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[Ste-Mangouste] Salles de soin
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Sophie Poulvery
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[Ste-Mangouste] Salles de soin
Sophie Poulvery, le  Dim 25 Jan - 20:28

Sophie traversa le hall d’un pas rapide et se dirigea vers les escaliers à l’extrême droite de la pièce. Les petits escaliers blancs à la rampe de bois montaient vers le premier étage, celui où se trouvaient les salles de soins. Elle les grimpa en quelques secondes et arriva face à une double lourde porte vitrée. Sophie la poussa et arriva dans un long couloir. Les pavés blancs parfaitement propres luisaient. Les murs étaient blancs également ce qui avait l’art de fatigué un peu l’œil. Le couloir n’était pas sombre car des néons bien répartit éclairait l’endroit. Le couloir était assez long comparé au nombres de portes qu’on voyait. Il n’y en avait que deux, une de chaque coté. Le couloir se terminait en un élargissement où se trouvait une machine à café ainsi qu’une petite fenêtre, une de celle comme il y a au ministère. Deux trois chaises étaient posées côte à côté sous la fenêtre, certainement placées là pour la famille des patients.

Sophie poussa la porte de bois à sa gauche et arriva dans une salle de taille banale. A peine entrée, elle put voir à sa gauche, contre le mur, un petit bureau servant à noter tous les blessés et le type de blessures. Dans la salle une dizaine de lits se trouvaient réunis. Cinq de chaque cotés, alignés à la perfection. A cotés de chaque lit se trouvait une petite table de nuit en bois, dessus, un petit réveil ainsi qu’un énorme bouton rouge destiné à appelé un Médicomage en cas de besoin. De l’autre coté du lit se trouvait un armoire où placer ses effets personnels en cas de convalescence trop longue. Des rideaux magiques repliés sur le cotés, permettaient en cas de besoin d’intimité, d’entourer le lit complètement, isolant ainsi son habitant du bruit et de la lumière. Au fond de la salle se trouve une porte menant à une salle de bain avec une douche et une baignoire. A coté de la porte de la salle de bains, une bibliothèque se dresse, servant en cas de convalescence, à occuper les patients de la salle. De grandes fenêtres magiques, imitant celle du ministère de la magie donnait un air agréable à la pièce. Pour finir le tout, quelques plantes vertes avaient été réparties dans la salle, près de certains lits et dans certains coins.


Dernière édition par Sophie Poulvery le Sam 28 Mar - 19:14, édité 1 fois
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Re: [Ste-Mangouste] Salles de soin
Cronos, le  Ven 20 Fév - 4:39

Bibliothèque de Poudlard.

Cronos
détacha son regard du livre de soins qu'il examinait avec attention pour se poser sur la jeune Auror qui s'assit face à lui. L'enthousiasme que Cronos avait s'estompa rapidement. le visage de Morgane exprimait tout sauf de la gaieté, elle avait forcément un problème. Les yeux de la jeune femme peinaient à le regarder en face, oscillants de bas en haut en cherchant un point d'ancrage ailleurs que dans les yeux du Poufsouffle. Cronos joignit ses mains et se raidit, plus qu'il ne l'aurait pensé, troublé par l'apparent malaise de la Gryffondor. Il plongea son regard dans celui de la jeune femme qui refusait de rester immobile. Elle avait quelques chose à lui dire, cela se lisait sur elle. Au bout d'un long silence qui offrit à Cronos une occasion de se mutiler intérieurement sur les raisons du comportement suspect de la jeune femme; elle lui adressa enfin la parole.

-
Cronos, je sais que tu es très lié avec Adreas Black. Déjà cela commençait très mal. Ces premiers mots sur le ton tragique qu'elle employait résonnèrent douloureusement aux oreilles de Cronos, et un malaise certain s'empara de lui. Ce soir en sortant de l'hôpital, je l'ai... La phrase de l'Auror se stoppa en même temps que la respiration de Cronos. Une boule d'anxiété se noua dans son estomac, redoutant une nouvelle tragique. Il ouvrit la bouche pour questionner Morgane, mais aucun son n'en sorti. Les paroles suivantes furent meurtrières. Adreas avait subie une attaque le jour même dont elle n'était pas revenue indemne. Le coma... Cronos ne comprenait pas, n'acceptait pas ce qu'il entendait... " attendre qu'elle se réveille " ... Comment ? pourquoi ? ce n'était pas possible. Le regard du Poufsouffle se vida de toute forme de vie. Une fraîcheur détraquale s'empara de lui; ses mains se mirent à trembler sans qu'il ne parvienne à les maîtrisées...

-
Si tu veux la voir je peux t'emmener près d'elle, mais tu ne pourras pas rester longtemps. Je suis guérisseuse là bas et toi tu es un proche. si tu veux on y va maintenant. Cronos se releva immédiatement, plongeant son regard désemparé dans celui de la jeune femme. il avait un millier de questions en tête mais aucune envie de parler. Il devait la voir.

-
D'accord, allons y tout de suite, répondit-il d'une voix brisée.

Ils quittèrent la bibliothèque de Poudlard, Cronos suivant en silence son amie Auror..

Hôpital de Sainte mangouste, Londres.

Le couloir était long et vide, d'un blanc éblouissant, interminable. Quelques bruits de pas du personnel soignant résonnaient parfois, entre des cris et des plaintes qui transperçaient les chambres des patients. L'esprit de Cronos était affolé, tout comme ses sens. Il s'efforçait de ne pas flancher, de garder le contrôle de son corps mais il tremblait de tout son long, inquiet pour Adreas... Son visage gardait contenance mais la douleur n'était pas loin, encombrant lourdement sa gorge, prête à explosé... Il laissait les doigts de sa main caresser les murs de l'hôpital, tout en se contentant de suivre bêtement Morgane jusqu'au lieu ou il trouverait le corps immobile d'Adreas. Une lumière éblouie soudainement tout le couloir, projetant leurs ombres au devant de leurs pas. Cronos se stoppa et se retourna, Morgane plus en avant s'arrêta à son tour. Un Patronus avançait vers eux, vers lui...

L'animal iridescent s'arrêta devant Cronos pour délivrer son message. Le patronus lui courait après pour lui répéter le même discours que Morgane, la chute d'Adreas au combat. Cronos fixa intensément l'animal de lumière venu à lui pour lui apprendre la nouvelle; même si les mots étaient brouillés dans son esprit. Il regarda la forme argenté faire demi tour. Merci Zhad.... murmura-t-il. Il rejoignit Morgane qui l'attendait et reprirent leur chemin côte à côte... dans une ambiance glauque. Cronos avait joint ses deux mains à présent et poursuivait son chemin de croix jusqu'à sa belle. Il avait l'impression d'avoir été vidé de son cerveau, pourtant le plus douloureux était à venir... Soudainement Morgane se stoppa devant une double porte d'un blanc dépressif, ou seulement deux petits carreaux offraient une visibilité sur l'intérieur... Il resta immobile, paralysé par l'appréhension. il s'avança puis hésita, se rétractant. Il se tourna alors vers Morgane.

-
s'il te plaît... balbutia-t-il... Laisse moi seul..

La jeune Gryffondor hocha la tête, puis sans le regarder dans les yeux, tourna les talons et disparue dans les couloirs. Le poufsouffle se retourna vers la chambre de sommeil, curieux nom qui lui était venu en la regardant... Il poussa la double porte qu'il laissa se refermer lentement derrière lui. Le coucher du soleil était proche, seul des ombres et des contours en manque de clarté se dessinaient dans la pièce.... vide. Cinq lits de chaque côté étaient positionnés parallèlement, un seul d'entre eux était occupé, entre eux, des plantes et des armoire comblés la grandeur de la pièce. La chambre était silencieuse, il y régnait une ambiance de cimetière. Pas un bruit d'un quelconque appareil, pas de sons extérieurs, juste le calme froid des lieux. Il s'avanca lentement vers le lit ou reposait Adreas. Même à plusieurs mètres dans une semi pénombre, le visage de la belle Auror se reconnaissait, resplendissant de beauté... Ses longs cheveux brun rayonnaient sur l'oreiller blanc qui soutenait sa tête... Le lit était parfaitement fait, irréprochable. Les draps et la couverture qui couvrait la jeune femme s'arrêtaient à hauteur de poitrine, ne laissant paraître d'elle que ses épaules et son charmant visage, ses bras reposant à l'air libre.

Il prit une chaise et s'assit sur le côté du lit, dans l'expectative de l'immobilité de l'Auror... L'index de Cronos caressa la main d'Adreas, tendrement. Elle était horriblement glacée. Ses doigts glissèrent finement sur sa peau, ne reconnaissant pas le corps privé de vie mais savourant son contact. Ses doigts écartèrent ceux de la jeune femme pour se lier à eux, désireux de s'unir, même par delà cette forme précaire de vie.... Il amena la main de la jeune femme jusqu'à l'extérieur du lit pour la prendre délicatement entre les deux siennes. Les yeux de Cronos se fermèrent en une grimace lorsqu'il porta les doigts froid de la jeune femme à ses lèvres... Sa mâchoire se crispa... Il ne chercha pas à retenir ses larmes... Leur tiédeur rivaliser avec la peau de glace de l'ange allongé sur le lit. Il continua de baiser la main de la jeune femme, sans prendre conscience du temps qui passait.

Les Mangemorts... Les seuls responsables de se désastre, d'une multitude de désastre...
Cronos
était debout à présent, toujours du même côté du lit d'Adreas. Sa main n'avait pas quitter celle de la jeune femme depuis trois heures qu'il était là; elles étaient moites toute les deux. Il avait fait apparaître une bougie une fois le soleil couché, juste suffisante pour éclairer les visages des deux amants... Les yeux du Poufsouffle était rougi, piquant, brûlant de désarroi et de haine. Il savait que la jeune femme était Auror, et qu'un beau jour, elle ou lui pouvait être amener à ne pas rentrer à la maison... C'était un risque, mais devant tant de réalité, il en devenait insupportable. La main gauche du préfet caressa avec attention le front de la jeune femme avant de glisser dans ses cheveux... Il était pleinement consien de chaque seconde qui s'écoulait au pied de ce lit, pourtant au fond de lui, son coeur se perdait dans de nouveaux sentiments, dans un tourbillon de haine et de rancoeur...

Les larmes se libérèraient de nouveau alors qu'il contemplait le visage serein mais inerte d'Adreas. Il pouvait sentir son parfum habituel, intact malgré son état d'endormissement. Les effluves fruités lui parvinrent toute naturelles, s'emparant de ses sens, envenimant son désir et réveillant sa passion.... Son souhait le plus cher était de la voir ouvrir les yeux à ses côtés, de pouvoir lui dire tout ce qu'il pensait vraiment d'elle depuis qu'elle était entré dans sa vie... *
Déjà tant de temps de perdu... *. Le visage de Cronos était marqué par les larmes qui n'avaient pas cessées de couler. Son coeur priait chaque seconde le rétablissement d'Adreas, son envie de la revoir debout, de dévorer à nouveau ses yeux noisette; de contempler chacun de ses sourires qui égayaient à longueur de journée son si doux visage.... Mais chaque parcelle de son corps s'indignaient, se rebellaient contre cette injustice, contre l'état d'Adreas qu'il remettait sur le dos d'un visage sombre, d'un nombre qu'il traquerait...

Les larmes continuaient de couler, inexorablement. la porte derrière lui s'entrebaîlla et les spots de lumières du couloir éclairèrent le sol de la chambre. Une aide soignante se tenait dans l'embrasure. Elle lui expliqua calmement que les heures de visite étaient terminées.. depuis une heure maintenant. Elle lui intima gentiment de quitter les lieux. Cronos hocha la tête sensiblement, lui montrant qu'il n'allait pas tarder à s'en aller. Il embrassa une dernière fois la main de la Serpentard avant de la reposer avec douceur sur la couverture saumon. Il sortit sa baguette de sa poche et la leva dans les airs. D'un geste gracieux il fendit l'air, faisant apparaître au creux de sa main une rose blanche, dépourvue d'épines. Il la prit par la tige et l'apporta à hauteur du visage d'Adreas. Il fit lentement glisser les pétales sur son front, redescendant petit à petit sur les courbes parfaite de son nez et de ses lèvres.... Il la reprit correctement et la glissa entre deux mèches de longs cheveux noirs, faufilant la tige derrière l'oreille de la jeune femme. Ses larmes se présentèrent une dernière fois avant qu'il ne se penche au dessus de son visage, pour déposer un ultime baiser sur le front d'Adreas; un baiser qui s'éternisa...

Ses lèvres glissèrent en contrebas jusqu'à effleuré celle d'Adreas... Il remonta jusqu'à son oreille, chatouillant au passage les pétale de la rose blanche; avant de susurrer tristement :

-
Je t'aime Adreas... Je t'aime... Il déposa un nouveau baiser sur la joue de l'Auror. Reviens moi vite... ajouta-t-il dans un souffle avant de se relever du lit. Il resta un instant figer à la regarder, refusant de repartir seul en l'abandonnant derrière lui... Sa gorge se serra de nouveau, il jeta un dernier regard au si doux visage d'Adreas, puis fit demi tour, marchant droit jusqu'à la porte. La démarche lente, le coeur lourd, il ne se retourna pas.
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage
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Re: [Ste-Mangouste] Salles de soin
Eurora, le  Dim 22 Fév - 4:11

A pré-au-Lard

Ce matin-là, Eurora n'avait bougé de sa chambre que pour se laver, déjeuner et s'habiller. La veille, elle était rentrée très tard, ayant été à une fête aux Trois Balais toute la soirée... Cela avait consisté en la meilleure soirée qu'elle eut jamais connue. Perdue dans ses pensées, elle se rendormit au fin fond de ses couvertures afin de trouver un sommeil bien mérité bien que celui-ci fut bien mouvementé... La nuit fut néanmoins plus tranquille que le réveil...


Quelques heures plus tard, vers le milieu de l'après-midi, alors qu'elle déjeunait tranquillement dans la cuisine, une forme apparut devant elle... et lui livra un message.

Reconnaissant le patronus de sa collègue Adreas, elle sauta
aussitôt sur ses pieds en se demandant ce qui pouvait bien se passer : Il y avait du grabuge dans les rues de Pré-au-Lard. Par conscience professionnelle, elle associa tout de suite le mot Mangemort au mot grabuge. Ou par habitude.

Eurora s'inquiéta aussitôt bien qu'elle dût s'obliger à attendre pour avoir des informations supplémentaires pour intervenir. Pour le moment, il était dit dans le message reçu qu'Adreas devrait se débrouillait assez bien. par conséquent, n'intervenir en renfort, que si nécessaire et danger. Eurora le crut... Adreas allait certainement se sortir de ce mauvais pas ; elle avait d'excellentes capacités, sûrement qu'elle allait s'en sortir. Et finalement, Eurora ne se trouvait pas loin d'elle. Elle arriverait vite sur les lieux en cas de... N'y tenant plus, elle décida de sortir quand même environ dix minutes plus tard et de parcourir les rues de Pré-au-Lard.


Elle ne tenait plus en place, ne parvenait pas à se dire que tout se passait comme elle le voulait ardemment. Une appréhension nichée au fond d'elle, elle craignait malgré elle que quelque chose ne se passe... C'est alors qu'un cri retentit...

...NNNNNNNNNNNNNNOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN !!!


La baguette émergeant soudainement de l'intérieur de sa cape, elle fit volte face dans la direction du cri... Ce cri était la représentation même d'une douleur atroce. Son sang ne fit qu'un tour. Quelqu'un était-il torturé en ce moment même ? Elle réfléchit le temps d'une demie seconde sur ce qu'elle devait faire puis, cédant à la tentation d'agir plutôt que de subir, Eurora se porta en avant...

Elle parcourut les deux prochaines rues à une allure telle qu'elle n'avait sans doute jamais couru, le cœur battant encore plus fort que lorsque... S'adonnant à une gifle mentale, elle poursuivit son chemin. Ce n'était vraiment pas la peine de penser à ce souvenir ; c'était à coup sûr la meilleure méthode pour qu'elle fasse un mauvais pas inopiné et qu'elle trébuche maladroitement.

Très mauvaise idée.
Surtout, l'éloigner de ses pensées.
Bien protégé tout au fond d'elle.

Lorsqu'elle arriva sur la place où elle avait pensé entendre ce cri atroce, elle ne vit personne. A cette heure du début de la soirée, tout le monde commençait à rentrer chez eux.

Ignorante des évènements qui s'était déroulés, Eurora ressentit un certain malaise. L'impression d'un vide qui s'accentua lorsqu'elle eut la sensation que cela n'était pas de bonne augure... Elle tourna néanmoins les talons et revint vers chez elle, une étrange appréhension nichée au creux du ventre...


******

Alors qu'elle arrivait au quartier général des Aurors de très bon matin le même jour, son esprit était quelque peu plus légé que quelques heures auparavant. Néanmoins, une pointe d'incertitude demeurait en elle. Alors qu'elle se laissait tomber sur l'une des chaises, elle sauta de nouveau sur ses pieds en voyant débarquer un Phoenix... C'était celui de Morgane.

Lorsqu'il lui eut délivré le message qu'il tenait, Eurora avait littéralement blanchie et entretenait une teinte plus proche d'une mort-vivante que elle d'une humaine. Les yeux agrandis de stupeur, les doigts tremblants et serrant la feuille parcheminée, elle ne pouvait en détourner les yeux. Les mots se frayaient avec difficultés un chemin au travers de son esprit...

Adreas était tombée. Elle était dans... le coma... Abandonnant le parchemin en évidence sur la table, elle attrapa sa veste d'un geste vif et sortit en courant du ministère.


*Plop*



Hôpital Sainte Mangouste....


La porte s'ouvrit sur ses gonds, doucement, presque sans un bruit. Une silhouette se faufila à l'intérieur de la chambre, en silence, prenant son temps pour refermer la porte derrière elle. Pour se donner le temps.

Le silence était lourd, l'odeur de l'hôpital plus que forte et imprégnante. Presque étourdissante. A moins que ce ne soit l'étrange malaise la traversant qui créait cette impression. Elle retint un hoquet, une déchirure criante lorsque se retournant, le visage pâle entouré des longs cheveux noirs s'afficha dans sa vision. Paraissant plus figée que jamais, comme si le temps s'était lui-même arrêté sur sa collègue d'habitude si vivante et énergique, Adreas semblait... Hors temps.

Eurora
détesta cette immobilité, ce silence oppressant... Elle n'aimait pas tout simplement voir ses proches dans un état proche... de la Mort. D'une telle pâleur, d'une telle froideur... Tout en songeant, elle s'était avancée près du lit de... d'Adreas. D'un pas extrêmement lent, comme ralenti elle-même. Il lui était impossible de troubler ce silence, ce repos presque solennel... même pour respirer. Ses yeux lui piquèrent tandis qu'elle observait les traits paisibles du vissage d'Adreas... Elle dormait, pour ainsi dire, non consciente de la douleur, non consciente de qui que ce soit autour d'elle... Mais si ! Les gens dans le coma étaient capables de percevoir ce qui passait autour d'eux dans la réalité !

Quoiqu'il en soit, il était hors de question de troubler tout ceci. Eurora ne savait même quoi prononcer, quoi dire. C'était tout simplement invraisemblable, tout ce qui s'était déroulé ces dernières heures était invraisemblable. Adreas... Et Cronos? songea t-elle. Lors de la fête des poufsouffles, ils avaient semblé très proches... Elle avait même l'impression que cette fête avait été l'occasion de leur rapprochement.

Au plus profond d'elle-même, elle ressentit soudain une douleur sourde noyée de larmes. Elle pensait comprendre ce que le jeune homme pouvait ressentir s'il était en ce moment déjà au courant de la nouvelle... Un autre malaise la prit à cette pensée et elle dût s'efforcer de contrôler le tremblement de ses jambes tandis qu'elle se retenait au mur derrière elle, en sentant ses forces la lâcher soudain et une douleur lui scier le ventre. Elle ne pouvait pas même imaginer... si cela avait été elle qui s'était retrouvée allongée, dans la semi-mort? Si cela avait éé elle alors... Elle se força à observer le corps froid, rigide, sans expression d'Adreas, se força à regarder les conséquences en face d'un combat qui avait mal tourné, se força...
*Pourquoi ce n'est pas moi qui ait été à sa place? Pourquoi est-elle la victime de cette injustice si...* Eurora, d'après toi, même si cela avait été toi, il y aurait pareillement des malheureux... Et Akshay... Comment crois-tu qu'il réagirait... Eurora avait les yeux hagards, effrayés, perdus... elle se sentait égarée. *Sans doute de la même façon que réagirait Cronos,* se répondit-elle. Cette image la fit se relever mentalement, une force méconnue l'envahit. *Reprends-toi! Tu dois être forte ! Aussi digne que l'a été Adreas, même si elle y a perdu !* La jeune Auror se reprit, essayant de se concentrer sur tout ce qu'elle risquait de perdre si elle ne se reprenait pas aussitôt. La fatalité de la Vie la heurta de plein fouet et avec tellement de force qu'elle en eut le souffle coupé.

Elle se redressa, une main toujours posée de sa paume sur le mur. Elle observa Adreas, si vulnérable... Elle se reprit peu à peu, son souffle reprenait une cadence légère quoiqu'angoissée...
"Adreas, je te promets que tu seras vengée... C'est une promesse que je te fais".

Ton tremblant, regard décidé.

"Et reviens-nous vite s'il te plait... tu nous manques à tous..."
, termina t-elle une note impuissante dans la voix. Adreas l'avait sauvée une fois elle-même d'une mort certaine, tandis qu'Eurora elle ne pouvait rien faire pour la sauver. Rien d'autre qu'attendre. Elle se sentit terriblement impuissante...

Eurora ne resta pas longtemps après cela dans la chambre. Celle-ci lui donnait une telle impression de vertige qu'il lui était presque impossible de tenir debout. Elle se sentait affaiblie comme si quelque part, on lui avait arraché un membre ou quelque chose d'elle-même. La seule image qui put la forcer à diminuer les tremblements de ses jambes et à se relever pour partir, fut celle du visage aux traits parfaits d'Akshay l'observant avec ferveur. Dans son regard se lut l'espoir.

******

Lorsqu'elle retourna au-dehors dans l'air frais d'une belle matinée d'hiver, Eurora prit à plusieurs reprises de profondes inspirations... comme pour faire entrer à nouveau la Vie en elle, comme pour saisir le courage dont elle avait besoin pour poursuivre. Ce qu'elle aurait aimé à cet instant d'une poigne secourable et forte qui l'aurait aidée à se relever, à la soutenir du moins. Elle dût prendre sur elle-même cependant et quelques secondes plus tard...

*Plop*
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Re: [Ste-Mangouste] Salles de soin
Cronos, le  Jeu 26 Fév - 13:41

La Noble maison d'Adreas, Pré-au-Lard.

Un bruit de couverts sorti Cronos d'un rêve onctueux. Il ouvrit les yeux sur la porte du couloir, sur Emy qui apparaissait chargée d'un plateau dans les main ou miroitaient un croissant, du pain avec de la confiture de framboises, un grand verre de jus d'orange ainsi qu'un bol à l'effigie de Serpentard d'ou s'élevait une fine fumée blanchâtre. Les yeux d'elfe s'écarquillèrent de joie en voyant le visage du Poufsouffle tourné vers elle. Il s'assit tranquillement au fond de son lit, rassemblant les miettes de son rêve inachevé et jaugeant des tournis qui le hantait encore. Ça allait, aucun vertige, pas de voile blanc, le réveil se passait tout en douceur. Son bras gauche était toujours soigneusement bandé, il ferma le poing plusieurs fois, regardant son avant bras qui se gonflait, jusqu'à ressentir un pic de douleur qui le fit grimacer.

-
Monsieur ne devrait pas forcer sur son bras, il a eu de la chance. Aucune artère n'a été touchée mais la blessure était profonde et avait du mal à cicatrisé. Il faut que Monsieur reste prudent lui lança la petite voix enfantine d'Emy.
-
Très bien Emy, je le serai lui assura-t-il alors qu'il réceptionné sur un drap émeraude le petit déjeuner soigneusement préparé.
-
Qu'allez vous faire aujourd'hui Monsieur ? Après avoir mangé ? Le Poufsouffle fixa un point invisible sur le mur face à lui. Il s'accorda un instant de réflexion avant de répondre à Emy :
-
Et bien, tu m'emmènera à Londres, lui dit-il dans un sourire simple. Nous irons voir Adreas à sainte Mangouste, tu rentreras ensuite ici, surement sans moi, j'ai à faire... Son regard se détourna de l'Elfe pour se plonger sur son verre de jus d'orange qui le narguer de sa senteur alléchante.
-
Très bien Monsieur, alors Emy va attendre que Monsieur soit prêt avec impatience. A l'évocation de l'emmener voir sa maîtresse un sourire était apparu sur le visage de l'elfe. Je vous ai préparé des affaires ajouta l'elfe avant de tourner les talons. Elle vous attendent dans la salle de bain à cet étage, juste en face de la chambre.
-
Merci Emy, je me dépêche.

Seul dans la chambre, il resta un moment à admirer son plateau déjeuner sans vraiment le voir. Beaucoup de détails lui revenaient en tête... Que c'était-il passer pendant ces cinq jours d'absence ? Qu'était devenu Akshay après être retourné à Poudlard. Savait-il que Cronos se portait bien? Il devait se rendre le plus rapidement possible à Londres... Il finit son croissant en deux bouchée puis avala d'un trait son verre de jus d'orange. Il absorba la moitié de son café avant de se rendre directement dans la salle de bain en mordillant un morceau de pain. Ses affaires attendaient en effet sagement préparées dans l'entrée de la pièce à côté d'une penderie qui ne servait qu'à accueillir des affaires de toilette. Les carreaux marbrés blanc et vert émeraude offraient une magnificence certaine à la salle de bain. Il ne s'attarda pas à s'émerveiller de la maison d'Adreas et s'activa à se préparé. Un quart d'heure plus tard il était dans le salon de la maison, debout sur ses deux jambes et prêt à s'en aller.

Emy l'attendait avec sa baguette. Le Poufsouffle se para d'une cape légère et la glissa à l'intérieur, ainsi que sa cape d'invisibilité que Peyton lui avait un jour offerte.. Vêtu d'un jean blanc, d'une paire de baskets et d'une chemise noire, il se rendait de façon décontracté à l'hôpital, presque en tant que Moldu, idéal pour passer inaperçu. Il s'agrippa au bras de l'elfe et ils transplanèrent jusqu'à Londres...

Hôpital Sainte Mangouste, Londres.

Après la terrible sensation d'étirement et de compression à laquelle il n'était toujours pas habitué; Cronos se re-matérialisa dans l'entrée de l'hôpital, accroché au bras de l'elfe de maison. La réceptionniste à l'entrée n'émit pas de protestation en se retrouvant face au regard émeraude du Poufsouffle, pénétrant. Elle le laissa s'engager dans les couloirs, peut être se souvenait-elle de son visage, même s'il avait fait au plus vite ce matin. Une barbe de cinq jours sur le visage, ses longues mèches de cheveux qu'il avait laisser volontairement se balader au grès de leurs envie, il donnait certainement l'impression d'une personne froide, sombre. Son coeur l'était, assurément; lui c'était dans sa nature de scorpion de paraître froid, toujours à jauger ses interlocuteurs et son environnement pour savoir ce qu'ils dissimulaient au plus profond d'eux même...

Il se pressa dans les couloirs, distançant facilement Emy qui dut presque courir pour le suivre dans ses grandes enjambées. La blancheur des lieux était toujours aussi troublante, donnant la nette impression aux visiteurs qu'ils se trouvaient purement et simplement dans l'antichambre du paradis. Il poussa la double porte qui renfermait les combattants blessés, là ou se trouvait Adreas.. La pièce était toujours aussi déconcertante, un seul lit occupé, celui de la belle étoile de Cronos.. Le Poufsouffle sentit que l'elfe qui l'accompagner se crispée. Elle resta soigneusement dans ses pas lorsqu'il s'engagea en direction du lit. Rien n'avait changé depuis sa venue presque une semaine plus tôt; toujours aussi belle dans son immobilité, Adreas rayonnait par delà les traits significatifs que lui avait déjà tailler la mort. Seul la rose blanche derrière son oreille était presque fanée... signe que le temps s'écoulait encore dans la pièce; que peut être un jour il laisserait poindre le rétablissement de l'ange ombre... Cronos tira une chaise vers Emy qui était pétrifiée, silencieuse... Elle s'assit dessus et resta immobile à contempler sa maîtresse. Les yeux de l'elfe s'enbuèrent de vaisseaux rougeâtre.. Le Poufsouffle fit le tour du lit pour se tenir près de l'armoire ou était rangées les affaires des patients. Il ôta sa cape et la posa sur le lit derrière lui avant de déposer un tendre baiser sur le front froid de son ange.

La gorge de Cronos s'emballa à nouveau, créant un noeud bien serré qui redescendait jusque dans sa poitrine... Il sentit les larmes pointer jusqu'à ses yeux mais il se retint de se laisser abattre misérablement. Délicatement il retira la rose fanée des cheveux d'Adreas, qui n'avait pas bougé depuis qu'il l'y avait mise. Sa colère intérieure, seulement endormie s'exprima quand il referma ses doigts sur les pétales fragilisé de la fleur. Elle s'effrita et s'échoua en lambeaux sur le sol... Il prit sa baguette dans sa veste derrière lui et fit apparaître une nouvelle rose blanche, identique en tous points à la première. Il déposa un baiser sur les frêles pétales de la fleur avant de la glisser au même emplacement que la précédente.

Il prit à deux mains celle froide d'Adreas, qu'il serra tendrement dans les siennes. Emy face à lui était visiblement bouleversée, partagée entre une tristesse démesurée face au corps immobile de sa maîtresse et à la fois touchée de voir Cronos exprimé son affection, montrer sa vulnérabilité pour la belle... Il resta un long moment dans un silence spectral; contemplatif du beau visage de l'ex Serpentard, espérant secrètement voir ses lèvres bouger, ses paupières s'ouvrir... Son chagrin de l'avoir perdue remonta rapidement en lui ainsi que ses actes des jours précédents.... Le coma d'Adreas avait tout changé... pour lui déjà... et certainement pour eux... Lui qui était de nature si tendre, si gentil, si respectueux; il venait de s'embarquer dans une voie qu'il aurait du mal à quitter... Ses obligations pour l'Ordre ajoutées encore des difficultés à la chose... Et de voir Adreas éternellement immobile... toutes ses émotions, ses pulsions de haine, de vengeance, tout remontait de manière incontrôlable...

Il sentit des larmes inévitables qui firent irruption sur ses joues. Il s'adressa à son ange avec une voix peinée, emplit de remords, de doutes et de peurs... Ses lèvres tremblèrent...

-
Adreas.., beaucoup de choses se sont produites depuis que tu es ..... absente.... acheva-t-il avec une voix cassée. Des événements graves, terribles dans lesquels je suis impliquer, des choses que je n'ai pas pu contrôler... La voix de Cronos se brisa et il se stoppa. A dire vrai il ne savait pas quoi dire, il avait la désagréable impression de s'adresser à Emy plutôt qu'à sa maîtresse... Écoute... reprit-il tristement, il faudra... que l'on se parle toi et moi... Mais reviens moi je t'en prie... ne meurt pas... si je te perds; je ne sais pas ce que je vais devenir.... Il laissa ses larmes couler sans bouger plus que ça, terrifié à l'idée de la voir partir.... Son regard balaya la large pièce en quête de réponses.... Il reposa la main d'Adreas en revenant vers elle et essuya d'un revers de la main les larmes qui s'étaient permises de tomber abondamment. Il s'agrippa avec fermeté à l'arceau de métal froid qui bordait le lit. Je vais retrouver celui qui t'a fait ça... dit-il d'une voix pleine de promesses... Sa voix avait retrouver de son assurance et de sa détermination. Je vais le retrouver je te le promet, et son acte ne restera pas impunis...

Cronos se retourna pour prendre sa cape derrière lui et la passer sur ses épaules. Il se tourna une dernière fois vers son ange, vers le si doux visage froid... Il se pencha au dessus de son visage et déposa ses lèvres sur les siennes, dans un long baiser de silence qu'il aurait souhaiter plus partagé... Il se détourna du lit pour rejoindre Emy, sans regarder Adreas; il savait que s'il restait là ou s'il n'accordait que trop de regard à la belle, il flancherait de nouveau... Il posa une main compatissante sur l'épaule de l'elfe.

-
Veille bien sur elle Emy... et ne m'attend pas à la maison.

Il prit la direction de la double porte qu'il avait tant peiné à franchir la première fois. Cette fois-ci, sans un regard en arrière, il sortit de la chambre sans ses peines restées derrière lui, sans ses larmes refoulées, seulement avec sa froide détermination, à traqué et trouvé le responsable pour vengé le coma d'Adreas...

Dans l'entrée de l'hôpital il ressortit de sous sa cape, celle d'invisibilité; se camoufla à l'intérieur puis partit droit dehors. S'aventurant dans les rues de Londres, il pressa le pas en direction du Chemin de la Salamandre Grise...
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Adreas, le  Mar 17 Mar - 20:07

Mardi 17 Mars 2009
°o Le réveil



« Plus claire la lumière, plus sombre l'obscurité... Il est impossible d'apprécier correctement la lumière sans connaître les ténèbres »
Jean-Paul Sartre


La lumière avait été la dernière sensation que la jeune femme avait pu ressentir un mois plus tôt. Adreas se souvenait de ses derniers instants passés sur le sol froid, humide, baignant dans son propre sang, tandis que la lumière du soleil levant lui transperçait les paupières déjà fermées. Allongée dans cette rue elle avait attendu toute une nuit, tout un matin que la mort vienne la cueillir. Mais cet après-midi là, ses yeux se sont ouverts, encore une fois. La première fois qu'Adreas faisait un mouvement depuis un mois, vingt-huit jours complets, et même quelques heures de plus. Les fonctions cérébrales de l'auror revenait au fur et à mesure, les unes après les autres, comme pour vérifier que tout marchait correctement, après ces longues journées de sommeil total. Tout d'abord ses réflexions et sa capacité d'analyse, elle se demanda où elle se trouvait. Ses yeux peu habituée à la clarté du soleil renvoyait des images floues, immobiles et trop blanche pour qu'elle sut reconnaître l'endroit. Ses yeux s'étaient ouverts depuis quelques secondes à peine, qu'un son strident, un mélange de cri et de couinement lui parvint aux oreilles, par réflexe elle referma les yeux, incapable de bouger ses mains pour se boucher les oreilles elle subit ces agressions sonores pendant une bonne minute. Malgré la douleur, et la surprise de cette violente manifestation, Adreas tenta un sourire. Son visage refusait de faire la moindre grimace, ses muscles trop endoloris, mais elle avait bien reconnu la propriétaire des couinements. *Emy* son elfe de maison se trouvait à ses côtés.

Son corps raidi par la par la position allongée trop longtemps maintenue refusait de lui répondre. Chacun de ses muscles protestait lorsqu'il recevait une impulsion nerveuse, Adreas se retrouvait contrainte à l'immobilité. Sa mémoire lui revint aussi, effaçant les dernières semaines pour se concentrer sur ses dernières heures avant qu'elle ne perde conscience. Des flashs lui apparaissait, un message au QG des aurors.. Deux silhouettes en fond de rue.. Un éclair. Un spasme la parcourut au souvenir du visage sombre et à la fois doux de la femme responsable de son état.. Matricule 56 c'était ainsi qu'elle se faisait connaître, réduite à un simple numéro. Un contact glacé la fit sursauté une nouvelle fois, elle ne pouvait pas encore tourner la tête mais elle savait qu'Emy tentait de la rassurer en se posant contre son bras. La jeune femme se décida d'attendre, refermant les yeux, pour savoir quand ses muscles reviendront eux aussi à la vie. Les paupières closes les flashs se succédèrent à une vitesse folle l'ordre chronologique était bafoué, elle se revoyait elle, toute jeune, jouant sur un petit balais avec son oncle. Quelques secondes plus tard elle se retrouvait dans sa salle de classe, le cachot de Poudlard, face à ses élèves.. face à CET élève, Cronos. A cette évocation son cœur fut pris de soubresauts, elle revit des images: leur premier baiser, les regards dans les couloirs de Poudlard, la première fois où il lui avait rendu visite chez elle, la.. Adreas se força à rouvrir ses yeux, des larmes en coulaient abondamment, mais ses battements de cœur avait libéré ses muscles, la jeune femme retrouvait la possibilité de faire des mouvements. La pièce autour d'elle lui semblait toujours aussi pâle, vide et blanche.

L'auror s'était assise sur son lit, se frottant machinalement les yeux comme si elle se réveillait à peine d'une grosse sieste. Contre sa hanche elle sentait toujours la fraicheur de la peau d'Emy, la petite elfe était debout à côté du lit et s'était penché sur sa maîtresse. Adreas la regarda un instant et lorsqu'Emy tourna la tête vers elle, les deux affichèrent un grand sourire, sans autre précaution, l'elfe se jeta sur sa maitresse la faisant basculer en arrière la tête atterrissant mollement dans les oreillers. Ce n'est qu'alors qu'elle contempla le lieu où elle se trouvait. Le soleil était haut dans le ciel, mais personne ne venait dans la salle. Les murs étaient blancs, le plafond et le sol pas plus colorés que les murs, les lits, blancs avec quelques touches de couleurs mais rien de très marquant, des couleurs pâles auxquelles l'œil n'était pas attiré. *Sainte-Mangouste?.. Probablement si Emy est là c'est que c'est pour les sorciers* La jeune femme était donc en sécurité, ses collègues Morgane et Sophie devaient s'être occupée d'elle, chargeant Emy de me surveiller. En pensant à toutes ces personnes auxquelles elle tenait, les aurors, Eurora, Morgane, Sophie, Zhadrryen et tous les autres, puis Cronos.. Son cœur se serra en se demandant depuis combien de temps elle avait été plongée dans ce sommeil, combien de fois ils étaient venus la voir, espérant qu'elle réagisse. Adreas se releva un peu, prenant Emy dans ses bras comme s'il s'agissait de son enfant, elle porta sur elle un regard attendri et lui murmura d'une voix rauque:

- Merci d'être restée là.. Préviens-les que je suis réveillée, je vais me rendormir. Merci...

La chevelure brune s'étendit en vrac sur l'oreiller, les forces d'Adreas l'avaient très vite quittée. Sa tête se pencha sur le côté, elle referma les yeux, un sourire aux lèvres. La dernière vision qu'elle avait eut de la salle était un bouquet de fleurs fraichement cueillies déposée sur la petite table de chevet à ses côtés. La jeune femme s'endormit paisiblement, d'une manière bien plus douce, et très différente que l'action mangemoresque qui l'avait conduite ici. Son esprit et son cœur se calmèrent retrouvant le confort du sommeil pur. Elle dormit toute une nuit, faisant des rêves étranges, mais aucun ne fit apparaître l'ombre d'un cagoule, ou la noirceur d'une capuche abaissée sur un visage féminin..
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Re: [Ste-Mangouste] Salles de soin
Cronos, le  Sam 21 Mar - 18:04

Transparente de tristesse, les yeux bordés de larmes, rougis et humidifiés; Emy était réapparut dans le salon de la maison d'Adreas toute émue. La petite elfe pleurait littéralement de bonheur, transportée par la bonne nouvelle qu'elle venait annoncer à Cronos. Le Poufsouffle était tranquillement affalé dans le canapé du salon à ressassé ses pensées quand le "pop" caractéristique du transplanage l'avait sorti de son monde. La vue de l'elfe et de ses yeux rouge au bord des larmes lui fit un instant craindre le pire. Heureusement les éclats de joie d'Emy qui fusèrent dans le salon apaisèrent les battements rapide du coeur de Mikal. Quand la créature lui sauta dans les bras en lui criant le réveil de sa maîtresse, le bonheur de Cronos l'emporta sur la marque excessive d'affection de l'elfe d'Adreas. La lumière avait finalement remporter le combat indécis face aux ténèbres dans le coma de l'Auror. Un sentiment d'allégresse se propagea immédiatement en Mikal, transporté par la joie de cette nouvelle ô combien réconfortante. Le reste de la journée fila alors à une vitesse ahurissante, des projets et des rêves se dessinant à profusion dans la tête du Poufsouffle.

Fini les noirs souvenirs des semaines précédentes, oubliés les actes sombres commis; un sourire se reflétait dans l'horizon plein de promesses, le sourire d'Adreas. Emy transplannait aux quatre coins de la maison, apparaissant et disparaissant sans cesse devant Cronos qui lui aussi ne tenait plus en place. L'elfe aimante et dévouée ne faiblissait pas à sa tâche, fournissant un effort continu pour rendre la maison toujours plus propre et belle - bien que cela fut inutile, elle était déjà irréprochable. Le soir vint avant même qu'il se soit annoncé à leur yeux, surprenant le jeune homme et l'elfe après cette courte journée disparue. Le lendemain, de bon matin, Emy vint réveiller Mikal, avec deux heures d'avance sur les horaires d'ouverture de Sainte mangouste. L'aube s'approchait à pas légers dans le ciel encore noir d'encre, ce qui ne fâcha pas Cronos pour autant; l'enthousiasme de l'elfe était compréhensible. Lui même fut rapidement de bonne humeur et pressé de se rendre à Londres, une fois la copieux petit-déjeuner soigneusement préparé avalé.

Le printemps donnait un avant goût des charmes qu'il offrirait bientôt. Un soleil chaleureux se levait dans un ciel sans nuage, seulement secoué par un timide souffle de vent. Le Poufsouffle apparut tout naturellement dans le hall de l'hôpital, accompagné par Emy. La réceptionniste ne prit même pas la peine de s'inquiéter de la nature de leur visite, elle savait parfaitement pour qui ils étaient là. Contrairement à sa première venue avec l'elfe, c'est Cronos qui fut surpris cette fois-ci, peinant à suivre les pas précipités de la créature qui s'était ruée dans les couloirs à peine avaient-ils poser un pied dans le hall. Il s'activa donc à la rattraper, non sans mal la créature courait presque; une cape légère sous le bras qu'il avait pris juste avant de partir, des fois qu'Adreas en ait besoin. Il ne s'était étrangement inquiéter de ce détail qu'au tout dernier moment, son esprit ayant été tourné vers bien d'autres préoccupations... Une nouvelle fois - et il espérait qu'elle serait la dernière -, Cronos franchit les portes de la grande salle blanche , l'elfe se faufilant à peine celle-ci entrebâillée.

Pendant cinq secondes le Poufsouffle eut l'impression d'avoir fait un arrêt cardiaque, son coeur se figeant dans ses battements en apercevant l'Auror bien vivante; assise sur le rebord de son lit et qui accueillait d'un immense sourire Emy qui se précipitait sur elle. Le soleil pénétré déjà suffisamment dans la pièce mais Cronos fut ébloui comme au premier soir ou il était tombé dans le piège imparable du charme d'Adreas. Sa beauté naturelle et son sourire de braise illuminaient bien au dela du pouvoir des rayons du soleil; ils réchauffaient directement le coeur de Mikal. Il rejoignit son ange, radieux et le coeur léger. Emy s'écarta avec beaucoup de discernement lorsqu'il arriva à leur hauteur. Un bref instant sa gorge se noua et ses yeux le piquèrent. Il avait envie de laisser ses larmes couler, mais de joie cette fois-ci, bien qu'il les retint parfaitement. Il avait eu tellement peur de la perdre qu'il n'aurait pas pu trouver de mot pour décrire son soulagement, son bonheur de pouvoir la serrer contre lui.

Sa main qui tenait sa cape se glissa dans le dos de la Serpentard, alors qu'il caressait tendrement la joue de sa belle. Il déposa un bref baiser sur le front d'Adreas et se laissa simplement aller contre elle en la serrant d'une étreinte légère et protectrice, reposant la tête de sa belle contre sa poitrine. Ses lèvres se glissèrent proche de son oreille lorsque les premiers mots sortirent enfin de son coeur :

-
J'ai eu tellement peur de te perdre mon ange.... Tu m'as tellement manqué pendant tout ce temps... tu as manquer à mon existence... Son visage tourna directement vers Emy qui se tenait debout à côté à les regarder sans dire mot. Tu nous as manqué, rectifia Cronos en se rappelant de la détresse qui s'était emparé d'Emy lorsqu'elle avait appris le coma de sa maîtresse...

Ils s'écartèrent l'un de l'autre pour apprécier leurs sourire respectif et des regards pleins de mots d'amour et de bonheur... Il embrassa sa belle en appréciant chaque seconde comme une délivrance longtemps attendue. Après les retrouvailles des deux moitiés de coeur, ils repartirent lentement vers la sortie de l'hôpital et le salon de la maison d'Adreas. Derrière eux, un cauchemar s'éteignait avec de lourdes séquelles... Devant eux un rêve s'allumait dans l'ombre avec de belles promesses...
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Re: [Ste-Mangouste] Salles de soin
Eurora, le  Ven 27 Mar - 11:02

Fin - Dernier chapitre -
- Suite du combat dans les rues de Londres dans lequel Eurora a été gravement blessée... :sad: -



Tout ce dont elle se souvenait de la rue de Londres avant de plonger dans les profondeurs de l'inconscience, c'était de la flèche plantée dans son épaule, de l'atroce douleur ressentie, de la violence avec laquelle 08 l'arracha après avoir bien insisté et tourné dans la plaie puis d'un noir... Un noir presque totale seulement troublé par sa respiration suffocante. Ensuite elle se souvenait de quelqu'un qui la soulevait. Elle se souvenait avoir soulevé lourdement les paupières, avoir reconnu Morgane, elle se souvenait qu'elle lui avait presque d'une voix suppliante de retrouver sa baguette qu'elle n'avait plus et qui reposait quelque part autour, dans la rue. Aussitôt après, elle sentit ses yeux se refermer... Elle n'avait même pas eu le temps de songer au soulagement qui l'avait envahie à l'idée qu'elle allait quitter la rue, que quelqu'un était arrivé... qu'elle allait pouvoir rentrer, être soignée... Non. Tout ce qu'elle ressentait pour le moment, c'était la douleur que lui créait ses plaies dont celles à celle de son visage. Celles-ci semblaient la brûler ; en particulier celle à l'épaule.

Un Pop caractérisé à celui du transplanage retentit lointainement dans son esprit... Naïla et Mia avait transplané avec elles deux, Naila étant toute tremblante de voir sa maîtresse dans cet état...

Dans une demie conscience, Eurora fut transportée à Sainte Mangouste bien qu’elle n’eut conscience du lieu en aucun cas. Elle s’était sentie aspirée par les ténèbres du transplanage puis elle sentit qu’on la portait. Ensuite, sans se rendre vraiment compte sur quoi on la posait, elle sentit qu’on la déposait sur un brancard qui circula dans les couloirs jusqu’à la salle de soins. Peu de temps après, elle sentait d’étranges chaleurs la parcourir ; conséquence des sorts lancés sur elle afin de la soigner. La jeune Auror rescapée qui avait frôlé la Mort par deux fois à présent était cependant très loin et n’avait qu’une vague conscience de ce qui se déroulait autour d’elle. Tout semblait mouvement autour d’elle, alors qu’en elle tout semblait figé. Son pouls battait au ralenti, elle ressentait toujours d’intenses douleurs au ventre et aux jambes, là où les coups l’avaient touchée. A son réveil, elle allait avoir pas mal de bleus sur le corps qui s'effaceraient seuls au bout d'un moment...

Les élancements ne cessaient toujours pas et la lançaient à intervalles réguliers, comme ne voulant qu’elle oublie ce combat. Elle ne risquait pas de l’oublier de sitôt d’ailleurs. Lorsque la plaie à certaines blessures se referma, une étrange impression d’apaisement se répandit en elle comme si son corps se détendait un peu, alors qu’il sentait ses blessures se guérir. Elle en conserverait néanmoins quelques cicatrices jusqu’à un certain temps, jusqu’à ce qu’elles se referment entièrement. Mais la magie faisait des miracles… Sans doute ne subsisterait que d’infimes traces de ce combat, bien que le néant semblait s’être entaché à elle depuis la révélation qu’elle avait eue. .

Lentement, après plusieurs heures de semi inconscience, elle passa de celle-ci à un sommeil agité où elle revivait avec d'autant plus d'intensité tout ce qui s'était déroulé... En n'omettant rien du tout.


[HJ : Suite de RP de Mo' à l'accueil ]
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Re: [Ste-Mangouste] Salles de soin
Sophie Poulvery, le  Lun 30 Mar - 8:38

L’auror avait d’abord sentit le soulagement de sentir son esprit plongé dans des ténèbres reposants. Elle ne voyait plus rien mais elle entendait, en premier, des pas précipités, ensuite des paroles incompréhensible et pour finir, une douleur comme elle n’en avait jamais ressentie. Elle n’était comparable à rien d’autre, elle envahissait tout son corps et il était impossible à l’auror de la faire cessée. Ses muscles se crispèrent violement. La douleur se répartissait dans chaque os, chaque muscle, chaque cellule de l’auror. Elle se répandait grâce à des spasmes de plus en fort. Son cœur battait à tout rompre, il essayait désespérément de sortir de la poitrine du Médicomage. Le muscle semblait être sur le point d’exploser…

Tout doucement, tout s’arrêtait. Un hurlement de rage se fit entendre et résonna longuement dans les oreilles de l’auror. Il avait été lancé par une voix familière à l’ex Serdaigle, par une personne qu’elle aimait plus que tout. Doucement, elle plongeait plus profondément dans les ténèbres. Lentement, la douleur quitta ses jambes, suivit de près par son bassin, et enfin, le haut de son corps. Petit à petit, son corps semblait se détacher de son esprit, de façon à protéger l’un des effets néfastes de l’autre. Elle ne sentait rien, son esprit semblait brouillé, endormit. Elle ne sentait plus son corps contre les pavés froids des rues de Londres. Elle ne sentait plus la douleur de son bras et celle de sa tête. Elle ne sentait plus de spasmes douloureux ou de cœur prêt à exploser. Sophie sentait la douleur, la peur et le désespoir s’éloigner. Son esprit plongeait dans un rêve lointain. Tous semblait maintenant calme et serein. Tout s’était effacé d’un coup pour ne laisser place qu’à l’obscurité, son corps semblait à présent séparé de son esprit. Le temps semblait s’être suspendu à jamais…

L’auror eut l’impression de sortir d’une longue immersion sous l’eau. Elle sentait contre sa joue un drap doux et soyeux, une odeur de lessive bon marché lui chatouillait les narines. L’auror se sentait bien, tranquille, sereine. Elle respirait longuement, profitant de chaque bouffée avec un plaisir infini. La lumière transperçait à travers ses paupières closes et la chaleur de la pièce caressait ses joues rosies. Sophie ouvrit les yeux en douceur, découvrant une pièce blanche, parsemée de petits lits. Celui à ses cotés était occupé par une personne dont le visage ne lui était pas inconnu. Il s’agissait en effet d’Eurora qui dormait paisiblement ou pas sur le lit d’à côté. L’ex Serdaigle s’étira longuement en baillant sans retenue. L’auror était perdue, elle ne savait pas vraiment ce qu’il s’était passé, ni comment elle s’était retrouvée ici à Sainte-Mangouste.

Alors qu’elle rêvassait, examinant ces souvenirs pour comprendre ce qui lui était arrivé, une sorcière arrivait vers elle pour l’examiner. Sophie la reconnu directement, il s’agissait de Véro, une Médicomage qu’elle avaient engagées il y a peut pour les aider Morgane et elle à gérer les patients de l’hoptial. La femme courait vers elle en tenant fermement un flacon qui contenait apparemment une solution de force. Ne laissant pas le temps à l’auror de réagir, elle lui enfonça le goulot du flacon dans la bouche et un liquide frais y coula. La femme habillée à la mode Sainte-Mangouste ( tout en blanc) prit la parole d’une voix précipitée :


-Ah, vous êtes enfin sortie de votre coma. Vous verrez, avec cette potion, vous allez vous sentir beaucoup mieux. Dormez encore une petite heure et puis la solution de force ferra effet et nous pourrons vous examiner. Bon, si vous avez un problème, vous appuyez sur le bouton rouge de la table de nuit. Enfin, vous connaissez le fonctionnement madame…
Bon je vais vous laissez, je ne sais pas ce qu’il se passe pour le moment mais il y a du monde, l’hôpital est envahit de blessés graves.


Sur ce, Véro traversa la salle et sortit en trottinant par la petite porte blanche. L’auror regarda d’un air perplexe son oreiller. Elle avait trop de questions à posées pour se rendormir comme si rien ne s’était passé. En même temps, elle ne pouvait questionner personne pour le moment. Sophie posa son regard sur un bandage blanc serré autour de son bras, elle remarqua également qu’on lui avait mit une de ces robes longues robes blanches typique à l’hopital des sorciers. Elle jeta un dernier regard contrarié à Eurora qui s’agitait dans son sommeil avant de s’installer plus confortablement dans son petit lit blanc et de s’endormir profondément. Plongeant par la même occasion dans des rêves à présent peuplés de formes grises et noires qui l’attaquaient de tous les côtés, des ombres invincibles qui la menaçaient mais à chaque fois, un chevalier à la voix familière intervenait pour la sauver…
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Re: [Ste-Mangouste] Salles de soin
David Page, le  Sam 11 Avr - 15:01

David était proche de l'inconscience quand il vit Morgane apparaître juste au-dessus de lui, il était incapable de lui adresser la parole, allongé dans les gravats de Guipure, la douleur l'empêchait de parler. Mais il était tout de même soulagé que son appel de détresse ait été entendu par les Aurors, le combat pourrait continuer ici, Adreas ne serait pas seule face à deux adversaires, c'était ça le plus important. Morgane avait amené avec son elfe de maison, le jeune homme l'entendit lui commander "Sainte Mangouste, vite."

Il ressentit alors cette sensation bizarre, la même qu'il avait lorsqu'il voyageait avec son elfe à lui Toumaï. Il savait qu'il était à présent en sécurité, à Sainte Mangouste, incapable de communiquer avec les gens qui l'entouraient. David sentit qu'on le soulevait, intérieurement, il savait que c'était en direction de la Salle des Combattants, une pièce où il n'avait jamais mis les pieds, d'ailleurs, il ne s'était jamais rendu du tout dans cet hôpital.

Il avait terriblement mal au bras, cette brûlure risquait de laisser beaucoup de traces. Submergé par la douleur, David finit par s'endormir, dans un sommeil qui l'emmena loin de la douleur, il n'avait plus rien à penser à présent, il était entre de bonnes mains...



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Re: [Ste-Mangouste] Salles de soin
Sara Shake, le  Sam 11 Avr - 15:18

[ HJ : Ce post est raconté par Naïla, l'elfe de maison d'Eurora ]


C'était bientôt le temps de midi. Le ciel était d'un bleu pur, avec toutefois quelques petits nuages blancs qui masquaient le soleil, brillant avec force. Le printemps était bel et bien là. Les fleurs poussaient et répandaient une bonne odeur parmi les jardins de Londres. De multiples couleurs parsemaient la capitale, à présent réveillée du long hiver.

Dans une rue un peu moins gaie cependant - bâtiments délabrés et gris -, une chose étrange se produisit. POUF ! Un petit être apparut, tenant la main d'un humain. Et pas n'importe quel humain ! C'était une sorcière, du nom d'Eurora. Elle était Auror et protégeait la communauté magique du Mal. Ce matin, une jeune femme et un Détraqueur l'avaient attaquée. Eurora avait été gravement blessée et avait besoin de soin. Grâce à ses collègues Aurors, Naïla, le petit être, l'elfe de maison de la sorcière, fut appelée. Elle transplana jusqu'ici, dans cette petite rue moins gaie.

Naïla s'approcha d'une boutique désafectée et se planta devant un mannequin, l'air pressé. Elle lui parla d'une petite voix rapide. Etrange, direz-vous, mais en réalité, ce mannequin était l'hôtesse d'accueil de l'Hopital Sainte-Mangouste, l'hopital des sorciers. Après avoir reçu l'autorisation d'entrer, Naïla prit Eurora et la traîna jusqu'à l'accueil. Des sorciers-guérisseurs vinrent l'aider et l'ammenèrent à la salle de soins destinée aux combattants. Eurora, toujours inconsciente, était entre de bonnes mains.

*Guéris vite*. Sara, à plusieurs kilomètres de là, pensait à elle.
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Re: [Ste-Mangouste] Salles de soin
David Page, le  Mar 14 Avr - 16:13

[ Ceci est vu à travers la vision de Théo Walkins, un PNJ Médicomage Wink ]

Théo Walkins travaillait depuis peu à Ste Mangouste, en fait, il n'était là que depuis que les Aurors avaient repris la direction de l'hôpital. Cette nuit là, Théo était de garde, les urgences étaient rares mais il fallait bien quelqu'un pour assurer le service en cas de besoin, mais les gens ne venaient qu'en cas d'extrême gravité. En attendant que la nuit passe, le médicomage s'était installé tranquillement derrière le bureau du hall d'entrée. Il feuilletait un bouquin quand un elfe débarqua en transplanant, accompagné d'un corps, que Théo reconnut immédiatement.

Il s'agissait de David Page, son ami Auror, avec lequel il avait accompli plusieurs missions. Les deux hommes s'étaient même liés d'amitié et cela fit un choc à Théo de le voir arriver ainsi à Ste Mangouste, le bras terriblement endommagé par ce qui ne pouvait être qu'une brûlure. Le jeune médicomage ne devait pas se laisser déborder par la tristesse de voir David dans cet état, il prit sur lui-même, il avait une vie entre ses mains. Théo leva sa baguette et entraîna dans la salle pour les combattants David à l'aide d'un Mobilicorpus. Là-bas, il lui promulgua de nombreux soins, méticuleusement, il opéra son ami pour qu'il ressorte presque comme neuf de cette mésaventure...


_______________________

Théo s'était chargé de veiller sur David, il allait beaucoup mieux après trois jours passés dans son lit à l'hôpital et il était pour lui venu le temps de sortir, pour retrouver la vie réelle. Théo était lui grandement soulagé de sa guérison, son bras ne garderait qu'une petite cicatrice en souvenir, il fallait une première blessure de combat, et ne garder aucune trace aurait été dommage. David serait désormais plus prudent lors de ses combats, tentant de ne pas se blesser si rapidement, puis, avec ce qui se passait en ce moment, il ne tarderait pas à être de nouveau envoyé en mission...
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Re: [Ste-Mangouste] Salles de soin
Jensen Skywolf, le  Dim 26 Avr - 14:35

(NDLR : Suite du RP de Morgane à l'accueil de Sainte Mangouste. Présence de deux guérisseurs PNJ, Emilia et Renwald.)

Encore une journée calme à l'hôpital des sorciers. Bien sûr, Jensen avait vu défiler beaucoup de patients aujourd'hui par le fait qu'il soit de garde, mais la plupart des cas était bénins et Emilia, Renwald et lui-même s'étaient parfaitement répartis les cas. Cela leur avaient évité de se faire submerger par le flot continu de patients. Alors qu'Emilia raccompagnait jusqu'à la sortie une sorcière plutôt âgé à qui ont venait de retiré la deuxième paire de bras qu'elle s'était ajouté elle-même pour "avancer plus vite dans les travaux de jardinage" comme elle le disait si bien, Renwald soupira et dit :


"La prochain sorcier qui vient que son cas soit grave ou pas, je le laisse tel quel jusqu'à demain matin! Je suis trop fatigué pour avoir les idées claires...Dire qu'il y a tant de lit ici et qu'on ne peut même pas en profiter!"


Jensen ne répondit rien mais un sourire amusé lui vint au coin des lèvres : Renwald était un râleur de première, mais il avait le coeur gros comme ça et le jeune Skywolf ne doutait pas que son collègue ne pensait pas une seconde ce qu'il disait. Il avait commencé son stage de guérisseur quelques mois avant que Jensen n'arrive à Sainte Mangouste et lui apportait de précieux conseils, pour gérer le stress et l'angoisse qui montait à chaque nouvelle arrivée de patients.
Emilia revint sur ces entrefaites et ayant visiblement entendu le râlement de son collègue et le gronda gentiment :


"Renwald, tu sais que je pourrais rapporter ce que tu viens de dire à Morgane Mac Millan ou à Sophie?? Je suis sûre qu'elle serait très heureuse de te l'entendre dire à nouveau devant elles, histoire que tu sois de corvée de chambres pour le restant de tes jours à Sainte Mangouste! Surtout que Jensen pourra parfaitement témoigner contre toi..."

" Si jamais tu ose faire cela Emilia, je jure sur mon honneur de futur guérisseur que mon fantôme hantera ta famille pour l'éternité et que tu finira par avoir un remord éternel pour ne pas avoir eu pitié d'un collègue qui pourrait si bien dormir que même une bataille rangée entre Auror et Mangemorts se déroulant à 1 mètre de lui ne le réveillerait pas!"


Jensen leva les yeux au ciel : c'était reparti... Ces deux-là ne cessait de se chamailler à longueur de journée et l'Auror avait arrêté de les compter à partir du moment où ils se disputaient vingt quatre fois par jour. Il avait beau savoir que ce n'était que de petites piques amicales entre collègues, il aurait quelque fois préféré un peu de silence...
Il écoutait d'un oreille distraite cette nouvelle prise de bec quand un "Plop"
attira son attention.Il tourna la tête en direction du hall de l'hôpital et vit un elfe de maison tenant la main à une sorcière allongée sur le sol, immobile. Il lu l'appel à l'aide dans les immenses yeux de l'elfe et comprit immédiatement que quelque chose n'allait pas. Il courut jusqu'au corps inanimé et l'elfe lâcha la main de la sorcière en le voyant se précipiter.
Jensen s'agenouilla et grimaça en voyant la robe imbibée de sang et où l'on devinait de pronfondes blessures. Il regarda le visage de la victime et son sang se glaça, alorrs qu'il reconnaissait les traits d'Eurora ainsi que sa chevelure blonde trempés de sueur et baignant dans la tâche de sang qui s'agrandissait sous elle. Il fut tenté de tourner le regard vers l'elfe, de lui demander ce qui s'était passé, mais la vie de la jeune femme ne semblait plus ne tenir qu'à un fil et il ne devait pas se laisser distraire. Tout en prenant son ancienne formatrice dans les bras, il cria à l'attention de ses collègues guérisseurs :

"J'ai une Auror très grièvement blessé! J'ai besoin de vous deux dans la salle de soin immédiatement!!"

Alors qu'il courait en direction de la salle de soin réservé au combattants, il entendit la voix de Renwald :

"Jensen, il faut que l'un d'entre nous reste à l'accueil pour réceptionner d''éventuels patients! Je crois que..."

"Par la barbe de Merlin Renwald, alors reste ici ! Je me débrouillerai avec Emilia!"


Il poussa les portes de la salle de combattants d'un coup de pied et se précipiter pour déposer le frêle corps d'Eurora sur la table de soin et d'un coup de baguette alluma tout les spots éclairants , avant de diriger leurs faisceaux lumineux sur le corps inerte. Il commença sans tarder à ausculter sa collègue alors qu'Emilia passait à son tour la porte de la salle.
Le cas d'Eurora était encore plus grave qu'il ne le pensait : sa poitrine ne se soulevait plus et ses lèvres bleuissaient de seconde en seconde. Il prit son pouls et devint livide à son tour : il sentait sous ses doigts un coeur battant avec ses dernères forces. Il ouvrit la bouche de l'Auror et distingua au fond de sa gorge un liquide transparent. La gorgé était saturée d'eau! Et ses poumons aussi !

"Je suis là Jensen! Alors qu'est ce que tu diagnostiques?"


"Pour l'instant, arrêt respiratoire et un quasi arrêt cardiaque causé par un sortilège de Noyade! Les blessures sur son torse et ses flanc lui ont aussi fait perdre beaucoup de sang! Prépare trois fioles de régénération sanguine en perfusion immédiate!"

"Mais Jensen si son coeur s'arrête, la transfusion de régénération sanguine ne va pas pouvoir circuler et...."


"JE SAIS! Occupe toi des fioles, je m'occupe du coeur!"


Alors que la guérisseuse repartait chercher le précieux remède, Jensen pointa sa baguette au niveau des poumons désormais immobile de l'Auror et, après avoir respiré un bon coup pour se calmer et pouvoir ainsi réussir son sort, il dit :

"Finite Incantatem!"

Un rayon doré sortit de sa baguette et forma un halo doré autour de la silhouette de la jeune femme, avant de pénétrer dans peau pour aller annuler le sort de Noyade. Il devait à présent dégager les voies respiratoires de sa formatrice et réalimenter son cerveau en oxygène, avant qu'il ne soit trop tard. Alors qu'il entendait les portes de la salle s'ouvrir à nouveau, il enchaîna :

"Anapneo!"


Une petit trait de lumière vint frapper la gorge de la jeune femme et un long filet d'eau sortit de la bouche de la jeune femme avant de venir éclabousser le sol immaculé de la salle. Il reprit le pouls de la jeune femme et sentit la peur et le désespoir le gagner en ne sentant plus qu'un très faible battement. Il se retourna et amena près de lui le Respirateur. Cet objet à la base modlu et rransformé magiquement, était composé de pompes et d'un long tuyau. Ce dernier entra dans la bouche et se plaça à l'entrée de sa trachée. Les pompes se mirent à ronronner, emmenant jusqu'au poumons de l'Auror l'air indispensable dont elle avai trop longtemps manqué.

"Jensen! je commence la transfusion mais son coeur ne bat plus assez pour amener la potion et l'oxygène dans tous les recoins de son corps: On est en train de la perdre!"

"Je m'occupe de la réanimer, mais les pronfondes entailles ont sectionnées une artère aussi! On ne va jamais arriver à tout contôler à deux et...
"

"Je m'occupe de l'artère et des entailles! Réanime là"

Le jeune Skywolf ne tourna la tête qu'un instant pour voir Renwald se précipiter vers la table de soin : ils étaient à présent trois et il pu pleinement se concentrer sur son coeur. Plançant la pointe de sa baguette sur la peau de la sorcière inconsciente, juste au-dessus du coeur, il murmura :

"Electrocorpus"

Tous les muscles de la poitrine de la jeune femme se contractèrent sous la l'effet de la décharge. Pourtant, le rythme cardiaque n'avait pas repris un rythme régulier.


"Ne lâchez pas Eurora, pas maintenant! Electrocorpus!"

Les muscles se contractèreent tous à nouveau et le jeune homme vit que la poitrine se soulever légèrement : elle respirait de nouveau!

"Bien joué Jensen! Le pouls est de nouveau régulier et la potion fait effet !"


"Elle n'est pas sorti d'affaire pourtant : allez on se remet au boulot !"

-------
Près de trois quart d'heures plus tard, Jensen sortit épuisé de la salle de soin : outre le sortilège de noyade et les blessures du Sectumsempra, la jeune femme souffrait de nombreuses brûlures internes, sans doute sous l'effet d'un sortilège Cuisant. Ils avaient dû s'y mettre a deux pour contrer les effets du Sectumsempra et effecer les blessures à l'aide de dictame. L'annulation des effets du sortilège Cuisant avait quand à lui demander qu'ils concentrent leur trois baguettes sur Eurora en lançant un Revigor simultané et ce pendant près d'un quart d'heure pour que tous les brûlures se résorbent. Malgré tout cela, ils n'avaient pas réussi à faire reprendre conscience à Eurora. Son cerveau, trop longtemps privé d'oxygène,mettrait longtemps à réparer les dommages mais le jeune homme savait que sa formatrice était hors de danger.
Lorsque Emilia et Renwald se proposèrent pour placer l'Auror dans une chambre de réanimation, il accepta avec gratitude. Il regarda sa collègue qui paraissait endormi une dernière fois avant qu'elle quittela salle de soin. Il se souvint aussi de l'aide aussi imprévue que bienvenue de son collègue guérisseur et lui dit avant qu'il ne passe les portes :

"Renwald? Merci d'être venu nous prêter main forte. Sans toi, jamais je n'aurai pu...."

" Ce n'est rien Jensen, j'ai culpabilisé de vous laisser traiter un cas aussi grave seul. De toute façon, quand il s'agit d'une belle femme, tu sais très bien que tu peux m'appeller à la rescousse quand tu veux" termina-t-il dans un clin d'oeil.

L'Auror sourit à la remarque du guérisseur : toujours le mot pour rire, en toute occasion! Mais àprésent que l'opération était terminé, il devait s'assurer d'une chose. Il ressortit de la salle et vit le, ou plutot la maintenant qu'il la regardait de plus près, petite elfe de maison qui était resté debout, à attendre patiemment des nouvelles. Malgré la fatigue et la lassitude, Jensen devait savoir ce qui s'était passé. Il s'assit par terre, dos au mur et demanda :

"Es tu l'elfe d'Eurora ?"

"Non, Llya est l'elfe de maison de Morgane, Monsieur"

"Morgane est-elle aussi en danger?" demanda-t-il d'un ton inquiet.

"Non Monsieur, elle n'était pas au même endroit qu'Eurora. Elle m'a demandé d'aller voir si dame Eurora allait bien et j'ai trouvé Dame Eurora chez elle, inconsciente. Je l'ai amené ici tout de suite Monsieur."

" Tu as fait ce que tu devais faire Llya. Retourne auprès de Morgane et dit lui que...dit lui qu'Eurora est dans le coma."

"Bien Monsieur"

Dans un dernier "Plop", l'elfe disparut. Jensen se repassa la dernière heure dans sa tête et soupira : il n'avait pas garder son sang froid, il avait faillit sombrer dans le désespoir. Quelle journée! Et il n'avait pas réussi à faire reprendre conscience à Eurora...Il ferma les yeux, laissant ses pensées vagabonder et son corps prendre un peu de repos. Un souvenir remonta du fond de sa mémoire : il avait déjà vu un telle scène, un corps ensanglanté et sans vie....celui de son père. Mais personne n'avait rien pu faire pour le sauver ce jour là...
Une larme perla au coin de sa paupière et il la laissa rouler le long de sa joue. Puis il la chassa rapidement en se souvenant d'une chose : il devait prévenir les proches d'Eurora et il n'en connaissait qu'un. Il se releva, courut chercher un parchemin et une plume, puis après avoir inspiré un bon coup pour ne plus faire trembler sa main, il commença :"Cher professeur Lecter"...


Akshay Lecter
Akshay Lecter
Serpentard
Serpentard
Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) :
Permis de Transplanage
Vampire




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Re: [Ste-Mangouste] Salles de soin
Akshay Lecter, le  Ven 1 Mai - 21:17

Alors qu'Akshay attendait le retour de son elfe au QG de l'ordre, il vit un volatile arrivé rapidement vers la fenêtre de la chambre... Il regarda d'un oeil perçant le hibou grand duc se poser sur le rebord puis cliqueter avec son bac contre le carreau. Il alla ouvrir. Les yeux ronds déjà de grandes taille du hibou s'agrandirent encore plus lorsqu'il vit la main d'Akshay s'approcher de lui. Akshay prit la lettre et le hibou repartit à tire d'ailes avec des cris perçants. Le professeur lui jetta un regard noir et referma la fenêtre. Alors derrière lui, Bilbo apparut dans un craquement sonore.

-C'est bon maître Akshay, le cadavre est en lieu sûr. Il disparaîtra rapidement...

Le petit elfe au visage enjoué posa son regard sur la lettre que tenait Akshay. Son maître avait les traits indéchiffrables et il mit moins de 3 secondes à parcourir la feuille de parchemin.

-Maître quelque chose ne va pas?

-Enfaite je viens d'avoir la confirmation qu'il est arrivé quelque chose à Eurora... C'est Jensen Skywolf, une jeune recrue des Aurors que j'ai eu en élève qui vient de m'envoyer ceci.

Puis toujours aussi déterminé qu'il était avant même de recevoir le message d'aller voir Eurora... Il dit:

-On y va Bilbo! Direction l'hopital St Mangouste. Je me doutais qu'ils l'avaient ammener là bas. Enfaite cette lettre ne fait que confirmer mes craintes. Mais je me réjouis que quelqu'un m'est prévenu... Cela signifie que je suis plus ou moins attendu et que l'accueil en sera peut-être moins... risqué.

Alors Akshay esquissa un geste vers Bilbo. Il grimaça et poussa un grognement.

-Mer**! J'espère que je ne vais pas traîner ça longtemps, si je me fais attaquer, je suis mal...

-Maître vous avez survécu à une explosion et une chute de plus de vingt mètres...

-Je devrais être capable de résister beacoup mieux que cela à ce genre d'incidents... Bon la question n'est pas là! On y va!

-Oui tout de suite maître Akshay!

La petit elfe prit la main du vampire et ils disparurent dans un craquement familier. Après un tourbillon de couleurs et une impression de compression très désagréable il apparut devant l'hopital St Mangouste... Il entra.

L'accueil n'était pas vraiment familier... Depuis que les Aurors controlaient l'hopital ça avait changé... Akshay ne pouvait dire si c'était en bien ou en mal... Il allait surement avoir bientôt un aperçu... Bilbo restait à côté de lui et le suivait. Akshay avait sa baguette à sa ceinture dans son étui. Il avait simplement enfilé d'autres vêtement avant de partir... Un tee shirt noir et un jean... Simple. Il avait autre chose à penser. L'angoisse montait en lui au fur et à mesure qu'il avançait. Les Aurors ne l'effrayaient pas... Il avait peur pour Eurora. Dans quel état était-elle? Etait-ce si grave que ce qu'il avait présenti? Jensen avait été bref dans sa lettre. Il jetta un oeil au dessus du comptoire de l'accueil et lit: Première étage: Soins destinés aux combattants...

Il trouva rapidement l'escalier et monta les marches à la volée. Rien ne l'arrêterait... Eurora et lui étaient liés à jamais... Des images de la salle sur demande lui revinrent. Son coeur se serra encore plus et la boule d'angoisse dans sa gorge lui donnait envie de crier le nom de son amour de toutes ses forces. Mais il s'abstint car bientôt il la sentit... Il suivit le parfum de la femme qu'il aimait. Celui ci le mena devant la porte d'une chambre. Il entra.

Les yeux angoisés et déterminés d'Akshay se posèrent immédiatement sur le soleil de sa vie... La jeune femme était endormie d'un sommeil paisible, profond... Elle respirait. Mais son coeur ne battait pas comme d'habitude. Il battait plus lentement, un peu comme au ralenti. Akshay fronça les surcils... Il s'approcha d'elle et posa sa main sur ses cheveux. Il caressa sa joue. La jeune femme portait encore les marques du combat qu'elle avait mené. La colère monta en lui. Il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour tuer la personne qui lui avait affligé cela. Il dû se retenir pour ne pas y aller immédiatement. Mais le besoin de rester auprès de celle qu'il aimait était plus fort. Un voile de tristesse passa dans ses yeux, il mumura d'une voix brisée:

-Eurora... Qui a bien pû te faire ça...

Il resta à côté d'elle debout. Bilbo était là lui aussi. Le petit elfe semblait partager toute la tristesse de son maître. Akshay comprit qu'Eurora n'allait pas se réveiller tout d'un coup en allant bien. Non. Elle était dans le coma. Il faudrait qu'elle se batte, qu'elle s'accorche de toutes ses forces. Akshay n'eut pas la force d'examiner les autres blessures de la belle auror. Il fasait confiance aux personnes qu'il l'avait soigné. Cela ne ferait que l'abattre davantage. La peau de la jeune femme était un peu plus froide que d'habitude. Un flot d'émotions le traversait de part en part... Colère, tristesse, frustration, détresse, douleur, haine, amour... Il murmura doucement:

-Accroche toi mon amour, je suis là.

Puis il entendit des pas dans le couloir, sentit l'odeur d'une autre personne. Qui que ce soit elle se dirigeait vers eux. Bilbo jetta un regard inquiet à son maître. Akshay lui souffla:

-Ne t'inquiètes pas Bilbo, ça va aller.

Akshay sut alors qui allait pousser la porte...
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