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Voyage en Italie
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Kaya Adams
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Poufsouffle

Re: Voyage en Italie

Message par : Kaya Adams, Dim 29 Jan - 17:17



Kaya était toujours là, plantée devant ce grand homme sombre d'apparence. Lorsqu'il posa enfin ses yeux sur la jeune femme, cette dernière sentit son sang se glacer. Il avait des yeux foncés, presque aussi noir que sa pupille. Il lui répondit plutôt calmement, mais Kaya sentait bien qu'il n'aimait en aucun cas les moldus, vu comment il s'amusait à les traiter.

    « Bonjour mademoiselle. Je me vois dans l’obligation de rejeter votre demande. Je ne peux point aider ceux qui m’ont fait souffrir. »


Il la laissa en plan en plein milieu des blessés et des malades. Kaya était tiraillée entre l'envie d'aider les moldus et de dire les quatre vérités à cet homme. Bien qu'elle mourrait d'envie de bien faire son travail, celui constituait aussi à parler aux personnes physiologiquement atteinte. Elle retourna donc vers le jeune homme. Il avait une tête de quelqu'un qui avait à peine dormit et la mine fatiguée. Elle s'arrêta devant puis préféra ne pas s’asseoir et garda sa baguette magique à la main, au cas où.
La médicomage ne comprendrait sûrement jamais pourquoi les sorciers détestait les moldus. Bien sûr ils étaient différents, et leur mentalité pour croire au surnaturel était très... Limité, mais enfin ! Elle aussi n'avait pas vécu la joie avec sa famille adoptive, mais elle savait très bien que les seuls fautifs étaient son père et son frère et pas les moldus qu'elle croisait tous les jours dans Londres. Fallait savoir faire la part des choses !


    Excusez-moi, mais vous vous trompez. Oui, c'est vrai que les moldus ne sont pas tous gentils, mais certains à la différence, ignore ce qu'est la magie, et ceux là, non pas besoin d'être encore plus blessés qu'il ne le sont déjà, par un crétin qui s'amuse à les martyriser !


Bon, Kaya, elle-même l'avouait, elle s'était encore emportée. Mais enfin, il fallait à un moment tourner la page ! Même si cela avait été un épisode traumatisant dans la vie de ce jeune homme, il n'avait de raison de s'en prendre à ses pauvres gens. Kaya connaissait très bien ce sentiment d'abandon, et de mal être. Elle avait vécue avec des moldus qui lui avait mentis pendant près de dix-huit ans, alors elle était un peu experte en la matière. Elle n'en voulait pas vraiment, en fait, à cet homme mais... Non, elle ne pouvait pas lui pardonner ce qu'elle venait de voir. Peut-être que si elle l'avait connu à Londres, cela aurait été différent. Mais, aujourd'hui, lorsque Kaya voyait la souffrance dans les yeux des Moldus, victime des catastrophes naturelles, elle ne pouvait pas restée insensible et les regarder sans leur venir en aide. Elle se devait de participer, même un tout petit peu, à leur recommencement, les calmer et leur expliquer que tout irait bien. Elle même le savait, rien n'irait bien, elle se mentait et Kaya leur mentait. A chaque fois, elle devait faire cela. Lorsqu'elle savait qu'un patient était condamné, elle lui disait que tout irait bien. Mais elle lui mentait, comme elle mentait, tout de suite, maintenant, à cette gamine qui lui demandait où était sa mère.
Mais après tout c'était son travail. Elle avait appris à gérer tout cela et puis finalement, devant le drame qu'elle était entrain de vivre, dans sa tête tout se mélangeait. La mariage d'Eléonore, la mort de Léo, sa vie avant de devenir sorcière, les galères qu'elle avait vécue avec Emma lorsqu'elles étaient mômes... Tout était flou, ses pensées et sa rencontre, bien que brève et brutale avec le mystérieux homme, l'avait fragilisé d'un coup. Pourtant, cela faisait des années qu'elle ne pensait plus à sa famille. Certes, elle avait renoué le lien avec ses grand-parents biologiques, mais jamais depuis, ses quinze ans, Kaya n'était allée retournée voir son père, Josh.
La médicomage sortit de ses pensées, lorsqu’on la bouscula assez violemment pour qu'elle finisse par terre. Elle bredouilla une injure et remarqua qu'elle avait perdu sa baguette magique, lors de sa chute. Prise de panique, elle commença à la chercher partout, en vain. Elle respira un grand coup et réfléchit à comment elle était tombée et où sa baguette avait pu glissée. Une fine pluie commença à tomber sur le visage de Kaya. Elle soupira et se rendit compte que le voyage en Italie n'avait peut-être pas été un bonne idée.
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Emma Ewatson
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Re: Voyage en Italie

Message par : Emma Ewatson, Lun 20 Fév - 16:02




PV. Mélina Kuders - Emma Ewatson.



[justify]Emma fut tirée de son sommeil par les premiers rayons de soleil. Elle posa par habitude sa main fine et délicate sur l’oreiller qui se trouvait à sa droite. L’oreiller de Rily. Ca faisait quatre jours qu’Emma se réveillait seule le matin dans son grand lit double. Quatre nuits qu’elle avait passé seule à déprimer, n’ayant le goût de rien, même pas d’aller faire un tour au restaurant toujours très fréquenté de Godric’s Hollow. D’habitude, Emma aimait sortir le soir et faire la fête. Mais depuis que Rily était partie en laissant une simple lettre sur la table de la cuisine de l’appartement d’Emma, elle ne cessait de se tourmenter, de se poser des questions.
« Je pars parce que j’ai quelques problèmes avec ma famille que je dois aller régler. Ne t’inquiète pas. N’essaie pas de m’envoyer Amorentia, elle ne pourra pas me trouver. Bises. »
Chaque matin, chaque soir lorsqu’elle rentrait du travail, Emma espérait revoir la jolie blonde qui partageait sa vie depuis bientôt trois ans. Mais à chaque fois ce n’était que déception, larmes, et mouchoirs.

Mais lorsqu’elle se réveilla ce matin pluvieux, Emma n’avait plus envie de pleurer pour un fantôme qui ne lui avait rien expliqué. Elle était passée de la tristesse la plus profonde à la colère la plus vive. Ainsi Rily avait tout quitté, sa copine, son travail à Poudlard, tout pour « des problèmes familiaux à durée indéterminée ». Mais pourquoi ne pas lui avoir dit la vérité ? Si elle ne voulait plus d’Emma elle aurait du lui dire ! Ruminant des sombres pensées, Emma se saisit d’un sac de voyage qu’elle rempli à l’aveugle, balançant les premières robes qui lui tombaient sous la main. Elle n’avait pas vraiment de destination précise. Il fallait juste qu’elle aussi prenne l’air. Partir loin, laisser tout ses soucis à Godric’s Hollow lui semblait la meilleur chose à faire. Très vite elle griffonna un mot de sa fine écriture qu’elle donna à Amorentia. La jeune femme regarda s’envoler sa chouette blanche chez Kaya, sa cousine et patronne au bar, comme si c’était le symbole d’un nouvel horizon. Elle prévenait sa cousine qu’elle prenait une semaine de congé au minimum car elle ne supportait plus le climat actuel qui régnait en Angleterre…

Après de longues hésitations, Emma décida de ne pas laisser la moindre note à l’intention de Rily. Si elle rentrait, celle-ci la connaissait suffisamment bien pour comprendre qu’Emma en avait eut assez d’attendre et était aussi partie de son côté. Et puis elle connaissait Kaya si elle s’inquiétait vraiment. Si elle s’inquiétait. A ce mot, le nez d’Emma commença à la picoter légèrement, signe que les larmes allaient affluer. Rily c’était elle rendue compte de l’inquiétude d’Emma à son égard, de la peur, de l’angoisse qui la tenaillait depuis quatre jours ?! Si elle rentrait, ça serait à son tour. Si elle rentrait…

Plop. Emma transplana à l’aéroport de Londres. En marchant dans les allées elle tomba sur une affiche publicitaire pour des « vols vers l’Italie, le pays du bonheur et du soleil, pas cher ». Parfait. La cogérante du bar des ténèbres prenait enfin des vacances. C’était sur un coup de tête, c’était toute seule, c’était allé trop vite, mais pour ceux qui connaissait l’hyperactivité et l’impulsivité d’Emma cela pouvait presque paraître normal. Lorsque l’avion décolla enfin, Emma sentit son cœur se réchauffer. Ca allait faire quatre jours qu’Emma n’avait pas eut cette impression de bonheur. Lentement, les petites maisons londoniennes s’éloignèrent jusqu’à ce qu’Emma ne puisse voir que des nuages à perte de vue. L’ennuie la ramena alors à la réalité. Elle n’avait pas de nouvelles de sa copine, et venait de laisser s’envoler ses chances d’avoir de ses nouvelles plus vite.

La jeune femme partait seule pour l’Italie où elle risquait de cruellement s’ennuyer sachant qu’elle ne supportait pas la solitude. Bref elle venait de faire une grosse bêtise sur un coup de colère. Et à présent elle remettait tout en question. Sa relation avec Rily avait été tellement fusionnelle, elles étaient allé au delà des regards des gens, au delà des regards de la famille, au delà de tout. A deux elles avaient tant de force, tant d’énergie qu’elles se sentaient intouchables. Alors pourquoi Rily était elle partie sans même lui expliciter clairement ? Ne l’aimait elle plus ? Avait elle honte ? Avait elle quelqu’un d’autre ?

Des trous d’air permirent à Emma de penser à autre chose. Elle avait toujours détesté les transports moldus. Si seulement elle pouvait maitriser le transplanage international… Puis sans qu’elle n’ait vu le temps passer, l’avion amorça sa descente. Lorsqu’Emma posa le pied à terre sous le soleil brûlant de l’Italie, ce fut comme si tout ce qu’elle avait emmagasiné en elle s’évaporait. Rily était partie ? Très bien dans ce cas Emma prenait des vacances ! Les problèmes se régleraient plus tard. A l’instant elle voulait juste profiter du soleil qui brillait, des monuments anciens qui s’offraient à elle, et des nuits italiennes.

L’ex Poufsouffle n’avait pas prévue une telle température, si bien qu’avec ses doc Martens aux pieds et son pantalon en velours noir, elle commençait franchement à transpirer. Elle enleva donc son pull et se retrouva en débardeur dans les allées de l’aéroport.

La jolie blonde devait attendre son car qui la mènerait au centre-ville. Sortant une paire de lunettes de soleil, elle s’assit sur un banc et regarda les gens passer, détaillant leur silhouette, leur altitude. Après un groupe d’espagnols au teint halé et au regard charmeur, Emma aperçu une femme qui se tenait de dos, et dont la chevelure brune brillait au soleil. Son regard s’attarda à certains endroits alors qu’un petit sourire malicieux se formait sur son visage…



Dernière édition par Emma Ewatson le Ven 24 Fév - 18:39, édité 1 fois
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Mélina Kuders
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Re: Voyage en Italie

Message par : Mélina Kuders, Ven 24 Fév - 14:01


23 chemin de la Salamandre Grise ...

Mélina avait réglé ses comptes avec sa nouvelle collègue, Keira, comme toujours, dans la douleur et cette fois-ci encore plus que d'habitude ... puisque c'était leur chef Arya qui avait du les séparer. Cette dernière les avait copieusement cirée et furent punies telles des adolescentes. En attendant, elles l'avaient cherchées, elles avaient détruit la quasi totalité du jardin ... Mélina avait eu pour consigne de prendre une semaine de vacances, histoire de reprendre ses esprits et vu les prouesses de Keira, cette dernière fut dispensée d'un entrainement, mais elle devait rester clouer au quartier, afin de méditer sur la notion de collaboration et d'entraide avec ses nouveaux collègues. Sans un regard l'une pour l'autre, elles avaient quitté le jardin sans protester, elles assumaient leur querelle. Les deux phénix avaient d'ailleurs quelques blessures, suite à ce combat, Mélina avait une multitude de coupures sur l'ensemble de son corps et un poignet gauche en piteuse état.
Une semaine de vacances ... Mélina avait trouvé la décision d'Arya assez radicale, elle allait faire quoi durant une semaine. Elle ne pouvait pas retourner bosser non plus à Godric's, vu les blessures qu'elle avait, on pourrait lui poser pas mal de questions ou encore pire, imaginer des choses toutes aussi saugrenues les unes des autres et elle voulait éviter ça le plus possible pour la réputation du restaurant. Elle devait avertir Lizzie et Betty qu'elles les laissaient gérer le Sanglier Rieur, durant une petite semaine.
Elle savait parfaitement que ce n'était pas du tout le moment de partir, surtout avec les travaux qui allaient débuter, mais comme elle n'était pas présentable.... Bien sûr, elle aurait pu, changer d'apparence, mais où en aurait été l'intérêt ? Il valait mieux pour elle qu'elle prenne l'air pour se calmer. Elle prit la direction de salon du quartier général de l'ordre, comme elle avait pu s'en douter, elle y trouva Lizzie en train de bouquiner, elle était de repos aujourd’hui. Mélina dut comme elle pouvait s'y attendre se justifier de son état et signaler les réprimandes de leur chef. Avant même qu'elle lui dise qu'elle allait en profiter pour prendre une semaine. Lizzie, se prenant pour sa mère, la conforta dans son idée qu'elle ne pouvait pas assurer son rôle au Sanglier, dans un état pareil. Ceci déclencha chez la phénix un fou rire incontrôlable et communicatif ... ce fut le premier moment complice entre les deux jeunes femmes qui se ne connaissaient que très peu. Elles passèrent une bonne heure ensemble à papoter de tout et de rien et elles en vinrent à chercher une destination ensoleillée pour Mélina qui devait s'occuper durant la semaine à venir. Le choix fut difficile et comme elle n'arrivait pas à se décider ... elle décida de laisser le hasard à sa place. Elle ferma les yeux et pointa son doigt ... L’Italie. Mélina fit une moue très septique, elle n'était pas vraiment très sur d'avoir envie d'aller là bas, mais comme elle n'avait envie de prendre trop de temps sur la destination ... c'était décidé, elle irait en Italie et plus précisément à Rome, capitale historique du pays. Elle resta encore une petite heure, au quartier général puis elle rentra chez elle afin d'y faire ses bagages.

The neverending sorrows place ... Le lendemain ...

Après une nuit réparatrice, elle s'attela aux préparatifs comme faire sa valise, chose assez compliquée pour une Kuders, surtout lorsqu'elle devait faire des choix dans sa garde robe, dont la taille était toujours aussi démesurée. Beaucoup de choses avaient changé chez elle, son comportement, son caractère, sa manière de vivre et de penser ... mais ça ... jamais, au détriment de son compte en banque. En chaque personne, certaines choses sont perpétuelles et chez elle, cela en faisait parti. Elle s'était assise en tailleur sur son lit, elle avait sorti sa valise sur laquelle elle avait jeté un sortilège, histoire qu'elle puisse y mettre tout ce qu'elle désire sans pour autant connaitre le moindre soucis pour la boucler. Avant de faire des choix, elle s'était renseignée sur le temps à venir ... il annonçait un temps très doux et ensoleillé pour cette période. Cela était idéal pour faire le plein de soleil, cela changerait du temps gris qui régnait en Angleterre. Fringues légères, lunettes de soleil et chapeaux garnirent sa valise. Au pire, si elle manquait de quelque chose, elle se les achèterait sur place, Rome n'était pas que réputée que pour ses monuments... Lorsqu'elle eut terminée de faire ses valises, elle décida de s'y rendre en transplanant, c'était le moyen le plus rapide ... CRAC*

L'Italie : Rome ...

CRAC* Elle débarqua, dans une petite ruelle sombre où son arrivée pouvait passer inaperçue. Ce qui fut d'ailleurs le cas, à part quelques matoux qui trainaient par là, il n'y avait rien à signaler. Mélina devait se rendre à l’hôtel qu'elle avait réservé un peu plus tôt dans la matinée. Ce n'était pas un trois étoiles, mais il était assez coquet et il se trouvait en plein centre ville. Elle pouvait ainsi se déplacer par les transports moldus, sans aucun problème, une semaine de vacances, sans utiliser la magie ... ne serait pas une mauvaise idée. De toute manière, à quoi bon, elle lui servirait, elle n'avait pas l'intention de s'attaquer à quelqu'un, bien évidemment, elle n'allait pas se séparer de sa baguette, mais elle resterait au fond de son sac.

Première visite de son périple, le Colisée, elle n'avait jamais eu l'occasion de le visiter ... même si elle avait déjà été à Rome, mais en mission, on a rarement l'occasion de faire du tourisme. Cette fois-ci, elle n'était là que pour se détendre ... seule, oui c'était le petit bémol de cette semaine de repos. Personne n'avait pu se libérer pour l'accompagner parmi sa famille ou ses amis. Cette morosité ne fut heureusement que passagère ... la solitude n'allait pas lui gâcher ses vacances, de toute manière, l'emploi du temps de la phénix était en train de se remplir de visites en tout genre et de longues grasses matinées ... le rêve.

Le soleil commençait à chauffer, en cette belle matinée ... chose assez inhabituelle en cette saison, mais elle n'allait pas s'en plaindre. Elle prit un de ses paire de lunettes, assez sombre et un chapeau assez discret de couleur mauve qui était en harmonie avec sa tenue : jeans et un petit pull en mousseline qui se trouvait dans les mêmes tons de mauve. Pour se rendre, dans l'ancienne arène où à l'époque Antique, des combats de gladiateurs, des courses de chars, des mise à mort d'hérétiques ... avaient lieu. Elle devait s'y rendre en bus. Pour cela, il fallait qu'elle se procure de l'argent moldu. Mélina avait un compte moldu que sa mère avait refusé qu'elle ferme, au cas où elle en aurait besoin, comme quoi il arrivait à sa mère d'avoir de bonnes idées. Parée d'argent moldu, elle prit la direction de l'arrêt le plus proche, essayant de se faufiler parmi la foule amassée, elle arriva avec difficulté à voir les horaires, afin de connaitre le temps d'attente. Le panneau lui indiquait qu'il faudrait qu'elle patiente cinq bonnes minutes. Mélina fut rassurée comme à l'allée, elle dut slalomer entre des personnes qui n'avaient pas décidés de la laisser passer. D'ailleurs, un petit garçon qui avait l'air assez turbulent, lui marcha sur le pied comme si de rien était. Mélina grimaça, mais elle décida de ne rien dire. Elle parlait assez mal l'italien et rentrer dans un dialogue de sourd, n'arrangerait pas la situation. Pourtant, elle aurait bien aimé, lui rendre la monnaie de sa pièce, mais tout ce qu'elle aurait gagné, c'est qu'elle se serait fait remarquer, puisqu'il se serait certainement mis à pleurer en la montrant du doigt. Bref, elle arrivait tout de même à se placer de manière à avoir un peu d'espace pour respirer.

Soudain, le vent s’éleva et son chapeau s'envola ... les vacances débutaient bien ... Elle essayait de voir où était tombé son chapeau fugueur, lorsqu'elle aperçut une jeune femme blonde qui venait de le ramasser. Le visage agréable de la jeune femme ne lui était pas inconnu ... elle devait certainement être une sorcière, mais elle n'arrivait pas à se souvenir où elle l'avait rencontré. Elle s'approcha d'elle, elle enleva ses lunettes de soleil quelques instant et en lui souriant, elle prit la parole :

    Je vous remercie d'avoir ramasser mon chapeau, le vent m'a joué un mauvais tour et il s'est envolé, une chance que vous l'aillez rattrapé.


Elle tendit la main, afin de le récupérer, elle passa sa main dans sa longue chevelure bouclé avant de le remettre de manière à ce qu'il ne se sauve plus. Tout en faisant cela, elle regardait la jeune femme avec insistance, non pas qu'elle voulait la mettre mal à l'aise, mais son visage lui était familier. Cependant, elle ne voyait pas d'où elle l'avait croisé. Afin de ne pas apparaitre mal poli en fixant de la sorte, elle brisa à nouveau le silence.

    Pardonnez-moi de vous importuner une nouvelle fois, mais vous n'êtes pas anglaise par hasard, on ne sait pas déjà croisé quelque part, vous travaillez peut-être dans la restauration ?


Bon sang, se disait-elle, mais où ai-je déjà vu ce visage ? ...

hrpg : Accord d'Emma pour faire bouger son personnage, s'il y a quelque chose qui ne te convient pas, ma boite est ouverte.
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Emma Ewatson
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Re: Voyage en Italie

Message par : Emma Ewatson, Ven 24 Fév - 18:53




Comme il faisait chaud à Rome! A partir si vite sans destinations en tête, Emma avait dans sa valise des tenues adaptées à toutes les saisons, mais pour l'heure, elle devait se contenter de son pantalon très serré et en velours. Si il n'y avait pas eut autant de passants à proximité de l'aéroport, elle aurait pu transplaner directement à l'hôtel qu'elle avait repéré sur une brochure de tourisme dans l'avion. Mais non, elle devait continuer à se comporter telle une moldue, à suer comme une moldue, et donc à prendre un bus lent et bondé. Encore cinq minutes d'attente. Emma vérifia naturellement et en toute discrétion que sa fine baguette en bois de cerisier se trouvait toujours dans son sac à main. Elle avait, comme tous les sorciers ce geste courant, car pour tous, ne plus avoir de baguette c'était être plus vulnérable que jamais et pour tous c'était aussi un vide et un creux qui se formait lorsqu'ils ne sentaient pas leur baguette à proximité. Ainsi Emma n'avait jamais comprit que certains sorciers écervelés fassent parfois des cures de molduïsme (joli mot de mon invention Razz ) et partent sans baguette et sans magie pendant parfois plusieurs semaines. Soit disant, après cela on se sentait plus fort et mieux dans sa peau. Vrai ou non, Emma n'essaierait jamais une telle méthode et ne se séparerait pour rien au monde de sa baguette.

Alors qu'elle était plongée dans ses pensées les yeux dans le vide, le vent se leva et un chapeau de couleur mauve lui passa devant les yeux. Emma bondit sur ses pieds et après quelques pas de course elle le rattrapa ans difficulté. Elle avait décidément toujours d'aussi bons réflexes, surement grâce au quidditch. Certes elle n'était pas attrapeuse, mais les poursuiveurs devaient aussi attraper des balles. Elle avait disputé un match amical avec Rily et des amis deux semaines auparavant. Pourquoi fallait il que l'image de celle-ci vienne se matérialiser devant ses yeux à tous moments?! Ne pouvait elle pas l'oublier une semaine?! Non, ou difficilement. Vivre avec la même personne sans tromperies et sans vrais problèmes pendant presque trois ans ne pouvait être une chose qu'on arrêtait si brutalement. Emma ne pouvait s'empêcher de reprendre inconsciemment dans sa façon de parler des expressions de Rily. De même lorsqu'elle avait plié ses affaires dans sa valise, elle l'avait fait de la même façon que Rily lui avait apprit. Bref, tant qu'Emma n'aurait pas de nouvelles de Rily, tant que celle-ci ne lui aurait pas dit clairement qu'elle rompait, ou qu'elle revenait, alors Emma ne pourrait s'empêcher d'être hantée par les images du visage souriant de cette jolie blonde qu'est(ait) sa copine.
Avec un soupire, Emma vit la jolie brune à la chevelure bouclée qui venait récupérer son bien. Sa silhouette était très élancée, elle devait faire plus d'un mètre soixante dix, et elle se déplaçait avec grâce ce qui arracha un sourir à Emma. Etait-ce une de ces jolies bombes italiennes qui lui faisait face? En tout cas ça avait eut le don de faire s'effacer l'image de Rily de son esprit. Du moins pour un moment. La jeune femme retira ses lunettes de soleil et remercia Emma sincèrement et dans un anglais parfait. D'ailleurs, il n'y avait pas que l'accent qui lui était familier, les traits du visage qui lui apparaissaient maintenant découverts des grosses lunettes tintées, lui rappelaient quelqu'un. Quelqu'un qu'elle ne connaissait pas personnellement mais qu'elle avait déjà aperçue plusieurs fois. C'étaient des traits réguliers, des yeux pétillants et bruns, et une bouche en coeur. Si Emma la connaissait, alors ce ne pouvait être qu'une sorcière. Mais où avait elle vu ce visage? L'anglaise remit son chapeau en l'enfonçant fortement sur sa tête, et en laissant s'échapper de jolies boucles rebelles. Elle aussi semblait l'avoir reconnue à sa façon de la fixer. Emma enleva ses lunettes de soleil à son tour et fut éblouie un moment par la lumière vive du soleil de midi.


- Pardonnez-moi de vous importuner une nouvelle fois, mais vous n'êtes pas anglaise par hasard, on ne c'est pas déjà croisé quelque part, vous travaillez peut-être dans la restauration ?

Emma ouvrit la bouche comme un poisson avant de la refermer et d'adresser un sourire à son interlocutrice. Ce devait être une cliente du bar voilà tout! Et vu la clientèle qu'Emma fréquentait, elle se demandait bien ce que pouvait faire une adepte de la magie noire en Italie...
Mais avant de parler directement du bar des ténèbres, Emma devait faire attention à que ce soit bien une sorcière. Qui sait si ce n'était pas une moldue qui tenait un salon de thé? En plus Emma n'avait pas l'impression de l'avoir vu lors de son service au bar. Elle n'avait absolument le profil physique des gens qu'elle croisait la bas. Car oui, c'était mal, mais Emma avait étiqueté beaucoup de ses clients et c'était fait beaucoup d'aprioris sur les gens qui côtoyaient le bar. Elle ne voyait pas souvent de jolie brune à la longue chevelure bouclée, et aux manières si polies. Certes elle avait quand même des clients polis, mais c'était plus une politesse de façade qui voulait dire "sert moi et ne vient pas écouter ma conversation". Alors que les paroles de la jeune femme semblaient sincères. Emma se décida enfin à répondre.

-Oui je suis cogérante d'un bar à proximité de Londres. Je suis sure de vous avoir déjà vu quelque part? Heu ... Poudlard?

Si c'était une sorcière anglaise elle connaitrait forcément l'école de sorcellerie et ainsi elle pourrait lui certifier qui elle était. De cette façon les deux jeunes femmes pourraient parler du monde de la magie librement et sans tabous. Le bus arriva enfin et la jolie brune n'eut pas le temps de répondre qu'un mouvement de foule les obligea à monter dans le bus, à valider leur billets, et à aller s'asseoir tout au fond du bus. Une fois installée, Emma regarda les arrêts et reprit rapidement la parole.

-Je descend dans un long quart d'heure je pense, à la station du Colisée. Et vous?

Emma détaillait de ses grands yeux verts la jeune femme qui était assise à côté d'elle. Allait-elle enfin avoir des réponses à toutes ses interrogations sur cette étrangère si familière? Dans tous les cas, Emma était très contente d'avoir eut l'opportunité de ramasser son chapeau. Elle appréciait le charme et la compagnie de cette jeune femme, et elle qui avait peur de devoir passer seule cette semaine à ruminer de sombres pensées, peut elle allait elle pouvoir changer ses plans et se faire une nouvelle amie. Cela lui ferait un vrai "changement d'air" d'être dans une ville inconnue avec une jeune femme qui semblait déjà se différencier, juste dans son maintient et son éloquence, de celles qu'elle croisait tout les jours.


HRP: J'ai pas encore réussit à faire aussi long que toi! :Cagoulé: Dis moi si tu veux que j'édite quelque chose.
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Mélina Kuders
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Re: Voyage en Italie

Message par : Mélina Kuders, Lun 5 Mar - 20:45


Mélina remit machinalement ses lunettes de soleil après avoir remis correctement son chapeau. Elle ne voulait pas non plus que la jeune femme s'attarde sur les blessures que sa pseudo collègue lui avait infligé. Puis, porter des lunettes avaient certains avantages, elles permettaient d'observer sans être pris en flagrant délit. Oui, la métamorphomage était en mode curieuse et ce n'était que le début, elle était après tout en vacances et elle allait en profiter.

La jeune femme qui possède un regard charmant, lui confirma ce qu'elle s'était doutée, elles s'étaient déjà rencontrées .... Elle a pris qu'elle venait de Londres, enfin du moins, qu'elle y travaillait, elle était apparemment co-gérante d'un bar, sans pour autant lui en dire le nom. La gérante du Sanglier Rieur dut par elle-même se creuser les méninges. La jeune femme, aux beaux yeux verts, lui demanda si elles ne s'étaient pas rencontrées à Poudlard. Sur ce point, elle avait quelques doutes, il était certain que cette grande blonde était plus jeune qu'elle, elles ne pouvaient avoir fait leur études ensemble. Non vraiment, Poudlard n'était pas le lieu où elle avait vu son visage, il ne restait plus que Londres. Perdue dans ses songes, elle ne fit pas attention à l'arrivée du bus. Elle ne s'en aperçut que lorsque la foule entassée sous l'abri bus avança d'un bloc, le brouhaha que cela provoqua, l'empêcha d'émettre un son. Tant pis, elle attendrait d'être à l'intérieur pour reprendre le fil de cette conversation. La phénix s’engouffra dans le transport moldu, où la chaleur était intense, heureusement, le trajet ne serait pas trop long. Avec cette cohue, elle avait perdue de vue la jeune femme, l'espace de quelques instants, elle dut se faufiler, tout en faisant preuve d'un peu de patience, pour se retrouver à proximité d'elle.
Elle lui sourit :
    J'ai certainement du vous voir à Londres, dans le bar que vous co-gérez. Je ne pense pas que ce soit à Poudlard, il me semble que vous êtes beaucoup plus jeune que moi, ce n'est pas possible que nous aillons assister aux mêmes cours. Il ne semble pas non plus vous avoir côtoyé lorsque j'y fus professeur ou directrice de ma maison ... à moins que l'on se soit vu lors d'une rencontre de quidditch, je suis arbitre. Cependant, j'ai plus l'impression de vous connaitre, d'ailleurs ...

La phénix bloquait ... cela commençait à l'agacer profondément, comment ne pas se souvenir d'une telle chose, ce n'était une jeune femme qui passait inaperçue, elle avait beaucoup de charme et Mélina était toujours sensible à ça. Enfin, sauf lorsqu'elle était contrariée ou qu'elle avait un but bien précis et qu'elle ne voulait pas attirer l'attention ... Le Bar des Ténèbres. Oui, c'était bien ça, elle l'avait vue parler à Kaya.
    Je crois que j'ai trouvé, vous travaillez avec Kaya.

Ensuite, la métamorphomage apprit qu'elle se rendait, elle aussi, au Colisée ... elle jouait les touristes. Cette pensée l'enchanta, car elle n'allait finalement pas faire du tourisme toute seule, cette après midi, quelle aubaine, se dit-elle.
Elle lui répondit, d'un ton enjoué :
    Quelle coïncidence, je m'y rends aussi, je suis souvent venue à Rome, pour le travail, mais jamais pour le plaisir. Chose à laquelle, j'ai décidé de remédier en prenant une petite semaine de vacances. Il est peut être vrai que c'est plus agréable d'y aller à plusieurs, mais si on attend après ses amis, pour partir en voyage, on peut quelques fois, attendre très longtemps. Vous aussi, vous voyagez seule ?
Elle fit une petite pause, s'apercevant que depuis qu'elles s'étaient rencontrées, elles ne s'étaient même pas présentées. Il était temps de remédier à cela.
    Cela fait penser que je ne suis pas très polie, on parle, on parle et je ne me suis même pas présentée, je m'appelle Mélina Kuders et ... vous ?

Le bus fit un énième arrêt qui attira l'attention de la phénix, une petite voix annonça en Italien, la station du Colisée, il était temps pour les deux jeunes femmes de descendre. La chaleur étouffante laissa place à un petit vent frais qui était palpable et qui fut bien accueilli par la gérante du Sanglier Rieur. Elle prit soin cette fois-ci de mettre sa main sur son chapeau afin d'éviter qu'il prenne à nouveau la poudre d'escampette.
Lorsqu'elles furent un peu en écart de la foule, elle reprit la parole :
    Cela vous tente de visiter ce lieu Antique en ma compagnie ? ... Je ne voudrais pas m'imposer à vous et je comprendrais très bien que vous refusiez ...

Mélina fut gênée, elle était peut être allée un peu loin, cette jeune femme avait peut être envie d'être seule ... Elle lui donnait l'impression d'être préoccupé ... enfin, après ce n'était qu'une impression. Elle ne voulait pas jouer les indiscrètes, surtout avec une personne qu'elle connaissait à peine. Alors, elle se tut, elle se contenta de marcher, jusqu'aux grilles du Colisée .... Cependant, il y avait un problème, la prochaine visite guidée en Anglais, n'était prévue qu'en fin d'après midi. Qu'allait-elle faire en attendant, elle l'ignorait ...peut-être profiter d'une terrasse de café pour y prendre un café ou même mieux, une glace, les glaces italiennes étaient, selon les guides, excellentes.
    Je crois que nous devrons patienter avant de découvrir les mystères de ce lieu, je pense qu'il ne me reste plus qu'à attendre ...

Mélina fit un tour d'horizon pour voir s'il y avait un endroit sympa pour patienter. Sa recherche ne fut pas longue, dans ce lieu touristique, les cafés étaient nombreux, il n'y avait que l'embarras du choix.
    Cela vous intéresse de vous joindre à moi, un peu de compagnie ne me fera pas de mal ...

Mélina était un peu maladroite, elle espérait ne pas être perçu comme une fille gluante qui cherche quelqu'un avec qui parler.

hprg : Désolée encore pour le retard et c'est pas terrible. Bisous
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Re: Voyage en Italie

Message par : Emma Ewatson, Jeu 8 Mar - 17:04


Le car était arrêté à un feu rouge qui ne semblait pas vouloir passer au vert et laisser les voitures avancer. Mélina qui avait remis ses lunettes de soleil reprit la parole. Le fait de ne pas pouvoir croiser le regard de la jeune femme gênait Emma. Elle se sentait observée, détaillée, sondé au plus profond de son cerveau. Mélina pensait qu’elles avaient dû s’apercevoir à Londres, au bar où travaillait Emma. La jolie brune ne semblait pas vraiment surprise du hasard que les deux sorcières se soient trouvées en Italie et aient de suite remarqué leurs liens magiques. Elle lui expliqua que vu son âge, elles ne s’étaient certainement pas aperçues à Poudlard. Emma n’avait pas eut l’impression que son interlocutrice soit si vieille. Mais après tout elle ne l’avait aperçue que brièvement sans ses grosses lunettes noires, et n’avaient pas regardé si oui ou non, la jeune femme avait des petites rides définissant la trentaine. Emma avait la vingtaine, et elle préférait franchement observer les courbes, les yeux, ou les cheveux des jeunes femmes qui se trouvaient sur son chemin que de détailler chacun de leurs traits. La co-gérante du bar des ténèbres apprit aussi que la jeune femme qui lui faisait face était arbitre. C’était un détail intéressant, Emma était elle même joueuse dans l’équipe de Poufsouffle de Poudlard. mais elle était certaine de n’avoir encore jamais été sur une rencontre avec « la mystérieuse jeune femme ». Emma n’eut pas le temps d’enchainer que déjà le visage de Mélina s’illuminait.

-Je crois que j'ai trouvé, vous travaillez avec Kaya.

Emma dévisagea un peu plus la jeune femme assise à côté d’elle, cherchant à percer du regard les grosses lunettes pour croiser réellement son regard. Elle connaissait Kaya ? Oui, ça semblait logique que pour qu’Emma se souvienne de ce visage, ce soit une relation plus ou moins liée au travail. Ce devait être un contact très utile de Kaya pour les affaires du bar. Emma l’interrogea donc pour vérifier son hypothèse.

-Kaya est ma patronne, mais surtout ma cousine. Vous … Vous la…

A ce moment là, un fort coup de frein déstabilisa la jolie blonde et interrompit sa phrase airs qu'elle manquait de tomber à la renverse. Lorsqu’elle se rassit correctement, elle avait un peu oublié où elle en était, et Mélina avait enchainé sur le sujet du Colisée qu’elle visitait aussi. Elle lui raconta qu’elle était souvent venue pour le travail à Rome. Emma songea que ce devait être une arbitre internationale avant de répondre aux questions de la jeune femme.

- Enchantée ! Je suis Emma Ewatson. Et oui, je suis parti seule. Pour faire un break. Je n’en pouvais plus de Londres, du travail, de … Bref je n’en pouvais plus.

Emma songea un bref instant à Rily, à la mystérieuse lettre, à son départ précipité. Mais heureusement la station « Colisée » fut annoncée ce qui lui permit de laisser s’évaporer ses tristes songes.
En descendant du car, les deux jeunes femmes furent réjouies par la légçre bise qui faisaient voler leurs cheveux au vent. Mais cette fois, Mélina faisait attention à ne pas laisser son chapeau s’envoler. Mélina Kuders…. Ce nom lui était inconnu. Mais certainement pas ce visage, et cette altitude. Elle avait du la croiser plusieurs fois au bar sans chercher à en savoir plus. Elle avait du penser que c’était juste une collègue d’affaire de Kaya et donc que dans sa position de co-gérante, elle n’avait pas à lui parler… Une fois loin de la foule qui était descendue du car, la jolie brune déclara :

-Cela vous tente de visiter ce lieu Antique en ma compagnie ? ... Je ne voudrais pas m'imposer à vous et je comprendrais très bien que vous refusiez ...

Emma fit un large sourire à Mélina et la suivit jusqu’aux grilles du monument historique. Là elle contempla le panneau d’affichage. Il allait falloir attendre... Mais Emma se surprit elle même lorsqu’elle se rendit compte que, elle qui était de nature impatiente et hyperactive, n’était pas affectée par la nouvelle. A vrai dire, elle avait bien envie d’en apprendre plus sur cette rencontre inattendue, et de l’attente lui offrait cette possibilité.

- Cela vous intéresse de vous joindre à moi, un peu de compagnie ne me fera pas de mal ...

-Oui, allons boire quelque chose de frais toutes les deux ! De toute façon on ne va pas attendre chacune dans notre coin pour faire cette visite ! Je serais enchantée d’en apprendre plus sur vous.

Emma entraina alors sa récente connaissance qui semblait "en manque de compagnie"avec elle vers le café le plus proche et le plus attrayant. Les deux jeunes femmes s’installèrent alors à la terrasse pas trop bondée, et attendirent le serveur en observant la carte en silence. Emma songea qu’elle préférait vraiment la carte de son bar situé dans l’allée des embrumes ! Mais il fallait savoir s’adapter aux boissons et plats moldus. Emma commanderait donc un coktail non alcoolisé pour se rafraichir. Après avoir fait ce choix, elle releva la tête pour observer Mélina. Celle-ci avait toujours ses lunettes, et cet air mystérieux qui intimidait tant Emma. Après s’être raclée la gorge, Emma se décida à poser la question qui lui brulait les lèvres.

-Alors comme ça vous connaissez ma cousine ?

Kaya était en fait la cousine adoptive d’Emma, l’histoire de la famille de la gérante du bar des ténèbres était très compliquée, et même Emma qui était un peu liée à cette histoire avait mit du temps à comprendre les horribles secrets qui cerclaient les Adams.
Elle espérait donc ne pas faire de gaffe en posant cette question à l’inconnue fort sympathique qui lui faisait face…
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Re: Voyage en Italie

Message par : Mélina Kuders, Mar 27 Mar - 22:15


Mélina était ravie que la jolie blonde accepte de rester avec elle ... cette jeune femme qui répondait au doux nom d'Emma Ewatson ... et comme elle l'avait remarquée, cette jeune femme travaillait avec Kaya et apparemment elle avait un lien de parenté, elles étaient cousines, intéressant, Kaya avait une vie de famille très compliquée et leur relation en avait fait les frais.
Mélina, installée en face d'Emma, observait ce qui l'entourait, le lieu était tellement agréable, pour bavarder et apprendre à se connaitre. Au moins, dans sa retrait d'une semaine en Italie, elle se ferait peut être une amie ... Mélina était toujours partante pour rencontrer de nouvelles personnes.
Les jambes croisées, le sourire aux lèvres, elle profitait du moment ... tout en réfléchissant à ce qu'elle allait prendre. Son choix fut assez rapide, elle était en Italie et elle allait tester une boisson chaude dont les Italiens étaient selon les dire, des spécialistes, son choix s'était arrêté sur un cappuccino, boisson à base de café et agrémenté de lait et de cacao ... toute une poésie. Sa décision prise, il fallait maintenant capter l'attention d'un ou d'une serveuse.
La jeune femme qui se trouvait en face d'elle décida de jouer les curieuses en posant, la question ... embarrassante sur les liens entre Kaya et Mélina. Cette dernière n'avait pas l'intention de se cacher, elle assumait ses penchants, mais elle ne voulait pas poser de problèmes à Kaya ... Elle allait simplement répondre de manière détournée, histoire que personne ne soit mal à l'aise.

    Avant de répondre, je veux toute suite qu'on se mette à l'aise, le vouvoiement, on oublie, nous ne sommes pas des grandes mères, quand dis-tu ?


Mélina n'attendit pas une réponse de sa part pour ce point, elle trouvait tellement ridicule que deux jeunes femmes se vouvoient pour le simple plaisir de faire du chichi.

    Je connais Kaya par le biais de ma sœurette, aujourd'hui, disparue. Elles étaient les meilleures amies du monde et comme Kirla et moi étions très proches, j'ai eu à de nombreuses reprises affaire à ma petite Irlandaise. Puis, par la suite, on s'est beaucoup rapproché toutes les deux ... si tu vois ce que je veux dire, jusqu'à que sa famille nous sépare ... enfin c'est du passé. Ensuite, nous nous sommes perdues de vue et je me suis plongée à corps perdu dans mon travail, jusqu'à que je la revois dans mon auberge où là, on a relié contact.


La phénix fit une pause, elle fit des grands signes au serveur qui vint leur prendre leur commandes ... après quelques minutes de patience, il revint avec leur commande. Mélina fut la plus rapide à payer, elle tenait à inviter Emma. Elle ne pouvait pas laisser payer la cousine de son ex et toujours confidente qu'était Kaya.

    Laisse, je tiens à payer, je ne peux pas faire débourser de l'argent moldu, à la cousine de Kaya, pour boire un verre. Dit la gérante avec un grand sourire.


Elle en profita aussi pour enlever ses lunettes de soleil, puisqu'elle tournait le dos, à l'astre solaire. Il était évident que la jolie blonde allait certainement lui poser des questions sur les marques sur son visage ... mais après elle lui inventerait une histoire et puis elle se sentait à l'aise avec cette dernière.

    Puisqu'on se trouve sur cette terrasse par une belle journée, tu pourrais peut être me raconter ton parcours, je pense que tu dois être de l'âge de ma petite sœur, Kirla, tu l'as peut être rencontré au cours de ta scolarité à Poudlard, tu étais dans quelle maison ? Désolée pour tant de curiosité, mais j'aime bien connaitre les personnes que je rencontre


Mélina était détendue et ne craignait pas de se faire renvoyer dans ses 20 mètres, elle ne voyait pas, mal réagir la jeune femme d'une mauvaise manière. Bien sur elle pouvait se tromper, au moins, elle en apprendrait toujours plus sur son caractère. Mélina croisa les doigts et y posa son menton dessus. Elle avait un regard malicieux comme si elle était une petite fille qui attendait un bon point pour avoir su se jeter à l'eau en posant des questions indiscrètes.

Hrpg : Encore désolée pour l'attente, promis, je serai moins longue.
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Re: Voyage en Italie

Message par : Emma Ewatson, Sam 31 Mar - 20:47


Mélina ne répondit pas de suite à la question assez simple d’Emma, elle commença d’abord par la prier d’employer le tutoiement. Emma hésitait en fait depuis qu’elles s’étaient installées à la chaleureuse terrasse du café à cesser de vouvoyer Mélina. Lorsqu’elle débutait une phrase, elle se torturait donc le cerveau pour savoir comment agir, comment parler. Pourtant, la jolie blonde n’avait pas l’habitude de se poser tant de questions sur la façon dont elle devait se tenir avec de nouvelles connaissances d’ordinaire. Mais la jeune femme qui lui faisait face était imposante, et avait tellement de charisme qu’Emma était à sa grande surprise au bord de l’intimidation, ce qui était une chose très peu courante. L’arbitre de quidditch enchaina rapidement pour répondre à la question concernant Kaya.

-Je connais Kaya par le biais de ma sœurette, aujourd'hui, disparue. Elles étaient les meilleures amies du monde et comme Kirla et moi étions très proches, j'ai eu à de nombreuses reprises affaire à ma petite Irlandaise. Puis, par la suite, on s'est beaucoup rapproché toutes les deux ... si tu vois ce que je veux dire, jusqu'à que sa famille nous sépare ... enfin c'est du passé. Ensuite, nous nous sommes perdues de vue et je me suis plongée à corps perdu dans mon travail, jusqu'à que je la revois dans mon auberge où là, on a relié contact.

Emma écarquilla le plus discrètement possible les yeux à l’évocation de cette sœur disparue. Que lui était il arrivé à cette jeune fille ? Elle était morte jeune, trop jeune puisqu’elle avait l’âge de Kaya. Les morts prématurées avaient toujours torturées Emma. Car oui, tout pouvait arrivé du jour au lendemain, car oui bien sur qu’il était possible de partir, de tout finir d’un moment à l’autre. Mais « il y a un âge pour tout », et 20 ans de vie à peine n'est pas suffisant. C’est trop injuste une vie. C’est tout simplement incroyablement absurde. C’était quoi la mort ? Il y avait quoi après ? Tout s’arrêtait tout simplement, et puis plus rien. Rien. C’est quoi rien ? Un cerveau qui ne pense plus, un cœur qui ne bat pas et un néant vertigineux ? Mais tout ne pouvait pas s’arrêter ainsi, si facilement, si bêtement, si brutalement. La mort, ça devait se préparer, d’ailleurs selon Emma, la vieillesse servait à cela. A se préparer au rien, au vide immense.

« Par la suite, on s’est beaucoup rapproché toutes les deux … Si tu vois ce que je veux dire… » Décidément, en quelques phrases, le cœur d’Emma n’avait cessé de bondir. Mais cette fois, peut être que c’était seulement l’esprit tordu d’Emma qui avait mal interprété certaines paroles. Kaya ne pouvait pas être gay. Pas sa cousine, celle qu’elle connaissait depuis si longtemps ! Elle lui aurait avoué tout de même après toutes ces années de complicité. Surtout que vu les « orientations sexuelles » d’Emma, Kaya n’aurait pas du être gênée. Emma ne comprenait pas tout à fait ce qui se passait, d’ailleurs peut être préférait elle ne pas comprendre. Alors qu’Emma réfléchissait en fixant le visage de Mélina comme pour lire dans son esprit, comme pour voir sur les traits de son visage le moindre signe affirmateur d’homosexualité. Mais on ne pouvait pas lire (à moins d’être occlumens) ainsi sur un visage neutre les préférences des gens, Emma le savait bien... Lorsque le serveur arriva, les deux jeunes femmes commandèrent chacune. Un cappuccino pour Mélina, et une limonade mélangée à un peu de jus de pomme pour Emma. En attendant la commande, Emma déclara à Mélina :

-Je t’avoue que je suis … surprise que tu connaisses si bien ma cousine… Décidément le monde est bien petit.

La jeune femme décida de ne rien dire de plus, elle était pratiquement sure que Kaya et Mélina étaient sorties ensemble, et elle ne critiquait en rien cette ex-relation. Elle trouvait juste le hasard incroyable parfois, mais ne voulant pas mettre mal à l’aise la charmante jeune femme qui se trouvait en face d’elle, elle ne comptait pas expliquer tout de suite la raison de sa venue en Italie, due à l’abandon de sa petite copine. La situation serait devenue trop compliquée si en même pas une heure de conversation, les deux jeunes femmes s’étaient retrouvées en position de « nous sommes gay toutes les deux et attirées comme des aimants mais ne devons pas le montrer de suite.. »

Le beau brun qui les servait déposa délicatement le plateau contenant les boissons avant de partir avec un clin d’œil charmeur. Emma n’y prêta presque pas attention. Dans son bar elle se voyait souvent adressé ce genre de regard par les clients, et jamais un seul ne l’avait touché. Les hommes ne l’intéressaient plus vraiment… C’était étrange comme sentiment. Ce n’était pas du dégoût, juste une certaine indifférence. Mélina avait retiré ses lunettes de soleil, et cela laissa paraître de nombreuses traces de coups. Emma n’oublierait pas de lui en demander la raison.

-Puisqu'on se trouve sur cette terrasse par une belle journée, tu pourrais peut être me raconter ton parcours, je pense que tu dois être de l'âge de ma petite sœur, Kirla, tu l'as peut être rencontré au cours de ta scolarité à Poudlard, tu étais dans quelle maison ? Désolée pour tant de curiosité, mais j'aime bien connaitre les personnes que je rencontre


-Je suis sans doute plus jeune, j’ai eut 20 ans il y a peu. Mais c’est vrai que ce nom me dit quelque chose, Kaya m’avait dans doute parlé de ta soeur lorsque nous étions encore toutes les deux au château. Cela remonte à plusieurs années maintenant, la période où nous étions chez ces chers poufsouffles. Ne t’inquiète pas, moi aussi je suis de nature très curieuse. Donc sans me montrer indiscrète, je peux te demander la raison de ces coups sur ton beau visage ?

Mer**. L’adjectif beau était peut-être de trop ? Surtout, il ne fallait pas rougir, et rester naturelle. Emma esquissa même un petit sourire découvrant ses belles dents blanches. Mélina la regarda avec un regard malicieux. Le cœur de la jeune femme s’arrêta une seconde de trop. Avant de repartir normalement. Emma était en voyage pour rester célibataire un petit temps et faire le point, et cette idée était trop présente dans son esprit pour qu’elle ne tombe dans les bras de la première charmante inconnue. Par contre, le courant passait tellement bien avec Mélina qu’Emma ne comptait pas laisser cette rencontre sans fin.


HRP: On fait encore un ou deux postes avant de rentrer à la maison ? Razz
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Re: Voyage en Italie

Message par : Mélina Kuders, Mar 10 Avr - 13:54


Emma exprima sa surprise au sujet des rapports qu'elle avait entretenu avec Kaya .... Cependant, elle apprécia qu'elle n'émettait un quelconque jugement ... la plupart du temps, les gens ne la comprenaient pas et la montraient du doigt. Mélina se contentait de lever les yeux en l'air et partait lorsqu'on lui faisait des remarques ... elle prenait jamais la peine de répondre, de toute manière, ses personnes là n'aiment pas les sorciers qui sortent du moule et qui se distinguent dans leur façon de vivre.

    Oui, c'est le moins qu'on puisse dire, le monde est très petit et le fait qu'on fasse connaissance dans un lieu aussi éloigné de chez nous .... Si nous n'avions pas fait ce voyage, on ne se serait jamais parlé. Comme quoi sortir de chez soi, permet de découvrir de nouveaux visages. On ne sort jamais assez de chez soi ... les gens préfèrent souvent rester dans leur cocon dans lequel ils se sentent en sécurité ... sortir des sentiers battus fait souvent peur encore plus lorsqu'on est un sorcier, je ne sais pas si tu connais le monde moldu, moi si et ils sont nettement moins frileux que les sorciers et ils n'oublient pas de vivre.


Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle racontait ça à Emma, elle la connaissait à peine et lui parler sans détour, ce parti prit allait certainement la faire fuir, mais elle se sentait à l'aise en sa compagnie. Enfin, elle ne pouvait pas revenir en arrière et elle n'allait pas s'excuser non plus ... elle allait sinon passer encore pour une folle à force de s'excuser pour rien et à tout bout de champs. Elle se contenta de prendre sa tasse de cappuccino et y trempa ses lèvres, ce breuvage était agréable et changeait de tout ce qu'elle avait pu boire par le passé.

    Cette boisson chaude est très agréable !!!


Emma aussi avait l'air d'apprécier un peu de compagnie, elle ne la connaissait juste à peine, mais elle sentait que cette dernière avait quelques soucis, elle le voyait dans son regard, après elle pouvait se tromper. Puis, dans son langage, rien ne laissait transparaitre ... elle parlait d'une voix assurée ... sans aucun tabou. Elle lui confia qu'elle avait tout juste 20 ans ... elle avait toute la vie devant-elle, pensa Mélina. Elle l'enviait, elle aimerait tant revenir 9 ans plutôt, il y aurait tellement de choses qu'elle changerait ... enfin, c'était du passé ... pourquoi avait-elle une baisse de morale ... non ... il fallait qu'elle se reprenne, elle devait pleinement profiter de cette semaine en Italie. Ensuite, la jeune femme lui apprit qu'elle était une ancienne poufsouffle tout comme elle, cela leur faisait un point commun ... et enfin, elle vint aborder un sujet dont elle se serait bien passée, les blessures sur son visage ... sur son beau visage comme elle lui avait dit. C'était toujours agréable de recevoir des compliments, même si elle ne voyait pas pourquoi, elle trouvait son visage assez banal.

    Oh oui en effet, tu es nettement plus jeune que moi, j'ai 29 ans et ma sœur était encore à Poudlard lorsque tu y es arrivée, mais elle était un peu plus âgée, elle devait être alors en 4 ou 5 ème année, lorsque tu as fait tes premiers pas chez les pouffy. Je pense qu'on a du aussi s'y croiser ... c'est obligé ... cela ne fait que 5 ou 6 ans que j'ai quitté mon poste de directrice ... je pense que tu devais être une jeune fille assez sage et discrète pour que je n'entende pas parler de toi. dit-elle avec un air amusé.


    Tu veux savoir pourquoi j'ai ses marques sur le visage ? C'est rien, juste un règlement de compte ... avec une personne que j'ai revu dernièrement et comme tu peux le constater nos rapports n'étaient pas très amicaux ... arf rien de bien important, c'est juste une broutille qui concerne mon passé d'auror ... il n'y a vraiment rien de bien intéressant à raconter de ce coté là. Elle arrangea plus au moins l'histoire ... sans pour autant sortir un mensonge, elle était restée évasive ... c'était la clé. Et lança un nouveau sujet ... comme si son changement de conversation pouvait passer inaperçu, enfin on sait jamais.


    Dis-moi, tu ne m'as pas expliquée pourquoi une jeune femme de 20 ans décide de faire un break loin de son cocon londonien ... la capitale anglaise est réputée pour son trop plein d'activités ... on ne peut pas s'y ennuyer ... enfin d'après ce qu'on en dit. Je connais assez mal Londres, j'y connais en gros que les alentours du Ministère et quelques quartiers où j'avais de vieux amis qui y vivaient. Dit-elle le sourire aux lèvres

hrpg : Aucun problème, Mélina ira ou tu voudras :kiss:
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Re: Voyage en Italie

Message par : Emma Ewatson, Mar 10 Avr - 19:03



Mélina avait exprimée son point de vue sur les moldus. Un point de vue d’ailleurs très positif, qu’Emma accueillit avec un sourire. Elle connaissait très mal le monde des moldus bien que sa mère soit née moldue. Cependant elle n’aimait pas beaucoup les sorciers arrogants et fiers au point de rejeter ainsi un « peuple » tout simplement différent d’eux. Les humains avaient du mal à accepter la différence, ainsi ils inventaient une norme dans laquelle il valait mieux rentrer pour ne pas subir critiques et mauvais coups. Mais certains ne voulaient pas entrer dans des moules, certains comme Emma, et apparemment Mélina, affirmaient leur différence et disaient Non au clonage. Pourquoi n’acceptaient-on pas le fait qu’il y ait tout simplement des sorciers, et des moldus pouvant aisément vivre en paix en acceptant leur différence ? De même on pouvait citer l’exemple de l’homosexualité. Pourquoi ce regard hypocrite et dédaigneux lorsque certains comprenaient qu’Emma n’aimait pas les hommes ? Pourquoi aurait elle du être comme la moyenne du reste du monde ? Pourquoi devait elle être comme ces gens qui ricanaient ? Non. Elle avait encore le choix de ses opinions, et décidait de sa vie en essuyant les critiques.

La jolie blonde observa Mélina boire gracieusement son cappuccino et ensuite dire à quel point elle appréciait la chaleur de la boisson. Cette nouvelle rencontre plaisait beaucoup à Emma. Elle était une surprise à chaque parole, était pleine de charme et semblait avoir un caractère qui plaisait à la jeune fille. Mais elle ne devait pas aller trop vite et contrôler ses sentiments. Lorsque l’on ne connaissait pas bien une personne on pouvait rapidement être déçue.

•Oh oui en effet, tu es nettement plus jeune que moi, j'ai 29 ans et ma sœur était encore à Poudlard lorsque tu y es arrivée, mais elle était un peu plus âgée, elle devait être alors en 4 ou 5 ème année, lorsque tu as fait tes premiers pas chez les pouffy. Je pense qu'on a du aussi s'y croiser ... c'est obligé ... cela ne fait que 5 ou 6 ans que j'ai quitté mon poste de directrice ... je pense que tu devais être une jeune fille assez sage et discrète pour que je n'entende pas parler de toi. dit-elle avec un air amusé.

29 ans ! Elle ne les paraissait pas. Mais de toute façon, cela importait peu à Emma qui était habituée à fréquenter des gens plus âgés qu’elle. Lorsque Mélina décréta qu’Emma avait du être une élève sage et discrète, elle éclata de rire. Du plus profond de ses souvenirs, elle n’avait jamais été une enfant modèle. Cependant elle n’était pas non plus mauvaise élève ou perturbatrice. Juste hyperactive et absolument pas réservée, mais visiblement dans la masse d’élèves poudlariens, elle avait du passer inaperçue face aux quelques perturbateurs. Ou du moins durant ses premières années d’études, car à partir de la sixième année, Emma avait énormément de peine à rester dans son propre dortoir la nuit et il lui était arrivé de faire une partie de quidditch dans les couloirs du château. Mais il était préférable qu’elle garde tous ces souvenirs pour elle, conserver une image de bonne élève pouvait toujours s’avérer utile.

Ensuite, la jolie brune enchaina pour répondre à la question que lui avait posé précédemment Emma à propos des marques de coups sur son visage. Elle semblait contente du compliment que lui avait glissé la jeune femme au passage, et expliqua qu’elle avait eut des comptes à rendre en lien avec son passé d’auror. Décidément Emma ne cessait d’être surprise par rapport à cette mystérieuse femme qui lui faisait face. Les aurors avaient toujours étés les personne les plus étranges du monde à ses yeux. Elle avait de bons amis exerçant ce métier, et les appréciaient beaucoup. Mais il y avait aussi ses parents. Et son enfance n’avait été que partiellement heureuse à cause de leur activité de « sauveteur du monde » trop prenante. Ses parents avaient tout sacrifié pour leur travail, et Emma et ses frères avaient ainsi du supporter des parents courants d’air. Aujourd’hui, Emma n’avait que très rarement des nouvelles de ses parents, généralement à l’occasion de son anniversaire et de Noël. Ceux-ci ne connaissaient rien de la vie que menait actuellement leur fille, et ce contentaient de lui envoyer leur vœux pour ne pas avoir sur la conscience une image de mauvais parents. Pourtant Emma ne les voyait plus que comme ça. C’était des parents indignes, qui ne l’aimaient pas. Ils ne se l’avouait peut-être pas, elle même avait mit du temps à comprendre que ses parents puissent préférer leur travail à leur famille. Mais c’était ainsi, et pour cette raison, Emma avait toujours eut des aprioris sur les aurors…

Mélina détourna assez discrètement le sujet de ses blessures, et Emma comprit que ce devait être un point trop sensible pour s’y attarder aujourd’hui. La question que lui posa ensuite son interlocutrice ne surprit pas tellement Emma car elle était tout à fait normale, cependant elle eut beaucoup de mal à y répondre tant la réponse était compliquée…

•Dis-moi, tu ne m'as pas expliquée pourquoi une jeune femme de 20 ans décide de faire un break loin de son cocon londonien ... la capitale anglaise est réputée pour son trop plein d'activités ... on ne peut pas s'y ennuyer ... enfin d'après ce qu'on en dit. Je connais assez mal Londres, j'y connais en gros que les alentours du Ministère et quelques quartiers où j'avais de vieux amis qui y vivaient. Dit-elle le sourire aux lèvres

-Oh … Justement, je ne m’ennuyais pas assez. Non sérieusement… Emma fixa Mélina avec ses grands yeux verts et continua… Ma copine m’a largué. Enfin je crois… Et puis j’avais besoin de prendre un bon bol d’air, depuis que je co-gère le bar je n’ai pas pu prendre de vacances.

Voilà c’était dit. A présent elle savait qu’Emma était « comme elle ». Et à présent peut-être qu’une ambiguïté allait s’installer, mais la jeune femme espérait de tout son cœur que le naturel et la sympathie allaient rester. Finissant d’un trait son délicieux coktail, Emma reprit la parole avec un sourire qui se voulait naturel.

-J’habite à Godric’s Hollow, c’est loin de Londres pour mon travail, mais si on supporte le transplanage tout se passe très bien. J’aime tellement ce village, il est paisible, ça me change de Londres et de l’allée des embrumes où je passe la plupart de mon temps. Tu devrais passer me voir un jour, je te ferai visiter mon appartement !

Emma priait intérieurement pour que Mélina ne décline pas son invitation. Elle ne voulait pas se poser des questions sur la nature de ses sentiments, d’ailleurs il était bien trop tôt pour savoir quoi que ce soit. Mais elle savait qu’elle venait de se faire une amie, et ne voulait pas qu’une fois rentrées à Londres, les deux jeunes femmes se perdent de vue. Donc en proposant cette invitation, elle avait une petite chance de la revoir une fois en Angleterre.

HRP: On commence à clôturer un peu le RP donc soit tu finis là, soit je finirais après. Et ensuite: Direction Godric's Hollow pour de nouvelles aventures! tongue
amour
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Re: Voyage en Italie

Message par : Mélina Kuders, Mer 11 Avr - 22:34


Une petite brise venant du sud souffla sur son visage ... entrainant un léger mouvement dans ses cheveux ondulés, cette première journée de repos se déroulait de manière agréable, le soleil était en train de décliner, il devait être environ 16h ou 16h30. Cette banale visite solitaire, qu'elle s'était organisée dans son emploi du temps, s'était transformée en un agréable moment en compagnie d'une jolie blonde avec qui elle faisait connaissance ... elles s'entendaient bien et elles se livraient facilement l'une à l'autre comme si elles se connaissaient depuis longtemps ... telles des amies. Enfin, peut-être qu'une fois rentrée en Angleterre, il n'était pas dit qu'elles se revoient, la vie à cent à l'heure reprend ses droits et on oublie facilement ce qu'on vit ... lorsque personne n'est derrière vous pour vous donner un ordre.

Les vacances venaient juste de débuter et elle avait déjà la tête en Angleterre ... à son travail qui allait l'attendre. Mélina se demandait si elle était normale ... Elle se trouvait en vacances dans une grande ville européenne où elle n'avait que l'embarras du choix pour s'occuper et ses pensées finissaient toujours par la ramener à la dure réalité de sa vie anglaise. Heureusement, l'ancienne poufsouffle avait repris le fils de la conversation ... répondant d'une manière franche aux questions totalement indiscrètes de la phénix. Mélina n'avait pas la forcément l'habitude qu'on soit aussi franche avec elle, seuls ses amis proches et sa famille, en faisait de même. La gérante apprécia son comportement, cela montrait que la blondinette était à l'aise en sa compagnie, au moins cela changeait les idées à Emma qui venait de se faire lâcher par sa copine. Mélina ne tiqua pas de suite ... il lui fallu quelques instants pour comprendre que la jeune femme partageait un autre point commun avec elle ... ce qui n'était pas pour lui déplaire. Enfin, si elle sortait avec toutes les jeunes femmes qu'elles rencontraient ... elle aurait un sacrée tableau de chasse. Puis, contrairement à ce que la majorité des personnes pensaient, elle croyait en l'amitié entre deux femmes qui avaient les mêmes préférences, surtout lorsqu'une différence d'âge étaient aussi importante.

    Comme je te comprends, changer d'air ... oublier, faire le vide.


Elle aurait pu ajouter d'autres paroles plus réconfortantes, mais elle ne connaissait pas la situation et n'ayant ni les tenant ni les aboutissant, elle n'allait pas s'aventurer en terre inconnue. Elle ne voulait pas de provoquer de crise de larmes ou des réactions démesurées, par des paroles très déplacées. Sa curiosité avait tout de même des limites, si Emma souhaitait lui en apprendre plus, elle le ferait d'elle-même. La jeune femme lui apprit aussi qu'elle ne vivait pas à Londres, mais à Godric's Hollow, encore un autre point commun. Ce village n'était pas si petit en fin de compte, puisqu'elles ne s'y étaient jamais croisées.

    Non, tu plaisantes ? Tu vis vraiment à Godric's Hollow ... tu sais que nous sommes alors voisines, je vis dans une petite maison, en retrait du village. Le monde est vraiment très petit. Il est étrange que je ne t'y ai jamais croisé, surtout que je suis la propriétaire du Sanglier Rieur qui se trouve dans le centre du village. Tu n'y es jamais allée ?


Elle allait continuer, mais son regard se porta vers l'entrée du Colisée, d'après ce qu'elle pouvait apercevoir ... une personne, qui devait être guide, rassemblait quelques touristes pour une visite guidée, d'après le panneau qu'il tenait à la main, elle pouvait lire English ... ne voulant pas rater la visite, elle se leva, prit le poignet d'Emma et elle se mit à courir en criant :


    Viens vite, c'est pour nous ... à nous le Colisée.


hrpg : J'espère que la fin te va, je laisse pas mal de choses en suspens ... Je préférais comme cela. Fait signe si un truc te convient pas.
~~RP Terminé Smile~~
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Gabriel P. Revanor
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Re: Voyage en Italie

Message par : Gabriel P. Revanor, Jeu 21 Juin - 15:24


L'Italie est probablement le pays préféré des grands écrivains français. Proust ; qui n'est allé que là-bas, Stendhal ; qui, pauvre, ne pouvait voyager que là-bas ; Chateaubriand, qui aimait par-dessus tout ses paysages ; Nerval, qui délirait beaucoup ; Flaubert, qui disait dans son Dictionnaire des idées reçues qu'elle donne bien des déceptions et qu'elle n'est pas si belle qu'on le dit : tous ont, à leur manière, aimé l'Italie. Gabriel, à sa modeste place, aimait beaucoup le monde ; il aimait la Grèce, il aimait l'Amérique du sud et il aimait le Japon. L'Italie était pour lui synonyme de tous ces plaisirs charnels et sensuels qui avaient marqués sa jeunesse, lorsqu'il venait en voiture, les cheveux aux vents, accompagné d'une jeune moldue qu'il avait embarqué avec lui pour l'élégance de ses jambes. Le vieil homme possédait une petite maison, sur l'île de Zannone, où il aimait venir l'été, après avoir garé sa voiture sur le port et embarqué sur le bateau d'un pêcheur qu'il aura convaincu de l'y conduire en sortant d'une poche quelques billets qui plaisaient tant aux Hommes, et surtout aux femmes.

En ce début de saison, Gabriel décida de prendre l'avion pour Rome. De là, il rejoindrait - seul : chose qui ne lui était jamais arrivée -, Gani, petite ville portuaire entre la capitale et Naples, où il convaincrait un pêcheur. Le voyage en avion fut assez agréable, de par la présence d'une très charmante hôtesse. L'âge du sorcier lui conférait cet avantage face aux jeunes femmes : elles ne présageaient pas qu'il eut pu avoir des intentions, et elles se donnaient avec naïveté à la moindre de ces demandes. Ainsi, il en profita ; et commanda pour la faire venir à lui - et, plus important ; pour la faire repartir et admirer la grâce de sa démarche, diverses boissons qu'il ne finissait pas, prétextant qu'elles étaient trop fortes, ou trop douces. Lorsque l'appareil arriva, elle lui offrit un "au revoir" personnel, qui mit le vieillard en de bonnes dispositions pour le reste de son épopée.

De Rome, il loua une voiture. Son prix exorbitant n'arrêta pas Gabriel, qui considérait maintenant que l'argent devait être méprisé. Il pouvait le mépriser, parce qu'il en avait toujours eu ; l'argent ne fait pas le bonheur des riches, mais il fait le bonheur des pauvres.

Comme il n'avait pas conduit depuis des années - Londres n'était pas une ville propice à une conduite aisée -, la prise en mains de l'automobile fut difficile ; et le vieil homme faillit rebrousser chemin, pour trouver un train. Soupirant, et jetant d'aigres regards sur le rétroviseur d'où sortait avec une divine exactitude son reflet, il tourna sur le coté, et arrêta quelques instants la voiture. Gabriel décida alors qu'il ne reprendrait pas la route tout de suite, qu'il attendrait quelques minutes, et qu'il lirait pendant ce temps afin de retrouver l'état de gaieté dans lequel il était en sortant de l'avion, après avoir salué la ravissante demoiselle. Le seul livre qu'il avait apporté était un recueil de poèmes de Paul-Jean Toulet, admirable poète méconnu depuis environ un siècle. Il ouvrit au hasard le livre, et lu à haute voix le premier poème, qui bien qu'il fut relativement petit, occupait toute la page.

Vous souvient-il de l'auberge
Et combien j'y fus galant ?
Vous étiez en piqué blanc.
On eût dit la sainte Vierge.

Un chemineau navarrais
Nous joua de la guitare.
Ah ! Que j'aimais la Navarre
Et l'amour et le vin frais.

De l'auberge dans les landes
Je rêve - et voulais revoir
L'hôtesse au sombre mouchoir
Et la glycine en guirlandes.



Quelle légèreté que les poèmes de Toulet, pensa Gabriel, enchanté.

- C'est léger, oui ; léger... comme de la cendre.

Mélancolique et joyeux par ce qu'il venait de lire, le vieillard repartit, conduisant avec toute l'allégresse dont il n'avait pas su faire preuve quelques minutes plus tôt. Avant même qu'il ne s'en rendit compte, et à la vitesse d'un songe, il arriva à Gani. Là, il aborda un jeune pêcheur, qui buvait de la bière et qui rangeait à l'avant de son bateau quelques caisses vides d'où l'on sentait encore l'odeur prenante du poisson frais. Sans avoir à insister, le jeune homme ; joli garçon, et intelligent, accepta de conduire Gabriel jusqu'à "son île", comme il l'appelait naïvement.

Le trajet ne dura pas plus d'une quarantaine de minutes. Un silence, troué par le bruit incessant des vagues sur la coque du petit bateau, s'était installé entre les deux hommes. L'un était jeune, très jeune ; peut être dix-huit ans, l'autre était vieux ; plutôt vieux, et une incompréhension semblait exister entre deux êtres que tout séparait : et l'espace, et le temps.

Sans un mot, avec seuls quelques regards, le pêcheur aida le vieil homme à sortir ses affaires et à les poser sur le ponton en bois noir, où quelques champignons faisaient ressortir une couleur blanchâtre, proche du vert. En une poignée respectueuse, ils se saluèrent. D'un pas qui laissait transpirer tout l'espoir de trouver le calme qu'il cherchait, le vieillard marcha jusqu'à sa petite maison, où la terrasse, donnant à moitié sur la plage, et à moitié sur un petit bois, représentait une grande partie de la surface au sol. Sans ranger ses affaires, Gabriel s'installa sur une chaise en bois, encore humide d'une pluie qui devait être récente.

Le soleil, la mer, le calme ; voilà ce qu'il venait chercher ici, et voilà ce qu'il avait encore une fois trouvé.

A quoi je pense ? A rien peut-être
A l'eau à quelques centimètres,
Et à ce temps en train de s'écouler.
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Alexie Scott
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Re: Voyage en Italie

Message par : Alexie Scott, Ven 23 Nov - 15:36


[Comme frères et sœurs ~ Charli Proulx]


S'en aller, s'évader, voilà ce que voulait Alexie. Un peu de temps à elle, loin de ses problèmes et surtout de Godric's Hollow. La jeune fille voulait un peu couper les ponts avec la magie. Elle s'offrit alors, un petit week-end, dans le sud de l'Europe, du côté italien. Ces deux jours dans la capitale de la mode, lui feront le plus grand bien. De plus, Alexie ne s'y était jamais rendue, elle avait hâte de se lancer dans cette ville où il fait bon vivre. Et puis, l'ex Serdaigle pourrait en profiter pour essayer de noyer son chagrin dans le shopping, car Milan était connu pour ses divers et sublimes magasins de vêtements. Rien que d'y penser, Alexie était déjà prête à tout dévaliser avant même de partir. C'est donc de bonne heure qu'elle se réveilla ce jour-ci au manoir.


Un grand soleil rayonnait au milieu d'un ciel infesté d'oiseaux. Il y avait bien longtemps que le soleil ne s'était pas montré. Alexie sauta sous la douche et une fois prête descendit dans la cuisine. Sa chouette arriva par la fenêtre, tenant dans son bec, le courrier de la blondinette. Dedans, il y avait des factures, des prospectus, mais surtout une lettre de sa famille. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas eu de nouvelle de son père et de ses grands-parents. Alexie avait le sourire aux lèvres en ouvrant l'enveloppe. Elle se dépêcha de lire. Tout allait très bien à Oxford, Kate et Haley devenaient de plus en plus mignonnes, les grands-parents étaient tous en bonne santé et son père avait retrouvé l'amour. Quel bonheur pour Alexie de savoir que sa famille se portait bien et que son père était retombé amoureux. Elle avait hâte de rencontrer sa nouvelle compagne. Après avoir répondu à la lettre, la jeune fille prépara sa valise et transplana vers Milan.


Ah quel soleil, se disait Alexie. Il faisait beau et chaud. Un super week end s'annonçait. La blondinette se rendit à son hôtel et en profita pour se changer. Armée de ses lunettes de soleil, de son appareil photo et de son portefeuille, elle commença sa visite ou plutôt son shopping à travers les magasins. Elle trouva de ravissantes robes à des prix raisonnables. Après une bonne heure, elle arriva devant un magasin faisant les vêtements pour hommes. La jeune fille pensait ramener un cadeau pour son père, son petit frère et puis pourquoi pas pour John. L'ex bleue et bronze entra dans le magasin et commença à regarder les différents tee-shirts, en espérant trouver de beaux cadeaux à offrir aux personnes qu'elle aime.


Dernière édition par Alexie Scott le Mar 27 Nov - 21:53, édité 2 fois
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Re: Voyage en Italie

Message par : Charli Proulx, Dim 25 Nov - 21:04


Cela faisait maintenant deux jours que le jeune Charli était en vacances. Il avait profité de ces dernières pour retourner au manoir familial, n'ayant pas envie de les passer au château de Poudlard, il avait besoin de changer d'air. Comme toujours, son père n'était pas là, trop occupé par son boulot et sa mère était trop présente, à vérifier si tout allait bien chez son fils, si il n'avait besoin de rien, etc. Tout ce qui ennuyait le serpentard. Il n'avait jamais vraiment été proche de sa famille, si n'est avec son oncle Chuck jusqu'à l'âge de ses onze ans. Depuis ce moment, le lien qui réunissait cet homme et l'enfant avait été brisé lorsqu'il avait trouvé la mort. La cause du décès, un meurtre. Le mobile, aucune raison officielle. Mais, Charli au fond de lui savait pertinemment la cause. C'était un adepte de la magie noire et bien qu'il ne lui aie jamais avoué, il se doutait très sérieusement qu'il était un partisan du plus grand mage noir actuel. Voilà les raisons de ce crime. Le garçon s'était alors juré de venger son oncle, d'en retrouver les coupables.

Charlie passa son temps dans la sa pièce, l'endroit ou il avait tout apprit de son oncle. Il passait ses journées plongé dans ses bouquins et manuscrits à la recherche du moindre détail qui pourrait lui fournir une piste. Et là, sous ses yeux, un nom de ville apparut, Milan. Chuck s'y était rendu quelques temps avant sa mort, le serpentard s'en souvenait maintenant. Il fallait donc absolument qu'il aille y faire un tour, sans parents afin d'être sûr de pouvoir faire ce que bon lui semble. Le seul problème, c'est qu'il n'était pas encore âge de pouvoir transplanner, bien qu'il en connaissait les bases, il ne voulait pas risquer la désartibulation. Il alla donc trouver sa mère après avoir préparer sa valise et lui demanda d'un ton tout à fait naturel de le conduire jusqu'à Milan. Ne pouvant rien lui refuser, elle accepta. C'est vers 18h qu'elle le déposa devant l’hôtel qu'il venait de réserver.

Cependant, Charli n'avait pas pensé qu'il débarquerait dans un quartier Moldu et avec sa longue cape, il ne pouvait paraître que suspect vis à vis d'eux. Il devait donc aller faire quelques achats dans une boutique moldu afin de trouver quelque chose à se mettre sur le dos même si l'idée de base le répugnait. Il prit tout de même le soin de déposer ses affaires dans la chambre qu'il avait préalablement réservée puis se rendit en ville afin d'y trouver ce qu'il cherchait. Tombant sur une boutique qui avait l'air de tailler uniquement pour les hommes, il y entra. N'y trouvant pas spécialement son bonheur, il se força tout de même à fouiller dans les rayons. Relevant la tête, il vit une silhouette d'une brune qui n'avait pas l'air si mal que ça, de dos. Voulant s'assurer de la marchandise, il attendit qu'elle se retourne. Et là, il eut un choc. Il connaissait cette personne, il le savait. Elle n'était plus exactement comme avant, son visage ayant légèrement changé avec les années mais il le sentait, c'était quelqu'un dont il avait été très proche. Tel un flash, il arriva à se souvenir. Il s'agissait d'Alexie, soeur de son ancien meilleur ami Peter. Il les avait tout deux perdus de vue lorsqu'il avait du déménagé pour le boulot de son père dans sa jeunesse et les chouettes avaient certainement du se perdre en cours de route. Voulant être sûr qu'il ne s'était pas trompé de personne, il tenta de l'appeler, au pire des cas, il passerait pour un idiot.

- Alexie ?
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Alexie Scott
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Re: Voyage en Italie

Message par : Alexie Scott, Lun 26 Nov - 11:58


Alexie était plongée dans son shopping. La jeune fille avait décidé d'offrir de beaux cadeaux à sa famille. Elle regardait alors, parmi les plusieurs rayons, un habit à offrir à son frère, son père et à son parrain. Elle hésita un moment. Son frère était à un âge où la mode comptait beaucoup, mais étant donné que la plupart du temps Peter à l'école, il n'avait pas le droit de porter de vêtement, autre que celui de sa maison, avec la cape et la cravate. En revanche, lorsque son petit frère était en vacances, et qu'il rentrait à Oxford, il serait sûrement ravi de porter autre chose qu'une chemise et une cravate. Alors, sa grande soeur opta pour un tee-shirt gris, avec des inscriptions italiennes. Elle ne savait pas les lires, mais la jeune fille trouvait ce tee-shirt ravissant et Peter aimait ce genre d'habit, qui fait partie du style vestimentaire des jeunes.


C'était maintenant à son père qu'elle désirait offrir un habit. Alexie se souvenait que ce dernier ne portait pas de tee-shirt, mais des chemises. Alors, elle se rendit dans le rayon adéquat et choisit une chemise dans les tons beiges et une autre un peu plus foncée, pour faire ressortir sa virilité. Il ne manquait plus qu'un cadeau pour son parrain. Et alors qu'elle tomba sur un rayon faisant des articles de sport, pantalons, chaussures, elle crut entendre quelqu'un l’appeler. Le son venait de derrière. La jeune fille n'osait pas se retourner, elle n'était peut-être pas la seule à se nommer Alexie, même si ce prénom n'était pas très répandu. Ou alors, pensant à sa famille, elle avait dû halluciner, et personne ne l'avait appelé. Cependant, elle sentit une présence derrière elle qui se rapprochait. Dans sa tête, elle entendait l'écho de cette voix. Cette dernière n'était pas anodine aux oreilles de l'ex Serdaigle.


Cette voix lui disait quelque chose. Elle avait l'impression de l'avoir déjà entendue dans son passé. Une voix un peu grave, un peu enfantine. Alexie ne l'avait pas entendue depuis plusieurs années. Voulant être certaine qu'il s'agissait d'une personne qu'elle connaissait, la jeune fille releva la tête et resta figer. C'était Charli Proulx, le garçon avec qui le petit frère d'Alexie passait toutes ses journées, lorsqu'ils habitaient à Londres. La jeune fille ne l'avait pas revu depuis au moins sept ans. Ce dernier avait beaucoup changé, en même temps en sept ans, il a pu grandir, muer, devenir un homme. Quel âge devait-il avoir ? Quinze ans ? Seize ans ? La dernière fois qu'elle l'avait vu, il lui arrivait au menton, depuis, Charli, l'avait pratiquement dépassé. C'est dans de vieux souvenirs, qu'Alexie se plongea en voyant la tête d'un revenant. Quelle coïncidence de le retrouver ici, à Milan, sept ans après son déménagement. La vendeuse de baguettes se rappelait comme si c'était hier, les parties d'échecs que Charli faisait avec Peter. Alexie n'arrivait pas y croire que l'ancien meilleur ami de son frère était devant elle.


« Charli ? Charli Proulx ? Bah ça alors, qu'est-ce que t'as changé ! Ça fait combien de temps qu'on ne s'est pas vu ? »


Elle lui fit la bise, toute contente, comme si elle venait de retrouver quelqu'un de sa famille. Il semblait être en vacances, tant mieux, Alexie aussi.
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Re: Voyage en Italie

Message par : Charli Proulx, Mar 27 Nov - 21:56


C'était impensable mais pourtant, c'était bien la réalité qui se tenait juste sous ses yeux. Il s'agissait bien d'Alexie, là, devant lui, tenant des vêtements dans une boutique Milanaise en Italie. Jamais il n'aurait cru la recroiser un jour. Pour lui, ce temps là était fini, c'était presque comme si sa plus jeune enfance n'avait jamais existé, il avait presque fait le deuil de tous les moments de joies qu'il avait pu passer avant la mort de son oncle. Et pourtant, il était heureux de revoir la soeur de son ancien meilleur ami, Peter, se tenir devant lui, la où justement il ne pensait trouver personne, si ce n'est des réponses. Alexie aussi se souvenait de lui, c'était par son nom et prénom qu'elle lui avait répondu, comme pour être sûre qu'elle ne venait pas d'avoir une hallucination.

« Charli ? Charli Proulx ? Bah ça alors, qu'est-ce que t'as changé ! Ça fait combien de temps qu'on ne s'est pas vu ? »

Changé ? Normal. A près tout, il avait maintenant seize ans et la dernière fois qu'ils s'étaient vu, Charli en était presque à encore faire la sieste. Bon, c'est une exagération mais, pas très loin de la réalité. Il avait grandi, muer, avait subi quelques expériences de la vie qu'on préférerait ne pas connaître. Cela avait réussi à changer son caractère mais également son apparence. Il semblait plus froid qu'avant, on ne pouvant plus tellement lire une quelconque émotions dans ses yeux ni même sur un quelconque trait de son visage, à moins qu'il fasse une réelle confiance en la personne, il était semblable à une pierre ou alors, à une coquille vide.
Combien de temps avait-elle dit ? Il n'en savait pas grand chose. Pour lui cette période était loin et tout lui semblait durer une éternité mais à la fois qu'une petite fraction de secondes. Il ne savait pas trop si la population entière avait ce genre de perception également, et d'ailleurs, il s'en fichait royalement. Pour lui, seul son opinion comptait et rien ne pourrait lui en faire changer.

- C'est bien moi ! Changé ? Encore heureux, regarde un peu le beau-gosse que je suis.

L'humour de Charli n'avait jamais vraiment été génial, non. Généralement il était plutôt lourd et vantard, un peu comme là.

- Oh, je sais pas, mais ça fait super longtemps. En tout cas je suis super content de te revoir !

Sa dernière phrase à peine terminée qu'Alexie se jeta presque à son coup afin de lui faire la bise, elle était toute contente, heureuse de le revoir. Charli était dans le même état mais à la différence, il ne le montrait pas. Montrer ses sentiments à tout va comme ça, ce n'était pas pour lui. C'était d'ailleurs un des points sur lequel son oncle avait grandement insisté, "Ne laisse personne lire en toi, cache ton jeu et montre leur ce que eux veulent voir". Au début, il l'enfant n'avait pas compris pourquoi mais maintenant, il trouvait sa drôle et surtout, ça lui donnait une sensation de protection, il était sur qu'ainsi, personne n'atteindrait ses réels sentiments.

- Qu'est ce que tu fous ici ? T'es toute seule ?
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