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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Echappée belle
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Louis Desaix
Gryffondor
Gryffondor

Re: Echappée belle

Message par : Louis Desaix, Mer 5 Sep 2012 - 16:31


RP unique destiné à exprimer ma pensée du moment, sans lien avec ceux du dessus. RIP par ailleurs.



Bref. J’ai pris un verre.
Dans la vie, il y a des moments où on monte très haut, d’autres où on se retrouve bien bas. Moi, j’ai pas l’habitude de prendre l’avion, mais hier soir j’ai bien plané quand même. Je ne me souviens de presque rien, sauf du bar où je suis allé, et pourquoi j’y suis allé. Il y a des fois où on se sent confiant et prêt à avancer, d’autres où on à l’impression d’être une sous-m*rde. Je ne crois pas que j’étais prêt. Et contrairement à ce que les gens disent, ce qui ne m’a pas tuer ne m’a jamais rendu plus fort.

Je suis venu pour prendre un verre. Une chose en entraîne une autre, par politesse j’en ai pris sept. Au premier j’ai vu cette fille qui venait vers moi et qui me demandait quelque chose, mais je sais plus quoi. Au deuxième j’ai commencé à danser un peu sur la musique du bar. Elle était à chier mais quand on boit, on a toujours tendance à s’en balancer. Au troisième verre, la fille est venue danser avec moi, j’ai rien demandé mais quand on est un homme on a toujours tendance à s’en balancer. Au quatrième je me suis assis sur une chaise, la fille s’est assise sur moi. On a du discuter, mais pas longtemps a priori parce que c’est à ce moment que j’ai un noir. Ce qui est embêtant quand on est bourré, c’est que les noirs arrivent toujours aux moments les plus intéressants. Au cinquième j’étais sur le sol, mais cela ne m’a pas empêché de prendre le sixième. D’ailleurs je ne souviens plus pourquoi il se trouvait là, mais cela ne change rien au fait que le barman m’en a servi un septième en partant. Je sais plus si j’ai payé mais on m’a rien demandé et quand on est humain on a tendance à s’en balancer.

Je me suis réveillé ce matin au pied d’un arbre. Je suis resté assis éveillé pendant plus de dix minutes. Un chat est passé, j’ai pas bougé. Il m’a regardé, je l’ai regardé, il m’a regardé, j’me suis dit que tout serait plus facile à sa place. Je lui ai dit qu’il avait bien de la chance, mais quand je me suis rendu compte que je parlais à un chat, il est parti. Après une onzième minute excessivement longue, j’ai tenté de me lever mais j’avais cette douleur précisément partout. Après trois tentatives infructueuses, j’ai glissé ma main dans ma poche et j’y ai trouvé une baguette. J’ai constaté relativement vite que cela ne m’appartenait pas, et j’ai cherché à qui cela pouvait justement appartenir.

Je me suis levé, j’étais faible et vraiment fatigué, alors que je venais de me lever. J’ai cherché la logique dans tout ça mais j’ai eu vite mal à la tête. J’ai vomi, et quand je me suis relevé un mec se tenait exactement devant moi. Je comprenais pas tout, je me souvenais de sa tête mais vaguement. Il a repris la baguette et il est parti. C’est à ce moment que j’ai réalisé que j’avais fait une bêtise, mais le problème, c’est que je ne me souviens plus quoi. J’avais le poids de la culpabilité. Une envie irrépressible de tout arrêter, de recommencer. Mais c’était trop tard. C’était toujours trop tard.

Je suis retourné au bar pour tout réparer, mais quand je suis arrivé, je ne reconnaissais personne. Et tout seul je suis ici à nouveau. Tout seul je ne changerai jamais. Trouvant la solution à tous mes problèmes, je commande un autre verre. Je serai ivre à nouveau, pour sentir un peu d’amour. Est-ce que je devrais ? On m’a toujours dit non, mais je n’ai jamais arrêté. On peut jamais s’arrêter, sauf à la fin. Et souvent, elle arrive plus vite que prévu.

Bref. J’ai pris un verre.
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Max Aaron Parker
Serdaigle
Serdaigle

Re: Echappée belle

Message par : Max Aaron Parker, Sam 24 Nov 2012 - 14:44


/RP with Darnel\


Courir. Et vite. Très vite. Pour le moment, c'est la seule chose qui passait dans l'esprit de Max. En même temps, il fallait avouer qu'il n'avait pas vraiment le temps de s'arrêter prendre un sandwich. Finalement, Darren avait raison, c'est bien pratique de savoir courir vite et longtemps. Après tout, au vu du peu de muscle qu'il possédait, la fuite restait tout de même son meilleur atout. Bon, il ne ressemblait pas à ces héros de films ou de vie réelle qui risquaient leur vie pratiquement tous les jours, mais le blondinet préférait rester en vie encore un petit bout de temps. Il ne comptait pas mourir tout de suite. D'après lui, il lui restait pas mal de chose à vivre, ou au moins finir Poudlard quoi ! Bon, penser à la mort n'était pas vraiment ce qu'il y avait de plus joyeux, et même si Max n'était pas dans une situation facile, il fallait qu'il ce reprenne.


~ Non mais franchement, qu'elle idée il avait eu ? Ce matin, tout ce passait bien, n'ayant, comme à son habitude, pas envie de rester planté dans le parc de Poudlard toute la journée, il avait décidé d'aller ce promener. Pour l'instant, rien de plus normal, c'était à ses habitudes après tout. Rester cloîtré trop longtemps au même endroit lui faisait péter les plomb. Et il aurait fini par s'en prendre à quelqu'un. Pas d'un naturel très méchant, mais il ne fallait pas le chercher, tout simplement. Comme beaucoup de monde. Il se baladait donc les rues de Londres, ville où il habitait avec sa famille. Enfin, ''famille'' est un bien grand mot … Mais ils les considéraient comme tel. Il pensait à eux justement, surtout à Darren, son frère, la personne qui l'avait sortit de sa déprime. Même si c'était il y a longtemps, Max lui en était toujours très reconnaissant. Il était ensuite partit s'acheter un truc à grignoter parce que, comme à sa mauvaise habitude, il n'avait pas manger et son ventre commençait à ce faire entendre. Étant dans ses pensées, Max n'avait pas vu qu'il avait bousculé quelqu'un, faisant tomber son sandwich au passage. Il avait levé la tête et état face à un garçon d'à peu près son âge, mais bien plus baraqué.

Tu pourrais pas faire gaffe un peu ? Lui dit l'inconnu.

Non mais franchement, pour qui il ce prenait ce gars ? Ce n'était pas vraiment le moment, alors qu'il la ferme et parte, ça aurait été mieux pour tout le monde. Ce crétin l'avait poussé en arrière. Bon, rien de grave, il aurait pût lui mettre une patate, mais cela avait eu le don d'énerver le blondinet. Mais ce n'est pas vraiment son style de frapper le premier, il misait beaucoup sur les paroles.

Ce ne serait pas plutôt de ta faute ? Réfléchis avant de parler mec, à moins que … à non j'oubliais, ton cerveau ne te le permet pas.

Bien que ce ne soit que des paroles, en l'air qui plus est étant donné que Max ne connaissait pas la moindres chose sur cet homme, lui en revanche, ça avait eu l'air de l'affecter. Il tourna la tête des deux côtés et deux autres types avancèrent vers eux. Ah oui non, ça ne va pas être possible là. Un ça aurait encore pût passer même si ça aurait été compliqué, mais trois d'un coup … Il ne faut pas abuser non plus. Il aurait bien voulu sortir sa baguette, mais ce n'était pas des sorciers, le blondinet ne pouvait pas l'utiliser. Max baissa la tête et ce retourna. Il partit en courant. Très courageux me direz-vous, mais il n'avait pas d'autre choix. ~

Cela faisait bien une petite dizaine de minute qu'il courait et commençait à s’essouffler. Tout ça pour une petite bousculade stupide, décidément, le blondinet avait un don pour tomber que sur des crétins. De toutes façons, cela dur depuis qu'il est tout petit, mais à cette époque là, Darren était avec lui et lui sauvait la mise, même s'il était plus jeune que Max. Là, il était tout seul. Il ne savait pas s'ils étaient encore tous les trois à ses trousses, peut-être qu'il n'y en avait plus qu'un, ou deux, Max n'avait pas vraiment envie de se retourner pour voir cela. Mais la curiosité est un vilain défaut et il le fit quand même. Il n'en voyait plus que deux, peut-être que le troisième était partit, ou alors un peu plus loin. Enfin, Max se retourna pour voir où il marchait, mais n'avait pas eu le temps, d'éviter une personne qui était juste devant lui et lui fonça dedans. Décidément, ce n'était pas son jour. C'était un garçon, plutôt grand, musclé, un peu plus jeune que lui certainement.

Mer**, désolé, j'avais la tête ailleurs.

La tête ailleurs, à ça oui, il n'avait pas envie de se la faire fracasser en fait.
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Darnel James Williams
Poufsouffle
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Echappée belle

Message par : Darnel James Williams, Dim 25 Nov 2012 - 13:55


C'était le matin, il était environ dix heure au son de l'horloge. Il décida quand même à se lever. Il n'avait peut-être pas cours de la journée, mais il n'allait pas rester au lit, toute la journée, comme une loque. Ce n'était vraiment pas son style. Il posa les pieds au sol, et DJ se frotta les yeux, pour s'habituer à la lumière qui rentrait par la fenêtre de son dortoir. Après quelques secondes à se frotter ce qui lui servait à voir, il se leva enfin. Il se dirigea alors vers la salle de bain. Et se regarda dans le miroir. A la vue de sa tête, DJ ne put se dire autre chose que :"Faut vraiment que tu prennes une douche mon gars, t'es vraiment beau gosse, mais là, tu pues !" Il s'exécuta.

Il prit alors un gant de toilette qui était rangé dans l'étagère et prit aussi une serviette. La baignoire était vide. Il prit alors le savon, et en mit une poignée au fond du bassin, et sortit sa baguette magique. Il s'écria #Aguamenti un jet d'eau avec une pression assez forte, pour que l'eau soit mousseuse et que la baignoire soit remplit en cinq minutes. Il enleva alors son pyjama et se plongea, dans le bassin, remplit d'eau chaude et qui sentait la noix de coco. Il se savonna à l'aide du gant de toilette, et après avoir finit son bain, il sortit, prendre sa serviette, et se sécher.

Etant sec, il déposa le gant de toilette et sa serviette, qui était usagés, dans l'armoire, puis ferma la porte. Comme par magie, l'eau deux ustensiles avaient disparus ainsi que l'eau qu'il y avait dans la baignoire. Il retourna alors dans le dortoir, nu comme un verre, heureusement il était seul. Il mit alors un caleçon, ainsi qu'un jogging, et pour finir un tee-shirt, noir, moulant, son tatouage à l'épaule gauche dépassait. Il sortit alors du dortoir et descendit les escaliers de la salle commune, et se rendit dans les cuisines de Poudlard, pour ensuite monter les escaliers qui conduisent au hall. Il sortit alors au dehors, sans manger, et prit une grande respiration.


Après avoir bien respiré, il se dirigea vers la sortie de l'enceinte de l'établissement, et alla courir dans les villages avoisinant. Il prit une grande respiration et commença à courir, il était à Pré-Au-Lard, et fit deux fois le tour du village. Ceci fait, il se dirigea vers la gare, quelques mornilles en poche et décida d'aller rendre visite à sa marraine, celle-ci c'était occupé de lui pendant toute son enfance, c'est comme une deuxième mère.

Arrivé à la gare de Londre, il se dirigea vers l'extérieur de la voie ferroviaire. Devant la grande porte d'entrée, il s'alluma une cigarette et commença à marcher. Après quelques minutes, et quelques cigarettes, il se retrouva en bas de l'appartement de sa marraine, quand tout à coup, un garçon, un blond, mécheux, lui fonça dedans, il échappa sa cigarette et ne bougea pas d'un poil, le garçon se retrouva fesses contre le sol.

Il le regarda au sol, il ne savait pas quoi faire, il releva la tête et vit que deux personne le suivait en courant. Il rebaissa la tête en direction du jeune inconnu, qui devait être plus vieux que DJ, d'un an ou deux, pas plus, et sourit. Il pensa : "Toi, je sais pas ce que tu as fait, mais tu t'es foutu dans la m*rde !" Il passa sur le côté du blond, et se retrouva dos à lui, debout, droit, il attendait les deux garçons qui le suivait arriver tranquillement. Quand les deux furent à sa hauteur. Il se stoppa, ils étaient, deux, lui, seul. Il les regarda les deux, droit dans les yeux, et sourit. Il s'adressa alors à eux :

- Il y a un problème messieurs ? demanda-t-il tranquillement.

Les deux devaient avoir deux ou trois ans de plus que DJ, mais il ne broncha pas. Il resta là, à les affronter. Ils devaient être des moldus, car il ne voyait pas de baguettes. Après que les deux hommes firent oui de la tête. Il fit non du doigt. Après qu'il ait resourit, il donna un coup de pied dans le ventre de celui qui se trouvait à droite, il fut plié en deux, au sol. Il prit alors le deuxième par le col, et le colla contre le mur, à dix centimètres du sol et s'adressa à lui :

- Tu as deux options. Soit tu repars tranquillement avec ton petit copain, soit je te tue.

Il le relâcha et vit les deux hommes repartir en courant. Il retourna alors vers le petit blond, qui avait visiblement besoin d'aide. Car il était encore sur le sol, il lui tendit la main pour l'aider à se relever, une fois debout, DJ voulu faire connaissance :

- C'était qui ces deux là ? Tu les connaissais ?
l'interrogea-t-il.
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Max Aaron Parker
Serdaigle
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Re: Echappée belle

Message par : Max Aaron Parker, Mar 27 Nov 2012 - 18:12


Dans son élan, Max s'était retrouvé à terre, les fesses sur le sol. Décidément, ce n'était vraiment pas sa journée. Roh, je vous jure, ce garçon à le don pour ce mettre dans les emmerdes. Et cela ne date pas d'aujourd'hui. Étant petit déjà, c'était comme cela. Mais quand il était petit, les autres enfants ne savaient pas ce battre, lui non plus d'ailleurs, mais c'est cela qui était bien non ? Comme ça, tout le monde était au même niveau. Mais maintenant, maintenant qu'il est plus vieux, on voit tout de suite qui à le physique pour ce battre et qui ne la pas. Enfin, Max ne se plaignait pas, ce n'est pas le fait qu'il ne puisse pas ce battre qui l’énervait. Quoi que, ça dépendait des moments, car là, dans ce moment précis, s'il avait ne serait-ce que le quart de force de certains types, il serait heureux.

Enfin bref, Max leva la tête pour voir dans qui il était rentré. C'était un garçon, un peu plus jeune que lui certainement, des cheveux bruns et des yeux noisettes. À le regarder comme ça, juste par le physique, Max n'arrivait pas vraiment à cerner son caractère. Deux choix s'offraient à lui, soit il était dans le même style que les deux ou trois qui le suivait et il allait s'énerver et le frapper, ou alors simplement le remettre à sa place, soit il passerait son chemin.

Quand le blondinet le vit le contourner sans même une seule petite parole, Max haussa un sourcil. Qu'allait-il faire ? Partir comme ça, comme si rien ne s'était passé ? Quel type bizarre. Le jeune Parker allait ce relever, quand les deux autres qui le suivait arrivèrent à son niveau. Ce qu'il voyait le laissa médusé, les yeux ronds et la bouche grande ouverte. Le garçon dans lequel il était rentré il y a quelques secondes à peine commença à leur parler. Mais qu'est ce qu'il faisait ? Il allait ce faire démonter ! Max allait ce lever pour aider cette personne, mais quand il vit un des gars à terre et l'autre ne touchant pas le sol, il ce dit que de son aide, il n'en n'avait pas vraiment besoin.

Max n'entendit pas ce que le garçon disait, mais quand l'autre retomba au sol, il partit en courant avec son pote. Non mais, comment il avait fait sérieusement ? Le blondinet était tellement étonné devant ce qu'il venait de voir qu'il ne réalisa pas tout de suite qu'on lui tendait la main pour l'aider à ce lever. Quand il comprit cela, il sourie et tendit sa main également, pour être debout. Le garçon enfin sur pieds se demanda comment il pouvait remercier son interlocuteur. Il n'eut pas vraiment le temps de se poser la question, qu'une autre arriva dans ses oreilles.

C'était qui ces deux là ? Tu les connaissais ?

S'il les connaissait ? Pas vraiment non. Si Max n'avait pas eu le malheur d'en pousser un d'eux, il n'aurait pas eu à courir autant. Bien sûr, il aime courir, ça défoule et c'est très bien pour la santé. Mais le problème c'est que courir pour le plaisir et courir parce qu'on est obligé, il y a une différence. La deuxième option est beaucoup moins drôle.

Ça ne va pas ? Je traîne pas avec des mecs comme ça. En tout cas, j'te remercie, parce que je ne sais pas trop comment j'aurais pût faire sans toi.

Et oui, car sans lui, le blondinet aurait pût finir par les semer mais ce n'était pas sûr, ils avaient l'air de bien s'y connaître en course. Ou alors, il aurait pût finir rué de coups, chose beaucoup moins drôle. Encore, ça peut être drôle quand il y a une raison à ces coups, mais quand cette raison est aussi stupide que celle qui vient de ce passer, c'était beaucoup moins cool. Max ouvrit la bouche pour continuer, pour lui parler, lui demander comment il s'appelle sûrement, mais il n'eut pas le temps que son ventre fit un bruit d'homme des cavernes. Il ferma les yeux et sourie, effectivement, son sandwich était tombé quand il avait poussé un de ces types.

Excuse-moi, mon sandwich est mort quand je les ait rencontrés. Et comme je n'ai pas vraiment mangé depuis hier …

Le jeune homme ne fini pas sa phrase mais laissa sous entendre ce qu'il allait dire. Et oui, le petit-déjeuner, ce n'est pas ce que Max préfère, il n'aime pas manger le matin tout simplement. Et puis, le déjeune, ce n'est que quand il à faim. Sérieusement, et après il s'étonne de ne pas avoir le physique pour ne faire ne serait-ce que le quart de ce que ce garçon venait de faire pour lui. Franchement, il n'y a bien que lui qui ce pose la question.
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Darnel James Williams
Poufsouffle
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Re: Echappée belle

Message par : Darnel James Williams, Jeu 13 Déc 2012 - 20:03


*Désolé du looooooooooooong retard ma Maxou
Alors par où commencer ? :$*


Après que Darnel ait reposé le garçon, qui était plus âgé que lui, il s'enfuir en courant, rejoint par son petit copain, qui venait de se relever. Après qu'il les ai perdu de vue, car il tournèrent au coin d'une rue, il se dirigea vers le jeune homme, qui était, lui aussi, plus âgé que lui, et lui tendit la main pour l'aider à se relever. Celui-ci l'a prit et se releva, il prit la parole, avec une voix encore essouflée.

Ça ne va pas ? Je traîne pas avec des mecs comme ça. En tout cas, j'te remercie, parce queje ne sais pas trop comment j'aurais pût faire sans toi.

Le jeune homme le traitait tel un héros. Tout ce qu'il n'était pas.Effectivement, il était tous, sauf un héros, Darnel était ce que le Directeur appelle, un cancre, un garçon qui est tombé du côté obscure de la force (en mode Star Wars !). Mais Darnel, malgré ses quelques erreurs de comportements en cours, aimait aider son prochain, faire de nouvelles rencontres, et par dessus tout, se battre. Alors quand une occasion se présente, il se défoule. Ce jeune homme avait un physique de rêve. Pour les jeunes filles de onze ans. Il avait le même physique, que ce chanteur moldu, Justin Bieber. La même mèche et les mêmes fringues. Darnel voulut prendre la parole pour s'exprimer, mais le jeune homme l'en empêcha, il le laissa parler, puis prit la parole ensuite :

Excuse-moi, mon sandwich est mort quand je les ait rencontrés. Et comme je n'ai pas vraiment mangé depuis hier …

- D'accord... Mais je n'ai pas à manger, je suis désolé et tu sais, ce n'est rien, c'est normal d'aider les plus faible que soit non ? fit-il avec un clin d'oeil.
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Max Aaron Parker
Serdaigle
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Re: Echappée belle

Message par : Max Aaron Parker, Sam 22 Déc 2012 - 14:42


T'inquiète pas, et puis du coup moi aussi je suis vachement à la bourre :roll:

Après que le ventre de Max est fait, ce qu'il appelle, un bruit d'homme des cavernes, il s'excusa auprès de la personne qu'il venait de rencontrer. Après tout, il ne savait pas trop quoi lui dire. À par ''merci'', c'est tout ce qui lui était venu à l'esprit. Il fallait avouer qu'il l'avait bien aidé. Étant un poids plume, il ne pouvait pas grand chose face à ses adversaires. Il était bien plus doué avec une baguette entre les mains plutôt qu'avec ses poings. Mais il ce le disait depuis pas mal de temps déjà, savoir ce battre à main nu serait d'une grande utilité. C'est vrai quoi, en plein combat, on imagine que la baguette casse, s'envole jusqu'à un endroit où il n'ait pas le temps d'aller la récupérer, il faudra bien qu'il mette son ennemi hors d'état de nuire avec ses poings seulement.

Max n'est pas spécialement quelqu'un qui parle tout le temps pour raconter sa vie et monopoliser la parole. Bien sûr, son grand délire est d'aller aborder des inconnus pour faire ami-ami, inconnus qui lui inspirait confiance tout de même, car les mecs de tout à l'heure, il ne les aurait certainement pas aborder, les contourner aurait été mieux tout de même, mais bon on récolte ce que l'on sème comme on dit. Le blondinet aurait très bien pût penser que c'était le fruit du hasard qu'il c'était retrouvé dans cette situation, mais c'est ce que tout le monde pense. Que toutes les choses affreuses qui nous arrive sont la faute du hasard. Triste personne … c'est nous qui provoquons ce dont on est victime, Max était bien au courant de tout cela. D'autre gens pourraient dire que c'est Dieu, mais même, imaginons qu'il existe réellement, il n'a sérieusement pas que ça à faire de surveiller les petits êtres stupides qu'il à créer. Enfin, en est-il toujours que Max eu l'impression de couper la parole au garçon qui venait de lui sauver la vie, mais tant pis, maintenant qu'il avait commencé à parler, il n'y pouvait plus rien. De tout façon, il prit tout de même la parole.

D'accord... Mais je n'ai pas à manger, je suis désolé et tu sais, ce n'est rien, c'est normal d'aider les plus faible que soit non ?

Max sourit. Effectivement qu'il n'ait pas à manger ne le surprenait pas, après tout, tout le monde ne se trimbale pas avec des choses à grignoter dans les poches. Quoi que, le blondinet en avait connu de tels personnes quand il était dans des écoles moldus lors de ses maladies fréquentes. Décidément, il ne serait jamais viril, cela date d'il y a déjà très longtemps. Depuis sa naissance en fait, mais bon, on ne peut pas changer.

En entendant la dernière phrase que prononça le garçon, Max se mit à rire. C'est vrai que Max était plus faible que lui, et de loin, il n'en doutait pas une seule seconde, mais la façon dont il l'avait dit avait été si drôle, c'est vrai quoi, il à l'air plus jeune que lui et c'est quand même lui qui est allé le sauver. Quelle ironie. Histoire de renter dans son jeu, Max haussa un sourcil et adopta une attitude très ''sang pur''.

Ah. Mais qui t'as dis que j'étais plus faible que toi ? Je me réservais pour leur faire une super attaque de la mort qui tue, attend oh, je ne suis pas n'importe qui hein.

Max sourit, après tout, cette attitude ne lui allait tellement pas. Il voulait juste rire un peu, c'est vrai que cela faisait pas mal de temps que le blondinet n'avait pas rencontré quelqu'un. Mais oh fait, ce type, il faisait parti de Poudlard ? Aucune idée, mais il avait l'impression de l'avoir déjà vu, peut-être qu'en connaissant son prénom il allait savoir.

Oh fait, moi c'est Aaron, mais tout le monde m'appelle Max. Et toi ?

Son habituelle présentation, décidément, ce garçon ne changera jamais. Et bien oui, depuis qu'il est gosse il se présente de la sorte, mais ici, à Poudlard, ça avait l'air de moins gêner que dans les écoles moldus qu'il côtoyait avant.
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Darnel James Williams
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Re: Echappée belle

Message par : Darnel James Williams, Sam 22 Déc 2012 - 16:31


Darnel était en face du petit blondinet, qui était de la même taille que DJ, mais beaucoup plus mince. C'est vrai que si DJ n'avait pas été dans les parages, ils se serait fait casser la figure. Et vu la taille et la corpulence des deux garçons qui le suivaient il se serait fait atomiser. Mais bon, il l'avait sauvé et Darnel en était fier. Il avait fait sa bonne action de la journée. Il entendit un son bizarre, qui venait du petit mécheux. Ca venait de son ventre, peut-être avait-il faim. Après l'avoir entendu parler, effectivement, il avait faim, mais DJ n'avait rien dans les poches, et il lui fit comprendre. Même si il lui avait dit qu'il n'avait rien, il mit tout de même à sourire. Décidément il ne faisait que ça. Il lui rendit son sourire. Le blond l'avait remercier de son action et Darnel lui dit que c'était normal d'aider les plus faible, il sourit et s'exprima alors :

Ah. Mais qui t'as dis que j'étais plus faible que toi ? Je me réservais pour leur faire une super attaque de lamort qui tue, attend oh, je ne suis pas n'importe qui hein.

Darnel pouffa de rire. Effectivement, c'était bien drôle de le voir ainsi. Un petit gringalet qui se prends pour un gros dur, juste après s'être fait courser par deux idiots plus que costaux. Darnel reprit alors son sérieux. Afin de lui répondre.

- Il n'y a pas de doutes, fit-il en riant. Je vais te dire un truc. Pour se battre il ne faut pas se "réserver". Il faut y aller direct.

Après qu'il ait fait le gros dur, à dire ce qu'il faut faire pour se battre, le petit blondinet, se présenta et demanda à DJ comment il s'appelait. C'était la formule de base, après une nouvelle rencontre.

- Darnel James, mais tu peux m'appeler DJ, dit-il.
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Max Aaron Parker
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Re: Echappée belle

Message par : Max Aaron Parker, Mar 1 Jan 2013 - 18:52


Le jeune homme en face de Max pouffa de rire. Bon, ça va. Ça veut donc dire qu'il à été assez convaincant dans son rôle de mec ''super doué'' pour ce battre. Enfin tout ce qu'il voulait, c'était que le garçon en face de lui ne le prenne pas pour quelqu'un qui ce prend pour le centre du monde. C'est vrai, après tout, Max venait de dire des trucs complètement faux. C'était évidemment ironique, mais ça, peut-être que le garçon ne l'avait pas comprit, et c'est ce qui avait fait peur au blondinet le temps d'une seconde. Car le fait qu'il pouffe lui à prouvé que Max avait bien joué le jeu et qu'il avait comprit ce que le blondinet tentait de faire. Bon, il fallait tout de même avouer que le rire est quelque chose qu'il arrive très bien à provoquer chez les autres. Plus que la baston. Quoi que, il arrive très bien à la provoquer la baston, mais à la réglé … c'est une toute autre histoire.

Après tout chacun est doué pour quelque chose et n'est pas doué pour une autre. Max lui, c'était de faire rire les gens, ce garçon, qui venait de l'aider, c'était certainement sauver les âmes prises d’assaut par d'autre. D'autre personnes encore peuvent être doué pour exprimer ses sentiments, d'autres pour mettre à l'aise les gens, d'autres de réussir à faire parler tout le monde, même les personnes les plus renfermées. Enfin, on pouvait continuer comme cela longtemps, il y a beaucoup de dons et chaque personne en à un. Tout cela pour dire que tout le monde est différent et que c'est ça qui est bien dans la vie. Être soi-même est quelque chose de génial alors si en plus on arrive à faire quelque chose que pas beaucoup de monde fait, ça à de quoi rendre fier. Décidément, la vie est bien faite. Quoi que, tout le monde ne pense pas cela, et même si Max peut le penser à certains moments, à d'autres, il peut être vraiment triste et ce dire que ''la vie, c'est nul. Autant qu'il n'y ait pas de vie humaine sur terre, ça faciliterait la tâche aux animaux''. Si, c'est ce qui est sorti de la bouche de Max, et à plusieurs reprisent. Mais bon, tout le monde est triste à un moment ou à un autre dans sa vie non ? Et oui, si quelqu'un vous dit qu'il n'a jamais été malheureux une fois dans sa vie, c'est qu'il vous ment, tout simplement. Enfin, assez parler de sujets qui fâches. De toute manière, le jeune homme en face de lui ouvrit la bouche pour parler, et il réussi cette fois-ci.

Il n'y a pas de doutes. Je vais te dire un truc. Pour se battre il ne faut pas se "réserver". Il faut y aller direct.

Ah ouais ? Ouais c'était fort possible. Après tout, c'était une personne qui venait de terrasser deux mecs qui disait ça, alors le mieux était de le croire. Mais pour ce genre de chose, le problème du blondinet était justement de se ''réserver''. Soit il réfléchissait beaucoup trop, soit il ne réfléchissait pas du tout. Ce qui arrivait au même résultat en fin de compte. Il perdait. Il fallait sûrement trouver le juste équilibre. Certaines personnes devaient y arriver assez vite, comme celui qui venait de l'aider, et d'autre ne la trouverait sans doute jamais, comme Max.
Après s'être présenté, le jeune homme en fit autant. Comme ça au moins, le blondinet connaîtrait enfin l'identité de son ''sauveur''. Il le voyait bien s'appeler … Matthew (oui oui très recherché MDR)

Darnel James, mais tu peux m'appeler DJ.

DJ comme …. les Dj, ceux qui font de la musique, oui effectivement. Le mieux serait de ce taire quand même. Max n'avait pas fini sa phrase et ne comptait plus le faire après avoir réalisé que ce serait totalement stupide. C'était la première chose qui lui était passé par l'esprit on pouvait le pardonner. Non ?

Darnel James …. Comment l'appeler ? DJ ? Max repenserai toujours aux Dj s'il dit cela, Darnel tout simplement ? Darny ? Darnou ? Ouais, il allait quand même éviter les deux dernier sinon il le prendrait pour un fou, si ce n'est pas déjà fait.

Dis-moi, tu as apprit où à te battre comme ça ? Non, je ne veux pas payer pour savoir me battre comme toi, juste une simple curiosité.

Et bien oui, ce type avait dût s’entraîner un sacré bout de temps pour savoir faire cela. Il avait apprit ça dans un Dojo ? Par son père ? Un ami peut-être ? Ou tout seul tout simplement …
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Elenna Benson
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Re: Echappée belle

Message par : Elenna Benson, Lun 27 Mai 2013 - 17:51



[Pv: Daryl C. Hopper]


Apprends-moi à aimer...


L
a routine s’était installée dans la vie d’Elenna. Un quotidien avait été petit à petit mis en place sans qu’elle ne le veuille vraiment. Elle avait toujours souhaité vivre au jour le jour sans se soucier du lendemain ou de ses soucis mais les problèmes ayant disparus de sa vie, la belle vivait sa vie comme elle l’entendait. Elle travaillait, sortait et passait ses nuits de pleine lune à courir le museau au vent. Pourtant, dans ce train-train, il semblait qu’il manquait quelque chose. Bien que la vendeuse de baguettes soit comblée par sa vie, elle ne cessait de penser à toute sorte de choses. Elle voyait ses amies, qui, peu à peu, rencontraient un homme et disparaissaient à leur bras pour partir à l’aventure ou monter une famille. Mais Elen restait dans son magasin célèbre. Vendant des petits bouts de bois aux jeunes comme aux plus vieux, elle aimait son travail et ne l’aurait échangé contre rien au monde mais ce n’était pas le genre de boulot qui vous faisiez découvrir le monde ou rencontrer des gens de son âge. Alors la demoiselle sortait, lorsqu’elle n’était pas trop fatiguée. Lorsque les soirs de pleine lune étaient loin derrière elle, la jeune femme s’autorisait un peu de détente, espérant rencontrer une personne qui chamboulerait la routine qui l’avait peu à peu envahi.

Ce fut un soir, après une journée de travail aussi dure que les autres, épuisée et prête à rentrer chez elle qu’Elenna avait décidé de s’arrêter à son bar préféré : les Trois Balais. Espérant y retrouver son amie Irlandaise, ce fut une autre personne qui portait les mêmes couleurs qui passa la soirée en sa compagnie. Daryl. Daryl Hopper avec un o et deux p. Ancien Poufsouffle comme elle, il semblait frôler la perfection bien qu’il ait pu poser quelques questions idiotes. Mais il n’était pas bête, bien au contraire. Il savait, il avait deviné. Peut-être que les réactions de la belle au cours de la soirée l’avait guidé sur le droit chemin mais il avait deviné. Le bel homme faisait certainement preuve de beaucoup d’intelligence mais pas de crainte. Il savait qui se cachait sous les yeux doux d’Elen mais il avait bien exprimé son souhait de la revoir. Et pour rien au monde la demoiselle n’aurait refusé. La soirée avait été fort sympathique et le garçon s’était montré fort intéressant. Les points communs qui les réunissaient étaient nombreux et cela ne pouvait que plaire à la vendeuse de baguettes. De plus, Daryl était d’un charme à toute épreuve et elle ne doutait pas du fait qu’elle soit tombée dans sa toile… Elle l’avait quitté à la fin de la soirée, la nuit enfin tombée mais n’avait pas cessé de penser à lui tout de suite…

L’esprit léger et le sourire aux lèvres, bravant le froid comme s’il s’agissait d’un simple courant d’air, la jeune femme aux cheveux de neige avait rejoint son appartement qui se trouvait à quelques mètres du fameux bar de son enfance et de son adolescence à Poudlard. Ses chaussures avaient quitté ses pieds et son t-shirt son buste pour finir sur le canapé. Elenna s’était jeté sur son lit, soupirant de plaisir en retrouvant son petit chez-elle, le cœur embaumé de joie. Les hommes comme Daryl étaient rares, même très rares. Les hommes comme Daryl ? Ceux qui plaisaient à la belle bien entendu. Cela faisait fort longtemps qu’une personne du sexe opposé ne l’avait pas autant touché, charmé, enrôlé et plu. Elle se sentait totalement prête à la revoir. D’ailleurs, il était certainement fou car il n’avait pas fui. Il ne l’avait pas fui, elle. Elle, loup-garou au regard enjôleur et au sourire charmeur. Ou alors, le beau brun avait tout simplement laissé de côté les préjugés de la société des sorciers. Elen aimait cette idée, souriant de plus belle. Elle s’imaginait encore ses yeux plongés dans le regard vert du bel Irlandais. Puis le sommeil l’emporta, laissant ce sourire niais sur son visage et faisant de ses songes de doux paysages et de belles scènes romantiques.

Mais voilà une semaine que tout cela était déjà passé et la vie avait repris son cours. L’ancienne Poufsouffle n’avait pas oublié ce bel homme et devait tenir sa promesse : lui envoyer une lettre. Mais comment être sûre qu’il lui répondrait ? Comment savoir s’il n’avait pas fini par prendre peur ? Elle ne correspondrait pas avec lui. Un rendez-vous serait donné et si Daryl faisait son apparition, le sourire regagnerait le visage doux de la demoiselle. C’était le seul moyen qu’elle avait pour être certaine. Mais Elen n’avait pas voulu contacter de suite le brun, même si l’envie ne lui manquait pas. Ce n’était pas la peine de se montrer accro si finalement il la repoussait comme une moins que rien. Une longue semaine était alors passée et le week-end arriva enfin. Fermant le magasin qu’elle ne retrouverait que le lundi suivant, Elenna regagna son appartement sur son balai, ravie d’avoir enfin quelques jours de repos. Elle mangea rapidement un morceau et se glissa sur son bar, un papier et une plume à la main. La feuille vierge resta comme cela un instant, le regard gris posé dessus et le corps fixe devant elle. Seule la respiration de la belle laissait comprendre qu’elle était encore en vie. Quelques minutes passèrent et la pointe encrée se posa enfin sur la future lettre.

Cher Daryl,

Comme promis, voici une lettre qui te donne de mes nouvelles. Cependant, je dois avouer que je préfère les discussions en face à face plutôt que par correspondance. Bien que cela soit romantique, j’ai une légère préférence pour les contacts…directs.

Demain, samedi ? Je t’attendrai vers 18heures sur les bords de la Tamise. Je suis persuadée que tu sauras me retrouver, si tu acceptes de venir bien entendu.

J’espère ne pas trop te manquer,
Elen.


C’était simple et concis mais assez mystérieux. Elenna posa un regard ravi sur son écriture fluide et plia la feuille avant de la glisser dans une enveloppe. Bondissant de son tabouret, la belle se dirigea vers le petit balcon que son studio possédait et se mit à siffler. Quelques secondes passèrent et un harfang des neiges fit bientôt son apparition, se posant délicatement sur la barrière en émettant un roucoulement digne d’un ronronnement de plaisir. La petite main de la jeune femme se posa sur le plumage de son ami, le caressant doucement. Celui-ci apprécia mais il connaissait son travail et saisit rapidement l’enveloppe qu’Elen tenait dans la main. Après un regard empli d’amitié, l’oiseau s’envola sans avoir besoin de recevoir un quelconque ordre de sa maitresse. Le rapace blanc brilla sous l’éclat de la lune l’espace d’un instant avant de disparaître derrière une cheminée pour ne plus réapparaitre. La vendeuse de baguettes esquissa un sourire avant de bailler et de rejoindre son lit après une petite toilette rapide. Le lendemain tardait déjà à la belle. Enfin, si tout se passait comme prévu bien entendu. Ses yeux se fermèrent et la couette remonta sur son corps nu, la protégeant des mauvais rêves…

L’appartement était calme et silencieux. Seule une respiration lente et douce animait la pièce. Mais cela ne dura pas bien longtemps car les paupières de la jeune femme se relevèrent rapidement, comme impatientes de vivre cette belle journée qui s’annonçait. Les prunelles grises fixèrent le plafond durant quelques secondes avant que la belle se redresse en s’étirant tel un chat. Il était déjà tard et le soleil brillait déjà haut. Il était certainement aux alentours de midi et la journée avait déjà été bien entamée. Mais le rendez-vous n’était qu’en fin d’après-midi alors Elenna se mit à traîner, regarder la télé et profiter de ne rien faire pour une fois. Bizarrement, les heures passèrent plus rapidement qu’au travail et le moment venu de se préparer vint. Se douchant rapidement, le choix des vêtements fut beaucoup plus long. Le temps était clément alors Elen décida de changer, se glissant dans une petite robe blanche et simple même si légèrement courte. Pour se grandir un peu, la demoiselle choisit une paire de talons de la même couleur. Après tout, Daryl était beaucoup plus grand qu’elle et elle ne risquait pas de le dépasser même avec ses échasses. Se regardant rapidement dans le miroir, Elenna se sourit, les joues rosies.

L’heure approchait et l’ancienne Poufsouffle tout de blanc vêtu venait d’arriver sur les abords de la Tamise. Les bruits de ses talons se faisaient discrets sur le sol de pavés. La météo était belle aujourd’hui et bien que le soleil filait déjà vers l’horizon, il ne faisait pas froid, mais bon. Cherchant un banc du regard, Elenna finit par choisir de s’asseoir sur le bord du fleuve, les pieds dans le vide, espérant ne pas se tâcher bien que cela ne lui importait pas réellement. Balançant ses jambes fines et musclées, ses cheveux flottant dans la légère brise, elle ferma les yeux, un mince sourire sur ses lèvres. S’il ne venait pas, elle déciderait certainement de se rendre dans un bar pour l’oublier…

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Daryl C. Hopper
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Re: Echappée belle

Message par : Daryl C. Hopper, Mar 28 Mai 2013 - 22:51


[PV Elenna Benson]

Cette nuit pour changer sa vie. A vrai dire Daryl ne savait pas très bien ce qu’allait pouvoir apporter cette rencontre aux Trois Balais. Il n’avait jamais été du genre à faire des plans sur la comète pour la simple et bonne raison qu’il n’avait jamais eu la chance de construire une chose de stable avec une femme. Le nord du Royaume Uni était très capricieux en termes de temps. A vrai dire, il était très rare qu’une journée chaude s’y passe. Les clichés que l’on pouvait voir dans les différents médias moldus n’étaient pas forcément faux, loin de là. L’Ecosse avait toujours été une région pluvieuse et assez peu chaude. Pré-au-Lard était habité par des sorciers mais ce village ne pouvait pas changer la météo. Ce soir-ci pourtant, notre irlandais avait ressenti de la chaleur. La météo avait été réellement clémente, les vêtements d’Elenna le prouvaient. Mais c’est bel et bien le cœur qui réchauffait le corps ce soir-là. La jeune femme était partie, tournant le dos, fuyant vers son lit. Daryl lui était resté quelques minutes à la voir partir. A le voir, on aurait pu croire qu’il n’avait pas lâché des yeux les fesses parfaites d’Elenna. A vrai dire, il l’avait regardé sans la voir. A ce moment-ci, Hoppy ne savait pas quoi faire. Après tout, cette fille venait de lui faire tourner la tête. Il n’avait rien à perdre, elle ne semblait pas horrible et méchante, prêt à faire des coups bas en amour. Elle était belle, même très belle. Elle semblait assez intelligente avec un sens de l’humour qui était obligatoire. En effet, Daryl était toujours blagueur, usant dans certains cas d’un goût assez prononcé pour l’humour noir. Il avait un grand sens de l’humour et de l’autodérision mais son aisance comique était catastrophique. Il le savait en s’en fichait. Il pensait donc à cette femme qu’il voyait partir, cheveux blanc couleur de lune. Une lune qui n’était donc pas la meilleure amie de celle-ci. Cette fille parfaite ne l’était finalement pas.

Daryl avait toujours été un garçon d’une grande ouverture d’esprit, d’une grande tolérance. Le fait d’avoir vécu dans deux mondes assez différents lui avait quand même montré certaines choses. Sorcier ou non, la différence était un sujet complexe, encore plus quand il s’agit d’une différence physique. Dans les deux mondes, beaucoup de gens auraient trouvé Elenna plus que sexy, étant prêt à faire n’importe quoi pour quelques temps dans une chambre avec la demoiselle ou pour avoir son cœur. Ce cœur qui pourtant cachait un terrible secret que la logique irlandaise avait mis à jour. Elle était louve les nuits de pleine lune, elle était un loup garou. La tolérance de Daryl était donc mit à l’épreuve. Il était peiné pour elle, il n’éprouvait pas de rejet et de dégout. Marchant dans le sens inverse d’Elenna, il pensait à ce que pourrait être une vie avec une demoiselle aussi déchainée. Bien qu’elle puisse prendre une potion qui permettait à la fille de se contrôler, il devait y avoir une peur que la potion ne soit pas efficace. Beaucoup de gens auraient fui après avoir appris cela. Pas Daryl. C’était certainement un amour naissant couplé à une folie qu’il n’avait caché, un besoin d’aller dans l’inconnu. Tout ce qu’il savait c’est que ce soir-là, en arrivant, il n’allait pas rêver comme on pouvait le voir dans les films moldus. Non, ce soir-là, il allait tourner en rond avec l’espoir d’avoir une lettre quelques temps après.

Le lendemain, dimanche jour de congé, Daryl essaya d’oublier quelques temps les yeux d’Elenna. C’était jour de match et il devait traverser seulement la rue cette fois-ci pour atteindre son but. Après avoir lu son journal, scrutant la page des sports entièrement, notre irlandais enfila son maillot de Liverpool. Il habitait en face du stade, bien loin de Londres ou de la charmante Elenna. Comme à son habitude, il partit assez en avance pour aller au pub. Il aimait beaucoup cette ambiance tendu avant les matchs. Il n’était avec personne, ses amis étant presque tous des sorciers. Toujours une bière à la main, il se mettait dans le match, chantait. Il se sentait vivant, vivant pour Elenna … En ce jour, il était plus à voir Elenna de partout. Il s’attendait même à la voir surgir de nulle part. Il aurait beaucoup aimé. Daryl, posé sur son tabouret, coude sur le bar, pensait à ce que deviendrait ses deux passes temps si jamais il venait à être avec Elenna. Puis il se disait que c’était peut-être grave de déjà penser à construire quelque chose. En tout cas, s’il aimait beaucoup Elenna, il voulait maintenant se concentrer sur le match. A la sortie du stade, 3-0 pour Liverpool, Daryl allait boire un coup mais cette fois chez lui. Il se posa tranquillement devant la télé. Les derniers résultats du quidditch venaient aussi d’arrivé. Le lendemain matin il allait retourner aux Halles Magiques. Il savait qu’il penserait encore plus à la jeune demoiselle. Peut-être même qu’il irait la voir. Son cœur lui disait cela, sa tête lui disait de se calmer et à vrai dire, il ne voulait pas passer pour un accro vicieux aux yeux de l’ancienne Poufsouffle.

Avec une lourde décision dans le cœur, la semaine au magasin se passa très bien. Il y avait pas mal de client. Les objets de quidditch étaient très rapidement achetés. Les gens sortaient, profitant du beau temps pour faire des affaires. Il n’était pas rare de voir des jeunes, glace à la fraise en main, venir parler avec Daryl du championnat. Même s’il avait pas mal de travail, Daryl avait toujours pensé qu’il fallait être gentil et parler avec les clients. Dans ce fait, ils étaient plus aptes à revenir. Le mercredi, il eut quand même un peu de mal. Elenna était dans ses pensées mais il arrivait à penser à autre chose. Le pire c’était de parler d’habillement. Des jeunes sorcières lui avaient demandé conseil. Il s’en était sorti assez difficilement. S’il connaissait bien le nom et le prix des vêtements, il était moins fort pour conseiller. Il ne savait pas assembler plusieurs couleurs et ce mercredi fut le pire jour de la semaine. Le vendredi en revanche, le week-end qu’il allait avoir arrivait. Les Halles étaient ouvertes mais c’était la patronne et un stagiaire qui y travaillaient. Daryl avait donc tous les week-ends. 20h, il ferma les portes et parti sur son balais. Arrivé à Liverpool, il ne partit pas de suite chez lui. Si les Trois Balais étaient un lieu d’inspiration, le toit d’Anfield, le stade de Liverpool l’était aussi. Après avoir jeté des sorts aux caméras de sécurités, il s’était mis dans l’idée de continuer à écrire. Le soleil était encore présent même s’il se laissait tomber doucement à l’horizon. Notre irlandais écrivait vite, laissant sa plume accoucher des toutes ses idées. L’air était bon. Un bruit d’hibou se fit entendre quelques centimètres derrière lui. Il se retourna, la bête vint se posé sur son sac. Elle tenait une lettre avec une écriture qu’il ne connaissait pas, pourtant c’était bel et bien pour lui.

Cher Daryl,

Comme promis, voici une lettre qui te donne de mes nouvelles. Cependant, je dois avouer que je préfère les discussions en face à face plutôt que par correspondance. Bien que cela soit romantique, j’ai une légère préférence pour les contacts…directs.

Demain, samedi ? Je t’attendrai vers 18heures sur les bords de la Tamise. Je suis persuadée que tu sauras me retrouver, si tu acceptes de venir bien entendu.

J’espère ne pas trop te manquer,
Elen.


C’était elle. Un sourire venait de se dessiner sur le visage de notre irlandais. Ils allaient se revoir. Il caressa la bête comme pour la féliciter de la bonne nouvelle. En plus, ce jour-là, il serait déjà sur Londres avec sa sœur. La main toujours sur l’oiseau, il fut nettement moins heureux de voir qu’elle venait de faire ses besoins sur son parchemin. Les ailes longues déployées, la bête s’envola. Daryl regrettait les e-mails de moldu. En termes de message, les sorciers étaient en retard. Il rentra chez lui pour répondre. Son hibou était pas très loin et il préférait prendre le sien. Daryl avait toujours dis que les hiboux ne faisaient réellement confiance en leur propriétaire et vice versa.

Petite Elenna,
Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux de recevoir une lettre de ta part. Encore plus qu’une lettre. Tu as donc un grand oui pour réponse, ça sera avec joie. Je préfère aussi le face à face, bien que je te recommande les lectures des Liaisons Dangereuses, une œuvre moldue sur les lettres peu romantique au finale.
Bises
Daryl Charlie Hopper


Il accrocha la lettre à la patte de son hibou et le laissa s’envoler doucement vers le nord du pays. Le ciel devait noir à cause de la nuit. Il décida alors de se plonger dans un film moldu. Il s’endormit doucement et paisiblement sur son canapé, pensant au lendemain.

Petit déjeuner à 11 heures du matin, ce n’était pas rare chez Daryl. Ce matin-là c’était spécial. Son deuxième rendez-vous avec Elenna mais il voyait aussi Lisa, sa petite sœur aujourd’hui. Il devait passer l’après-midi à Londres. Elle allait se marier, Daryl était son témoin et elle avait absolument voulu qu’il soit présent pour choisir la décoration. Il avait fait uniquement pour faire plaisir, les gouts de Daryl pour la décoration se limitant à des écharpes de quidditch ou de groupe de musique. A vrai dire, son appartement ressemblait à celui d’un ado. Sorti de la douche, il se regarda dans la glace. Il était mal rasé mais ce n’était pas grave. Elenna devait connaitre les poils après tout pensa-t-il. Il se fit rire seul. Jean simple et chemise à carreau noir et rouge enfilé, il mangea un dernier chocogrenouille avant de s’envoler pour la capitale anglaise. Arrivé à bon port, il retrouva sa sœur. Toutes l’après-midi, ils visitèrent des magasins. C’était assez dur de faire comprendre à Lisa qu’il n’était pas fort pour la déco. Après de longues heures, c’est finalement une fête aux couleurs de l’Irlande qui allait être organisé. Il aurait pu le prévoir, Lisa étant aussi attaché que lui à ses racines vertes, blanches et orange.

Il était presque l’heure. Lisa tenu à l’accompagné. Main dans la main, Daryl et sa sœur étaient en train de marcher vers son point de rendez-vous, juste en face de la Tour de Londres. Ils parlaient de ce que Lisa allait faire après son mariage. Après avoir fait la bise à sa sœur, Daryl tourna les talons pour se diriger sur les quais. Il n’avait pas fait attention mais Elenna était présente. Il était assez loin mais elle lui semblait déjà très belle. Le pas rapide il se trouva à son niveau. Il lui fit la bise puis il lui dit :

"Je ne suis pas en retard j’espère. Tu m’as manqué jeune demoiselle."

Il regarda derrière lui puis il lui dit :

" On va marcher dans la Tour de Londres, elle est ouverte ce soir, ça pourrait être marrant ".

Il lui tendit la main. Il voulait la prendre par la main. Cette après-midi lui avait fait comprendre que les sentiments que sa sœur avait pour son futur mari étaient semblable à ce qu’il avait pu éprouver la semaine précédente dans le bar. A ma fin de cette soirée, il voulait être sûr de savoir si Elenna et lui allait pouvoir avoir un avenir. Il allait lui sortir le grand jeu dans l’espoir caché qu’Elenna l’embrasse.


Dernière édition par Daryl C. Hopper le Ven 7 Juin 2013 - 21:52, édité 1 fois
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Re: Echappée belle

Message par : Elenna Benson, Mer 29 Mai 2013 - 1:17



L
es pieds de la jeune femme se balançaient toujours dans le vide, le léger vent se faisant peu à peu indiscret, remontant la petite robe blanche sur ses cuisses. Les couleurs du ciel étaient changeantes et des teintes orangées et rosées semblaient colorier les nuages comme sur un dessin d’enfant tant les couleurs choisies étaient étonnantes. L’astre lumineux se mit à descendre lentement vers l’horizon, abandonnant une surface de la terre pour la laisser sous la garde de son amante, meilleure amie des loups-garous. Les feuillages des arbres s’embrasaient sur son passage. Un sourire se dessina sur les lèvres de la belle. La nature était tellement bien faite, la nature était tellement belle lorsque l’on savait voir ce qui était là sans qu’on ait besoin de tout changer pour les plus grands plaisirs humains. Voilà pourquoi Elenna aimait se retrouver dans les bois. Les gens n’étaient pas dans ce genre d’endroit. Ils préféraient le luxe et la mode, oubliant les beautés naturelles et les plaisirs simples de la vie. Fermant les yeux et relevant son visage vers le ciel, la demoiselle profitait des quelques rayons du soleil qui étaient encore présents…

Cela faisait fort longtemps que la vendeuse de baguettes magiques ne s’était pas habillée pour quelqu’un d’autre qu’elle. D’ailleurs, Elen ne portait que très rarement des robes, trouvant les jeans et les shorts beaucoup plus agréables pour le travail ou la vie de tous les jours. Ces vêtements féminins ne sortaient de son armoire que pour les grandes occasions. Mais cette journée était-elle si exceptionnelle que cela ? Elle essayait de se convaincre du contraire mais la jeune femme savait bien que son cœur ne lui dictait pas les mêmes choses que sa raison. Posant ses mains sur le haut de ses cuisses pour garder la couleur de ses sous-vêtements secrets, elle n’avait plus qu’à être patiente. Un coup d’œil sur sa montre : il était très précisément dix-sept heures cinquante-sept. Plus que trois minutes, trois minutes qui seraient certainement plus longues que prévu car c’était bien connu : les hommes n’avaient jamais été les rois de l’organisation et de la ponctualité. Elenna regardait alors les gens qui passaient non-loin d’elle, se faisant des commentaires et compliments dans ses pensées. Ses cheveux indisciplinés fouettaient sa nuque et quelques mèches vinrent chatouiller son visage, la forçant à froncer légèrement les sourcils.

La sorcière avait douté, ne sachant pas si Daryl viendrait la voir ou non. Le doute s’était installé dans son esprit après qu’elle ait envoyé Caliban donner le papier de correspondance au beau brun. Heureusement, ses craintes s’étaient évaporées au petit matin. En se levant, la jeune femme aux cheveux de neige avait reçu une lettre, une réponse à celle qu’elle avait envoyée. Perché sur son balcon, un beau hibou pelage couleur d’ébène attendait là, son regard perçant détaillant chaque recoin de l’appartement qu’il pouvait voir. Nue mais enroulée dans sa couette, Elenna s’était glissée jusqu’à lui, gratouillant le haut de son crâne avant de saisir doucement l’enveloppe. Roucoulant doucement, l’oiseau au pelage de corbeau s’envola, reprenant la route de son chez-lui. S’affalant sur son canapé, les bras serrés autour de sa poitrine pour ne pas perdre son habit de fortune, la demoiselle ouvrit la lettre.

Petite Elenna,

Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux de recevoir une lettre de ta part. Encore plus qu’une lettre. Tu as donc un grand oui pour réponse, ça sera avec joie. Je préfère aussi le face à face, bien que je te recommande les lectures des Liaisons Dangereuses, une œuvre moldue sur les lettres peu romantique au finale.

Bises
Daryl Charlie Hopper


Un sourire éblouissant s’étira sur le visage encore endormi de la louve. Oh si, elle pouvait savoir à quel point le plaisir était là lorsqu’il avait reçu sa lettre. Du moins, s’il avait ressenti comme elle. Parce là, Elen se sentait emplie de joie, le cœur prêt à exploser et ses joues la faisant souffrir tant elle avait envie de sourire. Il serait donc bien là. Elenna connaissait le livre dont il lui parlait mais pour le moment, cela lui importait peu, elle souhaitait juste le revoir et vite. La journée promettait d’être merveilleuse…

Quelques minutes passèrent se faisant plus longues à cause du léger stresse que pouvait ressentir la belle. Son regard ne cessait de filer vers la droite puis la gauche. L’heure du rendez-vous était passée. Depuis peu, certes, mais elle était tout-de-même passée et cela inquiétait toujours plus la jeune femme. Bientôt, une silhouette dessina sur les quais. Elenna se redressa légèrement, guettant l’homme qui approchait. Cependant, les sourcils de la belle se froncèrent lorsqu’elle aperçut qu’il n’était pas seul. Près du bel homme aux épaules carrés, une jolie femme fine et plus grande que la vendeuse de baguettes se tenait à ses côtés, leurs mains se tenant fermement, accordant leurs pas au mouvement de leurs bras qui se balançaient. Les muscles d’Elen se tendirent et sa mâchoire se contracta, serrant les dents comme pour se calmer. Même s’il était loin, Daryl et sa compagne n’échappait pas au regard perçant de la louve. D’ailleurs, ils s’arrêtèrent et l’homme ne se pencha que très légèrement pour embrasser les joues de la femme qui l’accompagnait…

Lorsqu’il la quitta, Elenna se redressa, époussetant sa petite robe qu’elle trouvait bien trop courte finalement. Elle n’aurait jamais dû faire des efforts, elle n’aurait jamais dû espérer et elle n’aurait certainement jamais dû faire confiance à un homme. Son visage était fermé et si ses yeux l’avaient pu, auraient lancé des éclairs sur cet homme qui se trouvait être finalement comme tous les autres. L’ancien Poufsouffle posa enfin son regard sur elle, s’approchant rapidement à grands pas.

" Je ne suis pas en retard j’espère. Tu m’as manqué jeune demoiselle. "

Daryl lui fit la bise, la même qu’il avait adressé à la femme avec qui il avait été précédemment. C’était donc cela que monsieur organisait ses journées ? Il avait un petit emploi du temps avec ses rendez-vous de la journée. Le sang d’Elen bouillait en elle et, faisant preuve d’un contrôle hors du commun, elle se maîtrisa pour ne pas exploser et l’insulter de tous les noms. Ses bras le long de son corps et ses poings serrés, elle ne répondit pas au beau mec, ne lui rendant pas son sourire.

" On va marcher dans la Tour de Londres, elle est ouverte ce soir, ça pourrait être marrant. "

Elenna connaissait autre chose qui allait être marrant, le moment où elle ne se retiendrait plus. Pourtant, elle ne souhaitait pas que cela arrive car les émotions fortes pouvaient déclencher la transformation et à cet instant présent, les sentiments qui bouillaient en elle n’attendraient pas sa permission pour faire de son corps sylphide celui d’un monstre et de sa belle robe plus qu’un tissu en lambeaux. L’idée pour la soirée était bonne mais la louve avait déjà oublié de quoi il s’agissait. La main de Daryl se rapprocha de la sienne. Elle se laissa faire, glissant sa main dans celle du colosse mais la réaction ne fut pas aussi douce qu’elle l’aurait prévu, ses doigts s’enroulant autour de la paume du brun, serrant certainement trop forts, trahissant sa colère et tout ce qu’elle pouvait ressentir. Les sentiments qui se mêlaient dans son cœur étaient tous tellement différents. La haine était bien là, l’impression de trahison se faisant cruelle et la forçant à reprendre cette carapace qu’elle avait décidé d’abandonner avec Daryl. La tristesse se mêlait à son regard même si son corps n’en laissait rien paraître. Ses yeux étaient légèrement humides mais le vent pouvait en être la cause. Pourtant, Elen était déchirée en deux car elle éprouvait aussi une joie immense de pouvoir le voir à nouveau et de mettre en place ne serait-ce qu’un simple contact avec sa main. Daryl pouvait certainement se rendre compte que quelque chose n’allait pas car elle le fixa sans répondre, sans bouger. La belle à la robe blanche, à la peau de porcelaine et aux jambes fines semblait se transformer en statue de cire, ne répondant plus de rien…

" Tu ne me présentes pas ton autre conquête du jour ? "

Sa tête avait fait un mouvement vers la direction par laquelle il était arrivé. Sa voix n’était plus douce et sensuelle mais plutôt glaciale et brisée. Tout semblait s’écrouler autour d’Elenna qui ne savait que faire. Si elle l’avait pu, elle aurait abandonné son corps au loup qui se tapissait au plus profond de son être et elle aurait fui tout cela, oubliant ses maux et ses problèmes. Malheureusement, tout cela n’était pas aussi simple. Resserrant doucement l’étreinte de sa main, elle finit par relâcher celle de Daryl et hocha doucement de la tête. Ce ne serait pas la soirée qu’elle s’était imaginée. Alors la demoiselle se contenterait de profiter de cet homme comme n’importe quel homme qui aurait pu se retrouver dans son lit. On dit que l’erreur est humaine et là, elle avait l’impression d’avoir fait une de ces erreurs qui vous font promettre des choses qui changent une vie. Ce n’était pas la première fois qu’on lui faisait ce coup-là mais ce serait certainement le dernier. Sans attendre de réponse de celui qu’elle pensait parfait, Elenna prit la route du lieu qu’avait indiqué Daryl. Ses talons claquèrent sur les pavés et les muscles roulaient sous sa peau, donnant toujours plus une allure féline à sa silhouette. Laissant l’homme derrière elle, elle lui souffla rapidement.

" Dépêche. Je compte bien profiter de ma soirée tout-de-même…quitte à finir mal, autant que ce soit dans tous les sens du terme."

La fin de sa phrase avait été murmurée entre ses dents. La louve avait été faible de croire et de faire confiance. Elle avait été faible de se donner sans réellement connaître et voilà que maintenant, la déception emplissait une fois de plus son cœur, ce cœur qui peu à peu abandonnait la chaleur pour redevenir une roche de glace, froid et sans émotions…


Dernière édition par Elenna Benson le Jeu 30 Mai 2013 - 20:12, édité 1 fois
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Re: Echappée belle

Message par : Daryl C. Hopper, Mer 29 Mai 2013 - 17:19


La belle et douce était là, présente. Son visage laissait voir un sentiment que Daryl n’arrivait pas à expliquer. Elle semblait contrariée. Ce genre de visage loin de l’ange aux cheveux blancs qu’avait pu voir l’irlandais une semaine avant aux Trois Balais. Les beaux yeux de la belle étaient mortels aujourd’hui. Ils lui lançaient un regarde noir. Elle n’avait peut-être pas apprécié le retard minime d’Hoppy. Si jamais c’était la raison de cette colère gravé sur le visage de la jeune demoiselle, Daryl serait donc en avec une personne assez excessive. Ils avaient commencé à marcher rapidement, elle semblait vraiment très énervée. La douce petite main qu’avait Daryl entre les doigts était toujours aussi douce. Mais la force et la virulence qui la traversait avait totalement changés. Elle était maintenant possessive. Elle semblait vouloir prendre le plus profond de la chair du garçon. Cette main qui devait être la liaison d’un bien-être et d’un bonheur, se trouvait en cet instant être le lien de la colère.

Le soleil tombait doucement au loin et le premier réflexe pour notre Daryl avait été de regarder la lune. Si jamais elle n’avait pas fait attention et qu’elle était venue à Londres un soir de pleine lune. Il était tolérant mais il n’avait jamais pensé à une balade en amoureux avec une bête poilue et violente. Quand bien même elle avait pu prendre une potion Tue-Loup, les filles poilue, nue dans Londres, ce n’était pas vraiment ce qui plaisait le plus à Daryl. Seulement voilà, la thèse de la pleine lune partait au loin puisque l’astre de la lune, doucement en train de sortir de terre n’était pas pleine. La raison de la colère était totalement autre. Si jamais il n’y était pour rien, Daryl allait vite s’énerver. Subir une colère dont il n’était pas la cause, jamais l’irlandais n’aurait pu accepter. Il avait beau être quelqu’un de très gentil, il savait dans certains cas être beaucoup plus virulent. Il allait le faire si jamais elle ne s’expliquait pas dans les secondes qui arrivaient. Daryl tourna la tête pour commencer à parler. Il allait lui demander, sans prendre de pincette mais il n’eut pas le temps de laisser ses cordes vocales vibrées :

« Tu ne me présentes pas ton autre conquête du jour ? »

Daryl resta debout pendant que les pas violents de la jeune demoiselle se faisaient entendre. Il ne savait pas quoi dire. Il ne savait même pas de quoi elle parlait vraiment. Il était vrai que dans l’après-midi il avait dit bonjour à quelques filles, amie de sa sœur. L’une d’elle l’avait dragué ouvertement mais il n’en avait jamais rien eu à faire. En plus, si jamais Elenna avait été présente aux alentours, cela aurait été vraiment un grand manque de pot. Les jambes de Daryl se mirent en route doucement pour essayer d’arriver à la hauteur de la jeune demoiselle. Seulement elle semblait totalement le laisser derrière. Il n’avait pas été avec une fille en plus. Il était juste arrivé avec Lisa … main dans la main. La douleur qui s’était imposé dans le corps de notre irlandais venait de laisser place à un sentiment assez étrange. Il avait maintenant très envie d’éclater de rire.

« Dépêche. Je compte bien profiter de ma soirée tout-de-même … quitte à finir mal, autant que ce soit dans tous les sens du terme »

Cette phrase venait simplement de renchérir. Elle ne le savait pas mais Elenna était d’un ridicule qui faisait rire Daryl. Il courut derrière elle. Finalement, c’était une bonne chose ce qui se passait actuellement. Daryl avait la chance de connaitre certaines choses que la demoiselle essayait de cacher. Si jamais elle se montrait jalouse, c’est qu’elle ressentait certaines choses pour lui. De bonne chose. La savoir jalouse alors qu’il se connaisse à peine lui montrait qu’il n’avait pas été le seul à beaucoup penser durant la semaine. Elle avait dû elle aussi sublimer Daryl, ce qui ne déplaisait aucunement notre irlandais. La jeune femme marchait assez rapidement et même en accélérant le pas, il arrivait tout juste à la suivre. En plus de montrer sa jalousie, elle avait presque dit qu’elle voulait passer la soirée mais aussi la nuit avec Daryl. Ce qu’il ferait très certainement. Il ne passerait pas à l’acte, jamais le premier soir. Surtout qu’elle n’était pas une fille lambda qu’il avait pu trouver en soirée, lui aussi remplis d’alcool. Il souriait tout en courant. Il ne chercha même pas à l’appeler. Arriver à sa hauteur, il lui prit le bras et la fit tourner pour l’avoir en face de lui :

« Ma conquête, tu veux la connaitre ? Elle s’appelle Lisa, j’étais avec elle tout l’après-midi, à faire les magasins … pour son mariage. Il se trouve que c’est ma petite sœur et que je suis son témoin de mariage »

Toujours en tenant la main d’Elenna, il se mit contre la barrière qui donnait sur la Tamise assez calme en cette heure. Il ne put se retenir de rire plus longtemps. Il éclate même de rire très fort. Les moldus qui passaient à côté le dévisageaient mais c’était trop amusant pour qu’il puisse se retenir. Il fit quand même un effort, Elenna ne méritait pas qu’il se moque autant d’elle. Le visage de celle-ci avait totalement changé et c’était tant mieux. Il l’a regardait maintenant. Elle devait ressentir des choses assez étranges. Daryl voulait vraiment savoir comment elle allait se sortir de ce mauvais pas. Il était clair que maintenant elle n’aurait d’autres choix. Le jeune homme releva doucement la tête d’Elenna qui était tombé certainement de gêne :

« Je t’en veux absolument pas. Je pense que je n’aurais pas bien aimé te voir main dans la main avec un autre homme. J’imagine que tu n’as pas dû avoir de la chance avec les hommes dans ta vie. C’est peut-être présomptueux de dire ça, mais je ne suis pas comme eux. Pourquoi t’aurais-je menti ? A vrai dire, j’ai pensé à toi pas mal cette semaine. Et d’après ce que j’ai pu entendre, je suis loin de te laisser indifférent. »

Il lui déposa une bise sur la joue gauche. Il voulait maintenant commencer la soirée. Après la réponse de celle-ci, ils partirent donc en direction de la Tour. Il ne savait toujours pas si elle était d’origine moldue ou pas mais il savait que les châteaux en tout genre étaient souvent effrayants. Bien que peu de chose pouvait faire peur aux sorciers, il serait marrant de voir comment elle pourrait réagir si jamais un esprit frappeur sortait d’une des tours. De plus c’était un moyen assez rapide pour faire tomber Elenna dans ses bras. Avec l’espoir qu’elle l’embrasse.
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Elenna Benson
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Re: Echappée belle

Message par : Elenna Benson, Jeu 30 Mai 2013 - 20:13



L
a haine… Cela faisait longtemps que la belle n’avait pas ressenti une telle colère en elle. A vrai dire, Elenna passait ses nerfs les soirs de pleine lune, ces soirs où il lui suffisait d’échanger un sourire avec le bel astre pour être dénuée de toutes émotions et laissait place au monstre qui sommeillait en elle. La rage qu’elle ressentait lorsqu’elle prenait sa forme lupine était bien souvent en rapport avec son passé, surtout son enfance. Mais jamais, elle n’avait songé à aller se défouler pour une chose qui s’était passée il y avait peu. Après tout, depuis son arrivée à Poudlard, sa vie avait changé et d’un point de vue positif. Cela faisait donc longtemps que la demoiselle n’avait pas eu autant envie d’exprimer son mal être.

Elle avait été stupide. Tout simplement naïve d’avoir eu tant d’espoir une fois de plus. Elen avait grandi avec comme perspective de trouver le bonheur, retrouver ses parents et vivre une vie normale. Bien entendu, rien de tout cela ne s’était produit et la petite fille qu’elle était encore avait abandonné son insouciance pour gagner en maturité. Croire en la parole d’un homme… Et puis quoi encore, c’était à ce moment-là qu’elle avait les rêves de fillette qu’elle avait oublié, celui du prince charmant. D’ailleurs, il était beaucoup trop charmant pour que cela soit vrai. Ce n’était pas la première fois qu’elle se faisait avoir. Ethan… Ethan j’sais-plus-quoi. Voilà comme elle appelait le dernier garçon à qui elle avait osé offrir un peu de confiance pour finalement que tout cela ne soit qu’illusion. Agé de deux ans de plus qu’elle, beau, charmeur et brun, il avait tout pour lui. Avec ce tout pour lui, le jeune homme n’avait cessé de courir après la sorcière qui avait fini par se laisser faire. Les jours étaient passés, les semaines ainsi que quelques mois. Mais la désillusion lui tomba sur le coin du nez lorsqu’elle trouva les lettres que recevaient Ethan toutes les semaines. D’après lui, ses parents étaient très collants, d’après les bouts de papier, c’était plutôt le cas de sa copine. Furieuse, Elenna lui avait décroché une belle droite et lui avait refait le nez de travers. Alors oui. Ce soir-là n’était pas la première fois. La seconde, et là encore elle s’était fait berner…

Les poings serrés et les lèvres pincés, la louve était partagée entre cette colère ressentie mais le plaisir de le revoir. Même si elle se décidait à le haïr, elle ne pourrait jamais être totalement indifférente. Une moue indéchiffrable était sur son visage. Elle voulait redevenir un enfant, se rouler en boule dans un coin et pleurer toutes les larmes de son corps. Mais elle se contenta de redresser cette barrière qu’elle avait mise en place plus jeune et avait abaissé pour le beau brun. Son visage était fermé et le doux sourire qu’elle savait si bien faire n’avait pas encore refait son apparition pour les beaux yeux de l’Irlandais. Le pire était certainement l’air étonné et l’impression d’incompréhension qu’il dégageait. La prenait-il pour une aveugle ou peut-être une saine d’esprit ?

Maintenant que le soleil disparaissait réellement de la vision de la vendeuse de baguettes pour laisser place à la lune, Elenna se sentit tout-de-même légèrement plus apaisée. Après tout, l’astre éclatant avait été celui qui surveillait ses soirées, le seul compagnon qui ne la quitterait pas au beau milieu d’une nuit. D’ailleurs, elle surprit Daryl, jeter un coup d’œil à la boule blanche qui n’était pourtant pas pleine ce soir-là. Ou alors c’était pour une incapable qu’il la prenait. Bingo, voilà qu’elle était vexée maintenant. Jamais elle n’aurait proposé au bel homme de sortir un soir de pleine lune même si elle avait bu la potion Tue-Loup. Décidemment, la demoiselle était de mauvaise humeur. Les sentiments de Daryl ne faisaient que changer car son odeur se modifiait légèrement peu à peu. Il passait de la colère à la tristesse sans oublier l’amusement. Ronchonnant, la louve continua son avancée d’un pas franc et rapide. Voilà maintenant qu’elle était drôle. Il devait courir derrière elle et rapidement, sa main attrapa son bras pour l’arrêter et la faire pivoter. Ne s’y attendant pas vraiment, Elen repartit en arrière, surprise, se rapprochant de Daryl sans le vouloir.

" Ma conquête, tu veux la connaitre ? Elle s’appelle Lisa, j’étais avec elle tout l’après-midi, à faire les magasins … pour son mariage. Il se trouve que c’est ma petite sœur et que je suis son témoin de mariage. "

La main du beau brun avait glissé contre celle d’Elenna. Il était appuyé contre la barrière qui empêchait l’accès à la Tamise et la belle fut prise d’une envie soudaine de l’embrasser… Qui s’envola très rapidement lorsqu’il se mit à partir d’un fou rire. Même si la soirée avait commencé et que la nuit tombait petit à petit, les passants étaient nombreux sur les abords du fleuve et plusieurs personnes lancèrent des regards étonnés à cet homme qui riait de bon cœur, seul. En effet, la jeune femme aux cheveux de neige ne rigolait pas du tout elle. A vrai dire, elle se sentait plutôt stupide après ce que venait de lui dire et le voir se moquer d’elle aussi délibérément lui donner envie soit de pleurer soit de lui coller sa main sur sa gueule d’ange. D’abord vexée, Elenna faisait la moue, le laissant se calmer et baissant la tête pour cacher ses joues rouges de gêne ou de colère. Cependant, un mince sourire se dessina sur ses doux traits. Il n’avait pas passé la journée avec une autre femme. Enfin si, mais une sœur n’est pas une femme aux yeux d’un grand frère. Peu à peu, le cœur meurtri de la belle se faisait de moins en moins douloureux, pesant moins dans sa poitrine. Il était venu, pour elle et pour personne d’autre. Glissant son doigt sous son menton, Daryl releva doucement la tête d’Elen qui plongea son regard dans le sien en l’écoutant.

" Je t’en veux absolument pas. Je pense que je n’aurais pas bien aimé te voir main dans la main avec un autre homme. J’imagine que tu n’as pas dû avoir de la chance avec les hommes dans ta vie. C’est peut-être présomptueux de dire ça, mais je ne suis pas comme eux. Pourquoi t’aurais-je menti ? A vrai dire, j’ai pensé à toi pas mal cette semaine. Et d’après ce que j’ai pu entendre, je suis loin de te laisser indifférent. "

Le regard gris de la vendeuse de baguette reprit son étincelle habituelle, abandonnant les éclairs pour un pétillement de joie. C’était comme si rien de tout cela ne s’était passé et le beau brun semblait tout à fait compatissant, ne lui en voulant pas plus que cela. Il ne savait pas à quel point il avait raison pour les relations amoureuses d’Elenna. Soit elle avait tout arrêté de peur de s’attacher et de souffrir par la suite, soit elle avait juste été prise pour une conne. Bref, rien qui avait pu lui donner envie de faire confiance aux hommes. Pourtant, Daryl paraissait si sincère qu’Elen ne pouvait que vouloir lui confier sa sûreté. Les joues de la louve se rosirent doucement sous les compliments. S’il avait pensé autant à elle qu’elle l’avait fait, le cœur de celle-ci pouvait de suite lâcher pour s’abandonner au sien. De plus, il avait raison. La jalousie était un sentiment qu’on disait né dans l’amour et produit par la crainte que la personne aimée se détourne pour quelqu’un d’autre. Alors oui, sa jalousie avait prouvé, qu’en effet, Daryl ne laissait pas indifférente la femme qui avait dix années de moins que lui. Les lèvres de l’ancien Poufsouffle se déposèrent délicatement sur la joue gauche de la fille à la peau de porcelaine. Elle ferma les yeux, appréciant ce contact beaucoup trop court à ses yeux.

" Excuses-moi, je te crois et te fais confiance. Je n’aurai pas dû réagir comme cela. Ça n’arrivera plus, promis. J’ai aussi pensé à toi cette semaine, certainement un peu trop. Ton sourire m’a manqué. "

Les pommettes d’Elenna reprirent une teinte rosée avant qu’ils se décident à reprendre la direction voulue par l’homme. Entremêlant ses doigts à ceux de Daryl, la demoiselle avait retrouvé son doux sourire, rayonnant à nouveau de joie, le bout de son pouce chatouillant la paume du beau brun. Où allaient-ils déjà ? La Tour de Londres. Oui pourquoi pas. Elle l’avait déjà visité mais de jour et accompagnée de sa classe de quatrième année à Poudlard. Le lieu était médiéval et pas toujours rassurant alors elle ne serait pas mécontente de garder sa main au creux de celle du sorcier. La silhouette de la forteresse se dessinait peu à peu sur le fond noir de la nuit qui s’était installé beaucoup trop vite. Le sourire blanc que jeta la jeune femme à Daryl était d’une couleur éclatante à la lumière de la lune. Décidemment, il était peut-être ce type d’hommes qui frôlaient la perfection…

Ce soir-là, la Tour de Londres était ouverte et la visite gratuite. C’était très étonnant d’ailleurs, à croire que le couple avait choisi la bonne soirée sans le faire exprès. Elen ne cessait de jouer avec les doigts de Daryl et les siens, admirant le château qui prenait une toute autre allure lorsque le soleil prenait la fuite. Impressionnant et merveilleux, sans lumière, le bâtiment avait une allure effrayante et suspecte. Un frisson parcourut la colonne vertébrale de la belle qui pensa rapidement qu’il aurait peut-être mieux valu qu’elle s’habille comme n’importe qui. Mais de toute façon, en talons ou non, elle était tout à fait à l’aise pour marcher. S’il le fallait, Elenna n’hésitera pas à courir un marathon sur des talons de plus de dix centimètres. Après tout, elle courait bien sur les échasses que formaient ses pattes lupines les soirs de pleine lune. La visite était libre alors les deux sorciers rentrèrent ensemble, suivant les panneaux d’indication pour suivre les chemins à prendre. Avec un peu de chance, ils ne perdraient pas lorsqu’il visiterait les cachots…

" Merci d’être venu… Je suis encore désolée. On dit que la jalousie est un vilain défaut même si personnellement je vois cela plutôt comme… une preuve d’attachement. "

La belle s’était rapprochée de Daryl, relevant la tête pour lui murmurer ses quelques mots à son oreille, son souffle chaud dans son cou. Ce fut à son tour d’embrasser délicatement sa joue, ne souhaitant toujours pas lâcher sa main. Ils continuèrent d’avancer, leurs regards se posant partout. Leurs pas étaient lents mais Elenna ne voulait pas que la soirée se finisse trop rapidement. Les couloirs étaient vides et les gens peu nombreux, pas assez courageux pour sortir lorsqu’il faisait nuit noire. Reposant son regard sur le bel homme avec un énième sourire, la louve décida de combler le silence qui les entourait petit à petit.

" Pourquoi avoir choisi ce lieu, monsieur l’Irlandais ? Etais-tu déjà venu par ici ? En tout cas, très bon choix… "
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Daryl C. Hopper
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Re: Echappée belle

Message par : Daryl C. Hopper, Ven 31 Mai 2013 - 0:29


« Excuses-moi, je te crois et te fais confiance. Je n’aurai pas dû réagir comme cela. Ca n’arrivera plus, promis. J’ai aussi pensé à toi cette semaine, certainement un peu trop. Ton sourire m’a manqué »

Quoi de plus beau et de plus bon à entendre. Ces mots auraient fait plaisir à n’importe quelle personne, venant d’une personne lambda. Mais pour Daryl, ces mots étaient encore plus forts. L’Homme a toujours aimé être flatté et là c’était le cas. L’une des plus belles demoiselles qu’il avait pu rencontrer venait de lui dire qu’il était, à ses yeux, important. Le cœur de l’irlandais battait à la chamade. Le bonheur qu’avait pris soin de lui vis-à-vis de la réaction ridicule et risible d’Elenna était maintenant suppléé pour le bonheur d’être apprécier, voire peut-être d’être aimé. S’il y a bien une chose qu’on ne peut reprocher à Hoppy, c’est d’être à fond dans ce qu’il aime, de se donner cœur et âme dans sa tâche du bonheur de l’autre. En plus d’être dans les pensées de la jeune demoiselle assez souvent, Daryl semble aussi avoir attrapé la confiance de celle-ci. Pour notre irlandais, la confiance est la base d’une relation, qu’elle soit d’ordre amicale, professionnel ou surtout amoureuse. Si jamais une personne ne laisse pas sa confiance avoir Daryl, celui-ci coupait les ponts assez rapidement. La loyauté, qui était la qualité première du jeune homme, marchait selon le principe de confiance. Les beaux yeux qui regardaient ceux de Daryl lui avait ouvert sa confiance, l’irlandais en prendrait grandement soin. Elenna avait aussi dit que sa réaction ne se reproduirait jamais. A vrai dire, Daryl préférait que si. Même avec la confiance comme mot d’ordre. Daryl voulait dans ses relations amoureuses de la passion et que celle-ci puisse devenir quelques fois un peu trop débordante. Il acceptait le fait de devoir se confronter face à sa belle pour ensuite mieux repartir de l’avant. Et tout ça se faisait avec des coups de sang comme avait pu l’avoir Elenna. Tant qu’il ne se passait pas trop violement, histoire de ne pas se retrouver avec un loup garou sans état d’âme face à lui. La main douce et petite d’Elenna serrait encore celle de Daryl mais cette fois, c’était de l’envie, de l’amour.

Alors qu’ils arrivaient proche de la Tour de Londres qui attendait sagement d’être visité, une jeune demoiselle dévisagea Elenna pour faire paraitre un grand sourire quand les yeux de Daryl croisèrent son corps. A vrai dire, si les nerfs de la main de la petite au cheveu blanc ne s’étaient pas à nouveau serrés de jalousie, notre irlandais n’aurait prêté en rien l’attention à la femme. Elle était loin de son idéal. Très superficiel, dans la surenchère, se pensant sexy car quelques hommes en manque lui avait dit qu’elle l’était. Mais il était marrant de voir qu’Elenna, bien qu’ils n’étaient pas ensemble et qu’ils ne s’étaient pas avouer leurs sentiments complètement, soit aussi virulente et aussi jalousie. Leurs pas étaient peu rapides, comme s’ils voulaient savourer chaque pas, main dans la main, comme un couple qu’il n’était pas encore au grand dam de Daryl. Dans cette démarche simple, Daryl pensa quand même à ce que serait sa relation avec Elenna et sa jalousie. Lui qui était très libre et qui avait beaucoup plus d’amis fille que d’homme, comment pourrait-elle vivre avec ? Elle semblait être ouverte d’esprit mais aussi quelqu’un d’impulsive. A son habitude, Daryl arrivait rapidement à cerné les gens, avec Elenna, c’était tout à fait le contraire. C’était une des choses qui la rendait attrayante. Elle était différente en bien des termes et ça ne pouvait que plaisir à l’esprit aventureux de notre irlandais.

La magnifique Tour de Londres était à présent devant eux. C’était un bâtiment qui semblait si petit à côté de Poudlard mais les croyances moldues la pensait hantée. A juste titre. Il n’était jamais rentré dedans mais il savait beaucoup de chose de par ses deux frères jumeaux. Ils étaient tous deux des historiens liant l’histoire moldue à celle des sorciers. Beaucoup des morts de la Tour de Londres étaient en fait des sorciers. Leurs fantômes venaient se venger des moldus qui les avaient exécutés pour des raisons obscures. C’était d’ailleurs une partie étrange de l’histoire que Daryl n’arrivait pas à comprendre. Comment des gens dotés de pouvoir certainement très grand avaient pu mourir sous les coups de moldus ? Seuls les fantômes pourraient peut-être lui répondre. La robe blanche et les talons de la demoiselle semblaient ajouter à la beauté d’Elenna. Les quelques garçons qui étaient autour la regardait avec envie et admiration. Il y avait de quoi, Daryl avait chaud actuellement. Il savait qu’il tenait la main à sa future petite amie et que celle-ci serait la plus belle des petites amies qu’il avait eues et certainement la plus originale. L’ombre de la bâtisse la rendait terrible et terrifiante. On aurait eu l’impression qu’un tueur armé d’un couteau pouvait sortir de n’importe quels recoins. Ils passèrent au niveau des célèbres corbeaux de la Reine. Selon la croyance moldu, si l’un d’eux s’envolait pour ne pas revenir, la Reine allait mourir. En réalité, c’était le fantôme du régent fraichement mort qui venait faire fuir les oiseaux. Si les moldus étaient au courant au moins de l’existence des fantômes, beaucoup de leurs mystères seraient mis au gout du jour. Ils arrivèrent vers un arbre dans la cour quand la jeune demoiselle pris la parole, avec sa voix douce :

« Merci d’être venu … Je suis encore désolée. On dit que la jalousie est un vilain défaut même si personnellement je vois cela plutôt comme … une preuve d’attachement »

Les douces lèvres de la demoiselle accompagnèrent ses mots. Il se mordit les lèvres. Il avait tellement envie de l’embrasser. Daryl avait toujours fait le premier pas et il n’aimait finalement pas ça. Il avait toujours eu envie d’une demoiselle qui n’ai pas peur de l’embrassé. Il était vrai que c’était difficile de pour l’embrasser facilement vu sa taille et vu la taille de la plus part de ses conquêtes. Plein de joie, les deux futurs amants rentrèrent dans ce qui était le donjon. Il y avait très peu de personne, les Londoniens étant dans les cinémas, les théâtres et surtout dans les stades à l’heure où ils visitaient la Tour. Daryl se sentait comme un gamin. Il avait envie de sortir sa baguette, de se cacher et de faire peur à chaque moldu en faisait apparaitre un patronus qui serait pris pour un fantôme de la part des moldus. Mais cela était véritablement puéril. C’était son excitation et l’idée d’avoir plus soirée très prolongée avec Elenna qui le rendait fou de joie. Ils passèrent devant les joyaux de la couronne d’Angleterre. Après cela, ils eurent le choix entre une cour ou les cachots. Sourire affichés, ils partirent dans les sous-sols de la Tour. A mi-chemin, Elenna dit à Daryl :

« Pourquoi avoir choisi ce lieux, monsieur l’Irlandais ? Etais-tu déjà venu par ici ? En tout cas, très bon choix … »

Daryl regarda Elenna d’un air assez bête. A vrai dire, il ne savait même pas pourquoi il était venu là. Il avait juste vu la Tour avant d’arriver sur le quai au niveau d’Elenna. Il avait donc choisi de venir. Après réflexion, il avait pu voir les bénéfices qu’il pourrait tirer d’une ambiance qui faisait peur. Mais à y penser vraiment, elle était une loup garou. Elle avait vécu au milieu de sorcier durant 7 ans et avait vu des fantômes. Pas grand-chose ne pourrait donc lui faire peur. Finalement la raison était peu importante, le fait d’être avec elle pourrait mener Daryl dans pas mal d’endroit à travers Londres. Monsieur l’Irlandais assez joueur répondis à la louve :

« Je n’étais jamais venu ici mais comme tout bon Irlandais j’aime les coins sombres, humides et bas de plafonds. Normalement, on appelle ça des pubs chez nous. Et venir ici, pour te faire peur voyons. Que tu me tombes dans les bras, que je sois ton chevalier sauveur ! »

Daryl avait pris une posture et une voix théâtrale. Il fit un grand sourire et un grand clin d’œil à la demoiselle. Le sens de l’humour de Daryl ne semblait pas du tout faire peur au loup-garou, c’était une très bonne chose. Ils firent le tour dans les couloirs. Il n’y avait rien de bien fameux. Un peu déçu par le mythe qu’était la Tour de Londres, Daryl eu une idée assez bonne. S’il devait passer à l’acte, se jeter à l’eau ce soir, il voulait le faire dans un endroit romantique. Beaucoup de personne serait allé sur la Tamise ou dans un grand restaurant. Daryl voulait une vue impressionnante, un souvenir plus que très beau. Sorti sur la place où s’était maintenant installer bon nombre de moldu en attente pour la visite, Daryl se tourna vers Elenna qui ne lui avait toujours pas lâché la main :

« Tu veux voir Londres, tout Londres ? De toute façon, tu n’as pas le choix, on va au London Eye, tu vas voir c’est génial. En plus de nuit ! »

Avec la voix enjouée, comme celle d’un gamin de quelques années à qui on avait promis d’aller à la mer, Daryl se mit en route. L’air était clément pour l’heure mais une bise soufflait légèrement. Ils avaient pas mal de marche à faire sur les rives de la Tamise, qui était aussi bouché que les grandes routes un jour de départ de vacance. Les deux jeunes personnes parlaient de tout et de rien. Daryl enleva la veste qu’il portait et la mit sur les épaules d’Elenna. A cet instant, il vit la différence notoire de taille qu’il y avait entre les deux. C’était assez comique. La demoiselle semblait être couverture d’une énorme couverture noire en tweed. Après quelques minutes de marche, ils arrivèrent finalement au pied de la gigantesque grande roue qui dominait Londres. Beaucoup de gens semblaient faire la queue. Les cabines se remplissaient de plein de petit groupe. Daryl voulait être seul et il savait comment faire. Avec la grinta et le culot qu’il avait, il laissa Elenna, lui faisait comprendre qu’il revenait. Il arriva vers le mécano de la grande roue. Il lui aurait été facile de faire l’usage de la magie mais devant autant de gens, cela aurait été dangereux. Il avait quelques billets, à vrai dire 60 livre sterling. Le peu d’argent moldu qu’il avait lui venait de sa famille maternelle. Demandant gentiment au mécanicien une nacelle pour deux, il glissa doucement les billets dans la poche de celui-ci. Avec un grand sourire, il revint vers Elenna :

« On serra que deux, c’est quand même mieux qu’avec des gamins moldus qui ont peur du vide ! »

La queue se fit encore un peu longue. Ils durent attendre une dizaine de minute avant de voir arriver une nacelle. Les personnes qui se trouvaient derrière eux conspuèrent le mécanicien. Durant un centième de secondes, Daryl se senti mal à l’aise et redevable face au mécano. La bulle montait doucement dans les airs. Au loin, la capitale anglaise se dessinait, les lumières traçant les routes et les bâtiments. Ils étaient contre la vitre, scrutant toute la ville. La main de Daryl passa sur la taille d’Elenna, il était bien :

« Je sais pas pour toi mais j’ai envie de vivre quelques choses avec toi. Je ne sais pas si c’est de l’amour mais samedi dernier, aux Trois Balais, j’ai été … subjugué. Je n’ai jamais ressenti ça, comme un coup de foudre. On a pas mal de différence, on vit pas au même endroit mais j’ai envie de vivre un truc avec toi. Je suis prêt à quitter Liverpool pour toi. On se connait à peine mais je t’aime, je le sais. J’ai passé une semaine entière à te voir de partout. Tu es originale, mystérieuse, bourré de talent, très sexy aussi, c’est d’ailleurs très plaisant. Et puis même si tu te transforme à chaque pleine lune, je suis prêt à prendre ce risque »
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Re: Echappée belle

Message par : Elenna Benson, Ven 31 Mai 2013 - 21:04



F
inalement, la soirée promettait d’être aussi merveilleuse qu’Elenna l’avait espéré. Alors que son cœur avait été tiraillé entre colère et tristesse, elle se sentait de nouveau légère. Un sourire, peut-être niais, s’affichait sur son visage. Son regard déviait souvent vers le beau brun qui partageait ces instants avec elle. Si elle continuait comme cela, la belle finirait par avoir des crampes aux joues mais cela faisait tellement longtemps qu’elle ne s’était sentie aussi bien en compagnie masculine. De plus, elle se sentait comme libérée d’un poids, d’un fardeau, d’un secret beaucoup trop pesant. En effet, Daryl était l’une des rares personnes qui connaissaient la nature cachée de la demoiselle. Ce qui était encore mieux, c’est qu’elle n’avait pas eu à se confier, à extirper cette confession de ses tripes. Il l’avait su, il l’avait deviné. Sans le vouloir, l’apparition de son livre avait été certainement l’élément déclencheur de l’enquête qu’il avait dû mener dans ses pensées. Il savait et il était là. C’était certainement ce qui était le plus étonnant, le plus fou aux yeux de la vendeuse de baguettes. L’ancien Poufsouffle souhaitait passer du temps avec une femme qui devenait ce que certains appelaient un monstre les soirs de pleine lune. Pourtant, cela n’était pas trop celle-ci. Ils étaient si semblables que l’ouverture d’esprit qu’elle possédait ne l’étonnait pas tant que ça chez le bel homme…

Marchant main dans la main avec celui qui commençait à prendre de la place dans son cœur, Elenna le surprit à poser un regard sur une autre femme. Haussant un sourcil, la belle guetta la réaction de Daryl. Même si elle avait décidé de lui faire confiance, elle était curieuse de savoir comment il pourrait réagir face à une femme qui lui faisait du rentre dedans ou lui jetait des regards un peu trop insistants. Mais il sembla se détourner rapidement. Une grimace s’afficha sur le visage d’Elen. En même temps, elle était vraiment moche. Soit elle s’était maquillée dans le noir, soit elle avait plongé sa tête dans un pot de peinture mais elle était aussi camouflée qu’un camion volé derrière une couche de superficialité. Affichant un sourire vainqueur, la louve vit la fille se retourner, l’air vexé. C’était elle qui avait sa main dans celle du brun et qui passait la soirée avec lui. Elle se retint de rire doucement, continuant de marcher avec Daryl d’un pas nonchalant. Même si des regards masculins se posaient sur elle, Elenna ne s’en souciait pas, n’ayant d’yeux que pour le gérant des Halles.

La visite avait été sympa et lorsqu’elle lui souffla encore des remerciements, le couple était sorti de la Tour de Londres. La cour n’était pas très grande pour une forteresse et un gros arbre en faisait le centre. Sous les feuillages de celui-ci, la belle lança un regard à la lune, ravie que celle-ci se tienne tranquille ce soir-là. Embrassant la joue de Daryl, l’ancienne Poufsouffle remarqua que celui-ci se mordait doucement la lèvre. Elle sourit. S’il réagissait ainsi c’est qu’elle ne le laissait pas indifférent. Elenna le savait mais avoir des preuves en plus ne pouvait que lui donner encore plus le sourire. Les joyaux de la couronne attirèrent le regard de jeune femme aux cheveux blancs qui détacha son attention de son futur amant. Ils étaient merveilleux. C’était beau mais c’était certain qu’elle ne se baladerait jamais avec ça sur la tête… Quoique, cela voudrait dire qu’elle serait reine. Mais l’idée ne la tentait pas non plus. Les cachots furent la destination finale entendue sur un regard échangé et plein de malice. Daryl lui n’avait pas l’air de savoir quoi répondre à la question de la douce mais finit par prendre la parole.

" Je n’étais jamais venu ici mais comme tout bon Irlandais j’aime les coins sombres, humides et bas de plafonds. Normalement, on appelle ça des pubs chez nous. Et venir ici, pour te faire peur voyons. Que tu me tombes dans les bras, que je sois ton chevalier sauveur ! "

Haussant un sourcil, Elenna le regarda faire, comme s’il sortait droit d’une comédie. Daryl lui fit un sourire et un clin d’œil et elle ne put s’empêcher de se mettre à rire. La belle se voyait mal avec une personne qui ne savait pas rire et avait un sens de l’humour égal à zéro. Elle aimait s’amuser et rire était tellement mieux que pleurer. Elle avait découvert cela à son arrivée à Poudlard. De plus, d’après une citation : « Femme qui rit, femme à moitié dans son lit. » Les joues de la demoiselle se teintèrent à cette pensée. Si elle devait avoir une relation avec le brun, elle voulait que ce soit sérieux, plus que sérieux et ne comptait pas se glisser dans ses draps dès le second rendez-vous. Quoique, dormir dans ses bras ne lui déplairait pas mais Elen voulait être certaine avant de s’offrir à lui, même si son cœur lui dictait qu’il n’y avait pas de doute à avoir. Mais elle était méfiante et elle avait peur, il fallait qu’il fasse ses preuves… La visite se termina rapidement et la vendeuse de baguette jeta un regard interrogatif à l’Irlandais pour savoir ce qui lui proposait maintenant. La forteresse derrière eux, il lui posa une question étrange. Voir Londres ? Tout Londres ? Oui pourquoi pas, après tout la vue devait être magnifique avec les lumières de la ville depuis le haut du London Eye. Elenna lui tira la langue.

" Alors si je n’ai pas le choix, chef ! Même si l’idée me plaît énormément, c’est toi qui décide ce soir, mais attention, ce ne sera pas toujours comme cela. J’suis une alpha moi, monsieur. "

Adressant un grand sourire à Daryl, elle rit doucement, lui emboitant le pas, entrainée par sa main qu’elle n’avait toujours pas lâché. Le beau sorcier semblait plein d’énergie et de joie, certainement autant qu’Elenna. D’ailleurs, elle s’étonnait de ne pas le voir sauter partout tant l’excitation pouvait se lire dans son regard. Amusée, la demoiselle ne le lâchait pas du regard. Le ciel était dégagé mais une légère brise s’insinuait sous la robe courte de la vendeuse. Pour le moment, elle n’avait pas froid elle qui n’était pas frileuse mais elle aurait dû prévoir une petite veste au cas où. Comme pour répondre à ses pensées, la gérant retira sa veste et la déposa sur les épaules de la belle, lâchant sa main par la même occasion. Se regardant de haut en bas, Elen rit doucement se trouvant assez ridiculement petite. Mais elle aimait être plus petite que Daryl. Après tout, toutes les femmes rêvaient d’un homme grand pour se sentir en sécurité dans ses bras. La grande roue n’était pas tout prêt alors ils marchèrent pendant plusieurs longues minutes. Mais parlant de tout et de rien, de la pluie et du beau temps, souriant et faisant parfois des grimaces, le couple gagna bientôt le lieu indiqué.

Il y avait du monde qui avait eu la même idée que Daryl et une queue se dessinait au bas du London Eye. Ralentissant son allure en voyant le nombre de personnes présentes, la louve fit la moue. Le temps était tellement clément qu’ils n’auraient pas la paix. Et là encore, répondant à ses réflexions personnelles, le bel homme disparut après un regard entendu. Il revenait, mais où allait-il ? Disparaissant parmi la foule, Elen le perdit de vue, ses talons ne l’aidant pas beaucoup. Pourtant il était grand, mais à priori, il n’était pas le seul. Elle attendit alors patiemment, pour une fois. Une ou deux minutes passèrent et l’Irlandais refit son apparition, tout souriant. Cela voulait dire qu’il avait certainement une bonne nouvelle.

" On serra que deux, c’est quand même mieux qu’avec des gamins moldus qui ont peur du vide ! "

" Super, j’avais peur de devoir être collée contre la paroi entre deux inconnus qui puent la sueur durant tout le voyage ! "

Elenna sourit et glissa à nouveau sa main dans celle de Daryl. Appréciant réellement ce simple contact, elle ne voulait pas s’en défaire. Les gens arrivaient en masse, semblant s’être donné rendez-vous tous ici à une heure aussi tardive. Ne travaillaient-ils pas ? Les enfants n’avaient-ils pas école le lendemain ?... Dimanche. Loupé, la tranquillité ne serait présente que lorsque le couple gagnerait la nacelle qui leur serait réservée. Pour passer le temps, les deux sorciers parlèrent encore, racontant leur anecdote de l’école de magie à voix basse, utilisant une sorte de langage codé pour ne pas que les moldus les regardent comme des fous croyant à la sorcellerie. Certains mots devenaient du coup étrange dans le contexte et la jeune femme ne pouvait s’empêcher de rire doucement. Dix minutes passèrent et ils arrivèrent enfin au pied de la grande roue qui surplombait la ville. La nacelle se présenta à eux et les râles retentirent lorsque le mécanicien de l’attraction stoppa l’élan des prochains clients. Elen lui adressa un grand sourire pour le remercier, consciente que son compagnon en était certainement pour quelque chose.

Les portes se refermèrent et la bulle de verre s’élança dans les airs d’une lenteur paisible. Peu à peu, la ville apparaissait toujours plus, dévoilant des milliers de petites lumières qui éclairaient les rues. Celles-ci brillaient dans le regard de la belle qui s’était appuyée contre la vitre, ses deux paumes de mains plaquées sur le verre. Son regard émerveillé et son sourire enfantin trahissaient le bonheur qui emplissait son cœur. Son souffle chaud se glissait sur la paroi, créant une légère buée qu’Elenna effaça du bout des doigts. Une vague de chaleur se glissa dans le corps de la louve lorsque Daryl passa sa main autour de sa taille. Posant son regard sur lui, elle lui sourit.

" Je sais pas pour toi mais j’ai envie de vivre quelques choses avec toi. Je ne sais pas si c’est de l’amour mais samedi dernier, aux Trois Balais, j’ai été … subjugué. Je n’ai jamais ressenti ça, comme un coup de foudre. On a pas mal de différence, on vit pas au même endroit mais j’ai envie de vivre un truc avec toi. Je suis prêt à quitter Liverpool pour toi. On se connait à peine mais je t’aime, je le sais. J’ai passé une semaine entière à te voir de partout. Tu es originale, mystérieuse, bourré de talent, très sexy aussi, c’est d’ailleurs très plaisant. Et puis même si tu te transforme à chaque pleine lune, je suis prêt à prendre ce risque. "

Les yeux de la jeune femme se firent ronds, tant elle était surprise. Elle savait qu’il finirait par craquer et parler, et que l’endroit semblait avoir été choisi spécialement pour cela mais elle n’avait pas encore prévu sa réaction. Rougissant légèrement, Elen reporta son attention sur la beauté de la ville de nuit, sa voix douce retentissant alors qu’elle prenait la parole.

" J’en ai aussi envie… J’ai ce sourire niais qui s’affiche sur mon visage quand je te vois et je ne cessai de penser à toi toute la semaine, cherchant une réponse à ce que je pouvais bien ressentir. Je dois avouer que jamais je ne m’étais sentie aussi bien aux côtés d’un homme. Je les ai bien souvent fuis mais toi, je n’en ai pas envie. Au contraire, je souhaiterais juste rester à tes côtés et que cette soirée ne se termine jamais. Tu es tellement différent, tellement… Je ne sais pas comment dire mais tu sais m’accepter avec mes défauts et mes qualités, et cela a toujours été ma plus grande peur, qu’on m’aime pour ce que je suis tout entière. Je ne veux pas d’une aventure d’un soir ou d’une amourette de quelques jours, pas avec toi. Que dirais-tu de venir vivre chez moi ? Histoire de voir si quelque chose est réellement possible, mais j’en suis persuadée. Je… "

Les mots étaient sortis si facilement de sa bouche mais à la fois, elle avait peur de la réaction de Daryl face à ses propos. Elle aurait voulu continuer mais paraissait à bout de souffle, essayant avec beaucoup de difficulté de lui murmurer les derniers mots qu’elle aurait voulu dire. Mais c’était tellement difficile, tellement effrayant. C’était ça l’amour ? C’était maintenant qu’elle devait exprimer tout ce qu’elle avait sur le cœur en seulement trois petits mots ? La panique put se lire dans son regard l’espace d’un instant. Elle n’avait jamais reçu d’amour parentale et encore moins venant d’un homme. Elle en avait rêvé mais maintenant que cela était possible, elle était tétanisée. Son regard fixant le vide, Elenna reprit sa respiration, vidant totalement son esprit. Cherchant de l’aide du côté de Daryl, elle lui jeta un regard. Si seulement il pouvait juste la rassurer, juste la prendre dans ses bras et lui dire encore qu’il l’aimait. Pourtant, lorsque la louve plongea son regard gris dans celui du beau brun, toutes ses peurs s’évanouirent. Elle le voulait. Elen souhaitait rester avec lui et lui dire tout ce qu’elle avait sur le cœur. Mais comment ? Se détachant lentement de la vitre, la demoiselle ne put lui adresser qu’un sourire timide, approchant d’abord son visage du sien. La main sur sa taille l’attirait inconsciemment à Daryl. Ses lèvres rouges frôlèrent d’abord celles de son amant avant de se déposer avec douceur sur les lèvres de celui qui avait pour souhait de partager bien plus qu’une aventure avec elle.

Le contact fut à la fois doux et violent, déclenchant une vague de la chaleur dans le corps de la belle. Elle s’était hissée sur ses pointes de pieds, gagnant un ou deux centimètres de plus que ses talons. Sa main glissa sur la joue de Daryl avec une tendresse infime. Elenna se recula légèrement pour regarder l’homme qu’elle embrassait, vérifiant encore qu’il était le bon. Son esprit lui dictait maintenant la même chose que son cœur et alors que le premier baiser qu’elle lui avait donné était plein de douceur, la jeune femme aux cheveux de neige l’embrassa encore. Cette fois-ci, ce fut comme une explosion de sentiments dans sa poitrine. L’amour et la passion s’exprimaient à présent plus. Les yeux fermés, la louve humait le doux parfum de son amant, le goût de ses lèvres lui faisant tourner la tête. Le temps semblait s’être arrêté pour eux. Les bras d’Elen s’enroulèrent autour de la nuque de Daryl, ne voulant pas que cet instant s’arrête, oubliant de respirer par moment… Inconsciemment, la belle savait qu’elle attendait ce moment depuis près d’une semaine et dans ce baiser, elle souhaitait exprimer tout ce qu’elle ressentait. Ses lèvres finirent par abandonner celle du bel homme, son visage restant quelques centimètres du sien et son corps collé contre le torse du colosse.

" Je t’aime aussi… "

Tout était dit. Après tout, Le baiser est la plus sûre façon de se taire en disant tout…
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Daryl C. Hopper
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Re: Echappée belle

Message par : Daryl C. Hopper, Sam 1 Juin 2013 - 23:02


« J’en ai aussi envie… J’ai ce sourire niais qui s’affiche sur mon visage quand je te vois et je ne cessai de penser à toi toute la semaine, cherchant une réponse à ce que je pouvais bien ressentir. Je dois avouer que jamais je ne m’étais sentie aussi bien aux côtés d’un homme. Je les ai bien souvent fuis mais toi, je n’en ai pas envie. Au contraire, je souhaiterais juste rester à tes côtés et que cette soirée ne se termine jamais. Tu es tellement différent, tellement… Je ne sais pas comment dire mais tu sais m’accepter avec mes défauts et mes qualités, et cela a toujours été ma plus grande peur, qu’on m’aime pour ce que je suis tout entière. Je ne veux pas d’une aventure d’un soir ou d’une amourette de quelques jours, pas avec toi. Que dirais-tu de venir vivre chez moi ? Histoire de voir si quelque chose est réellement possible, mais j’en suis persuadée. Je… »

Daryl n’avait pas l’habitude de pleurer. Qu’il soit triste ou qu’il soit très heureux, la façon qu’il avait d’exprimer quelques sentiments qu’ils soient c’était d’écrire. Ou le contact physique. L’irlandais était une personne très tactile. Il avait besoin de prendre les gens qu’ils aimaient dans ses bras. Il avait besoin de savoir qu’il pouvait compter sur les autres, qu’ils pourraient être présents pour lui. Les bras qui pouvaient le tenir lui conférait beaucoup de confiance. Ses sentiments passaient par ses mains ou ses bras. A cet instant, il était heureux. Il l’était plus qu’il ne l’avait jamais été. La demoiselle le regardait. Daryl n’avait pas fini de tout assimilé de la réponse d’Elenna que le visage angélique de la demoiselle s’avançait doucement vers celui d’Hoppy. Le moment qu’il avait attendu toute la semaine, ce moment qu’il avait rêvé la nuit d’avant, ce moment qui allait conclure cet acte qu’on appelle le coup de foudre. Cette expression était assez bizarre. Qui avait pu déterminer ce qu’était un coup de foudre dans le sens premier du terme. La sensation devait être insoutenable, totalement horrible. Il était donc très étrange de lié cela à un sentiment d’amour. Mais finalement, cette sensation devait être puissante, énergique. On devait se sentir plus que vivant, on devait être empli de frisson, sensation existante dans l’amour. Le coup de foudre était aussi synonyme de rapidité. Cela avait été le cas. Le bois sur lequel Daryl avait été assis quelques jours auparavant avait été le témoin de ce coup rapide. Il l’avait vu avant, il l’avait déjà eu dans le cœur, dans ses pensées. Mais ce soir-là, dans ce bar des Trois Balais, il avait vu un ange, il aperçut son amour. Assis à cette table, Daryl s’était senti vivant. Il ressentait un désir énorme. Il aimait cette fille. Il ne la connaissait pas. Il ne savait pas qui était les membres de son entourage ni même d’où elle pouvait venir. Mais il l’aimait tout simplement. Beaucoup de personne dise qu’il est dur de qualifié l’amour mais Daryl lui savait comment le définir : Elenna. Tout simplement. L’Amour avec un grand A, un plaisir et un désir qui l’avait attrapé en quelques secondes, qui l’avait pris aux tripes. Son cœur était rempli de pulsion. Son sang était chaud, rapide, porté par le visage magnifique de l’ancienne Poufsouffle.

Les yeux d’Elenna s’étaient fermés doucement, comme s’ils étaient partis pour rêver. Pour rêver de la réalité. Ceux de Daryl ne restèrent pas ouverts bien longtemps. Le noir de l’intérieur des paupières de notre irlandais étaient maintenant des écrans de cinéma. Des toiles qui n’avaient que le cœur et le corps de Daryl comme spectateur. Les lèvres douces et suaves de la demoiselle se posèrent sur celle du gérant des Halles. Les images défilaient maintenant dans la tête de Daryl. Ce moment faisait remonter en lui tout ce qu’il avait pu vivre en amour et en amitié. Il voyait sa première année à Poudlard, où ses deux meilleures amies avaient été les seules personnes à qui il avait parlé. Il était loin d’être populaire, loin d’être le plus cool. Il était là, présent mais il n’était rien aux yeux des autres et aux yeux des filles qui vivaient autours de lui. Il voyait après ses ex. Elles étaient minable, ridicule face à la petite femme aux cheveux blancs qui l’embrassait avec amour. Il était finalement heureux d’avoir connu des échecs. Il était heureux de ne pas avoir été en couple. Il serait passé à côté de ce qu’il considérait dans l’instant comme l’amour de sa vie. Il avait l’impression que ces lèvres qui venaient de s’accrocher au sienne lui disaient que l’amour était là. Qu’il serait son pilote dans la vie. Les pensées de famille nombre, petites têtes blondes courant un peu partout dans la maison. Elenna était la mère de ses enfants. Son sang ne faisait qu’un tour. Il le sentait dans tout son corps. Son cœur était rapide, il lui disait de profiter de ce baiser magnifique. Il était en présence d’une fille magnifique, surplombant l’une des plus belles villes du monde. Les moldus avaient construit cet engin qui leur servait de perchoir. Leur nid d’amour, une cage d’acier et de verre, dur et froid normalement semblant remplis de chaleur, de bienêtre. Les deux corps enlacé de nos amants semblaient entré en fusion. Chaque partie de la peau de leurs lèvres étaient explorés. La main assez grande de Daryl serrait la taille douce et fine de la jeune demoiselle. Il sentait la chaleur qui sortait du corps de la demoiselle. Elle semblait transmettre un amour total à Daryl. Elle ne lui avait pas dit, elle n’avait peut-être pas eu le courage. Elle devait avoir peur. Et ce n’était pas Daryl qui pourrait lui donner tort. Faire confiance en amour, c’était une chose très difficile. Elenna lui avait confirmé une adolescence loin d’être rose au niveau des amours. Sa vie avait dû être un vrai calvaire avec ce secret qu’avait pu deviner notre irlandais. Etre une fille solitaire et rebelle, c’était un peu le lot de beaucoup de jeune demoiselle, à l’âge de l’adolescence. Mais se transformer en un loup, totalement déchainé, impossible à contrôler, c’était encore pire. Est-ce que les conquêtes d’Elenna avait été courant. Daryl pensa que non, si cela avait été le cas, beaucoup serait parti et l’aurait roulé dans la farine, l’envoyant au bucher. Une connerie qui insupportait Daryl.

L’étreinte que Daryl aurait voulu garder toute la vie se termina. Les talons d’Elenna retouchèrent le sol comme il faut. Ses yeux étaient humides, elle semblait être dans un autre monde. Daryl devait être dans un état assez semblable. Un sourire béat s’afficha sur le visage enchanteur d’Elenna. Comme un bâillement, ce sourire fut contagieux. Il se greffa sur le visage plus buriné de Daryl. Il n’avait même pas envie de parler, il ne savait que dire, ce baiser avait tout dit ou presque. Elenna ouvrit doucement la bouche et sa douce voix se fit entendre alors que la nacelle commençait doucement sa descente :

« Je t’aime aussi … »

Cette fois-ci, c’est Daryl qui attira le corps fin d’Elenna contre le sien. Il l’embrassa avec envie et romantisme. Ils étaient repartis pour une valse d’amour quand la grande roue s’arrêta et fit bouger un peu trop leur nid d’amour. Daryl, déséquilibré tomba sur le banc central qui servait aux personnes normalement peu courageuse. Elenna le regarda avec un grand sourire. Daryl éclata de rire. La situation était drôle mais c’était surtout qu’il était heureux. C’était une façon de montrer encore plus son amour. Il fit un clin d’œil puis se releva, il prit la main d’Elenna et ils regardèrent tout deux dehors. En quelques minutes le temps avant changer. Alors qu’il faisait chaud, les orages d’été étaient arrivés. Big Ben commençait doucement à sentir le ciel noir de nuit tombé. La fine pluie tombait, un paysage londonien assez typique. Mais Daryl n’en avait rien à faire de la pluie. Au contraire, c’était assez romantique d’embrasser sa petite amie sous la pluie. Un peu comme dans l’idéal moldue. Seulement là, Elenna était en robe, blanche de surcroît, ce qui l’aurait rendu transparent :

« Eh bien, nous allons donc trouver un endroit romantique pour manger. Je t’invite, on va essayer de faire vite, je ne veux pas trop que ta robe soit trop transparente, les autres hommes pour te regarder … ma chérie »

Il lui fit un autre clin d’œil. Il aimait ses mots. « Ma chérie ». Il ne les avait jamais dits. Pourtant c’était venu assez naturellement au jeune irlandais. Il l’aimait, il le savait, elle le savait. Il voulait même le crier au monde entier, à tous les moldus qui se trouvaient en bas. Quelques secondes plus tard, le jeune couple se retrouva au bas de la Grande Roue. La pluie était fine mais il y avait de gros orage, des éclairs assez impressionnants qui allumait le ciel. C’était comme si ce qui se passait dans le corps de Daryl se trouvait aussi dans le ciel de la capitale anglaise. Se tenant par la taille, Daryl et Elenna passèrent à nouveau devant le mécanicien. Daryl lui fit un geste de la tête, le sourire de l’autre homme s’était afficher. Son geste venait de permettre le début d’une histoire, d’une belle histoire. Le couple se dirigeait maintenant assez rapidement vers un restaurant. Peu importe lequel, il serait romantique, il serait leur premier souvenir de couple. Ils arrivèrent au niveau d’un pub restaurant. Il y avait pas mal de monde, un groupe de musique irlandaise jouait. La fierté et le cœur vert, Daryl se retourna vers Elenna. Il devait manger là, c’était une évidence.

Assis à une table sur une mezzanine, il aurait maintenant le loisir de parler de leur avenir. C’était une chose que Daryl voulait régler assez vite. Il voulait être sûr que les sentiments d’Elenna étaient assez forts pour construire sur le long terme. Sa réponse dans la grande roue lui avait confirmé quelque chose : elle était prête à vivre avec lui tous les jours. Elle était prête à lui ouvrir la porte de son appartement. Il aurait été plus logique et plus pratique de venir vivre à Londres mais Elenna semblait très attachée à son appartement à Pré-Au-Lard. Même s’ils travaillaient tous les deux à l’autre bout du pays, Daryl était prêt à vivre là-bas. Après tout, Liverpool n’était pas non plus la porte à côté. Avec sourire, Daryl commença à parler :

« Bon … C’est difficile d’en parler mais, je veux vraiment venir habiter chez toi. Je te payerai un loyer. Mais sache que je suis dans une routine de célibataire, je vais avoir du mal à stopper certaines de mes activités. Notamment le foot. Enfin pour toi, je suis prêt à tout ou presque. Je suis amoureux et je te parle de mes passions assez gamines. Après tout, tu as peut-être toi aussi des passions. Ou des façons de vivre à chaque nouvelle lune, si tu vois ce que je veux dire »

Il lui fit un clin d’œil. Entouré de moldu, il ne pouvait parler clairement de leur vie magique. Il allait devoir utiliser des mots et des termes assez étranges. Cela allait être très marrant. Daryl prit un apéro. Une bière, on ne change pas une équipe qui gagne. De plus, il était obligé avec un groupe de musique irlandaise. La robe blanche d’Elenna la dessinait parfaitement. Daryl réalisait encore une fois la chance qu’il avait d’être avec une demoiselle aussi belle, aussi rayonnante. Pourtant la potion qu’elle prenait le plus souvent n’était pas un philtre d’amour puissant. Loin de là, sa meilleure amie était la Tue-Loup. A la voir comme ça, il était très difficile d’imaginer une gueule de loup sur ce corps de rêve. Daryl était dans une relation qui lui changera la vie quoi qu’il arrive. Il le savait. Cela ne faisait qu’ajouter aux multiples charmes et qualités que pouvait avoir la fille qui l’aimait. Sa chérie.
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