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Balades dans Londres
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Re: Balades dans Londres

Message par : Personnage, Mar 08 Nov 2016, 22:00


Voilà. C'était le moment. James n'entendait plus le bruit de l'horloge, mais seulement le sang qui cognait contre ses tempes. L'angoisse menaçait de le paralyser. Il fallait donc se dépêcher de tout faire sortir, avant que son courage ne file entre ses mains. Mais comment briser Leo maintenant, alors qu'il semblait prêt à avoir une discussion presque apaisée pour la première fois depuis toutes ces années ?

Il n'avait pas le choix, plus maintenant. Il fallait tout dire à présent. Comme tous les secrets gardés de puis trop longtemps, cela commençait à les ronger tous les deux. Ronger Leo aussi, même si c'était inconscient, à n'en pas douter. Bien que la principale responsable n'aurait pas souhaité cela, il était de son devoir de lui offrir au moins la vérité.

-Tu m'as souvent reproché de ne pas savoir rester fidèle à ta mère.

Essayer d'être doux, sans grand succès.

-Mais elle aussi avait ses secrets. Elle a eu des aventures de son côté.

Il le regarda quelques longues secondes, pendant lesquelles il tenta de lui laisser un moment. Quelques instants pour recevoir les informations, les accepter, avant la nouvelle gifle qu'il allait lui asséner. Aucune inspiration, aucune préparation ne pouvait l'aider à annoncer la dernière partie de ses aveux honteux.

-Et tu en es la preuve.

Il n'était pas son fils.Son fils de sang du moins.
Il n'avait plus qu'à serrer les dents et le fauteuil en attendant l'ouragan qui allait s'abattre sur ce qui restait de leur famille, dont les seuls témoins restaient les cadres sur les murs.
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Leo Keats Gold
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Re: Balades dans Londres

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 10 Nov 2016, 19:08


La tension palpable,
Grandissante.
Le mot à été prononcé.
Son mot
-À elle.


J'aime pas le manque d'assurance de ta voix, qui tremblote, comme une machine à laver, comme une bateau qui tangue, comme mes mains en permanence à force de boire. J'aime pas ton regard, ta façon de retarder les choses que tu feras ou diras de toute façon. J'aime pas ces vieux cadres qui nous contemplent, j'aime pas qu'il y ait des témoins à cette scène qui a pourtant l'air si crucial. Les tableaux bougent trop par chez moi, ça m'effraie. J'ai pas confiance. On peut les retourner s'il te plait -Papa - Dis pourquoi je ne ressemble ni à maman ni à toi ? Pourquoi je suis brun alors que Maman est blonde et toi châtain ? Pourquoi vous étiez sûr que je serai sorcier alors qu'à cause de toi j'aurais pu être Cracmol ? Papa, pourquoi tu t'éloignes autant alors que Maman n'est plus là ? Pourquoi j'ai l'impression que ça te rend triste rien que de me regarder ? Pourquoi tu me rejettes parfois ? Pourquoi t'es tendre comme un père devrait l'être, mais froid tout de suite derrière ? Pourquoi est-ce qu'à cause de toi j'associe l'affection au dégoût ? Pourquoi est-ce que pour moi être méprisé, c'est normal, c'est ce que je mérite ? Pourquoi hein ? Pourquoi tout ce qui est à cause de toi ? Pourquoi pourquoi ? Pourquoi j'ai à me poser toute ces questions. Pourquoi est-ce que pour moi rien n'est normal ?

Il était une colère
Qui montait
Doucement
Épine noire
S'accrochant
Dans la gorge
Le long de
l’œsophage.
Comme l'araignée Gipsy,
Accrochée à la gouttière.
Pour ne pas tomber.
Sans réussir à monter.
#JeSuisGipsy.


- Tu m'as souvent reproché de ne pas savoir rester fidèle à ta mère.

Simple question de bon sens. Quand on aime quelqu'un, on lui reste fidèle. Je t'ai vu courir les jupons alors que j'avais besoin d'un père doux, ferme. Un cadre, quelqu'un pour mener ma vie. Me contrôler, me faire comprendre que mon comportement allait à la dérive. Ne pas me laisser devenir alcoolique à dix-sept ans. Alors que tu te doutais que ça allait mal. Mais tu t'es voilé la face, encore. Encore aujourd'hui, j'en suis sûr. Je porte pourtant mes nuits blanches sur mon visages, les trous des aiguilles dans mon bras. Tu devrais les voir. Mais tu étais toujours trop occupée derrière tes conquêtes. J'en suis même arrivé, tout enfant que j'étais, à me demander si tu nous aimais, ne serait-ce qu'un minimum. Alors oui je t'en veux. De m'avoir fait douter de tout cela alors que le pire jour n'était même pas encore passé. Cette maison de banlieue habitée de mes doutes, elle m'oppresse. Et c'est à cause de toi. Je crois défaillir à chaque fois que j'en passe le seuil.
Mais pour le moment j'acquiesce. J'attends que les nouvelles passent.

- Mais elle aussi avait ses secrets. Elle a eu des aventures de son côté.

Menteur.
Menteur, tu veux juste te dédouaner. Le regard qui se durcit. Voilà que tu oses souiller sa mémoire. Aujourd'hui même. Pour seulement atténuer ce pourquoi je t'en veux. Tu espères quoi ? Qu'ainsi je t'en voudrais mois ? Qu'ainsi je reviend...


- Et tu en es la preuve.

-drai vers toi ?
...
Les mots qui coulent alors que tu te raidis,
Le dos en plaque-fauteuil.
Qu'est-ce qu'il a voulu dire ?
Qu'est-ce que...
Et là tu comprends.
La vérité.
L'atroce vérité.
ET alors que tu aurais pu rationnelement te dire qu'il t'avait malgré tout élevé,
Malgré
votre
absence
de
sang
commun.
La colère monte.
La frustration aussi.
Tout s'écroule, ne reste que vos fauteuil, les cadres,
Autour tout est néant.
Tu es orphelin, tu n'as plus rien.
Il vient de t'arracher la dernière pousse de famille qui restait dans ton potager.
Des années à prier qu'il ne soit pas ton père,
Qu'un autre viendrait te chercher.
Au coin de la rue.
Des années à espérer avant de comprendre que tu devrais faire avec celui que tu as.
Et maintenant tu apprends qu'il y en a bien un autre
-Mais qui n'est pas venu.
Nouveau rêve piétiné.
Abandonné tu crois ?
T'en sais rien.
Tu prends ta tête entre tes mains, le monde se met en pause alors que dans ta tête tout se défoule.
Tourne
Vole.
FRAPPE.
COGNE.
EXPLOSE.
Tu te lèves, chancelle un peu,
Amène à toi un verre
Une bouteille,
Et te sert un verre de scotch
T'as plus à te cacher,
Après tout,
Personne d'autre que toi ici
N'a a porté
La responsabilité
DE
Tes
Echecs.
Tu t'assoies de nouveau.
Bois une rasade
Qui calme ta tête.
Impassible
Les mots glissent.

- Qui ? Il m'a abandonné ? Où je peux le trouver? Et surtout, pourquoi maintenant ? Pourquoi tu m'as élevé ? Je veux des réponses. Vingt-cinq ans de mensonges, je pense que tu peux te permettre d'être honnête une fois James. 
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Re: Balades dans Londres

Message par : Personnage, Sam 10 Déc 2016, 18:09


Ce qu'il craignait était en train de se produire sous ses yeux. James observa son presque fils prendre une bouteille et commencer à boire devant lui. En d'autres circonstances, il se serait permit de lui arracher la bouteille des mains, et de le corriger à coups de réprimandes moralisatrices. Il n'osa pas lever la voix pour exprimer ces mots cependant. Il savait qu'il n'en avait plus le droit aux yeux du principal intéressé.

Il avait beau s'être préparé à l'avance à une avalanche de colère, il ne pouvait s'empêcher d'en éprouver de la peine. Après tout, il avait élevé cet enfant comme le sien. Il espérait qu'il n'avait jamais agi injustement envers lui, malgré ses absences et ses échecs en tant que père endeuillé. Mais le sorcier n'était pas prêt à entendre tout cela. Il était trop bouleversé par la nouvelle pour avoir une telle conversation.

L'usage de son prénom le fit flancher. Il aurait dû s'attendre à cela aussi, bien que la prévoyance ne soit pas l'une de ses qualités. Et malgré ces années à redouter cet instant, le vivre se révélait pire qu'il ne l'avait imaginé.

Les questions du petit garçon devenu grand finirent par atteindre son esprit. Il se leva, essayant de s'approcher un peu. Son fils, car il le resterai toujours pour lui, tenait sa baguette et James ne souhaitait pas tenter le diable.

-Je ne t'ai pas menti. Lydia a choisi de rester avec moi. A partir de là, nous n'avons jamais eu aucune hésitation sur la question. T'élever a été une évidence pour moi.

Il doutait que ces mots sortis du cœur puissent le faire réagir, mais Leo lui avait demandé de l'honnêteté, c'était donc ce qu'il lui donnait. Il attendit de voir la suite des événements, sachant très bien qu'il ne lui avait répondu qu'à moitié.
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Re: Balades dans Londres

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 22 Déc 2016, 23:45


Silence,
Tes questions ont pourtant l'air de l'atteindre,
Sans que celui-ci ne réagisse
- Dans l'immédiat.
Ton énervement monte,
Nouvelle gorgée,
Simple envie de le secouer,
Pour qu'enfin il revienne à la réalité que nécessite sa révélation,
Son rôle de père que malgré toi tu ne pourras lui enlever.
Ses absences, ses doutes, ses erreurs,
Mis t'es pas assez rationnel pour le voir là,
Nouvelle gorgée,
Le voici qui se lève,
Tente de se rapprocher,
Avant que ta baguette toujours dans ta main ne suffise à le garder à distance.
Tant mieux, tu ne te sentais pas la force de le laisser te toucher,
S'approcher de ton espace
-Vital.
Des mois que tu n'as pas laisser quelqu'un supposé te connaître s'approcher.
Et ça ne va pas changer.
Surtout que James
Tu ne lui dois plus rien.
Seul lien qui vous unissait encore vient d'être anéanti.

Tu t'étonnes d'ailleurs de ne pas t'être laissé emporter dans une de ces disputes qui vous caractérisaient.
De ne pas avoir encire hausser la voix.
De ne pouvoir que te sentir émotionnellement neutre.
Vide.
Tu ne ressens ni colère, ni peine, ni joie,
Le choc sans doute.
Tout est parti,
Ne laissant que du vide.
Le temps passe un peu,
Tu t'es assis.
Tu joues avec ton verre sans offrir à ton presque père ne serait-ce qu'on contact visuel.
Parce que tu as trop peur que les sentiments s'en mêlent,
Fausse ton jugement, concernant ce qui va être maintenant.
Entre vous.
Quelle serait une réaction mesurée,
Fasse à un faux père t'ayant il y a longtemps laissé tombé.

- Je ne t'ai pas menti. Lydia a choisi de rester avec moi. A partir de là, nous n'avons jamais eu aucune hésitation sur la question. T'élever a été une évidence pour moi.

Ta réponse fuse, claquante.
La colère a gagné il semblerait.

- À d'autres. Tes déclarations ne marchent pas sur moi.

Tu n'es pas une de ces putains qu'il allait courir,
Son beau-parler n'avait fait que enserrer tes nerfs qui montaient encore.
Et c'est avec une colère tout sauf rationnelle que tu continuas.

- Je t'ai demandé son nom.

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Re: Balades dans Londres

Message par : Personnage, Jeu 05 Jan 2017, 18:27


Le fils perdu buvait sous les yeux de son père désormais déchu. James ne savait que lui dire, alors que l'alcool coulait à flot - du moins lui semblait-il. Il se sentait tellement impuissant face à la colère de son enfant. Toutes les justifications qu'il avait soigneusement préparées à l'avance ne lui revenaient pas. Il n'en voyait plus l'utilité à vrai dire. Leo ne pouvait ni ne voulait les entendre.

Même les paroles les plus sincères, qu'il avait réussi à prononcer dans un élan de courage et de combativité, n'avaient pas apaisé le sorcier. Pendant un bref instant, James se demanda s'il n'aurait pas mieux valu lui avouer la vérité plus tôt. Il chassa cette idée bien vite. Quelle enfance aurait-il donné au petit garçon dans ce cas ? Déchiré entre un inconnu qu'il aurait réclamé, et une famille connue mais factice. D'autre part, James n'aurait accordé ce privilège à personne d'autre que lui.

Lydia et lui-même avaient commit des erreurs, mais leur décision était la seule dont ils pouvaient être fiers. La sorcière et le moldu n'auraient pas détruit leur famille pour un homme s'étant immiscé entre eux.

Homme dont Leo désirait le nom à présent. Si James était prêt à faire des compromis pour retourner dans les bonnes grâces du rouge et or, il n'allait pas lui révéler l'identité de... l'autre. Il n'avait pas confiance en lui, en cet être respirant l'argent et l'orgueil. Soucieux de poursuivre la seule bonne résolution qu'il s'était jamais fixé, il se décida à creuser le gouffre relationnel.

- Je ne sais rien de lui.

Demi-mensonge qui lui arrachait un peu la langue. Il en savait bien plus qu'il ne l'aurait souhaité. Convaincu d'avoir prit la bonne décision, il s'apprêta à affronter une nouvelle vague de colère. Il tourna un regard un peu désespéré vers le sorcier, en une demande silencieuse de se calmer.
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Leo Keats Gold
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Re: Balades dans Londres

Message par : Leo Keats Gold, Ven 06 Jan 2017, 03:32


Papa, pourquoi tu es pas revenu après la mort de maman ?
Enfin pas tout de suite.
Pourquoi y a d'abord eu une emprunte dégoût dans tes yeux ?
Puis pourquoi avoir à tout prix voulu te rattraper une fois que c'était trop tard ?
Ça ressemblait quand même beaucoup à de la culpabilité.
J'arrive plus à être conciliant,
Avec toi.
À être compréhensif. Alors j'envoie paître tes paroles que pourtant je sais sincères.
Qui pourtant soignent
-Un peu.
Mais j'peux pas te faire une place dans ma vie,
Pas maintenant,
C'est trop tôt.
Pour le moment, je t'en veux.
Terriblement.
Pour tout ce que tu n'as pas fait en temps et en heure
Et pourtant je vois
-Ton regard désapprobateur.
Sur le verre dans ma main.
Mais si seulement tu savais que ça fait déjà près de dix ans
Que ça dure.
Trop de non-dits
De zones d'ombres.
Il est trop tard.
Et je te vois hésiter,
A me dire la seule chose qui m'importe désormais,
À me donner la clef.
Des mensonges,
toujours des mensonges.
La colère froide,
Continue de grimper.
Sans ne jamais
S'arrêter.
Et toi
James
Tu ne fais rien pour la calmer.
Pour changer.
J'y suis trop habitué.

- Je ne sais rien de lui.

Et ton regard peiné,
C'en est bien trop pour moi,
Sans que je ne fasse attention
A rien
A la baguette dans ma main,
Le sort fuse
Informulé
Vers un des tableaux de famille
Trop parfaite
Qui orne le mur
De la maison mal tapissée.
#Confringo.
La toile vole en éclats.
Et je reviens à moi.
Acte manqué,
Sans aucun doute.
Je n'ai toujours rien dit,
Je regarde l'homme penaud,
Une flemme dans le regard.
Glaciale.


- Menteur.

Je termine mon verre d'un trait
Le pose sur la table.
Me lève rapidement,
Passe à côté sans voir l'homme qui fut autrefois mon père.
Prends la direction de la sortie
La porte claquée,
Et je m'effondre
Sur le trottoir.



Fin du rp pour moi
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Albus Lupin
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Re: Balades dans Londres

Message par : Albus Lupin, Dim 08 Jan 2017, 16:23


L'affaire du téléphone


[RP unique]


 Piccadilly Circus, London Eye, Tower Bridge, Big Ben et le British Museum. Une journée bien chargée pour le jeune Albus. Il n'en peut plus, il rentre chez lui, le soleil se couche sur le Tamise, un beau spectacle. Pourquoi pas un petit délice avant, une friandise nan mieux, un smoothie, why not. Le Poufsouffle s'y fait bien à cette journée totalement sans magie, c'est parfait, pas de problème, pas de soucis, que du plaisir. C'est fou comment les moldus ont la vie facile. Voilà qu'il marche maintenant, droit devant lui, tête haute, sirotant sa boisson fraîche par ce ciel bleu, ensoleillé.

BIP BIP. Qu'est-ce que c'est? Une alerte? Une sirène? BIP BIP Non c'est un boitier qui émet ce son, il est au pied du sorcier. Il se penche, il le prend et le regarde attentivement. Le jaune aurait juré en avoir déjà vu avant... Sa mère lui en a déjà montré et en a même un! C'est quoi son nom déjà? Télé.. Téléfilm... Téléphoto.. Non.... Ah oui! Téléphone! C'est leur moyen de communication des moldus enfin bon faudrait leurs expliquer le système des lettres, des hiboux, des chouettes, tout ça tout ça...

En se relevant il l'analyse mais pas le temps BIP BIP Le petit objet semble inarrêtable. Un bouton vert sur l'écran, un bouton rouge. Lequel prendre? Lequel nous tire de cette illusion? Albus choisit le vert, il entend des murmures sortir de cette chose, il penche sa tête pour mieux entendre:
"C'est bon... pchhht pchhht... Tu prends la malette.. Y-a tout dedans... 14 rue... Galimmir... A toute suite."

BIP fin des murmures, l'objet semble maintenant aussi inacitf que la baguette de Salazar Serpentard. Une malette hein? Tout... Mais qu'est-ce que c'est? Que faire? Albus ne bougea pas, pétrifié, de longues minutes s'écoulent... Curieux comme il est, il a envie de voir où c'est mais... Il ne sait pas...Où c'est... Où aller.... Galimmir.... Il est trop curieux ce soricer, il demande à un passant:
"Excusez-moi, vous connaissez la rue Galimmir? Si oui, vous pouvez me guider?"

Le passant le regarde bizarrement, il ne répond pas et continue son chemin. Vexé mais toujours curieux, Albus continue et ne lâche rien! Il demande et redemande à chaque personne qu'il croise jusqu'à la délivrance! Une vieille femme lui indique la route, il l'emprunte... La nuit tombe... Super, très bon moment...

Enfin arrivé dans la rue... Une rue glauque... Trop glauque.. Le 14... Il est là... Une vieille maison qui a été incendiée... Qu'est-ce qui peut bien y avoir à l'intérieur?... Albus n'en sait rien... Son courage baisse d'un cran mais... Son défaut... Sa curiosité prend le dessus: il entre... Une porte à moitié cassée, à moitié ouverte, à moitié détachée.. Pourtant ça ne l'arrête pas... Du papier peint sombre.. Non.. Brûlé, noir de suie... Un escalier en bois... Enfin ce qu'il en reste...

L'élève de Poudlard monte les escaliers, une marche craque en-dessous de lui, il marche doucement, les montant une par une, peur que ça se casse sous ses pieds... Enfin à l'étage... Une chambre l'attire, une chambre... Sans défaut, comme épargnée... Une chambre d'enfant, de petite fille... Et là... Sur le lite comme neuf... La mallette... Sans personne... Mais qu'est-ce qui peut y avoir... Surtout comment cette chambre a été si bien entretenue...

Albus s’approche doucement, regardant tout autour de lui... Fait sauter le premier puis le deuxième clique de la mallette... Il l'ouvre d'un coup sec et ce qu'il vit le surpris: ce n'était pas de l'argent, des armes ou quelques choses de commun non... C'est des flacons... regorgeant de produit de toutes les couleurs... Vert, rouge, bleu, jaune, violet... Tous l'air plus toxique et dangereux les un que les autres... Albus ne réfléchit pas, instinctivement il balance chaque  flacon au sol, cette maison est déjà dans un sale état, alors au pire... Mais bien sûr, il n'est pas totalement inconscient, il laisse de grand espace entre chaque flaque pour pas qu'il n'y ait de réaction chimique.

Des bulles, de mousse, des trous, il avait eu raison de ne pas jouer au petit chimiste en les mélangeant, ce n'était pas son cours de potion. Soudain des craquements provenant des escaliers, oh mince! Et si c'était celui qui avait téléphoné ou le vrai destinataire de cet appel! Mais à quoi aurait pu servir ces potions de l'enfer? Une bombe? Un empoisonnement? Un meurtre ou une expérience diabolique?

Les pas se rapprochent... Toujours plus... Ca va être tendu... Se cacher? Où ça? Impossible... Le jaune sort sa baguette doucement et la met dans son dos, prêt à l'utiliser... Pour sauver sa vie... Les pas s'arrêtent, la personne a dû comprendre qu'elle n'était pas seule... Ca recommence ça se rapproche, ça n'est plus qu'à 2 pas...

La personne se dévoile... Une femme, la vieille femme qui lui avait indiqué le chemin... Comment? Quoi? Mais c'est impossible...
"Alors... Ca tombe dans le piège facilement... Trop jeune... Tu aurais dû fuir quand tu le pouvais encore... Mais impressionnant, tu n'as pas essayer de savoir ce que c'était... Juste déverser au sol... Héroïsme ou peur?"


Albus est si surpris, un piège? Pourquoi lui? Il ne sait pas...

"Un peu des deux mais qui êtes-vous?"

"Je combats pour la vérité... Vas-y... Utilise ta baguette et montre au monde ta vraie nature... Monstre!"

Comment ça? Comment elle sait? Que de rebondissement!
"Comment..."

Elle le coupe:
"Je suis cracmol... J'ai reconnu ta nature en voyant ton incompréhension face à cette objet que tout le monde a... Vous êtes si... Différent... J'ai décidé de te tendre un piège... Loin... Dans un endroit lugubre mais là où tu l'avais demandé... Pour t'éradiquer... Un de moins... C'est peu mais c'est déjà ça... Je ne peux supporter vous voir gambader dans les rues... Dans nos rues... Montre-toi, montrez-vous... Vous êtes si... Différents... Anormaux... Mais je sais ce que tu risques en m'attaquant, oserais-tu?"

Alors c'est ça... Une anti-sorcier... Etonnant... Dilemme, pouvait-il utiliser la magie sur elle... Elle connaissait la magie... Rien de bien méchant alors... Albus sert sa baguette plus fort entre ses doigts...

"Comment vous connaissez l'existence de cette valise? On ne me l'a dit qu'au téléphone."


Maintenant la dame a un sourire malsain, trop malsain:
"Qui était au téléphone, qui a fait le piège? Moi évidemment... Ma voix était plus rauque mais c'était bien moi... Ces flacons sont juste quelques petites solutions de bases... Avec des colorants, t'aurais pû le savoir si tu n'allais pas dans ses écoles de sorcellerie... Ces choses bizarres... Maintenant, stoppant les bavardages... Alors? Que penses-tu de cette endroit pour mourir?"

Ni une ni deux, la réflexion se stoppa net! C'est le moment. Il la pointe avec sa baguette avec une grande rapidité avant de s'écrier:
"#Stupéfix!!"

La vieille dame fut projeter en l'air à ses paroles et cogna violemment le mur avant de s'écrouler. Albus est écœurer par ce qu'il venait de faire, mais c'est pas la fin, il doit faire quelque chose en plus pour éviter des soucis. Il s'avance, doucement mais sûrement, la pointant avec un certain dégoût, cette dame veut le tuer... Il ne voulait pas d'ennuie:
"#Oubliettes"

Le visage de la femme inconsciente se détendit doucement, oubliant ces derniers instants.. Heureusement... Albus était rassuré, Son identité était préservée...

Doucement il quitte la maison, il part de ce quartier horriblement malfamé avant de prendre le métro... Mais quel aventure venait-il de vivre? Etait-ce vrai? Un rêve? Il ne le savait pas mais c'était incroyablement irréaliste, pourquoi lui? Pourquoi un jeune homme et pas un autre? Etrange... Et si... C'était la fumée des produits qui lui avait fait déliré?... Mystère...


[Fin du RP]
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Re: Balades dans Londres

Message par : Mangemort 87, Dim 08 Jan 2017, 22:52


PV ELENNA BENSON

la tête cogne
martellement incessant
de cette image en vapeur
de ce souvenir qui s’étiole
dis moi
toi qui l’habitait
quel est ton nom
je me souviens que tu avais une importance
je le vois dans ton regard
dont j’ai oublié la couleur
je sens cette présence
insistante
qui es-tu

es-tu l’âme croisée
l’âme marquante
qui se souvient quand je n’y parviens
dis-moi pourquoi se rappelle-t-on des gens
pourquoi cette ombre connait mon nom
quand je ne suis pas sûre qu’on se soit déjà
seulement parlé
enfin quelque chose dans ses traits
fait qu’on pourrait
on pourrait s’être vues
mais pas plus
ce n’était qu’un effleurement
alors pourquoi insister
à ce point
pourquoi attendre
que je me réveille
que cela revienne
ça n’a de sens

es-tu la mère
dont je fuis la mémoire
dont j’efface les souvenirs
repeignant tout afin de te rassurer
ne laissant derrière moi
que cette poupée aux pieds d’argile
cette poupée qui disait tout va tout va
quand son monde s’écroulait
puis l’effaçant elle aussi
quand il ne m’était plus possible de la jouer
es-tu celle qui se souvient
malgré ma potion
veut me faire renouer
avec des figures du passé

ou alors es-tu simplement
la moi d’antant
la moi enfant
qui s’attache aux genoux
d’une elle grandie par le temps
et pourtant si diminuée intérieurement
cherches-tu dans le miroir
à me rappeler qui je devais être
non le chien en attente de reconnaissance
le chat attendant au pied du maître
es-tu celle qui veut me dire
tout ce que je peux encore être
refusant de voir que la coquille est vide
les sentiments ont été supprimés
il n’y a plus personne
ce n’est pas le laissez un message après le bip
mais un plus radical
le numéro que vous avez contacté n’est pas attribué

dans un frémissement
je repousse le regard
impossible à reconnaître
il est temps de régler les comptes
avec aujourd’hui
temps de faire mes preuves
alors oiseaux de malheur
venez pleuvoir sur moi
j’vous brûlerai tous
avec vos propres flammes

il était 16h49
service encore ouvert
je suis entrée dans une banque moldue

trop de fric
trop de système
trop de tout
alors j’ai balancé mon feu éternel
sur leurs vies plus fragiles
que des châteaux de cartes

j'ai déchainé ma baguette
comme on dégainerait une lamdÂm
pour éventrer tout ce qui effraie
tout ce qui rappelle
tout ce qui blesse

le feu sera mon ode à l'amnésie

raison
éclipse toi
laisse les venir
il est temps qu'on se déchire
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Elenna Benson
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Re: Balades dans Londres

Message par : Elenna Benson, Lun 09 Jan 2017, 06:46


La de MM87 accordé.


La vengeance amène parfois bien des surprises...


L
a rancune est une sorte de morsure qui s'accroche. Si tu as de la rancune, tu es coincé avec. Souvent tu as la bouche rentrée, la mâchoire serrée. Tu ne peux ni laisser aller - oublier et pardonner - ni mordre, devenir agressif et attaquer le fruit de ta rancœur. La rancune comme la vengeance, est un bon exemple de situation inachevée, d’une situation qui nous a bousillé. C’était comme cela que je me sentais, totalement bousillée, détruite. J’avais passé les pires jours de mon existence et je radotais sans cesse. Aux autres, je leur répétais encore et encore que tout allait bien, que les choses allaient s’arranger, que j’avais retrouvé l’envie de sourire. Je leur mentais, le voyaient-ils ? A moi-même, je me répétais ce qu’il s’était passé, combien j’avais été faible, combien j’avais souffert, combien j’aurai voulu que les choses eussent été autrement. La culpabilité et la rancune me bouffaient à petit feu. Je m’en voulais mais à eux aussi, j’avais cette envie de vengeance qui rougissaient mon esprit, qui faisait naître des images chaotiques dans mes pensées. Je voulais céder à cette folie qui brûlait dans les entrailles des mages noirs. Je souhaitais être comme eux le temps d’une capture, le temps de leur faire comprendre combien leur démence était malsaine, meurtrière, dévastatrice…

La nuit était devenue mon ennemie. Elle ne m’enroulait plus de ses bras calmes et silencieux, elle me faisait souffrir, revivre ces instants maudits. Alors j’errais. Je passais mes nuits et journées à marcher, à m’occuper. Certains pensaient que j’étais retournée au travail, d’autres que j’avais besoin de temps. Alexander l’avait compris. Oui il l’avait compris mais je voyais la douleur que cela lui infligeait de me laisser partir chaque matin. Il s’en voulait autant que moi mais pourquoi ? Pour avoir fait ce qui était nécessaire quand je le lui avais demandé ? Il avait obéi à sa chef, rien d’autre et j’avais voulu qu’il le fasse comme cela, qu’il ne le voit pas comme une femme demandant à l’homme qui l’aimait de l’abandonner. Mon cœur souffrait et s’il était le meilleur pansement dont je pouvais rêver, j’avais d’abord besoin de retrouver une certaine paix intérieure avant de lui permettre de m’aider à me pardonner.

Cet après-midi encore, j’avais décidé de prendre la fuite devant ce regard aimant. Je ne me sentais pas digne de cet amour, je ne méritais pas son attention, pas celle de celui dont j’avais donné le nom. Il m’était l’être le plus cher au monde et je l’avais vendu comme une vulgaire information. Est-ce qu’un jour seulement je me l’excuserai ? Le soleil brillait haut dans le ciel au-dessus de ma tête mais le vent était aussi froid que celui qui me glaçait les veines au plus profond de mon être. J’avais enfilé un jean, un gros sweat et une paire de bottes pour regagner le monde des moldus. Là-bas, rien de tout cela ne serait arrivé et j’avais besoin de retourner à mes sources, à l’endroit d’où je venais, au lieu qui m’avait forgé. Je m’étais assise de longues heures devant l’orphelinat. J’y avais vu des enfants comme moi, seuls. J’y avais vu des âmes perdues, comme moi, torturées. Lorsque je décidais enfin de me lever, j’entamais une marche pensive dans les ruelles de Londres. Une marche calme jusqu’aux cris, jusqu’aux plaintes. Dans la rue principale, des gens courraient, hurlant qu’une silhouette de noire vêtue attaquait la banque du coin.

En un coup de baguette, mes habits furent tous couleur charbon, banals et un fin masque blanc recouvrit le haut de mon visage. La haine se mit à bouillir en moi comme un volcan au bord de l’éruption. Ce n’était peut-être rien, un simple moldu avide d’argent et de folie. Mais dans mon esprit, les mages noirs faisaient des siennes. Je laissais place à ma vengeance personnelle, m’élançant dans la rue pour rejoindre le bâtiment en question. Le feu dévorait petit à petit les murs et au centre de la pièce principale, une femme en cuir se tenait, détruisant tout sur son passage, armée d’une baguette magique. Je me figeais sur place, paralysée par la peur au milieu de ce décor enflammé. Cette peau brillante était celle qui avait fait de moi une prisonnière, celle qui m’avait torturé comme les moldus le faisaient avec les animaux. Je l’avais reconnu et sans nul doute qu’elle aussi. Elle pivota vers moi et je vis ce sourire satisfait, ce regard carnassier. Elle m’attendait. Le bout de bois fut directement pointé sur moi, sur moi qui ne bougeait pas, incapable d’esquisser le moindre mouvement, mes démons hantant mon esprit. La Mangemorte lança un Endoloris qui me percuta de plein fouet, me faisant tomber au sol dans une douleur immense. A croire qu’elle n’en avait pas eu assez. Et c’était le cas, elle était ici pour la même raison que moi, la vengeance.

Un cri s’échappa de mes lèvres alors qu’un rire fusait des siennes. Trop occupée par son œuvre, la mage noire fut surprise par une poutre de bois qui vint s’écraser sur elle, coinçant sa jambe dessous. Le sortilège cessa de suite, pour mon plus grand plaisir. Au sol, je glissais ma main dans ma botte pour en sortir ma baguette magique et la pointa sur elle à mon tour, un Bombarda faisant exploser les débris qui l’entouraient et la dégageant au passage. Je grimaçais, me relevant tant bien que mal. Un face à face qui sembla durer une éternité. Nous étions là, l’une en face de l’autre, baguette en avant, pour savoir qui serait la première à lancer le prochain assaut. Mon Electrocorpus fila vers elle, s’écrasant sur un bouclier qu’elle avait dressé à mon insu alors qu’elle enchainait avec un Radicis Perfidum qui vint s’enrouler autour de mes jambes, m’empêchant de bouger. Je hurlais de rage, transformant ma baguette magique en une fine lame grâce à un Numen Arma pour sectionner les lianes vivantes avant de crier à mon adversaire :

" Que ferais-tu sans ta baguette ? QU’EST-CE QUE TU AS VRAIMENT DANS LE VENTRE ?! "

Je jouais le tout pour le tout mais si elle était autant obnubilée par sa vengeance que moi par la mienne, elle se laisserait avoir. Et elle le fit. La mage noire sourit, laissant tomber sa baguette magique à terre pour sortir une dague de son dos. Il y eut encore quelques secondes de répit avant que nous nous jetions l’une sur l’autre. Les coups étaient échangés rapidement, les lames entaillaient nos corps meurtris. Puis la Mangemorte réussit à me désarmer, et je fis de même. Combat où jeu de jambes et coups de poings se mêlaient sans s’arrêter. Je me baissais rapidement, esquivant un coup de pied qui m’aurait coupé le souffle sans aucun doute et balayais sa jambe pour la faire tomber au sol à son tour. Sans plus attendre, je me jetais sur elle, assénant plusieurs coups à son visage, une de mes mains tenant fermement le crâne de sa combinaison pour la maintenir dans la poussière et les cendres. Les racines qui m’avaient attaqué plus tôt étaient toujours là, elles jonchaient le sol. L’une d’elles se glissa entre mes mains alors je l’empoignai fermement, glissant celle-ci autour du cou de la mage noir pour la priver d’air. Elle se débattait comme une tigresse mais j’étais une louve et je ne la laisserais pas gagner, pas une fois de plus. Sa force faiblissait sous moi, les coups qu’elle me donnait dans les côtes se calmèrent et avant qu’elle ne sombre je relâchais la prise, avide de ne pas l’achever de suite. Il fallait qu’elle souffre elle aussi.

Je me relevais alors qu’elle sombrait dans les vapes et la retournait pour lui ligoter les poignets avec ma corde végétale. Mon regard gris et froid se posa sur ma tortionnaire et mon visage se déforma. Ce sourire carnassier, malsain, qui avait été le sien, se dessinait maintenant sur mes traits. Aujourd’hui, je serais le monstre qu’elle avait été à mes yeux. Je m’accroupissais une main sur son ventre et transplanais avec mon précieux fardeau en un craquement sonore…


[ Rp terminé ]
Suite ici...
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Re: Balades dans Londres

Message par : Luia Luminos, Lun 23 Jan 2017, 12:26


RP tour de garde (post unique)

Luia était toujours Auror. Et elle adorait ça. Certes, c'était dur et elle était un peu harassée parfois. Mais, dans ces moments-là, elle se reposait dans les bras de son chéri. Ou elle allait voir ses parents. Bref elle avait l'occasion de se détendre. Bref une vie normale de chasseur de mages noirs.

Luia sortit de chez elle, insigne bien visible. Et baguette à la main. Elle alla se balader dans les rues de Londres. Mais pas juste pour se balader, ça non. Elle devait surveiller Londres, c'était son tour de garde du mois. Luia avait l'habitude de ça depuis le temps qu'elle était au ministère, un bon moment désormais.

Elle sortit de l'Allée des Embrumes puis du Chemin de Traverse et elle se retrouva dans Londres Moldu, prête à surveiller chaque mouvement suspect. Elle n'en vit pas mais elle garda l'oeil de rue en rue.

Evidemment, elle ne voyait rien de suspect. Comme si les deux Ordres illégaux ne voulaient pas être aperçus de suite ou ne pas troubler l'ordre public de suite... Luia n'en savait rien mais ça l'énervait de ne rien avoir à mettre dans son rapport de tour de garde, comme souvent.

Elle finit son tour de garde et marcha vers le Ministère où elle fit son rapport à la cheffe et sur papier. Elle vaqua ensuite à ses occupations au Ministère.
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Re: Balades dans Londres

Message par : Aya Lennox, Lun 23 Jan 2017, 17:38


PV avec le môme, Aza.
J'ai son L.A. et il a le mien.



Prenez tout, gardez tout.


21h56 ;
Quartier bourgeois de Londres,
Enfilade de manoirs citadins et d’hôtels particuliers,
Temps brumeux, légère averse dévoilée sous la lumière pâle du cheminement précis des réverbères.


Allez, avant toute chose, faire passer le terne en une gorgée épaisse. Agréable paysage qui défile, je, qu’importe. Elle a tenu une semaine sans et finalement a craqué, a racheté, remplacé ce qu’elle avait détruit.

L’idée, c’est de tout prendre, ne rien laisser. Elle a assez de bijoux sur elle comme ça, la vieille, et puis elle s’en remettra. Les Moldus ont l’économie facile, ils aiment bien l’idée de tout garder en cas de cata’, voilà. Du coup, la collection de bijoux de Madame sera vite remplacée par d’autres bijoux encore plus onéreux pour se réconforter, soyez-en sûrs. Et puis, vu comme elles sont rangées, ses breloques…

Dans tous les cas, on s’en fout pas mal de la réaction de la vioque. Qu’ils soient héritages de famille ou pas, ses ornements de corps ont de la valeur pour elle, mais aussi pour ceux à qui ils n’appartiennent pas. Qu’elle fasse une attaque ou une syncope en voyant que sa magnifique coiffeuse du dix-huitième est vide, c’est pas le problème d’Aya. Loin de là. D’ailleurs, peut-être l’embarquera-t-elle aussi, à voir…

L’espionnage de la famille lui a pris peu de temps. Assez prévisibles dans le genre, faut croire. Paranoïa pré-départ en France, allez-y, fermez vos beaux rideaux en lourd tissu de violine, vérifiez bien que toutes les issues sont condamnées. Vous savez pourtant, au fond de vous, que toutes ces belles précautions n’arrêteront pas celui ou, dans ce cas précis, celle qui veut entrer.

- Chicos, susurre-t-elle, avide, après un sifflement significatif.

La porte s’est refermée sans bruit sur la silhouette sombre d’une Aya qui replace correctement ses gants de cuir sur ses pattes qui commencent à s’engourdir. La lumière du dehors filtre au travers des rideaux en une matière vaporeuse qu’elle brise au passage du dessin du corps fin et leste. La voilà qui arpente le couloir luxueux, avec photos de famille sur les murs, console garnie d’un adorable petit napperon brodé. Hop, on bifurque dans la cuisine. Chopper une pomme rouge sang, croquer dans la pomme du bout des quenottes en rejoignant le couloir, puis l’escalier.

- Joli, le tableau de maître, soigneusement accroché dans l’escalier. Combien ça vaut, tu crois, chez les Moldus ?

Le museau pointu d’une créature perce du col et des cheveux blonds sauvages de la jeune femme. Berlioz, un peu moins bébé renifle avec curiosité tout ce qui l’entoure, rassuré par la voix calme de sa maîtresse.

La créature longiligne et blanche s’échappe du col de sa maîtresse, glisse le long de son bras pour sauter sur une marche et filer dans les escaliers. Un #Occulo Cati plus tard et Aya s’élance à sa suite, arpente le palier pour partir à la recherche de la chambre. Jackpot, chuchote-t-elle avec ravissement en poussant une porte du pied, donnant tout droit sur la suite familiale. C’est c’qu’on appelle avoir du flair.

Qu’importe, elle parle seule, Berlioz doit s’aventurer ailleurs, excité par l’idée de découvrir un nouvel endroit. Elle s’avance, la blonde, repère immédiatement les joyaux de la couronne. Ou pas. Mais il suffit d’ouvrir un tiroir de la coiffeuse pour trouver colliers sertis de jolies pierres précieuses, bagues surmontées de diamants, une d’émeraudes, de l’or, de l’argent, qu’est-ce que… Une jolie tiare, qui ressemble nettement à celle de la photo de mariage, exposée avec fierté dans le couloir. Les souvenirs, on s’y accroche.

Mais regardez, dommage, vous ne pouvez distinguer sur ma figure, là, l’adorable sourire contrit de voir la tiare s’amouracher de mes cheveux.
Comme ça lui va bien.
Elle est preneuse. Voyons, des rubis. Magnifiques. Étincelants. Se reflètent partout sur les murs.
Comme elle se perd, là, dans la contemplation abrutie. Mes yeux me piquent.
Belle et nue là, sous le poids immense de tous ces bijoux offerts à sa seule volonté.
Pas les revendre, non, les garder, les manger, avaler. Finir par devenir joyaux soi-même. Que…

Un bruit. Oui. Un bruit, au rez-de-chaussée. Suivi d’un jeu de pattes rapides, Berlioz a entendu aussi et se précipite vers sa maîtresse, comme pour l’alerter. #Reducto, chuchote-t-elle en vitesse sur le collier d’émeraudes, en oubliant évidemment de retirer la tiare. Elle s’approche de la porte, guette le bruit de pas.

Ça, il, elle s’approche. Grimpe l’escalier lentement.
Chut. Se fondre dans l’ombre de la porte. Oui, comme ça, c’est parfait. Berlioz se cache de lui-même dans les cheveux, tente de se faire oublier. Brave compagnon. Pas un bruit, couper le souffle alors que derrière la porte ça s’agite, ça cherche. Ira, reste là, dans sa main.

La porte grince et s’ouvre sur une silhouette plus précipitée qu’elle. Sérieusement ? Elle garde yeux grands ouverts et rivés sur le nouvel arrivant, perçoit nettement qu’il s’agit d’un garçon. Merci les yeux de chat éphémères. Maintenant retourne-toi complètement, je sais pas, laisse-la partir, bordel la langue qui s’engourdit, instinctivement elle voudrait y aller et faire quelque chose, puisque l’illusion fait effet. Mais n’est-il pas lui-même illusion ?
 
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Re: Balades dans Londres

Message par : Azaël, Ven 10 Fév 2017, 22:41


Besoin d'argent. Facile, de préférence. T'en as besoin pour te tirer de chez ta tante définitivement. Et c'est pas elle qui va t'en filer. Alors t'essaies de trouver des boulots qui te conviennent. Et qui rapportent un peu plus que ton salaire aux Trois Balais. En moins de temps. La meilleure façon, c'est encore de cambrioler. Mais t'as bien compris la leçon. Entrer par effraction, oui. Mais pas chez des sorciers. Et pas non plus si tu risques de te faire choper par un retour inopiné. Alors pour une fois t'as un peu réfléchi. Monter un plan. Au début, tu te contentais d'observer un peu les allers et venues de la vieille bourge moldue.

Et puis t'as fini par comprendre qu'elle avait l'intention de partir. Genre en vacances. Et elle pourrait pas tout embarquer en partant. Tu te fous totalement de savoir ce qu'elle laissait. Bijoux, bibelots, billets. T'es prêt à tout prendre. N'importe quoi, juste histoire d'arrondir un peu les fins de mois. Pouvoir partir. Ne plus la voir elle, ne plus recevoir ses réflexions à longueur de temps quand t'es pas à Poudlard. Juste passer à autre chose. Ou au moins essayer. Tu dois t'en donner les moyens. C'est comme ça que tu te retrouves à entrer discrètement dans la maison. Belle maison d'ailleurs. Pas le genre bicoque mal bâtie, plutôt style truc immense avec des chiottes plus grandes qu'un appart' normal.

T'as aucun remord à voler là-dedans. Tu pars du principe que tout ce que tu trouveras, t'en auras bien plus besoin que les habitants. Alors tu passes la porte d'un simple #Alohomora, et referme soigneusement derrière toi. Tu quittes l'obscurité humide des rues pour celle bien trop épaisse de l'intérieur. Un #Occulo Cati règle bientôt le problème. T'as bien compris que c'est carrément plus discret que d'allumer ta baguette. Tu fais une petite visite du bas de l'habitation. Juste histoire de vérifier que tu passes à côté de rien là dedans. T'as pas envie de te retrouver avec des trucs trop encombrants. Tu veux aller au plus simple.

Rien de bien intéressant d'ailleurs, à part quelques tableaux qui doivent coûter à peu près autant que la baraque en elle-même. C'est le genre de moldus qui ont tout autant le sens de la démesure que les grandes familles de Sang-Purs. Tu verrais parfaitement ton enflure de père vivre ici. Peut être même qu'il trouverait ça un peu petit. Enfin encore faudrait-il qu'il soit en vie pour ça. Et apparemment, c'est plus le cas. Enfin t'es sûr de rien. Mais là n'est pas la question. Tu continues tes recherches, montes tranquillement à l'étage. Tu cherches pas à te presser, t'as tout le temps qu'il faut devant toi. Cette fois, tu ne te feras pas prendre.

Tu gardes quand même ta baguette en main. T'es pas cinglé, t'es prêt à partir à la moindre embrouille. Déjà, tu peux être heureux de ne pas avoir déclenché la moindre alarme. C'est que les systèmes de sécurité moldus sont plutôt performants. Escaliers montés, tu pousses la première porte. Tu tombes sur une pièce immense. A ce niveau là, c'est plus une chambre, c'est carrément une suite. T'es sûr de trouver des trucs qui t'intéressent ici. Tu vas directement vers la coiffeuse. Tu la fouilles complètement, pour y trouver... Rien. C'est quoi ce délire ? La vioque a quand même pas embarqué tous ses bijoux ?

Tu pousses un profond soupir en te retenant de ne pas détruire directement le meuble. Peut être qu'elle a tout mis ailleurs, dans un coffre protégé, ou un truc du genre. Les moldus peuvent être très méfiants. Tu fouilles la chambre du regard, cherchant un endroit susceptible de renfermer quelque chose d'intéressant. Mais ton regard tombe sur tout autre chose. A côté de la porte. Une silhouette. Tu brandis aussitôt ta baguette dans sa direction. Tes yeux accrochent la tiare accrochée sur elle. Et tu comprends qu'elle est là pour la même chose que toi. Mais t'avais pas prévu ça. Tu t'approches d'un pas, légèrement menaçant.

- T'es qui toi ?

Et tu désignes directement la tiare, sans chercher à attendre réellement de réponse. Son nom t'importe bien peu, tu veux juste repartir avec ce que t'avais prévu de voler. T'espères simplement que c'est juste une moldue. Un Oubliettes et tout serait réglé par la suite.

- File moi ça. T'as trouvé quoi d'autre ici ?
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Re: Balades dans Londres

Message par : Aya Lennox, Ven 03 Mar 2017, 15:22


- T'es qui toi ?

Elle se retient de rire et se contente de regarder la parodie de cambrioleur qui lui fait face et qui s'approche avec l'air de vouloir lui faire peur. D'accord, la tiare sur sa tête n'arrange pas son cas de jeune femme à l'air déboussolé mais quand même... Elle croit même reconnaître la vermine qui lui fait face comme le caniche obéissant à Evan. A vérifier.
La pâte de sa langue la dérange, elle attend de saisir les réactions et les envies de l'envahisseur avant d'agir. Dur dur, les petits effets montent lentement mais sa tête est en vrac. En espérant ne pas faire un truc inutile voire très idiot.

- File moi ça. Nope. T'as trouvé quoi d'autre ici ?

De quoi s'amuser, visiblement ? Allez, lançons un petit #Expelliarmus, juste pour lui rappeler qu'il faut pas trop se f.utre de la gueule du monde non plus.

- Des complications, apparemment ? Un sourire ironique et un petit haussement d'épaules, un peu amusée. Je crois pas aux règles, mais celle du premier arrivé, premier servi, c'est un peu la base. Elle s'avance vers lui, gardant tout de même ses distances, et examine sa baguette magique.

Comment ce môme a trouvé la combine ? Va falloir qu'il lui explique. Elle surveille ces Moldus depuis qu'elle les a repérés dans un grand magasin de luxe. Madame portait un imposant manteau de fourrure de renard et Monsieur un joli costard avec le mouchoir, là, dans la poche de la veste. Le vrai truc d'enf.iré bourgeois. Franchement, faut arrêter ce genre de détails. Ça irait bien à Leland, et du coup, pas sûr que ce soit de très bon goût. Porter ça pour faire ses courses de routine, c'est ridicule.
Le plus ridicule, c'est la situation. Elle pourrait s'enfuir avec la baguette et le laisser dans la m.rde. Mais en fait, ce passage à l'acte l'intrigue un peu et elle aimerait bien savoir si Toutou en est vraiment un ou si y a un peu d'esprit de rébellion là-dedans, derrière la carapace Ultra Bright.

Il s'approche tout seul, il semble y en avoir là-dedans et il a même l'air pas content du tout.
- Non, non, ça, c'est pas conseillé. C'est Ira maintenant, qu'elle pointe sur lui, son dû soigneusement tenu entre son index et son pouce, comme un petit mouchoir, là, qu'on brandit gentiment. J'te reconnais. Tu bosses aux Trois Balais. Qu'est-ce que tu fous là ?

Elle lui rendra sa baguette, y a pas de soucis là-dessus. Elle veut juste qu'on se calme un peu, la défonce lui retourne la cervelle et si il pouvait éviter la provoc' ou un acte inutile, ça lui rendrait service.
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Re: Balades dans Londres

Message par : Azaël, Jeu 16 Mar 2017, 11:41


Alors que tu t'approches un peu d'elle, tu te rends pas compte qu'elle a sa propre baguette magique. Elle te désarme facilement. Trop facilement. Tu pousses un soupir, légèrement vexé. Faudrait vraiment que tu songes à te tenir plus sur tes gardes, parce que ça relève limite du handicap là. Ta baguette a tranquillement volé vers la jeune femme. En la regardant un peu mieux, tu te rends compte qu'elle te dit vaguement quelque chose. Mais t'es bien incapable de dire là où tu l'as déjà croisée.

- Des complications, apparemment ? Je crois pas aux règles, mais celle du premier arrivé, premier servi, c'est un peu la base.

Tu te renfrognes un peu plus encore. T'aimes pas qu'on te prenne de haut comme ça, ni qu'on se foute de toi. Et tu détestes par dessus tout être séparé de ta baguette. Alors même si t'essaies de prendre sur toi histoire de rester calme, tu commences à avoir un peu envie de la remettre à sa place celle-là. Simplement pour lui montrer de quoi t'es capable. Qu'elle vienne pas trop te prendre la tête, parce que ça risquerait de mal se passer.

T'avais l'intention de repartir d'ici en étant un peu plus riche que quand t'es arrivé. Et t'as bien l'intention de faire en sorte que ça se passe comme prévu. Parce que cet argent, t'en as besoin. C'est pas juste un caprice. Faut que t'arrives à te barrer de chez ta tante avant qu'elle te fasse devenir complètement cinglé. T'as franchement pas besoin de cette vieille folle dans ta vie, t'as déjà assez de problèmes à régler de ton côté pour en plus devoir supporter ses reproches chaque fois que tu cherches à dormir sur Londres. Alors ce plan, ces bijoux, ils sont pour toi. Pas moyen que ça se passe autrement.

Sauf qu'elle a pas l'air très chaude pour que tu t'approches trop. Tu te retrouves bientôt menacé par sa baguette magique alors même que toi tu n'as plus aucun moyen de te défendre. T'as pas le contrôle de la situation. Tu détestes ça. Tu lui lances un regard noir, mais tu cesses aussitôt tout mouvement vers elle.

- Non, non, ça, c'est pas conseillé. J'te reconnais. Tu bosses aux Trois Balais. Qu'est-ce que tu fous là ?

Au moins ça a le mérite de te calmer directement. Elle sait qui tu es et où tu bosses. Alors si elle décide de vraiment te coller dans la m*rde elle peut sans aucun problème. T'es vraiment pas en position de force là. Mais au moins, maintenant, tu sais d'où tu la connais. T'as dû la servir une ou deux fois. Comme si toi t'étais du genre à retenir la tronche de tes clients... Tu pousses un léger soupir et hausses les épaules, en prenant quand même soin d'afficher un petit sourire moqueur, histoire de faire comme si t'avais la situation à peu près en mains.

- Bah ça m'semble un peu évident, j'suis là pour la même chose que toi. J'ai besoin de thunes.
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Re: Balades dans Londres

Message par : Aya Lennox, Lun 27 Mar 2017, 19:40


C'que c'est mignon, la colère, quand on la voit pointer le bout de son nez sur un faciès bon à claquer.
Le regard noir que le môme lance à la blonde lui arrache un sourire ravi. C'est ça qu'tu veux ? La baguette avec laquelle elle fait joujou, arborant une insupportable moue de tendresse tout à fait ironique ?

Un pas à reculons, là, posons une fesse sur le lit pour jauger l'individu un peu plus sérieusement.
Ou au moins analyser ses réactions. Si amusantes. Si enivrantes.

Il veut pas perdre de temps, il est pressé.
Ça l'embêterait beaucoup de se faire prendre, surtout que lui étant probablement totalement inconnue, Aya saurait tout de même le retrouver.

Comme si cette f.utue tiare pouvait lui offrir
le monopole de la situation.

- (...), j'suis là pour la même chose que toi. J'ai besoin de thunes.

Pauvre chou. C'est vrai qu'un salaire d'apprenti serveur ne doit pas franchement aider belle gueule à subvenir à ses besoins. Quels besoins, d'ailleurs ? Il crèche certainement encore à Poudlard. Logé, nourri et blanchi. La belle vie, tu parles.

Le sourire d'Aya se perd dans sa brume intérieure, et ses rires moqueurs réprimés se transforment en une grimace méditative.
Elle était, y a quelques temps encore, dans la même situation que le garçon.
En quête d'un truc.
Paumé, il a l'air plus paumé qu'autre chose.
Un peu comme toi... Non ? Si.

- T'auras pas la tiare, réplique-t-elle directement, retrouvant ses esprits. Mais on peut faire un deal.

Elle garde toujours sa précieuse en main, ne serait-ce que par méfiance.
Quelque part, il sera obligé d'accepter s'il veut récupérer sa baguette.
Comme quoi.
Elle peut faire semblant d'être sympa.

- J'ai l'esprit un peu ailleurs, pour tout t'avouer. Elle réalise que le matelas est plutôt moelleux, sourire élargi et s'y installe plus confortablement, lascive oisive, reposée sur un coude. J'te laisse choisir deux-trois machins trucs de la vieille. Mais je me réserve la tiare et la bague aux émeraudes. Ta baguette, tu l'auras, du moment que tu fais pas de truc idiot.

Puisque le jeu de l'espionnage, de l'intrusion et de la découverte est presque plus amusant que le reste. Il a fait l'effort de trouver la combine, d'arriver jusqu'ici, et d'avoir tenté de la menacer. Admirable. En prime, je peux te filer un petit bonus si tout se passe bien. De la poche de sa veste, dans laquelle traînent les colliers sertis et les autres bijoux, elle sort une fiole qu'elle débouche et fait danser entre ses doigts filandreux.
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Re: Balades dans Londres

Message par : Azaël, Mar 11 Avr 2017, 19:17


Ton regard plongé dans le sien. T'aimes pas sa tête. T'aimes pas l'air qu'elle aborde. T'as juste l'impression qu'elle se fout de toi, et tu détestes ça. C'est vraiment le genre de chose qui te met hors de toi. Mais t'as pas ta baguette, elle en a deux. Tu ne la connais pas, elle sait où tu bosses. Le calcul est vite fait. T'as juste à la fermer, et à éviter plus de problèmes. Mais tu n'en penses pas moins, et au fond de toi, tu bouillonnes de rage de t'être fait avoir comme ça. Si facilement. Et tu commences à te dire que c'est simplement le cambriolage qui n'est pas pour toi en fait. Moldu ou sorcier, ça finit jamais comme tu l'as prévu, faudrait peut être que tu songes à trouver autre chose pour faire de l'argent, tu pourrais difficilement être moins doué. Ou moins chanceux.

Elle s'est même carrément assise sur le lit. Comme si toute cette situation était tout à fait normale. Tu prends une nouvelle fois sur toi. Pour rester calme. T'en as marre que tout dégénère tout le temps. Ce plan devait être facile, tu devais même déjà être reparti. Et elle refuse de te donner la tiare. Tu ne dis rien. De toute façon, t'es pas en position de force. T'attends la suite, qui ne tarde pas à venir. Un marché. Qu'une fois de plus, tu n'as pas trop le choix d'accepter. Alors tu lui indiques de continuer d'un simple geste du menton, sans un mot. Et tout se déroule. Elle est pas dans son état normal. Elle a pas envie de se prendre la tête non plus apparemment. Tu préfères ça. Mais tu comprends pas tellement son comportement.

Parce qu'elle pourrait très bien se barrer avec tout ce qu'elle a trouvé et te planter là sans ta baguette. Mais elle ne le fait pas. Et si il y a bien un truc que t'as fini par comprendre dans ta vie, c'est que la bonté pure et la générosité, c'est pas franchement ce qui court le plus les rues. Mais d'un autre côté, tu vois pas très bien ce qu'elle pourrait te demander. Alors tu acquiesces, toujours méfiant quand même, et t'approches légèrement du lit, histoire qu'elle commence à te montrer ce que tu pourrais emporter. Elle gardait les pièces les plus précieuses, mais il y aurait sans doute de quoi compenser dans le reste, tu te fais pas trop de soucis là dessus. Mais la voilà qui reprend la parole, tout en sortant une fiole de sa poche.

Tu fronces légèrement les sourcils. Un bonus ? De quoi elle parlait ? Du truc qu'elle a dans la main ? T'en as pas la moindre idée. D'ailleurs tu sais pas ce que c'est, dans sa fiole. Peut être un truc tout aussi bien que les potions et les poudres que se trimbale ton pote perché. Si c'est ça, tu ferais bien de te renseigner, parce que t'es pas du genre à refuser. Mais faudrait pas non plus trop s'emballer. Tu désignes donc la fiole d'un geste du menton.

- Quel genre de bonus ? Y'a quoi là d'dans ?

Toujours méfiant. En même temps, tu te sens à nu sans ta baguette, tu détestes ça. T'essaies juste de garder encore un minimum de contrôle sur la situation. Parce que faudrait pas que tu te mettes à paniquer, tu serais capable de tout faire foirer et de te retrouver sans rien au bout du compte. Tu t'assois à ton tour sur le lit, en conservant une distance certaine entre elle et toi. Et tu lâches :

- Bah montre c'que tu veux bien m'refiler.
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 Balades dans Londres

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