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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Loin de l'Angleterre...
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Adenor Black
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Adenor Black, Mar 17 Nov 2015 - 23:45


La veille, a sa grande surprise, Alex avait recu une lettre. Cétait tellement rare qu'il en recvait qu'au début il crut que c'était une blague. Il s'empressa donc de l'ouvrir puis de lire son contenue. On l'invitait a une fête en Australie organisé par les Pierce. Alex resta quelque minute a relire car cela devait quelque années qu'il ne les avaient pas vu. Il fallait que depuis la disparition de ses parents il n'avait pas vraiment gardé contact avec eux. Alex avait attrapé sa valise puis avait préparé le nescesaire pour y aller.

Le pouffy avait ensuite contacter un ami qui pourait l'ammener a Sydney. Celui-ci arriva quelque heure plus tard puis l'emmena a Sydney. Alex le remercia et se dirigea vers l'auberge tout prêt où il y réserva une chambre puis déposa chose dans celle ci pour finalement s'habiller avec ses beau habits pour la fête. Il regarda sa montre et se rendit compte qui si il ne partait pas maintenant il arriverait en retard. C'est donc presque en courant qu'il descendit les marches. Il marcha juste a l'adresse inscrite sur la lettre. En voyant tout le monde qui s'y trouvait il sut qu'il ne s'était pas trompé de lieux. Alex y entra puis reconnu rapidement celle qui se trouvait tout prêt. Celle ci avait du le reconnaitre car a son entrée elle lui avait souris et dirigé vers lui. Alex lui sourit avant d'avancer vers elle.

"-C'est bien ici que se trouve la fête pour la réusite d'un futur ministre de la magie?"
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Altaïr Debrooks
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Altaïr Debrooks, Mer 17 Fév 2016 - 15:56


Sans réponse depuis plus d'un mois, on se permet de prendre la place. MP si problème.
Avec
Myosotis.

Dix-huit ans, ça en jetait. Même si officiellement l'âge de la majorité dans le monde magique était dix-sept ans, passer le cap symbolique de la dix-huitième année représentait une sorte de nouvelle étape franchie pour Altaïr. Désormais, même dans le monde moldu, il était majeur. La page de l'adolescence se tournait, et d'ici quelques mois il plongerait définitivement et sans rattache dans l'océan du monde adulte, et cette nouvelle l'aventure l'effrayait bien plus que n'importe quelle virée dans la Forêt Interdite. Poudlard représentait tout pour lui, c'est là-bas que se trouvait la famille qu'il s'était choisie, et pour rien au monde il n'avait envie de tout abandonner...pour l'inconnu.

Quoiqu'il en soit, Altaïr avait envie de partager cette journée avec Myosotis, l'une de ses plus belles rencontres dans le château, si ce n'est la meilleure. Cela faisait maintenant plusieurs mois qu'ils sortaient ensemble, mais malgré des hauts et des bas, ils finissaient toujours par se retrouver. Aujourd'hui, le Serdaigle n'avait plus honte d'affirmer qu'il était complètement amoureux d'elle, et il se fichait complètement si les gens estimaient qu'ils étaient beaucoup trop jeunes et que leur relation ne durerait pas : tout ce qu'il savait, c'est qu'il était heureux avec elle, et qu'elle lui offrait la bouffée d'air frais dont il avait quotidiennement besoin. Depuis l'agression dont avait été victime la Poufsouffle et les souvenirs qu'elle devait en permanence ressasser, leur relation semblait davantage solide, il savait qu'ils pouvaient se faire mutuellement confiance, ce qui n'était pas évident dans un monde aussi corrompu que celui dans lequel ils vivaient. Il s'en était longuement voulu de ne pas avoir pu la protéger contre ses agresseurs, ce qui était de l'auto-flagellation puisqu'il n'aurait pu prédire ce qu'il adviendrait aux jeunes filles en sortant boire un verre. Voir la détresse hanter chaque jour sa petite amie avait notamment poussé le préfet à accepter l'offre d'Alexander Scott pendant l'été, et ainsi d'intégrer l'Ordre du Phénix.

Le couple s'était donné rendez-vous dans un parc, en plein coeur de Pré-au-Lard. Il ignorait ce que Myosotis lui concoctait, mais dans la lettre qu'elle lui avait adressée la veille, elle lui avait conseillé de prendre un sac à dos ainsi que des vêtements légers, ce qui était assez curieux sachant que l'hiver battait son plein dans la capitale anglaise. Apparemment, il n'était jamais arrivé au bout de ses surprises. Légèrement en avance, Altaïr s'assit sur un banc et se mit à jouer avec lanières de son sac à dos, le regard dans le vide, à la recherche de la silhouette reconnaissable de la Poufsouffle. Il devait admettre qu'il était content de la tournure qu'avait pris leur relation. Finies les crises de couples et de jalousie, les soirées ratées ou encore la méfiance qui avait tendance à planer entre eux. Depuis quelques temps, le Serdaigle cherchait à passer de plus en plus de temps avec sa petite amie, peut-être pour profiter de sa dernière année avec elle ou alors pour rattraper les fois où il avait été absent. Ou alors c'était parce qu'il se sentait éperdument seul, mais ça il ne l'aurait révélé pour rien au monde. Même si Poudlard était le foyer de plusieurs centaines d'élèves de tout âge, Altaïr avait depuis quelques temps du mal à passer de bons moments avec ses amis. Le départ inattendu de Théodore, la disparition de son père, et le manque de nouvelles de la part de Dylan, sa meilleure amie, tout ça devait avoir sa part de responsabilité. Ça devait sûrement être cette solitude qui le rongeait de plus en plus, et il avait peur qu'elle finisse par l'engloutir. Alors il se raccrochait à quelque chose, Myosotis, dans l'espoir qu'elle lui offre la compagnie dont il avait tant besoin. Et son regard s'illumina à la minute où il vit la jeune fille arriver dans sa direction.
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Myosotis Aavery, Jeu 18 Fév 2016 - 16:55



Happy Birthday !
- pv Altaïr -


Perdue. J'étais perdue. Mon esprit vagabondait dans l'inconnu sans faire attention à ce qu'indiquait ma carte et ça depuis de très nombreux mois. J'avais fait beaucoup de progrès. Maintenant, j'arrivais à dormir quatre heures d'affilée, la nuit. Ça ne m'était pas arrivé depuis bien trop longtemps. D'horribles images venaient encore me réveiller en sursaut mais elles avaient déjà plus de mal à me faire pleurer. Mon médecin disait que c'était un très bon signe. Et moi je le croyais. Que pouvais-je faire de plus ? Cette année avait été de loin la plus mouvementée. J'étais passé de la béatitude la plus totale à un véritable film d'horreur. La réalité m'avait rattrapé. Trop vite. Certains me disaient que j'étais devenue une adulte. Je pleurais en secret. Je n'étais absolument pas prête à vivre le reste de ma vie en tant que "l'adulte" qu'ils me décrivaient. Pleurer, c'était pour les enfants alors je pleurais encore plus. Toi petite licorne qui hantait mes rêves étant petite, reviens me chercher. Ne m'abandonne pas comme elle l'a fait.

Il faisait beau aujourd'hui. J'entendais les oiseaux me chuchoter à l'oreille "La vie est belle". En guise de réponse, je leur criais à la figure. Qu'ils aillent voler de bonheur, ailleurs ! J'avais rendez-vous avec la seule personne que je voyais encore régulièrement. Lui ne m'avait pas abandonné. N'était pas disparu comme par magie lorsque ma vie avait basculé. Il m'avait pris les épaules et m'avait obligé à me relever. À ne pas sauter dans le gouffre que la vie m'avait ouverte. Il jouait le rôle de la PoufsouffleJoyeuse à ma place.


The joy of Myosotis Aavery is not available currently. Please to call back later.

Mon bel Apollon franchissait la barre des dix-huit ans, aujourd'hui. Lui qui m'avait tant soutenu, je me devais de le remercier en conséquence. Je n'avais pas le coeur à faire la fête, à profiter de "l'instant présent" mais je sais que lui en avait besoin. Alors mon imagination s'était enclenchée pendant quelques minutes, avant de retomber dans un sommeil profond. J'avais trouvé.

Des vacances en amoureux. Qui ne rêverait pas de ça ? (Moi ? Ok. Vous marquez un point.) J'avais enfilé en deux temps, trois mouvements un pantalon camouflage et la première veste qui m'était tombée sous la main. Depuis quand je faisais attention à mon apparence ? Un chapeau sur la tête et j'étais prête à jouer à la parfaite petite aventurière, prête à contrer les océans à coup de sac-à-dos ! Je me rendis sur le lieu de rendez-vous et ne fus pas surprise de constater que mon petit ami était déjà là. La ponctualité, jamais on ne le lui enlèverait. Un sourire se dessina sur son visage si enfantin. Je lui volai un rapide baiser avant de me jeter dans ses bras. J'avais encore un peu de mal avec ces choses là. J'espérais de tout coeur qu'Altaïr le comprendrait et qu'il m'aiderait à surmonter cette ... peur ? Pour un couple, ce genre de problèmes, ce n'était pas vraiment l'idéal. J'en étais bien consciente.

❝ Coucou toi ! Alors ? Tu es prêt à profiter de ta majorité ? ❞ lui lançais-je, essayant de paraître le plus détendue et normale possible.

Le mégot qui nous servirait de transport n'était qu'à quelques mètres. Bien caché derrière deux buissons.

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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Altaïr Debrooks, Sam 20 Fév 2016 - 10:48


Peu à peu le dernier chapitre de son adolescence prenait fin, et chaque jour de nouveaux souvenirs resurgissaient du passé, et lui faisaient à nouveau vivre les meilleurs moments passés à Poudlard. Les entraînements de Quidditch avec son équipe, les escapades dans la Forêt Interdite, les soirées dans la salle commune, dans les dortoirs, dans les couloirs. Il aimait parfois se souvenir d'une nuit qu'il avait passée avec sa nouvelle consoeur Phénix Jasmine l'année précédente, lorsque les deux Serdaigles avaient brisé en peu de temps une cinquantaine de règles du règlement. Mais bien sûr, parmi ses meilleurs souvenirs se trouvaient sa rencontre avec Théodore, Myosotis, ou encore ses retrouvailles avec Dylan. S'il y avait bien une chose que le temps ne pouvait effacer, c'étaient bien ces fragments de vie, immuables dans l'esprit du jeune homme. Du moins, il avait envie d'y croire, aussi devait-il penser à esquiver le fossé qui avait tendance à séparer les espérances de la réalité.

Lorsque Myosotis arriva à sa hauteur, Altaïr se leva et lui rendit le baiser chaste qu'elle avait glissé sur ses lèvres avant de répondre à son étreinte avec douceur et délicatesse. À la voir, lui souriant, il avait presque l'impression qu'elle était heureuse et qu'elle avait perdu son âme tourmentée, mais il savait qu'il ne s'agissait que d'un leurre. Il ne pouvait s'empêcher d'admirer sa bravoure de faire face ainsi à ses démons, ou du moins de faire mine d'agir de la sorte. Probablement qu'elle ne voulait pas qu'il la prenne pour quelqu'un de fragile, bien qu'elle avait déjà partagé avec lui ses faiblesses et qu'il avait été là pour l'aider à surmonter tout ça. Mais comment pouvait-il se permettre de lui donner des conseils ? Certes, elle lui affirmait que ça allait mieux, mais à en croire ses petits yeux et les cernes qui les accentuaient, elle devait toujours être confrontée aux cauchemars et insomnies, les mêmes, chaque soir. Que sont des mots face aux souvenirs ? Pas grand chose.

-Coucou toi ! Alors ? Tu es prêt à profiter de ta majorité ?
-Tu n'as pas idée, lui répondit-il en arborant un grand sourire.

Il essayait de se montrer convaincant dans ses paroles, sûrement pour se persuader lui-même que la nouvelle aventure qu'il s'apprêtait à vivre mettrait un terme à tous ses tourments d'adolescents. Il avait envie d'y croire, ce qui était paradoxal pour un jeune homme qui s'était engagé dans l'Ordre du Phénix. Mais maintenant il était trop tard pour faire machine arrière, et il savait que pour rien au monde il n'aurait décidé d'abandonner ses frères d'armes pour le moment : peut-être représenteraient-ils son unique famille à sa sortie de Poudlard, aussi ne pouvait-il pas négliger le lien qui les unissait les uns aux autres. En attendant, il n'avait pas envie d'exposer ses inquiétudes à Myosotis, elle avait déjà assez de soucis à se faire avec le traumatisme qui ne cessait de la poursuivre depuis des mois. Ils se mentaient mutuellement, pour se rassurer l'un et l'autre, mais pour une journée, Altaïr avait envie de mettre de côté tout ce qui les hantait.

-Tu comptes m'emmener où comme ça ? Parce que bon j'avoue qu'un bon bol d'air me ferait le plus grand bien !

Elle lui désigna alors deux buissons séparés par quelques centimètres, place suffisante pour un médiocre mégot de cigarette. Pour le romantisme, on reverra. En tout cas, le Serdaigle ne voyait pas en quoi la présence de ce déchet l'aiderait à percer le mystère que sa petite amie laissait planer. Il fit mine de réfléchir mais gardait un regard fixé sur Myosotis, en attente d'un indice supplémentaire.

-Mais encore ?

J'ai un peu emprunté ton LA, j'espère que ça ne posera pas de problèmes. ^^
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Myosotis Aavery, Dim 21 Fév 2016 - 11:43



Je me suis aussi permise d'emprunter ton LA. MP si besoin.

Un sourire cachait bien des choses. Et celui d'Altaïr me paraissait encore plus mystérieux que tous les autres. Il y avait quelque chose qui clochait, qui le tourmentait et... Je ne voulais pas le savoir. C'était égoïste et égocentrique. Ça ne me ressemblait absolument pas, moi Myosotis. Comment pouvais-je encore parler d'elle ? Elle avait disparu dans un lointain souvenir. Peut-être allait-elle revenir un jour, bouquet de fleur à la main en guise d'excuse : Hey ! Me revoilà, désolée du retard, la peur m'a un peu bouché la route.

Pfff, c'était pathétique. En attendant, un sosie avait pris sa place. Quelqu'un de plus terne, de plus triste, de plus sérieux. Mes bras enroulés autour de sa nuque et mon nez enfui dans son coup, je sentais son odeur si délicieuse. Elle me berçait et me chantonnait "Ne t'inquiète pas... Ne t'inquiète pas...", même si jamais je ne m'arrêterais de m'inquiéter, cette odeur me faisait un bien fou. Comme un doudou d'enfant , traîné partout où son môme va. Il desserra peu à peu son étreinte comme pour ne pas abuser de ce plaisir qui nous faisait, à tout deux, tellement de bien.

❝ Coucou toi ! Alors ? Tu es prêt à profiter de ta majorité ? ❞ lui lançais-je, essayant de paraître le plus détendue et normale possible.

Il me regarda avec cette même expression sur le visage.

❝ Tu n'as pas idée. Tu comptes m'emmener où comme ça ? Parce que bon j'avoue qu'un bon bol d'air me ferait le plus grand bien !❞

Je lui lançai un sourire faussement rassuré. Ses réactions m'étaient de moins en moins prévisibles. J'avais cette horrible impression de ne plus aussi bien le connaître. Et ci, ce que je lui préparais ne lui plairait pas ?
Je le tirai par le bout de sa manche derrière deux buissons. Un médiocre mégot de cigarette gisait le sol. Certes, je n'avais pas choisi le plus romantique des objets comme une rose ou une autre fleure dans ce genre, mais le risque de nous voler notre voyage était trop grand. Qui voudrais toucher ou ramasser un déchet pareil ? À par une Poufsouffle dépressive et un Serdaigle protecteur ? Parfois, il fallait prendre un peu sur soi pour découvrir le plus grand des trésors. Ouverture d'esprit…

❝Mais encore ? ❞ ajouta-t-il aussitôt.

Je levai les yeux au ciel, exaspérée par son manque de perspicacité. Je lui envoyai un regard plein de malice mais rien n'y faisait, il avait l'air aussi perdu que le caillou blanc du Petit Poucet. S'il savait ce qui l'attendait en touchant ce misérable mégot…

❝ Maniaque de l'hygiène que tu es, tu ne vas pas apprécier. Tu es prêts ? À trois. Un… Deux… TROIS ! ❞

Je fonçai sur le déchet sous les yeux répugnés du Serdaigle qui n'eut pas d'autres choix que de m'imiter.

Je mangeais bien tranquillement mon gland quand deux étranges jeunes gens firent leur apparition à deux pieds du loger. Ils discutaient alors que moi je m'interrogeais. Je n'eus pas même le temps de lancer mon petit cri aigu, qu'ils avaient déjà disparu, un vent si violent appela de la bouillasse qui vint faire tâche sur ma queue en panache.

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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Altaïr Debrooks, Mar 23 Fév 2016 - 10:46


Le mensonge prenait peu à peu l'emprise de leur couple, et même s'ils le faisaient uniquement pour se rassurer l'un et l'autre, Altaïr n'appréciait pas de devoir jouer un rôle avec Myosotis. La confiance s'accordait justement si chacun n'avait pas à soupçonner l'autre de lui dissimuler quelque chose et surtout s'ils se montraient mutuellement honnêtes entre eux. Mais parfois, certains événements dépassaient complètement cette simple notion d'authenticité, de créance et de foi. Le Serdaigle considérait qu'il était maintenant préférable de laisser le temps faire, tout sortilège étant inefficace face à un traumatisme d'une si grande ampleur que devait aujourd'hui surmonter la Poufsouffle. Tout ce qu'il pouvait faire était lui accorder un peu de sa présence, pendant qu'il mettait ses problèmes de côté jusqu'à ce qu'il puisse les affronter par lui-même. Après tout, on n'est jamais mieux servi que par soi-même.

-Maniaque de l'hygiène que tu es, tu ne vas pas apprécier. Tu es prêts ? À trois. Un… Deux… TROIS !

Sous les yeux ébahis de son petit ami, Myosotis se rua sur le déchet, sans lui fournir aucune explication. Grimaçant, Altaïr se contenta d'attraper l'extrémité du mégot tout en se faisant violence pour éluder les pensées peu ragoutantes qui lui venaient à l'esprit, notamment sur l'identité de celui qui avait bien pu s'en servir. Il aperçut une dernière le visage espiègle de sa petite amie lorsqu'un tourbillon les enveloppa, les noyant dans un néant et un tout à la fois, curieux mélange entre le temps et l'espace, comme si ces essences éternelles souhaitaient se jouer d'eux. Le Serdaigle avait déjà emprunté un Portoloin lorsqu'il était plus jeune, mais il en gardait un mauvais souvenir, aussi se força-t-il de fermer les yeux pour ne pas se laisser engourdir par ce monde en lambeaux. Au bout de quelques secondes, alors que ses doigts commençaient à lâcher prise sur l'infect objet, il constata que la Poufsouffle le fixait d'un oeil alerte, jusqu'au moment où elle se libéra du contact du déchet et fut engloutie par les ténèbres environnantes. Sans hésiter, Altaïr fit de même et il ne lui fallut que quelques instants pour heurter de plein fouet une surface dure et goudronneuse. À terre, les oreilles encore bourdonnantes, il chercha des yeux Myosotis qui se tenait devant lui, à l'entrée de la ruelle où ils se trouvaient, déjà relevée, à moins qu'elle avait mieux maîtriser l'atterrissage que lui. Il se releva, puis rejoint la silhouette de la préfète qui continuait de le regarder attentivement.

-Pas de commentaire, tu n'as rien vu ou alors tu vas tout de suite oublier cette vision, fit-il en référence à sa chute.

Souriant, il s'approcha du bout de la ruelle avant de déboucher sur une grande allée où le soleil berçait les passants et les échoppes. Il vit au loin un ruban d'océan bleu foncé qui bordait une côte semée principalement de multiples cafés, restaurants et boutiques pour les touristes. Les badauds se tordaient le cou pour admirer le paysage, passaient devant eux sans même un regard, bien trop absorbés par la richesse du décor alentour. Sur le côté, encerclant cette ville couchée sur le rivage, une longue suite de montagnes dessinait sur un ciel resplendissant une ligne étrange et charmante de sommets tantôt crochus, tantôt arrondis, tantôt pointus, avant de plonger dans la pleine mer. L'endroit leur offrait de véritables spectacles pour les yeux, et Altaïr était sûr qu'il n'en voyait pas la moitié, à en croire ces bâtiments d'aspect archéologiques et historiques qui s'effaçaient timidement derrière les fondations plus récentes et tout ce concept d'anthropisation.

-Ouah, tu n'as pas fais les choses à moitié, c'est magnifique ! On est où au juste ?

Il se détacha de ce paysage auréolé pour replonger son regard dans celui de Myosotis, un sourire aux lèvres. Elle avait visé juste, peut-être que tout ce dont ils avaient besoin c'était de s'échapper momentanément de toute la pression qu'ils expérimentaient à Londres et à Poudlard. Le soleil brûlant de début d'après-midi échauffa son coeur et son esprit, et pour la première fois depuis bien longtemps, il ne se souciait de rien, et sentait qu'il allait passer une bonne journée. Ouais, il se sentait vraiment bien.
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Myosotis Aavery, Sam 5 Mar 2016 - 18:44



Désolée du retard et j'espère que la ville que j'ai choisis te convient. Il fallait que je trouve une ville répondant à tes critères et c'était pas simple ! x)



Bizarrement, Altaïr ne posa aucune question et imita mon geste. Il était mignon. Je sais que qu'il n'était pas lui-même avec moi et franchement ce n'était pas pour me déplaire. Je lui en aurais sûrement voulu s'il avait fait comme si ne rien n'était. Mon égoïsme (ou plutôt celui de mon sosie) refaisait surface. Je savais que je n'étais pas la meilleure des petites copines ces temps-ci. C'était à peine si je lui avais souhaité un joyeux anniversaire. J'espérais qu'il ne m'en voulait pas trop. Aujourd'hui, je voulais me faire pardonner. À ma façon. Oublier, que pour quelques heures.

Je supportais assez bien les voyages en portoloin. Cette bourrasque de vent violent n'avait le don que de me décoiffer. Mes yeux étaient plongés dans ceux du Serdaigle qui lui avait du mal à survivre à ce moyen de transport peu commun. Lorsque je sentis que notre voyage spatio-temporel arrivait à sa fin, je le fis comprendre à Al' et lâchai -enfin- le déchet. Mon atterrissage fut moins violent que celui de mon compagnon. J'avalai un peu de terre et de poussière mais me remis vite sur pieds. Mon Serdy était toujours occupé à câliner Gaïa, j'allais finir par être jalouse. Il finit enfin par se relever sous mes yeux amusés.

❝Pas de commentaire, tu n'as rien vu ou alors tu vas tout de suite oublier cette vision.❞ me dit-il légèrement agacé.

Il me sourit et je lui rendis la pareil. J'avais vraiment de la chance... De ne pas être six pieds sous terre pour vivre cela, pour voir les yeux brillant d'Altaïr s'écarquillés devant le paysage que la Terre nous offrait. C'était le première fois qu'une telle affirmation faisait surface. Un long voile bleu turquoise s'étendait à perte de vue. Les collines et les montagnes s'élevaient vers le ciel comme pour protéger cette petite ville colorée. Des petites maisons rouges, roses et vertes bordaient la mer. Des touristes attablés sur les terrasses discutaient de tout et de rien et profitaient de la vue. Les cris des marchands et des restaurateurs donnaient au lieu un certain charme. "Sì, sì ! Bello ! Venite a gustare i nostri piatti deliziosi !" ou encore "E 'bello , il mio pesce !".

❝Ouah, tu n'as pas fais les choses à moitié, c'est magnifique ! On est où au juste ?❞

S'il savait. Ça faisait un bien fou de revenir au pays. J'étais allée passer une petite semaine à Venise avec ma cousine quelques mois avant mon "petit incident" mais cela semblait si lointain. Ce soleil chaud et réconfortant, ces couleurs vives et cette odeur de liberté, ça m'avait tellement manqué. Je ne sais pour quelle raison, je me sentais bien, en sécurité. Je n'avais plus ressenti ça depuis bien trop longtemps.

❝Benvenuti in Liguria !❞ lui répondis-je d'un voix chaleureuse. ❝Petit cours de dernière minute : la Liguria est un région du nord de l'Italie, sa capitale régionale est Gênes, elle compte un peu plus de 1 500  000 habitant et c'est ici qu'on va passer nos vacances.❞

Sans crier gare, je l'embrassai.


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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Altaïr Debrooks, Ven 11 Mar 2016 - 19:02


Tout n'était que pureté et authenticité. Le jeune homme ignorait s'il devait mettre cela sur le compte de la joie d'être avec Myosotis ou sur le soulagement de s'extirper du décor si familier et monocorde de Poudlard, mais il se sentait dans son élément dans cette ville touristique. De nombreuses effluves parvenaient gaiement à ses narines et ravivaient en lui le souvenir de son été passé en Andalousie, et pendant un instant il se demanda si sa petite amie ne l'avait pas ramené au pays, jusqu'à ce qu'il lise quelques pancartes qui couronnaient les terrasses des restaurants et des cafés : indéniablement, ce n'était pas de l'espagnol, il était bien trop familier avec cette langue pour la reconnaître lorsqu'il en lisait. De...l'italien ? Fronçant les sourcils, il se tourna vers la Poufsouffle, et fut ravi de découvrir toutes les étoiles qui semblaient brûler sans s'épuiser dans ses pupilles. Il avait vu juste.

-Benvenuti in Liguria ! Petit cours de dernière minute : la Liguria est un région du nord de l'Italie, sa capitale régionale est Gênes, elle compte un peu plus de 1 500  000 habitant et c'est ici qu'on va passer nos vacances.

Bien évidemment, Altaïr avait déjà entendu parler de Gênes, mais heureusement que Myosotis avait été là pour lui rappeler quelques notions de géographie, domaine dans lequel il était loin de briller. Pourquoi devoir se fatiguer avec les cartes du monde lorsqu'on pouvait transplaner de pays en pays en quelques fractions de secondes ? Quoiqu'il en soit, il accueillit avec satisfaction et surprise le baiser de Myosotis, et fit en sorte de le faire durer plus longtemps que le précédent, dans l'espoir de lui transmettre un peu plus de confiance dont elle manquait cruellement. Il la savait encore timide, hésitante parfois, mais après tout le temps qu'ils avaient passé ensemble, il estimait qu'elle pouvait désormais lui faire confiance, ne serait-ce qu'un petit peu. Et elle en avait besoin, de ces marques d'affection. Goûtant au plaisir chaste et attrayant de ses lèvres, il finit par lâcher prise, un sourire figé sur le visage, le regard plongé dans celui de sa petite amie.

-J'te préviens, je ne parle pas un fichu mot d'italien, je ne te serai pas d'une grande aide, fit-il, rieur. On commence par où ? J'sais pas toi mais je commencerai bien par manger une bonne glace, le voyage m'a complètement retourné.

Sans attendre sa réponse, il s'empara de la main de la jeune fille, et l'emmena en face de l'eau bleutée. Prenant un bol d'air frais, il se mit à penser à son père. Pourquoi ? Il l'ignorait, mais le fait que cet homme s'immisce de plus en plus dans ses pensées le bouffait. Il avait refusé de se rendre au rendez-vous qu'il lui avait proposé, dans une simple lettre qu'il lui avait envoyée quelques semaines auparavant, préférant tirer un trait sur ce père qui s'était montré absent pendant plusieurs mois sans prévenir, à une période où il avait cruellement besoin d'une oreille paternelle. Le regrettait-il ? Probablement. Où se trouvait-il désormais ? Il était possible qu'à cet instant précis, il contemplait lui aussi ces si belles étendues infinies et inaccessibles, ou peut-être qu'il se trouvait à l'autre bout du globe, sans famille. Il voulait le détester, mais malgré toutes les tensions qui les avaient tenus en froid pendant toutes ces années, il restait à ses yeux son père. Soupirant, perdant son sourire, il se détourna de ce spectacle si beau mais qui pourtant animait en lui des pensées si distantes du sujet initial. Il ne voulait pas y penser, du moins, pas maintenant. Pas en présence de Myosotis.

-Tu viens, je crois que c'est par là, dit-il en désignant une allée menant à une succession d'échoppes toutes aussi colorées les unes que les autres. Alors dis-moi, ça fait depuis combien de temps que tu me prépares cette surprise ?

Règle numéro un, ne jamais se laisser submerger par ses sentiments. S'il y avait une personne qui avait le droit d'être mal ici, c'était Myosotis. Pas lui. Il n'avait pas de quoi se plaindre, pas vrai ?
J'te laisse mon LA pour la suite, si tu veux faire des ellipses ou quoi que ce soit, histoire que ça avance plus vite Wink
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Myosotis Aavery, Dim 13 Mar 2016 - 11:33



❝Benvenuti in Liguria !❞ lui répondis-je d'un voix chaleureuse. ❝Petit cours de dernière minute : la Liguria est un région du nord de l'Italie, sa capitale régionale est Gênes, elle compte un peu plus de 1 500  000 habitant et c'est ici qu'on va passer nos vacances.❞

Ses lèvres étaient douces et sucrées. Le paysage coloré que nous offrait la Terre venait rendre ce moment encore plus magique. Une scène digne d'un grand film de Garry Marshall. Je plaignais les autres filles qui n'avaient pas eu la chance d'y goûter. Je me sentais privilégiée. J'étais fière et soulagée. J'avais tenu tête à cette peur qui me massacrait l'esprit et qui m'empêchait de vivre normalement. Je l'avais contré et battu. Cependant, je sentais qu'elle était toujours là, au fond de moi à me répéter sans cesse : Tu t'en mordra les doigts, ne t'en fais pas. Cet doux instant n'avait pas l'air de déplaire à Altaïr non plus jusqu'à ce qu'il mit fin à notre baiser. Un grand sourire béa se dessinait sur son visage fraichement rasé pour l'occasion.

❝J'te préviens, je ne parle pas un fichu mot d'italien, je ne te serai pas d'une grande aide.❞ me dit-il en riant. Bizarrement, je ne fus absolument pas surprise.  ❝ On commence par où ? J'sais pas toi mais je commencerai bien par manger une bonne glace, le voyage m'a complètement retourné. ❞

Nos doigts s'entrelacèrent. Il m'attira vers la côte, face à la mer. L'étendue bleutée dormait, tranquille, sans respirer. Pas une ride venait déformer le beau visage de cet océan. C'était pure. Seulement, quelque chose préoccupait le beau Serdaigle. Le turquoise ne devait pas être sa couleur préférée pour faire une tête aussi dépitée. Peut-être avait-il une dent contre Poséidon ? Ou alors, était-ce autre chose ? En un souffle, il se détourna de l'infinie comme blessé. Lui et la mer avait eu une discussion pas très agréable, apparemment.

❝Tu viens, je crois que c'est par là.❞ me dit-il en désignant une allée menant à une succession d'échoppes toutes aussi colorées les unes que les autres. ❝Alors dis-moi, ça fait depuis combien de temps que tu me prépares cette surprise ?❞

Glace. Il voulait manger une glace. Je le suivis, sourire taquin sur le visage. Lui qui ne parlait pas un mot d'italien et qui n'avait même pas reconnu le pays dans lequel nous avions atterri allait me montrer le chemin ? Pour moi, c'était clair, il tentait de se défiler, mais de qui et de quoi ? Cependant, par peur de le vexer, je n'intervins pas.

❝Mmm... Ça doit faire un petit mois. Le temps que je trouve l'hôtel et tout ce qui va avec.❞ lui répondis-je en souriante.

Nous tombâmes enfin sur un vieux marchand de glace ambulant arpentant les rues à la recherche de gourmands. Comme quoi, Altaïr avait tout de même un bon sens de l'orientation. Parmi les multiples saveurs que le marchand présentait, je choisis l'originalité avec une boule à la fraise. Nous payâmes.

❝Bien ! C'est toi l'invité et le maître du jour, que voudrais-tu faire ? Un plongeon dans la mer ? Boire un verre en terrasse ? Se diriger vers l'hôtel ?❞ lui demandai-je d'un voix chaleureuse. ❝À toi de décider.❞

Et je mangeai ma glace.

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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Altaïr Debrooks, Sam 19 Mar 2016 - 10:25


LA de Myosotis pour l'ellipse accordé.


L'ambiance qui se dégageait des typiques ruelles sinueuses plut aussitôt à Altaïr qui se mit à se laisser guider par ses instincts et ses sens qui étaient bien trop sollicités face à une telle effusion de sensations. Ses yeux passaient d'une façade à une autre, d'un visage à un autre, tandis qu'il savourait toujours le contact doux de la peau de Myosotis contre la sienne et d'une brise précieuse dans ses cheveux. Ses oreilles percevaient partiellement les discours en italien qui fusaient de toute part, et c'est en appréciant la musicalité de cette langue que des bribes de mots voisins à l'espagnol lui parvinrent. Néanmoins, c'était bien son odorat qui était le plus invité à l'épanouissement, grâce aux nombreuses effluves toutes aussi spécifiques les unes que les autres et qui animaient de plus en plus ses papilles, toujours éprises par le souvenir arriéré du goût des lèvres de la Poufsouffle.

-Mmm... Ça doit faire un petit mois. Le temps que je trouve l'hôtel et tout ce qui va avec.

Le Serdaigle se rendit compte qu'il avait intérêt à se montrer tout aussi original lorsque l'anniversaire de sa petite amie serait venu, afin de se montrer à la hauteur des attentes qu'elle devait probablement se forger après l'organisation d'une telle surprise. Un voyage, elle n'avait quand même pas fait les choses à moitié, et il devait bien admettre que réussir une telle prouesse dans le secret était davantage respectable. Acquiesçant, il suivit Myosotis jusqu'à l'échoppe d'un glacier qui exhibait les nombreuses saveurs qu'il proposait à sa clientèle. L'eau à la bouche, le jeune homme choisit tout de même de se montrer raisonnable en ne choisissant que deux boules, une au chocolat et l'autre à la mangue : si ça n'avait tenu qu'à lui, il aurait goûté à tous les goûts proposés. Savourant avec exaltation sa crème glacée -la légendaire supériorité des italiens concernant les glaces était à ses yeux confirmée-, il marchait aux côtés de Myosotis, en quête d'un endroit un peu moins encombré.

-Bien ! C'est toi l'invité et le maître du jour, que voudrais-tu faire ? Un plongeon dans la mer ? Boire un verre en terrasse ? Se diriger vers l'hôtel ? À toi de décider.

Dubitatif face à tant d'opportunités, il se mit à réfléchir en dégustant, puis se laissa convaincre par les rayons incandescents du soleil et par le murmure lointain des vagues qui s'écrasaient sur le rivage. Autant en profiter, ça changeait un peu de la Tamise ou, au mieux, de la Manche.

-Peut-être pas un plongeon, mais on pourrait faire un tour du côté de la plage, non ?

***


C'était bien beau de vouloir se laisser influencer par l'appel de l'eau bleutée, mais s'exposer au bourrasque du vent au bord du littoral, et en fin de mois de février qui plus-est, n'était pas l'idée la plus brillante qu'Altaïr ait jamais eue. Pourtant, les deux adolescents ne s'étaient pas découragés et avaient bravé le force du vent qui les contraient, avant d'apprécier la caresse des vaguelettes qui léchaient leurs pieds nus. La plage était presque vide à cette période de l'année, à l'exception de quelques touristes qui, comme eux, semblaient songer qu'un séjour en Italie ne pouvait se faire sans un passage au bord de la mer. Altaïr et Myosotis marchaient, côte à côte, riant et discutant tous les deux. Et ils continuaient à se mentir. Chassaient le désespoir grâce à leur complicité. Et avançaient. C'était probablement la meilleure des solutions, mais le Serdaigle savait qu'il ne faisait que retarder l'échéance. Discuter de sujets plus sérieux deviendrait rapidement inévitable. Mais pour le moment, ils préféraient agir pour ce qu'ils étaient vraiment, d'innocents adolescents profitant des joies de la jouvence et de l'absence de responsabilités. Jusqu'à quand ?

Éludant les sombres pensées qui venaient obscurcir son moral, le Serdaigle résista à l'envie d'arroser la Poufsouffle, comme une rétrospective du temps où ils se tournaient autour, où ils n'étaient rien de plus que de simples bons amis. Honnêtement, si on lui avait dit plusieurs années auparavant qu'il parviendrait à séduire Myosotis, il n'y aurait jamais cru. Comme quoi, il ne fallait jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.

-Franchement, c'était une super idée Myo, fit-il en rompant ainsi le silence qui accompagnait leurs pas depuis quelques secondes. Ça fait du bien de foutre le camp de Poudlard, un peu. On devrait faire ça plus souvent.

De nombreuses raisons justifiaient ses paroles, mais il savait que d'ici quelques mois il regretterait amèrement les couloirs froids mais paradoxalement si chaleureux de l'académie. Après tout, il n'avait jamais connu autre chose que ce foyer et la maison familiale, qui sait ce qui l'attendait à sa sortie de Poudlard. Mais pour le moment, il devait admettre au plus profond de lui, qu'il était las de la monotonie de son école.
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Myosotis Aavery, Mar 12 Avr 2016 - 18:58



❝Bien ! C'est toi l'invité et le maître du jour, que voudrais-tu faire ? Un plongeon dans la mer ? Boire un verre en terrasse ? Se diriger vers l'hôtel ?❞ lui demandai-je d'un voix chaleureuse. ❝À toi de décider.❞

Altaïr sembla réfléchir longuement aux choix qui s'offraient à lui. Il y avait tellement de choses à faire dans ce pays qui m'était tellement familier. Il finit par mettre un terme au dilemme qui semblait le préoccuper depuis quelques secondes :

❝Peut-être pas un plongeon, mais on pourrait faire un tour du côté de la plage, non ?❞ répondit-il avec entrain.

Nous nous dirigeâmes donc vers le littoral, dégustant le plus possible cette brise italienne si agréable qui nous caressait le visage. Bizarrement, ce vent doux, je le reconnaissais bien. Il avait la même odeur. L'odeur des vacances, de la liberté et de la joie de vivre. Ça me donnait une horrible envie de mettre à terre tout mon déjeuner. Plus nous nous approchions des vagues plus la brise se transformait en bourrasque. Je ne voulue pas risquer de m'aventurer dans l'eau sûrement très froide vue les conditions météorologique. Cependant, je ne baissai pas les bras et, accompagnée du Serdaigle, je trempai fébrilement un pied dans l'eau. Je sentais une gêne. En même temps, l'image de notre premier "vrai rencard" -si on peut appeler cela ainsi- revenait facilement en tête.

Nous continuâmes notre virée sur la plage déserte exceptée quelques touristes courageux de sable dorée accompagnés du chant des oiseaux volant au dessus de nos têtes. Collés l'un à l'autre, nous discutions comme avant. Pendant un instant, on aurait pu croire que nous n'étions que de simples jeunes amoureux se promenant en bord de mer. Naïveté...

❝Franchement, c'était une super idée Myo !❞ fit-il en rompant ainsi le silence qui accompagnait leurs pas depuis quelques secondes. ❝ Ça fait du bien de foutre le camp de Poudlard, un peu. On devrait faire ça plus souvent. ❞

J'étais dans une impasse. Être à Poudlard me rendait malade. Ce n'était pas le fait que je me lassais de ses cours et de ses élèves mais plutôt le fait que je ne voyais plus du tout l'école comme avant. Ce n'était plus mon moyen de m'évader. Ce château devenait un lieu qui ne faisait que resurgir des souvenirs douloureux que j'espérais un jour oublier même si cela semblait impossible. Aussi, partir avec Altaïr n'était vraiment pas pour me déplaire, mais j'avais besoin de temps. Peut-être que ce besoin allait diminuer peu à peu pour finir par disparaître durant ces vacances ? Je l'espérais de tout coeur.

❝Heu... Oui.❞ lui dis-je timidement. ❝On a encore du temps devant nous, as-tu une envie particulière ? Après tout, c'est toi le roi cette semaine.❞ ajoutai-je rapidement le plus joyeusement possible.
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Message par : Antiochus Omega, Lun 6 Juin 2016 - 14:26


RP unique

Au petit matin, alors que le Soleil commençait à peine à étendre ses rayons aux rameaux de la forêt, Antiochus émergea du sommeil. Il se releva au fond de la grotte au sein de laquelle il s'était réfugié, quelque part perdu dans les montagnes suisses. Encore plongé dans une obscurité complète, il put tout de même percevoir par delà l'antre de sa demeure provisoire l'éclat somme toute faible encore du petit jour. Le feu qu'il avait allumé la nuit tombant avait su garder son repos au chaud et une odeur de souffre montait en fumée au-dessus du gros tas de braises en fin de vie. Le sorcier avait su récupérer de la fatigue de ces derniers jours, à errer d'abris de fortune en abris de fortune. Depuis qu'il s'était évadé de la prison d'Azkaban, il était en cavale. L'Angleterre n'étant plus un endroit sûr, Antiochus avait pris la décision de s'exiler et de laisser derrière ses déplacements le moins d'indices possible. Ainsi chaque fois qu'il quittait un lieu où il avait provisoirement résidé, il faisait usage de quelques sortilèges astucieux afin que son séjour ne soit pas identifiable de nulle manière que se fut. Il regrettait le passé, la stabilité de sa vie d'enseignant et depuis qu'il avait quitté la prison, son inconscient en son for intérieur lui faisait désirer les terres exotiques. Il avait entendu parlé, lors des voyages qu'il avait entrepris avant d'entrer en fonction à Poudlard dans le but d'étendre ses connaissances en matière de potions, d'une baleine mystique qui séjournerait dans les eaux de l'Inde orientale. Cette baleine, avait-il eu ouï-dire, aurait été enchantée par le plus grand mage pirate de l'ère d'Alexandre, Sarsarasse et ce dernier aurait placé en son sein une infiniment vaste grotte qui abriterait un trésor au-delà de toute estimation. Le fugitif avait pris la décision de se lancer dans cette aventure et pour cela, il aurait besoin d'un équipement adapté au vu de toutes les embuches qui allaient se placer sur son chemin. Cette quête lui permettrait de se retrouver, de se refaire un patrimoine et peut-être de découvrir des choses qui en lui jusqu'à présent sommeillaient. Ce matin de Juin, ainsi, le jeune homme se leva et une fois la grotte nettoyée, il partit avec pour simple appareil une toge en lin ainsi qu'une sacoche en cuir. Il alla se laver le corps au sein d'une cascade d'eau des montagnes. Elle était gelée mais elle réveilla l'homme et lui tonifia les muscles. Sa barbe noire était épaisse et lui tombait jusqu'en haut du torse. Il se sécha d'un coup de baguette magique et se revêtit à nouveau. Une fois propre, Antiochus s'assit sur un rocher qui trônait au centre du lit de la chute et il se mit à réfléchir. Il voulut aujourd'hui se mettre en quête d'ingrédients afin de préparer des potions qu'il avait faites publier dans un recueil de potions à son nom. La potion d'agilité accrue lui serait particulièrement utile et pour cela il lui faudrait se rendre en divers endroits du globe afin de mettre la main sur les ingrédients dont il avait besoin. Le premier ingrédient qu'il lui vint en tête fut la tige de bambou Phyllostachys viridiglaucescens. Cette plante issue à l'origine de l'Asie avait des vertus particulièrement assouplissantes pour les potions se rapportant à la condition physique. Elle permettait, lorsque conditionnée adéquatement, d'apporter aux articulations une flexibilité accrue. Antiochus en avait vu à foison, une fois alors qu'il s'était rendu à un vaste parc situé dans la commune de Arashiyama, au Japon. Les japonais, en effet, avaient depuis des millénaires, étaient entourés de bambous lesquels faisaient partie usuelle de la flore nipponne. C'était donc en cet endroit que le sorcier se rendrait afin de se fournir en tiges de bambous. Il ferma les yeux, perché sur son rocher, et se mit à visualiser le lieu vers lequel il souhaitait se rendre. Il se fit apparaître en vision au milieu d'un long chemin étroit, entouré d'une multitude de bambous dont les tiges remontaient jusqu'au ciel. Il visualisa ses pieds posé sur la terre du chemin, il s'efforça de sentir le vent caresser ses joues et imaginer l'odeur fraiche de la verdure environnante. Il prit alors la décision ultime de s'y rendre. Assis auparavant sur la pierre, il disparut soudainement dans un bruit sonore.

Antiochus venait de réapparaître au milieu du chemin qu'il avait visualisé, son transplanage avait été effectué avec succès. Le sorcier balade son regard dans les environs. Le lieu était d'une beauté splendide. Les bambous étaient alignés de près les uns à côté des autres. La verticalité de cette nature donnait une aura mystique et apaisante au lieu. Antiochus ferma les yeux quelques instants et releva le menton vers le haut. Son nez se mit à humer abondamment les airs, l'atmosphère était humide et l'ambiance tempérée. Il goûta aveugle, par une simple contemplation abstraite, à toute la tranquillité du décor qui l'entourait. Le Japon, songea-t-il, était vraiment un endroit idéal du globe sur lequel une âme en recherche de lumière pouvait venir se ressourcer. L'homme se mit alors marcher, le long du chemin, baladant son regard aux alentours, contemplant autant de tiges qu'il pouvait, tant elles étaient belles et tant elles montaient haut. Il n'aurait pas besoin de couper la plante en entier, un morceau de un mètre suffirait amplement. Il plongea alors son bras au fond de sa sacoche et il en extirpa un vieux balais poussiéreux.
Après l’avoir secoué pour le purger de sa poussière, il l’enfourcha et d’un claquement de semelle, s’envola dans les airs. Il monta lentement à la verticale afin d’atteindre le sommet de la vaste étendue de bambou. Arrivé à la cime, il put voir toute la beauté d’un ciel azur traversé par la lumière abondante d’un soleil au zénith De petits oiseaux virevoltaient entre les branches des rameaux, sur une mer de verdure. Il faisait beau et le paysage rivalisait davantage de splendeur. Antiochus, en équilibre sur son balais, fouilla à nouveau dans sa sacoche de cuir et en extrait une courte et fine lame qu’il utilisa pour couper l’équivalent d’un mètre de branchages. Il plaça le tout dans une poche particulière de son bagage. Le premier ingrédient sur sa liste était en sa possession. Le second, songea-t-il, se trouvait certainement dans la région agricole de Arashiyama et il s’agissait d’une touffe de poils de cheval. Cela, le savait-il, se trouverait sans peine. Il transplana alors à l’entrée d’un village situé dans la région où il se souvint quelques années en arrière qu’il y avait un marché ou de nombreux chevaux étaient alors présents. Il apparut derrière un arbre en bordure de chemin et son apparition demeura inaperçue. Il regagna le chemin qui menait, à une dizaine de mètres, à l’entrée du village dont la court accueillait les étales des commerçants locaux. Poissons, épices, volaille, légumes étaient éparpillés un peu partout dans des paniers en roseaux. Mais ce qui intéressa soudainement Antiochus se fut les chevaux présents. Il entra dans le village et passa inaperçu parmi les résidents du coin, son visage avait en effet tellement pris le soleil, ses vêtements étaient tellement modestes et sa barbe si large, que l’on ne pouvait remarquer chez lui quelconque signe d’exotisme. Il aperçut plusieurs chevaux à divers endroits de la cour. Une jeune jument, au pelage pleinement blanc, attira l’attention du sorcier. Les juments blanches, en effet, conférait plus d’énergie à la potion d’Agilité accrue. Antiochus, personnellement, pensait que cela était du au cycles de grossesses du sexe féminin, qui attribuait plus de charge aux effets de la potion qu’il cherchait à faire. Il s’approcha d’elle, d’un pas calme et assuré. Il posa sa main sur sa crinière et lui caressa la joue :

- Gentille fille, tu es bien belle. Shhh … Shhhh … Gentille.

L’animal demeura pleinement calme et remua la queue aux caresses de Antiochus. Délicatement, ce dernier trancha de sa lame une bonne poignée de poils blanc qu’il plaça dans une des poches de sa sacoche avant de quitter les lieux par la marche. La suite de son parcours le mena aux rives d’une longue rivière qui serpentait entre les collines de la région. Il souhaitait en extraire une jolie truite parmi les nombreuses qui peuplaient les torrents du Japon. Il prit sa baguette en main, la pointa au sommet de l’onde circulant et, par sortilège d’attraction, vit un poisson jaillir hors de l’eau pour atterrir au creux de sa main. Il tua noblement la truite afin de lui épargner un dernier instant de souffrances et il lui extirpa un œil qui était également l’un des ingrédients de la potion. Il ne lui restait maintenant plus qu’à rassembler une paire d’ailes de fée, de la poudre de champignons bondissants, ainsi qu’un demi litre de salive de centaure. Pour cela, afin de s’éviter une recherche longue et fatigante, il préféra se rendre à un marché en périphérie de Kyoto, lequel était impénétrable par les populations Moldu. Il fallut pour cela que Antiochus transplane au beau milieu d’une petite rue d’une grande village, peu fréquenté, et sur laquelle était situé un large puits qui menait à une source d’eau aujourd’hui éteinte. Le sorcier grimpa dessus et se jeta dans le vide. Son corps, arrivant vers le fond, fut happé par un courant invisible qui le plongea dans l’obscurité. Il eut l’impression de glisser le long d’un toboggan. Soudain, le courant s’inversa brusquement et expulsa le sorcier hors du puit. Lorsqu’il atteint le sol, le décor n’était plus le même. Le puit avait des briques rouges cette-fois ci et se trouvait au milieu d’une large place sur laquelle circulaient à foisons des paysans, des enfants, des commerçants. La plupart d’entre eux étaient munis de courtes baguettes en bambou qui était la matériel le plus couramment utilisé afin de procéder à la fabrication de baguettes magiques au Japon. Il y avait de nombreux petits stands en bois sur lesquels étaient exposés divers objets et animaux, comme des alouettes monticoles en cage, ou encore des grenouilles multicolores. Ce que Antiochus cherchait lui, c’était principalement des ailes de fées. Il en chercha sur cette place à haute fréquentation et il passa un certain instant à arpenter les étales à la recherche du précieux ingrédient. Finalement, entre un présentoir à baguettes et une table en bois couverte d’objets anciens et précieux, le sorcier s’arrêta devant une échoppe qui contenait de nombreux bocaux remplis d’herbes et plantes en tout genre. Dans l’un d’entre eux, Antiochus reconnut des ailes de fées. Il le pointa au marchand qui se saisit du pot afin de placer sur sa balance artisanale une bonne poignée. Il interpella du regard Antiochus afin de savoir si celui-ci était satisfait de la quantité présentée ou bien en désirait plus. Antiochus fit un geste de la main indiquant qu’il désirait une plus grande quantité. Le marchand asiatique en remit plus sur sa balance qui indiqua 500 grammes. Antiochus satisfait lui indiqua qu’il souhaitait à présent ajouter un ingrédient à la transaction. Il pointa du doigt ce qu’il reconnut comme étant de la poudre de champignons bondissant et il en demanda pour 500 grammes. Une fois avoir placé le tout sur sa balance, le commerçant se saisit alors de sa tige de bambou, d’un geste court fit léviter les ailes de fées et les lièrent fermement les unes contre les autres à l’aide d’un long fil doré qui s’enroulait plusieurs fois autour du tout. La poudre de champignons, quant à elle, fut placée dans une petite sacoche en panse de brebis. En échange d’une pièce en argent, le britannique put repartir avec les paquet qu’il plaça encore une fois dans sa sacoche. Il ne lui restait à présent plus qu’à se fournir en salive de centaure et cette étape était particulièrement délicate. Il se rendit par transplanage dans une région de Grèce où une colonie de centaure était mise sous protection du Patrimoine Mondiale Magique et peuplait une terre inaccessible aux Moldus. Cet endroit se trouvait dans les monts du Pinde, proche de la région de Thessalie. Antiochus avait découvert cet endroit très jeune, lors d’une expédition avec son père et sa mère. Le père du sorcier, en effet, avait toujours été féru de géographie et de voyage, domaines qui se complétaient parfaitement bien. Les environs des monts du Pinde avaient une nature foisonnante en verdures, paturages et rochers. Le plateau se mélangeait aux courbures de grandes collines rocheuses qui redessinaient en volupté les lignes du paysage. Antiochus apparut au pied d’un sentir qui menait aux hauteur d’un grand monticule rocheux. C’était ici qu’il y a 20 ans, il s’était rendu en compagnie de ses parents. Les centaures avaient l’habitude, auparavant, de résider à proximité d’une large étendue d’eau située au sommet du monticule. Le lieu fit remonter en lui de nombreux souvenirs, le chemin qui dessinait un S, le lézards serpentant entre les cailloux, les petits arbustes touffus, tous lui rappelaient le temps de son enfance, où ses parents dans leur union étaient encore comblés, l’époque lointaine où il avait connu l’harmonie d’une famille bien en ordre. En pleine réminiscence d’un âge mort, le préféra ne pas s’attarder en ce lieu et il se mit en marche afin de se rendre au point d’eau et en finir avec le dernier ingrédient qui restait sur sa liste. Il gravit donc d’un pas haletant et il lui fallut une dizaine de minutes avant de finalement atteindre le sommet. L’étendue d’eau était toujours présente et l’on pouvait apercevoir à un cinquantaine de mètres un groupe de jeunes centaures qui jouaient dans l’eau. Antiochus put apercevoir les visages au loin et sur ces derniers des peintures tribales de couleur rouge et blanche. Les jeunes centaures, trop occupés à battre l’eau de leurs semelles en fer, ne prêtèrent point attention au jeune homme. Celui-ci pointa sa baguette en direction du groupe et murmura silencieusement : Accio Salive de Centaure. À ces mots, de petits filets de salive se mirent à jaillir hors de la bouche des jeunes individus et à serpenter dans les airs jusque vers la sacoche du sorcier hors de laquelle sortait le large goulot d’une bouteille de verre. Il n’en pas fallait pas énormément à Antiochus qui pourrait par la suite multiplier les quantités à l’aide de la magie. L’alerte fut rapidement donnée et avant que les adultes, armés d’arcs, n’arrivent, le sorcier avait déjà disparu.

Le soleil tombait à présent en Europe, la nuit allait bientôt se faire pleine. Les habitants regagnaient leurs habitations, et le monde s’apprêtait à rejoindre les bras de Morphée. Dans une région méconnue des alpages suisses, un bruit sonore se fit entendre à plusieurs kilomètres dans les environs dans un formidable écho qui se propagea de montagne en montagne. Antiochus venait d’apparaître au cœur d’une forêt peu fréquentée des moldus. Ici, le sorcier pourrait préparer sa potion magique tranquillement. Il marche entre les arbres jusqu'à trouver un endroit adéquat, un cercle inoccupé qui était entouré d’arbustes. Il posa sa sacoche dans un coin et d’un de baguette magique, il fit monter des flammes au centre d’un cercle de pierres qui s’était soudainement formé. Il extirpa ensuite de sa sacoche enchantée un grand chaudron de cuivre, les ingrédients ainsi que quelques outils pratiques comme un grand bol en poterie, une cuillère en bois et quelques lames de tailles différentes.
Il prit les morceaux de tiges de bambou et ils les coupa sur le long afin de les fendre en deux parties. Puis du bout de sa pointe, il les effila délicatement jusqu'à qu’il obtient toute la pulpe fileuse. Par la suite, il plaça le bol devant lui et se saisit de la bouteille en verre qui contenait la salive de centaure. D’un coup de baguette, il décupla la quantité de salive présent dans le récipient jusqu'à que celui-ci pouvant contenir jusqu'à deux litres fut pleinement rempli. Il renversa la mixture visqueuse dans le bol, ajouta la poudre bondissant, plaça les fils de pulpe de bambou, remua trois fois le tout en forme de croix avant de verser le contenu entièrement dans le chaudron. Il fut alors temps d’augmenter l’intensité des flammes afin que la température augmente de 10 degrés. Antiochus sut sans autre instrument que cela était à présent le cas puisque de petites bulles de fumée bleue remontaient dans les airs hors du chaudron. Il se saisit ensuite de l’œil qu’il perça avec la pointe de l’une de ses lames. La cornée ouverte, il laissa pendre l’organe au dessus du chaudron afin de progressivement le liquide qui y était contenu s’épande et se mélange à la mixture. Il jeta la coquille vide par la suite. Enfin, il se saisit d’une des nombreuses paires d’ailes dont il avait fait l’acquisition et il les plaça dans le grand récipient de cuivre avant de remuer à nouveau la mixture trois fois en respectant la forme de la croix. Il clôt la séance de préparation en versant les poils de cheval. Enfin il fit s’éteindre le feu avec une franche poignée de terre et laissa reposer la potion pendant une heure et demie.

Une heure et demie plus tard, la potion était parfaite. Elle avait pris une couleur bleu luminescent et était parsemée en son fond de petits éclairs de lumière blanche. Une fine couche de fumée bleue flottait à la surface de l’onde. Tout ces signes indiquaient que la potion avait été judicieusement réussie. Afin de contenir ces deux litres de potion, Antiochus extirpa de sa sacoche magique plusieurs dizaine de fioles ainsi qu’un grand récipient en verre. Il plaça au dessus de ce dernier un vaste entonnoir en métal au sommet duquel était soudée une fine grille de fer qui avait pour but de filtrer les liquides. D’un coup de baguette magique tournée vers la potion dormante au fond du chaudron, celle ci s’éleva progressivement dans les airs en formant un petit ruisseau qui alla s’écouler dans l’entonnoir. Il fallut trente minutes environ pour que tout le liquide soit proprement filtré. Lorsque tout le liquide était maintenant purifié au fond du grand récipient, Antiochus, en utilisant un autre charme, fit en sorte que le liquide se répartisse de lui même dans l’ensemble des fioles qu’il avait sorties de la sacoche. Le tout étant prêt, il nettoya le lieu de sa présence et disparut vers la fin de journée vers une destination inconnue.
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Elenna Benson
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Elenna Benson, Mar 7 Juin 2016 - 7:29


Rp privé avec Lizzie
LA mutuel accordé


Le cauchemar peut durer jusqu'au matin...


L
a journée avait été longue, très longue, trop longue. Mais par Merlin, comme le simple fait de s’allonger dans un lit pouvait être jouissif. C’était ça les petits plaisirs de la vie, boire lorsque l’on avait très soif, manger lorsque votre ventre grondait, aller faire pipi lorsque votre vessie menaçait d’exploser. Bref, rien de bien farfelu mais qu’est-ce que cela pouvait faire du bien. Comme le disait un célèbre moldu : Il en faut peu pour être heureux n’est-ce pas ? C’était un humain ou un ours qui avait sorti cette connerie devenue une citation internationale ? Haussant les épaules avec un brin de je m’en foutisme, la belle se laissa donc tomber avec une élégance inexistante sur son matelas, s’enroulant dans ses draps frais qui portaient encore l’odeur d’une nuit d’ébats et d’amour. Etait-il permis dans les lois de se sentir aussi bien ? Etirant son dos tel un chat, se roulant dans sa couette comme un chien dans l’herbe, baillant à s’en décrocher la mâchoire, l’Auror sentit tous les muscles de son corps se détendre et toutes les responsabilités s’évanouirent. L’espace d’un instant, elle pourrait oublier que le poids du monde semblait peser sur ses épaules.

Eh m*rde… C’était quoi ce bordel ? Un brouhaha infernal venait de réveiller la jeune femme. Elle s’était endormie en quelques secondes et ce qui aurait dû être une sieste en attendant le retour de l’être aimé s’était transformée en une véritable nuit de sommeil. Du moins, c’était l’impression qu’elle avait et Dieu seul savait à quel point la réveillant en foutant le bazar c’était une mauvaise idée. Elle grogna, jura, râla, serrant sa mâchoire et ses poings pour manifester son mécontentement. D’un coup, Elenna se redressa, secouant ses bras dans tous les sens pour se libérer de l’étreinte de ses draps qui la tenaient prisonnière et lui donnaient un air de folle à lier enfermée dans une camisole. Qui avait organisé une fête dans son salon sans sa permission ? Qui que ce soit, il allait le payer cher, très cher. Elle parvint enfin à se libérer de l’emprise de son lit, affichant un air de furie sur sa frimousse. Ses cheveux en bataille et son maquillage qu’elle avait oublié d’enlever rajoutait une touche de démence dans ce beau tableau. Si la colère la faisait bouillonner, elle mit tout-de-même plusieurs secondes avant de comprendre qu’elle n’était plus chez elle. Put*in mais c’était quoi cette histoire encore ? Son appartement avait été remplacé par un dortoir où plusieurs personnes gisaient sur des lits près d’elle, encore endormies. Si c’était une blague, c’était réellement une plaisanterie de mauvais goût. Malheureusement, elle ne semblait pas être la seule à afficher un air ahuri devant le spectacle qui s’offrait à elle. D’autres sorciers étaient assis sur leur lit, l’air stupéfait ou même apeuré.

Sans plus attendre, la jeune femme aux cheveux de neige bondit de ce qui ressemblait à un lit, arrangeant sa tignasse sans songer que le noir de ses yeux avait décidé de maquiller aussi ses jours. Elle était toujours vêtue de son short de pyjama qui ne lui cachait même pas la moitié des fesses et de son t-shirt qui dévoilait son ventre. Tirant nerveusement sur chaque bout de tissu pour cacher sa silhouette et la cicatrice qui traversait son flanc gauche, la petite furie fila vers la sortie de la chambrée pour rejoindre le vacarme qui semblait venir d’un peu plus loin. Elle déboula directement sur un balcon, surplombant une salle de bar remplie à craquer où la musique et les rires semblaient faire trembler les murs. Mais c’était quoi cet endroit et comment était-elle arrivée jusqu’ici ? C’était donc ça faire du somnambulisme ? Pieds nus, Elenna se mit en direction de l’escalier en bois, histoire d’aller demander des comptes à la nana qui se tenait derrière le bar.

Entre deux « pardon » et « poussez-moi, excusez-vous », la louve parvint enfin à atteindre le comptoir prouvant une fois de plus que sa technique de jouage de coudes fonctionnait drôlement bien pour traverser des foules. Elle qui était si souvent souriante n’accorda même pas à bonjour à la barwoman qui lui demanda ce qu’elle voulait boire. C’était ce genre de fille que l’on voyait dans les boutiques moldues, ces poupées blondes à l’air siliconé, aux lèvres trop gonflées et à la poitrine débordante, voire dégoulinante. Beurk. Le regard noir, Elenna se contenta d’inspirer et d’expirer plusieurs fois avant d’essayer de formuler une phrase polie et correcte.

" C’est quoi cette connerie ? Je suis où là ?! Ramenez-moi chez moi bande de malades mentals. Je suis Auror moi, mademoiselle, je vais vous traîner en justice et vous envoyer à Azkaban ! "

Oui, elle avait essayé mais la réussite n’était pas grandiose. C’était peut-être légèrement exagéré sur les bords mais se faire kidnapper chez soi dans son dodo pour être emmené dans un autre dodo, ce n’était pas exagéré ça ? Les deux mains posées sur le bar en bois, les ongles presque enfoncés dans la peinture, l’ancienne Poufsouffle était prête à exploser et à nuire à la réputation de sa maison. Les gentils ils les appelaient ? Ils n’allaient pas être déçus du spectacle tout ceux qui disaient ça si on ne la ramenait pas illico presto à son appartement aux côtés d’Alexander. L’espèce de Barbie fit un grand sourire débile et lâcha une phrase qui semblait être enregistré dans son petit cerveau et passait en boucle.

" Bonjour miss, merci de bien vouloir patienter. Vous n’allez pas tarder à avoir des réponses à toutes vos questions. "

Ha. Ha. Ha. A cet instant précis, Elenna ne savait pas si rire ou pleurer était de rigueur. Elle était au bord de la crise de nerfs. Les mains crispées et la mâchoire serrée, elle songea un instant à se rouler par terre telle une gamine dans un magasin de bonbons et à crier pour que papa maman lui achètent tout ce qu’elle demanderait. Son nez remua, et remua encore. C’était un vilain tic et il paraissait refaire surface sous l’effet de pression qui encerclait la jeune femme. C’était un cauchemar, elle allait se réveiller… Elle allait se réveiller, c’était un cauchemar, rien d’autre…
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Lizzie Bennet
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Lizzie Bennet, Mer 22 Juin 2016 - 13:17


| Une griffure bleue
Me ronge le sein
Serre aigrie
Rompue le matin


Fâcheuse manie que celle de dormir en culotte.
Pourtant c’était agréable, pis j’avais lu que c’était bien pour la peau, pis le bébé, que les pores respirent et tout et tout. Fin sans la culotte c’était difficile par contre, parce que souvenir, mains un peu trop baladeuses, par sécu la culotte c’était bien. Noire, simple. En vrai, c’était si usuel de dormir ainsi que vous vous demandez pourquoi je bug dessus d’un coup. C’était relativement simple à comprendre quand on se mettait dans ma position.

| Mes ongles ont le goût
De rêves brisés
D’étoiles trois fois mortes
De soleils crachés
Bouts de chair névrosée
Sang bruni par l'oubli


Je parle pas du corps tellement empli de vie qu’il menaçait d’exploser. Ou des traces que l’anxiété dessinait, comme si je cherchais la nuit à arracher les démons qui pulsaient entre mes côtes. Creusant comme un chien fou dans une étendue ensablée, sans que l’os soit bien comestible. Ou des cicatrices du passé. Epaule étoilée d’une douleur effacée ; déchirure au niveau de la cage thoracique, œil bien crevé, corps vitré –borgne, quoi.

| Mes ongles serres
Sentent le doute et toi
Ta silhouette perdue dans les temps
Les avants et pendants
Les constructions inachevées
J'avais pourtant incessamment œuvré
A l'effacement des traces
Brûlant les corps que 70 me laissait coucher
Ouvrant le gaz et les vapeurs insidieuses


Non. C’est pas pour ça que je mentionne ma tenue, mais vous êtes lents à saisir... Ah ouais. J’en ai pas parlé de ça non plus. Disons, pour faire bref et simple, qu’une sorte de baleine blanche était échouée sous une table. Enfin je crois que c’était une table, y avait des pieds un peu. Et quatre. Pis des pieds autour. Mais des pieds de gens, hein, qui bougeaient, tournaient comme des abeilles en panique. Toute façon y avait tout qui tournait.

| Comment aurais je pu me douter
Que mes erreurs s'inscrivaient
Non dans le décor mais dans mon corps ?
Les pollocks monochromes s'y accumulent
Du sang et du sang et du seule


J’essayais de me relever, pour comprendre, v’voyez ? Parce que je connaissais ni les chaussures danseuses ni la table. Forcément, je calculais mal et me cognais la tête. La base. J’serais pas moi sinon. Enfin sortie, je m’aperçus être la seule en tenue /si/ légère, même si tout le monde était un peu en mode maison. Du coup je grattais un torchon auprès d’une silhouette androgyne semblant être plus habillée que nous. Habituée des lieux. Sans doute. Elle accepta, et je le nouais un peu grossièrement. Il était large. C’était cool ça. J’étais à l’aise avec mon corps, mais il n’était pas en vente libre non plus.

| Mes ongles me rattachent à l'être
Se réapproprient ce corps
Y inscrivent tu es mien, renais !
Y dessinent les après
Sans que je parvienne à m'accorder
La prise de conscience
Le besoin de l'Autre


Une autre silhouette frappa mon attention. Pas du fait de ses vêtements et de son air professionnel. Plutôt son ton. Elle sentait la révolte et l’incompréhension, mais c’était surtout la branche rageuse qui me plaisait. Et les menaces. C’était de ses femmes qui reconnaissaient pas la loi du point final, qui foutait du changement dans leur sillon. Et comme une luciole, je m’en approchais. Son petit nez remueur me rappelait quelque chose. Quelqu’un. Je l’avais pas déjà vue ? Chaudron peut-être ? Une autre vie. J’suis pas sûre. J’dis rien. J’attends. Et l’automate qui répond. Oui mais non. Patienter était pas en option.

| J'avais basé ma reconstruction sur l'abandon
Contraint puis volontaire
Pourquoi s'attachait à mon cerveau
Se besoin de tenir à quelqu'un ?


J’approchais le bar. Frissonnais. Trop de gens, même pour moi. Ça faisait comme quand y a trop de bulles dans un bain et qu’il faut cacher la tête sous l’eau pour mieux respirer. Sinon on se noie le nez dans le savon, et c’est pas bon, sauf en marshmallow. Alors je plongeais sur la première épaule. Un peu large. Nageuse ? Bref. Mes ongles s’agrippent sur son bras. S’attachent frénétiquement. « Rends moi ma baguette. Et mon poignard. » Je faisais tourner la petite bague dont ma main gauche. Moins bijou qu’arme. Une coupure et elle vidait l’autre de son sang. Mais l’autre comprenait pas. Me croyait folle. Ou alors faisait semblant de pas comprendre. Pour me rendre folle. Car on allait pas me faire croire que j’étais dans une taverne moldue. La dernière où j’avais mis les pieds, je l’avais vidée de ses habitants, et sans soucis l’aurais refait aujourd’hui. S’il y avait pas ce bug. Absence de baguette. Souffle accéléré. Même en couchant 2-3 personnes, on capterait vite le comment de ma manœuvre. Il allait falloir suivre leurs us. Leurs règles.

| Toute matérialité est à proscrire
Tout ce qui est peut être repris
Ainsi l'était aujourd'hui mon nid
Tant émotionnel que physique
Flotter était la seule survie
Pourtant en la chair les ongles erraient


Attendre que nos cartes soient distribuées était la seule option. Mais j’aimais pas ça. Parce que le shikata ga nai marche pas. Mieux valait être un Chris. Mes lèvres s’écartaient, et mugissaient un FUCK IT avant que je retire mes mains. Qu’étaient les règles des lieux ? Règles devait être le terme. Plus que règlement. Car l’affaire était trop absurde pour être autre chose qu’un jeu.

| Mes ongles se taisent
Ma langue pend
Comme un bégonia
Qu’on a arrosé d’ire


- Bonsoir à tous. Quel plaisir de vous trouver si nombreux ce soir ! Impossible de voir d’où la voix sort. Panique interne. Les gens invisibles sont plus chauds à buter sans magie. Fin y avait les approches corporelles, mais si on savait pas vers où les diriger c’était juste la m*rde. Et moi, moi j’voulais pas être un singe domestique, alors veto. Sortez moi de là. J’hésitais à faire une petite menace type prise d’otage, mais la voix semblait un peu se foutre de notre état, donc je doutais de l’impact. Et fuck. « Où est la bloody sortie ? » Voix grinçante. Pas de réponse.

| Personne ne peut m’emprisonner
Pas après Azkaban
Sans baguette je suis démunie
Foetus
Je vois déjà mes serres
A sa gorge attachées
Ligaments impossibles à arrêter
Ils glissent toujours plus près
Chair tendre, pas comme Mkrovsk
--et la bague assoiffée


- Vous saurez tout en temps et heure, ne pressez pas la chute.
Oh que si bordel. Je voulais la chute maintenant, tout de suite, dans mon lit. Commencez par vous mettre par deux. De manière nette. Tout duo doit brandir deux mains unies, afin de confirmer sa formation. On était quoi, des enfants de 6 ans ? Qu’on en finisse. Et vite. J’vais pas vers bras-encore-marqué-par-mes-ongles. Plutôt vers la meuf qui rageait plus tôt. Son énergie pourrait nous sortir d’ici. J’me présente, je m’appelle « Lizzie. » Un corps trop marqué par la vie pour mon âge ; et un regard trop épris de celle-ci. De la liberté. Sur une impulsion, je vais jusqu'à tendre la main en sa direction.
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Message par : Nel Queen, Mar 26 Juil 2016 - 1:48


[Rp Unique - Plongé dans un rêve]
- Bureau du Purgatoire, j'écoute ? Cinq fois que vous m'annulez Voldemort cette semaine, mais non ! Je suis ravie pour la famille ! Mais qu'est-ce que je vais dire à Harry Potter ? Il va être ramassé à la petite cuillère, ça fera deux fois...


- Bonjour ♪
- Bonjour !
- On m'a dit de venir au purgatoire, c'est ici ?
- C'est ici.

Lui serrant la main à cette entité.

- Oh la vache, vous êtes chaud.
- Ah non, c'est vous qui êtes froid, vous êtes mort.
- Hein, je suis mort ?! A 15 ans, la fleur de l'âge ?
- Vous voulez un petit quelque chose, un petit café ?
- Nan un déca, s'il vous plaît, je risque de pas dormir...
- Comment vous expliquer... Vous êtes décédés, donc plus de problèmes de sommeil
- Donc si je suis au purgatoire, je devrais savoir si je vais là-haut ou l'enfer.
- Ouais, c'est ça...

- Attendez... J'ai un appel au bout du fil... Oui ! Allo ! Win ! Ici Trouille ''lol'' {Oui, vous m'excuserez on fait ce qu'on peut niveau humour au purgatoire} Lucie ? Ouais j'ai un client là, tu peux m'accorder une petite éternité

- C'est votre petite amie ?
- Nan c'est Lucifer, il me dit qu'on est en train de recopier un sketch.
- Oui, c'est clair que c'est trop drôle de mourir, la grosse blague.
- Et si vous êtes pas content, vous remplissez le formulaire.
- Nan, ça va aller, je préfère encore retourner sur terre.
- C'est comme si c'était fait.



- Oui, Lucie ? Oui, c'est bon... Ah non... J'ai pas de pics à brochettes
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Rose Layroy, Mer 7 Sep 2016 - 18:01


Flash-back de son douzième anniversaire, post unique


Rose était heureuse. Comme son père et sa mère avant elle, elle avait eu le droit à son premier animal de compagnie. Celui-ci ne fut d'ailleurs pas des moindres puisqu'il s'agissait ni plus ni moins que du symbole de sa maison : un serpent. Cela avait été son cadeau d'anniversaire. Elle avait put choisir l'animal qui lui plaisait et elle était tombée amoureuse de ce petit invertébré recouvert d'écailles rouges et noires qui dormait paisiblement dans son vivarium. Qu'elle ne fut pas la surprise de ses grand-parents lorsqu'elle leur montra celui qui avait conquis son coeur. Sa grand-mère avait pâli de plusieurs tons de ce fait et, passé son instant d’étonnement, son grand-père avait explosé de rire. Ah ça oui, leur petite-fille était comme son père, totalement imprévisible. Cela lui rappelait d'ailleurs la fois où il avait ramené à la maison un hippogriffe alors qu'ils habitaient en appartement... hum... oui, enfin bref, ce n'était pas là le sujet du débat. Madame Layroy avait essayé tant bien que mal de la convaincre qu'un animal de ce genre n'était pas fait pour une petite fille de son âge. Que lorsqu'elle lui avait autorisé de choisir ce qu'elle voulait, elle avait plutôt pensé à un hibou, une chouette, un chat ou à un crapaud à la limite, si elle aimait les choses visqueuses. Mais pas un animal qui se faufile, gluant (en apparence) et effrayant qui était surtout totalement indomptable ! Heureusement que son grand-père était de son côté parce que sinon elle aurait été obligé de rendre son serpent au magasin et de prendre une tortue ou un lapin à la place. Un débat avait donc eu lieu sur le Chemin de Traverse, faisant tourner les têtes de plus d'un passant. Finalement, suite à de nombreuses promesses telle que : s'occuper à n'importe quel instant de ce fichu serpent parce qu'il était hors de question que les mains de Serdaigle de sa grand-mère approche ce corps froid de ce vil serpent, la petite Serpy' avait été autorisé à garder son tout nouvel animal. Ils étaient alors rentrés chez eux avec une fillette sautant de joie, ce qui, on doit bien l'admettre, n'était pas pratique lorsque l'on essayait de transplaner avec.

Une joie irrépressible c'était emparée de la jeune fille. Elle avait hâte de pouvoir s'occuper de ce petit être et surtout qu'elle se réveille, car oui, son serpent était une femelle. Elle l'emmena alors jusqu'à sa chambre, qui se situait à l'étage de la maison, et lui prépara consciencieusement un espace juste à côté de la grande fenêtre pour pouvoir poser le vivarium au plus proche de la chaleur du soleil. Elle dut passer outre les remarques ronchonnes de sa grand-mère qui la regardait faire dans l'encadrement de sa porte. Encore une fois, monsieur Layroy fut de son côté et il lui fit remarquer que s'ils avaient su qu'en lui offrant un serpent Rose se serait mise à, enfin, ranger sa chambre et bien il lui en aurait offert un dés sa naissance. Comme elle aimait son grand-père. Ce grand Pouffy' était toujours prêt à la soutenir, même dans les situations où elle faisait les pires bêtises. OK, c'était suffisamment rare pour qu'il puisse ne pas trop se mouiller pour la défendre, mais c'était déjà un excellent soutien ! Elle ne détestait pas pour autant sa grand-mère qui permettait un peu de discipline dans cette famille de fou. Tous deux la laissèrent finir seule et descendirent au rez-de-chaussée. Il ne restait plus qu'elle et son serpent. Elle se plaça devant le vivarium et regarda sa nouvelle acquisition toujours paisiblement endormie. Elle observait ses petites écailles fines qui ondulaient légèrement sous la pression de sa respiration lente. Rose était comme hypnotisée et resta ainsi, immobile, à la contempler. Soudain, un soubresaut prit possession de ce corps frêle. L'animal se réveillait avec douceur.

-Salut toi, murmura alors la jeune fille. Alors, comment vais-je t'appeler ?
-Je te préviens, je sssuis contre tout ccce qui ssse rapproche des noms ssstupides tel que Bibiche.

Les yeux de la petite s’écarquillèrent, au point de presque sortir de leurs orbites. Une vague de panique la prise. L'effroi. Elle se sentit pâlir, comme sa grand-mère quelques heures plus tôt. Son corps tout entier était totalement pétrifiée, en proie à une incompréhension grandissante. Les informations n'arrivaient plus à atteindre son cerveau.

-Bah quoi ?
-Aaaaaahhhh!!!

La petite Serpentarde hurla de peur et prit ses jambes à son cou pour sortir de sa chambre. Dans sa précipitation elle glissa sur le plancher en bois quand elle tenta son demi-tour vers la porte qui se trouvait derrière elle, se rattrapa à la dernière seconde à son bureau et s'enfuit en claquant la porte de sa chambre. Toute grâce, à cet instant, avait quitté le corps de la jeune fille. Elle se mit dos à sa porte en bois et la bloqua comme si sa vie en dépendait. Elle tremblait de tout son corps. Que c'était-il passé ? Elle avait pris un coup de chaud ou quoi ? Elle entendait des voix c'est ça. Des voix...

-Rose, qu'est-ce qu'il se passe là-haut?cria sa grand-mère.
-Tu t'es faite mordre ?
-Ne dit pas d'idiotie Steve.

La petite ne savait quoi répondre. Qu'est-ce qu'il se passait ? Mais elle n'en savait rien du tout ! C'était justement ça le problème ! La journée avait été longue et forte en émotions, peut-être que c'était ça. Elle avait pris un coup de chaleur, elle avait été plongée dans ses pensées, fatiguée et elle avait cru qu'on lui adressait la parole. Que son serpent lui adressait la parole...

-Rose ?!commença à s'inquiéter sa grand-mère qui n'entendait toujours pas de réponse.
-Euh... non rien. J'ai juste... vu une araignée, mais je l'ai tué maintenant, balbutia avec peine la vert et argent.
-Peur d'une araignée mais elle achète un serpent... lui bougonna la vieille dame en guise de réponse.

La brunette reprit petit à petit ses esprits. Elle respirait avec difficulté mais elle se devait d'être rationnelle. Un animal ne pouvait pas parler. Même en vivant dans un monde où la magie est monnaie courante ceci est absolument impossible ! Elle en était certaine. La peur qui c'était emparée d'elle se calma et elle se rassura en essayant d'être le plus rationnel possible. Par pure précaution la petite récupéra tout de même un parapluie qui traînait dans le couloir. Oui, même si c'est l'été, en Angleterre, il vaut mieux prévoir un parapluie à chaque instant. Elle le tenait comme si c'était une épée à la lame tranchante et aiguisée et qui pouvait lui sauver la vie en cas d'attaque imminente. En effet, elle n'était pas encore totalement rassurée. Elle expira profondément, une main sur la poignée, prête à entrer de nouveau dans sa chambre. *Tout va bien se passer, tout va bien se passer, se répétait-elle mentalement pour se forcer à entrer et tenter de se rassurer.* Elle entrouvrit doucement sa porte et passa sa tête. Tout semblait normal. Son lit était à sa droite, son bureau à sa gauche et le serpent toujours enfermé dans son vivarium à l'autre bout de la chambre, en face d'elle. Elle ressortit sa tête et ouvrit la porte du bout du pied pour ensuite jaillir à l'intérieur de la pièce, le parapluie tendu comme si sa vie en dépendait. Elle avait fermé ses deux yeux de peur. La petite resta dans cette position, totalement immobile, quelques instants. Elle se visualisa mentalement dans cette position totalement ridicule et un petit sourire pointa le bout de son nez. Elle était légèrement plus détendue. Sentant que rien ne se passait de dangereux autour d'elle elle ouvrit l'un de ses yeux marins. Le serpent ne bougeait absolument pas et semblait même la regarder en se demandant ce qu'elle était en train de faire. Elle avança avec prudence, sans baisser son arme pour autant. Se trouvant enfin à une distance qui ne permettait pas de garder son parapluie tendu elle l'abaissa craintivement et avança dangereusement sa tête de la paroi de verre. Les yeux du serpent et de la fillette se croisèrent. Elle l'observa, attendit, ne dit pas un mot. Rien ne se produisait au grand soulagement de la Serpentarde. Elle n'était pas folle, elle avait juste été perdu dans ses pensées et avait imaginé que son serpent lui parlait. Oui, c'était ça. Sa trop grande imagination lui avait encore joué un tour. Elle faillit soupirer de soulagement quand elle entendit de nouveau la voix, joyeuse :

-Sssalut !

La petite hurla de nouveau de peur et en lâcha son arme, prise par la surprise. Par réflexe, elle essaya de nouveau de s'enfuir en faisant demi-tour. Le problème était que le vieux planché était extrêmement glissant et cette fois-ci elle trébucha en essayant de se relever. Résultat, elle se retrouva sur le sol, les quatre fers en l'air. Aujourd'hui elle allait en faire des combos de positions totalement ridicules. Elle se ressaisit et recula les fesses toujours sur le sol, passant outre la légère douleur qui la prenait. Pourtant, la fillette en était sûre, le son qu'elle avait entendu provenait du vivarium et la langue de son serpent des blés était sortit en prononçant ce mot qui l'avait déstabilisé. Pourtant Rose ne pouvait pas admettre ce qu'il s'était passé. C'était tout simplement impossible. La peur et l'incompréhension. Elle ne savait plus quoi penser. Est-ce qu'on était en train de lui jouer un mauvais tour ? Ou alors elle devenait aussi folle que sa mère. Oui, c'est ça. Elle était cinglée et irait la rejoindre à St Mangouste. Une seule phrase réussit pourtant à passer le seuil de ses lèvres.

-Tu... tu... tu... tu parles?!bégaya la jeune fille.
-La quessstion n'est pas sssi je sssuis douée de parole ou non mais sssi tu sssaisis mon langage.
-Tu... tu... tu... tu parles ?!
-Euh... tu l'as déjà dit ççça.
-Tu... tu... tu... tu parles ?!
-Bon, bah tu me sssiffleras quand tu ssseras prête.

La petite se répétait la même chose en boucle car elle ne pouvait pas aller plus loin. Toutes ses pensées étaient confuses. Était-ce seulement normal ? Son serpent se coucha de nouveau et sembla se rendormir. Il fallait qu'elle respire et qu'elle mette en ordre son esprit. Tout d'abord, il fallait se rendre à l'évidence. Son serpent lui parlait. Une autre chose était sûre, ce n'était absolument pas banale. Bon, que faire ? Tout d'abord se calmer. Reprendre ses esprits. La fillette plaça une main sur son ventre et se força à respirer aussi fort que possible.

-Bon Rose. Tu n'es pas folle. Après tout, c'est totalement normal d'entendre son animal de compagnie parler. Qui n'entend pas des voix de nos jours ?
-Sssi ççça ne te dérange pas, ssse sserait sssympa de faire sssilenccce, persifla de nouveau le serpent.

Le cœur de la jeune fille battait la chamade. Elle essayait par tous les moyens de se calmer. Ce qu'elle devait faire était de penser que c'était tout à fait normal. Si elle se disait que ce qu'il se déroulait sous ses yeux était habituel et bien cela lui ferait beaucoup moins peur. La banalité ne fait pas peur. Elle se releva avec grand peine et avança en titubant et demanda :

-Ça... ça t'arrive souvent de discuter comme ça ?
-Ççça t’arrive sssouvent de poser des quessstion ssstupide ?

La Serpy' régurgita avec douleur et s'avança doucement.

-Je, je veux dire avec des personnes... humaines.

L'animal se releva doucement et observa la petite, l'air lasse. Elle sifflota et répondit :

-Ççça dépend. Cccc'est rare.

La respiration de la jeune fille se faisait de plus en plus régulière. Elle était désormais accroupie en face du vivarium. Une sorte de léger rire nerveux s'empara alors d'elle.

-Donc tu ne parles pas au gens. Je suis folle. C'est ça. Je suis folle !
-Tsss... Ccc'est pas ccce que j'ai dit. Ççça arrive... parfois...

Rose se releva et se mit la main dans les cheveux. Elle était dans un état compris entre l'incompréhension et l'hilarité. Finalement c'était assez drôle. Étrange et flippant mais drôle. Au lieu d'un lapinou rose mangeur de carottes elle avait dégoté une couleuvre bavarde. Mais c'était juste génial ça !

-Wow ! Et bien si je m'attendais à ça ! Il faut que je montre ça aux autres ! Ils vont hallucinés !

La jeune fille, désormais excitée, se dirigea à grands pas vers le vivarium, les yeux brillants, l'ouvrit et prit délicatement le petit serpent.

-Qu'est-ccce qu'il ssse passse ?
-Ne bouge pas ma jolie. Ça va aller, murmura avec douceur la brunette en la prenant entre ses doigts fins.
-Qu'est-ccce que... doucccement ! Tes doigts sssont froid !
-Désolée, mais t'es pas plus chaude que moi.

Le serpent s'enroula avec lenteur autour du bras droit de la jeune fille et son épaule puis elles descendirent toutes deux les escaliers.

-Mamie ! Papy!hurla la petite en se rendant dans le jardin où le couple se trouvait.
-Mais cccesssse de t'exsssclaffer !se plaignit l'animal.

Une sorte de lueur de folie brillait dans les yeux de la fillette. Une folie de chapelier fou. Un sourire étrange déformait son visage. C'était comme dans un rêve. Un rêve où ne sait plus ce que l'on fait, où on n'est plus acteur, où on ne peut plus faire la différence entre le vrai et le faux. La sinople arriva devant ses grand-parents en tendant son serpent, toute fière.

-Regardez, regardez ! Elle parle, elle parle !rit la jeune fille.
-Voilà qu'elle se prend pour une Fourchelang !soupira sa grand-mère en guise de réponse. Je te l'avais dis Steve que ce n'était pas une bonne idée que d'acheter cette vile créature !
-Cccc'est qui qu'elle traite de vile créature ! Tsss!siffla la couleuvre.

Le sourire de la petite disparu instantanément. Si ils avaient entendu ce que son serpent venait de dire leurs réactions auraient été tout autre. Elle était donc seule à comprendre, seule à entendre. Le sérieux reprit place. Elle n'avait plus peur. La peur ne la ferait pas comprendre, ne la ferait pas avancer. Quelque chose clochait. On ne lui jouait pas un tour. Ce serait absurde de lui en jouer un pareil. Que ce passait-il donc ?

-Fourche-quoi?demanda la vert et argent intriguée.
-Fourchelang, répondit gentiment le vieil homme. Ceux qui peuvent parler le langage des serpents. Tu te sens bien chérie ?
-Oui, oui, ça va, répondit-elle les sourcils froncés, soucieuse.
-Tu as de la chanccce que je sssois sssi loin parccce que sssinon tu aurais sssentit ma morsssure, persifla la petite couleuvre qui en voulait toujours à la vieille aiglonne qui sirotait un verre sur une chaise longue.

La petite fit semblant de ne rien entendre de la colère de son serpent pour ne pas plus attirer l'attention sur elle. Il ne fallait pas faire paniquer ses grand-parents sans savoir ce qu'il se passait avant. La fillette remonta dans sa chambre l'air sévère. Son cerveau marchait à deux cents à l'heure. Fourchelang... il fallait qu'elle trouve des informations là-dessus car le problème était là. Elle ne pouvait demander conseil à ses grand-parents avant de savoir avec exactitude ce qui était en train de lui arriver. Avant de franchir le seuil de sa porte elle bifurqua et se rendit dans la bibliothèque familiale. La pièce était extrêmement bien illuminée grâce à une grande baie vitrée qui donnait sur le jardin. Deux armoires recouvraient deux des pans de la pièce. Il y avait là toute une panoplie de livres divers et variés. Elle trouverait forcément la réponse à certaines de ses questions dans un des livres. Elle posa sa petite protégée sur la grande table en chêne qui se trouvait au centre de la salle. Celle-ci, d'ailleurs, sifflait toujours contre sa grand-mère. C'est vrai quoi, elle n'était pas une vile créature ! C'était quoi ce stupide stéréotype contre ceux de son espèce ?! Elle était vraiment susceptible celle-là. Heureusement, celle-ci était aussi particulièrement flemmarde car elle s'arrêta bien rapidement pour se rendormir. A partir de cet instant, Rose put réfléchir en paix. Elle passa le reste de sa soirée à chercher une quelconque information sur le Fourchelang. Enfin elle le trouva. Le saint Graal ! Ce livre avait un chapitre qui traitait le sujet. Elle le dévora des yeux. Une fois sa lecture finit elle ne fut pas tellement plus rassurée. Cet article avait traité de l'illustre fondateur de sa maison, Salazar Serpentard. Il avait été l'un des Fourchelangs les plus connus. Le suivant était l'un de ses héritiers, le tristement célèbre seigneur des ténèbres... lord Voldemort. La petite se sentit instantanément pâlir en lisant ses lignes. Ce n'était absolument pas bon pour son matricule cette information. Cela liait un peu trop sa nouvelle capacité à la magie noire... Elle s'affala sur sa chaise, les yeux dans le vide, totalement abandonnée par ses forces. Le soleil avait cédé sa place à l'obscurité. Ses grand-parents l'avaient appelés pour manger mais elle n'était pas venue, prétextant ne pas avoir faim. Si elle comprenait bien, ce don pouvait se transmettre de génération en génération. Pourtant ses grand-parents ne semblaient pas doté de ce pouvoir et elle ne se souvenait pas que ses parents l'aient contracté aussi. Enfin... sa mère elle en était sûre mais son père... Il était mort alors qu'elle était tellement jeune. Peut-être qu'il avait caché ce talent. Cependant il avait été un grand Gryffondor et d'après ce livre c'était Salazar et donc un Serpentard qui possédait ce don. A moins qu'il soit né dans une famille de Serpentard et là c'était totalement différent. Après tout, elle n'avait jamais connu ses grand-parents paternels. C'était tout à fait probable. Il y avait aussi la possibilité de recevoir ce don venu de nul part. Comme les née-moldus qui se trouvaient doué de la magie sorcier sans que l'on sache pourquoi. C'était tout aussi logique. Elle ne savait pas comment prendre ce pouvoir. Était-ce une bonne ou une mauvaise chose de savoir parler à des serpents ? Au fond c'était un pouvoir comme un autre. Ce n'était pas parce que jusqu'à lors les sorciers recensés étaient des mages noires que tous ceux qui possèdent ce pouvoir sont mauvais. Certains changeaient de couleurs de cheveux en fonction de leurs humeurs, d'autres pouvaient se transformer en pigeon si ils le souhaitaient et elle pouvait comprendre et se faire comprendre par les serpents. Pourtant la fillette se souvint de la réaction de sa grand-mère face à sa couleuvre. ''Vile créature'' avait-elle dit. Les serpents avaient un côté diabolique dans l'inconscient collectif, si on laissait le côté les mages noirs vraiment diaboliques qui avaient tués des tas de gens. Ouais, bon elle était pas vraiment aidée là... Sans compter que celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcé-le-nom avait pu parler aux serpents. Et en ce qui concerne mage noir il est au top du top celui-là...Un très mauvais exemple malheureusement. Non, si elle le criait sur tous les toits elle se verrait haïr de tous, exclure par le peu de personnes qu'elle appréciait et il était certain que plus d'un ennemi apparaîtrait. Elle attirerait même les mauvaises influences. Ce n'était pas ce qu'elle souhaitait. Les sang-purs imbus de leur personne n'étaient vraiment pas dans sa liste de personnes à côtoyer absolument, ni même ceux qui suivait les traces du Seigneur des ténèbres. Elle exagérait peut-être sa situation et s'imaginait des histoires sombres et incongrues mais malheureusement elle était de nature à prévoir toutes éventualités, bonnes comme mauvaises. Malheureusement, elle avait du mal à voir beaucoup de points positifs à partager ce talent avec ses proches.

Son regard se déplaça vers son serpent qui dormait toujours aussi paisiblement. Un fin sourire leva finalement le coin de ses lèvres. Cette petite créature n'était pas foncièrement vile. Extrêmement flemmarde d'accord, susceptible sûrement, bavarde certainement mais pas mauvaise. Elle leva la main et commença à caresser les douces écailles de sa belle. Elle devra caché ce nouveau talent et faire attention quand elle l'utilisera. Petit à petit elle se rendait compte que cela ne la dérangeait absolument pas de pouvoir parler aux serpents en fin de compte. Elle ne voyait pas le côté diabolique que cela engendrait et puis elle-même n'était pas foncièrement mauvaise. Un peu comme son serpent quoi. Elle voyait plutôt le bon côté de la chose. Ce n'était pas seulement un animal qu'elle aurait mais peut-être une amie. D'ailleurs il lui faudrait un nom à cette amie.

-Hey, réveille toi ma belle, murmura la petite.

La couleuvre frémit et se réveilla lentement :

-Qu'est-ccce que tu veux ?
-Il te faut un nom, non ?
-Sssi ççça te fait plaisir... soupira la flemmarde.
-Hum... Flemmarde ça te va ?
-Ssssincccérement?persifla la créature.
-Rhô... Si on ne peut même plus plaisanter ! Je sais pas moi... Tes copains serpents t'appelaient comment ?
-Sssaya, murmura la couleuvre.
-Saya... Et bien parfait. Bienvenue chez les Layroy Saya !
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