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Echappée belle
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Calypso Otaway
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Re: Echappée belle

Message par : Calypso Otaway, Ven 14 Oct 2011 - 14:52



------Will Crow & Céleste Otaway

Les rues de Londres illuminées par de magnifiques rayons de soleil et recouvertes d'un beau ciel bleu, resplendissaient. On aurait pu penser à de la chance au vue d'une si belle journée, si ces rues n'avaient pas été aussi bondées, comme chaque rare jour de beau temps. Fort heureusement, il n'y avait pas de quoi paniquer. Quelques enfants qui faisaient l'école buissonnière couraient ci et là avec des glaces à la main, des groupes d'amies faisaient du lèche vitrine et s'évertuaient en commérages, des collègues de bureau buvaient un café au coin de la rue, des couples se baladaient main dans la main.

Il y avait néanmoins encore un peu d'espace pour se déplacer sans avoir à se frotter aux autres passants. Céleste avait une sainte horreur de se cogner dans toute cette foule environnante quand elle allait faire les magasins, surtout qu'elle avait le chic ensuite pour se faire aborder par les pires hommes qui existaient. La seule personne à qui elle accepterait bien de se frotter pour le moment était le beau blond qui l'accompagnait. En même temps que ses pensées dérivaient vers lui, son regard bifurqua, furtif, afin d'apprécier l'allure du jeune homme, avant de revenir sur le chemin au devant d'elle. Un sandwich à la viande dans une main, une boisson multicolore au gout multiple, qui colorait la langue en rouge dans l'autre, la rousse gambadait joyeusement aux côtés de Will Crow.

Tout le travail qu'ils avaient effectué ce matin-là dans la maison du jeune homme lui avait ouvert l'appétit et elle apprécia le pain fourré jusqu'à la dernière miette. Se léchant même les doigts avec délice quand elle eut terminé. Les deux amants avaient décidé de faire un peu de shopping afin de passer plus de temps ensemble et de découvrir semblait-il de nouvelles activités. Tout les deux avaient besoin de nouvelles choses après tout et détail on ne peut plus important, Céleste devait toujours une chemise à Will pour avoir brûlé la sienne. Il fallait avouer que cette dernière était particulièrement laide et le laisser mettre ça, serait contrevenir à l'ordre public du bon goût. Elle se demandait bien ce qui lui était passé par la tête pour avoir acheté cette horreur. Ou, qui avait bien pu le lui offrir...

A vrai dire cette situation hétéroclite et tout à fait inattendue amusait beaucoup la petite rouquine. Il s'était passé des choses aujourd'hui qu'elle n'aurait jamais imaginé pouvoir partager avec cet homme, qui marchait toujours à ses côtés. Il était étrange de penser que le tombeur de ces dames puisse un jour s'intéresser à quelque chose d'autre que sa petite personne et ici en l’occurrence, à une autre personne. Certes il était encore trop tôt pour tirer ce genre de conclusions, il était si imprévisible et sa façon de penser était si singulière qu'il pouvait très bien réserver d'autres surprises à sa dénommée “petite-amie”. Mais en profitant du moment présent, il fallait avouer que c'était fort plaisant. La jeune femme avait l'impression d'être un peu ... spéciale quelque part.

- Slap, ssshsht, slap, slap, shhhh shhhht - fit le bruit de la paille qui rencontrait le fond vide du gobelet avec peine.

Céleste venait de terminer son encas et jeta les déchets qui restaient à la poubelle prenant bien soin de délicatement nettoyer ses doigts un peu collants. Elle était fin prête pour commencer leur après-midi shopping qui s'annonçait longue, fatigante et houleuse connaissant les deux complices. L'immense sourire qui illuminait son visage, ne l'avait pas quitté depuis qu'ils étaient parti de la maison. Non seulement elle était satisfaite de sa matinée, après tout prendre une journée de repos lui faisait le plus grand bien, mais surtout elle avait réussi à obtenir de Will qu'il ne retirerait pas le fameux jacuzzi dont elle appréciait tant les contours. Elle avait du donner de sa personne pour le convaincre, mais ce n'était pas elle qui allait s'en plaindre. Le jacuzzi était toujours là et elle avait passé un moment exquis qui ne gâchait rien.

Elle n'était donc pas peu fière, flattée que ses atouts lui donnent un avantage considérable sur le jeune homme. Cela lui conférait alors un champ d'action considérable et si elle savait jouer aussi bien et aussi finement qu'aujourd'hui, elle pourrait peut-être obtenir énormément de choses. Elle n'avait pas encore d'idée précises sur ce qu'elle voulait obtenir, mais ça viendrait. Et nul doute que cela en vaudrait la chandelle. Ses petits yeux malicieux et brillants en disaient d'ailleurs longs sur les souvenirs qui traversaient en cet instant son esprit. Esquissant un petit sourire innocent à destination de Will, pour qu'il ne puisse pas se douter de ce qui se passait dans sa petite tête, elle tenta de chasser ses idées, pour de nouveau se concentrer sur le moment présent.

Les yeux de la jeune femme allèrent alors de droite à gauche, perçants et attentifs, cherchant la bonne affaire, le bon magasin, l'accessoire qu'il lui fallait absolument. Certaines fois on trouvait la perle rare dans des boutiques dont on ne soupçonnait même pas l'existence. Comme le jour où elle avait acheté sa merveilleuse cape rouge fétiche. C'était une petite boutique artisanale, pas de marque notoire, quelque chose de très modeste au fond d'une ruelle un peu sombre, pourtant elle y avait trouvé de vrais trésors. Elle y amènerait peut-être Will qui sait. Pour le moment néanmoins, tout lui paraissait banal et rien n'attirait son attention. Elle se rapprocha donc un peu plus de son compagnon et lui saisit doucement et timidement le bras afin de rythmer ses pas aux siens.

“Dis tu veux commencer par quoi Willou ? On va acheter ta nouvelle chemise maintenant ou on verra ça un peu plus tard ? Moi j'ai plusieurs choses à acheter. J'ai impérativement besoin de : nouvelles chaussures, d'une nouvelle robe, d'un manteau un peu plus chaud, bah oui avec le changement de temps tu vois et euh j'ai aussi besoin de sou...”

Elle posa des petits yeux brillants sur Will et se tut. Est-ce qu'elle parlait trop par hasard ? Est-ce qu'elle allait lui faire peur avec toutes les choses qu'elle avait besoin d'acheter ? Mais elle était une fille après tout et c'est lui qui avait proposé cette après-midi shopping ! Prise d'un doute terrible, elle lâcha son bras et passa une main un peu gênée et nerveuse dans ses cheveux, les éparpillant un peu plus sur ses épaules. Laissant ensuite retomber ses bras le long de son corps, elle se mordit la lèvre essayant de réprimer le rouge qui menaçait de lui monter aux joues. Céleste ne comprenait pas pourquoi tout d'un coup son coeur s'était mit à battre de la sorte et sa respiration à s'accélérer. C'était tout simplement ridicule. Ils n'allaient faire que les magasins après tout, pas de quoi se formaliser ...

Peut-être qu'elle avait marché un peu trop vite et que son coeur s'était emballé ? Oui c'était certainement ça. Will et Céleste n'étaient pas comme ces autres couples qui se regardaient pendant des heures dans le blanc des yeux et qui se disaient des mots d'amour exaspérants et ridicules. D'ailleurs étaient-il un couple ? Leur relation était tout autre, mais aussi agréable, voir même plus. Et les choses lui convenaient tout à fait. Alors qu'est ce qui lui prenait tout d'un coup de réagir de la sorte ? Le sentiment de panique qui s'était insinué en elle en l'espace de quelques secondes la troublait au plus haut point. Et son envie de récupérer le bras du jeune homme était aussi forte que la peur qu'elle ressentait de le récupérer et qu'il la trouve ridicule.

Elle continua donc à marcher, silencieuse, un peu perdue dans ses pensées entremêlées. D'un autre côté, oui il y avait toujours un autre côté, c'était le beau blond qui avait proposé ce moment. Alors peut-être que ...
Mais lorsqu'il s'agissait de monsieur Crow, Céleste restait la plus prudente possible. Elle ne voulait pas l'effrayer. La jeune femme se contenta alors de lui glisser un petit sourire engageant afin de lui signifier qu'il n'avait qu'à décider. Elle suivrait. Du moins pour le moment. Quand elle tomberait sur une paire de chaussure à tomber par terre et que sa fièvre acheteuse serait réveillée, elle n'était pas certaine de pouvoir répondre d'elle...
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Re: Echappée belle

Message par : Invité, Dim 16 Oct 2011 - 19:44


Les rues commerçantes de Londres. Depuis combien de temps n’y était-il pas allé ? Cela commençait à faire un moment… La dernière fois qu’il était venu par ici, c’était pour apprécier le contact de la foule. Oui, c’est agréable lorsque l’on est seul et en manque d’affection de se sentir touché, et surtout de toucher les autres… De placer une main indiscrète ci ou là sans que personne ne sache d’où ça vient, de bousculer une jolie fille pour trouver un prétexte pour lui parler… D’en coincer une contre un mur et de lui faire de torrides avances à l’oreille avant de repartir comme une fleur. Oui, il était de ce genre, un véritable séducteur, peut-être bien un des pires de ce style… Sans compter le fait qu’à l’époque il était sans maison, dormait à la rue, il parvenait à se laver comme il le pouvait mais il avait forcément une odeur plus âcre qu’une personne normale. Il devait également sentir l’alcool à plein nez, non pas parce qu’il buvait mais parce qu’il était incapable de servir un verre correctement à l’Auberge. Voilà qui contribuait au mythe du clochard ivrogne.

Mais cette fois, tout avait changé. Non seulement il n’était plus à la rue, puisqu’il avait réussi à refaire son manoir, et même à construire des pièces dignes de ce nom avec l’aide de Céleste, mais en plus il était accompagné ! Et pas de n’importe qui non, d’une belle rouquine qui le satisfaisait entièrement… Et même plus parfois. Tenez tout à l’heure, c’était un petit extra… mais c’est bien les bonus des fois, surtout quand on n’a pas à payer. Alors bon, être en compagnie d’une fille, c’était bien, être satisfait c’était mieux, mais devoir se tenir était une autre affaire. C’était en effet la première fois qu’ils sortaient véritablement ensemble, enfin dans la rue, au milieu de multiples tentations et il était donc impératif de ne pas se comporter comme il avait l’habitude de le faire… Mais il devait avouer qu’arrêter de suivre des yeux une paire de jolies fesses était assez difficile… Alors pour ne pas se faire coincer, lorsqu’il voyait une jolie fille passer, il s’empressait de tourner la tête vers Céleste. Ainsi son envie de suivre la demoiselle du regard se passait rapidement, puisqu’il avait en vue une autre jolie fille.

D’ailleurs cette jolie fille à ses côtés était en train de manger, et de siroter une petite boisson, chose qu’il ne prenait pas la peine de faire… Pourquoi ? Simplement parce qu’il n’avait pas faim. Il avait passé huit années de sa vie à la rue, à ne pas toujours pouvoir se payer à manger, à déguster quelques repas à l’Auberge à des heures totalement décalées. Il n’avait jamais bénéficié d’une véritable cuisine – c’était d’ailleurs ce pourquoi il avait tant voulu se faire plaisir sur la cuisine de son manoir – et par conséquent, il avait pris la sale habitude de ne pas manger à midi. En revanche, il dégusterait volontiers une petite friandise un peu plus tard dans la journée… Ils verraient bien comment cela allait s’annoncer.

Lorsqu’elle eut terminé, la question se posa de savoir par quoi commencer. Roooh mais qu’est-ce que ça pouvait être compliqué les filles ! Pourquoi se poser ce genre de questions !? Par quoi commencer, c’était débile ! Autant commencer par la première chose que l’on voyait ! A croire que toutes les filles naissaient sans cervelle… Enfin bon, rien de bien grave, il ne pouvait pas lui en vouloir si la nature l’avait mal faite. Mais bon, ceci fut bien vite chassé de sa tête lorsqu’elle commença à énumérer tout ce qu’elle avait acheté. Elle s’arrêta brusquement à un moment où il aurait pourtant aimé en savoir plus. C’est pourquoi, en sentant sa main quitter son bras, il se rapprocha d’elle, passa un bras dans son dos pour glisser sa main sur sa taille et lui murmura à l’oreille :


« Des sous-vêtements ? C’est ce que tu allais dire ? J’aimerais bien pouvoir t’aider à choisir ce que je préfère te voir porter… et surtout ce que j’adore retirer… »

Ses lèvres glissèrent délicatement sur sa joue, tandis qu’il commençait déjà à se détacher d’elle. Les moments comme ceux-ci étaient rares, mais c’était ainsi qu’il pensait qu’on pouvait en savourer la valeur. Le caviar ne serait sans doute pas aussi célèbre s’il était plus courant, alors autant garder son caviar bien à l’abri puisque cela coûtait cher. Cela lui coûtait cher surtout d’admettre qu’il aimait parfois simplement se rapprocher sans aller plus loin.
Alors que ses yeux commençaient déjà à balayer les vitrines des magasins, il se mit à sourire en pensant lui aussi à tout ce qu’il voulait acheter.


« Les vêtements, c’est important ! Je veux bien avoir mon mot à dire sur ce que tu vas porter ! Pis moi aussi j’ai pas mal de choses à acheter. Me faut un nouveau costard, quelques chemises plutôt classiques, pis je voudrais aussi tester un nouveau style pour aller avec l’Auberge. Quelques pantalons, des bretelles, des T-shirts bien coupés, et puis me faut aussi pas mal d’accessoires ! J’adore les chapeaux même si j’en porte pas souvent, quelques écharpes pour aller avec mes tenues, haaan pis des chaussures aussi ! Des belles chaussures noires, en cuir, avec un bout légèrement effilé ! Elles sont belles celles-là tu trouv… JE VEUX CA ! »

Alors qu’il était parti dans son monologue, ses yeux continuaient de regarder rapidement les vitrines d’un magasin, d’un œil expert, quand d’un seul coup il tomba sur une sorte de béret-casquette gris absolument sublime qui, il en était certain, lui irait parfaitement. Aussitôt, il saisit la main de sa compagne et l’entraîna sans ménagement dans le magasin. Poussant brusquement tous ceux qui s’y étaient engouffrés, il arriva rapidement à l’endroit escompté et il essaya plusieurs tailles de casquettes jusqu’à ce qu’une lui aille à peu près. Il se tourna donc vers la demoiselle avec un grand sourire

« Alors ? »

Et si cela s’était arrêté là, Céleste aurait peut-être été contente… Mais il s’agissait là d’un magasin entièrement masculin où il trouva directement son bonheur en chemises. Une chemise bleue à carreaux absolument magnifique selon lui, avec plusieurs dégradés du bleu au blanc, quel que chose de marron, mais également un T-shirt très bien taille avec simplement marqué « I am the only 1 » qu’il comptait simplement mettre un jour où il sortait avec ses lunettes de soleil. Bien sûr, il essaya d’autres chapeaux, demandant toujours l’avis de Céleste sans forcément le prendre en compte, et ressortit avec déjà un sac entièrement plein.

Fort heureusement pour la demoiselle, le magasin masculin ne fut pas le seul qu’il voulut visiter… Bientôt, un autre avec quelques robes et des affaires féminines pas trop mal… Ainsi que quelques horreurs qu’il se plaisait à lui montrer et à lui demander d’essayer, pour le simple plaisir de l’embêter. Alors qu’elle se trouvait en plein dans la cabine d’essayage pour enfiler il ne savait déjà plus quoi, il entra dans une réflexion profonde et tenta d’entamer une discussion sérieuse.


« Dis ma belle… Tu me parles jamais de ta famille… T’es en froid avec eux ? »
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Calypso Otaway
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Re: Echappée belle

Message par : Calypso Otaway, Lun 17 Oct 2011 - 21:00


Les craintes de la jeune femme se révélèrent finalement infondées, puisque le blond venait de se rapprocher d'elle tendrement pour l'inciter à confirmer la fin de sa phrase inachevée. Elle réprima un léger frisson d'excitation et de plaisir, ne voulant pas lui faire remarquer à quel point il pouvait parfois avoir de un effet conséquent sur elle. Faisant naître un petit sourire qui se voulait timide, sur les lèvres rouges de la rouquine, il lui avoua vouloir l'aider à choisir certaines de ses “tenues”.
* Le contraire m'aurait étonné aussi ... *
Elle accéda à sa demande un lançant un petit “ok” et ils continuèrent leur chemin simplement. Cette fois ce fut au jeune homme de lui faire part de ses désirs.

Lorsqu'il prit la parole, Céleste posa sur lui de grand yeux de biche effarée. Dire qu'elle avait eu peur de l'effrayer avec ses trucs de filles tout à l'heure... Après avoir écouté le jeune homme parler, il fallait être idiot pour ne pas deviner que finalement, Will était bien pire qu'une fille ! La rousse n'en croyait pas ses yeux et elle laissa échapper un petit rire discret. Amusée elle l'écouta déballer tout ce dont il avait besoin, autant dire que s'il achetait vraiment tout ce qu'il était en train d'énumérer, il risquait de mettre en colère quelques gobelins de chez Gringott's et en plus, il allait devoir acheter une nouvelle armoire ! A bien y réfléchir, elle devrait peut-être proposer à Will de construire un dressing dans une des pièces vides du manoir. Après tout ce serait un bon investissement. Autant pour lui que pour elle. On ne sait jamais ...

“Ah oui rien que ça. Dis donc tu m'avais pas dit queeuuuh ...”

Mais avant qu'elle n'ait pu terminer sa phrase, Will qui avait visiblement aperçut quelque chose d'intéressant dans une des belles vitrines, lui saisit fort peu délicatement la main et la tira sans crier gare. Projetée en avant, elle fut contrainte de le suivre, simple poupée de chiffon soumise à la poigne de cet homme aux charmes parfois envoutants. Se frayant un chemin dans la foule ils pénétrèrent dans le magasin ou le blond s'empara d'une casquette. Une casquette ? Tout ça pour une SIMPLE casquette ?!!! Céleste quelque peu outrée le regarda faire, l'oeil sévère, trouver la taille qui lui conviendrait le mieux. Puis lorsque ce fut chose faite, il se tourna vers la demoiselle, lui demandant ce qu'elle en pensait. Radoucit elle souffla un :

“Pas mal ...”

Mais ses paroles semblaient parfois vaines, glissant comme une goutte d'eau sur une tige de roseau. L'écoutait-il réellement ? Demandait-il l'avis de la jeune femme uniquement par politesse ou pour ne pas la vexer ? Elle ne pouvait pas en être certaine mais une chose sautait aux yeux, il était distrait. Il était aussi excitée qu'un enfant dans un magasin de jouet en période de fête et ne cessait de bouger à droite et à gauche, de prendre des articles, de les poser, de les essayer et de repartir aussitôt. Ce manège continua encore et encore et Céleste ne cessait de lui courir après ou d'être trainé malgré elle à travers tout le magasin.

Un peu exaspérée, la jeune femme se posta au carrefour du rayon chemise et boxer (allez savoir ce qu'ils faisaient à côté ces deux là !), les bras croisés, et ne bougea plus, attendant que son compagnon ait terminé ses folies et qu'il veuille bien se calmer. Elle commençait à s'ennuyer ici. Il n'y avait rien pour elle ! Elle ne pouvait même pas flâner dans les rayons pour se trouver un superbe accessoire puisqu'il n'y avait strictement rien, rient du tout. Pour passer le temps, la belle décida qu'elle allait se mettre en quête de la chemise parfaite à offrir à Will. Après tout un magasin spécialisé dans les vêtements d'hommes devait certainement renfermé ce genre d'article et elle était là un peu pour ça aussi. Spécialisé pour les hommes. Des hommes, rien que des hommes ...

La jeune femme écarquilla les yeux et stoppa net son geste, prenant soudainement conscience de l'endroit où elle se trouvait. Dire qu'elle avait oser penser un moment qu'elle allait s'ennuyer ! Les sens à présent en alerte, elle releva la tête des chemises qu'elle était en train de regarder, pour s'apercevoir qu'elle était visiblement la seule et unique femme dans cette boutique. Même les vendeurs étaient des hommes. Elle n'était jamais entrée dans un magasin uniquement masculin (en même temps qu'est ce qu'elle y aurait fait toute seule ?) et il fallait dire que cette première expérience était tout à fait intéressante. Elle n'aurait su dire si c'était l'heure à laquelle tout les beaux sorciers de Londres étaient de sortie, mais il fallait avouer que cette boutique avait du potentiel.

Alors que Will s'était perdu on ne sait où dans les rayons, la belle rousse était restée plantée là à regarder défiler devant elle des corps plus ou moins biens faits. Au bout de quelques secondes à rester immobile elle reprit vie, se sentant étrangement observée. * Euh qu'est ce que je fais là moi déjà ? * Elle reporta son attention sur les chemises, sentant des regards insistants se poser sur elle. Oui elle était effectivement la seule femme ici ... Et tout ces hommes étaient-ils célibataires ? La question était peut-être judicieuse, car s'ils ne l'avaient pas été, peut-être que leur compagne serait auprès d'eux aujourd'hui ?

Ou peut-être ces dernière connaissant la réputation de la boutique préféraient laisser leur homme se débrouiller ? Auquel cas il fallait qu'elle s'en souvienne pour la prochaine fois. Céleste se sentit tout d'un coup très mal à l'aise. Abandonnant les chemises où elles étaient, la jeune femme se mit à la recherche de son binôme. Il ne lui fallut que quelques secondes pour trouver les cabines qui s'ouvraient et se fermaient à la volée laissant parfois entrevoir des choses qu'elle n'aurait pas du voir. C'est aussi là qu'elle se retrouva nez-à-nez avec Will qui avait visiblement trouvé son bonheur.

“Oh ! Will ... je euh... je te cherchais justement ! Tu as terminé ? On peut y aller ?”

Oui il valait mieux quitter cette endroit le plus vite possible. Non seulement parce que Will était en train de dévaliser le magasin, mais aussi pour garder sauf, l'âme de Céleste (si si je vous assure Ange ). C'est elle cette fois qui récupéra la main du blond pour le tirer hors de cet endroit ou elle ferait mieux de ne plus remettre les pieds. Elle ne sut pas s'il avait remarqué quelque chose, car de nouveau elle fut entrainé dans une autre boutique. Mais qui était mixte cette fois-ci au plus grand soulagement de la rousse. Elle allait enfin pouvoir se mettre à la recherche de ses propres articles, espérant tomber sur la perle rare, le vêtement sublime et ultime qui ferait d'elle la plus belle.

La tâche ne fut pas simple cependant, car Will semblait trouver un malin plaisir à la taquiner et à l'obliger à essayer les pires horreurs. Entre rire et énervement, elle avait fini par accepter d'enfiler une salopette bleu marine après avoir réussi à lui voler un baiser en échange de toutes les misères qu'il lui faisait subir. En revanche, hors de question qu'elle essaye cette robe rose fluo ! Plutôt mourir. Il avait cas l'essayer lui si il en avait tant envie ! Dès qu'il tourna le dos pour se précipiter sur une autre bêtise, Céleste se débarrassa de l'affreux vêtement qu'elle cacha sous une pile de manteau. Là au moins il n'irait pas fouiller.

Réussissant à trouver tant bien que mal quelques articles potables, elle s'enferma dans la cabine pour avoir un peu de paix. Ouf ... enfin elle allait pouvoir souffler quelques secondes. Qu'est ce qu'il pouvait être pénible bon sang ! Elle resta appuyée quelques secondes contre le miroir, reprenant son calme et commença ses essayages.
Elle commença par un petit short noir hyper sexy dont elle n'avait strictement pas l'utilité, mais elle se dit que le mettre pour se balader à la maison pourrait donner un bel effet. Céleste avait aussi mit la main sur une perle de petite robe en dentelle rouge et noire qui serait parfaite pour ses prochaines sorties.

Prochaine destination : magasin de chaussure ! Il fallait absolument qu'elle trouve des chaussures rouges pour aller sa belle robe en dentelle. La jeune femme se tortillait à présent dans le jean qu'elle était en train d'essayer ou plutôt qu'elle essayait d'essayer ... à croire qu'elle ne faisait plus du 36 ... Mais hors de question de sortir pour demander une taille plus grande, surtout pas devant Will qui allait se payer sa tête à coup sûr. Mais qu'à cela ne tienne !

Une utilisation de son don de métamorphomage plus tard, elle entrait dans le jean moulant sans problème, mais ce fut une demoiselle à la mine boudeuse qui lui faisait face dans le miroir. Han non beurk ... ça ne lui allait pas ! Le modèle n'était pas taillé pour elle c'était certain. Elle le retira et le jeta sur le tas de vêtements “à ne pas prendre”. Il ne lui restait plus qu'un ensemble tailleur cintré à essayer et ils pourraient enfin, oh oui enfin ! Passer aux chaussures. Mais alors qu'elle aggrafait les derniers boutons de son chemisier, Will qui devait s'ennuyait depuis les 35 minutes qu'il attendait au dehors se mit à faire la conversation. Ouvrant la cabine Céleste se retrouva face à lui. Elle fit un tour sur elle même.

“Comment tu trouves ? C'est pas trop ... sombre ?”

Elle aimait bien, c'était classe et ça changeait un peu de ce qu'elle portait d'habitude. Elle trouvait que ça la vieillissait aussi mais ce n'était pas si mal. Elle recula un peu, se regardant dans le miroir avant de sourire. Elle avait très bien entendu la question du jeune homme sur sa famille, sauf qu'elle ne savait quoi répondre. Allait-elle raconter des moments comme ceux-ci en plein milieu d'une boutique, devant des cabines d'essayages ? Lui en parler aurait été un vrai plaisir, mais pas ici, pas maintenant, pas comme ça.

“Euh disons que ... tu sais comment sont les parents ! Toujours à vouloir tout contrôler alors... j'ai préféré prendre un peu de recul. Enfin c'est un peu compliqué ... je t'en parlerai à l'occasion si tu veux bien.” elle hésita un moment. “Plus tard, tu veux bien ?”

Puis sans attendre sa réponse, elle entra de nouveau dans la cabine, rangea tout le bordel qu'elle avait mit et ressortit avec deux tas. Un qu'elle allait prendre et l'autre qu'elle laissa entre les mains d'une vendeuse ahurie. Elle n'avait jamais vu une vraie femme faire les boutiques ou quoi ?Céleste se dirigea vers les caisses accompagnés du beau blond.

“Et toi alors ? Tu ne m'as jamais parlé de ta famille non plus. Tu les vois souvent ?”

C'était un peu déplacé de lui poser la question alors qu'elle était restée très évasive sur le sujet, mais peut-être lui dirait-elle qu'ils se voyaient de temps en temps le weekend à un repas de famille. Elle se sentit tout d'un coup toute petite, se rendant un peu compte de leur situation. Ils ne savaient pas grand chose l'un de l'autre et si en apprendre un peu plus sur lui satisferait pleinement sa curiosité et lui ferait plaisir, elle appréhendait un peu la chose. Elle n'arrivait pas encore à se faire à l'idée qu'ils avaient vraiment une relation. Elle gardait toujours cette peur en elle...
Alors échanger des choses aussi personnelles, cela donnait tout de suite un nouvel élan à leurs rapports. Mais malgré son coeur qui battait la chamade, elle lui fit un beau sourire. Ces choses elle avait tout de même envie de les échanger avec lui. Mais surtout elle espérait que ce soit réciproque.

Quittant la boutique cette fois ce fut Céleste qui mena la marche. Elle tira Will derrière elle jusqu'à sa boutique de chaussures préférée et se mit à crier quand elle vit les escarpins rouges parfaits pour aller avec sa robe. Elle en trouva ensuite des noirs et des bottines, des sandales. La jeune femme essayait les chaussures, les comparaient, défilait dans le magasin sous l'oeil attentif du propriétaire. C'était des pièces uniques, faites main, bonne qualité, mais hors de prix. Au bout d'une heure et demi d'essayage, la jeune femme ne pouvait choisir opta pour la paire d'escarpins rouges, les noirs, une paire de botte pour l'hiver qui ne tarderait pas à rentrer, des bottines hyper classe pour s'entrainer et combattre. Puis elle se tourna vers Will afin de savoir s'il avait trouvé quelque chose qui lui convenait, malgré les prix exorbitants.

"J'ai... une tenue spéciale à acheter après ... et j'aimerai vraiment que tu me donnes ton avis"

Elle se rapprocha de lui doucement, aguicheuse, posant ses deux mains sur son torse comme elle aimait le faire. Ils n'étaient jamais restés aussi longtemps ensemble sans se toucher, et les contacts manquaient à la jeune femme même si le moment était fort agréable. Qu'est ce qu'elle donnerait pour un baiser passionné, la tout de suite ... Mais il était plus prudent de ne pas trop s'approcher de lui. Elle se contenta de se mordiller la lèvre inférieure et de lui sourire, attendant sa réponse. La tenue qu'elle allait acheter était en faite une robe de soirée. Elle avait été invité à un gala, et elle voulait absolument que Will l'accompagne. Encore fallait-il le lui demander ...
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Re: Echappée belle

Message par : Invité, Mer 19 Oct 2011 - 18:36


*Bien… Bof… Sympa ! Oh trop classe ça ! Ah non, l’horreur ! A brûler… Hum… Mouais…*

Finalement ce n’était pas très compliqué dans la tête de Will. C’était comme dans la tête d’une fille, en enlevant les problèmes qui se posent pour rien et les sautes d’humeur. Sauf que voilà, le temps passé dans les boutiques ne changeait pas, et même pire, Will était plus long ! Il faut dire que les chemises, c’est long à mettre, il y a toujours au moins cinq boutons à faire, à défaire, plus quand on boutonne mal, et s’il se voyait bien sortir de la cabine sans avoir boutonné la tenue qu’il essayait, il n’était pas certain que la demoiselle qui l’attendait à l’extérieur allait apprécier le fait qu’il se dévoile ainsi à toute la clientèle du magasin. Après tout, peut-être n’avait-elle pas remarqué qu’elle était la seule femme ici… Mais à prendre toutes ces précautions, elle devait commencer à perdre patience. C’est ce pourquoi bientôt, elle lui saisit la main et l’entraîna à l’extérieur.

« Bah euuh… Je voulais encore essayer un superbe pantalon noir ! »

Mais comme un gentil petit garçon, il suivit la demoiselle sans broncher outre mesure. Il pouvait bien comprendre que ce devait être ennuyeux d’attendre qu’il fasse tous ces essayages. D’ailleurs dans ce nouveau magasin, il ne trouvait pas grand-chose pour lui et ce fut à son tour de patienter docilement devant la cabine. Heureusement, il avait de quoi s’occuper… Céleste n’était pas la seule à essayer des tenues et il espérait pouvoir passer un œil indiscret au travers d’un rideau mal fermé. Mais non, rien… Alors il se contentait simplement d’attendre qu’elle ouvre de nouveau le rideau pour lui demander son avis… Il suffisait qu’elle essaie un truc sexy et il avait de quoi se rincer l’œil. Car oui, il avait la chance d’être accompagné d’une demoiselle très bien fichue, mais il fallait aussi avouer que si elle n’avait pas été ainsi, il ne lui aurait jamais offert son corps de la sorte. De quoi, comment ça Will !? C’est pas parce qu’elle est chef des Aurors que tu fais ça ? Ah si oui mais… Bon c’est aussi parce qu’elle est jolie quoi… Tiens d’ailleurs en parlant d’être jolie, la voilà qui sortait avec un tailleur qui la changeait totalement.

« Ben c’est un peu euh… strict. Enfin ça te change ! Tu fais… plus mûre… Je suis sûr que si tu te balades comme ça dans le ministère, on va croire que t’occupes un poste important ! Fin, plus important que chef des Aurors ! Genre directeur comme moi avant !»

Suite à cette bonne blague, il explosa de rire. Pendant un moment il avait eu du mal à parler de ce poste au ministère, puisqu’il avait été lâchement mis à la porte, mais finalement il réussissait maintenant à en rire et il en était fier. Alors autant lâcher une bonne petite plaisanterie dessus ! Bientôt, ils se dirigèrent à nouveau vers la caisse et elle daigna enfin répondre à la question qu’il avait posée sur sa famille. Enfin, y répondre était beaucoup dire… Elle restait volontairement vague, ne lui donnant finalement pas de réel aperçu sur les relations qu’elle entretenait avec eux. Que voulait-elle dire par « prendre du recul » ? Mais alors qu’ils sortaient du magasin, elle lui retourna la question, chose à laquelle il ne s’attendait pas. Et puis elle était gonflée de ne lui répondre qu’à moitié et d’exiger qu’il lui dise la vérité ! C’est pourquoi il répondit avec un petit sourire mesquin :

« Disons que… Tu sais comment sont les parents ! Toujours à vouloir tout contrôler… Les frères aussi ! J’ai donc décidé de prendre du recul, dès ma sortie de Poudlard… Mais peut-être ne devrais-je t’en parler que plus tard ? »

Son sourire s’élargit et il était fier de lui avoir répondu une telle chose. Namého ! C’est trop facile après ! Et puis la famille était un sujet qu’il n’abordait plus depuis un moment… Sauf lorsque le projet de les tuer faisait de nouveau surface mais en général, il disparaissait bien vite. Enfin, le projet disparaissait à présent qu’il arrivait à ne plus y penser, mais il suffisait que quelqu’un l’énerve pour qu’il voit ses souvenirs remonter à la surface, la domination permanente de son frère, et de nouveau pendant plusieurs jours, le voilà qui faisait ses projets, se disait qu’il allait frapper à leur porte et aller chercher son frère. De toute façon, il ne connaissait que le lieu d’habitation de ses parents : si son frère était parti de chez eux, il ne saurait pas où il se trouvait, mais il ne savait pas pourquoi, il se raccrochait à l’idée qu’à trente-deux ans, il vivait encore chez Papa et Maman, qu’il n’avait ni femme ni enfant et que…

Mais attends ! A vingt-cinq ans Will non plus n’a ni femme ni enfant ! C’est quoi ce délire !? Will, toi qui t’es promis de ne jamais finir comme ton frère, tu es bien mal parti ! Non tu n’es pas resté chez tes parents toi, mais tu as réussi à finir à la rue, c’est pas beaucoup mieux… Heureusement qu’il avait un manoir maintenant…

Bref, Will s’était perdu dans ses pensées et était entré dans le magasin de chaussures sans même remarquer où il se trouvait. Ah ben oui voilà des godasses. Il grimaça en voyant les chaussures à talons hauts et se demanda s’il n’y avait que des chaussures pour femmes ici. Voyant que Céleste avait trouvé son bonheur – elle était même entrée dans un stade léger d’hystérie passagère en voyant une paire rouge – il flâna dans les rayons pour essayer de voir ce qu’il y avait. Et c’est là qu’il tomba dessus. La paire de ses rêves. Elle était là, juste devant lui, comme entourée de cette aura blanche qui le suppliait de la prendre entre ses doigts. Caressant le cuir d’une main douce, il alla même jusqu’à coller son nez à l’intérieur et à sentir l’odeur du cuir neuf avec plaisir.

C’est alors que son regard se posa sur la boîte et qu’il découvrit la pointure : 42. Non, non, non, non ! Pourquoi fallait-il qu’il n’y ait pas sa pointure !? Il avait de grands pieds, oui, il savait que chausser du 44 n’était pas facile, mais tout de même ! Par conséquent, il tenta de chasser l’image de rêve de cette chaussure allant à son pied, épousant parfaitement les formes sèches et grossières de cette extrémité en les rendant souples et harmonieuses et il trouva une autre paire, moins jolie mais à sa taille cette fois. Ce n’était pas parfait mais ça lui convenait… Elles étaient confortables, lui donnaient l’air distingué, et il se mit même à marcher dans le magasin en imitant un déhanché féminin de manière extrêmement caricaturale, ce qui fit d’ailleurs rire le vendeur qui était à ses basques. Parce que oui, il ne savait pas pourquoi, mais dans ce magasin, les vendeurs et les vendeuses étaient tous à vos petits soins. Il ne comprenait pas, lui qui aimait bien faire ses achats tranquille…

C’est lorsqu’il posa de nouveau les yeux sur la boîte qu’il comprit pourquoi on lui faisait tant de colifichets. Le prix… Le prix était exorbitant ! Et c’est seulement parce que la paire était rudement confortable – à tel point qu’il aurait pu faire un orgasme en marchant tellement le contact du cuir lui était agréable – qu’il décida qu’il valait mieux la prendre. Mais alors comment faire pour se sortir de cet amas de vendeurs ? Fronçant les sourcils il les écarta d’un geste :


« Oui oui c’est bon je la prends… Laissez-moi tranquille maintenant, je vais voir ma compagne. »

Compagne… Jamais il n’aurait pensé pouvoir dire ça à quelqu’un un jour mais il avait une compagne. Bon bah… Tant mieux pour lui hein ! Il arriva alors près de Céleste, entourée d’un amas de paires de chaussures, à tel point qu’il en écarquilla les yeux… Et il se rendit d’ailleurs compte que le tas qu’elle avait derrière elle était toutes les paires qu’elle souhaitait encore essayer. Heureusement, dans ce genre de magasin, il y avait des tabourets – c’est plus facile pour essayer les chaussures – alors il en prit un, ce qui lui permit de ne pas tomber dans les pommes.

Lorsqu’elle fut décidée d’en prendre quelques unes, elle s’approcha de lui de manière bien trop aguicheuse en lui susurrant qu’elle avait une tenue à acheter et qu’elle voulait son avis. Un léger frisson, très agréable, lui parcourut l’échine, tandis que son sourire l’élargissait, se voyant déjà entrer dans le sex shop pour lui choisir une tenue des plus agréables. Il déposa une main sur ses hanches, l’autre allant se nicher entre son cou et sa joue et il approcha ses lèvres comme pour aller l’embrasser mais bifurqua au dernier moment pour lui susurrer à l’oreille :


« Ton salaire a l’air d’être plus important que le miens… Sortons de ce magasin avant que je ne décide de récupérer cette somme ahurissante qu’on vient de dépenser »

Un sourire s’afficha sur son visage, tandis qu’il se reculait doucement. Non, il ne comptait pas l’embrasser, ni la plaquer contre la devanture du magasin même s’il en mourrait d’envie. Pourquoi ? Parce qu’il détestait les couples qui s’affichaient ainsi en public, surtout lorsque c’était lui qui était célibataire et qui cherchait à draguer la demoiselle qui se faisait bécoter par son amant. Et puis ça avait tendance à donner un côté beaucoup trop officiel à la chose. S’il avait cédé un baiser tout à l’heure, c’était simplement pour la voir enfiler une horrible tenue… Mais c’était pour le jeu, il n’y avait pas de quoi en faire tout un plat. Mais là ils ne jouaient plus, et Will ne parvenait pas à faire ce dont il avait envie, simplement parce que tout prendrait beaucoup trop d’importance…

Enfin bon, il réussissait tout de même à faire des trucs dont il avait envie hein ! Faut pas le croire incapable ! Tiens par exemple, ils passèrent devant un glacier et, tandis que Céleste faisait comme si elle n’avait rien vu, Will se stoppa net et fut obligé de l’attraper par le bras pour l’empêcher d’avancer. Lui qui n’avait pas mangé depuis le petite déjeuner du matin, parce qu’il n’avait pas ressenti l’envie de manger à midi, sentait son estomac gronder, et une petite glace par ce beau temps lui plaisait bien. Lorsque ce fut à leur tour, Will découvrir avec bonheur un étalage de plus d’une trentaine de parfums de glace. Ses yeux devenant de véritables billes, ses lèvres se collant pratiquement à la vitre, laissant une trace de buée là où il y aurait pu y avoir, s’il s’était approché encore, une belle trace de salive.


« Euh je vais prendre deux boules stracciatella siouplaît ! Et toi tu veux quoi ? »

Deux boules… Oui de toute façon il ne changeait pas, il préférait rester dans la normalité. C’est vrai quoi, ce n’était pas normal de se balader avec un homme qui n’avait pas deux boules montées sur un cornet. Lapant le délicieux liquide glacé au goût vanillé, parsemé de petits copaux de chocolat, il reprit la route toujours aussi bien accompagné, vers de nouveaux magasins. Alors… Est-ce qu’entrer dans un sex shop en léchant une glace ne ferait pas trop cliché ? Il n’en savait rien… D’autant plus que contrairement à ce qu’il pensait, ils n’allèrent pas un sex shop, mais dans un magasin vraiment chic, spécialisé visiblement dans tout ce qui était robes et costumes de cérémonies. D’ailleurs intérieurement, il espérait qu’il n’y ait pas de robes de mariées, auquel cas il aurait très bien compris le message mais n’aurait jamais fait sa demande. Mais alors qu’il dégustait toujours son cornet, il tomba sur une tenue absolument magnifique, dans laquelle il se voyait littéralement. Il termina donc sa glace en une vitesse absolument extrême, puis caressa le costume d’une manière presque révérencieuse. Jetant un regard à sa partenaire il lui sourit timidement :

« Je… Je sais que tu voulais me montrer une tenue mais… Je peux l’essayer ? J’en ai pas pour longtemps, tu m’attends juste pendant cinq minutes et ensuite je t’assure que c’est à ton tour de prendre la tenue que tu veux ! »

Il n’attendit pas sa réponse, il estimait que de toute manière, elle n’avait pas son mot à dire puisqu’il avait trouvé une tenue et pas elle. D’ailleurs avec cette tenue, il ajouta un joli chapeau blanc et voilà le résultat :

Spoiler:
 

Seulement voilà… Un nœud de cravate, cela faisait bien longtemps qu’il n’en avait pas fait un, et il ne savait pas pourquoi, mais aujourd’hui la cravate ne voulait pas se laisser nouer. Quelle méchante cravate ! C’est pourquoi il sortit sa tête de la cabine et grimaça légèrement

« Pssst ! tu peux pas m’aider à mettre ma cravate s’il te plaît ? »

Attendant à peine qu’elle s’approche il lui saisit de bras et l’entraîna dans la cabine. Se retrouver ainsi dans cet espace confiné avec elle, alors que cela faisait de nombreuses heures qu’il n’avait pas pu la toucher, et se sachant enfin à l’abri du regard, il s’approcha d’elle et l’embrassa avec une fougue qui se voulait contenue, tout en la plaquant contre le mur de la cabine…
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Re: Echappée belle

Message par : Calypso Otaway, Mer 26 Oct 2011 - 18:46


Will jouait aussi bien le jeu que Céleste. Et lorsque le sujet famille qu'il avait lui même abordé lui fut renvoyé comme un boomerang au visage, il se contenta de reprendre exactement ce qu'avait dit sa compagne de shopping précédemment. La rousse s'était tournée vers lui, lui avait tiré la langue en l'affublant d'un « tricheur ! » avant de reprendre le cours de ses occupations. Cela faisait à présent des heures qu'ils faisaient les magasins, entre les vêtements, les chaussures, les chapeaux et les vestes la jeune femme commençait à trouver son sac fourre-tout un peu lourd.

D'autant plus que la jeune demoiselle était à présent frustrée. Elle avait tenté un rapprochement auprès du jeune homme quelques instants auparavant mais cela n'avait pas vraiment eut le résultat recherché. Certes il l'avait gardé près de lui quelques instants mais il n'avait fait aucun effort pour répondre à ses attentes qui semblaient pourtant très claires : elle le voulait, elle était en manque de lui. Par désintérêt pour pour tout autre raison d'ailleurs, il ne se permis même pas de l'embrasser, juste de lui signifier que ce magasin était beaucoup trop cher. La jeune femme s'était alors éloignée et avait commencé à bouder. Payant ses chaussures elle était sortie du magasin encore plus vite qu'elle n'y était entrée et ce n'était pas peu dire !

Mais alors qu'ils sortaient, et qu'elle avait prit les devants afin de ne plus le voir devant elle, Will eut une envie soudaine de manger une glace. Il saisit donc la jeune femme par le bras, la stoppant dans son élan et manquant de peu de la faire basculer. « Non mais ça va pas nan? »
Il faisait beau et elle était fatiguée, ainsi finit-elle par approuver que ce fusse une bonne idée. Elle le suivit donc machinalement, l'air aussi boudeur, avant de se concentrer sur les divers parfum dans la vitrine. Will lui, semblait aussi fou qu'un gosse et s'il l'avait pu, il serait certainement entré dans les bacs à glace afin de tout dévorer. Levant les yeux au ciel pendant qu'il choisissait, elle indiqua ensuite au vendeur qu'elle voulait une boule forêt noire et une autre menthe avec des pépites de chocolat. Mais le tout dans un pot et non pas dans un cornet. Elle avait horreur de ça ! C'était pas bon et ça collait les doigts.

Ne pipant mot, elle continua son chemin vers le magasin de mode spécialisé dans les robes de soirée. C'était une boutique chic et surtout très cher et elle savait pertinemment que l'homme qui marchait derrière elle allait apprécier. Mais elle y avait commandé une robe sur mesure qu'elle avait fait confectionner uniquement pour ce gala un peu spécial. Il n'y aurait que des personnes hautement placées dans la société et elle se devait d'être parfaite. Elle avait opté pour une robe longue noire et moulante. Donc le col remonté délicatement dans son cou alors qu'un décolleté phénoménale zigzaguait dans son dos jusqu'à ses reins. De plus, sur le côté gauche une ouverture laissait entrevoir ses hanches. Du fil doré était posé sur le bas de la robe et aux différentes coutures. Une robe sublime. Elle devait faire les dernières retouches aujourd'hui.

Elle voulait l'avis de Will, mais quoi qu'il dise la robe était déjà payée. Donc elle reviendrait avec elle à la maison. La jeune femme voulait surtout profiter de l'occasion pour l'inviter. Quoi que pour le moment, elle n'était plus très sûre d'avoir envie qu'il l'accompagne. Oui malgré le sucre rapide qui traversait en ce moment même son sang, effets forts excitant du délice glacé, elle était toujours de très mauvaise humeur. Elle n'aimait pas qu'on la rejette ainsi alors qu'elle en avait décidé autrement. Finissant sa glace elle jeta le tout dans une poubelle. Elle aurait voulut attendre que Will ait aussi terminé mais il entra sa glace à la main. La rousse lui courut après en chuchotant :

« Will tu vas salir les vêtements ! On a pas le droit de manger dans ce genre de magasin ! Will !!! »

Faisait il exprès de ne pas l'écouter pour se venger du silence de la belle depuis qu'ils avaient quitté l'autre magasin ? Quoi qu'il en soit sourd à ses demandes il continua. Fort heureusement il avait finit lorsque la vendeuse se présenta au coin d'un rayon un grand sourire aux lèvres et faisant de petits signe à la Chef des Aurors qu'elle connaissait assez bien à présent. Mais alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre la vendeuse au rythme de la petite musique classique qui rythmait les pas dans le magasin, Will lui demanda la permission d'essayer une tenue d'une voix douce et enfantine. C'est fou ce qu'il était mignon quand il voulait... non non non ! La jeune femme reprit ses esprits.

« Euh … je … oui vas-y ! »

Il récupéra alors un costume blanc sublime dont le prix devait être tout aussi grandiose pour aller l'essayer. La jeune femme poussa un profond soupire en faisant signe à la vendeuse qu'elle s'en occupait et qu'elle pouvait en attendant aller chercher sa robe. Quelques minutes plus tard un remue-ménage venant des cabines attira l'attention de la céleste jeune femme qui se rapprocha. Will lui demandait si elle pouvait l'aider à faire son nœud de cravate. Avant qu'elle ne puisse lui lancer une réplique sanglante du genre « débrouille toi tout seul ! »  il lui saisit le bras et l'attira à l'intérieur.

La rousse se retrouva alors plaquée contre le mur de la cabine et des lèvres chaudes et sucrées certainement parfum stracciatella vinrent s'écraser sur les siennes afin de les dévorer avidement. Son coeur manqua un battement et sa résignation à lui faire la tête éclata en milles morceaux au fur et à mesure que ses mains se faisaient insistantes sur son corps et que ses lèvres donnaient vie aux siennes. Lui rendant son baiser avec délice, les sens enfin rassurés et détendus par cette attention la jeune femme oublia la raison qui l'avait mené à le bouder. Elle alla chercher un peu plus de contact dans un baiser langoureux, avant de le repousser gentiment en posant ses mains sur son torse.

Enfin elle pouvait le voir dans son beau costume et appréciait l'ampleur de sa beauté. Elle resta pétrifiée par la magnificence qui se dégageait de lui en cet instant. Il avait l'air … d'un ange ainsi de blanc vêtu. Elle ne sut pourquoi, elle se mit à rougir fortement. Relevant la tête elle s'approcha de lui et entreprit de faire son nœud de cravate. Elle avait une envie folle de lui sauter dessus et de lui retirer sa chemise, mais ce n'était pas approprié. Pas maintenant, pas ici, quoi que cela pouvait être tout à fait excitant. Mais bientôt une petite voix au dehors se fit entendre.

« Hum hum... est ce que ça va ? Vous voulez de l'aide ? »

Exaspérée, Céleste termina le travail avant de lancer :

« Non non, j'ai presque terminé avec la cravate... »

Elle se hissa sur la pointe des pieds, enroula un bras autour de son cou et revint chercher ses lèvres qu'elle happa avec gourmandise, avant de lui chuchoter à l'oreille.

« Ce costume est vraiment magnifique Will. Et il te va à ravir. Tu es vraiment … vraiment … tu es très bien ! » elle n'avait pas réussit à trouver d'autres mots. Oui elle aurait pu lui dire qu'il était sexy, canon, beau comme un dieu, mais rien de tout cela n'était sortit. Pourtant c'est ce qu'elle pensait et son idiot de coeur qui ne cessait de battre comme si elle venait de courir un marathon …

« Tu veux bien le garder quelques instants, le temps que je passe ma propre tenue ? S'il te plait ? »

Puis elle quitta la cabine, récupéra la robe dans les mains de la vendeuse qui avait l'air de mater Will avec un peu trop d'assistance à son goût, avant de se glisser dans celle d'à côté. Elle se déshabilla rapidement, noua ses cheveux dans un chignon un peu imparfait et enfila les escarpins qu'elle venait d'acheter. Les talons étaient si hauts qu'elle était presque à la même taille que l'ange de la cabine d'à côté. Elle aurait pu sortir, et aller le voir, mais elle resta quelques secondes encore à l'intérieur de celle-ci. Pourtant elle s'adressait bien à lui.

« Will … tu m'accompagnerais à un Gala de charité ? »

Tout sourire mais l'air timide elle sortit la tête haute en remettant une mèche rebelle derrière son oreille. Elle s'exposa alors à la vue du jeune homme, attendant sa réponse, attendant un verdict. Elle avait l'impression d'être une gamine de 17 ans qui allait à son premier bal de fin d'année... c'était grotesque ! Pourtant elle devait se rendre à l'évidence. Le beau blond lui faisait beaucoup d'effet dans cette tenue, ou alors serait-ce de l'effet tout court ?
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Re: Echappée belle

Message par : Invité, Ven 11 Nov 2011 - 23:32


Faire un nœud de cravate… Quel beau prétexte pour attirer sa proie préférée à lui, jusqu’à lui, tout contre lui… Un baiser, un échange passionné qu’il s’imaginait déjà voir durer, longtemps, plus longtemps, comblant les très longues heures où il n’avait pas pu l’effleurer sans être un minimum gêné. Hélas non, cela fut bien trop court car elle le repoussa bientôt. Comme ça ? Qui ose repousser Will Crow lors d’un échange comme celui-ci ? Personne ne l’a jamais repoussé de la sorte, pas après un baiser en tout cas, d’autant plus qu’il sentait bien qu’elle en avait envie autant que lui.

Non, le prenant au sérieux, elle e repoussa bel et bien et refit même le nœud de sa cravate, au moment où une vendeuse leur demandait s’ils avaient besoin d’aide… Eh bien en fait… A trois dans une cabine… Ahem. Will qui venait tout juste de divaguer sur des pensées bien étranges, fut rapidement sorti de là, surpris par le baiser langoureux que la demoiselle lui offrit. Mais oui elle avait envie de lui, cela ne faisait aucun doute ! Et il adorait quand elle ajoutait quelques petits mots doux à son oreille grrr… Et pourtant non, il ne se passa rien. Elle lui demanda simplement de garder son costume pendant quelques instants pendant qu’elle essayait sa robe. Pfff… Quel gâchis… Elle aurait tout de même pu profiter un peu de la situation… On ne dit pas non à Will Crow !

Le beau, grand et fort Will Crow… Euh… disons le beau et grand… le beau ? Bon… Le Will Crow ! Bref, personne ne pouvait rien lui refuser, alors pourquoi s’affairait-elle à le faire ainsi languir ? Ou alors… Peut-être n’aimait-elle tout simplement pas l’atmosphère intime et confinée d’une cabine d’essayage, séparée du monde extérieur par un simple rideau si facile à ouvrir… Cela était pourtant si excitant !

Elle sortit alors de la cabine et entra dans celle juste à côté, pour essayer une robe qu’il n’avait même pas vue… Mais ce n’était pas bien grave, puisqu’en compensation de son absence, il avait une très jolie vendeuse rien que pour lui, qui aimait visiblement bien le regarder et qi se plaisait même à arranger son costume pour, il en était sûr, toucher son corps d’Apollon et en profiter un peu. Enfin bon c’était ce qu’il pensait, peut-être faisait-elle simplement son job, mais, rien que pour se venger du refus de la jolie rouquine, il s’amusait à lui offrir un sourire charmeur, absolument persuadé que cette petite vendeuse était totalement sous son charme. Remarquez, ce n’est pas bien difficile de tomber sous le charme du blondinet, il suffit de le regarder, et votre esprit est happé vers d’autres horizons… Il se persuadait de faire cet effet là à toutes les femmes, et si Céleste commençait à s’en lasser, pourquoi ne pas en faire profiter d’autres ?

Seulement voilà, la vendeuse, aussi jolie soit-elle, était, pour parler franchement, chiante. Allait-elle continuer à lui mettre bien son gilet et à boutonner et déboutonner sa veste ainsi pendant longtemps ? Ce que c’était agaçant… Jamais il ne pourrait la côtoyer très longtemps s’il devait subir ses nombreux attouchements pour mettre seulement bien un vêtement… Il était grand ! Il savait s’habiller seul enfin ! Heureusement que Céleste intervint à ce moment précis d’ailleurs… Cela lui permit de repousser légèrement la vendeuse, simplement pour se donner le temps de la réflexion… Seulement il n’y avait pas à réfléchir très longtemps.


« De charité ? C’est un truc où il faut que je donne mon fric pour plaire à des gosses ? C’est mort, je vais rien donner ! Personne m’a rien filé moi quand j’en avais b’soin. »

C’est donc la mine boudeuse qu’il se remémora quelques instants passés à la rue. Si devant Céleste il aimait bien faire le petit enfant malheureux qui avait dû se battre pour obtenir ce qu’il souhaitait, il voulait surtout cacher qu’il avait toujours refusé l’aide de tout le monde. On lui avait même proposé de dormir dans l’antre des grands méchants lorsqu’il en faisait partie – et il est vrai que parfois, il aimait bien y passer la nuit – mais les longues années qu’il avait passées à la rue lui avaient entre autre permis de se forger le caractère et d’être pleinement et entièrement libre de ses actes et de ses choix. Lorsque pendant dix-sept années vous avez été meurtri, maltraité par un grand frère qui ne supportait pas d’avoir un rival, qui vous enlevait toute occasion de savourer ne serait-ce qu’un peu de plaisir, au moment où vous vous retrouvez sans aucune contrainte, vous pouvez faire exploser votre joie et vos envies.

Sans argent, il avait appris à se débrouiller, il était devenu serveur et avait choisi de faire de longues économies, en restant à la rue, dans le seul but d’acheter une maison plus tard. Pourquoi ne pas prendre de prêt ? Ce serait tricher, et surtout avouer qu’il était en difficulté… Alors il s’était démené, avait toujours souhaité tout faire tout seul, pour réellement connaître ce qu’était la misère. Et puis finalement, il s’en était bien sorti, et même lorsqu’il était à la rue il devait être le plus séduisant – et le moins ivre – des SDF de Londres.

Perdu dans ces souvenirs pitoyables mais plutôt heureux, il n’avait pas vu que la demoiselle s’était installée devant lui, et lorsqu’il retrouva la douce réalité du magasin chaud et confortable dans lequel ils se trouvaient, il ne put s’empêcher d’afficher une expression débile digne d’un grand dessin animé. Vous savez, ces personnages qui, lorsqu’ils voient une jolie ville, ne peuvent s’empêcher d’avoir les yeux exorbités, le menton qui touche le sol et une langue de trois mettre sortant lamentablement de la bouche, la salive perlant même au coin de leur lèvres. Eh bien voilà, c’était ça la tête de Will, et rapidement, toute autre pensée partit de son esprit. La vendeuse n’existait même plus, le magasin lui-même se volatilisa et les souvenirs lointains d’un passé révolus furent engloutis par cette vision paradisiaque. Se rapprochant avec cette expression avide sur le visage, il ne put s’empêcher de passer une main sur la partie découverte de sa hanche et d’aller lui dévorer le cou. C’était cruel de se vêtir ainsi, elle savait très bien qu’il serait incapable de résister. Alors charité ou pas, quelle importance si elle lui faisait autant d’effet ? C’est d’ailleurs ce qu’il voulut lui susurrer délicatement au creux de l’oreille…


« En fait… Habillée comme ça je veux bien te suivre partout où tu voudras aller… Surtout si c’est un endroit plus intime… »

Tout avait beau avoir disparu, il gardait en tête le fait qu’elle ne souhaitait pas plus que cela se frotter à lui dans une cabine d’essayage, c’est ce pourquoi il commençait à vouloir rentrer au manoir… Pris par une envie soudaine et après avoir profité de ce moment quelques instants, ils retournèrent chacun dans leur cabine et Will se déshabilla en hâte. Le jacuzzi tout à l’heure leur avait offert un cadre exceptionnel et il était désormais pressé de découvrir tous les secrets de leur nouvelle maison.

Seulement voilà, après avoir dépensé une nouvelle fois quelques sommes exorbitantes, alors que Will trouvait que sa bourse s’était considérablement allégée – au contraire de ses bourses qui depuis la dernière fois, avaient eu le temps de se remplir – Céleste, elle, ne devait pas en avoir eu assez car elle entra de nouveau dans un magasin. Ah oui mais pas n’importe quel magasin non ! Un petit magasin de lingerie fine féminine… En pénétrant à l’intérieur, Will se sentit d’ailleurs rougir. Jamais il n’avait osé entrer là-dedans, certainement parce qu’on l’aurait pris pour un gros pervers – ce qu’il était, forcément, même s’il avait un peu de mal à l’admettre – lui qui aurait certainement fait cela pour sentir la marchandise et s’imaginer l’enlever à une quelconque demoiselle masquée. D’ailleurs, peut-être serait-il entré de force dans une cabine pour faire plus ample connaissance avec une des clientes… Mais cette partie de lui-même lui faisant assez peur, notamment parce qu’elle ressortait lorsqu’il était terriblement en manque – comprenez au bout de quatre jours sans avoir trouvé de nouvelle proie – et il n’avait donc jamais tenté le diable.

Seulement cette fois, il y était obligé, et même si cela ne faisait pas quatre jours qu’il n’avait pas pu se soulager, cela faisait bien quatre heures et c’était tout aussi terrible. Par conséquent, ayant un peu peur de lui-même, même s’il savait que cette fois, il ne porterait atteinte à aucune cliente et que seule Céleste pourrait en subir les conséquences, il lui prit la main et la serra un peu plus fort qu’il n’aurait dû, lui glissant à l’oreille :


« T’es folle de m’amener ici… Je vais jamais pouvoir tenir ! »

De la dentelle, quelques sous vêtements fins, certains laissant probablement voir beaucoup de choses… A chaque endroit où Will posait les yeux, il imaginait cette dentelle sur la rouquine à ses côtés et ne pouvait s’empêcher de fantasmer… Alors, se positionnant derrière elle, il passa ses bras tout autour de sa taille et de son ventre et murmura :

« Bon euh… Je ferme les yeux… Tu me guides hein ? »

Seulement laisser un Will les yeux fermés avec une délicieuse jeune femme tout près de lui était plutôt risqué… La preuve en est qu’il e se retint pas longtemps pour déposer délicatement ses lèvres dans son cou, l’embrassant avec tendresse, passant ses lèvres comme une caresse pour l’inciter à aller dans la cabine d’essayage…

D’ailleurs, au moment où il fallut y aller, il entra avec elle, et tant pis si une vendeuse passait à ses côtés. Elle ne sortirait pas pour lui montrer, devant toute la clientèle du magasin, alors c’était à lui de voir ce que cela donnait, et ce même s’il devait la voir se déshabiller. Et il ne se contenta pas de la voir… Il y participa !
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Re: Echappée belle

Message par : Calypso Otaway, Dim 13 Nov 2011 - 11:36


“Han Will mais pousse toi un peu je ne me vois pas dans le miroir !” décréta la jeune femme avec une moue adorable sur le visage, en poussant son compagnon de toute ses forces, profitant même de l'occasion pour lui mettre une main aux fesses, l'air de rien.

Il fallait avouer que la cabine d'essayage n'était pas très grande, que Will prenait beaucoup de places et qu'il arrivait toujours à venir se coller à elle aux moments où elle voulait voir ce que donnait les essayages. A vrai dire, cela ne la dérangeait pas vraiment qu'il ne cesse de la dévorer du regard, de la dévorer tout court. Depuis un moment ses lèvres parcouraient sa peau satinée lui donnant à chaque fois des frissons incontrôlables. Elle avait bien compris que l'attirer dans cet endroit avait été une grossière erreur. Que du moins cela semblait lui donner les pires idées. Au fond, son comportement ne déplaisait pas à la jolie rousse. Qu'il fasse ainsi attention à elle, qu'il la couve ainsi de baisers et de regards de prédateur, qu'il lui montre à quel point il était difficile pour lui de résister était une grande satisfaction personnelle. D'ailleurs ce ne serait pas la première de la journée.

En effet, un peu plus tôt dans la journée elle avait déjà réussi à lui faire accepter la pièce ultime qui ferait de son manoir un endroit idyllique. Sur le balcon, le jacuzzi avait été toléré, car elle avait su trouver les bons arguments. Puis un peu plus tard, alors qu'ils se trouvaient tout les deux dans cette boutique chic et qu'ils avaient essayé des tenues de soirée, la proposition de l'accompagner à un gala de charité ne l'avait pas vraiment séduite. Elle comprenait fort bien ses réticences et son air d'enfant boudeur était terriblement attendrissant. Mais si le costume du bel ange l'avait envouté, celui de la flamboyante rousse n'avait certainement pas laissé sans effet le blond. D'ailleurs les échanges de tendresse qu'ils s'étaient permis et qui semblaient fortement courroucer la vendeuse, le montrait fort bien. Un petit sourire narquois sur les lèvres, la jeune femme en avait profité, afin de lui montrer à cette pimbêche qu'elle pouvait toujours rêver de mettre un jour ses sales pattes sur cet homme.

La robe qu'elle avait faite faire sur mesure il fallait l'avouer, était tout simplement divine, à l'image de la jeune femme qui la portait d'ailleurs. Et elle avait produit l'effet escompté car Will avait finalement accepté. Il avait accepté de venir avec elle à ce gala qui représentait à ses yeux quelque chose de tout à fait spécial. C'était sa seconde satisfaction de la journée.
Pour le moment personne n'était réellement au courant de ce qu'elle avait découvert en Russie, et ce qu'elle était sur le point de découvrir. Ce gala était un prétexte pour avoir de plus amples informations sur Stanislas et elle comptait bien ne le rater pour rien au monde. Mais y aller seul était aussi déprimant qu'inconscient. Will s'il pouvait se montrer maladroit, grossier et un peu simplet parfois, n'en restait pas moins un bon Auror. Quand il voulait ...
Et sa présence serait rassurante et feindre un couple permettrait une meilleure couverture que si elle était venue seule et qu'elle fouinait un peu partout.

Feindre un couple ... cette pensée lui avait donné un coup de chaud tout d'un coup. S'ils jouaient la comédie tout les deux, alors ils la jouaient vraiment très bien. Les gestes étaient encore imprécis et parfois gênés pourtant, ils en avaient toutes les caractéristiques, d'un couple. Alors se pourrait-il ... oui était-il possible qu'ils soient vraiment un couple ? Pas comme les autres certes mais un couple quand même ?
Céleste ne put s'empêcher d'esquisser un sourire à cette drôle d'idée qui germait dans sa tête. Celui qui avait tenté de berner l'autre avait été berné lui aussi. Cela marchait évidemment pour elle, mais elle ne savait que trop bien que cela marchait également pour son élégant compagnon. Il semblerait qu'ils soient tout les deux trop immatures et trop arrogants pour se rendre à l'évidence. Mais il fallait laisser le temps au temps après tout. La rousse se rapprocha de lui déposant un baiser sur sa joue.

“Ne t'en fais pas Will, tu n'auras pas à donner d'argent. Nous sommes invités, au frais de l'organisateur. Nous n'aurons qu'à nous contenter d'y être, et d'y être sous notre meilleur jour. Pour ça je ne me fais pas de soucis, ces tenues sont splendides !”

Une fois leurs achats payés et leurs sacs en main ils sortirent de cette boutique chic et hors de prix. Déjà à ce moment là, la demoiselle avait remarqué l'agitation palpable de son ami. Il se faisait plus insistant et ses regards suppliants lui firent penser que tout à l'heure dans la cabine, il n'aurait pas refusé d'aller un peu plus loin. Se mordant la lèvre, elle regrettait déjà d'avoir émit cette hypothèse. Car à son tour des images défilaient dans sa tête et ses joues se mirent à lui brûler fortement et pas que ses joues. La séduisante Auror avait mis les nerfs du blondinet à rude épreuve aujourd'hui et ce n'était pas prêt de se terminer non. Car elle avait une dernière chose à faire. Lui prenant la main elle l'attira dans sa boutique de lingerie préférée. Il lui avait dit vouloir l'aider à choisir alors soit !

“Je n'en aurai pas pour très longtemps ici. C'est histoire de m'acheter quelques ensembles. Et puis tu m'as bien dit que cela te plairait de m'aider à choisir n'est ce pas ? C'est le moment de me prouver la justesse de tes gouts...”

Comme elle s'en était douté quelques instants plus tôt, les hormones du jeune homme le travaillaient. Le trainer dans ce genre de magasin était alors une torture digne des pires films d'horreur. Pour lui en tout cas. D'ailleurs il ne se gêna pas pour le faire savoir à sa douce. La situation était vraiment hilarante et elle se mordit la langue pour ne pas éclater de rire. Il semblait réellement mal à l'aise. Néanmoins, quand il vint enrouler ses bras autour de sa taille lui demandant de la guider, ce fut-elle qui fut mal à l'aise. Se déplacer ainsi n'était pas simple et les autres femmes présentes ne se gênaient pas pour regarder et commenter. Mais ça c'était plutôt drôle. Non, ce qui avait fait sursauter la métamorphomage, c'était la douceur de ce geste. Ne pipant mot, elle le tira derrière elle à travers le magasin.

Mais elle ne put prendre son temps pour choisir quoi que ce soit. Will était déjà en train de lui transmettre son irrésistible envie. Même dépendant d'elle, il arrivait à la troubler. Attrapant alors quelques modèles au hasard, elle se hâta de trouver les cabines d'essayage et s'y précipita. Les baisers de Will, son souffle chaud sur sa peau avaient fait naître un feu en elle. Ces cabines-ci étaient différentes de celles du magasin chic. A cette différence près qu'à la place du rideau, il y avait une porte qui se fermait de l'intérieur par un verrou. Elle pénétra alors dans la pièce contigu, ferma le verrou derrière elle, posa les dessous dans un coin et sans même signifier au jeune homme qu'il pouvait ouvrir les yeux, elle lui fit face et enroula ses bras autour de son cou, l'obligeant à se pencher vers elle. Ses lèvres allèrent alors dévorer les siennes sans prendre la peine de respirer entre deux baisers.

“Han Will ... tu exagères ...”


Une étreinte enflammée, brûlante et terriblement tentante qu'elle arrêta très vite de peur de ne faire une bêtise. Seulement voilà, Will lui ne l'entendait pas de cette oreille. Et c'est ainsi que les essayages devinrent un vrai supplice. Pour elle oui, pour elle mais aussi pour lui. Il n'arrêtait pas de la provoquer avec ses doigts insistants qui trainaient un peu partout sur son corps, faisant mine de l'aider à retirer ses vêtements puis de les remettre, mais profitant d'un moment d'inattention pour lui faire des caresses interdites et prohibées dans ce genre d'endroits. Mais il devait souffrir autant qu'elle, à la regarder et à la toucher ainsi sans pour autant pouvoir aller plus loin, sans pour autant pouvoir mettre à exécution ce qu'elle voyait encré dans ses yeux. Un, puis deux, trois, quatre ensembles d'essayés. Le dernier était en dentelle noire, transparente, se mariant parfaitement en contraste avec la peau blanche de la jeune femme et ses cheveux roux.

Il n'y avait pas de doutes elle allait finir par les prendre tous sans même les essayer ces ensembles si ça continuait. Comme à son habitude elle avait choisi bien trop de modèles et plus elle les retirait puis les remettait et plus les choses devenaient compliquées. Elle avait de plus en plus de mal à contenir Will qui se faisait de plus en plus insistant mais elle avait surtout de plus en plus de mal à se contenir elle même. Cela ne se faisait pas oh non elle le savait mais ... c'était contre toute morale, toute éthique, toute bonne mœurs, toute vie en société. Mais Will ne venait il pas de dégrafer son soutien-gorge ? Les démons se réveillèrent en elle et elle préféra fermer les yeux très fort. Non elle devait penser à autre chose, elle devait se rappeler qu'au delà de cette porte il y avait des gens. Un doigt venait de se glisser sous la dentelle... oui mais il y avait bien une porte !

Oui il y avait bien une porte et après tout chacun vaquait à ses occupations dans ce magasin ! Les yeux de la jeune femme se fermèrent encore plus fort si c'était possible. Son corps était tendu et brûlant. Non, c'était un manque de respect total, une hérésie, de la pure folie. Oh oui cela pourrait être terriblement excitant de se laisser ainsi aller à ses envies ... mais c'était mal ! Oui c'était terriblement mal et elle ne devait pas succomber à la tentation que représentait cet homme qui s'évertuait à coller son corps contre le sien et à faire glisser ses doigts et ses lèvres sur sa peau. Oui elle était une femme forte et déterminée. Son haut tomba à terre, bientôt suivit du bas qui glissa le long de ses jambes. La jeune femme se retourna alors sans crier gare, comme prise de folie et prenant appuie sur les épaules de ce terrifiant tentateur, elle enroula ses jambes autour de sa taille avant d'aller prendre ses lèvres d'assauts.

Elle n'en pouvait plus, elle allait étouffer, elle avait besoin de ses lèvres, de son corps, de sa peau, elle le voulait tout contre elle. Elle voulait aussi s'imprégner de son odeur, de sa chaleur elle voulait ne faire plus qu'un avec lui. Elle ne voulait plus jouer à présent, il ne devait plus jouer avec elle, elle n'en pouvait plus de ses assauts et de ses attentions, de ses prémices et des ses avants gouts, de ses promesses et de son inaction pourtant relative. Il ne pouvait pas ainsi l'inciter tout en restant aussi passif. Comment arrivait-il à tenir ainsi, comment avait-il pu cette fois-ci lui faire perdre la partie ? Les lèvres de la belle descendirent dans son cou, le mordillant avidement, avant de remonter vers son oreille et elle lui susurra.

“Will rentrons à la maison d'accord ... je te veux ... Oh Will ...

Ses lèvres rencontrèrent les siennes de nouveau dans une osmose parfaite, leur langue se marièrent dans une danse sans faux pas et les mains du jeune homme qui se baladaient sur son corps nu ne l'aidaient pas à s'arrêter sur sa lancée. Oui elle devait arrêter maintenant, car elle était à sa merci, elle ne pouvait plus rien contre lui. Si elle n'arrêtait pas maintenant, elle ne pourrait plus s'arrêter, jamais. Elle avait plus de volonté que cela oui elle était forte et combative. Mais le gout de ses lèvres chaudes et sucrées lui faisaient perdre la tête. La cabine d'essayage semblait être à présent un petit cocon douillet qui les avait accueillit en son sein. Céleste oublia alors le dehors, elle oublia le bruit des discussions, elle oublia les vendeuses, le magasin les sous-vêtements. Elle n'avait plus qu'une chose en tête. Lui ...

C'est alors que ses doigts s'attaquèrent aux boutons de sa chemise qu'elle défit un à un, avec une précision et une rapidité déconcertante sans pour autant relâcher son étreinte. Finalement, il était trop tard pour s'arrêter en si bon chemin ... la situation était entre les mains expertes du jeune homme à présent. Seul lui pouvait tout stopper en un instant. Céleste elle n'avait plus aucune raison.
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Re: Echappée belle

Message par : Invité, Mer 23 Nov 2011 - 22:57


Une cabine, quatre murs, et un petit mètre carré pour deux personnes enlacées. Enfin… Il y avait plutôt un jeune homme qui enlaçait une jeune femme… Qui, elle, essayait de se débattre pour pouvoir se contempler dans le miroir et être certaine que l’ensemble lui allait bien. Il fallait dire qu’elle n’avait pas en face d’elle un juge très impartial. Sous le coup de la frustration due au précédent magasin, Will n’avait plus d’yeux que pour elle et quels que soient les sous-vêtements qu’elle portait, elle était toujours aussi excitante.

Puisqu’elle souhaitait se regarder, il se plaça derrière elle, tout en passant délicatement ses mains sur sa peau dénudée et en continuant d’embrasser son corps avec douceur. Ce qu’il ressentait était plutôt étrange… Il avait envie d’aller plus loin mais ne souhaitait pas faire preuve de la précipitation ou de la sauvagerie habituelle. Pourquoi ne pas prendre leur temps pour une fois ? Allumer quelques braises et souffler lentement dessus pour que le feu s’allume en douceur et consume petit à petit les morceaux de bois qu’il trouvait… En vérité il n’avait même pas envie d’elle à proprement parler, il avait surtout envie de lui donner envie. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas eu besoin de séduire une femme parce qu’il était en manque – tout simplement parce qu’il n’était pas en manque – mais il n’avait plus cet apport que lui offrait la séduction. Il ne savait plus s’il plaisait comme avant, il avait même peur de perdre la main. Certes, les vendeuses avaient tendance à le regarder, comme toutes les autres femmes d’ailleurs, mais il n’avait plus cet apport de confiance en lui, et il avait besoin de le retrouver. Aussi fit-il tout ce qui était en son pouvoir pour la faire craquer, et qu’elle lui montre qu’elle était incapable de résister.

Tout cela avait d’ailleurs très bien débuté, lorsqu’une fois entrés dans la cabine d’essayage et les yeux toujours fermés, elle l’avait embrassé et entraîné dans une étreinte terriblement brûlante. Elle lui avait dit qu’il exagérait mais elle semblait tellement amusée lorsqu’elle le lui avait annoncé qu’il avait simplement rit et susurré que ça semblait lui plaire… Puis il avait continué, insistant un peu plus sur ses caresses, allant là où il savait qu’elle appréciait et profitant de ces petits moments pour se faire plus indiscret…

Douces caresses, baisers chauds et pourtant timides, l’entraînant avec tendresse vers les abysses pour finir dans une lente agonie. Il voulait qu’elle souffre, qu’elle lui résiste le plus qu’elle pouvait pour qu’il mesure l’effet qu’il lui faisait. Il mettait de côté ce qu’il ressentait pour mieux la tenir dans ses filets, devenir invulnérable et la soumettre entièrement à sa volonté… Et il y arrivait plutôt bien. Il faisait tout pour ne pas lui accorder le moindre baiser, pour ne pas goûter une nouvelle fois à ses lèvres sucrées car il savait très bien qu’il n’aurait alors pas tenu bien longtemps… mais surtout, cela aurait donné trop de satisfaction à la petite rouquine.

Faisant glisser l’ultime ensemble au sol, il commençait à avoir peur d’avoir perdu… Il continuait toujours les mêmes caresses, l’effleurant à peine dans le but de la frustrer, mais à part le repousser elle ne faisait pas grand-chose… Avait-il perdu la main ? Etait-il devenu incapable de séduire, de plaire, avait-il perdu son côté irrésistible qu’il avait travaillé pendant si longtemps parce qu’il n’avait pas eu besoin de draguer quiconque depuis longtemps ? Il commençait à le penser… Et pourtant il se trompait sur toute la ligne ! En une fraction de seconde, elle s’était retournée, s’était totalement collée à lui, avait enserré sa taille et l’embrassait avec une fougue merveilleuse. Ce baiser fut une véritable libération pour lui, qui commençait à en avoir assez de ne faire que des caresses, et il le lui rendit avec cette ardeur qui le caractérisait à chaque fois qu’il s’y mettait…

Quoi qu’elle puisse dire, il était trop tard : elle avait vendu son âme au diable en lui accordant cette folie et même sa volonté – plutôt mince il fallait l’avouer – de rentrer au manoir pour poursuivre la chose ne l’inquiéta pas. Non, c’était trop tard, elle lui avait dit oui avec ce baiser, elle avait accepté, elle ne pouvait plus reculer… D’ailleurs sa chemise à présent déboutonnée en disait long sur ce qu’ils feraient aujourd’hui dans cette cabine d’essayage…

Il était temps pour lui de reprendre les choses en main. La repoussant avec lenteur contre une des parois de la petite cabine – afin de ne pas affoler les gens alentours qui risquaient déjà de se demander qui se trouvait dans la cabine pour que cela dure si longtemps – il continua à déguster ses fines lèvres avec un plaisir nouveau. Le baiser se fit moins ardent, même si le feu qui le consumait lentement s’intensifiait à mesure qu’il se retenait d’aller plus vite. Ne répondant plus à ce manque qui ne l’avait jamais quitté depuis la première fois où il avait pratiqué, il pensait avant tout à son plaisir à elle, à être tendre, car plus elle apprécierait, plus ils recommenceraient.

*

Lorsqu’il sortit de la cabine, Will avait un sourire qui remontait jusqu’aux oreilles. Il était d’ailleurs tellement de bonne humeur qu’il portait même tous les sacs qui contenaient tous leurs achats ! Oui oui, ceux de Will mais aussi ceux de Céleste ! Et ce n’était pas peu dire ! A croire qu’il en devenait galant… Enfin non en vérité il n’était pas galant, simplement ce serait beaucoup plus facile pour elle de payer ses achats avec son argent, de sortir sa bourse, sans avoir tous ces sacs à porter. Oui c’est ça, on va dire que c’est pour ça, ça lui fera au moins une excuse.

Puisque la demoiselle ne souhaitait plus aller dans aucun autre magasin, ils trouvèrent une rue déserte et transplanèrent chez eux… Enfin plutôt chez Will mais disons que la demoiselle serait largement tolérée pendant longtemps. Tout le temps d’ailleurs. Ben oui, fallait pas lui demander d’être sa gardienne du secret s’il voulait pas qu’elle reste un peu.

Seulement voilà, après une journée intensive de courses, enfin disons plutôt une après-midi avec une matinée bien remplie, Will avait vraiment mais alors vraiment très mal aux pieds. C’est ce pourquoi à peine arrivé, il balança tous les sacs sur le canapé, lança un regard de défi à Céleste tout en disant :


« On rangera plus tard hein ? J’ai trooop mal aux pieds… T’as raison, le jacuzzi a son utilité ! »

Et c’est ainsi que, dans le salon, il retira pratiquement tous ses vêtements, déposant tout au sol en ne gardant sur lui qu’un boxer plein de couleurs. Un regard rieur et un sourire amusé sur les lèvres, il se dirigea en direction du jacuzzi et savoura le bain chaud qu’il offrait à ses pieds.

[HRP : Ce RP est à présent terminé]
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Hélène Leroy
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Re: Echappée belle

Message par : Hélène Leroy, Mar 10 Jan 2012 - 18:09


{PV : Edward G. Keallen}

Je n'avais pas qu'envie de sortir, ni envie de me balader, non. J'avais envie d'être libre, libre comme l'air qui jouait avec mes cheveux bruns foncés en ce moment là. Ce vent fouettait mon visage de tous ses angles. Rien d'autre n'aurait put plus me ravir que de sentir celui-ci se faufiler de partout de mon corps recouvert par une multitude de veste chaudes. Au moins, la pluie n'aidait pas ce vent à venir se poser sur mes vestes. En aucune autre façon je n'aurais pu être aussi bien de toute ma vie. Fini l'angoisse des cours ou la tête explosant pendant les repas, j’avais besoin de clame. Seulement de clame. Ou bien d'être un peu seule pour un moment. Je n'aime pas énormément les filles de mon dortoir, elles ne me comprennent pas. Elles parlent tout le temps. C'est affreux. De plus, leurs histoires stupides de "Tu l'as embrassé ?" ou "T'aimes qui ?" ou encore "Il t'a demandé de sortir avec lui ?" cela me passait totalement par dessus la tête et je n'en pouvais absolument plus. Je ne sais pas en plus, comment elles font pour arriver à ne pas perdre la boule... Bon, elles ne me comprenaient pas et n'arrivaient pas à déduire qu'il fallait mieux m'éviter. Je ne suis pas un monstre, non... Je parle avec les yeux. Si j'avais été muette, tout aurait été parfaitement pareil. C'est bizarre, non ? Parler avec les yeux. Je suis très timide, donc parler avec les yeux fait ressortir mes paroles et mes émotions.

En se samedi de Janvier, j'allais me balader dans les rues de Londres, à la recherche d'un visage inconnu pour apprendre à canaliser ma timidité qui ne faisait qu'augmenter en moi. Mes yeux violets ne cessaient de se poser sur la moindre chose bougeant, la moindre chose colorée. Presque personne se promenait dans ses rues, le froid mordait de nombreux passants et le bout du nez de ses "victimes" était rouge, ce qui prouvait leur présence dans l'hiver. Le froid, lui, me gagnait peu à peu, faisant ressortir une couleur rouge sur mes pommettes fraîches. Une vapeur blanche s’échappait de ma bouche rosée par l'hiver. Ma respiration était régulière. J'avançais sans but précis, à la recherche d'une connaissance. M'arrêtant par-ci par là.

Je n'avais aucune envie de m'arrêter, être seule avant de voir quelqu'un me réjouissait d'avantage que si mes amis étaient avec moi. Parfois, la solitude me convient. Je venais de me prendre une gaufre chaude, au caramel. J'adore cela. Par contre, être debout dans le froid avec une gaufre à la main n'était pas très adéquate... Je marchais, à la recherche d'un banc ou quelque chose qui puisse avoir le même usage. Je vis des bancs. Des rebords de petits parcs mais tous étaient pris par des passants qui cherchaient comme moi, la solitude. Certains paraissaient pensifs, d'autres avaient l'air d'avoir vécu quelque chose d'heureux. Soudain, je vis un banc avec un jeune homme de à peu près mon âge assis dessus, il devait être à Poudlard.

Je m'approche timidement du jeune homme, cherchant un certain réconfort. Ma gaufre dans les mains me tient chaud, c'est très agréable. Je le regarde un instant, plongeant mon regard dans ses yeux, pour oublier ce qui se nomme en moi : timidité. Puis, après une longue hésitation et un silence désagréable, je demande de ma voix douce :

- Salut, euh... Je peux m'asseoir ou tu attends quelqu'un ?

Je sourie poliment, espérant que se jeune homme sera gentil et agréable. J'avais gardé ma robe de sorcière portant les couleurs de Serdaigle, j'avais eu assez de flemme de me changer... J'attends patiemment la réponse du jeune homme, ne sachant ce qu'il va répondre.
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Edward G. Keallen
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Re: Echappée belle

Message par : Edward G. Keallen, Sam 14 Jan 2012 - 12:33


Edward avait passé les derniers jours en cours et pensait depuis une semaine à ces fameuses vacances de Noel qui était arrivées. Il en avait d'ailleurs profité pas mal de ces congés, mais la nouvelle année était déjà passée également, cette nouvelle année qu'il avait d'ailleurs passés avec quelques Serdaigles, mais sans plus. Celui-ci n'aimait pas toutes ces fêtes et en ce jour de janvier, un samedi où il n'y avait rien à faire à Poudlard puisqu'il n'était pas rentré chez lui. Edward avait décidé seul de se rendre dans les rues de Londres, une ville plutôt agitée, mais qui restait tout de même assez calme.

A Londres, il s'était baladé dans les différentes rues, passant près de plusieurs chalets qui étaient installés ici pour le fameux marché de noel, celui-ci se baladant habillé d'un pull-over bleu, d'un pantalon de jean et de son écharpe de sa maison de Serdaigle qu'on pouvait apercevoir vu l'emblème que laissait paraitre celle-ci. Celui-ci arrivant devant un chalet avait une petite envie, une envie de chocolat chaud et de marrons chauds, rien ne se fit attendre et il se fit ce petit plaisir d'acheter à ce marchand ces fameux marrons chauds et son chocolat chaud, il remarqua non loin un petit banc libre, il se rendit vers celui-ci d'un pas accélérer pour ne pas que l'on prenne la place avant lui, il y déposa son chocolat chaud à côté de lui et commençant à manger ses fameux marrons chauds qu'il appréciait ici à Londres et où il ne trouvait pas à Poudlard.

Après quelques minutes, la petite rue était remplie de personnes qui se baladaient les uns et les autres... certains heureux, d'autres beaucoup moins.. il ne faisait pas très chaud et les gens se réchauffaient assis sur des bancs, aucun banc au regard d'Edward n'était libre, d'ailleurs une jeune fille s'approcha d'Edward et lui demanda si la place était libre ou si celui-ci attendait quelqu'un, mais non malheureusement il s'était rendu ici seul et était toujours seul depuis son arrivée.

« Non, je suis seul içi et je n'attend personne. Je t'en prie, tu peux prendre place à mes côtés. »

Dit-il d'une voix aimable et plutôt douce avec un petit sourire suivi d'un petit clin d'oeil, pourquoi prendrait-il toute la place alors que celle-ci était libre ? Autant en faire profiter tout le monde.
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Re: Echappée belle

Message par : Hélène Leroy, Mer 8 Fév 2012 - 11:59


Désolé, c'est pourri, je ferrais mieux la prochaine fois et encore désolée pour le retard.
Dans ce RP, Hel' a toujours 17 ans


Je regarde longuement le jeune homme. Il a l'air très gentil. Il est vêtu d'un simple jean. Il me répond gentiment :

- Non, je suis seul içi et je n'attend personne. Je t'en prie, tu peux prendre place à mes côtés.

Suite à sa réponse, je prends place à ses côtés. J'ai hâte d'en savoir plus sur lui. Mes fesses touchent le banc froid en pierre. Un frisson parcourt mon corps entier. J'ignore le froid qui m'envahis à ce moment. J'ai froid mais tant pis. Je croque un peu ma gaufre, en essayant de chercher un peu de chaleur à travers. Malheureusement, elle ne me réchauffe pas du tout. Mais mes papilles dégustent. Je mâche doucement. Puis, j'avale. Je me dis que ce n'est plus beaucoup le moment de manger comme si de rien n'était, comme si ce jeune homme n'était pas là. Je me tourne légèrement vers lui, lui sourie et lui dit de ma voix douce :

- Au fait, je suis Hélène Leroy, et toi?

Je fais un large sourire pour essayer de détendre l'ambiance, malgré le froid qui nous entoure. Mes mains sont rouges. C'est flippant. Je suis congelée de la tête au pieds. Pourtant, je me rends compte d'une chose. Je viens de parler, toute seule, sans avoir à me pousser. Ma conscience est endormie ? Ma timidité aussi ? Je me sens libre. Je me sens libérées, mais je sais que ma timidité ne va pas tarder à revenir et à détruire mes espoirs.
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Re: Echappée belle

Message par : Edward G. Keallen, Mer 8 Fév 2012 - 12:25


Edward se promenait dans les rues de Londres dans ce froid glacial, chaque fois qu'il retournait à Londres. C'était durant la période d'hiver, donc il ne voyait pas souvent Londres sous le soleil et donc les magnifiques couleurs du soleil tappant sur les arbres, batîments divers.. Il ne voyait que la neige, le froid, le givre et surtout l'humeur froide qu'il pouvait exister entre les personnes. Celui-ci s'était d'abord arreter sur un banc près de divers chalets d'hiver qui vendaient boissons, gauffres et marrons chauds. Mais le jeune Serdaigle n'aimait pas trop tout ces aliments qui se vendaient à tout les coins de rues. Et il ne devait pas attendre lontemps avant qu'une jeune femme habillé des couleurs de Serdaigle également de Poudlard.. c'était tellement rare de trouver des élèves de Poudlard habillé de leur cape en pleine milieu de petites ruelles de Londres. Les élèves préfèraient pourtant rester chaudement dans leur chambre à Poudlard ou bien dans leur famille et profiter d'être en compagnie de celle-ci avant de retourner à Poudlard mais non, il voyait qu'il était pas le seul à se promener ici en plein hiver.

La jeune femme était un peu près de sa taille, un peu plus petite simplement, on pouvait voir qu'elle était brune et surtout on pouvait bien aperçevoir sur les traits de visage de celle-ci, qu'elle avait surtout très froid. Elle tenait dans ses mains, une gauffre, celle-ci avait l'air d'aimer ceci mais Edward n'était pas fan de toutes ses gourmandises. Il regardait cette jeune brune déguster sa gauffre avec un petit sourire. Revoir des élèves lui faisait un bien être intérieur. Il commencait doucement à déprimer du manque de l'ambiance de Poudlard. Il allait d'ailleurs bientot y retourner et certainement y retrouver ses amis et pourquoi pas faire de nouvelles connaissances. Soudainement, il s'arreta de penser et écouta la jeune fille qui se présenta auprès de lui, il ne se fit pas attendre et lui répondit immédiatement.

« Enchanté Hélène, moi c'est Edward G. Keallen. »

Il n'était pas du genre à bavarder comme ca en pleine rue, mais là ce manque de compagnie se faisait ressentir en lui et parler lui faisait un petit bien qui le réchauffait doucement. Une jeune fille inconnue.. même le visage de celle-ci ne lui vint pas à l'esprit. Mais dés à présent, il connaissait déjà l'identité de celle-ci, Hélène Leroy, rien ne lui vient encore à l'esprit malgrés le nom de celle-ci... peut-être l'avait-il déjà aperçu sans y faire guère attention. Il sortit un instant de ses pensées et dit.

« Je vois que tu viens de Poudlard et principalement de la maison des Serdaigles, comme moi d'ailleurs. Mais je dois t'avouer que ni même ton nom, ni ton visage ne me rapellent ta personne. »
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Re: Echappée belle

Message par : Hélène Leroy, Lun 13 Fév 2012 - 17:07


Navré de cette qualité....
Le jeune homme ne se fit pas prier et répondit presque aussi tôt mes paroles achevées :

- Enchanté Hélène, moi c'est Edward G. Keallen.

Edward... Original ! Je n'en connaissais pas, jusqu'à aujourd'hui. Son visage, par ailleurs, m'étais familier, pourtant, je ne me souvenais pas l'avoir croisé réssement, ou quoique ce soit. J'avais dût le croiser dans les couloirs, ou vu à la table des Serdaigles. Oui, cela devait être ça. Celui ci, me tira de mes pensées :

- Je vois que tu viens de Poudlard et principalement de la maison des Serdaigles, comme moi d'ailleurs. Mais je dois t'avouer que ni même ton nom, ni ton visage ne me rapellent ta personne.

Je sourie. Je remange une bouchée de ma gaufre, qui commence dangereusement à diminuer. J'avale et dit doucement :

- Tu ne me dis pas grande chose non plus...

Je pars dans un fou rire, enfin... Fou, ne serait pas vraiment le mot. Disons que je commence à rire joliment. Puis, j'arrête doucement, et remange une toute petite part de ma gaufre, car il n'en reste plus grand chose. Je recommence à grelotter. Mes mains sont rouges, par manque de gants. Je suis congelée de la tête aux pieds. J'attends qu'il dise quelque chose, car je vais rien sortir de plus, vu ma timidité. Je m'en fiche, j'attends, même si je me les pèles.

Je soupir, et une grande fumée blanche sors de mes fines lèvres. Elle s'évapore peu de temps après l'avoir formée. J'ai froid.

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Re: Echappée belle

Message par : Cupidelfe, Mar 14 Fév 2012 - 12:53


Une nouvelle mission pour Cupidelfe, chercher parmi des passant, c'était pas du tout comme si on cherchait une aiguille dans une botte de foin. Je recherche Miss Leroy ... vous êtes Miss Leroy ??? Non ... Miss Leroy ... une heure plus tard... Misssssss Leroyyyyy, Cupi était au bord de la rupture. Quand enfin, il vit une jeune femme se diriger vers lui.
Je vous souhaite une bonne Saint Valentin

Cupi fatigué s'éclipse en laissant derrière lui des baguettes volantes qui dessinnaient de petits coeurs (Ollivander's sponsor)


Bonne St-Valentin
_______________




Joyeuse Saint Valentin...

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Re: Echappée belle

Message par : Rilla Blythe, Mar 22 Mai 2012 - 18:30


HRPG: RP privé avec Stuart, suite de notre RP du bar des ténèbres

Rilla sortit du bar des ténèbres avec Stuart, le jeune homme ayant décidé de l'emmener quelque part. La jeune fille ne pensa même pas à refuser, trop heureuse de pouvoir passer un peu de temps avec l'auror.
Sa confiance pâlit néanmoins quelque peu en même temps que son visage lorsqu'il lui apprit qu'ils se déplaceraient en balai. Ce n'est pas que la serdaigle aurait préféré transplané, c'était juste qu'elle n'était jamais très rassurée sur un balai, craignant terriblement de tomber.

Déglutissant péniblement, elle s'obligea au calme. Elle ne tenait pas à passer pour une poltrone devant Stu, surtout pas après lui avoir affirmé qu'elle comptait devenir auror quand elle serait plus grande.
D'une main mal assurée elle agrippa le manche du balai et l'enfourcha, s'installant devant Stuart.
- Je suis prête! dit elle d'une toute petite voix en se cramponant de toutes ses forces.
Toute à son angoisse, elle ne remarqua même pas le sort de camouflage que l'auror lança pour les masquer à la vue des moldus.

L'instant d'après, ils s'élevaient dans les airs. D'abord crispée, la serdaigle finit par se détendre légèrement, et même à y prendre un certain plaisir.
Ils finirent par se poser dans une petite ruelle assez sombre pour un début d'après midi. Rilla se demanda s'ils ne se trouvaient pas dans une allée jumelle à celle des embrumes. Idée sufisamment angoissante et déplaisante pour qu'elle se rapproche de Stu, et se promette de ne pas le lâcher d'une semelle.

N'osant pas questionner l'auror, et évitant de s'interroger sur le genre de lieu qu'aimait fréquenter ce dernier, elle se contenta de le suivre. Très vite ils débouchèrent dans une grande artère. La rue plus que passante était noire de monde. C'était comme s'ils se retrouvaient soudainement dans un autre monde.

Les yeux écarquillés, la jeune fille regardait partout autours d'elle. Il y avait tout un tas de boutiques, d'échopes, et de restaurants de tous les styles, à la façade de toutes les couleurs et même pour certaines particulièrement bariolées. La population aussi été assez hétéroclite. Des jeunes, des familles, des punks, des super-tatoués, s'en était extraordinaire, on aurait dit un tableau vivant.
Rilla était fascinée par tout ce qu'elle voyait, par la vie qui débordait de tous les côtés, elle trouva aussitôt que ce lieu ressemblait énormément à Stu sans trop savoir pourquoi. Elle, elle ne savait si elle l'aimait, il était trop différent de tout ce qu'elle connaissait, aussi elle ne pouvait s'empêcher de se sentir un peu effrayée, et quelque peu mal à l'aise dans ce lieu chatoyant et grouillant de monde.

- Waouh! C'est...fascinant! Où sommes nous?
finit-elle par demander à demie voix.

Elle ne parvenait pas à cacher la grande impression que Camden Town lui faisait. Sa curiosité finit par prendre le dessus sur ses autres émotions. Elle était avide d'apprendre un max de choses sur l'endroit surprenant où l'auror avait décidé de l'emmener. Nul doute que ce qu'elle voyait et découvrait nourrirait pendant un long moment ses pensées d'adolescente rêveuse.
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 Echappée belle

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