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Londres - Big Ben
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Leo Keats Gold
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Leo Keats Gold, Ven 22 Juil 2016 - 12:51


Pv Frangine
LA mutuel accordé.


Du genie. Je ne ne sais pas comment tu as fait Keats,
Attirer ta jeune soeur dans le monde moldu...
Tu es fort, très fort.
Enfin.. Non.
Le Whisky est fort.
Toi, tu l'as laissé te guider.
Ce soir,
Mets du fard sur tes idées pales,
On va faire tanguer les étoiles.
Choquer quelques passants, faut dire on est assez atypiques dans notre genre,
Je tangue et bascule, j'embrume mes pensées, mais pas trop,
Pour des besoins de cohérence, il paraît que c'est mieux si je suis lucide. Un minimum au moins.
Une soirée banale en apparence. Tu as bu, pour changer. Tu as pris des pilules, encore. Mais pas au point de perdre le contrôle.
Tu es dans cet état béni où tout te semble être une bonne idée, où tu crois pouvoir refaire le monde avec des si.
Des petites touches de gouaches étalés de tes mains enfantines, pour recouvrir le gris de la ville.
[

Et elle t'a suivi,
Elle t'a vu boire, te percher, chercher à pêcher les étoiles.
Elle t'a vu encore sous un de tes mauvais jours.
Peut-être pas le pire, tu lui as tout de même lancé un Doloris...
Quel con.
Tu restes toujours blessé par ses mots, parce que même si elle ne te connaît pas,
Si elle ignore encore beaucoup de toi,
Elle a touché juste.
Tellement juste.
Et tu t'es vengé, pour immédiatement regretter.
Heureusement, aucun de vous ne semble en tenir rigueur, ce début de soirée s'étant déroulé le plus normalement du monde.
Enfin... Normalement pour votre famille disons plutôt.
Et vous voici, errant dans la ville.
Les monstres sont lâchés.
Tremblez mortels,
Les pavés glissent sous leurs semelles, et ils s'approchent.
Et toi Keats, qui oublie que te soeur ne connaît pas tout ça.
Que ce monde est le tien. Tu avances, déambules, te glisse sur la rue, entre les taxis, sans te soucier de savoir qu'elle te suit.
Tu veux vivre.
Avaler les kilomètres de tes deux perches.
Ta dernière visite à Londres, tu as sauvé une vie.
Tu t'es sauvé toi même un peu aussi.
Cette fois c'est différent,
T'es pas seul a errer,
Globule blanc, globule rouge qui colle ses pas aux tiens.
Ça te rassure un peu,
Tu la gardes à l'oeil ainsi,
La protège un peu de toi même aussi.

Un néon lumineux qui attire ton regarde à ta gauche,
Trois lettres qui se distinguent,
Que tu tentes de distinguer à travers le voile flou qui recouvre tes yeux,
Ta mémoire qui s'effrite peu à peu.
P.
S.
Y.
Un sourire qui se peint sur ton visage,
Toujours avec la même gouache.
Tu sais que vous en auriez bien besoin.
Alors tu poses tes yeux sur ta jeune soeur,
L'interroge du regard, même si elle ne connaît sûrement pas le principe.

- Ça te tente ? C'est un truc sympa, où on paye pour parler.


Dernière édition par Leo Keats Gold le Sam 24 Déc 2016 - 2:19, édité 2 fois
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Kathleen Gold
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Kathleen Gold, Dim 24 Juil 2016 - 18:01


Sérieusement
Je sais que je le dis souvent
Mais
Qu'est-ce que tu fous ici ?
Encore à le suivre,
A errer aux mêmes endroits que lui
Sur les traces d'un grand frère des plus parfaits
Evidemment.

Comme pour la forêt,
Les gradins,
Les bars.
Quatre cent coups à rattraper, certains parleraient de manque à combler.

Tu as suivi ses traces,
Sur une simple demande, une envie un peu folle
De te faire visiter Londres côté Fade, sans les livres ni Père ni tombes. Juste son monde, une partie de son univers qui t'es étrangère, et tu as dit oui. Par pure curiosité, et par mue par un brin d'affection qui te pousse à essayer de le comprendre. Les traces de votre dernier affrontement te sont restées.
Tu dois tenter de te faire pardonner
Inconsciemment.

Cette escapade dans ce pan de votre réalité - enfin, surtout la sienne - ressemble à tes dernières visites dans cette ville de lumière et de bruit si différente du calme des rues que tu arpentes habituellement.
Voitures et réverbères, bâtiments bien rangés et autres sons sans chants d'oiseau, seulement des étoiles dans le ciel et pas de chouettes ni de hiboux.
Beaucoup trop de changement à ton goût, sauf pour une seule et unique petite chose, un détail prévisible.

Les verres que ton frère enchaîne, dont le contenant suit toujours le même chemin
Bouche - gorge - ventre.
Tu n'as pas bu cette fois, de peur de repartir dans les mêmes travers que la dernière fois. Tu as juste observé, regardé le Doré aux pointes de rouge se saouler. Raisonnablement. Comparé à ce que tu as déjà pu voir.

Il a fini par se lever, sans trop t'expliquer, sans prendre la peine de te guider. Tu avances en tâtonner, en effleurant ce morceau de civilisation qui t'est inconnue. Tu ne t'éloignes pas de lui, par peur de te perdre et de te retrouver seule dans cet endroit obscur et flou auquel tu ne comprends rien.

Deux pas en arrière, comme avec chaque homme, tu le regardes tourner et virevolter dans cette danse de l'homme ivre qu'il connaît si bien à ce que tu as entendu. Mais il ne titube pas trop, n'a pas perdu ses idées en flaques à déverser dans des élans de malaise. Il est clean pour le moment, plus que tu ne l'as jamais vu
A part sous le chêne.

Il finit par s'arrêter, regarder une pancarte éclairée par les lumières clignotantes des déluminateurs en hauteur et sourire avant de se tourner vers toi. Sourire qui ne te laisse qu'envisager le pire.

-Ça te tente ? C'est un truc sympa, où on paye pour parler.

Tu approches à ton tour, et déchiffres un mot que tu n'as jamais vu. ''Psychologue''. Tu te doutes qu'il n'a pas été jusqu'aux dernières syllabes. Tu hausses un sourcil, rendant ton air prétentieux encore plus détestable, quand tes boucles blondes platines-poudre aux yeux et tes pupilles claires pourraient suffire.

-Comment dépenser son argent pourrait être ''sympathique'' ? Enfin, il faut au moins ça pour rester t'écouter quand tu es lancé.

Tu lui fais un sourire angélique - seule et unique fois de ta vie que tu te permets d'être aussi dure avec des intentions relativement innocente, et te réfugie dans la cage d'escalier du bâtiment, en espérant que tu trouves un peu d'amusement en voyant ton frangin papoter avec ce ''psychologue'', alors que tu ne sais pas du tout ce qui t'attend.

Un homme aux petites lunettes, les tempes grisonnantes, t'attend au premier étage, tandis que tu tournes la dos à ton frère qui vient de vous rejoindre. Il semble surpris, et vous regarde l'un, puis l'autre.

-Il n'est pas un peu tard pour un rendez-vous ?

Quelle étrange idée.
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Leo Keats Gold
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Leo Keats Gold, Lun 25 Juil 2016 - 21:01


Elle s'approche de toi. Lis elle aussi les lettres de néon rouge,  et affiche un air pour prétentieux que tu commences sérieusement à lui connaître. Hautaine dans l'allure, ce n'est pas ce qui te déplaît, tu t'en moques après tout.
Vous n'êtes pas du même milieu,
Et il semble difficile à imaginer que vous puissiez l'être un jour.
Mais laisse ses inepties pour plus tard veux- tu ?
Ce soir, vous vous retrouvez.
Pour la première fois depuis... Tu sais quoi dans les bois.
Après tout on peut le dire, personne ici ne l'entendra.
Après que ta bête noire ait refait surface.
Moment capital pour vous deux.
Mais tu as succombé, pas des masses, c'est vrai.
Tu as été plutôt raisonnable, une fois n'est pas coutume.
Mais tu n'as pas résisté.
Chasser ces mauvaises pensées qui t'assaillent de toute part, quand tu repenses à votre dernière beuverie.
Tu as rebu, certes,
Mais tu ne t'es porté ivre mort que lorsque tu étais seul, chez toi, enfermé.
Un danger pour toi même, point.
Alors t'es un peu embrumé, certes.
Mais tu marches droit.
C'est tout ce qui t'importe.

- -Comment dépenser son argent pourrait être ''sympathique'' ? Enfin, il faut au moins ça pour rester t'écouter quand tu es lancé.

Sourire mi-amusé, mi-de politesse qui passe sur tes lèvres.
Tu apprécies la pique, même si une autre te picote les lèvres.
Dans le genre difficile à écouter, elle peut parler.
Mais non, on a dit que ce soir, tu effaçais tout ça.
Tu oubliais.
Tu faisais des choses qui ne font sens qu'à toi même,
Tu explorais ton monde, que ta sœur te suive ou non t'importait peu à la base.
Une retour aux sources,
Avant d'en découvrir d'autres.
Londres moldu de ton enfance.
Et puis une enseigne qui clignote un peu trop,
Une couleur qui attire ton regard à force de la repérer dans les couloirs.
Et le ressort est bandé.
Une impulsion, un rien et tout bascule.
La machine et lancée,
Et vous voici qui entrez.
Kath qui monte les escaliers plus rapidement, sans t'attendre, sûrement la lucidité qui te manque qui le lui permet.
Après tout, n'oublions pas que pur trouver u'aller chez le psy, et trouver que cela est une ''bonne idée, il ne faut pas être totalement sobre.
T'en conviens toi même.
Tu finis par la rejoindre tout de même, et la trouve face à un homme grisonnant, qui vous dévisage à travers ses petites lunettes rondes.
Le psy moldu le plus cliché qui soit quoi.
C'est vrai qu'ils sont rarement jeunes dans les films que tu as pu voir.
Dommage
Tu aurais espérer toi aussi tomber sur Robin Williams.
Foutu chanceux de Matt Damon.

- Il n'est pas un peu tard pour un rendez-vous ?

Tu hausses les épaules, rétorque qu'il n'y a pas d'heure pour avoir besoin d'aide, ou de parler.
Après tout, vous êtes sûrement les clients de sa vie.
Les cas les plus... étonnants qu'il lui sera sûrement donnés de voir.

- Après tout, je n'attends plus personne avant demain, suivez-moi.

Tu le suis, jusqu'à son cabinet
-Sommaire.
Trois fauteuils, deux qui font face à un troisième.
Tu t'assois, invite ta sœur à faire de même.
En priant pour qu'il e commence pas à faire de même.
Un oeil aux tarif, tout de même.
Quarante livres l'heure de consultations.
Aïe.
Bon au pire, tu te passeras de whisky pendant quelques jours.
Ou non,
Tu te passeras d'eau, pour faire baisser ta facture.
Le whisky, c'est de l'eau non ?


- Bon, vos noms s'il-vous-plait.

Tu déclines ton identité alors que ta sœur fait de même.
Le stylo qui glisse sur la feuille de papier.
En arcades harmonieuses.
Arabesque.

- Quelles sont vos situations respectives ?

Il commence doucement, pour ta plus grande joie.
T'allais peut-être pas t'étaler tout de suite.
Enfin.
Pas trop.
Heureusement que t'es bourré, ça te donne une excuse pour oublier un truc insignifiant,
Le secret magique.


- J'ai vingt-cinq ans, et je suis directeur de maison à l'école de sorcellerie de Poudlard, mais également propriétaire d'un bar de renom dans notre monde. Puis joueur de Quidditch. Vous connaissez ça, le quidditch ?

Un sourcil arqué, les mots qui continuent de glisser.
Puis un regard pour ta moitié d'ADN.


- Et vous ?
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Kathleen Gold
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Kathleen Gold, Jeu 18 Aoû 2016 - 22:24


Ça sent les larmes et les ennuis ici.
C'est la première chose que tu te dis en entrant dans la pièce, alors que tu prends place aux côtés de ton frère.
Ça puait la désillusion, avec son papier peint fade et ses meubles aux couleurs qui ne s'accordaient pas entre elles.
Toi qui est habituée à un minimum de confort, un peu de luxe, que ce soit dans une sorte de château comme un autre, ne te vois pas à ta place dans ce décor maussade et pourtant des plus communs.

Tu es dans un univers que tu ne connais pas, où tout t'es étranger et bizarre. A commencer par cet homme installé à son bureau, comme le serait un professeur quelconque. Cela ne t'inspire pas du tout confiance. Pourquoi Leo irait-il voir un espèce de directeur d'école pour parler ? Tu ne comprendras décidément jamais les moldus et leurs manies dérangées.

Une fois assise et prête à ouvrir la bouche, le vieux Monsieur commence à parler.

-Bon, vos noms s'il-vous-plait.

Jusque là, rien d'anormal. Vous répondez tous les deux. Il faut bien connaître le nom des gens à qui on s'adresse, comme disait votre père. Toujours rester polie, même si la personne en face. Oui, même si c'est Mère. En fait non, oublie cela, certaines personnes ne méritent pas qu'on soit polie avec elle. Mais il faut l'être quand même.

-Quelles sont vos situations respectives ?

Tu sors de ta rêverie quand sa voix apaisante recommence a résonner. Tu fronces les sourcils en te demandant ce qu'il demande par là. Quelle ''situation'' ? Pourquoi les moldus formulaient-ils leurs questions aussi peu clairement ? Tu ne savais pas quoi dire, quand Leo t'épargna cette peine.

-J'ai vingt-cinq ans, et je suis directeur de maison à l'école de sorcellerie de Poudlard, mais également propriétaire d'un bar de renom dans notre monde. Puis joueur de Quidditch. Vous connaissez ça, le quidditch ?

Tu te figes peu à peu et te tournes lentement vers ton frère pendant qu'il continue sa petite énumération, les yeux gros comme les ballons qu'il affectionne tant. Tu le dévisages alors que tu es en train de comprendre l'énormité de ce qu'il vient de faire, à savoir envoyer se faire joliment regarder le secret magique. Tu ne sais pas exactement ce qu'est la personne en face de vous, le P-S-Y-C-H-O-L-O-G-U-E, mais tu doutes qu'il soit très réceptif à ces mots dont il ne connaissait même pas l'existence.

Tu entends à peine le ''psy'' te retourner la question, alors que tu t'apprêtes à crier sur ton abruti de demi-frère.

-Mais tu avais besoin de boire autant encore ?... Tu sais bien qu'on ne doit pas en parler !!

Le Monsieur continue de noter des bricoles sur son calepin et toussote.
Les sourcils de plus en plus en pointe.

-Miss, pouvez-vous répondre à la question s'il-vous-plaît ?

Te retenant de prendre ta tête entre tes mains, tu marmonnes simplement dans ta barbe inexistante - pas comme celles que ton frangin aime tant - que vous allez avoir des problèmes, avant de soupirer en reprenant la même formulation. Mais tu ne donnes pas ton âge, il ne fallait pas trop en demander tout de même. Même si un rapide calcul mental permettrait à votre interlocuteur de le deviner.

-Élève de sixième année à Serpentard à l'école de Poudlard...

Nouvelles notes, avant de se racler la gorge et de vous observer, alors qu'il essaie de cerner quelle sorte de rêveurs il a en face de lui.

-Vous êtes ici pour une thérapie de couple ? Quelle est la nature de votre relation ?

Apparemment, il n'a pas fait le calcul. Parce que, tu veux bien admettre que vous ne vous ressemblez pas pour deux sous, mais tout de même, il peut bien calculer l'écart d'âge quand tu dis que tu es en sixième année. Tu fais l'outrée pour un écart d'âge de neuf ans, vraiment ? Enfin, ça viendra plus tard.

Pour le moment, tu es horriblement choquée. Pourquoi tous, Leo le premier, pensait d'abord à vous mettre en couple alors que vous n'avez rien à voir du tout ensemble ?! Et qu'est-ce que c'est, une ''thérapie de couple'' ?...

-Nous ne sommes pas en couple, c'est mon frère.

Ton ton est plus froid que tu ne le voudrais, mais tu ne veux pas le laisser croire que vous fricotez ensemble. L'idée même te dégoûte, à tel point que tu oublies le ''demi''.
Plus de notes.

-Sérieusement, vous allez écrire tout ce qu'on dit ?!
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Leo Keats Gold
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Leo Keats Gold, Ven 19 Aoû 2016 - 15:16


Le stylo qui crisse, en arabesque, sur la feuille délicate,
Les yeux de ta sœur qui s'écartent alors que les mots interdits franchissent tes lèvres,
Oups.
L'alcool qui semble encore t'en faire dire trop encore une fois.
Et dire que tu t'en sers comme excuse...
Un regard qui fusille-acier.
Visiblement, t'as du merdé.
Bon c'est pas non plus comme si tu avais un respect total pour le secret magique,
La preuve sur ton poignet,
Mais tu vas peut-être éviter d'attirer l'attention sur toi.
Un oubliette suffirait, donc range tes reproches Kathleen, je n'ai pas besoin de ça.
Oubliette que tu lanceras toi même,
Evidemment. Je préfère éviter.

- Mais tu avais besoin de boire autant encore ?... Tu sais bien qu'on ne doit pas en parler !!

Oui, j'avais besoin de boire autant encore comme tu dis.
Je crois que tu n'as pas bien saisi le soucis initial en fait.
J'en ai besoin parce que, même si ça me dégoûte, je n'arrive plus à faire sans.
Essaie de faire semblant de comprendre au moins, pour moi.
Après tout, je ne suis que ton demi-frère,
Question de verre à moitié plein ou vide,
Fierté ou honte, trophée ou opprobre,
C'est toi qui vois.
Ça ne dépend pas de moi.
Un toussotement venant du monsieur tapisserie,
Des sourcils qui se bougent, et Mer**...
Qu'est-ce qu'il note encore là ? ''Client alcoolisé"?
Tu risques encore de t'afficher.

- Miss, pouvez-vous répondre à la question s'il-vous-plaît ?

Des mots murmurés dans une barbe inexistante,
Arrête de râler et décoince-toi un peu frangine.
Tu ne sais pas t'amuser comme il se doit.
Détends-toi, tout est réparable.


- Élève de sixième année à Serpentard à l'école de Poudlard...

Tu vois, il ne s'est rien passé,
Pas d'alarme, pas d'Aurors à la pelle prêt à débarquer,
Tout va bien.
Un raclement de gorge, un regard qui va de toi à moi,
Tentant d'analyser un peu les énergumènes qui lui font face.
Bonne chance monsieur le psy.

- Vous êtes ici pour une thérapie de couple ? Quelle est la nature de votre relation ?

Un léger rire qui s'échappe de ma bouche,
À croire que tout le monde nous imagine ensemble,
Même moi, première rencontre j'ai voulu l'attirer dans mon lit,
Tous les élèves ignorant la nature de notre relation commencent à se faire des idées..
Et lui maintenant.
Faut dire que votre ressemblance est loin d'être frappante.
Tu tiens tout du père, elle de sa mère.
Vous êtes au plus opposé que vous pouvez l'être.
Tu ries, et elle rectifie.
Choquée.


- Nous ne sommes pas en couple, c'est mon frère.

L'oubli du demi te fait un peu tiquer,
Toi tu passes outre, le demi tu t'en moques,
Frangine.
Tu n'as plus de mère pour te rappeler ton autre sang,
Elle si.
Le stylo qui gratte encore.

- Sérieusement, vous allez écrire tout ce qu'on dit ?!

La surprise se lit sur le visage de l'homme tandis que tu ricanes un peu de l'ignorance de ta soeur,
Les lunettes rondes qui se redressent vers ta soeur,
Dévisagée par deux petits yeux.


- C'est mon travail jeune fille, je suis là pour vous aider.

Un sourire rassurant pour ta jeune sœur,
C'est normal ici de noter, d'analyser.
Tu souris encore Keats, mais plus pour très longtemps.

- Décrivez-moi votre relation.

Visage qui se referme aussitôt,
Il faut dire que, handicapés des sentiments comme vous êtes...
Vous n'avez pas pour habitude d'en discuter.
Tu te renfermes un peu, cherchant ce que tu vas bien pouvoir dire.
Franchise ou non ?
Sujets qui fâchent ou non ?
Tu ne sais pas.
T'en sais rien.

- Je préférerais qu'elle commence.

Les sourcil qui se haussent, un regard dur à déchiffrer
Puis des mots qui s'envolent
Te disent que tu es le grand frère
Que c'est à toi seul de commencer.
Soupir.

- Je ne sais pas trop quoi dire. J'adore Kath, elle est ma seule famille, mais...

- Mais ?

Tu te tournes vers ta soeur.

- Je ne sais pas être un exemple. C'est pas moi tout ça, tu as malheureusement pu t'en rendre compte... J'ai peur que notre relation te soit plus néfaste qu'autre chose... Prends l'exemple de l'autre soir.

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Re: Londres - Big Ben

Message par : Kathleen Gold, Dim 16 Oct 2016 - 22:03


Les moldus sont étranges. On ne le dira jamais assez. Pourquoi certaines personnes sont-elles payées à rester assise, à écouter les autres et tout écrire sur un petit carnet en fixant ses - ses quoi, patients ? clients ? les passants ?- du haut de ses petites lunettes. A quel moment a-t-on une vie suffisamment vide pour s'intéresser à celles des autres ? C'est un véritable mystère. Après tout, les questions qu'il a posé jusque là n'ont pas vraiment d'intérêt pour lui. Le but, selon Leo, était de venir s'amuser en répondant aux questions du Monsieur, mais l'objectif commence à se perdre peu à peu. Le Monsieur, le p-s-y-c-h-o-l-o-g-u-e, commence à devenir inquiétant. Pourquoi certaines personnes ressentent le besoin de venir dévoiler leurs relations, leur âge ici ? Autant l'écrire sur un bout de  papier et le jeter dans le Lac Noir.


Les moldus sont étranges. On le dira jamais assez. Pourquoi Leo commence à être nerveux ? Pourquoi les questions commencent-elles à devenir de plus en plus personnelles ? Certes, la plus étrange vient tout juste de sortir des lèvres du Monsieur, mais pourquoi Leo se sent-il obligé d'y répondre ? Maintenant, il n'y a plus qu'à attendre ce qu'il va dire, en retenant son souffle, tandis que les mots du Monsieur n'arrive enfin après les quelques micros secondes nécessaires à leur voyage jusqu'ici.

-Je préférerais qu'elle commence.

Tel le suspense qui se construit au détour des chapitres d'un bon livre, avec cette attente insupportable de la prochaine ligne qui donnera les réponses, la frustration de ne pas lire assez vite et de ne pouvoir que patienter jusqu'à la suite. C'est le même effet. C'est l'impatience coupée par une horloge qui prend son temps pour tourner, pour arriver à la fin de cette durée interminable. Ce n'est pas une attente vitale comme lorsqu'un quelque chose que le héros souhaite ardemment pour satisfaire ses vœux les plus improbables.
C'est une attente inquiète. C'est ne pas savoir ce qu'il va dire. C'est attendre que la déconstruction entamée ici ne continue alors que le frère commence à parler et à détailler ce qui fait la fratrie.
C'est confus. Le brouillard empêche de penser, toutes les pensées se bousculent comme un bouclier contre ce qui va arriver, les questions et le passage vers les bouts plus secrets.

-Je ne sais pas trop quoi dire. J'adore Kath, elle est ma seule famille, mais... Je ne sais pas être un exemple. C'est pas moi tout ça, tu as malheureusement pu t'en rendre compte... J'ai peur que notre relation te soit plus néfaste qu'autre chose... Prends l'exemple de l'autre soir.

L'autre soir. L'autre soir qui place un silence assourdissant dans ton esprit. Les événements malheureux, honteux, qui te suivent à la trace, comme une tâche d'encre maculant un coin de ton cerveau et que tu ne parviens pas à effacer. Souvenirs qui surgissent quand tu te crois en sécurité. Qui obligent à penser à tout sauf à ce que tu veux tant oublier. Comme une odeur qui reste, où que tu ailles.

Tu ne sais que dire, si ce n'est que tu es désolée pour ce qui s'est passé, mais tu ne fais que relever la tête. Cherche encore tes mots, mâchent les, avant de le cracher.

-Je n'ai pas besoin d'exemple.

Où veux-tu en trouver de toute manière. Non, tu as toujours réussi à mener ta route, avec pour seule aide la figure paternelle qui commence à s'estomper depuis quelques temps. Tu n'as pas besoin d'exemple qui pourrait de nouveau te décevoir.

-J'ai besoin de
toi


Echo étrange.

Inutile de partir dans des élans d'affection. Ce n'est pas ton fort, même si lui a fait des efforts. Mais peut-être que ta tentative de
laver
tes précédents dires sont plus parlant.

-Voulez-vous me parlez de vos problèmes relationnels ? Cela a-t-il un rapport avec vos parents ?

Il est toujours là, c'est vrai.
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Leo Keats Gold, Mar 8 Nov 2016 - 16:01


Les vibrations de ta gorge sont sorties,
Les mots ont été dits,
La surface lisse de l'eau a commencé à onduler alors que doucement,
Les choses se disent.
Péniblement.
Et pourtant vous n'êtes pas au bout de vos surprises.
Tu ne connais même pas ton père encore.
Mais tu parles déjà de l'autre soir.
Celui que tu n'as pas besoin de nommer,
Parce que nul doute qu'elle sait de quoi tu parles.
Tu regrettes déjà ton idée,
Mais il est trop tard pour déjà songer à repartir.
Va falloir tenir.
Être franc pour une fois.
Et ne pas oubliez
-De se blinder.
Ne pas se formaliser des questions indiscrètes.
C'est  le but après tout.
Alors tu attends la réponse de Kathleen,
C'est étrange,
Vous êtes d'ordinaire pudiques.
Pas de mots sur vos sentiments.
Pas de mots réfléchis sur vos défauts,
Juste impulsif.
Elle sait autant de toi que tu en sais peu d'elle.
Elle détient aussi les réponses de tes problèmes existentiels
-Identitaires.

- Je n'ai pas besoin d'exemple.

J'esquisse un sourire gêné,
On a tous besoin d'un exemple.
Mais je ne serai pas le sien,
Elle en trouvera un autre,
Je dois faire la deuil de ça.
Le rôle de grand frère modèle n'est pas pour moi.
Je resterai le grand frère tardif,
Tordu, bizarre, mal tombé,
Celui qui ne lui fera pas du bien
Le fardeau pour Kath, celui qui...

- J'ai besoin de
toi


Blanc, total.
Ecran cassé.
Allo ? Houston? Vous m'recevez ? Nous avons un problème. Je répète, nous avons un problème. L'système nerveux est bloqué, complètement aléatoire, tout a sauté. L'Néant, juste une pensée sans intérêt qui passe de temps en temps. Il fera 17 degrés sur la plage de Douvres demain matin. J'pense plus. Pensez à prendre les yaourts. Ça... ça... "Keats ? T'es là ?" Purée. même àelle je n'arrive pas à répondre. C'te voix qui d'ordinaire m'horripilait.... Trop lointaine... Choc, trois coups... Cyrano joué ? Non, c'est pas les même trois coups, les douze coups d'midi, mais les trois ralentissent, crochet verbal, j'ai Mal. Be... Besoin quoi ? Besoin de moi... Mais pourquoi ? Pas un modèle, pas même un homme sain... cet illustre sœur sait-il seulement à quel point je m'en veux ? Ou est-elle inconsciente au risque de se lancer dans une relation pareille ? Aucune idée.. Comment savoir ? J'avais un peu du mal à m'faire une idée de notre relation... Et puis Pourquoi moi ?

Bug cérébral atténué, j'parle à moitié, j'comprends pas tout c'qui s'passe, mes voix s'unissent et me pousse... Si Omar n'm'a pas tuer, c'est certainement tout ça. J'comprends pas tout. Faut qu'je dise un truc, concentrer ma tête sur le fait d'parler, ou d'écouter... il faut que j'écoute un truc, qu'me pensées s'focalisent que sur un truc, précis, concret.... J'lâche malgré moi, parce que j'ne suis pas prêt à parler, quatre mots. Quatre mots qui témoigne de mon affection. Quatre tous petits mots...

- Je tiens à toi.

Dis à demi-
Mots.
Pour que seule elle entende.
Puis je me mue dans mon silence.
Je laisse passer
Faire le deuil mais accepter
-Que l'on puisse vouloir de moi
Que je puisse prendre de la place
Dans la vie de quelqu'un.

trying to convince myself
i am allowed
to take up space
is like writing with
my left hand
when i was born
to use my right


- Voulez-vous me parlez de vos problèmes relationnels ? Cela a-t-il un rapport avec vos parents ?

Su
-per.
Continuer à creuser jusqu'à trouver du pétrole,
Du Sang
-Gold.
T'as pas envie de répondre,
Mais Tic-Tac.
Le regard de l'autre qui appuie, appuie.
Avance, allez, parle,
Dépêche-toi.
Le lapin blanc n'attendra pas.

-  Problèmes relationnels. Arrêtez de faire comme si vous ne cerniez pas l'ennui, l'enjeu. J'ia pas envie de détailler, vous êtes censés aider.

Le stylo gratte, et tu peux lire de là où tu es
"Refuse de répondre à la question posée".
Tu l'emmerdes.

- Et pour vos parents ?

Sourire,
Sourire,
Jouer un peu, sur la complexité.
Parce que rien n'est simple on le sait bien.

- Mère, décédée il y a seize ans. Père: Lequel ?

Passe passe
Relais jeté dans les mains de Kath.
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Kathleen Gold
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Kathleen Gold, Ven 6 Jan 2017 - 21:57


Les mots d'amour lâchés à demi dans un élan d'affection un peu déplacé. La présence de bonhomme devant vous rend cet instant tellement doux qu'il en devient amer insignifiant. Il reste là, en grattant de sa plume ce papier de piètre qualité, au grain grossier. Tu le ressens comme un intrus, mais un éclat de gentillesse perçu au coin de ses lunettes te rassure. Malgré son côté désagréablement voyeur d'assister aux problèmes des autres humains perdus dans ce flot de malheurs, il conserve un cap dont tu ignores tout.

Il est intriguant ce monsieur. Tu ne t'es jamais intéressée aux autres individus t'entourant auparavant. Contrairement à lui, qui semble ne faire que cela. Tu te demandes un instant si ce n'est pas pour oublier sa propre existence. Ce serait un comble. Un être complètement obnubilé-e par elle-même et un autre n'écoutant que les autres, tous les deux à la recherche d'une forme d'oubli dans la loupe d'un Fou tirant les ficelles.

Peut être que, trop occupé à écouter les autres, on oublie de parler de soi.

Il pose une question sur vos parents.
Question épineuse
Qui fait mal à chaque fois qu'on l'évoque.
Peut-être vaut-il mieux rester simple et ne pas trop en parler.

Comme il le dit si bien : le(s)quel-s ?

Rester simple.
Ne pas détailler.
Mais si personne ne le fait, la situation n'avancera jamais,
Entre ton frère qui joue les acrobates, s'amusant sur le fil et se moquant du filet,
Alors que tu es la femme cachée dans l'armoire en attendant de changer de tenue à vitesse lumineuse.

-Nous avons le même père. Je pense que nous avons tous les deux des reproches à lui soumettre.

Euphémisme du millénaire encore une fois.
La rencontre dorée n'est pas encore d'actualité
Tu ne lui as pas parlé depuis son annonce à Pré-au-Lard. Et tu n'as répondu à aucune de ses lettres, récoltant juste les pièces qu'il te distribuait encore plus généreusement qu'avant. Profiter de ses largesses pour combler le vide qu'il avait commencé à creuser des années auparavant.

- Et votre mère ?

Tu ne résistes pas à l'envie de faire une moue peu gracieuse. Tu ne sais que dire sur ton portrait. Le psychologue doit le sentir, car son regard se fait plus insistant. Il a comprit qu'une partie de ton esprit est hanté par elle. Un coup d’œil à Leo te fait douter. Tu hésites, mais tu as envie de te décharger un peu. Tu résistes depuis tellement longtemps. Et vous êtes là pour ça.

Tu as toujours été plus douée pour parler en image et par intermédiaire plutôt que directement à ceux qui te sont chers. Voire à ne pas hausser la voix et laisser les bulles éclater une à une. Leur reprocher de ne pas comprendre alors que tu ne donnes aucune explication. Peut-être que mettre ces précautions de côté serait bon pour vous deux. Ne serait-ce que pour qu'il te connaisse un peu mieux, même par petits bouts de rien du tout. Car après tout, que sait-il de toi, réellement ?

- Je ne suis pas vraiment en bons termes avec elle.

- Pourquoi ?

Il commence à devenir agaçant d'un coup. Tu n'aimes pas parler de Hilda. Il continue d'insister du regard. L'agacement continue de monter. Mais tu as besoin d'être poussée un peu pour ouvrir la bouche, et il n'a pas l'air de vouloir insister sur ce sujet pour l'instant.

- Vous n'avez aucune autres relations positives tous les deux ? Des amis ? Des petits-es amis-es ?

Tu t'assombris aussitôt. Le poids des dernières semaines qui venait de te quitter au cours de la soirée revient au galop et ton besoin d'en parler t'étouffe. Mais tu te sens également très lasse sur ce sujet. Comme si une langueur résignée t'avait prise aux tripes sans que tu ne demandes rien. Tu parles sans vraiment réfléchir, les paroles coulant à force d'avoir été retenues trop longtemps.

- Mon petit-ami qui était aussi mon directeur de maison a mit les voiles après la première fois. Sinon j'ai suivi un inconnu à son appartement il y a quelques jours. Ashton quelque chose Parker. Rien de bien sérieux.

Mon œil se referme quand tu te rends compte de ce que tu viens de lâcher. Tu soupires en tournant la tête pour ne pas voir la réaction de ton frère. Tu la crains un peu. C'est un homme, il a le droit. Mais que va-t-il penser de sa petite soeur, pas encore dix-sept ans, qui fricote sans aucune dignité avec les premiers venus ? Tu ne veux pas voir combien tu le déçois.
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Leo Keats Gold
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Leo Keats Gold, Dim 8 Jan 2017 - 17:51


Elle ne rattrape pas aussitôt,
Moment suspendu,
Bâtonnet en rideau,
Stoppé net
Dans l'air
Entre vos corps.
Tu te joues
De celui qui vous note.
Ne fait de vous que des lettres,
Sur un morceau de papier.
Car pour l'instant
-Tu prends ça à la rigolade
Intérieurement
Tu ris comme un ange
Et te fous de l'archer
Le long des berges mortes.
Extérieurement
-Impassible.
Pour changer.
T'as pas l'envie qu'il t'analyse,
Tu ne le respectes pas encore assez
Pour lui payer un voyage
Jusque dans ton crâne.
Mais profite
Car dans quelques phrases
Le couperet va tomber.
Sans alertes ni roulement
-De tambours.
Le temps reprend son cours.


- Nous avons le même père. Je pense que nous avons tous les deux des reproches à lui soumettre.

Un sourcil qui se hausse,
En pointe de la plume d'un auteur,
C'est le moins
-Que l'on puisse dire.
Je ne l'ai pas encore vu,
Rencontré,
Le bouleversement de mon point de vue viendra sûrement plus tard,
Dans un échange tendu
Où la poupée explosera
En mille morceau de porcelaine.
Mais pour l'instant,
Je n'le sais pas.
J'attends
La suite.
Comme toujours
Troubadour même de ma propre existence
Pour qu'une fois la vague passée,
Je puisse lentement
En parfaire les contours.

- Et votre mère ?

L'échange qui se tend,
En petit à petit,
Les sujets sensibles,
Les angles si longtemps polis
-Pour faire glisser les questions.
Ça ne rime plus à rien.
Car la pointe du stylo
S'enfonce doucement
Dans les plaies mal cicatrisées.
Elle ne t'en a jamais parlé
-De sa mère.
Tu n'as jamais évoqué
-La tienne.
Mais Lydia est comme une ombre,
Une épée de Damoclès,
Fil liant tous vos maux communs,
Sans que pourtant
Tu ne puisses lui en vouloir.
Elle ne t'en a jamais parlé
Mais tu as cru comprendre que c'était compliqué
T'as juste eu la décence
De ne plus aborder le sujet.
Le voile se lève,
Un tout petit peu.
Déchiré
Faiblement
En deux.


- Je ne suis pas vraiment en bons termes avec elle.

Montée comme une pièce de théatre,
La pièce suit son cours,
Instoppable.



PSY: -Du tac au tac - Pourquoi ?

Silence gêné dans l'assemblée, l'ambiance est lourde, pesante. Ne rompt le silence de la scène que le tapotement du stylo du psychologue sur son carnet de notes.

PSY: - Après un soupir renonciateur - Vous n'avez aucune autres relations positives tous les deux ? Des amis ? Des petits-es amis-es ?


Pause.

Ton visage s'assombrit.
Brusquement.
Te demandant ce que tu vas pouvoir révéler en présence de ta sœur,
De cette solitude qui t'a toujours bouffé.
Dans tes hontes intimes et mal branlées.
Mais heureusement,
Ce n'est pas toi qui te lance
Pour disséquer ce que tu es.

-  Mon petit-ami qui était aussi mon directeur de maison a mit les voiles après la première fois.

Et là,
Tu ne sais plus
Que ressentir.
Parce que tu ne savais pas.
Que le seul ami que tu ais jamais eu
Avant de foutre le camp
-Définitivement.
Avait sauté -s'cusez le terme- ta sœur.
C'est la colère qui monte,
Et une pointe de regret,
De ne pouvoir lui annoncer
Qu'il ne reviendra pas.
Il n'y a aucune déception,
Dans tes yeux,
Seulement de la surprise,
Et une pointe de peine
De la savoir abandonnée,
Par un homme en qui
Tu croyais.
Ta bouche s'entrouvre,
Sans que tu ne saches,
Ce qui s’apprête à en sortir.
Mais elle te coupe
De court.

- inon j'ai suivi un inconnu à son appartement il y a quelques jours. Ashton quelque chose Parker. Rien de bien sérieux.

Plus étonnant déjà, un goût prononcé pour les hommes plus mûrs.
Parker,
Avec qui
Il y encore quelques semaines,
Tu oubliais la nuit
Blotti dans cette chaleur
De vos corps unis l'un à l'autre.
Un sourcil encore haussé,
Sans que tu ne puisses te permettre
De ne rien dire
Tu n'es pas en mesure de juger qui que ce soit,
Lorsqu'on sait qu'à son âge
Tu ôtais ta première vie.
Tu es surtout peiné
De savoir qu'elle a fini dans les bras d'un homme
Qui n'en avait sûrement rien à faire
De qui elle pouvait bien être.
Parce que si tu as une certitude,
C'est qu'elle mérite mieux
Que ces deux là.
Ce qui n'est pas ton cas.
Tu as su apprécié l'indifférence de l'autre
À ta vulnérabilité.
Qu'elle se rassure, si il y a bien un sujet dont elle ne doit pas avoir honte avec toi
C'est celui-ci.
Tu passes tes nuits dans les bras d'inconnus pour oublier les ombres.
Les battre à deux
Pour quelques heures.

- Je vois. Et vous monsieur ?
L'homme grisonnant
-Rabat son attention sur toi.
C'est ton tour.
De tomber.
Filtre.
Filtre.


- Je suis déjà rentré un soir avec ce Parker. Ce n'est pas un mauvais bougre. Tentative d'humour pour détendre l'atmosphère, masquer ta gène. Il est même plutôt doué en fait. On se reprend. Mais non je n'ai personne. Je n'ai jamais eu personne. Que des histoires sans lendemain. Sans importance pour la plupart.

T'espérais tant tirer comme ça, espérant qu'il ne capterait pas l'incohérence de tes propos.
Mais c'était peine perdu
Et le fil théâtral
Se retend.


PSY: -suspicieux- Pour la plupart ?

LEO: - Après un soupir profond d'agacement, et un regard plein de malaise vers sa soeur - Certaines ont abouties. Mais elles ont toutes mal finies. Il y en a eu deux. Qui ont compté vraiment. Mais j'ai fait foirer la première. Et la seconde m'a valu une mémoire trouée. Que je peine à rapiécer.

PSY: - Après un haussement de sourcil - Sujet épineux à ce que je vois, nous y reviendrons. Parlez-moi plus de ces conquêtes. Les connaissez-vous la plupart du temps ? Vivez-vous bien cette situation ?

LEO: - sans prendre le temps de réfléchir - Je... Non, ou seulement de vue. Des élèves pour la plupart. Des hommes ou des femmes dans des bars. Des connaissances. Je ne sais pas, mais je fais avec. Ça permet d'arrêter de penser quand la nuit fait trop peur. C'est un moyen comme un autre de s'évader. Ou de gagner de l'argent...  


Aveu qui t'a malencontreusement échappé,
Que tu ne peux plus
Rattraper.
Vague de honte.
De culpabilité.
La honte entre les mains,
Où tu places ta tête.
Fuyant le regard du psy,
Presque étonné,
Et celui de ta soeur
-Que tu es tout
Sauf prêt à affronter.
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Kathleen Gold
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Kathleen Gold, Dim 8 Jan 2017 - 19:59


En proie aux mêmes petits démons que celui armé de son stylo et de son calepin aime tant disséquer,
Tu avances au milieu des déceptions et autres espoirs déchus pendant un bref moment en attendant
Les réponses de la personne à côté.

Il ne peut s'imaginer à quel point tu as peur,
Tu peux supporter les reproches,
Mais pas la déception
Sous toutes ses formes. Tu n'as pas envie de voir ce regard bleu se teinter
De couleurs sombres qui fixent
De haut en bas
A la recherche de ce qu'on croyait voir en l'autre et qui semble être parti quelque part
Très loin
Perdu on ne sait où.

Ce n'est pas dans ta nature de t'apitoyer sur toi-même, ou du moins, ce n'est pas convenable et il ne faut pas le faire.
Le jugement de l'inconnu serait plus facile à tolérer, si seulement il voulait bien l'exprimer. C'est à la fois rafraîchissant et effrayant, de ne pas sentir une ombre de dégoût en lui. Et dans le même temps, tu es trop habituée à ne rien laisser paraître pour ignorer que les pensées les plus assassines peuvent se cacher derrière ses lunettes impassibles.

Retourner la tête vers la réalité, que tu as quitté pour éviter ces réactions tant redoutées.
Il s'est tourné vers l'autre élément perturbateur de la pièce,
L'autre grain de poussière sur le tableau de famille
Que vous ne vous expliquez pas.

-Et vous monsieur ?

Tu le regardes partir à son tour, dans son petit monde, avant de parler. Puiser dans l'arrière de la tête pour formuler le tout, faire la navette entre les recoins et les faire s'échapper entre deux bouts de lèvres.

-Je suis déjà rentré un soir avec ce Parker. Ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt doué en fait.  Mais non je n'ai personne. Je n'ai jamais eu personne. Que des histoires sans lendemain. Sans importance pour la plupart.

Le lien qui ne se fait pas.
Remarques sur les talents d'un de ceux que tu as rencontré dans les bars du Village.
La compréhension qui ne vient pas, concept tellement étranger qu'il ne te vient pas à l'esprit,
Bien que les paroles soient suffisamment claires, pour que le sens trouve une direction pour mériter son titre
Echo de cette nuit qui résonne dans l'affirmation de ses dons.
Tu n'as toujours pas compris ?

Et la solitude qui semble être le lot de tant d'âme perdues sans trouver d'autres âmes perdues qui souhaitent le faire avec les autres pauvres erres. La solitude qui tient compagnie entre les draps quand personne ne vient les combler. Malgré les parts d'ombre que tu ne saisis pas encore, tu commences enfin à comprendre et embrasser les paroles qui coulent encore et que tu t'efforces de boire. Sentiment de frustration et soupirs résignés en
Je n'ai jamais eu personne
Ou - personne - qui mérite d'être mentionnée.

Je n'ai jamais eu personne
A quel point des mots-rivière peuvent-ils faire écho et faire mal
Se transformer et donner envie à d'autres gouttes-larmes de rejoindre le mouvement.
Souffrir de voir les autres boire ce sirop amer, et vivre avec
Plus ou moins bien.

- Certaines ont abouties. Mais elles ont toutes mal finies. Il y en a eu deux. Qui ont compté vraiment. Mais j'ai fait foirer la première. Et la seconde m'a valu une mémoire trouée. Que je peine à rapiécer.

Les échos continuent, il faut cesser de les écouter alors que celui qui se confie devient une priorité. Le récit d'histoire qui ont compté. Le chiffre qui danse devant tes yeux et que tu tentes d'essuyer d'un revers de main.
Ne pas y penser maintenant.

Mémoire trouée.
Encore une fois, bon sens qui te fait défaut
Mais - encore une fois -
Des phrases qui t'évoquent des souvenirs
Plus diffus que tes instants volés au milieu des murs et des tables d'inconnus
Mais plus un
Canapé
Et
Une formule murmurée suivie d'une autre
Entrecoupée de chair.

Souvenirs découpés qu'il faudra coller entre eux
Bouts de papiers qui volent alors qu'il
Essaie de recoudre avec du fil et une aiguille
Plus sûrs que ta propre non-solution.
Trou dans la mémoire
Que tu comprends d'instinct, bien plus facilement que le plus évident
Et l'envie de pleurer remonte, odeur de citron qui reste dans les iris.

-Je... Non, ou seulement de vue. Des élèves pour la plupart. Des hommes ou des femmes dans des bars. Des connaissances. Je ne sais pas, mais je fais avec. Ça permet d'arrêter de penser quand la nuit fait trop peur. C'est un moyen comme un autre de s'évader.

Les rumeurs de couloirs dont tu soupçonnais la véracité prendre force
Aveu devant une cour,
Preuve Parfaite.
Les regards portés sur d'autre jeunes filles dans tes cours,
Conquêtes aux écarts creusés par les années
Sans avoir besoin d'être présentées,
Oubliée la case petite sœur,
Si ce n'est pour votre âge.

Tu aurais pu le juger il y a encore quelques mois, cependant
Tu n'es pas irréprochable non plus.
Osant lever les yeux vers
La table du fond dans la grande salle
Flirt avec l'un
Et abandon dans les bras de celui que tu pleures encore.
Directeurs également
Tu ne vaux pas mieux.

Moment le plus indécent
Pour vouloir le protéger et
L'aimer
Plus que jamais.

Se perdre dans les bras d'inconnus
Ne pas réfléchir et se laisser porter
En espérant que cela ne durera pas qu'une soirée
Mais c'est toujours le cas.
Tu connais aussi.
Les espoirs d'un soir
Où l'esprit s'apaise et cesse d'agir pour se perdre avec ceux trouvés dans les endroits les plus improbables
Echange de verres
Puis de lèvres
Dans les moments les plus incongrus
Pour fuir dans une bulle d'Eden quelques temps
Avant de redescendre sur Terre
Seul-e.

Dans les bras-bars.

Hommes et Femmes.
Pourquoi êtes-vous si proches et tordus tous les deux.
Homme
à
homme
Parker.
La lumière se fait sur les parts d'ombre, et les yeux s'écarquillent dans un moment de choc. Seulement du choc et de la surprise. Tu attends le dégoût qui ne devrait pas tarder à poindre,
Et rien ne vient.

Tu ne comprends pas,
Tu es perturbée
Ton esprit essaie de rassembler tout cela de manière cohérente sans y parvenir
Ingénue malgré tes errances de Divine Comédie
Et il te faudra plusieurs explications
Avant de saisir et d'accepter
Pas pour lui.
Tu sais de quoi tu as l'air
Et cette pointe d'innocence involontaire invitée dans cette maison du ressentiment
Ne trouve pas vraiment sa place.

Parker.
Après avoir partagé un père, un verre, un corps et plusieurs fois un sang
Voilà le partage d'un être.
Qui te prouve que ton frère n'est pas le seul.
Lien qui se crée entre vous,
Plus sinistre
Dérangeant
Et à la fois pas vraiment

Dans le grand univers de vos points communs,
Ce n'est plus à un point dans l'espace près.

Ingénue âgée
Qui vient de recevoir une leçon de son aîné.
Touchant.

- Ou de gagner de l'argent...  

Te voilà rattrapée par la réalité
Plus de douce folie Sans poésie

L'agressivité de cette réalité te condamne au silence une nouvelle fois, après les révélations sulfureuses
Viennent les plus douloureuses.
Leo.

De l'argent en échange de ces nuits
Qui ne devraient être que des dérivatifs dont les effets se dissipent au matin
Rêve-torture éphémère qui font autant de bien que de mal
Entre les oublis qui rendent heureux et ceux qui rattrapent aux petit jour
Les rires qu'on arrive à tirer de toi et illuminent un ciel pour quelques temps
Ou les larmes qui se perdent au milieu de deux corps

Mais mettre de l'argent au milieu de l'or

Fait fondre
Détruit
Crie
Silencieux.

Mal de ne pas avoir vu
De ne pas avoir su
De le voir à cette extrémité
Colère
Contre lui, contre votre père, contre toi,
Qui faiblit aussi rapidement qu'elle est montée - volcan étouffé dans un geyser d'eau salée.

Envie de s'asseoir et prendre ses mains,
Jusqu'à ce qu'il demande grâce en notes de phalanges écrasées
Et les réclame dans un voile rassurant
Dans le même temps.

Il était tellement facile de trouver d'autres solutions,
Que Leo n'as sûrement pas vu
Tu aurais aimé être là pour les lui montrer avant
Et faire taire sa fierté mal placée à venir

L'idée se transforme en image
Et te peine
Et te fait suffoquer.
Insupportable notion.

Un 'pourquoi' qui souhaite sortir,
Des reproches que tu sais innatendus et bien éloignés de cette peur du dégoût que vous partagez
Une gifle suivie d'une étreinte qui ne vient pas
Juste une solution que tu ne sais pas formuler.

-Tu n'en as plus besoin. Je suis là désormais. Je ne te laisserai jamais de cette façon. Je ne peux pas vivre avec ça.

Tu as parlé avec une fermeté que tu ne te soupçonnais pas, qui tranche avec le film humide qui reste, lentille entre les cils. Ordre poli, rênes que tu prends en ignorant cette fierté que tu imagines bafouée depuis longtemps. Choix que tu ne le lui accordes pas.
Fierté inutile
Et tu espères qu'il voit
Que tu ne te le pardonnerais jamais s'il recommençait car tu veilles sur lui à ta manière

On t'offre assez pour vivre confortablement sans effort
Et tu ne veux pas de cette vie s'il mène celle là.


Un souffle étranger qui interrompt ce moment et l'envie de balancer une chaise saisit ton bras, alors que les lunettes se relèvent.

- Vous être très proches. Il est étonnant que vous n'ayez pas réussi à conserver de relations. Pouvez-vous développer tous les deux sur vos relations les plus sérieuses ?
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Leo Keats Gold
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Leo Keats Gold, Ven 13 Jan 2017 - 20:15


Ça picote un peu dans les yeux, dans les veines,
Ça martèle dans la tête.
Comme elle l'a dit plus tôt, t'étais encore obligé de boire autant ?
De perdre le fil de tes mots ?
Parce que dieu sait que ça finit toujours pareil.
Conséquences Lourdes.
Regrets Amers.
Tremblements-suicidaires.
T'as honte,
Plus grande honte-gêne que tu n'ais jamais senti t'éprendre.
Parce que si il y a bien une personne au monde que
Tu ne veux ni
Blesser.
Dégoûter.
Décevoir.
Éloigner.
Abîmer.
C'est bien celle présente à tes côtés en cet instant maudit.
Parce qu'elle est tout ce qu'il te reste.
Tout ce que tu n'as jamais eu.
Ni jamais espéré avoir.
Et pourtant tu as cette impression permanente,
De tout foirer avec elle.
Qu'à aucun moment t'as pu réussir,
Que tu vois pas à quel moment elle a pu s'attacher à toi.
Ou alors tu lui cherches des excuses.
Trop jeune,
Trop naïve,
Trop crédule.
Elle n'a pas vu.
Et pourtant au fond tu le sais qu'elle a compris,
Qu'elle est celle qui en sait le plus.
Un jour tu lui parlera, tu lui montreras. Tu lui diras tout.
Absolument tout.
Parce que si tu dois un jour tout lâché,
Tu préfères que ce soit avec elle.
Y a comme un truc qui se fait,
Qui doucement installé.
Tu crois que les autres appellent ça de la confiance,
Mais toi même t'es plus très sûr.
T'es plus sûr de rien de toute façon.

Mes doigts qui s'emmêlent entre mes mèches,
S'en-tortillent.
Tirent dessus pour faire passer le mal d'esprit à mal de tête.
Parce que la douleur physique est plus facile à gérer.
À expliquer.
Plus rationnelle.
Je sens le feu du coup de canon le long de mes joues.
La peur de l'absolu
-ment tout.
Tu n'auras plus à lui mentir sur tes nuits,
Sur ta vie,
Même si c'est pas une fierté,
Loin de là.
Tu ne sais même plus pourquoi t'as commencé toutes tes conneries,
D'où c'est parti.
Mais ça te fait mal, à une fierté que tu croyais disparue,
Sur laquelle ça fait trop longtemps que tu pisses.
C'est normal de vouloir à ce point s'auto-détruire.


Dis, Docteur,
C'est normal tout ce sang qui s'échappe de moi sans que personne ne voit ?
Dis Docteur,
Pourquoi mon cerveau est si malade ?
Pourquoi il voit e monde se prendre les pieds sans rien comprendre ?
Pourquoi les choses qui me semblent absurdes semblent normal aux autres ?
Je ne comprends pas ce qui m'entoure,
Où je vais.
Y a pas d'avenir pour moi,
C'est grave docteur ?
Allo Maman bobo,
J'ai besoin de ces pansements que tu mettais sur mon âme près du berceau.
Pour calmer les grands chagrins de l'enfance,
Quand la perte du doudou fétiche semblait synonyme de fin du monde.
Chante moi encore cette berceuse sur laquelle je m'endormais,
Protégé dans le cocon de tes bras renfermés.
Allo Maman Bobo.
Mais t'es plus là Maman,
Ça fait bientôt Dix-Sept ans.
Je sais pas où tu es en ce moment,
Mais je suis désolé,
T'avais beaucoup d'espoir,
Et j'ai tout piétiner.
Je n'sais même plus lequel appeler Papa,
Mais j'ai aucun doute sur le fait qu'il partirait en courant en apprenant la vérité.
Papa. Maman.
J'suis plus un enfant.

T'as réussi à les virer,
Les aiguilles dans tes yeux.
T'as réussi à les retenir,
Les larmes brûlantes de honte le long des joues.
Cinq éléphants pour te reprendre,
Un éléphant.
Deux éléphants.
Trois éléphants.
Quatre éléphants.
Cinq éléphants.
Ta tête quitte enfin tes mains.
Tu te redresses.
Le dos tape sur le dossier de la chaise.
Impassible, Les yeux dans le vide, tu n'as pas encore osé croiser son regard. T'attends les claques sur claques qui vont suivre.
Mais ta sœur n'en a pas fini avec toi.
T'espérais au fond qu'elle laisserait passer,
Qu'elle aurait la décence de ne pas t'avoir entendu.
De faire comme si.  


- Tu n'en as plus besoin. Je suis là désormais. Je ne te laisserai jamais de cette façon. Je ne peux pas vivre avec ça.

Les lèvres se collent en un merci muet,
Mêler au peu de poussière de fierté qu'il te reste.
-Disséquée.
Y a de la fermeté dans sa voix,
Un truc que tu ne peux pas réfuté.
Et même si ça t'ouvre en deux de l'admettre,
Ça t'offre une chance d'arrêter.
De tout stopper.
Et t'as lus assez de fierté pour la rejeter.
t'as plus la force de lutter contre la volonté de qui que ce soit.
Encore plus contre la seule personne qui compte vraiment pour toi,
Et la seule pour qui tu sembles avoir de l'importance.
La seule qui a fait trembler les murs en arrivant.
T'as pas les mots,
T'as rien que ton mutisme en guise de merci-goutte d'eau à lui offrir,
Furtivement.
Car l'autre casse la bulle qui vous enserrait de mille amour.
L'autre casse tout de l'aiguille-pointe de stylo.
Et l'envie de lui crever les yeux est plus forte que jamais.

- Vous être très proches. Il est étonnant que vous n'ayez pas réussi à conserver de relations. Pouvez-vous développer tous les deux sur vos relations les plus sérieuses ?

Deuxième questions délicates: Alhena et Kohane.
Deux souvenirs impérissables. Douloureux.
Plus l'un que l'autre ceci-dit.
Mais la colère grondait.
Le psy ne voyait-il pas que la situation en elle même était déjà déli-kath ?
Mais non,
L'empathie d'un crustacé,
Et ce besoin empressant de vous faire parler.
De sujet sensibles,
De tout ce qui peut l'être.
Et les mots brûlent.
Tu déglutis en saisissant que ta frangine aussi va devoir parler de Trevor.
Le dragon qui survolait les mer avec des moutons en sucre dans les yeux.
Et que tu allais devoir passer sous silence son départ définitif.
Tu craques tes doigts.
Tu craques ton cou.
Et tu te lances.  


- Comme je vous l'ai dit, je ne me souviens pas de l'une d'entre elle, même si elle semble la plus longue. Je sais que ça a duré quelques mois. Que j'ai été infidèle. Et que ça c'est conclu sur une dispute et un oubliette. Il m'arrive de la recroiser encore au château. Mais j'me complais à l'ignorer.

- Un oubliette ? 

Tu balaies la question du revers de la main.
T'as pas envie d'épiloguer à ce sujet.
De tout expliquer de votre monde à un moldu.
Ce serait trop long.
En attendant,
Tu n'évoques pas Kohane.
Parce que la question est bien trop compromettante.
Tu ne peux évoquer votre relation sans parler de sa fin.
Et c'est certainement pas des propos les bienvenue ici.
Mais déjà le psy se tourne vers ta soeur,
Empressement dans la voix.

- Et vous mademoiselle ? Il s'agissait de votre premier amour si j'ai bien compris ?






Kathleen devrait bientot poster, merci de ne pas reprendre le sujet
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Kathleen Gold, Mar 28 Fév 2017 - 21:55


Les minutes-sablier qui coulent les unes après les autres au fil des révélations de cette soirée commencent
A peser leur poids.
Toujours ce fameux fil du
Funambule qui s'amuse à trop pencher à droite ou à gauche.

Les plumes écrivant à l'encre rouge continuent de tracer leurs lignes, secouée de tirets et de pauses équilibrées par des paragraphes sans virgules, dont le rythme impossible à tenir coupe le souffle envie irrésistible de se poser et de prendre le temps mais rattrapé par des vieilles ombres qui ne se cachent plus sous les lits à la recherche d'un espace et de phrases continues avec un sens sans aller à la ligne ni bloc d'écrits indigestes deux auteurs à la recherche d'un
Point.

A la poursuite d'une sorte de conclusion impossible à atteindre, comme une réécriture de la recherche - course poursuite - au temps perdu. Qui - dans ce monde - peut se targuer d'avoir des vies aussi folles que les vôtres, qui se perdent pendues aux branches d'arbres devenus un énième symbole. Seul lien entre vous et les racines que vous vous efforcez d'arracher et de replanter au rythme de vos humeurs, un sang-sève dont vous ne pouvez même pas vous vanter d'être sain-e.

Métaphores et images
Qui partent si loin
Pour résumer peu de mots, bien moins élégants - à supposer que la sophistication fasse partie de ton phrasé :
M*rde.

-Comme je vous l'ai dit, je ne me souviens pas de l'une d'entre elle, même si elle semble la plus longue. Je sais que ça a duré quelques mois. Que j'ai été infidèle. Et que ça c'est conclu sur une dispute et un oubliette. Il m'arrive de la recroiser encore au château. Mais j'me complais à l'ignorer.

Infidélité.
Une moue se dessine sur tes traits - ''fais attention, ce n'est pas digne d'une jeune fille" - à l'annonce de ce petit détail.
Tu passe sans sourciller sur les
violences tuerie empoisonnement volontaire
Et une visite d'un lit déjà occupé te parait plus grave.
Il faut passer outre, parce que c'est
-un homme
et un frère.

Et puis, comme un auteur aux théories prétendument scientifiques,
Tout est héréditaire.
Né d'une nuit dans d'autres bras
Il se peut qu'il aie cette habitude dans le sang.
A la réflexion, vu le terreau dont tu est issue
Tu commences à t'inquiéter.

Passons sur la dispute, mais un mot-sortilège te laisse quelques instants
Perdue.
Oubli -
Mot qui résonne quelque part
Des images furtives d'aigle bleu
Aux bras blancs
Et des gestes inconnus qui résonnent comme une mélodie dans tes membres-tremblements.
Un sentiment désagréable dont on ne parvient pas à se souvenir,
Comme une odeur sur soi qu'on ne peut effacer
Comme une tâche toujours sur soi
Qui n'en fini pas de s'étendre.
Tâche dans la poitrine et
- Plus bas
Qui fait suffoquer sans comprendre pourquoi. Plusieurs souvenirs à récupérer, morceaux de cerveau bleus à rassembler.

Faute de pouvoir s'y attarder, tu les places très loin, en attendant d'y faire de nouveau appel
Autre part que dans cet endroit sordide
Devant le binoclard qui ne pipe rien.
- Oups.

Un regard en biais à l'autre Gold en devenir tandis que les crissements du stylo sur du papier qui n'a rien demandé se font entendre.
Tu te demandes si tu es la seule à te rendre compte que vous êtes tous les deux comme ce calepin. Arbustes déracinés qui subissent ce qu'on veut bien écrire sur eux, devenus des jouets du destin même si la fatalité n'existe pas - pense-tu. Et ces êtres ne sont pa supérieurs, seulement des personnes regardant de haut, admirant les souffrances qu'ils vous infligent.
Vous êtes des feuilles de papier,
Libre d'être
Arrachés
Gâchés
Brûlés
Mais aussi sublimés
Ce qui n'est visiblement pas votre cas.

-Et vous mademoiselle ? Il s'agissait de votre premier amour si j'ai bien compris ?


Un mouvement pour se remettre bien au fond du siège en tenant ce qui sert d'accoudoirs,
Et une expiration plus tard,
Avant de lui demander de remballer ses questions.
Tu sens le regard des deux hommes dans la pièce,
Et toi qui n'est déjà pas bavarde
Tu te retrouves à ne pas vouloir décoller tes lèvres irrégulières.

Parler de Trevor.
Beaucoup de chose à expliquer.
Que se faire un membre du personnel de son internant n'est pas une très bonne idée - surtout que ça ne rapportait pas de points - mais se faire briser le coeur par cette même personne n'était pas dans tes intentions.
Et pourtant te voilà.
Laissée pour compte, prête au sauter dans les bras du premier venu
Après ta première déconvenue.

Il fallait s'y attendre.
Tu n'as pas réfléchi un seul instant aux conséquences,
Déjà dans son lit après trois quatre rencontres
Coup de foudre de roman auquel tu as eu la stupidité de croire
Tu n'as que ce que tu mérites.

Un soupire plus tard, ta bouche commence à s'écarter pour laisser place à des explications que tu as gardé depuis un moment déjà.
Comme un torrent incontrôlable à force d'y avoir fait barrage, qui secoue la poitrine comme un sanglot sans larmes.

-J'ai rencontré Trevor par hasard. Dans un cimetière à Londres alors que mon père m'avait autorisé une de mes seules sorties de l'année. Il était saoul, il écoutait de la musique. Il avait un costume. Il voulait voler. J'ai voulu voler avec lui. Il était plus saoul que je pensais. Il m'a embrassé, je n'ai rien trouvé de mieux à faire que lui donner mon adresse. Il était directeur à la rentrée. Comme s'il me suivait. On a continué de se voir, j'ai menti au paternel pour aller le voir, il a eu ce qu'il voulait, il est parti. Et oui, c'était la première fois avant que vous ne demandiez.

Une respiration un peu tremblante dans une salle surchauffée, un air de pitié derrière les lunettes qui te donnent envie de t'enterrer six pieds sous terre entre les tombes de tes souvenirs. Peut-être a-t-il senti que tu ne tiendrais pas le sujet, puisqu'il en dérive.

-Et que pensez vous de votre frère ?

Arrête des questions pavés.
Mais trop honteuse pour regarder l'autre Gold en faisant l'office de l'écervelée sans dignité
Comme le personnage portant le même nom que ta décédée - presque - non officielle belle-mère de ton livre préféré
Tu préfère en parler pour faire diversion à ton esprit en feu.

- Leo est quelqu'un de difficile à décrypter, mais j'ai parfois l'impression qu'il est un livre ouvert. J'ai encore beaucoup à apprendre, mais je sais déjà quelques petites choses. Il est solitaire mais il recherche les gens. Je lui fais confiance. Il est aussi bien plus gentil que moi. Le genre à pardonner même quand on lui dit des horreurs bourrée et en colère sans comprendre ce qu'on dit. Je ne sais que ce qu'il a bien voulu me montrer, mais je suis heureuse de ce que j'ai vu jusqu'à présent, même si je ne le connais que depuis quelques mois.
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Re: Londres - Big Ben

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 30 Mar 2017 - 16:01


Les questions se font de plus en plus précises.
De plus en plus
-intrusive.
Et le malaise ne passe pas.
Il reste coincé comme une boule au fond de la gorge.
Un nœud dans la poitrine.
Parce que trop de mots se forment.
Mais cognent contre les lèvres.
Ne sortent plus.
Trop pudi- stupides.
Pour apprendre à se parler.
Et devoir composer avec une salve de fausses notes.
Le corbeau sur l'épaule
Recommence à rire.
Et les nerfs se pelotent.

Égoïstement
T'es pas mécontent que l'autre ait orienter ses griffes
Vers ta jeune sœur.
Le temps de souffler.
D'inspirer.
D'expirer.
Essayer de se détendre maladroitement.
Vous ne reparlerez jamais
De ce qui a pu se dérouler ici.
Faille non assumables pour vos deux corps.
Laisser la muraille
Pour ne plus exulter.

J'ai rencontré Trevor par hasard. Dans un cimetière à Londres alors que mon père m'avait autorisé une de mes seules sorties de l'année. Il était saoul, il écoutait de la musique. Il avait un costume. Il voulait voler. J'ai voulu voler avec lui. Il était plus saoul que je pensais. Il m'a embrassé, je n'ai rien trouvé de mieux à faire que lui donner mon adresse. Il était directeur à la rentrée. Comme s'il me suivait. On a continué de se voir, j'ai menti au paternel pour aller le voir, il a eu ce qu'il voulait, il est parti. Et oui, c'était la première fois avant que vous ne demandiez.

Ecouter.
Sans un mot.
Parce qu'il n'y a plus rien à dire.
Plus rien à faire
Tout est passé.
Trevor ne reviendra pas.
Et tu le sais bien.
Tu t'en doutes.
L'oiseau volage a quitté le nid
Laissant un œuf trop fêlé pour que tes bras-cocons osent intervenir.
Parce que
La peine
Est trop intime
Pour pouvoir intervenir.
T'aurais aimé
-Être là.
Qu'elle soit tombée sur quelqu'un de bien.
Pour un début à tout.
Mais maudite génétique
Et le poids d'un fardeau
Que vous ne vouliez pas porter.
-Spirale de l’échec.
Dont vous ne sortirez jamais.
Parce qu'ancrée dans votre sang
Comme les épines d'une rose.

Et que pensez vous de votre frère ?

Les particules s'entrechoquent.
Les questions qui heurtent.
Dont les réponses auxquelles tu t'attends ne peuvent que blesser.
Parce que tu n'approuves pas.
Tu n'assumes pas.
Te livrer autant à quelqu'un, même de ton sang
Sans pour autant évoquer de réels faits
De la surface
parce qu'au fond
même toi t'as pas envie de plonger.
Et pourtant la Gold
ne semble pas partager tes hésitations.

Leo est quelqu'un de difficile à décrypter, mais j'ai parfois l'impression qu'il est un livre ouvert. J'ai encore beaucoup à apprendre, mais je sais déjà quelques petites choses. Il est solitaire mais il recherche les gens. Je lui fais confiance. Il est aussi bien plus gentil que moi. Le genre à pardonner même quand on lui dit des horreurs bourrée et en colère sans comprendre ce qu'on dit. Je ne sais que ce qu'il a bien voulu me montrer, mais je suis heureuse de ce que j'ai vu jusqu'à présent, même si je ne le connais que depuis quelques mois.

ton visage reste inexpressif
face à la tempête qui fait rage
de colère
qu'elle ne voit pas
de ne pas voir
ne pas comprendre.
La colère
et la peine
violente
sans forcément que tu sois en mesure de la saisir
de comprendre sa provenance.
Ses mots te touchent
Sûrement plus que de raison.
Mais le perroquet dans son costume trois pièces
En trois actes
Ne laisse pas le souffle se former.

Qu'en pensez-vous ?

Soupir, regard fuyant.
Moue hésitante
puis l'honnêteté qui prime.

Merci Goldy.

T'as rien de plus à dire.
tu ne peux pas contredire
ni approuver.
ne rien faire
laisser couler.
Tu verras bien si elle te laisse
elle aussi.

Et à propos de votre sœur ?

Pèse des mots
avant de les lancer à la gueule du monde.

J'ai découvert ce que c'était que de vouloir tout donner pour quelqu'un en rentrant Kathleen. Je ne la connais pas. Et j'en ai pas le besoin. Parce que de ce que je vois déjà, c'est quelqu'un que je veux préserver. Quitte à tout perdre. Je n'ai pas besoin d'une autre famille tant qu'elle est là.
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