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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Echappée belle
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Emily Lynch
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Re: Echappée belle

Message par : Emily Lynch, Sam 7 Mai - 2:54


HRP : A mon tour d'être super en retard. Excuse-moi pour cette longue attente.

Paumée dans la nuit en fuite, il peut se passer tout un tas de choses, mais Emily n’aurait jamais imaginé qu’elle aurait pu croiser quelqu’un dans une rue paumée qui en plus de ça avait la joie de posséder des pouvoirs magiques ! Merveilleux, elle allait pouvoir se battre, faire mordre la poussière à celui qui avait eu la mauvaise idée de lui tendre un piège, lui balancer quelques sortilèges direct dans sa face ! Seulement, il y avait comme un petit souci puisqu’elle était victime d’un piège et n’avait pas la totale liberté de ses mouvements, il lui fallait d’abord se dégager de cette étreinte avant de pouvoir choper sa baguette et ainsi répliquer gentiment. Mais comme toujours au lieu d’agir directement, la rousse avait envie de causer un peu avec le gus qu’elle avait juste en face d’elle. Bah finalement pourquoi pas, histoire de faire connaissance avant de se taper dessus. Il parait qu’il faut mieux connaitre ses ennemis que ses amis, alors let’s go ! Amusons nous un peu en faisant la causette !

Bon finalement, discuter n’était peut-être pas une bonne idée, surtout pour entendre dire que tout cela était dû à tout un tas de choses complètement random. Si elle avait décidé d’aller se planquer pour transplaner une rue ou deux plus loin, elle n’aurait jamais vu cette personne et serait confortablement installée dans un fauteuil confortable avec une bonne tasse de thé bien chaud à la main tout en lisant un bouquin ! Mais non, il avait fallu que les événements soient en sa défaveur et qu’elle croise cette personne. Bon il faut avouer qu’elle n’aurait pas eu droit non plus au fauteuil confortable, mais sur le principe, la soirée aurait pu être bien meilleure !

Puis voilà que maintenant Emily devait encaisser, encore ! Me*de, pourquoi devaient-ils tous s’en prendre à elle ? Cette période était vraiment à ch*er ! Aller courage, encaisse, essaye même de rigoler, peut-être que le gus va te laisser en paix après ça, constatant que tu ne présentes aucun intérêt. Puis, que pouvait-elle faire de plus, elle avait beau avoir essayé de se dégager de son étreinte qu’elle n’y était pas encore arrivé, il lui fallait juste un peu plus de temps.

- Ça va tu t’amuses bien dit-elle en rigolant ! J’ai vu bien pire que toi, en plus ce que tu fais là c’est un truc de faible… T’en prendre à quelqu’un qui n’a même pas la possibilité de se défendre !
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Malena Kane
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Re: Echappée belle

Message par : Malena Kane, Lun 25 Juil - 4:00


( désolé pour le retard  Crying or Very sad  :mm:)

Y avait bien des rares voitures qui passaient devant la ruelle. Mais elles paraissaient irréelles. Des vaisseaux spatiaux fantômes, masse de métal et de verre, occupés par des zombies, des sourds, des aveugles. Y avait bien des rares voitures qui passaient mais au-delà de la ruelle, de l’échappée belle, les rues étaient mortes. Juste un décor en carton et des projections mécaniques.

Ici, Mal jouait son concert d’hard rock rageant du fond d’un garage. Des coups de points comme des coups de griffes sur la gratte avec des ongles de sorcière affreuse. Des coups de pieds comme l’orage d’un coeur en délire. Mal ne s’arrêtait pas. C’est que la jeune femme faisait si bien résonner les percussions. Elles vibraient de ce son sauvage, du son bitume des grandes villes violentes.

Y avait bien des rares voitures qui passaient devant la ruelle. Mais personne ne s’arrêtait pour écouter. Personne, sauf Nuit. Qui inspirait les ondes violentes et folles s’échappant de la ruelle. Nuit dansait sur le rythme, l’aspirait si intensément que Lune ressemblait à un oeil sorti de moitié de son orbite. Bientôt, l’oeil de Lune ferait « Blop » dégueulasse et irait s’écraser sur le sol dans un « Splash » sourire folie. Comme un vieil oeuf pourri. On ramassera Lune avec un crâne rongé par les verres et on s’en servira comme une lampe entre les mâchoires !

- Ça va tu t’amuses bien! J’ai vu bien pire que toi, en plus ce que tu fais là c’est un truc de faible… T’en prendre à quelqu’un qui n’a même pas la possibilité de se défendre !

Mais c’était ça le bon ! S’en prendre à quelqu’un qui n’ a pas la possibilité de se défendre. Ça s’était jouissif. Un véritable orgasme BON DIEU ! Un orgasme qui pue les égouts et le caniveau très chère ! Ça avait le goût du crachat et de merdre !! Et ça foutait des frissons partout dans le corps. Le corps, le corps. Le corps démantibulé dingue fêlé déréglé psychopathe timbré AHAH.

C’est la libération sublime des désirs interdits ! C’est l’inhumanité qui chante et ouvre les barrières !! Et que ça pue, que ça pue l’envie de torturer, que ça pue pue l’envie de déchirer les âmes endormies et innocentes, que ça pue que ça chlingue le désir anomal, que ça pue que ça PUE la transpiration macadam. Ça pue l’envie de s’amuser de se libérer fou furieux et de détraquer l’ennuie. C’est la Raison qui crève avec tête qui tombe de son socle de rêve. AHAH. C’est la perte de l’humanité, on lui dit Adieu bye bye, CRÈVE.

- On devrait s’amuser plus souvent à tout mettre en danger devant notre folie. Tu ressens pas ces choses à l’intérieur toi ? Cette envie de détruire. De sublime qui crisse et crie. Oh, je suis sûr-e que tu le ressens toi aussi.

Mal stoppa la pluie de coups, et tira très très longuement sur sa cigarette. À en faire saigner crever ses poumons.

- Je m’appelle Malena. T’auras qu’à me retrouver. Et on échangera les rôles.
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Lizzie Bennet
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Re: Echappée belle

Message par : Lizzie Bennet, Dim 28 Aoû - 20:40


Suite de RP- PV Kohane

Evidemment, elle tombe. La base. Je tire, tu comprends pas, tu t’exploses la face. Ou du moins les sens. Le sens ? Y a un truc qui vole dans ton regard, limace, un truc qui dit pourquoi, qui cherche à foutre des liens là où il ne peut y en avoir -jamais. Y a une sorte de peur, même, je crois. Je ne sais plus pourquoi je m’en étais prise à toi. T’étais jeune ? T’étais chez des moldus ? Tu respirais l’innocence ? Peut-être, ouais. J’étais en rage contre le monde. En procès contre les chanceux. L’on m’avait détruite, et il me fallait colorer Londres de tous mon chaos interne. Entrainer tous ceux que je ne connaissais. Tout briser, montrer, qu’il n’y d’avant ni d’après, de pourquoi de comment.

Elle était là, à terre, qui me regardait, comme si j’étais folle. Un instant, je me demandais si je l’étais. Pis je riais. Elle avait presque du pouvoir sur moi. Ridicule gamine. Elle s’insurgeait, la petiote. Jambes flageolantes. Tant de faiblesse qu’elle expirait. Tout ce que je n’aurais jamais voulu être. Hein ? La joie était la voie de la petitesse. Il fallait supprimer toute innocence pour s’élever. Oublier les douleurs et les sentiments, s’élever au delà des normes des émotions humaines. Elle poussa le ridicule. Voix trop suppliante, voix trop détruite, y a vraiment des gens qui savent pas mettre les formes.

Elle voulait pas qu’on fasse ça devant des moldus, pas dans Londres, pas... Elle me donnait des ordres ? Et pour quoi au juste ? Etait-elle en position d’en donner ? Non m*rde ! J’avais déjà assez de patrons comme ça. Trop c’était trop. Mon rire s’attendrit un instant. Comme un sourire. J’avais l’oeil luciole, la voix berceuse, un ton si sirupeux que je peinais à le reconnaitre.
- Tout ce que tu voudras, mon enfant.
Mon jouet.

Je posais ma main sur son bras. Sans pression. Presque apaisante. Maternelle.
Nous transplanâmes. Pas bien loin, en vérité. Mais si ça lui permettait de rêver, ça me permettait de la détruire. Plus elle y croyait, plus elle chuterait de haut. Plus ses éclats seraient délectables à embraser. Rue sombre, un peu plus loin. Autre ambiance, autre univers. Elle pouvait tout imaginer.

Je plongeais un instant dans ses yeux. Le temps d’y lire ses espoirs. C’était important d’en sais toutes les nuances. Toutes les errances.
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Kohane Werner
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Re: Echappée belle

Message par : Kohane Werner, Lun 12 Sep - 18:30


Le plus effrayant dans la violence, ce n'est pas elle à l'état pur. A l'état brut.
Le plus effrayant, ce sont les masques doucereux qu'elle peut prendre. Ces sourires, ces voix suaves. Les gestes doux. Douceur amère.
On sait qu'on ne doit pas s'y tromper et pourtant... et pourtant on se surprend à essayer... d'espérer. Un peu.
Le genre humain est étrange. Rationnellement, on pourrait croire qu'un Homme ne pourrait faire de mal à un être de son espèce sans raison valable. Juste pour le plaisir. Sauf que l'Homme n'est pas rationnel. Et que sa violence... elle ne fait pas toujours sens. Pas directement, en tout cas. Parfois elle trouve ses racines dans un passé si lointain qu'on l'a oublié. Elle est juste là. Et l'Homme se contente de s'attaquer à d'autres. Comme ça.

- Tout ce que tu voudras, mon enfant.
Cette voix... comme une caresse qui veut panser des plaies, sécher des larmes, câliner, materner.
Cette voix... comme une douce aile qui vient nous envelopper, rassurante, réconfortante.
Pourtant, derrière, il y a les poignards. Qui font mal, qui feront mal.
Malgré tout, sur le coup, la voix est si voluptueuse... si... tendre...
On se perdrait à l'intérieur. On s'y laisserait couler. Comme dans l'eau chaude d'un bain. Plein de vapeur.

Avant même que je ne réalise ce qu'elle fait, elle me saisit par le bras et on transplanne.
Où sommes-nous ?
C'est différent.
C'est désert.
C'est vide.

Souffle court. Poumons qui cherchent l'air mais ont l'impression de n'en jamais attraper.
Souffle court.
Coeur qui bat... tant qu'il peut encore battre.
Et je regrette la foule que j'évitais, une heure auparavant.
Une foule, certes étouffante, mais protectrice. Ici, il n'y a personne. Pas de témoin. Pas de justice. Pas de soutien.
Rien.
Néant.
Deux mots qui sonnent durs à mes oreilles tandis que mon esprit s'affole. Je croyais pouvoir retarder la sentence, l'annuler. Peine perdue. En un instant je comprends... je crois comprendre...
Il y a eu l'espoir. Qu'elle partirait.
L'espoir. Qu'elle comprendrait. Me laisserait tranquille.
Mais elle est toujours là. Proche. Si proche. Trop proche.
Sa présence est écrasante, menaçante. Terriblement angoissante.
Elle est là, il n'y a qu'elle. Parce que c'est désert. Lieu idéal de tous les crimes.

Mille et une images se bousculent dans ma tête, mille et un mot arrivent, affluent. Tous les pires châtiments, les pires tortures prennent forme. Peu à peu.
Panique.
La respiration se faire encore plus saccadée.
Il pourrait m'arriver... tout et n'importe quoi.
Qui saurait ?
Qui verrait ?
Personne.
Parce qu'il n'y a personne, aucun oeil témoin qui rapporterait... Peut être qu'on retrouvera là mon corps étendu, mon corps mort, mon corps blessé.
Tout peut arriver. Tout peut se passer.
C'est elle qui sait. Elle qui commande. Et puis...

Non me crie une voix.
Ce n'est pas elle qui commande ! Ce n'est pas elle qui sait... Tu n'es pas son pantin !
Trop longtemps, pendant de trop longues minutes j'ai été le pantin d'une autre, d'une ombre, un visage sans nom et sans trait. Pendant de trop longues minutes j'ai été soumise à son bon vouloir, à sa bonne volonté. Son poing, ses paroles décousues, dépourvues de sens.
Je sais ce que ça fait, se sentir impuissant.
Faible.
Sans rien. Vide. Comme ce lieu.

Je sais.
Et je n'veux plus.

J'veux juste pleurer.
Ca n'y fera rien.
Sois forte !
Sois courageuse !
Il n'y a que comme ça que tu t'en sortiras.

Je fais un pas en arrière. Mettre un peu plus de distance entre elle et moi. Couper les fils qu'elle commence à tisser.
Je ne t'appartiens pas. Je ne t'appartiendrai jamais !
Je n'veux plus.
Je suis mon propre maître.

Je suis feu.
Comme je me suis rêvée. Flamme embrasant des forêts, des montagnes.
Lueur dans le noir.
Lumière tremblotante au début mais qui se nourrit de tout ce qu'elle trouve. Et grandit. Et grossit. Et prend de l'ampleur.
Feu.

Ne pas avoir peur. Ravaler ses sanglots, ses cris. Arrêter de trembler.
Ca n'sert à rien.
Il me faut du courage. Beaucoup de courage. Pour réussir à planter mes yeux dans les siens, pupille dans pupille, me noyer dans son regard de glace, retenir ma respiration, plonger. Au plus profond. Du Noir. Combattre par l'intérieur. Rentrer pour mieux détruire. Et en ressortir indemne.
Ne pas avoir peur. Ne pas montrer qu'on a peur.

Voix que j'essaie d'avoir assurée. Contrôler ses tremblements.
Le poing qui se crispe sur le manche de la baguette.
Prête à me défendre.
Parce qu'aujourd'hui, j'en ai marre. De prendre des coups. Plus d'histoire de culpabilité, responsabilité. Elle me veut du mal. Vraiment.
Une rue sombre. Une rue déserte. Et quoi d'autre encore ?
Vaguement, je sens cette petite flamme en moi. Minuscule. Infime. Insignifiante.
Il faut que je parvienne à souffler dessus. L'animer. La réanimer.
Avant qu'il ne soit trop tard.
Avant que la peur ne prenne le dessus. Qu'elle ne me paralyse.

-Qu'est-ce que tu veux ?

Il n'y a plus ce ton suppliant. Même si j'ai peur. Même si je tremble. Intérieurement.
Frissons d'horreur.
Vent froid.
Il faut. Que je vive.
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Lizzie Bennet
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Re: Echappée belle

Message par : Lizzie Bennet, Ven 7 Oct - 3:33


sorry.i.am.late

Ce soir, j’ai froid. J’ai froid de vivre, dans cette âme déjà glacée, dans ce corps déjà gelé ; cadavre, je gigote entre les vivants, je manigance, j’erre, mais mon souffle morbide ne cesse de m’entacher les lèvres. Alors il faut s’éprendre de leurs habitudes, de ces vivants. De ces aimants.
Je lui vole
tout.

Dans son regard craintif mais crédule, je vole un crachat de chaleur, que je lui insuffle encore d’une pression sur l’épaule ; non, pas une pression, pire, une caresse, une tendresse. Et ça fonctionne. Là est sans doute le plus triste. Mon enveloppe corporelle dissimule l’état d’avancement de mon pourrissement, et n’y ayant accès, elle me croit. Elle darde son regard, son espoir, droit sur moi. Pour dire le vrai, c’est douloureux. Rien n’est pire que l’espoir d’autrui. Ça vous renvoie à votre vide intérieur.

Enfin, vide n’est le mot. Il y a Finrod, maintenant. Il y a un fil. Mais les hasards tendent à les couper tous, les uns après les autres. D’abord, ils aiguisent leurs couteaux contre ma chair entaillée ; ensuite, ils laissent tomber toutes mes attaches, les déchirent dans un silence poussiéreux.
Ça ne fait pas de grands
flchss

comme une soupe froide, non.

Ça tombe, juste.
Poc?
Poc ?
Non. Pas même comme une pluie martelant les graviers. Juste un cheveu qui glisserait contre la lame de la vie, et s’y éventrerait sur l’ensemble de sa longueur. Tu ne feras long feu, Finrod, s’ils disent vrai. Si on est liés. Non, ce n’est qu’une vague supercherie. Tout est vide, tout est promis au vide. C’était la destinée que murmurait en boucle Sunil.

Sunil, ce n’est pas moi, vous savez. Ce n’est pas moi, ses actions ne sont mes responsabilités. Nos souvenirs sont distincts. C’est lui, c’est lui qui était en prison. Lui qui était agressé. Lui qui était endetté auprès de Madverier. Pas moi.
Il m’avait donné ma liberté. Il m’avait donné
une vie de nuage, merci une vie de fumée,
tu m'as apprisqui toujours voguait,
à vide, à flou, à peur là qui t'étouffetouffetouffetouffe libre.
Alors pourquoi ça faisait si mal ? Pourquoi ça sonnait si faux ? Des chiens enragés se battaient pour mon attention, ou des souvenirs de chiens, ou des loups, ou Evan, qu’en sais-je ? La temporalité était morte. Il n’était d’âge, de limite, tout était uniforme. Les chiens n’étaient d’accord. Je ne savais trop qui ils représentaient, mais ils hurlaient, tous plus fort que les autres. Ils voulaient que j’aille chercher la balle sous le canapé, mais je ne voyais pas le canapé. J’étais trop drapée dans mes illusions. Peut-être même étais-je assise dessus ?

Je ne savais plus. Je ne voyais plus. J’devrais d’ailleurs pas rigoler là dessus, car en soit, mon oeil éborgné était puissamment inutile dans la surveillance de la gosse. Ou alors était-ce ce qui la tenait dans la crainte. Oh, peut-être. Peut-être que cette marque qu’avait tissé la Mort savait lui inspirer plus de peur que mon esprit tortueux. La tenir en respect. Qui sait ? J’en sentais la peur, dans toutes ses nuances, et c’était grisant. Pour un peu, je lui aurais collé le museau juste en face des lèvres, pour prendre des
grosses goulées d’air.
Me nourrir de ses jouissives expirations de peur.

Je n’ai le temps de le faire que déjà, une nuance l’embrase. Quelque chose. J’arrive pas à mettre le doigt dessus. Ça me dépasse. Ça me plait. L’espoir; l’empowerment. Du défi. Une résistance, à mieux briser. Oui, ça, ça m’excitait. Elle recule, dardant son regard sur moi, et je le soutiens, me délectant des nuances chaleureuses que le courage crachote en sa gorge.
- Qu'est-ce que tu veux ?
- Partager mes vides ? Projeter mes douleurs ? oooooooo Me défoncer au rire ? Informulé, le #Infourno file. Vivre ? Détruire ? Quelle différence, en vérité... Tout est si péniblement imbriqué.
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Kohane Werner
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Re: Echappée belle

Message par : Kohane Werner, Sam 5 Nov - 23:04





Arg, du retard moi aussi, sorry !


Boum

boum

boum

boum

BOUM.



C'est le coeur. Qui se veut solide. Mais panique.
Tout part en vrille, là-dedans.
Ca s'affole. Et pourquoi ? L'angoisse, la peur. Revivre. Ca.
Encore.
Non.
Pas envie.
Et pourtant, plus aucun moyen de partir. S'échapper. Dire fuck à son destin. A ce destin.
Sortir du Noir, rejoindre la Lumière.
C'est bloqué. Tout est bloqué. Toutes les issues.
Tandis que le monstre est là. Doux. Caressant. Souriant, presque.
Le monstre aux crocs dissimulés.
A la cruauté bien cachée.
Une affection feinte. Qui n'est que sang et violence.

Ca jette un vent glacial dans les os.
Dans l'âme. La raison qui déraisonne. La raison qui ne sait plus où se placer. Que penser.
Faut l'abandonner, la pensée.
Faut la laisser filer,
s'effilocher au rythme de la peur,
remonter le fleuve de l'angoisse,
se perdre dans les forêts de terreur,
ne plus retrouver son chemin, le chemin de la tête,
la laisser couler vers l'inconnu, vers l'infini,
la bannir un instant, quand le monstre est là, en face, prêt à mordre,
refuser la pensée trop moralisatrice,
la pensée trop belle,
trop pleine de valeurs et de sentiments,
faut l'expédier dans une dimension parallèle, là où elle ne nous gênera pas,
là où la peur fera un obstacle insurmontable, pour qu'elle ne vienne plus guider notre corps ;



Car le corps doit réagir tout seul,
croire en lui et en ses réflexes,
croire qu'il peut le faire,
il peut se défendre,
se défendre tout seul ;



Il n'a pas besoin de la pensée pour ça,
la pensée évacuée, éloignée,
pour mieux s'en sortir ;



Agir comme un automate,
et bondir, et surgir,
et brandir
la baguette
pour rester

EN VIE.



Alors je laisse couler, cette pensée infinie.
Cette pensée qui a toujours le goût amère de la bagarre nocturne. Bagarre pendant laquelle j'ai frappé une fille, j'ai aimé la frapper, j'ai aimé sentir sa chair sous mon poing, son sang peut-être... je ne sais pas trop son état ; il faisait nuit.
Mais ce soir où je me suis perdue.
Entre alcool et rage du monde.
Ma pensée est encore trop pleine de ces remords.
Trop pleine de ce non !

Tu es gentille.
Tu n'es pas un monstre.
Tu n'es pas comme
eux.
Tu n'aimes pas la violence.
Tu dois t'en sortir sans blesser.
Ce sont tes valeurs.
Rire, sourire à la vie. Pas à la mort. Pas au sang.


Tais-toi !

La laisser couler, cette parole moralisatrice qui m'empêche toute action,
la laisser filer,
qu'elle relâche son étreinte sur mon corps,
qu'elle le libère,
allez, va-t-en, coule donc
et laisse-moi survivre.

Car oui, je veux rire, sourire à la vie.
Mais c'est la vie qui refuse de me sourire.
Alors je fais comme je peux. Et avant tout, je zigzague face à la Mort.
Je ne veux pas qu'elle me prenne, qu'elle me fauche.
Pour ça, je suis prête à tout.
Même à frapper. Pour défendre chèrement ma peau.
Même à blesser. Même à...



De toutes façons, y'a plus de question à se poser.
J'ai même pas entendu ce qu'elle a dit, les mots murmurés, susurrés, pleins de promesses sombres, de promesses glaciales. Ces mots venant d'une morte, d'un cadavre encore sur pied.
Je sens juste l'impact.
Du sortilège.

J'ai rien vu venir.
Rien entendu, rien pressenti.
Seulement le sort.
Qui fait mouche et mal.
Seulement le sort.
Qui atteint de plein fouet. Qui blesse.
J'sais même pas c'que c'est.
Ca brûle.
Ca brûle.
Ca fait mal.
Une douleur qui pourrait presque arracher les larmes et les cris.

Presque.



Parce que ça brûle.
Et que c'est le feu. Qui déforme le visage.
Gonfle, gonfle.
Se contorsionne en une grimace de douleur.
Mais c'est du feu. Intérieur.
Une flamme qui contrebalance la glace du cadavre, cadavre de monstre en face.
Ca fait mal et ça attise la rage.
Ca souffle sur les braise latentes.
Celles qui sont là depuis un moment déjà. Celle qui ne sont qu'un petit tas rougeoyant.

Souffle, souffle dessus.
Allez, fais monter la fumée. Vois le rouge s'intensifier.
Mets du bois.
Brindilles.
Vois le feu prendre, doucement.
Les braises qui grandissent.
Bébés, insignifiantes à l'origine.
Elles deviennent belles.
Elles deviennent chaudes.
Tandis que le sort lui aussi, brûle.
Brûle la peau.
Ou dévore l'âme. L'intérieur de ce corps, de cette coquille déjà trop abîmée par la vie.

Je ne veux pas que ma carcasse subisse de nouveaux dommages.
Je veux en prendre soin.
Je ne veux que ce feu en moi. Rien d'autre.
Alors je suis décidée.
A réagir.
Pour vivre.



Une rage contre le monstre doucereux d'en face. Contre son froid, sa glace.
Une rage contre le monde autour. Contre son indifférence, son impuissance.
Une rage contre ceux qui baissent les bras, la tête, les yeux. Ceux qui abandonne trop facilement.
Laissent tout tomber.
Rage contre tout.
Qui m'anime tandis que ma main se referme brutalement sur ma baguette.
La dégainer.
Et se laisser porter.

Par la sourde colère

#Repulso

Balancer le sort. Plein de haine. Plein de cette haine contre tout. Contre soi, avant  toute chose. Contre sa personne, restée faible et impuissante si longtemps.
Je ne regarde même pas si mon sort a fait mouche.
S'il a marché.
S'il l'a atteinte.
Elle.
Cette mère monstrueuse. Cette tendresse démoniaque.

#Bombarda

Le mur explose.
Il tombe, il s'écroule.
C'est tout mon univers, qui s'écroule avec.
Les remparts construits. Contre les autres. Contre l'extérieur.
Contre leur violence, leur haine.
Les entraînements et les belles paroles de résistance... que du vent... espérer qu'on n'aura jamais à user de ce qu'on apprend en duel... qu'on n'aura jamais à se battre.
Que du vent. Jusqu'à maintenant.
Parce que les barrière se sont écroulées.
Et leur haine, leur violence, leur folie...
tout m'a
contaminée.



Edit 5.12 : Liz arrive !
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Lizzie Bennet
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Re: Echappée belle

Message par : Lizzie Bennet, Mar 27 Déc - 14:02


(post tout nul parce que sinon on nous vole le topic)
(et que je veux pas qu’on nous le vole car j’aime bien beaucoup écrire avec toi)


Je me noie dans le regard de ma souris nocturne. Elle a quelque chose... Quelque chose de différent. Une intensité réelle. Perméable. Palpable. Je sens en elle une forme de dualité. Oui, elle a des fragilités, nettes et qu’elle met presque en avant. Mais sommeille en elle quelque chose de grand. Je le sens. Quand elle retient ses cris. Quand elle retient ses pleurs. Quand elle retient ses douleurs, ne les résumant qu’à un maigre grimacement. Je me perds dans sa force. Je ne l’avais vue venir, celle là -mais elle dépasse de quelques galaxies ce que son apparence suggère. Elle est de ces gens plus grands que la vie.

Eis und Feuer bringt den Sieg

Je crois que je suis un peu étourdie par la rage de vivre qui brûle en elle. Ce n’est pas la rage du survivant, non, car les survivants ont plus la culpabilité que la rage. Où a-t-elle puisé cette énergie ? Qu’en fera-t-elle ? Oh si elle savait... Si elle savait vers qui se tourner, ce qu’elle pourrait devenir. Elle terrasserait les géants, même les meilleurs. Peut-être même mon cousin. Tempête, tempête, lève toi. Fais moi trembler. Couvre mon échine d’effroi. Je veux admirer cette pulsion de vie que tu berces en ton sein. Présente la moi. Je n’en ai pas vue de pareille depuis bien longtemps. Oh, je les connais, ces âmes éprises des pulsions de mort, des pulsions d’amour-luxure, mais cette âme là me déroute. Me trouble. Fait chavirer mes précautions.

Ses sorts atteignent leur cible sans que je les anticipe. Corps séparés, mur démembré. Voilà qu’un de ses os de pierre me heurte à l’épaule, rouvrant la cicatrice offerte par 13. Je ris. Oh, dans sa pulsion de vie, la belle a le goût de la destruction. Pour un peu, j’pourrais tomber amoureuse. Un #Numen Arma changea ma baguette en lance-pierre, et voilà que pour la célébrer, je m’adonnais à des jeux moldus. Ce qui était sympa, c’est qu’ici, les pierres ne manquaient pas. Leur pluie ricochait contre les pavés, et je l’envoyais rebondir sur les vitres avoisinantes, tutoyer les étoiles pour les plus gourmandes... S’ouvrait un terrain de jeu inestimé, qu’avec elle je voulais expérimenter.

< dis moi ma mie tu te souviens
< quand on s’allongeait sous le soleil de minuit
< se prélassait de caresses et promesses
< où l’on croyait pouvoir s’apprivoiser
< dis moi ma mie tu te souviens
< qui tu étais qui j’étais
< nos feux d’artifice
< de mots et de verre
< tourmentaient d’étincelles
< la tranquillité céleste
< tu as changé de visage
< j’ai tourné ma veste
< oublié qui j’étais
< avant l’envol de fumée
< avant la dissolution
< sous la chaise et le couteau
< et le gaz qui me léchait
< mais toi tu sais
< j’ai pas oublié qui t’étais
< j’ai pas oublié qui t’étais
< j’ai pas oublié qui t’étais
< j’ai pas oublié qui t’étais

ton âme vibrait >
à une fréquence similaire >
nos bals d’onde se répondaient >
et tu sais >
elle je sais pas qui elle est >
elle est pas comme toi pas comme moi >
elle a ce je ne sais quoi que je comprends pas >
mais elle me rappelle toi >
car elle porte en sa force la promesse >
de laisser sur mon âme une longue impression >
une trace que les vagues n’effacent >

elle m’a échappé
belle -
et en même temps plus que belle -
ce qui la caractérise n’est ses traits externes -
mais la force qui rugit dans son coeur étranger -
son coeur qui parle une langue inconnue -
il va trop vite pour moi
tout gonflé qu’il est de son adrénaline
alors rendant à ma baguette sa forme d’origine
je lui assène un #Cordisistero

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Kohane Werner
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Re: Echappée belle

Message par : Kohane Werner, Lun 16 Jan - 18:50





Deux mouvements qui se confondent.
L'un qui repousse -loin.
L'autre qui fait s'effondrer -tombent, tombent au sol les pierres.
Des centaines de barrières paraissent s'écrouler en même temps. Les yeux fascinés qui regardent la pluie dangereuse.
Ces centaines de barrières, ce sont les miennes.
Celles qui, longtemps, ont retenu les instincts et la violence. L'animalité et la démence.
Ces barrières érigées en société, par la société, pour la société.
Ces murs qu'on nous impose. Parce qu'il faut apprendre à vivre avec les autres. Refouler ses démons pour sourire aux autres.
Alors que les pierres glissent lourdement au sol, c'est toute cette tour qui contient la folie qui s'écroule.
Et le délicieux mouvement de destruction
Est fascinant
Alléchant
Excitant.

Je continue de sentir mon coeur battre à toute vitesse.
Mais ce n'est plus la même raison. Pour la même raison.
Il bat
Parce que c'est beau. Une ruine. Qui frappe. Et blesse.
Parce que savoir qu'on peut tout réduire à néant est juste terriblement tentant.
Savoir qu'on peut jaillir, nous aussi.
Frapper
Frapper
Encore frapper.
Savoir qu'on en est capable.
Souffler sur la flamme, sourire à la douleur
Se sentir

simplement

vivre.



Alors c'est ça
Affrontons-nous.
C'est ça.
Défie-moi.
Attaque-moi.
Détruis donc cette ruelle déserte.
Embrase donc le ciel de ta violence.
Je resterai là, à regarder, fascinée.
Je resterai là, à sentir enfin, mon âme
Vibrer
et
Vivre.
De cette adrénaline furieuse.
Sans remord, sans regret. Sans crise du culpabilité.
Seulement cette force qui crie sa rage. Qui ne demande qu'à sortir. Qu'à exploser. Pour tout brûler.
Tu veux voir ça ?
Tu veux ?
Alors reste encore un peu.
Les pierres continueront de s'écrouler. Jusqu'à mettre mon âme à nue. Jusqu'à dévoiler les nombreux démons qui se terrent à l'intérieur. Jusqu'à parvenir à les libérer.
Ils vont nous bouffer.
Qu'importe.
Je suis sûre que t'as envie de voir, toi.
De voir ça.
Sont voraces, fais gaffe.
Sont voraces mais tellement palpitants.
Alors, laisse-les donc exploser.

Et pour l'heure, au lieu que ce soit eux qui explosent,
Ce sont les vitres, ce sont les nuages, ce sont les étoiles, ce sont les galaxies
Qui se brisent sous ses pierres
Envoyées aller ricocher partout et nulle part
A l'aide d'une baguette désormais fronde. Ou plutôt lance-pierre.
Ces bouts de mur, ces bouts de barrières qui s'envolent et détruisent.
Une vitre explose en un tintement près de moi. Instinctivement, je fais un pas de côté pour échapper au plus gros morceaux. Mais quelques uns, portés par une force invisible éraflent la peau. La chair s'ouvre doucement et le sang en sort. Une douleur subite, soudaine.
Qui arrache un sourire
Dément.
C'est presque bon
De sentir le corps brutalisé.
C'est presque bon
De voir tout s'écrouler autour de soi.
Brisé par l'autre
Détruit par l'autre.



Encore un pas pour essayer de se mettre hors d'atteinte des autres bouts de verre.
Et la regarder faire valser ses pierres.
Le ballet est incroyablement violent. Et irrémédiablement attirant.
Le sourire étrange que je ne me connaissais pas toujours figé aux lèvres.
Un regard perdu -qui suit seulement l'étincelant verre voltiger dans les airs.

Mais
Le spectacle ne dure pas.
Assez de la destruction du matériel !
C'est la destruction des êtres qu'elle veut.
Que je veux.
Qu'on veut.
Dans cette folie qui va nous embarquer. Elle. Moi. Ensemble. Adversaires et ennemies. Mais portées sur cette même vague cruelle.
La baguette reprend sa forme d'origine et, avant même que je ne puisse réaliser, le sort m'atteint de plein fouet.

Cette fois, c'est moi qui vais me briser.
Comme les vitre.
Moi. Ou les ruines de ce mur qui entourait mon âme.
La magie qui frappe
Et le corps paraît se transformer de l'intérieur.
Pas de feu.
Pas de glace.

Seulement cette brûlure non provoquée par la flamme
mais pas le souffle manquant.
Comme coup de poing au ventre
qui perdure.
On sent les organes à l'intérieur qui se débattent face à l'inévitable ralentissement.
Tout prend soudainement une autre dimension.
Le temps n'est plus -tout s'agite à un rythme particulier.
Même les battements de coeur s'espacent. Leur galop dans les tempes se font plus long. Il y a plus à attendre entre chacun d'eux.

Boum

boum

boum


boum



boum




boum



La réalité bascule.
Et tout
parait
si
lent

le tempo n'est
plus
le même

même l'air
entrant
paraît
arriver
à une cadence
bien trop
lente
pour
satisfaire
les
poumons.

J'sais même pas ce qu'elle a lancé.
J'sais même pas comment m'en défaire.
Et je ne peux même plus parler
Juste le corps qui tombe à nouveau entre gravats et bouts de verres.
Le corps trop faible pour supporter une telle inaction -ou presque- des organes vitaux.

La main moite
Le poing se referme
Se crispe
Sur la baguette -bouée de sauvetage bien illusoire.
Si mes pensées ne parvenaient pas encore à galoper derrière mon front, je pourrais presque me croire morte.
Ce foutu coeur qui semble ne tenir plus qu'à un fil.
Peut-on vivre sans coeur ?
Mes démons pourraient-ils le remplacer ? Pomper le sang pour lui, irriguer le corps pour lui.

Mon ombres
S'agitent
Dans leur gouffre.
Leurs doigts crochus -elles ne s'avouent pas vaincues !
Cette enveloppe corporelle pourrait clamser, elles non.
Elles seront toujours là
et aujourd'hui
elles veulent sortir. En force.

Ca fait trop mal
Ce corps qui se plient
Ce corps presque à terre
Trop près, trop proche du sol
Pour quelqu'un qui veut se tenir droite et digne face à la tempête.
Ca fait mal, ces poumons qui crient
Et ce coeur qui ralentit.
Ca fait mal
Ce tempo qui décélère, cette presque mort.
Ca fait mal.

Ca fait mal.
Seulement au corps.
Parce que l'esprit est parti, déjà.
Il s'est fait bouffer par les monstres et survivra à la douleur corporelle. Parce qu'il s'en est détaché.
Alors, derrière le voile tremblotant qui commence à envelopper le regard
Encore un sourire point.
Plus large que le précédent.
Plus sanguinolent.
Plus chaotique.
Plus destructeur.



Sourire bâti sur des ruines.
Peut-être que je rirais, si je le pouvais.
De ce rire qu'on balance quand on ne réalise, qu'on ne croit pas
A la venue de la Mort.
Oui. Peut-être que je rirais.
Mais je ne peux pas. Je n'ai pas assez de souffle pour cela.
Cela ce sourire. Qui promet une chose.
Je chute. Tu chutes avec moi.
Nous allons abîmer nos corps et nos âmes ensemble.
Nous tomberons en nous arrachant la chair l'une l'autre.
Le sang mêlé
La rage entrelacée
La folie unifiée.

Incapable de me relever, le corps toujours plié sur lui -stupide corps trop faible pour l'esprit !
je parviens tout de même à pointer ma baguette.
Peux pas parler.
Alors c'est un informulé #wingardium leviosa qui soulève les quelques petits débris de verres scintillants se trouvant face à moi.
Ce verre brisé
Ces tranchants affutés.
Envoyés valsés d'un #repulso
Voilà les ruines de vitres, ruines de matériel qui cherchent la destruction du corps.
Propulsés vers l'autre
Comme elle a propulsé les pierres.

Viens.
On va mélanger nos sangs
Et nos bêtes
Dans cette ruelle pleine d'une haine injustifiée.

Chute-donc à mes côtés
Et apprends à regarder mes démons dans les yeux.
Ils crèvent d'envie de te voir, eux.

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Re: Echappée belle

Message par : Elysion Stella, Mer 8 Fév - 21:30


RP unique avec l'autorisation deKohane ♥ & Lizzie♥   amour encore merci !
Défi 128


Petite fuite -comme d'autres auparavant- dans un nouvel environnement afin de d'échapper à une monotonie harceleuse et multiformes.  Sans se soucier davantage des passants ou de ses mèches vertes -ayant encore la teinture anis sur certaines de ses mèches- Elysion avançait comme une quelconque passante faisant du lèche vitrine bien qu'elle voyait surtout d'autres images se superposées aux façades et aux goudron de la rue se remémorant d'autres moments accompagnée non du silence- c'était plus figuratif vu les piétons qui la croisaient- mais de claquements de talons dans un rythme propre à leur propriétaire et aucun dos masculin ne la précédait ou ne côtoyait ses côtés dégageant une flagrance et une chaleur nostalgiques.

Relevant la tête qu'elle avait abaissé sans s'en rendre compte afin de mieux déguster cette saveur maussade qui envahissait sa bouche face à ce vide pulsant la métisse croisa son reflet maussade sur une des vitres ce qui la fit stopper et songer qu'elle aurait peut-être dû amener Aiko avec elle. Certes sa cousine aurait rechignée à parcourir les rues anglaises et aurait dégagée comme une aura négative dévoilant à quel point cela ne l'enchantait guère sans laisser le moindre mépris ou dégoût chiffonné son visage...mais cela lui aurait fait une compagnie. Sans oublier qu'elle aurait aussi dû -encore- veiller à ce qu'elle ne glisse par inadvertance dans la poche d'un "morveux non-maj' " une quelconque friandise imprégnée d'un poison -ancien ou nouveau qu'importe cela aurait été une routine, une de celle qu'elle cherche à fuir- c'est pourquoi sa cousine japonaise ne se trouvait pas avec elle mais probablement en train d'empoisonner un pauvre hère de l'Allée des Embrumes...Il était fort probable que si l'envie lui prenait aucun des sorts employées par Elysion pourrait l'empêcher de mener à bien ses forfaits en quittant l'appartement -qui portait maintenant bien son nom Purple Spirit-car des volutes violettes semblaient vaguer comme des âmes en peines dans ses alentours...Toxiques, il va sans dire.

Clignant des yeux afin d'ajuster sa vue face aux articles exposés à la vue des passants, Ely eut un léger sourire ironique en constatant que ceux-ci présentaient un aspect asiatique. Sa cousine la hanterait-elle donc même ici ? Observant sa montre, elle constata qu'elle avait encore du temps avant de commencer son trajet du retour.


*Pourquoi pas ? Et qui sait...je trouverais peut-être quelque chose qui plairait à Aiko...quoiqu'elle pourrait commenter de manière laconique que c'était encore "un forfait des gaijins ou une preuve de leur infériorité puisqu'ils volaient leur art"

Amusée face à une Chibi Aiko arrogante qui énonçait ses propos, la jeune femme entra dans la boutique sans remarquer qu'une ombre féminine l'observait depuis son départ de l'appartement magique. Veillant sur elle d'une certaine manière tout en la testant surtout au niveau de sa vigilance. Des yeux brillants d'une lueur malsaine attendirent que sa cible ait bien avancée dans l'antiquaire vendant des bricoles asiatiques pour continuer sa traque mais fut stopper par dans son élan par un objet en vitrine...

Inconsciente de ce fait, la métisse atteignit les rayonnages emplis d'objets décoratifs et d'art asiatiques ainsi d'un coin qui semblait contenir des accessoires féminins en matériaux précieux et agréables à l’œil. Avançant directement vers ces derniers - en observant du coin de l’œil les étiquettes des meubles et autres vases la métisse songea que le commerçant devait bien gagner sa vie au vue des clients et des prix indiqués. Une entêtante odeur d'encens était diffusée et bien qu'agréable à première vue, la jeune femme songea que celle-ci devait bien rester en nez et imprégner les tissus de sa senteur.

Atteignant enfin sa destination, Ely constata rapidement que cet endroit regroupait surtout des accessoires de coiffures ayant un esthétisme et des matériaux de qualité : Jade, écaille de tortue, dorure,...cependant son énumération fut stopper par une voix commerciale et masculine :  


-Bonjour Mesdemoiselles, puis-je vous aider ?

Détournant la tête, la sorcière observa le commercial qui venait de l'interpelle -ou plutôt les interpeller sans comprendre pourquoi il avait utiliser le pluriel- dans la cinquantaine, typé européen et vêtements coûteux : l'homme avait les tempes grisonnantes qui raffermissait son côté esthète. Le saluant et s'apprêtant à lui dire qu'elle ne faisait que regarder -tout en songeant pour elle-même qu'elle n'avait pas vraiment les moyens de se payer la majorité des articles- une voix familière ainsi qu'un souffle tout aussi connu lui chatouillèrent les oreilles et le nez. Contrôlant à grand peine la surprise que lui procura la présence inattendue- et légèrement alarmante de sa cousine à ses côtés- il lui fallu quelques temps avant d'enregistrer et de comprendre les mots japonais que celle-ci lui avait adressée.  
-Dis-lui que nous sommes intriguées par une baguette exposée en vitrine.

Incertaine mais sentant que ce n'était pas le moment ni le lieu d'avoir des explications d'Aiko sur sa présence...non sa filature sur sa personne, la plus jeune des sorcières adressa un sourire au vendeur et traduisit la requête en essayant de comprendre en quoi cela l'intéressait tandis que l'Empoisonneuse les menait -sans leur laisser le choix et comme si elle était la propriétaire des lieux- vers l'objet convoitée (?) et cela sans attendre une réponse du vendeur et laissant son hôte adressée un regard d'incompréhension à l'homme.

Finalement, elle indiqua d'un doigt impérieux et d'une phrase laconique et sans appel "donnez moi ceci". Haussant un sourcil, la métisse observa ce qui sembla être "une baguette de coiffure finement sculptée dans un bois de cerisier dont la couleur rouge donnait un cachet assuré et unique au produit" du moins, c'est ce qu'elle lut sur l'étiquette se trouvant à côté. Sauf qu'en observant attentivement ladite baguette, Elysion eu la sensation étrange qu'elle était plus que cela et au vu du sérieux de son aînée, il était plus que probable que cela soit non un simple bout de bois de qualité mais un bout de bois magique : une baguette magique dans un lieu non magique...


-Belle pièce n'est-ce pas ? J'en suis particulièrement fier et y attache une grande importance. C'est pourquoi elle est exposée en vitrine comme mes plus précieux biens et est comme eux...non à vendre. annonça d'une voix calme et où on sentait tout son amour pour ses biens le patron sans remarquer l'étrécissement des yeux d'une des clientes - celle qui parlait uniquement en japonaise- et le mouvement de protection et d'interposition fluide que la plus jeune effectua pour se retrouver entre elle et lui.

- Enfant...Nous ne pouvons laisser cet objet aux mains de ce Matérialiste. Et il est inutile d'essayer de le convaincre, laisses moi m'occuper de lui. Aucunes séquelles ne seront...permanentes.chuchota doucement et déterminée la pure asiatique en ayant en main une baguette tout aussi délicate que celle exposée mais donnant une impression plus sombre...néfaste contrairement à la première qui dégageait une certaine douceur.

-Non...non... pas de sort sur le Gaijin non béni du Don...chuchota en réponse la chevelure méchée d'anis en observant attentivement le commerçant qui semblait hypnotisé par la baguette en songeant à une alternative et en plongeant sa propre main dans la poche contenant sa baguette mais l'arrêtant finalement sur un autre occupant : un morceau de papier ordinaire et provenant du monde côtoyant le leur. Ayant une idée, elle s'empressa de la partager discrètement à son aînée en lui transmettant leur salut :

-Pendant que j'accapare son attention...ceci prendra sa place en adoptant une apparence identique...

Après avoir aperçu la lueur d'acquiescement dans les yeux ocres de sa complice, la jeune femme lui tourna le dos en faisant en sorte de cacher à la vue des occupants du magasin les mains et le bout de papier de sa cousine et interpella le vendeur afin que celui-ci lui raconte et cela sans se faire prier comment il avait obtenu cet artefact. Alors qu'elle écoutait attentivement ce que l'homme passionné lui racontait, elle sentit pleinement les mouvements qui s'effectuaient derrière son dos et camouflée des passants extérieurs par le propre corps de l'autre sorcière.

Aidées aussi de la chance qui se manifesta par l'intervention d'une dame richement vêtue et semblant être une connaissance du commerçant- qui s'excusa avant d'aller la saluer-Elysion sentit plus qu'elle ne vit le mouvement vif et adroit de la japonaise qui profita de l'absence de passant pour réaliser l'échange ainsi que cacher son larcin dans ses poches. Satisfaites et quittant sans se presser le commerce bien qu'un léger et double #confundo fut lancer au non-maj' juste devant la sortie par les deux femmes qui échangèrent un regard appréciateur face à la présence d'esprit de l'autre avant d'atteindre la rue.


-...Saches petite étoile que tu ne prêtes nullement attention aux personnes qui t'observent mais contrairement aux Astres, tu n'es point inatteignable.

Sentant une légère chair de poule envahir son dos face à ce regard pénétrant et à ces mots de mauvais augure, la métisse ne put qu’acquiescer face à cette remontrance avisée et se promit à elle-même de faire plus attention...Après tout, elle n'aura personne pour l'épauler après le départ d'Aiko.

Fin rp unique !
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Lizzie Bennet
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Re: Echappée belle

Message par : Lizzie Bennet, Ven 3 Mar - 6:49


As strangers we meet
As strangers we depart
And all I have left are memories
Where you and I played our parts

Je la contemple
Se détruire
Je vois ses monstres se dresser
Là dans l’ombre
L’adrénaline la ronge
et la souffle
et l’anime
et la pousse
et ses mains décuplent de force
et ce sourire
si cynique
si mordant
on dirait presque le mien

Walking on a cold winter morn
One as foggy as can be
A shape of a human in the fog
Maybe it's just what I desire to see

Petit à petit pourtant
Je joue
Non de sa respiration —
on m’accuserait d’être prévisible —
juste de son coeur
Je joue avec son coeur
dicte les battements
plus lents
là là vois petite
que tu n’as aucun contrôle sur rien
tant que t’acceptes d’être faible
tant que tu te contentes d’être
ce qu’ils attendent de toi
tant que tu laisses verrouillé
ta magique intensité
n’est qu’impuissance

A person does materialise
A stranger, I'm about to meet
Then my hollow fears kick in
Urging me to beat a hasty retreat

je te vois petit à petit
te défaire
les verres qui s’attachaient à ta peau
n’avaient suffi
mais le rythme cardiaque oh lui
il semblait avoir raison de toi
il allait te pousser plus loin que toi
libère tes démons
lâche les rênes
rapprends à être
suis tes pulsions
je t’attends
je t’attends de l’autre côté du champs de bataille
quand ton coeur cessera de battre
oh gamine on se retrouvera
les fantômes de feu et de glace
jouant à se dépecer sans jamais s’en lasser

What if I find her droll
What if she finds me bland
I claw about for a mask of elegance
But my insecurities were all I had

Dis moi enfant
dis moi que tu n’es pas comme eux
brise moi
fais moi tomber avec toi
elle entend mon appel
plus même que je ne l’espérais
elle semble se rappeler
d’une celle à laquelle elle n’avait pourtant pas assisté
pas que je sache en tout cas
mais peut être évaluais-je mal son âge

— début de l’été
— sept ans plus tôt
— j’ai construit une barricade
— pour abriter les Poufsouffle
— c’est une attaque
— une attaque où l’on pourrait tous rester
— je sens mes poils se dresser
— les MANGEMORTS
— eux qui étaient jusque là mon épouvantard
— avaient pris le contrôle de Poudlard
— dominaient son squelette faiblard
— la directrice était acculée
— et un lustre est tombé au Seismus de 70
— oh 70, toi la terrible qui quelques mois après
— commanderais mon triple meurtre
— je n’étais alors que poupée de terre
— poupée d’argile
— que la moindre pluie délie
— et cette secousse
— cette secousse m’a faite chuter
— tomber n’est pas si dramatique paraît
— c’est ce qu’on me répéte
— tant qu’on peut se relever...
— pourtant cette fois là
— j’ai vraiment cru y rester
— mon coeur s’est arrêté
— une ombre blonde s’est posée au dessus de moi
— et la honte de devoir être transportée sur son dos en pleine bataille
— quand je voulais moi protéger ma maison
— j’me suis transformée en sac à patates
— vidée de sens et de flamme
— toute dépendante de sa bienveillance
— il m’a portée jusqu’à une enseignante
— Boccini que je ne connaissais alors
— Riu
— Liam Riu m’avait sauvée
— et qu’avais-je fait pour le remercier ?
— à vouloir l’aider
— j’avais _
_
_

Pardonne moi, Liam

Des larmes de rage perforent mon oeil valide
je crois pas que ce soit vraiment le verre
lui lui n’est que superficiel
riu toi que je prenais un orgueil fou
à mépriser
on aimait se haïr tu te souviens
comme on se détestait même en chassant
les tortues dorées
dis moi
toi qui m’as trouvée quand Mkrosvk m’a saignée
toi qui recolles les morceaux
t’es passé où riu

et toi l’inconnue
t’es qui
t’es qui pour viser si juste
j’laisse le verre m’entamer
j’pense pas au reflet de l’autre côté du miroir
à mon âme-âme qui me guette qui me craint et que j’haime
j’me laisse empaler
silencieuse face à ce souvenir
qui coupe plus profond que toutes les haches

le souvenir d’un cours d’enchantements
du surf sur un magma improbable
on était les pires tu te rappelles
on te rendait fou riu
on t’a perdu

la morsure du gel

mon Pernicies Ossis vise sa main armée
dis ma belle
si tu perds ton corps et ta main
qu’est-ce qui soulèvera ta baguette ?
comment te relèves-tu
quand tu as tout perdu ?
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Kohane Werner
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Re: Echappée belle

Message par : Kohane Werner, Lun 20 Mar - 11:03





LA de Lizzie

Musique

Que faire quand tout échappe
-échappée belle, de justesse, à la Mort
Quand tout échappe, hors contrôle
Et qu'on n'a plus prise sur rien ? Pas même sur son propre corps. Pas même sur sa propre vie.
Le galop habituellement furieux de la cage thoracique se calme et s'apaise. Dangereusement.
Sa baguette, chef d'orchestre, guide le rythme de ma musique interne. Et je n'ai plus aucun pouvoir. Sur rien. Elle guide et, malgré moi, la mélodie suit.
Pourtant, je sens que ça se bat. Dedans. Rien ne veut lâcher alors même que tout s'écroule. Malgré lui ruines, malgré la douleur, malgré le mal, rien ne veut abandonner. Car s'abandonner au directives de ce chef d'orchestre bien cruel, c'est s'abandonner à la Mort. Je n'ai pas le courage de le faire.
Je veux
encore
Vivre
un peu.
Je veux pouvoir me relever de nouveau et te faire face, toi, créature aussi cruelle que fascinante.
Je n'veux pas tout laisser là. Et te laisser partir sans rien, seulement mon corps désarticulé derrière toi.
Non.
Je veux
Je veux que tu te souviennes
De moi.
Comme je me souviendrai de toi. Souvenir amer au bout de la langue avec une sensation aigre-douce en fond, la sensation d'exister enfin à travers la douleur, à travers tes coups et tes sorts. La sensations de pouvoir aller au-delà, au-delà de soi, les pieds sur le fil trop mince, entre Vie et Mort. Réussir à garder l'équilibre, cet équilibre précaire entre deux entités sans jamais tomber dans les bras de l'une ou de l'autre.
Et,
oui,
bien plus que de Vivre,
savoir qu'on Existe.

Alors, poing serré sur la baguette, je sais que je n'abandonnerai pas.
Mon coeur continuera, malgré son rythme de plus en plus lent, de pomper le sang. Le rejeter, redistribuer dans le corps tout entier. Et tant que mon coeur assurera rôle de pompe, j'assurerai rôle d'adversaire.
Ce combat venu de nulle part, sans raison aucune,
Juste des coups qui sont partis, encaissés puis rendus à l'infini,
Ce combat ne se terminera pas là.
Parce que j'ai mal mais je veux vivre.
Et pour ça, je suis prête à tout.
Même combattre avec un organe vital au ralenti.
J'aimerais me gifler de me sentir aussi faible.
Me frapper de me voir plier ainsi, au sol, incapable de bouger. Trop occupée à survivre. Or il me faut bien plus que ça. Survivre, ce n'est pas assez. Survivre, c'est ce que je me suis contentée de faire jusque là, encaissant les coups sans rien dire pour espérer pouvoir encore marcher ensuite.
Aujourd'hui, tout semble différent.
Ce n'est plus assez, faire profil bas pour s'en sortir.
Elle-même, dans son regard borgne, semble m'appeler.
L'appel silencieux de la folie
Auquel je pourrais bien succomber.
Moi qui voulais la faire tomber avec moi du haut de ma tour. Que nos corps se cognent et se consument dans cet au-delà qui n'appartiendra qu'à nous, adversaires, ennemies sans raison, rage et fascination au creux des tripes.



Elle m'appelle alors sa baguette continue de se jouer de mon coeur.
J'aimerais répondre à l'appel. Dans un dernier sursaut de Vie.
Mais je ne parviens toujours pas à trouver la force de bouger.
Maudire, se maudire et rien n'y fait. Où donc puiser de l'énergie lorsque tout semble vide ?
Où donc trouver encore la force de vivre lorsque même le coeur semble sur le point de lâcher ?
Où donc trouver la force de relever la tête et faire face à son Destin lorsque tout n'est que souffrance, corps au sol, démantelé ?

Ses larmes de rage
En parallèle de mes larmes de douleur.
Deux sillons salés qui dévalent la pente d'un même rythme.
Je ferme un instant les yeux, dents serrées, pour trouver cette dernière, toute dernière ressource.
Et la question posée sur les ruines.
Qui rappelle que l'autre a une voix.
Que l'autre est pareil à soi.
Alors, pourquoi serait-ce elle, seule chef d'orchestre de ce champ de bataille ?
Moi aussi, je dois pouvoir faire de même.
Moi aussi, je pourrai la faire chanter ou grincer des dents. Rire ou pleurer.
Moi aussi,
Moi aussi,
Moi aussi,
Faut juste que je trouve la force de me relever et lui prouver que je ne m'arrêterai pas là.

T'es qui
Qui j'suis ?
Qui suis-je ?
Je sais pas.
Je sais plus.
Voilà longtemps que j'sais plus qui je suis.
Voilà longtemps que je crois m'être perdue.
Mais après tout, quelle importance ?
L'important est que je sois là. Que tu sois là. Qu'on soit là.
A vouloir se jouer l'une de l'autre dans un instinct bien cruel.
Alors, pourquoi veux-tu savoir qui je suis ?
Moi-même, je ne sais pas qui tu es.

Et finalement, savoir ou non qui je suis ne l'empêche pas
De balancer son sort que je vois surgir entre deux battements faibles de paupière.
La tête me tourne
L'énergie me manque
Le coeur tambourine toujours plus faible.
Je sais que je ne pourrai pas bouger pour éviter le sort
Alors je tente
Maladroitement
Un deflectere
Trop tardif. Ou trop précoce, peut-être ?
Mon sort manque sa cible, se répercute dans un rien
Alors que le sien atteint de plein fouet ma main.
Quelques secondes de suspend qui me paraissent être une éternité.
Et ma baguette glisse soudainement de mes doigts qui n'ont plus rien pour la retenir.



Perdre un coeur
Perdre une main
Perdre une baguette
Le reste, c'est probablement ma vie.

Sauf que je refuse.
Je refuse la Mort
Je refuse le Néant, le Rien.
Je veux que mes pas continuent de hanter ce monde. Qu'ils le hantent et l'enflamment.
Je veux foutre le feu aux arbres
Aux champs
Au vent
Incendier les rivières
Puis fertiliser de nouveau un monde de ruines des cendres que j'aurai créées. Reconstruire en plus beau par-dessus.
Il est hors de question,
Tant que je peux encore bouger ne serait-ce qu'un seul doigt,
D'abandonner.

Elle m'a tout pris.
Mon coeur, ma main armée.
Elle m'a tout pris.
Ou presque.
Je suis encore là, malgré tout.
Je suis encore là, mon cri de vivre aussi.
Et ça, il lui faudra une longue et sanglante lutte têtue pour me le ravir.
Elle m'a pris une main,
Mais il me reste l'autre.
Bien que plus maladroite, gauche est la gauche, il n'empêche, elle peut porter une baguette. Elle peut porter un peu d'espoir. Elle peut porter une rage d'exister et une flamme de vivre.

Alors, malgré tout,
Je suis là.
Je resterai là.



Sentant une force nouvelle envahir mon bas-ventre, contrebalancer la perte d'une main si précieuse, je trouve enfin le courage de faire bouger mon corps.
Ma main gauche se saisit de la baguette tombée au sol et, tremblantes, les jambes se relèvent.
Verrouiller les genoux.
Ne pas s'écrouler.
Tout turbine dans ma tête alors que mes yeux plein de haine viennent se planter dans son oeil unique.
Haine
mais aussi
Admiration. Ou Reconnaissance.
Parce qu'elle est la première à me faire me sentir si vivante.
Elle est la première à m'emmener au-delà du soi à travers ses coups.
Elle est la première à me faire vivre cette expérience aussi douloureuse qu'excitante.

Baguette serrée dans ma main gauche, je reste un court temps immobile. Un moment -trouver son équilibre entre deux lents galops de coeur.
Et, ne réfléchissant plus, je me jette sur elle.
Pourquoi ?
Je n'sais pas.
Peut-être parce que j'en ai marre des sortilèges lancés à distance.
Je veux sentir sont corps sous le mien, son corps tomber contre le mien.
Le même sentiment de jouissance effrayante que j'ai ressenti cette nuit à Londres lorsque je me suis battue avec une fille inconnue -qui paraissait me connaître puisqu'elle connaissait mon nom.

Main valide lancée contre elle alors que mon propre corps se jette sur son enveloppe charnelle.
Soit qu'elle n'a pas eu le temps de réagir
Soit qu'elle a voulu tomber
Nous nous écroulons à deux au sol -elle amortit quelque peu ma chute.
Nous tombons, enfin, corps contre corps.
La chute dans le vide des âmes sanguinolentes.
Tu peux essayer de détruire mon coeur. Je déchiquetterai le tien en retour.
Tu te souviendras de moi. Il ne serait pas juste que je sois la seule à faire mémoire de cet après-midi. De cette échappée belle. De ces zigzagues incessants face à la Mort.

Je tombe sur elle et, m'appuyant au sol de ma main valide,
Je trouve la force effrayante de la regarder dans les yeux -dans l'oeil, plutôt,
Et de faire un sourire
Teinté de folie douçâtre.

-J'sais pas qui je suis vraiment. Mais pour toi, je serai celle qui te mènera en Enfer derrière moi.

Je me redresse un peu, genoux à terre, plus besoin de main pour garder mon équilibre.
La baguette laissée tombée au sol,
Rebondit dans un bruit.
Finis les sortilège.
C'est elle, que je veux sentir.
Malgré le coeur faible et la main en moins,
Mon poing valide est toujours là.
C'est lui qui, dans un mouvement de rage mêlée d'intense excitation,
S'abat
Dans la direction du visage de l'autre.

Que vas-tu faire ?
Que feras-tu ?
Penses-tu pouvoir me prendre jusqu'à ma rage de vivre ?
Penses-tu pouvoir me dépouiller de tout, y compris de ça ?
Après tout, n'est-ce pas toi qui m'a appelée à toi ?
N'est-ce pas toi qui a voulu de moi ?

Coulons ensemble,
Toi
et Moi.

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Lizzie Bennet
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Re: Echappée belle

Message par : Lizzie Bennet, Ven 21 Avr - 6:02


elle cherche à m’éviter
désire me percuter
elle rêve la belle
l’enfant la bête
alors que moi moi je touche
je suis du sud vous me prenez pour qui
une pointue une pointeuse
non j’ai les mots barbares
qui désordonnés et chaotiques
j’ai les mots qui labourent les veines
d’ennui
fatigue de vivre

je la touche et l’affaiblis
bientôt c’est sa baguette qui au sol gémit
elle s’attendait pas à ça
elle m’avait prise pour quoi
une feuille morte
oh il est vrai que j’en avais l’apparence
mais je ne tombais pas encore
pas de la branche
qu’était ma baguette assidue
et cette baguette
c’était ma délivrance
ma repentance

j’crois même qu’en la portant
je pouvais voir
des arcs-en-ciel dans mes cheveux
des cils roux de braise
oui c’était la lumière que mes poils
coupaient au couteau
et dans le kaléidoscope
kaléidoscope psychédélique de ma vue
de ma bien borgne vue
tout prenait presque sens

et la chute de sa baguette
et le regard vibrant de haine
et cette fureur fureur de vivre
et puis presque une fureur d’éteindre
l’enfant grandissait en face de moi
comme un pokemon en pleine évolution

c’était soudain et mesmerisant
c’était soudain et
en hypnose
je n’attaquais pas
je restais suspendue
à la défaite de son corps
à son regard qui pliait
mais ne ployait pas
qui continuer de vibrer
plus fort que tout

le silence semble porter une brise
une brise de mots
les ombres ont besoin je crois
de délivrer leurs maux
elle avait des mots des mots qui coulent
comme des pierres
des mots qui roulent
attachés aux poignets
des mots qui lacèrent
les artères
des mots qui vous plongent
sous terre
et elle resplendissait
sourire de verre
en disparaissant sous terre
sourire de verre
en disparaissant sous terre
sourire de verre
en disparaissant sous terre

elle court et le voile des mots
un instant résiste
le voile des mots ne veut pas
tomber à terre

on aurait pu tu sais
être amis être alliés
on aurait pu apprendre à s’apprivoiser
tu juges plus divertissant de me poignarder
tu espères trouver de quoi
me faire culpabiliser
tu sais ce n’est nécessaire
je suis déjà la personne
que je hais le plus
mais à continuer de t’y amuser
tu remontes toi aussi sur la liste
des gens qui ne méritent
le souffle qui les pénètre

pourquoi t’arrêterais tu en même temps
je comprends presque
tu sais que je ne m’opposerais pas
pas directement
je crèverai debout
t’auras pas le loisir de me voir
genou plié
je céderai pas
te montrerai pas
le chaos du dedans
juste la surface de verre
des dents qui ne te lacèrent pas
qui ne t’attaquent pas

je crèverai debout

je crèverai debout
je crèverai debout

debout allongée alors

en tout cas j’avais pas plié
mais mon dos était bien explosé
las posé sur le pavé
et la petite qui me désarçonnait
avait décidé de s’adonner
à des jeux de grandes personnes
ou d’animaux je ne sais jamais
quelle est la différence entre les deux
ils se ressemblent tous
avec cette pulsion
venues d’entrailles
qu’ils auraient mieux fait de bouffer

assise sur moi elle délivre des mots
visant à me couper au couteau
elle se fiche de qui elle est elle est celle qui me fera tomber

oui
c’était ça
la fureur d’éteindre
prends garde enfant
une fois qu’elle t’a conquise
il est difficile de s’en défaire
c’est comme une ombre qui t’enveloppe
d’abord par les épaules
comme une caresse
et doucement s’achemine
le long de ton cou
frôlement d’une étole de cachemire
si enivrante qu’il ne viendrait à personne
de la retirer
elle te sied

tu te surprends à vouloir
contre ta chair la garder
et elle remonte le long de la gorge


l’ombre ne fait pas de bruit elle est insidieuse
en un rien de temps elle t’engloutit

c’est une abeille qui travaille
des années entières
à cultiver son miel d’encre
et lorsqu’il est fini
si entêtant et exaltant
il ne vient à personne de la retirer
et tu finis par laisser la toile te manger la figure

alors
araignée
sans mot dire elle approfondie
la minutie de son ouvrage
elle resserre les mailles
en faisant comme un masque de jour
une crème à garder
une dizaine de minutes
prends garde ma petite
cela en fait plus de dix
que l’on sait croisées
je ne sais si tu peux la retirer
sans qu’elle reste gravée à ta peau
je ne sais si sous les apparences trompeuses
tu retrouveras jamais
la candeur de l’enfant qui se contentait
de trébucher
je crains d’avoir fait de toi
l’être de pulsion
qui tombe consciemment
qui rit de sa chute
et plonge avec lui
non je ne le crains
je m’en régale plutôt
tout comme je te remercie de tes poings
martelant mes joues
comme pour les forger
à ton image
si tu étais plus âgée
je t’embrasserais sans doute
pour te remercier du cadeau
déposé aux confins de ton âme

l’araignée tisse sa toile
tes marteaux dessinent des fossiles
en un corps qui n’en avait encore assez
oui tu fais bien
j’étais encore trop plate
sans histoire
il me faut plus de cicatrices
pour me rappeler que j’ai vécu
que je suis passée ici
que j’ai touché des gens
que j’ai existé
il me faut plus de douleur
pour garder en tête
que je suis en vie
il me faut plus de douleur
pour garder en tête
que je suis en vie
je suis en vie
je suis en vie
je suis en vie


il faut rire de ta rage s’enivrer de ta fureur
il ne faut pas tomber il faut crever debout
alors commençons par s’assurer
que ceux qui n’approuvent mon latin
n’aillent s’amuser à dire
que je n’étais pas vraiment debout allongée
c’est vrai en soit
on peut tout à fait dormir debout
je l’ai fait enfant
adossée à un mur
tu le feras dans la tombe
que je te dessinerais
à l’encre du miel
dont tu me martèles
et je me jetterai à l’ancre
de ton délicieux fiel
pour s’assurer que tu ne t’ennuies de notre tango
j’inverse enfin les rôles
roule pour t’écraser de mon corps
cachalot terrestre
le cachalot ne se cache plus à l’eau
le terrestre se contente de terrasser
et mes ongles assoiffés courent ton visage
porcelaine
il est temps de le marquer
commençons par la main gauche
par les trois du centre
eux je les appelle
les pain_nails
ils crissent de p à n et de n à p
il crissent de ta douleur et se regorgent de la chair
qui se dépose sous leurs arcs durcis

ce n’était bien sûr
que diversion
pendant ce temps ma main droite se dotait
des griffes adaptées
métamorphose partielle
et la griffe lupine
se posa en arrêt
sur ta gorge

— chutons ensemble ma douce


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Re: Echappée belle

Message par : Kohane Werner, Sam 20 Mai - 11:58





LA de Lizzie

Une peau à la fois molle et tendue
chaude et froide
sous mes doigts
poing serré, part le coup, brutal, violent,
atteint sa cible de plein fouet
et elle
elle ne bouge pas
pourquoi ?
accepte les coups presque avec
extase
contentement
intense satisfaction
qu'importe
elle
elle ne bouge
pas
et moi
moi je continue parce que, bon
sang,
parce pulsion anonyme dans les tripes
qui fait que
frapper
encore
la chair
chaude et froide
tendue sans l'être
la chair
sous le poing
sentir le corps
de l'autre, le corps écrasé
par son propre poids
alors que pleuvent les coups
pour façonner un visage à mon image ou plutôt
à l'image que j'ai en tête, pas comme moi, non,
je ne veux pas que tu me ressembles, seulement
que tu ressembles à celle qui est là

dans ma tête,
je veux que tu sois comme elle
méconnaissable
un cadeau d'anonymat que je te fais,
nulle ne saura plus qui tu es
tellement je veux te défigurer
seulement moi pour savoir te reconnaître
seulement moi, pour savoir
et te prendre la main
et tomber à tes côtés

quand soudain, mon corps sent brutalement
terre sous lui,
non plus l'autre
mais le sol, douloureux, presque
parce que ce n'est plus la chair de l'autre que je retiens
juste rien,
rien d'autre que le dallage froid
il n'y a plus de chaud
et le corps de l'autre
non plus écrasé par le mien
mais écrasant le mien de tout
son poids
je le sens, sur moi, elle est est
toujours là
je ne veux pas qu'elle s'en aille
pas maintenant, encore un peu
et ce même si c'est à moi d'encaisser les coups un
par
un

mais
non.



Episode de longue haleine constitué de coups violents s'interrompt soudainement.
Ses doigts déliés non pas crispés comme les miens.
Parcourent, doucereuse sensation !
parcourent la peau
-frisson entre horreur et excitation.
Ses ongles découpent presque parcelles dans la chair, savoir où couper, les traits qui délimitent le morceau à amputer.
Les doigts glissent sur la peau
sol sur le dos
je m'immobilise
seuls mes yeux pour témoigner encore d'un peu de mouvement.

Ma respiration tente de se calmer
mais incertitude de la suite,
malgré l'envie folle qu'elle reste encore, violente, terrifiante, fascinante,
l'incertitude de la suite
soulève la peur grandissante au creux des entrailles.
En même temps, l'accord silencieux.
Elle sait. Je sais.
Si je tombe, elle tombe.
Si elle chute, je chute.
Ensemble, synchronisation parfaite, deux corps liés dans leur folie terrifiante.
Alors, derrière la peur, la soif curieuse de savoir
savoir ce qui arrive ensuite,
à ceux qui regardent le noir, à ceux qui flirtent avec lui, à ceux qui s'apprêtent à faire le saut de l'ange, plonger tête la première en son sein.
Savoir ce qui arrive
à ceux qui l'ont regardé dans les yeux, lui ont souri
ont souri à ses douces créatures
et ont cru pouvoir les contrôler autant qu'elles nous contrôlaient.

J'aime sentir nos toiles tissées se rejoindre, se relier.
Tu me tiens au creux de ta main comme j'aimerais te tenir au creux de la mienne.
Et tes doigts qui parcourent ma peau sont autant de façons d'asseoir ton pouvoir sur moi -mais fais attention, il se pourrait bien qu'à nouveau, nos rôles s'inversent.
Un coup soumise,
un coup dominante,
un coup vicitime,
un coup bourreau,
un coup cruel,
un coup tendre
c'est ainsi que doit se résumer notre relation, n'est-ce pas ?
Tour à tour gentille et méchante,
amour et haine,
respect et mépris.
Ensemble, nous sommes tout à la fois, passant de l'un à l'autre sans scrupule.
Face à face, nous sommes ennemies. Mais côte à côte, nous aurions pu être alliées. Amies.
Aujourd'hui, ce sont les armes que nous levons. Les armes que nous faisons parler. Non les coeurs.
Aujourd'hui, nous avons décidé de nous haïr.
Peut-être demain déciderons-nous de nous aimer ?

Mais aujourd'hui,
c'est du sang
que tu veux
que je veux
du sang pour sceller cette rencontre
inoubliable



La griffe se referme presque sur moi,
sensation tranchante sur la gorge,
sur la peau tendue par la soudaine frayeur de
finir comme la femme tuée dans la neige,
finir la gorge tranchée, la vie s'égrainant au fur et à mesure que coule le sang au sol.

Soudainement, mon coeur se remettre à cogner
fort
alors seulement je me rends compte
qu'il ne fonctionne plus au ralenti
et qu'à nouveau, le voilà qui pousse son cri
un cri pour la vie
un cognement fou
qui prouve qu'elle a levé le sort
j'ai même pas remarqué -je ne sens presque plus mon corps
mais à présent, outre ma main droite toujours inutilisable
le reste devrait donner quelque chose de potable.

La menace de la griffe sur la gorge, je n'ose plus bouger.
A peine respirer.
Mes yeux cherchent son visage borgne -le trouvent.
Capter son regard unique. Le retenir. Au fond de mes prunelles sombres.
Qu'elle ne puisse pas s'échapper alors que moi-même, je n'ai aucun moyen de la fuir.
Je le regarde longuement
tandis que ses mots me parviennent, délicieux au creux des oreilles.

-Chutons ensemble ma douce

La voix qui m'enveloppe de sa promesse doucereuse et effrayante. Excitante et fascinante.
Si je le pouvais, je hocherais la tête.
Mais pas un mouvement ne doit m'échapper. Au risque de sentir pour la dernière fois la griffe glisser le long de mon cou, sensation poisseuse du sang qui s'écoule, la vie qui s'échappe souffle par souffle.
Je tiens encore
à la vie
Sinon, pourquoi en serais-je là ?
Je me serais laissée mourir entre tes bras dès le début, ça aurait été plus simple.
Mais non.
Je veux
vivre
droite et fière,
en te faisant face.



Mes yeux ne la lâchent pas, diversion du regard.
Alors que ma main gauche, presque sans mouvement, essaie de repérer ce qu'il y a au sol. Chercher la baguette. Mais
elle n'est pas là.
Laissée tombée trop loin.
Hors de portée.
Elle doit gésir au sol sans pouvoir rejoindre ma main.
Que faire ?
Je dois vivre
vivre, vivre, vivre
je dois
alors ?

Mes doigts discrètement s'agitent, cherchent dans un périmètre de quelques centimètres.
Prendre garde à ne pas bouger le haut du corps. Au risque de sentir la lame s'enfoncer inexorableblement.
Agitation silencieuse
alors que mes yeux gardent son visage en leur sein.
Pas un regard suppliant. Seulement une neutralité derrière laquelle point un soupçon de peur joussive. Contradiction qui fait battre mon coeur. Aimer et craindre à la fois.
Se sentir vivre dans l'opposition.

Je ne veux pas
mourir
Je ne dois pas
mourir


Et soudain, mes doigts gauches entrent en contact avec quelque chose qui blesse légèrement ma chair.
Du verre. Un tesson de verre. De vitre. Explosée précédemment par la pluie de pierre qui est allée côtoyer bâtiments et étoiles.
Du verre.
Doucement, je m'en saisis.
Sueurs froides dans le dos.
Je remue un peu pour tenter de ramener mon bras vers moi. Peut-être même que sa griffe fait couler le sang -mon sang- en léger filet. Je n'sais pas. Je ne sens plus rien. Mon corps est lourd. Il n'y a que l'envie de vivre qui crie sa rage dans mes tempes.
Le tesson de verre coincé entre les doigts, je lève mon bras vers elle.
Un sourire se colle subitement à mes lèvres alors que ma main arrive au niveau de son épaule, tranchant du verre tourné vers sa propre gorge.
Je m'arrête -le pouls battant tous les records de vitesse.

Tu veux mon sang ?
Je veux le tien, ma belle.
Le tien pour trophé de cette journée.

Le sourire
la voix
qui se déroule sur les lèvres qui ont cessé de trembler depuis longtemps.

-T'as raison. Viens. On va tomber ensemble. Ce sera
inoubliable


Le bras gauche, tenu en l'air par je ne sais quelle énergie que j'ignorais posséder encore, glisse sur son épaule, clavicule. Le cou est si proche !
Veux-tu donc sentir mon bout de verre contre ta peau tandis que je sens ta griffe contre la mienne ?
Quelques millimètres, un dernier effort et mon arme imrpovisée pourrait bien se repaître de ton sang.
Si nous bougeons en même temps,
l'une et l'autre lame aura raison de nos chairs.
Du rouge au sol. Des rouges. Qui se mêlent.
Mais pas sûr qu'on s'en sortent vivantes toi et moi.
Or, ne crèves-tu pas de vivre, toi aussi ?
Tomber pour mieux te relever ?
Chuter pour renaître.

A toi de choisir.
Si tu veux tomber pour mourir.
Ou tomber pour vivre.
Et, dans un dernier élan de rire,
je suivrai la voie que tu veux nous offrir.

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Lizzie Bennet
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Re: Echappée belle

Message par : Lizzie Bennet, Mer 7 Juin - 17:04


(LA accordé par la douce Koko)

Nos corps s’inversent
Se renversent

On voit l’horizon comme une ligne
Droite
Où mer et ciel
Ciel et terre
Se rencontrent et s’amourachent
C’est si plat qu’on en a des siècles
Déduit la face du monde
Déduit la fin du monde
Comme une cascade au bout de
La ligne de vue

— Mais quand nous arrivons en scène
L’horizon n’est plus
Ou plutôt l’horizon est tornade
Mer et ciel et terre se déchirent
Sont un magma violent
Presque homogène

Je crois que cette enfant et moi
On est plus miscibles qu’on en a l’air
Dans notre violence on trouve une force unique de
Compréhension
En se battant on se fait une
Et se frapper courbe mon corps de plus d’adrénaline
de plaisir
Que tous les coups d’un soir partagés avant elle

La courte domination que j’exerce sur son corps
Est renversée par une gorge qui se gonfle
D’une inspiration comme d’un orage
Ma griffe s’appuie contre sa chair
Si avide de vin pourpre
Et quand elle rugit sa voix déchire
les nuages

et ma peau avec
Elle transperce mon épaule et ma clavicule
De son éclat de verre
J’ai ri de douleur
Mais mon oeil n’en avait la force
Et bientôt le rire s’est fait cri

Nos mains s’accrochent plus fort
Le sang empourpre nos gorges
Son sang est sous mes ongles
Le mien enroule ses doigts
Nous sommes la mort et la vie
En un seul visage

Nous sommes des rêveuses
Des accros à la vie
Nous donnerions tout pour vivre
La vie de l’autre et notre âme
Juste pour avoir encore
Le corps qui bat
Même si en s’endormant parfois
Nous espérons ne pas avoir à se réveiller
Ou mieux encore
Mourir dans un accident
Mourir sans que ce soit
Notre faute

On a la même faim
D’avoir peur et plaisir
On a la même faim
De ressentir quelque chose

Les blessures se font plus profondes
Nos regards refusent de se lâcher
Pourtant le liquide entre nos pouces
Est plus poisseux à chaque seconde
Epais et vrai
On est à la recherche
Du vrai
Dans l’autre

La perte de sang fut trop prolongée
A trop vouloir prendre ta vie
Me rappeler ce que c’est — être
J’ai perdu connaissance

« Rêveur pourquoi faut-il toujours
que tu rêves si grand ? »


Parce que sans rêve je cesse d’être
Je ne suis que les pulsions
Que tu attises en moi
Pulsion de destruction et de vie

Mon oeil s’est ouvert lentement
Je ne voyais rien
J’avais comme un coucher de soleil
Complètement saturé
En face du nez
Le graphiste s'était bien planté
Y avait pas de relief
Juste des couleurs
Violentes de leur lumière

Le corps engourdi je me suis redressée
Le sang séché se craquelait sur ma gorge
Je me suis rappelée de ce qui m’avait couché
Quelques secondes minutes ou heures plus tôt
Nos corps étaient encore empêtrés
L’un sur l’autre
Comme deux cadavres enlacés

#Vulnera Sanentur, Vulnera Sanentur, Vulnera Sanentur
ont tout trois pris ta gorge pour cible
pas sécurité

Nos routes étaient vouées à se croiser
Encore et encore
On allait écrire le sens de l’existence
De nos sangs emmêlés

J'ai attendu dans la ruelle
Qu'elle reprenne conscience
Dès qu'elle s'est relevée
J'ai transplané
Loin de cette rencontre
Hors-temps

Feu et glace
Vie et mort


On s'est choisies sur un coup de poing
Et l'atemporalité s'est offerte
On s'est choisies sur un coup de sang
Demain nous attend


(fin de RP, merci pour tout)

Someone will love you
Someone will love you
Someone will love you
But someone isn’t me
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Re: Echappée belle

Message par : Azénor Philaester, Mer 21 Juin - 21:41


pv ft. Elliot West


J'ai besoin d'un verre de me ressourcer de changer d'air, de me retrouver peut-être bien aussi. J'attends pas grand chose de spécial mais j'sais pas un truc différent histoire de respirer, pas de plonger de me noyer mais au contraire j'ai besoin d'une raison de sourire. Alors j'avance sac à l'épaule, jean noir serré, chemisier blanc cassé, veste légère, comme d'habitude. J'ai laissé le vent jouer avec mes cheveux et un clic accompagne chacun de mes pas.
J'ai décidé d'être forte, enfin d'être moi quoi. Mais c'est dur, c'est super dur. Parce que y'a plein de gens partout, des gens qui marchent, des gens qui s'arrêtent, des gens qui se retournent, des gens qui entourent ma vie en simple figurant, d'autres en acteurs principaux, mais pourtant je me sens si seule. La preuve, c'est qui la nana haute comme trois pommes qui arpente les rues de Londres visage fermé, les yeux rués au sol sans me soucier des passants.

C'est marrant comme on est capable de faire des trucs qui nous ressemblent pas simplement parce qu'on se laisse aller. J'me suis laissée aller. Complètement, entièrement. Et j'ai vécu, mon Dieu ce que j'ai vécu. Je l'ai aimé à m'en couper le souffle. Je l'ai aimé à m'en arracher cœur et chair, à m'en faire couler ce que j'avais au fond du corps. C'était comme si je le vivais il était moitié moi j'étais moitié lui et il a remplit mes poumons autant que ma vie. Et puis il m'a rendu mon âme à demi meurtrie et moi je me force tu sais d'oublier, de prétendre que tout va bien, je me torture l'esprit, je marche je fais pas attention, j'ai la tête tout le temps ailleurs, mais de toute façon j'ai toujours préféré avoir la tête dans les étoiles que les pieds sur terre.

Je manque de me prendre une demoiselle qui s'agite. Je relève la tête à la hâte, bousculée par le mini choc de son épaule contre la mienne. Je me retourne comme pour m'excuser mais madame a l'air pressé. Alors je continue mon chemin et avant de rebaisser la tête à mes pieds je remarque. Je remarque la beauté de la nuit qui s'installe peu à peu, un Ciel qui peine à montrer ses étoiles face aux lumières et à la pollution de la capitale. Mais Londres est belle, elle rayonne, mais tout le monde est trop occupé à se morfondre, à se dépêcher, à s'inquiéter, à pas regarder, pour s'en apercevoir. Quand la Lune comme ça se décroit pour nous c'est comme si le monde s'arrêterait juste un tout petit peu pour que tout le monde puisse avoir le temps de s'en rendre compte.

Donc je me suis trouvée en train de rêver d'une vie peut-être plus facile mais finalement c'est moi qui décide hein, de tout. Alors ce soir, bah je m'amuserai. J'oublierai tout, juste pour une soirée. Juste pour une pleine Lune.
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Re: Echappée belle

Message par : Elliot West, Mer 21 Juin - 22:10


Je devais sortir, du moins de temps en temps pour garder un œil sur les affaires que j’avais en cours et qu’il fallait que surveille. Surtout que depuis mon passage à Azkaban tout était parti en sucette. Aucun des partenaires d’affaires avec qui j’avais travaillé ne daignait se montrer, personne ne souhaitait plus mes services à cause de ça. Tout ça pour une histoire bête, un moldu, une soirée arrosée, un chagrin d’amour à ce moment, une phrase déplacée et cinq ans entre quatre murs froid de brique.

Je ne supportais que difficilement la présence des gens, toutes ces odeurs aussi répugnantes les unes que les autres, le brouhaha des talons sur les pavés, des discussions vide de sens que l’on a pour ne pas vexer notre interlocuteur. Tant de choses que l’on finit par oublier. Et puis on se rend compte que tout ceci n’est que futilité et que cela n’apporte rien si ce n’est des problèmes.

J’avais enfilé un pantalon simple et une veste noire avec capuche pour me recouvrir la tête et limiter au maximum les interactions sociales. Cependant à mesure que je parcourais le pavé des rues une sensation étrange s’emparait de moi. Comme si quelqu’un épiait chacun de mes pas, prenait la même direction que moi. Mes démons. Je devais certainement encore halluciner, peu de personnes savaient que j’étais dehors, peu probable que l’une d’entre elles se mettent à me suivre.

Je prenais un chemin classique en espérant être seul, me retournant quelque fois pour jeter un coup d’œil. Elle était toujours là. Mon pas s’accéléra rapidement, je tentais désespérément de me rapprocher des coins sombre peu éclairés afin de la semer, mais rien n’y faisait. Sans hésitation je me décalai au croisement et l’attendit. Elle arrivait. J’étais persuadé qu’elle me suivait il n’en était pas possible autrement.

Au moment où je la vis passer à côté de moi, ma main agrippa son avant-bras et la tira dans la ruelle. Tout en la plaquant contre le mur avec une certaine force je me mis à parler :


Je sais que tu me suis, pour qui travailles-tu ? Qui est-ce qui t’envoie ?

Ma voix trahissait mon anxiété, le stress parcourait mon corps de haut en bas. Il me fallait rester calme et ne surtout pas m’emporter. Je devais en apprendre plus. C'était vital pour ma survie.
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Re: Echappée belle

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 Echappée belle

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