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Loin de l'Angleterre...
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Rose Layroy
Serpentard
Serpentard

Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Rose Layroy, Mer 7 Sep 2016 - 18:01


Flash-back de son douzième anniversaire, post unique


Rose était heureuse. Comme son père et sa mère avant elle, elle avait eu le droit à son premier animal de compagnie. Celui-ci ne fut d'ailleurs pas des moindres puisqu'il s'agissait ni plus ni moins que du symbole de sa maison : un serpent. Cela avait été son cadeau d'anniversaire. Elle avait put choisir l'animal qui lui plaisait et elle était tombée amoureuse de ce petit invertébré recouvert d'écailles rouges et noires qui dormait paisiblement dans son vivarium. Qu'elle ne fut pas la surprise de ses grand-parents lorsqu'elle leur montra celui qui avait conquis son coeur. Sa grand-mère avait pâli de plusieurs tons de ce fait et, passé son instant d’étonnement, son grand-père avait explosé de rire. Ah ça oui, leur petite-fille était comme son père, totalement imprévisible. Cela lui rappelait d'ailleurs la fois où il avait ramené à la maison un hippogriffe alors qu'ils habitaient en appartement... hum... oui, enfin bref, ce n'était pas là le sujet du débat. Madame Layroy avait essayé tant bien que mal de la convaincre qu'un animal de ce genre n'était pas fait pour une petite fille de son âge. Que lorsqu'elle lui avait autorisé de choisir ce qu'elle voulait, elle avait plutôt pensé à un hibou, une chouette, un chat ou à un crapaud à la limite, si elle aimait les choses visqueuses. Mais pas un animal qui se faufile, gluant (en apparence) et effrayant qui était surtout totalement indomptable ! Heureusement que son grand-père était de son côté parce que sinon elle aurait été obligé de rendre son serpent au magasin et de prendre une tortue ou un lapin à la place. Un débat avait donc eu lieu sur le Chemin de Traverse, faisant tourner les têtes de plus d'un passant. Finalement, suite à de nombreuses promesses telle que : s'occuper à n'importe quel instant de ce fichu serpent parce qu'il était hors de question que les mains de Serdaigle de sa grand-mère approche ce corps froid de ce vil serpent, la petite Serpy' avait été autorisé à garder son tout nouvel animal. Ils étaient alors rentrés chez eux avec une fillette sautant de joie, ce qui, on doit bien l'admettre, n'était pas pratique lorsque l'on essayait de transplaner avec.

Une joie irrépressible c'était emparée de la jeune fille. Elle avait hâte de pouvoir s'occuper de ce petit être et surtout qu'elle se réveille, car oui, son serpent était une femelle. Elle l'emmena alors jusqu'à sa chambre, qui se situait à l'étage de la maison, et lui prépara consciencieusement un espace juste à côté de la grande fenêtre pour pouvoir poser le vivarium au plus proche de la chaleur du soleil. Elle dut passer outre les remarques ronchonnes de sa grand-mère qui la regardait faire dans l'encadrement de sa porte. Encore une fois, monsieur Layroy fut de son côté et il lui fit remarquer que s'ils avaient su qu'en lui offrant un serpent Rose se serait mise à, enfin, ranger sa chambre et bien il lui en aurait offert un dés sa naissance. Comme elle aimait son grand-père. Ce grand Pouffy' était toujours prêt à la soutenir, même dans les situations où elle faisait les pires bêtises. OK, c'était suffisamment rare pour qu'il puisse ne pas trop se mouiller pour la défendre, mais c'était déjà un excellent soutien ! Elle ne détestait pas pour autant sa grand-mère qui permettait un peu de discipline dans cette famille de fou. Tous deux la laissèrent finir seule et descendirent au rez-de-chaussée. Il ne restait plus qu'elle et son serpent. Elle se plaça devant le vivarium et regarda sa nouvelle acquisition toujours paisiblement endormie. Elle observait ses petites écailles fines qui ondulaient légèrement sous la pression de sa respiration lente. Rose était comme hypnotisée et resta ainsi, immobile, à la contempler. Soudain, un soubresaut prit possession de ce corps frêle. L'animal se réveillait avec douceur.

-Salut toi, murmura alors la jeune fille. Alors, comment vais-je t'appeler ?
-Je te préviens, je sssuis contre tout ccce qui ssse rapproche des noms ssstupides tel que Bibiche.

Les yeux de la petite s’écarquillèrent, au point de presque sortir de leurs orbites. Une vague de panique la prise. L'effroi. Elle se sentit pâlir, comme sa grand-mère quelques heures plus tôt. Son corps tout entier était totalement pétrifiée, en proie à une incompréhension grandissante. Les informations n'arrivaient plus à atteindre son cerveau.

-Bah quoi ?
-Aaaaaahhhh!!!

La petite Serpentarde hurla de peur et prit ses jambes à son cou pour sortir de sa chambre. Dans sa précipitation elle glissa sur le plancher en bois quand elle tenta son demi-tour vers la porte qui se trouvait derrière elle, se rattrapa à la dernière seconde à son bureau et s'enfuit en claquant la porte de sa chambre. Toute grâce, à cet instant, avait quitté le corps de la jeune fille. Elle se mit dos à sa porte en bois et la bloqua comme si sa vie en dépendait. Elle tremblait de tout son corps. Que c'était-il passé ? Elle avait pris un coup de chaud ou quoi ? Elle entendait des voix c'est ça. Des voix...

-Rose, qu'est-ce qu'il se passe là-haut?cria sa grand-mère.
-Tu t'es faite mordre ?
-Ne dit pas d'idiotie Steve.

La petite ne savait quoi répondre. Qu'est-ce qu'il se passait ? Mais elle n'en savait rien du tout ! C'était justement ça le problème ! La journée avait été longue et forte en émotions, peut-être que c'était ça. Elle avait pris un coup de chaleur, elle avait été plongée dans ses pensées, fatiguée et elle avait cru qu'on lui adressait la parole. Que son serpent lui adressait la parole...

-Rose ?!commença à s'inquiéter sa grand-mère qui n'entendait toujours pas de réponse.
-Euh... non rien. J'ai juste... vu une araignée, mais je l'ai tué maintenant, balbutia avec peine la vert et argent.
-Peur d'une araignée mais elle achète un serpent... lui bougonna la vieille dame en guise de réponse.

La brunette reprit petit à petit ses esprits. Elle respirait avec difficulté mais elle se devait d'être rationnelle. Un animal ne pouvait pas parler. Même en vivant dans un monde où la magie est monnaie courante ceci est absolument impossible ! Elle en était certaine. La peur qui c'était emparée d'elle se calma et elle se rassura en essayant d'être le plus rationnel possible. Par pure précaution la petite récupéra tout de même un parapluie qui traînait dans le couloir. Oui, même si c'est l'été, en Angleterre, il vaut mieux prévoir un parapluie à chaque instant. Elle le tenait comme si c'était une épée à la lame tranchante et aiguisée et qui pouvait lui sauver la vie en cas d'attaque imminente. En effet, elle n'était pas encore totalement rassurée. Elle expira profondément, une main sur la poignée, prête à entrer de nouveau dans sa chambre. *Tout va bien se passer, tout va bien se passer, se répétait-elle mentalement pour se forcer à entrer et tenter de se rassurer.* Elle entrouvrit doucement sa porte et passa sa tête. Tout semblait normal. Son lit était à sa droite, son bureau à sa gauche et le serpent toujours enfermé dans son vivarium à l'autre bout de la chambre, en face d'elle. Elle ressortit sa tête et ouvrit la porte du bout du pied pour ensuite jaillir à l'intérieur de la pièce, le parapluie tendu comme si sa vie en dépendait. Elle avait fermé ses deux yeux de peur. La petite resta dans cette position, totalement immobile, quelques instants. Elle se visualisa mentalement dans cette position totalement ridicule et un petit sourire pointa le bout de son nez. Elle était légèrement plus détendue. Sentant que rien ne se passait de dangereux autour d'elle elle ouvrit l'un de ses yeux marins. Le serpent ne bougeait absolument pas et semblait même la regarder en se demandant ce qu'elle était en train de faire. Elle avança avec prudence, sans baisser son arme pour autant. Se trouvant enfin à une distance qui ne permettait pas de garder son parapluie tendu elle l'abaissa craintivement et avança dangereusement sa tête de la paroi de verre. Les yeux du serpent et de la fillette se croisèrent. Elle l'observa, attendit, ne dit pas un mot. Rien ne se produisait au grand soulagement de la Serpentarde. Elle n'était pas folle, elle avait juste été perdu dans ses pensées et avait imaginé que son serpent lui parlait. Oui, c'était ça. Sa trop grande imagination lui avait encore joué un tour. Elle faillit soupirer de soulagement quand elle entendit de nouveau la voix, joyeuse :

-Sssalut !

La petite hurla de nouveau de peur et en lâcha son arme, prise par la surprise. Par réflexe, elle essaya de nouveau de s'enfuir en faisant demi-tour. Le problème était que le vieux planché était extrêmement glissant et cette fois-ci elle trébucha en essayant de se relever. Résultat, elle se retrouva sur le sol, les quatre fers en l'air. Aujourd'hui elle allait en faire des combos de positions totalement ridicules. Elle se ressaisit et recula les fesses toujours sur le sol, passant outre la légère douleur qui la prenait. Pourtant, la fillette en était sûre, le son qu'elle avait entendu provenait du vivarium et la langue de son serpent des blés était sortit en prononçant ce mot qui l'avait déstabilisé. Pourtant Rose ne pouvait pas admettre ce qu'il s'était passé. C'était tout simplement impossible. La peur et l'incompréhension. Elle ne savait plus quoi penser. Est-ce qu'on était en train de lui jouer un mauvais tour ? Ou alors elle devenait aussi folle que sa mère. Oui, c'est ça. Elle était cinglée et irait la rejoindre à St Mangouste. Une seule phrase réussit pourtant à passer le seuil de ses lèvres.

-Tu... tu... tu... tu parles?!bégaya la jeune fille.
-La quessstion n'est pas sssi je sssuis douée de parole ou non mais sssi tu sssaisis mon langage.
-Tu... tu... tu... tu parles ?!
-Euh... tu l'as déjà dit ççça.
-Tu... tu... tu... tu parles ?!
-Bon, bah tu me sssiffleras quand tu ssseras prête.

La petite se répétait la même chose en boucle car elle ne pouvait pas aller plus loin. Toutes ses pensées étaient confuses. Était-ce seulement normal ? Son serpent se coucha de nouveau et sembla se rendormir. Il fallait qu'elle respire et qu'elle mette en ordre son esprit. Tout d'abord, il fallait se rendre à l'évidence. Son serpent lui parlait. Une autre chose était sûre, ce n'était absolument pas banale. Bon, que faire ? Tout d'abord se calmer. Reprendre ses esprits. La fillette plaça une main sur son ventre et se força à respirer aussi fort que possible.

-Bon Rose. Tu n'es pas folle. Après tout, c'est totalement normal d'entendre son animal de compagnie parler. Qui n'entend pas des voix de nos jours ?
-Sssi ççça ne te dérange pas, ssse sserait sssympa de faire sssilenccce, persifla de nouveau le serpent.

Le cœur de la jeune fille battait la chamade. Elle essayait par tous les moyens de se calmer. Ce qu'elle devait faire était de penser que c'était tout à fait normal. Si elle se disait que ce qu'il se déroulait sous ses yeux était habituel et bien cela lui ferait beaucoup moins peur. La banalité ne fait pas peur. Elle se releva avec grand peine et avança en titubant et demanda :

-Ça... ça t'arrive souvent de discuter comme ça ?
-Ççça t’arrive sssouvent de poser des quessstion ssstupide ?

La Serpy' régurgita avec douleur et s'avança doucement.

-Je, je veux dire avec des personnes... humaines.

L'animal se releva doucement et observa la petite, l'air lasse. Elle sifflota et répondit :

-Ççça dépend. Cccc'est rare.

La respiration de la jeune fille se faisait de plus en plus régulière. Elle était désormais accroupie en face du vivarium. Une sorte de léger rire nerveux s'empara alors d'elle.

-Donc tu ne parles pas au gens. Je suis folle. C'est ça. Je suis folle !
-Tsss... Ccc'est pas ccce que j'ai dit. Ççça arrive... parfois...

Rose se releva et se mit la main dans les cheveux. Elle était dans un état compris entre l'incompréhension et l'hilarité. Finalement c'était assez drôle. Étrange et flippant mais drôle. Au lieu d'un lapinou rose mangeur de carottes elle avait dégoté une couleuvre bavarde. Mais c'était juste génial ça !

-Wow ! Et bien si je m'attendais à ça ! Il faut que je montre ça aux autres ! Ils vont hallucinés !

La jeune fille, désormais excitée, se dirigea à grands pas vers le vivarium, les yeux brillants, l'ouvrit et prit délicatement le petit serpent.

-Qu'est-ccce qu'il ssse passse ?
-Ne bouge pas ma jolie. Ça va aller, murmura avec douceur la brunette en la prenant entre ses doigts fins.
-Qu'est-ccce que... doucccement ! Tes doigts sssont froid !
-Désolée, mais t'es pas plus chaude que moi.

Le serpent s'enroula avec lenteur autour du bras droit de la jeune fille et son épaule puis elles descendirent toutes deux les escaliers.

-Mamie ! Papy!hurla la petite en se rendant dans le jardin où le couple se trouvait.
-Mais cccesssse de t'exsssclaffer !se plaignit l'animal.

Une sorte de lueur de folie brillait dans les yeux de la fillette. Une folie de chapelier fou. Un sourire étrange déformait son visage. C'était comme dans un rêve. Un rêve où ne sait plus ce que l'on fait, où on n'est plus acteur, où on ne peut plus faire la différence entre le vrai et le faux. La sinople arriva devant ses grand-parents en tendant son serpent, toute fière.

-Regardez, regardez ! Elle parle, elle parle !rit la jeune fille.
-Voilà qu'elle se prend pour une Fourchelang !soupira sa grand-mère en guise de réponse. Je te l'avais dis Steve que ce n'était pas une bonne idée que d'acheter cette vile créature !
-Cccc'est qui qu'elle traite de vile créature ! Tsss!siffla la couleuvre.

Le sourire de la petite disparu instantanément. Si ils avaient entendu ce que son serpent venait de dire leurs réactions auraient été tout autre. Elle était donc seule à comprendre, seule à entendre. Le sérieux reprit place. Elle n'avait plus peur. La peur ne la ferait pas comprendre, ne la ferait pas avancer. Quelque chose clochait. On ne lui jouait pas un tour. Ce serait absurde de lui en jouer un pareil. Que ce passait-il donc ?

-Fourche-quoi?demanda la vert et argent intriguée.
-Fourchelang, répondit gentiment le vieil homme. Ceux qui peuvent parler le langage des serpents. Tu te sens bien chérie ?
-Oui, oui, ça va, répondit-elle les sourcils froncés, soucieuse.
-Tu as de la chanccce que je sssois sssi loin parccce que sssinon tu aurais sssentit ma morsssure, persifla la petite couleuvre qui en voulait toujours à la vieille aiglonne qui sirotait un verre sur une chaise longue.

La petite fit semblant de ne rien entendre de la colère de son serpent pour ne pas plus attirer l'attention sur elle. Il ne fallait pas faire paniquer ses grand-parents sans savoir ce qu'il se passait avant. La fillette remonta dans sa chambre l'air sévère. Son cerveau marchait à deux cents à l'heure. Fourchelang... il fallait qu'elle trouve des informations là-dessus car le problème était là. Elle ne pouvait demander conseil à ses grand-parents avant de savoir avec exactitude ce qui était en train de lui arriver. Avant de franchir le seuil de sa porte elle bifurqua et se rendit dans la bibliothèque familiale. La pièce était extrêmement bien illuminée grâce à une grande baie vitrée qui donnait sur le jardin. Deux armoires recouvraient deux des pans de la pièce. Il y avait là toute une panoplie de livres divers et variés. Elle trouverait forcément la réponse à certaines de ses questions dans un des livres. Elle posa sa petite protégée sur la grande table en chêne qui se trouvait au centre de la salle. Celle-ci, d'ailleurs, sifflait toujours contre sa grand-mère. C'est vrai quoi, elle n'était pas une vile créature ! C'était quoi ce stupide stéréotype contre ceux de son espèce ?! Elle était vraiment susceptible celle-là. Heureusement, celle-ci était aussi particulièrement flemmarde car elle s'arrêta bien rapidement pour se rendormir. A partir de cet instant, Rose put réfléchir en paix. Elle passa le reste de sa soirée à chercher une quelconque information sur le Fourchelang. Enfin elle le trouva. Le saint Graal ! Ce livre avait un chapitre qui traitait le sujet. Elle le dévora des yeux. Une fois sa lecture finit elle ne fut pas tellement plus rassurée. Cet article avait traité de l'illustre fondateur de sa maison, Salazar Serpentard. Il avait été l'un des Fourchelangs les plus connus. Le suivant était l'un de ses héritiers, le tristement célèbre seigneur des ténèbres... lord Voldemort. La petite se sentit instantanément pâlir en lisant ses lignes. Ce n'était absolument pas bon pour son matricule cette information. Cela liait un peu trop sa nouvelle capacité à la magie noire... Elle s'affala sur sa chaise, les yeux dans le vide, totalement abandonnée par ses forces. Le soleil avait cédé sa place à l'obscurité. Ses grand-parents l'avaient appelés pour manger mais elle n'était pas venue, prétextant ne pas avoir faim. Si elle comprenait bien, ce don pouvait se transmettre de génération en génération. Pourtant ses grand-parents ne semblaient pas doté de ce pouvoir et elle ne se souvenait pas que ses parents l'aient contracté aussi. Enfin... sa mère elle en était sûre mais son père... Il était mort alors qu'elle était tellement jeune. Peut-être qu'il avait caché ce talent. Cependant il avait été un grand Gryffondor et d'après ce livre c'était Salazar et donc un Serpentard qui possédait ce don. A moins qu'il soit né dans une famille de Serpentard et là c'était totalement différent. Après tout, elle n'avait jamais connu ses grand-parents paternels. C'était tout à fait probable. Il y avait aussi la possibilité de recevoir ce don venu de nul part. Comme les née-moldus qui se trouvaient doué de la magie sorcier sans que l'on sache pourquoi. C'était tout aussi logique. Elle ne savait pas comment prendre ce pouvoir. Était-ce une bonne ou une mauvaise chose de savoir parler à des serpents ? Au fond c'était un pouvoir comme un autre. Ce n'était pas parce que jusqu'à lors les sorciers recensés étaient des mages noires que tous ceux qui possèdent ce pouvoir sont mauvais. Certains changeaient de couleurs de cheveux en fonction de leurs humeurs, d'autres pouvaient se transformer en pigeon si ils le souhaitaient et elle pouvait comprendre et se faire comprendre par les serpents. Pourtant la fillette se souvint de la réaction de sa grand-mère face à sa couleuvre. ''Vile créature'' avait-elle dit. Les serpents avaient un côté diabolique dans l'inconscient collectif, si on laissait le côté les mages noirs vraiment diaboliques qui avaient tués des tas de gens. Ouais, bon elle était pas vraiment aidée là... Sans compter que celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcé-le-nom avait pu parler aux serpents. Et en ce qui concerne mage noir il est au top du top celui-là...Un très mauvais exemple malheureusement. Non, si elle le criait sur tous les toits elle se verrait haïr de tous, exclure par le peu de personnes qu'elle appréciait et il était certain que plus d'un ennemi apparaîtrait. Elle attirerait même les mauvaises influences. Ce n'était pas ce qu'elle souhaitait. Les sang-purs imbus de leur personne n'étaient vraiment pas dans sa liste de personnes à côtoyer absolument, ni même ceux qui suivait les traces du Seigneur des ténèbres. Elle exagérait peut-être sa situation et s'imaginait des histoires sombres et incongrues mais malheureusement elle était de nature à prévoir toutes éventualités, bonnes comme mauvaises. Malheureusement, elle avait du mal à voir beaucoup de points positifs à partager ce talent avec ses proches.

Son regard se déplaça vers son serpent qui dormait toujours aussi paisiblement. Un fin sourire leva finalement le coin de ses lèvres. Cette petite créature n'était pas foncièrement vile. Extrêmement flemmarde d'accord, susceptible sûrement, bavarde certainement mais pas mauvaise. Elle leva la main et commença à caresser les douces écailles de sa belle. Elle devra caché ce nouveau talent et faire attention quand elle l'utilisera. Petit à petit elle se rendait compte que cela ne la dérangeait absolument pas de pouvoir parler aux serpents en fin de compte. Elle ne voyait pas le côté diabolique que cela engendrait et puis elle-même n'était pas foncièrement mauvaise. Un peu comme son serpent quoi. Elle voyait plutôt le bon côté de la chose. Ce n'était pas seulement un animal qu'elle aurait mais peut-être une amie. D'ailleurs il lui faudrait un nom à cette amie.

-Hey, réveille toi ma belle, murmura la petite.

La couleuvre frémit et se réveilla lentement :

-Qu'est-ccce que tu veux ?
-Il te faut un nom, non ?
-Sssi ççça te fait plaisir... soupira la flemmarde.
-Hum... Flemmarde ça te va ?
-Ssssincccérement?persifla la créature.
-Rhô... Si on ne peut même plus plaisanter ! Je sais pas moi... Tes copains serpents t'appelaient comment ?
-Sssaya, murmura la couleuvre.
-Saya... Et bien parfait. Bienvenue chez les Layroy Saya !
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Elenna Benson
Poufsouffle
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Elenna Benson, Lun 10 Oct 2016 - 23:26




P
erdue, totalement perdue dans un monde inconnu. Mais quel était cet endroit ? Comment avait-elle pu passer de son lit à ce bar (?) où la mode pyjama party semblait être de nouveau à la mode. Sérieusement ? Ça existait encore ça ? Bien qu’Elenna n’ait pas eu l’occasion d’en faire lorsqu’elle était enfance étant donné que ses seules soirées se résumaient à l’orphelinat et au lit au matelas trop dur, elle savait bien que ça n’avait plus lieu d’être une fois la dizaine d’années passées. Oh oui, la belle avait rêvé de peluches, de chemise de nuit rose bonbon et de bataille de polochons. Mais finalement, ce n’était pas aussi glamour que cela. Elle était maintenant à moitié nue au milieu de personnes aux visages étrangers qui la regardaient de haut en bas, profitant de la vue sur son postérieur rond comme un ballon et son petit ventre marqué d’une cicatrice meurtrière sur son flanc gauche.

La patience a beaucoup plus de pouvoir que la force. Mais la Phénix était tout sauf patiente, du moins pas lorsqu’elle ne comprenait pas la situation et c’était exactement le cas là tout de suite maintenant. Son sang bouillonnait au plus profond de son être, elle sentait son poul battre dans sa tempe et son coeur bondir dans sa poitrine. Une envie de meurtre commençait à naître dans son esprit alors que ses phalanges blanchissaient sous la pression de ses poings fermés. La musique était trop forte, les gens gueulaient comme des hystériques et le sol vibrait sous les assauts des basses trop prononcées. Remuant son nez, la belle décida enfin de lâcher le comptoir qui était presque marqué par ses petits doigts énervés pour pivoter vers la foule en délire derrière elle. Certains ressemblaient à des fous à lier, d’autres étaient juste perdus comme elle l’était.

Il y en avait une, tout près qui donnait l’impression de ne pas être si inconnue au bataillon. Elle était simplement vêtue d’une culotte noire et d’un… torchon ? en guise de soutien-gorge. Non peut-être qu’Elenna l’avait rêvé. Cette tenue étrange la perturbait au plus au point et n’arrivait plus à savoir si elle connaissait un nom à mettre sur ce visage. Elle était jolie, elle était brune et paraissait aussi perturbée et en colère que la fille aux cheveux de neige. Une menace fusa mais sans grand succès comme si les gens d’ici ne parlaient pas leur langue, comme s’ils ne comprenaient rien à ce que ces deux nanas demandaient. Finalement, le seul choix qui s’offrait à la Phénix était celui proposé par la barwoman-barbie-refaite. Attendre, il fallait attendre pour comprendre. La demoiselle appuya alors son dos sur le comptoir en bois, croisant ses mains sur sa poitrine pour chercher une sortie de secours du regard.

" Bonsoir à tous. Quel plaisir de vous trouver si nombreux ce soir ! Vous saurez tout en temps et heure, ne pressez pas la chute. Commencez par vous mettre par deux. De manière nette. Tout duo doit brandir deux mains unies, afin de confirmer sa formation. "

Un rire nerveux s’échappa des lèvres de l’Auror. C’était une blague ? Une version remastérisée d’Alice aux Pays des Merveilles ? Devait-elle réellement jouer à un jeu dont elle ne savait rien et encore moins où cela la mènerait ? Donne-moi ta main, et prends la mienne… Tels des gamins dans leur cour de récréation, les plus fous se mirent à courir vers leur âme soeur, leur prenant la main pour se ranger dans un rang parfait. Ce foutu cauchemar ne serait-il donc jamais ? Elenna décroisa les bras en sentant quelqu’un à sa gauche la regarder d’un air insistant et lança un « Lizzie » mélangé aux autres bruits de la foule. La détaillant rapidement de haut en bas, elle tira sur son t-shirt et sa cicatrice exposée avant de prendre la main tendue. Elles se connaissaient peut-être, ou peut-être pas, mais elles voulaient toutes les deux sortir de là alors autant faire équipe, elles seraient plus fortes à deux. Ses doigts de poupée vinrent alors encercler ceux de la brunette et lui fit enfin un léger sourire. « Elenna ». Elles n’étaient pas réellement là pour sympathiser mais la nature sociable de la louve lui criait d’être sympathique avec son duo. Entraînant la main de sa nouvelle alliée, elle leva bien haut leur alliance face à tous ces dégénérés.

Rapidement, les groupes furent faits et dans une coïncidence certainement pas si coïncidence, personne ne fut seul et bientôt, une trentaine de duo fut compté. Sans s’en rendre compte, l’ancienne Poufsouffle serra un peu plus la main qui s’était glissée dans la sienne, observant les gens autour d’eux, stressée à l’idée de ce qui allait arriver. C’était une supercherie plus grosse que la blague la plus drôle du monde, c’était tout simplement impossible. Le brouhaha de la foule ne s’étaient pas calmés jusqu’à ce qu’un bruit retentisse. La voix off tapa dans ses mains, stoppant direct les hystériques afin de reprendre son discours.

" Vous avez choisi votre partenaire, il sera le seul et l’unique de la soirée, vous formez maintenant un duo incassable, souvenez-vous en. Si l’un d’entre vous échoue, l’autre aussi… Une lumière s’alluma d’un coup dans le fond de la salle du bar, éclairant une scène où était exposé le trophé. C’était une grosse clé en or, ornée de différents joyaux. Voici votre porte vers la sortie. "

Des hurlements fusèrent de partout, des applaudissement éclatèrent et une grimace se forma sur le doux visage d’Elenna. Ils étaient tous malades, ils étaient heureux à l’idée qu’un seul duo puisse gagner ? C’était quoi la punition si on ne remportait pas la victoire ? On restait enfermé à vie avec tous ces psychopathes ?

" Nous allons commencer cette douce soirée par un jeu très simple, mêlant endurance et alcool. Certains ne pouvant boire par soucis de santé, leur partenaire devra boire pour deux. Ce soir, nous jouerons au Concours de Roi, célèbre jeu moldu. Nous prendrons bien entendu de la Bièraubeurre pour alcool. Que chacun se mette en place, deux rangés de duo face à face derrière les tables. Hop hop hop ! "

D’un coup, tout le monde se grouilla de prendre place. La belle jeta un regard à sa compère, fronçant les sourcils de détermination. Elle ne resterait pas là plus longtemps et l’autre avait bien intérêt à être aussi motivée qu’elle.

" Aller-viens Liz, j’ai une clé à gagner. "
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Lizzie Bennet
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Lizzie Bennet, Mar 22 Nov 2016 - 4:32


La belle cacha sa peau d’un ample tissu et brandit une main comme une offre. Aujourd’hui, inconnues, nous allions nous allier. Devenir une, parce qu’on avait cette flamme commune- rage de vivre, rage d’être libre. De tous les captifs elle semblait la plus prête à tout faire pour y parvenir. Elenna était son prénom. Des syllabes simples à votre goût ? Peut-être, mais elles ne manquaient en rien de saveur. Ma renaissance s’écrivait LNÉ, la sienne LNA. J’étais sa seconde, sa suivante, sur la voie de l’évasion. 12-14-1. Elle comptenait le 412 de mon partenaire de prison. Et le dépassait aussitôt. 12-14-6. Les chiffres s’effilaient comme des cheveux sur un couteau, j’y lisais une incandescence, un espoir- délivrance. Nos maîtres du jeu pouvaient prévoir toutes leurs glauques idées, cela ne nous empêcherait d’échapper à leurs mains trop gourmandes.

| | | | un frisson hérisson
me secoue l’épaule
comme le frémissement
d’un enfant
sur la ligne de départ
d’une marelle

Les chiffres et doigts s’enlacent, s’embrasent ; il n’y aura de victoire sans elle. Ils font de nous des inséparables. Des oiseaux fragiles et graciles- sans vouloir voir les serres que l’on renferme en nos regards déterminés. Le rideau s’ouvre, lumière- les voilà pour enfin nous expliquer les règles. J’en frisonne quelque peu- je n’aime être le pion d’un jeu. Ma place est face à l’échiquier et non prisonnière de ses cases. Pourtant, je sais qu’on aura cette clef. Pas parce qu’on la veut, mais parce qu’on en a besoin. Et puis- et puis parce que je connais l’avantage que me donne mon statut d’âme brisée. Je sais, je sais qu’ils vont me tordre, m’étouffer, faire de moi ce que leur esprit malsain leur dictera. Je sais que je serai plus forte que ça- que j’ai été trop aliénée par le passé pour ignorer que peu importe les plaies et cassures, je peux toujours me remonter. Et je sais, je sais à sa détermination, qu’elle pense comme moi. LNA.

| | | hargne jumelle
comme une ascension hors du précipice
renaissance dans les flammes
gardez pour vous l’hostie

Ils commencent par annoncer un jeu moldu- ça sonne mauvais pour moi ; pourtant je vois l’alcool couler plus loin. De la bièraubeurre ? Pour une alcoolique ? Bah tiens. C’est cadeau, en fait. Frénésie de pas qui se bousculent vers les bières ; j’observe ma comparse, motivation indéboulonable. Quoiqu’on nous envoie à la face, on arrivera à en faire quelque chose. A se relever. A changer la ligne directrice. A donner un sens. On y arrivera, ensemble. Je le sens dans son ambition. J’essaie de ne pas penser au fait que je suis enceinte jusqu’au cou. Je sais que passés les premiers verres, la culpabilité disparaîtra, mais pour l’heure les mots de Izsa me sont encore une planche en travers de la gorge. Il est temps de choisir les bonnes marionnettes à poser dessus, de les faire danser, de changer l’équilibre de la planche, et de la gober. On va y arriver. Je le sens. Je le sais. Un voisin explicite un peu le principe du concours de roi- j’y connais vraiment rien à la culture moldue, moi.

| | | | distributions de cartes
non maîtrisées
grimace passagère
frustrée de se savoir
étrangère


C’est assez instinctif. Les duos se mettent par rangée. J’observe nos adversaires. Masculins. Il paraît que leur organisme tient mieux l’alcool... j’observe leurs biceps. Prononcés. Nice, les sportifs tiennent moins bien. Je leur lance un regard de défi. Enfin, de défi. Plutôt un regard aguicheur. Coup d’épaule sur le côté, mon décolleté se fait plus plongeant. Le type de droite loupe le départ. De mon côté, j’enchaîne verre sur verre. Au quatrième pourtant, un a-fond me révulse. Marre de café ? Poivre ? Et je sais pas trop quoi d’autre. Mais c’est dég*eulasse. Un frisson secoue ma poitrine, et je plonge le nez dans le dernier verre pour noyer le goût. Bim. Fini. Ex-aeco avec le mec de gauche. Elenna nous a précédé d’un trio de secondes.

| | élan de victoire
des prestes buveuses
de celles qui sucent la vie
jusqu’à la moelle

Le type de droite, en revanche, a pris trop de retard les premières instants. Dans ta faaaaaace. Tu coules ton duo p’tit c*n, t’avais qu’à pas me sexualiser. J’suis pas un bout de viande. Tu m’entends. Je suis pas à toi. La prochaine fois, garde tes yeux dans ton pantalon. Sous le sourire de la victoire, une pulsion agressive fait tressauter la commisure de mes lèvres. On se met sur le côté des vainqueurs de la première manche, et d’autres duos s’affrontent. 50% de la salle est éliminée pour cinq verres... Que deviendront ces perdants ? Difficile à juger pour l’heure. Clairement, j’aimerais pas être à leur place. On attend.

| | | insécurité
rappel soudain de la précarité
de notre situation
de l’inconnu entourrant
le maître des lieux
je veux le démasquer
et lui faire payer
son jeu
pour ce faire légalistes
on commencera par triompher
mais crois moi sale rat
qu’on te pendra

Nouvelle manche, c’est parti pour dix verres. Je serre brièvement la main de mon alliée avant que la course ne soit lancée. Bim, triomphe. Cette fois, je finis la première. On est un sacré duo, en fait... Le hasard a bien fait de nous pousser l’une vers l’autre. Délicieuse niaque. A la troisième, le vomissement d’un de nos adversaires nous assure de continuer l’aventure. Il faut plus que ça pour me soulever le coeur, d’autant que gerber est une habitude pendant la grossesse... mais je vois, à notre suite, d’autres duos mal gérer tant le graphisme que l’odeur. A chaque victoire, j’lance un high five à ma partenaire de galère. Garder l’esprit joueur, l’esprit de compétition, presque innocent... dans une lutte pour la sortie hors de leurs jeux nauséabonds.

| | assurance trouvée
dans la combativité partagée
deux femmes pour qui la vie
prend depuis des années des allures de guerre
de violence et mystères
deux femmes aux idées contraires
s’allient le temps d’une bataille
ou de deux
...ou qui sait
où la brume pourrait les porter
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Arcturus Madverier
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Arcturus Madverier, Lun 2 Jan 2017 - 14:33


HRPG : Pas de messages depuis Novembre, je fais un post unique, continuez à la suite.

Le Emerald Casino
ACTE I
Poser les fondations d'un avenir nouveau


Les lumières de la cité ne semblaient jamais s'éteindre, toujours brillante, toujours grandiose, illuminée de mille feux et d'une éclatante de couleurs. Arcturus observait les néons de la ville qui continuait de défiler au travers des vitres de la limousine, le fils Madverier observait les rues et les milliers de moldus qui fourmillait dans cette vaste métropole, phrare du jeu dans le monde. Las Vegas offrait un immense porte d'entrée à toute personne un peu ambitieuse et capable, les malins s'en sortirait dans les tables de jeux, les puissants possèdent des casinos et laisse l'argent travailler pour eux et les plus simples se noyent dans la production de drogues et autre stupéfiants moldus...Le rêve américain...Arcturus n'avait pas remis les pieds aux Etats-Unis depuis son dernier voyage à Ilvermorny...Inutile de lui rappeler de mauvais souvenirs...Dommage, vu que la limousine et ses occupantes sont les deux Jumelles DeSortis, qui l'avait gracieusement amené à sa destination.

- Arcturus ? Je te parle.

La voix de sa mère le tira de ses pensées.

- Mmh ? Désolé, je regardais le paysage.

- Je te demandais si tu pensais qu'un Casino soit un bon endroit pour des sorciers.

La question semblait forte à propos, vu qu'on était dans la ville avec le plus grand nombre de casinos actifs au monde. Cependant, la question de sa mère, Regina, lui semblait un peu inhabituel, étant donné qu'il voyait mal sa mère se rendre dans ce genre d'établissement pour y consommer quelques Margaritas, jouer aux dés, aux cartes, à la roue de la fortune, etc et éventuellement se faire draguer par quelques moldus avant d'admirer son père matraquant à sang le crétin qui n'aurait pas vu l'alliance à son annulaire....Ah bah non, en fait, c'était une très bonne raison de se rendre dans ce genre d'endroit.

- Ma foi...Je suppose que tout le monde à besoin de se divertir, moldu comme sorcier.

C'est à cet instant que Fabius Madverier, posa son cigare sur le cendrier en cristal à coté de lui.

- C'est ce que je pense aussi. Jovius, je crois qu'il est temps d'aborder le gros sujet du jour...

Ah les choses devenaient interéssantes...Bien sûr, jamais Fabius Madverier n'aurait embarqué toute sa famille pour Vegas sans une très bonne raison...C'est vrai que depuis quelques temps maintenant, son oncle et son grand-père avaient pris l'habitude de s'enfermer dans le bureau de ce dernier pour discuter tous les deux pendant de longues heures mais le fils Madverier n'y avait pas vraiment prêter attention. Il savait de toute manière que tout vient à point à qui sait attendre et que ses parents finiraient par faire part au reste de la famille de leurs plans. Les Jumelles DeSortis commencèrent à servir des verres de champagne tandis que Jovius écrasa sa cigarette à son tour, sur le cendrier du bar.

- Comme vous le savez, Las Vegas abrite mille deux-cent établissement disposant d'une license de jeu, ce qui fait de cette ville, le plus grand casino du monde avec un très fort tourisme et des revenus tout bonnement astronomique. Cette ville est une parfaite représentation du rêve américain car là où il n'y avait rien de plus qu'un désert, un homme est venu et il y a bâtie cette ville titanesque qui est aujourd'hui, l'une des plus célèbres du monde...Regardez donc, c'est de toute beauté...tant de personnes...tant de lieux...Tant d'argent...

Arcturus regarda son grand-père, s'interrogeant sur ce qui le motivait dans son discours.

- Avec Jovius, j'ai commencé à m'interésser de près à cette ville, à ses habitants et grâce à nos amis ici, comme ces chères Layla et Camilla...Continua le patriarche des Madverier, ajoutant aux deux noms donnés, un mouvement de respect, s'inclinant avec soin et grâce.

- J'ai trouvé un moyen de....disons...permettre à notre nom de gagner la postérité et le respect...

Arcturus eût un petit sourire avant de prendre la parole à son tour.

- Un instant, grand-père....Je croyais que la postérité et le respect, on l'avait déja...Je veux dire...On a de l'argent, beaucoup d'argent, des richesses accumulées siècles après siècles par nos aïeux...Nous avons tous fait une grande part de travail, notre argent, notre influence, nos relations ont bâtie notre pouvoir et notre autorité sur les sorciers de plus basses naissances. Nous avons déja tout...


Fabius interrompit son petit-fils d'une voix imposant l'autorité et le respect.

- Arcturus, je comprends ton point de vue...Cependant, tu sembles oublier un petit détail, tout ce que notre famille a fait pour arriver là où nous en sommes...Nous avons tué, manipulé, trahi des amis fidèles, mener à la mort des centaines de personnes simplement pour protéger notre nom et notre fierté, parfois, notre sang...L'argent sur lequel nous reposons porte les visages de ceux qui sont morts pour nous enrichir, pour appuyer notre pouvoir, notre statut et notre volonté. Notre passé nous a offert tout ce dont nous avions besoin. Nous sommes à l'abri de tout besoin et de toute menace. Je ne laisserai pas mon nom disparaître dans l'oubli maintenant. Et j'ai trouvé la solution, ma solution, car je sais que les générations futures trouveront probablement mieux, je compte sur toi, dans cette optique, mon petit-fils.

Un petit rire s'empara de la limousine avant que Fabius ne reprenne.

- Il n'existe, aujourd'hui, aucun casino de sorciers...Aucun établissement de jeu appartenant à notre sang. Je suis venu ici avec vous, pour que nous entamions la construction du premier casino magique du monde et c'est à Londres que nous le bâtirons...Nous avons l'argent, nous avons les appuis, les hommes, les relations pour mener à bien ce projet...

C'était donc ça...Le premier casino du monde magique...et appartenant à la maison Madverier...ce serait d'un prestige immense et d'une très grande utilité...Arcturus avait très vite compris que le Casino abriterait l'argent et les ressources des Madverier afin d'effacer toute trace de leur nom dans les registres des évenements les plus noirs du monde des sorciers...Dans quelques dizaines d'années, le nom des Madverier sera attaché à celui du premier casino magique, un nom qui transpirait d'élégance, de luxe et de pouvoir deviendrait également le nouveau nom de la richesse. C'était tout bonnement parfait, peu d'efforts et tellement de bénéfices. Une fois que le Casino serait construit...Plus rien ne saurait se mettre en travers des Madverier.

- Nous allons profiter de nos vacances comme il se doit, bien entendu, puis nous commencerons à envoyer quelques invitations aux familles nobles de notre sang afin de leur proposer un partenariat dans notre établissement...Autant en faire profiter nos proches amis, n'est-ce pas ? Je ne doute pas que certaines tâches requieront un peu de travail de notre part à tous, comme l'obtention d'un terrain ou de la première licence magique de jeu...Ensuite, il y a la construction, la gestion, bref, il y a quelques menus détails à régler mais en attendant, ma chère famille...mes amies...Dit-il avant de prendre un des verres de champagne qui furent rapidement distribuer entre toutes les personnes présentes.

- C'est une érè nouvelle pour les sorciers, pour le jeu....et surtout, pour notre nom...Un toast ! Pour notre futur et à notre nouvelle propriété : le Emerald Casino !

Arcturus fût le premier à trinquer avec le verre de son grand-père suivi de celui de ses parents, de son oncle, de sa grand-mère et des deux nouvelles/anciennes associées d'affaires de la Maison Madverier, les soeurs DeSortis. Arcturus vida son verre d'une traite et regarda les environs d'une toute autre manière, bientôt, beaucoup affluront au Emerald, ce monument dédié aux plaisirs, à la joie, aux jeux....et à la gloire personnelle et au prestige des membres de l'une des familles les plus dangereuses de notre temps.
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Re: Loin de l'Angleterre...

Message par : Elenna Benson, Lun 9 Jan 2017 - 5:33


« La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme s’il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas ? »



I
l fallait jouer, là résidait le salut des deux jeunes femmes. Elles ne se connaissaient pas, pas du tout même mais dans ce cauchemar, elles s’étaient trouvées. Deux âmes perdues, deux cœurs endoloris, deux esprits embrumés, deux corps au mauvais endroit, deux sorcières qui n’avaient qu’un seul objectif commun, sortir d’ici, sortir de ce rêve malsain, de cet endroit inconnu qui pourrait très bien devenir leur prison si le jeu ne tournait pas en leur faveur. Les règles du game avaient changé, ce n’était pas celles qui guidaient les simples êtres humains. Aujourd’hui, le code de survie était devenu le seul à suivre. Si un jour on avait dit à Elenna qu’alcool et débauche seraient ses sauveurs, elle n’y aurait pas cru, pas un seul instant.

Le couple évoluait ensemble et en attendant dans cette file de gens avides de boissons et de divertissement, la belle posa son regard sur sa nouvelle compagne. Elle était pâle, une peau d’une blancheur immaculée qui lui rappelait la sienne. En apparence, l’inconnue n’avait rien d’extraordinaire, une madame tout le monde. Ses cheveux châtains, ses yeux marrons, sa silhouette presque trop plate. Pourtant, chacun de ses mouvements attirait le regard de la louve, elle lui ressemblait mais en était-elle consciente ? Elle détaillait cette sorcière comme pour en apprendre plus sur elle, ne se rendant pas compte qu’elle dégageait la même chose que la fille qu’elle voyait lorsqu’elle se regardait dans le miroir. Comme elle, Lizzie paraissait frêle, fragile, à deux doigts de se briser si on lui donnait un coup trop fort. Mais dans sa mâchoire carrée, ses muscles fins qui roulaient sous sa peau, une force naissait, prête à en découdre. Elenna avait toujours dit qu’il ne fallait pas se méfier des apparences et son intuition lui soufflait que son alliée n’était pas aussi délicate que son physique le laissait penser.

Comme obnubilée par le visage de la brunette, la Phénix ne détourna pas de suite son regard sur le jeu. Elle connaissait les règles, rapidement, mais n’avait jamais participé à un jeu tel que celui-ci. Le regard gris se posa enfin sur la table qui constituait la première épreuve. Peu à peu, les couples s’affrontaient. Les sourcils froncés, Elen n’en démordait pas, elle sortirait d’ici, quoiqu’il arrive. S’il y avait bien une chose qu’elle n’avait à envier à personne, c’était sa détermination. Elle avait eu rarement l’occasion de vouloir quelque chose mais ce qu’elle avait envié, elle l’avait toujours eu. Ses doigts forcèrent leur prise autour de ceux de l’autre marionnette de ce jeu insensé, ses dents se serrèrent dans sa rage de vaincre. Lorsque leur tour arrive, les deux sorcières lancent des sourires à leurs adversaires. Ils sont trop confiants ces hommes, comme toujours lorsque l’on est le sexe fort et qu’on se trouve face au faible. Le top est donné, les verres s’enchainent, l’alcool afflue, glissant directement dans le sang sans passer par la case départ. La belle sentait ses oreilles chauffer, ses joues rosirent, sa vessie se remplir mais elle ne laissait rien paraître, elle ne laissait à l’alcool aucun contrôle, se concentrant sur son objectif, leur objectif commun. Avec un rapide coup d’œil, Elenna avait vu que son alliée s’en sortait très bien et… Quoi ?

L’Auror avait tellement été hypnotisé par le visage de la sorcière qu’elle n’en avait pas remarqué son ventre beaucoup trop rebondi pour être un simple repas pas encore digéré. Lizzie buvait, encore et encore, et son abdomen ne semblait pas s’en plaindre. Enceinte. Abasourdie, par une telle révélation, la louve buvait de plus en plus rapidement, son regard quittant son duo pour se planter sur l’homme qui lui faisait face, oubliant la nausée qui menaçait. Elle termina un peu avant Lizzie, portant un regard inquiet sur elle. Elles avaient gagné face aux deux molosses. Elle avait souri, ne se rendant certainement pas compte des pupilles apeurées d’Elen… Les verres continuent d’être servis, les victoires s’enchaînent encore et encore. La demoiselle finit même par oublier la rondeur du ventre de sa nouvelle amie, tapant dans sa main à chaque fois qu’un duo échouait face à leur couple de choc. Le podium, enfin. Elles finissaient première ex-aequo avec un tandem masculin/féminin qu’elles n’avaient pas eu à affronter. Une pause fut accordée aux gagnants. Malgré toute la force dont elle faisait preuve, la fille aux cheveux de neige sentait son esprit embrumé par la gnole. Il ne fallait pas qu’elle perde son objectif de vue, il ne fallait pas qu’elles faillissent. Elles… Tirant sur la main de la brune, elle l’entraîna rapidement vers les toilettes et la poussa doucement jusqu’à une cabine, refermant la porte derrière elles.

" Vomis. Maintenant. Force-toi. L’alcool est déjà dans ton sang mais essayons de limiter les dégâts tout-de-même… Elle ne savait pas si son alliée comprenait mais la panique pouvait certainement se lire dans son regard gris. Tu n’aurais pas dû, j’aurais pu le faire seule. Je… Je n’savais pas que… Je n’avais pas vu ton ventre… Tu es enceinte, tu n’aurais pas dû boire... Fais-le Lizzie ou je te ferais moi-même dégueuler ‘key ? "

Une légère alarme sonna dans la salle principale du bar, résonnant jusqu’aux toilettes. Les jeux allaient recommencer et les deux jeunes femmes n’en avaient pas terminé avec ces idiots. Il fallait qu’elles réussissent, il fallait qu’elles sortent de ce cauchemar. Heureusement, dans cet endroit, Elenna avait l’impression d’avoir trouvé une âme sœur, une personne qui avait la même hargne, la même envie de vaincre, le même besoin d’en finir. Elenna posa délicatement sa main sur l’épaule de la belle brune pour l’encourager, sans savoir ce qui se tramait dans sa petite tête. Dans les haut-parleurs, la voix du maître de jeu retentit.

" Merci à tous les participants de me rejoindre devant la scène, un nouveau défi va continuer de départager les duos. Pour le moment, il en reste dix en lice. Qui sortira vainqueur ? Qui aura le droit de retourner à sa petite vie tranquille et monotone ? "

Puisse le sort leur être favorable.

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