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Echappée belle
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Hugh Dey
Personnel de Poudlard
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Re: Echappée belle

Message par : Hugh Dey, Sam 25 Jan 2014 - 12:02


D’un seul coup, plus de poids. Plus rien. J’étais tout léger. Je m’envolais. Est-ce que j’allais vers la lumière ? Oui ce devait être ça… Noooooon pas vers la lumière ! Alors c’était ça quand on était mort ? On ne sentait plus rien du tout ?

Aaaaaaaaaaaah ! Ah nan j’étais pas mort ! J’avais l’impression qu’on m’entaillait la cheville droite au couteau à pain et qu’on le plongeait à l’intérieur de la palie pour l’ouvrir un peu plus ! Aaaah ! la douleur était intenable ! Je sentais que c’était tout chaud tout autour, y avait un truc qui coulait… Je savais pas i c’était moi qui saignais ou si la personne qui m’avait attaqué était en train de pleurer sur la cheville qu’elle me désossait.

Dans ma tête je voyais l’image de mon os ressortant de ma jambe. Ca me lançait dans le pied. Et là je sentais que je partais vraiment. Parce que si tout à l’heure j’avais l’impression de voler, je sentais encore le sol dans mon dos, comme si je m’enfonçais dedans en même temps. Là… Là maintenant j’avais plus rien. J’avais juste de l’air qui me fouettait la cheville et qui me faisait grimacer.

« Humpf. »

C’est ce que j’avais fait en tombant dans… Dans ch’ais pas… Je sentais globalement une odeur pourrav. C’était dégueu. Et c’était pas droit comme le sol. C’était mou. Est-ce que c’étaient des corps en décomposition ? Oh Gosh j’allais mourir comme ça… Comme un pourri dans une benne…

Le temps passa. Moi j’avais mal. J’essayais de bouger un peu. Je commençais à revoir. C’était flou mais je voyais. Mon corps était lourd. Je me relevais un peu et mes yeux tombaient sur ma cheville. J’aurais pas dû. C’était une grosse entaille que j’avais là. Et ça pissait le sang. Rien que pour ça, je m’allongeais de nouveau dans les poubelles… Parce qu’en fait c’étaient des poubelles. Je fermais les yeux et j’attendais… J’allais peut-être me vider de mon sang.

Mais y a quelqu’un qui revenait. Je fermais bien les yeux pour pas qu’il remarque que j’étais un peu plus conscient que tout à l’heure. J’aurais peut-être pas dû… La personne me relevait sans ménagement et d’un coup, je me sentais happé dans un tuyau. Comme dans une montagne russe trop petite pour moi. Lorsqu’enfin le drame cessa j’avais encore plus mal à la cheville… Mais mon poignet aussi. Je pouvais pas m’empêcher de bouger j’avais l’impression qu’il me manquait des trucs, que tout était pas à sa place. Et j’avais tellement mal de partout que je me tournais sur le côté, et que je rendais mes tripes comme une loque… Je supportais décidément pas le transplanage, encore moins quand j’étais désartibulé.
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Re: Echappée belle

Message par : Invité, Mar 8 Avr 2014 - 23:09


{ RP avec Noah Alniott }

Si vous suivez un temps soit peu les aventures de notre chère Clíodhna, vous savez sans doute que sa vie n'était pas très folichonne ces derniers temps.

En effet, elle traversait une importante période de régression. Après avoir longtemps été une semi-célébrité montante de la communauté magique, à la tête du bar le plus branché d'Angleterre, de Grande-Bretagne et peut-être du monde, elle avait récemment été réduite à réintégrer Poudlard où elle tentait d'enseigner l'art subtile de la métamorphose à des adolescents en rûte qui n'avaient d'autre passion dans la vie que de séduire leurs veilles profs en mal d'amour, lorsqu'ils n'étaient pas occupés à se bourrer la gueule dans la Forêt Interdite. Oui, l'avenir du monde magique britannique était vachement compromis, mais ce n'est pas ce dont il est question aujourd'hui !

Parce que l'existence de Clíodhna ne se résumait pas uniquement à sa vie dans cet austère château paumé au fin fond de la campagne écossaise qu'est Poudlard.

Qu'à cela ne tienne, elle continuait à se rendre le plus souvent possible dans la capitale londonienne où elle faisait le plein de pots d'échappements, de fringues tendance et de débauche. C'est d'ailleurs aux détours d'une rue commerçante du centre-ville qu'elle avait rencontré celui qui pourrait bien se révéler l'amour de sa vie. Beau comme un Dieu olympien, elle l'avait aidé à échapper à une horde de paparazzi sauvage en le faisant monter chez elle, où, vous l'aurez deviné, ils ne tardèrent pas à se retrouver dans leur plus simple appareil pour partager une tumultueuse partie de... Scrabble.

Cet homme avait un nom, c'était John Alniott. Il était parfait sous toutes les coutures, à un petit détail près : c'était un moldu. Mais avec son charisme et son don pour le Scrabble,  Clíodhna pouvait aisément passer outre. Le principal, c'était qu'il n'y ait pas de secret entre eux, et c'est sans doute pour cette raison que notre jeune femme lui révéla rapidement sa condition de sorcière. Ou alors était-ce pour justifier le fait que, aussi célèbre soit-il chez les moldus, elle n'ait jamais entendu parler de lui ? Parce que, oui, John était un acteur de renom, ce qui lui valait de faire régulièrement la une des magazines et ce qui expliquait les mouvements de foule qu'il provoquait à chaque fois qu'il se montrait.

De prime abord, Clíodhna avait craint sa réaction quant au fait qu'elle soit une sorcière, mais, contre toute attente, celui-ci était déjà au jus de l'existence de la magie, sa sœur étant également sorcière. Et c'est ainsi qu'il décida d'organiser une rencontre.


Vendredi, fin d'après-midi. Quelque part dans Londres, Clíodhna et John marchaient en se tenant romantiquement la main et notre demoiselle était aux anges. Jamais, de toute sa vie, elle n'avait rencontré d'homme aussi parfait que John et elle était ravie qu'il la présente si rapidement à sa famille ; cela prouvait qu'il tenait à elle et tout laissait croire que leur relation était faite pour durer. Ils avaient rendez-vous chez ses parents, où ils étaient chargés de préparer le dîner. Sa sœur et son fils ne les rejoindraient que plus tard, lorsque tout serait prêt.

Lorsqu'ils arrivèrent devant l'immeuble où se trouvait l'appartement Alniott, Clíodhna fut interloquée par les manières de son cher et tendre :

« Tu es sûr que tu ne connais pas le code ? lui fit-elle doucement, tandis que, après plus tentatives défectueuses sur le boîtier, il tentait de crocheter la serrure à l'aide d'un briquet. Ou alors, encore plus simple, on ne pourrait pas sonner... ?
– Ils sont pas là, lui répondit-il, désinvolte. Mais je le connais ce p*tain de code, t'inquiètes hein !
– Comment ça, ils ne sont pas là ? releva-t-elle, perplexe. Tu n'étais pas censé me les présenter... ?
– Ah... Oh, finalement ils viennent pas, confirma-t-il, le plus naturellement du monde. Y a des critiques au resto, j'crois... Une connerie. Ils savent que je squatte l'appart', hein ! Et pis, y aura ma sœur. Et le môme », et il finit par réussir à ouvrier la porte, se rendant compte qu'il suffisait d'appuyer sur la serrure tout en effectuant les manœuvres...

Ils pénétrèrent alors dans la cour intérieure de l'immeuble, puis montèrent à l'étage qu'habitaient les parents Alniott. Il s'agissait d'un appartement londonien tout ce qu'il y avait de plus classique. Ils étaient restaurateurs et leur restaurant, à en juger les photos qu'il y avait un peu partout, c'était tout leur vie. Peut-être même plus que leurs enfants. Mais il y avait quand même des photos d'eux, enfants, ou lors d'étapes importantes de leur vie, comme leur cérémonie de remise des diplômes. Il y avait également des photos du petit dernier, Jude, leur premier et, à ce jour, unique petit-enfant.

En revanche, il y avait très peu de photos de cette fameuse sœur qu'elle était sur le point de rencontrer. C'était à croire qu'on essayait de la cacher, peut-être était-ce parce qu'elle était sorcière ? Ou alors était-elle trop moche pour l'afficher aux murs ? Une chose était sûre en tout cas, c'était que, à n'importe quel âge, John avait toujours été canon !

« Bon alors, qu'est-ce qu'on va préparer de bon ? lança Clíodhna à John, glissant une main sous sa chemise. Parce que c'est bien joli, mais la cuisine ne se fera pas toute seule...
– Le prend pas mal, mais la cuisine, c'est pas trop ton truc, lui répondit-il. Et ça tombe bien, parce que moi non plus. Ici, c'était jamais moi qui m'occupait de ça ! Ça te dirait pas de faire venir un traiteur, ce qui nous laisserait un peu de temps pour... », et c'est ainsi qu'ils se lancèrent dans une nouvelle partie de Scrabble, particulièrement excitante sur le lit de ses parents...


Dernière édition par Clíodhna Quinn le Mar 14 Oct 2014 - 22:46, édité 1 fois
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Noah Alniott
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Re: Echappée belle

Message par : Noah Alniott, Mer 9 Avr 2014 - 18:27


Il était sorti de l’hopital, le père de Jude, le frère de Noah donc. Pas n’importe quel hôpital, c’était un centre de désintoxication pour être exact. John Alniott avait d’abord été mannequin à la fin de son adolescence, avant de devenir acteur. Acteur pour des films ciblés, pour être encore plus exact. Bref, acteur de film porno. Il avait eut beaucoup de conquêtes, mais heureusement, un seul enfant. Jude. A la mort de sa mère, la progéniture Alniott s’était retrouvée propulsé chez sa tante. Elle avait un hibou, un tapis volant, des amis bizarres, pas beaucoup de temps, des pouvoirs magiques, et c’était la seule finalement, qui après sa mère avait été capable de lui donner un peu d’amour. 
 
Noah n’en avait pas cru ses oreilles en apprenant de la bouche de ses parents que son frère était sorti de son hôpital, parce que les médecins voulaient tester son niveau de guérison. Elle avait parié qu’il ne tiendrait pas deux jours avant d’y retourner. Mais elle avait perdue, ça faisait deux semaines qu’il tenait bon. Oui, Noah n’était pas particulièrement proche de son frère, de sa famille pour tout dire. Seule sorcière dans cette petite famille londonienne normale. La seule brune dans une famille de blonds, la bizarre, même pas foutue d’être une vraie fille. Seulement voilà, son frère sembla se souvenir d’elle, et de son fils. Certes, il n’avait jamais eut des liens très forts avec Jude, l’ayant surtout laissé à sa mère et se contentant de verser une pension alimentaire. Mais dans la lettre qu’il lui avait adressé, il lui disait qu’il souhaitait lui présenter quelqu’un, et que « si elle voulait elle pouvait amener son fils ».
 
Noah ne pouvait empêcher à Jude de voir son père, l’enfant était intelligent, plus intelligent que la moyenne, il savait qu’il n’avait plus de mère, et un père malade et peu présent. Il serait tout de même content de le voir, de mettre des images sur ce qu’on lui racontait. De revoir ce visage, parce que finalement, ça allait faire deux ans qu’il ne l’avait pas vu, il ne se souvenait plus bien de comment il était. Il y avait juste les photos que sa tante lui montrait… Mais son odeur, sa voix, il ne savait plus, il était trop petit quand on l’avait laissé chez Noah…
 
Cela faisait très longtemps que la sorcière n’avait plus prit un bus, autre que le magicobus. Un grand bus rouge, londonien, qui l’avait mené dans un quartier de Londres pas très central, et sans notoriété. Elle avait prit une boite de chocolats, en cadeau, pour son frère. Juste pour le geste. Jude lui tenait la main, et ils avançaient lentement vers l’immeuble, en ce doux début de soirée. Noah remarqua de suite qu’il y avait trop de voitures, plus que d’habitude de garées devant l’immeuble, et elle repéra vite les quelques appareils photos braqués sur la porte de l’immeuble. Son frère était déjà arrivé visiblement, les paparazzis avec. La jeune femme serra doucement son neveu contre elle afin de lui éviter des flashs, et entra rapidement dans la cour intérieure, vide et calme.
 
Arrivée au deuxième étage, Noah ne s’embêta pas à sonner, et d’un coup de baguette magique, entra. Sans scrupules, puisque c’était un peu chez elle. Un tout petit peu. Elle ne pourrait jamais s’y sentir bien, mais officiellement, elle était chez elle puisque chez ses parents. Elle entendit des rires, des bruits suspects. Et murmura pour elle :
 
-Bordel, je savais que j’aurai du sonner, j’aurai du m’en douter…
Avant de crier bien fort :
-John c’est No’, je suis là avec Jude, dans le salon!
 
Sous entendu, « il y a ton fils ne te ramènes pas à poil et dépêches toi. »
Jude ne semblait pas perturbé, il était assis dans le fauteuil le plus moelleux du salon, et bien trop large et haut pour lui, et il jouait avec son boursouflet. Noah avait essayé de le tenir un peu éloigné du monde de la magie, mais avait fini par abandonner. Il vivrait comme un cracmoll, elle était incapable de vivre sans magie. Enfin bref, du coup l’enfant portait tant d'attention à sa bestiole qu'il ne semblait pas avoir réalisé ce que faisait son père, et il n’était pas non plus impatient, comme tout enfant devrait l’être, de revoir son père. Il n’avait pas la relation que tout enfant devait avoir avec son père en fait. Il ne le connaissait pas, maintenant sa famille, c’était Noah. 
La petite brune avait allumé une cigarette, loin de Jude, et regardait les photos encadrées et posées sur les différents meubles de la pièce. Ses frères, leur beauté exemplaire, leurs yeux verts, les articles de la « réussite » de carrière de John, les diplômes de Tony. Et puis là dans un coin, il y avait Noah bébé, habillée comme une fille. Et dans un autre, Noah à la gare de King Cross, pour son premier jour à Poudlard. Après ses parents avaient arrêté de chercher à comprendre ce qu’elle étudiait et ce qu’elle faisait de sa vie.  
 
Les bruits de pas de son frère, et de celle avec qui il venait visiblement de passer un bon moment se firent entendre dans le couloir, et ils apparurent dans l’encadrement de la porte.
 
-Salut !
 

Lâcha Noah, ne sachant si elle devait être heureuse ou malheureuse de le revoir, ce frère qui était tombé dans les pires pièges que la société avait pu lui offrir. C’était son frère quand même, le plus grand, et même si elle ne supportait pas son caractère, même si ils se disputaient beaucoup étant enfants, elle savait que leur liens étaient éternels. En le revoyant elle se rendait compte à quel point Jude lui ressemblait, ça lui faisait presque peur. Mais c’est finalement la brune à côté de lui qui attira son regard. Belle, bien gaulée. Et elles s’étaient déjà vues. Oh put*in, c’était cette fille qu’il voulait lui présenter ?
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Re: Echappée belle

Message par : Invité, Jeu 10 Avr 2014 - 18:54


Dans la chambre des parents Alniott, Clíodhna et John étaient en train de faire leurs petites affaires lorsqu'un « John c’est No’, je suis là avec Jude, dans le salon ! » strident les rappela à la réalité... Hélas, avant qu'aucun d'eux n'ait le temps de faire un scrabble.

Les deux jeunes gens s'interrompirent donc et, après un bref mais langoureux baiser, ils se rhabillèrent en quatrième vitesse :

« P*tain, qu'est-ce qu'elle fout déjà là ?! », ne put s'empêcher de s'enquérir la belle qui tâchait de remettre un peu d'ordre dans sa crinière que cet interlude avait déchaînée, mais cela n'inspira rien d'autre à son étalon qu'un nonchalant haussement d'épaules.

Quoi qu'il en fut, Clíodhna le laissa passer en éclaireur, repoussant délibérément le moment où elle serait présentée à son hypothétique belle famille. Mine de rien, cette situation était source d'une certaine appréhension pour elle. Tout avait été si parfait avec John jusqu'à présent, il eut été dommage que cela se passe mal avec sa famille...


Un instant plus tard, elle faisait une entrée de diva dans le salon (c'était, en quelque sorte, sa manière de se donner un peu de contenance !) :

« Bonsoooir ! », s'était-elle écriée, enthousiaste, avant de déchanter tout aussi vite en voyant la face de ladite sœur.

Tout en s'approchant d'elle pour lui faire la bise, elle ne pouvait s'empêcher de se traiter de trollette écervelée. Comment avait-elle fait pour ne pas avoir fait le rapprochement plus tôt ?! Cela paraissait tellement évident après coup, tout congréait...

Mais oui, cette fameuse sœur n'était autre que Noah Alniott, l'incontournable gérante du Chaudron Baveur, celle-là même qui avait pris la tête de sa liste de gens à abattre depuis un certain réveillon où elle l'avait envoyée valser dans la boue, avant de la droguer avec un tord-boyaux à la composition douteuse. Un seul élément lui avait toutefois échappé... Alors comme ça, elle avait un fils ? Voilà qui était pour le moins inattendu de la part d'une  invertie à la vie si décousue, à en juger par les rumeurs qui courraient à son sujet. Enfin, notre brunette pouvait difficilement lui en tenir rigueur, étant elle-même la fille d'un couple d'hommes.

Noah n'était donc pas une sombre inconnue pour elle et le seul avantage c'était que cela épargna une fastidieuse séance de présentation à John qui en sembla ravi, ne se rendant visiblement pas compte qu'il aurait sans doute mieux valu qu'elles partent de zéro. La soirée s'annonçait d'emblée plus folklorique que prévu...


Une fois la mère saluée, Clíodhna passa au fiston. Elle le gratifia de son sourire le plus hypocrite et dû prendre une longue inspiration avant de poser ses lèvres sur ses petites pommettes joufflues. Que n'aurait-elle pas fait pour gagner des points aux yeux de son cher et tendre ?

La vérité, c'était quelle avait toujours eu horreur des gosses et que cela ne faisait que se confirmer depuis qu'elle enseignait à Poudlard. C'était un véritable supplice pour elle de s'occuper des plus petites classes, elle avait parfois l'impression d'être à la maternelle. Enfin, eux au moins, jusqu'à preuve du contraire en tout cas, ils ne lui arrachaient pas ses vêtements ! De toute façon, pour elle, c'était clair et net : tout ce qui n'était pas sexuellement mature ne l'intéressait pas.

Pourtant, dans son genre, Jude – car c'était comme ça qu'il s'appelait – n'était pas trop vilain. Force était de constater qu'il tenait beaucoup de son oncle. Bien plus que de sa mère, d'ailleurs ! Il ne faisait aucun doute qu'elle avait face à elle un beau gosse en devenir, mais il avait encore une bonne dizaine d'années à prendre avant de devenir un homme.

Et d'ici là, il traverserait sans doute une longue et difficile crise de la puberté durant laquelle il se retrouverait couvert de boutons, écouterait des groupes de musique japonais et ferait au moins trois coming out, dans un sens et puis dans l'autre, avant de se rendre compte que les escargots sont hermaphrodites.


Tandis que, de son côté, John ouvrait tous les placards en quête de quoi improviser un petit apéro (et, téléphone coincé entre son oreille et son épaule, commandait le dîner qu'ils n'avaient pas préparé), notre grognasse en profita pour adresser un petit mot en privé à sa belle-sœur potentielle :

« Je te préviens, commença-t-elle sur un ton défiant. Ce n'est pas ton cocktail qui m'a fait oublier la petite crasse que tu m'as faite au Nouvel An... Je te déteste pour ça et c'est sans doute réciproque, très bien. Seulement voilà, je tiens à ton frère et, que tu le veuilles ou non, on est faits pour être ensemble, alors t'as pas intérêt à t'immiscer entre nous... Pigé ? ».

Autant mettre les choses au clair d'entrée de jour, ça leur épargnerait de se fatiguer avec de fausses complaisances. Notre pauvre Lionne avait, certes, espéré mieux de cette rencontre, mais ce n'était peut-être pas si important après tout. C'était avec John qu'elle sortait, pas sa sœur. Et encore heureux !
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Re: Echappée belle

Message par : Noah Alniott, Sam 12 Avr 2014 - 10:51


Cliodhna Quinn, jeune sorcière écervelée, à la réputation aussi douteuse que celle de Noah, ancienne propriétaire de l'Auberge Des Deux Mondes, avant que celle-ci ne coule, au profit du Chaudron Baveur. Actuellement elle était ... Noah n'en savait foutrement rien, mais elle était du côté du bien, et c'est ce qui l'avait le plus impressionné. C'est en notant les consommations du bar, que ce nom avait attiré son regard car elle l'avait déjà vu plusieurs fois dans les archives de l'Ordre du Phenix. Elle appartenait à l'ancienne génération des phénix, celle de quelques années plus tôt. Mais Cliodhna ne savait rien de l'identité de Noah, outre qu'elle s'occupait du Chaudron Baveur. Et qu'elle était la soeur de son cheeer John Alniott. Celui-ci s'affairait d'ailleurs nerveusement au téléphone et un bol de cacahuètes dans une main, qu'il déposa sur la table basse. Noah allait proposer son aide, quand la voix de sa pseudo "belle-soeur" l'interrompit dans son élan. 

« Je te préviens, ce n'est pas ton cocktail qui m'a fait oublier la petite crasse que tu m'as faite au Nouvel An... Je te déteste pour ça et c'est sans doute réciproque, très bien. Seulement voilà, je tiens à ton frère et, que tu le veuilles ou non, on est faits pour être ensemble, alors t'as pas intérêt à t'immiscer entre nous... Pigé ? ».

Noah était bouche bée par ce qu'elle venait d'entendre, c'était pas permis d'être aussi rancunier! Pour une petite blagounette de rien du tout, elle en faisait tout un plat. Noah lui adressa un sourire, presque mesquinement, et répondit doucement : 

- Je n'pense pas que j'aurai à m'immiscer entre vous pour que le couple dérape... En même temps...  Vous allez vraiment bien ensemble Purée!

Et Noah se dégagea un peu pour aller chercher une bouteille de vin moldu dans la cuisine. Cette Cliodhna lui donnait des frissons rien qu'au ton de sa voix, à sa façon de marcher. Une vraie harpie. Mais ça ne l'étonnait absolument pas de la part de son frère, il avait toujours eut des femmes comme ça... Beaucoup plus jeunes que lui, avec des voix aiguës et des rires cons... Mais peut-être plus refaite, Clio était un cas exceptionnel. Finalement la défunte mère de Jude avait été la seule conquête que Noah avait pu apprécier, dans les quelques femmes que son frère avait daigné lui présenter. Ce que Noah se demandait, c'est ce que John lui avait dit de sa vie, à cette Cliodhna. Parce qu'ils s'étaient forcément rencontrés dans les deux dernières semaines puisqu'il s'était fait largué par sa copine rockstar en entrant en cure de désintox. Donc il ne lui avait peut-être pas parlé des problèmes qu'il avait avec la drogue, peut-être ne savait elle rien de sa carrière, en plus elle était complètement sorcière, alors déjà les films, elle savait peut-être à peine ce que c'était... En même temps, John se vantait très facilement de sa carrière. Contrairement à Noah qui jamais n'osait dévoiler le métier de son frère, ni pourquoi son nom était connu chez les moldus.
En revenant dans le salon, John n'était plus au téléphone, et sa copine Quinn l'enlaçait amoureusement. Noah détourna les yeux par dégoût, et vit que Jude s'approchait de son père avec le cadeau qui était resté dans un coin de l'appartement. 

-Papa, regarde c'est pour toi, on a prit ça pour toi Nono et moi! 

Les Fondants au Chaudrons, ça avait intérêt à lui plaire au frangin. Et puis son fils était juste à croquer, avec la grande boite dans ses petites mains. Il impressionnait tellement Noah, par son intelligence, par sa façon d'avoir su comprendre les adultes si jeunes, sans trop leur en vouloir. John  posa un bisou sur le front blanc de Jude, lâchant pour cela l'étreinte de Cliodhna. Cela donna une bouffée d'espoir à Noah, qui se disait qu'enfin, son frère avait changé, et était capable d'être tendre avec son fils. Mais il ne proposa même pas à Jude de gouter un chocolat, et posa la boite sur la table, avec pour seul remerciement, un clin d'oeil à Noah. Toujours coincé dans sa put*in d'hypocrisie, il était avec Noah et Jude comme il était avec les gens avec qui il bossait. Des sourires en coin, tout le temps, depuis son plus jeune âge, pour faire croire qu'il était gentil, cool, et poli, alors qu'en fait il n'en avait rien à faire, de personne, et crevait d'égoïsme. 
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Re: Echappée belle

Message par : Invité, Mar 13 Mai 2014 - 3:19


« Papa ? », répéta Clíodhna en manquant de s'étouffer.

Qu'est-ce qui prenait à ce morveux de l'appeler 'papa' ? On aurait pu croire que John le reprendrait, qu'il lui préciserait qu'il n'était pas son père. Mais il n'en fut rien. Pourquoi ne lui expliquait-il pas que son père, c'était... Bah qu'il n'en avait pas, que c'était Noah son papa ! C'était en tout cas ce que déduisait notre héroïne, qui n'était pas sans connaître la condition de la tenancière du Chaudron Baveur.  Gouine jusqu'au bout des ongles, il y avait en effet peu de chance qu'elle ait fricoté avec un homme pour engendrer son marmot. Mais alors, comment s'y était-elle prise ? Elle n'avait quand même pas osé demander à son propre frère de l'aider à concevoir... ? Non, ce n'était pas possible... C'était bien trop sale, ça ne se faisait pas ! C'était incestueux et ça aurait donné un petit consanguin hémophile, or le petit Jude ne semblait pas particulièrement anormal. Non, Clíodhna le reconnaissait volontiers, il était même plutôt mignon pour un lutin.

Ce qui suivit fut encore plus surprenant. En attendant que le livreur ne leur apporte leur repas, les quatre convives s'étaient installés dans les canapés du salon, autour de verres de vin (ou de jus d'orange, dans le cas du mioche) et de cacahuètes. La belle brunette était lovée contre son compagnon, main fermement posée sur sa cuisse. Elle le serrait comme s'il pouvait tenter à tout moment de s'échapper, comme si Noah risquait à tout instant de le lui enlever. John, pour sa part, avait les mains quelque peu baladeuses et la jeune femme dût plus d'une fois le reprendre, jugeant qu'il était indécent de se laisser peloter devant une innocente créature qui en était encore au stade phallique selon la théorie freudienne et qui risquait d'en être à jamais affecté. Mais ce n'était pas la question. Lorsque le lutin vint lui offrir une boîte de chocolat, John se défit de son étreinte et posa tendrement un baiser sur le front de l'enfant. Là, ça commençait à devenir bizarre...

En réalité, il n'y avait plus aucun doute, John devait donc être le père de cet enfant. Mais alors, pourquoi vivait-il avec sa tante et, surtout, pourquoi ne lui avait-on rien dit ? Peut-être avait-il senti qu'elle avait une aversion profonde pour tout ce qui se rapprochait davantage du gobelin que de l'humain et qu'il avait jugé qu'il était préférable de la préserver ? Mais, enfin, il ne pourrait pas lui cacher ça (ou plutôt ce garçon) éternellement ! Tôt ou tard, elle aurait bien fini par le rencontrer ! C'était d'ailleurs le cas ce soir... Confuse, Clíodhna commençait à se perdre complètement dans ses idées, laissant les Alniott à leurs affaires de famille. Petit à petit, elle se rendit compte que, si ça durait avec John, ce qu'elle espérait du fond du cœur, elle finirait inéluctablement par devenir la... belle-mère de Jude. Elle, belle-mère ? Inutile de préciser que cette seule évocation manqua de faire régurgiter son vin à notre pauvre héroïne.

Jugeant que tout cela méritait décidément bien une petite explication et, quelque peu vindicative vis-à-vis de John et de ses cachotteries (mais frileuse à l'idée de lâcher du leste avec Noah), c'est au morveux que Clíodhna finit par s'adresser :

« Dis-moi, Jude... lui fit-elle, la voix aussi condescendante que si elle s'adressait à un débile profond. C'est vraiment John, ton papa ? Qu'est-ce que tu fais chez Noah alors ? ».

Elle se tourna ensuite vers les adultes pour leur adresser un sourire confiant, comme pour leur démontrer que tout allait bien. Qu'elle ne s'adressait à Jude que pour lui faire plaisir, qu'il ne fallait surtout pas croire qu'elle était réellement intéressée par la réponse. Que, bien sûr, elle était au courant de toute cette histoire. Rhalala, qu'il était difficile de garder la face ! De sauver les apparences. Tandis qu'elle s'enfonçait à nouveau dans le sofa, la belle sentit un bras se glisser sur son épaule. Puis une main se poser sur sa poitrine. Un souffle siffler dans son oreille. Des lèvres se poser sur sa pommette. Une barbe de trois jours lui caresser la joue. Sa première réaction fut bien entendu de vouloir chasser John, qui l'avait bien déçue sur ce coup-là ! Non seulement c'était un choc d'apprendre qu'elle avait un gosse, mais en plus elle était déçue qu'il lui ait caché. Pire encore, elle se sentait humiliée de l'apprendre, presque par hasard, qui plus est devant une personne aussi abjecte que Noah qui se ferait un plaisir de se moquer de la situation. Mais elle était faible et incorrigiblement amoureuse, alors elle le laissa faire.
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Noah Alniott
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Re: Echappée belle

Message par : Noah Alniott, Mer 28 Mai 2014 - 14:19


Finalement, ils allèrent tous s'affaler dans les canapés, Jude semblait un peu intimidé par la jeune femme lovée dans les bras de son père, tandis que Noah était pour sa part carrément mal à l'aise. Et il lui passait une main dans l'entre-jambe, et elle lui faisait un bisou dans le coup, mais n'avaient-ils donc pas un peu de pudeur?! Jude regardait Noah avec de grands yeux interloqués, Noah aurait aimé lui sourire, faire comme si tout allait bien, mais elle ne voulait pas non plus lui faire croire que c'était une situation parfaitement normale et courante chez les adultes. Hors de question que Jude devienne comme son père. Alors elle fronçait les sourcils, adressant un visage mi hautain mi dégouté à son frère.

« Dis-moi, Jude... C'est vraiment John, ton papa ? Qu'est-ce que tu fais chez Noah alors ? »

Tout alla vite, ce fut le jeu des regards. Clío regardait Noah qui regardait John, qui lui même regardait Jude. Clíodhna avait un regard innocent, Noah un regard du style "tu lui as rien dit?", et John faisait signe à Jude de se taire. Avant d'embrasser langoureusement sa chère et tendre.

DingDonng

Sauvé par le gong, c'était le cas de le dire. Jude se précipita vers la porte en hurlant :

-Les pizzaaaaas!

Noah s'élança sur les talons de l'enfant, et ils accueillirent le livreur. S'en suivi un moment de trouble où Noah ne trouve pas d'autres monnaie que des galions et dû faire appel à John, puis ils passèrent à table.

Clíodhna semblait avoir oublié Jude, qui de toute façon se consacrait entièrement à sa pizza et ne répondait plus de rien. Noah mangeait prudemment, observant son frère, espérant recevoir le moindre signal de ce qu'elle était sensé savoir, dire, faire vis à vis de sa copine. Elle n'aimait pas particulièrement John, mais c'était son frère, elle se sentait obligé de l'aider, elle voulait le voir sortir de son problèmes d'addiction qui était sensé être résolu... Il avait le droit à sa deuxième chance, il allait peut-être devenir meilleur avec Cliodhna. Bon, certes, elle doutait de l'influence positive de la sorcière, mais elle semblait "clean" ! Ils finirent donc le repas sans encombre, Noah n'avait pas reçu le signal tant attendu de son frère, qui ne cessait de jeter des regards charmeurs et de murmurer des mots doux à sa sorcière. C'est sur que pour faire diversion sur ses conneries, il avait toujours été très très fort. Puis tout à coup, il expliqua qu'il avait un coup de téléphone à passer, et quitta la table nerveusement, laissant copine, soeur et fils dans un silence gêné...

-Sinon ... Ca se passe bien à Poudlard ? Renata est toujours ... Avec son chignon là?

Non, Noah ne savait pas trouver de sujets de conversation intéressants. Oui elle n'avait rien trouvé de mieux que la coiffure de son ancienne patronne, à l'époque où elle était encore directrice des Poufsouffles.
Mais sous cette fausse conversation, Noah avait à présent un gros doute concernant son frère. A qui pouvait-il bien téléphoner à cette heure, alors qu'il ne travaillait plus, et que sa copine était présente. Et puis cette démarche nerveuse qu'il avait eut en quittant la table, elle craignait que ce soit ce qu'elle ne voulait surtout pas.


-Excuse-moi .. Je vais me laver les main...

Et Noah alla dans la chambre de son frère, où elle le trouva étendu sur le lit de ses parents, tout son petit matériel de drogué par terre.

-Et Mer**... John!

-Quooaaaa?

-Tu n'as plus le droit, elle va dire quoi Cliodhna, je lui dit quoi? Et l'hôpital?

-Mais j'assuuuuuure, et l'hosto j'y retourne pas!
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Re: Echappée belle

Message par : Invité, Mer 28 Mai 2014 - 18:27


Blanc. Cela faisait maintenant quelques minutes que, à table, notre brunette et le petit Jude se fixaient sans vraiment savoir quoi se dire. Clíodhna avait bien tenté un sourire pour le mettre à l’aise, mais la réussite n’avait été que partielle. Essayez, vous, de sourire lorsque tout ce que vous inspire la personne en face de vous est la régurgitation de votre pizza. Quant à Jude, il avait à peine réagi. Lui non plus ne semblait pas vraiment savoir quoi faire de la nouvelle copine de son père. Pourtant, le repas ne s’était pas si mal déroulé finalement. Le jeune garçon, obnubilé par sa pizza, n’avait pratiquement pas dit un mot, tandis que les adultes avaient échangé quelques banalités. Bon d’accord, la tension semblait palpable. Noah, en particulier, semblait moins enjouée que d’ordinaire. C’était quoi son problème au juste, à celle-là ? Décidément, notre belle avait franchement du mal avec elle. Une patacitrouille, deux patacitrouilles, trois patacitrouilles… À chaque seconde qui passait, la situation devenait un peu plus gênante. Mais qu’est-ce que fichait John à la fin ? Et puis c’était quoi cet appel si urgent, c’était bien le moment ! Quant à Noah, était-elle vraiment obligée de la laisser en tête à tête avec le môme ? Avait-elle vraiment l’air d’être là pour babysitter un gosse ?! Nouveau sourire gêné.

Jude, décidément bien mature pour son âge, se mit alors à rassembler les assiettes. Soupirant, Clíodhna lui emboîta le pas en s’occupant des cartons de pizza vides. Elle conseilla par contre à Jude de ne pas approcher du lave-vaisselle et de laisser les assiettes sur la table. Merlin savait comment fonctionnaient ces machines diaboliques, mieux valait ne pas trop s’en approcher ! Ils allèrent donc s’asseoir dans les canapés. Jude proposa à Clíodhna de jouer aux devinettes, ce qu'elle déclina gentiment.

« Ne bouge pas de là, lui lança-t-elle finalement en se levant, déterminée à se sortir de cette impasse. Tu n’as qu’à… faire du coloriage ou de la Plasticine, je vais chercher Tatie Noah ! », s’efforçant une dernière fois de sourire avant de se mettre à la recherche de la fratrie Alniott dans l’appartement qui n’était pourtant pas très grand.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsque ce fut dans la chambre des parents qu’elle finit par tomber sur eux :

« Si je ne savais pas ce que je sais, j’aurais pu croire que vous… », lança-t-elle sur le ton de la plaisanterie, se dégoûtant elle-même d’imaginer des plans incestueux.

Mais elle ne termina jamais sa phrase et elle ne put retenir un cri d’effroi en découvrant le corps animé de son Johnny chéri :

« Oh-My-Gaaad ! s’écria-t-elle en se jetant sur lui, lui frappant vainement les joues pour le réanimer. Regarde ce que t’as fait ! Tu l’as tué p*tain, il est f*cking dead ! », jumelant une séance de bouche-à-bouche à un massage cardiaque… un peu trop bas.

Alors qu’elle cédait peu à peu à la panique, elle ne pouvait s’empêcher de jeter des regards réprobateurs à Noah. Elle ne comprenait pas pourquoi ni comment elle avait fait ça, mais pour elle s’était évident : c’était elle la responsable. Non, mais regardez-la, avec son éternel air d’illuminé. Quelle tête à la claque. Sous ses airs bonhommes se cachait une sacrée s*lope !

Laissant peu à peu tomber, la sorcière finit par sangloter :

« Qu’est-ce qui s’est passé, mon Johnny… », plus laide que jamais avec son mascara pas suffisamment waterproof qui commençait à noircir ses pommettes saillantes.

Impassible, Jude, qui n’avait trouvé aucune image à colorier et aucune pâte à malaxer, venait de franchir le seuil de la porte. Il observait de ses grands yeux ronds, l’air perplexe, cette malade qui gémissait à califourchon sur le corps gisant de son bellâtre de père.
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Re: Echappée belle

Message par : Noah Alniott, Sam 31 Mai 2014 - 11:40


« Si je ne savais pas ce que je sais, j’aurais pu croire que vous… »


Clama la voix de Cliodhna derrière Noah. Avant de se précipiter sur le beau blond dans une crise d'hystérie digne des pires séries télé mordues "My gaaad" "Fuc*ing dead". En temps normal, Noah aurait rit à gorge déployée face à une personne comme Clio, face à ses intonation suraiguës et sa "voix de salop*". Mais la petite brune était tellement écoeurée d'avoir un frère comme le sien, qui se droguait sous les yeux de son gosse, parce que de toute façon, sa chère soeur était là maintenant, elle s'occupait très bien de lui. Tellement écoeurée de se dire qu'il faisait du mal à sa copine. Tellement écoeurée de son égoïsme constant, qu'elle ne pouvait rire. Elle qui pourtant riait souvent et avait toujours une blague à faire, même dans des situations assez maussades.


« Qu’est-ce qui s’est passé, mon Johnny… »



 Et le maquillage dégoulinait sur son visage bouffi, et Noah voulait foutre une claque à cette femme pour qu'elle se calme, et qu'elle la laisse réfléchir une bonne fois pour toute. 

-Mais Cliodhna tu ne comprends pas putai* ? 

Et Jude entra dans la pièce, observa de ses yeux gris les la scène, le visage impassible, et s'assit par terre.

-Papa va retourner à l'hôpital ? 

"Et Mer**. Trop d'intelligence en ce gosse" pensa très fort Noah, avant que le telephone de John posé sur la table de nuit, à côté de son matériel de drogué ne se mette à vibrer, avec le nom "Maman" s'affichant sur l'écran. Noah décrocha précipitamment, sans répondre à Jude et faisant signe à Cliodhna qui en était à pratiquer un bouche à bouche le plus bruyamment possible de se calmer. Ses parents expliquèrent à l'autre bout du combiné qu'ils rentraient bientôt et qu'ils voulaient savoir qui restaient dormir. Noah s'exclama le plus naturellement possible que tout le monde rentrait chez soit là. Que Jude et la copine de John étaient fatigués alors ils ne s'éternisaient pas. Puis elle raccrocha et regarda Cliodhna, et son frère qui reprenait conscience en souriant béatement. 

-John, on se casse les parents rentrent. 

-Quoi ?! Puta*n ils pouvaient pas rester chez eux ? 

-C'est ici chez eux. Allez, Clio aide moi à le lever, je t'aide à le ramener chez lui. Ou chez toi, comme tu veux. 

Noah espérait que la jeune sorcière ne demanderait pas à le ramener seule, telle une amoureuse transie. Parce que seule elle n'y arriverait pas. Déjà parce qu'il était complètement défoncé. Et aussi parce que, détail non négligeable, une ribambelle de paparazzi risquaient de les attendre en bas et qu'il allait falloir faire plusieurs détours pour les éviter un maximum. 

-Jude, tu mets tes chaussures, on ramène papa et sa copine, puis on va se coucher. 

-Je veux rester avec lui! 

Et voilà, problème supplémentaire que Noah n'avait pas encore pu imaginer, c'était Jude à présent qui avait décidé de faire son caprice, et qui se mettait à pleurer. Comme Cliodhna. Noah avait presque envie de s'y mettre aussi, ça aurait fait un beau tableau. 
Bref, ils étaient donc dans le salon, Jude en chaussettes accroché au jambes de son père qui tenait à peine debout et jouait avec les cheveux de Cliodhna en hurlant de rire, et Noah qui rangeait la pièce à coups de baguette magique en prononçant injures sur injures.  
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Re: Echappée belle

Message par : Invité, Jeu 3 Juil 2014 - 18:25


« Mais Clíodhna, tu ne comprends pas p*tain ?! », voilà tout ce qu’avait trouvé à lui lancer Noah dans une situation pareille !

N’y avait-il pas une once de psychologie en elle ou bien le faisait-elle exprès ?! Il n’était pas question de comprendre pour l’instant, mais bien d’agir ! John, le meilleur coup que la belle n’avait jamais connu, était étendu au sol, inconscient. Peut-être était-il déjà mort ! Non, il n’était pas mort… Voilà donc ce qu’elle n’avait pas compris ! Elle était bêtement en train de tenter de réanimer quelqu’un d’animé, pas très futé en effet ! Passablement honteuse, mais aussi confuse, Clíodhna se releva donc en réunissant le peu de dignité qui lui restait. Il ne lui resta plus qu’à connecter quelques neurones entre elles, et elle finit par conclure… Pas grand-chose, elle ne comprenait toujours rien ! Par la barbe de Morgane, n’y avait-il donc personne pour lui expliquer ce qui se passait dans cette p*tain de chambre ?!

Ce fut finalement le jeune Jude qui, plus intelligent que les trois adultes réunis malgré son âge précoce et son cerveau pas encore tout à fait développé, qui prit la parole :

« Papa va retourner à l'hôpital ? avait-il lancé, sans détours et avec beaucoup de perspicacité.
– À l’hôpital ?! s’était aussitôt écriée la jeune femme, qui était décidément complètement à côté de ses pompes. Par Merlin, mais qu’est-ce qu’il a ?! », bientôt coupé par un « Chuuut ! » particulièrement grossier de Noah qui venait de porter une calculatrice à son oreille.

Plus vive d’esprit qu’elle en avait l’air, Clíodhna comprit bien vite qu’il ne s’agissait pas d’un boulier hautement technologique, mais bien d’un représentant du groupe spécial mobile, Global System for Mobile Communications en anglais, c’est-à-dire un G.S.M. ! Les G.S.M. étaient des téléphones derniers cris auxquels on avait coupé les fils et dont on avait optimisé la forme avaient qu’ils puissent se glisser plus aisément dans une poche ou un sac à main. Communément appelés téléphones portables ou téléphones mobiles, ils permettaient aux moldus d’être joignables où qu’ils se trouvent, mais aussi de jouer à des jeux débiles dans le métro et d’écouter de la musique dans un format dégueulasse. Tant de technologie condensée dans un si petit appareil, les moldus n’avaient pas fait mieux depuis que Dior avait complètement reformulé ses vernis !

C’est alors que notre sorcière remarqua le kit du parfait drogué que John avait nonchalamment laissé trainer sur le lit aux côtés de son petit bijou de technologie ! C’était donc ça qu’elle n’avait pas compris… La drogue ! S’il y avait bien une chose pour laquelle moldus et sorciers étaient égaux, c’était bien ça. À petite dose, c’était festif et créatif, même si ça n’en était pas moins illégal. Mais à plus forte dose, c’était souvent synonyme de grosses emm*rdes et de séjours plus ou moins prolongés en centre de désintoxication… Sans doute ce à quoi faisait référence Jude lorsqu’il parlait d’hôpital. Était-ce donc ça, John était-il toxicomane ? Si c’était bien le cas, comme se faisait-il qu’il n’ait jamais eu besoin du sortilège Duro lors de leurs nombreuses et mouvementées parties de Scrabble ? Son Johnny lui avait-il donc menti sur toute la ligne, lui cachant fils et addiction ?

Tandis que Clíodhna semblait bien partie pour démultiplier les déductions et semblait sur le point d’atteindre le point Sherlock, elle fut coupée dans son élan par une Noah qui, raccrochant le combiné du téléphone sans fil, venait de s’écrier :

« John, on se casse les parents rentrent ! avait-elle lancé à son frère qui, Clíodhna l’avait à peine remarqué, commençait à émerger.
– Quoi ?! avait rétorqué le beau gosse, contrarié. P*tain ils pouvaient pas rester chez eux ?
– C'est ici chez eux, rappela la garçonne. Allez, Clío’ aide-moi à le lever, je t'aide à le ramener chez lui. Ou chez toi, comme tu veux.
– M’aider ?! s’indigna Clíodhna qui, aussi attachée soit-elle à l’appendice pénien de son amant pensait qu’une sérieuse discussion avec lui s’imposait avant d’envisager poursuivre leur idylle. C’est plutôt moi qui vais t’aider, c’est ton frère après tout ! ».

Mais leurs ennuis ne faisaient que commencer :

« Je veux rester avec lui ! », avait gémi Jude avant de se mettre à pleurer.

Heureusement, Clíodhna avait toujours su y faire avec les enfants et ne tarda pas à lui jeter un « Bloclang » pour le faire taire, jugeant qu’elles avaient assez de problèmes comme ça, sans en plus avoir besoin de s’encombrer d’un enfant braillard. Cela n’empêcha pas le garçon de s’embourber dans son caprice, s’accrochant aux jambes de son père comme s’il allait transplaner d’une seconde à l’autre et qu’il n’allait jamais le revoir. N’avait-il pas encore compris que son père était moldu et ne pouvait, par conséquent, pas se volatiliser si facilement ?

Pendant ce temps, John gloussait en passant ses doigts dans la somptueuse chevelure brune de sa petite amie :

« T’es bien mignon, mais si tu me lâches pas ça immédiatement, je t’enfonce ma baguette dans le derrière… C’est clair ?! », lui lança-t-elle, provoquant chez lui un rire à gorge déployée… Il avait de la chance d’être beau, parce que c’était un sacré c*nnard !

Bon gré mal gré, la joyeuse petite bande remit vite fait l’appartement en état et se mit en route, Jude toujours en chaussettes et John tenant à peine debout… La descente des escaliers fut, comme on peut l’imaginer, des plus folkloriques, mais sans doute pas autant que l’accueil qui leur était réservé devant les portes de l’appartement, à savoir une myriade de paparazzi en mal de scoop !

Avant de pousser la porte et d’affronter la foule en délire, un dernier briefing s’imposait donc :

« P*tain de m*rde, on est censés faire quoi là ?! lâcha la plus belle du groupe, complètement confuse quant à la tournure que prenant cette soirée.
– Bah quoi, j’suis trop people, vous pouvez pas test’ ! souligna le beau John, décidément très pertinent.
– … », ne put répondre Jude, toujours aux prises du maléfice que lui avait jeté la jeune enseignante.

Désormais, seule l'ingénieuse Noah était en mesure de sauver la situation. Quel stratagème allait-elle bien pouvoir trouver, nos joyeux lurons parviendront-ils à quitter les lieux en évitant les paparazzis et avant le retour des parents Alniott ? Comment Jude vivra-t-il son inéluctable séparation avec son père ?


Dernière édition par Clíodhna Quinn le Mar 15 Juil 2014 - 6:00, édité 1 fois
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Re: Echappée belle

Message par : Noah Alniott, Mer 9 Juil 2014 - 18:17


« T’es bien mignon, mais si tu me lâches pas ça immédiatement, je t’enfonce ma baguette dans le derrière… C’est clair ?! »

-Nice!

Lança Noah, qui souriait pour la première fois de la soirée. Cette salo*e ne manquait décidément pas de répondant! Enfin la phénix trouvait une qualité à Cliodhna. C'était si plaisant qu'elle aurait bien voulu tout arrêter et faire une minute de silence en l'honneur de cette trouvaille... En plus Jude ne braillait plus, oh miracle... Mais visiblement la la future ex copine (?) de son frère était pressée, et déjà dans les escaliers. John manqua de tomber à quatre reprises. A chaque fois, Noah et Clio se repassait "le paquet", sans le ménager, en le poussant brutalement d'un côté ou de l'autre. C'était amusant, Noah avait même l'impression de ressentir une complicité envers la professeur de métamorphose. Elle savait exactement quand est-ce que celle-ci allait lâcher John dans sa direction, puis comment elle allait le ramasser dans un élan d'affection. Il y avait une parfaite synchronisation entre les deux brunes, s'en était presque émouvant.

Sauf que quand le petit groupe de canards boiteux arriva dans la cour intérieure de l'immeuble, ils aperçurent à travers la porte vitrée une ribambelle de paparazzi.

-Bah quoi, j’suis trop people, vous pouvez pas test’ !
-Ta gueule John ou je t'empêche de parler avec un bloclangue.

Bloclangue? Et Jude qui n'avait pas ouvert sa bouche dans les escaliers face au spectacle désastreux que lui offrait son père? Noah regarda son neveu qui avait la bouche grande ouverte et le visage cramoisi couvert de larmes, puis se tourna vers Cliodhna. Puis fit le lien. Et d'un #finite incantatem informulé et dos aux paparazzi, elle délivra l'enfant, qui encore sous le choc, ne se servit pas de suite de ses cordes vocales.

-Cliodhna. Y'a que toi qui est sorcière avec moi ici on est d'accord? Donc c'est toi la salo*e qui a touché Jude. Plus jamais tu poses ta baguette sur lui.

S'exclama Noah le visage à deux centimètre ... Du cou de Cliodhna (différence de taille et talons versus chaussures plates obligent).

-Nonoh y'a .. y'a .. Des photographes pour nous !

Hoqueta Jude en s'agrippant à Noah et non plus à son père, comme si il avait perdu toute confiance en John.

-Ouais ... Et t'es en chaussettes. Si l'assistante sociale lis la presse people je suis dans la Mer**.

Noah était statique, blasée, bras ballants, à défigurer les photographes qui avaient cessé de prendre des photos, surement à cause de la mauvaise visibilité qu'ils avaient à travers la vitre. Elle ne voyait pas de solution. Tant pis pour son frère. Elle lui en voulait tant qu'elle se fichait de la tournure que prendrait sa carrière à la suite des clichés des paparazzi. Elle se foutait de ce qu'il deviendrait tout court. Il la dégoutait. Elle voulait le larguer dans son appart le plus vite possible et rentrer à Godric's Hollow.  

-Bon Cliodhna, demain tu es dans les journaux moldus, j'espère que ça ne te dérange pas trop ..? Mais ton maquillage est ravissant, y'a pas de problème à ce niveau ! Aller, on y va, on chope le premier taxi qu'on voit.

-Nonoh portes moi!

Noah prit son neveu dans le bras droit, le coude de John dans la main gauche, et le groupe sortit sous les flashs et les "John. Hé John, c'est laquelle ta femme? A quand un prochain film? Comment allez-vous depuis que vous êtes sorti de l'hôpital?"

Et au grand désarroi de la sorcière, John décida de s'arrêter pour discuter avec les photographes et autres groupies attroupées devant l'immeuble.

-Je vous présente Cliodhna, ma femme, c'est une gentille sorcière, je l'aime éperdument.

Noah manqua de lâcher Jude par terre, et regarda d'un air désolée la brunette.
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Re: Echappée belle

Message par : Invité, Mar 15 Juil 2014 - 3:25


Quand faut y aller, faut y aller…

Nos quatre jeunes gens durent se rendre à l’évidence : ils n’avaient guère d’autre choix que de se soumettre au bon vouloir de ces paparazzi, véritables mouches à m*rde qui ne les lâcheraient pas tant qu’ils n’auraient pas de quoi alimenter la presse à scandale. Ils étaient si nombreux que nos deux héroïnes ne pouvaient pas faire le poids, encore moins avec un enfant en bas âge et un drogué sur le dos. Il n’y avait par ailleurs aucune autre issue, ils étaient faits comme des rats. Bien sûr, Clíodhna et Noah étaient toutes les deux des sorcières et elles n’étaient a priori pas les plus mauvaises dans le domaine de la magie, mais elles ne pouvaient pas se permettre n’importe quoi en présence de moldus, et ce même si la situation pouvait paraître critique ! Non, aucune d’elles ne paraissait résignée à enfreindre l’une des lois les plus importantes de leur communauté, à savoir le secret magique international. Elles n’avaient donc d’autre choix que d’affronter leur destinée.

Comme pour l’encourager, la garçonne se hasarda à une petite précision avant d’avancer vers la sortie, la tête haute et le pas assuré :

« Bon Clíodhna, demain tu es dans les journaux moldus, j'espère que ça ne te dérange pas trop… ? lui avait-elle lancé, avec une pointe d’ironie ? Mais ton maquillage est ravissant, y a pas de problème à ce niveau ! Allez, on y va, on chope le premier taxi qu'on voit ».

Le premier réflexe de notre brunette fut bien entendu de vérifier ces dires dans le grand miroir qui trônait dans le corridor. Elle avait déjà vu mieux, mais elle aurait aussi pu s’attendre à pire après l’intense partie de Scrabble qu’elle avait disputée avec John un peu plus tôt dans la soirée, sans parler de toutes les péripéties qui avaient suivies. Comme quoi, le waterproof tenait parfois ses promesses !

Elle se dépêcha ensuite d’aller saisir l’un des bras ballants de John pour le passer au-dessus de ses épaules, histoire d’éviter qu’il ne s’écroule au sol comme une crêpe. Avant même d’avoir franchi la porte vitrée, la belle prépara un sourire qu’elle espérait photogénique (avec les moldus, mieux valait ne pas se rater puisqu’ils en étaient encore aux images statique !). Tant qu’à faire la une, autant être parfaite. Elle n’avait certes pas l’intention de continuer son aventure avec John après cette soirée haute en couleurs, mais la perspective de connaître son quart d’heure de célébrité qu’Andy Warhol leur avait promis à tous, plus d’un siècle auparavant, ne lui déplaisait pas. Après tout, John Alniott était vraiment beau garçon et, si on faisait fi de ses tendances mythomanes, de son fils caché et de son penchant pour les drogues dures, il était on ne peut plus respectable. Être acteur, c’était la classe !

À peine eurent-ils sorti la tête qu’ils furent aveuglés par les flashs des appareils photo, on se serait cru le soir de la cérémonie des Merlins d’Or ! Ce qui intéressait les photographes, c’était bien entendu John, pas sa sœur à la plastique des plus contestables. Clíodhna fut tout de même heureuse de voir qu’on lui réservait la part belle, apparemment les conquêtes de Mister Alniott avaient également un intérêt médiatique.

« Je vous présente Clíodhna, ma femme, ne put s’empêcher de déclarer John que la drogue avait rendu à peine conscient. C'est une gentille sorcière, je l'aime éperdument… », ce qui ne manqua pas de faire grimacer l’intéressée.

QUOOOI ?! Sa femme ? Nan, mais il délirait complètement là ! Il pensait sérieusement qu’elle allait l’épouser après toute cette histoire ?! Elle préférait encore se faire Flitwick, le vieux garde-chasse de Poudlard… ! Pire encore, il avait utilisé le mot à ne pas dire : sorcière. La jeune femme mit un court instant avant de tilter, se rendant finalement compte qu’ils étaient salement dans la m*rde. P*tain John, c’était des moldus ! Ils ne devaient JAMAIS savoir, c’était la première chose qu’on t’avait dite en t’apprenant l’existence des sorciers… Et le pire dans tout ça, c’était que ce serait certainement la mine effarée de Clíodhna qui allait être retenue pour les journaux, vous parlez d’une humiliation ! Confuse, la belle lança un sourire navré aux paparazzi qui n’avaient pas l’air d’avoir franchement compris ce que John venait de dire. Tant mieux, voilà qui faciliterait peut-être la tâche des Oubliators du ministère…

Bredouillant quelques excuses super nulles du genre « On est désolés, mais on n’a vraiment pas le temps pour ça… », la jeune femme tâcha d’éloigner John de cette foule en délire et de rejoindre Noah qui portait toujours Jude dans les bras (elle était plus forte qu’elle n'en avait l’air !) :

« Bon alors, ils sont où ces p*tains de taxis ?! lui lança alors la brune, fortement contrariée par la tournure qu’avait prise sa première médiatisation.
– Un taxi ? rétorqua la voix malicieuse d’un photographe dans son dos. Mais d’où vous sortez ?! C’est la grève, allôôô ! Moyennant quelques informations, il se pourrait par contre bien que je… ».

Mais la sorcière le coupa aussitôt :

« Nan c’est bon, dégagez ! lui répondit-elle, acerbe, ce qui provoqua la consternation de ce fouille-m*rde. Laissez-nous respirer, p*tain ! », après quoi il s’éloigna, lui promettant de ruiner sa réputation…

Avant d’aller plus loin, il y avait une question qui brûlait les lèvres de Clíodhna et, vu l’état dans lequel se trouvait celui qui était censé être son petit ami, elle préféra s’adresser directement à la sœurette :

« Dis-moi, Noah… lui murmura-t-elle doucement, en essayant de ne pas se faire entendre par l’enfant. Il joue dans quel genre de films, John, exactement ? Je t'en supplie, dis-moi que ce n’est pas ce que je pense… », certains mots plutôt vulgaires des journalistes lui étant parvenus aux oreilles et l’ayant pour le moins interpellée, à commencer par les surnoms dont le beau mâle était affublé.

Si cela se confirmait, ce serait vraiment le coup de grâce. Comment un seul homme pouvait-il avoir autant de secrets ? Pourquoi ne lui avait-il rien dit ? Avait-il eu peur de sa réaction ? Si c’était le cas, il avait sans doute été lucide, parce que jamais Clíodhna ne se serait laissée charmer par un homme avec si peu de vertu, aussi sexy soit-il et quelque soit la taille de sa baguette. Noah n’avait encore rien répondu que la jeune femme était déjà au bord des larmes, se sentant souillée comme jamais elle ne l’avait été. Et dire que pendant ce temps-là, John faisait le beau devant les photographes, leur dévoilant ses tablettes de chocolat et prenant des poses de plus en plus ridicules. Il avait l'air de vouloir que Clíodhna suive son exemple, mais tout ce qu'il recevait comme réponse, c'était des regards dont la noirceur n'avait rien à envier aux capes des Mangemorts. Imbécile !
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Re: Echappée belle

Message par : Noah Alniott, Sam 19 Juil 2014 - 17:54


Pas de taxis. Ce paparazzi déconnait hein? Noah sentait une vague de panique la submerger pour de bon. Comment allaient ils rentrer sans utiliser une quelconque forme de magie ? Cliodhna rembarra plus ou moins poliment la foule déchainée, qui à présent hurlait en choeur le nom d'artiste de John, qui se déhanchait en rythme.

« Dis-moi, Noah… Il joue dans quel genre de films, John, exactement ? Je t'en supplie, dis-moi que ce n’est pas ce que je pense… »

La phénix toisa la jeune professeur, le visage crispé. Il fallait qu'elle trouve une parade, qu'elle réponde plus tard, ou même jamais, sinon Cliodhna n'allait jamais l'aider à ramener John chez lui... Noah fit donc semblant d'être particulièrement attentive à John et son petit numéro de people devant les caméras. Et au lieu de répondre à la question de son interlocutrice, elle dériva le sujet sur le moyen de fuir.

-Il faut qu'on passe par le Chaudron Baveur. Ca doit être à cinq minutes d'ici non?

A ces mots, Noah mit Jude dans les bras de Cliodhna tel un sac de sable qu'on passerait de main en main, et alla arracher son frère aux paparazzi. Elle le tira de force dans la rue, alors qu'il continuait à crier.

-C'est ma femme, ma sorcière, elle est bonne en plus, bien plus que Rebbeca! Dites le à Rebbeca, que Cliodhna est bien mieux! Dites le!
-Mais ta gueuuule John... Calme toi un peu!

Enfin, la petite porte du Chaudron Baveur, presque invisible pour ceux qui ne la connaissait pas leur apparue. La foule s'était un peu dissipée, mais il restait quelques moldus téméraires. Noah comprit vite qu'elle ne pouvait prendre le risque que les moldus prennent une photo de cette entrée, où remarquent la disparition étrange du petit groupe entre la librairie et la boutique de disques. Elle s'arrêta donc à proximité, afin de mettre rapidement les choses au clair avec sa complice de galère.

-Ecoute Clio, je suis vraiment navrée que la soirée se soit si mal déroulée... Je suis désolée que tu découvres seulement maintenant qui est vraiment John, j'aurai préféré que tu ne le rencontre jamais mais bon... Là, est ce que tu te sens de le ramener chez lui avec le magicobus? Ou alors je m'en occupe, mais il faut qu'il y en ai une de nous qui aille faire diversion avec les groupies ... Sinon on pourra jamais l'évacuer.

Noah soupira, reprenant son neveu qui pleurait sur l'épaule de Cliodhna dans les bras.

-Ou alors on l'abandonne ici ?

Ricana la sorcière en observant son frère qui urinait contre un arbre, devant les photographes. La presse moldue allait faire le tirage de l'année avec toutes les photos et déclarations qu'elle avait obtenue en moins d'une demie heure. Heureusement que John avait un nom d'artiste et que peu de monde connaissait le nom d'Alniott comme étant le sien, car même en tant que sorcière, Noah aurait eu honte. Ce qui inquiétait le plus la sorcière, c'était la réaction de ses parents. Ils allaient la déshériter en la voyant sur le photos avec Jude, sans aucune maitrise de la situation!
Mais il y avait des cas plus inquiétant que le sien. Celui de Cliodhna risquait d'être assez dur à porter aussi. Noah la regardait, se rendant soudain compte qu'elle ne pensait plus tant de mal d'elle comme c'était le cas au début de la soirée. Elle avait presque oublié l'épisode du nouvel an. Elle la considérait avec un peu de pitié, et beaucoup de reconnaissance. Elle l'avait bien aidé quand même, et elle ne méritait pas tout ce que John lui infligeait.

-Tu sais, je ne te juge plus mal comme avant... J'pense que tu peux être cool comme fille...
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Re: Echappée belle

Message par : Invité, Mer 30 Juil 2014 - 4:12


Plus le temps passait et plus les choses empiraient. John donnait le change et, bientôt, la horde de paparazzi se mit à scander un surnom vulgaire pour l’encourager. Le bel acteur initiait à présent des balancements de hanches lascifs et sans équivoque. Sa véritable profession ne faisait donc plus aucun doute, pourtant Noah prit le parti de laisser sa question en suspens. Avait-elle fait exprès pour la préserver ou bien n'avait-elle réellement pas entendu ? Clíodhna ne le saurait sans doute jamais, mais cela ne changeait plus grand-chose à présent. Le pire dans tout ça, c'était que ça expliquait pas mal de choses… À commencer par ses performances au lit, ce n'était de toute évidence pas un hasard s'il avait percé dans ce milieu !

Aussi performant soit-il, la jeune femme avait bien envie de gifler ce nouveau goujat pour ce nouveau mensonge, mais ça attendrait plus tard :

« Il faut qu'on passe par le Chaudron Baveur, se rendit à l’évidence Noah lorsqu’elles se rendirent compte que, sans taxi, elles étaient coincées. Ça doit être à cinq minutes d'ici, non ? », avant d’attendre l’approbation de notre héroïne.

Le Chaudron Baveur ? Ouais, pourquoi pas... Mais c'était où exactement ? Que Noah ne compte pas sur elle pour les guider, elle n'avait pas la moindre idée de la direction à suivre ! Mais elle n’était pas une Alniott pour rien et elle n’attendit pas plus longtemps pour prendre les choses en main. Sans que notre brunette ne comprenne le pourquoi du comment, Jude se retrouva dans ses bras. Prise de panique, elle faillit bien le lâcher, comme on se débarrasserait d'une bombe qui va exploser. Ou d'une couche usagée. Clíodhna grimaçait de dégoût, elle voulait mourir. En plus, c’est qu’il était vachement lourd cet enfant, il allait falloir penser à réduire ses rations. Noah avait-elle seulement remarqué qu’elle n’avait pas franchement la carrure d’une bodybuildeuse ?! Mais il lui était impossible de contester, cette dernière s’occupant à présent de son imbécile de frère.

« C'est ma femme, ma sorcière, elle est bonne en plus, bien plus que Rebbeca ! s’égosillait d’ailleurs l’énergumène, tandis qu’ils se mirent en route. Dites-le à Rebbeca, que Clíodhna est bien mieux ! Dites-le ! ».

P*tain, mais ta gu*ule John ! Humiliée, Clíodhna était tout bonnement humiliée. Elle avait désormais toutes les raisons de vouloir mourir, de creuser un trou et de ne plus jamais en ressortir. Avec la réputation que John venait de lui faire dans le monde moldu, mieux valait que la jeune femme s'exile quelques mois, quelques années, quelques décennies, dans le monde magique si elle voulait encore sortir la tête haute. Se rendait-il au moins à quel point il lui tapait l’affiche ?! En plus de ça, ma sorcière... Ça devait sonner tellement mal aux oreilles des moldus, elle n’osait pas imaginer ce qu’ils allaient penser de ce surnom qui n’avait rien de glamour !

Quelques minutes plus tard, la joyeuse bande était arrivée dans la rue où se trouvait l'accès au Chaudron Baveur. La foule en délire s'était petit à petit dissipée, les photographes ayant déjà eu amplement de quoi alimenter la presse à scandale pendant une semaine. Il ne restait donc plus que les plus tenaces.

« Écoute Clio, je suis vraiment navrée que la soirée se soit si mal déroulée... lui confia alors Noah, tandis qu’ils marquèrent un temps d’arrêt devant son établissement. Je suis désolée que tu découvres seulement maintenant qui est vraiment John, j'aurais préféré que tu ne le rencontres jamais, mais bon... Là, est-ce que tu te sens de le ramener chez lui avec le Magicobus ? Ou alors je m'en occupe, mais il faut qu'il y en ait une de nous qui aille faire diversion avec les groupies... Sinon on pourra jamais l'évacuer ! ».

Elle reprit alors son neveu dans ses bras, ce qui fut un soulagement pour ne pauvre sorcière qui ne sentait déjà plus ses membres :

« Ou alors on l'abandonne ici ? », ajouta-t-elle ironiquement en regardant son frère avec une once de pitié.

Ne sachant que faire, Clíodhna se contenta de sourire tristement. Effectivement, cette soirée était loin d’avoir été ce qu’elle avait imaginé. Tout avait pourtant bien commencé, elle s’était bien amusée avec John dans le lit de ses parents… Mais ensuite, tout avait dérapé. Allant de surprise en surprise, la jeune fille avait en effet découvert de nombreuses facettes de son homme qu’elle n’aurait jamais soupçonnées. Il lui avait menti, et ce n’était pas que des petits mensonges sans importance. Il avait un fils, Jude. Il était toxicomane et avait été hospitalisé pour cette raison. Il n’était pas non plus l’acteur qu’il prétendait, il ne jouait que dans un secteur bien particulier. Cela faisait tout de même beaucoup et elle ne voyait pas comment elle allait pouvoir continuer leur idylle dans ces conditions. La vérité, c’était que quelque chose en elle s’était brisé. C’était fini.

Voyant sans doute qu’elle avait du mal à encaisser le coup, Noah jugea le moment opportun pour lui faire une confidence :

« Tu sais, je ne te juge plus mal comme avant... lui avait-elle déclamé, un peu maladroitement. J'pense que tu peux être cool comme fille... », un sentiment partagé par Clíodhna qui prit la sœur Alniott dans ses bras.

« On l'abandonne ! trancha finalement Clíodhna sur un ton résolu, même si Noah n’avait sans doute pas proposé ça sérieusement. M'en veux pas hein, mais ton frère... Voilà, c'est un gros trou du c*l, il ne mérite pas qu'on s'occupe de lui ! T'as vu comment il nous traite, sérieux ?! T'as vu ce qu’il est en train de... ? Par Merlin ! ».

Comme animée par ce qui ressemblait à une sorte d’instinct maternel, Clíodhna se jeta sur Jude qui, heureusement, était trop occupé à pleurer pour avoir vu quoi que ce soit et plaça ses mains devant ses yeux pour ne pas qu'il assiste à cette scène. Et quelle scène ! Après s'être soulagé, son père, le célébrissime John Alniott, n'avait pas remonté son pantalon et était à présent en train d'exhiber ses bijoux de famille aux photographes, en plein cœur de Londres...

« Occupe-toi de Jude et rentrez, je vous rejoins ! décida Clíodhna, déterminée. Je pense que John ne pourrait pas faire meilleure diversion... ».

Soupirant longuement pour se donner du courage, la jeune femme se mit alors à marcher, déterminée, droit vers John. Elle ouvrit alors son manteau, remit son soutien-gorge en place et remonta légèrement sa jupe. Qu'il n'aille surtout pas croire que c’était pour lui qu’elle faisait ça, ça non ! Elle le faisait pour elle-même. Elle le faisait pour son fils, elle le faisait pour sa sœur. Elle le faisait uniquement pour s'en débarrasser, une bonne fois pour toutes ! Se plaçant entre John et les photographes, la belle se mit à se dandiner sensuellement pour détourner leur attention et remonta le pantalon de celui qu'elle voyait jusqu'il y a encore quelques heures comme l'homme de sa vie. Telle une gogo danseuse, elle se mit alors à sourire et à lui tourner langoureusement autour. Sa réaction fut sans appel, il posa sa main sur sa cuisse et tous deux se mirent à danser collé-serré, pour le plus grand plaisir des journalistes qui faisaient tourner la pellicule. Nom d'une vélane boulimique, qu'est-ce qui lui prenait ?! Avait-elle complètement perdu la tête ?

Au contraire, la jeune femme savait très bien ce qu'elle faisait et, sans que son ex playboy ne s'en rende compte, elle fourra sa main dans sa poche en faisant mine de vouloir stimuler son entrejambe. Mais il n'en était rien, elle venait seulement d'attraper son téléphone portable. Une fois l'engin dans sa possession, Clíodhna continua un instant son petit numéro puis finit par s'éloigner, laissant John tout seul face aux cribles des paparazzi. Elle se mit alors à pousser sur tous les boutons de l’appareil jusqu'à ce qu’il s'allume, puis galéra à trouver un répertoire. Après être tombée sur la preuve formelle que son copain était un obsédé (les photos de ses parties et de sa propre poitrine ne trompaient pas !), Clíodhna finit par dégoter ce qui ressemblait bien au numéro d’un centre de désintoxication. Elle les appela et les conjura de venir chercher John au plus vite, celui-ci étant en pleine rechute.

Elle envoya ensuite valser le téléphone qui alla se loger sur une corniche puis, sans un regard pour John qui était en train de raconter sa vie sexuelle aux journalistes, l’ancienne Gryffondor rejoignit Noah à l'intérieur du Chaudron Baveur. Autant dire qu'elle n'avait pas à s'inquiéter qu'un moldu l'aperçoivent, ils étaient tous obnubilés par la star des tabloïds !

« Je pense qu'on en est quittes », déclara-t-elle alors à sa nouvelle amie, lui lançant un regard entendu.

Elle s’approcha ensuite du petit garçon et essuya ses larmes avec les doigts :

« Jude, ton papa a dû repartir très vite, mais il m’a dit qu’il te faisait un gros bisou et qu’il t’aimait, lui confia-t-elle avec une douceur qui lui était inconnu. Que tu es un super fiston et que tu devras être fort, que tu le reverras… ».

C’était un mensonge, bien évidemment, mais elle ne pouvait s’empêcher d’éprouver de la pitié pour la pauvre créature d’avoir un père pareil. On ne choisissait pas ça famille et, pour le coup, il était vraiment mal tombé ! Heureusement qu’il pouvait compter sur sa tante qui, sous ses airs de grosse baraki, avait l’air d’être une bonne personne… En même temps, elle pouvait difficilement être pire que son frère !
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Re: Echappée belle

Message par : Valentina Boccini, Sam 13 Sep 2014 - 22:10





"La vie s'acharne pour nous à jouer une comédie tragique..."




PV Vestia Wind Anterton

L'homme est aveugle. Il manque tous les signes, toutes les alarmes. À chaque catastrophe, il y a eut un signal. Un chien qui aboyait trop fort, un nuage un peu trop cotonneux. Une bourrasque de vent un peu trop rapide ou un feu qui crépitait trop fort... Il y a toujours un signe, et c'est à croire que ce jour là, je vivais les yeux fermés. Tout avait bien commencé, pourtant. Je m'étais levée de bonne humeur, dans les bras de l'homme que j'aimais. J'avais pris un bon petit déjeuné, lu mon journal et avait donné mes cours. J'avais déjeuné en compagnie de Nemesis, puis j'avais achevé ma journée de travail. Rien de ce que j'avais pu voir n'aurais pu me préparer à ça.

De toutes les pièces du château, mon bureau était celle où je passais le plus de temps. Ces hautes armoires fournies de livres, ce bureau d'acajou et ce fauteuil noir si confortable. Les tableaux de mon frère et de mon père, le tapis qui cachait la tâche de sang laissée sur la moquette, ce soir où j'étais allée voir Malena. Une légère fêlure sur le carreau de la fenêtre, le tiroir de la commode qui fermait mal. Toutes ces petites imperfections qui me ressemblaient tant. Maintenant, tout me semble vide... J'étais assise, à corriger quelques copies. Je venais de ricaner sur le parchemin d'une quatrième année qui croyait que #Incendio était un des trois sortilèges impardonnables. Je traçais un majestueux T sur le haut de la copie, le T de Troll, avant de passer au devoir suivant. Tout était d'un monotone apaisant, je savais qu'en rentrant, je retournerais dans les bras de William. Nous étions un jeudi soir et j'entendis enfin  les huit heures sonner. L'heure du repas. Mais je n'avais pas faim... Je restais donc à ce bureau, fixant le vide, plongée dans mes pensées. Il me sembla alors que les minutes s'égrenaient plus vite que les secondes... Onze heures, m'annonca le carillon, me réveillant au passage. Je venais de m'endormir, la tête posée sur mon coin. Ma joue étant toute engourdie, je supposais une trace rose sur ma peau laiteuse.

L'oeil hagard, je cherchais toute trace d'une présence étrangère. Rien. Je me levais lentement, allais me poster près de ma fenêtre. Dans le noir abyssal de cette nuit d'automne, la lune brillait en un quartier déjà bien arrondi. Je souriais aux étoiles, à ces rois du passés. Puis mes iris translucides se posèrent sur une vapeur bleue qui volait jusqu'à moi à une vitesse bluffante. La lumière entra dans mon bureau, se solidifiant en un aigle royal. Un patronus. Et pas n'importe lequel...

Vestia.

En de brefs mots entrecoupés de gémissements, je la compris blessée. Fermant brièvement les yeux, je devins sans attendre corbeau, plumes noires et bec jaune, pour prendre mon envol sur le rebord de la fenêtre. Je me laissais guider par mon instinct. Car si l'homme est aveugle, le creux formé par l'appréhension me guidait efficacement. A peine sortie de Poudlard, je transplanais pour Londres, avant de reprendre mon vol. Je voyais des ombres se dessiner parmi les lumières de la ville. Mon moi-animal ne possédait pas la même vue que mon moi-humain, et il put sans peine me mener vers une silhouette cambrée de douleur sur des dalles suintantes d'humidité. J'avais un goût amer de déjà vu dans la bouche.

-Vestia !

J'étais humaine, mes cheveux battants dans mon dos. Je la voyais, ma petite poupée pâle, agoniser sous mes yeux. Je m'affalais à genoux près d'elle, soulevant son buste pour la poser sur mes jambes... Faites qu'elle vive.. elle, ma petite soeur, mon unique raison de vivre et d'être forte...
libre arbitre accordé tout le long du rp
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Re: Echappée belle

Message par : Vestia Wind Anterton, Sam 13 Sep 2014 - 22:43


On n’oublie pas le visage de la personne qui a représenté votre dernier espoir.

RP avec Valentina Boccini

La mort nous prend quand on s'y attend le moins.
Quand notre vie marche pour le mieux & que nous sommes heureux après des années à endurer la vie.

Vestia ne se doutait pas un seul instant que sa vie allait sûrement prendre fin en cette nuit de Septembre, après avoir déposée Alice chez ses grands-parents. La jeune femme devait aller travailler & ne pouvant pas amener sa fille avec elle, ses parents avaient gentillement proposés de garder la gamine pour la nuit.
C'était donc le coeur léger que l'ex Pouffy se rendait à son lieu de travail mais au détour d'une rue, une ombre s'approcha d'elle et la tint par le cou.

Qui était-ce ? Un voleur ? Un violeur ?

La jeune femme se posait milles & une questions mais le temps n'était pas aux interrogations. Donnant un grand coup de coude dans le ventre de son assaillant qui laissa échapper un grognement de douleur, Vestia put se dégager avant de pointer sa baguette vers l'inconnu. Si c'était un Moldu, elle utiliserait le sortilège d'Oubliettes et le tour serait joué. Cependant, il ne s'agissait pas d'un Moldu mais du père d'Alice. Stupéfaite, la jeune femme ne savait pas quoi dire, quoi faire, comment réagir... Et le jeune homme profitant de l'instant d'hésitations de Vestia pour lui lancer une rafale de Sectumsempra, que l'ex Jaune & Noire n'eut pas le temps d'esquiver.

S'écroulant sur le sol, agonisante, Vestia n'entendit pas partir cet espèce de lâche, qui avait osé l'attaquer par derrière & qui la laisser mourir en pleine rue de Londres. Sachant qu'elle était arrivée à la fin de sa vie à seulement 20 ans, Vestia envoya un patronus à Valentina, sa meilleure amie pour lui confier les dernières paroles de sa vie.

Les minutes en attendant Tina furent fort longues, comme si elles duraient une éternité. La jeune femme en profita pour regarder les étoiles, si belles & si brillantes en cette nuit de Septembre. Au bout d'un moment, Vestia sentit qu'on posait son buste sur des jambes et elle se tourna vers la personne. Tina. Lui souriant, la jeune femme commença à parler:

- Tina, écoutes-moi. Prends soin de ma fille s'il te plait, prends soin d'Alice. Je ne survivrai pas Tina, la père d'Alice ne m'a laissé aucune chance...

Crachant du sang, Vestia attrapant la main de son amie, sa soeur qui avait partagé toutes ses peines & ses joies, celle qui l'avait toujours soutenu.

- S'il te plait, fais moi cette dernière promesse de veiller sur Alice.

Un sourire naquit sur ses lèvres & sa vue commençait à devenir floue. La fin était proche.
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