la jeune femme n’était pas inconnue à l’Ex-Gryffondor, peut-être s’était-elle trompée de cible ? Elle ne savait plus où elle avait entendu cette voix, mais ce timbre lui semblait familier. De loin, je l’avoue, mais cela ne changeait pas grand-chose. Puis, sans crier gare, le barman s’approcha d’elle en lui demandant ce qu’elle prenait. Commander quelque chose ici ? Hors de question ! Elle avait pris un journal pour se cacher et fit simplement un geste négligeant, lassé de la main pour faire partir le sorcier. Quand elle releva la tête, ils n’étaient plus là. Pourtant, ils n’étaient pas dehors, elle en était sûre. Ses doutes furent confirmés une bonne demi-heure après : Sorel et la jeune femme sortirent d’elle-ne-savait-où et firent un signe en guise d’au revoir au barman avant de sortir du bar.

Se dépêchant de sortir quelques minutes après pour ne pas paraître suspecte, Nathalie marcha à vive allure pour essayer de rattraper les sorciers qu’elle venait de voir tourner au coin de la rue. Une fois arrivée à ce même coin, elle s’arrêta net en les voyant contre le mur, forts proches. Sortaient-ils ensemble ? Ou alors la jeune femme menaçait-elle Sorel et Nathalie s’était alors trompée ? Mais pas le temps de réfléchir, il fallait agir. La nuit était glaciale, l’atmosphère également et, pour couronner le tout, elle sentait comme une sueur froide l’envahir à mesure que le temps passait : elle ne savait plus qui suivre. Et voilà qu’ils bougeaient, et se séparaient qui plus est ! Ni une ni deux, elle continua la rue en suivant seulement Sorel à petits pas précipités. Elle avait perdu la jeune femme. Où était-elle passée ? Bizarrement, l’Ex-Gryffondor se sentait épiée, peut-être même démasquée à cause de son refus de commander dans le bar. Ou peut-être n’avait-elle pas été assez discrète lorsqu’elle s’était arrêtée net ? Quoi qu’il en soit, sa baguette n’était pas loin, son visage était caché, Mione était prévenue. Elle ne risquait… Presque rien.
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Anna Ride, Dim 24 Juil - 14:35


Trempant le bout de ses lèvres dans la boisson répugnante elle remarqua que Sorel et le barman discutaient silencieusement. Faisant mine de ne pas s'y intéresser, Anna tourna un peu la tête pour écouter ce qu'il se tramait entre les deux énergumènes. Mais les clients du bar étaient bien trop bruyant alors elle n'entendit pas grand chose, voire rien du tout.

** Mais ça n'va servir à rien cette sortie là... **

Elle pensait qu'il était peut-être préférable de rentrer. De toute façon elle n'allait certainement rien apprendre de plus ce soir. Si c'était pour se taper des boissons aux couleurs bizarres toute la soirée, autant qu'elle parte. Elle se tourna vers Sorel pour lui dire qu'elle était impatiente et qu'elle voulait quitter les lieux. Mais il ne lui laissa pas le temps d'ouvrir la bouche et lui saisit le poignet pour l'emmener derrière le comptoir où une petite porte était dissimulée.

« Hé oh, tu m'fais mal ! »

Mon dieu, qu'allait-ils faire d'elle là d'dans ? Anna et les deux compères descendirent des marches d'un pas rapide dans un couloir étroit et humide. Une pauvre ampoule éclairait celui-ci et donnait un air lugubre à cet endroit. Arrivés en bas des marches, Sorel lâcha le poignet de la jeune femme et pointa sa baguette en hauteur. On ne voyait rien, rien du tout de ce qu'il y avait là où ils étaient à présent. Un sortilège informulé fit soudainement apparaître tout le contenu de cette pièce... Et quelle ne fût pas la surprise de la jeune Auror en formation lorsqu'elle remarqua ce qu'il se tramait dans les sous-sols de cette taverne.

Des elfes de maisons par dizaines étaient en train de travailler à la chaine, un esclavagisme sans précédent qu'Anna n'avait jamais vu auparavant. Ils étaient sales, dénutris et avaient l'air bien faible. Que faisaient-ils là ? Pourquoi ? Que fabriquaient-ils ?


« Que... Qu'est-ce qu'ils font ? »

Anna avait la gorge serrée, voir toutes ces pauvres créatures maltraitées lui faisait de la peine. Elle n'avait qu'une envie : tous les délivrer de leur fidélités envers ces immondes personnages. Elle regarda Sorel avec un air interrogateur, essayant de garder son sang froid. Il lui expliqua qu'ici, ils fabriquaient de faux objets de magie noire pour les revendre à un prix hors du commun aux plus naïfs. Les elfes travaillaient sur des capes d'invisibilité foireuses, des armes magiques déficientes. Les trafiquants comptaient mettre à profit leur manigance pour se faire énormément d'argent. C'était ridicule ! Ils ne pensaient donc pas aux représailles de tous ces sorciers qui allaient leur acheter tout ça, se rendant compte par la suite que ce n'était qu'une piètre copie ? Ils étaient complètement inconscients... De simples petites falsifications, voilà ce qu'ils faisaient.

« Je pense que la demoiselle en a assez vu. On s'en va. »

Sorel poussa la blondinette-devenue-brune hors de la pièce, en direction des escaliers. Elle remonta rapidement les marches et ouvrit la porte pour se retrouver à nouveau derrière le comptoir. Le sorcier fit un signe de main au barman en guise d’au revoir et indiqua à Anna la sortie, d'un coup de menton. Quelque chose n'était pas normal... Avait-il découvert qu'elle n'était pas ce qu'elle semblait ? Inquiète, elle suivit Sorel qui tourna au coin d'une rue sombre en réfléchissant à comment elle pourrait bien se sortir de cette mêlasse. Il la plaqua contre un mur, se mit en face d'elle et mit sa main droite à côté de son visage, contre la pierre froide. Son visage était à quelques centimètres d'Anna, elle pouvait sentir son haleine chaude et puante. Un jour, elle lui apprendrait à se laver les dents plus d'une fois par mois.

« Si je découvre que tu as parlé de tout ça à quelqu'un, je te tue. Tu sais que je n'plaisante pas, n'est-ce pas ? »

Il avait prit un ton arrogant et accusateur, la regardant avec des yeux pétillant de menace. Elle hocha la tête, sans un mot, lui montrant qu'elle avait effectivement bien compris. Il approcha son visage un peu plus du sien. Elle crut d'abord qu'il allait poser ses lèvres dégoûtantes sur les siennes mais celles-ci se dirigèrent vers son oreille droite : il lui murmura quelques mots. Quelqu'un les suivait, d'après ce qu'il disait. Anna jeta un rapide coup d'oeil sur sa droite et remarqua une ombre un peu plus haut dans la rue. Elle pensa directement à un sorcier qui avait dû acheter quelque chose à Sorel et qui voulait se venger. Il lui ordonna de s'en aller, il devait se séparer et attaquer cet individu par surprise. Pardon ?! Attaquer ?! Non mais non, elle n'avait pas le droit de faire ça, elle n'était pas encore apte à...

Le sorcier ne lui laissa pas le temps de réfléchir et commença à se séparer d'elle pour continuer à avancer dans la ruelle. Quant à Anna, elle se dirigea d'un pas précipité dans une rue en parallèle. Qui était donc cette personne ? Il fallait qu'elle sache. Contournant le petit pâté de maison, elle finit par se retrouver à nouveau au bout de la ruelle où elle était quelques secondes plus tôt avec Sorel. Marchant d'un pas silencieux derrière l'inconnu, elle le suivait à quelques mètres. Hm, il avait donc décidé de suivre le sorcier. La première impression d'Anna sur le fait qu'il devait sûrement vouloir se venger semblait être la bonne. Intriguée, elle continua de suivre le cagoulé. Ou peut-être, au contraire, voulait-il acheter des choses au sorcier ? Tout en longeant les murs en pierres des maisons entourant la rue, elle shoota dans un caillou qui alla ricocher sur les pavés. Anna se rangea dans l'encadrement d'une porte, espérant ne pas s'être faite remarquée.

Pendant plusieurs minutes elle continua de suivre l'inconnu, jusqu'à ce qu'il tourne à l'angle d'une maison où elle le perdit de vue. Puis, pressant le pas pour rejoindre l'endroit qu'elle ne pouvait pas voir, elle vit une lueur et entendit un bruit sourd. Un sortilège ? Mince, il se passait quoi là ? L'inconnu avait attaqué Sorel ? Non... Peut-être était-ce l'inverse ? Elle ralentit et se colla contre contre la maison pour ne pas être vue, puis avança à petits pas jusqu’à l'angle. Elle attendait d'entendre un quelconque autre sortilège ou une discussion pouvant lui permettre de comprendre ce qui était en train de se passer. C'était un peu le bordel, si jamais sa Chef apprenait qu'elle s'était mise dans cette situation sans sa permission, elle allait se faire taper sur les doigts.
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Nathalie Matthews, Ven 29 Juil - 0:09


Nathalie continuait de suivre Sorel, après son étrange séparation d’avec la jeune femme. Elle avait l’impression de courir droit vers un guet-apens sans même avoir pris une seule mesure de protection. Pourquoi ne pas avoir suivi la jeune femme qu’elle avait vu rôder avec son « suspect » ? Peut-être savait-elle des choses, et cela aurait évité à l’Ex-Gryffondor de prendre de tels risques. Enfin, elle ne pouvait revenir en arrière, elle devait aller jusqu’au bout et suivre cet homme pour savoir où il se rendait avec autant de rapidité. A vrai dire, elle hésitait à continuer. Peut-être valait-il mieux revenir un autre jour ? Venir sous Polynectar pour ne pas se faire repérer aussi bêtement que cela ? Elle ne savait réellement pas quoi faire, mais pourtant, ses jambes continuaient. Elles la faisaient avancer, encore et toujours.

Cependant, cette impression d’être suivie ne quittait pas Nathalie. La jeune femme qui était avec Sorel était-elle restée dans le coin ? L’avaient-ils grillée depuis le début, lorsqu’elle s’était arrêtée net sans prendre garde à qui la verrait ? Sorel marchait encore, continuait à s’enfoncer dans les ruelles sombres et morbides, voire presque glauques. Il le faisait exprès, ce n’était pas possible autrement. Elle était presque sûre d’avoir été repérée depuis un bon moment et ils ne la faisaient marcher que pour avoir toutes leurs chances de l’avoir lorsqu’ils s’arrêteraient enfin, et qu’elle non parce que prise dans son élan. Tout cela pris en considération, elle pouvait continuer et avait déjà sorti sa baguette pour attaquer au moindre sort jeté contre elle. La moindre lumière jaillissante vers elle, elle riposterait, elle était prête. Surtout que, à peine deux minutes après cette prise de décision, elle entendit un pied fouler le sol avec un manque de délicatesse évident : il avait fait bouger une pierre sans grand ménagement. Elle avait donc bel et bien raison : ils ne s’étaient séparés que pour mieux se retrouver.

A présent sûre et certaine d’être en train de foncer droit vers un piège, Nathalie ferma les yeux quelques secondes et tourna à l’angle d’un énième mur où elle tomba nez à nez avec… Sorel. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, un sortilège fusa en la direction de la jeune femme qui riposta automatiquement avec un Reversus. Ce qui eut pour effet de mettre temporairement le « suspect » chaos car il ne s’attendait pas à rencontrer une quelconque résistance. L’Ex-Gryffondor s’empressa d’aller près de lui, le prenant alors par le cou avec sa baguette pointée dessus. Ce qu’elle attendait ? La jeune femme qui était avec lui, bien sûr. Elle était certaine que la personne qui avait passé son temps à la suivre, pendant qu’elle-même suivait Sorel, n’était autre que la jeune inconnue. Mais que faire ensuite ? Ils avaient l’air de s’apprécier, et beaucoup, mais du pur chantage serait stupide étant donné qu’elle n’avait pas grand-chose à échanger. Echanger Sorel contre quoi ? Des réponses, bien sûr !

Des pas ne tardèrent pas à se faire entendre. Elle approchait. Enfin. Peut-être que suivre Sorel n’avait pas été une si mauvaise idée en fin de compte, puisqu’elle aurait sans doute ce qu’elle voulait si ses soupçons étaient fondés. Peu de temps après, une silhouette apparut en s’arrêtant presqu’aussitôt à la vision de Nathalie tenant son être aimé. Dans la pénombre, la réaction de la jeune femme était relativement difficile à observer, mais pendant une fraction de seconde, l’Ex-Gryffondor crut voir du… Soulagement ? Pourquoi cette inconnue serait soulagée de la situation ? Son conjoint était tout de même dans une mauvaise posture, elle aurait dû être terrifiée, voire en colère ! Quelque chose ne tournait pas rond, peut-être était-ce un autre piège et Nathalie s’était fait avoir comme une débutante, s’il avait utilisé un clone. Mais un clone n’aurait pas réagi, un clone ne se serait pas débattu comme le faisait ici Sorel ? Si ? Du calme ! Les choses se déroulaient parfaitement bien, elle avait adapté son jeu à la situation et tout s’arrangeait, même si le dénouement était quelque peu différent.

Nathalie –
Bon, voilà ce que je propose. Je vous rends votre compagnon en échange de quelques réponses à mes questions. Et arrêtez de me prendre pour une débutante, j’ai de l’entraînement, donc pas de coup fourré.

Il ne restait plus qu’à attendre la réponse de la jeune femme se trouvant en face d’elle. Le ton de sa voix avait été assez froid, ce qui ne la ressemblait guère, mais Nathalie n’avait pas le choix. De plus, le visage de la jeune femme ne lui était pas étranger à cent pour cent. Où avait-elle bien pu le voir ? Peut-être pas les cheveux, les yeux, le visage en entier, mais… Certains traits ne lui étaient pas inconnus. Où avait-elle bien pu voir ce visage ? Pourtant, cette voix, jamais elle ne l’avait entendue. Elle en était sûre. Ou presque. Dans quelques secondes, elle serait fixée. Il fallait dire que c’était là son seul échappatoire, sinon elle ne savait comment s’en sortir. Mais après ? Une fois qu’elle aurait ses réponses, comment s’échapper ? Un elfe ? Ou le Gallion d’Urgence ? Ils n’allaient pas la laisser partir comme cela. Mais pour l’instant, attendons…


[HJ : Voilà. Désolée, RP pourri de chez pourri, je l’aime pas du tout T_T J’ai essayé de trouver un dénouement intéressant à explorer et te laissant le choix de trahir ou pas, donc à toi de voir. Promis, je me rattrape au prochain !]
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Anna Ride, Dim 31 Juil - 16:10


Collée contre le mur, l'Auror en formation n'entendait plus un bruit. Que devait-elle faire ? Foncer dans le tas quitte à se faire repérer auprès de l'inconnu ? Ou bien devait-elle simplement rester en retrait ? L'affaire était devenue compliquée. Non seulement elle ne pouvait pas combattre avec de Sorel étant donné qu'elle n'était pas du côté obscur de la force magie, mais elle ne savait pas non plus ce que représentait l'homme ou la femme qu'elle était en train de suivre et ne pouvait donc pas, en conséquence, combattre contre le mage noir.

Elle se déroba finalement du mur où elle était accolée et se mit à découvert. Analysant rapidement la situation elle constata que le sorcier était en piètre posture. L'inconnu le tenait par la peau du cou, pointant sa baguette sous son menton. De prime abord tendue, l'ex-blonde finit par baisser ses épaules en étant presque soulagée. Au moins, elle n'aurait pas à attaquer la personne se cachant derrière cette capuche. Bon, mais maintenant, que devait-elle faire au juste ? Si elle défendait Sorel, elle risquait fortement de mettre en colère l'encapuchonné. Mais si elle se mettait de son côté, le trafiquant verrait clair dans son jeu et elle ne donnait pas cher de sa peau.


« Bon, voilà ce que je propose. Je vous rends votre compagnon en échange de quelques réponses à mes questions. Et arrêtez de me prendre pour une débutante, j’ai de l’entraînement, donc pas de coup fourré. »

Une voix féminine vint percer le silence de l'ambiance oppressante qui régnait entre les trois protagonistes. Oh, l'inconnu était donc une inconnue. Mais qu'avait-elle insinuer là ? Son compagnon ? Elle avait dû mal regarder l'allure et le visage de l'homme qu'elle tenait entre ses mains. Peut-être avait-elle simplement cru qu'ils se bécotaient lorsqu'ils étaient contre le mur... Erk, quelle horreur. Ne sachant trop que faire et étant dans une position des plus désavantageuse, elle se mit à réfléchir aux options qui s'offraient à elle.

Elle ne pouvait décidément pas répondre aux questions de la jeune femme étant donné qu'elle dévoilerait sa condition d'Auror et c'était impensable. Elle n'avait pas spécialement envie de récupérer Sorel, par ailleurs, car elle venait de découvrir qu'il n'était pas ce qu'il semblait être. Tout en pesant le pour et le contre, elle empoigna sa baguette dans sa poche, tout en s'obligeant à rester des plus discrètes. Certes, elle n'avait pas le droit d'engager les combats, mais rien ne lui interdisait de se défendre si quelqu'un venait à lui jeter un sortilège. Mais ça, la demoiselle sous la capuche n'était pas censée le savoir étant donné qu'elle la prenait pour quelqu'un d'autre.

Étant sûre et certaine qu'elle allait regretter son geste à venir, elle pria de toutes ses forces pour ne pas se faire tuer. Bah ouais, elle était trop jeune pour mourir bêtement en s'étant mise elle-même dans cette mêlasse. D'un geste brusque et rapide elle pointa sa baguette en bois clair sur l'inconnue. Elle pût rapidement constater sous la lumière d'une vieux lampadaire que Sorel esquissa un sourire de satisfaction, s'imaginant peut-être que les deux jeunes femmes allaient se battre. Ce qu'elle venait de faire était un peu kamikaze étant donné que la jeune femme retenant le sorcier avait l'air d'avoir de l'expérience. Mais qui ne tente rien n'a rien.


« Je n'ai pas dans l'intention de répondre à vos questions. Laissez-moi partir, c'est lui qui vous intéresse, non ? »

Bon, elle avait à moitié choisi son camp, finalement. Les yeux du mage noir devinrent noirs de fureur. Il devait certainement se sentir trahi par la brune avec qui il avait passé du temps depuis plusieurs semaines. Bien qu'un peu sonné - la jeune sorcière sous sa cape avait dû lui jeter un sort tout à l'heure - il se mit à fulminer quelques insultes en direction de la Poufsouffle. Bah quoi ? Après tout, elle avait eu ce qu'elle voulait et n'avait plus du tout envie de se mêler de cette histoire. Qui pouvait bien être la jeune femme ne lui intimait guère. Quoiqu'elle se demandait bien pourquoi elle avait attaquer si soudainement. Et quelles étaient donc toutes ces questions qu'elle souhaitait poser ? Impossible qu'elle soit, elle aussi, en train de prendre en filature le sorcier...

De plus en plus inquiète par la tournure que prenait les choses, elle ne put s'empêcher de faire quelques pas en arrière pour rebrousser chemin, tout en gardant sa baguette droit sur l'inconnue. Après tout, il était fort probable que la demoiselle voulait simplement arracher les tripes du mage noir tout en s'occupant de sa "compagne" après coup. Mais pourquoi avait-elle acceptée cette mission, pourquoi ?! Rah, il fallait toujours qu'elle accumule les embrouilles.

Une brise légère et glaciale vint ponctuer ce moment de tension et, profitant d'un probable moment d’inattention de la part de l'encapuchonnée, Sorel se dégagea des bras de la sorcière et se planta sur ses deux pieds, pointant à son tour sa baguette dans sa direction. Ils étaient donc deux, à pointer vers elle leur morceau de bois magique et il était fort probable pour que le sorcier n'attende pas très longtemps pour attaquer. Un peu prise de court, Anna ne savait plus si elle devait continuer de viser la jeune femme ou s'il fallait plutôt qu'elle s'intéresse à son accompagnateur. Se mordillant la lèvre inférieur, elle finit par détourner son angle de tir de quelques centimètres afin de le diriger vers Sorel. Celui-ci n'en fut que plus énervé, hurla un "Tu te fous de moi ou quoi ?! Sale garce !" et ne mit pas longtemps pour se mettre à viser la jeune Auror en formation. Paniquée et complètement dépassée par les évènements, elle espéra l'espace de quelques instants que le sorcier n'attaque pas et que la demoiselle dont il s'était échapper allait finir par comprendre que, non, ils n'étaient pas amants.

[HRP : J'ai fait ce que j'ai pu, je ne suis pas très fière de ce RP mais bon. J'espère que la fin ne te déplait pas trop, sinon tu me dis :3]
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Nathalie Matthews
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Nathalie Matthews, Mer 10 Aoû - 23:31


[HJ : Voilà, à mon tour de m’excuser pour la petite attente ^^ Et, pour la précision, je considère que le RP (pas super méga génial, désolée ><) se passe avant les élections… Vu qu’on l’a commencé avant. Et j’ai été gentille, je t’ai laissé d’énormes pistes pour la suite =p]

Inconnue – Je n'ai pas dans l'intention de répondre à vos questions. Laissez-moi partir, c'est lui qui vous intéresse, non ?

Alors là… Nathalie était stupéfaite d’un tel retournement de situation. Pourquoi la jeune femme se trouvant en face d’elle vendait-elle son compagnon aussi vite ? De plus, l’Ex-Gryffondor avait perçu un léger mouvement sous la cape de l’inconnue et elle était presque sûre de se faire attaquer dans les minutes qui allaient suivre. Mais dans ce cas, pourquoi lui demander de la laisser partir ? Manœuvre de diversion ? Et si ce n’était qu’un piège pour la déstabiliser, s’ils l’avaient reconnue ? Mais non, impossible qu’une telle chose arrive. Certes, la jeune femme était connue du Ministère pour l’instant, mais seulement de Rabastan qui connaissait son identité en plus d’une ou deux autres personnes qui pouvaient lui porter préjudice. Autrement, elle s’était cachée et avait préservé son identité. Pour preuve, elle était toujours libre et personne n’était venu l’arrêter alors qu’elle gérait une maison d’hôte et sortait souvent. Par conséquent, elle était on ne peut plus accessible. Mais peut-être n’avaient-ils aucune preuve à son encontre ? Dans ce cas, elle ne risquait rien et pouvait continuer à vaquer à ses occupations sans la moindre crainte. En fait, les choses allaient plutôt bien malgré la situation !

Trêve de bavardages, que devait faire Nathalie ? Elle devait absolument donner une réponse à l’inconnue qui semblait prête à se battre s’il le fallait. Quoique, une légère trace de peur était visible sur son visage… Pourquoi ? Jamais la jeune femme n’aurait pensé que son adversaire aurait peur d’elle, surtout vu tout ce qu’elle avait pu observer ce soir. Ils n’étaient peut-être pas ensemble, effectivement, mais alors que faisait-elle avec un être aussi abject que lui ? Qu’avait-elle à y gagner ? Serait-il possible qu’elle aussi, elle jouait les « agents doubles » ? Mais non, il y avait une chance sur cent pour que la membre de l’Ordre du Phénix tombe sur quelqu’un d’autre qui enquêtait à son tour, sur la même personne. Mais c’était impossible, elle devait divaguer et l’incompréhension lui avait sans doute fait perdre l’esprit. D’ailleurs, pas que l’esprit. Elle n’avait pas eu le temps de répondre que la situation s’était renversée : déconcentrée, Sorel en avait profité pour se défaire de l’étreinte qui le maintenait fermement pour tirer sa baguette et la pointer vers Nathalie. L’inconnue, par conséquent, ne pointait plus sa baguette vers Sorel pour se défendre mais vers la jeune femme se tenant devant elle pour attaquer. Comment se tirer de ce réel mauvais pas à présent ? Nathalie pouvait toujours tenter de prévenir les autres membres de l’Ordre du Phénix, mais Sorel lui avait pris sa baguette et, par conséquent, elle ne pouvait pas activer son Gallion d’Urgence. Elle était coincée, coincée pour toujours dans ce pays… Quand :

Sorel –
Tu te fous de moi ou quoi ?! Sale garce !

C’est pour cela que Nathalie était surprise. Il la traitait de garce, comment pouvaient-ils sortir ensemble selon la logique ? Ou alors était-ce un surnom « coquin » dans leur… monde ? Mais non, voyons, c’est complètement stupide ! L’inconnue ne tenait pas avec Sorel, sinon elle ne se serait pas retournée contre lui à l’instant. Mais dans ce cas, pourquoi trainait-elle avec lui ? Peut-être avait-elle pris Sorel pour quelqu’un d’autre, peut-être cette jeune femme avait-elle une mission qui était de récupérer de l’argent, ou quelque chose dans le genre. Mais pour l’instant, l’Ex-Gryffondor devait se décider, et vite. Contre qui allait-elle se mettre ? Sorel ou l’inconnue qui venait de pointer sa baguette vers Sorel ? Elle allait peut-être sacrifier sa seule chance de découvrir si, oui ou non, cet homme faisait partie des mangemorts. D’un autre côté, si elle aidait l’inconnue au visage si familier, elle allait peut-être pouvoir lui soutirer des informations ? Et si jamais cette personne refusait de lui répondre, Nathalie pouvait toujours la garder au Quartier Général le temps de trouver un moyen de la faire condamner – sans passer par le Ministère qu’elle pense corrompu, bien entendu.

Nathalie –
Garce ou pas, tu te retrouves avec deux baguettes pointées sur toi. Et je crois que tu as un minimum d’intelligence pour savoir que l’on peut t’assommer ou nous débarrasser de toi-même sans être de grandes mages, car nous sommes deux.

Sorel semblait se rendre compte de la situation, il remarquait bien qu’il n’avait aucune chance face à deux sorcières dont il ne pouvait évaluer la force ; l’une l’ayant trahi et l’autre… Il ne la connaissait pas, tout simplement. Il semblait commencer à baisser sa baguette, mais toujours, on pouvait observer dans ses yeux un regard réclamant vengeance, un regard qui aurait pu tuer s’il avait été vivant. A partir de ce soir, l’inconnue qui se trouvait à côté de Nathalie ne serait sans doute plus jamais en sécurité en ces lieux si elle était bien ce qu’elle prétendait. Par ailleurs, à présent, elle ne pouvait douter du non-couple qu’ils formaient à la vue du regard lancé par Sorel envers la jeune femme qui venait de le trahir. Mais à présent, que faire ? Elle n’allait pas baisser sa baguette comme cela, aussi bien accompagnée soit-elle – hum, hum – dans une pareille situation. Elle dirigea sa baguette vers Sorel et informula un Stupéfix pour être sûre de ne pas être interrompue. Elle voulait des réponses, elle les aurait. Après tout, l’Ex-Gryffondor venait de sauver la vie de l’inconnue, non ? Je vous l’accorde, l’inconnue en question avait fait la même chose deux minutes auparavant.

Nathalie –
Bon, maintenant, je veux des réponses. Qui êtes-vous ? Et qui est ce Sorel ? Comment le connaissez-vous ?

Les questions étaient posées. Seulement, Nathalie ne surveillait pas Sorel qui pouvait très bien se libérer par une quelconque formule de magie noire. Si la jeune femme était inconsciente ? Non, mais elle voulait des réponses. Elle ne comptait pas laisser l’inconnue lui filer entre les doigts, si jamais c’était elle, le mangemort soupçonné ? En fin de compte, elle était à la merci de la jeune femme et pouvait très bien se faire attaquer sans avoir le temps de riposter. En revanche… Si jamais elle lui posait des questions ? L’Ex-Gryffondor ne pouvait dire pourquoi elle enquêtait sur Sorel, elle ne pouvait même pas dire comment elle se retrouvait ici sans griller son appartenance à l’Ordre du Phénix. Elle allait devoir être très futée et jouer ses cartes avec prudence, ne pas dire un mot en trop, ou un mot trop peu, au risque d’attirer les questions. Cependant… Un détail qu’elle avait oublié était que jamais l’inconnue n’avait prononcé le prénom de l’homme avec qui elle se trouvait il y avait de cela à peine cinq minutes, et qui était figé comme dans du marbre en cet instant précis. Mais peut-être la jeune femme n’allait-elle rien remarquer ? Peut-être serait-elle trop stressée et préoccupée par ces questions pour être attentive à cela ?

Attente.
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Anna Ride
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Anna Ride, Lun 5 Sep - 14:38


Les deux jeunes femmes pointaient leur baguette sur Sorel, il était en position de faiblesse mais il continuait à insulter la jolie blonde, quel culot. L'encapuchonnée parlait sur un ton froid au jeune homme, lui expliquant que de toute façon il ne pourrait pas s'en sortir face à deux sorcières. Ce n'était pas totalement faux. Profitant du fait que la jeune femme ne regardait pas dans sa direction, elle se déplaça légèrement sur le côté afin d'avoir un meilleur angle de vue et réussir à percevoir les traits de son visage. La faible lumière émanant du lampadaire n'était pas vraiment de son côté, mais elle réussit à distinguer légèrement la forme de son visage. Pas assez distinctement pour en faire un portrait robot, non, mais peut-être suffisamment pour lui permettre de la reconnaître si elle la recroisait. Ou peut-être pas, Anna n'avait pas une excellente mémoire photographique mais bon, il faut bien se donner un peu d'espoir.

Tirant Anna de son inspection minutieuse du visage de l'inconnue, celle-ci lança un sortilège à l'encontre du sorcier en mauvaise posture. La jeune Auror en formation sursauta et observa Sorel se raidir instantanément sous l'effet du sort, ne prenant même pas la peine de se défendre. Il avait finit par jeter l'éponge ? Si facilement ? Ce n'était définitivement pas un mangemort... Quoique, certain d'entre eux savent faire preuve d'une certaine lâcheté, parfois. La jeune femme sous sa capuche se tourna ensuite vers la blondinette et s'adressa directement à elle.


« Bon, maintenant, je veux des réponses. Qui êtes-vous ? Et qui est ce Sorel ? Comment le connaissez-vous ? »

Elle en posait des questions celle-la... Anna commençait presque à en avoir marre de devoir se justifier auprès de l'inconnue. C'est vrai quoi, elle était juste venue pour avoir des réponses, pas pour en donner, zut hein ! Non mais... Une seconde, là. Elle venait bien de prononcer le nom de Sorel ? Oui oui, elle l'avait bien dit clairement. Or la jolie blonde ne se souvenait pas l'avoir dit une seule fois... Non, pas une seule fois. La jeune femme encapuchonnée connaissait donc d'avance le nom du sorcier, oui. D'ailleurs elle venait de demander QUI il était... C'est qu'elle-même n'était pas totalement au courant de ses activités. Faisait-elle partie d'une organisation non-officielle ? Illégale, même ? Menait-elle simplement des enquêtes pour le compte de quelqu'un de plus haut perché ou combattait-elle les mages noirs, elle aussi ? Seule ? En groupe ? Vengeance personnelle ? Anna aussi commençait à avoir beaucoup de questions au sujet de l'inconnue, il fallait qu'elle en sache plus. Elle misa sa carte sur la feinte, autant qu'elle fasse croire à l'inconnue qu'elle n'avait plus aucun doute sur son compte.

« Je fais partie d'une organisation. Vous aussi, à ce que je vois. Pour qui travaillez-vous ? »

Elle s'était redressée et avait presque envie de baisser sa baguette. Sorel était immobilisé par un sortilège et il fallait que l'inconnue en face d'elle arrête de se méfier. Il fallait qu'elle trouve un moyen de s'enfuir. Mais avant tout, il fallait absolument qu'elle puisse voir son visage, ça pourrait être utile à l'avenir et il était hors de question qu'elle manque une occasion pareil. Bon, elle n'avait pas le droit de se battre officiellement vu qu'elle était toujours en formation... Mais officieusement, elle avait le droit de se défendre, non ? Oh et puis zut, c'était pour la bonne cause ! Pointant toujours sa baguette vers la jeune femme, elle tenta un *Eolo Procella* informulé. Un petite bourrasque de vent sortit soudainement de sa baguette, en direction de l'inconnue et du sorcier toujours immobilisé. Le sort n'était pas puissant et la sorcière qui venait de le lancer était loin d'être une pro. Elle attendit patiemment que son sortilège l'effet qu'elle désirait. Avec un peu de chance, peut-être que la capuche de l'inconnue finirait par se dégager et qu'elle pourrait enfin voir clairement son visage ? Ou peut-être simplement que la jeune femme qu'elle visait allait se rendre compte de la supercherie bien trop vite et qu'elle se prendrait un sort en pleine tête. Ouais... Maintenant il fallait qu'Anna prie pour que le second cas n'arrive pas.
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Nathalie Matthews, Dim 11 Sep - 1:51


[HJ : RP pas super génial mais c'est une impasse pour l'instant >< Si tu n'as pas d'idée pour répondre, MP et j'éditerai demain =)]

Inconnue – Je fais partie d'une organisation. Vous aussi, à ce que je vois. Pour qui travaillez-vous ?

Pardon ?! Ouhlà, il y avait comme un problème inattendu. Jamais Nathalie n’aurait pensé que cette jeune femme faisait partie d’une organisation. Et, à sa connaissance, il n’y avait que les Aurors qui étaient illégaux et qui pouvaient donc se prétendre comme en étant une. Cette inconnue était donc sûrement une Auror, ce qui expliquait son allure familière. Mais ses cheveux étaient différents, de même pour ses yeux sans doute. Mais la jeune femme n'était sûre de rien. Cependant, dans cette optique, tout s'expliquait. C’était pour cela qu’elle ne l’avait pas reconnue plus tôt, qu’elle avait pensé croiser une nouvelle mangemorte ou future mangemorte. Pour l’instant, la chef de l’Ordre du Phénix s’était mise dans de beaux draps. Elle ne pouvait rien dire sans prendre le risque de mourir, surtout vu son statut. Elle allait répondre à l’Auror lorsque, soudain, une bourrasque de vent faillit faire tomber la capuche qui permet de camoufler son visage. Directement, Nathalie tourna la tête et se recula de manière à être totalement dans le noir, remettant sa capuche sur sa tête, et dit :

Nathalie –
Expelliarmus ! Non. Je ne peux rien dire et je ne dirai rien. D’ailleurs, si vous faites partie d’une… organisation, comme vous dites, que faites-vous ici ? Ce n’est pas vraiment un endroit fait pour quelqu’un comme vous.

Les paroles de Nathalie laissaient croire qu’elle ne croyait pas un seul mot de ceux que la jeune femme en face d’elle avait prononcé. Bien sûr, elle avait tout deviné et le sous-entendait très fortement mais si elle pouvait, à son tour, déstabiliser l’Auror et lui faire peur… Pourquoi pas ? Il fallait trouver un compromis. Peut-être que l’Auror n’avait rien à perdre, mais elle voulait sûrement que certains détails restent secrets. Et la jeune femme l’avait suivie pendant un bon moment, elle avait pu voir pas mal de choses et en avait entendu encore davantage. L’une comme l’autre était dans le pétrin, elles ne pouvaient donc que trouver un terrain d’entente pour protéger leur identité, leur appartenance à un quelconque groupe et, surtout, leur présence en ces lieux on ne peut plus louches. Mais que dire, que proposer ? L’Ex-Gryffondor cherchait encore et encore à toute vitesse une solution pouvant convenir. Il fallait qu’elle pousse son « adversaire » à accepter ce compromis, à se sentir menacée à son tour.

Nathalie –
Ecoutez. Je suis venue ici dans le seul but d’avoir des informations sur cet homme. Je ne voulais rien d’autre. Alors, répondez à mes quelques questions et j’oublie même jusqu’à votre présence en ces lieux. Cette discussion n’aura jamais existée et je ne vous aurais jamais vue. Vous avez autant à y perdre que moi si vous refusez cette proposition.

Ce que Nathalie disait était vraiment nul. Elle n’avait jamais su mentir, encore moins marchandé. Enfin, ici, elle ne disait que la vérité ; si jamais elle rentrait chez elle en s’en étant très mal sortie, elle allait enquêter sur cette jeune femme et tout révéler à sa chef. Elle savait qu’elle faisait partie des Aurors, ce qu’elle ignorait était son nom et son prénom. Mais l’Ex-Gryffondor avait beaucoup trop à perdre si elle se faisait prendre. Vous savez, ce défilement d’images lorsque l’on est sur le point de mourir ? Voilà ce qu’il se passait dans la tête de la jeune femme. Jamais elle ne devait révéler son identité à quelqu’un, elle devait se protéger coûte que coûte. Même si elle avait ses dons de legilimancie et d’occlumancie en horreur, s’il le fallait, elle les utiliserait. Mais jamais elle n’allait se trahir, elle ne pouvait trahir l’Ordre du Phénix de par la place qu’elle y occupait. Elle priait pour que l’Auror accepte le compromis, au risque de devoir lui dire qu’elle avait fait un Serment. Mais dévoiler une telle information risquait, cela aussi, de la trahir car certains mangemorts étaient au courant de cette histoire. Non, elle ne pouvait pas non plus. Mais partir ou s’attaquer tout simplement à cette Auror ? Si cela était nécessaire, Nathalie le ferait.
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Mélina Kuders, Ven 14 Oct - 18:33


[RP avec Anaelle Etlyne]

Le bruit de ses talons claquait sur les pavés de l'Allée des Embrumes, vêtue d'une cape noire, dont la capuche recouvrait sa tête et une bonne partie de son visage, seules quelques mèches de ses cheveux ondulés sortaient de sa capuche. Un léger vent s'était levé, en cette nuit de pleine lune, l'ancienne auror était assez pressée, elle avait un rendez-vous d'affaire, au bar des Ténèbres, avec la gérante, plus précisément. Cette dernière l'avait contacté par hibou, apparemment, elle avait besoin de ses talents de créatrice de potions...une histoire de cœur, d'après ce qu'avait sous entendu Miss Adams. La gérante du Sanglier Rieur ignorait totalement comment cette jeune femme avait entendu parlé d'elle...surtout que Mélina était loin de faire de la publicité, pour ce genre d'activité...pas très joli joli, pour un ancien membre du ministère...mais bon fallait bien qu'elle s'occupe et comme l'art des potions n'avait plus aucun secret pour elle...elle ne disait pas non, il lui suffisait de faire profil bas, en passant inaperçu...chose qui lui était très facile.

Cependant pour cette affaire, elle avait décidé de venir sous sa véritable apparence, elle savait qu'elle ne risquait rien, elle avait rendez-vous après la fermeture du bar, selon ses propres exigences car, elle ne voulait pas attirer les regards des autres clients, son portrait avait suffisamment la une des journaux... et pourquoi ne pas arriver sous une autre apparence? cela résoudrait bien des soucis, mais c'était une demande de la propriétaire qui connaissait son visage et qui pour des questions de confiance voulait être sur d'avoir affaire à la bonne personne et non un charlatant...oui bon cherchez pas comprendre....

Dire que quelques mois plus tôt, elle aurait refusé de faire cela, afin d'éviter les problèmes de part ses fonctions de chef des aurors, aujourd'hui, elle s'en fichait complètement, elle n'avait de compte à rendre à personne et personne n'avait de compte à lui rendre, c'était fini. Si elle croisait une patrouille d'aurors de l'Allée des Embrumes, en train d'affronter une bande de voyoux, elle les laisserait certainement se débrouiller, dans la plus grande indifférence. Cela pourrait être très surprenant venant d'elle, surtout qu'elle aimait prendre part au combat et qu'elle connaissait de nombreux aurors qui étaient déjà en fonction, lorsqu'elle en faisait parti et dont certains étaient des amis proches...mais elle était dans sa phase égoïste telle une adolescente qui faisait sa crise, cette attitude, elle l'assumait...même si elle pouvait être mal vu.

Presque arrivée à destination, elle entendit un bruit venant d'une ruelle environnante, est-ce un chat errant, des individus faisant affaire...elle l'ignorait, mais sa curiosité la fit faire marche arrière, une ombre sortit...la main sur sa baguette...elle attendit silencieux.
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Anaelle Etlyne, Dim 16 Oct - 2:04


Assise sur un banc, à la seule lumière du clair de lune, une ombre se fondait doucement dans l’obscurité ambiante du village des sorciers, désert à cette heure-ci dans ce petit bout de parc éloigné du centre ville. Hormis un hululement d’un hibou qui se faisait entendre au loin, le silence régnait. Un silence lourd, pesant. Un silence dérangeant.
Les jambes repliées sur son buste, la tête posée sur les bras posées sur ses genoux, Anaelle scrutait la lune d’un air absent, son regard tombant dans le vide de temps en temps. Plongée dans ses souvenirs, Anaelle avait un sourire triste, amer.

Ces derniers temps, la jeune femme s’était faite plus discrète et s’était réfugié dans un cocon réconfortant crée par ses deux compères, Cliodhna et Damian : leur maison, à tous les trois, loin de tout, dans un autre univers, le leur. Après tout ce qu’il s’était passé dans sa vie professionnelle et sentimentale, elle avait eu un besoin pressant de recul. Avec ce qu’il se passait avec Thomas et leur relation qui n'existait plus, malgré la souffrance évidente de la jeune femme, ce qu’il se passait chez les Aurors et au Ministère, Anaelle se sentait perdue face à ces évènements, totalement à la ramasse : c’était sans doute la raison pour laquelle elle avait demandé une trêve à Celeste pour lui laisser le temps de repartir sur de bonnes bases, le temps d’être prête pour redevenir active et performante. Trop de choses s’étaient passés rapidement et trop de changements brutaux pour qu’elle puisse tout comprendre. Elle avait eut une attitude lâche, mais elle n’avait pas trouvé d’autres alternatives à sa détresse émotionnelle.

Un vent frais se leva. Se recroquevillant sur elle-même, Anaelle ferma les yeux dans une crispation de douleur. Ses membres étaient maintenant engourdis et rester dans cette position avec ce froid n’était assurément pas une bonne chose pour elle. Levant les yeux vers la ruelle déserte, Anaelle décida que le temps à flâner ici était révolu. Se relevant doucement, Anaelle s’étira les jambes et chercha dans son sac un manteau pour tenter de se réchauffer. Le passant sur ses épaules, elle se leva dans un petit bond et se mit en route, ne sachant pas réellement où elle devait aller. Elle n’avait aucun endroit précis à l’esprit et elle préféra se référer à son instinct. Le visage baissée, les jambes lourdes, elle se laissa aller dans une ruelle sombre et peu fréquentable. Peut-être était-ce l’amertume qui lui faisait ignorer le danger, ou peut-être tout simplement son assurance en tant qu’Auror mais en tout cas, Anaelle ne s’était pas rendue compte que l’endroit était peu fréquentable et pour le moins assuré : elle venait de pénétrer dans un des endroits les plus glauques du village des sorciers, l’allée des Embrumes. Marchant quelques pas, elle se rendit peu à peu compte de l’endroit où elle était tombée. Son instinct était-il pour le suicide, à ce moment précis ? Fronçant les sourcils, elle ralentit le pas et mis tous ces sens aux aguets. Il n’y avait pas, en ce moment, quelque chose à risquer, mais les sorciers étaient d’un naturel tellement imprévisible que la sorcière ne chercha pas à savoir si l’endroit était bel et bien vide avant de sortir sa baguette. Celle-ci était déjà dans la main de sa propriétaire qui la maintenait fermement dans sa main meurtrie par le froid : être prête à tout moment était une bonne chose.

Après seulement quelques pas, Anaelle entendit un craquement près d’elle. Ralentissant encore plus la cadence et ayant le souffle coupé, Anaelle tendit sa baguette, prête à attaquer la première : elle connaissait que trop bien la réputation de cette ruelle, surtout à une heure si tardive.
Après quelques instants d’attente et de suspens, Anaelle fit un bond en avant et pointa sa baguette sur la cause de ce bruit. Dans un petit bruit étouffé, une très petite silhouette (trop petite pour être un adulte humain et vu l’heure, il ne s’agissait surement pas d’un enfant) fit un bond en arrière en même temps qu’Anaelle apparaissait à ses yeux. Les yeux de la sorcière s’étant acclimatés depuis longtemps à la pénombre, elle pu facilement distinguer les traits de la créature face à elle. Avec un hoquet de surprise, Anaelle brisa le silence qui l’entourait depuis quelques heures maintenant.

- Golum ! Qu’est ce que tu fiches ici, à cette heure ? Je ne t’avais pas dit de rester à la maison ?

Golum, l’elfe de maison d’Anaelle, acheté des mois auparavant. Voyant la colère de sa maîtresse, le petit elfe s’inclina au plus bas et couina d’un air désolé.

- Madame, Golum est tellement désolé… Mais Golum s’inquiétait pour Madame, vous savez ! Il se fait tard et à la maison… Tout le monde n’était pas rassuré. Golum venait voir s’il se passait quelque chose, alors il est venu…


Voyant la détresse de son elfe suite au reproche qu’elle avait eu, Anaelle se pencha vers lui et lui fit un sourire d’excuse, bien qu’elle ne fût pas contente de le trouver ici à cette heure-ci.

- Tout va bien Golum, je te le promets. J’ai juste eu envie de marcher un peu. Rentre maintenant, je ne tarderai pas, promis, elle lui tapota la tête et se redressa, hochant la tête pour souligner ses propos. Tu n’aurais tout de même pas du venir ici, file maintenant ! Et repose toi, j’aurai besoin de toi demain.
- Mais Madame, Golum était vraiment..., voyant la mimique de sa maîtresse, l’elfe arrêta net sa phrase et s’inclina une nouvelle fois. D’accord Madame. Navré de vous avoir importuné. Mais faites attention, Madame, cet endroit est vraiment pas fréquentable pour une sorcière de votre rang. Au revoir, Madame…

Une mimique agrippa le visage de la Blonde suite à cet éloge qu’il n’aurait pas du faire, Anaelle fronça les sourcils pour lui indiquer qu’elle n’était pas contente de sa dernière phrase : elle détestait être cataloguée à un rang, quel qu’il soit et surtout, elle détestait recevoir des conseils de ce genre, surtout lorsqu’elle était aussi… lasse. S’inclinant une énième et dernière fois, l’elfe s’évapora dans un « pouf » sonore en laissant Anaelle de retour à sa solitude et à son silence.
Elle ne reprit sa marche qu’après une ou deux minutes de fixation de l'endroit où était anciennement l'elfe, peut-être plus. Elle pensait maintenant à la maison qui l’attendait et avait oublié qu’elle se trouvait dans l’allée des Embrumes. Elle se laissa alors aller, sa baguette baissée et son regard perdu vers le sol.

Ce qui la ramena à la réalité fut un bruit de pas et de mouvement en sa direction. Reprenant tout de suite ses vieux réflexes, Anaelle leva son visage et tomba nez-à-nez avec une ombre encapuchonnée. Pensant tout de suite à un Mangemort, Anaelle fit un pas en arrière et se prépara à assaillir son adversaire. Portant son attention à ce qu’elle pouvait voir de son visage, elle ne put retenir le hoquet de surprise qui la saisit lorsqu’elle reconnut les formes du visage de l’inconnu.

- Mélina !

Amenant sa main à sa bouche, surprise d’avoir parlé aussi fort, Anaelle baissa alors doucement sa baguette. Il pouvait toujours s’agir de quelqu’un d’autre, mais un rapide coup d’œil sur ses vêtements et surtout, sur sa baguette, Anaelle fut rassurée sur l’identité de son « adversaire ».
La blonde se reprit et toussota doucement, se redressant tranquillement pour signifier qu’elle n’allait rien tenter contre son ancienne chef.

- Ca fait bien longtemps qu’on ne s’est pas croisés, Mélina…

Sa voix pouvait paraître froide, mais elle trahissait surtout un reproche de la blonde à l’ancienne Auror. Bien que Céleste avait su reprendre parfaitement le commandement des Aurors, Anaelle n’avait jamais pu digérer « l’abandon » de la part de Mélina : elle qui avait toujours été un modèle pour la jeune femme, elle était parti sans explication et sans chercher à reprendre réellement le contact avec elle. Certes, Anaelle comprenait les raisons du choix de la brune, mais elle avait vraiment subit ce départ comme un abandon, comme si, pour Mélina, les Aurors n’avaient jamais rien signifiés. Elle savait qu’elle se trompait, mais Anaelle avait toujours eu une certaine rancœur, non pas violente et meurtrière, mais plutôt affective : Anaelle s’était sentie trahie par son ancienne chef sur qui elle avait toujours compté. La revoir, à ce moment là et à cette heure là, ne l’aidait pas à devenir compréhensive et tout un tas de questions se formulaient déjà dans son esprit, bien décidée, au même instant où elle l’avait reconnu, à ce qu’on lui rende ses comptes.

Elle posa son regard, un regard lourd de reproche, sur celui de la jeune femme, ou du moins ce qu’elle pouvait en apercevoir et attendit que celle-ci parle.
Tout ce qu’elle espérait maintenant, c’est que l'ex-Auror ne s’enfuit pas ou qu’elle parte comme si Anaelle n’avait eu jamais aucune importance pour elle.
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Mélina Kuders, Jeu 20 Oct - 21:36


Son attente ne fut que de courte durée, dans la pénombre de la ruelle, de l'Allée des Embrumes, une silhouette fit son apparition...cependant, avant même qu'elle n'eut pu distinguer le visage de la personne qui venait de faire son apparition... cette personne prononça son prénom d'une manière très audible. La gérante du Sanglier Rieur fut surprise que cette jeune femme connaisse son nom et d'après le ton, elle était certain qu'elles se connaissaient même très bien.... Sur le coup, elle ne sut pas à qui elle avait à faire, ce timbre de voie lui était familier, mais vu son manque de communication...avec les personnes auxquelles elle tenait, elle n'arriva pas à remettre un nom et un visage sur cette voie, ce qui la mit mal à l'aise.

Restant sur la défensive, elle s'approcha de son interlocutrice...jusqu'à qu'elle la distingue, elle reconnut la jolie frimousse d'Anaelle, avec ses traits fins et ses cheveux blonds, un peu ébouriffés.

Anaelle!

Lorsqu'elle prononça ce nom, son sang se glaça...Mélina se retrouvait face à ses démons...face à une autre de ses amies qu'elle avait mis de côté au cours de ses dernières mois, sans qu'elle leur est donnée la moindre explication...comme si un beau matin, elle pourrait revenir au Ministère...après quelques jours de congés. Elle n'était même pas revenue en personne chercher ses affaires au Ministère, elle avait envoyé son père, oui elle avait envoyé son propre père qui n'avait jamais remis les pieds, dans un haut du monde magique, depuis qu'il avait épousé sa mère. Vous vous doutez bien qu'il avait été retissant à y venir, mais Mélina avait tellement insisté qu'il n'avait pu refusé...ah que voulez-vous, son papa ne savait rien refuser à sa fille chérie.

Sur le moment, elle ne sut pas quoi dire, et son premier réflexe fut de regarder sa montre, elle se devait d'être à l'heure à son rendez-vous, les affaires n'attendent pas.... Cependant, elle ne pouvait pas simplement lui dire, quel plaisir de te voir, on s'appelle...mais là je dois te laisser...non, elle ne pouvait pas faire ça, elle se devait de faire face à son amie, même si elle risquait à juste titre d'en prendre plein la figure. Elle savait qu'elle serait moins virulente que Céleste, mais elle se doutait qu'elle ne se gênerait pas pour lui dire ce qu'elle pensait... à sa manière, elle se demandait, d'ailleurs, si elle y gagnerait au change par rapport à la chef des aurors. Comment mettre fin à cette situation très embarrassante pour l'ancienne chef des aurors.

Surtout que Anaelle se trouvait à présent à quelques pas et qu'elle venait de lancer la conversation, par contre ses paroles furent brèves, apparemment, elle n'avait pas l'intention de faire un long monologue, au grand regret de la gérante qui devait à son tour ouvrir la bouche afin d'en sortir des sons, mais, cette rencontre lui avait couper le sifflet...honteuse de ne pas avoir donné de nouvelles à son amie, elle décida d'en rester là.

Euh oui, en effet, cela fait quelques temps qu'on ne s'est pas vu, ses derniers temps, j'ai beaucoup voyagé, je viens d'ailleurs tout juste de rentrer pour affaire, en parlant de ça, j'ai un rendez-vous important...je suis désolée, mais je dois te laisser, cependant, j’espère te revoir très vite, à bientôt.

Plus nul que ça, tu meurs, le blabla de Mélina fut pitoyable et elle en avait parfaitement conscience...mais elle n'avait pas trouvé mieux et commença à s'éloigner d'un pas lent et gêné.

hrpg: Voilà, j'ai lancé la machine tongue
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Anaelle Etlyne, Dim 13 Nov - 1:05




Toujours debout, Anaelle ne brisa pas le silence qui s'était instauré entre les deux femmes depuis qu'elle avait parlé. Le silence était pesant et n'avait rien d'une retrouvailles, l'obscurité et le contexte étant les grandes causes de cette gêne. Son regard n'avait pas faiblit en intensité et son arme, toujours près de son corps, n'avait pas été rangé lorsque l'inconnue avait été dévoilée.
Anaelle n'attendait pas à ce que Mélina se jette dans ses bras en l’assommant de ridicules phrases typiques de retrouvailles bêtes et méchantes, elle n'attendait pas non plus à ce que la scène se réchauffe et que tout soit mignon tout beau... Elle attendait juste un peu de reconnaissance, d'estime et peut être un peu d'amitié de la part de la jeune brune.

Un geste, si anodin soit-il, déchira le coeur de la jeune femme. Mélina venait de vérifier l'heure sur sa montre et Anaelle prit ce geste comme un signe d'irritement, ou pire encore, d'agacement. Après tout ce temps si éloigné l'une de l'autre, même si elle n'avait jamais été tellement proche pour qu'Anaelle lui demandait des comptes, à peine retrouvées, Mélina pensait déjà à s'enfuir. Anaelle était-elle donc si peu importante, si dérisoire à ses yeux ? Un pincement au coeur lui coupa le souffle et s'empila à la liste des causes qui faisaient qu'Anaelle se sentait profondément seule à ce moment-là. Si dérisoire.. Elle qui avait été un tel modèle depuis des années : d'abord sa Directrice, puis sa Chef et enfin son égale.
Serrant dans sa main sa baguette, un peu plus fort que nécessaire, Anaelle attendit patiemment que Mélina ouvre la bouche et s'explique : la blonde ne pouvait la juger tant qu'elle ne se justifie pas. Ca aurait été trop facile, trop bas pour Anaelle, elle avait d'abord besoin de savoir pourquoi la Miss Kuders se comportait comme ça.

Soudain, le silence se rompit. Attentive, Anaelle suivit les paroles de son interlocutrices avec beaucoup d'attention, ne soupçonnant pas un instant ce qui allait suivre..

Euh oui, en effet, cela fait quelques temps qu'on ne s'est pas vu, ses derniers temps, j'ai beaucoup voyagé, je viens d'ailleurs tout juste de rentrer pour affaire, en parlant de ça, j'ai un rendez-vous important...je suis désolée, mais je dois te laisser, cependant, j’espère te revoir très vite, à bientôt.

Ecarquillant les yeux, Anaelle eut une réaction des plus spontanées.

- Pardon ?!

Le coup venait d'être encaissé, Mélina menait à 1 contre 0. Bien qu'elle le redoutait, Anaelle n'avait pas envisagé cette éventualité de réaction. Elle interprétait celle-ci plutôt comme une sorte de trahison, de la lâcheté, de la fuite. Ca ne lui ressemblait pas du tout. Non, ce n'était pas la Mélina qu'Anaelle connaissait. La jeune blonde secoua la tête d'incrédulité, espérant que ce soit une blague ou même un mirage. Cependant, elle du rapidement revenir sur Terre : Mélina partait, lâcheté, comme une ombre.
Deux éventualités s'étaient alors imposée en elle : soit elle partait et ne chercherait plus, par une quelconque manière, à reprendre contact avec l'ex chef des Aurors, soit elle s'imposait et même si la délicatesse n'était plus son fort, lui ferait comprendre que ce n'était plus possible de fuir, surtout pas en face de personne comme elle.

Très rapidement, Anaelle fit son choix.

- Mélina !

Son ton était dur et sévère, cassant la fraicheur de la soirée et les bruits qui resonnaient au loin. Les sourcils froncés, Anaelle ne la laisserait pas partir aussi facilement, pas cette fois-ci. Avec une rapidité et une souplesse qui lui allaient bien, Anaelle rattrapa son amie et se positionna devant elle. Le regard dur, elle recula d'elle et, d'un geste automatique mais non voulu, leva sa main, qui tenait sa baguette, vers Mélina. La blonde était à fleur de peau et la réaction de l'ex-Auror venait d'attiser en elle un feu qui n'attendait qu'une braise pour s'allumer.

- Arrête de fuir ! Sa voix claqua dans l'air, froide et trop sûr d'elle, ce qui n'était pas du tout habituel pour quelqu'un qui était si doux en temps normal. Mélina ! Tu nous dois des explications, tu ME dois des explications.

Le feu qui naissait en elle était trop violent et trop inhabituel. Elle n'arrivait pas à se contenir et elle sentait ses émotions prendre le dessus, empêchant sa tête de rester froide et surtout, de se montrer raisonnable. Anaelle ne perdait pas souvent le contrôle, mais à ce moment-là, elle venait de péter un plomb.
Sa respiration était haletante, hésitante, l'esprit de l'Auror trop embrumée.

- Tu es partie si longtemps et si loin et tu oses repartir si facilement ?! Ne crois-tu pas qu'il serait temps de faire face à la réalité ? Anaelle ne parvenait plus à faire le vide dans sa tête, ses pensées s'entremêlant et ne laissant plus de place au discernement.. Ne peux-tu pas penser un peu aux autres, pour une fois ?


Elle criait à moitié, se foutant royalement de ceux qui pouvaient l'entourer, que ce soit des cagoulés, des nuggets ou même des civils. Sa réaction, elle le savait, était égoïste et enfantine et totalement injustifié : ses paroles étaient si petites et faciles, et si incorrect ! Elle savait pertinement que Mélina avait beaucoup trop pensé aux autres et qu'elle avait eu besoin de se recentrer un peu sur elle, mais c'était tellement plus facile de lui balancer ça comme ça : elle le savait, mais elle n'avait pu s'en empêcher. Mais trop d'émotions en même temps n'était pas bon. De plus, les vieux souvenirs du départ de Mélina, fuyant le monde magique et la communauté alors que les Aurors étaient dans un cas critique, lui rappelait son expérience avec Thomas qui avait fuit tout simplement l'Angleterre, sans prévenir, fuyant tout ce qu'il avait connu, dont elle. Elle n'avait donc pas assez d'importance aux yeux des gens pour qu'elle puisse valoir la peine qu'on lui explique... Tout le monde fuyait, la fuyait.
Dans un geste colérique, elle cria à nouveau le nom de son interlocutrice, bougeant en même temps sa main armée dans sa direction. Elle voulait créer un électrochoc, la faire réagir, même si elle le savait, ce n'était assurément pas la bonne manière de faire.

Elle voulait juste qu'on lui explique..



HJ : Vraiment désolée désolée désolée du temps, et de la qualité.. J'espère que ça ira :$
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Alexander Severus, Sam 14 Jan - 18:53


{ RP avec Kaya Adams. Si cela pose problème avec le RP du dessus, veuillez m'envoyer un MP }

Minuit, à l'heure où l'autre pourrait dormir, Eleonore, elle, divaguait dans les rues sombres de la ville. Enfin, ce n'était pas totalement une ville pour être exacte, mais un Chemin. Le chemin de Traverse. A minuit dans ce chmin, ce n'était pas si dangeureux, mais bon, il fallait être prudent, c'était tout. La pauvre femme n'avait plus le courage d'affronter le regard de ses amis et encore moins celui de sa demie soeur, en effet Leo venait de retrouver sa soeur et à peine l'avait il découvert, qu'un destin tragique l'attendait au coin de la rue. D'ailleurs, cela faisait 4 jours que Leo était décédé, 4 jours qu'Eleonore ne mangeait plus, 4 jours qu'eleonore ne dormait lus, 4 jours qu'lonore essayait d'éviter l'appartement qu'elle avait acheté avec son défunt époux. Elle n'avait plus le sourire, plus le moral, mais elle tenait. Et pourquoi? Parce qu'elle savait qu'elle devait continuer, pour Leo qui l'aurait voulu, pour elle même et puis pour les enfants qu'elle portait.

Oui elle était enceinte, enceinte de Leo qui avait voulu des enfants avec elle. Des enfants qui ne connatraient jamais leur père mais qui sauraient par le biais d'Eleonore qu'il était mort en héros. Et surtout mort à leur mariage, mais revenons aux enfants. Eleonore avait fait le test après la mort de Leo, passant à l'hopital pour escorter quelques blessés du mariage et se soigner par la même occasion. Ensuite, elle avait tenu à faire ce test et avait découvert qu'elle était bien enceinte, non pas d'un enfant mais de deux. Mais à quoi bon élever des enfants dans le malheur? Et si ils ne connaisseraient jamais le bonheur d'un famille? Mais pour l'instant Eleonore marchait, elle ne se sentait pas rête à etre une mère, surtout si elle était seule, mais après tout c'était elle qui avait tenu à ne pas revoir les seuls personnes qui pouvaient la soutenir; ses amis et Keira. Keira qui était sa demie soeur, et puis sa belle soeur, une personne qu'elonore ne connaissait que de vue, pour l'avoir aperçu à son mariage.

Minuit sonnait. La demoiselle marchait lentement, trainant sa cape décharnée derrière elle, ce qui produisait un faible son d'épouvente. Ses cheveux étaient lisses et non ondulés comme d'habitude. Ses yeux, eux menaçaient son entourage, de quoi faire fremir de peur un Fléreur aveugle. Le Chemin de Traverse parcouru de long en large, Eleonore se glissa vers une étroite ouverte qui le menait, non pas au Chaudron Baveur mais à l'Allée des Embrumes. Cette allée par contre n'était pas déserte, au contraire, des sorciers étaient présents et même si Eleonore n'avait pas confiance en eux, elle ne fuit pas, se contenta de se diriger vers un bar. Celui qu'elle connaissait trop. Elle revoyait encore, dans sa tête, les mangemorts qui arrivaient en grand nombre, et puis les invités du mariage qui se pressaient au dehors pour essayer d'échapper aux flots de sortilèges. Il y avait eu plusieurs victimes, plusieurs blessés et Leo avait été tué. Et la Gryffondor n'avait rien pu faire, mais c'est lorsque qu'elle s'était retournée vers l'entrée du bar des ténêbres qu'une sorcier en sortait, fermant le bar avec sa baguette. La jeune femme la connaissait, elle était tout sauf une inconnue aus yeux de la veuve. Eleonore alors avait soupiré, soit elle repartait, telle un démon de la nuit, soit elle revenait vers cette sorcière, pour accepter, enfin, de l'aide. Une voix à en fendre l'âme s'échappa des lèvres de la jeune femme. En effet, cette sorcière, qui était Kaya, ne savait rien de la mort de Leo, car elle s'était avisée, et heureusement, de rétablir l'ordre du côté des invités n'ayant rien à faire dans le combat. D'ailleurs, Eleonore ne se serait jamais pardonné si il était arrivé malheur à Kaya lors de ce combat. " Bonsoir Kaya. " Elle referma ensuite sa bouche. Non elle ne lui dirait pas tout de suite que Leo était mort. Ceci aurait mit Kaya dans un état proche de la folie, d'ailleurs Kaya était une amie de Leo.
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Kaya Adams, Dim 15 Jan - 17:15



Pour une fois, la soirée au Bar des Ténèbres s'était bien déroulée. Pas de mangemorts qui avaient déboulés pour mettre de l'ambiance, pas de blessés, pas de morts, pas de bataille... Kaya n'avait revue Eléonore et Léo depuis la soirée de leur mariage partis en fiasco. En fait, elle n'était même pas sur que ce soit une bonne chose qu'elle l'ai revoit. Après tout, un des plus beaux jours de leurs vies, au bar, avait été un véritable cauchemar. Pourtant tout avait été prévu pour que la journée se passe bien. Kaya et Miley avaient décoré le Bar, préparé le menu et avaient étaient heureuses de pouvoir créer le mariage, et malheureusement tout c'était mal passé. Très très mal passé...
Kaya essaya d'oublier un instant leur mariage désastreux. Elle avait du refaire entièrement le Bar, tout avait été détruit, et Kaya avec son équipe c'étaient démenés comme des fous pour redonner l'ancienne ambiance du Bar. Mais après tout, ce n'était plus pareil. Miley, Peter, Jude, Emma et elle n'oubliaient pas l'histoire de si tôt.
Elle sortait donc du Bar, fatiguée de sa journée et de sa soirée. Évidemment, elle qui aurait aimée aller dormir, mais pour une fois, en sortant du bar elle reconnut la silhouette d'Eléonore. Que faisait-elle ici ? Elle semblait complètement démoralisée, comme un fantôme. Elle n'avait pas son sourire habituel, ni cette joie de vivre lorsque les deux jeunes femmes se voyaient. Qu'avait-elle donc ?! Kaya s'approcha d'elle, et Eléonore lui dit bonjour. Un bonjour d'une voix neutre sans rien d'amical. Mais qu'avait-elle donc ? Kaya commençait à s’inquiéter sérieusement pour son amie.


    Eléonore, est ce que ça va ? Tu sembles triste.



Kaya s'approcha d'Eléonore, et la prit dans ses bras. Elle ne savait pas pourquoi Eléonore n'allait pas bien mais Kaya ne voulait pas la voir mal. Pourquoi n'était elle donc pas avec Léo, lui serait ce qu'il fallait lui dire, la calmer... Mais d'ailleurs, pourquoi Eléonore traînait dans l'Allée des Embrumes, toute seule ?! Ou était Léo ?


    Eléonore, où est Léo ?


Kaya connaissait Léo depuis qu'il sortait avec Eléonore et c'était un chouette type. Toujours là pour aider, toujours là si on avait besoin de lui... C'était un mec vraiment génial, le mec que lorsqu'on le trouvait il ne fallait plus le lâché. Oui, elle le considérait comme un ami et oui elle l'appréciait encore plus depuis qu'il était avec Eléonore, mais la voir dans cet état, la fit comprendre qu'il s'était passé quelque chose avec lui. Ils s'étaient sûrement disputés et cela avait du mal tourné... Mais, Eléonore n'aurait pas du venir seule dans l'Allée des Embrumes, surtout la nuit. Si elle avait eu besoin de parlée, la jeune femme aurait du venir à Golden House, prendre un café et parler calmement.
Kaya savait pourtant que entre Léo et Eléonore il se passait quelque chose. Sûrement pas quelque chose de bon... Kaya remit une mèche de cheveux d'Eléonore qui était tombé dans ses yeux et la regarda. Elle ne l'avait jamais vu comme cela auparavant, et ne voulait pas qu'elle soit triste. Kaya trouva un banc un peu plus loin et s'assit, tout en regardant Eléonore.
Les deux jeunes femmes n'avaient jamais eu une relation compliquée à part leur rencontre. Elles aimaient parlées et rire ensembles mais ne parlait jamais vraiment de leurs problèmes respectifs. Mais aujourd'hui en la voyant dans un état comme celui, Kaya s’inquiétait énormément pour son ancienne colocataire. Des dizaines de questions se bousculaient dans sa tête, mais Kaya voulait d'abord qu'Eléonore lui explique ce qui se passe... Si elle le voulait.

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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Alexander Severus, Lun 16 Jan - 19:15


Le bonsoir d'Eleonore n'avat pas dû plaire à Kaya qui venait tout juste de s'approcher. Durant cette aproche, Eleonore put scruter le visage endormie de son amie. Elle avait l'air fatiguer. Peut être revenait elle d'une soirée au bar qui avait bien marcher, pas comme le mariage. Oui pendant ce mariage des mangemorts avaient pénétrer le bar, mettant sans dessus dessous le magnifique bar des ténèbres. Eleonore s'en voulait, oui. Sans ce mariage, le bar n'aurait pas été détruit... Et toutes ces victimes.. Eleonore se rapella avec effroi que Clio avait été torturée. Ses cris résonnaient toujours dans sa tête, plus ou moins élevès, cela dépendait de l'humeur d'Eleonore.
Autant dire que sa tête était comme fendue en deux. Mais il fallait passer à autre chose, et même si cela était difficile. Pour une fois Eleonore n'avait pas tourné les talons, et peut être était ce mieux comme ça.

Mais de toute façon Kaya venait déjà de parler. En effet, elle avait remarqué qu'Eleonore n'était pas si bien que ça. Mais avant qu'elle n'ait pu tenter une quelconque réponse, la sorcière qui se tenait en face d'elle, venait de se jeter dans ses bras, enfin, surtout dans le but de montrer qu'elle pouvait tout lui dire et aussi pour la réconforter. Néanmoins, Kaya se rendit vite compte qu'il manquait quelqu'un. Leo n'était pas là. La jeune femme se recula de quelques pas puis secoua la tête. Eleonore, comme pour ajouter quelque chose de triste à son désespoir, regarda à sa droite et à sa gauche pour voir si son "mari" n'était pas là, mais quand elle vérifia qu'il n'y avait personne, Eleonore regarda Kaya d'un air regretté et se relança dans ses bras. Cette fois, ci c'était volontaire, Eleonore s'était rendue compte, (enfin!) qu'elle ne pourrait confronter cette situation seule. Kaya, même était comme une soeur, bien que Keira remplissait ce rôle à merveille, mais, ensuite, la jeune femme conssentit à se laisser guider vers un banc à l'ombre des oreilles indiscrêtes par Kaya.

Il fallait lui raconter et le plus vite possible, seulement il fallait garder le calme afin que Kaya puisse comprenbdre le mieux du monde ce qu'elle avait à dire. Et bien vite, Eleonore aux côtés de Kaya, assise sous les étoiles, prit soin de prendre les mains de son amie dans les siennes, et avec toute la délicatesse qu'il se devait. Raconter cette histoire une seconde fois, car elle dû la raconter à l'hopital, mais bon, était vraiment un cauchemard, et son tein alors redevint encore plus pale. Une silhouette fantomatique dans la nuit, de quoi faire peur à des petits moldus. Reprenant son courage à deux mains, même si elle tenait celles de Kaya, elle prit la parole. Sa voix tait un peu éteinte.

Tu sais au mariage... avec l'arrivée des mangemorts, tu étais occupée à aider les invités, tu te rapelles?

Comment ne pas s'en rapeller? Avec l'arrivée des magemorts en grand nombre dans ton bar lors d'un mariage de tes amis, il y a de quoi s'en souvenir toute sa vie. Pauvre Kaya, Eleonore avait penser à elle, son bar s'était détruit, mais apparemment, elle et Miley, et surement spersonnes avaient retapés le bar et il semblait être flambant neuf. C'était tout le bien que lui souhaitait Eleonore après lui avoir fait subir tout ceci. Néanmoins, elle continua sur sa lançée, afin d'en finir le plus vite possible.

Quand tu étais occupée à les faire sortir, un combat s'est engagé, et je ne sais pas si tu as entendu, mais quelqu'un a été tué... Sous mes yeux, et ceux des autres invités.. Leo s'était... lançé dans la baguarre pour ...nous protéger et..

A présent sa voix était coupée de sanglots. Kaya, si elle avait réussi à suivre son histoire, avait comprit et Eleonore alors ne serait pas obligée de contiuer cette pénible phrase.Mais ce qu'elle attendait avec peur, était la réaction de Kaya.. comment allait elle réagir?
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Re: Minuit, l'heure du crime.

Message par : Kaya Adams, Sam 21 Jan - 15:25



Kaya était toujours auprès d'Eléonore, à un peu plus de minuit, juste après une soirée au Bar, et attendait toujours de savoir, ce qu'elle faisait là, toute seule, où était Léo son mari, et pourquoi était-elle si triste. Kaya ne voulait en aucun cas la brusquer, elle ne voulait pas non plus qu'Eléonore garde ce poids à elle seule. La jeune femme connaissait Eléonore et l'adorait. Elle l'aimait comme sa sœur, comme sa meilleure amie et la voir triste, la rendait mal. D'ordinaire s'était une jeune femme joviale, heureuse de la vie, et toujours là pour ses amis. Alors qu'est ce qui se passait donc. Et pourquoi elle avait tant de mal à le dire à Kaya ? N'avait-elle pas assez confiance en elle ? Puis Eloénore ouvrit la bouche. Kaya lui tient la main, pour lui expliquer qu'elle était avec elle et que la jeune femme l'écouterait coûte que coûte. Elle commença à lui parler du mariage. Oh non, alors elle lui en voulait tellement, au point que cela la faisait pleurer ! Si Kaya avait cru ça alors, elle se serait éternellement excusée ! Mais elle n'eut pas le temps de prendre la parole. Eléonore, lui parla des blessés de la soirée et que Kaya avait été obligée de ne pas céder à la panique, et aider les invités à sortir du bar sans se faire blessés. Cela avait été une affaire difficile puisque tout le monde criait dans tous les sens, des sorts fusaient et Kaya avait même été blessée à l'épaule... Enfin elle ne se plaignait pas puisque personnes n'avaient été blessées. Kaya fit un signe de la tête, comme pour lui dire qu'elle était d'accord et qu'elle l'écoutait. Elle ne voulait pas la couper et voulait l'écouter car elle s’inquiétait énormément pour celle qui comptait autant que sa famille.

    Quand tu étais occupée à les faire sortir, un combat s'est engagé, et je ne sais pas si tu as entendu, mais quelqu'un a été tué... Sous mes yeux, et ceux des autres invités.. Leo s'était... lançé dans la bagarre pour ...nous protéger et..

Eléonore éclata en sanglot. Kaya se leva et la prit dans ses bras, en lui disant que tout irait bien, qu'elle serait là pour elle. La jeune femme parlait dans un chuchotement... Elle aussi avait la voix tremblante et les yeux qui lui piquait. Oui, elle avait compris ce qu'Eléonore essayait de lui dire... Et malheureusement... Kaya avait compris que Léo était mort. Mais comment était ce possible ?! Kaya n'avait rien vu, pourtant c'était son bar ! Mais non, il n'y avait pas eu de mort ! Et puis pas Léo ! Comment était ce possible ! Kaya passa de la tristesse à la colère... Et elle éclata en sanglot. Kaya ressentait le désespoir qu'Eléonore pouvait ressentir même, si le sien était moins profond, puisqu'elle n'avait connue que brièvement Léo. Mais elle savait que c'était un homme bien, sympathique et toujours là pour sa femme. Mais maintenant, Eléonore était seule... Non !! Kaya était là pour elle, la jeune femme devait la soutenir et rester près d'elle, le temps que la douleur passe... Même si, elle ne passerait jamais... Kaya en savait quelque chose. Elle s'essuya les yeux et reprit la parole en essayant de sourire, même si tout cela était un peu forcé.

    Eléonore, Eléonore... Écoute-moi, écoute-moi...


Kaya releva le visage de sa chère amie et la regarda dans les yeux. Toutes les deux, devaient avoir les joues rouges et les yeux enflées mais, Kaya devait essayer de soutenir son amie, d'être plus forte pour elle..

    Je sais que c'est dur, je ne te dirais pas que la douleur passera parce que la vie va être dur, ma chéri, mais tu vas repartir, tu vas t'en remettre et tu vas repartir, tu as toujours été douée pour remonter la pente.


Kaya la prit dans ses bras, ne sachant pas comment faire pour la consoler. D'habitude c'était elle la victime, elle qui avait pleurée lors de la mort de sa mère et de la perte de sa famille adoptive. Maintenant, elle devait aider Eléonore, ne plus la laisser tant qu'elle n'aurait pas fait le deuil de son mari défunt. Kaya réfléchit à toute vitesse. Elle devait trouver une solution... Et elle l'avait la solution !

    Eléonore, tu vas revenir à la maison quelques temps. Tu as toujours ta chambre et tu sais très bien que tu es la bienvenue chez moi... C'est chez toi !


La jeune femme essuya les yeux de son amie. Pourquoi la vie était-elle injuste avec Eléonore ? Elle avait toujours été là, mais aujourd'hui c'était différent. Bien qu'Eléonore lui avait expliqué la mort de Léo, Kaya avait l'impression qu'il y avait autre chose... Est ce qu'elle lui cachait encore quelque chose ?

    Eléonore est ce qu'il y a autre chose ?


Kaya ne voulait pas brusquer Eléonore, et si il y avait quelque chose d'autre, en plus de la mort de Léo, Kaya devait le savoir. Elle voulait être la pour Eléonore, pour la soutenir, parce qu'elle le méritait et que ce bout de femme était une des personnes qui comptait le plus aux yeux de Kaya.
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