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Londres - Big Ben
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Invité, Jeu 3 Mar 2016 - 21:18


Il y avait quelque chose devant son prénom. On pourrait passer la soirée à essayer tous les noms possible et imaginable à consonance italienne, mais ce n'est pas le but du tout. Dans un élan de bêtise Cale prit une grande inspiration. Grossière erreur. Sa dernière douche remontait à deux jours dans le foyer qui était à Godric's et ça se sentait. Il eu une expression de dégoût sur sa figure comme si on venait de lui coller une vieille chaussette sur la figure et qu'on le forçait à respirer.

Arf j'fouette. L'est temps d'aller prendre une douche.

Malheureusement il ne pouvait rentrer chez lui avant la semaine prochaine, son oncle ayant décidé d'y faire escale après son retour de Chine. C'était chez Cale mais il ne pouvait pas y aller. Logique.

Ouais un p'tit truc à boire. J'ai la gorge sèche… Faut que je trouve aussi kek'chose à manger, j'ai les crocs et cette histoire m'a fait un trou dans l'bide.

Visiblement malgré l'odeur et la sale tronche de Cale la jeune femme ne semblait pas le repousser comme tous les sorciers qu'il avait pu croiser ces derniers temps. Enfin quelqu'un de légèrement charitable ou alors juste en manque de sa dose quotidienne d'alcool comme le jeune homme. Une copine de boisson, c'est sympa ça.

Tu veux aller où ? M'reste 2 gallions pour manger et boire. J'sais pas où on peut trouver ça en fait. T'as une idée ?

Il avait pas l'habitude de traîner dans ce coin de Londres. Trop de passage, trop de risques de se faire griller. C'est là qu'avoir une famille influente devenait sacrément emmerdant. Impossible de se torcher le fion dans un coin sombre sans que quelqu'un soit au courant. Cale se mis debout sur ses deux jambes, fit quelque pas afin d'arriver sur le croisement le plus proche, rabattit sa capuche et zyeuta des deux côtés au cas ou puis se retourna pour faire face à la demoiselle.

Euh j'veux pas te mettre la pression ou quoi hein, mais j'préfèrerais qu'on reste discret. J'ai des petits soucis d'ordre perso ces derniers temps. J'crois qu'il y a quelque chose à gauche plus loin mais j'suis pas sûr.

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Valentina Boccini
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Valentina Boccini, Jeu 3 Mar 2016 - 21:41


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Apparemment le clochard n'était pas du tout réticent à l'idée de boire un peu, et il avait même la dalle ! C'était un bon début, ça ! En tout cas, il fit également remarquer qu'il puait et je me contentais d'hocher la tête en signe d'approbation. Traduction : Oh que oui, il est grand temps de te doucher. J'étais simplement trop bien élevée pour le lui dire. Et c'est cette même fille bien élevée qui avait qu'une seule envie, picoler un bon coup. Je me taisais, inutile pour le moment puisque tout en se relevant, Cale se tapait un monologue; comme si son cerveau se réactivait. Puis, d'un air farouche, il ajouta avoir deux gallions en poche. Je devais avoir cinq ou six grosse pièces d'or, largement suffisant en soit. Cependant, l'homme ajouta une petite précision :

Euh j'veux pas te mettre la pression ou quoi hein, mais j'préfèrerais qu'on reste discret. J'ai des petits soucis d'ordre perso ces derniers temps. J'crois qu'il y a quelque chose à gauche plus loin mais j'suis pas sûr.
Bon on va chez moi alors. Y a une douche, de la bouffe, à boire et des canap', et si tu veux t'planquer c'est l'meilleur endroit du monde.

En soit ce n'était absolument pas une question puisque je me retournais directement en direction de l'angle.

Et ce sera pas un problème de faire crever le quelque chose à gauche s'il le faut en passant.

Je commençais à marcher, si Cale me suivait ou pas, je m'en moquais éperdument. En soit, on était pas si loin que ça des quartiers résidentiels où se dressaient l'immeuble où j'avais acheté mon duplex. Je m'arrêtais net en voyant sortir d'un carton un véritable sans-abris, l'air aussi sale et puant que mon compagnon de picole. Lui aussi avait la tête de quelqu'un qui s'est prit une animagus sur le coin de la face. Je questionnais Cale du regard. Il voulait qu'on en fasse quoi, hein, d'ce p'tit vieux ? Et puis c'était quoi cette histoire de discrétion. J'étais agent de la SISM, bordel, j'avais le droit de savoir !

Je caressais du bout du doigt l'insigne doré planqué dans les replis de ma cape avant de jeter un regard mauvais au vieux.

-C'est de ça dont tu avais peur ?


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Re: Londres - Big Ben

Message par : Invité, Jeu 3 Mar 2016 - 22:08


Elle lui proposait donc d'aller chez elle, dans son « duplex ». Meme si elle n'avait pas forcément l'air d'être de la haute bourgeoisie Londonienne -et donc la légitimité de son appartement était discutable- elle avait la gentillesse de lui proposer de quoi se laver, manger et se poser confortablement. Voilà une offre que le jeune homme n'allait certainement pas refuser.

Tina ne prit pas son temps et se dirigea d'un pas sûr en direction de la où regardait Cale. Le jeune homme était cependant méfiant, une masse difforme se trouvait non loin, et la paranoïa grandissante du serpent n'arrangeait en rien son état. La phrase suivante de l'italienne raisonna dans l'esprit de cale. Tuer quelqu'un n'était pas un problème. Si seulement elle savait… C'était à cause de ça qu'il était aussi mal en point, à cause d'un geste que normalement on qualifierait de légitime défense mais qui dans ces circonstances était simplement considéré comme un meurtre pur et dur. Et le pire dans tout ça, c'est qu'au lieu d'exprimer le moindre regret c'était une délivrance pour lui.

En arrivant à la hauteur de cette masse, Cale, qui emboîtait le pas de la demoiselle, remarqua qu'il ne s'agissait que d'un pauvre sans-abris. Un peu comme lui mais pas vraiment. L'idée de déchaîner sa colère, laisser la part la plus sombre de lui prendre le dessus. Un clac. Comme si l'on venait de briser un bout de bois. Le repos. Le calme. Toute ses peurs semblaient se dissiper. Tout semblait se calmer. Son rythme cardiaque baissait à vue d’œil, sa respiration en devenait que plus lente. Un diffindo. Comme contre son père. Le sort était parti de la baguette. L'homme touché. Un autre clac. L'effet inverse, l'angoisse qui renaît, la peur, l'incompréhension. Que s'était-il passé ? Cale n'en avait pas la moindre idée. C'était un Purée de trou noir dans sa tête. Sa réaction logique fut de demander à Tina ce qu'elle avait fait.

P… Pourquoi… Il a rien demandé… Mer**… Il est vraiment mort ?

Pour le serpent c'était elle qui l'avait fait, il avait complètement perdu le sens des réalités. Il ne s'était même pas rendu compte, et puis après tout en si peu de temps ce n'était pas possible. Cale n'avait pas vu le badge qui ornait la cape de la jeune femme. Elle appartenait à des forces de l'ordre. Auror ? Aucune idée. La simple question que l'on pouvait se poser c'était comment allait-elle réagir à ce délire psychotique du jeune homme et à son changement brutal de personnalité.


HRPG : on appel ceci la schizophrénie et notamment ses prémices qui apparaissent après le choc brutal qui a secoué Cale il y a peu.
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Valentina Boccini
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Valentina Boccini, Jeu 3 Mar 2016 - 23:08


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Ce n'était qu'un vieux à la rue, qui puait l'urine et la bière, qui vivait de rien et dormait sous les ponts. Il n'était rien, du vide, un semblant de fantôme, un mirage, rien pour personne, non, un résidus de poussière, une cendre sur le sol, déjà consumé par la vie, la nuit et le froid. SHLAK, et c'est l'explosion, du rouge partout, du rouge sur les murs, du rouge sur le pavé, et le râle, ce râle que je connaissais trop bien à force, le tout dernier, et le silence, le silence et les yeux fous de Cale, parce que c'était lui, lui le meurtrier, pas moi. Il se tenait là et lui aussi n'était à cet instant plus que du vide. Je reste immobile et silencieuse. C'est peut-être la première fois, pour lui. Qui sait. Il est comme sous le choc et puis c'est comme si un vent, un vent violent le balaye et le perfore de part en part, et il se met en mouvement, avec lenteur.

- P… Pourquoi… Il a rien demandé… Mer**… Il est vraiment mort ?

Je n'avais pas besoin de me pencher pour confirmer que "oui, il est vraiment mort.". Il fallait faire quelque chose cependant, je n'allais pas laisser ce vieux se décomposer là alors que Cale avait la gueule terrassé d'un enfant de dix piges. Je soupirais, le poussais, et d'un coup de baguette ferme, enflammait la dépouille. L'odeur serait immonde le temps de la crémation, puis plus de traces, et on était l'un et l'autre tranquilles. Puis je me tournais pleinement vers le jeune homme et je le vit, ce p*tain de vide, dans ses prunelles éclatées de peur, des prunelles noires où ne se reflétait que mon propre visage.

L'enflure ! Il pensait que c'était moi ! Un trouble, alors ? Il me regardait entre peur, dégoût et surprise. Je voyais dans ses yeux ce que j'étais vraiment, une meurtrière, mais qu'il ignorait que j'étais. Qu'il était censé ignorer. Mais tout son être, pour une raison ou pour une autre, le poussait à croire que c'était moi la responsable. C'était un signe, un signe qu'il n'était pas capable d'assumer cela.

-Hey, Cale ! On doit être discret ! Il aurait pu leur dire que tu étais là, que tu étais avec moi. J'étais obligée ou ils t'auraient retrouvés !

Mensonge. Mensonge, broderie totale, pour le perdre en le rassurant.

-Viens, si tu veux pas qu'ils arrivent.
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Invité, Jeu 3 Mar 2016 - 23:36


Tétanisé, il était complètement tétanisé devant le corps sans vie de se pauvre SDF. Il l'avait tué mais son esprit n'était pas de cet avis là. Le précieux liquide rouge avait giclé partout sur le mur et Cale en avait reçu des gouttes sur le visage et sur sa veste. Sans comprendre pourquoi le corps inerte s'embrasa d'un coup. C'était Tina. Certainement dans l'optique de faire disparaître les éventuelles traces de leur passage. Une fumée noire se dégageait et l'odeur du cadavre inondait allègrement la ruelle. Une odeur nauséabonde. Sans vraiment réfléchir Cale s'essuya le visage avec sa veste et la jeta sur le barbecue.

Les mots suivant eurent l'effet d'une bombe. Il aurait pu leur dire qu'ils étaient là. C'était donc un espion ? Un détective mais à la solde de qui et lequel des deux adultes suivait-il ? Aucune idée. C'était fait. D'un certain côté il se sentait rassuré de ne pas être l'auteur de ce geste ignoble. Sans pour autant en être vraiment sûr… Quelque chose clochait mais il ne s'en doutait pas et était tellement perturbé qu'il n'allait pas chercher plus loin.


Mais… Tu pouvais pas juste le.. le paralyser ? J'suis désolé je suis pas dans mon assiette…

La jeune femme lui signifia de la suivre si il ne souhaitait pas avoir à faire a ceux qui les poursuivaient. Mais qui étaient-ils ? Que leur voulaient-ils ? Aucune idée. Cependant étant déjà sacrément dans la Mer** le serpent ne voulait pas forcer le destin, il avait jusque là réussi à ne pas se faire attraper, il valait mieux que cela continu. Sans vraiment se poser plus de question il lui emboîta le pas et ils s'enfoncèrent dans la brume naissante avant de disparaître.

Suite ici : https://www.harrypotter2005.net/t57736p45-habitation-la-luce-nelle-tenebre#989012
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Shela Diggle
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Shela Diggle, Ven 15 Avr 2016 - 19:58


Take me to the distant past
~ Théodore Winderfelt

Ce qui définit le Jeu. Cette similarité d'ailleurs qu'il a avec une société, l'fait que ce sont les règles et non les pions qui la définissent en premier. Les pions suivent les règles, pas l'inverse, prendre en compte les transgressions, les tricheurs, les conformistes les hésitants, perdre de vue le reste, les mécontents, les mauvais joueurs, ceux qui ne se rebellent qu'une fois qu'ils sont à terre; perdu. Passes ton tour. Et il y a les exceptions, les apartés sur le côté, les choses que je ne peux et veux calculer, à voir le monde si vite s'enfuir, éclater de lumière puis éclater tout court, à un coin de rue, chez soi, perdu loin, quelque part. Il y a toujours un quelque part. La foule se meut si vite, les Hommes et leurs véhicules, je suis l'erreur qui va bien trop lentement, je suis Charlie en rouge et blanc, et pourtant on ne peut me voir. Je suis une goutte dans l'océan. Une goutte d'huile peut être, non-miscible, mais perdue dans le reste, à marcher en regardant, l'effet qu'à le mouvement, sans qu'il ne vienne de soi. Si vif de gens de bruits de lumières, parce que le ciel tempère son éclat, parce que la ville s'éveille et s'étire, parce qu'il est un soleil même quand il fera nuit. Soleil artificiel. Tant que l'on peut voir, point vrai, tant que l'on peut s'user user faire fonctionner, la société - les pions suivent les règles, et pas l'inverse. L'on devrait pourtant, pas assez de militants. Je n'ai que les yeux les oreilles la cervelles, vois entend pense, je n'agis pas. Je ne me plains pas non plus. J'réfléchis, j'fais concis. J'exprime dans ma tête.

Marcher si lentement que le monde devient bête, à tourner aussi vite, carrousel de visages, je suis le serveur informatique qui ne va point assez vite, l'erreur qu'on ne cherche même pas à guérir tant elle est inutile. Et c'est si bon d'être invisible. D'être lent dans la masse, d'avoir les yeux en l'air plutôt que rivés sur le sol, d'avoir les yeux sans pourtant voir vraiment, penser au reste. Sans même vraiment s'y attarder. Penser pour remplir la tête. Point rêveuse mais pensive puisque rêver procure une plus jolie palette de sentiments, puisque cela donne un autre aspect, peut être. Reconnaitre un visage vaguement familier, en sens inverse, passer l'image sans trop y prendre garde. Passer d'un plan à un autre, zieuter distraitement, se souvenir. Un peu. Plus. Rêveuse plutôt que pensive pour avoir seulement eu l'idée que ce puisse être lui parce qu'il est parti. Et que c'est comme ça. Et qu'il faut s'y faire. Et ne pas se laisser aller à imaginer. A se perdre, pas vrai. Non mais mer*e. Il lui ressemble trop. Beaucoup trop. Juste des mots parce que décrire le ressenti présent est impossible, si contradictoire. Et les yeux qui n'y croient pas tout à fait encore. Parce que c'est impossible. Parce qu'il est parti. Laisser le monde filer, attendre qu'il se rapproche. Plutôt elle. Une illusion. Pas vrai ?
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Théodore Winderfelt
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Théodore Winderfelt, Ven 15 Avr 2016 - 22:08




Regarder droit devant, contourner les obstacles. No. Les surmonter pour une fois. Se prendre une claque magistral de la part de la vie, se rendre compte qu'on ne peut pas toujours faire ce qu'on veut. Que les choses ne se passent pas comme on l'aimerai. Que c'était trop beau pour être vrai. Un rêve de gamin qui prend fin, la fin d'une certaine innocence. D'une naïveté dont on n'avait même pas conscience. Accepter difficilement la vérité, avoir ce point dans la poitrine qui la compresse avec force. Prendre une bouffé d'air et finalement baisser les yeux. Lâcher prise. Abandonner ? Peut-être pas. Accepter la défaite, tout simplement. Accepter de devoir renoncer. Haïr le temps, haïr les gens qui n'y sont pourtant pour rien. Une goutte. Froide. Tranchante. Légère.

Théodore relevait son regard vers le ciel tout en plissant légèrement les paupières de peur de se prendre un goutte d'eau gelée dans l'oeil. Il marchait sans but depuis une heure, jamais il n'avait prit le risque de côtoyer la ville si longtemps. Il n'avait pas sa baguette, il préférait la laisser chez lui lorsqu'il marchait dans le monde moldu. La nuit était tombée bien rapidement à son goût, un vent légèrement frais commençait à se lever et l'ancien professeur n'avait pour protection qu'un jean noir et une chemise de la même couleur. Elles étaient bien loin les tenus parisiennes à la mode et la classe légendaire du Winderfelt. Une fatigue sans nom semblait s'être éprise du beau brun qui, depuis quelques temps, arborait un charme beaucoup plus sombre. L'éclat de malice semblait avoir disparu de ses yeux. Yeux qu'il rabaissa rapidement lorsqu'il manqua de percuter une jeune femme. Elle n'avait rien ? Non ? Tant mieux. Sans prendre la peine de s'excuser, après tout elle allait bien, Théodore reprit son chemin avant de ralentir subitement. Il avait rêvé ? Impossible de la trouver ici, après tant de temps, surtout maintenant. Maintenant que le soleil semblait, à l'image du ciel actuel, avoir complètement déserté de sa vie.

Prenant tout de même le risque d'être déçu, l'ancien mannequin fit volte face pour la reconnaître réellement. Shela. Elle avait changé, grandit ? Elle était pourtant toujours aussi belle. Contrairement à lui, les derniers mois ne semblaient pas avoir abîmer la jeune sorcière. Que dire ? Elle l'avait vu aussi, ils s'observaient silencieusement et ça en devenait idiot. Sentant une seconde, puis une troisième, goutte d'eau tomber sur son visage le plus âgé se redressa légèrement. Il se tin plus droit. « Il est tard, et les rues de Londres ne sont pas sûres. » Tout le monde le savait, moldu et sorcier confondu. Néanmoins je vous l'accorde, c'était une approche étrange que de faire flipper la jeune fille. Cependant c'est tout ce que Théodore avait trouvé. Que pouvait-il lui dire ? Il était parti sans prévenir, sans lui dire ce qu'il attendait d'elle. Rurik avait joué sa part dans l'histoire mais à présent il n'était plus là, et Elle, Elle n'était jamais parti. Aucun mot de plus, aucun geste, de peur qu'elle s'envole. Et si ce n'était qu'un mirage ? Il redevenait fou.
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Shela Diggle
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Shela Diggle, Sam 16 Avr 2016 - 21:47


A trop regarder l'on se perd, et presque physiquement le rencontrer, se retourner. Théo. Qui ne s'arrête pas. Mais ne pouvoir faire aucun geste, ne pouvoir jeter aucune parole. Seulement remercier qu'il se retourne finalement. Ne pas réussir à interpréter tout à fait ce qu'il se joue en moi, ne pas ressentir quoi que ce soit. Ou bien trop. Pour ne citer qu'une chose. Avoir peur d'être heureuse, parce que ça ne fait mal que maintenant, qu'il est là, parce qu'avant j'avais accepté, son absence, parce que ça ne fait mal que lorsque l'on saisit l'ampleur de mois, parce qu'avant il n'y avait que la vague idée qu'il était quelque part, qu'il n'y avait pas l'espérance d'un retour, qu'il y avait refoulement, parce que c'était comme ça, qu'on ne pouvait rien y faire. Et qu'on y a pas droit. Avoir peur d'en être heureuse maintenant parce qu'il pouvait s'envoler à nouveau, si vite, et qu'une fugace image de sa présence était trop dangereuse pour s'y raccrocher. Parce que le revoir faisait surgir tout ça. Et qu'être heureuse empêcherait d'accepter un autre départ.

Et lui, était-ce bien la même personne ? Pas l'idée de l'illusion qui m'était apparue comme logique, pas quelqu'un d'autre. Même pas un autre lui. Deux fantômes dans la foule, arrêtés sur un plan, et le reste du monde qui continue. Il a les mêmes traits, les mêmes tracés, une expression difficile. Peut être une chose qui a changé. Peut être beaucoup plus. En des mois, il y a beaucoup à se faire. Mais il est lui. C'est si... hors de tout. Du temps de l'espace du reste, hors de portée. Un songe. Une parenthèse, et soudain nous seront emportés par les gens tout autour. Indescriptible. Refuser peut être d'y croire. You faded away. Il est tard, et les rues de Londres ne sont pas sûres. Et tu es là. Je ne sais pas quoi penser, quoi ressentir. Peut être qu'il ne fallait pas. Qu'il faut partir, ne pas trop regarder, ne pas trop plonger dans quelque chose qui pourrait n'être qu'une illusion. Cligner des yeux plusieurs fois, sentir une goutte. Tu n'es pas sûr non plus, je crois. Faible sourire. Je ne lui en veux pas. Pas de colère, je crois. Et la douleur, elle ne viendra que si je m'abandonne à un passager. Non, je ne lui en veux pas. Du tout. Et c'est si irréel, si impossible. Deux statues de marbre au milieu du courant, et c'est si fortuit, je suis perdue. Ne pas bouger, ne pas parler, n'rien ajouter, un dernier sourire, lentement se retourner à nouveau, et continuer ma route. Refuser d'y croire, refuser de croire à une image. S'empêcher de revenir sur ses pas, de courir, de le prendre dans mes bras. S'empêcher de pleurer.
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Théodore Winderfelt
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Théodore Winderfelt, Dim 17 Avr 2016 - 5:01


Il avait envie de s'approcher, de la toucher du bout des doigts comme une peinture luxueuse qu'on aurait peur d'abîmer. Un caprice. Il voulait faire un caprice, pousser une gueulante et se laisser aller à la crise de nerf. Il voulait redevenir ado' et claquer des doigts pour avoir quoi que ce soit. Mais les choses avaient changé, il avait grandit. Les caprices c'étaient terminé. « Tu n'es pas sûr non plus, je crois. » Bim, touché. Coulé. Pourtant elle avait sourit, mais l'impact du reproche était bien trop puissant aux yeux de Théodore pour accepter un sourire si fragile. Elle lui en voulait ? Venant d'elle se serait particulièrement étonnant. Mais compréhensible. Ôh combien compréhensible. Qu'avait-il semé à part des mensonges, des illusions et de la tristesse ? On récole ce que l'on sème, dit le vieux proverbe moldu. Et Dieu que c'était vrai.

Prenant soudain conscience que son mirage était entrain de s'envoler, le brun ressentit comme une décharge électrique le poussant à s'approcher de Shela. Il était grand, quelques pas et il serait à sa hauteur. Mais pour faire quoi ? Pour dire quoi ? Sa main venait de saisir l'avant bras de la jeune femme sans même qu'il ne s'en rende compte.. Une brûlure, voilà ce que venait de lui infliger ce toucher. Une brûlure dévorante qu'il n'aurait pourtant refusé pour rien au monde en cet instant précis. Là, il avait besoin d'elle. Avant peut-être pas, plus tard est trop indécis. Mais le présent était certain. Sentant sa chemise collée à sa peau suite à l'averse brusquement tombée sur la ville, Théodore resserra sa prise autour du poignet gracieux pour forcer sa propriétaire à le suivre dans une ruelle bien trop sombre pour en être rassurante. Oui, mais voilà, la mort de son incertitude semblait avoir fait de la place dans son inconscient. Sa mère n'était plus là, la figure même de son indécision perpétuelle venait de rendre l'âme. C'est un peu comme donner une chaussette à un Elfe de Maison, ce n'est pas un cadeau fantastique mais cette simple réalité soulageait d'un poids énorme. Le poids de toute une vie. Bien sûr son père resterait un point de plus à travailler, mais il n'avait plus le temps pour ça. Plus le temps pour s'occuper d'un géniteur trop prétentieux. Il était temps de grandir.

Plaquant presque agressivement son ancienne élève au mur de brique, le plus âgé s'empara des lèvres limite enfantine de la demoiselle. Et p$tain ce que c'était bon. Même si son objet de désir actuel avait voulu le repousser, c'était presque peine perdue. Rien ne pourrait la détacher d'elle et un refus de sa part signerait la monté de folie chez le psychosé. Sa bouche charnue rendit sa liberté aux lèvres féminines pour aller s'attaquer à son cou parfumé. Pas de mots, ça lui allait très bien. Déjà le bruit d'une ceinture défaite résonna dans la ruelle, cependant les craintes du maniaque était bien loin et, pour la première fois depuis longtemps, il ne se préoccupa nullement du monde l'entourant. Il n'y avait qu'elle.
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Shela Diggle
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Shela Diggle, Dim 17 Avr 2016 - 19:35


Pas de si ni de mais, jamais le temps pour ces mots, jamais la moribonde tendance non plus à se laisser aller, aux remords/grets. Seulement la pluie, le présent, le réel. Le Vide dans lequel il faut se perdre pour ne pas oublier de continuer à respirer. Et soudain une ombre, un étau autour du poignet, un éclair parce que les éclairs ne se font que lorsqu'il pleut, pas vrai. Pas un mot, mais il me parait vrai. Coup de vent. Pas un mot mais un geste, un mouvement entrainant m'entrainant vers quelque part, peu importe, parce que d'illusion il souhaite se faire réel, parce qu'il a bougé m'a touché est là. Que quelque part j'en suis soulagée, que quelque part je m'en fiche pas mal, que c'est préférable même à ne pas devoir supporter un autre coup de vent - et reparti. Dans une ruelle noire de nuit, parallèle aux rues noires de monde, avoir mille questions et aucune ambition d'en faire des mots des phrases des dires, pas même l'envie de s'y arrêter, cesser de s'interroger. Présent, s'il te plaît.

Finir dos au mur et face à lui, être prise d'assaut par ses lèvres, fermer les yeux. Tu m'as manqué. Parce qu'avant on y pensait pas, on laissait, c'est comme ça et ferme-la. On ne s'en rend compte qu'après avoir à nouveau goûté à la présence, ses saveurs odeurs courbes. Et il pleut de plus en plus. Sourire sous sa caresse, parce qu'avant ça n'aurait été possible. La pluie la nuit les gens point si loin, le dehors inconnu. L'averse donne une autre image. C'aurait pu être bizarre, mauvais, effrayant. J'aurais pu le prendre comme tel. Pas envie. Parce que ce n'est pas possible. Des lèvres au cou et s'empresser entretemps de s'attaquer au haut, le bas s'étant déjà libéré d'une protection inutile, ne pas faire s'attarder sagement à chaque bouton de sa chemise; ça passe ou ça casse. Me doit bien ça. Une main à sa nuque, le faire revenir en face, le croquer à pleines dents. S'il souhaitait créer une brèche, faire une parenthèse, qu'il reparte ou non, je n'allais pas le laisser en profiter seul; autant vivre l'instant, n'pas penser à l'après, pas vrai, n'pas se demander s'inquiéter, quoi que ce soit, juste vivre. Le reste n'est écrit que par le Maintenant. S'inquiéter reviendrait à écrire l'échec. Une main à sa nuque et l'autre qui s'aventure sous la ceinture - envolée - et la fougueuse ivresse du Maintenant qui peut s'éterniser tout autant que se finir, la souveraine passion qui ne sait se déchaîner que lorsque tout autour d'elle se tait. Les lèvres qui se font ardentes, refusent la bouche, vont vers l'oreille; être sur la pointe des pieds. Toujours aussi grand.
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Théodore Winderfelt
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Théodore Winderfelt, Dim 17 Avr 2016 - 21:54



Pas de refus ? Aucune sensation de repousse. Parfait. Elle venait de faire sauter les boutons de sa chemise française à 58€. Là il aurait pu péter un câble, l'envoyer se faire foutre et aller s'en acheter une nouvelle pour réaliser un désir pulsionnelle maniaque. Mais non, pas cette fois. Cette fois il s'en foutait royalement et quelque chose le laissait penser qu'à partir de main ce genre de détails n'auraient pu autant d'importance. Il avait l'impression de renaître, ironique lorsqu'on sait que celle qui lui a donné la vie s'est éteinte quelques jours plus tôt. C'est en pensant à cette délivrance que Théodore souleva Shela pour que cette dernière emprisonne sa taille avec ses jambes fines. Leur visage étaient à présent à la même hauteur et c'est en ancrant ses yeux fous dans ceux de la belle que le plus âgé ne fit qu'un avec elle. Le vent soufflait si fort que la pluie se déchaînaient dans tout les sens possibles et inimaginable. Ce soir le temps n'avait aucune logique. Les rues étaient à présent déserte, ou alors c'est parce qu'il ne faisait pas attention à l'entré de la ruelle ? Pourtant s'il tournait à peine les yeux il pourrait voir des ombres passer dans la rue adjacente mais non. Il préférait penser que la ville était déserte, qu'ils étaient complètement seuls sous une pluie qui allait à coup sûr leur refiler la crève. Tant pis, une grippe valait bien ce moment.

Il ne su pas combien de temps dura leur échange ardent sous les gouttes d'eaux glacées. Il savait juste que la jeune femme commençait à avoir les lèvres bleutées et que lui ne faisait plus qu'un avec sa chemise trempée. Encore un instant de symbiose et le brun accepta finalement de rendre les armes. Restant un instant immobile, la respiration haletante, les bras tremblants d'avoir tenu la jeune femme en équilibre pendant (trop) longtemps, il finit par se décrocher d'elle pour la reposer à terre. B$rdel que ça faisait du bien. Se rhabillant lentement, après tout il était déjà trempé, l'ancien professeur baissa un instant la tête pour observer les griffures rougeâtre que la jeune femme avait laissé sur son torse. Très certainement dans la nuque aussi au vue du sentiment de brûlure qu'il ressentait. Laissant le temps à Shela de remettre ses habits un tant soit peu correctement, Théodore leva les yeux vers le ciel. Orageux. Un bon temps Anglais. Lorsqu'il les rabaissa ce fut pour se rendre compte qu'il n'était pas le seul trempé dans l'histoire. Pinçant ses lèvres, il s'approcha de la blonde pour dégager son visage de quelques mèches mouillées. Elle était magnifique. Tu m'as manqué. Simple, vrai, sincère.
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Shela Diggle
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Shela Diggle, Ven 22 Avr 2016 - 23:56


Du sol au vide pour les pieds et du vide à son corps pour le reste du mien, de corps, ne plus compter en je mais en nous, l'espace d'un temps alors qu'autour tout est froid trempé sombre, dingue ce qu'une unique chose peu arborer comme saveurs odeurs couleurs, sans citer nous dirions lumière. Dingue ce que cela peut rendre aveugle, sourd et insensible au reste, aveugle à la nuit ou à la rue là-bas, loin, sourde au vent aux gens à tout, insensible au froid et à la pluie. Parce qu'on n'attend pas une fin. Boule de feu. Se manger l'un l'autre, dévorer par ses flammes en sachant que jamais nous ne serions blessés, croquer des yeux des dents des membres, et la chaleur qui fait oublier l'au-dehors, le reste, l'invisible au présent. Le feu s'enroule et caresse de sa langue, augmente en en rencontrant un autre, amplifie sa force et sa chaleur par la rencontre plutôt qu'elle ne les assouvis. C'est uniquement en se détachant que l'on se rend compte que les tremblements ne sont pas dus qu'à Théo, que les vêtements collent plus par l'eau du ciel qu'autre chose, que finalement il ne fait pas si doux pour un Londres au soir, qu'on s'en fiche quand même. Se revêtir sans trop faire attention, qui donc pour juger quelque chose de trop débraillé, trop mal fermé peut être, de toute manière mes doigts refusent de plier correctement, impossible d'arriver à tout remettre comme on le souhaiterait. Afficher un vrai sourire, le premier, et sans même espérer qu'il le distingue ici, être heureuse de pouvoir le faire. Que ses doigts sur mon visage pour sentir à quel point je suis ruisselante et gelée. Tu m'as manqué. C'est réciproque. Hocher la tête - mais en tremblant cela ne ressemble plus à grand chose -, peiner à reprendre une respiration normale entre un intérieur en ébullition et une enveloppe qui souhaite se réchauffer. La prochaine fois que je te manque, viens. Viens/reviens où tu veux, me voir, n'importe quoi. Je n'attend rien de toi, les gens ne m'appartiennent pas, ce n'est pas une demande mais une offre, presque pas un reproche, juste pour te dire, y'a jamais de problème, et que la prochaine fois, ne t'envole pas trop loin. Un autre sourire, c'est pas grave, pas de chaînes, juste une pensée, Toi aussi - tu m'as manqué.

A la fois logique et irréel, hors de tout. De le voir lui, le sentir le toucher, c'est si facile et pourtant ça a encore le goût d'un lointain. Il a ce regard, toujours, encore, s'y plonger pour s'en assurer, n'est ce pas, ça n'a pas changé, quelque chose peut être, mais tu es toi. Tu es réel. Mais s'arracher au monologue intérieur, devoir percer la nuit d'un son, encore, percer un espace-temps perdu entre deux restes, parce qu'il n'est plus facile de rester debout sans bouger. On peut - s'inquiéter du mot on, de la pluralité, et puis trembler, un peu - marcher ? Ou partir ou aller ou rentrer dans un endroit chauffé, peu importe, mais marcher actionne la chaleur, et marcher c'est bien, et marcher vaut même la peine de rester mouillée.
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Théodore Winderfelt
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Théodore Winderfelt, Mer 4 Mai 2016 - 2:45


Désolée pour le retard.. Période d'exam ..

La prochaine fois que je te manque, viens. Arquant un sourcil surpris, l'occlumens hocha légèrement la tête comme pour prendre compte de la remarque. Il ne pouvait pas lui en faire la promesse. Il avait déjà fait trop de promesse qu'il n'avait pu tenir. Plus de promesse, jamais, terminé ; Elle souriait. Là où lui semblait froid comme la pluie nocturne, elle souriait. Un rayon de soleil à travers ses nuages, une simple mimique de visage qui eu le réchauffa de l'intérieur. Shela lui avait toujours fait cet effet là. Elle était trop gentille, trop mâture, trop.. trop. S'il devait commencer une liste il n'aurait pas finit. Comment pouvait-on mettre autant de "trop" dans un si petit bout de femme ? Toi aussi. Quoi ? Ah. Le manque certainement. Toi aussi. Deux mots qui témoignent d'une réciprocité. Deux mots qui ont un pouvoir magique. Celui de rassurer, celui d'apaiser. Il lui avait manqué aussi. Moins de solitude tout à coup.

On peut marcher ? Bien sûr. Pour aller où ? Hochant simplement de la tête pour acquiescer, toujours silencieux, l'animagi glissa son bras gauche autour des épaules de la jeune femme pour l'attirer contre lui. Sa chemise était mouillée mais, dessous, sa peau était étrangement chaude. Peut-être que Shela pourrait la sentir, elle semblait avoir froid. Discrètement, un baiser fut déposé contre les cheveux blonds mouillés. Bref, rapide, mais existant. Serrant la verte et argent contre lui, l'ancien professeur laissa enfin sa voix résonner entre les ruelles vides de Londres. Qu'est ce que tu faisais ici ? Tu devrais être à Poudlard à une heure pareille. Il avait cette voix si particulière. A la fois bienveillante et autoritaire. Depuis quand les élèves ont l'autorisation de sortir se balader à pas d'heure ? C'est bien une chose qu'il n'avait jamais fait : transgresser le règlement. Il était trop parfait, trop à cheval sur les règles, trop carré. Un vieux aigri dans un corps d'adolescent. Voilà ce qu'il était à l'âge de Shela. Il n'a jamais réellement profité de sa jeunesse et il faut croire que ce manque là le rattrape. Néanmoins, à son âge, se laisser aller à pareil enfantillage n'était pas politiquement correct. A retenir dans un coin du cerveau.
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Shela Diggle
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Shela Diggle, Dim 8 Mai 2016 - 22:07


Pas de soucis ♥


Se laisser aller contre lui ne pas refuser une étreinte, ne pas refuser une entracte, un laps de temps certain ou les choses se posent et pas les questions, il y avait un avant il y aura un après mais nous sommes au centre. Entracte. L'temps où les acteurs redeviennent eux et n'ont plus aucun souffleur pour leur passer les répliques, où l'on se sépare d'un masque d'un titre d'un personnage. Peut être qu'alors les acteurs appréhendent la suite, que l'après n'est qu'incertain, que devant la foule tout se tasse s'efface dévaste - l'intérieur. Et qu'il n'y faut trop penser. Qu'il faut imaginer. Des flaques aux reflets saumons, des lutins aux coins sombres des ruelles que l'on dépasse, des fragrances qui soudain prennent forme dans l'espace, douces et bleues arabesques dans le ciel si le ciel est défini par ce qui est plus haut que la terre que l'on foule, les choses invisibles le deviennent, pouf, matérialisation, ou dessin, ou simplement des idées. L'on dira candide poésie mais je rétorquerai aptitude à se leurrer, à faire du Beau avec du rien. Bisou sur la tête. Je crois. Les gouttes sont plus froides, plus drues, plus dures. Se laisser aller sans abuser. Claquer un peu des dents, se mordre la joue, faire croire qu'il fait doux et que d'acier on est, cela peut marcher. Qu'est ce que tu faisais ici ? Tu devrais être à Poudlard à une heure pareille. Bonne question. Parfois ma raison s'étiole et je m'envole sans vraiment comprendre ni chercher, quel intérêt, sans trop savoir où l'on va atterrir, poser pieds, si déjà l'on rejoint la terre. Partir pour partir sans se donner de destination seulement marcher, et alors se souvenir et rentrer. A ce qui est encore mon bercail. Et l'après, je ne souhaite y penser. Ne plus avoir un toit sûr, ne plus savoir où l'on est, peut être vivre un temps chez maman. Se perdre dans une nouvelle infinité, claquer des dents, un peu, serrer un poing. Je travaille un peu pas loin. Pas faux. Mais l'OD ne peut plus servir d'alibi. Et moins encore aujourd'hui, pas mes horaires. Je m'envole, et je me perd, encore, comme depuis le début seulement ici et maintenant il n'y a rien pour jouer l'intermédiaire. Parce que tu t'inquiètes de mes nuits ? Ton joueur. Parce que c'est futile. Et toi, t'es devenu veilleur de nuit, peut être. T'as soif ? Froid ? parce qu'avoir remarqué un minuscule café de l'autre côté de la route.
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Elenna Benson
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Elenna Benson, Jeu 16 Juin 2016 - 23:39


Tour de garde.
Rp unique.


J'veux du soleil ♪♫


L
ondres… Capitale de l’Angleterre, super touristique, super attrayant, super anglais mais super pénible une fois qu’on avait fait les coins et les recoins de la ville. A force de faire des tours de garde dans la ville mi-moldue, mi-sorcière, Elenna pouvait la parcourir les yeux fermés sans aucun souci, oui certes sa nature lupine aidait fortement à ce genre d’exercice mais bref, c’était une image tout cela. Elle ne tenterait pas l’expérience d’être aveugle le temps d’un tour de garde. Avec un peu de chance, ce serait le seul moment de sa vie où elle louperait un groupe de Mangemorts qui passerait devant son nez sans qu’elle les voie. Donc l’idée était mauvaise et ses yeux resteraient ouverts aujourd’hui, à l’affût de la moindre choses suspecte.

Heureusement, ce n’était pas un de ses jours où il faisait un temps de chien, où le sol était complètement inondé, où les seuls fous qui osaient sortir de chez eux étaient couverts d’une capuche et portait un parapluie en plus, au cas où. Non, le soleil était au rendez-vous, il brillait haut et fort, caressant les rues de Londres de ses rayons. L’espace d’un instant, Elenna leva son visage vers le ciel bleu, fermant les yeux pour profiter de la chaleur. Il faut dire que lorsque la météo était plaisante, c’était bien plus agréable que de se balader sous la flotte.

La belle marcha durant plusieurs minutes, heures même. Elle avait son sac en bandoulière, une main plongée dedans qui tenait fermement sa baguette magique, prête à intervenir à n’importe quelle chose bizarre qu’elle pourrait voir. Son tour de garde fut rempli de réflexion, depuis maintenant plusieurs mois, Alexander l’avait demandé en mariage mais ils n’avaient toujours pas eu le temps de célébrer cela. Ils étaient fiancés mais n’étaient pas encore unis pour la vie aux yeux de tous. Si dans leur tête, ils ne voyaient pas leur avenir l’un sans l’autre, ils voulaient le prouver au monde entier en scellant leur destin… Songeant au beau russe, elle continua sa longue marche...
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Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Leo Keats Gold, Ven 22 Juil 2016 - 12:51


Pv Frangine
LA mutuel accordé.


Du genie. Je ne ne sais pas comment tu as fait Keats,
Attirer ta jeune soeur dans le monde moldu...
Tu es fort, très fort.
Enfin.. Non.
Le Whisky est fort.
Toi, tu l'as laissé te guider.
Ce soir,
Mets du fard sur tes idées pales,
On va faire tanguer les étoiles.
Choquer quelques passants, faut dire on est assez atypiques dans notre genre,
Je tangue et bascule, j'embrume mes pensées, mais pas trop,
Pour des besoins de cohérence, il paraît que c'est mieux si je suis lucide. Un minimum au moins.
Une soirée banale en apparence. Tu as bu, pour changer. Tu as pris des pilules, encore. Mais pas au point de perdre le contrôle.
Tu es dans cet état béni où tout te semble être une bonne idée, où tu crois pouvoir refaire le monde avec des si.
Des petites touches de gouaches étalés de tes mains enfantines, pour recouvrir le gris de la ville.
[

Et elle t'a suivi,
Elle t'a vu boire, te percher, chercher à pêcher les étoiles.
Elle t'a vu encore sous un de tes mauvais jours.
Peut-être pas le pire, tu lui as tout de même lancé un Doloris...
Quel con.
Tu restes toujours blessé par ses mots, parce que même si elle ne te connaît pas,
Si elle ignore encore beaucoup de toi,
Elle a touché juste.
Tellement juste.
Et tu t'es vengé, pour immédiatement regretter.
Heureusement, aucun de vous ne semble en tenir rigueur, ce début de soirée s'étant déroulé le plus normalement du monde.
Enfin... Normalement pour votre famille disons plutôt.
Et vous voici, errant dans la ville.
Les monstres sont lâchés.
Tremblez mortels,
Les pavés glissent sous leurs semelles, et ils s'approchent.
Et toi Keats, qui oublie que te soeur ne connaît pas tout ça.
Que ce monde est le tien. Tu avances, déambules, te glisse sur la rue, entre les taxis, sans te soucier de savoir qu'elle te suit.
Tu veux vivre.
Avaler les kilomètres de tes deux perches.
Ta dernière visite à Londres, tu as sauvé une vie.
Tu t'es sauvé toi même un peu aussi.
Cette fois c'est différent,
T'es pas seul a errer,
Globule blanc, globule rouge qui colle ses pas aux tiens.
Ça te rassure un peu,
Tu la gardes à l'oeil ainsi,
La protège un peu de toi même aussi.

Un néon lumineux qui attire ton regarde à ta gauche,
Trois lettres qui se distinguent,
Que tu tentes de distinguer à travers le voile flou qui recouvre tes yeux,
Ta mémoire qui s'effrite peu à peu.
P.
S.
Y.
Un sourire qui se peint sur ton visage,
Toujours avec la même gouache.
Tu sais que vous en auriez bien besoin.
Alors tu poses tes yeux sur ta jeune soeur,
L'interroge du regard, même si elle ne connaît sûrement pas le principe.

- Ça te tente ? C'est un truc sympa, où on paye pour parler.


Dernière édition par Leo Keats Gold le Sam 24 Déc 2016 - 2:19, édité 2 fois
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