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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Loin de l'Angleterre...
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Zhadrryen Black
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Zhadrryen Black, Mer 30 Sep 2009 - 15:41


Les deux jeunes mariés profitèrent chacun de l'autre pendant plusieurs heures, redécouvrant les plaisirs de l'amour à deux. Cela faisait tellement longtemps, qu'ils n'avaient pas passé de temps ensemble rien qu'à deux, sans rien pour les interrompre. le temps semblait se suspendre pour les deux amoureux.

Les journées filaient et personne ne semblait s'ennuyer. Entre les visites les promenades, les piques niques et autres, la petite famille, car maintenant il n'était plus deux mais trois et mouni faisait parti intégrante de la famille black, se découvrait de plus en plus.

Puis le soleil pénétra dans la chambre des amoureux pour annoncer le début d'une nouvelle journée. Mione alla se réfugier sous son oreiller pendant que Zhadrryen papillonna des yeux pour observer la chambre. Il s'étira et se mit sur le coté pour aller chercher sa femme qui se cacher sous la couette. Il la trouva et vint la chatouiller :


- Bonjour mon ange, tu sais qu'il faut qu'on aille se préparer, on a une visite importante aujourd'hui quand même.
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Mione, Dim 11 Oct 2009 - 19:43


Les yeux fermés dans une tentative désespérée de continuer la nuit, Mione ne put feindre très longtemps lorsqu'elle du, dans un geste de survie, se débattre pour échapper aux chatouilles, volontairement portées à des endroits traitres. Elle dut capituler très vite, d'abord parce qu'elle ne gagnait jamais à ce jeu, et puis surtout parce qu'elle était finalement impatiente de se lever.
- Ok, je me rends, je me rends !!
Elle émergea de la couette, les joues roses et les cheveux en bataille. Elle déposa un baiser tendre sur les lèvres de son mari :
- Tu as raison, ce n'est pas aujourd'hui qu'il faut que je traine au lit, dit-elle avec une pointe d'excitation dans la voix.
Elle sortit lestement du lit, s'enroulant dans un peignoir qui trainait non loin de là et se dirigea vers la salle de bains pieds nus, passant la main dans ses cheveux afin de mesurer l'ampleur des dégâts.
*Je dois ressembler à une harpie...* songea-t-elle, amusée.

Quelques minutes plus tard, un peignoir abandonné sur le sol de la salle de bains, l'eau ruisselait sur le corps de la jeune femme. Elle profita de cet instant de solitude pour préparer mentalement ce qu'elle voulait voir lors de leur excursion de la journée. C'était en effet un voyage de noces plein d'excursions et de visites que les deux amoureux avaient prévu. Ils goûtaient à la culture du pays, d'avantage encore pour Mione bien sur, et Zhad retrouvait avec joie ses racines. Quand à Mouni, il aimait les accompagner, découvrant un peu plus ses maitres et surtout les habitudes de vie des
frenchy. Aujourd'hui, la jeune femme ne savait pas encore si l'elfe les accompagnerait. Car bien que très loyal, il était assez peureux de nature. Et Brocéliande aimait cultiver le mystère et l'ésotérisme, et même s'il recelait principalement d'attrape-moldus, la forêt pourrait paraître impressionnante pour lui...
Alors qu'elle pensait à cela, Mione sortit de la douche et regagna sa chambre à coucher, une serviette enroulée autour d'elle, ses cheveux dégoulinant sur ses épaules.

- La douche est libre, annonça-t-elle alors qu'elle atterrissait sur le lit comme sur un trampoline. Ses vêtements, un jean solide, ses bottes en cuir et un sous-pull bleu nuit, l'attendaient déja sur la chaise.

[HJ : Désolée, j'ai pas eu le temps de faire l'arrivée à Brocéliande, je te laisse t'en charger ? ]
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Zhadrryen Black, Lun 12 Oct 2009 - 16:07


Après quelques chatouilles bien situé, Mione se rendit à l'évidence, il était temps de se lever. Elle accepta sa défaite puis sorti du lit pour passer son peignoir. Zhadrryen en profita pour rester dans le lit et observer sa femme sous toutes les coutures. Elle fila dans la salle de bain pour prendre une douche. Zhadrryen entendit l'eau coulait puis s'arrêter quelques minutes plus tard. Mione en sorti avec une serviette autour de sa taille puis annonça que la douche était libre.

L'ancien auror se leva et passa à coét de sa femme et lui déposa un baiser en lui caressant le dos, puis il entra à son tour dans la salle de bain. Il enleva son caleçon puis pénétra dans la douche, où l'eau bien tiède coula sur son corps et son visage pour le réveiller.

Pendant qu'il se lavait, Mione enfila ses vêtements, puis observa le jeune homme en sortir avec une serviette autour de la taille, de l'eau ruisselait encore un peu sur son torse. Zhadrryen se sécha rapidement et enfila ses vêtements aussi. Ils étaient enfin prêt à partir pour la découverte de la forêt de brocéliande. Ils descendirent tout les deux main dans la main pour aller retrouver mouni qui avait une nouvelel fois préparé le petit déjeuné.

Au moment du départ Mouni annonça qu'il préfèrait rester à la maison et qu'il laissait les deux jeunes tourtereaux seuls pour une fois. Zhadrryen sourit et regarda Mione et il lui dit :


- Bon je crois qu'il a décidé pour lui même, si on y allait.

Mione et Zhadrryen sortirent tout les deux de la maison et se regardèrent et prirent la direction de la forêt. Un petit transplanage 'était prévu mais pas devant des regards qui se voulaient indiscrets. Les deux jeunes gens allèrent se poster dans des buissons puis tournèrent sur eux même, avant de se retrouver à quelques mètres de la dite forêt. On pouvait sentir d'ici l'influence de la magie qui parcourait chaque arbre, chaque branche et chaque feuille de la forêt.
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Mione, Ven 18 Déc 2009 - 12:33


[HJ : Eh oui, tu ne rêves pas, le voilà enfin ce RP Wink]

Après avoir transplané discrètement pour ne pas attirer l'attention des moldus, les deux jeunes mariés purent découvrir ensemble la beauté des lieux. Mione était ébahie, ses yeux ne semblaient pas assez grands pour tout voir en une seule fois, et avant même de réellement pénétrer dans la forêt, elle fit un tour sur elle même pour tout observer.
- C'est...c'est magnifique, murmura-t-elle.
Ils étaient à la lisière de la forêt, mais déja, la magie pétillait de partout, comme des dizaines de bulles de champagne qui se seraient échappées dans l'air ambiant. Prenant la main de son mari, la jeune femme lui fit signe de la suivre et ils s'enfoncèrent plus avant dans les bois, en empruntant un chemin qui serpentait à travers les fougères.

Les arbres paraissaient se tenir là depuis des centaines d'années, mais conservaient une élégance et une beauté sans pareille. Les deux jeunes gens firent quelques mètres sans dire un mot. Mione était subjuguée par la faune et la flore magique. Car, si les moldus voyaient ici une forêt très belle mais un peu étrange, la sorcière voyait, elle, des espèces de plante étudiées en cours de botanique à Poudlard. Même si ça n'était pas son cours préféré, elle reconnaissait aujourd'hui les plantes présentées dans les livres où choyées dans les serres de l'école. Beaucoup étaient des plantes connues par les moldus, mais dont seuls les sorciers savaient quelles étaient leur réelles capacités. Armoise et asphodèle (indispensable pour la goutte du mort-vivant), dictame, mandragore, ainsi que de nombreux arbres dont le bois était utilisé pour les baguettes...

Mione affichait un sourire radieux, cette forêt regorgeait de magie. Et la faune n'était pas en reste. Elle était sûre d'avoir aperçu une demi-douzaine de Botruc depuis leur arrivée. Elle savait aussi que des licornes et des korrigans vivaient ici, mais il leur aurait surement fallu plusieurs heures pour en découvrir...
Alors qu'ils s'enfonçaient de plus en plus dans la forêt, Mione eut l'envie de faire une halte.
- Que dirais-tu que l'on s'arrête pour profiter un peu de la magie des lieux, proposa-t-elle à Zhad. Je suis sure qu'on peut dénicher une petit clairière romantique près d'ici, dit-elle avec un petit sourire avant de déposer un baiser sur ses lèvres.
Alors qu'elle mit fin à leur étreinte, une lumière attira justement son regard. On aurait dit...une clairière, quelle coïncidence !
La jeune femme ne se fit pas prier, et, oubliant toute prudence, tira Zhad par la main et se mit en quête de rejoindre l'endroit en question. De la lumière filtrait par une trouée entre les arbres et éclairait une somptueuse clairière, au sol recouvert de fleurs. Un cadre vraiment idyllique pour les deux jeunes mariés.

Mione fit un pas en avant, et en une seconde, le cadre changea du tout au tout... C'était comme si le sol s'était retrouvé au plafond, et inversement. Elle tomba lourdement sur un rocher, les bras en avant pour se protéger. Exit le sol recouvert de fleurs et les petits oiseaux. Elle sentit Zhad tomber lui aussi à côté d'elle. La jeune femme se releva péniblement. Ses bras étaient écorchés, mais ce n'était pas ce qui l'inquiétait le plus. Autour d'eux, l'atmosphère était bien différente. Ils étaient toujours dans Brocéliande, mais la forêt était désormais sombre, inquiétante. Une odeur âcre planait et la jeune femme percevait des bruits, des craquements qu'elle ne parvenait pas à identifier. Elle saisit simultanément sa baguette dans sa poche, et la main de son mari.
- Zhad, que...qu'est-ce qui se passe ? Tu as ta baguette ?
Elle ne voyait pas pourquoi il serait sortit sans, mais peut-être la "chute" due à l'enchantement - car il s'agissait surement de cela - l'avait-elle éjectée de sa poche.

[HJ : A toi de jouer maintenant MP/MSN si besoin]
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Zhadrryen Black, Lun 21 Déc 2009 - 12:23


Lorsque les deux jeunes tourtereaux furent arrivé à destination, Zhadrryen put observer sa jeune femme ouvrir de grands yeux, tant elle était admirative devant la forêt qu'ils avaient décidé de visiter. Zhadrryen afficha un grand sourire et regarda plus sa femme que la forêt qui les entourait.

- Content que ça te plaise, je n'espérais pas mieux pour notre voyage de noce.


Mione lui prit la main et s'engouffra à l'intérieure de la forêt, ils passèrent sous d'épaisses branches d'arbres, des racines qui pointaient le bout de leur nez comme pour leur faire des croche pieds, mais ils avancèrent vers le centre de la forêt. Mione observait chaque recoin, Zhadrryen en fit de même. Elle s'arrêta et proposa qu'ils se reposent dans une clairière. Zhadrryen approuva d'un signe de tête, puis ils s'engouffrèrent sous une épaisse branche pour découvrir un jolie clairière qui n'attendait qu'eux.

Mione s'avança, suivit de près par son mari, puis tout d'un coup, ils basculèrent vers l'avant. Mione se réceptionna sur le sol en s'écorchant les coudes et les genoux. Pour sa part Zhadrryen ne s'y était pas du tout attendu à se basculement, il s'étala à même face contre terre. Sa tête frappant violemment le sol. Il essaya de se redresser la tête un peu sonnée, puis reprit rapidement ses esprits et fit jaillir sa baguette dans ses mains.


- Mon ange je sais pas ce qu'il se passe, et t'inquiètes pas, j'ai ma baguette dans les mains.

Il observa les alentours, il faisait plus sombre que quelques secondes auparavant, il y avait des bruits assez étranges que ni l'un ni l'autre n'arrivait à déterminer avec précision. Zhadrryen leva sa baguette et prononça le mot :


- Lumos.


Un petit filet de lumière verte jaillit de la pointe de sa baguette pour s'éteindre aussitôt. Il en fût décontenancé mais il réessaya plusieurs fois sans succès. Là la colère commença à gagner peu à peu chacun de ses membres, et il dit d'une voix forte :

- Mais c'est quoi ce bin'z, franchement, faire ça à de pauvres touristes qui viennent avec des intentions pacifiques.

- Si vous veniez avec des attentions pacifiques pourquoi avoir sorti vos baguettes.


Là Zhadrryen regarda Mione avec des yeux étranges, la voix semblait provenir de tout les cotés, impossible pour eux de déterminer avec précision où se situé la personne ou la chose qui venait de s'exprimer.
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Mione, Mar 5 Jan 2010 - 19:44


Avec la rapidité des évènements, Mione ne s'était pas rendu compte que le crâne de Zhad avait carrément heurté le sol. Ce n'est que lorsqu'elle se retourna vers lui pour lui poser sa question qu'elle vit qu'il avait l'air un peu sonné et mal en point. Elle ne put empêcher sa main de faire un rapide examen de sa tête *Comme si tu étais médecin Mione...Bon, un détour par Ste Mangouste en rentrant ne sera pas de trop* et Zhad la rassura sur la présence de sa baguette dans ses mains. Savoir qu'ils étaient tous les deux armés la rassurait quelque peu, vu l'endroit sombre et carrément inquiétant dans lequel ils étaient arrivés. Zhad fit jaillir de la lumière, afin d'éclairer un peu mieux les alentours, il avait l'air aussi étonné qu'elle par le changement qui s'était opéré lorsqu'ils avaient eu le malheur de mettre les pieds là. Mais le filet de lumière ne resta allumé que quelques secondes avant de de disparaitre comme il était venu. La première réaction de Mione - stupide, mais terriblement féminine - fut de se dire que Zhad s'était cogné la tête trop fort et qu'il n'arrivait plus à lancer de sorts. Cela dit, elle relativisa quelque peu cette idée quand elle le vit réessayer plusieurs fois, toujours sans réussir à garder cette lumière en vie plus de trois secondes. Elle même essaya de lancer un Lumos, sans plus de succès que son mari. Bon, là ça posait carrément problème.

Zhad était en colère, elle le sentait à sa voix. C'était rare et elle ne put s'empêcher de froncer les sourcils lorsqu'elle l'entendit crier tout seul. Ce qui se passa ensuite en revanche, elle ne pouvait s'y attendre. Une voix qui venait de nulle-part, qui résonnait autour d'eux comme dans un stade, s'écria soudain : "Si vous veniez avec des attentions pacifiques pourquoi avoir sorti vos baguettes ?"

Zhad paru aussi décontenancé qu'elle. Ils se regardèrent pendant quelques secondes, incapables d'échanger plus que des regards chargés d'étonnement et d'un peu d'appréhension. Non pas que la voix ait paru particulièrement belliqueuse mais elle avait un petit quelque chose qui faisait froid dans le dos. Mione reprit bien vite ses esprits, et déclara, sans savoir dans quelle direction s'adresser...
- Nous sommes vraiment pacifiques, c'est juste que nous...nous avons l'habitude de nous servir de nos baguettes au jour le jour, c'est presque un réflexe... Mais nous pouvons les poser sur le sol, si vous le souhaitez...
Elle regarda son mari pour lui montrer qu'elle maitrisait la situation.
- Oh, ne vous donnez pas cette peine, il suffit de demander... C'est alors que les baguettes s'envolèrent d'un seul coup, sans que Mione ou Zhad aient pu avoir le réflexe de les rattraper. Mione jeta un coup d'oeil nettement moins confiant à son époux.
- En effet, nous sommes des sorciers, dit lentement Mione. Peut-on savoir à qui avons nous l'honneur de parler ? demanda la jeune femme, tout en se sentant légèrement stupide de discuter dans le vide ainsi. Toutefois, c'était d'avantage la colère que la honte qu'elle sentait monter en elle à ce moment précis. Se faire piéger ainsi était tout bonnement insupportable. Étaient-ce les mangemorts qui cherchaient à continuer leur mascarade du mariage ?

Le silence enflait, telle une verrue sur un mimbulus mimbletonia, mais pourtant les deux sorciers n'osaient prononcer un mot. Au bout d'une minute ou deux, la voix reprit :
- Très bien, puisque vous le souhaitez, je vais me montrer à vous. Ainsi vous saurez qu'on ne se perd pas impunément en Brocéliande...
Alors que la voix s'éteignait, des fourrés sur leur droite se mirent à bouger. Mione ne put s'empêcher de se rapprocher instinctivement de Zhad.

Ce qui sortit des buissons, la jeune femme ne le vit tout d'abord pas. Puis en se concentrant, elle parvint à distinguer une toute petite forme, à peine plus grande que la main, qui marchait entre les racines grises et les pierres coupantes. Mione n'en croyait pas ses yeux. Il s'agissait seulement d'une toute petite...fée. Elle était très petite et la jeune femme laissa échapper un léger soupir de soulagement tant elle s'était attendu à voir débarquer un monstre de 3 mètres de haut avec des poils noirs et des pinces coupantes. *C'est cette demi-portion qui se permet de nous piquer nos baguettes ?!* Pourtant, plus la fée se rapprochait, plus elle grandissait. C'était plus qu'un effet d'optique, elle grandissait vraiment à vue d'œil. Si bien que lorsqu'elle arriva à hauteur de Zhad, dont elle était le plus proche, elle mesurait à peu près 1m85.

- Pas si demi-portion que ça finalement, hein ? lui dit-elle, d'une voix où perçait de l'animosité. Mais Mione ne regardait pas sa taille, elle était trop occupée à détailler son apparence tant elle n'en croyait pas ses yeux. En lui jetant un bref coup d'oeil on aurait pu croire qu'il s'agissait d'une vélane, tant elle transpirait la beauté. Mais en y regardant d'un peu plus près, on s'apercevait que la fée dégageait quelque chose d'autre. De grandes ailes presque translucides s'agitait doucement dans son dos, tandis que ses longs cheveux bleus s'agitaient dans le vent. Elle était vêtue d'une robe un peu trop courte au goût de Mione et regardait les deux jeunes gens d'un air dédaigneux...jusqu'à ce qu'elle surprenne le regard désapprobateur de Mione sur la largesse de son décolleté. Il ne fallut pas plus longtemps pour que la fée papillonne en direction de Zhad et qu'elle lui demande :

- Je me nommes Frénélia. Et vous, charmant sorcier ? minauda-t-elle, son visage à quelques centimètres de celui de Zhad.
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Zhadrryen Black, Jeu 7 Jan 2010 - 11:39


Bien que Zhadrryen eût essayé plusieurs fois de tester ses pouvoirs en lançant un simple Lumos, Mione essaya aussi d'elle même, mais arriva finalement à la même conclusion, leur pouvoirs ici étaient occultés. Pourquoi? C'était une excellente question, mais qui fût rapidement dissipé par la voix que tout deux entendaient. Mione prit la défense du couple, en affirmant qu'ils avaient réellement des intentions pacifiques et qu'ils pouvaient très bien déposer leur baguette sur le sol afin de montrer leur bonne volonté.

La voix s'exprima de nouveau, et là leur baguette quittèrent leur main sans aucun moyen de la retenir. Le stress commença à monter en Zhadrryen, les mangemorts avaient-ils réussit à les suivre et leur tendre un piège? Non c'était pas possible, seuls deux ou trois personnes étaient au courant du voyage de noce des jeunes mariés. Mais alors qui était derrière tout ça.

Mione demanda alors que la voix se présente devant eux, elle ne se fit pas prier, et un mouvement sur leur droite indiqué maintenant d'où pouvait provenir leur adversaire. Même sans baguette magique, il y avait toujours moyen de se défendre. De plus Zhadrryen avait une seconde baguette magique bien caché contre son mollet, au cas où il perdrait sa première baguette. C'était devenu nécessaire depuis sa capture chez les mangemorts.

Une petite créature apparût, et avança vers le jeune couple, Mione s'était réfugié près de son mari. Ce dernier ne quitta pas des yeux la fée, car il s'agissait d'une fée, il la détailla grandement. Plus la fée avançait plus elle semblait grandir. Zhadrryen n'en croyait pas ses yeux, c'était vraiment magique. Elle se situa près du jeune couple, puis demanda à Mione si elle trouvait qu'elle ressemblait à une demi portion. Zhadrryen regarda rapidement le visage de sa femme et à voir la rougeur qui lui montait au visage, il comprit rapidement que la fée venait de lire dans ses pensées.

Zhadrryen observa de nouveau la fée qui les faisait face, elle était vétu de courts vêtements, ses ailes battient faiblement dans son dos, elle avait une poitrine à faire fantasmer n'importe quel homme. Zhadrryen se perdit dans ses pensées, comme si il était envouté par le charme de la fée, lorsqu'elle s'approcha de lui plaçant son visage à quelques centimètre du sien, il lui répondit :


- Enchanté de vous rencontrer Frénélia, je me nomme Zhadrryen.

Zhadrryen avait du mal à quitter le regard de la fée, elle semblait lire en lui comme dans un livre ouvert. Mione ne devait pas vraiment apprécier cette échange, il sentit la main de la jeune femme serrait son avant bras, mais il ne pouvait pas bouger, rien faire, juste rester là à contempler la jolie créature, malgré toute la volonté qu'il mettait dans son esprit et son corps à effectuer un geste ou à détourner le visage, mais rien n'y faisait.
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Mione, Lun 18 Jan 2010 - 23:45


Alors que la beauté magique se présentait, Zhad en fit autant, ce qui eu le mérite de faire dévier le regard de la jeune sorcière vers son époux, qu'elle regarda avec des yeux ahuris. Comment Zhad pouvait-il être "enchanté" de la rencontrer ?! Mione avait l'impression de nager en plein délire. D'abord cette fée aux cheveux bleus les plongeaient dans un traquenard pour on ne sait quelle obscure raison. Ensuite, elle récupérait leur baguette. Et maintenant, elle essayait de lui récupérer son mari en agitant sa frimousse (et le reste) juste devant son nez...Et Zhad semblait ne pouvoir détacher son regard de la créature, comme s'il était envouté...du moins c'est ce que la jeune femme espérait, ça voulait au moins dire qu'il n'avait pas vraiment succombé aux charmes de Frénélia.

Mione exerça une pression sur son avant-bras, comme pour lui rappeler son existence, mais elle aurait pu tout aussi bien cracher en l'air, elle aurait obtenu le même résultat (sauf que ça aurait été moins élégant). Et puis cette fille lisait en elle, ce qui mettait encore plus Mione hors d'elle. Frénélia darda d'ailleurs sur elle un regard rieur, visiblement toute contente du conflit intérieur de la Phénix. Cette dernière ne s'en laissa pas compter, et lâchant le bras de son mari, se rapprocha de la fée, se plaçant idéalement sur le côté des deux jeunes gens "aimantés".

- Bien, maintenant que les présentations sont faites, vous pouvez m'expliquer où on est exactement, et pourquoi on est bloqués ici ?!

- Vous êtes sur le territoire des fées de Brocéliande. Je suis personnellement la nièce de la reine fée, et la responsable des intrus...Et vous êtes des intrus...

- Non c'est vrai ? Pourtant, avec le comité d'accueil que nous avons eu, répondit sarcastiquement Mione, en lançant un regard aussi noir que possible à la fée qui jouait désormais avec ses cheveux d'un air mutin.

- Vous devriez vous estimez heureuse que je ne vous ai pas tués tous les deux, lança Frénélia avec un sourire. Remerciez votre ami...Sans ce regard...ou son sourire...dit-elle en posant alternativement sa main sur la joue puis sur les lèvres de Zhad. Sans tout cela, vous seriez déja plongés dans un sommeil fatal et...

Mione n'écoutait même pas ce que la fée baraguinait avec beaucoup de plaisir sur les conditions de torture prévues par la loi féérique. Elle était légèrement trop occupée à fixer la main de Frénélia que cette dernière laissa s'attarder volontairement sur la bouche de Zhad, toujours incapable de détacher les yeux de la divine créature. Le sang de la jeune soricère ne fit qu'un tour et elle s'efforça de rester calme pour lui dire :

- Virez moi tout de suite cette main de mon mari !!

- Oh c'est votre mari ? Si j'avais su, dit-elle d'un ton faussement confus. Ca ne se voit pas au premier coup d'oeil, il n'a pas grand chose en commun avec vous...ajouta-t-elle d'une voix volontairement audible en lançant un regard venimeux à souhait.

PAN

La fée aux cheveux bleus s'étala d'une manière très peu glamour sur le lichen verdâtre qui recouvrait le rocher le plus proche. Mione secoua sa main en poussant de petits gémissements. Elle était sûre d'avoir entendu quelque chose craquer lorsque son poing avait rejoint la pommette de la fée désormais étendue sur le sol, les ailes froissées et les cheveux en bataille. Mais qu'importe. Elle se sentait parfaitement libérée désormais. Les façons de se battre des moldus étaient parfois drôlement efficaces.

Elle se tourna vers Zhad qui semblait se lever d'un rêve particulièrement agréable, ce qui provoqua un pincement de lèvres plus que désapprobateur du côté de la sorcière. Mais elle ne put pas donner libre cours à sa jalousie, car tout d'un coup, des bruits de pas se firent entendre dans les bruissons. Mione craignit qu'il ne s'agisse d'autres congénères de Frénélia. A bien y réfléchir, elle se sentait la force de livrer bataille comme une fille moldue : avec les poings, les ongles et en tirant les cheveux. Toutefois, deux être biens différents traversèrent les fougères, et au fur et à mesure qu'ils avançaient, le charme qui s'était opéré lorsqu'il étaient entrés das la clairière sembla s'estomper. Les fleurs repoussèrent là où quelques secondes auparavant les rochers régnaient en maîtres.

- Voilà qui était bien envoyé, jeune sorcière. Je crois que toute personne ayant déja rencontré Frénélia a eu envie de faire cela un jour... Laissez-moi me présenter : je me nomme Fëanor, et voici ma soeur Lalwende. Nous sommes des représentants du peuple des Hauts-Elfes. Vous n'avez plus rien à craindre de cette fée désormais, nous sommes là.

Mione était stupéfaite et ne pouvais quitter les elfes des yeux. C'étaient les créatures les plus belles qu'elle n'ait jamais vu. De longs cheveux clairs, des yeux en amande, des robes brodées d'argent et des arcs à l'épaule... Les elfes étaient vraiment magnifiques.
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Zhadrryen Black
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Zhadrryen Black, Mar 19 Jan 2010 - 13:21


Zhadrryen était subjugué par le charme de la fée qui se tenait devant lui, il senti une pression sur son bras, mais n'y prêta pas vraiment attention. Il était complètement perdu, il en avait même oublié son nom, il avait du faire un véritable effort pour se présenter.

La fée discutait avec une autre personne, et Zhadrryen senti son coeur défaillir quand la fée posa ses délicats doigts sur sa joue puis sur ses lèvres. A ce moment là il revint à la réalité, enfin il retrouva ses esprits. La fée se trouvait à quelques pas plus loin sur le dos par terre, avec un gros coquard qui commençait à enfler au niveau de son visage. Mione, elle se pressa la main, elle devait s'être fait mal. Zhadrryen secoua la tête et alla voir sa femme afin de voir si elle allait bien :


- est ce que ça va, tu t'ai fait mal, mon amour?

Zhadrryen le poignet de Mione et l'examina attentivement, sa phrase aurait pu paraître déplacer mais il avait surtout eu l'impression de vivre dans un autre monde, un autre univers le temps que la fée avait agi sur lui. Il avait les lèvres pincés de sa femme à son égard, mais il ne comprenait pas vraiment ce qu'elle pouvait lui reprocher.

A ce moment là, deux elfes entrèrent dans la clairière, ils s'exprimèrent sagement, l'elfe félicita Mione pour son coup de poing et les rassura sur leur sécurité maintenant qu'ils étaient là. Zhadrryen poussa un soupir de soulagement, sans baguette, et juste avec les poings et les pieds, il aurait été difficile pour eux de s'en sortir indemne.


- Merci beaucoup pour votre aide, est ce qu'on pourrait récupérer nos baguettes, s'il vous plait?
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Mione, Mar 19 Jan 2010 - 23:52


Mione était toujours intérieurement énervée après l'incident qui venait de se produire, d'autant que sa main lui procurait une très désagréable sensation dans tout son avant-bras droit. Zhad ne tarda d'ailleurs pas à s'approcher d'elle pour s'inquiéter de sa main, ce qui eut le mérite de faire grandir son énervement d'une manière fulgurante, du moins au début. Oui, la jalousie était un vilain défaut et Mione n'échappait pas à la règle. *Mais cette pétasse ailée l'avait quand même drôlement bien cherché. Même l'elfe l'a dit !* En tout cas, Zhad semblait ne pas comprendre l'origine d'une telle froideur de la part de son épouse, et le regard d'incompréhension qu'il lui jeta eu le don de faire fondre sa jalousie comme neige au soleil...

A cela vint s'ajouter la présence des elfes, qui avait quelque chose de rassurant. La jeune femme était réellement subjuguée. Il faut dire qu'elle avait passé plusieurs heures à étudier ces créatures, et en rencontrer dans la réalité était un grand privilège. Maintenant qu'elle y repensait, il lui semblait bien avoir lu quelque chose sur la cohabitation parfois tendue des elfes et des fées en Brocéliande. Ces dernières avaient voulu prendre le pouvoir de façon régulière dans l'histoire mais les elfes s'y étaient toujours opposé depuis leur coup d'Etat de 1546 où elles avaient régné 9 jours avant d'être chassées. Les lois instaurées sur le port obligatoire des ailes n'avaient pas plu au peuple sylvestre.

Zhad remercia Fëanor et Lalwende et leur demanda s'il était possible de récupérer leurs baguettes. Fëanor hocha la tête gravement mais fit un geste avant de s'exécuter :

- Nous ne pouvons nous opposer à ce que vous récupériez l'usage de vos biens. Cependant, sachez que, comme vous l'avez vu en arrivant, vous ne pouvez faire usage de la magie ici. C'est une façon de nous protéger des anciens évènements qu'ont connus ces lieux lorsque les sorciers...

- La fée Morgane et Merlin, murmura Mione.

- C'est exactement cela. Depuis, l'usage de la magie est prohibée, et les sorciers sont moins bien accueillis comme vous avez pu le constater..., ajouta-t-il en jetant un coup d'oeil à Frénélia, toujours étendue sur le sol. Allez en paix jeunes sorciers, et profitez grandement de l'amour qui vous lie. Lalwende va vous reconduire.

La jeune elfe s'exécuta, et par un déplacement gracieux, les guida jusqu'à la sortie de la clairière.
- Merci pour tout, nous vous serons toujours reconnaissants, assura Mione. Et si vous avez envie que Frénélia reçoive à nouveau une bonne correction...prévenez moi !

Les elfes et les sorciers se séparèrent, et le couple s'éloigna, en direction de la maison qu'ils avaient quitté plus tôt dans la journée.
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Zhadrryen Black, Jeu 21 Jan 2010 - 10:58


Le regard froid de Mione ne laissait pas présagé un bon accueil mais devant le regard d'incompréhension qui était affiché sur le visage de Zhadrryen, il la vit lui sourire, son coeur se mit à battre plus fort. Il ne comprenait toujours pas ce qu'il s'était passé, mais en observant la fée, le poing de sa femme, et son regard froid de tout à l'heure, il réussit néanmoins à remettre le puzzle en place. La jalousie de Mione venait de frapper une fée qui avait réussit à ensorceler un ancien auror.

Les elfes acceptèrent de rendre les baguettes aux deux sorciers mais ils les informèrent qu'ils ne pourraient pas faire de magie en ces lieux afin de ne pas permettre aux sorciers de faire des saccages comme dans l'ancien temps. Mione répondit qu'il s'agissait de Merlin et Mrogane, elle avait toujours eu un don pour l'histoire magique. Zhadrryen était fier d'elle, elle avait obtenu les meilleurs note en histoire de la magie, et elle ne s'était jamais endormi en cours, contrairement à son mari. Il avait réussit in-extrémiste à valider ce cours là.


- D'accord nous comprenons parfaitement, nous allons partir et vous laissez en paix, merci d'être intervenu, sinon je ne sais pas ce qu'il se serait passé, dit-il avec un petit clin d'oeil à sa femme.

La femme elfe Frénélia les raccompagna à l'orée du la forêt. Zhadrryen ressentit un grand soulagement en lançant un simple sort d'attraction sur un caillou. Quand vous êtes habitué à faire de la magie tout les jours, il est vraiment difficile de s'en passer même l'espace d'une heure. Zhadrryen prit Mione dans ses bras et la serra contre lui, puis il tourna sur lui même pour transplaner, direction leur maison de campagne.

CRAC.

Ils atterrirent ensemble toujours dans les bras l'un de l'autre. Zhadrryen ouvrit la porte de leur maison, et furent accueillit par Mouni qui se précipita vers eux. L'elfe de maison semblait inquiet puis rassurer de les voir en vie.

- Pourquoi cette mine sombre Mouni?

- et bien ça fait quand même deux jours que vous êtes parti, Mouni commençait à s'inquiéter, et je ne pouvais pas vous localiser.


- Ne dis pas de bêtise Mouni, nous sommes parti ce matin.


- Monsieur se trompe, cela fait exactement 53 heures, 25 minutes et 15 secondes que vous avez décidé d'aller visiter la forêt de Brocéliande.

Là la bouche de Zhadrryen tomba, il resta bouche bée devant l'exactitude de Mouni, si c'était une plaisanterie, elle était douteuse, mais en voyant l'expression sérieuse de Mouni, cela devait être vrai. Zhadrryen regarde Mione qui semblait aussi étonné que son mari. Bon il fallait soigner la main de Mione puis s'occuper de leur retour vers Londres. Zhadrryen demanda à Mouni de préparer une potion pour soigner les contusions, puis il guida Mione sur le canapé de la maison. Il s'agenouilla devant sa femme et la regarda droit dans les yeux :

- Je sais pas vraiment ce qu'il s'est passé tout à l'heure, enfin hier, ou avant hier, mais sache que tu es la seule qui compte à mes yeux et dans mon coeur.

Mione le regarda puis prit le visage de son mari entre ses mains et l'embrassa fougeusement. Zhadrryen répondit à son baiser, jusqu'à entendre un petit toussotement venant de leur droite. Mouni avait fini de préparer la potion demandée et attendait que les deux sorciers aient fini de s'embrasser. Zhadrryen commença à rougir et se redressa :

- Mets ta main dans le bol, moi je vais aller faire nos valises. Nous partons dès que tout sera prêt.

Zhadrryen fit les valises rapidement, quelques sortilèges par ci par là pour tout remettre en ordre, puis il descendit au rez de chaussé, où Mione et Mouni discutèrent des derniers événements. Zhadrryen demanda à Mouni de transporter les valises chez eux à Londres. Puis il prit Mione, un bras sous ses genoux, l'autre dans son dos comme le font souvent les jeunes mariés, et ils transplanèrent direction Londres, 86 Eden Avenue.
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Evan, Jeu 4 Mar 2010 - 14:18


*Toute chose à une fin…, un jour ou l’autre…, le temps rattrape tout…*

Le temps passait inéluctablement, regardant les allées et venues des hommes et des animaux, qu’ils soient sorciers ou de simples moldus pathétiques. De sombres desseins passaient dans l’esprit d’Evan. Il avait quitté l’Angleterre depuis près de huit mois, laissant de côté toutes les personnes qu’il avait vues, qu’il avait côtoyé en cours ou dans les différentes professions qu’il eut le loisir d’exercer. Il avait pensé que son exil l’aiderait à trouver des réponses, à effacer la mort de ses parents, à se trouver un but, mais il n’en fut rien. Tout ce qu’il trouva en Bulgarie, sa terre natale, ne fut que tourments et supplices. Les « amis » de son maître défunt ne purent guère l’aider. Il était seul, toujours en proie à plus de colère et de haine, ne sachant dans quelle direction marcher.

Il avait commis beaucoup d’actes cruels sur l’île britannique, il en avait commis aussi plusieurs à son retour en Bulgarie. Il est difficile de partir en quête de réponses et de ne rien trouver sur son chemin. La frustration avait donc continué à faire de lui un homme impulsif et dangereux, qui pouvait être à la fois doux et meurtrier. Ses cauchemars le dérangeant toujours presque chaque nuit, il ne cessait de se demander s’il n’avait pas fait une erreur à quitter l’Angleterre. Certes, certaines personnes attendaient sûrement qu’il ne revienne afin d’avoir des réponses, mais il savait aussi qu’il avait encore quelques bons amis sur qui compter. Il repensait à Atana qui avait disparu de la circulation. Heureusement pour lui d’ailleurs, suite au piège qu’il lui avait tendu, il savait qu’elle connaissait la vérité sur lui. Néanmoins, elle ne semblait pas en avoir parlé à quelqu’un de son entourage. Eurora également, la sœur de Sara

Ils s’étaient affrontés plusieurs fois en combat et il l’avait blessé à plusieurs reprises. Il savait bien que la Poufsouffle se doutait de quelque chose, mais elle n’était jamais venue le trouver pour essayer d’éclaircir ses pensées. Il avait cherché à oublier tout son passé pendant plusieurs mois, et c’est avec un goût amer qu’il s’aperçut qu’il ne le pouvait pas. En plus d’essayer de retrouver des traces de ses parents, il s’était engagé sur un chemin de magie noire en quête à de nouvelles connaissances obscures. Le problème de la magie noire, c’est qu’elle peut laisser des traces à jamais. Ainsi, à Stara Planina, la plus vaste montagne des Balkan, il eut la mauvaise surprise de voir à quel point il pouvait être impuissant seul. Les deux anciens Mangemorts proche de son défunt maître, lui avaient parlé d’un coffre renfermant un grimoire bicentenaire contenant quelques formules très anciennes et dévastatrices. Quand il se mit en quête de dérober cet ouvrage, le comité d’accueil ne fut pas très coopératif avec lui. Après avoir éliminé quelques membres du groupuscule qui gardait précieusement le livre en question, il put se battre contre leur chef plus d’une heure durant avant de goûter à une amère défaite. Depuis ce jour, une cicatrice horizontale de près de sept centimètres ornait sa joue gauche. Même la plus puissante des magies réparatrices ne pouvaient effacer cette plaie.

Quand il vit qu’il allait perdre le combat, il dut se résigner à fuir. Même si c’était contraire à ses habitudes, il valait mieux s’avouer vaincu plutôt que de combattre et mourir. Il erra ensuite deux semaines dans les montagnes glaciales par un froid hivernal. En plus de ne pas avoir trouvé de réponses, il avait perdu une part de sa dignité. Sa dépendance avec l’alcool n’avait pas beaucoup diminuée avec ses problèmes, mais il espérait changer cela bientôt. Après toutes ses mésaventures, il avait décidé après une nuit miraculeuse sans cauchemars, de faire le point sur sa situation. Au-delà de l’être meurtrier qu’il était devenu, paradoxale avec ce qu’il pouvait faire de bien lors de ses bons jours, il se rendit vite compte que tout ce qu’il avait eu de plus précieux, de plus bénéfiques, était en Angleterre. Sara dans un premier temps avec qui il vécu de bons moments, puis Emy et enfin Nymphadora. Il avait abandonné la ravissante Gryffondor pour venir en Bulgarie au moment où leur relation aurait pu prendre une envergure plus grande. Comme beaucoup d’autres choix, il en vint à regretter celui-ci. De toutes les personnes qu’il connaissait à ce jour, Nymphadora était sûrement la plus importante. Plusieurs points les rassemblaient. Il était venu chercher tellement de réponses qu’il en oublia ce qui importait le plus à ses yeux. Il avait laissé tous ses amis, toutes les personnes qu’il aimait le plus au monde loin de lui, restant de plus en plus dans sa propre déchéance.

Narcissa, Nina, Cronos, Johann, Moxie, James, Alyna…. Tant de monde qu’il appréciait et qu’il avait laissé sans nouvelles. Aujourd’hui il regrettait d’être venu ici, surtout au vu des épreuves qu’il avait rencontrées. Il savait qu’il n’avait toujours nulle part ou loger, mais c’est comme cela qu’il avait passé la plus grande partie de sa vie, seul dans la nature. Peut-être que personne ne lui tendrait la main à son retour, mais il avait fait son choix. C’est donc début mars, après près de huit mois d’exil en Europe de l’est, qu’il décida de retourner en Angleterre. De Bulgraie il transplana en France, puis de là-haut il transplana non loin de Londres…
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Elena Lewis
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Elena Lewis, Dim 6 Juin 2010 - 1:46


PV Eurora & Sara Shake.

[HJ: nouveau RP, n'ayant aucun rapport avec les précédants]

Encore une journée qui s’écoulait. Le soleil avait fait place à la grisaille ces derniers jours et comme si ça ne suffisait pas, un vent froid et sec avait fait son apparition. C’était comme si l’humeur d’Elena agissait sur le temps. Elle était seule et son espoir s’effritait au fur et à mesure que les jours passaient. Elle était fatiguée de ce voyage sur son passé. Pas de repos, pas de distraction, que son école lui manquait ! Poudlard avait toujours était un agréable refuge pour elle. Les cours d’enchantements, la bibliothèque et tous ses ouvrages, le parc au printemps avec ses arbres en fleur, le lac reflétant les rayons du soleil et qui changeait de couleurs au crépuscule. Sa maison, Poufsouffle et son dortoir lui manquaient. Son lit confortable et familier, les repas dans la grande salle avec ceux de sa maison, mais aussi avec les connaissances qu’elle avait faites dans les autres maisons.
La mélancolie prenait le dessus sur le reste de ses émotions. Quand ce voyage allait-il se terminer ?
Elena était partie depuis plusieurs semaines, abandonnant ses amis, les cours, son école, sa vie de sorcière, son père.
Elle avait tout laissé derrière elle, mais sans certaines réponses à ses questions, pouvait-elle vraiment prétendre à vivre sa vie de sorcière ?
Ses parents, ses vrais parents, où étaient-ils, qui étaient-ils ? Pour seul indice, elle avait réussi à avoir l’adresse où elle avait vécue pendant ses tout premiers mois après sa naissance.
Elle se remémora la discussion qu’elle avait eue avec son père…adoptif. Suite à son malaise et ses quelques doutes sur sa non-ressemblance avec ses parents, Elena se posait certaines questions et était allée chez son père, armée de courage et de certitudes. Il lui expliqua alors qu’elle avait été remise à son père et sa mère alors qu’elle avait tout juste 1an. Ses vrais parents n’avaient pas vraiment donné de raison précise suite à l’abandon de leur bébé, si ce n’est que ce dernier serait mieux dans une nouvelle famille. Le père et la mère d’Elena avaient uniquement reçu une petite enveloppe qui contenait de brèves informations sur sa vraie identité. Et à partir de ce jour là, ils n’eurent plus aucun vent de la famille Strässenbald…
C’est en quête de sa vraie identité, afin de se sentir complète dans sa vie de femme qu’Elena avait entreprit ce voyage. Peu importe les découvertes et les conséquences que ça entraineraient, il fallait qu’elle découvre qui était sa vraie famille et pourquoi ils l’avaient abandonné…
Mais qui vivaient là maintenant ? Y avait-il encore des voisins capables de se souvenir de sa famille ? Avait-elle de la famille dans la région ?
Tant de questions sans réponses qui s’opposaient à elle…

Elle avait mal dormit la nuit précédente, rêvant qu’elle se retrouvait à la bonne adresse mais qu’il n’y avait rien, ni maison, ni habitant, ni même une trace d’habitation… Sa nuit avait été assez mouvementée.
Aujourd’hui, elle était à quelques rues de sa destination finale, elle touchait enfin au but. Une boule commençait à se former dans son ventre, le stress faisait son apparition. Et si son rêve était prémonitoire ? Et si la déception était si grande qu’elle ne pourrait pas s’en remettre ?
Un bref instant, les jambes d’Elena refusèrent d’avancer, tétanisé par la peur de la jeune fille, son corps ne lui obéissait plus. Des larmes commencèrent à se former, mais elle les ravala rapidement. Secouant la tête, elle se ressaisit, elle n’était même pas encore arrivée à la bonne adresse, aucune larmes ne devaient tomber. Elle prit une grande inspiration et se remit en route, bien décidée à voir de ses propres yeux sa maison natale. Elle tourna au coin d’une rue, regarda chaque numéro et s’arrêta devant le bon.

Enfin… pensa-t-elle. La maison était délabrée, et à son avis, plus personne ne vivait là depuis un petit moment, peut être même que ses parents avaient été les derniers à habiter ici. Ce qui voudrait dire qu’il restait surement des papiers, des meubles, des photos ou des habits d’elle quand elle était bébé. Des images affluèrent en masse dans sa tête, un sourire naquit sur ses lèvres. Mais elle s’arrêta bien vite de penser à toutes ces choses avant d’espérer et d’être déçue par la visite de la demeure.
Elle avança de quelques pas et arriva devant la porte d’entrée, elle frappa, sait-on jamais, l’apparence de la maison était peut être un leurre. Personne. Aucun bruit. Bien, elle allait être tranquille pour faire l’inventaire de la maison. Elle ouvrit doucement la porte et entra tout en faisant attention où elle mettait ses pieds. Elle prit bien soin de refermer la porte derrière elle, personne n’avait besoin de savoir que quelqu’un était rentré ici. Personne ne vivait plus ici depuis longtemps certes, mais Elena sentait encore quelques traces de magie. Noire ou blanche, elle n’aurait su dire…

Elle était dans le salon visiblement, un vieux sofa abandonné et éventré se trouvait contre le mur, la tapisserie avait jaunie au fil du temps, et les dessins ne se voyait presque plus. Elle observa la pièce et ne vit que débris et autre reste d’une époque bien révolue. Des morceaux de tissus, des petits bouts de journaux à l’encre effacée, et une énorme quantité de poussière. Rien ne semblait l’intéresser dans cette pièce, Elena continua sa visite en se dirigeant vers la cuisine qui était tout aussi détériorée et inutile pour la jeune fille. Elle fit demi-tour et monta les escaliers, sentant une pression dans son estomac. Elle avait presque oubliée ce stress en elle, trop heureuse d’avoir trouver la maison, mais peur des découvertes qu’elle pourrait y faire. Elle arriva en haut des escaliers, trois portes lui faisaient face. Deux chambres et une salle de bain certainement. La première porte qu’elle ouvrit était la salle de bain, son instinct ne l’avait pas trompé, elle jeta un bref coup d’œil et ressortit. Un lavabo en piteux état et une baignoire presque noire de poussière, intéressant… Elle alla dans la pièce suivante, une chambre. Celle de ses parents ? La sienne ? Elle entra pour inspecter de plus près. Malgré les saletés accumulées sur les murs, on pouvait voir que c’était une tapisserie pour enfant, pleine de couleurs et de formes variées. Elle marcha sur quelque chose de bizarre et retira son pied aussitôt. Une peluche, un petit ours bleu ciel aussi grand qu’une main. Poussiéreux certes, mais cette peluche lui avait peut être appartenue. Aussi, décida-t-elle de la garder en main durant ses investigations. Son regard se baladait un peu partout, ne sachant pas ce qu’elle cherchait, son cerveau retenait tout ce qu’elle voyait. Volets cassés, vielle tapisserie, une commode dans le fond de la pièce, de la poussière et une cheminée condamnée.

Cette maison semblait tellement vielle et tellement abandonnée, Elena se demanda même s’il était réellement possible qu’elle ait vécu ici…
Jetant un coup d’œil à la commode, vide, elle revint sur ses pas et sortit de la chambre pour aller dans la dernière pièce. La chambre de ses parents très probablement. Elle s’arrêta à l’entrée. Elle prit une grande inspiration et poussa la porte. La pièce ressemblait beaucoup aux autres – sale et désordonnée. Une guerre avait due avoir lieu ici pour que la maison soit un carnage pareil. Elle entra et vie un lit, ou plutôt ce qu’il en restait. Un sommier éclaté et le matelas déchiré posé dessus. Un bureau se trouvait contre un mur et Elena s’en approcha à la vue de quelques papiers froissés. Des pochettes cartonnées contenaient des feuilles presque illisibles. Les seuls mots qu’Elena arrivait à déchiffrer étaient « sang pur », « biologie », « sorciers », ainsi que quelques dates, mais l’année n’était jamais marquée.
Ses parents avaient-ils volé ces dossiers ? Etaient-ce les leurs ? Mais dans ce cas, que faisaient-ils dans leur vie pour avoir ce genre de papiers ?
Elena s’assit au bord du lit alors qu’une multitude de questions lui mitraillaient l’esprit. Qu’avait-elle apprit en plus ? Avait-elle eu raison de venir ici ?
Un grand soupir lui échappa et ses épaules s’affaissèrent d’un seul coup. Assise au bord du vieux lit, tenant la peluche dans sa main, la jeune fille se retrouvait plus seule que jamais, et encerclée par une tonne de questions auxquelles elle n’avait pas la moindre réponse.
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Eurora
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Eurora, Lun 7 Juin 2010 - 23:33


    HJ : Désolée de la longueur d’avance … Mais toute la partie avec Alexandre est importante pour la suite, je n’ai donc rien pu enlever >_< J’espère toutefois que la lecture n’en sera que des plus agréables x) ]


    C’était la nuit. La nuit profonde. Là où le temps semblait se suspendre entre le jour précédent et le jour suivant, où rien n’avait la même dimension. Le moment où tout n’était qu’obscurité, où plus aucune lumière n’osait percer de crainte de cette obscurité saisissante. L’heure à laquelle les forces du mal pouvaient bien se déverser en trombes sur le monde, l’heure à laquelle elles pouvaient triompher. C’était leur heure de triomphe avant que le jour ne revienne et que la lumière n’envahisse de nouveau le monde de sa présence et où l’espoir revenait, où le bien réapparaissait pour combattre le Mal. Et depuis la nuit des temps, ce même équilibre existait sans que puisse apparaître un quelconque gagnant. Les deux extrémités se combattaient, encore et encore, sans que daigne apparaître la moindre lueur qui démontrerait qu’un camp a l’avantage sur l’autre. Une quête incessante, à égalité presque, l’un et l’autre des camps ayant tour à tour le choix de prendre le dessus sur l’autre. Ce serait toujours ainsi. Depuis toujours et pour toujours, cette lutte perdurerait. Cela ne pouvait en être autrement. Il y avait des trêves, parfois, mais jamais pour toujours … Les deux camps ne pouvaient éternellement parvenir à se mettre d’accord, l’un refaisait irrémédiablement un faux pas, relançant alors la bataille entre les Bien et le Mal. Les deux étaient, seraient toujours, étroitement liés car la survie de l’un dépendait de l’autre … Si l’un venait à disparaître, alors l’autre n’avait plus de raison d’être. Il n’aurait plus la même valeur, plus de valeur auquel se comparer. Et toutefois, Eurora souhaitait au moins une paix provisoire, une pause… Tous compromis était-il réellement impossible à envisager ?! … Impossible, oui, sans doute. Aucune confiance n’existait et ne pouvait existait entre les deux… Aussi, un compromis serait-il inimaginable.

    Cette nuit-là, la veille du jour où elle devait partir en voyage chez sa sœur, il se passa quelque chose d’étrange … D’étrange et merveilleux à la fois, mais particulièrement d’étrange et auquel elle ne s’attendait certes pas. La nuit noire était omniprésente, et le silence était aussi profond qu’il l’était à cette heure-là. Il n’était pas très avancé dans la nuit. Il devait être à peine une heure du matin… Devait être car Eurora n’a pas regardé l’heure exactement. Elle ne dormait pas. Pas encore. Elle était pour le moins désespérée de ne même pas savoir comment elles allaient faire pour trouver la maison familiale en arrivant … N’avait-elle pas prise une décision un peu précipitée quant à celle d’aller se rendre là-bas, alors qu’elle ne savait même pas où se rendre … ?! C’est alors qu’un crépitement apparu dans le silence de la pièce et que dans un vacillement de flammes, son Phénix réapparut, après deux jours d’absence. Un moment déconcertée, la jeune femme sauta sur ses pieds alors qu’il se posait à côté d’elle, quelque chose se trouvant attaché à l’une de ses pattes. Un petit paquet semblait-il. Tout se passa tellement vite par la suite qu’Eurora ne s’en rendit même pas compte. Alors même qu’elle ouvrait le paquet et qu’elle prenait entre ses doigts une espèce de coffret assez ancien et orné de runes qu’Eurora ne put déchiffrer étant donné qu’elle n’avait jamais étudié cette matière auparavant, elle se sentit subitement entraînée, arrachée à la pièce où elle se trouvait et tirée en avant comme si une espèce de crochet l’avait saisie à l’estomac … Elle ne put pas même lui opposer de résistance. Lorsque tout ceci s’arrêta et qu’elle toucha le sol de ses pieds de nouveau, elle comprit qu’elle venait d’effectuer un voyage par portoloin.

    Elle se releva, trébucha pour se remettre debout car ce voyage lui avait rappelé qu’elle n’appréciait guère de voyager ainsi. Elle ne put cependant pas voir quoique ce soit car déjà des bras l’enserrait et son cœur lui-même sursauta en reconnaissant cette odeur si particulière de son frère… Les deux personnes restèrent dans les bras l’un de l’autre pendant de nombreuses minutes, comme si cette simple présence leur suffisait à se raconter leurs aventures passées … Bien qu’Eurora était mue d’une incommensurable interrogation vis-à-vis de ce qui était arrivée à son frère, elle ne parvint à prononcer un seul mot lorsqu’ils se reculèrent l’un de l’autre. Eurora se contenta d’observer ce qu’elle voyait du visage de son frère, avec un sentiment de torture en voyant ce visage ravagé par de récents combats de toute évidence… Une plaie assez récente se dessinait sur son visage alors qu’elle ne put s’empêcher d’y poser sa main. Il était pourtant jeune, et déjà si marqué par ce qui lui avait été fait subir…
    Elle s’en voulut pendant quelques secondes de lui infliger cela… Après tout, c’était de sa faute n’est-ce pas ? C’était une histoire qui la regardait. C’était son histoire et Alexandre l’y aidait plus qu’il ne pouvait même sans doute… Alors que ce serait à elle d’essayer de résoudre tout ceci, d’y mettre un terme. Mais il la protégeait …

    « Je vais te soigner » , murmura t-elle. « C’est affreux… »
    « Laisse, c’est déjà pratiquement guéri… Je ne sens plus rien ».
    Il s’était sais de sa main et avec force, l’en avait écarté de son visage. Eurora ne l’aurait pas cru mais il avait plus de force qu’elle l’aurait imaginé. La force n’avait aucunement à voir avec le physique … Les apparences étaient bien souvent trompeuses, cela en démontrait encore ce soir. Son regard était plus noir que jamais, tout en demeurant d’une douceur instantanément lorsqu’il croisait ceux d’Eurora, ceux de sa sœur. Elle semblait l’apaiser de sa présence. Il semblait y avoir pourtant y avoir une lueur de souffrance… Ce que la jeune femme ne comprit pas. Elle n’eut pas le temps d’analyser ceci plus en détails, car il reprenait dans un souffle …

    « Tu voulais me voir ? … Je ne sais pas combien de temps nous disposons avant que je ne doive repartir. Je pense que cet abri peut m’offrir une bonne cache pour la nuit mais il faut que je bouge dès le lever du soleil. Mais tu seras sans aucun doute repartie avant cela… Pourquoi voulais-tu me voir ? »

    Pour la nuit, il était en sécurité… Eurora observa autour d’elle... Malgré l’obscurité quasiment complète, elle parvenait à discerner le décor d’une maison assez démeuble de tous mobilier… Simplement le nécessaire s’y trouvait. Une table, un lit, une armoire… Quelques photos encore présentes et une fine pellicule de poussières recouvrait le sol.

    « Cette maison est abandonnée ? »
    « Leur occupants sont partis si c’est ce que tu veux savoir » , lui répondit-il tandis qu’il ne la quittait pas des yeux. « Je ne peux t’en dire plus ».
    La jeune femme hocha la tête puis reprit, après un silence…
    « Voilà, je voulais te demander … J’ai besoin d’aller voir la maison de mes parents, mais je ne sais même où elle est à part Munich et comment la retrouver … J’ai supposé que tu savais toi où elle était car tu y étais allé, étant donné que tu m’as fait parvenir ce coffret qui devait se trouver dans la maison à l’origine… Je voulais savoir si tu pouvais m’aider… »

    Elle avait parlé vite, sans lui laisser le temps de répliquer car elle savait que l’idée ne lui plairait pas tant que cela. Aussi, mieux valait fait vite … Le regard qu’il eut ensuite ne la trompa pas. Cette expression d’horreur se figeant sur son visage, sur ses traits déjà marqués par la détresse et la souffrance … Dans ces yeux s’alluma une lueur horrifiée et Eurora sentit ses doigts se resserrer sur la main qu’il tenait encore …

    « Tu ne peux pas. Je refuse que tu y ailles, c’est trop risqué… Imagine qu’ils surveillent encore la maison, qu’ils y aient des sentinelles… Imagine un instant qu’ils se doutent que tu comptes y retourner un jour ou l’autre ! Imagine qu’ils te tendent un piège … »
    « Je sais… Mais je sais aussi me défendre. Et je ne serai pas seule », répondit-elle tout en baissant toutefois les yeux pour éviter de croiser son regard qui lui faisant autant de mal que si un poignard s’enfonçait dans sa poitrine, peu à peu, très lentement, lui promettant une très longue douleur. « Sara sera avec moi ».
    Soudain, son frère la lâcha soudainement et recula de plusieurs pas comme si la seule idée qui lui traversait l’esprit à ce moment fut la plus horrible qui soit et que bien qu’il tentât de ne pas y penser, il ne pouvait s’en empêcher. Il éclata ensuite soudainement… Pour la première depuis longtemps, il s’écria avec un léger tremblement dans la voix …

    « Tu n’as pas le droit… J’ai décidé il y a plusieurs mois de cela de t’éviter tout cela, de faire tout ce qui était en mon possible pour t’éviter tout ça et toi, tu veux aller te jeter dans la gueule du loup maintenant ?!! … Tes parents étaient deux aussi, et plus expérimentée que vous deux réunis encore ! Et ils n’ont pas survécu …Tout juste ont-ils eu le temps de vous sauver, toutes les trois. Et tu crois pouvoir les battre, résoudre cela toute seule ?!!... »

    Il se laissa reculer puis tomber sur le lit derrière lui où il demeura immobile, le regard vide un long moment… Eurora sentit une pointe de culpabilité l’envahir de nouveau. Bien entendu qu’elle savait tout ce qu’il faisait pour elles… Mais c’était si dur de rester inactive. Il devait comprendre que c’était important pour elle. Elle s’approcha de quelques pas et se baissa à sa hauteur, posa les mains sur ses genoux, où les siennes reposaient. Elle leva un regard presque suppliant vers lui et lui dit en ces mots…

    « Alexandre, je sais tout ce que tu fais pour moi mais, c’est à moi également d’essayer de mettre un terme à tout ceci. C’est mon histoire. Je culpabilise déjà assez comme cela de t’avoir laissé t’occuper seul de tout ça, je ne veux pas que cela continue. Tu finiras par y laisser ta peau... ».
    « Toi aussi… Et je refuse que tu te risques ta vie, que tu te meures… rends toi compte que cela réduirait à néant tous les efforts de tes parents pour vous garder en vie …Je refuse, je ne t’aiderai pas sur ce plan ».
    « Et moi, je ne veux pas te perdre ! Je veux en finir une bonne fois pour toutes avec tout ça ! J’en ai marre que tu sacriffasses ta vie pour m… pour nous ».
    « Tu es plus importante que moi ».
    N’importe quoi. Tout simplement n’importe quoi. Voilà qu’il lui ressortait ce même discours.
    « Personne n’est plus important qu’un autre… C’est purement objectif. Tu es aussi important que moi … J’ai perdu presque toute ma famille, je ne souhaite pas te perdre non plus ! Je suis en train de reconstruire ma famille, et je veux que tu en fasses partie tu as compris ?! » . Eurora termina sur ces mots en plantant son regard sur le sien, laissant transparaître à la fois sa détermination et à la fois la faiblesse qu’elle ressentirait s’il la quittait définitivement.
    « Et je ne veux pas non plus te perdre… Par conséquent, je ne t’aiderai pas à aller te mettre en danger là-bas… » . Un froid sembla être jeté. Personne ne lâcherait c’était certain, c’était peine perdue. Son regard était tout aussi emprunt de souffrance de la perdre que de détermination dans ce qu’il venait d’affirmer.
    « Alexandre… S’il te plait, j’ai besoin de ton aide ».

    Autant sa voix que son regard devinrent implorant mais de toute évidence, l’interpellé ne bougea pas. Son visage semblait aussi figé que la glace, et son visage aussi froid que le marbre. Rien ne sembla traverser un instant ses yeux, aucun sentiments, il s’efforçait de se contrôler en réalité, de trouver la force suffisante … Se relevant sans lui lâcher les mains, elle s’assit à côté, sur le lit, se sentant soudain impuissante… Des larmes commençèrent à briller dans ses yeux alors qu’un silence persistait.

    « Je crois alors que je n’ai plus rien à faire ici… » , dit-elle entre deux sanglots… « Au revoir,… Ou adieu… », ajouta t-elle en essayant de contrôler le ton de sa voix, ne voulant pas montrer la tristesse dont elle était emprunt. Elle voulait se lever mais n’en avait pas la force... Peut-être parce que cela faisait trop longtemps qu’elle n’avait pas vu Alexandre et qu’elle rechignait à déjà le quitter … Une partie d’elle cependant le pensait. L’autre restait obstinément en colère contre lui …On ne pouvait pas faire plus buté, il battait les records !!!... Et dire qu’elle avait pensé deux jours auparavant qu’il serait la seule personne à pouvoir l’aider et finalement, elle s’était trompée. Lourdement trompée… Elle eut l’impression que le monde venait de s’écrouler autour d’elle, et peu importait à présent ce qui se passerait ensuite, elle ne se relèverait pas… Lasse, déçue, elle retira sa main de celle de son frère et se recula même pour s’écarter de lui. Mais elle demeura là encore où elle était, incapable de faire le moindre geste … Mais malgré le silence de ses pleurs, Alexandre fut attentif et sembla s’en rendre compte, conscient du mal qu’il faisait ou laissait derrière lui.

    « Tu pleures ? »
    « … Moi, non… et ça ne te regarde pas »
    « Bien sûr que si… » Il la força à le regarder et pour bien qu’elle n’échappe pas au regard qu’il lui envoya, il maintint son visage entre ses mains.
    « C’est pour ton bien ».
    « Pour mon bien ?!! » … Cette fois, elle ne put s’empêcher d’éclater, vibrant complètement face à la colère qui l’immergeait… « Si tu me connaissais réellement bien, tu saurais que pour mon bien, j’ai besoin de résoudre moi-même cette histoire, que j’ai besoin de voir là où mes parents ont habité, de voir où je suis née, de voir tué de mes mains ceux qui ont osé séparer ma famille… Si tu me connaissais réellement, tu saurais tout ceci ! Je ne peux vivre tant que je ne connaisse pas ceci ! Tu … Tu n’as pas de cœur, voilà ce que tu es ! »

    Et tant pis, si elle venait de le blesser sur le moment… Tant pis si elle le mettait en colère, tant pis s’il lui en voulait et s’il se tournait subitement et qu’elle ne le revoyait jamais. Tant pis, mais ça devait sortir ! Mais contrairement à ce à quoi elle s’attendait, Alexandre ne fit rien. Ce qui fut bien pire à son sens. Il resta là, à ne rien dire, immobile, sans réactions, comme un bloc de marbre… Ses yeux ne trahissaient rien. Son expression était telle cependant que si on venait de le gifler… Sans doute se sentait-il comme si elle venait de l’insulter et quelques secondes après que sa colère se fut déchargée, Eurora en ressentit du remords…

    « Je suis désolée, je… Je ne le pensais pas… »
    « … Bien sûr que si tu le pensais. Sinon tu ne l’aurais pas dit ».
    Sa voix était sèche, sans émotions. Dure… Froide. Eurora en perdit sa voix, devint blanche comme un linge. Ce fut plus dure que n’importe quelle autre souffrance physique … Le frissonnement qui la saisit et sa culpabilité en furent accentués. Cette fois, elle sentit sa gorge se nouer et les larmes affluer. Elle ne dit cependant rien du tout… Elle en avait assez dit. Et des mots qu’elle regrettait déjà.
    « Va t’en… va t’en je te prie… Avec le portoloin. Tu as dit la vérité. Je n’ai pas de cœur. Laisse-moi… De toutes les façons, je ne suis bon à rien, même pas capable de conserver auprès de moi ceux que j’aime. Je ne l’ai jamais su, mais je continuerai à me battre jusqu’au bout… Pour vous. Qu’importe ce qui adviendra et parce que je n’ai aucun autre but… »

    Il venait d’énoncer ces mots d’un ton morne d’où s’échappaient cependant mille maux, mille douleurs comme s’il avait vécu mille vies et toutes les tortures que lui imposaient toutes ces vies empilées… Ces mots lui avaient coûté de s’échapper, mais il les pensait vraiment. Il se leva, se détourna d’Eurora, échappant alors à son regard. Il ne voulait qu’une seule chose, être seul. La présence d’Eurora ici lui était trop, beaucoup trop douloureuse… Il n’aurait même pas du céder, il n’aurait pas dû la revoir ; cela ravivait des douleurs en lui qui ne pourraient jamais guérir… Au moins, lorsqu’elle n’était pas là, il y pensait toujours mais cela faisait moins mal … Et ces mots qu’elle venait de dire – qui l’avait heurté et blessé jusqu’au plus profond de lui -, il savait que c’était la vérité… Du moins préférait-il s’en convaincre. Du moins s’en était-il convaincu pendant de nombreuses années. Dans le seul but de survivre, de combattre ses propres démons. De combattre ses sentiments …

    Néanmoins, Eurora n’avait pas bougé d’un millimètre et sans bouger, elle continuait de pleurer silencieusement. Elle n’avait pas voulu le vexer, elle n’avait pas voulu … Elle l’avait perdu, et c’était de sa faute. Elle avait perdu son frère, celui qui pendant quinze années de son existence avait été celui qu’elle considérait comme son frère et qui l’était toujours … En retrouvant sa sœur, devait-elle absolument perdre son frère ? Ne pouvait-elle pas garder les deux… ? Elle ne demanderait rien d’autre. Plus jamais. Elle voulait simplement ceci et elle ne demanderait jamais rien d ‘autre …

    « Alexandre attend ! ». Elle s’était levée d’un bond et précipitée sur lui. Elle s’était ensuite jetée dans ses bras, les larmes envahissant à cet instant son visage en abondance. Sa voix étouffée du fait que son visage se trouvait enfoui contre son épaule, on pouvait cependant comprendre ce qu’elle disait … « Je t’en prie, j’ai besoin de toi… Je regrette ce que j’ai dit et ne le pensais pas » . Sous ses bras, elle le sentit comme trembler, envahi d’une faiblesse … « Il faut me croire… Mais je ne peux pas rester à ne rien faire… Je ne peux que te promettre que d’être très prudente… Je ne peux pas te promettre le reste, que je n’irai pas à la recherche de mes origines… » . Elle releva un visage humidifié par les larmes. Mais peu pouvait bien lui importer… Ces larmes ne reflétaient pas même le dizième de la souffrance qu’une rupture d’avec lui pouvait signifier. Elles étaient cependant sincères. Il le savait, et regrettait déjà le ton avec lequel il avait parlé. Néanmoins, c’était plus fort que lui… Son instinct le poussait à la protéger, à la surprotéger même,... Elle était ce qui lui restait, et ne voulait pas la perdre. Comment vivrait-il sinon ? Malgré ce qu’il était devenu, elle était la seule qui ne s’était pas détournée de lui … La seule susceptible de le comprendre. Il l’écarta un peu, essuya doucement ses joues sur lesquelles glissaient les signes d’une tristesse plus pure que n’importe laquelle qu’il eut put voir de sa vie chez quiconque d’autre.

    « Cesse donc, ne pleure pas. Je ne les mérite pas ».
    Il souriait légèrement et semblait faire preuve d’une forte volonté pour s’empêcher de céder, de se laisser envahir …
    « Pourquoi … ne les mériterais-tu pas ? ».
    « Je ne les mérite pas, c’est tout … L’ancien sans doute les méritait. Mais pas moi… Eurora, tu sais très bien ce que je suis devenu, je suis devenu un monstre … Un monstre qui en plus, cherche à surprotéger tous ceux auxquels il tient… »
    « Alexandre regarde-moi. Tu n’es pas un monstre » , et sur ces mots, elle le força à le regarder droit dans les yeux sans ciller un seul instant. « Tu es ce que tu es devenu. Mais tu n’es pas un monstre. Et encore moins au fond je le sais » . Et illustrant ses mots, elle posa une main à l’emplacement de son cœur. Elle ne tolèrerai jamais qu’il se dévalorise, que ce soit lui ou un autre de ses amis. Elle ajouta ensuite, venant appuyer ses propos…
    « … Alexandre sera toujours là, celui que j’ai toujours connu ».
    Plusieurs secondes durant, le jeune homme ferma les yeux, semblant prendre une profonde inspiration en lui-même et plonger au cœur de lui-même. Eurora se demandait contre quelle force il pouvait bien se battre en ce moment présent … Chose qu’elle n’allait pas tarder à comprendre… Elle faillit lui demander si ça allait bien, l’observant avec inquiétude…

    « Tout va bien Alex… ? » , commença t-elle à dire bien qu’elle ne voyait pas comment l’aider s’il ne lui disait rien …

    Ce qui s’ensuivit par la suite, Eurora douta pendant plusieurs heures que ça se fut passé. Son cœur bondissait dans sa poitrine alors qu’il y repensait, et en même temps, il se serrait d’une angoisse lancinante alors qu’un vertige continuait de la saisir. Ainsi qu’autre chose qu’elle avait longtemps dissimulé en elle-même, qu’elle n’avait jamais voulu admettre bien qu’elle le savait pertinemment … Elle n’avait jamais voulu y penser, elle n’avait jamais voulu croire qu’elle eut pu ressentir autre chose pour celui qu’elle avait si longtemps considéré comme son propre frère … Les barrières d’Alexandre cédèrent et son visage se rapprochant du sien, ses lèvres se posèrent sur les siennes alors qu’il refermait ses bras autour d’elle et qu’Eurora sentit quelque chose défaillir tout au fond d’elle …

    ***

    Aux environs de six heures ce matin-là, Eurora se réveilla… Ouvrant les yeux et regardant autour d’elle, elle reconnut le décor de sa propre chambre dans son bureau, à Poudlard. Instinctivement, ses yeux cherchèrent son frère … Alexandre. Son frère de cœur du moins, et après tout ce s’était déroulé la nuit derrière, ce dernier mot, cœur, était plus qu’important. Se redressant sur son lit, elle douta alors de sa réalité. L’avait-elle bien rencontré ? N’avait-elle pas tout simplement rêvé tout ceci ?!! Avait-elle vraiment pris un portoloin … et l’avoir rejoint ?... Ramenant la couverture contre elle, elle jeta des coups d’oeils partout… Il n’y avait rien ici. S’enveloppant dans la couverture, ses yeux s’immobilisèrent alors sur la table de chevet où était posés… Quelque chose qui n’y était pas avant. Sa main droite s’approcha et se saisit du petit flacon qui contenait une sorte de liquide argenté … Une lettre était posée devant et elle se saisit avant tout de celle-ci. Avec des doigts tremblants, elle l’ouvrit puis le cœur battant comme jamais il n’avait battu, elle la parcourut des yeux.

    « Voici dans ce flacon tout ce dont je me souviens du jour où j’ai été visiter la maison de tes parents. Je pense que cela te sera utile pour la retrouver. Si tu as besoin de moi, sers toi du miroir que je t’ai laissé … C’est un miroir à double sens. Je garderai l’autre toujours avec moi. Prends soin de toi… et fait attention à vous. Je t’aime fort. Alexandre ».
    … Alors, elle n’avait pas rêvé, elle l’avait vraiment vu cette nuit … Le portoloin lui avait vraiment été envoyé et l’avait fait rejoindre là-bas… où elle avait passé une bonne partie de la nuit. Pas la peine de culpabiliser, se dit-elle soudain. Il n’y avait pas le temps. Ce qui était fait était fait, et bien qu’elle ressentait un étrange nœud à l’estomac, elle ne ressentait pas de regrets … Ce qui accentua sa culpabilité mais elle fit semblant de ne pas y penser. Il fallait qu’elle s’occupe du flacon. Elle savait ce qu’il contenait … Il s’agissait de la même substance que lui avait confié Jensen, plusieurs semaines auparavant. Des souvenirs. Peu de temps après, elle était allée s’acheter une pensine, à l’Allée des Embrumes, sachant qu’elle en aurait de toute les façons besoin d’un jour ou l’autre et décidant d’en posséder une pour elle. Sans attendre, elle passa dans la salle de bain et alla s’habiller, délaissant au passage la couverture qui retomba au sol en une masse informe. Dix minutes plus tard, elle sortait de son appartement en hâte, se dirigeant vers la sortie afin de rentrer chez elle, de visionner les souvenirs d’Alexandre, de s’en imprégner jusqu’aux moindres détails qui puissent l’aider à retrouver la maison. Et ensuite, il serait sans doute temps d’aller retrouver sa sœur, devant les grilles de l’école.

    ***

    && &&

    ” Secret “ – Maroon 5 -

    Le soir, Eurora était à l’heure devant les grilles de Poudlard, attendant l’arrivée de Sara. Elle était enveloppée dans une longue cape grise fourrée et son visage était dissimulé sous le capuchon de ladite cape. Elle avait pris avec elle tous les précieux objets qu’elle possédait et qu’elle pensait avoir besoin durant le périple, et même une fois arrivée à destination … A contrario, elle ne s’était pas beaucoup encombrée de vêtements. Elle n’avait que ce qu’elle avait sur elle … En d’autres termes, elle n’avait pris que le stricte nécessaire et ce qui ferait qu’elle serait à l’aise pour se déplacer.

    La jeune Directrice était là depuis déjà une demie-heure, à attendre sous le soleil encore assez haut dans le ciel. Elle avait prévenu tout le monde à l’Ordre, elle avait laissé un mot posé bien évidence sur la table de la cuisine qui plus est, sans précisément dire où elle allait, - juste qu’elle partait en vacances à l’étranger - … Elle était passée à la Goutte de Lait, l’auberge dirigée par Nathalie. Elle lui avait exposé brièvement les raisons pour lesquelles elle serait indisponible durant ces prochains jours mais que s’il y avait une urgence, elle conservait son gallion à portée de mains. Et en ce moment présent, elle réfléchissait, elle songeait aux souvenirs que lui avait confié Alexandre … Elle essayait de pas penser à ce qui s’était passé entre eux : ce n’était pas le moment de voir son esprit détourné. Aussi se concentrait-elle simplement sur ces souvenirs. Elle faisait défiler chaque image qu’elle avait vue, chaque détail qui pouvait la lui faire se souvenir de l’emplacement où était la ruelle. Par chance, Alexandre avait lui-même jeté un coup d’œil sur le nom de la rue … Elle l’avait donc en tête et comme si elle craignait de l’oublier, elle ne cessait de se le répéter. « Karl-May Strass »… Alors qu’elle attendait sa sœur, c’est alors que ses pensées la tournèrent de nouveau vers Alexandre … Elle était perdue … Ce qui s’était passé la nuit dernière, - ce qu’ils s’étaient dit -, semblait avoir changé beaucoup de choses en elle ; elle ne savait plus trop comment le considérer … Comme un frère ? En tous cas, ce qui était certain, c’était que ses sentiments n’étaient pas quelque chose d’anodin et bien qu’ils ne puissent les vivre c’était certain, ils ne pouvaient pas faire semblant … Le mieux alors, si on ne voulait pas qu’ils finissent par les rattraper, était de demeurer loin de l’autre … Mais c’était si douloureux, ça le serait encore plus si elle ne le revoyait plus. Mais elle ne voulait pas gâcher son histoire, elle avait une vie et sa vie était Lohann et Akshay … En même temps, était-on toujours certains de ce qu’on voulait ?! Sur le moment oui. Eurora était tellement perdue … Elle ne savait plus que penser. Elle ne parvenait pas à se décider… Pouvait-on aimer avec autant de force deux personnes en même temps ?!
    Non, c’était impossible. Du moins, elle le pensait …
    Mais il serait bien temps d’y songer à un autre moment … D’ailleurs, elle voyait Sara arriver au loin. Elle approchait doucement mais sûrement. Déjà, Eurora sentait une angoisse monter en elle et son cœur se mettre à battre plus fort. Elle esquissa un sourire alors que sa sœur s’arrêtait près d’elle et elle répondit lorsqu’elle la salua. Les mots semblèrent difficilement se déverser lui sembla t-il…

    « Je sais où on doit aller, » dit-elle simplement ensuite, n’en disant pas plus sur la manière dont elle avait acquéri cette information mais Sara devait bien se douter – peut-être – qu’Alexandre y avait à voir là-dedans.

    Lorsqu’elle serra la main de Sara, prêtes à transplaner, Eurora sentit sa main trembler, incertaine quelques secondes si elle voulait bien continuer … Elle pouvait encore faire demi-tour, ce n’était pas trop tard ! Mais elle n’était pas quelqu’un à abandonner si vite. Sa décision était prise il y avait longtemps de cela. Elle voulait aller, elle voulait voir. C’était important. Un jour ou l’autre, n’était-ce pas ce qu’on devait faire, aller à la recherche de ses origines ? N’était-ce pas ce que Jensen avait fait de son côté ?! La seule pensée de son ami raffermit sa conviction, sa détermination. Elle aussi avait besoin de savoir d’où elle venait pour pouvoir parvenir à construire son futur. Elle aussi avait besoin de connaître la vérité. Toute la vérité. Elle sentait son cœur vibrer dans sa poitrine, encore plus fort d’habitude ou que la veille … Son esprit et son cœur pour une fois s’étaient alliés et ressentait cette même impression qu’ils n’étaient plus loin du but à présent …

    Tenant toujours la main de sa sœur dans la sienne, elle ferma les yeux et repenser au lieu où elle devait aller … Tel qu’elle souvenait, tel qu’elle l’avait vu dans le souvenir de son frère … Le nom de la ruelle se mit à flotter dans son esprit … A présent que l’idée du lieu était bien clair, elle banda toute sa volonté et sa détermination qui les pousseraient toutes deux vers leur destination … L’instant fatidique arrivait … Puis la décision. Eurora se sentit soudainement tirée par le nombril, cette impression au fond d’elle typique à celle du transplanage … Durant ce cours voyage, elle avait toujours conscience de la présence de sa sœur à ses côtés et ne la lâchait toujours pas … Elle devait rester unies.

    Puis, tout fut fini ensuite. Elles furent arrivées et ouvrirent les yeux … Une ruelle parmi tant d’autres, des maison alentours … Mais la seule qui attirait son attention fut la maison en question sur laquelle sa pensée s’était fixée plus tôt, avant le transplanage … Face à elle. La jeune femme retint son souffle, comme si une réminiscence de son passé la heurtait de plein fouet et qu’une étrange sensation se distilla en elle. Dix sept ans après, voilà qu’elle remettait les pieds, ici, là où elle était née … Pour le moment, il lui était bien incapable de bouger. A première vue, elle était certaine d’une chose. La maison n’était plus habitée depuis au moins quinze ans bien qu’habituellement, une maison inhabitée depuis de si nombreuses années serait en bien pire état. Ce qui la convainquit de la présence de la magie dans les environs… Sur la maison.

    Les lieux étaient encore emprunts de magie … Cela se sentait, flottait dans les airs… Magie noire ? Magie blanche ? Ou peut-être les deux … De toutes les manières, les deux étaient complémentaires …Et ce n’était que l’usage de l’un qui en faisait de la mauvaise ou de la bonne magie. Les deux à l’origine pouvaient être bonnes. Si Sara ne l’avait pas poussée en avant, Eurora serait restée encore là durant des heures sans parvenir à bouger d’un millimètre. Mais elles avancèrent jusqu’au petit portillon qui les fit entrer dans le jardin envahi par la végétation en tous genres … Du lierre poussait même sur la maison et recouvrait une bonne partie de la façade. Comme si un incendie avait ravagé la maison – ou voulu ravager -, les murs étaient noircis mais pourtant, ils tenaient debout, et c’est ce qui étonna Eurora au plus haut point … Sans doute que leurs ravisseurs – les anciens collègues mangemorts de leurs parents – avaient voulu effacer toutes les traces de leur existence mais que la maison n’en avait rien voulu, qu’elle ne s’était pas laissée faire. Sans aucun doute la magie imprégnant fortement les lieux, même après 17 ans …

    C’est alors que distinguant du coin de l’œil une minuscule stèle plantée dans la neige, Eurora s’immobilisa … Peut-être fut-ce le fait qu’elle était parfaitement la seule sur ce coin fit qu’elle s’en aperçut … En tout les cas, elle se sentit attirée par celle-ci et elle traversa le parterre d’herbe où l’herbe à présent battait follement jusqu’à ses avant jambes. Le souffle court, Eurora se laissa tomber à genoux et dégagea la végétation qui l’empêchait de voir clair ce qui y était écrit dessus … Caressant la pierre comme si elle était vivante et fragile et qu’elle craignait de l’abîmer, elle se figea soudain et eut un mouvement de tête vers Sara dans l’intention de l’interpeller … Mais aucun son ne sortit. Son souffle se glaça dans sa trachée et ses lèvres tremblèrent mais s’empêchant de céder aux larmes, elle serra ses lèvres entres elles alors que pourtant, ses yeux s’emplissaient de larmes …

    C’était ici. C’était vraiment ici qu’ils avaient vécu … Et cette pierre en témoignait … Seule monument encore existant témoignant qu’ils n’étaient pas qu’un souvenir. Eurora approcha sa main et caressant la pierre du bout des doigts, elle dessina de son toucher chacune des lettres gravées sur la stèle, écartant les herbes se trouvant sur le passage …

    « Darla et Jörgen Strassenbald

    Décédés le 16/03/1993

    La mort pour le poète est la victoire »


    Ses épaules tremblèrent, sa gorge se noua, l’émotion l’étreignait et il en fallut peu pour qu’elle les laisse librement couler sur son visage … Secouée de soubresauts, elle demeura là, immobile devant la stèle, à genoux, jusqu’à ce que sa sœur s’agenouille à ses côtés. Ce fut elle qui dû l’aider à se relever afin qu’elles reviennent sur le chemin principal du jardin qui menait à l’entrée de la maison. Eurora n’eut pas même conscience de la présence de son étreinte autour de ses épaules… Elle était dans un autre monde. C’était plus fort qu’elle, elle ne pouvait s’en empêcher … Il y avait trois ans de cela, elle ne savait pas même que les parents qui l’avaient élevée n’étaient pas ses vrais. Puis, ceux-ci avaient fini par mourir, assassinés, et elles les avaient pleurés comme s’ils avaient été ses vrais parents … ça l’était, en quelques sortes. Elle avait ensuite su que ses parents biologiques n’étaient plus en vie… Mais elle n’en avait jamais eu la preuve, et au fond d’elle, ils vivaient encore, comme si elle voulait se persuader qu’ils étaient là encore là, à côté d’elle … Aujourd’hui, elle avait la preuve irréfutable qu’ils ne reviendraient jamais, qu’ils étaient vraiment morts … C’était comme si elle le découvrait, comme si elle ne l’avait jamais su encore jusque là comme s’ils étaient morts une seconde fois … Le même choc l’oppressait … La même tristesse, les mêmes larmes … Ils avaient donné leur vie pour les sauver … A cet instant précis, Eurora aurait presque espéré que tout aurait été mieux s’ils n’avaient pas eu le temps de les sauver – au moins n’auraient-ils pas été séparés – mais ce serait égoïste pour Sara de penser ainsi …

    Sans l’aide de sa soeur qui la soutenait, Eurora n’aurait pas eu la force d’avancer et serait demeurée près de la stèle jusqu’à la nuit, pendant des jours même … Jusqu’à ce que la force lui revienne enfin, ou la volonté … Même si elle aurait eu l’impression de repartir avec une moitié de cœur seulement, laissant la seconde sur la stèle, à côté de ses parents. Elle était sans doute la plus affectée par cela bien qu’elle savait pertinemment qu’elles ressentaient la même douleur … A moins que Sara soit la plus forte face à telles tragédies ? Eurora avait vu presque tout son entourage mourir et pourtant, elle ne semblait pas encore préparée … La question étant « pouvait-on un jour être prêts ? ».

    Si la mort était une victoire pour le poète, alors elle ne devait pas avoir une âme de poète, puisqu’elle n’en saisissait pas du tout le sens victorieux … En cet instant du moins. Tout simplement.

    HJ : Sara, je te laisse le privilège de nous faire entrer … A toi l’honneur =D
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