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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Echappée belle
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Invité
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Re: Echappée belle

Message par : Invité, Dim 19 Oct - 17:31


Des souvenirs de films d'horreur s'infiltraient dans ma tête, et j'essayais de les repousser, mais ce n'était qu'une autre façon d'y penser. Cette maison était vraiment glauque. Je me demandais si, dans un cas imaginaire où les héros de ces films auraient été des sorciers, ils s'en seraient sortis. Je laissai Astrid passer devant, et je vis aussitôt qu'elle reconnaissait les lieux. La façon dont elle regardait le cerisier en fleurs -en automne ?- me mit la puce à l'oreille, mais la rapidité avec laquelle elle retrouva sa chambre me le confirma.

Je n'avais pas envie de la voir reconnaître tous ces objets, qui lui avaient appartenu, parce que je n'étais pas sûre de le supporter. Mais en fidèle meilleure amie, je restais dans l'encadrement de la porte, histoire de la soutenir si elle en avait besoin. Je regardais Reckless observer les dessins et embrasser du regard chaque recoin de la pièce, avant de me rendre compte de l'évidence : elle ne s'apercevait sans doute pas de ma présence. Je ne servais à rien, plantée là comme une idiote. Je me glissai dans le couloir sans bruit, et gardai l'oreille tendue, au cas où elle aurait besoin de moi. Presque instinctivement, je sorti ma baguette. Je n'osais pas toucher les murs ou l'interrupteur, alors, je fis un #Lumos. Je poussai la porte de la salle de bain qu'Astrid avait négligée quelques minutes plus tôt. Chez moi, l'apparence physique était super importante - et la salle de bain, ou n'importe quel lieu où on se préparait, où on se rendait assez beau pour honorer la digne lignée dont nous étions issus, étaient des lieux de vie aussi importants que l'étaient le salon ou la cuisine dans d'autres familles. Je vis mon reflet pâle et à l'air inquiet dans la glace. Je n'aimais pas ça. Ce n'était peut-être pas une si bonne idée de remuer des souvenirs comme ça. Le passé était le passé, c'était la devise de mon père. Un miaulement plaintif me fit sursauter, et je prit Royal dans mes bras. Il nicha sa tête rousse dans mon cou. Il avait l'air à l'aise ici, et ça me rassura - c'était de très loin le chat le plus peureux que je n'avais jamais vu, et s'il était tranquille, c'est qu'on n'était pas en danger.

Je le reposai à terre pour ouvrir timidement un tiroir. Il y avait une brosse à cheveux cassée, des gants de toilettes, un pack de dentifrice à £1 les trois...Bref, rien d'intéressant. J'entendis Astrid quitter sa chambre et entrer dans une autre. Le temps qu'elle en sorte, j'étais descendue à la cuisine. Les plans de travail étaient crasseux, mais la table portait un vase qui témoignaient des jours familiaux et heureux d'autrefois. C'était bizarre, comme si tout s'était brusquement arrêter pour la famille. Je m'attendais presque à trouver le frigo plein et une casserole sur le feu. Astrid changea encore une fois de pièce, et je passais au salon. Je m'assit même sur le canapé, et Royal renifla bruyamment, avant de tousser à cause de la poussière qui s'était brusquement élevée. Je restais là, à regarder autour de moi, et finit par rejoindre Astrid.

Elle se tourna à la seconde où j'arrivais derrière elle. Je m'apprêtait à lui dire qu'il n'y avait rien dans la maison, mais son regard fit mourir les mots sur mes lèvres. Je ne lui avais jamais vu un air aussi triste. Elle passa à côté de moi, pendant que j'avisai les journaux derrière elle. Je l'entendis sortir, et jetai un coup d’œil rapide aux gros titres. Je n'accordais pas vraiment d'importance aux journaux, encore moins lorsqu'il s'agissait de justice. Il y avait eut dans d'erreurs dans le passé ! Je descendis, talonnée par Royal, puis par Orion qui inspectait encore le hall d'entrée. Je ne mis pas longtemps à rejoindre ma meilleure amie, assise sur la balançoire. Elle entendit le bruit, pourtant feutré, de mes pas, et s'approcha en moins de deux. Elle se réfugia dans mes bras, éclatant brusquement en sanglots. Ça me glaça. Je connaissais l'Astrid Reckless forte et téméraire, la garçon manqué capable de nager dans un lac glacé au beau milieu de la nuit. Cette Astrid-là, blessée et vulnérable, je n'en avais pas l'habitude. Je la serrai contre moi, et on resta comme ça un long moment. Elle finit par reprendre son visage dure de celle que rien n'atteint, celui que je lui connaissais depuis toujours. Orion frotta sa tête contre ses jambes dans l'espoir de la consoler, et elle sourit faiblement en lui caressant le haut du crâne.

Une fois sur le trottoir, j'agitai ma baguette. Pendant qu'on attendait le Magicobus qui nous ramènerait chez elle, dans le centre - avec la promesse d'une belle engueulade parce qu'on était vraiment en retard - je lui jetai un coup d’œil. Elle avait son air habituel, mais je ne pu m'empêcher de passer mon bras autour de ses épaules. Cette histoire ne faisait que commencer, et quoi qu'il arrive, on la terminerait à deux.


Fin du rp.
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Seth McSoul
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Re: Echappée belle

Message par : Seth McSoul, Dim 16 Nov - 17:41


RP unique.

FLASHBACK --- SETH A 3 ANS.

En-dessous de lui, des cris retentissaient, faisant vibrer le plancher. Emmitouflé dans sa couverture, Seth, terrorisé, restait là immobile, essayant en vain de trouver le sommeil. Les cris se faisaient plus forts, plus violents. Le garçon aurait voulu descendre voir ce qui se tramait, mais sa peur l'en empêchait. Alors il restait là, allongé, à attendre que ça passe. Il serrait contre lui l'ours en peluche que sa mère lui avait offert lors de son dernier anniversaire.

- TU N'AS PAS LE DROIT DE FAIRE CA !!! PENSE À NOTRE FAMILLE !!! PENSE À SETH !!! hurlait la jeune femme au rez-de-chaussée, sur un ton mêlant rage et affolement.

Mais Seth n'avait pas envie qu'on pense à lui. Du moins pas pour l'instant. Tout ce qu'il voulait, c'était dormir.

- SETH EST ASSEZ GRAND, IL COMPRENDRA ! répondit son père.

- QUE VEUX-TU QU'IL COMPRENNE ?

- QUE JE FAIS CA POUR VOTRE BIEN, AMBER !!!

- NON, TU MENS !!! TU NOUS DÉTRUIS !!! TU AS TOUJOURS TOUT DÉTRUIT !!! PARCE QUE TU VEUX QUE JE LUI MENTE, PEUT-ÊTRE ?!!? JE LUI DIRAI LA VÉRITÉ !!! JE LUI DIRAI QUE TU NOUS A ABANDONNÉS, CAR C'EST TOUT CE QUE TU SAIS FAIRE : ABANDONNER !!!

Je veux dormir... pensa Seth. Mais peu à peu, les cris s'estompèrent. Les voix, bien que toujours prononcées sur un ton violent et désagréable, se faisaient moins fortes. Le garçon n'entendait plus clairement ce que disaient ses parents, alors il ferma les yeux et tenta de s'endormir.

Cependant, quelques minutes plus tard, sa mère entra dans la chambre, doucement, et vint s'agenouiller près de son lit. Elle adressa à son jeune fils son plus grand sourire, à la fois tendre et rassurant.

- Tu n'arrives pas à dormir, mon cœur ?

- Vous parlez trop fort... répondit le petit.

La jeune femme baissa les yeux, expira longuement, puis les rouvrit.

- Oui, Seth... Je suis désolé... Ça ne se reproduira plus, d'accord ? Je te le promets.

Seth réfléchit.

- Papa va partir ? demanda-t-il sur un ton inquiet.

Sa mère demeura quelques instants perplexe, toujours essoufflée de sa dispute.

- Je... Je ne sais pas, mon cœur... Peut-être... Peut-être pour quelques jours... Mais ne t'inquiète pas, il ne partira pas ce soir. Pour le moment, il est simplement allé se coucher.

Le garçon, cette fois, ne répondit pas. Il voulait dormir. Alors la jeune femme posa un baiser sur son front, puis quitta la chambre en refermant la porte derrière elle. La maison resta silencieuse, et Seth finit par s'endormir.

Mais il se réveilla quelques heures plus tard lorsqu'il entendit des bruits de pas descendre les escaliers, puis la porte de la maison, au rez-de-chaussée, s'ouvrir à la volée avant de se refermer en claquant. Malheureusement pour le garçon, le plancher de sa chambre était très fin... Le silence revint, puis Seth entendit s'ouvrir la porte de la chambre de ses parents. La voix de sa mère retentit dans les couloirs :

- Gordon ?... Gordon, tu es là ? Je ne t'ai pas entendu te lever...

Le garçon suivit le bruit des pas de la jeune femme, parcourant le couloir du premier étage à la recherche de son mari.

- Gordon ? murmurait-elle sans cesse. Gordon, où es-tu passé ?

Peut-être était-il parti plus tôt, pour une affaire urgente à régler. La femme descendit les escaliers, puis Seth n'entendit plus rien. Sans doute devait-elle chercher partout au rez-de-chaussée, appelant quelques fois son mari pour s'assurer qu'il était bien là. Mais Gordon s'en était allé.

Alors Seth entendit sa mère ouvrir la porte de la maison, puis la refermer derrière elle. Il plongea dans le silence pendant quelques secondes, puis un cri strident retentit dans tout le quartier, réveillant sans doute au passage les voisins endormis.

- GOOORRDDDDDDDOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNN !!!

Gordon McSoul ne revint plus jamais. Et pendant plusieurs années, Amber Crossman, son épouse qu'il abandonna lâchement avec son fils, plongea dans l'alcool et la dépression.
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Crystal M. Ertz
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Re: Echappée belle

Message par : Crystal M. Ertz, Jeu 25 Déc - 15:18


° Rp avec Elenna Benson

Nom d'un dragon, Crystal ne s'était jamais sentie aussi vivante qu'en ce moment. Certes, elle était poursuivie par trois
types qui faisait environ deux fois sa taille et qui étaient aussi amicaux que des scroutts à pétard, mais la jeune alchimiste n'avait jamais fait quelque chose d'aussi incroyable depuis... Depuis jamais en fait. Elle n'avait jamais rien fait qui sortait véritablement de ses normes de sécurités sauf peut être sa rencontre avec l'acromentule et la tout aussi agréable Valentina Boccini. Mais quoi qu'il en soit, cela lui faisait du bien de sortir de son cocon et de prendre quelques risques allant à l'encontre de quelques lois moldues.

Pendant qu'elle courait pour sauver sa vie, ou du moins c'était l'impression qu'elle en avait, Crystal pu oublier tous les soucis et toutes les angoisses qui avaient assombri sa vie ces derniers temps. Elle n'était aujourd'hui que Crystal, l'apprentie alchimiste prête à tout pour obtenir ce qu'elle voulait. Et en cette belle journée en peu froide d'hiver, ce qu'elle voulait se résumait en un bocal rempli venin de vipère jaune, très difficile à obtenir mais pourtant tellement nécessaire. Elle n'avait pas eu l'intention de le voler, bien au contraire, elle était arrivée fièrement avec son argent moldu, mais le gérant l'avait juste regardé et avait ricané en marmonnant quelque chose dans sa barbe qui était d'un gris verdâtre un peu inquiétant. Et juste à ce moment là, quelqu'un l'appela dans l'arrière boutique. Ca ne pouvait pas être une coïncidence. Loin d'être une voleuse, Crystal posa l'argent sur le comptoir au moment où l'homme lui tourna le dos et attendit quelques secondes avant de se précipiter vers le bocal qu'elle avait repéré en entrant. Elle le saisit et arriva aux portes comme elle l'avait prévu mais évidemment, la partie n'allait pas être aussi simple. Trois types venaient d'apparaître au coin de la rue et se dirigeait vers la boutique. En l'apercevant et comprenant étonnement assez vite la situation (ou bien était ce un réflexe de courir après une fille avec un bocal?), ils démarrèrent la chasse.

Persuadée de les avoir semé après un carrefour plutôt encombré, elle n'en revint pas lorsqu'elle les vit réapparaître derrière elle. N'étant guère endurante, la jeune femme n'allait pas tarder à se faire rattraper mais bon, l'espoir faisait vivre comme le dicton le disait. Se remettant à courir, elle se cramponnait fermement à son bocal et prit la première rue qui s'offrait à elle. Ces ruelles lui étaient totalement inconnues mais elles devaient avoir un certain charme si elle avait prit le temps de s'y attarder. Mais c'était un luxe qu'elle ne pouvait s'offrir. Risquant un regard vers l'arrière, la panique vint gagner la jeune femme. Ils avaient gagné pas mal de terrain et étaient maintenant à deux doigts de l'attraper. Crystal n'avait plus beaucoup de solutions. Elle ne voulait pas transplaner ni utiliser la magie, c'était trop risqué avec tous ces moldus autour et puis c'était moins drôle. Poussant Un "Haaarrrrg" désespéré, elle accéléra une nouvelle fois et ferma les yeux, espérant qu'un miracle quelconque vienne la sauver. C'était une sensation étrange à la fois de peur et d'excitation, mélange paradoxal mais explosif qui lui fournirait de belles histoires à raconter plus tard, si elle survivait.


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Elenna Benson
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Re: Echappée belle

Message par : Elenna Benson, Dim 8 Mar - 3:21



Il vaut mieux tard que jamais non ? ♥


Courir pour sauver sa vie.


L’aventure était une chose rare. C’est une chose dont le monde veut mais qui est rarement vécue. On dit chez les moldus que les gens sont courageux mais pas téméraires. Oui c’était un peu cela. Chaque jour, une nouvelle personne rêvait de vivre une aventure extraordinaire mais combien d’entre nous osait passer le cap ? Prendre une décision qui changerait nos vies à tous jamais ? Choisir un chemin autre que celui qui nous avait déjà été tout tracé ? Finalement, le monde aimait s’imaginer vivant des choses époustouflantes mais rationnalisait beaucoup trop pour mettre à exécution une chose folle. C’était une société adepte de l’organisation et de la perfection qui prenait peu à peu les foyers au corps. Rares étaient ceux qui ne prévoyaient rien et vivaient au jour le jour…

Elenna, elle, avait accepté de faire de son existence une course folle lorsqu’elle s’était rendue il y a de cela plusieurs mois, voire un an, à cette réunion organisé au Chaudron Baveur. C’était un rendez-vous qui regroupait plusieurs personnes ayant les mêmes idéologies. Maintenant, elle savait bien qu’il s’agissait là de réunions organisées par l’Ordre du Phénix pour recruter des alliés pour les aider dans leur combat. Alors sur le coup, elle s’était engagée pour de petites choses mais finalement, lorsqu’elle avait parlé avec Noah, c’était là que sa vie avait complètement changé. Intégrant rapidement cet Ordre encore secret à l’époque, la demoiselle décidait de mettre sa vie en danger pour les autres, elle avait décidé de risquer tous les jours d’exécuter son dernier souffle de vie pour la communauté magique ou non. Si ça ce n’était pas du courage que d’accepter de tout quitter, de tout mettre en œuvre au péril de sa vie pour protéger une population entière…

En pleine après-midi d’hiver, la jeune femme marchait dans les rues de Londres, pensant à ses débuts, à son entrée dans la vie d’adultes et aux choix qu’elle avait faits au cours de la première partie de son existence. Jusque-là, elle ne regrettait rien. Chaque chose qu’elle avait vécue, bonne ou mauvaise, lui avait permis de forger la femme qu’elle était aujourd’hui. Les mains dans les poches, Elenna vagabondait, profitant de sa journée de repos. Il y avait pas mal de monde dans les rues, peut-être même un peu trop pour la louve. Discrètement, elle se faufila dans des ruelles qu’elle connaissait depuis qu’elle était plus jeune et qu’elle avait eu l’occasion de « visiter » les orphelinats de Londres et l’un d’eux ne se trouvait plus très loin.

Prenant un raccourci, la demoiselle eut la merveilleuse idée d’aller voir ce qu’était devenu le vieux bâtiment de pierre où elle avait passé plusieurs mois de son enfance assez misérable. Alors qu’elle remettait en place le bonnet noir en laine qu’elle avait sur le haut de son crâne, Elenna regardait autour d’elle les ruelles secrètes et vides qu’elle empruntait pour éviter la foule londonienne. Au détour d’une de ses rues, l’Auror entendit des pas retentissants arrivant à sa droite. Elle fronça les sourcils et s’avança au croisement sans se méfier de quoique ce soit. Mais elle aurait dû. Elle percuta de plein fouet une personne, l’arrêtant dans sa course-folle. Une autre jeune femme à priori, qui lui disait quelque chose. Le cul par terre, Elenna se frotta le crâne qui avait heurté celui de la brune laissant échapper un « Aïe ». Pourtant, relevant la tête rapidement, elle remarqua trois colosses qui arrivaient en courant et semblaient assez en colère. Sans plus attendre et sans savoir réellement pourquoi, la fille aux cheveux blancs sauta sur ses pieds et aida l’autre à se relever, l’entraînant par le bras.

" Dépêche si t’veux pas te faire casser les dents ! "

Les deux jeunes femmes s’élancèrent alors, bien que la seconde semblait déjà épuisée par sa course passée alors traînait derrière. La louve lui prit la main pour la tirer derrière elle. Heureusement qu’elle connaissait les lieux. D’un coup, elles changèrent de direction sous les consignes d’Elenna et sautèrent derrière une rangée de poubelles plus grosses les unes que les autres. Accroupies derrière, elles ne bougèrent plus, les pas approchant de plus en plus. Un… Deux…. Trois ! D’un coup d’œil et d’un même accord, les filles poussèrent les conteneurs qui se vidèrent sur les trois brutes. Elenna ne put s’empêcher de rire, oubliant la suite du plan…
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Crystal M. Ertz
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Re: Echappée belle

Message par : Crystal M. Ertz, Sam 21 Mar - 22:52




Cette course folle rappela à la jeune alchimiste l'importance de soigner et entretenir son corps dans la vie. Elle avait longtemps ignoré ce détail, trop occupée par ses recherches d'alchimiste et son job aux Halles même si devoir courir d'un rayon à l'autres avait quelque peu amélioré son endurance. Malgré ça, elle sentait en ce moment même la brûlure dans ses poumons et les pointes sur le côté qui lui rappelait douloureusement sa négligence. Toujours en fonçant dans les ruelles, elle se promit de se remettre aux exercices dès qu'elle parvenait à rentrer chez elle. Quasiment à bout de souffle mais sentant la terrible menace derrière elle, Crystal donna un dernier petit coup d'accélérateur puis fut brutalement stoppée dans son élan en heurtant quelqu'un de plein fouet, envoyant valsé son précieux bien. Tombant à terre en entraînant sa victime surprise avec elle, la jeune alchimiste parvint, dans un réflexe miraculeux, à réceptionner le bocal de venin dans sa main. Elle se frotta sa tête endolorie avec sa main disponible tout en regardant la femme tombée avec elle. Celle-ci avait des cheveux d'un blanc immaculé et un bonnet noir qui contrastait plutôt bien et faisait ressortir ses yeux gris envoûtants. Crystal était sûre de l'avoir déjà vue quelque part... Mais... Elle n'avait vraiment pas le temps de réfléchir à ça maintenant. Et visiblement, la belle inconnue l'avait comprit plus vite qu'elle.

- Dépêche si t’veux pas te faire casser les dents !

Crystal décala son regard et remarqua les trois silhouettes qui se rapprochaient à nouveau et ce, plutôt rapidement. Comment pouvaient ils être si endurant? C'était si rare que ça le venin de vipère jaune? Alors que Crystal, épuisée et essoufflée comme jamais, avait un peu perdu sa motivation pour bouger d'un mètre, l'inconnue lui prit la main et la tira. Mais qui était elle? Était ce un ange descendu du Ciel pour l'aider? Ses cheveux blancs lui disaient que oui, mais c'était tout de même bien irréaliste comme théorie, se dit elle en se laissant emporter dans la course. Puis, toujours en la suivant un peu robotiquement, Crystal sauta derrière une rangée de poubelles à l'odeur plus que nauséabondes. Et elles attendirent. Crystal n'entendaient que le bruit de leurs respirations saccadées mais très vite, des bruits de pas résonnèrent à ses oreilles. D'un même accord, les deux femmes poussèrent les poubelles qui déversèrent leur contenu rafraîchissant sur les trois hommes. En entendant la fille aux cheveux blancs rire, l'alchimiste ne pu s'empêcher de la rejoindre, ses mains toujours crispées sur le bocal.

Et cela lui fit un bien fou. Elle n'avait jamais rigolé comme ça, et encore moins avec quelqu'un qu'elle ne connaissait pas. Après quelques minutes où les rires des deux femmes remplacèrent les bruits de leur course effrénée, Crystal parvint à se calmer et fixa à nouveau sa sauveuse. Où l'avait elle déjà vue? Tout en calmant sa respiration, elle se creusa la tête. Une seule chose lui parvenait clairement en tête: cette femme n'était pas une moldue. Tout en elle émanait la puissance magique et la petite étincelle que Crystal percevait dans les membres du monde magique. Mais bon, elle qui n'était pas très physionomiste, elle ne parviendrait sous doute pas à trouver d'où elle connaissait cette personne. Peut être aurait elle une illumination plus tard...

- Merci, dit elle finalement avec un sourire. Je crois que sans ton aide, ils m'auraient plus que casser quelques dents! Elle regarda ensuite son bocal où était contenu le venin d'un jaune transparent. Je l'aurai eu tellement mal s'ils m'avaient repris ce venin... T'imagines pas combien ce truc est difficile à trouver.

Et tout à coup, elle entendit quelque chose bouger sous les immondices un peu plus loin. Oups, visiblement, ça n'avait pas suffit à les arrêter... Quelques secondes plus tard, elle vit une main surgir hors des déchets, très vite suivie par le corps du moldu, ses copains n'allaient pas tarder à refaire surface eux aussi. Elles n'avaient pas intérêt à rester là très longtemps! Ayant reprit son souffle, Crystal se redressa et aida l'inconnue à se relever.

- En tout cas, c'est bien sympa de courir avec toi, ça te dit de continuer un peu? Ajouta-t-elle en rigolant.


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Finrod Elensar
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Re: Echappée belle

Message par : Finrod Elensar, Jeu 30 Juil - 17:54


RP unique et contenant des scènes violentes

Le bruit de l'écoulement de l'eau dans les tuyaux de Londres était toujours un son agréable. La noirceur des lieux ne me dérangeait pas le moins du monde. L'étroitesse des chemins m'empêchait, parfois, de continuer et je devais donc trouver un autre moyen pour me rendre où je le désirais. Cela faisait des mois que je me promenais dans les entrailles de la capitale anglaise. De longs moments à explorer ces endroits inconnus de la population humaine. Il m'arrivait quelques fois de rencontrer quelques rongeurs que je dévorais sans hésitation ou bien que je laissais passer, claquant ma mâchoire pour les effrayer.

Ha qu'il est bon d'être l'un des serpents les plus venimeux du monde et d'une taille plus imposante que ce que la nature m'avait dotée! Les rongeurs étaient tenus en respect et s'ils arrivaient à me sentir avant que mes crocs ne les transpercent, ils prenaient leurs petites pattes ridicules à leur coup pour espérer pouvoir vivre plus longtemps. Ma langue fourchue me permettait de me déplacer sans soucis dans l'obscurité. D'un coup, je sentis un rongeur à quelques centimètres de moi, mais je ne fis rien. En cette fin de journée, je n'avais pas envie de sang d'animaux. J'avais envie de sentir celui d'un ou deux êtres humains.

J'avais donc laissé l'agréable intérieur de l'appartement de mon maître pour me rendre dans un endroit peuplé de ces moldus. Le sorcier qui s'occupait de moi avait une réelle haine envers cette partie des humains. Je fus convaincue très rapidement de la médiocrité de ces êtres. Les propos tenus par mon maître laissait entendre qu'il allait bientôt entrer en action contre eux et des morts allaient s'étendre sur le sol anglais. De ma propre initiative, je me décida à commencer sans lui. Et en ce jour, je me sentais d'humeur tueuse.

Après quelques minutes, connaissant précisément où je décidais de me rendre, j'arriva à une bouche d'égouts. Utilisant mon corps comme appuis, je réussi à la dégager. Le sol chauffé par un soleil d'été me rappela le désert australien dans lequel je vivais. Mais sans plus attendre, je me glissa dans les buissons verts du parc qui se trouvait à côté de là où j'étais sortie. Un énorme serpent aux écailles noires n'était pas très commun dans les rues de Londres. Se cacher avant d'attaquer sa proie était toujours une des meilleures attitudes à avoir.

Sortant ma langue pour me repérer, je senti l'odeur d'humains non loin d'où je me trouvais. De jeunes humains. Il devait y avoir une place où les gamins moldus pouvaient jouer. Un vrai garde-manger ou plutôt garde-tuer! Car je ne comptais pas les manger, simplement leur injecter quelques gouttes de mon venin avant qu'ils ne rejoignent leurs ancêtres. Imaginant voir leur visage se tordre de douleur m'excitait au plus au point. Sans attendre plus longtemps, je slaloma entre les troncs et les racines tout en faisant attention à ne pas me faire voir. La végétation et les ombres allaient être mes amis. Malgré ma discrétion, ma présence fut remarqué par divers oiseaux et autres bestioles que j'aurais bien tuées si le risque de me faire repérer n'allait pas être augmenté. Des cris d'enfants joyeux s'amusant et ignorant totalement que la mort, leur mort, rampait non loin d'eux, se firent entendre. Des parents discutant avec leurs voisins de bancs pendant que leurs mômes braillaient. Bien que j'étais rapide, je ne voulais pas rater mon coup en me laissant emporter par l'excitation qui commençait à prendre possession de mon corps. Je devais attendre qu'un gamin passe à proximité. Quelques-uns d'entre-eux courraient autour des installations en bois et en plastique. Encore un tour de la place et j'entrais en scène.

J'utilisa mon corps comme catapulte pour me propulser, gueule grande ouverte, sur un des enfants qui passa à ma portée. Mes puissants crocs déchirèrent son estomac et je sentis mon venin en couler pour rentrer dans ses veines. L'enfant ne comprit rien à ce qui lui arrivait. J'entourais mon long corps de 2 mètres autour de lui et je sentis quelques os se briser sous mon poids. Ses amis me regardèrent terrorisés pendant que je me délectais du sang de leur petit camarade. Ce dernier, tétanisé par la peur, ne put rien dire et son petit corps frêle tremblait sous l'effet du venin qui l’emmènerait bientôt dans l'Au-delà. Sans plus attendre, je rampa le plus rapidement possible vers une charmante petite fille de 9-10 ans. C'est à ce moment que la panique gagna les autres. Pendant que je cassais sa cheville avec ma puissante mâchoire afin de la faire tomber, j'entendis les cris des enfants. Oui j'étais un serpent pour certains ou un montre pour d'autres. Je pense qu'on peut dire que je suis les deux. La petite fille vêtue d'une plaisante robe à fleurs hurla de douleur. Étant allée trop fort, j'avais brisé sa jambe gauche tout entière. Alors que je m'apprêtais à rompre son petit cou rose, elle me gonflait à se tortiller dans tous les sens, je sentis que l'on tentait de me tirer en arrière. Je tourna la tête pour voir qui osait me toucher. Un homme, vêtu d'une chemise blanche et d'un pantalon de ville bleu tentait tant bien que mal de sauver cette gamine de moldue. Agacée par cette vaine tentative, je claqua mâchoire qui fit un bruit puissant tout en mettant toute ma cruauté dans mon sifflement sourd. Le bougre continuait à tenir ma queue, bien que son visage n'était plus aussi confiant qu'avant. D'un mouvement brusque et sec qui lui fit perdre l'équilibre, je me dégagea de sa faible emprise. Je revins sur ma victime qui avait tenté de s'échapper en rampant, la petite me tournait le dos.

- Ma petite... Tu es trop pleine d'espoir. Tu ne peux pas m'échapper!

Je la mordis à plusieurs endroits dans le dos. La pauvre gamine appelait sa maman, mais dans quelques secondes, elle ne serait plus de ce monde. Le sang rouge de mes victimes coulait sur la place, entourant leur corps. Je chercha du regard un autre être sans-magie. L'homme, assommé par ma force, venait de se relever. Je commença à siffler sauvagement pour voir la terreur se dessiner sur son visage. J'entendis les sirènes des voitures des autorités moldues arrivées. Le jeu était donc déjà fini? Non... Encore une dernière morse. Je glissa sur le sol à vive allure pour arriver aux pieds de l'homme en question. Je grimpa dessus et le mordis à plusieurs endroits. Sans attendre qu'il meurt, car celui-ci devait souffrir. Je rejoignis l'ombre de mère nature, vis les policiers arrivés sur le lieu de l'attaque. Je fis le chemin inverse, il ne fallait pas que je m'attarde plus longtemps à cet endroit si je ne tenais pas à être découvert. Les grilles du parc étaient assez espacées pour me permettre de passer entre, le chemin du retour se fit sans embûche. Il est fort probable qu'une ou deux personnes aient pu me voir me glisser dans la bouche d'égouts par laquelle j'étais arrivée. Je me retourna dans les entrailles de Londres, laissant derrière moi la mort. Je me demandais si les autorités magiques en entendraient parler. Après tout, un serpent d'une taille comme la mienne pouvait être difficilement l'oeuvre d'un moldu.

Je sentais encore le goût de l'hémoglobine dans ma bouche. Ce que c'était bon et bien meilleure que celle de ces foutus rongeurs. À présent, je décida de retourner en direction du Chemin de Traverse mais en prenant mon temps. Mon maître devait encore être à la Boutique, j'avais une liberté totale. Tant que je ne me faisais pas repérer. Ce que je venais d'accomplir m'avait fait un bien fou et j'espérais pouvoir recommencer mais cette fois-ci en compagnie de Finrod. Cela serait bien plus plaisant et amusant.
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Harradas Spinner
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Re: Echappée belle

Message par : Harradas Spinner, Jeu 17 Sep - 23:50


RP w/ Pouffy Captain

Bim bam boum. Je vous résume les précédents évènements dans un bref flashback :
Flashback a écrit:
Ollivander's, comme à son habitude, regorgeait de monde. Mais en ce jour là, il n'y avait qu'Anthony et Harradas pour gérer l'établissement. Sans cesse à faire des allers-retours en courant de la salle principale à l'arrière-boutique pour chercher le plus rapidement possible les baguettes correspondantes et faire partir au plus vite les clients histoire d'avoir au moins cinq minutes de pause.

- Fini ! s'exclama alors Anthony

Harradas le regarda avec un air perplexe face à la foule encore présente dans le magasin. Puis il regarda l'horloge. Ah ouai c'est vraai ! Ils faisaient une pause à 16heures ! Le jeune Spinner sourit à son ami-gérant-ancien-collègue, tandis qu'il poursuivait sa distribution de bouts de bois magiques. Ils avaient chacun le droit à cinq minutes de pause par alternance, et heureusement parce que rester debout toute la journée à courir entre les rayons de l'arrière-boutique n'était pas aussi facile qu'on puisse le penser. Passant régulièrement devant Anthony, qui s'était installé sur LE fauteuil de l'arrière-salle, il semblait profiter un maximum de ses cinq minutes, avec un café déjà en main.

- Ah, Antho ? Lança Harradas de loin tandis qu'il rangeait une baguette indésirée. Tu peux m'en faire un aussi stp ? Il repassa en coup de vent à côté de lui et lui précisa avec un petit rire mesquin. Il ne te reste plus que 2 minutes 30 ! Avant de refiler en boutique.

Les clients avaient le dons d'être toujours mécontents et de toujours vouloir ce que l'on ne pouvait pas leur offrir.

- Non Monsieur je suis désolé, une baguette en pétale de rose avec un cœur en bois de hêtre n'est théoriquement pas possible. Maintenant si vous êtes intéressés par des baguettes aux apparences fantaisistes et qui marchent aussi bien que des bâtons de réglisse je peux vous conseiller Jimmy Kiddel, un peu plus bas.

L'homme, loin d'être contrarié, lui sourit avec un air reconnaissant avant de prendre congé. Le jeune Spinner leva les yeux au ciel et s'en retourna derrière le comptoir.

- Bon Antho je pense ta pause est...

Mais son sourire jovial s'effaça lorsqu'il entra dans l'arrière-boutique et vit Anthony tenir entre ses mains les parchemins qu'il avait soigneusement rangé dans son sac de Radis quelques heures plus tôt, ils avaient du glisser au sol. Harradas rougit violemment et sentit une sueur froide avant de s'emparer de ses papiers en lui arrachant des mains.

- C'est quoi ? Demanda le gérant, d'un ton on ne pouvait plus détaché

- C'est rien. Répondit précipitamment le vendeur en rangeant dans son sac les notes qu'il prenait régulièrement d'un livre qui donnait des conseils pour approfondir sa métamorphose.

- Tu veux devenir animagus ?

Harradas s'arrêta un instant, faisait dos à Anthony.

- Hum... Il se retourna avec un air gêné et repris de cette voix aiguë que certaines personnes ont lorsqu'elle mentent. Non euh... Enfin ouai... C'était une idée comme ça hein... Il se tordait anxieusement les doigts en regardant le sol. Rien de bien sérieux. Rire gêné.

- Non mais t'inquiètes, t'as pas à avoir honte hein ! Moi aussi je vais prendre des cours au ministère. Tu as commencé déjà ?

Harradas déglutit, le regard fuyant.

- Euh pas vraiment, mais en fait...

- EHO VA FALLOIR ATTENDRE ENCORE LONGTEMPS POUR UN BOUT DE BOIS ?!

- Puta*n les clients ! s'exclamèrent les deux vendeurs en même temps avant de se précipiter dans la boutique.

---

Et pour ceux d'entre vous qui vous poseriez la question. Non. Harradas n'a jamais eut sa pause. Ni son café. M'enfin ce n'était pas bien important. Ils n'avaient pas ré-abordé le sujet de leur volonté de vouloir devenir animagus, mais cela taraudait bien Harradas qui ne pouvait plus tenir en place. Anthony venait de fermer la boutique, et Harradas attendit le départ des autres vendeurs pour pouvoir lui parler.

- Dis, ça te dérange si on traîne un peu pendant quelques minutes ? En fait j'ai besoin de tes conseils. J'ai trouvé l'autre jour une maison moldue à vendre, m'enfin elle est complètement délabrée et tout est à refaire. Et comme tu m'as dit que tu connaissais pas mal de gens dans la rénovation magique, je me demandais si on pouvait y passer vite fait histoire que tu vois l'état des lieux.

Aussitôt dis aussitôt fait, je vous épargne leurs bavardages inutiles et passons au moment où Anthony découvrit les lieux. Après avoir transplané dans le jardin chaotique de la maison, il entrèrent par la porte arrière. C'était une très vieille maison en bois, située dans un coin assez reculé de Londres, les fenêtres étaient barricadées et les toiles d'araignées y connaissaient un règne sans précédent. La poussière au sol atteignait sans doute les deux centimètres et les murs grinçaient autant que le parquet. Le tout était bien sombre et bien effrayant. Des endroits comme on les aime.

- Alors... Commença Anthony en inspectant les lieux. L'escalier là bas déjà, il est à refaire, ça ne m'étonnerais pas que le bois soit pourris. Les murs... Je pense qu'ils peuvent être arrangés avec...

- Et sinon, le coupa Harradas, elle tient debout hein ? Pas de risque d'écroulement ni rien ?

- Hmm... Je pense qu'elle tiendra ouai.

- Donc elle pourrait encaisser des chocs comme des sortilèges égarés ou des accidents de parcours ?

- Des accidents de parcours ?

- Ouai genre si, supposons hein, que quelqu'un veuille devenir illégalement animagus, je suppose toujours hein, et que... Je sais pas moi, il ne voulait pas qu'on puisse entendre de l'extérieur, vu que c'est un quartier moldu tout ça...

- Attends tu veux devenir animagus illégalement ?!

- Euh... Ouai ?

Ouf. Il avait enfin réussi à le lui dire. A vrai dire il aurait voulu lui en parler depuis la dernière fois mais il avait toujours craint sa réaction. L'illégalité chez les sorciers a toujours été très mal vue.


LA d'Anthony of course
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Anthony Adams
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Re: Echappée belle

Message par : Anthony Adams, Mar 22 Sep - 22:20


Il y avait des trucs comme ça. Ça devait arriver. Le jour où Anthony avait trouvé tous ces parchemins étalés sur le sol, il n'aurait jamais cru que ça allait l'embarquer dans ce genre d'aventure mais... On en était pas là. Non, là, on était au moment ou Harradas avait pris Antho pour un expert en immobilier. Le Serdy avait des vues sur une maison délabrée dans un coin de Londres et il voulait savoir s'il y avait bien autant de travaux qu'il n'y paraissait. Enfin, ça, c'était la version officielle. En fait, Radis voulait s'entrainer à devenir Animagus dans cette maison. Il fallait donc minimum une maison qui tienne debout et assez isolé. Le pourquoi il voulait passer cet examen illégalement ne regardait pas Antho, et à vrai dire, il s'en foutait, mais de fait, il eu une idée lu-mi-neuse. Vraiment.

- On aura qu'à s'entrainer ensemble, tu sais bien que je t'ai dit que j'y songeais aussi ! Puis en plus, je vais commencer les cours officiels dans même pas une semaine, je pourrais te donner les conseils qu'on me donne ! Tu seras l'animagus sans formation avec la meilleure formation au monde ! dit-il avec un grand sourire.

A vrai dire, ça faisait vraiment ch*er Antho de bosser tout seul sur sa formation d'Animagus. Avoir un compagnon pourra être assez drôle et bien plus motivant. Et tant pis si lui voulait le faire dans l'inégalité après tout, c'était pas son problème si un jour il se faisait chopper. Anthony ne voulait pas avoir de problème avec la justice. Du moins pas pour ça, c'était vraiment trop c*n. C'est donc sur ces résolutions qu'ils se quittèrent.

Grâce à la magie du RP et d'une facilité scénaristique digne d'Olliwood (ahaha, jeu de mot... Hum), nous retrouvons donc nos deux acolytes environ une semaine plus tard, quelques jours après le début des cours officiels d'Anthony. Il avait noté pas mal de choses pour transmettre les trucs importants à Radis. Le jeune gérant et ex-patron du Serdaigle était donc redevenu un élève sérieux. A en faire pâlir les Serdys d'ailleurs ! Quand tout le monde semblait prendre ça à la légère, Antho hyper concentré pendant les cours. C'était assez drôle d'ailleurs de voir cela quand on avait connu le jeune homme à Poudlard. C'était plutôt le genre d'élève que les profs voyaient de temps en temps, quand ce dernier avait le temps. Mais c'est vrai quoi ! Il avait un emploi du temps de ministre à Poudlard ! Entre les filles, le Quidditch, les filles et les filles, il avait vraiment beaucoup de choses à faire !

Il se retrouvèrent donc dans cette maison délabrée, que finalement Radis n'avait aucune envie de rénover. Anthony posa plein de feuilles sur une table qu'il avait remit sur les pieds. Ils s'échangèrent des banalités pendant une bonne demi-heure (oui, Harradas était très, très, très bavard) et ils purent ensuite commencer leur travail et Anthony prit la parole.

- Le premier cours était pas mal théorique. Il nous expliquait ce qu'il fallait faire avant, pendant et après la transformation mais, pour l'instant on s'en fout. Ils ont parlé d'un truc vachement plus intéressant par contre ! Pour le prochain cours, on doit trouver notre "nous" animal. Ouais parce qu'en fait, on ne découvre pas quelle forme on a, une fois transformé. Il faut d'abord le découvrir par la pensée. Et il parait qu'il faut se concentrer, faire une espèce de méditation pour se trouver. Et j'ai essayé ! Bah figure toi que ça marche vachement bien ! C'était génial ! J'ai découvert que j'étais un chien ! Un husky plus exactement, tu sais les chiens-loups ! Quand je suis "entré en contact" avec lui, c'était comme si c'était un autre moi tu vois ? Mais un moi animal ! C'était génial ! Il m'a montré où il vivait aussi. J'ai vu des montagnes d'un blanc immaculé, des sommets enneigés, des ravins qu'il fallait éviter... J'arrêtais pas de courir dans la neige et j'adorais ça. J'avais l'impression d'être chez moi alors qu'en vrai, je n'ai jamais mit les pieds dans la neige ! C'était presque déroutant d'ailleurs.
E
Il était encore sous le choc de ce qu'il avait vécu il y a 3 jours. Rencontré son soi animal avait été une expérience intense. Et pourtant, ça n'avait pas duré un quart d'heure, mais un quart d'heure des plus intenses. Il expliqua donc en quelques mots à Radis ce qu'il allait devoir faire pendant cette séance en rajoutant qu'il fallait mieux faire ça chez lui, dans un environnement connu. Il lui parla aussi de ce qu'ils avaient dit d'autre. Il paraitrait que c'était un don. Que tout le monde ne peut pas être animagus. On naissait animagus, on ne devenait pas. Ils disaient que ceux qui n'étaient pas animagus n'arrivaient jamais cette première étape et que c'était pour ça qu'au deuxième cours ils allaient être beaucoup moins. Ils leur ont aussi expliqué que les cours ne servaient en fait qu'à exprimer le don correctement mais qu'en aucune manière ils étaient vitaux, et que s'ils le souhaitaient, ils pouvaient passer au ministère dès cette semaine pour se faire officiellement reconnaitre. Mais Antho avait décidé de suivre sagement les étapes. Il ne s'agissait pas de vivre avec un museau de chien le restant de ces jours !
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Re: Echappée belle

Message par : Harradas Spinner, Dim 11 Oct - 21:31


Anthony c'était... Vraiment un gars bien en fait. Enfin, jdis ça parce qu'il avait accepté d'aider Radis sans poser plus de questions. Pourquoi est-ce qu'il voulait devenir animagus ? Euh... Il ne s'en souvenait plus vraiment. Mais il avait une vraie bonne raison l'autre jour. C'était le manque de sommeil et la pression quotidienne qui lui faisaient perdre la mémoire. Régulièrement. Enfin bref, ils s'étaient de nouveau donné RDV dans cette maison vraiment cheloue pour être honnête. Harradas avait bien tenté de mettre du papier peint bleu pour couvrir les murs, mais celui-ci tombait sans arrêt. Il n'avait jamais eut l'âme d'un bricoleur et ses sortilèges en la matière étaient loin d'être performants. Il avait attendu quelque minutes avant que ne se pointe son collègue qui devait normalement lui ramener bon nombre d'informations qui seraient nécessaires au bon déroulement de sa formation. Mais le bleu n'allait jamais directement droit au but, il était expert en matière de tournage autour du (ou des) pot(s) qu'il établissait au fur et à mesure de la conversation. Puis vint enfin l'instant fatidique. LE début de la formation. D'ailleurs Anthony lui se retrouvait à se taper les heures de cours, à payer la forma et tout, alors que Radis se la coulait douce et attendait patiemment le compte rendu du jaune. Si ça c'était pas de l'altruisme Pouffy, what is ?

- Mon moi animal ? Il réfléchit un instant. Bah en fait j'ai pas vraiment de... J'aime pas vraiment les animaux donc ça va être compliqué... Il s'arrêta en soupirant l'air dépité. Ouai en fait il n'y avait vraiment pas beaucoup réfléchi. Son idée primordiale était de pouvoir se fondre dans la nature et de voler avec... Un oiseau. Je suis SUR que ce serait un oiseau. Ce sont les seules bestioles que je puisse blairer... Attend quoi t'as jamais mis les pieds dans la neige ?!

Quand Harradas était jeune il partait constamment à la montagne, notamment dans les Alpes. En petit riche qu'il était il n'arrivait pas vraiment à concevoir le fait que quelqu'un puisse ne jamais avoir vu la neige. C'était un peu comme ne jamais avoir vu la Tour Eiffel non ? Enfin bref, il fallait se mettre au travail parce que c'était pas gagné pour devenir animatruc. Il s'allongea sur le sol (qu'il avait bien entendu nettoyé au préalable sinon berk quoi) et croisa les mains en fermant les yeux tandis qu'Anthony révisait ses fiches. Ouai bon ce dernier lui avait pourtant dit de faire sa méditation chez lui mais il ne pouvait pas vraiment attendre. Il s'assoupit rapidement. Non jdec, s'endormir c'est grave dur faut pas croire. Surtout en beau milieu de... On est en soirée là ? On va dire soirée. Fin bref. Après quinze minutes à fermer les yeux et à penser à tout et n'importe quoi il du se rendre à l'évidence que sa découverte animale ne serait pas pour aujourd'hui. Et s'il n'était pas fait pour être animagus ? Si ça se trouve il éprouvait une telle réversion envers les animaux que même les oiseaux ne lui correspondraient pas. Non. Fallait pas abandonner. Pas maintenant. Pas aussi vite. Il se releva avec un signe de tête négatif à l'attention d'Anthony pour lui faire comprendre son désarroi passager. Il s'assit à la table à côté de lui et prit quelques fiches pour réviser. Il n'y avait pas tant de choses que ça à connaître -pour l'instant- c'était surtout de l'introduction à la matière. Ils se quittèrent un peu plus tard et se donnèrent rendez-vous après le prochain cours du Pouffy.


~

Les petits jours passèrent aussi rapidement que des bus touristiques en train de vous dépasser sur l'A1. Et puis finalement ce fut vers 18h qu'Harradas se rendit dans la maison où il attendit patiemment Anthony. Il était tout excité, il avait fait un puta*n de cauchemar et un puta*n de rêve qui lui avaient permis de déterminer quel était son animal. Après ça n'était qu'un rêve et pas une séance de méditation comme il le fallait mais bon. Ça devait sûrement marcher aussi ! Pouffy arriva quelques instants plus tard.

- Puta*n mec jsuis un puta*n d'oiseau ! Annonça-t-il fièrement en se levant à l'arrivée de son collègue. J'en étais certain ! En même temps à être un Serdaigle j'allais pas non plus être un poisson mais bon ! En fait jt'explique, j'étais en train de marcher dans un champs à la petite maison dans la prairie si tu vois ce que je veux dire -enfin peut-être pas mais pas grave- et là d'un coup le sol s'ouvre sous mes pieds et il y a un océan de dingue remplis de rochers et envahie de de vagues déchaînées dans laquelle je tombe vers une mort certaine. Il raconte bien hein ? Et puis BAM là y a un coup de vent qui m'envoie balader et qui m'explose contre une paroi du mur de terre ! Sauf que je suis pas assommé ni rien, jsuis réapparu en oiseau ! J'étais un puta*n d'hibou ! J'ai vu mon reflet dans les vagues et tout mais jvolais easy ! Ça m'a sauvé la vie jte jure ! Il s'arrêta un instant reprenant son souffle. Trop d'émotions jvous jure. Euh... Jme souviens plus trop de l'apparence par contre... J'étais marron... Euh... Assez petit avec des contours d'yeux blancs d'après ce que j'ai vu dans le reflet mais après jme souviens de pas grand chose... C'est bien ça hein la découverte de mon moi animal ? Il se tordait les mains l'air anxieux, espérant qu'il n'aurait pas à se réessayer à la méditation chez lui pour la énième fois.
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Anthony Adams
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Re: Echappée belle

Message par : Anthony Adams, Lun 2 Nov - 21:35


HJ : Excuse moi du temps, mois d'Octobre de m*****
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La question du "soi animal" était un sujet toujours assez épineux. C'était pas un truc naturel. On se disait pas "J'ai envie d'être un lion féroce" pour être un chaton un peu plus dangereux que les autres.

- Attend quoi t'as jamais mis les pieds dans la neige ?!
- Je n'ai pas le droit à 5 semaines de vacances moi ! répondit Anthony en souriant. Non, plus sérieusement, les montagnes ne m'ont jamais trop attirées. J'ai toujours préféré la chaleur de la plage à la hauteur des montagnes. Mais j'essayerai un jour quand même.

Radis essaya de trouver en direct son double, mais sans succès. Pas franchement étonnant, le formateur avait précisé qu'il se pouvait qu'ils prennent deux, trois voire dix séances pour trouver. C'était pas quelque chose d'anodin de passer dans un tel état de méditation et il fallait une concentration extrême ! Et le mieux, c'était d'être seul. Pas avec un ancien patron dans une maison qui manquait de s'effondrer. Pendant une bonne partie de la soirée (on est en soirée hein ?), Radis essaye de méditer pendant qu'Antho révisait. Quand il trouvait un truc intéressant, il en parlait à Radis entre deux tentatives, sinon il gardait les infos pas forcément primordiales pour lui. Au bout d'un bon moment, les deux se quittèrent et Anthony rassura son ancien employé que ne pas trouver son double animal lors des premières tentatives étaient tout à fait normal. Même si, sans se vanter, lui-même avait réussi grâce à une concentration et une grande force de caractère. Mais, sans se vanter bien sûr.

C'est donc quelques temps plus tard qu'il se retrouvèrent et Radis avait une grande nouvelle. Il était un oiseau... Ouais en fait, dans ma tête sa sonnait mieux. Attendez, je reprends.

C'est donc quelques temps plus tard qu'il se retrouvèrent. Radis avec une grande nouvelle ! Il avait trouvé son double animal ! Et il était un oiseau ! Voilà, c'était mieux. Et sa rencontre avait été assez sportive. Et maladroite. A l'image de Radis quoi.

- C'est bien ça hein la découverte de mon moi animal ?
- Ouais c'est ça ! Mais il ne faut pas hésiter à recommencer, histoire de bien connaitre ton double. Justement pour connaitre sa couleur, son signe distinctif. Il faut vraiment que tu le connaisses par cœur pour pouvoir te transformer après, sans te tromper, ça pourrait être dangereux. D'ailleurs, si tu fais bien attention, tu verras qu'il a un peu de toi dans cet animal. Un signe qui nous permettra de savoir que cet animal est un humain. C'est parfois discret, comme une marque de naissance, une marque de lunette ou autre. Mais il y a toujours un "morceau" de toi dans ton animagus.

Antho parla encore un peu de ce que le formateur avait dit. Le sujet était assez vaste et le jeune gérant était franchement intéressé. Il se retrouvait comme sur les bancs de Poudlard. A écouter quand ça l’intéressait, à flâner quand ça ne l’intéressait pas plus que ça. Quand il flânait, ses pensées dérivaient vers Ailyne. Ou vers Liv. Bien qu'avec Liv se soit définitivement mort et enterré, il lui arrivait parfois d'avoir des pensées elle. Puis avec Lyne c'était tellement compliqué. Elle était suuuuper bonne au pieu mais pour après, le Poufsouffle ne savait pas sur quel pied dansé. Bref, là n'était pas la question. Comment j'en était arrivé là déjà ? Ah oui les cours. Ouais bah... C'était des cours quoi. Par moment, super intéressants, et d'autres moment super intérechiants. Anthony donna donc rendez-vous à Radis, après qu'il ai réessayé une méditation pour connaitre plus de détail, pour dans un peu plus d'une semaine, histoire qu'ils se préparent tous les deux parfaitement à la transformation. S'agirait pas de se foirer pour la première fois. Ça serait très c*n de rester bloquer à moitié dans un corps de chouette.

Une chouette. Ça lui allait quand même vachement bien. Pas qu'il avait particulièrement une tête de chouette mais voilà quoi. Un oiseau en général ça lui allait bien en fait. La tête en l'air, léger comme l'air, la tête remplie d'a... Euh... Héhéhé, c'pas ce que vous croyez ! Anthony remballa donc toutes ses affaires et s'en alla. Une fois rentré, il ne put que s'étaler sur son canapé, usé. Reprendre les cours après avoir été tranquille aussi longtemps, c'était pas franchement facile.
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Re: Echappée belle

Message par : Malena Kane, Mer 3 Fév - 0:01


PV Malena Kane - Emily Lynch

3h47min23 secondes, quelque part entre la nuit et le matin dans une ruelle obscure de Londres que l’on nomme « L’échappée Belle » ou presque ; 24 secondes ; 25 secondes ; 26 secondes et ainsi de suite ; 31 secondes ; Les secondes s’écoulaient, insolentes, comme des gouttes de pluie qui font un bruit de perle. Tiens, d’ailleurs : il pleuvait. Mais pas qu’un peu. Une bonne averse de chien : celle qui te mouille jusqu’aux os, celle qui s’insinue partout, au plus profond de ton âme même. T’es tellement mouillé, tes vêtements sont tellement collés contre ta peau, que t’as l’impression d’être toute nu.e dans la nuit. À poil. Moi j’étais à poil cette nuit-là, cette nuit-là, je m’étais offert.e à la nuit, totalement, complètement.

Tout était prêt. 3h49min3 secondes, quelque part entre la nuit et le matin dans une, 8 secondes, ruelle obscure de Londres que l’on nomme « L’échappée Belle » ou presque. La nuit était sombre, un orage trempée d’électricité cinglait les immeubles de la capitale anglaise. Tout était prêt, et j’étais caché.e. 22 secondes. Quelques instants plus tôt, vers 3h32min12 secondes, je sautais dans les flaques d’eau lançant des bruits indistincts : des sortes de sons. Des sortes d’onomatopées je crois. Maintenant, j’étais caché.e, je guettais dans l’ombre comme une ombre. Je me sentais ombre, une ombre sensuelle, une ombre qui avait envie de rire, une ombre qui avait envie d’étaler l’ombre de son sourire sur un des rares, rares, rares murs encore éclairés par les lampadaires.

Étrange nuit. 3h51min33 secondes quelque part entre la nuit et le matin dans une ruelle obscure de Londres que l’on nomme « L’échappée Belle » ou presque. Trois. Trrrrr. oiiiis. D’une planque, mon souffle s’échappait de ma bouche en buée, un petit mélange condensé de beaucoup de cauchemars, d’un peu d’alcool et d’une pointe de rêves perdus. J’attendais, la fin d’une cigarette au coin des lèvres - le côté droit : est-ce que ça à une importance ? Non. Aucune. Mais j’avais envie de le dire. De le signifier. Parce que les détails… en fait, ça a de l’importance. Je me contredis, pensez-vous. Peut-être, et alors ? Le monde est fait ainsi. De contradictions. D’un peu de noir, de blanc, et de gris.

Qu’est-ce que je fous ici ?, que je me demande à 3h54min29 secondes quelque part entre la nuit et le matin dans une ruelle obscure de Londres que l’on nomme « L’échappée Belle » ou presque. J’eus un moment d’hésitation, de doutes. Aussitôt, je me rappelai la douleur qui me tordait comme un serpent tord sa proie pour la tuer. J’avais trop de douleur en moi depuis sa mort, a elle, ma cousine. J’avais trop gardé cette douleur. Il était temps, oui, temps, de la partager, de la donner à quelqu’un. Il était temps de rire de cette douleur si atroce.

3h56min33 secondes quelque part entre la nuit et le matin dans une ruelle obscure de Londres que l’on nomme « L’échappée Belle » ou presque. Il était temps de mettre en acte ma façon de penser le monde : tout est lié. Nous sommes tous liés. Il n’y a guère que les lois et normes - gouvernements, et nos corps pour nous interdire à toute fusion, toute harmonie suprême. Ce soir, il était temps de briser les chaines, encore un peu. Encore un peu plus que la dernière fois, au cimetière. Brûler. Il était tem! * mais t’es con ma parole. Qui passera à cette heure dans cette ruelle oubliée ? À cette heure ? Qui ? Avec ce temps de merdre ? C’est absurde, désespérant *. La ferme.

Des pas dans la petite ruelle. J’étais toujours caché.e dans l’ombre des escaliers qui serpentaient le long de l’immeuble. Caché.e personne ne pouvait me voir. Surtout pas la personne idiote, naïve, condamnée, ououuuuoo, qui empruntait cette ruelle oui! à cette heure par ce temps de merdre ! c’était peut-être absurde, impossible, mais c’était bien en train de se réaliser.

4h00min00 seconde quelque part entre la nuit et le matin dans une ruelle obscure de Londres que l’on nomme « L’échappée Belle » ou presque. Surtout pas pour elle. Car, ce que cette personne ne savait pas, c’est que je lui avais préparé une bonne surprise… Et les secondes insolentes, qui s’écoulaient comme des gouttes de pluie qui font un bruit de perle. semblaient comme suspendues…
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Emily Lynch
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Re: Echappée belle

Message par : Emily Lynch, Lun 8 Fév - 4:05


Pardon pour l'attente.

Trois heures du matin, ou quelque chose dans le style. La rousse courrait, elle courrait si vite qu’elle ne faisait absolument pas attention à l’endroit où elle allait. Tout ce qu’elle voulait c’était fuir le plus loin possible, quitter cet endroit dans lequel elle n’aurait jamais dû aller. Qu’est ce qui lui avait pris de faire confiance à ce moldu, elle n’avait pas arrêté de se dire durant toute la soirée qu’il était bien trop louche et qu’elle ferait mieux de l’éviter plutôt que de le laisser parler alors qu’elle voulait juste squatter le bar le plus longtemps possible. Mais non, le type avait trouvé l’argument qui ferait qu’Emily se laisserait tenter ! Ce n’était pas compliqué, il suffisait de lui proposer un endroit pour passer la nuit et c’était gagné ! La rousse était dans une mauvaise situation et ne pouvait pas se permettre de refuser d’être logée durant une nuit, au chaud ou du moins pas dehors ! C’était tout ce qui comptait et c’était la seule raison qui l’avait poussée à accepter cette proposition.

Elle se retrouva donc dans un immeuble qui inspirait peu confiance, décidément les moldus avaient un peu de mal avec leur architecture, comme s’ils ne savaient pas faire quelque chose d’un peu plus accueillant et qui ne donnait pas envie de se pendre après y avoir passé trois jours à l’intérieur. Enfin bref, la rousse arriva dans l’appartement numéro trois cents un et c’était un dépotoir ! On lui avait pourtant promis quelque chose de potable, publicité mensongère, mais cela ne signifiait pas pour autant qu’il n’y avait pas moyen d’y passer une bonne nuit. Elle inspecta rapidement les lieux pour confirmer ce qu’elle craignait ! Impossible de dormir là-dedans, il y avait des déchets et ce qui devait être probablement des excréments, partout sur le sol ! C’était limite si l’on arrivait encore à d’instiguer le plancher.

Dégoutée, elle décida de ne pas rester plus longtemps et prit la direction de la sortie. Seulement les deux types qui semblaient être les propriétaires de cette décharges n’avaient pas vraiment l’intention de laisser filer la rousse. L’entre eux surveillait la porte de sortie, l’appartement se trouvait trop haut pour qu’elle puisse sauter par la fenêtre et elle ne pouvait pas transplaner devant des moldus sans risquer d’avoir les gars du ministère au c*l. Elle ne pouvait pas non plus sortir sa baguette, cependant, si elle arrivait à la planquer elle pourrait informuler un sort qui l’aiderait à sortir. Malheureusement, elle n’eut le temps de mettre un plan que le second type arriva et l’attrapa par le bras.

- Hé ma jolie ! Not appart te plait pas hein ?! T’veux t’faire la malle c’ça ?!

Il la tira en arrière, la fit tomber au sol ! Bingo, en plein milieux d’un reste de pizza qui devait être là depuis au moins trois semaines. Enfin elle avait tout de même évité le pire, car à tout juste une trentaine de centimètres se trouvait ce qu’il semblait être un bel étron. Le gars qui venait de la jeter au sol se mit à rigoler à plein poumon tout en s’approchant d’elle, puis il approcha ses mains de sa taille, défit la boucle de sa ceinture et la retire de son pantalon. Oh non, il en était hors de question ! Pas ça, tempi pour le secret magique, elle n’allait pas se laisser agresser part deux moldus dégueulasses ! Emily sortit sa baguette et lança un #Confundo sur le premier qui décida de s’étaler sur le sol dans l’excrément qui était non loin de la rousse. Le deuxième type lui eut droit à un #Conjonctivis, c’est dingue comme l’air de rien ça marchait bien sur les moldus ! Euh, bref ! Elle ouvrit la porte tranquillement, fière de s’être débarrassée des deux gars. Mais le premier semblait être assez résistant et s’était déjà remis du sortilège de confusion !

- Espèce de p’tite sal*pe ! T’vas voir c’que j’vais t’faire !

Une poursuite s’engagea alors, d’abord dans les escaliers de l’immeuble puis dans les rues de Londres ! Emily courut aussi longtemps qu’elle pouvait, jusqu’à ce qu’elle n’entende plus le mec dégoutant lui lancer un tas d’insultes. Elle décida alors, tout continuant de courir, d’aller dans la première ruelle qu’elle trouva pour transplaner à l’abri des regards et rentrer chez elle paisiblement. Il était quatre heures du matin, la rousse prit à droit dans une ruelle de la capitale, si elle savait que cette nuit était loin d’être finie…
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Re: Echappée belle

Message par : Malena Kane, Dim 14 Fév - 0:32


Malena s’efforçait tant bien que mal de garder son calme. Yel avait allumé une cigarette et rangé son paquet dans l’une des poches de son manteau. Il y avait bien eu des bruits. Yel en était certain.e. Pourtant, quelque chose de l’ordre de l’hésitation contenait le jeune Serdaigle au calme : Le mélange d’alcool et d’euphorie bizarre pouvait vous faire croire à certaines choses : des choses qui n’avaient lieu que dans votre tête, des choses rangées dans un endroit sous votre crâne où toutes les émotions exacerbées et pensées folles étaient rangées. Toutefois, à cette heure de la nuit, dans ce froid sidéral, dans cette ruelle fantôme de Londres qui abritait un esprit aux envies douleurs et souffrances et à la cigarette trempée, il y avait bien des bruits de pas.

Comme un chat, Malena se redressa et ouvrit grand ses oreilles. Ça s’approchait. Ça s’approchait terriblement. Des pas légers, des pas énervés. Chaque pas sur le sol était une  puta** de vibration dans tout son corps : La proie arrivait tout droit dans son piège. Moment suspendu. Mais quelle piège ? Avait-yel réellement conçu.e un piège ? Réellement ? La panique s’empara de Malena. Merdre. Yel avait oublié de préparer un piège ! Yel en était pourtant certain.e ! Idées brumeuses. L’alcool. Voilà, c’était ça : l’alcool. Yel s’était vu.e en train de préparer quelque chose, mais en vrai, yel avait juste sauté.e dans les flaques, fumé.e des cigarettes et posé.e ses fesses sur une marche de cage d’escalier. Et yel avait attendu.

Et yel ne pouvait plus attendre. Guidé.e par un instinct terrible, Léna s’apprêta à sortir de sa cachette quand encore une fois… yel fut arrêter dans son élan. Un doute venait de s’allumer dans son esprit : qu’est-ce qu’yel allait vraiment faire ? Allait-yel vraiment le faire ? Faire souffrir quelqu’un ? Sans raison ? Des raisons. En fallait-il toujours ? La raison, toujours la raison comme guide. Yel n’en avait que faire de la raison, cette même raison qu’yel chassait chaque jour dans un combat violent. Yel y arrivait toujours… mais cette fois, la raison était forte, très forte, encore plus puissante que les autres fois. Enfin… non. Mal laissa échapper un petit rire murmure, et sauta de la cage d’escalier, surgissant de l’obscurité, sa baguette en main. Ce fut à cet instant précis que la jeune femme passa devant lui.

#Incarcerem. Tout le corps de la jeune femme fut soudain comme enlacé par des cordes, et elle s’effondra contre le bitume brutal. Oh. Mal aurait aimé être dans la tête de cette personne : capter ce moment - savoureux, où on ne prend pas conscience de ce qui nous arrive ; ce moment où l’esprit sait ce qui se passe et tente alors de s’échapper laissant le corps dans une sorte d’état absent ; mais en vain. L’esprit reprend toujours ses droits sur le corps. Mal dansa sur un pied puis sur un autre, un pied dans une flaque d’eau, l’autre dans une flaque d’eau - ça faisait des éclaboussures un peu partout, et c’était beau dans la lumière lointaine des réverbères, et s’approcha de sa proie.

Yel la redressa avec délicatesse - comme s’il s’agissait d’un diamant, ou d’une personne en sucre et parvint à la caler contre le mur. Léna s’arrêta quelques secondes pour regarder celle qui, gentiment, allait partager sa douleur. Dans l’obscurité, elle paraissait plutôt jolie. Innocente. - « Bonsoir, désolé pour ce… CRAC. Sans autre forme de procès, le poing de Malena venait de s’enfoncer sur le visage de la jeune femme. Quelque en mal explosa quand l’odeur de sang mélangée à celle de la pluie, lui monta jusqu’aux narines. « Pardon, veuillez excuser ma main… je ne me contrôle pas… » dit-yel véritablement sincère en laissant tomber la jeune femme tomber par terre, visiblement tout aussi surpris.e qu'elle devait l'être, par la violence qui émanait de son propre corps. Une violence, douloureuse pour elle, si libératrice pour Mal. Si. Libératrice. Pour la premiere fois de sa vie, Mal venait de frapper quelqu'un : et c'était foutrement bon.
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Re: Echappée belle

Message par : Emily Lynch, Ven 19 Fév - 4:28


Cette ruelle n’inspirait pas du tout confiance et c’était justement le genre d’endroit que cherchait la rousse. Le lieu dans lequel il n’y a jamais personne malgré ce que l’on pourrait croire, il n’y avait jamais de mauvaise graine qui vous attend au coin de la rue, couteau à la main et vous réclame tout ce que vous possédez. Non ces histoires ce n’était que des clichés pour faire peur aux moldus et donner plein d’endroits aux sorciers pour trasnplaner en toute tranquillité… Ah non, ce n’est pas pour cela ? Bon ben, en tout cas, Emily aimait bien utiliser les ruelles abandonnées pour transplaner sans se faire cramer par un moldu qui aurait la très mauvaise idée de passer dans le coin, car après tout il fallait rester un peu discret. En explorant cette ruelle, Emily était loin de se douter que quelqu’un était en train de l’y attendre. Elle y pénétrait comme toujours malgré la course poursuite qu’elle venait de faire quelques instants plutôt. Puis soudain, alors qu’elle était sur le point de disparaitre, quelque chose la distrait au point qu’elle n’arrivait plus à penser à l’endroit où elle voulait se rendre.

Voilà qu’elle se retrouva prise au piège, la rousse venait tout juste de se faire ligoter par un sortilège incarcerem ! Par la barbe de merlin, ce n’était pas possible, comment cela avait-il pu arriver et surtout pourquoi n’était pas prête à réagir ! Ses réflexes n’avaient pas changé, elle aurait dû avoir le temps de sortir sa baguette pour poser un protego. Elle s’était faite avoir comme un bleu, pourtant la rouquine avait l’habitude des attaques surprises, sauf qu’il faut avouer qu’ici elle ne s’y attendait absolument pas. Après qui pouvait se promener dans une ruelle sombre et isolée de la capitale ? Bon, il est vrai que dit comme, cela semblait logique que quelqu’un de mal attentionné se cache dans cette impasse, attendant une proie.

Emily essaya tant bien que mal de rester debout, mais l’équilibre n’était pas au rendez-vous se voir. Elle s’effondra sur le sol ne pouvant qu’espérer ne pas trop embrasser le sol. Si seulement elle pouvait tomber sur le côté ça serait parfait ! L’atterrissage était loin d’être parfait, mais elle avait réussi à ne pas se casser les dents contre le pavé londonien, c’était déjà ça. Cependant, sa tête s’était quand même pris un petit coup qu’elle aurait préféré éviter à tout prix, car maintenant elle était quelque peu sonnée et ça tournait légèrement. Puis elle entendit des bruits, quelqu’un qui se déplaçait, sautait sur un pied puis l’autre pour finir enfin par atterrir dans une belle flaque d’eau. L’esprit légèrement brouillé de la rousse avait un peu difficile d’identifier si le responsable de tout cela venait de devant ou derrière, mais peu-importe, elle le saurait bientôt.

Son agresseur la redressa, la rouquine reprenait ses esprits et voyait enfin la tronche de la personne qui avait décidé de lui lancer ce sortilège de me*de. Pourquoi faisait-il cela, pas la moindre idée, peut-être qu’il serait intéressant de poser la question ? Bref, elle observa l’individu qui venait de la caler contre un mur. La première question qui traversa l’esprit d’Emily était de savoir si elle devait dire « elle » ou « il » ? La question était bonne, car la faible luminosité et son esprit qui se remettait tout juste de la chute n’aident pas vraiment à déterminer.

- Bonsoir, désolé pour ce…

Et me*de ! Pourquoi devaient-ils tous s’en prendre à son visage ?! Si le but était de faire mal, ils n’avaient qu’à cogner au ventre, ça fait mal et ne laisse pas de traces, enfin dans la mesure du raisonnable tout de même.

- Pardon, veuillez excuser ma main… je ne me contrôle pas…

Emily tomba encore sur le sol, mais cette fois, elle arriva à tomber correctement, bon c’était déjà cela.  Maintenant, il fallait voir ce que ce type lui voulait.

- Bien, maintenant que je suis sur le sol et sans défense, j’ai le droit de poser quelques questions, comment par exemple : qui es-tu ou encore pourquoi moi ?
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Re: Echappée belle

Message par : Malena Kane, Ven 25 Mar - 23:17


[désolé pour le retard... et pour ce rp. Si soucis, MP]



Il existe un passage qui apparait, disparait.
Il prend parfois la forme de rue, ruelle, boulevard, chemin. Et peu importe le moment, peu importe l’endroit sur la planète Terre - on soupçonne ce passage de n’apparaitre que sur Terre, il s’en vient prendre sa place, s’incruster même! Il accouche de monstre folie qui vont et viennent entre deux trottoirs, le long des bars, dans un métro, une salle de concert, ou encore à l’orée d’une plage…

Rue, ruelle, boulevard, chemin… insaisissable!, qui n’en fait qu’à sa tête, qui perd la tête l’esprit la raison, qui fait perdre la tête l’esprit la raison, une rue au sang chaud qui tape contre les temps genre très fort. Alors, quand tu l’empruntes, ce passage…

Cette nuit, c’était une ruelle.
Plantée en plein milieu de Londres.
Discrète. Invisible. À l’abri des regards curieux. Pourtant, si on tendait bien l’oreille, si on étendait ses sens, on pouvait savoir, comprendre :
Que le brouhaha qui enflait et se rapprochait comme une houle sur la mer ;
Que la pluie - il pleuvait, il pleuvait si fort cette nuit que les hauts immeubles étaient noyés d’ombre et d’un peu de brouillard ;
Que les lumières /flash/ dans la nuit ;
Que les Klaxons détonnant débandade dans le silence ;
Qui apparaissaient, disparaissaient
Avalé-es,
Convergeaient vers un seul et même endroit :
Vers la ruelle gloutonne - trou noir.

Mal avait pris cette ruelle un peu plus tôt dans la nuit.
Une certaine Emily Lynch en avait fait de même.
Et tout partait à la dérive.
Tout foutait le camps.
Et ce n’était que le début.

Le Renard de Renaud. Le Gainsbarg de Gainsbourg. Le Mr. Hyde du Docteur Jekyll. Le Mal de Léna, lo Léna de Mal. Incertitude sur la partie de son identité qui. Qui ? Qui est le monstre ? Quelle partie est le monstre ? Celle qui empêche l’autre de s’exprimer, contrôle tout ? Ou celle qui, puissances sensibles, enfouies enfermées depuis bien trop longtemps, poussent cognent pour éclater ?

L’échappée belle était le passage vers les sensations, émotions, envies exacerbées. Une porte d’entré, sortie de secours. C’est selon. Mal était sur le seuil : fallait-il entrer ? Fermer la porte, et s’en aller sans se retourner ? Le Mal de Léna. Lo Léna de Mal. Incertitude. Trop de questions qui crient débattent. Petit à petit pourtant, les deux parties finiraient pas n’être plus qu’une harmonie chaotique.

Mal était une Supernova en fusion. Sur le point d’imploser. De s’éprendre, d’envahir l’espace avec force, violence. Une explosion gigantesque, le cri d’une étoile qui n’en peut plus de n’être qu’une étoile parmi les autres. Il lui fallait plus. Il lui fallait exister. Exister comme il faut. Exister entièrement.

-Bien, maintenant que je suis sur le sol et sans défense, j’ai le droit de poser quelques questions, comment par exemple : qui es-tu ou encore pourquoi moi ?

Sa réaction surprit Mal. S’attendait-yel à ce qu’elle se débatte ? Qu’elle combatte ? Se relève et tente de lui faire mal comme yel l’avait, sans procès, violentée ? Oui certainement. En fait… cette réaction agaça Mal. Elle lui rappelait que…

Perdre toute magie de l’instant présent, toute magie du hasard, du destin, des forces naturelles qui font que : Tu es là, à cet instant, à cet endroit ; que ta vie vient d’en percuter une autre.

-Pourquoi toi ? Aucune idée. Il se trouve que j’étais dans cette ruelle et que, d’une manière ou d’une autre, t’es venue me percuter. J’crois pas au hasard.

Mal alluma une cigarette. Son poing lui faisait un peu mal. Une douleur lancinante, une douleur petite berceuse.

-Quant à qui je suis, ou qui tu es. Pause.
Je suis d’avis qu’on apprenne à se connaitre,
l’épaule qui prépare le bras. Canon chargé -
non pas avec les mots,
qui transperce l’air, bruit qui siffle -
mais avec nos corps.

Mal était plus le genre à le faire dès le premier soir.
Pas de question - plein de questions dans la tête néanmoins,
Foncer, et voir après.
Action - réflexion - Action.
Etre dans l’instinct, l’impulsivité.
L’échappée belle lui offrait une possibilité.
Elle était un passage, un chemin...
Ruée vers l’or.
Visage et ventre.
Ruée de coup sur la gueule d'amour.
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Re: Echappée belle

Message par : Emily Lynch, Sam 7 Mai - 2:54


HRP : A mon tour d'être super en retard. Excuse-moi pour cette longue attente.

Paumée dans la nuit en fuite, il peut se passer tout un tas de choses, mais Emily n’aurait jamais imaginé qu’elle aurait pu croiser quelqu’un dans une rue paumée qui en plus de ça avait la joie de posséder des pouvoirs magiques ! Merveilleux, elle allait pouvoir se battre, faire mordre la poussière à celui qui avait eu la mauvaise idée de lui tendre un piège, lui balancer quelques sortilèges direct dans sa face ! Seulement, il y avait comme un petit souci puisqu’elle était victime d’un piège et n’avait pas la totale liberté de ses mouvements, il lui fallait d’abord se dégager de cette étreinte avant de pouvoir choper sa baguette et ainsi répliquer gentiment. Mais comme toujours au lieu d’agir directement, la rousse avait envie de causer un peu avec le gus qu’elle avait juste en face d’elle. Bah finalement pourquoi pas, histoire de faire connaissance avant de se taper dessus. Il parait qu’il faut mieux connaitre ses ennemis que ses amis, alors let’s go ! Amusons nous un peu en faisant la causette !

Bon finalement, discuter n’était peut-être pas une bonne idée, surtout pour entendre dire que tout cela était dû à tout un tas de choses complètement random. Si elle avait décidé d’aller se planquer pour transplaner une rue ou deux plus loin, elle n’aurait jamais vu cette personne et serait confortablement installée dans un fauteuil confortable avec une bonne tasse de thé bien chaud à la main tout en lisant un bouquin ! Mais non, il avait fallu que les événements soient en sa défaveur et qu’elle croise cette personne. Bon il faut avouer qu’elle n’aurait pas eu droit non plus au fauteuil confortable, mais sur le principe, la soirée aurait pu être bien meilleure !

Puis voilà que maintenant Emily devait encaisser, encore ! Me*de, pourquoi devaient-ils tous s’en prendre à elle ? Cette période était vraiment à ch*er ! Aller courage, encaisse, essaye même de rigoler, peut-être que le gus va te laisser en paix après ça, constatant que tu ne présentes aucun intérêt. Puis, que pouvait-elle faire de plus, elle avait beau avoir essayé de se dégager de son étreinte qu’elle n’y était pas encore arrivé, il lui fallait juste un peu plus de temps.

- Ça va tu t’amuses bien dit-elle en rigolant ! J’ai vu bien pire que toi, en plus ce que tu fais là c’est un truc de faible… T’en prendre à quelqu’un qui n’a même pas la possibilité de se défendre !
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