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La maison en ruine
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Mangemort 87
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Re: La maison en ruine

Message par : Mangemort 87, Lun 3 Avr 2017 - 20:01


(Post unique pour clôturer le RP avec Nathert / Autorisation d’Aileen)

— Ton silence est assez lourd de sens.

Vous étiez pas parfaits, pourtant, même toi tu le savais, c’était pas un point que tu aurais soutenu. Personne ne l’était. Mais des reproches, il en fallait des construits sur plus que les rumeurs et les bruits de couloirs. Qu’étaient tes craintes, enfant ?

Il était pas vif, le guignol. Il disait rien, faisait rien. A part tenter de t’éblouir, certains auraient même pu oser dire qu’il servait pas à grand chose. C’était dommage, la dernière fois, il t’avait un peu tapé dans l’oeil. T’avais cru qu’après ta leçon, il progresserait. Que le croiser dans une maison en ruine, ça, ça c’était le signe d’une bascule du côté de la décadence magique. Bah voyons. Non lui la jouait Ministère, et v’là que je te mets de la lumière dans les yeux, que je t’aveugle de fausses informations, alors qu’en soit je ne fais rien, je n’ai pas la moindre carte en main.

Juste la fuite, la fuite dans l’ADN. Comme toi, peut-être ? Avant. Avant. Maintenant c’était décidé, depuis la fuite de la blanche tu ne te laisserais plus faire. Tu affronterais tout de face. Tu étais taillée pour le combat. Ce n’avait toujours été le cas, mais le temps à force de te charcuter avait su brûler où il fallait et lentement forger une flèche acérée. Flèche acidulée, aussi, qui sur une impulsion lança en direction du garnement un #Radicis Perfidum, côté mollets, et #Acidileus, côté corset.

Tu ne pris pas même le temps de savoir si tu l’avais touché. Tu avais plus important à faire. Tu étais un corsaire, et ton oeil unique avait ce soir plus à voir que des illuminations. Non, ce soir, te guidant aux sons, comme une chauve-souris ou un dauphin, tu suivis les répercussions, de tes pas sur le chemin. Tu arpentas Pré-au-Lard longtemps ce soir, te regorgeant de la magie qui sommeillait en ces ruelles. C’était si paisible.

Oui, tu comprenais pourquoi ceux qui vivaient ici ne savaient pas. Ils ne voulaient pas voir, ne pouvaient réaliser combien les moldus étaient plus que des personnages non joués aux moeurs idylliques. Que les fourbes avaient leurs guerres et leurs armes et leurs accidents et leurs idées, et que parfois, parfois c’était vous, les dommages collatéraux.

A vivre dans une prison dorée, un Poudlard amélioré, les sorciers du village avaient oublié ce qu’était le danger dont vous les protégiez.

Mais assidus, les Mangemorts veillaient.

[Fin de RP pour nous deux]
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Aileen O'Leary
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Re: La maison en ruine

Message par : Aileen O'Leary, Dim 9 Avr 2017 - 3:08


Suite du RP avec Madilyn

Aileen n'aimait pas le jaune.
Il était synonyme de chaleur, de flash, d'une volonté d'être vu.
Plus pâle et il était synonyme de soleil.
Plus foncé et il rappelait l'ancien temps.

Si Aileen devait-être une couleur, serait-elle verte comme sa maison? Rouge comme ses cheveux ? Ou noire comme son cœur?

Le pinceau à la pointe dorée termine sa danse, et un autre vierge le remplace.

Le jaune qu'elle n'était pas avait fait office de fondation.

Tic toc

Le temps passait.

Tic Tac

Il fallait se décider.

La rousse n'avait pas envie de s'enchaîner d'une maison, en ruine, en forme, en détail. Elle pouvait toutefois s'enterrer dans un jardin, profondément, histoire d'oublier les erreurs passées.

Tic Toc

Le temps passait.

Tic Tac

Deux chaperons rouges se retrouvent au creux de la maison en ruine.

Étaient-elles dans le ventre du grand méchant loup?

Elle était jeune, plus jeune qu'elle, réflexion d'un passé possible, d'un présent incertain et d'un futur improbable.

Une pause pour observer son public, reflet de ce qu'Aileen n'avait jamais pu protéger.

Ce soir elle allait sauver quelqu'un

Ce soir elle allait enfin pouvoir agir

Ce soir elle allait enfin pouvoir oublier


Elle méritait les plus beaux des dessins, les plus beaux spectacles, tout ce qu'Aileen ne pourrait lui donner.

Un pinceau dans la peinture vert forêt.

Alors Aileen allait lui donner ce qu'elle pouvait.

Souvenirs
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Madilyn Nebulo
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Re: La maison en ruine

Message par : Madilyn Nebulo, Dim 9 Avr 2017 - 22:12


Repeindre une ruine
C'est complètement fou
Comme idée
Mais c'est merveilleux
Comme tout ce qui est fou

Suis-je folle ?
Je ne pense pas
Mais cette nuit...
Peut-être
Je ne sais pas.

Et elle est là
Elle peint
C'est naturel
Et c'est beau

D'abord du jaune
Comme l'or
Comme la joie
Mais le jaune
Je ne sais pas
Trop
...
Jaune

Un temps d'arrêt
Comme
Un funambule sur son fil
Un trapéziste avant le grand saut
Le clou du spectacle
Le saut vers la gloire
Ou vers la mort
Vers le danger
Vers l'inconnu
Du courage


Elle hésite
Ou elle veut me faire attendre
Qu'est-ce que ça change ?
Je suis suspendue à son pinceau
A sa main
A ses pots
A la ruine
A elle

Et là
Elle sait.
Et elle choisit la couleur
De la nature
Du bonheur
De la chance
De l'espoir

Et ce choix est le bon.
De l'espoir.
C'est ce qu'il me fallait.
Dans cette nuit sombre
Qu'est la vie.

Alors j'approuve.
De la tête.
De l'esprit.
Du cœur.

J'ai envie de lui dire
Merci.
Oui.
Encore.

Mais je ne dis rien.
Je ne veux pas rompre.
Ça.

Cette douceur.
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Rose Underhill
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Re: La maison en ruine

Message par : Rose Underhill, Lun 22 Mai 2017 - 1:56


RP privé avec Tamara Calabrez

Au mauvais moment


Je trouve que cette chanson va bien avec ce post ^^ Not about angels

Tu en reprends un, et un autre. Pourquoi s'arrêter, rendu à ce point ? Ta tête tourne, ta gorge brûle, ton cœur vacille. Ça te tue à petit feu, pourtant tu continue pour une seule raison. Ais-je l'air d'une adulte ? Non, cependant l'employé t'en resserre à volonté. Tu veux simplement que ça arrête. Oublie. C'est ce que tu essaies de faire, verre après verre. Mais tu ne peux plus fuir. Tu l'entends, tu la sens. Elle te parle, avec une voix calme et posée, alors que de ton côté, tout bascule, tu ne veux pas y croire. Elle t'as prise par surprise, pendant un moment de faiblesse. Lâche. Tu ne veux pas lutter, mais il le faut. Pourtant, tu sens que la bataille est déjà perdue sans même avoir commencée. Elle est plus forte. Elle t'as surpassée. Tu cris, tu pleures, tu hurles, pourtant rien ne sort. Tu es faible, et elle en profite.

Tu trembles, il faut que tu arrêtes. Pour une fois, tu t'écoutes. La vraie toi. Pas cet imposteur qui t'oppresse et prend ta place. Tu paies et tu sorts de cette pièce empestant l'alcool. Tu ne vois rien et pourtant tu plonges dans la pénombre de la nuit qui te paraît si... douce et réconfortante. Les larmes coulent enfin sur tes joues légèrement rougies. Tes jambes flageolent, tu as envie de te laisser tomber. Mais tu ne peux pas, il faut que tu restes forte, pour l'instant.

- Pathétique. Tu mérites ce qu'il t'arrive, même bien pire.

Sa voix a changé. Remplie de colère, elle te crache la vérité dont tu veux te cacher. Elle est bien réelle, ce n'est pas une illusion. Chaque mot te brûle et te détruit. La détresse se transforme en haine pure et dure. Tu ne peux t'empêcher de frapper, encore et encore, mais tu ne ressens rien, car ce n'est pas elle. Tes jointures sont en sang mais tu t'en fous. Tu regarde la brique qui n'a pas bougé d'un demi-pouce. Où suis-je ? Tout est floue, tu ne vois pas que la maison a été abandonnée depuis très longtemps. Mais tu ne vois personne, alors tu décides d'entrer pour te cacher.

- Tu ne comprends donc pas ? Je vais être plus explicite.

Elle te plaque au mur dont la solidité reste à vérifier. Ton dos de fait mal, mais tu ne dis rien, car la peur t'envahie. Toi qui croyais être courageuse, elle te ramène à la réalité. Tu... Elle te pousse violemment sur le sol, ton visage en paie les frais. Tu te redresses tant bien que mal, même si tu sens un liquide chaud qui ruisselle sur ton front. ...n'est...Vive douleur à l'épaule, tu retombes. Cette fois-ci, tu ne veux pas te relever. Tu as mal. Néanmoins, la pitié ne fait pas partie de son vocabulaire. RIEN ! Elle te roue de coups. Tu suffoques. Tu sens des morceaux de verre d'une fenêtre anciennement brisée se planter dans ta peau. Mais tu ne cris pas. Tu en est incapable.

Elle s'arrête et tu ne sais pas pourquoi. A-t-elle disparu ? Bien sûr que non. Tu t'affales sur le mur, regardant la pièce... vide. Tu ne peux pas la voir, mais tu sais qu'elle est là. Tu éclates en sanglots. Le vent souffle et tu peux presque entendre des ricanements. Non, ce n'est pas le vent, c'est toi qui ris.


Dernière édition par Rose Underhill le Lun 3 Juil 2017 - 3:52, édité 2 fois
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Re: La maison en ruine

Message par : Tamara Calabrez, Mer 24 Mai 2017 - 17:04


Promenons-nous dans Pré-au-Lard
Temps que les Mangemorts n’y sont pas,
Si les Mangemorts y était, ils nous Avadakedavraient
Mais comme ils n’y sont pas, ils nous Avadakedavront pas.

Quelques rayons de soleils passent à travers les nuages. Le ciel est gris et triste. Malgré cela, je reste positive. Sortie de l’école pour prendre l’air, je bondi au lieu de marcher. Allez à Pré-au-lard est une des meilleures choses que je connaisse. Au moins là-bas, je me sens libre. J’ai envie de prendre mon ballais et de m’envoler dans les airs. Les oiseaux ont de la chance de pouvoir ressentir cette liberté aussi facilement.

Les bras ouvert pour sentir le vent se cogné contre moi, je marche vers Pré-au-Lars. Les yeux fermés pour mieux me concentrer sur cette légèreté. Rien ne peut me déranger en cet instant. Je profite de cet instant de ressemblance de liberté. Un des pavés mal enfoncé menasse de me faire tomber, Je me rattrape de justesse. Je regarde autour de moi. Une maison abandonnée, une ruine.  

Des sons me parviennent. Ils ressemblent à ceux que l’on entend lors d’une bagarre. Reposant mes bras le long de son corps, je me dirige lentement vers la provenance des bruits. Une respiration forcée me parvient. Je rentre dans la demeure en décomposition.  Quelle idée d’être curieuse.

Le hall est vide mais les bruits deviennent de plus en plus forts. Quelqu’un a besoin d’aide. Je dois aller aider. Je continue d’avancer avant d’arriver au bout du couloir, j’aperçus une silhouette adossée à un mur.

Une fille de plus au moins mon Age. Elle a un rire qui sonne plus tôt machiavélique. Le visage plein de sang. Elle a décidément l’air d’avoir besoin d’aide. Ayant un grand cœur je m’avance vers cette personne appuyé sur le mur. Elle pleure à chaude larme, et rigole diaboliquement simultanément. Interpelée de retrouvée ses contradictions d’humeur en même temps et des gouttes rouge qui coulent de son front, je m’approche prudemment.

"As-tu besoin d’aide ?"

Ma voix est douce mais trahis la peur que j’ai. Je veux aider cette personne qui semble avoir besoin d’aide. Hors de question que je la laisse comme cela en plan seul et sans défense. Qui a bien pu lui faire quelque chose comme cela ?
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Re: La maison en ruine

Message par : Rose Underhill, Lun 29 Mai 2017 - 3:09


Le temps semble s'être arrêté autour de toi. Toute émotion particulière s'évanouie, tu es une enveloppe vide. Tu n'as aucune envie de pleurer, crier ou frapper. Tu veux dormir. Mais tu ne peux pas. Elle pourrait prendre le contrôle durant ton sommeil et peut-être ne reverras-tu jamais plus le jour. C'est ce que tu penses et ce pourquoi tu ne veux pas t'assoupir. Tu poses ton regard sur tes mains et tu te concentres sur les petits bouts de vitre accrochés à ta chair. Tu décides d'enfoncer un des débris. Tu as mal, mais moins que lorsqu'elle est présente. Ressentir de la douleur physique pour oublier la douleur psychologique.

Des pas. Tu les entends, ils sont encore loin, mais ils se rapprochent. Tu n'as pas envie que quiconque te trouve dans cet état. Pourtant, tu ne bouges pas. Les larmes continuent de couler mais avec moins d'abondance. Il faut que tu te calmes. Tu inspires, expires, plusieurs fois. Tu es prête à faire face à l’intrus. Cependant, tu ne perçois plus aucun son. Était-ce simplement un passant? Non, il y a quelqu'un dans la pièce. Tu sens sa présence non désirée. Tu tournes la tête. Il y a quelqu'un près de toi, trop proche. Tu sursautes et recules par réflexe. Tu ne vois pas son visage, mais tu sais au fond de toi que c'est...elle. Toi qui croyais ne jamais la voir. La voici. Elle se trouve devant toi. Tu peux te venger.

Elle te parle. Tu ne veux pas l'entendre, mais tu comprends vaguement ce qu'elle veut te communiquer.

- aide ?

Hypocrite ! Après ce qu'elle t'as fait, elle veut t'aider? Elle se moque de toi, et tu ne te laisseras pas berner. Tu sèches tes larmes et te relèves. Elle ne fait rien pour l'instant, elle attend que tu fasses le premier mouvement. Tu te retournes, non pas pour fuir, mais pour te défendre... ou attaquer. Sans prononcer un seul mot, tu te diriges vers la fenêtre cassée. Il faut que tu trouves le bon morceau, ni trop grand ni trop petit. Voilà. Celui-là semble parfait. Tu prends le bout de vitre et te rapproche d'elle.

Tu ne peux pas voir son visage, mais tu la sens ! Tu ne peux pas te tromper. Il faut que tu le fasses. Tu n'as pas le choix. C'est toi ou elle. Alors tu frappes. Pas avec la main qui tient l'arme, l'autre. Tu cognes encore, sans savoir si ces coups touchent vraiment ta cible. Tu sens les larmes monter à tes yeux, mais tu les ignores. Pas maintenant. Tu t'apprêtes à la frapper de ton autre main, mais... en vaut-elle la peine? Tu t'arrêtes et la regardes dans les yeux, enfin, ce que tu crois être ses yeux.

- TU m'a fait ça, craches-tu en montrant le sang ruisselant sur ton front.
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Re: La maison en ruine

Message par : Tamara Calabrez, Mer 21 Juin 2017 - 23:18


Mon adrénaline monte, un morceau de verre dans sa main, cela ne rigole plus. Que me veut-elle ? Lui ai-je posé une mauvaise question ? J’avais pourtant essayé d’être gentille, aimable, sympathique. Elle se rapproche de plus en plus, avec l’éclat de fenêtre. Ça m’apprendra de me mêler des affaires des autres. Elle frappe, fort. Je ne sens plus ma joue, mon arcade sourcilière gauche pique, j’ai l’impression d’être défigurée. Le sang se propage partout sur mon visage. Le pire ? Elle ne m’a pas touchée avec le morceau de verre. Il faut que je l’aide, je ne peux pas la laisser comme cela. Je croise son regard, des larmes ont coulé pendant qu’elle me donnait des coups, pas de doute.

- TU m’as fait ça.

Si mon visage ne me faisait pas aussi mal, j’aurais haussé les sourcils, de quoi me parle-t-elle ? Elle saignait déjà lorsque je suis arrivée. Ma vision était trouble, ma tête me faisait mal. Je n’avais plus qu’une envie, sortir au plus vite de cet endroit et si possible aidé cette fille qui m’effrayait comme jamais. Pour toute réponse je pencha la tête. Je ne voyais vraiment pas pourquoi elle m’accusait d’avoir fait quelque chose alors que je venais d’arrivé. Aurais-je fait fuir son agresseur ?

Cette fille savait définitivement comment se battre. Elle avait toujours le morceau de verre dans la main. C’était définitivement mal partit. Comment pouvais-je faire pour au minimum rester en vie ? C’était perdu d’avance. Je ne voyais pas comment sortir ne serait-ce que de la pièce. La meilleure option serait de parler. Aucune solution de substitution ne me vient.

- Je viens d’arriver, je voulais juste t’aidée.

Comment allait-elle réagir ? J’étais prête à me protégé si besoin.
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Re: La maison en ruine

Message par : Mangemort 40, Mar 25 Juil 2017 - 14:41


Plus d'un mois sans réponse, nous reprenons le sujet
[PV] w/ Azura Davos



Marcher : frottements des pas contre la robe noire qui tombe au sol. Pas lents, mesurés.
Imbibition : du sol contre la cape. De cette nuit de pluie. Pas tapis, étouffés.
Masque : impassibilité sans âge, où coule la pluie, dessinant d’autres rainures, d’autres symboles. Forgeant les quarante piliers à venir ; lors de cette marche.

La boue sur le chemin. Un galet perdu. L’herbe qui se dresse. Bruine de l’Ecosse en torrent de brume.
L’ombre en marche dans la nuit, qui se perd dans les tours et détours d’un décor connu.

Marcher : au rythme de la pluie, du vent qui fait voler la cape. Capuchon baissé, visage noirci. Chevelure non apparente. Aucune distinction par la forme de la silhouette. Démarche féminine ?

Quelques pas de côtés, se glisser dans une rainure. Le masque collé au visage protège de la pluie. De l’interstice, faire état des lieux, se poser sur une ruine.

Etendre : une jambe, l’autre à côté.
Posture : détendue, calme. Presque en attente.

De quoi ?
- Coup de tonnerre
- Inattendu
- Rencontre avec les êtres de la Nuit
- Calmer sa faim de cœur, qui tord et retord les entrailles noircies

Attendre, encore : observer le lierre qui pend dans un rayon de lune.
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Re: La maison en ruine

Message par : Azura Davos, Sam 29 Juil 2017 - 15:17


RP avec Mangemort 40

J'ai réussi à m'éclipser du groupe d'idiots qui me servait de camarades de classe. Sérieusement, on est dans un village de sorciers, ça doit grouiller de choses et de gens intéressants dans tous les coins mais eux ils préfèrent rester toute la journée à lécher les vitrines d'un magasin de bonbons ? Quelle absurdité ! Il n'y a qu'à lever les yeux pour se rendre compte que ce village regorge d'endroits un milliard de fois plus attirants que des bonbons ! Les rues tortueuses, les vieilles bâtisses, les tavernes qui accueillent sans doute en ce moment même des voyageurs venus se reposer après une aventure, ... Tant de sujet de curiosité ! Tant de possibilités à portée de main ! Tant de mystères à découvrir !

J'erre une bonne partie de l'après-midi à travers tout le village, me laissant porter par mes jambes et mes yeux. Papillonnant à droite à gauche, faisant des demi-tours, regardant à travers toutes les vitres. Je suis parfaitement consciente que ce n'est pas du tout une bonne méthode pour couvrir le terrain. Je sais que je devrais quadriller le périmètre et faire les rues une par une. Mais qui a déjà entendu une histoire commençant par "j'ai été pragmatique et d'un coup quelque chose de fantastique m'est arrivé !". Ça n'arrive jamais. Il faut aller chercher l'aventure, mais c'est au final elle qui décide de vous tomber dessus, pas l'inverse.

Je commence à avoir mal aux jambes mais je m'en fiche pas mal. La pluie aussi je m'en fiche royalement. La seule chose qui m'inquiète un peu, c'est l'heure. Comme je n'ai pas de montre je ne saurais pas dire, mais étant donné qu'il fait déjà sombre, je suppose qu'on est bien avancé dans la soirée. Si c'est le cas je vais me faire salement enguirlander quand une personne de l'école viendra me récupérer par la peau du cou... Bah, raison de plus pour en profiter jusqu'au bout ! Quitte à se faire engueuler de toute façon, faisons en sorte que la journée ait été mémorable en continuant l'exploration. Qui sait, l'aventure est peut-être au bout du chemin, m'attendant, tapie dans l'ombre !

Le sourire aux lèvres à l'idée de tout ce que je pourrais y trouver, j'arrive dans une petite rue, que je serais bien incapable de dire si elle était loin ou non de la place ou des Trois Balais. Je ralentis quand même un peu le pas. Elle était assez triste comparée à la moyenne des ruelles que j'avais déjà arpentées. Pré-au-Lard n'a déjà pas une architecture très... chaleureuse ? Je ne sais même pas si ça se dit...
Bref, cette rue-là en particulier, me paraissait plus étrange que les autres, dans son atmosphère.

Je m'approche en scrutant de tous les côtés, essuyant de temps en temps l'eau qui me coulait sur le visage et me forçait parfois à plisser les yeux. Quand tout d'un coup je me fige sur place. Il y avait quelqu'un là. Encapuchonné dans une robe et... c'est un masque qu'il porte ? Cette vision ravive soudain ma curiosité : enfin, quelque chose d’intéressant !
Et l'endroit où se trouvait cette personne intrigante me laissa bouche bée : une maison en ruine. Il était assis sur un bout de ruine...

En moi deux vagues d'émotions se combattaient : l'excitation et la peur.
La première se traduisait par l'expression de mon visage, la deuxième par le fait que mes jambes étaient comme paralysées, refusant de s'avancer davantage.
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Re: La maison en ruine

Message par : Mangemort 40, Dim 6 Aoû 2017 - 20:54



Gouttes de pluies qui errent sur les rainures du masques : creusent les sillons du motif celtique, entoure les orifices : les yeux, les narines, la bouche. Petites gouttes intrusives, décadentes sur le visage longiligne. Produit d’une culture. Laquelle ? Produit de quelque chose.

Jambe étendue, puis l’autre. Epaules abaissées. Presque un soupire.

Attendre sans savoir. La meilleure façon de ne pas être déçue.
Possibilité de rester encore longtemps, sous cette pluie nocturne. Possibilité de ne faire qu’un tour des lieux, puis de repartir. Bredouille. Vadrouille sans but.
Nostalgie ?

Langue qui claque, en même temps qu’une brindille.

Sens aiguisés dans une armurerie, la stature se dresse, imposante par sa taille, quelconque par son épaisseur : #Levicorpus.
Un pas, puis deux, puis trois.

Une petite fille qui pend par le pied, au bout de son sortilège, #Expelliarmus, récupérer la baguette. Observation du bois. « - Laurier. » Roulement sur la langue. Orifices en observation sur l’enfant. « - Jolie baguette. »
Faire tourner l’objet un instant entre les doigts gantés. Observation patiente : probablement une élève. Si tard, dans la nuit, loin des camarades ? Imprudence. Imprudence

« - Imprudence ou volonté, pour t’être trouvée ici, enfant perdue ? »

Tapotements sur la baguette.
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Re: La maison en ruine

Message par : Azura Davos, Lun 7 Aoû 2017 - 18:52


Tout se passe tellement vite, je ne comprends pas ce qui m'arrive mais d'un coup je suis soulevée dans les airs.
Mon corps est toujours sujet aux émotions contradictoires. L’excitation et la peur étaient toujours là, joie et panique les avaient rejointes.

La joie parce que la sensation procurée par mon ascension est très plaisante. Ça me fait comme dans les montagnes russes : quand ton wagon monte, monte, monte,... puis quand il arrive tout en haut et que tu vois la piste de rails, descendant trop abruptement à ton goût -ça avait l'air moins raide d'en bas, non ?- et qu'en un quart de seconde dans ta tête il y a une petite voix qui te hurle "QU'EST-CE qui m'a prit ? POURQUOI je suis là ? On va mouriii-" et là trop tard, le quart de seconde est passé, tu dégringoles la piste et d'un coup tout ça disparaît et laisse place au fun à l'état pur.
Et bien c'était quelque chose comme ça.
Du coup, j'ai rigolé.

La situation n'a rien de drôle ! Mais je n'ai pas pu m'en empêcher !

Peur et Panique reprennent le dessus une fois que je suis stabilisée, suspendue la tête en bas.
La montée est agréable, bizarrement être suspendu par une cheville l'est beaucoup moins.

« - Jolie baguette. »


Panique prend définitivement les rênes et je sens mes entrailles se liquéfier. J'étais sans défense, prise au piège et personne ne savait où je me trouvais. Si on avait été dans un livre ou un film, ce moment serait la scène "l'héroïne est dans une situation périlleuse et s'en sortira grâce à tout ce qu'elle a appris durant le film !". Par exemple si on était dans un film d'arts martiaux, j'aurais passé l'heure et demie précédente à apprendre des techniques secrètes auprès d'un grand maître que j'avais convaincu de sortir de sa retraite du monde pour m'enseigner. Dans un polar, mon enquête m'aurait menée jusque dans cette rue suspicieuse et la personne en face de moi serait le ou la coupable dans l'affaire et on se ferait face-à-face pour le dénouement final. Ou encore, dans un manga, ce serait le moment idéal pour utiliser un droit de flashback pour y retrouver LA technique pour me sortir de ce pétrin !

Sauf que ce n'était ni un film, ni un livre, ni un manga, ... juste la vraie vie. Et la mienne, de vie, en l’occurrence.
Le scénario jusqu'ici avait été des plus ennuyeux. Personnages inintéressants, background insipide, décors vus et revus, dialogues sans intérêt et sonnant faux, ... Si je n'avais pas une bonne réserve d'optimisme en stock, je serais sortie de la salle en criant "remboursée!" depuis longtemps...

« - Imprudence ou volonté, pour t’être trouvée ici, enfant perdue ? »


Peut-être que ça y est ? C'est ça, le rideau final de la pièce de théâtre pathétique de ma vie ? Quitte à tirer ma révérence, je suis assez contente, à vrai dire, que ce soit dans de telles conditions.
J'ai été moi-même à la rencontre d'événement exceptionnel. Je l'ai trouvé.
Sur ma pierre tombale on pourra noter "Azura, Aventurière tombée au combat"

Une pierre tombale... ça ne plaira pas à maman, ça.
Le sang qui me monte à la tête commence à me faire mal, mes pensées ralentissent. Elles n'ont jamais été aussi peu réactives ! C'est comme ça que se sentent les gens normaux en permanence ? C'est d'une tristesse ...
Va savoir pourquoi, l'étourdissement dû à ma position inconfortable peut-être, je réponds à la question :

"Alors, en vrai ? Un peu des deux ! Ah ! Et sinon, me laisser comme ça en l'air, est-ce vraiment bien nécessaire ? Nan parce que c'est marrant 5 minutes mais étonnamment on s'en lasse vite !"


J'aurais pu m'arrêter là mais ...
"Vous avez peur de quoi, hein ? Que je sois en l'air ou par terre pour vous ça revient au même, puisque je ne suis de toute façon pas capable de vous attaquer ou de m'enfuir !"

En prononçant ces paroles, Peur et Panique gonflèrent d'un coup, réduisant encore un peu plus son ventre en bouillie.
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Re: La maison en ruine

Message par : Mangemort 40, Lun 14 Aoû 2017 - 19:51



Question : amène une réponse. Questionnement incessant.
Apprentissage : échange. Une idée qui tape l’autre par le biais des paroles. Ping-pong. Ou tennis de table. Le principe étant de se renvoyer la balle.
Soit :
- Grâce à la raquette en main
- Grâce au front.

Le front, situé en l’avant. Première interface d’interception. Propice, sous le cuir chevelu. Transmission des idées. Idéaux.

Visiblement : problème de transmission de balle dans ce cas précis.
Ou percussion frontale bien trop importante.

Un temps passe : réflexion.
Puis, génuflexion.

Face à l’enfant, tapoter le front du bout de la baguette, puis donner un coup de pression : vacillement. Sort toujours maintenu.

« - Le danger n’est plus enseigné aux enfants ? Ne t’a-t-on jamais lut de contes ? »

A tâtons, reposer la question.
Reprendre place sur le monticule décrépit.

S’amuser, presque, de cette situation, dans cette voix sucrée : « - Peut-être les flammes devraient-elles te border, à l’avenir. »

Un #Incendio sur un tas d’herbes sèches.
Un Incendio, non loin de l’élève. Juste en dessous.
Un Incendio : pour que l’embrasement s’élève et se meurt en fumée.

Que le petit monde de cette rencontre soit consumé.
Attention, enfant. Ta chevelure fait une douce mèche.

Maintenant…
Maintenant il est temps de voir l’imagination fertile des enfants à l’œuvre.
Temps de voir comment, cette enfant, allait convaincre.
Si elle pouvait convaincre.
Si seulement, elle le savait.

Patience joueuse.
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Azura Davos
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Re: La maison en ruine

Message par : Azura Davos, Mar 29 Aoû 2017 - 18:57


Entre ma tête qui commençait à me faire vraiment mal, le petit tapotement sur le front - légèrement - humiliant, la stupide réflexion sur les contes et le feu qui crépitait juste en dessous de moi, je ne savais ce qui était le pire. Et qu'est-ce que c'était que cette situation, d'abord, hein ? Même dans mes rêves quand je me retrouvais en danger j'avais au moins un moyen de m'en sortir. Au moins une arme, une porte de sortie, quelque chose. Mais là non, rien du tout. Même pas de couteau.

*Note à moi-même pour plus tard : toujours avoir une lame sur soi.*


Ça aurait été classe, n'empêche. Moi qui me saisirais d'une petite dague au manche gravé de symboles mystiques et qui me couperais les cheveux d'un coup sec, laissant toutes mes mèches tomber lentement dans le feu, tout en défiant du regard mon agresseur comme pour dire "Tu crois que je vais me laisser faire ? Hein ? Bah tu vas devoir être plus inventif que ça !"

Sauf que je n'avais pas de dague super classe. Et que le sang et la fumée me montant à la tête rendaient mon regard larmoyant sans le vouloir. Je ne pleure pas vraiment ! C'est la fumée ! Ça pique, c'est tout ! Mais bon, va-t-en te justifier de ça maintenant... Alors comme je n'ai pas d'autres idées, je me retrouve à faire une sorte d'abdo dans les airs. Ça doit sûrement être aussi ridicule que ça en a l'air rien qu'à le dire. Mais je n'ai pas vraiment le choix !

Donc je suis là, les larmes aux yeux, la peur au ventre, et un mal de crâne énorme, pliée en deux dans les airs suffisamment longtemps pour que je puisse empoigner ma chevelure, l'entortiller et la glisser ensuite dans la manche de mon t-shirt.
Plan stupide hein ? Ouais je sais. Mais c'était ça ou les laisser cramer, et moi avec.
J'ai dû m'y reprendre à deux fois car mes cheveux étant bien trop longs, il était difficile de tous les avoir d'un coup. Et si je laissais ne serait-ce qu'une seule mèche prendre le feu, j'allais le sentir passer ! À la deuxième tentative j'étais tellement en colère contre le monde entier que je hurlais à l'abruti encapuchonné : "T'vois c'que tu m'obliges à faire ? Hein ? Nan mais c'est n'importe quoi c't'histoire !"

Difficile de faire des phrases correctes dans de telles conditions, ne me jugez pas.

Et puis tant qu'on était dans les reproches, et que le danger de combustion capillaire était momentanément écarté, j'enchainais :
"Dans les contes on nous apprend à être passifs et stupides et à attendre sagement qu'une fée vienne nous sauver ! Très peu pour moi, merci !"

Je n'ai peut-être pas de dague, de droit de flashback ou de regard défiant en stock. Je vais sans doute mourir ici. Mais si il y a bien une chose que je ne compte pas lui laisser, c'est la satisfaction de croire qu'il a le contrôle sur tout.

"Tu crois qu'j'ai peur de mourir ? Bah c'est le cas. Quand on est mort on peut plus rien faire. Mais, si tu penses qu'me faire mourir d'cette façon m'fait peur, tu t'fourres l'doigt dans l’œil ! Si ma mort doit être le moment l'plus palpitant de mon insipide vie, alors vas-y, fais-toi plaisir, tu m'rends service !"

Ma langue devient de plus en plus pâteuse. Si ça continue je ne pourrais même plus me "défendre" verbalement... Et en plus maintenant j'ai mal au ventre à cause de l'effort physique que j'ai dû fournir pour sauver mes cheveux. C'était vraiment une situation débile...
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Mangemort 40
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Re: La maison en ruine

Message par : Mangemort 40, Mar 29 Aoû 2017 - 20:37



Dans la toux, dans l’atroce, dans la transe,
Voici l’enfant qui pense.

Mots crachés, venin de sa compagne écaillée, mimiques d’une attitude désabusée. Quoi, enfant ? Si jeune, te voici déjà si insipide ? Si dénuée de volonté pour ta propre vie ? Lis, apprends, ris, et sache que la supplication mène loin. Le plus souvent, à sa vie, en cas de danger, notamment.
Voilà ce qu’il faut retenir de l’enseignement des contes. Non pas une attitude passive, que tu appliques néanmoins.

Enfant…
La déception est palpable, tandis que la baguette de laurier oscille, avant d’être jetée dans les flammes.
Négligent.

Tentatives sans fondements, sans précédents.

Se retourner, le visage masqué, et avancer entre les gravas des ruines d’habitation. De l’éclosion de cette volonté qui n’émerge pas. De ce liquide amniotique poisseux qui empêche la réflexion. Trop qui bouchent les oreilles, les narines, la bouche… Comme la cire.
Oui.
Enfant, tu aurais pu te faire Icare.

« - Encore trop immature.
Comme un fruit, tu dois mûrir.
Rappelle-toi à moi quand tu seras tombée de l’arbre : mes quarante mains seront toujours tendues pour t’assister.
»

Et dans un mouvement d’obscurité,
Le CRAC qui brise le silence.

Seul le crépitement du feu demeure.

Impatience désabusée qui emplit de vitres, de granits, de tessons. Qui te déchire. Tu vis encore dans les éclats.


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Re: La maison en ruine

Message par : Azura Davos, Ven 1 Sep 2017 - 19:13


Si la délivrance avait un son, comme ceux associés aux marques dans les pubs, ce serait le CRAC qui déchira l'air à cet instant.
Je retombe d'un coup. Et c'est nettement moins drôle que l’ascension du début. J'ai l'impression que mon corps est en pierre et que soudainement toute la pression de l'univers me compresse dans tous les sens, même si la plus forte d'entre elles reste la gravité, qui l'emporte haut la main. Je m'écroule sur le sol, les muscles douloureux, le ventre et la tête en miettes. À tel point que pendant une ou deux secondes, je ne ressens même pas la douleur des flammes. C'est comme si mon système nerveux avait pris 7 secondes pour souffler et se remettre de ses émotions. Sauf que 7 secondes, c'est long.

Tout à coup mes nerfs se réveillent et tirent la sonnette d'alarme : feu ! FEU !!!
La douleur me percute comme un avion sur le point de franchir le mur du son et je roule par terre sur le côté pour éteindre les flammes qui s'étaient attaquées à mes vêtements. Je hurle. J'ai mal partout. Absolument partout. J'en peux plus, je suis fatiguée et j'ai peur. Même la pluie, qui continue de tomber, ne parvient pas à apaiser la souffrance et je peine à me remettre debout.

Peut-être que quelqu'un m'a entendu crier ? Peut-être qu'on va venir m'aider ? Mais bizarrement ça me fait encore plus peur. Et si on m'avait entendu mais que c'était des amis à lui qui venaient ?

Incapable de réfléchir correctement, je ne comprends rien à ce qui vient de se passer. Qu'est-ce qu'il voulait ? Qu'est-ce qu'il attendait ? Qu'est-ce que j'ai dit qui m’ait fait survivre ? Qu'est-ce que que j'ai fait qui l'ait déçu pour m’appeler "immature" ? Et pourquoi est-ce que je m'en soucie seulement ?

Je tends mes doigts dévorés par les flammes, recroquevillés sous la douleur, vers le haut pour les exposer au maximum à la pluie. Mon regard finit par se tourner vers le feu qui continuait de bruler. Et je vois ma baguette.
Là je me mets à pleurer. Pour de bon. Et je ne sais même pas pourquoi.
Je l'ai achetée il n'y a pas si longtemps, elle n'était pas si importante que ça cette baguette. Elle était brulée elle aussi, mais en pire. En irrécupérable, surement. Et ça aurait pu être elle. À cette place.

Pleurer me fait encore plus mal, vu que ça tord et secoue mon corps sous la violence de mes sanglots, alors j'essaie d'arrêter mais c'est plus facile à dire qu'à faire ! Je ne peux rien faire pour me soigner. Je ne peux rien faire pour sauver ma baguette. Je ne peux rien faire tout court. Et c'est encore plus angoissant que tout le reste.

Je ne sais pas comment mais je parviens à me relever et à marcher. Il faut que je rentre au château mais tout ce que je sens de mes jambes, la seule preuve que j'ai de leur existence, c'est la douleur qui les transperce à chaque mouvement, à chaque pas.
Je vais aller me faire soigner. Et ça ira mieux. Et si on me demande comment je me suis fait ça je trouverais bien une excuse bidon. Hors de question d'attirer l'attention sur ça, pour le moment du moins.

Je marche encore, la pluie n'apaise pas du tout, au contraire, elle me fait même mal tellement elle tombe fort.
*40 mains tendues, hein ? C'est ce qu'on verra ...*


Fin du RP
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Re: La maison en ruine

Message par : Aria Morrison, Dim 3 Sep 2017 - 16:18


RP avec MM91
LA d’Olivia (Liv’)

La curiosité est un vilain défaut



Liv’ venait de partir après notre agréable après-midi qui avait commencé par une séance de shopping pour finir par une pause bien méritée aux Trois Balais. Après une bonne heure de papotage et une bonne glace dégustée, Liv’ était partie me disant qu’elle devait finir un devoir. Il était 18h00 et je n’avais pas encore envie de rentrer. J’avais donc décidé de rester encore un peu et lui avait confié mes petites emplettes pour qu’elle les dépose sur mon lit. Etant donné que nous étions voisines de chambre, cela ne lui posa aucun problème. Je me promène donc, me perdant ainsi dans les petites rues. Peut-être pourrais-je trouver un petit coin sympa pour lire ?

J’arrive dans une petite ruelle où les maisons sont parsemées de différentes fleurs. Des rouges, des jaunes, des blanches, des oranges… Un magnifique contraste de couleurs qui devrait très certainement plaire à Elhiya, elle qui adore dessiner. Je lui en parlerais la prochaine fois qu’on se verra. Peut-être ne connait-elle pas cet endroit ?

Je continue ma promenade et arrive dans un tout autre décor : un coin plus sombre, plus triste. Les maisons semblaient moins joyeuses pour le coup. Je m’arrête devant l’une d’elle. Il n’y avait plus de fenêtres et le toit avait été à moitié détruit. Une vraie maison en ruine. Je me demande d’ailleurs en quelle année elle avait été construite et quelle avait été son histoire. A quoi pouvait ressembler cette maison de l’intérieur ? La curiosité m’attire... Elle m’appelle... et je décide de l’écouter. Plus personne n’habite dedans de toute façon. Je me risque donc à traverser les quatre murs de cette maison en franchissant ce qui jadis devait être une porte d’entrée. Je fais quelques pas et entre dans une pièce à ma gauche. Un vieux canapé, abimé par le temps et l’usure, se trouvait dans un coin de ce qui devait être autrefois un salon.

J’entends soudain un bruit derrière moi suivi d’un miaulement de chat qui me fait sursauter. J’agrippe aussitôt ma baguette et me retourne.
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