AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
Page 8 sur 10
Echappée belle
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant
Vestia Wind Anterton
Poufsouffle
Poufsouffle

Re: Echappée belle

Message par : Vestia Wind Anterton, Sam 13 Sep 2014 - 22:43


On n’oublie pas le visage de la personne qui a représenté votre dernier espoir.

RP avec Valentina Boccini

La mort nous prend quand on s'y attend le moins.
Quand notre vie marche pour le mieux & que nous sommes heureux après des années à endurer la vie.

Vestia ne se doutait pas un seul instant que sa vie allait sûrement prendre fin en cette nuit de Septembre, après avoir déposée Alice chez ses grands-parents. La jeune femme devait aller travailler & ne pouvant pas amener sa fille avec elle, ses parents avaient gentillement proposés de garder la gamine pour la nuit.
C'était donc le coeur léger que l'ex Pouffy se rendait à son lieu de travail mais au détour d'une rue, une ombre s'approcha d'elle et la tint par le cou.

Qui était-ce ? Un voleur ? Un violeur ?

La jeune femme se posait milles & une questions mais le temps n'était pas aux interrogations. Donnant un grand coup de coude dans le ventre de son assaillant qui laissa échapper un grognement de douleur, Vestia put se dégager avant de pointer sa baguette vers l'inconnu. Si c'était un Moldu, elle utiliserait le sortilège d'Oubliettes et le tour serait joué. Cependant, il ne s'agissait pas d'un Moldu mais du père d'Alice. Stupéfaite, la jeune femme ne savait pas quoi dire, quoi faire, comment réagir... Et le jeune homme profitant de l'instant d'hésitations de Vestia pour lui lancer une rafale de Sectumsempra, que l'ex Jaune & Noire n'eut pas le temps d'esquiver.

S'écroulant sur le sol, agonisante, Vestia n'entendit pas partir cet espèce de lâche, qui avait osé l'attaquer par derrière & qui la laisser mourir en pleine rue de Londres. Sachant qu'elle était arrivée à la fin de sa vie à seulement 20 ans, Vestia envoya un patronus à Valentina, sa meilleure amie pour lui confier les dernières paroles de sa vie.

Les minutes en attendant Tina furent fort longues, comme si elles duraient une éternité. La jeune femme en profita pour regarder les étoiles, si belles & si brillantes en cette nuit de Septembre. Au bout d'un moment, Vestia sentit qu'on posait son buste sur des jambes et elle se tourna vers la personne. Tina. Lui souriant, la jeune femme commença à parler:

- Tina, écoutes-moi. Prends soin de ma fille s'il te plait, prends soin d'Alice. Je ne survivrai pas Tina, la père d'Alice ne m'a laissé aucune chance...

Crachant du sang, Vestia attrapant la main de son amie, sa soeur qui avait partagé toutes ses peines & ses joies, celle qui l'avait toujours soutenu.

- S'il te plait, fais moi cette dernière promesse de veiller sur Alice.

Un sourire naquit sur ses lèvres & sa vue commençait à devenir floue. La fin était proche.
Revenir en haut Aller en bas
Valentina Boccini
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Corbeau
Occlumens
Manumagie (Niveau 1)


Re: Echappée belle

Message par : Valentina Boccini, Sam 13 Sep 2014 - 23:07


Lorsque la personne qui partage votre vie depuis quatorze ans agonise dans vos bras, votre esprit dérive. Je ne pouvais pas me fixer sur les entailles ensanglantée sur son corps, mais je revoyais les mûrs dégoulinants de peinture, cette après-midi là, le dernier de ma septième année. Je revoyais nos balades dans le parc, les concours d'échecs, les rires et les larmes. Je revoyais en elle une petite soeur à protéger, une amie chère. Dans ses yeux brillant de douleur, je me voyais, et je voulais m'y voir jusqu'à la fin de mes jours. Un sanglot m'échappa. Je pleurais. Je pleurais comme je n'avais plus pleuré depuis sept ans. Depuis la mort de mon frère. Ce qui se passait n'était pas réel, c'était impossible. La mort est un moment et la douleur une vie. Je ne pouvais pas la perdre et j'attrapais sa main, mon souffle saccadé se raccrochant au sien, si faible. Non.

Non, ne m'enlevez pas ce bout de moi même, cette part de mon coeur, mon plus bel éclat de rire. Elle était mon semblant d'humanité, ma perfection. Une page de ma vie que je ne voulais pas, que je ne pouvais pas tourner et que l'on menaçait de m'arracher. Alors je la serrais contre moi, l'odeur du sang m'écoeurant. J'arrivais trop tard. Même en soignant ses blessures, elle avait perdu trop de sang. La soignée, c'était lui infliger deux heures de souffrance en plus avant qu'elle ne meurt. La laisser là, c'était lui permettre de mourir comme elle l'entendait. Je ne comprenais plus rien si ce n'est que je ne voulais pas perdre mon petit ange, ma poupée de porcelaine. Sa voix me parut lointaine, détachée.

- Tina, écoutes-moi. Prends soin de ma fille s'il te plait, prends soin d'Alice. Je ne survivrai pas Tina, la père d'Alice ne m'a laissé aucune chance...

Le père d'Alice ? Il mourrait. Il mourrait comme le chien qu'il était. Mais tien n'avait plus d'importance que le filet de voix de Vestia. Un son que j'entendais pour la dernière fois. Non... Pas ça... Tout mon corps se contracta, mes plus se serrèrent et mes sanglots se firent plus persistant tandis que je caressais doucement ses cheveux, sa tête posée sur mes cuisses. Je la voyais souffrir et je crois que plus que l'idée de la perdre, c'est sa douleur qui me torturais. Récupérant à tatons ma baguette, j'informulais : #Curo as Velnus. Cela ne la sauverait pas, non. Simplement, elle serait un peu soulagée. Plus faible encore, elle ajouta :

- S'il te plait, fais moi cette dernière promesse de veiller sur Alice.

Je crois que je vais mourir. Je me sens tellement égoïste. C'est elle qui quitte ce monde et moi qui me lamente. Mon esprit se déconnecte et je nous vois, en quand elle est rentré en première année, faire connaissance pour la première fois. J'ai tellement de souvenirs, une vie passée aux côtés de ma brunette. Son regard se fait de plus en plus vitreux tandis que son anima quitte son corps. Elle ne me lâche pas des yeux et j'essuie une larme qui coule sur sa joue.

Je te le promet...

Je sais que c'est la fin. Que sa vie s'arrête et que la mienne s'écroule. C'est injuste. Tellement injuste... Si jeune, si belle, si innocente... On lui prend la vie comme on prend la dernière tranche de jambon, comme un geste anodin du quotidien. Oui, je m'occuperais d'Alice; ce dernier lien avec celle qui a été ma Renaissance, ma meilleure amie, ma protégée. Je ferme les yeux, mon front contre son front. Son souffle est lourd et incertain, mais je ne veux plus penser à rien. Je ne veux plus penser à notre douleur, à nos moments à deux. Je veux lui offrir ma vie. Mes larmes inondent mes joues mais je ne fais rien pour les empêcher de couler... J'adresse alors mes derniers mots à celle qui est encore mon âme :

Dors mon ange, dans l'éternelle candeur. Dors mon ange, le ciel est ta demeure...

Je chantonne doucement une berceuse, geste stupide mais inconscient. Car je veux croire qu'elle ne fait que s'endormir. S'endormir d'un sommeil éternel.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Vestia Wind Anterton
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Echappée belle

Message par : Vestia Wind Anterton, Dim 14 Sep 2014 - 12:00


La mort était proche et Vestia le savait très bien. Il ne lui restait que quelques petites minutes de vie et voir son amie pleurait alors qu'elle allait rendre son dernier souffle sur cette planéte la déchirer. Une fois qu'elle serait Là-Haut, la jeune femme s'est juré de veiller sur Valentina & son bonheur. C'était tout ce qu'il comptait maintenant.
L'Italienne informula un sortilège de soin qui permit à Vestia d'être un peu soulagée mais elle était heureuse que son amie ne cherche pas à la sauver puisque ce n'était pas son souhait.  

Je te le promet...

Cette promesse mit du baume au coeur à l'ex Poufsouffle. Savoir que sa petite fille allait être prise en charge par Tina, c'était vraiment le plus beau cadeau qu'on pouvait lui faire avant de partir. Les larmes de sa grande-soeur inondent de plus en plus ses joues & Vestia voit très bien qu'elle ne cherche pas à les retenir. Collant son front à celui de la jaune & noire, l'ex Serpentard commença à chanter une berceuse. Cette attitude fit sourire Vestia en même temps que ça la fit souffrir. Cependant, il était temps de partir et elle adressa ses dernières paroles à son amie de toujours:

- Merci pour tout Valentina. Soit heureuse avec William, veille sur ma fille... Je vous protègerai de là où je suis...

Tournant sa tête vers le ciel pour admirer une dernière fois les étoiles, Vestia ferma les yeux et rendit son dernier souffle en cette nuit de Septembre, en laissant une petite fille de 3 ans & Tina.

Mort de Vestia Wind Anterton

{Je te laisse mettre fin au RP ma belle Wink}
Revenir en haut Aller en bas
Valentina Boccini
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Corbeau
Occlumens
Manumagie (Niveau 1)


Re: Echappée belle

Message par : Valentina Boccini, Sam 20 Sep 2014 - 9:16



usage autorisé du libre arbitre
Je ne la sentais plus, ne la voyais plus, ne l'entendais tout. Le monde tourbillonnait, noir et fatiguant, emportant avec lui toute la joie du monde. L'injustice de la situation me révulsais au plus au point. La terre s'écroulait, se démembrait sous mes yeux et j'étais impuissante. Je ne voyais que la flamme de la vie qui réduisait, comme soufflée par le vent, dans les yeux de celle que j'aurais pu, que j'aurais dus protéger. Je resserrais mon éteinte sur son corps frêle, sa respiration de plus en plus saccadée, sifflante et irrégulière. Je caressais doucement son front du bout des lèvres. Cet enflure payerais. J'allais le vider de son sang, à mon tour. On ne s'attaquait pas à mes proches sans représailles. Les larmes brûlantes qui s'évadaient de mes yeux, ses traîtresse, gouttaient en silence sur le sol. Je reçu une goutte dans le dos, puis une autre. Bientôt la pluie tambourina sur le sol, la diablesse, roulant silencieusement entre les pavés noirs. Je ne savais pas quoi faire de plus pour apaiser sa douleur, pour lui permettre de partir en paix.

- Merci pour tout Valentina. Soit heureuse avec William, veille sur ma fille... Je vous protègerai de là où je suis...

Je me reculais doucement et examinais mon amie. Elle semblait apaisée, elle regarda la lune... Et puis... Non ! Non non non ! Impossible. Arrrrgh ! C'était improbable, injuste, impossible, ingérable ! Je ne pouvais pas permettre ça !
Après tout ce que j'avais fait pour gagner en puissance, en force, je ne parvenais même pas à sauver ma soeur, ma protégée ? J'étais risible, ridicule, révoltée. Je la lâchais doucement, plongeant mes yeux dans ceux de mon amie, désormais vides et éteins, je prenais conscience de ce que je perdais... Un sanglot m'échappa, et je posais la pointe de ma baguette sur le corps de ma poupée.

#Incendio...

Les flammes dorées léchèrent les dalles, s'engouffrant lentement dans chacun des pores de la peau de Vestia, brûlant son enveloppe corporelle. Je ne voulais pas la laisser là, et il n'y avait plus beau départ que celui là. Quand le feu vous dévore, vous prends, vous sauve. Elle était si belle. Je fermais les yeux, malgré tout. J'entendais le crépitement des flammes et je m'en allais. Je m'empêchais au maximum de respirer... Quand j'ouvris les yeux, une minute, une heure, un siècle plus tard peut être, je sortis de ma poche un flacon. Il ne restait de ma Vestia que quelques cendres. Je me laissais à nouveau tomber à genoux, et je recueillais la dernière chose qui me restais d'elle. Par terre, sous les cendres, un éclat argenté attira mon attention : la moitié d'un coeur... Ma main se porta aussitôt à mon propre cou où se trouvait son autre moitié. Mes pleurs déchirèrent la nuit des heures et des heures, faisant fuit chats et passant. Je finis par me relever, tanguante. L'urne me brûlait la main, comme chauffée à blanc.

Crac.

Je réapparaissais dans une Vallée herbeuse, sous un temps de chien. L'Irlande. Il pleuvait plus ici qu'à Londres, mais le spectacle était superbe. Du rouge, de l'ocre, du bleu, une palette de nuances surprenantes qui se mêlaient en un magnifique tableau d'aquarelles. Pour la première fois, Vestia Wind Anterton peignais l'aube de l'Au-Delà. Je ne pouvais plus pleurer, asséchée par la douleur. Une douce brise souffla sur la colline et peu à peu, la pluie cessa de tomber. Je regardais l'urne. Étais-ce qu'elle aurait voulu ? Je n'en savais rien. Il me restait tant de questions à poser, tant de choses à comprendre. Je fis sauter le bouchon et penchais l'urne. Les cendres volèrent aussitôt, s'échappèrent, se soufflant au souffle même du vent, son complice de toujours. Je fermais les yeux. J'allais récupérer Alice, l'emmener chez ma mère et mon oncle, en Italie. Je ne pouvais malheureusement pas la garder avec moi... Je tremblais de tout mon être.

Je me laissais choir sur le sol, dans l'herbe grasse, allongée. Je me mis à parler au vent, à Vestia, et chaque souffle me répondait. Elle était là, là où elle devait être. Je me cambrais doucement, émue, blessée. Qu'étions nous donc dans ce monde ? De la chair et des os ? Des pantins que l'on destinait à la mort ? Rien ? Rien, oui. Rien du tout. Je n'étais rien sans elle... Sans ma soeur, mon amie, ma protégée.

Sans Vestia, tout simplement. Rien.

[Fin du RP]
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Astrid N. Reckless
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Echappée belle

Message par : Astrid N. Reckless, Sam 20 Sep 2014 - 15:47


PV Dylan Scott.



Dans une petite rue, dans une maison de briques rouges plus précisement, j'étais lové sous une couverture. Les lumos de nos baguettes et la lumière de la lune nous éclairaient doucement. On parlait depuis un long moment de tout et de rien. De nouveau la pluie s'abbatait sur Londres. Orion dormait au pied du lit. J'observais le visage angélique de Dylan, ses cheveux tombant devant ses yeux, couchée à côté de moi. Elle riait d'une blague que je venais de faire. La Scott était arrivée hier poiur qu'on puisse passer le week-end ensemble, pour mon plus grand bonheur. Maintenant que Sirius était partit, la maison était vide, d'autant plus qu'elle était grande. Après s'être amusée toute la journée, on commençaient à fatiguer. Les yeux de ma blonde préférée se fermer tout seuls. Quelques minutes plus tard, Ellie mon grand-père, entendant nos chuchotements pénétra dans ma chambre d'enfant. Il portait sa cape ruisselante d'eau de pluie, ses cheveux poivre et sel étaient rabattis à l'arrière. Il sembla étonné de nous voir éveillées. Et moi j'étais surprise de le voir rentrer à 3h00 du matin, je croyais qu'il dormait...

- Allez, dormez les filles.

A l'aide d'un sort, il nous prit nos baguettes des mains sans les toucher et les laissa tomber sur mon bureau. Je me redressa sur mes coudes.

- T'étais ou ? Demandais-je.

Mon grand-père posa son regard bleu perçant sur moi et il lâcha d'un ton sec que ça ne me regardait pas puis il s'en alla.

- Laisse tomber, il est bizarre en ce moment. Dis-je à Dylan en bâillant. Dors.

Je remonta la couverte sur nos mentons et je finis par m'endormir... Trois heures plus tard, alors qu'il faisait encore sombre, je me réveillais sans trop comprendre pourquoi jusqu'à ce qu'une chouette tapota sur les carreaux de nouveau. Je me levais et je me rendis pieds-nus jusqu'à ma fenêtre que j'ouvris. Il faisait frais et ça sentait la pluie. Le volatile entra aussitôt dans la chambre, s'écroulant sur mon tapis beige. Il sembla un moment sonnée puis il battit des ailes, en me tendant sa patte ou pendant un colis. Curieuse, je m'empressais de le saisir. L'animal mourrait de faim et semblait crever de fatigue. Je lui donnais du miam-hibou ainsi que de l'eau lorsque je m'aperçu que Dylan venait de se réveiller. Je me jetais à ses côtés dans le lit et je tournais dans tous les sens le paquet. Un petit bout de papier tomba. Dessus était inscrit : Ma petite étoile, Papa.

- Mon père. Dis-je à Dylan devant elle.

Celle-ci me regarda interloquée. Je lui avais dis que mon père m'avait abandonnée à mes six ans pour des raisons inconnues et étranges, sans rien laisser derrière lui à part le médaillon que je portais constamment autour du cou. D'habitude, je n'aimais pas parler de lui, mais j'en avais informée au moins ma meilleure amie. Celle-ci semblait aussi étonnée que moi. Pas étonnant, j'avais pas eue l'occasion de lui parler de l'album photo que j'avais reçu de lui, à l'occasion de mon anniversaire.

Anxieuse, je mordillais ma lèvre inférieur.

- Je l'ouvre ou pas ? Demandais-je à celle que j'aimais comme ma soeur.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

Re: Echappée belle

Message par : Invité, Sam 20 Sep 2014 - 17:57


Pv Astrid N. Reckless.


Un petit week-end loin de la maison, loin des couloirs luxueux et des parents plongés dans leur travail. Bon, d'accord, je n'avais pas quitté Londres, mais c'était tout comme. Mon père et ma mère étaient restés dans notre maison, et je pouvais passer deux longues journées entières loin de leurs disputes. Le paradis. Bien sûr, je n'avais pas pu résister à l'envie d'apporter mes deux animaux de compagnie, à savoir, Royal et Nevosa. Orion, l'énorme Husky de Astrid, dormait à côté de mon chat roux à l'apparence de chaton, et ma chouette gardait ses grands yeux ambre ouverts, bien que le balancement paresseux du portique installé dans sa cage indiquât qu'elle n'était pas vraiment en pleine possession de ses moyens.

Je m'étais réveillée en entendant ma meilleure amie ouvrir à l'oiseau. Elle sauta sur mon lit, et, mes jambes nues croisées en tailleur, j'attendis qu'elle ouvre ce fichu paquet. Je lu en même temps qu'elle l'écriture serrée qui lui était adressée. Quand elle me dit que ça venait de son père, je n'avais rien pu faire d'autre que la fixer. Son père ? Impossible. Elle m'adressa un regard angoissé en se mordant la lèvre.


- Je l'ouvre ou pas ?
- Oui, et vite !

Connaissant les sorciers, ça pouvait être tout et n'importe quoi. Je me redressai, même si j'étais juste vêtue d'un grand T-shirt avec le logo d'un club de football français. Mes cheveux étaient attachés en une longue queue-de-cheval, comme d'habitude. Royal a ouvert ses magnifiques yeux gris acier, et s'est étiré avec un miaulement totalement adorable. Il s'est détaché de la masse poilue d'Orion pour nous rejoindre, et s'est lové entre nous, l'air intelligent. J'ai tendu la main et il y a collé sa tête, sans quitter des yeux le paquet, comme s'il comprenait l'importance du moment.
Revenir en haut Aller en bas
Astrid N. Reckless
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Echappée belle

Message par : Astrid N. Reckless, Dim 21 Sep 2014 - 9:11


- Oui, et vite ! Réclama Dylan.

Je continuais d'observer ma meilleure amie qui se redressa. Même sont énorme T-shirt à l'effigie d'une équipe de football moldu, ne m'arracha même pas un sourire tellement j'étais angoissée. Je respirais à fond, inhalant à plein poumon l'oxygène qui me permettait de ne pas tomber rainde morte sur le tapis. Après tout, ce n'est qu'un paquet... Envoyé par une personne qui m'a déçu et que je comprend pas. Pourquoi m'envoyait-il ça et l'album photo des années plus tard ? Je ne comprenais pas. Je captais le regard impatient de Scotty et je finis par déchiré le papier kraft. Je fronçais les sourcils en aperçevant une boite rouge, avec un lion couleur or au milieu. Et si mon père avait été à Gryffondor ? Ou si ce n'était pas le cas, comment savait-il que j'y étais ? Soudain curieuse, je l'ouvris et ce que je vis me surprit encore plus. Ce n'était qu'un simple bout de parchemin format A4. Une carte de londres, devinais-je. Je l'étudiais rapidement sans rien trouver d'intéressant ou une quelquoncque information sur mon paternel. Une fois de plus, je venais d'être déçue par une personne que je ne connaissais même pas, dont je n'avais plus aucun souvenir. Instinctivement, je saisis le médaillon à mon cou tout en laissant le temps à Dylan d'étudiait à son tour le document. Sans même lui laissait le temps d'ouvrir la bouche, je n'avais pas envie de parler de mon père, je hurlais :

- P'tit dej, Scotty, p'tit dej ! La dernière arrivée à la cuisine est une bouse de dragon !

J'ouvris la porte de ma chambre à la volée et je dévalais pieds-nus et en frivole chemise de nuit rose pâle les vieux escaliers qui grinçaient à chaque pas, bientôt suivit de la blonde. On passa par le salon, sous les yeux ébahis d'Ellie. C'est sûr que ce n'est pas toujours qu'on voit sa petite-fille courir comme une furie, suivit de sa meilleure amie avec sur le dos seulement un large T-shirt de football. Arrivées à la cuisine, je sortis les ingrédients pour préparer des crêpes ainsi qu'un saladier. Dylan s'occupa de la salade de fruit et du chocolat chaud. Je mis la radio à fond, il passait une chanson des Bizzar'Sisters, une de mes préférés. Avec une grosse cuillère en boie en guise de micro, je me mis à chanter comme une casserole. Dylan m'imita. Alerté par le bruit, Orion apparut en aboyant suivit par les miaulements de Royal, le chat de Dylan. Celle-ci n'avait pas résister à l'idée de prendre ses animaux avec elle.

Quelques minutes, quatres cinq chansons et deux-trois oeufs cassés sur le sol, on avait enfin finit de préparer le déjeuner. On s'assit à table.

- Bonne app' Scott !

Je mordis dans une crêpe au nutella,  bercée par les hurlements qu'émétaient la radio. Je me rapellais soudain la carte et d'après la mine de Dylan, elle semblait elle aussi y réfléchir. Comme je n'avais pas envie d'aborder le sujet, je m'exclamais joyeusement :

- Je suis pas la reine des crêpes !? Faudrait peut-être songées à s'habiller, Dis-je.

Je posais un regard sur ma chemise de nuit qui semblait avoir été soigneusement soupoudré de farine. J'éclata de rire.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

Re: Echappée belle

Message par : Invité, Dim 21 Sep 2014 - 12:39


C'était une scène de film américain typique pour adolescentes. Bon, d'accord, les héroïnes n'avaient que seize ans, et étaient capables de lancer des sorts, mais sinon, c'était tout pareil. J'observai Reckless en mordant à mon tour dans ma crêpe. Royal en profita pour grimper sur mes jambes, puis sur la table, où il chercha adorablement un bol de lait. Je restai concentrée sur mon chat, mais je pensai à la carte. Je ne savais presque rien du père d'Astrid - et elle non plus. Elle n'avait pas de souvenirs de lui, pas de petits objets dont elle avait hérité, pas d'informations. Elle savait qu'il était un sorcier, c'était déjà ça. Encore une fois, comme à chaque fois que je comparais nos deux vies, je me suis dit que j'avais de la chance. Mes parents étaient peut-être colériques et beaucoup trop absorbés par leur travail, mais je les avais tous les deux, et ils ne me cachaient quasiment rien.

- Je suis pas la reine des crêpes !? Faudrait peut-être songer à s'habiller.

La voix de ma meilleure amie me tira de mes pensées. Je hochai la tête machinalement, puis réagit, un peu trop tard pour que ce soit crédible.

- Tu rigoles ? Si on sort, je reste en T-shirt, il est trop classe !

Je baissai les yeux en même temps qu'elle sur mon immense T-shirt du PSG. Je l'avais acheté dans une boutique spécialisée de football à Paris, lorsque j'avais rendu visite à ma tante en France. Il n'y avait pas ma taille, tout le monde était exténué à cause des heures de métro à prendre pour arriver à notre hôtel, mais moi, je voulais ce T-shirt. C'était un maillot, un vrai, floqué au nom de la star de l'équipe, et je l'adorais. Le porter en guise de pyjama n'était certainement pas la meilleure démonstration d'amour, mais au moins, je l'avais toujours sur moi. Cela dit, Astrid avait raison. Je pouvais tout de même garder mon T-shirt, mais enfiler un jean ne serait pas du luxe, parce que si on sortait, je doutais que les Londoniens accueillent d'un bon œil une gamine blonde en culotte. J'hésitais, me trémoussait sur ma chaise, caressait d'une main Royal, et me jetait à l'eau.

- Astrid, c'était quoi ?

J'attendis sa réaction. Je voulais savoir. J'étais sûrement un peu trop curieuse, fouineuse et tout ça, mais ça me paraissait important, parce qu'elle m'avait raconté l'histoire de son père, enfin, le peu qu'elle savait. Et si elle me l'avait raconté, j'étais impliquée, qu'elle le veuille ou non. J'avais vu la carte deux secondes, le temps de comprendre qu'il s'agissait d'un plan détaillé de Londres. Je ne savais pas ce que ça voulait dire, et je ne savais pas non plus si l'image du lion majestueux de notre maison avait un rapport avec son père, ou avec elle. Et puis, qu'est ce qu'il avait à envoyer ça maintenant ? Ça faisait tellement de temps... Je craignais un peu la réaction de mon amie. Je levai les yeux vers elle, et Royal s'étira comme un mini-lion sur la table.
Revenir en haut Aller en bas
Astrid N. Reckless
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Echappée belle

Message par : Astrid N. Reckless, Dim 21 Sep 2014 - 14:07


Dylan hocha machinalement la tête, l'air perdue dans ses pensées. Je fronçais les sourcils et ma blonde préférée réagit trop tard pour être crédible. Bien sûr, elle devait pensée à la carte jetait sur le lit qui semblait nous attendre là-haut... Tout comme moi.

- Tu rigoles ? Si on sort, je reste en T-shirt, il est trop classe !

J'éclatais d'un rire franc. Elle baissa les yeux en même temps que moi sur son T-shirt. Trop classe ? Il était trop ''classe'' seulement parce que c'était elle qui le portait. D'après ce qu'elle m'avait dit, elle avait acheté ce t-shirt dans une boutique en france. Je l'avais enviée, j'aurais adorée aller en France. En tout cas, Dylan aimait beaucoup le football, sport qu'elle m'avait appris à y jouer. Et Dylan adorait ce T-shirt, qui faisait trois fois sa taille. L'avantage c'est que ça servait de robe de nuit. En tout cas, elle avait beau être folle de ce haut, elle pouvait pas se promener ainsi dans les rues de Londres... Avec amusement, j'observais ma meilleure amie se trémoussait sur sa chaise tout en caressant Royal. Elle sembla enfin se decider à se jeter à l'eau.

- Astrid, c'était quoi ?

Je m'y attendais. Scott était curieuse, voir fouineuse. Je ne pouvais lui en vouloir. C'était moi qui lui avait parler de mon père. D'une certaine manière, elle était impliquée dans mes histoires de famille complètement foireuses. Dylan semblait craindre ma réaction ce qui me fit à peine sourire, elle leva ses yeux bleus vers moi. Royal s'étira comme un mini-lion. Je tendis la main vers lui et il se laissa caresser. Le silence dura quelques minutes tandit que je réfélchissais à la carte que m'avait envoyé mon paternel. Ca n'avait aucun sens... Il était fou, c'est ça, hein ? Il a disparu parce qu'il a été incarcéré à l'asile ? Arrête de divaguer, As', tu vas devenir complètement dingue sinon. Je jouais avec une mèche de cheveux cuivré.

- J'en sais rien, Scotty. Toute cette histoire est chelou. Plus j'y pense, plus ça me donne mal à la tête...
Le petit déjeuner finit, je me lever et débarassa la table puis je fis la vaisselle, aidée par ma meilleure amie. Lorsque la cuisine fut tout propre, je me tournais vers la lionne.

- Viens, Scotty.
Lui lançais.

Je pris mon amie par le coude et je l'entraînais jusqu'à ma chambre. Sur le mur nord de la pièce, il y avait deux grandes étagères ou s'entassaient peluches, gadgets et divers objets magiques et des livres. Je saisis un petit album photo de cuir souple brun et je m'assis sur le lit en tailleur, je fis signe à Dylan de me rejoindre.

- C'est un album photo, c'est mon père qui me l'a envoyé pour mon seinzième anniv'...


Je l'ouvris à la page ou il avait ma photo préférée, celle ou il y avait mon père au cheveux cuivré et aux yeux ardoises, mon frère à la tignasse de jais en bataille et moi, âgée de quelques mois, enveloppé dans une couverture rose. Mon père avait l'air heureux sur cette photo, c'est pour ça que je l'aimais. Je tendis l'album à Dylan. Puis j'étudiais la carte détaillée de Londres. Je restais quelques minutes songeuse.

- Ca n'a complètement aucun sens ! M'énervais-je. Je saisis le bout de papier froissé. Ma petite étoile... Et pourquoi je serais sa petite étoile, hein ?! Je le connais même pas !

Et là soudain, une croix rouge se dessina magiquement sur la carte. Les yeux grands ouverts de surprise, je donnais un coup de coude à Dylan.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

Re: Echappée belle

Message par : Invité, Dim 21 Sep 2014 - 17:00


- J'en sais rien, Scotty. Toute cette histoire est chelou. Plus j'y pense, plus ça me donne mal à la tête...

Je hochai la tête, mais n'ajoutai rien. J'étais persuadée qu'on allait trouver du sens à tout ça. Son histoire familiale et son passé avaient beau être complètement bizarres et foireuses, ce n'était pas le premier problème auquel nous étions confrontées. D'accord, celui-ci était bien plus important que de savoir si on avait le droit de draguer des garçons en étant en couple ou si monter à dos de Sombral à trois heures du matin dans la forêt interdite était une idée digne de ce nom. Là, il s'agissait quand même de sa famille. Après avoir rangé la cuisine, nettoyé à fond la vaisselle et récupéré Orion et Royal qui couraient partout comme des fous, je suivis Astrid dans sa chambre. Je la regardai prendre un album photo sur l'étagère du mur d'en face, et s'asseoir sur son lit, avant de la rejoindre. Je me penchai par dessus son épaule, pendant que Nevosa mangeait bruyamment ses Miam-hiboux que j'avais acheté à un prix exorbitant. Orion grimpa sur le lit à son tour, ce qui le fit tanguer, et Royal se nicha entre mes pieds.

- C'est un album photo, c'est mon père qui me l'a envoyé pour mon seizième anniv'...

Je ne répondis rien. Il n'y avait rien à dire. Astrid fit défiler les pages, bien trop rapidement pour que je puisse m'attarder sur les photos. Je ne perçus que des couleurs un peu fades et effacées par le temps. Elle s'arrêta brusquement sur une page. Je ne percutai pas tout de suite, et me contentai de la regarder observer la photo. Elle me tendit l'album, et j'ouvris de grands yeux. Il y avait un homme, qui était souriant, et plutôt beau gosse, à mon goût. A côté, un jeune garçon, avec des cheveux qui partaient dans tous les sens et qui lui donnait un air un peu frappé. L'homme tenait dans ses bras un bébé dans une couverture rose. Un bébé avec des cheveux fins et cuivrés qu'on ne pouvait que deviner à cet âge ; un bébé avec des yeux gris où se mêlait de l'ambre. Des yeux ultra-reconnaissables. Je me tournais vers Reckless, abasourdie, mais elle était déjà passée à autre chose, et observait attentivement la carte de Londres. Je m'apprêtait à lui demander si c'était réellement elle sur la photo, mais elle explosa d'un seul coup, sans que je le vois venir.

- Ça n'a complètement aucun sens ! Ma petite étoile... Et pourquoi je serais sa petite étoile, hein ?! Je le connais même pas!

Je ne savais pas quoi lui dire. Non, ça n'avait aucun sens, et non, elle ne le connaissait pas. C'était bizarre, toute cette histoire, et mon instinct aiguisé à coups de polars classiques de Higgins Clark flairait quelque chose de louche et d’excitant à la fois. Mais avant que j'ai eut le temps de deviner ce que c'était, elle me donna un coup de coude, et je baissai les yeux vers la carte, qu'elle fixait. Une croix rouge était apparue, au beau milieu de nul part. Je me penchais encore, et finit par prendre la carte des mains d'Astrid. Je connaissais Londres comme ma poche. Lorsque vos parents sont riches et qu'ils tiennent la boutique la plus célèbre du pays, vous avez forcément envie, au moins une fois, de vous enfuir. Pendant cinq ans, de mes six ans à mes onze ans, j'avais couru les rues londoniennes, parfois seule, parfois flanquée d'un nouvel ami croisé quelque part à l'école. Je connaissais chaque quartier, et je connaissais chaque règle, chaque statut social de ces quartiers. Je savais exactement où il fallait être sûr de soi et où il fallait longer les murs sans attirer l'attention, là où il fallait porter du Abercrombie et là où il fallait à tout prix cacher les marques. Un souvenir fit lentement le chemin jusqu'à mon cerveau, et je me tournais vers ma meilleure amie.

- Astrid, c'est le quartier historique.

Je ne savais pas si, elle aussi, elle connaissait l'histoire complète des Sorciers de Londres, mais moi, si. Je savais que c'était là-bas où, lorsqu'un enfant découvrais la magie qui était en lui, il allait pour trouver de l'aide et des conseils. C'était là-bas où, pendant des années, jusqu'à en gros la génération de nos parents, les jeunes sorciers qui allaient entrer à Poudlard se retrouvaient. Ils faisaient connaissance pour que la rentrée se passent mieux, et ceux qui ne se sentaient pas chez eux au milieu de ces gamins allaient généralement à Durmstrang pour les garçons, BeauxBâtons pour les filles.
C'était là que tout commençait.
Revenir en haut Aller en bas
Astrid N. Reckless
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Echappée belle

Message par : Astrid N. Reckless, Mer 24 Sep 2014 - 15:18


Je fixais la carte, les yeux grands ouverts, les lèvres légèrement entrouvertes, dans une expression stupéfaite. Qu'est... que... quoi ? Dylan se pencha sur le bout de parchemin elle aussi. Je suivais les contours de la croix rouge qui venait d'apparaître du bout de l'index. J'essayais d'estimer ou se situait l'endroit. C'était à l'autre bout de Londres, je n'y étais jamais allée, même si j'étais née dans cette magnifique ville. Je détachais à regret mon regard ambré de la carte et le posait sur Dylan qui semblait en savoir plus sur moi. Je me laissa tomber dans les nombreux coussins de toute les couleurs, observant avec attention ma meilleure amie, sachant pertinemment qu'elle allait me dire tout ce qu'elle savait sur la croix rouge. En attendant, je m'emparais de l'album photo dont je caressais le cuir souple, songeuse. Scott se tourna finalement vers moi.

- Astrid, c'est le quartier historique.

Le quartier historique ? J'haussais un sourcil, interrogatrice. Quartier historique, quartier historique... J'avais beau réfléchir, je voyais pas ce que cela pouvait être. Cet endroit était vraiment à Londres ? Je me mordillais la lèvre, m'enfonça encore un peu plus dans mes oreillers. Pourquoi mon père voulait-il que j'aille là-bas ? Pourquoi croyait-il que j'irai là-bas ? Je lui dois rien, non ? Il ne méritait même pas que je travaille mes méninges pour lui, après qu'il nous est abandonnés. Et pourquoi maintenant après toute ces années ? Il avait dû tomber sur la tête, c'est ça ? Il s'en fichait de nous, sinon il ne serait pas partis il y a des années... Mon crâne me faisait mal tellement que des questions sans réponses s'y entassaient. Mais j'avais la réponse à l'une de mes questions, il savait que j'irai là-bas, pour la simple et bonne raison qu'il devait savoir que j'étais une grande curieuse et après tout, il avait passé cinq ans à mes côtés. Cinq dont je n'avais aucuns souvenirs. Comme si je n'avais jamais été cette petite fille... Je restais toujours bien au chaud dans mes oreillers et mes draps.

- C'est quoi, le quartier historique ? Demandais-je à ma blonde préférée.

Celle-ci m'expliqua tous ce qu'elle savait sur ce lieu. D'après elle c'était un endroit ou se retrouvaient les jeunes qui se savaient être sorciers et ou ils rencontraient des gens pour que la rentrée se passe pour le mieux. J'hochais la tête, c'était la première fois que j'entendais parler de ça, mais bon. Okay... Je sais pas si ça nous avance beaucoup plus... J'enroulais une mèche autour de mon index et je démêlais mes pensées à l'oral pour que Dylan puisse comprendre ce à quoi je songeais.

- Tous se que je sais de mon père c'est qu'il s'est marié avec ma mère peu après leur sortie de Poudlard, il était peut-être à Gryffondor, ils se sont installés dans une maison à Londres ou on est nés moi et Sirius. Je n'ai que de vague souvenirs de mes premières années mais à mes cinq ans, je n'avais plus de père, ma mère était devenu complètement timbrée et Ellie est devenu mon tuteur. Je me demande ce qu'il est devenu. Pourquoi serait-il parti ? Et pourquoi ma mère est tombée malade du jour au lendemain...? Ellie ne me parle jamais de cette période quand je lui demande, il le qualifie de beau salopard. Mon père est un beau salaud, cool hein ? En tout cas, il faut qu'on y aille, il faut qu'on se rende au quartier historique, je suis trop curieuse pour rester ici à me tourner les pouces. Mon grand-père sors d'ici à 11 heures, on en profitera pour s'esquiver.

Je me levais souplement, ragaillardie. Je rentrais dans la salle de bain contigue à ma chambre. Je pris une bonne douche chaud , puis à l'aide d'un sort je séchais mes cheveux cuivrés. J'enfilais ensuite un jean bleu foncé et un t-shirt propre brun. Je laissa la salle de bain à Dylan puis je lui proposais une partie d'échec en attendant que sonne 11 heures...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

Re: Echappée belle

Message par : Invité, Dim 28 Sep 2014 - 11:53


Onze heures ne tarda pas. On s'était toutes les deux changées, et j'avais l'air d'une parfaite petite Moldue Londonienne, avec mon jean un brin trop serré pour être innocent et mon T-shirt blanc avec collier en chaîne assortie, s'il vous plaît. Même si mes fidèles Converses blanches hurlaient leur mort, je les avait ressorties pour la forme. J'attachais mes cheveux après une partie d'échec - que j'avais perdue - quand on entendit très distinctement la porte d'entrée s'ouvrir et se refermer. Le grand-père d'Astrid venait de sortir, et dans deux minutes grand maximum, ce serait notre tour.

Je me levai en même temps que Reckless, et on dévala les escaliers en chipant nos vestes au passage. On attendit trente secondes, montres en main, pour être vraiment sûres qu'il était parti, et elle ouvrit la porte. On était sur le point de mettre un pied dehors, mais un aboiement retentissant, suivit d'un miaulement bien plus timide, nous fit sursauter. On se retourna d'un même mouvement, pour voir Orion et Royal qui s'avançaient vers nous. Je pris mon chat dans mes bras, pendant qu'Astrid se penchait pour caresser son énorme chien. Je me mordis la lèvre. Ces animaux, s'étaient nos meilleurs amis, mais se promener avec un husky géant et un chat qui avait une tête de chaton apeuré, quand on voulait être discrètes, ce n'était pas la meilleure solution. Je jetai un coup d’œil à Astrid.

- On pourrait les emmener ...

Je pensais à Nevosa, là-haut dans sa cage. Elle pouvait nous être utile, elle aussi... Imaginons qu'on soit coincées quelque part, il faudrait bien prévenir quelqu'un, Ellie ou mes parents. Et on ne lancerait pas nos deux animaux ici présents comme dans Lassie chien fidèle. Mais un Hibou Grand Duc, surtout si elle savait être discrète grâce à un dressage assidu hebdomadaire - et épuisant, si vous voulez tout savoir -, elle, pouvait nous sauver. J'allais peut-être trop loin. On ne trouverait peut-être, et probablement, rien au Quartier Historique. Comme pour appuyer mes paroles, Royal se frotta contre ma joue, et Orion lécha joyeusement le visage d'Astrid.
Revenir en haut Aller en bas
Astrid N. Reckless
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Echappée belle

Message par : Astrid N. Reckless, Dim 5 Oct 2014 - 12:30


J'avais l'impression qu'onze heure ne sonnerait jamais. J'étais une jeune fille loin d'être patiente et je suivais donc la partie avec Dylan d'un regard distrait. Je réfléchissais à la suite de la journée... J'ignorais absolument ou se trouvait le quartier historique ni à quoi cela ressemblait, et ça me plaisait. Dylan Scott et Astrid Nymphadora Reckless sont heureuses et fières de vous présentez une nouvelle aventure ! J'esquissais un sourire et gagnais la partie d'échec version sorciers contre ma blonde préférée. Onze heure sonna. Allélhuia ! Je n'en pouvais plus d'attendre. On entendit Ellie ouvrit et claqua la porte, faisant trembler les murs de la vieille bicoque. Etant prête toute les deux depuis un moment -Dylan avait enfilé un jean beaucoup trop serré et un tee-shirt blanc- en dévala les escaliers et je pris bien soin d'éviter la septième marche qui grinçait. On prit nos vestes au passage. Arrivée devant la porte, j'observais ma montre. On s'apprêtait à sortir lorsqu'on entendit les aboiements d'Orion et les miaulements d'Orion. Mon husky vint commander une caresse et je me penchais vers lui. J'enfuis mes mains dans la fourrure de mon fidèle compagnon à quatre pattes.

- On pourrait les emmener ...

Je me tournais vers la blonde qui tenait son chat dans ses bras. Orion me lécha la face comme pour l'appuyer. Je soupirais, exaspéré. Après tout, pourquoi ? On se dégourdira tous les pattes comme ça. N'empêche on sera loin de passer inaperçu avec ces animaux... Enfin bref, après quelques secondes de réflexion, je décidais quand les prendraient avec nous. Ca me prendrait beaucoup trop de temps de dissuader Dylan, beaucoup trop têtue.

- Allons-y !


On sortit enfin. Il était déjà 11h15 du matin et on n'avait peu de temps devant nous avant qu'Ellie arrive. J'appelais le magicobus et je demandais à nous rendre au Quartier Historique. On s'installa côte à côte, les animaux sur nos genoux. Le bus démarra et je me retiens de ne pas vomir. Quelques minutes plus tard on descendit. Orion jappait joyeusement. Devant nous se dressait un bâtiment de marbre immense, apparemment personne n'y faisait attention. Sans doute protégé par un charme anti-moldu pour dissuader les curieux d'y pénétrée. Je pris le bras et l'entraînait à ma suite dans l'immeuble. C'était chic, le parquet était parfaitement ciré, le hall était lumineux et aucune trace de poussière à l'horizon. A l'entré un homme parlait au téléphone derrière un comptoir. J'examinais l'endroit au peigne fin, jusqu'à ce que j'aperçoive un panneau indiquant : ''Archives''. Je donnais un coup de coude à ma meilleure amie. Le sorcier ne semblait pas faire attention à nous, et je suivis donc la flèche du panneau, rapidement, je m'aventurais dans un dédale de couloir. La porte n'était pas fermé -ce qui m'étonna- et j'entrais. Des étagères, des coffres et des boites s'étendaient à perte de vu. Dylan était derrière moi avec les animaux. Il me fallut un peu plus d'une demi-heure pour comprendre le classement de tout ce bazar. Je me rendis dans la partie naissance, au rayon de l'année de ma naissance et je cherchais mon nom de famille dans la tonne de cartons. Après une bonne heure de recherche, aidée par Dylan, je sortis le document désirée. Je lus tout le blabla et m'intéressait seulement à ce que je cherchais.

Nom : Reckless.
Prénoms : Astrid Nymphadora Victoire.

Date de naissance : 21 juin.

Lieu de Naissance : Londres, Sainte Mangouste.

Mère : Mackenzie Juliette Ayden Reckless.
Père : Adam... ?

Mon regard était fixé sur le prénom de mon père. Il avait pas de nom, ou quoi ? Tout ceci était louche, très louche.

Tuteur : Elliott James Reckless.
Domicile :

Agée de 0 à 6 ans : Star's Home, 212, allée des cerisiers, dans la périphérie de Londres...

Dylan lisait derrière mon épaule. La maison de mon enfance ? Il devait bien y avoir un indice sur ses années passées au côté de mon père. Il fallait que j'y aille. Je levais un regard déterminé et obstiné sur Dylan. Il fallait que j'y aille. Tout de suite maintenant. Je sortis de l'immense pièce d'un pas décidée pour quitter le bâtiment et reprendre le magicobus, la feuille pliait dans ma poche.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

Re: Echappée belle

Message par : Invité, Lun 6 Oct 2014 - 17:52


Plus jamais de Magicobus, par pitié. Le contrôleur avait beau être sympathique, je n'en pouvais plus. L'énorme bus violet fonçait n'importe comment entre les passants et les immeubles, et je sentais parfaitement les griffes acérées de Royal s'enfoncer dans mes jambes. Je baissai une demi-seconde les yeux vers lui -demi seconde qui m'a largement suffi pour que j'ai envie de vomir. Le pauvre animal était terrorisé, et s'agrippait de toutes ses forces à mon jean. J'eus la vague idée de le caresser pour le rassurer, mais m'imaginer lâcher le siège ne me semblait pas très raisonnable.

Enfin, le bus s'arrêta dans un crissement de frein atroce devant un énorme bâtiment, qui ressemblait à s'y méprendre à la banque Gringotts. On s'y est enfoncées sans que personne ne prête attention à nous, et une fois dedans, je ne ou m'empêcher de siffler entre mes dents. Plus classe, il ne devait pas y avoir. Le parquet blanc, était ciré et semblait fait de nacre, les murs de marbre s'élevaient haut au-dessus de nos têtes, et le seul mouvement apparent était celui d'un homme parfaitement banal qui parlait au téléphone, les yeux baissés, concentré sur une feuille, en fronçant les sourcils. J'hésitai. Il allait sûrement lever la tête, nous voir, et nous demander ce qu'on fichait là, ou nous dire que les animaux étaient interdits. Mais non. Il continuait à bavasser et il n'en fallu pas plus à Astrid pour se décider. En me flanquant un coup de coudes dans les côtes, elle s'engagea sans plus attendre dans le couloir indiqué par une flèche où était inscrit le mot "Archives". Après cinq minutes de labyrinthe où je cru bien qu'on n'allait jamais revoir la lumière du jour, elle poussa une porte. Je fronçais encore les sourcils. Ça, c'était plus qu'anormal, c'était suspect.

Elle tourna encore trente bonnes minutes, le temps que Royal et Orion s'engagent dans une course-poursuite autour de mes jambes, mais finit par se diriger derechef vers un rayon. Je me penchai au-dessus d'elle, et lu sa fiche de coordonnées. Nom, prénoms, naissance, famille... Je me retins d'arracher la feuille si précieuse de ses mains, lorsque je vis que son père n'avait pas de nom. Juste un malheureux "Adam", qui semblait démesurément petit en-dessous du nom à rallonge de sa mère. Je n'eut même pas le temps de terminer de lire qu'elle me montra du doigt l'adresse de sa maison d'enfance. "Dans la périphérie de Londres".

J'activais ma mémoire. Londres, au même titre que Paris, Stockholm, Rome ou n'importe quelle grande ville européenne, je connaissais. J'y étais née, mais c'était différent des autres. J'y avais passé littéralement toute ma vie en étant petite, vu que les seules vacances qu'on m'offrait étaient celles d'Italie, pour rejoindre à Florence les Boccini. Lorsque Valentina était entrée à Poudlard, elle avait mystérieusement disparu à mes yeux de l'époque, on avait arrêté d'y aller, et j'avais passé trois cent soixante-cinq jours à vadrouiller dans les rues, imprimant dans mon esprit le moindre recoin, le moindre carré de pelouse, la moindre rue. Après, mes parents avaient décidés que voyager serait une bonne idée, et j'avais fait le tour d'Europe en moins de temps qu'il n'en faudrait normalement.


- La périphérie de Londres ?, lus-je. Je crois que je connais.

Je regardais Astrid.

- Si c'est là où je pense, ce n'est pas très sûr de...

Je m'interrompis. J'allais dire "pas très sûr d'y aller seules", mais je prenais conscience que le seul adulte qui ne nous poserait moins de questions que mes parents était Eliott, et il ne devait même pas savoir que nous n'étions plus à la maison. Astrid prit la décision pour moi, et je la suivis, en plein combat intérieur. Une fois dehors, j'agitai ma baguette, et l'énorme bus maudit s'arrêta pile devant nous. Je grimpais en sifflant Royal. On s'installa, et le trajet dura bien plus longtemps que le précédent. Au bout de trente minutes, alors que je commençais à trouver le temps long et à rêver de dormir, il s'arrêta. On descendit, et je regardais autour de moi.

Le bus tournait au coin d'une ruelle glauque et déserte, qui semblait abandonnée depuis des années. Un chat piailla quelque part, et une chose noire et poilue s'échappa d'un amas de poubelle, ce qui fit sursauter mon chat. Les maisons étaient typiquement londoniennes, serrées entre elles, mais elles n'avaient pas ce charme du centre. Les fenêtres étaient toutes condamnées par des planches de bois qui s'effilochaient, certaines portes avaient carrément été enlevées de leurs cadres et étaient posées sur le mur. La peinture s'écaillait partout, et un oiseau croassa.
Revenir en haut Aller en bas
Astrid N. Reckless
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Echappée belle

Message par : Astrid N. Reckless, Sam 18 Oct 2014 - 21:55


Je montais dans le magicobus, à côté de Dylan, ailleurs. J'étais complètement perdue, ensevelie de questions sans réponses. La feuille dans ma poche semblait pesait une tonne, cette feuille ou était écrit quelques petits mots sur moi... Une minuscule petite chose qui me permettait, je l'espérais, de le retrouver. Je ne savais plus trop quoi faire. Avais-je raison de déterrer le passé ainsi, de chercher mes souvenirs ? Ellie avait peut-être raison, que je ne devais pas m'interroger sur mon père. Il essayait peut-être de m'éviter des souffrances inutiles. Ellie avait toujours pris soin de moi, il avait toujours était là pour moi. Contrairement à mon père. Je doutais, et je détestais ça. J'étais partis toute excitée de chez moi avec l'intention de connaître l'identité de mon père, et là, j'avais envie de pleurer de frustration. Le voyage se fit rapidement, je ne faisais pas attention au paysage qui défilait. J'appréhendais la visite à mon ancien chez-moi. Dylan avait l'air de savoir ou on allait, mais je n'avais pas envie de commencer la conversation, je fermais les yeux. Inévitablement, on finit par arriver.

Je descendis en sautant à pieds joints. La main dans la poche de ma veste, je regardais les alentours. Que c'était joli ! C'était une petite ruelle déserte, glauque, sale, noir... Et ce genre d'adjectifs j'en avais pleins pour parler de la beauté de cet endroit. Je laissais échapper un ricanement. T'étais un chic type Adam, hein, pour faire vivre ta famille dans un endroit pareil ? Mon regard se posait sur les poubelles qui traînaient à même le sol. Les maisons étaient serrés les unes contre les autres, comme partout à Londres. Elles étaient moches. Un peu plus loin, une maison en ruine, un autre à moitié brûlée. Les fenêtres étaient condamnés par des planches de bois pourries et des portes à la peinture écaillait était en dehors de leur cadre. Un SDF traînait, emmitouflé dans une couverture, une baguette magique à la main, comme pour se protéger. Sans doute un quartier sorciers. Je m'approchais de lui, lui murmurait un ''bonjour'' avant de lui tendre une poignée de mornilles de ma poche. Puis je me levais époussetais mon pantalon. La ruelle était à demi-plongée dans l'obscurité, comme si le soleil fuyait cette partie de Londres. Un oiseau, quelques part, croassa. Je cherchais le 212. Une clôture qui a une époque devait être blanche, entouré un petit jardin et une maison de briques rouges. Pas la peine de me retourner, je savais que Je remarquais dans le jardin, un cerisier qui, bizarrement était en fleur. Je ne pus m'empêcher de sourire. Ce cerisier me disait quelques chose, me rappelait des souvenirs d'étés sucrés, de soirées étoilées plutôt fraîches, d'éclats de rire... Mais j'avais beau me concentrer rien de plus... Sur la pelouse il y avait un petit portique rouge ou une balançoire se balancer toute seule, sinistrement. Un ballon multicolore traînait par là. Ce petit terrain de jeu, contrasté avec la ruelle. La porte menant à la maison était peinte en brun. Je tournais la poignée. Fermé. J'ignorais pourquoi mais je retournais le paillasson. Un double des clés étaient cachés en dessous. Fébrilement, j'ouvris la porte en un clic métallique. Le parquet était vieux et poussiéreux, les lattes grinçaient sous nos pas. Je montais les escaliers et j'ouvris la première porte. Salle de bain. Je la fermais aussitôt. Pas intéressant. J'ouvris la deuxième porte. C'était une chambre circulaire de petite fille, sur la porte rose était écrit ''Astrid''. Ma chambre... J'entrais. Au centre, trônait un grand lit couvert de peluche. Le plafond et les murs étaient peint en bleu nuit et il y avait des petites étoiles dessinais dessus. Ca semblait réel. J'esquissais un sourire en caressant mon médaillon. J'observais les dessins accrochés aux murs, les photos, les jouets qui traînaient sur le tapis. Comme si la petite Astrid était juste descendue prendre son petit-déjeuné, laissant un petit bazar joyeux.

La pièce suivante fut la chambre de Sirius, puis celle de mes parents. J'ouvris ensuite la quatrième porte. C'était une petite pièce exaigu, remplie de poussière. Je toussotais. Ca ressemblait à un placard. Il y avait un lit métallique, un matelat miteux, des toiles d'araignées. Et un petit coffret. Que j'ouvris. Evidemment. Il y avait des photos à l'intérieur, des extraits de journées. Ces derniers m'intéressèrent particulièrement. Je dépliais la une d'un journal. ''Adam Redwood, l'Auror, accusé du meurtre de son frère et de l'agression de sa femme !'' ''Il se proclame innocent'' ''Adam Redwood, condamné.'' Et ''Adam Redwood s'est évadé !'' Je ne trouvais rien à dire. J'avais envie de crier, de pleurer et de ricaner, à la fois. A quoi je m'attendais au juste ? Mes espoirs s'écroulaient. Mon père n'avait aucune bonne raison de m'avoir abandonnée. Mon père était un criminel, mon père était un psycho... J'essuyais des larmes de rage. Quel genre d'homme était-il pour avoir tué son propre frère ? Quel genre d'homme était il pour avoir mis maman dans cet état ? Ma pauvre maman. Je glissais les articles de journaux dans mon autre poche. Je le détestais, je le haissais. Jamais j'aurais cru éprouver tant de haine pour quelqu'un sur le coup. Je sortis, me retrouvait nez à nez avec Dylan qui avait explorée de son côté. Je lui adressais un regard chargée de tristesse. Puis je descendis les escaliers en courant. Je sortis de la maison, j'étouffais. Je ne pouvais partir sans Scott, je m'assis sur la balançoire, essayant de me calmer, de faire le vide dans mon esprit. Je réfléchirais après. Ma meilleure finit par me rejoindre. Je me levais, m'approchait d'elle et je la pris dans mes bras, éclatant en sanglots, je lovais mon visage dans le creux de son cou, mouillant son haut. Je restais un moment dans les bras de la blonde. Puis je reculais, essuyais mes larmes, reprit un visage impassible. Perdre ainsi mon sang froid ne m'arrivait jamais. Je lui demandais de rentrer, lui assurant que je lui raconterais tout en chemin...

[Voilà ! Je te laisse clôturer ! Merci pour ce RP, c'était génial *-* Je t'accordes mon libre arbitre si tu en as besoin. Au prochain, j'espère !]

Fin du RP pour moi.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

Re: Echappée belle

Message par : Invité, Dim 19 Oct 2014 - 17:31


Des souvenirs de films d'horreur s'infiltraient dans ma tête, et j'essayais de les repousser, mais ce n'était qu'une autre façon d'y penser. Cette maison était vraiment glauque. Je me demandais si, dans un cas imaginaire où les héros de ces films auraient été des sorciers, ils s'en seraient sortis. Je laissai Astrid passer devant, et je vis aussitôt qu'elle reconnaissait les lieux. La façon dont elle regardait le cerisier en fleurs -en automne ?- me mit la puce à l'oreille, mais la rapidité avec laquelle elle retrouva sa chambre me le confirma.

Je n'avais pas envie de la voir reconnaître tous ces objets, qui lui avaient appartenu, parce que je n'étais pas sûre de le supporter. Mais en fidèle meilleure amie, je restais dans l'encadrement de la porte, histoire de la soutenir si elle en avait besoin. Je regardais Reckless observer les dessins et embrasser du regard chaque recoin de la pièce, avant de me rendre compte de l'évidence : elle ne s'apercevait sans doute pas de ma présence. Je ne servais à rien, plantée là comme une idiote. Je me glissai dans le couloir sans bruit, et gardai l'oreille tendue, au cas où elle aurait besoin de moi. Presque instinctivement, je sorti ma baguette. Je n'osais pas toucher les murs ou l'interrupteur, alors, je fis un #Lumos. Je poussai la porte de la salle de bain qu'Astrid avait négligée quelques minutes plus tôt. Chez moi, l'apparence physique était super importante - et la salle de bain, ou n'importe quel lieu où on se préparait, où on se rendait assez beau pour honorer la digne lignée dont nous étions issus, étaient des lieux de vie aussi importants que l'étaient le salon ou la cuisine dans d'autres familles. Je vis mon reflet pâle et à l'air inquiet dans la glace. Je n'aimais pas ça. Ce n'était peut-être pas une si bonne idée de remuer des souvenirs comme ça. Le passé était le passé, c'était la devise de mon père. Un miaulement plaintif me fit sursauter, et je prit Royal dans mes bras. Il nicha sa tête rousse dans mon cou. Il avait l'air à l'aise ici, et ça me rassura - c'était de très loin le chat le plus peureux que je n'avais jamais vu, et s'il était tranquille, c'est qu'on n'était pas en danger.

Je le reposai à terre pour ouvrir timidement un tiroir. Il y avait une brosse à cheveux cassée, des gants de toilettes, un pack de dentifrice à £1 les trois...Bref, rien d'intéressant. J'entendis Astrid quitter sa chambre et entrer dans une autre. Le temps qu'elle en sorte, j'étais descendue à la cuisine. Les plans de travail étaient crasseux, mais la table portait un vase qui témoignaient des jours familiaux et heureux d'autrefois. C'était bizarre, comme si tout s'était brusquement arrêter pour la famille. Je m'attendais presque à trouver le frigo plein et une casserole sur le feu. Astrid changea encore une fois de pièce, et je passais au salon. Je m'assit même sur le canapé, et Royal renifla bruyamment, avant de tousser à cause de la poussière qui s'était brusquement élevée. Je restais là, à regarder autour de moi, et finit par rejoindre Astrid.

Elle se tourna à la seconde où j'arrivais derrière elle. Je m'apprêtait à lui dire qu'il n'y avait rien dans la maison, mais son regard fit mourir les mots sur mes lèvres. Je ne lui avais jamais vu un air aussi triste. Elle passa à côté de moi, pendant que j'avisai les journaux derrière elle. Je l'entendis sortir, et jetai un coup d’œil rapide aux gros titres. Je n'accordais pas vraiment d'importance aux journaux, encore moins lorsqu'il s'agissait de justice. Il y avait eut dans d'erreurs dans le passé ! Je descendis, talonnée par Royal, puis par Orion qui inspectait encore le hall d'entrée. Je ne mis pas longtemps à rejoindre ma meilleure amie, assise sur la balançoire. Elle entendit le bruit, pourtant feutré, de mes pas, et s'approcha en moins de deux. Elle se réfugia dans mes bras, éclatant brusquement en sanglots. Ça me glaça. Je connaissais l'Astrid Reckless forte et téméraire, la garçon manqué capable de nager dans un lac glacé au beau milieu de la nuit. Cette Astrid-là, blessée et vulnérable, je n'en avais pas l'habitude. Je la serrai contre moi, et on resta comme ça un long moment. Elle finit par reprendre son visage dure de celle que rien n'atteint, celui que je lui connaissais depuis toujours. Orion frotta sa tête contre ses jambes dans l'espoir de la consoler, et elle sourit faiblement en lui caressant le haut du crâne.

Une fois sur le trottoir, j'agitai ma baguette. Pendant qu'on attendait le Magicobus qui nous ramènerait chez elle, dans le centre - avec la promesse d'une belle engueulade parce qu'on était vraiment en retard - je lui jetai un coup d’œil. Elle avait son air habituel, mais je ne pu m'empêcher de passer mon bras autour de ses épaules. Cette histoire ne faisait que commencer, et quoi qu'il arrive, on la terminerait à deux.


Fin du rp.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Echappée belle

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 8 sur 10

 Echappée belle

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.