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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Ollivander's
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Devant Ollivander's
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Anthony Adams
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Re: Devant Ollivander's

Message par : Anthony Adams, Dim 8 Oct - 23:08


La réponse fut sans appel. Mêlant geste et paroles.

- Oui tu sais une petite perte de dignité quand tu m'as laissée seule à moitié en train de vomir sur le quai. J'espère que t'auras pas trop mal.

Mal de quoi  ? Anthony avait été heurté pas plusieurs cognards pendant les entrainements. Ce n'était pas une gamine qui lui serrait le bras qui allait lui faire mal. Franchement, soyons un peu sérieux. Il se dégagea son bras et l'observa. Elle avait donc réussit à prendre son train vraisemblablement. Au final, il se prit une gifle. En ce moment, c'était presque une habitude.

- Eurydice. Et toi  ? Qu'est-ce-que tu es en train de faire ? Me fais pas cette tête... T'as l'air encore plus perdu que moi. C'est dire...

Le jeune homme sourit. Elle le faisait rire. Elle réagissait un peu comme une gamine surexcitée. Ridicule. Même sa pseudo-haine n'était pas réfléchie. Elle n'avait aucun fond. Sérieusement. Elle le "haïssait" juste pour une glace qu'il avait renversé sur elle. Ridicule. C'était vraiment le mot de cette fille. La fille irrationnelle et se pensant terrible alors qu'une mouche se marrerait devant elle essayant de la chopper. Le proprio d'Olly prit tout de même la parole.

- Anthony. dit-il simplement. Et non, rien de tout ça, tu ne mérites pas cet honneur. Je remarque seulement que tu n'as pas franchement évolué depuis la première fois. On est pas à Poudlard ici, tu ne fais peur à personne. Tes gamineries, je m'en passerais. Tu cherches quoi ? À prouver que t'es quelqu'un en essayant de me détester ?

L'attrapeur ne pouvait pas s'empêcher de voir qu'Eurydice, puisque c'était son nom, était qu'une môme en mal d'affection qui se prenait sans doute pour une "caïd trop d4rk" à Poudlard et qui ne s'était jamais confronté à quelqu'un qui avait réellement du répondant et un minimum de courage. Elle lui faisait penser à ces types se prenant pour des rois à Poudlard alors même qu'en duel, il ne tenait pas trois secondes tête à Antho. Il aimait bien s'amuser de ces gamins. Les remettre à leur place était son passe-temps préféré. Encore aujourd'hui.
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Eurydice Wildsmith
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Re: Devant Ollivander's

Message par : Eurydice Wildsmith, Lun 9 Oct - 22:14


HRPG:
 

« Oui effectivement on n'est pas à Poudlard. Mais c'est pareil pour moi. * c'est le même bel enfer* C'est toi qui est en mal d'amour, d'amitié? Et t'es si malhonnête, tu ne peux pas me l'avouer. Si ?
Ah et au fait, t'inquiètes pas, je préfère être personne que tout le monde. »
continua t-elle sur la même onde, sur le même sourire qu'il lui balançait, narquois, qui lui donner envie de crier. Ses cris intérieurs, étouffés par les bruits ambiants l'apaisèrent. C'était le concert tonitruant qui se jouait en elle. Personne ne  l'entendrait mais cela lui faisait un bien fou.

Je me suite faite martyrisée tu sais.  Je suis plutôt mauvaise pour l'attaque, c'est vrai, mais j'excelle dans les idées de défenses d'après mon cours de DFCM. Oh tu sais, j'adore la botanique.


Elle aurait pu aller ainsi, d'idées en idées. Lui non plus n'était sûrement pas cette personne. Ma personne. Personne à convaincre.
Elle préférait s'entortiller dans le peu de dignité qui lui restait. Pas besoin d'être une victime. Ce qu'il ignorait n'était qu'une arme de plus. Il n'allait pas s'accrocher à ses failles, juste glisser le long de celles-ci.
Et puis quoi, elle devait lui prouver que ce n'était pas une sale gosse ? Trop tard.

Cet homme n'arrêtait pas. Pourquoi était-il si en colère ?
Il pensait sûrement croire que tout était tracé mais il ne savait rien. Il crachait si facilement, il piétinait en musique, cadence bien rythmée.Ce n'était pas juste pour une glace. Elle aurait voulu elle aussi lui dire toutes ses pensées bousculant son esprit. Puis, cela sortit. Tout simplement.

« Ce n'est pas juste une glace, c'est ton indifférence face à autrui, c'est ton incapacité à tout simplement t'excuser, c'est ta vie qui est un mensonge que tu contemples si facilement. C'est moi qui suis ridicule ? Toi aussi t'as peur de te réveiller apparemment. Alors arrête. Tout simplement. Y'aura plus personne autour de toi un jour. Réveille toi.
Mes « gamineries », ce sont des émotions. Tu connais?
Je te déteste tellement que ça me bousille. Mais tu vois, je suis p*tain de sincère avec toi et c'est M-O-I qui te fait l'honneur de ce monologue. »


Elle reprit sous souffle. La voix n'avait pas fait un crescendo vertigineux. La brune avait repris la froideur comme une protection, un manteau pour ses mots. Elle avait horreur de perdre le contrôle, se jetant hors de sa bouche.
Il était ignoble et attirant à la fois. Toute l'horreur concentrée dans une gâterie. Métaphore évocatrice pour une férue de sucrerie.
Enfin, ce n'était pas comme s'il pouvait le savoir. Avant, la britannique mourrait à chaque fois qu'elle s'exprimait. Maintenant, ce n'était que de la salive gaspillée. Ou peut être pas ?
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Anthony Adams
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Re: Devant Ollivander's

Message par : Anthony Adams, Sam 14 Oct - 22:57


Elle était... Ridicule. Vraiment. Il ne voyait qu'une gamine qui voulait se faire respecter. Anthony ne pouvait s'empêcher de sourire en la voyant se débattre.

- Oui effectivement on n'est pas à Poudlard. Mais c'est pareil pour moi.  C'est toi qui est en mal d'amour, d'amitié? Et t'es si malhonnête, tu ne peux pas me l'avouer. Si ? Oh toucher. Ou pas. Ah et au fait, t'inquiètes pas, je préfère être personne que tout le monde.

Que de la bien faible défense. "C'est celui qui dit qui l'est d'abord naaaah. Et puis, moi j'suis différente okay ?". Oupas. Le propriétaire d'Olly leva les yeux aux ciel d'exaspération. Cette gosse le faisait rire. Le plus drôle, c'est qu'elle semblait persuader qu'il en avait quelque chose à f*utre d'elle.

- Ce n'est pas juste une glace, c'est ton indifférence face à autrui, non, juste à toi. C'est ton incapacité à tout simplement t'excuser, c'est ta vie qui est un mensonge que tu contemples si facilement. C'est moi qui suis ridicule ? Toi aussi t'as peur de te réveiller apparemment. Alors arrête. Tout simplement. Y'aura plus personne autour de toi un jour. Réveille toi. boarf, quand on avait vécu sans parent, c'était pas franchement flippant de se retrouver seul à vrai dire. Mes « gamineries », ce sont des émotions. Tu connais? Je te déteste tellement que ça me bousille. Mais tu vois, je suis p*tain de sincère avec toi et c'est M-O-I qui te fait l'honneur de ce monologue.

Des émotions ? Hmm... Les émotions ça fait vibrer. Pour de vrai. Les émotions, ça te fait vivre, ça te fait voler. Qu'ils soient bons ou mauvais, les émotions, c'était le moteur de la vie. Le moteur de tout. La haine vous apprenait à vaincre votre adversaire. L'amour vous apprenait à vaincre vos peurs et vous apprenait la vie. Non, ça, ce n'était pas des émotions. Juste... Un truc sans aucun sens pour une raison aussi ridicule... Qu'une p*tain de glace renversée. Donc, non, la seule chose que je ressens pour toi c'est.... De la pitié. Tellement de pitié de voir qu'un truc aussi ridicule te permets de me "haïr". Sérieusement. Une histoire de glace. Si pour toi, haïr c'était ça, alors j'imagine que t'avais jamais connu la vraie haine. Et sans doute encore moins le vrai amour. De la pitié. Voilà le sentiment que je ressens pour toi. Rien de plus. Tu n'as jamais rien connu. Ni l'amour, ni la haine. Juste des pseudos sentiments, plus proche des amourettes et de la chamaille de récrée que de ce que tout à chacun pouvait connaître au moins une fois dans sa vie. T'as quoi... 17 ans ? Et t'as jamais vécu le moindre amour ? T'as jamais ressenti le moindre amour pour un proche, un mec, une fille ? Jamais de haine contre quelqu'un. Un prof, un élève ou même tes parents ? Non jamais ? Ma pauvre...

C'était donc ça. De la pitié. Rien de plus. Anthony finit par soupirer. Entre exaspération, désespoir et pitié (encore).

- Je te trouve juste pathétique. Pathétique de réussir à me détester juste pour une p*tain de glace. On a tous des problèmes dans la vie. Des vrais j'veux dire. Pas un type qui te renverse une boule de glace. Ah et, rappelle-toi bien. Je me suis excusé. Mais déjà à l'époque, tu me détestais déjà à cause de cette glace. Donc, ne prends pas ça comme excuse s'il te plait. A toi, j'ai rien à prouver, il désigna la boutique du doigt. Mes preuves, je les ai faites.

Anthony planta son regard dans les yeux d'Eury. Dans ce regard. Aucune haine. Aucune colère. Rien. Le proprio d'Olly n'éprouvait rien d'extrême pour elle. Puisque... Il n'y avait rien à détester. Et encore moins à aimer. Devant lui, il avait juste une fille qui pensait que renverser une glace, c'était la fin du monde. Comment détester quelqu'un d'aussi... Sans intérêt ? Le jeune homme s'appuya sur la devanture de sa boutique.

- Franchement Eurydice, première fois qu'il l'appelait par son prénom. Ta haine n'a aucune base. Aucun sens. Sa voix était posée. Mais dure. Je te souhaite de connaître un jour de vrais sentiments. Qu'ils soient bons ou mauvais, ils te servirons bien plus que ton animosité.
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Eurydice Wildsmith
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Re: Devant Ollivander's

Message par : Eurydice Wildsmith, Sam 21 Oct - 14:09


HRPG:
 

L'association se fit dans son esprit. Il était le gérant de cette boutique ? Celle qui lui avait vendu du rêve dès qu'elle y était rentrée ? Elle devait sûrement être sous une augure malveillante. Les coïncidences s’enchaînaient se jouant à la perfection de sa personne. Manquerait plus qu'il apprenne qu'il était de sa famille. Là, ce serait la citrouille d'Halloween dans toute sa splendeur.

- Je te trouve juste pathétique. Pathétique de réussir à me détester juste pour une p*tain de glace. On a tous des problèmes dans la vie. Des vrais j'veux dire. Pas un type qui te renverse une boule de glace. Ah et, rappelle-toi bien. Je me suis excusé. Mais déjà à l'époque, tu me détestais déjà à cause de cette glace. Donc, ne prends pas ça comme excuse s'il te plait. A toi, j'ai rien à prouver, il désigna la boutique du doigt. Mes preuves, je les ai faites.


« Tu crois que réussir sa vie, faire ses preuves, c'est atteindre le sommet de sa carrière ? Tu sens super heureux?
T'es comblé c'est ça? »
répondit-elle avec dégoût.

Elle décida sciemment d'ignorer le déferlement de critique. Ce qui était plus pathétique encore c'est de porter des jugements si hâtifs, de les formuler et de vouloir la poignarder, juste par plaisir, par pitié ? Elle était juste lasse tout à coup, en quête de réponses qu'il ne lui donnerait probablement pas. Ce n'était pas la bonne personne. L'Anglaise referma doucement la porte, tournant la clé dans la serrure et jeta le tout. Elle arrêta de se débattre. Il n'y a qu'un pas de l'amour, de l'amitié à la haine. Une frontière si mince qu'elle ne savait plus de quel côté elle se trouvait. Cela n'avait aucune importance non?

Pourquoi il se focalisait sur un détail sans prendre de la distance sans juste un instant essayer de considérer les mots qui sortaient de sa bouche. Il semblait buter inlassablement contre ce minuscule cailloux qui l'empêchait de comprendre l'essentiel. Il n'avait pas de cœur. C'était la seule conclusion qui lui frappa la conscience. S'il en avait rien à f**tre, qu'est ce qu'il faisait là ? Sa vie était pas très enrichissante ? Elle était sur le chemin ? C'était assez divertissant pour lui?

Pour une fois elle était d'accord. Tout ça, n'avait aucun sens. Elle n'avait aucun sens. Le désordre qu'elle avait causé ne prenait sa source nulle part. Elle était complètement fêlée, il avait glissé dans la fêlure et elle avait eu besoin de quelque chose qui se situait dans un immense trou noir. Y était-il ?

Dix sept ans. C'était bien trop jeune pour connaître quoi que ce soit de la vie. Elle sortait du berceau. Il y a encore peu on la laissait gambader dans les parcs et grimper aux arbres sans de trop grosses réprimandes car elle pouvait se le permettre. Ce n'était qu'une enfant.
Des sentiments elle en avait trop éprouvés pour le moment. Elle ne faisait qu'effleurer le bonheur, sans le connaître, accumulant de la rancœur et du désespoir. Si facilement.
Elle s'était perdue dans les bras d'une personne juste par envie pas par amour profond. Il avait sûrement raison. Elle avait été déchirée tant de fois par les autres, par sa propre famille mais n'avait pas connu son premier amour, parce qu'un fantasme ne pouvait l'être. Quel tristesse. Si elle mourrait sans connaître l'amour...

« ça s'est passé comment pour toi Poudlard ? T'étais populaire ? T'avais toutes les filles que tu voulais ? Des amis merveilleux ? Ah et en plus, t'étais bon élève.
Seule petite faille, t'as perdu des gens en route qui comptaient pour toi. C'est pour ça que t'es devenu un tel c**nard ? »

C'était pragmatique. Elle aurait du se t*rer, se taire. Le silence l'aurait peut être fait fuir. Elle ne pouvait pas s'arrêter de parler. Ils allaient où là?
Mais allez, b*rre-toi d'ici. Qu'est-ce-que que t'attends ?
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Anthony Adams
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Re: Devant Ollivander's

Message par : Anthony Adams, Dim 29 Oct - 2:30


Sorry. Absence impromptue.
________________________________

Anthony regardait la jeune fille devant lui, toujours appuyé à sa boutique.

- Tu crois que réussir sa vie, faire ses preuves, c'est atteindre le sommet de sa carrière ? Tu sens super heureux?
T'es comblé c'est ça ?


Oh non. Il n'était pas au sommet de sa carrière. A Olly, il l'était. Certainement. Il avait acquit une réputation dans le monde magique et parcouru le monde pour améliorer ses baguettes. Faire ses preuves, c'était montrer que l'on pouvait apporter sa pierre à un édifice vieux de deux millénaires. Être heureux, c'était avoir fait des rencontres extraordinaire. C'était de s'être débarrasser de patron. C'était ne plus avoir de contrainte, si ce n'est celle qu'il se donnait lui même. Être comblé c'était ça oui. C'était dirigé sa vie. Être libre de choisir. Libre d'être ce que l'on voulait. Ne plus avoir de parents, ne plus avoir de patrons. Ni dieu ni maitre, comme disait certains. Mais non. Il n'était certainement pas au sommet de sa carrière. Il l'avait pensé à un moment. Mais après réflexion, il s'était dit, qu'après avoir gravi chaque échelons d'Ollivander's, de stagiaire à propriétaire, il allait forcément avoir besoin d'un autre défi. Son défi pour l'instant était de marquer le monde en améliorant au maximum ses baguettes. En trouvant les meilleurs composants, en les améliorant en rencontrant des personnes ayant des compétences sur les animaux, les plantes etc... Bref, pour l'instant, son défi se trouvait encore à Ollivander's. Mais bientôt, il le savait, ce défi aussi sera terminé. Et une fois fait, il devrait quitter la boutique. Tourner la page, aller ailleurs, changer de carrière. Toujours monter. Il avait fait la même au Quidditch. De simple joueur, il était passé à star en attrapant plusieurs fois le vif. Puis à capitaine de l'équipe. Et enfin, en capitaine glorieux de la saison. Aujourd'hui, il était au sommet dans chacun des projets qu'il avait entrepris. Mais cela n'allait pas lui suffire. Il le savait. Il devra aller plus loin. Toujours plus loin. C'est pour ça qu'il les avait fait ses preuves. En bossant. En bossant pour arriver toujours plus haut. C'est pour ça qu'il se sentait heureux. Il avait un but. C'est pour ça qu'il était comblé. Parce que ses buts, ses points finaux, il les voyait petit à petit approché, chaque jour un peu plus.

- Ça s'est passé comment pour toi Poudlard ? T'étais populaire ? T'avais toutes les filles que tu voulais ? Des amis merveilleux ? Ah et en plus, t'étais bon élève. Seule petite faille, t'as perdu des gens en route qui comptaient pour toi. C'est pour ça que t'es devenu un tel c**nard ?

Anthony ria franchement. Elle pensait vraiment ça de lui ? Lui, populaire ? Avant d'entrer dans l'équipe de Quidditch, c'est à dire avant sa 7ème année, pas franchement. Toutes les filles qu'il voulait ? Lol. Des amis merveilleux ? Oh, un seul suffit. Bon élève ? Hm... Sécher les 3/4 des cours, c'est être bon élève ? Mouais.

- Alors, rien de tout ça figure toi. Je n'étais pas franchement populaire, à part en fin de scolarité grâce à mon poste dans l'équipe de Quidditch en tant qu'attrapeur. Mais c'était intéressé et ridiculement ennuyeux cette hystérie. Je n'avais pas toutes les filles que je voulais, à part ces fameuses groupies chiantes. Mes amis, je les comptait sur les doigts d'une main, comme maintenant d'ailleurs. Et, je passais plus de temps dans le parc et à Pré-Au-Lard que dans les cours. Certains profs ne connaissaient d'ailleurs toujours pas mon nom au bout de 7 ans de scolarité.

Quoi, elle pensait que c'était grâce à Poudlard qu'il avait eu cette boutique ? Nan, soyons sérieux. Les cours, ça ne prépare en rien au monde du travail. Poudlard, c'était beau, c'était lisse, c'était du par cœur aussi. C'était inutile surtout. Du savoir inutile, encore du savoir inutile, toujours du savoir inutile. Antho n'aimait pas les cours. Il s'ennuyait. Il s'était intéressé après Poudlard à la botanique. Parce qu'il en avait eu besoin dans ses baguettes. Il avait d'ailleurs appris bien plus que ce qu'on apprenait à Poudlard en apprenant tout seul, dans des livres, en parlant, en faisant des rencontres. Le grand problème de l'école, qu'elle soit moldu ou magique. Du savoir inutile. Trop général, pas assez spécialisé. Vous voyez un peu de tout, et quand vous avez besoin d'un truc, vous vous apercevez que vous ne savez rien. Non, Antho n'était pas un bon élève. Il détestait son statut d'élève. C'était d'ailleurs pour ça qu'il avait prit ce stage à Olly. Pour avoir une excuse de partir de l'école dès qu'il pouvait. Il avait même fait croire à son maitre de stage qu'il avait certaines après-midi de libre, alors qu'il aurait dû avoir des trucs comme potion ou histoire. Les deux matières qu'Antho trouvait ô combien inutiles et ennuyeuses.

- Et, non, tout faux. Les gens je les ai perdu bien avant Poudlard. Sans doute grâce à ça que je m'en suis sorti. L'habitude de me dém*rder seul.

Il avait dit cela sans ciller. Les yeux plantés dans le regard d'Eurydice. Il avait même "perdu" son père. Disons qu'il l'avait simplement évincé de sa vie. Pour plus de liberté. Pour plus de facilité. C'était d'ailleurs l'un des plus beaux jours de sa vie. Ce jour où il avait envoyé ses 4 vérités à son père et où il lui avait dit "Adieu et à jamais". Quelle libération.

- Il faut bien plus de 10 minutes pour me connaitre. N'essaye pas de jouer à la légilimens, tu risquerait de te brûler les ailes.

Il laisse un instant de silence, alors que des gamins se entraient dans la boutique, plein d'étoile dans les yeux à l'idée de saisir pour la première fois leur baguette. Rien qu'à les voir, Anthony se doutait déjà de la composition de leur baguette. Le propriétaire des lieux sourit en les regardant entrer, puis se re-concentra une nouvelle fois sur Eurydice.

- Et rassure-toi, je ne suis pas comme ça avec tout le monde. Seulement avec ceux qui m'agressent sans raison apparente et semble préfère rester dans un conflit qui n'a aucun sens plutôt qu'accepter les excuses et passer à autre chose. D'autres suppositions à mon propos ? il rajouta. Rosier et Corne d'Eruptif c'est ça ? Charme et excès en une baguette. Mais le rosier, même si ça pique, peut se montrer fragile et casser facilement... Une baguette en dit bien plus sur une personne qu'un grand discours.

Il s'arrêta là. Il aurait pu développer la personnalité à la manière des horoscopes bidons mais... Il trouvait ça pénible et rébarbatif, autant à faire qu'à écouter. Donc il s'abstint.
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Helen Rose
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Sur le chemin de traverse

Message par : Helen Rose, Sam 27 Jan - 22:42


RP unique. RP précédent ici


Helen était maintenant surexcitée. Elle venait de voir sa tante ouvrir le passage secret du fond de la salle du Chaudron Baveur, et n’en revenait toujours pas. La magie allait de surprises en surprises, et Helen était de plus en plus impressionnée. Elle avait envie d’en voir plus, de tout apprendre, de tout comprendre. Sa tante, amusée par la naïveté de son jeune âge et par son nouveau statut de sorcière, pensa au temps où elle non plus ne connaissait rien de la magie. Où elle aussi s’émerveillait pour un rien d’extraordinaire. Elle avait l’impression de redécouvrir la magie à travers les yeux de sa nièce. Depuis plusieurs années, tout lui semblait si banal. Elle n’apprenait plus rien de nouveau qui ravive sa flamme d’enfant.




Une fois la petite rassasiée d’informations, Helen reporta son attention sur son environnement. Elle se rendit compte qu’elle était cernée par une muraille en marbre doré, érigée en fer à cheval dans un hall carrelé baigné d’une lumière provenant de luxueux lustres à cristaux transparents. Elles étaient dans la banque Gringotts. Le lieu était silencieux, mis à part quelques bruissement de feuilles et de plumes crissantes sur du parchemin. Émilie s’approcha du mur, tendit le cou et articula bien distinctement sa demande. Soudain, là-haut, tout en haut du mur brillant, deux petites mains jaunes aux longs doigts trapus sortirent pour s’agripper, suivies d’une horrible tête de gnome. La créature avait de longues oreilles pointues, un fin nez crochu, des pommettes saillantes et un menton cabossé. Elle toisa les deux femmes de ses petits yeux noirs profondément enfoncés dans leur orbite. La créature, perchée sur son mur, devait bien se trouver à 2m80 au dessus d’elles. Après avoir examiné ses clientes d’un regard perçant, le petit être ouvrit une bouche pleine de longues dents pointues : "Nom, s’il vous plaît." Émilie prononça le nom et le prénom d’Helen. La bestiole inclina la tête et retourna derrière son menhir luisant. On vit le bout d’une plume danser à l’endroit où le gnome se tenait. On le croyait retourné à sa besogne comme si de rien n’était, lorsqu’il continua son rituel de questions succinctes. Après chaque question, un silence pesant s’ensuivait. Helen devinait une rangée de gnomes silencieux travaillant en haut du mur. Elle trouvait ces petits êtres assez répugnants et ridiculement petits pour occuper le poste de banquier. Cependant, en faisant fonctionner sa logique, pour s’occuper d’affaires aussi consciencieuses que celles de la finance, ces personnages devaient certainement être très intelligents, d’une confiance absolue et d’une honnêteté irréprochable. Ou peut-être étaient-ils calculateurs, avares et adoraient manipuler l’or…
Après un moment qui semblait une éternité dans ce calme imperturbable, la créature remontra le bout de son nez, s’inclina à nouveau et repartit à ses affaires. Les filles quittèrent les lieux, libérées. Helen eut les explications qu’elle attendait : les gnomes étaient en réalité des Gobelins. Pas très sympathiques, mais très professionnels. Pour se changer les idées, Émilie annonça qu’elles avaient maintenant le champ libre pour du lèche-vitrine.




Elles entrèrent dans tous les magasins, sans exception, même lorsqu’il n’y avait rien à acheter. Émilie voulait qu’Helen en voit un maximum. Helen s’amusait comme une folle. Elle était heureuse de découvrir le monde dans lequel sa mère avait grandi. Avide de connaissance, elle voulait tout savoir en posant des tas de questions, en brandissant des objets bizarres, demandant à quoi ils pouvaient bien servir. Elle écoutait avec intérêt les marchants discuter de leurs affaires et de banalités extraordinaires.




Lorsqu'Émilie vit se profiler la devanture du magasin Ollivander's, elle pria Helen de redoubler d'attention dans cet établissement-ci, car elle allait devoir acheter sa toute première baguette magique. Une fois que la jeune fille sut ce qui l'attendrait, elles franchirent le seuil.


RP suivant ici
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Matthew Edwards
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Re: Devant Ollivander's

Message par : Matthew Edwards, Jeu 17 Mai - 20:03


Londres était une ville magnifique en cette période de l'année. La fin de l'été apportant une douceur particulièrement agréable à l'air que respirait le jeune Matthew qui était au beau milieu de St James Park, ses yeux clos et son petit sourire en visible sur le coin de son visage légèrement bronzé par cet été anglais soulignaient un rare bonheur émanent du garçon d'une nature généralement froide.
En effet pour lui aujourd'hui était un jour bien différent des autres, sa mère l'avait mis dans le train tôt ce matin, sa rentrée à sa nouvelle école approchée et il avait de nombreuses fournitures à se procurer. Les livres notamment n'étaient bien évidemment pas les mêmes que ceux utilisés à l'académie de Beaux-Batons. L'école française ne manquait pas au jeune homme car bien que mondialement réputée elle avait toutefois ses défauts. Principalement le nombre d'élèves, ils venaient des quatres coins de l'Europe et l'école était loin d'être aussi sélective que ne l'est Poudlard.
Néanmoins la chose qui provoquée le plus d'excitation chez le jeune Matthew était le fait qu'aujourd'hui il allait obtenir une nouvelle baguette magique ! Il avait malheureusement cassée la sienne lors de son déménagement en Angleterre mais sa tristesse n'avait que peu durée car il savait qu'il allait bientôt pouvoir auprès de l'une des meilleures boutiques de baguettes du monde si ce n'est la meilleure !

Matthew avait entendu de nombreuses choses sur cette boutique et sa curiosité ne pouvait plus attendre, il se redressa lentement dans l'herbe du parc puis sortit de sa poche un morceau de parchemin qui lui indiquait comment rejoindre le fameux 'chemin de traverse'. Il se leva paisiblement, s'étirant une ultime fois pour faire craquer son dos et prit la route.

Sa traversée de Londres le mena jusqu'à une ruelle pour le moins sordide comme il en existait beaucoup ici, il pénétra dans un vieux pub, le chaudron baveur, il salua l'homme au comptoir, commanda un jus d'orange frais et une fois fini se rendit dans l'arrière salle, l'homme le suivit et tapota une des briques rouges du mur à l'aide de sa baguette provoquant un grondement sourd que n'avaient pas l'air d'entendre les autres clients du pub.

Les yeux émerveillés du garçon observaient chaque brique se mouvoir afin de libérer un passage donnant sur une rue pleine de vie qui contrastait totalement avec la rue qu'avait empruntée le garçon auparavant. Il hésita une seconde, peut-être deux, et franchit enfin le passage. Lorsqu'il se retourna pour saluer tenancier du chaudron baveur il se retrouva de nouveau face un mur, cette surprise amusant quelque peu l'adolescent qui se mit en route tranquillement observant chacun des bâtiments aux alentours avec le plus grand intérêt. Il se rendit tout d'abord à Gringotts afin d'ouvrir son compte et retirer l'argent nécessaire à ses futures achats.
Une fois fait il se mit en route pour la boutique d'Ollivander, il n'avait qu'à suivre la foule pour y parvenir. Autour de lui la frénésie des autres futures élèves semblait donner une toute nouvelle énergie au garçon qui marchait à toute vitesse maintenant alors qu'il apercevait la vitrine de la boutique, il n'avait qu'une idée en tête coller son nez sur cette dernière pour découvrir cet univers avant d'y entrer et il n'était pas le seul dans ce cas tant il était difficile de s'y frayer un chemin...
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Ellana Lyan
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Re: Devant Ollivander's

Message par : Ellana Lyan, Mer 20 Juin - 20:16


Bonsoir/Bonjour, ceci est un RP libre et vous êtes donc encouragé.e.s à réagir ♥
/!\ La personne sur la vidéo n'est pas identifiable
L.A. d'Azé


Tout de même véritablement pratique que la directrice de Poudlard soit une alliée des oiseaux de feu. Ca me faisait plaisir de voir Azénor et sont si joli sourire en dehors des heures scolaires. Elle avait cette flamme brillanta u fond des yeux qui ne peut laisser personne indifférent. Plus je la regarde et plus j'ai du mal à l'imaginer dans un bureau plutôt qu'en première ligne de n'importe qu'elle belle cause à défendre. Je souris en posant l'affiche sur la devanture de la célèbre et mythique bougie de baguette magique. La jolie Temperence ne devrait pas m'en vouloir, elle sait sans doute - elle aussi - que c'est pour la meilleur cause que je me bats.

L'adrénaline circule à toute vitesse dans mes veines alors que j'ensorcelle une nouvelle fois l'affiche pour que le son augmente devant toute tentative de la déloger (#). Sourire satisfait, la tâche est de plus en plus amusante. Je resserre les pans de ma cape d'invisibilité et file silencieusement vers une nouvelle boutique.

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Aysha Brayd
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Re: Devant Ollivander's

Message par : Aysha Brayd, Mar 31 Juil - 10:01


Tête baissée, dans la grisaille du matin, Aysha se faufila jusqu'à la boutique où elle allait passer la journée. Mais elle n'entra pas tout de suite. Elle avait une mission à effectuer auparavant. Cette fois ci, ce n'était rien de bien secret, mais elle avait toujours cette prudence dont elle ne connaissait pas la provenance, et qui l'a poussait à rejeter des regards furtifs et à ne pas trop se montrer en effectuant un travail pour le Ministère. Sans doute craignait elle de voir arriver un masqué et de finir dans le même état que la première fois. Aussi regarda-t-elle dans la rue mais celle ci était déserte. Elle sortit un rouleau parcheminé de sa poche et en extirpa une affiche qui s'enroulait sur elle même chaque fois qu'Aysha ôtait sa main de sa surface. Elle positionna l'affiche sur le mur, juste près de la porte de la boutique, puis tendit sa baguette et murmura une formule. L'affiche se plaqua contre le mur, solidement collée, révélant à tous ce visage disparu. Aysha l'observa un instant puis rangea son rouleau et poussa la porte, se réfugiant dans l'intérieur calme et confortable de la boutique.

Cette affiche d'apparence banale ne révèle son vrai message qu'aux yeux des sorciers...
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Anthony Adams
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Re: Devant Ollivander's

Message par : Anthony Adams, Jeu 6 Sep - 15:50


RP Unique

Donc ça y est. Cette fois, la guerre était lancée. Il devait... Maintenant, la marche arrière était impossible. Il fallait avancer. Il fallait... passer à l'étape suivante. Anthony sortait d'Ollivander's pour rentrer chez lui. Et il s'était passé beaucoup de choses dans sa tête. Des nouvelles lui étaient arrivés de la part... D'eux. Le propriétaire d'Ollivander's savait qu'à présent, en faisant partie d'eux, il fallait y laisser une partie de sa personnalité. Il l'avait compris maintenant. Le monde magique était en guerre. Pour de bon. Une guerre pas forcément visible, mais bien présente. Il l'avait compris pendant cette journée.

Il n'avait pas été très présent aujourd'hui à Ollivander's. Il l'était physiquement. Mais mentalement, il avait été ailleurs. Tout a ses questions, ses pensées. Aujourd'hui, et depuis longtemps, il ne se sentait plus en sécurité. Il risquait sa vie simplement en marchant dans la rue. Chaque personne qui marchait dans la rue risquait sa vie. La magie noire était partout. A tous les coins de rue. Ils pouvaient frapper n'importe où, n'importe comment. Et surtout, sans savoir à qui ils s'en prenaient. Simplement parce qu'ils avaient envie de faire un coup d'éclat. En tuant, dégradant, simplement pour leur plaisir malsain et revendiquer leurs idées aussi dangereuses qu'idiotes. Aujourd'hui, Anthony avait compris tout ça. Il avait compris que pour lutter, il fallait... Changer. Perdre une partie de son innocence. Perdre une partie de sa compassion. Aujourd'hui, c'était décidé. Il luttait, peu importe les conséquences. Il était prêt à employer les grands moyens.

Il ne pouvait plus avoir de compassion pour des gens qui avaient perdu leur âme depuis longtemps. Il ne pouvait plus se battre en se retenant. Il devait protéger tout le monde. Le jeune homme marchait dans cette rue qu'il ne connaissait que trop bien. Et qui avait déjà vécu des heures sombres. Les attaques, les cris, le feu. Tout ça, il l'avait vécu. Sans pouvoir agir. En subissant l'inaction du gouvernement. En subissant, en faisant le dos rond. Certes, il y avait eu cette lettre au ministère. Du mécontentement. Simplement. Il n'avait pas eu d'autres armes à l'époque. Il ne savait pas qu'il en avait d'autres. Du moins... Il n'osait pas. Il n'osait pas penser à cette éventualité. Rejoindre une force qui pouvait lutter. Prendre les armes, pour protéger. Lutter pour de bon. Pas avec des lettres, pas en comptant sur les autres. Lutter par ses propres moyens. Dans l'illégalité, mais en étant en paix avec soi-même. En ayant cette impression de pouvoir agir. Enfin. Mais aujourd'hui, il avait pris une décision importante. Rejoindre ne suffisait pas. À présent, il fallait se donner les moyens de le faire. Aller jusqu'au bout de la démarche. Perdre un peu de son identité... Pour en trouver une autre. Une personnalité combattante. Une personnalité... C'était ça...

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Camille Zia
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Re: Devant Ollivander's

Message par : Camille Zia, Lun 8 Oct - 18:22


pv Jude

Il suffisait d'agripper la poignée, de la tirer jusque derrière elle, et d'avancer. C'était simple. Pourtant, Camille dut inspirer profondément, avant de se décider à faire ces gestes basiques avec apréhension. Bientôt, il n'y aurait plus de vitre pour la protéger du regard enthousiaste de sa mère. Inspirer. Agripper. Rien. Tirer. Toujours rien. Et enfin, so...

Un cri de joie retentit à la droite de la brunette, la faisant violement sursauter, suivi d'une puissante étreinte à son intention « Alors ? Ça y est ? Tu es une vraie sorcière ? Je suis fière de toi, mon ange ! », avant de serrer un peu plus fort, puis de relâcher son étreinte avec vigueur pour lancer un air malicieux à sa fille.

Mais Camille ne lui rendit pas son regard. Suffocante suite à la véritable agression qu'elle venait de subir, elle jeta un regard noir à sa mère. « Je ne suis pas ton ange... » fut la seule chose que la brunette lâcha pour réponse. Elle avait cessé d'être son ange lorsqu'elle lui avait caché quelque chose pour la première fois. Chose qu'elle ne connaissait toujours pas, et qui était pourtant celle qu'elle désirait connaître depuis toujours : son père.

Mme Zia ne sembla pas entendre la phrase de Camille (qui avait pourtant été parfaitement audible) puisqu'elle s'écria « Ce soir, on fête ta rentrée à Poudlard ! Il doit me rester de la poudre de Cheminette quelque part, on rentrera via la Cheminée du Chaudron Baveur. Je vais chercher David, tu nous y rejoindras... ». Elle gloussa stupidement avant de reprendre « Ne t'étonnes pas si je mets un peu de temps, je ne sais jamais où il va... ». La petite femme adressa un dernier sourire à la petite sorcière avant de partir avec précipitation sur le chemin.

Camille regarda sa mère s'éloigner avec son éternel air boudeur, sourcils froncés. J'espère que David est parti du côté de l'Allée des Embrumes. Elle mettra encore plus de temps à revenir...
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Jude Cloverfield
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Re: Devant Ollivander's

Message par : Jude Cloverfield, Lun 22 Oct - 19:12


Pv Camille Zia

Une nouvelle fois, Jude se hisse jusqu'à la poignée et tire la grande porte de toutes ses forces pour ouvrir le passage qui joint la boutique à la rue. Sa grand-mère la remercie d'un léger signe de tête et s'engouffre vers la sortie. D'un pas plein d'allégresse dû à la récente acquisition de sa première baguette magique et pressée de voir vers quelles autres curiosités sa liste scolaire la mènerait ensuite, la jeune fille emboite le pas de sa doyenne. Le chemin de traverse, cette rue où se retrouve tous les sorciers qui se respectent ou aimeraient l'être est très impressionnante ! Jusqu'à présent la jeune demoiselle n'avait pas beaucoup fréquenté de lieux aussi peuplés. Son jeune âge et ses parents surprotecteurs l'avaient garder à l'écart de la foule. Mais maintenant tout est différent car même si elle ne peut pas encore sortir seule, elle est en train de faire ses premiers pas dans un monde que personne autour d'elle ne connait et par conséquent, dont ils ne peuvent pas vraiment la protéger. Elle sera seule responsable de ce qui lui arrive et cette idée l'excitait au plus haut point.

"Regarde une nouvelle fois ta liste Jude. Où devons-nous aller à présent ? J'aimerais que nous ne traînions plus, j'ai un cheesecake à préparer pour Lady Mary qui vient nous visiter demain et il est déjà fort tard."

Lady Mary. En entendant prononcer ce nom, Jude ne peut s'empêcher de rouler des yeux vers le ciel et esquisse un sourire en coin. Cette vielle folle est une amie très proche de sa grand-mère et elle se demandait bien pourquoi. Elles n'ont rien en commun ou presque. La dernière fois, elle était venue en patins à roulettes (à soixante ans vous imaginez?!) alors qu'il tombait des cordes. En entrant dans le hall, elle avait aussi pris la jeune fille pour un portemanteau en y accrochant son parapluie alors qu'elle lui tendait la main pour la débarrasser et s'était épongée le visage avec la carpette pour essuyer les pieds. Bref, c'est une autre histoire. Pour l'heure, Jude ressort de sa poche la lettre listant le matériel scolaire à avoir pour entamer sa première année dans la prestigieuse école de Poudlard.

- une baguette magique
- un chaudron en laiton
- quelques cahiers de notes
- ...

Ainsi qu'une panoplie de livres aux noms qui évoquent davantage les fables de La Fontaine qu'une sérieuse étude du monde magique. Où peuvent-elles bien aller chercher toute cette littérature ?

C'est alors que Jude remarque la jeune fille qui était venue chercher en même temps qu'elle une baguette dans la boutique quelques instants plus tôt. Elle semblait être venue seule, peut-être connait-elle déjà les lieux ? Si c'est le cas, elle peut sûrement les renseigner. A y regarder de plus près, elle semble contrariée ce qui fait hésiter Jude.

* Qui ne tente rien n'a rien ! * pensa Jude avant de prendre une grande inspiration puis de s'approcher doucement de la jeune fille.

" Excuses-moi ! " Lui lance-t-elle poliment.

" Nous nous sommes croisées dans la boutique il y a à peine quelques minutes. Je m'avance peut-être un petit peu mais, est-ce que par hasard, toi aussi tu entres à Poudlard cette année ? "

"C'est que nous semblons avoir à peu près le même âge. " ajoute-t-elle en souriant maladroitement mais en guettant attentivement toute réaction potentielle de sa part.

Elle s'était approchée doucement par la gauche, se tenant maintenant à ses côtés avec une distance raisonnable pour ne pas paraître trop intrusive.
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Camille Zia
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Re: Devant Ollivander's

Message par : Camille Zia, Mer 24 Oct - 12:16


« Excuse-moi ! »

Camille ne se retourna pas pour vérifier l'identité de la personne qui l'avait interpellée. Avec un peu de chance, cette dernière finirait par se lasser. La petite sorcière n'était pas d'humeur à discuter. Tout ce qu'elle voulait, c'était un moyen d'échapper à sa m...

Telle une lumière éclairant son esprit morose, l'idée qui traversa l'esprit de Camille fut tout de suite acceptée par celle-ci, son visage s'éclairant d'un seul coup. L'autre lança la discussion en posant une question, précédée d'une allusion à leur récente présence dans la boutique d'Ollivander's.

La brunette ne regardait pas avec quel type de personnes elle se trouvait dans les lieux publics. Elle se disait que de ne pas s'intéresser aux autres ne les encourageaient pas à aborder la petite sorcière. Il ne manquerait plus qu'elle soit prise dans une discussion inintéressante et remplie de banalités ennuyeuses. Mais Camille, après réflexion, se disait que s'engouffrer dans un de ces tourbillons infernaux pour une fois, pourrait l'aider à retarder la revoyure avec sa mère. Du temps que cette conversation était plus intéressante qu'un échange concernant le déroulement des journées respectives, elle arriverait sûrement à l'entretenir pendant quelques minutes.

La petite sorcière tourna donc un regard inexpressif en direction de l'inconnue, et découvrit une fillette, qui semblait, en effet, de son âge (et qui semblait avoir également eu du retard sur sa croissance corporelle). La brunette perdit un instant son regard sur l'apparence de l'inconnue, sa chevelure rousse et ses yeux clairs, avant de répondre « Oui, c'est ma première année. » Le ton était brusque, et désintéressé, mais la brunette ne savait pas faire autrement. Elle ne savait pas encore faire croire que quelque chose l'intéressait vraiment du temps qu'elle ne le pensait pas sincèrement.

Mais elle espérait que cette conversation-là allait faire la différence, pour pouvoir y tenir plus longtemps. La petite sorcière se fit promettre malgré tout de faire des efforts d'intégrations pour les quelques minutes qui allaient suivre, et attendit la réaction de la rousse.
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Re: Devant Ollivander's

Message par : Jude Cloverfield, Jeu 25 Oct - 14:19


" Oui, c'est ma première année. "

L'information avait été livrée avec ce qui ressemblait à de l'indifférence mais Jude était contente d'avoir obtenu un petit peu d'attention de la part de la jeune fille. Après tout, elle aurait tout autant pu la laisser se débrouiller et partir vers des affaires plus importantes. Ce n'était probablement pas ce qu'il manquait ici. Elle était donc en première année à Poudlard tout comme elle. Les chances qu'elle puisse l'aider augmentaient. Pour ne pas abuser trop longuement du temps qu'elle lui accordait, la demoiselle décida de ne pas tourner autour du pot.

" Super ! Est-ce que tu peux m'aider ? Je suis à la recherche des ouvrages recommandés pour notre année. Sais-tu où je pourrais aller les chercher ? "

Elle disait cela en lui tendant le bout de parchemin déjà écorné d'usure sur lequel se dressait les dites publications recherchées. Ses mains fines ne tremblaient pas. Elles tenaient le bout de papier de manière décidée et ne pliaient pas le papier. Pourtant elle devait se contrôler pour ne pas montrer qu'elle avait une envie fiévreuse de lui poser mile et unes questions : Etait-elle familière des lieux ? Comment avait-elle appris son inscription ? Avait-elle déjà fait de la magie ? Comment se sentait-elle à l'idée d'aller à Poudlard ? Savait-elle ce qui nous attendait dans ce monde ?

" Je suis un petit peu perdue ici. "

Assuma-t-elle en ouvrant légèrement les mains vers la grande rue parsemée de capes et de boutiques intrigantes.

Attendant une réponse elle détaillait maintenant la jeune fille. Sa peau était pâle et son visage peu expressif. Quoique Jude ai eu un bref instant l'impression que ses yeux sombres se perdaient dans un monde lointain, un lieu où seule cette jeune personne était autorisée à entrer. Ça l'intriguait un peu. Pour elle la jeunesse était faite pour déborder d'innocence, d'impertinence et porter les rêves plus loin qu'aucun adulte n'oserait encore imaginer. Il est trop tôt pour être sombre... Mais ce ne sont que des impressions et la réalité n'a peut-être rien à voir avec tout cela.
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Camille Zia
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Re: Devant Ollivander's

Message par : Camille Zia, Jeu 25 Oct - 16:37


La petite sorcière fut reconnaissante à la rousse de ne pas prêter attention à sa manque évident de motivation. Il lui était plus facile de perpétuer la discussion dans ces conditions. L'échange commençait bien agréablement.

La rouquine lui tendit la même liste que Camille avait reçu, celle énonçant les différents achats à effectuer une fois arrivé sur le Chemin de Traverse. Elle en avait déjà fait le tour, et apparement, l'autre aussi, et même bien plus de fois qu'elle. La brunette sentit soudain sa merveilleuse idée s'effriter ; la discussion serait bientôt terminée. Il lui suffirait de lui donner le nom de la boutique, suivie de quelques indications pour y parvenir, et ç'en serait fini. À moins que...

À moins qu'elle ne l'accompagne jusqu'à la boutique. Le chemin était facile, certes, et il était difficile de manquer cette dernière, étant donné que son nom était affiché sur une enseigne flashy, mais cela partait d'une bonne intention. Et puis, la rouquine avait l'air gentille. Adorable, même. Elle ne lui refuserait pas une telle proposition.

Camille désigna un endroit un peu plus loin sur le Chemin, vers lequel se trouvait la boutique recherchée « Tu trouveras tous les livres de la liste aux Halles Magiques. » Légère hésitation, tout de même, avant de lâcher sa proposition « Je peux t'y accompagner, si tu veux. ». De ce qu'elle avait cru comprendre, se présenter incitait la discussion à se poursuivre. Elle ajouta donc d'une petite voix « Je m'appelle Camille. ».
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