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Balades dans Londres
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Ebenezer Lestrange
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Re: Balades dans Londres

Message par : Ebenezer Lestrange, Sam 20 Fév 2016 - 18:58


Avec Blondy

Il n'avait rien à faire alors il faisait rien. C'était un bon début, une chouette occupation, il allait aller loin comme ça. Voir même très loin parce que du coup il avançait tout droit.

Il avait élevé la désoccupation au rang d'art et en avait même fait son mode de vie. Être serveur, ça permettait de gagner sa vie mais en aucun cas de l'agiter. Juste de la maintenir plate avec quelques éclaboussures de vaines beuveries. C'était son quotidien maintenant. Pas très palpitant pour un garçon de 18 ans.

Il s'ennuyait, ce n'était pas nouveau. Les jours s'enchaînaient à l'infini, tous plus semblables les uns que les autres. Les clients avaient toujours la même tête et la même soif d'oubli, les passant avaient toujours l'air con et lui était toujours pris dans la même boucle.

Mais...
Mais, ça n'avait jamais été à ce point.
Là, ce n'était même plus de l'ennui, de la non-occupation passagère, c'était l'Ennui et le Néant. Il n'avait même pas à bosser, c'était férié. Il n'avait pas envie de lire, il n'avait pas envie de faire d'explosion, il n'avait envie de rien et n'avait rien à faire. Alors il était parti, mains dans les poches et cheveux aux vents, inch'allah il se trouvait une occupation.

Rien.

Les rues défilaient, le Londres moldu était toujours moche, gris, monotone et pesant. Il changeait de trottoirs sans même y penser, shootait dans les pigeons, regardait la Tamise en espérant y voir la mer, regardait le ciel en espérant y voir un miracle. Mais rien.

C'était dans ces moments-là qu'il jouait au couteau, qu'il se demandait qui de ses veines du bras droit ou de ses veines du bras gauche gagneraient dans la course pour le vider de son sang et qu'il était presque capable de se les cisailler délicatement pour le voir vraiment. Il ne le faisait pas. Peut-être parce qu'il était con.

Et il marchait, toujours, droit devant. Sans arrêter, sans regarder ailleurs que dans le vide et ce jusqu'à l'épuisement. Il fallait bien s'occuper plutôt que de se jeter d'un pont.

Il y avait des gens dans les rues, il n'y faisait pas attention. Il snobait les mémés, les bébés, les camions. Il n'aurait peut-être pas du parce que la circulation gênait les changements de chaussées à l'aveuglette.

Il était par terre maintenant. Saignait, hurlait, pleurait certainement. Mais, au moins, il se sentait vivant.
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Célya L. Shake
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Re: Balades dans Londres

Message par : Célya L. Shake, Sam 20 Fév 2016 - 20:48


Une journée de libre en pleine semaine ? C'était difficile à croire tant c'était rarissime. Et pourtant, aujourd'hui était bel et bien un jour où l'on pouvait se permettre de ne rien faire, de glander, de manger de la glace en étant en pyjama, de ne pas se laver. Bien sûr, les deux dernières propositions étaient à la limite de l'extrême pour certaines personnes. Les jours fériés étaient souvent synonymes de procrastination, un peu comme les dimanches de façon générale. Comble du bonheur, ce n'était pas un jour de congé officiel pour les Moldus, aussi les boutiques étaient ouvertes, offrant des possibilités aux jeunes sorcières accros au shopping. Non que cela fut le cas de Célya... bien que l'idée d'aller se balader en ville pour faire du lèche-vitrines était très tentante. Alors, plutôt que d'étudier pour ses ASPIC, la blondinette prit la poudre d'Escampette et transplana de Pré-au-Lard en direction de Londres, dans les quartiers qu'elle avait pour habitude de fréquenter.

Sortie d'une ruelle déserte, son train d'atterrissage en quelque sorte, Célya se mêla à la foule comme si de rien n'était. Habillée d'un manteau bordeaux, d'une écharpe blanche, d'un pantalon noir, la jeune fille avait l'air d'une Moldue très ordinaire. Si ce n'était la baguette magique camouflée dans sa manche droite, qu'elle pouvait dégainer à tout instant. Bien entendu, elle n'avait aucune raison de le faire à l'instant : la blondinette était venue à Londres pour se promener dans ses quartiers favoris et faire un peu de shopping si l'occasion se présentait. Une journée plutôt banale ! C'était tout ce dont la Serdaigle avait besoin en ce moment. Loin de Poudlard, loin des examens, loin de la Tête de Sanglier. Avec ce qui se passait comme ambiance, Célya était contente de prendre un peu de distance, même pour un seul jour.

La pression des ASPIC qui pesait sur les épaules de la jeune fille commençait à la rendre folle. Les Professeurs ne parlaient presque plus que de ça aux élèves de septième année, tellement que Célya connaissait leur discours par cœur. Celle-ci était un peu dépassée par le boulot qu'elle avait à faire, malgré le fait qu'elle savait parfaitement qu'elle obtiendrait ses ASPIC haut la main. C'était juste une période de stress, stress glané à gauche et à droite à cause des autres élèves. Pour ne rien arranger, la blondinette avait été perturbée par un événement auquel elle ne s'attendait pas : Lestrange avait été renvoyé de Poudlard. A force de faire des bêtises, le jeune homme payait. Du coup, à la Tête de Sanglier, où Phoebe l'avait gardé en tant que serveur, c'était tendu. Tendu parce que la Serdaigle était fâchée contre son Poursuiveur préféré.

Célya secoua la tête et s'efforça de chasser le brun de sa tête. Elle était venue à Londres pour prendre une distance vis-à-vis de cela, inutile donc de polluer la bonne humeur qui l'avait gagnée. Se reprenant, la bleu et bronze flâna dans les rue de la capitale. Il ne faisait pas trop froid pour cette période de l'année mais un petit vent soufflait de temps à autre, de quoi faire frissonner quand même. La jeune sorcière mit les mains dans les poches de son manteau et s'approcha de la Tamise. Le soleil se reflétait sur les eaux du fleuve, aveuglant la blondinette. Mine de rien, l'air frais, le soleil, le ciel bleu, cela faisait du bien au moral ! Profitant, la blondinette continua sa promenade, se sentant de plus en plus de meilleure humeur. Et si elle s'arrêtait pour manger un morceau, un bon plat généreux ? Profiter, oui, voilà ! Profiter de la vie et des moments les plus simples.

Coup de freins, cris, agitation. A quelques mètres de l'endroit où se tenait la jeune fille, un vacarme vint assombrir ce moment simple. Affolée, elle tourna la tête pour voir ce qui s'était produit, comme tous les badauds autour d'elle. Un accident ! Un véhicule moldu avait apparemment percuté quelqu'un. La circulation s'était brutalement arrêtée. Les conducteurs avaient stoppé leurs voitures et s'agitaient pour aller aider le malheureux qui avait la malchance de rencontrer de près le pare-chocs de cette Citroën bleu électrique. Sa propriétaire était une femme rousse, portant des lunettes de soleil et des vêtements un peu trop serrant. Elle braillait et semblait au bord des larmes, criant qu'elle n'avait pas eu le temps de freiner. Le téléphone portable qu'elle tenait encore à la main démentait toute innocence. Célya trouvait cela écœurant. Elle s'apprêtait à s'éloigner de la scène, parce que ce n'était pas non plus un spectacle, quand un détail attira son attention.

A travers les passants qui s'amassaient près du sinistre, la blondinette aperçut une tête brune. Mue par un sentiment d'urgence et de panique, elle écarta sans ménagement ceux qui lui barraient le passage. Non. Ce n'était pas possible. Lui, là, ici, pourquoi, comment ? Sous la surprise et le choc, Célya resta un instant immobile, contemplant le corps d'Ebenezer gisant à terre, gémissant mais bien vivant. Alors, les rouages se mirent en branle dans le cerveau de la blondinette, qui se précipita sur lui, ignorant les remarques des badauds. Elle prétendit être médecin afin qu'on lui fiche la paix — même si ses traits jeunes n'étaient pas très crédibles. Se mettant à genoux à côté de la victime, la jeune fille posa une main sur son torse et l'autre sur sa joue ensanglantée. Ebenezer était salement amoché.

« Lestrange, tu m'entends ? »

Que pouvait-elle faire, au milieu de tous ces Moldus ? Sortir sa baguette pour le soigner était impensable, encore moins transplaner jusqu'à Sainte-Mangouste. Célya était peut-être majeure mais utiliser la magie devant des Moldus étaient interdit.
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Re: Balades dans Londres

Message par : Ebenezer Lestrange, Mer 24 Fév 2016 - 1:55


Du bleu. Il y avait du bleu. A vingt centimètres de son nez. Le bleu le tuerait, le bleu était sa malédiction. C'était cette couleur démoniaque seule qui lui avait presque valu d'être renié. Bleu, bleu, bleu.. C'était le talon d'Achille des lignées sorcières dont le sang virait azur à force d'être trop peu mélangé. A moins que ce ne soit qu'une expression. Il ne savait pas, il ne savait plus.

Le bleu l'avait renversé en tout cas. Il était coupable. Dans sa tête, Ebenezer le traînait au tribunal, faisant fi des excuses qu'une fille-cheveux-écarlates hurlait à son égard. Elle ne comprenait rien. Normal, c'était une moldue. Elle ne pouvait être coupable car elle avait les flammes et Ebenezer aimait bien le feu.  

Mais il aimait bien le ciel aussi alors il ne fallait pas trop condamner le bleu. Dilemme, dilemme. Ses pensées dérivées salement, il s'en rendait bien compte ou plutôt qu'à moitié. Il s'en fichait surtout. Il ne fallait pas faire attention, il le savait, sinon la douleur revenait. D'ailleurs, en lisant ce mot, vous l'avez invoqué. Nouvelle vague partant de son oreille gauche, arrivant à ses pieds. Il gémit. Il se trouva pathétique. Mais il avait mal d'un côté.

Alors il repartit dans son délire et, au bleu, se mêlait du rouge désormais. Pour accompagner le goût métallique qui envahissait sa bouche peut-être. Il était presque bien. Presque. Il édulcorait au maximum surtout. Cinq minutes avant, il jouait au zombie dépressif. Maintenant, il était par-terre et était content d'être vivant. D'être tout court. Et le rester n'était pas dans ses priorités car chaque chose en son temps. Carpe Diem lui souffla le vent.

Le jaune fit son apparition. Il trouva ça logique, le soleil appartenait au règne des couleurs primaires. Sauf que ce n'était pas un jaune muet comme tout bon jaune pouvait l'être. C'était un jaune rideau de pailles hurlant. Un jaune qui avait le toucher. Un jaune qui ramena brutalement le garçon sur terre. Or, il n'aurait jamais voulu y retourner.

- Lestrange, tu m'entends ?

A son nom, il se mit limite à trembler. La douleur déferlait, continue, écrasante et il ne pouvait plus repartir rêver. Il reconnut le visage inquiet au-dessus de lui, la main sur la joue, l'autre plus bas. Il n'avait jamais eu autant envie de hurler. Pourquoi elle était là ? Elle l'avait suivi ou quoi ? Il virait parano, il en avait mal aux côtes.

- Ne me touche pas.

Ton glacial parce qu'il paniquait. Il se sentait étouffé, il n'était pas en état pour qu'on le touche comme ça. Il ne voulait pas de contact, il n'aimait pas les contacts. Il leur vomissait dessus même. Il fallait qu'il se calme parce qu'être là, à gigoter pour se dégager n'allait pas améliorer son cas. Il aurait préféré rester dans son délire coloré avant l'intrusion du jaune. C'était plus simple. Shake venait toujours tout compliquer surtout qu'elle boudait pour une raison inconnue. Dingue comment les détails inutiles revenaient s'imprimer dans son cerveau à un moment aussi particulier...

- Laisse moi mourir en paix. Je suis bien ici, regarde, y a même des sang de bourbe à dévisager.

Ou c'était plutôt eux qui le regardaient, l'air inquiet. Ebenezer fit un geste de la main pour leur effacer les traits, il n'aimait pas la pitié. Ça ne marcha pas, il n'en fut que moyennement étonné. Bilan ? Il avait envie de faire taire la voix qui lui murmurait ça dans sa tête, le ramenant trop à la réalité. Bilan. "Alors, t'as mal où ?" Il chantonnait ça dans sa tête, en boucle, pendant qu'il listait les endroits. La réponse était un peu partout et beaucoup à un endroit. Il devait avoir une côte en moins. Rien de grave sauf si elle lui transperçait le poumon. Très rassurant. Il ricana, le goût du sang était toujours présent. Il avait du se mordre la langue ou un truc du genre. Il allait avoir des bleus partout, comme après son accident de moto.

- T'es encore là toi ? demanda-t-il à Célya, un peu étonné.
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Re: Balades dans Londres

Message par : Célya L. Shake, Mer 23 Mar 2016 - 12:30


Être témoin d'un accident pouvait choquer fortement une personne, selon son degré de sensibilité. Certains regardaient la scène d'un air stoïque, comme si cela ne les touchait pas, tandis que d'autres s'agitaient dans tous les sens, encore affreusement surpris par ce qu'ils venaient de voir. Dans tous les cas, on ne pouvait pas nier que ce genre d'événements ne laissait pas de séquelles. On avait beau montrer une façade de cœur de pierre, un craquèlement infime se produisait quand même au plus profond. Personne ne pouvait être insensible à la souffrance d'autrui, à moins de ne pas avoir d'âme. Mais le pire, c'était quand un proche était la victime de l'accident. On essaye d'être fort et de ne pas montrer sa panique, pourtant tout est chamboulé, c'est l'anarchie dans la tête et dans le cœur. Exactement ce que ressentait Célya à ce moment précis, alors qu'elle était agenouillée auprès d'Ebenezer.

« Ne me touche pas. »

La lèvre inférieure tremblant légèrement, la blondinette dut faire un effort surhumain pour ne pas pleurer. Que représentait Lestrange à ses yeux ? C'était la question à un million, qui n'amenait encore aucune réponse. Ce qui était sûr pourtant, c'était que Célya ressentait des choses pour lui, même si mettre un mot sur lesdites choses était difficile. Peu importait la coïncidence du moment, l'accident que le jeune homme avait subi la touchait profondément, au point de la rendre en panique face à la situation. Mais le ton glacial qu'il employa acheva de briser le cœur de la blondinette. Il n'était pas obligé de lui parler ainsi ! Elle n'avait pas demandé à être présente et à supporter ça ! La jeune sorcière faisait tout pour être la moins pénible mais ce n'était apparemment pas suffisant. Elle n'avait pas à être traitée de la sorte.

« Laisse moi mourir en paix. Je suis bien ici, regarde, y a même des sang de bourbe à dévisager. »

Les larmes aux yeux, la Serdaigle retira sa main de la joue de Lestrange et écarta un peu celle qu'elle avait posée sur son torse. Derrière la sorcière, les badauds avaient sorti leur téléphone portable pour appeler les secours ou pour filmer la scène. Bien sûr, c'était un spectacle inattendu, qui valait le coup ! Prise d'un soudain accès de colère, Célya serra les dents et ferma les yeux, prête à se jeter sur eux pour leur faire bouffer leurs appareils moldus. Elle savait très bien que cela ne servait à rien de céder à cette impulsion mais c'était plus fort. En quête de sensations et de scoop, les Moldus sautaient sur la moindre occasion de faire le buzz auprès des leurs. Alors si la jeune fille pouvait leur faire passer cette envie, elle ne se gênerait pas.

Néanmoins, toute son attention était tournée vers Ebenezer. La colère un peu passée, Célya secoua la tête et se demanda quoi faire. Les Moldus commençaient à reculer doucement, ceux qui avaient sorti leurs engins téléphoniques secouant ces derniers, comme si un problème était survenu. Occultant tous ces gens de son esprit, la blondinette ne prit pas le temps de réfléchir à ce qui leur arrivait, elle avait un souci plus urgent à régler. Hors de question de laisser les médecins moldus emmener Lestrange dans un de leurs hôpitaux. Il lui fallait des soins magiques et il n'y avait qu'à Sainte-Mangouste que cela était possible. Mais pour ça, la Serdaigle devait s'éloigner pour transporter le jeune homme. Transplaner n'était-il pas sans danger, dans un tel état ?

« T'es encore là toi ? »

Avec un sourire, la jeune fille soupira et hocha la tête. A quoi pensait-il ? Qu'elle le laisserait planté là, au milieu de tous ces Moldus ? Il n'était peut-être pas content de tomber sur la blondinette dans les pires moments, mais il devait tout de même être heureux qu'elle soit là en ce moment.

« Tu ne te débarrasseras pas de moi si facilement... »

Phrase énigmatique. Le sourire de Célya s'effaça. Elle venait d'avoir une idée pour sortir de là. Appelant Helly de toutes ses forces par la pensée, la jeune sorcière espérait que l'elfe de maison pouvait les aider. Quelques instants plus tard, une petite silhouette se matérialisa sans que personne ne s'en aperçoive. Helly se cachait derrière une poubelle et capta le regard de sa maîtresse. Un claquement de doigts plus tard et les douleurs d'Ebenezer devaient être allégées, permettant à la blondinette de le faire marcher à l'écart. Rassurant les badauds, la jeune fille passa un bras sous l'aisselle du jeune homme et l'aida à se mettre debout. Elle lui murmura des paroles réconfortantes et l'emmena sur le trottoir pour une première étape.

Au loin, des sirènes se faisaient entendre. Il ne leur restait que peu de temps avant l'arrivée des secours et de la police moldue. Soutenant Lestrange, la sorcière fit quelques pas mais les Moldus alentours essayaient de la diriger vers un banc. Ils n'avaient rien de mieux à faire ? Criant sur eux de les laisser passer, Célya gagna du terrain mais lorsqu'elle vit une ambulance débouler dans la rue, elle sut que c'était trop tard. Maugréant, elle fit s'asseoir Ebenezer sur ledit banc et attendit qu'un médecin approche avec sa trousse de secours. De l'autre côté, les policiers sortaient de leur véhicule et commençaient déjà à établir un périmètre de sécurité et à éloigner les badauds. Les témoignages allaient commencer, à débuter par la rousse qui semblait toujours sous le choc de sa bêtise.

« Monsieur, où avez-vous mal ? » demanda le médecin.

Mue par une impulsion, la jeune fille laissa ce dernier faire son travail. Il examina Ebenezer, qui grognait plus qu'autre chose. Il avait de nombreuses blessures qui nécessitaient des soins particuliers, d'après le médecin. Ce que craignait Célya allait se produire : il devait être emmené à l'hôpital. Réfléchissant à toute allure, la Serdaigle interpella l'homme qui voulait déjà partir pour son ambulance et sortir un brancard. Hélas, il était dans sa lancée. C'était maintenant ou jamais. La blondinette vérifia que personne ne regardait et fit un signe imperceptible à Helly qui claqua des doigts, se faisant refermer la porte de l'ambulance alors que le médecin était à l'intérieur pour chercher le brancard. Le conducteur était à l'arrière également, en train de préparer du matériel, sans doute.

Se relevant du banc avec Ebenezer, Célya fila vers la ruelle la plus proche, à quelques mètres à peine et rappela son elfe de maison. A peine le contact était-il fait que Helly les fit transplaner. Hélas, Lestrange sembla ne pas supporter le voyage, ce qui obligea l'elfe à réapparaître encore loin de Sainte-Mangouste. C'était peine perdue, il fallait soigner le jeune homme sur place ou faire venir les Médicomages à lui. Remerciant Helly pour ses services, la jeune fille installa son Poursuiveur sur le sol, dos contre le mur de la ruelle où ils avaient dû faire halte.

« Et maintenant ? »
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Re: Balades dans Londres

Message par : Ebenezer Lestrange, Mar 19 Avr 2016 - 23:49


Il rit à sa phrase. C'est vrai qu'elle était sacrément collante dans le genre alors qu'il n'avait rien fait pour. Il l'avait juste ramassé après une chute de balai et après.. Après, longtemps après, il était étalé sur une rue comme un pigeon sur la chaussée suite à un passage d'engin tueur et moldu. C'était drôle, il aimait pas les pigeons en plus alors qu'il n'était pas foutu d'être plus doué qu'eux. Remarque, des chats finissaient en carpettes. Il lui fallait des pourcentages, des moyennes, des probabilités pour comparer. Savoir s'il tenait plus des columbidae ou des félins. Les chiffres avaient remplacé les couleurs, il récitait ses tables de multiplications maintenant.

Il allait mieux d'un coup. Magie de la table de 7 parfaitement récitée ? Il ne savait pas, il flottait, il avait même basculé. Quittant son panorama de bleu nuageux, il tomba sur la rue et une horde de moldus à l'attitude bizarre. Ils semblaient être au spectacle. Il les détesta pour ça. Il faillit se dégager de la prise de la blonde pour se jeter sur eux et les étriper à mains nues parce qu'il était partageur niveau douleur. Mais il avait mal, le tournis et il ne comprenait pas trop. Alors il suivit le mouvement. Il ne comprenait rien en fait. D'habitude, il n'écoutait toujours qu'à moitié ce que lui disait Célya parce que c'était un véritable moulin à parole mais là, il ne saisissait rien du tout. Des moldus s'approchaient alors qu'il marchait en mode pilotage automatique droit vers l'inconnu. Il finit sur un banc avec pleins de gens à dévisager de travers et qui lui envoyaient des regards plus curieux que compatissants.

- Monsieur, où avez-vous mal ?

Il papillonna des paupières et fixa le type qui venait de lui parler. D'où on lui parlait d'ailleurs ? Célya lui occupait suffisamment les oreilles. En plus, il n'avait pas trop compris la question. Genre ça parlait de monsieur alors qu'il était tout jeune. On ne devait pas s'adresser à lui. Il en était à la table de 16, ça devenait dur à calculer. L'homme l'examinait comme une brute, Ebenezer étouffait ses insultes. 8 x 16... Le mec réitéra sa question puis commença à faire un diagnostic que le brun n'écouta pas. 128 ? Il parla d’hôpital, le sorcier avait changé de table car il n'aimait pas les puissances de deux. Blondy ne le laisserait pas partir comme ça, pas vrai ? Il l'espéra, se tourna vers elle alors que le médecin hélait son brancardier et tout changea de nouveau.

Elle avait décider de faire un marathon la blonde, un marathon avec un blessé. Repousser ses limites et tout, c'était peut-être bien mais il n'y adhérait pas du tout, chaque pas offrait sa vague de douleur et il se serait passé de cette générosité. Quand qu'est-ce qu'on arrive ? Ruelle, pause, sauvé ? Non. Elfe le retour. Et il le sentit mal, très mal.

Il n'avait jamais aimé le transplanage. Déjà, tout seul, il n’atterrissait qu'avec la nausée. L'escorte finissait neuf fois sur dix en vomissement. Et là, il voyait l'elfe s'approchait avec ses grands yeux ronds, il crut qu'il allait mourir sur le champ. Il essaya de s'enfuir, mentalement parce que son corps était pur coton, mais la main s'approchait inexorablement. Pop. Tout tournait, ça faisait un moment déjà, mais la vitesse avait changé. Elle devait avoisiner celle du mixeur moyen, le ressenti en était le même. Il en était de plus en plus pâlot le garçon, se cramponnant à Célya comme un repêché. Et le calvaire s'arrêta. Il avait de nouveau vu sur le bleu.

- Et maintenant ?

Il fixait toujours le ciel, ne tourna pas la tête. Il avait perdu le compte de ses tables. C'était triste. Il avait mal. Où étaient les médicomages compétents ? Maintenant ? Il se tournait les pouces et attendait que ça passe. La bonne solution. Fallait répondre. Pourquoi elle était restée ? Parce qu'il devait parler maintenant. Il fit le compte de ses dents pour gagner du temps.

- Si je devais mourir aujourd'hui, je serai déjà parti, pas vrai ?

Ouais. Parce que là, il ne voyait pas trop la lumière au bout du tunnel mais le machin qui brillait dans le ciel l'inquiétait un peu. Il fallait réfléchir. Il avait déjà fait le bilan après l'impact. Il avait mal un peu partout mais rien de trop grave, juste la côte. Nickel, dans deux heures il pourrait de nouveau gambader peinard et interroger Célya sur le pourquoi de la filature.

- J'imagine que c'est le moment où t'appelles un médicomage... grommela-t-il en soupirant.

Puis il piqua un petit somme, ou plutôt s'évanouit. Parce que c'était éprouvant et qu'il était un peu une chochotte sur les bords. Blesser les gens, pas trop de problème mais lui, dés que ça devenait trop grave, pouf, plus d'Eby. Faudrait qu'il travaille sa résistance un jour, il pourrait même demander à Lizzie la sadique de l'aider mais ça lui ferait bien trop plaisir.

***

Le médicomage était venu, le médicomage était reparti. C'est ce qu'il comprit en voyant qu'il n'avait plus trop mal  et qu'il y avait juste Célya en face. Il se releva un peu trop vite, à moitié en sursautant et manqua de se casser la gueule. Il s'inspecta rapidement, remonta son t-shirt pour voir l'étendu des dégâts. Il allait se lancer dans la collection d'hématomes en fait. Il fit jouer ses doigts, recompta ses dents, vérifia l'existence de ses tibias et se tourna vers Shake. Bon. Fallait lui dire un autre truc maintenant. Il n'avait aucune autre issu de secours et ne pouvait pas se permettre de l'embrasser pour contourner le dialogue. Il en avait surtout pas très envie sur le moment.

- Merci... hésita-t-il. Pourquoi tu me suivais ?

Chassait le naturel, il revient au galop.
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Re: Balades dans Londres

Message par : Célya L. Shake, Mer 4 Mai 2016 - 20:01


Accroupie près d'Ebenezer, la blondinette faisait la moue, se demandant quoi faire du blessé. Devait-elle transplaner seule jusqu'à Sainte-Mangouste et ramener un Médicomage ? L'idée était tentante mais Célya n'avait pas très envie de laisser le jeune homme toute seule, même en compagnie de son elfe de maison. Helly ne pouvait pas gérer son caractère, et qui savait ce que le Serdaigle était capable de faire en son absence ? Confiance, confiance. Il se trouvait que la jeune sorcière doutait fort des capacités intellectuelles de son — son quoi, au juste ? — ami : dans l'état où il était à cause du choc, Célya se demandait si Ebenezer ne tenterait pas de s'enfuir. Il était hors de question de vérifier cette théorie, aussi la bleu et bronze devait opter pour une autre solution.

« Si je devais mourir aujourd'hui, je serai déjà parti, pas vrai ? »

Un frisson parcourut la colonne vertébrale de Célya. Penser qu'il aurait pu mourir quelques minutes plus tôt suite à l'accident faisait trembler les mains de la jeune fille. La mort était un sujet délicat pour cette dernière, y pensant bien trop souvent depuis un certain temps. Elle ferma les yeux un instant et compta jusqu'à cinq avant de les rouvrir. D'un coup, la blonde avait ressenti le besoin de pleurer mais à quoi aurait-elle ressemblé si elle avait cédé aux larmes ? Ebenezer se serait certainement moqué d'elle. Elle finit par hocher la tête mais n'était pas encore en état de parler.

« J'imagine que c'est le moment où t'appelles un médicomage... »

Un dernier soupir puis le jeune homme sombra vers l'inconscience. Un moment paniquée, la Serdaigle le secoua doucement, pour voir s'il ne lui faisait pas une blague. Se mordant la lèvre inférieure, elle appela Helly, qui était restée en retrait, attendant quoi faire pour sa maîtresse. Célya lui demanda d'aller chercher un Médicomage à Sainte-Mangouste et de le ramener dans la ruelle. Ebenezer était inconscient et ne risquait pas d'être malade pour le voyage mais la jeune fille n'avait pas envie de faire quoi que ce soit de dangereux. Dans son état, qui savait ce qu'il risquait ? L'elfe de maison hocha rapidement la tête disparut dans un petit pop.

L'attente fut interminable. Seules cinq minutes environs suffirent à ce que Helly reviennent auprès d'eux, un Médicomage à ses côtés. Soulagée, Célya s'écarta pour laisser le professionnel travailler. Il lui posa plusieurs questions sur l'événement, la blondinette n'omettant aucun détail. L'homme ne demanda pas pourquoi il n'avait pas été transporté par les secours moldus, sentant peut-être le gêne de la demoiselle. Il resta silencieux durant l'examen et les soins. Assise en tailleur à quelques pas de là, la Serdaigle attendait avec appréhension le verdict du Médicomage. Heureusement, celui-ci annonça que le jeune homme n'avait qu'une côte fêlée et quelques hématomes. Le choc avait été sans doute lourd, c'était pourquoi il s'était évanoui. Il rangea sa trousse de soins et tendit un parchemin à Célya, lui indiquant les gestes de secours à réaliser si Ebenezer ne se sentait pas bien durant les prochaines heures. Avant de partir, il ranima le brun.

Tandis que ce dernier revenait à la conscience, la blondinette remercia le Médicomage. Celui-ci vérifia que son patient était réveillé et transplana. Célya s'approcha d'Ebenezer, qui se releva. Un peu trop vite, apparemment, car il manqua de se planter au sol, titubant. Il commença par vérifier son corps, soulevant son t-shirt pour inspecter les dégâts — la blonde ne manqua pas une miette du spectacle — et fit jouer ses doigts. Il n'était pas trop cassé. Après son inspection de travaux finis, le brun se tourna vers sa capitaine d'équipe.

« Merci... fit-il, un peu hésitant, comme si c'était bizarre. Pourquoi tu me suivais ? »

« Tu crois que je te suivais ? » s'exclama la jeune sorcière, un peu surprise.

Il était vrai que la coïncidence était assez étrange, qu'elle se retrouvât sur le lieu au moment même où le jeune homme se faisait renverser par la voiture moldue. Pourtant, c'était bien une pure coïncidence. Célya était sortie du château pour prendre du bon temps, s'était promenée et avait pensé à manger un morceau tranquillement, loin de la pression des examens de fin d'année. Sa présence n'était que fortuite. Il croyait que la Serdaigle l'avait suivi... mais pourquoi ? Certes, elle appréciait bien le jeune homme mais il ne fallait pas pousser non plus ! La surprise laissa un peu la place à de la colère, étrangement.

« Ne te fais pas d'illusions, Lestrange, tu n'es pas si irrésistible au point que j'en vienne à te filer, fit-elle en croisant les bras. Je voulais passer une après-midi tranquille, loin de Poudlard, manger de la bonne nourriture asiatique du coin, flâner devant les nouvelles collections vestimentaires... pas à jouer à l'infirmière. »

Elle shoota dans un caillou. Effrontée.
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Ebenezer Lestrange
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Re: Balades dans Londres

Message par : Ebenezer Lestrange, Dim 26 Juin 2016 - 18:32


Elle jouait à l'innocente alors que dans l'esprit embrouillé du brun, elle avait marqué stalkeuse en rose fluo sur le front. Ebenezer n'était pas dupe, elle le filait pour un raison inconnue. Peut-être était-elle à la solde d'une secte quelconque qui vouait un culte aux Ebou spleenés. Il virait parano comme un fumeur d'herbe en pleine redescente mais il ne s'en rendait pas compte. Peut-être était-il encore sonné ? Peut-être pas. Elle avait l'air surprise par la question. Étrange. Il ne s'en formalisa pas, se contentant de la fixer d'un regard insistant, un peu vide aussi.

- Ne te fais pas d'illusions, Lestrange, tu n'es pas si irrésistible au point que j'en vienne à te filer. Je voulais passer une après-midi tranquille, loin de Poudlard, manger de la bonne nourriture asiatique du coin, flâner devant les nouvelles collections vestimentaires... pas à jouer à l'infirmière.

Elle lui racontait sa vie maintenant alors que son cerveau à lui gueulait des "Je m'en fous". Il avait mal à la tête, il voulait se barrer, elle voulait le lapider. Il n'avait pourtant pas payé la paix sociale en nature ? Elle devait avoir la mémoire sélective, elle aurait pu "jouer à l'infirmière" sans s'en plaindre derrière. Surtout que lui, il ne lui avait rien demandé. A part peut-être de le laisser tranquille. Il aurait du lui demander de rester vu qu'elle mettait un point d'honneur à toujours faire le contraire de ce qu'on lui disait. Petit côté rebelle hypothétiquement cool mais qui commençait à lui filer la gerbe.

Le caillou avait atterri à ses pieds et il le contempla avant de relever ses yeux gris vers la blonde. Elle rêvait de journées sushis-chiffons à la place d'examens. Il préférait un siècle d'examens plutôt que d'entrer dans une boutique de vêtements. Décalage. Il avança d'un pas, chaussure gauche sur le galet, envie soudaine de le lui balancer dans sa tête de blondinette un peu trop sage. Vague envie de s'énerver aussi. Sauf qu'il n'aimait pas s'énerver. Ça faisait mal à la gorge d'hurler et l'ignorance était le meilleur des mépris. ALors il s'avança vers elle, l'air profondément ennuyé, lui colla un bisou sur la joue sans penser à tous les microbes que cela impliquait, lui chuchota un "A la prochaine..." à l'oreille. Trois mots qui sonnait comme un adieu. Parce que l'ignorance simplifiait les problèmes et que la fuite les résolvait presque. Transplanage précaire, défilé de paysages, good bye Blondy.
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Re: Balades dans Londres

Message par : Célya L. Shake, Sam 9 Juil 2016 - 11:00


Les bras croisés sous sa poitrine, la blondinette sentit que la moutarde lui montait au nez. Comme il était étrange qu'un individu pût faire sentir autant de sentiments différents à la fois. Ebenezer Lestrange y arrivait très bien, et cela ne plaisait pas beaucoup à la jeune sorcière. Depuis plus de deux ans qu'ils se connaissaient vraiment, si l'on pouvait dire ainsi, tout un chamboulement émotionnel se déroulait à l'intérieur. Elle avait beau lutter, Célya ne parvenait pas à totalement détester le jeune homme, tout elle n'arrivait pas à l'aimer complètement. La Serdaigle était prise entre deux feux, piégée. Mais sa scolarité à Poudlard touchait à sa fin, plus de souvenirs ; lui était déjà parti, renvoyé par le Directeur des semaines plus tôt. Se reverraient-ils jamais ?

Tandis que les questions se bousculaient, Célya ne quittait pas Ebenezer des yeux. Celui-ci les baissa vers le caillou qu'elle venait de shooter, avant de les relever vers elle. Il avait l'air blasé, épuisé et ennuyé. Comme d'habitude. Difficile de vraiment cerner ses pensées, à celui-là. La blondinette ne sourcilla pas et ne desserra pas les bras. Il finit par réagir, mais pas exactement comme l'avait prévu la bleu et bronze. Il s'approcha d'elle et lui plaqua un bisou sur la joue, lui murmurant à l'oreille un « A la prochaine... » qui fit battre son cœur un peu plus fort. Boum, il cogna une fois dans sa poitrine. Crac, il transplana, prenant la fuite. Boum, un autre battement douloureux.

Les larmes affluant à la surface de ses yeux, la jeune sorcière resta plantée là quelques secondes et finit par céder à l'impulsion. Ses joues devinrent mouillées mais elle ne prit pas la peine de les essuyer. Le goût salé de ses larmes se mêla à celui du sang, sang venant de sa lèvre qu'elle avait mordillé pour ne pas pleurer. Peine perde. Peine. Pourquoi finissait-elle dans cet état ? Sentiments à la c*n. Célya s'appuya contre le mur et laissa libre cours à ses émotions refoulées.

[Fin du RP]
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Re: Balades dans Londres

Message par : Leo Keats Gold, Mar 19 Juil 2016 - 19:33


RP avec Personnage
Sous les traites de James Keats

Mais qu'est-ce que tu fous là hein?
Sérieusement, après trois ans...
Non pas que tu sois spécialement fâché ou autre, tu as juste fait ta vie de ton côté. Et t'es à un tournant majeur.
Tout juste nommé directeur.
Parcourir rapidement les lettres, les brûler, sans chercher à revenir, à répondre.
Et pourtant te voici.
Devant la villa qui a bercé ton enfance, souvenirs, souvenirs.
Le dos droit, t'as pas mal changé ces dernières années, et si t'as pu donner le change leurs de vos rares entrevues...
Cette fois-ci cela risque d'être plus compliqué.
Parce qu'aujourd'hui, ce n'est pas un jour normal.
Ça fait quatorze ans.
Quatorze années déjà, et t'as pas pu résister, t'as lu la lettre, rapidement d'abord, puis doucement...
Contenu surprenant: Pourquoi un homme que tu te plaisais à éviter, avec qui tu n'as jamais célébrer quoique ce soit en ce jour si particulier se plairait-il à t'inviter?
Excellente question.
Mais dans tous les cas ça pue l'hypocrisie.

J'en ai déjà marre, marre de devoir faire semblant, de sourire, de faire comme si ça me faisait plaisir de célébrer ce jour avec toi.
On l'a toujours fait chacun dans son coin.
Tu as tenu  à souhaiter mon anniversaire chaque année, alors que je priais pour qu'on fasse quelque chose en sa mémoire.
Et tu m’énervais.
Alors j'attends devant la porte.
J'essaie de me décider à sonner, à rentrer.
Parce que ce sont encore les souvenirs qui vont m'assaillir, et toi tu vas encore tenter de comprendre quelle est ma vie désormais.
En vain.
J'en ai déjà marre de devoir t'expliquer, sachant pertinemment que tu ne comprendras pas.
Je reste surpris de ton invitation, j'aimerais comprendre ce qui te motive.
Pourquoi maintenant ?
Pourquoi seulement lorsque je célèbre mes vingt-trois ans ?
Si seulement je me doutais de ce que tu allais m'annoncer là.  


Tu as été raisonnable, une fois n'est pas coutume.
Tu t'es présenté sobre.
Il sera toujours temps de boire plus tard.
Un soir, pas plus.
Tu te l'es promis.
Serrer les dents, pour quelques temps.
Et enfin tu te décides,
Trois coups brefs taper à la porte.
Et tu attends, tu ne vas pas non plus faire comme si tu étais chez toi.
Tic.
Tac.
Tic.
Tac.


Dernière édition par Leo Keats Gold le Sam 24 Déc 2016 - 2:32, édité 1 fois
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Re: Balades dans Londres

Message par : Personnage, Jeu 18 Aoû 2016 - 20:20


RP pour Leo Keats

Il attend. Assis dans la cuisine, à pianoter sur un instrument invisible pour tromper son impatience. James Keats leva la tête vers l'horloge qui trônait au dessus du buffet, à fixer les minutes encore et encore. Attendant le moment fatidique. Un coup de sonnette, qui le ferait sursauter. Redouter ce bruit annonçant l'arrivée de son fils, Leo.

Son fils. Toute sa nervosité reposait sur ces deux mots. Leo Keats. Enfant qu'il avait élevé avec plus ou moins de succès, avait vu grandir et auquel il avait donné son nom. Le fils de son épouse, Lydia, sorcier ayant hérité des dons de sa mère. Tout pourrait être banal, se résumer à une simple réunion père-fils. Mais Lydia en avait décidé autrement des années plus tôt. Son épouse, qu'il avait chérie sans pouvoir s'empêcher d'approcher d'autres femmes. Il savait qu'il détruisait son mariage petit à petit, sans trouver la force de s'arrêter. Aujourd'hui, il payait le prix de ses infidélités.

Lydia aussi avait des secrets. Elle aussi avait eu des aventures avant sa mort. L'une d'elle ayant donné naissance à ce petit garçon devenu grand trop vite. Tout avait été trop vite justement. James avait dû s'occuper d'éloigner le père biologique de Leo, de l'éducation du petit, sans jamais trouver le temps ni la force de lui avouer la vérité. Et aujourd'hui, après avoir prit le peu de courage qu'il possédait à deux mains pour écrire à son fils de venir afin de mettre un terme à cette mascarade, il sentait une peur horrible lui tordre le ventre.

Trois coups le forcèrent à mettre un terme au flot de pensées qui l'assaillaient. Il se leva lourdement, à la rencontre d'un fils qu'il n'avait pas vu depuis un moment. Arrivé devant la porte, il se força à respirer avant de tourner la poignée. Il se retrouva nez à nez avec l'objet de toutes ses angoisses, et pourtant, il fallait trouver la force de sourire. De ne pas l'effrayer de suite.

-Bonjour Leo. Entre... Ça me fait plaisir de te voir.
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Re: Balades dans Londres

Message par : Leo Keats Gold, Dim 18 Sep 2016 - 23:52


Toujourrs Tic.
Un peu moins Tac,
De moins en moins nerveux à mesure que les secondes s'écoulent en sable.
Parce que l'autre prend le dessus et que tu t'effaces. Position plus assurée, jeu que tu as toujours joué auprès de lui.
Le jeune homme assuré, fermé au dialogue, rejetant une affection pourtant autrefois désirée.
Des bruits de pas derrière la porte, ta curiosité -sûrement mal placée - qui s'installe.
Toujours la même question: Pourquoi maintenant ?
Tout est légitime après tout.
Quelques années de silence radio... Et puis l'invitation.

La poignée qui pivote, et mon énervement qui monte alors que le visage de l'autre se découvre face à moi.
L'objet de mes colères, contre qui j'aime orienter ma haine, un bouc-émissaire qui n'a pourtant rien demandé.
Au fond je le sais.
Mais je n'ai pas envie de me pencher là dessus.
Un sourire de sa part, et un bref signe de tête de la mienne,
Je suis encore septique. Pourquoi aujourd'hui ?
Je me le demande.


Tu entres, lentement, laisse courir ton regard sur les murs au papier jaunis,
Tes souvenirs qui remontent peu à peu, sans que tu n'en laisses rien paraître, le ventre qui se serre en poing-colère.
Mais ne rien laisser paraître au risque d'avoir quelques questions à devoir esquiver.
Tu vas t'asseoir à la table de la cuisine, proche de la fenêtre, te jouant avec le briquet moldu de ton père avant de perdre  patience et d' allumer ta cancerette d'un sort simple.

Tu poses enfin ton attention sur l'homme.
Détaillant son corps vieillissant avec étonnement, sans pourtant rien dire.


- Que me veux-tu ?
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Re: Balades dans Londres

Message par : Personnage, Mar 20 Sep 2016 - 16:14


Cela commence mal. Le petit garçon d'antan a bien grandi, et il n'a visiblement aucune envie d'avoir affaire avec son père. Leo est agressif, distant. James est conscient qu'il ne peut lui en vouloir, que c'est bien naturel après tout ce qui s'est passé, mais il ne peut s'empêcher d'en souffrir.

Il n'avait pas été un père idéal, mais il avait fait de son mieux, comme tout homme l'aurait fait dans sa situation. Entre deux mauvais choix et les nombreuses incompréhensions avec l'enfant de son épouse, il avait essayé d'être à la hauteur des lourdes responsabilités qui lui avaient été attribuées. Il avait visiblement échoué, s'il en croyait le regard plein de ressentiment du jeune homme. Cela n'allait pas faciliter sa tâche.

James ignore sa question, et avance vers le salon, invitant le sorcier à faire de même. La nouvelle à venir étant difficile et à annoncer et à encaisser, il valait mieux pour tout le monde qu’ils soient assis.

-Comment vas-tu ?...

Essayer de gagner du temps. Ne pas tout faire exploser de suite. Lui laisser une chance de préparer le terrain. C’était tout ce qu’il demandait. Le père commence à réunir son courage, et tente d'ignorer les crampes qui commencent à naître au creux de son ventre, et de faire taire son anxiété en la dissimulant sous des airs de réunion de famille.

Peut-être devrait-il en venir directement au fait, mais il est trop angoissé pour le faire. C'est encore trop tôt.
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Re: Balades dans Londres

Message par : Leo Keats Gold, Ven 7 Oct 2016 - 22:56


Les retrouvailles paternelles,
Autre forme d'hypocrisie,
Autre rapport teinté de faux,
Recouvert de peinture verte pour ajouter d'autre teinte par dessus.
Embellir le rien pour le rendre presque chose
- à attraper.
Puis la désillusion, qui fracasse, tabasse, trépasse.
Le déni, le silence,
Et le deuil d'une relation qui, malheureusement, ne sera pas.
Encore une.
Mais faut arrêter de se leurrer,
Tu sais que ça vient de toi, en tout cas avec ton père,
Il aimerait renouer,
Et toi, non, tu n'en veux pas.
Parce que tu l'as trop attendu pour pouvoir en espérer quoique ce soit.
Alors tu restes là, assis, à tirer sur ta cigarette,
Soufflant ta fumée dans l'air ambiance avec une provocation quasi-enfantine.
Attendant sa réponse... Bien qu'il semble ignorer ostensiblement ta question.
Le poing-colère qui serre un peu plus dans ta poitrine et ton ventre,
Sans que tu ne dises rien.
Juste les lèvres qui se pincent un peu.
Pourquoi tu pars tout de suite du principe que ça va mal se passer ?
Et si tu essayais pour une fois.
Détente forcée de tes épaules-acier.
Soupir.
Tu essaies de laisser tes vieilles rancœurs de côté,
Parce que tu te doutes bien qu'il ne t'a pas fait venir pour t'ignorer,
Tu te doutes bien qu'il va te parler.
De quoi ?
Aucune idée.
Mais vaut mieux essayer.
Tu suis ton paternel au salon, emportant avec toi ton cendrier fétiche,
Que tu déposes sur la table avant de poser ton délicat (et joli) postérieur sur le canapé,
Signe que tu es prêt à discuter, et non à t'échapper.
Les yeux qui caressent les murs du salon, souvenirs douloureux qui remontent,
douloureux et solitaires d'ailleurs,
Mais tu ravales ta colère.
Après tout, la façade, tu connais.  


- Comment vas-tu ?...

Tu te demandes depuis quand cela l’intéresse,
Tu retiens un "J'ai sombré dans l'alcool et tué des gens mais sinon tout va bien, et toi ?"
Mais il comprendrait pas, il n'a pas vu ta déchéance.
Alors tu ravales ton venin,
Souffle,
Et te lance dans un semi-mensonge:

- Ça peut aller, pas toujours facile la vie d'adulte.... Et toi ?
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Re: Balades dans Londres

Message par : Personnage, Dim 30 Oct 2016 - 18:13


Les murs enserrent les deux hommes. James regarda son fils observer cette maison devenue une sorte de temple du silence. Il se doutait des pensées qui traversent le jeune homme, celles qui hantaient ses cauchemars de petit garçon au moment où il ne pouvait pas veiller sur son sommeil. Il fallait cependant essayer de laisser ces remords là de côté s'il voulait enchaîner sur les nouvelles révélations à venir.

-Ça peut aller, pas toujours facile la vie d'adulte.... Et toi ?

Comment allait-il... C'était une question plutôt complexe. Il ne pouvait pas dire qu'il allait bien, ni mal. Il stagnait depuis plus de dix ans dans un état intermédiaire, un peu morose. Quant à son humeur du jour, entre sa nervosité et son appréhension, il pouvait affirmer sans trop de mal qu'il avait connu des jours meilleurs.

-Je vais bien. Autant qu'il était possible.

Un silence de quelques secondes, qu'il ne fallait absolument pas laisser durer. Mais que faire ? Il n'avait jamais été un grand orateur, ni doué de talents incroyables pour la discussion. Mais il ne se voyait pas non plus lâcher la vérité sans préambule. Même si c'était ce qu'il s'apprêtait à faire, faute de posséder des liens assez fort avec son ''fils'' qui auraient aidé à trouver des sujets de conversations.

-Tu te doutes que je ne t'ai pas fait venir pour une simple conversation autour d'un thé. J'aurai aimé. Mais ni toi ni moi ne sommes très doués pour ce genre de chose. Je pourrais te demander comment cela se passe pour toi, le travail, la magie, mais cela ne ferait que retarder les choses et je me doute que tu n'apprécieras pas.

Il soupira pour reprendre sa respiration.

-J'ai quelque chose à te dire. A propos de ta mère.
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Re: Balades dans Londres

Message par : Leo Keats Gold, Mar 8 Nov 2016 - 12:39


Quelques secondes tout de même,
Pour se décider
Entre sincérité
Et Hypocrisie de façade.
Problème éternel de vos rapports je pense.
Aucun de vous ne sait être sincère avec l'autre.
Parce que ce serait se connaître.
Trop de rancœur,
De mots pas dits.
Oubliés.
Éloignés.
Le manque au début, manque d'un père trop effacé,
Manque d'un fils trop distant,
Et on en est restés là.


- Je vais bien.

Menteur.
Je ne serai pas là sinon,
Est-ce l'affaire d'une crise de remords de la cinquantaine ?
J'en sais rien.
Ou peut-être suis-je là parce que tu sais que je t'en veux toujours
De tes infidélités constantes quand elle était encore en vie.
Je n'ai jamais douté de l'affection que tu lui portais,
Mais tu as toujours eu une façon étrange de lui témoigner.
Pré- comme Post-mortem.
Alors arrête de me mentir,
Et dis moi,
Pourquoi je suis là ?

- Tu te doutes que je ne t'ai pas fait venir pour une simple conversation autour d'un thé. J'aurai aimé. Mais ni toi ni moi ne sommes très doués pour ce genre de chose. Je pourrais te demander comment cela se passe pour toi, le travail, la magie, mais cela ne ferait que retarder les choses et je me doute que tu n'apprécieras pas.

Bien.
Enfin tu comprends, contourne le pot, oublie les mots,
J'aurais aimé aussi, mais tu l'as dis toi même, nous avons raté ces étapes là,
Elles sont passées sans s'arrêter, pour nos plus grands regrets.
C'est pas que je n'apprécies pas que ma vie t’intéresse, c'est que je trouve que ça sonne faux.
Un peu comme un enfant,
Je n'ai toujours pas compris que ton éloignement
-N’était dû qu'à mon rejet.
Toujours de l'amertume.
Toujours du mal.
J'aurais aimé.
Mais tu sais tout comme moi que c'est impossible.


- J'ai quelque chose à te dire. A propos de ta mère.

Pause.
Le coeur qui rate un battement,
Alors que même tes yeux ont du mal à contenir ton étonnement.
Sujet tabou, Lydia n'était pas un sujet que vous abordiez souvent.
Tous les ans, à cette date là,
S'efforcer de faire le deuil, de s'éviter,
Ne jamais se croiser,
Si ce n'est peut-être sur les bougies que toi, tu as continué de souffler.
Ton cœur qui se sert un peu à sa mention,
Pourquoi maintenant,
Pourquoi en reparler aujourd'hui ? Le pire jour.
La pire heure.
L'instant même où les fondations ont cédées.
Tu te doutais que tu n'étais pas là pour rien,
C'est certain,
Mais tu ne comprends pas
-La logique de cet homme qui te compose à moitié.

- Dis-Moi.
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Re: Balades dans Londres

Message par : Personnage, Mar 8 Nov 2016 - 22:00


Voilà. C'était le moment. James n'entendait plus le bruit de l'horloge, mais seulement le sang qui cognait contre ses tempes. L'angoisse menaçait de le paralyser. Il fallait donc se dépêcher de tout faire sortir, avant que son courage ne file entre ses mains. Mais comment briser Leo maintenant, alors qu'il semblait prêt à avoir une discussion presque apaisée pour la première fois depuis toutes ces années ?

Il n'avait pas le choix, plus maintenant. Il fallait tout dire à présent. Comme tous les secrets gardés de puis trop longtemps, cela commençait à les ronger tous les deux. Ronger Leo aussi, même si c'était inconscient, à n'en pas douter. Bien que la principale responsable n'aurait pas souhaité cela, il était de son devoir de lui offrir au moins la vérité.

-Tu m'as souvent reproché de ne pas savoir rester fidèle à ta mère.

Essayer d'être doux, sans grand succès.

-Mais elle aussi avait ses secrets. Elle a eu des aventures de son côté.

Il le regarda quelques longues secondes, pendant lesquelles il tenta de lui laisser un moment. Quelques instants pour recevoir les informations, les accepter, avant la nouvelle gifle qu'il allait lui asséner. Aucune inspiration, aucune préparation ne pouvait l'aider à annoncer la dernière partie de ses aveux honteux.

-Et tu en es la preuve.

Il n'était pas son fils.Son fils de sang du moins.
Il n'avait plus qu'à serrer les dents et le fauteuil en attendant l'ouragan qui allait s'abattre sur ce qui restait de leur famille, dont les seuls témoins restaient les cadres sur les murs.
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